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NOUVEAU : voir article en bas de cette page (Comment capturer le CO2…)

modifié le 08/08/2009

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Voir sur le site site de l’ ADSN : 

Suite à l' article paru dans la revue du

1er trimestre 2009 de la Chambre de

commerce et d'industrie de la Nièvre,

 l'ADSN a rédigé un tract, distribué

 dans toutes les boites aux lettres de

 nos deux communes et envoyé

également à tous les maires

de la Nièvre et de l'Allier.

Pour voir le tract 

Pour voir l'article de la CCI  

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 SITES A VISITER :

 http://www.adsn58.fr/

L'ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais) est le fruit d'un collectif de riverains motivés pour lutter contre l'implantation d'une mine de charbon et la création d'une centrale thermique au charbon sur les communes de Cossaye, Lucenay-les-Aix et Toury-Lurcy.

——————————————————————————————————————————————————   ADENCA Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

http://adenca.over-blog.com/article-30662171.html

http://cap21-bourgogne.over-blog.com/article-3714792.html  

http://www.sne.asso.fr/index.htm

  

http://www.rivernet.org/loire/loiremail/loiremail07_90.htm

 

http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17

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Bonjour,

   Le visiteur s'engage à ce que les propos tenus sur le Blog soient en conformité avec les lois et règlements en vigueur.

Ne contiennent pas de propos diffamatoires ou portant atteinte à l'image ou à la réputation d'une quelquonque personne physique ou morale, de quelque manière que ce soit.   

  Ce blog est à votre disposition pour vous exprimer sur les projets d’une éventuelle exploitation de mine de charbon sur les communes de :    Lucenay-les-Aix, Cossaye et Toury-Lurcy          Département de la Nièvre   

 Deux projets sont déposés: l’un par la société SEREN, l’autre par la société VALORCA

  Grâce à vous nous souhaitons qu’un maximum d’avis et d’opinions puisse être partagés en toute objectivité, qu’un grand nombre d’informations puissent être réunies.

 Tout un chacun peut librement s’exprimer, faire valoir ses arguments, afficher ses positions. 

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                   ETUDE DU PROJET VALORCA.     

       Saisir la signification réelle du projet VALORCA est chose ardue tant sont nombreux les passages ambigus, les redites, les non-dits, les inexactitudes. Ceci est une étude de la deuxième version du projet, la première ayant été retirée. De l’aveu même d’un de ses dirigeants VALORCA a suivi de près la campagne d’information de la SEREN. Le flou de sa notice puis l’abandon allégué de l’exploitation à ciel ouvert semble témoigner du souci de ne pas susciter une opposition telle que celle rencontrée par son challenger.   

 Les extraits du projet sont imprimés en noir,

les commentaires et critiques en rouge.   

 PREAMBULE:             L’exploitation du site de Lucenay, tant en matière de charbon, qu’en matière de gaz de mine, semble pertinente et en accord avec les expertises des besoins énergétiques européens, notamment après les coupures du réseau du mois d’octobre 2006.   

         Audition de François Loos sur LCP le 24 01 O7: La panne en question ( survenue le 4 novembre et non en octobre) n’était pas due à un déficit d’énergie mais à une erreur humaine.

L’utilisation du méthane pour pallier un besoin critique d’énergie électrique lors d’une telle panne serait tout à fait inutile. Les centrales hydrauliques sont là pour remplir ce rôle. Quant aux centrales thermiques au charbon leur délai de mise en route les exclut d’une telle utilisation.       

     VALORCA prend le pari d’exploiter ce gisement français exceptionnel comme un site de « charbon propre » et de le faire bénéficier des dernières innovations françaises et européennes en matière d’exploitation minière souterraine de - captage ou ( ! ) de séquestration du CO2.            

 Compte tenu que le problème est l’élimination du CO2, on ne peut concevoir de captage sans séquestration.  

           Les délais nécessaire à l’accès au charbon et aux diverses installations coïncideront avec l’aboutissement des nombreuses recherches tant en matière de captage que de séquestration du CO2. 

