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Merci.
NOUVEAU : voir article en bas de cette page (Comment capturer le CO2…)
modifié le 08/08/2009
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Voir sur le site de l’ ADSN :
Suite à l’ article paru dans la revue du
1er trimestre 2009 de la Chambre de
commerce et d’industrie de la Nièvre,
l’ADSN a rédigé un tract, distribué
dans toutes les boites aux lettres de
nos deux communes et envoyé
également à tous les maires
de la Nièvre et de l’Allier.
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SITES A VISITER :
L’ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais) est le fruit d’un collectif de riverains motivés pour lutter contre l’implantation d’une mine de charbon et la création d’une centrale thermique au charbon sur les communes de Cossaye, Lucenay-les-Aix et Toury-Lurcy.
—————————————————————————————————————————————————— ADENCA Association de Défense de l’ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours
http://adenca.over-blog.com/article-30662171.html
http://cap21-bourgogne.over-blog.com/article-3714792.html
http://www.sne.asso.fr/index.htm
http://www.rivernet.org/loire/loiremail/loiremail07_90.htm
http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17
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Bonjour,
Le visiteur s’engage à ce que les propos tenus sur le Blog soient en conformité avec les lois et règlements en vigueur.
Ne contiennent pas de propos diffamatoires ou portant atteinte à l’image ou à la réputation d’une quelquonque personne physique ou morale, de quelque manière que ce soit.
Ce blog est à votre disposition pour vous exprimer sur les projets d’une éventuelle exploitation de mine de charbon sur les communes de : Lucenay-les-Aix, Cossaye et Toury-Lurcy Département de la Nièvre
Deux projets sont déposés: l’un par la société SEREN, l’autre par la société VALORCA
Grâce à vous nous souhaitons qu’un maximum d’avis et d’opinions puisse être partagés en toute objectivité, qu’un grand nombre d’informations puissent être réunies.
Tout un chacun peut librement s’exprimer, faire valoir ses arguments, afficher ses positions.
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ETUDE DU PROJET VALORCA.
Saisir la signification réelle du projet VALORCA est chose ardue tant sont nombreux les passages ambigus, les redites, les non-dits, les inexactitudes. Ceci est une étude de la deuxième version du projet, la première ayant été retirée. De l’aveu même d’un de ses dirigeants VALORCA a suivi de près la campagne d’information de la SEREN. Le flou de sa notice puis l’abandon allégué de l’exploitation à ciel ouvert semble témoigner du souci de ne pas susciter une opposition telle que celle rencontrée par son challenger.
Les extraits du projet sont imprimés en noir,
les commentaires et critiques en rouge.
PREAMBULE: L’exploitation du site de Lucenay, tant en matière de charbon, qu’en matière de gaz de mine, semble pertinente et en accord avec les expertises des besoins énergétiques européens, notamment après les coupures du réseau du mois d’octobre 2006.
Audition de François Loos sur LCP le 24 01 O7: La panne en question ( survenue le 4 novembre et non en octobre) n’était pas due à un déficit d’énergie mais à une erreur humaine.
L’utilisation du méthane pour pallier un besoin critique d’énergie électrique lors d’une telle panne serait tout à fait inutile. Les centrales hydrauliques sont là pour remplir ce rôle. Quant aux centrales thermiques au charbon leur délai de mise en route les exclut d’une telle utilisation.
VALORCA prend le pari d’exploiter ce gisement français exceptionnel comme un site de « charbon propre » et de le faire bénéficier des dernières innovations françaises et européennes en matière d’exploitation minière souterraine de – captage ou ( ! ) de séquestration du CO2.
Compte tenu que le problème est l’élimination du CO2, on ne peut concevoir de captage sans séquestration.
Les délais nécessaire à l’accès au charbon et aux diverses installations coïncideront avec l’aboutissement des nombreuses recherches tant en matière de captage que de séquestration du CO2.
VALORCA prévoyant le début de l’exploitation en 2012, les techniques de captage-séquestration seront à cette date loin d’être industriellement exploitables, si toutefois elles le sont un jour.
Témoins:
-une déclaration de Gilbert Ruelle (Blog de l’Académie des Technologies du 08 septembre 2006 à 17h45) à propos d‘une interview publiée dans le Journal du Centre: « je lui indiqué que la capture, qui par ailleurs détériore le rendement, n’a de sens que si on sait séquestrer le CO2, et lui ai exposé les diverses filières de séquestration en développement, dont la souterraine en couche géologique aquifère ou saline est la plus prometteuse, mais à échéance de 15 à 30 ans, et avec tous les problèmes d’acceptationpar par la population locale comme pour tous les déchets. ». Je signale que ce passage était absent du compte rendu de l’interview, ce qui donne un exemple de la désinformation dont nous souffrons depuis le début de cette affaire.
-Dans: « QUESTIONS SUR L’AVENIR DU CHARBON »: Gilbert Ruelle écrit encore: « Aujourd’hui cet espoir est tempéré par quelques questions non résolues: -l’acceptation sociale de la séquestration du CO2.… – les coûts de capture sont encore trop élevés…. On peut penser que dans les trente prochaines années des solutions seront trouvées.
Pierre Radanne lors de sa conférence de Lucenay indiquait les mêmes délais que Gilbert Ruelle, pour l’application des techniques de captation séquestration.
L’exploitation du gaz de mine qui pourrait débuter au début de l’octroi de la concession…
La question se pose de savoir en quoi le simple octroi de la concession autorise un début d’exploitation.
DEMANDE DE CONCESSION:
-P.4: L’évolution des techniques d’extraction minières, de valorisation du grisou, d’amélioration des performances des centrales thermiques, d’une part et les techniques de développement à grande échelle de projets de séquestration de CO2 d’autre part, constituent une opportunité exceptionnelle de réaliser en France un site pilote de « charbon propre. ».
Il ressort de ce que nous avons établi plus haut qu’en 2012 et bien après, il ne saurait être question « de charbon propre ». Nous voyons ici apparaître l’expression « pilote ».
-P.5: Le « coalbed methane » désormais reconnu comme une ressource énergétique propre.! L’appellation propre est inadéquate, la combustion du méthane rejette tout de même dans l’atmosphère une quantité importante de CO2, qui, bien que moindre que celle rejetée par le charbon (à peu près la moitié), n’en est pas moins considérable. Il faut aussi tenir compte des fuites inévitables de ce gaz dont l’effet de serre est encore bien supérieur à celui du CO2. Le document de VALORCA ne fait par ailleurs aucune allusion aux modalités d’extraction du Coalbed methane qui comporte la soustraction de quantités considérables d’eaux souillées. « Cette technique est utilisée aux USA en particulier dans le Wyoming où l’on pompe 54.000 litres d’eau par jour pour extraire le méthane. L’eau se retrouve dans d’énormes bassins ou est simplement pulvérisée en l’air avant de retomber sur le sol. Les minéraux et le sel que contient cette eau ont un effet dévastateur sur le sol. Ils en changent l’équilibre chimique, le rendant aussi dur que du ciment. ». (Reportage Radio Canada.). La valorisation de l’énergie sur site sera étudiée en priorité. Etant donnée la production excédentaire française d’énergie électrique, cette activité est, du point de vue de l’intérêt général, superflue. -P.6:





LE COMMENTAIRE QUI DERANGE
VOIR OBSERVATIONS DE LA REDAC.
SUR BLOG JOURNAL DU CENTRE DU 05/03/2007
Dans une Région Proche :
Voir le site : http://mmmialot.parti-socialiste.fr
Pour info. Marie Madeleine Mialot est vice présidente de la région centre.
Vous pourrez lire son article et les commentaires « Développement durable et énergies renouvelables »
Au Niveau Européen :
Autre article : PSE (Groupe socialiste au parlement Européen)
LETTRE D’INFORMATION N°28B-SESSION DE DECEMBRE 2006
EAUX SOUTERRAINES
« Les parlementaires ont approuvé l’accord en comité de conciliation et adopté en 3eme lecture la directive sur la protection et la détérioration des eaux souterraines. Les députés se sont battus pour faire rajouter la notion de détérioration des eaux souterraines qui sont la principale source d’eau potable. En effet, plus de la moitié des nappes phréatiques de l’Union est polluée et ne peut être nettoyée. Les Etats membres devront aussi prendre toutes les mesures pour prévenir le rejet de substances dangereuses dans les eaux souterraines »
Voir journal officiel de l’Union européenne : DIRECTIVE 2006/118CE DU PARLEMENT EUROPEEN ET DU CONSEIL du 12 décembre 2006
Sur la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration.
Il serait bien que les élus de la Nièvre et de la région en prennent connaissance.
Peut-on continuer a soutenir des projets de mine de charbon quand on lit :
« LA GESTION de L’EAU des MINES » par Robert Fabriol, Géochimiste service eau-BRGM
« Avant l’ouverture de la mine, la roche est en équilibre dans son environnement géologique. Après l’ouverture des galeries, cette roche est brutalement mise en contact avec l’oxygène de l’air qui circule dans les travaux miniers. Des réactions d’oxydation des sulfures contenus dans la roche (comme la pyrite) se produisent alors avec la production d’acide sulfurique. Ce type de réactions très répandu produit les effluents acides des mines, connus sous le nom de drainage minier acide (DMA). Les tas de stériles en surface soumis au lessivage par la pluie sont le siège des mêmes réactions d’oxydation. L’augmentation de l’acidité de l’eau, dont le Ph peut atteindre dans les cas extrêmes des valeurs inférieures à 2, va favoriser l’attaque des minéraux de la roche avec mise en solution de contaminants comme le plomb, l’arsenic, le zinc, le cuivre. qui seront alors transportés vers les rivières et les aquifères. Le drainage minier acide est un des problèmes majeurs de l’industrie extractive et peut atteindre une ampleur catastrophique. »
Quant à la gestion de l’eau à l’abandon de la mine le phénomène n’est pas nouveau, on pouvait lire dans le journal l’Humanité du 6 janvier 2001 :
« Lorraine. Ennoyage. La mise en eau des anciennes mines de charbon fragilise géologiquement toute une partie de la région et prépare la spéculation sur le prix de l’eau.
Quand la Lorraine s’effondrera ! ».
« Les populations (presque) sans recours. ».