           VALORCA prévoyant le début de l’exploitation en 2012, les techniques de captage-séquestration seront à cette date loin d’être industriellement  exploitables, si toutefois elles le sont un jour.

 Témoins:         

 -une déclaration de Gilbert Ruelle (Blog de l’Académie des Technologies du 08 septembre 2006 à 17h45) à propos d‘une interview publiée dans le Journal du Centre: « je lui indiqué que la capture, qui par ailleurs détériore le rendement, n’a de sens que si on sait séquestrer le CO2, et lui ai exposé les diverses filières de séquestration en développement, dont la souterraine en couche géologique aquifère ou saline est la plus prometteuse, mais à échéance de 15 à 30 ans, et avec tous les problèmes d’acceptationpar par la population locale comme pour tous les déchets. ». Je signale que ce passage était absent du compte rendu de l’interview, ce qui donne un exemple de la désinformation dont nous souffrons depuis le début de cette affaire.         

-Dans: « QUESTIONS SUR L’AVENIR DU CHARBON »: Gilbert Ruelle écrit encore: « Aujourd’hui cet espoir est tempéré par quelques questions non résolues: -l’acceptation sociale de la séquestration du CO2.… - les coûts de capture sont encore trop élevés…. On peut penser que dans les trente prochaines années des solutions seront trouvées.          

Pierre Radanne lors de sa conférence de Lucenay indiquait les mêmes délais que Gilbert Ruelle, pour l’application des techniques de captation séquestration.            

L’exploitation du gaz de mine qui pourrait débuter au début de l’octroi de la concession…           

La question se pose de savoir en quoi le simple octroi de la concession autorise un début d’exploitation.  

 DEMANDE DE CONCESSION:   

 -P.4:          L’évolution des techniques d’extraction minières, de valorisation du grisou, d’amélioration des performances des centrales thermiques, d’une part et les techniques de développement à grande échelle de projets de séquestration de CO2 d’autre part, constituent une opportunité exceptionnelle de réaliser en France un site pilote de « charbon propre. ».            

 Il ressort de ce que nous avons établi plus haut qu’en 2012 et bien après, il ne saurait être question « de charbon propre ». Nous voyons ici apparaître l’expression « pilote ».  

 -P.5:          Le « coalbed methane » désormais reconnu comme une ressource énergétique propre.!             L’appellation propre est inadéquate, la combustion du méthane rejette tout de même dans l’atmosphère une quantité importante de CO2, qui, bien que moindre que celle rejetée par le charbon (à peu près la moitié), n’en est pas moins considérable. Il faut aussi tenir compte des fuites inévitables de ce gaz dont l’effet de serre est encore bien supérieur à celui du CO2.          Le document de VALORCA ne fait par ailleurs aucune allusion aux modalités d’extraction du Coalbed methane qui comporte la soustraction de quantités considérables d’eaux souillées. « Cette technique est utilisée aux USA en particulier dans le Wyoming où l’on pompe 54.000 litres d’eau par jour pour extraire le méthane. L’eau se retrouve dans d’énormes bassins ou est simplement pulvérisée en l’air avant de retomber sur le sol. Les minéraux et le sel que contient cette eau ont un effet dévastateur sur le sol. Ils en changent l’équilibre chimique, le rendant aussi dur que du ciment. ». (Reportage Radio Canada.).            La valorisation de l’énergie sur site sera étudiée en priorité.             Etant donnée la production excédentaire française d’énergie électrique, cette activité est, du point de vue de l’intérêt général, superflue.    -P.6:           Dans la première version du projet Valorca (page 3), nous lisons: « Valorca s’engage à développer un pilote et si possible un projet à grande échelle pour la séquestration du CO2… et Valorca souhaite à ce titre se rapprocher du groupe français ANR CHARCO à la recherche d’un site en France.           Dans la deuxième version, la même phrase (page 6) se termine ainsi: « …et Valorca souhaite à ce titre se rapprocher de l’INERIS. ».          Plus loin:P.13: on lit: une exploration des techniques alternatives sera menée avec l’INERIS, alors que la version initiale de la notice( P.9) écrit « …une exploration de techniques alternatives avec ANR CHARCO »          Trois lignes plus bas on lit: « Nous proposons que des carottes de charbon prélevées à cette occasion soient utilisées pour des expérimentations en laboratoire  sur les propriétés intrinsèques du charbon avec l’Ineris associant notamment comme autres partenaires TOTAL et leBRGM concernant le développement des techniques de séquestration.          Alors qu’il est écrit P.9 de la première version de la notice: « Nous proposerons que des carottes de charbon prélevées à cette occasion soient utilisées pour des expérimentations en laboratoire sur les propriétés intrinsèques du charbon dans le cadre du projet ANR CHARCO associant notamment comme partenaire l’INERIS, TOTAL et le BGRM sur le développement des techniques de séquestration.         ANR CHARCO est une branche de l’Agence Nationale de la recherche spécialisée dans l’expérimentation du captage et du stockage du C02.  