Pour répondre au propos de Daniel Caille (journal du centre du 15 février 2007)
Ce qui serait scandaleux c’est de revenir à cette source d’énergie qu’est le charbon et de laisser à nos enfants une terre dévastée sur un sous sol pollué ou l’eau, si nécessaire à la vie viendrait à leur manquer.
A Véricharb.
Existe t-il un site concernant ces deux colloques?
Concernant le colloque des énergies renouvelable je n’ai encore rien vu dans la presse.
Pourtant, il est prévu d’augmenter ces énergies jusqu’à 20%
Pour le site énergies renouvelables: http://www.enr.fr
PETITE REVUE DE PRESSE.
Dans son édition du 13 mars 2007 le journal Le Monde
De son envoyé spécial au colloque du Havre titre :
« Environnement-Le retour des centrales à charbon en France est vivement contesté »
« On dirait une histoire de Shadocks. L’effet de serre augmente à cause des émissions de gaz carbonique(CO2). On va donc réagir en. brûlant du charbon. Mais, pour épargner l’atmosphère, le CO2 obtenu sera capturé et enfoui dans le sol.
Les associations d’environnement y ont bousculé les discours des ingénieurs.
.Le débat révèle que l’utilisation du charbon dans les pays européens ne répond pas à une logique environnementale évidente. La contestation des centrales thermiques au charbon projetées au Havre, mais aussi dans la Nièvre ou l’Aveyron, se renforce ainsi au nom de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ».
Concernant les difficultés que pourrait occasionner l’enfouissement du CO2 :
« C’est un gaz acide qui réagira avec le milieu dans lequel il va être injecté », a rappelé Alain Bonneville, de l’institut de physique du globe. « On va fortement perturber le système souterrain avec le CO2, a confirmé Gilles Munier, de Geostock. Même si c’est en profondeur, il ne faut pas perturber l’écosystème. »
Le groupe pétrolier TOTAL a annoncé début février le lancement d’un projet pilote de captage et de stockage géologique de CO2 à Lacq.
Ce projet permettra d’injecter, pendant 2 ans, à partir de fin 2008, jusqu’à 150 000 tonnes de CO2 dans un ancien gisement de gaz naturel ; coût du projet 60 millions d’euros.
Une centrale de 1000 Méga watts cracherait 4 250 000 tonnes de CO2 par an, soit 28 fois plus que ce que l’on va injecter à Lacq en 2 ans.
Quant-on parle d’un coût à l’horizon. 2015 de 30 euros la tonne
4 250 000T x 30 euros = 127 500 000 euros.
On comprend mieux pourquoi il est écrit dans le projet VALORCA :
« Des programmes européens sont incitateurs par le financement d’aides directes ou de programmes de recherche. Nous demanderons que Lucenay soit retenu comme site pilote. »
Qu’en pensez-vous ?
INFORMATION
Tensions sur la séquestration 13/03/2007 12:10
Deux jours durant, les experts français de la capture et de la séquestration du carbone ont tenu séminaire au Havre. L’occasion de faire un point sur l’avancée des recherches et du long chemin restant à parcourir avant d’industrialiser ces techniques. L’occasion, aussi, de constater que le grand public doit encore être convaincu de la pertinence de l’injection du carbone industriel dans le sous-sol.Analyserpar Valéry Laramée pour Enerpresse
La séquestration du carbone n’est pas la panacée. En tout cas, pas pour les Havrais. Riverains de raffineries, d’usines pétrochimiques, de manufactures d’engrais et d’une centrale au charbon d’EDF, les Normands ont fait comprendre aux participants du colloque «Charbon propre, mythe ou réalité » qu’ils en avaient assez. Non seulement, ils ne veulent pas de deux nouvelles centrales thermiques promises pour 2011 (projets portés par Endesa et Poweo), mais ils ne souhaitent pas non plus voir leur sous-sol transformé en décharge de CO2.Après avoir longtemps dit que l’acceptation par le public était une condition sine qua non à la réussite des projets de séquestration, les partisans de l’enfouissement du gaz carbonique avaient une occasion unique de tenter d’emporter l’adhésion populaire. Ils ne l’ont pas saisie. Au contraire, scientifiques, experts, industriels et politiques ont bien montré qu’il y avait encore loin du laboratoire à l’industrialisation et que le chemin de l’injection du CO2 était long et parsemé de nombreux obstacles.Tout avait pourtant bien commencé. Jeudi 8 mars, en ouverture de la manifestation, Christian Brodhag, délégué interministériel au développement durable, publie une esquisse de feuille de route de politique française de la séquestration: réorganisation des mécanismes publics de financement de la R&D, instauration de la taxe sur la consommation de charbon, obligation pour les promoteurs de projets de centrales thermiques de prévoir les installations de capture. «Le captage et le stockage coûtent cher à ceux qui les mettent en ouvre. C’est pourquoi il faudra tôt ou tard les imposer, aussi bien pour les nouvelles centrales que pour les anciennes», précise même Christian Brodhag.Bref, avec la confirmation, le vendredi, de l’objectif européen de réduire de 20% en 13 ans les émissions de gaz carbonique, l’avenir de la capture et de la séquestration s’annonce plutôt ouvert. Mais en sommes-nous déjà là? «Vouloir réduire d’une gigatonne par an les émissions anthropiques de CO2, prévient Pierre Le Thiez de l’Institut français du pétrole, suppose la mise en exploitation d’un millier de stockages comparables à Sleipner 3».Or, si les projets sont légions au niveau international, le nombre de sites où l’on injecte du gaz carbonique à l’échelle industrielle se compte, pour le moment, sur les doigts d’une main. En France, certes, les besoins sont plus modestes. Malgré tout, «si nous voulons respecter l’objectif de division par quatre de nos émissions à l’échéance de 2050, il nous faut pouvoir stocker 32 millions de tonnes de carbone par an» (117,4 millions de tonnes de CO2), estime Didier Bonijoly, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Plus pessimiste, un rapport de la DGEMP et d’Enerdata double ce besoin.Les moyens techniques sont-ils à la hauteur? Non, à l’évidence. La France entend bien mettre en ouvre deux projets de CC&S. Piloté par Total, le premier devrait être opérationnel d’ici fin 2008. Situé à Lacq, il combinera production d’électricité par une chaudière fonctionnant à l’oxy-combustion, capture et injection dans le gisement de gaz. Cependant, modère Luc de Marliave, coordinateur changement climatique de Total, le projet de Lacq ne permettra d’injecter que 100.000 mètres cubes (m3) de gaz carbonique par jour pendant deux ans. Le tout pour un budget total de 60 millions d’euros. Ce qui fait très cher la tonne de dioxyde de carbone séquestrée.Soutenu par l’Agence nationale de la recherche, Picoref, l’autre projet hexagonal tentera de voir s’il est possible de stocker du CO2 dans les gisements épuisés d’hydrocarbures situés entre Paris et Troyes (Aube). Les sites candidats devront être, en effet, d’une étanchéité à toute épreuve, ce qui n’est pas facile à déterminer pour un terrain ayant déjà fait l’objet de forages.Le CO2 injecté ne devra pas non plus polluer le sous-sol, notamment en contaminant des nappes d’eau potable. Il faudra donc s’assurer de l’absence de failles ouvertes dans la structure de stockage. Des failles difficiles à détecter car parfois bouchées avec de la calcite, un carbonate de calcium qui peut être attaqué par l’acidité du gaz carbonique. On ne connaît pas non plus les réactions des micro-organismes prospérant dans les bas-fonds se trouvant plongés dans de grands volumes de CO2 supercritique.Finalement, en dépit de siècles d’exploitations, la capacité de rétention du carbone de l’Hexagone reste encore à peu près inconnue. Si les aquifères du bassin parisien suscitent de grands espoirs, le reste du territoire préserve son mystère. Une étude réalisée par l’Ineris et le BRGM estime entre 300 et 500 millions de tonnes de CO2 le potentiel maximal de rétention des anciennes mines de charbon. Intéressant, certes, car « le charbon peut absorber 6 fois plus de CO2 que de méthane», explique Christian Tauziede, directeur scientifique adjoint de l’Ineris. Mais les premières expérimentations d’injection du CO2 dans des mines américaines de charbon ont déçu. «On a démontré la faisabilité de l’opération. Mais on a vu aussi qu’il était difficile d’atteindre les veines de charbon.Par ailleurs, quand on injecte du gaz carbonique, les grains de charbon ont tendance à gonfler, ce qui s’oppose à l’injection. Nous n’avons pas encore une vraie maîtrise de ce genre de process», conclut le responsable de l’ancien Cerchar.Coup dur pour les dirigeants de la Seren et de Valorca, venus «vendre» au Havre leur projet de mine de charbon nivernaise en utilisant l’argument séquestration. Mais la technique et la science ne sont pas tout. À l’instar des pays s’intéressant au sujet, la France ne dispose d’aucun cadre juridique pour encadrer capture et séquestration du carbone. «Notre pilote est aussi un pilote administratif. Il nous faut organiser le dialogue avec les collectivités, les administrations», confirme Luc de Marliave.L’adaptation du droit minier était pourtant bien engagée. Mandaté par le gouvernement, François Bersani avait ouvert des pistes dans son rapport récemment rendu public. Hélas, confirme-t-on dans l’entourage de Christian Brodhag, ce dossier inachevé sera laissé au prochain gouvernement. Un dossier qui, au vu des questions qu’il pose, ne devrait pas être réglé de sitôt. «Les politiques doivent nous dire comment transférer les responsabilités des opérateurs vers les Etats ou les régions», répète Claude Roulet. Les mêmes Etats devront aussi imaginer comment assurer la surveillance des sites de stockage plusieurs siècles durant.Une question qui n’est pas sans rappeler celle (non encore résolue) de la surveillance des sites de stockage des déchets nucléaires à haute activité et à vie longue. Et si la prochaine équipe gouvernementale ne trouve pas de réponse à ces épineuses questions, la Commission européenne pourrait avoir le dernier mot. Certains annoncent un projet de directive sur le sujet avant 2008. Très franc, le débat ouvert par le colloque du Havre a plus inquiété les fameuses «parties prenantes» qu’il ne les a rassurées. «Vous nous annoncez des centrales au Havre pour 2011 sans pouvoir nous dire avec certitude quand seront opérationnelles les techniques de capture et de séquestration», se récrie la conseillère régionale de Basse-Normandie, Claudine Lelievre. Une remarque qui ne fut contredite par aucun des experts présents à la tribune.
Actualité du mythe de Prométhée.
« Le feu ne peut être volé à Zeus ( l’intellect ne peut se révolter contre l’esprit), sans que l’imagination perverse apparaisse selon les lois inhérentes à la nature humaine. Si le feu est séparé de la lumière, si l’intellect n’est pas guidé par l’esprit clairvoyant, il perd sa lucidité prévoyante, il s’aveugle et devient imaginatif. L’intellect, ne s’occupant que des seuls biens matériels, est très à même de découvrir les moyens de satisfaction les plus adaptés aux buts accidentels ; mais le but essentiel, l’adaptation au sens directif et évolutif de la vie étant. manqué, l’effort, pour ingénieux qu’il soit, n’est plus qu’insensé : la prévoyance quant au moyens de réalisation astucieux n’est plus qu’aveuglement : vaine imagination. L’homme ne sait plus – il s’imagine seulement – ce qui pourrait être vraiment utile, et tout ce qu’il créera par sa prévoyance aveuglée se tournera finalement contre lui, s’avérera, dans un avenir plus ou moins proche, non plus utile, mais néfaste et dangereux ». (Paul Diel : Le Symbolisme dans la Mythologie Grecque.).
Depuis plus de deux siècles nous avons vécu le mythe de Prométhée. Homo faber a établi sa domination sur Homo sapiens, la technologie sur la sagesse, l’esprit de géométrie sur l’esprit de finesse. Eblouis par la puissance mise entre leurs mains, les hommes ont mis tous leurs espoirs dans le progrès matériel illimité. Hélas les rêves du XIX ème siècle ont engendré les cauchemars du XX ème. Nous nous sommes empressés d’appliquer les surprenants acquis technologiques à toutes les entreprises de destructions des vies humaines que nous avons pu imaginer. Au XXI ème siècle, il se révèle que c’est désormais la biosphère que nous menaçons de disparition par notre quête insatiable de richesse et de puissance. Rabelais écrivait il y a quatre siècle et demi : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». C’est ce qu’a hélas oublié la philosophie dite des « Lumières » en établissant la dictature de l’intellect.
Alors que la catastrophe finale, rançon de leur démesure s’avère certaine, les tenants du paradigme fatal, n’ont qu’un souci, celui de le perpétuer. Ne pouvant plus nier la menace de la catastrophe climatique, ils nous proposent de l’affronter avec le même type de solutions que celles qui ont conduit au désastre. Leur prétention d’être à même de résoudre le problème grâce à la séquestration du CO2 est une imposture qu’ils voudraient imposer en tablant sur l’incompétence notoire et sur la veulerie de certains milieux politiques. Il est urgent de mettre un terme au règne des apprentis sorciers et de ne plus prêter l’oreille à leurs promesses fallacieuses.
La sagesse nous dit : 1) le réchauffement de la planète est liée à l’excès de CO2 ; 2) cet excès de CO2 est le produit de la combustion du carbone fossile ; 3) nous devons donc réduire drastiquement ce mode de production d’énergie au lieu de chercher à le pérenniser par des artifices techniques dont les effets pervers ne sont que trop prévisibles.
Petit commentaire sur le 2eme projet présenté par la société Valorca
A la lecture du préambule vous aurez l’impression que le nouveau Moïse est arrivé pour vous dicter les tables de la loi sur « l’environnement » et le « charbon propre », ces deux expressions étant abondamment employées.
A moins que ce soit la méthode Coué ?
Autres extraits :
« Daniel Caille souhaite donner un caractère de renouveau à l’exploitation de la houille en France, en utilisant les meilleures technologies, en participant à l’indépendance énergétique de la France, en impliquant de façon préférentielle des leaders français et européens et créant ainsi un terrain D’EXPERIMENTATION, de validation et de référence mondiale dans le domaine technologique. »
« Valorca étaye sur l’ensemble de ces informations sa volonté de faire du gisement de Lucenay-Cossaye un site pilote.
Des programmes européens sont incitateurs par le FINANCEMENT D’AIDES DIRECTES ou de programmes de recherches. Nous demanderons que Lucenay-Cossaye soit retenu comme site pilote. »
Ainsi allons nous devenir demain les nouveaux « cobaye » pour L’EXPERIMENTATION de nouvelles technologies et ce avec des fonds européens ?
A la lecture de ce dossier, un cauchemar, on nous dit « exploitation souterraine » mais rien n’est défini, toutes les solutions sont décrites, le but étant d’obtenir la concession pour décider après de la technique. La plus rentable bien sur.
A la fin de ce document vous pouvez prendre connaissance de la « notice d’impact »
Ici plus d’expression » charbon propre » et « environnement » Il est clair que nous rejoindrons la longue liste des communes victimes «d’aléas minier », bel héritage pour les générations futures.
Pendant ce temps dans le journal du centre du 20 janvier 2007 vous avez pu lire
« PHOTOVOLTAÏQUE
Une énergie créatrice d’emploi
Le député PS et président du conseil général de l’Isère, André Vallini a évoqué, hier, à Grenoble la création à terme de 1400 emplois en Isère, dans le secteur de la mise au point et de la fabrication d’un nouveau type de panneaux photovoltaïques. »
N’est ce pas là un bel exemple, des fonds européens ne pourraient-il pas servir à créer un site pilote sur les énergies renouvelables ?
INFORMATION
Source : Journal de l’environnement
Séquestration du CO2: de lourds obstacles à franchir 29/03/2007
Mardi 28 mars, lors d’une conférence de presse parisienne, une initiative internationale regroupant pays développés et émergents a présenté ses derniers résultats sur le développement des technologies de stockage de CO2. Ses représentants américain et australien en ont profité pour convaincre de leur intérêt.
Analyser par Claire Avignon
A l’heure où Nicolas Hulot ne cesse de promouvoir une société «plus sobre» et plus économe en énergie, le ton du Forum international sur le stockage géologique de CO2 (acronyme anglais CSLF) paraît discordant. Selon John Hartwell, membre australien de cette initiative internationale et conseiller du gouvernement de John Howard, le problème n’est pas tant d’éviter les émissions de CO2 que «d’éviter leur rejet dans l’atmosphère.» Pas besoin, donc, de modifier les modes de production industriels. Il suffit de capter, transporter et stocker le CO2.
Principal argument avancé: les besoins en électricité vont encore augmenter dans les prochaines décennies, essentiellement dans les pays émergents. «Aujourd’hui encore, deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’électricité», rappelle Thomas D. Shope, représentant du DOE, équivalent américain du ministère chargé de l’industrie. Et il apparaît impossible à ses yeux de se passer des énergies fossiles -à commencer par le charbon.
En France, la solution du stockage de carbone est peu évoquée, la production d’électricité provenant essentiellement du nucléaire, même si les grandes entreprises comme Total et Air liquide s’y intéressent de près. A l’échelle mondiale, de nombreux projets de recherche sont actuellement en cours. Ils se situent dans des pays comme l’Australie, premier exportateur mondial de charbon, et les Etats-Unis, mais aussi la Chine et l’Inde. Le CSLF compte ainsi 21 pays membres (1) plus la Commission européenne, qui représentent 75% des émissions carboniques du monde.
Mais pour imposer cette technologie, reconnue comme l’une des solutions au problème du réchauffement climatique par le Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), d’importants obstacles doivent être franchis. Ils sont d’ordre technique -le stockage doit être sûr et ce à très long terme-, économique -le surcoût sur la production d’électricité évalué à environ 50% doit s’abaisser au moins jusqu’à 10%-, et social.
Et c’est peut-être là que le bât blesse. Il est déjà difficile de faire accepter la construction d’une centrale électrique à des riverains, en Europe, et aussi dans les autres régions du monde, mais l’acceptabilité pourrait être encore davantage compromise pour un stockage de CO2. Les spécialistes du CSLF se disent confiants quant à la sécurité de la technologie, refusant de comparer ce type de stockage à celui des déchets radioactifs. Néanmoins, l’accident du lac de Nyos (Cameroun) dont le dégazage brutal a causé, en 1986, plus de 1.700 morts a marqué les esprits.
Pour calmer ces craintes, les membres du CSLF évoquent l’importance de la réglementation. «L’Australie s’intéresse particulièrement à la création d’un cadre réglementaire qui est nécessaire pour instaurer la confiance dans cette technologie», indique ainsi John Hartwell.
Dernier point majeur: le transfert de technologie entre les pays développés et émergents. Le Forum s’est engagé à le favoriser, tout en reconnaissant que certains processus seront protégés par la propriété intellectuelle.
(1) Allemagne, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Australie, Brésil, Canada, Chine, Colombie, Corée, Danemark, Etats-Unis, France, Grèce, Inde, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, et Russie
INFORMATION : suite
Source : Journal de l’environnement
L’objectif de réduction de CO2 de l’UE
chiffré à 1,1 billion ?
29/03/2007 Analyserpar Enerpresse
1,1 billion (1) d’euros dépensés dans les 14 prochaines années pour atteindre l’objectif de l’Union européenne de diminuer les émissions de CO2 de 20% d’ici 2020. C’est le calcul établi par le bureau allemand du cabinet de consultants McKinsey et dévoilé dans l’édition de mardi 27 mars du quotidien Die Welt. Soit un coût moyen annuel de 60 à 80 milliards d’euros. Un effort qui, selon McKinsey, est possible d’un point de vue technique et économique, mais qui demandera un effort politique immense. Cependant, contrairement à ce que préconisent de nombreux pays (2), le cabinet ne parie pas sur le stockage du CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles, trop cher et complexe, mais sur les économies d’énergie, notamment dans le secteur du bâtiment.
(1) un billion correspond à mille milliards
(2) Voir l’article du JDLE intitulé «Séquestration du CO2: de lourds obstacles à franchir»
Deux citations:
Le monde moderne subit un grave déséquilibre par suite de l’action de l’homme qui tend non seulement à éradiquer la vie sauvage, mais aussi à détruire l’harmonie du cadre où il est appelé à vivre. Les ressources renouvelables sont compromises, fait particulièrement grave au moment où les populations humaines augmentent avec une vitesse croissante et où le besoins sont chaque jours plus importants. Certaines de nos activités semblent porter en elles mêmes les germes de la destruction de notre planète. (Bernhard, Prince des Pays-Bas. 1965.).