        INERIS est l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques .

          Que signifie cette disparition d’ANR CHARCO ? Serait-ce que l’expertise de cette société hautement spécialisée a conclu à l’évidence: le site de Lucenay-Cossaye ne se prête pas à la séquestration du CO2. C’est d’ailleurs ce qu’avait déclaré Pierre Radanne lors de sa conférence.   

P.7:        

  Daniel Caille souhaite créer ainsi un terrain d’expérimentation, de validation de référence mondiale dans le domaine technologique.           

Est-il tolérable d’entreprendre une expérimentation, dont les résultats seront par définition aléatoires, dans un espace de cinq kilomètres séparant deux villages, avec les conséquences environnementales décrites dans la présente notice d’impact ?   

P.10:          

 On assiste dans le même temps à une prise de conscience mondiale de l’impact négatif des gaz à effet de serre, qui, par contrecoup, a été un élément moteur de l’émergence de nouvelles technologies respectueuses de l’environnement. Il existe maintenant des procédés de combustion propre et les techniques de captage et de séquestration du CO2 se développent.

            Les beaux sentiments que voilà ! Sans autre commentaire.    P.11:          Des programmes européens sont incitateurs par le financement d’aides directes ou de programmes de recherche. Nous demanderons que Lucenay soit retenu comme site pilote.            Du point de vue financier on ne saurait douter que la perspective de recevoir ces capitaux soit incitative. De quoi se plaint Lucenay puisqu’ il aura l’honneur d’être élevé au rang de PILOTE.             Cette exploitation du gaz de mine pourrait démarrer 6 à 9 mois après la date d’obtention du titre de concession.                         Ceci est la confirmation de ce qui était déclaré dans le préambule.   NOTICE D’IMPACT:  P.12: Impact sur les terrains de surface:Quelque soit la méthode d’exploitation souterraine choisie soutirage foudroyage sous bouclier marchant ou chambres et piliers abandonnés il sera nécessaire de mettre en place préalablement une descenderie à court terme et probablement plusieurs descenderies et un puits à long terme. 

         Le choix entre les deux méthodes décrites ci-après ne sera possible qu’après l’exploitation en études et essais d’exécution, des résultats de reconnaissances, sondages et essais, voire chantier expérimental, à lancer après l’obtention de la concession  Il n’est pas exclu qu’au cours de la durée d’exploitation, les deux méthodes soient appliquées successivement.           

Ici se pose la même question que pour l’exploitation du « coalbed methane ». En quoi l’octroi de la concession autorise-t-elle la mise en œuvre d’un « chantier expérimental » ?.            

 Dans le cas d’une exploitation souterraine par chambres et piliers abandonnés, l’affaissement ne devrait s’amorcer qu’après quelques années d’exploitation. Cet affaissement pourrait varier de deux à douze mètres… et couvrir une superficie de 500 hectares à la fin de l’exploitation.          

 Dans le cas d’une exploitation par soutirage l’affaissement s’effectuera au fur et à mesure de l’avancement des travaux. L’amplitude de cet affaissement dépendra de la puissance des couches de charbon et du taux de récupération, mais elle devrait être supérieure à celle induite par la méthode chambres et piliers… Dans les années à venir, les risques liés à la méthode d’extraction du charbon par soutirage/foudroyage (la combustion spontanée du charbon) seront mieux maîtrisés.            

Tous ceux qui, parmi les habitants de Lucenay est de Cossaye ont été quelques peu rassurés à l’annonce que l’exploitation serait souterraine doivent considérer de près le paragraphe ci-dessus et ce qui va suivre.  

   P.16:          L’eau nécessaire ne sera pas trouvée en quantité suffisante sur le site ou à proximité. Elle sera probablement approvisionnée de la Loire. Des travaux correspondants à ce captage et transport d’eau jusqu’au site seront à prévoir.          

  Ceci fait partie de l’étude de la mine à ciel ouvert, mais est assurément valable pour la souterraine étant donné que les besoins en eau pour le lavage du charbon et pour le fonctionnement de la centrale seront les mêmes dans les deux cas.  

 P.17 de la synthèse de la notice d’impact.         

 Les techniques d’extraction envisagées…….. engendreront des phénomènes de subsidence ou d’affaissements à plus ou moins long terme. Ces affaissements entraîneront une certaine modification des bassins versants avec création de dépressions pouvant se remplir d’eau et la déstabilisation de constructions et d’aménagements existants.

            Agréable perspective marécageuse ! 

         A noter qu’à cette page, l’exploitation à ciel ouvert est toujours envisagée.            

 ANNEXE C  

  P.18:          L’ouverture de galeries,de descenderies et de puits induit un risque d’impact concernant une diminution du débit des aquifères environnants qui seraient exploités, ainsi qu’une modification de la qualité de l’eau sur les captages concernés en raison des modifications des régimes d’écoulement des eaux souterraines, car un vide dans un massif rocheux agit comme un drain.            Donc la mine souterraine aura sur la nappe phréatique le même impact que celle à ciel ouvert. Nos puits seront taris et les racines de nos arbres risquent fort d’être privées d’eau.            La verse et axes de circulation modifieront les bassins versants, et la suppression de la végétation provoquera une augmentation des coefficients de ruissellement… Ces modifications conduisent en général à des arrivées d’eau importantes en périodes de pluies. En outre les cours des rivières Acolin et Auzon devront être surveillés sur plusieurs kilomètres sur la surface concernée par l’emprise du projet.    Cela nous annonce quelques inondations.            Qualité ( ? ) des eaux d’exhaure: légèrement gazeuses, au goût salé, produisant un dépôt ferrugineux, eaux fortement minéralisées: CO3H- 2272 mgs/l .. CL 337 mgs/l .. SO4 360 mgs/l .. NA 1094 mgs/l.            Telle sera l’eau extraite pour l’extraction du méthane. On nous annonce le traitement de ces eaux. Voire ?    P.19:          La qualité des eaux de ruissellement sur la verse ainsi que sur toute l’emprise des infrastructures sera affectée par l’exploitation minière: augmentation des matières en suspension et modification chimiques. Notamment le contact des terrains découverts pour la création des descenderies avec le milieu naturel oxydant (au contact de l’air) est susceptible de générer une certaine acidification des eaux, comme décrit dans les impacts liés à une exploitation à ciel ouvert.            Ces eaux-là ne seront assurément pas traitées. Quel sera leur impact sur la végétation ?             Il en sera de même en ce qui concerne les eaux les eaux utilisées pour le lavage du charbon.            

Encore de l’eau sale ! 