Nous nous sommes enrichis de l’utilisation prodigue de nos ressources naturelles et nous avons de justes raisons d’être fiers de notre progrès. Mais le temps est venu d’envisager sérieusement ce qui arrivera quand nos forêts ne seront plus, quand le charbon, le fer et le pétrole seront épuisés, quand le sol aura été appauvri et lessivé par les fleuves, polluants leurs eaux, dénudant les champs. (Théodore Roosevelt. 1908.).
Nous aussi, dans l’Aveyron, à Bertholène (village de 1000 habitants), nous sommes menacés par un projet Anglo/Ecossais d’exploitation d’une mine de charbon à ciel ouvert.
Ce projet nous paraît d’autant plus insensé qu’il n’est question que de 4.5 millions de tonnes à extraire sur 5 ans, soit les besoins en charbon pour 3 mois d’une centrale electrique moderne.
L’intervention sur votre blog de Jean V.. vient fort à point, dans le sens où, nous cherchons des éléments pour construire un argumentaire sur les problèmes liés au ruissellement des eaux, problèmes qui seraient amplifiés par une exploitation à proximité immédiate d’une ancienne mine d’uranium.
Nous abonderons votre blog à mesure de l’avancement de nos connaissances.
Pour l’heure nous avons trouvé sur le site de l’Agence de l’eau que certaines zones étaient classées à risques, dont notre village et quelques voisins. Vous pourriez chercher par là également..
Enfin, où en sommes nous aujourd’hui ? pour le moment notre résistance est exclusivement juridique, de recours en recours aux tribunaux administratifs les sondages n’ont pas encore commencé,
Nous remercions d’avoir cité notre site dans vos pages et vous souhaitons que cette folie contre l’environnement ne démarre pas chez vous.
Bon courage, nous resterons au contact..
La Commune de Bertholène. http://bertholène.aveyron.perso.cegetel.net/
La mine, la centrale et L’EMPLOI
Vaste sujet qui a donné naissance au slogan « pour l’exploitation propre du charbon !!! »
L’aboutissement du projet serait-il l’arrivée du messie au « vert pays des eaux vives » ???
Ce débat m’a poussé à quelques recherches sur ce thème.
J’ai ainsi découvert une déclaration de Gérard Larcher, ministre délégué à l’emploi.
« Les travailleurs roumains et bulgares pourront rentrer dans 62 métiers qui ne trouvent pas aujourd’hui de réponse en termes d’offres d’emploi. »
« Ces métiers, qui représentaient près de 700000 offres d’emploi en 2005 dont un tiers en moyenne ne pouvait être pourvu faute de demande, relèvent de sept secteurs économiques :
Ø le bâtiment et les travaux publics,
Ø l’hotellerie-restauration-alimentation,
Ø l’agriculture,
Ø la mécanique,
Ø les industries de process,
Ø le commerce et la vente,
Ø la propreté. »
Il est vrai que dans cette liste ne figurent pas les métiers de :
MINEUR, INGENIEUR et TECHNICIEN de centrale thermique
Emplois, qui seront sans doute réservés aux seuls français chômeurs de la région qui n’en doutons pas se précipiteront pour effectuer les formations proposées par la chambre de commerce de Nevers.
Voir article journal du centre sur le site internet :
« les formations prêtes dés 2008 »
…« on ne peut pas passer à côté de 1000 emplois ».
Juste à coté de chez nous, dans le département de l’Allier, nous pouvons également lire dans le journal la Montagne du 30/12/2006 :
« BÂTIMENT. La fédération départementale s’inquiète du manque de main-d’ouvre qui guette la profession, 1000 emplois non pourvus fin 2006 »
Y aurait t’il quelque retard dans les formations aux métiers du bâtiment ou souhaitons nous ne former que dans les filières qui n’intéressent qu’une certaine caste politique car cela fait bien ? Le métier de mineur serait t’il plus attractif et porteur d’avenir ?
Quand allons nous cesser d’être aveuglé par les déclarations et fausses promesses des politiques ? Et les promoteurs qui vont-ils employer ? Des personnes de notre région ayant suivi une formation,
ou suivre les analyses de Monsieur Gérard Larcher ?
Quels intérêts personnels et financiers se cachent derrière ces projets ?
Combien de temps les habitants et riverains du site vont t’il souffrir de l’attente de réponse et devoir subir les pressions de ceux qui nous « gouvernent » ?
N’y a t’il pas préjudice moral et abus de position dominante?
Extrait d’un texte de Kurt Kobb: (Le meilleur de Kurt Kobb transition énergétique sur GOOGLE.). Etant données les incertitudes, les coûts et les alternatives à notre disposition- conservation, efficience, éolien, solaire- est-ce que cela a un sens de construire une infrastructure énormément coûteuse qui sera essentiellement un subside géant pour l’industrie du charbon ? Peut-on même être certain qu’un taux de croissance exponentiel de la production de charbon est viable ? En d’autres termes, est-ce qu’on amènerait pas un pic de la production de charbon, peut-être vers le milieu de ce siècle pour ensuite faire face aux mêmes problèmes d’une transition vers une économie sans énergies fossiles ? Pour finir, étant donné qu’on ne peut pas garantir la réussite d’ une séquestration sur le long terme, serait-il moral d’entrainer les générations futures sur un chemin aussi risqué ?
Quand on pense à cela jusqu’au bout, il y a une méthode de séquestration du carbone qui dépasse de la tête et des épaules toutes les autres. Laisser le charbon dans le sous-sol autant qu’on le peut et se mettre au projet de la création d’une véritable société durable.
INFORMATION
Guy Chambefort, conseiller général, maire d’Yzeure
Candidats socialistes aux législatives, première circonscription de l’Allier.
Suite à la réunion avec les élus nivernais concernant Lucenay : Guy Chambefort et Marie José Chassin s’expriment
La nouvelle de l’ouverture possible d’une mine de charbon dans le sud nivernais a suscité
immédiatement des réactions très vives et très contrastées. La proximité du site
d’exploitation, situé en limite des départements de la Nièvre et de l’Allier exige des élus locaux
et départementaux une attitude très responsable et très attentive au regard des potentialités économiques, mais aussi des conséquences environnementales incontournables.
Consultations, rencontres, réunions ont permis à Guy Chambefort, à Marie José Chassin et à
d’autres collègues élus, d’avancer sur le sujet tout en dépassant les discours enflammés et
partiaux.
Il est indéniable que la région possède effectivement une richesse potentielle d’une très
grande valeur.
Richesse utilisable, soit par combustion pour obtenir de l’électricité, soit par carbochimie, pour produire des matières premières indispensables à notre quotidien, comme les plastiques, les médicaments, les carburants.
L’intérêt soudain porté à ces énormes gisements étonne.
Le premier projet, extrayant le charbon dans une mine à ciel ouvert, propose de le brûler sur place dans une centrale thermique. C’est une formule reconnue comme étant la plus polluante en terme de production de CO2, gaz responsable principal du phénomène de réchauffement de l’atmosphère et qu’on est incapable de capter aujourd’hui et même dans un avenir proche. De plus, les rendements obtenus actuellement dans les centrales thermiques ne dépassent pas, selon les estimations les plus optimistes, le taux de 50%.
Le second projet utiliserait un procédé d’extraction souterraine, puis transporterait le charbon
vers une centrale thermique, en France ou à l’étranger, ce qui signifie des transports par
routes, et à la fin, la même production de CO2. Mais pas sous les mêmes cieux et sans les
retombées économiques sur la région.
Dans les deux cas, les atteintes aux milieux naturels seront considérables, au-delà des destructions des paysages, notamment sur les ressources en eau des rivières voisines, de la Loire toute proche et des nappes qui seront irrémédiablement détruites. L’étonnement est d’autant plus grand quand on constate que d’autres pays, notamment en Europe, investissent massivement dans des techniques nouvelles de production d’électricité, respectueuses de l’environnement pour aujourd’hui et pour l’avenir, ainsi que dans les recherches d’économies de ces mêmes énergies.
Il est en outre établi que nous épuisons sans aucune retenue les provisions de pétrole de la planète.
Serions-nous aussi prêts à dilapider ces réserves de matières premières qui permettront aux
générations futures de pouvoir vivre sur une terre dont certaines ressources ne sont pas
substituables ?
Sachant que notre production électrique couvre actuellement les besoins, et qu’on fait
insuffisamment appel à des énergies propres, sachant aussi que l’on est loin d’avoir épuisé toutes les possibilités de moins consommer, laisser se développer de tels projets dans les années qui viennent ouvrirait la porte à un gaspillage irrémédiable et irresponsable. Mais cette richesse existe, et quand on vit dans notre région, où l’absence de perspectives d’emplois et d’activités entraîne le départ des habitants, en particulier des jeunes, elle ne peut laisser indifférent. La responsabilité des élus est là aussi. Peut-on priver nos territoires de la possibilité de profiter de ces « mines d’or noir » présentes sous nos pieds? Guy Chambefort et Marie José Chassin, maire de La Chapelle aux Chasses, commune limitrophe de celle de Lucenay, veulent faire de ce capital pour les générations futures, une chance pour le présent.
S’appuyant sur toutes les potentialités existantes dont le bois, ne pourrait-on pas dès maintenant construire un pôle d’études et de développement dans le domaine des énergies renouvelables et des nouveaux matériaux respectueux de l’équilibre environnemental ? De même, en France, les carences énormes dans le secteur de la production des matériels nécessaires à ces nouvelles technologies que sont le solaire, la géothermie ou l’éolien, pourraient constituer des demandes industrielles que nous n’avons pas été capables de développer, par soumission aux intérêts des puissants lobbys nucléaires et pétroliers.
Enfin, après la disparition de « Charbonnages de France » et du savoir-faire autour du charbon,
l’opportunité pourrait être de rapidement mettre en place des structures de recherches de nouvelles techniques d’extraction et de transformation de la houille et de la formation dans les nouveaux métiers induits par ces technologies de demain. Envisager ainsi un développement réaliste et maîtrisé du territoire ouvrirait des perspectives à très long terme en matière de créations d’infrastructures, alors que l’exploitation brutale et avide de profits immédiats, ne déboucherait que sur des promesses dont la pérennité dépendra avant tout du cours des matières premières et de l’électricité. En outre, les emplois ainsi directement créés, appelés à rester sur place, susciteront bien évidemment d’autres emplois indirects, non délocalisables eux non plus, dans l’artisanat, les services et le commerce. Ils redonneront vie à toutes une série d’activités aujourd’hui disparues.