Impact sur les biens et le patrimoine culturel: les impacts sont à craindre en cas d’effondrement (zone verte sur la figure Géométrie des zones d’influence des travaux souterrains du secteur nord limite d’emprise de l’effondrement potentiel). L’emprise dessinée neutralise 4 zones d’habitation dont un ancien moulin et un château.   Donc,contrairement à ce qui avait été dit, le Château de La Grange et les maisons alentour sont condamnés.            Impact sur l’air: la qualité l’air sera affectée par les émissions de poussières et les gaz d’échappements.            Le bruit: les engins diesel, les installations de concassage et de broyage des matériaux, la station de lavage seront générateurs de bruit. De même le trafic routier généré par le site industriel est une source importante de nuisances sonores, non seulement localement mais sur l’ensemble des dessertes routières empruntées.    Apprécions la qualité de vie qui nous est promise.    P.20:          Les vibrations: les sources potentielles de vibrations sont le havage (mode de travail qui consiste à pratiquer de profondes entailles parallèles à la stratification, afin de faciliter l’abattage dans une mine. Petit Robert.) et les tirs de mine (possibles lors de la création des descenderies et des puits). Le risque est celui de dégradation des bâtiments voisins (apparition de fissures) et d’une gêne liée à une perception humaine très sensible dans les fréquences basses, ainsi que d’une accélération du phénomène d’effondrement.   Il faut signaler ici un phénomène mis en évidence lors des tremblements de erre: les sous-sols argileux, et c’est notre cas, transmettent beaucotup mieux les vibrations que les rocheux. Tant pis pour nos maisons et nos oreilles.   De l’analyse du projet VALORCA émane une impression d’imprécision et de désordre voulus pour en rendre difficile la lecture. Les affirmations erronées, en particulier celles au sujet de la séquestration du gaz carbonique sont nombreuses. Le but de ce projet est manifestement d’attirer des capitaux pour entreprendre une expérimentation et éventuellement y intéresser une Chine riche en charbon et en dollars. Les prétextes écologiques à cette entreprise ne sont que le masque d’intérêts privés auxquels va être sacrifiée une campagne qui avait su s’épargner les dévastations du remembrement et de l’agriculture intensive, un exemple pour l’avenir. A l’heure où s’impose d’urgence une réduction drastique des émissions de CO2, un tel projet est inacceptable.                                                         

Dr Escaravage.   

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 LES INCERTITUDES ET LES RISQUES DE LA SEQUESTRATION DU CO2 

 Et l’impossibilité de l’envisager dans notre région du fait du nombre de failles qui fracturent son sous sol. 

(En rouge la transcription des propos tenus lors d’une conférence de l’Académie  des Sciences ainsi que divers extraits de documents et articles).  

Claude Allègre.  Séance de l’Académie des sciences du 19 mai 2009.   

« Nous pouvons injecter le  CO2 en profondeur à l’état supercritique, mais s’il se produit un accident géologique, il y a une explosion (Blow up).  Le but ultime est donc de transformer ce CO2 en carbonates solides, sinon on court le risque d’explosions (blow up) » .

  Alain Bonneville, Laboratoire de Géosciences Marines, Institut de Physique du Globe de Paris.

Séance de l’Académie des sciences du 19 mai 2009 

« Pour être injecté le CO2 doit être comprimé au dessus de 73 bars et mis à la température de 35 ° C pour se trouver en phase supercritique où il a la densité d’un liquide et la viscosité d’un gaz (étape couteuse en énergie). Injecté à 1000 mètres de profondeur il est moins dense que l’environnement, donc peut remonter et redevenir gazeux ». 

  (La récente étude britanique de Stuart M. V. Gilfillan montre que même après des millions d’années moins de 20% du CO2 est minéralisé). 

« En conclusion : restent des questions fondamentales : - accréditation du devenir du CO2 – modélisation du stockage de grands volumes.

« Le  passage à l’échelle industrielle ne pourrait guère se faire avant 2030 ».  

 Laurent Jammes, Schlumberger Carbon Services.

 Séance de l’Académie des sciences du 19 mai 2009.  

 « Même en injectant très peu la pression monte vite et se diffuse ».    « Le CO2  a la possibilité de migrer dans le complexe de stockage qui peut s’étendre au delà de la zone prévue ».   

 Christian Fouillac, Directeur de la Recherche, Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM).                      Séance de l’Académie des sciences du 19 mai 2009. 