Dans ce cadre, la première approche du Conseil général de la Nièvre a été ainsi de créer un « Observatoire économique et environnemental du projet minier » chargé de réunir toutes les informations nécessaires sur les conséquences économiques et environnementales de ce projet, pour se donner les moyens de bénéficier d’une analyse et d’un soutien technique adaptés.
Plus largement, une nouvelle majorité parlementaire de gauche, dans laquelle Guy
Chambefort prendra toute sa place, s’appuyant sur des Régions réellement maîtresses du
développement économique et des Départements proches des réalités locales devra s’engager
dans la mise en oeuvre d’une démarche, innovatrice mais aussi responsable du présent comme
de l’avenir. C’est aussi la question de la gestion publique de l’énergie et des ressources vitales
comme l’eau qui se trouve très clairement posée et devra être résolue, au profit des citoyens
et non du capital.
C’est le choix que font Guy Chambefort et Marie José Chassin de privilégier une approche
soucieuse de préserver une qualité de vie, alliée à la volonté d’apporter des solutions aux problèmes des territoires dont ils sont les élus. Des solutions économiques durables s’appuyant sur les richesses existantes.
Mars 2007 -Roland Fleury, directeur de campagne et conseiller général de Dompierre/Besbre
Voici une adresse pour sourire un peu …
fautrigoler.free.fr/html/accident_mine.html – 4k
Sauf qu’en Sibérie, on n’a pas le coeur à rigoler :
108 personnes tuées par un coup de grisou, le mois dernier, le directeur de la mine, lui, était en vacances, c’est le seul qui en a réchappé, » la quasi-totalité de la direction est morte dans l’accident » a indiqué le gouverneur de la région, précisant que 20 hauts responsables , se trouvaient au fond de la mine et sont morts…
La cause serait un éboulement de charbon, provoquant un effondrement de galerie, une concentration de méthane à certains endroits, prêt à exploser…
La population, malheureusement, n’a plus que ses yeux pour pleurer, et ne peut que critiquer le laxisme concernant la sécurité et l’appat du gain des sociétés minières.
Les articles complets concernant ce drame étaient publiés dans le cadre des actualités mondiales sur le portail Orange. Eloquent…
Alors que ces messieurs qui pensent savoir ce qui est bon pour nous, en prennent de la graine, personne n’est immortel, et les accidents n’arrivent pas qu’aux autres, même un site pilote n’est pas infaillible, et ce n’est pas ce genre d’environnement ni de travail que nous souhaitons pour nos enfants !
(RELIRE)
Ce commentaire fait référence au projet SEREN, la plupart des analyses s’appliquent également au projet VALORCA.
Le climatologue Marcel Leroux dénonce la thèse du réchauffement climatique ???
Faut-il rappeler que le protocole de Kyoto a été ratifié par 128 pays ?
Une grande majorité de scientifiques dans le monde est d’accord sur l’effet de serre et du réchauffement de la planète qui en est la conséquence directe.
ALORS, POURQUOI NIER L’ÉVIDENCE ?
A la réunion de Dornes organisée par le parti communiste (pour une exploitation propre du charbon) Mr.A. Tristan Mocilnikar, ingénieur des mines, a bien confirmé le phénomène et confirme que la faisabilité du projet reste lier au captage et stockage du CO2, technologie encore au stade expérimental et dont le GIEC indique que d’importants obstacles doivent être franchis.
Des sites pilotes testent actuellement le procédé de stockage géologique du CO2.
« La question essentielle est de savoir si les réservoirs de stockage vont rester bien étanche, durant un millier d’années au moins, vis-à-vis des couches géologiques qui les encadre. Le problème majeur, c’est celui du couvercle, pas du réservoir. » (source Géo-ingénierie)
Selon la même source, une expérience d’injection de CO2 dans le sous-sol, menée sur le site de Frio dans le golf du Texas en octobre 2004 a révélé une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l’étanchéité du stockage.
Dans le rapport spécial du GIEC « Piégeage et stockage du dioxyde de carbone » (59 pages) nous pouvons lire :
« Il existe deux types distincts de scénarios de fuite :
Ø 1) la fuite soudaine par défaillance du puits d’injection ou par remontée dans un puits abandonné.
Ø 2) La fuite progressive en raison d’une faille, d’une fracture ou d’un puits non détecté. »
« Les conséquences d’une concentration élevée de CO2 dans le sous-sol peu profond, peuvent avoir des effets mortels pour les plantes et les animaux du sous-sol mais aussi la contamination des eaux souterraines.
Des flux importants, associés à des conditions atmosphériques stables, peuvent entraîner des concentrations locales élevées de CO2 dans l’atmosphère pouvant nuire à toutes formes de vie sur la terre (hommes et animaux).
L’élévation de la pression locale et interne, consécutive à l’injection de CO2 pourrait provoquer de petits phénomènes sismiques. »
RASSURANT NON ?
Que devient l’article 5 de la Charte de l’environnement (APPLICATION DU PRINCIPE DE PRECAUTION) ?
Pouvons nous spéculer sur l’avenir en réalisant ce stockage sans avoir l’absolu certitude sur le résultat à long terme ?
Avons-nous le droit de jouer aux apprentis sorciers et d’hypothéquer la sécurité du monde de demain?
Qu’allons nous laisser aux générations futures ?
Reste l’évidente question du coût et surtout de l’acceptation par la population ?
PETITE PRECISION
Mr.A. Tristan Mocilnikar est président d’energie-intelligence.
Vous pourrez lire sur son site Internet ce qu’il écrit et que vous n’avez pas entendu à Dornes :
« Dans le domaine de l’énergie, les résultats sont spectaculaires : de 2001 à 2005, le solaire photovoltaïque a cru de 185%, la géothermie tranformée en électricité de 375%, la valorisation des déchets urbains de 36,4%. L’éolien est passé de 90MW en 2001 à 1300MW actuellement.. »
Il parle également du pacte écologique de Nicolas Hulot.
Ségolène Royale, Nicolas Sarkozy, François Bayrou ont signer ce pacte .
Même Marie Georges Buffet l’a signé et elle écrit dans sa lettre à Nicolas Hulot :
« .face à la privatisation de bien communs de l’humanité (eau, énergie, transports, logement..), Je préconise des services publics du local au global concourant à la définition et à la mise en ouvre d’une politique efficace en faveur de la lutte contre les gaz à effet de serre, la défense de la biodiversité et la promotion d’une qualité de vie à la ville comme à la campagne. »
Elle écrit également sur son site « AGIR POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ET SOLIDAIRE.
« De même il faut s’engager résolument en faveur d’une mixité énergétique préparant la société post-pétrolière sur la base d’énergie non productrice de gaz à effet de serre : les énergies renouvelables mais également l’énergie nucléaire à propos de laquelle il faut ouvrir un débat citoyen transparent afin d’avancer grace à la recherche vers un nucléaire propre, sécurisé, durable et surtout 100% public »
Pendant que dans la Nièvre nos responsables politiques et de la société civile s’agitent autour du charbon nous apprenons :
Ø Que le groupe Suisse ATEL va construire à Bayet a coté de la ligne THT une centrale thermique au gaz de 500MW
Ø Qu’il est question d’après le journal Bourgogne Magazine (édition novembre 2006) que la centrale de Montceau les Mines passe du charbon au gaz ?
Pour mémoire, pour 1 tonne équivalent pétrole :
Charbon=1,2 tonnes CO2 émis
Pétrole=0,8 tonnes CO2 émis
Gaz=0,6 tonnes CO2 émis
En dehors de l’évidente pollution de l’air engendrée par un tel projet il serait bon de s’intéresser également :
DES CONSEQUENCES et PROBLEMES SUR L’EAU
Ø Deux rivières l’Ozon et l’Acolin vont être détournées de leur cours naturel.
Ø Les milieux naturels de ces rivières vont être modifiées d’une façon irrémédiable
Ø La Loire située à environ 6 km à vol d’oiseau du site pourrait subir des désordres dans son débit et son environnement naturel.
Ø Dans le rapport de la SEREN il n’est pas fait mention de l’Abron qui se trouvant à proximité de la verse sera également concernée.
En Allemagne de l’Ouest ou de telles exploitations de mines à ciel ouvert existent, entre Cologne, Aix la Chapelle et Münchengladbach, on vide par des puits les nappes phréatiques périphériques et situées à un niveau supérieur des zones d’extraction du charbon, conséquences assèchement des sols et sous-sol sur plusieurs kilomètres avec toutes les nuisances en résultant :
Ø Disparition des prairies et cultures avoisinantes
Ø Modification irréversible de l’équilibre écologique
Ø Dégradation de la qualité des eaux retournant dans le milieu naturel par augmentation des sédiments charriés et la modification du chimisme
DES EFFETS SUR LES SOLS
La SEREN dans sa notice indique que les terrains sont dans leurs parties supérieures constitués de couches d’argiles silteuses et de marnes (voir rapport BRGM) pouvant atteindre plus de 100m d’épaisseur.
Par leur structure particulière, ces minéraux argileux présentent de très fortes amplitudes de gonflement lorsque leur teneur en eau augmente et inversement se rétractent par assèchement.
Ces modifications dans la nature des sols auront des répercussions graves sur les fondations des maisons des communes de Lucenay les Aix et de Cossaye, avec des effets identiques et mêmes voire amplifiés tels que nous pouvons les constater lors de périodes de sécheresse avec apparitions de fissures, lézardes, effondrement, jusqu’à rendre certaines maisons inhabitables.
A cela s’ajouteront les tirs de mines (tous les deux jours) et dont les vibrations ne pourront qu’amplifier le phénomène, ceci étant fait courant et visible dans les zones minières, les exemples ne manquant pas. (Voir les sites GEODERIS DRIRE : cartes d’aléa minier portant sur 166 communes) et (direction régionale de l’industrie et de l’environnement : plan de prévention des risques miniers)
Voir également « la maîtrise des séquelles techniques à long terme des exploitations minières » par Dominique Petit (57 pages)
ECONOMIE
Après la lecture de ces documents il est bon de rappeler que l’entreprise publique Charbonnages de France chargée de liquider les houillères sera dissoute le 31 décembre 2007, laissant une dette à la charge de l’état de près de 4,5 milliards d’euros (c’est à dire à nous contribuables)
L’Allemagne citée comme exemple par les promoteurs du projet pour l’exploitation de son charbon a prévu d’annuler progressivement les subventions qui s’élèvent aujourd’hui à 2,6 milliards d’euros par an, puis d’arrêter complètement la production de houille au plus tard en 2018.
Combien auront à payer nos enfants si nous permettons ce retour en arrière ?
EMPLOIS
Concernant les emplois, un nombre bien plus grand pourrait être créés dans les énergies renouvelables et le plan isolation des bâtiments et techniques nouvelles de construction.
v Pour exemple l’entreprise Energia à Saint-Eloi, spécialisée dans les énergies renouvelables : 35 personnes l’an dernier, 120 dés l’an prochain. (voir journal du centre du 15/12/2006)
v Concernant la filière éolienne selon le syndicat des énergies renouvelables (www.enr.fr), l’atteinte des objectifs que s’est fixée la France devrait permettre la création de plus de 30000 emplois
La puissance installée en France s’élevait, au 15 octobre 2006 à 1350 MW, au premier semestre 2007 le parc devrait atteindre 2000 MW alors que nos voisins européens comme l’Allemagne ou l’Espagne comptent respectivement 19000 MW et 11000 MW.
Selon les perspectives de croissance du parc éolien l’objectif de 10000 MW en 2010 est atteignable, (soit 10 fois la puissance du projet que l’on nous propose et ce sans émission de CO2 ni le casse tète pour son captage et son stockage)
REFLEXIONS
Avant de s’engager dans la création d’une centrale thermique fonctionnant au charbon nos Elus se doivent de méditer sur la déclaration de Georges Pompidou à Chicago en 1970 qui disait :
« L’emprise de l’homme est devenue telle qu’elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même.
Il est frappant de constater qu’au moment ou s’accumulent et se diffusent de plus en plus les biens dits de consommation, ce sont les biens élémentaires les plus nécessaire à la vie, comme l’air et l’eau, qui commencent à faire défaut.
La nature nous apparaît de moins en moins comme la puissance redoutable que l’homme du début de ce siècle s’acharnait encore à maîtriser, mais comme un cadre précieux et fragile qu’il importe de protéger pour que la terre demeure habitable à l’homme. »
CONCLUSION
L’absurdité et l’inutilité d’un tel projet, ne doivent pas servir de tremplin à une minorité qui pour partie ne vise à servir que ses intérêts financiers et pour l’autre à ménager et développer ses visions politiques surannées.
Alors nous tous qui sommes concernés directement ou indirectement par ce projet, ne baissons pas les bras, continuons à faire front et montrons à ceux qui veulent décider en nos lieux et places de notre avenir et de celui de nos enfants, que nous sommes là, déterminés à défendre nos valeurs, qu’ils doivent compter avec nous et tenir compte de nos aspirations.
INFORMATION
Mines
Dissolution de l’Agence de prévention et de surveillance des risques miniers
Le 1er avril 2007, l’Agence de prévention et de surveillance des risques miniers a été dissoute et mise en liquidation. Cette agence avait été créée par la loi n° 99-245 du 30 mars 1999 relative à la responsabilité en matière de dommages consécutifs à l’exploitation minière et à la prévention des risques miniers après la fin de l’exploitation. Cette dissolution a été prescrite par l’article 112 de la loi n° 2006-1666 du 21 décembre 2006, loi de finances pour 2007.
Pourquoi je suis contre.
De nos jours s’il est une chose à déconseiller, c’est de revenir sur les lieux qu’on a aimés. La déception est le plus souvent garantie. Il faut bien peu de temps à l’industrie, à l’urbanisme sauvage, à la pollution, aux infrastructures touristiques pour dévaster ou défigurer irrémédiablement un site.
Miraculeusement, notre campagne jouit encore de l’exorbitant privilège d’avoir échappé aux excès du remembrement, à la canalisation de ses rivières (un temps envisagée.), à l’agriculture intensive. Au bout de plus de cinquante ans vécus à Lucenay, je constate avec toujours la même joie que son charme est demeuré intact.
Et voici, qu’uniquement motivés par leur cupidité, des financiers, fidèles aux comportements de leurs pairs dont les agissements mènent notre planète à la catastrophe, menacent de tout massacrer.
INFORMATION
Aujourd’hui la Chine
ECONOMIE > ACTUALITÉS
Dans le pays minier chinois, la fortune du charbon ne sourit pas aux paysans
le 1/3/2007 à 7h25 par François Bougon
Les accidents dans les mines ne sont pas les seules catastrophes qui touchent le Shanxi. Si le charbon fait la fortune de cette région du nord de la Chine ( la première province houillère du pays) , il apporte aussi la misère à une partie de ses paysans, victimes du manque d’eau, des affaissements de terrains et d’un environnement qui se dégrade
A Xiaoqinghe (« la petite rivière bleue »), un bourg niché dans une colline, la mine a imposé sa présence à partir de 1993.
Sur le côté du portail, une grande mosaïque représente, tout sourire, trois des grands dirigeants de la Chine communiste, Mao Zedong, Deng Xiaoping et Jiang Zemin.
Sur le visage de Mao, des pièces sont tombées, laissant le Grand timonier à moitié défiguré.
« Il y a beaucoup de poussière ici, on est malade, on tousse », se plaint He Keyun, un villageois de 53 ans, dans la petite épicerie du village.
Les mineurs viennent d’ailleurs. « Dans la mine, il y a peu de gens du village », dit M. He.
Selon lui, les villageois n’ont jamais reçu l’argent que la mine aurait dû leur verser. Et le chef du village n’est guère là, la plupart du temps en ville, les habitants l’accusant d’ailleurs d’avoir reçu de l’argent du patron de cette mine gérée par le district (échelon au dessus du village).
Autour de He, d’autres habitants se retrouvent pour « exposer les problèmes des paysans », qu’il écrit au fur et à mesure sur une feuille de papier.
»Nos maisons sont inhabitables, notre terre est incultivable, les arbres que nous avions plantés sur la montagne ont commencé à mourir, il nous est même difficile de nous procurer de l’eau potable », peut-on lire sur la liste des doléances.
En raison de l’extraction intensive de charbon, qui a transformé le sous-sol de cette province du nord de la Chine en un gruyère, des villages entiers s’enfoncent et les maisons sont traversées par des lézardes. D’autres sont abandonnées, gagnées par les herbes folles.
A plus d’une heure de Xiaoqinghe, dans le village de Haojiazhai, les habitants se servent des poutres généralement utilisées au fond de la mine pour épauler leurs maisons. L’eau doit être apportée par camions citerne.
Ils reçoivent régulièrement des lettres des autorités pour évacuer les lieux et se rendre dans de nouvelles maisons, plus bas dans la vallée.
« On ne veut pas aller en bas, c’est encore plus dangereux, le sous-sol est aussi vide », lance cependant Hao Zhenfeng, une femme de 57 ans.
Selon les chiffres officiels, en 2004, les zones affectées s’étendaient sur 2.940 km2 et elles s’accroissent chaque année de 94 km2. Près d’un million de personnes, sur une population totale de 33 millions, sont concernées par les affaissements de terrain, la sécheresse et les autres catastrophes écologiques entraînées par l’exploitation minière.
Un plan de 6,8 milliards de yuans (870 millions de dollars) a été engagé en 2005 pour trois ans dans neuf zones de la province particulièrement touchées par les affaissements, le gouvernement central dégageant 40% des fonds, le reste étant apporté par les collectivités locales et les industriels.
Mais, comme l’a souligné un responsable local chargé de ce dossier cité par la presse chinoise, cela ne règlera pas les problèmes de manque d’eau et les autres atteintes à l’environnement.
« Les entreprises houillères devraient intégrer des fonds spéciaux dans leurs coûts de production pour indemniser les dégâts causés à l’environnement », a estimé ce cadre d’un des districts concernés, Jing Shan.
INFORMATION
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-893178@51-893253,0.html
Maudit charbon chinois
LE MONDE | 07.04.07 | 13h27 . Mis à jour le 07.04.07 | 13h27
La prévision fait froid dans le dos : avec une décennie d’avance sur le calendrier envisagé il y a quelques années, la Chine va devenir le plus gros émetteur de dioxyde de carbone (CO2). En 2009, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Dès cette année, selon des scientifiques américains. Le dragon asiatique ravira cette première place peu enviable aux Etats-Unis, et le charbon en sera le premier responsable avec, à lui seul, les trois quarts des émissions de CO2. La question énergétique chinoise est devenue un problème environnemental mondial avant même que la consommation énergétique du pays ne double, d’ici à 2020.
L’utilisation de la houille dans les prochaines décennies est pour la Chine un enjeu aussi stratégique qu’économique. Sa croissance, de l’ordre de 10 % par an, absorbe toujours plus d’énergie. Importateur net de pétrole depuis 1993, le pays veut réduire sa dépendance à ses fournisseurs du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique. Le nucléaire et les énergies renouvelables, en plein boom, resteront néanmoins marginaux dans la production d’électricité. Que reste-t-il, sinon le gaz et surtout le charbon ? Avec 118 milliards de tonnes (13 % des réserves mondiales), le pays a pour un demi-siècle de réserves au rythme actuel d’extraction d’environ 2 milliards de tonnes par an, selon les prévisions du groupe pétrolier BP.
Actuellement, les mines sont souvent vétustes et certaines même illégales. Elles paient chaque jour leur tribut en vies humaines (officiellement 6 000 morts en 2006). Le pays est encore parsemé de centrales de faible et moyenne puissances (25 à 660 MW), très polluantes et peu efficaces, où domine la vieille technique de la pulvérisation du charbon. Pékin a bien planifié leur disparition à l’horizon de la prochaine décennie, mais les autorités locales en construisent souvent de nouvelles, qui permettent de répondre à des besoins urgents en électricité et rapportent très gros à leurs exploitants.
La menace environnementale a cependant incité Pékin à lancer des projets innovants, notamment en partenariat avec l’Union européenne. L’ex-empire du Milieu va-t-il réussir à devenir, avec les Etats-Unis, le laboratoire du charbon propre dans le monde ?