« Le  CO2 ionisé est considéré comme potentiellement susceptible de former des carbonates solides mais il est reconnu ici que cela ne se fait que dans une proportion de moins de 20% ».     « On hérite d’un réacteur en sous sol  très difficile à connaître ». « Les leçons ne sont pas transposables d’un site à l’autre ».     « Pour injecter il faut quand même appuyer pour monter en pression, c’est une période assez critique ». « Une fuite peut se produire sur un puits en exploitation ».   « Lors de l’exploitation peuvent survenir divers événements :    -surpression locale entraînant une fracturation de la couverture.   -surpression à l’échelle régionale avec migration à travers la couverture.   -dépassement de l’extension latérale prévue.   -défauts d’étanchéité de la couverture.   -fuites par failles existantes facilitées par les propriétés chimiques du CO2 dissolvant les minéraux tapissant les failles. (voir note 1).   -puits anciens en mauvais état. (présence par exemple de milliers de forage en région parisienne).   - formation par migration verticale de réservoirs secondaires.   - Plus tard, un forage sur un site oublié pourrait provoquer une fuite ».  Captage, transport géologique du CO2 : perspectives scientifiques et économiques. Par Pierre Le Thiez, de la Société GEOGREEN, Rueil-Malmaison     Séance de l’Académie des sciences du 19 mai 2009. 

« Il faut tenir compte des effets d’échelle : une centrale de 1000 MW émet 10 millions de tonnes de CO2 par an pendant 40 ans. Rien que pour elle il faudrait stocker 400 millions de tonnes de CO2. La taille des infrastructures d’enfouissement est un verrou important ». « Stocker du CO2 dans un aquifère équivaut à injecter quelque chose dans une bouteille pleine. Une zone de surpression est créée. Le gradient autorisé est de 30% seulement par rapport à l’état initial, faute de quoi on endommage le milieu poreux. Sleipner est un cas particulier exceptionnellement perméable ». Pas le bassin de Paris… 

« Au bout d’un moment des interférences peuvent se faire rejoindre deux stockages et finalement une surpression va rencontrer celle d’un projet voisin ». 

     « Tant que le CO2 sera sous forme gazeuse on aura des ennuis. Moins dense que l’eau, il a tendance à se coller au toit. Sur un site Australie on veut pomper l’eau pour diminuer la pression. Mais où mettre cette eau saline et chargée en métaux lourds ? ». « Il ne faut pas donner l’illusion que ça ne va pas demander beaucoup de temps. Un stockage massif peut prendre 5 à 10 ans de caractérisation ». « Si on veut gérer les risques il faut prendre les bons sites de stockage et il faudra de multiples stockages. Un complexe de stockage peut occuper plusieurs centaines de kilomètres carrés ».   

 LA MOBILITE POTENTIELLE DU CO2 DISSOUS DANS L’EAU. Solubility trapping in formation water as dominant CO2 sink in natural gas fields. (Stuart M. V. Gilfillan1,2, Barbara Sherwood Lollar3, Greg Holland1, Dave Blagburn1, Scott Stevens4, Martin Schoell5,Martin Cassidy6, Zhenju Ding1,7, Zheng Zhou1, Georges Lacrampe-Couloume3 & Chris J. Ballentine1) ». Nature Vol.458 2 avril 2009 doic 10/138 nature 07852.  

    « Injecter du CO2 au sein de couches géologiques profondes est proposé comme un moyen sûr et économique de stockage du CO2 capté à partir de sites industriels.  

 Il est cependant difficile d’évaluer les conséquences à long terme de la présence de CO2 dans le sous sol à partir d’une dizaine d’études dont on dispose sur les sites existants.

 Aussi bien la configuration du site de stockage que les modèles pour l’évaluation des risques à long terme dépendent en grande partie du mode de stockage du CO2 et de son emplacement. 

Dans un site géologique, le CO2 injecté peut se dissoudre ou précipiter sous forme de carbonate. 

  Nous décrivons ici et quantifions le principal mécanisme de dégazage du CO2 dissous dans la phase liquide dans neuf champs de gaz naturel, en Amérique du Nord, en Chine et en Europe à l’aide de gaz rares et de traceurs isotopes de carbone. 

Dans les champs de gaz naturel explorés dans notre étude le carbone se présente  principalement sous la forme de CO2. Ces sites fournissent ainsi  un modèle naturel pour l’évaluation du stockage géologique du CO2 d’origine industriel à l’échelle des millénaires. 