Une grande partie de la réponse réside dans les procédés de gazéification et de liquéfaction du charbon, qui permettent de capter plus facilement le CO2 et d’éviter ainsi son rejet dans l’atmosphère. L’approche n’est pas nouvelle : mis au point dans les années 1920, ces procédés allemands (Bosch-Bergius, Fischer-Tropsch) ont permis à Hitler de se passer de pétrole pour alimenter sa machine de guerre.
En Chine, leur application concerne tout d’abord l’automobile, le pays rêvant de faire rouler une partie de ses voitures… au charbon. Dès le début de la prochaine décennie, les autorités de Pékin ont programmé la production à grande échelle de ce type de carburant. Le pays n’a encore que 25 voitures pour 1 000 habitants (contre 800 aux Etats-Unis), mais l’AIE estime que leur nombre va exploser et que la demande de carburant progressera de plus de 4,6 % par an au cours des deux prochaines décennies.
Pour alimenter cette demande future, les plus grands complexes industriels jamais réalisés depuis la seconde guerre mondiale sortent de terre dans le nord de la Chine, des régions très riches en charbon. Le pays prend ainsi une avance sur les Etats-Unis, indique Peter Fairley, spécialiste de l’énergie, dans un récent article de Technology Review, revue du Massachussets Institute of Technology.
La province du Shaanxi et la Mongolie-Intérieure abritent les mines et les usines géantes de Shenhua Group. Sur 31 000 km2, la première entreprise charbonnière chinoise extrait et transforme directement le charbon en liquide grâce au procédé Bergius. La numéro deux chinoise, Yankuang, a des projets dans la même région avec le procédé Fischer-Tropsch. Le marché potentiel séduit de grands groupes étrangers : des projets avec l’anglo-néerlandais Shell et le sud- africain Sasol sont à l’étude dans le nord de la Chine.
Groupe majoritairement public, Shenhua prend de gros risques financiers en développant des projets technologiquement aussi complexes. A partir de quand cela sera-t-il rentable ? Avec un baril à 30 dollars, répondent les autorités. A 45 dollars, corrigent des experts occidentaux plus prudents. De toute façon, assurent certains observateurs, le gouvernement soutiendra ces programmes jusqu’à la production du premier baril au nom de la sécurité énergétique du pays. Rentables ou non. Autre obstacle au développement de la liquéfaction du charbon : l’eau. Dans ces contrées aux mines géantes, c’est la pénurie d’ »or bleu » qui risque de compromettre la production à grande échelle, assurent certains experts chinois.
Après l’alimentation du parc automobile, celle des centrales électriques est le second débouché de ces carburants de synthèse. Pour l’instant, les initiatives dans ce domaine sont moins avancées, notamment en raison du manque d’incitations économiques et politiques des autorités chinoises pour pousser les compagnies productrices d’électricité à renoncer au charbon sale et à se tourner vers des techniques plus respectueuses de l’environnement.
Pour autant, des projets prometteurs sont sur les rails. A l’instar de FutureGen, lancé par le ministère américain de l’énergie (2003), et de l’HypoGen européen (2004), les Chinois élaborent leur propre programme expérimental, baptisé GreenGen : il en sortira, au milieu de la prochaine décennie, un prototype de centrale de grande taille capable de produire sans polluer de l’électricité et de l’hydrogène à partir du charbon, tout en captant et en séquestrant le CO2 et les autres gaz à effet de serre produits au cours du processus.
Ce programme prévoit de développer le procédé IGCC (cycle combiné à gazéification intégrée), une technologie pour l’instant non mature et encore très chère. Cette approche prévoit, en bout de chaîne, le captage et la séquestration du CO2 sous terre. La Chine possède, dans ce domaine, un vaste terrain d’expérimentation, puisque les géologues estiment que les aquifères et les réservoirs naturels vidés de leur pétrole pourraient emprisonner pas moins de 1 000 milliards de tonnes de CO2, selon M. Fairley. De nombreux groupes, notamment français (Institut français du pétrole, Alstom…), y travaillent en collaboration avec la Chine.
Les exigences environnementales ont transformé la filière charbon, naguère fruste, en une succession de procédés (gazéification et liquéfaction, production combinée d’électricité et hydrogène, captage et séquestration du C02) aussi complexes que ceux du pétrole ou du nucléaire. Mais cette phase de transition technologique, vitale pour la Chine et le monde, prendra de longues années. La planète peut-elle attendre jusqu’en 2020 ?
A quoi rêvent nos rapaces.
Vous qui par cette splendide journée de printemps prenez la route de Cossaye et contemplez le site promis à la mine, vous ne pouvez qu’être à la fois émerveillés par tant de beauté et consternés par la menace qui pèse sur lui.
S’ils pouvaient voir ce que nous contemplons, ces beaux messieurs de Seren et Valorca ne pourraient que renoncer à leurs projets destructeurs. Hélas, plongés dans leurs rêves de lucre et de puissance, ils ne savent voir là que quelques hectares de cambrousse à dégager pour accéder au noir pactole, source de juteux dividendes et de stock-options. Peu leur importent nos prairies, nos rivières. Elles ne pèsent rien en regard des résidences secondaires luxueuses, des voyages en jets privés, des séjours dits « paradisiaques » dans les délirantes structures touristiques de Dubaï que leur promettent leurs sinistres entreprises.
Texte mis ce jour sur le blog de notre député Chistian PAUL.
Enfin le témoignage d’un ingénieur des mines ayant participé chez Sofrémines (fin 2003) à l’étude de pré-faisabilité du gisement de charbon de Lucenay les Aix.
Ne pensez-vous pas Monsieur le Député que pour éviter tout soupçon il serait bon de partager les informations contenues dans le rapport SOFREMINES en rendant public l’original dans son intégralité.
vendredi 10 mars 2006
interview d’un mineur passionné (publié par Pierre Miquet)
Vous pouvez retrouver le texte complet sur le site :
http://emmanuel-et-nelly.over-blog.com/article-2104694-6.html – anchorComment
EXTRAIT :
« .Je vous propose l’interview d’un ami qui est un passionné de son métier: ingénieur du fond. Il s’agit de Jean François que certains lecteurs connaissent déjà.
Jean François,
.retour en région parisienne: Ingénierie minière chez Sofremines, avec 4 années de découvertes de la diversité de ce métier sur différents projets miniers.
Y a t’il encore du charbon en France ?
Oui. Même beaucoup.
L’objet de ma dernière mission chez Sofrémines (fin 2003) était une pré-faisabilité du gisement de charbon de Lucenay les Aix, dans la Nièvre: 300 millions de tonnes de ressources géologiques, d’un charbon d’excellente qualité calorifique. Des veines jusque 80 mètres, je suis allé vérifier les carottes qui existent encore. Trop profond pour du Ciel Ouvert (profondeur 250 à 400 m, il y aurait 13 fois plus de déblai que de charbon). Gisement trop morcelé par des failles verticales pour des tailles de havage intégral. Charbon trop flambant (dangereux) pour du havage intégral avec soutirage dans l’arrière taille, tel que Charbonnages de France l’avait développé à Blanzy (au passage, cette méthode est reprise dans certaines mines chinoises avec de l’assistance technique australienne …). Par contre, on peut piller ce gisement (et en récupérer au moins 5 à 10 % soit 15 à 30 millions de tonnes de réserves minières prouvées): en utilisant une méthode de chambres et piliers abandonnés, sans remblayage. La résistance mécanique du terrain le permet.. »
Commentaire :
Le mot « piller » porte ici tout son sens !
Bruxelles prévoit la mise en chantier de 12 sites expérimentaux de captation-séquestration en Europe. Décidément le procédé a le vent en poupe. Pour les tenants de l’hyperconsommation qui nous conduit au désastre, ses avantages sont évidents : elle va permettre de continuer à consommer allégrement des combustibles fossiles, en particulier du charbon sans avoir recours aux économies d’énergie et elle va drainer des capitaux sous forme de crédits de recherche et d’investissement. Par ici la bonne soupe ! A votre bon cour, Messieurs, Dames, vous n’allez tout de même pas vous dérober à votre devoir de sauver la planète. Et si l’expérience échoue.soyez rassurés, on applique le principe de précaution : de bons parachutes en or.
Guy Chambefort , maire d’Yzeure(03), conseiller général,
Candidat socialiste aux élections législatives : première circonscription de l’Allier
Sur journal La Montagne du 03/04/2007, vous pouvez lire :
Guy Chambefort (PS) contre la mine
Guy Chambefort vient de prendre position contre le projet de mine de Lucenay les Aix (Nièvre), exprimant en ce sens une orientation différente de celle d’une majorité d’élus socialistes de la Nièvre. Tout en demeurant prudent, le maire et conseiller général PS d’Yzeure note « notre production naturelle électrique couvre actuellement les besoins. on fait insuffisamment appel à des énergies propres. On est loin d’avoir épuisé toutes les possibilités de consommer. Donc laisser se développer de tels projets dans les années qui viennent, ouvrirait la porte à un gaspillage irrémédiable et irresponsable. ! ».
L’information n’étant pas paru dans le journal local, je crois qu’il est intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de votre blog la réunion du 12 mars 2007 ou Guy Chambefort accompagné de Marie José Chassin (maire de La Chapelle aux Chasses) et du directeur de la campagne Roland Fleury (conseiller général de Dompierre sur Besbre) ont rencontré comme il était prévu, leurs collègues socialistes de la Nièvre, en particulier le Président Marcel Charmant, pour évoquer quelques thèmes important dont celui de la mine de Lucenay-les-Aix.
Suite à cette réunion Guy Chambefort et Marie José Chassin ont mis en ligne sur leur blog un compte rendu très complet de cette séance de travail, voir site :
http://guy-chambefort.typepad.fr/weblog/files/texte_mine.pdf
Signons et faîsons signer notre nouvelle pétition sur le site ADSN58.FR
Offrons à ceux qui n’ont pas encore internet de prendre en charge leur message
Les réflexions suivantes sont adressées par Henrri mathonat (ingénieur INPG) et Josette son épouse :
« 1) S’il s’agit d’un modèle expérimental Mine-Centrale, il doit être installé chez un client potentiel riche de charbon et pauvre d’électricité : la Chine, par exemple démarre une centrale par semaine.
2) La France produit une électricité à 85 % nucléaire, donc pas chère, indispensable au maintien de ses dernières industries et en exporte 15 %.
Sa carbochimie du futur aura besoin de nos réserves qu’il serait inepte de dilapider pour polluer, produire du courant cher, et engraisser de requins.