  Nous trouvons que, dans sept champs de gaz situés dans des couches géologiques à base de silicates ou de carbonates, la dissolution dans l’eau à un pH entre 5 et 5,8 représente le seul moyen de rétention pour le CO2 dans le champ.

 Dans deux champs situés au sein de couches siliceuses, la précipitation d’une partie du CO2 sous forme de carbonate ne peut être exclue, mais il ne pourra s’agir tout au plus que de 18% du CO2 injecté dans le site.  

 Nos résultats démontrant que la fixation minérale est un mécanisme mineur de stockage du CO2 dans les champs de gaz naturel, nous suggérons que les modèles pour le stockage à long terme du CO2 d’origine industrielle dans des systèmes géologiques analogues devraient prendre en compte LA MOBILITE POTENTIELLE DU CO2 DISSOUS DANS L’EAU.     Il est scandaleux que certains aient mis cette étude au crédit de la captation séquestration du carbone. Tout au contraire, le fait que ce dernier ne se minéralise que dans une proportion négligeable et demeure dissous, prêt à s’échapper du liquide où il a été confiné sous pression, constitue un risque majeur.  

 Amorçage et propagation des réseaux de fractures dans le contexte du stockage de CO2 : étanchéité des couvertures. Laboratoires d'accueil: Direction Mécanique appliquée IFP et Laboratoire IJLRA (Institut Jean le Rond d'Alembert CNRS UMR 7607 à Paris 6)   

« Certaines études orientées couplage réservoir mécanique des roches tendent à prouver que, en cas de pression interstitielle importante, les pertes d'étanchéité à la base des couvertures sont davantage dues à la réactivation de failles existantes qu'à la création de fractures d'extension à proximité de l'interface réservoir-couverture. 

  Il semble néanmoins qu'aient été négligés, pour l'estimation des risques, la présence dans le réservoir de systèmes de fractures dont on connaît la variété: diaclases en familles systématiques, couloirs de fracturation, réseaux avec fractures transverses, brèches… Des facteurs aggravants sont les hétérogénéités de dépôt sédimentaire. Il semble donc évident que la réduction de l'analyse du problème à un critère macroscopique se révèle parfois insuffisante pour saisir la variété des situations. Le cadre est délibérément celui de la rupture fragile, la pression interstitielle excessive neutralisant l'effet favorable de confinement qui procure à la roche sa résistance parfois considérable en profondeur.  

   Les études pratiquées par le BRGM de 1981 à 1986 ont mis en évidence l’importance des failles fracturant notre sous-sol : 

  « Trois familles de failles peuvent être distinguées : une première de direction N 40) E à N 60° E, une seconde orientée N 130 140° E, une troisième subméridienne N 170 N185 ». 

   « Dans la région de Decize-Devay les discontinuités orientées N 20 30° E interfèrent avec celles orientées N 110 120 E. La conjonction de ces divers accidents est à l’origine d’une ouverture du bassin en direction de l’ouest. Celui-ci s’approfondit d’est en ouest par paliers successifs depuis le môle de Faye vers et au-delà de la Loire ».

    On peut lire dans une plaquette de TOTAL GEOSTOCK :  

 Points clefs à prendre en compte : 

• La création de zones de fortes perméabilités par dissolution acide de la couverture. 

• La fuite le long de failles existantes rouvertes par le CO2. 

     Le cas de Vital Amogne doit nous servir d’exemple. 

     Les promoteurs d’une décharge n’avaient pas hésité à supprimer une faille figurant sur les cartes géologiques du site : « Dans le dossier officiel, la carte au 1/50.000e du BRGM utilisée pour décrire les caractéristiques géologiques des environs du site ne fait pas mention de la faille “supposée”, traversant le site en son cœur. Alors que dans le dossier en notre possession, le cabinet d'étude géologique AH2D a repris de manière conforme le résultat des investigations du BRGM indiquant la présence de cette faille traversant le site ». ( extrait d’une lettre adressée au Préfet).  

    L’imposture consistant à prétendre que le site de Lucenay-Cossaye est susceptible de devenir un site pilote de la captation-séquestration du CO2 est donc flagrante.

Docteur ESCARAVAGE