3) « Faire bouillir de l’eau sur un feu de charbon est la pire façon de produire de l’électricité disait le Pr Louis Neel futur prix Nobel de physique. De tous les combustibles (pétrole, gaz) le charbon est de loin le plus gros producteur de CO2.
4) En ces temps de chômage il est indécent d’utiliser le chantage des mille emplois pendant cinq ans. Le 26 octobre 2006 à Lucenay, Mr Besson directeur général de la SEREN a reconnu que pour la région ce ne serait que « entre 30 et 40 emplois ». Journalistes et « politiques » n’ont pas entendu.
5) La combustion de 2000.000 de tonnes de charbon par an produirait près de 4000.000 de tonnes de CO2 dans l’atmosphère pour accélérer le dérèglement du climat et l’acidification des océans ? Captés puis liquéfiés il faudrait 250.000 camions, un toutes le 25 secondes pou l’évacuer… Où ??
6) Le carbone est un corps simple irremplaçable en chimie organique et pharmaceutique. Quand le monde arrivera au bout de son charbon,sacrifié inutilement, nos réserves seront vitales. Gardons les à l’abri de la rapacité des requins de la finance. Interdisons toute ouverture de mine en France.
INFORMATION
Source: Le Journal de l’Environnement
La France boucle son bilan énergétique 2006
16/04/2007
Devoir de réserve oblige de la part du gouvernement en cette période pré-électorale, c’est uniquement sur le site internet du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie que viennent d’être publiés le bilan et la facture énergétique de la France, sans conférence ni communiqué de presse.
Evaluer par Enerpresse
Toutefois, des données provisoires avaient été présentées début janvier par François Loos, le ministre délégué à l’industrie. Les chiffres définitifs pour l’année écoulée indiquent donc que la facture énergétique de 2006 a progressé de 18,5% pour atteindre 46,2 milliards d’euros (G?), notamment du fait du niveau élevé des prix de l’énergie. Ces 18,5% de hausse, s’ils marquent une moindre progression (+ 37,3% en 2005 et + 24,3% en 2004, en euros courants), n’entraînent pas moins un surcoût considérable: + 7,2 G? en 2006, après + 10,6 G? en 2005 (+ 5,6 G? en 2004). La facture payée en 2006 pour un approvisionnement énergétique d’origine étrangère est le double de celle de 2003. «Sans elle, le commerce extérieur de la France aurait été excédentaire de 15 milliards d’euros. Avec elle, il est déficitaire de 30 [milliards]», selon le document ministériel. Côté bilan, corrigée du climat, la consommation totale d’énergie primaire s’élève à 275,3 mégatonnes équivalent pétrole (Mtep), soit – 0,3% (après + 0,2%, en 2005), donc en net retrait par rapport au PIB. En données réelles, elle baisse de 1,0%, à 273,2 Mtep. La consommation d’énergie finale croît légèrement dans son ensemble (+ 0,6%). La consommation finale énergétique évolue de façon contrastée par énergie: quasi-stabilité à la fois pour le pétrole (- 0,1%) et le gaz (- 0,3%) mais + 4,1% pour le charbon (grâce à la bonne tenue de la sidérurgie), + 3,6% pour les énergies renouvelables thermiques et + 1,5% pour l’électricité.
Enfin, la consommation primaire totale d’énergies renouvelables est celle qui croît le plus rapidement: + 5%, à 17,2 Mtep. En particulier, les biocarburants ont crû de 63%, après +15% en 2005.
Le regain de l’hydraulique (+ 8%) grâce à une meilleure pluviosité qu’en 2005, allié à un fort développement de l’éolien, a permis une nette diminution de l’appel aux centrales thermiques classiques (- 9,3%).
En conséquence des évolutions ainsi décrites, les
émissions de CO2 dues à l’énergie ont baissé sensiblement, de 1,4%.
INFORMATION
Le Prix EnR 21 : un Concours National
la Technopole Cherbourg Normandie, avec ses partenaires, lance un Concours National : le Prix EnR 21. Ce Concours récompense les porteurs de projets liés aux énergies renouvelables pour les secteurs du bâtiment et de l’industrie,particulièrement gourmands en énergie.
La clôture des inscriptions a lieu le 23/04/2007 pour une remise des prix le 28 juin 2006.
Tout candidat qui le souhaitera recevra une aide à l’élaboration de son projet, en particulier dans les domaines suivants : développement de l’innovation, assistance scientifique et gestion des compétences, marketing et commercial, conseil en propriété industrielle, ingénierie financière et conseil en fiscalité.
Pourquoi EnR 21 ? A la fois pour faire référence aux Energies Renouvelables (EnR) et à l’Agenda 21, programme d’actions pour le 21ème siècle adopté par les pays signataires de la Déclaration de Rio de Janeiro (juin 1992) et qui a notamment pour objectif la protection de l’environnement.
Le concours est parrainé par André ANTOLINI, Président du Syndicat des Energies Renouvelables : « Le Prix EnR 21 répond à un besoin fondamental de notre tissu industriel en termes d’innovation et de création d’entreprise. Les Energies Renouvelables pour l’industrie et le bâtiment doivent être soutenues, encouragées et développées au niveau national. » Le Prix EnR 21 reçoit le soutien de la plupart des acteurs socio-économiques locaux et régionaux,à savoir :
LesFinanceurs :
Conseil Régional de Basse Normandie
Agence de développement Manche Expansion
Syndicat Mixte du Cotentin
Ville de Cherbourg-Octeville
ADEME Basse-Normandie
DRIRE de Basse-Normandie
EDF
Caisse des Dépôts et Consignations
Crédit Agricole Normandie
AREVA
Direction des Constructions Navales(DCN)
KPMG
POLLUTEC
Voir site:
http://www.cherbourg.maville.com/actu/re/actudet/actu_loc-378838_.html
Petite précision:
Le président de la Région Basse-Normandie est Philippe DURON
Premier secretaire fédéral de la fédération socialiste du Calvados depuis 2003.
Député(1997-2002-première circonscription du Calvados)
Au cours de son mandat parlementaire, Philippe DURON a été rapporteur de la Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire(LOADDT du 25 juin 1999, dite aussi loi Voynet) et président de la Délégation de l’Assemblée nationale à l’Aménagement et au développement durable du territoire(1999-2002)
La Commission européenne lance une consulation publique sur la capture et la séquestration du carbone. Ce gaz est considéré comme l’un des facteurs majeurs du réchauffement climatique. Sa gestion future est donc primordiale pour l’avenir de la planète. Principal gaz à effet de serre émis par la combustion des énergies fossiles, le CO2 est l’une des menaces les plus préoccupantes pour le climat.
Pour participer à la consultation (en français) et exprimer vos idées :
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=CCS&lang=fr
INFORMATION
Energies renouvelables:
vent d’optimisme pour les entreprises allemandes
BERLIN – Bénéficiant de l’engouement généralisé pour les énergies renouvelables, le fabricant d’éoliennes allemand Nordex a annoncé vendredi le plus gros contrat de son histoire tandis que Solarworld (panneaux solaires) lançait la construction d’une nouvelle usine.
Nordex a signé un contrat portant sur des turbines pour une puissance totale de 640 mégawatts avec l’investisseur financier Babcock & Brown, destinées à des parcs d’éoliennes en France et au Portugal, et dont la valeur totale pourra dépasser 700 millions d’euros si toutes les options sont exercées.
Dans un premier temps, la société allemande doit livrer 120 turbines pour une puissance de 289 mégawatts. Le restant de la commande a été passé sous forme d’options.
Les éoliennes doivent être livrées entre 2008 et 2011.
Nordex s’est fixé pour objectif une croissance de 50% par an de son chiffre d’affaires, qui avait atteint l’an dernier 514 millions d’euros.
Vendredi, le spécialiste des panneaux solaires Solarworld a pour sa part annoncé qu’il comptait augmenter fortement ses capacités de production en construisant un nouveau site à Freiberg (est).
Cette usine, qui produira des plaques de silicium, doit atteindre d’ici 2009 une puissance de 500 mégawatts, a précisé Solarworld.
Le groupe allemand a vu son chiffre d’affaires augmenter de 45% l’an dernier à 515 millions d’euros.
(©AFP / 13 avril 2007 12h01)
INFORMATION INTERESSANTE
Mr PIERRE MAUROY vient à Nevers ce jour avec les élus locaux pour soutenir la candidature de Ségolène Royal.
Un écoquartier en projet à Lille:
Les projets d’écoquartier fleurissent en France et en Europe.
Rappelons qu’un des écoquartiers les plus connus est sans doute le quartier Vauban de Fribourg-en-Brisgau
( Allemagne) (http://www.vauban.de/ et http://www.vauban.de/info/abstract.html).
La communauté urbaine de Lille, présidée par Pierre Mauroy, doit cette année choisir un quartier à des fins de réhabilitation selon les critères de développement durable. Une première en France pour un ensemble de plus de 10.000 habitants.
Ce morceau de ville intégrera tous les principes de développement durable, qu’il s’agisse d’urbanisme, de déplacements ou d’économie d’énergie, dans un cadre de vie agréable…
Un exemple à suivre ?
INFORMATION
Source «PLEIN SOLEIL »
le magazine des énergies renouvelables dans le bâtiment
16 avril 2007
DERBI 2007 : Conférence internationale sur les énergies renouvelables
La conférence internationale sur les énergies renouvelables se déroulera cette année les 31 mai, 1er et 2 juin au palais des congrès de Perpignan. La première manifestation, en 2006, a connu un franc succès avec plus de 500 participants. Le taux de satisfaction de ces derniers a atteint 94%, chiffre record pour une « première ».
Aujourd’hui « DERBI 2007 » est sur les rails et nous nous employons à ce qu’il devienne le rendez-vous incontournable pour les acteurs de la filière des énergies renouvelables. Pour cela, avec l’aide de nos fidèles partenaires, de nouveaux moyens sont mis en ouvre relayés par une couverture médiatique ambitieuse. Pour cette nouvelle édition, nous proposons un programme ciblé autour de deux grands thèmes, à savoir « la production décentralisée d’énergie » et « le bâtiment basse énergie en climat méditerranéen » auquel sont associés, entre autres, les pôles de compétitivité CAPENERGIE et TENNERDIS. Enfin, l’Espagne sera le pays invité avec la participation de conférenciers ibériques dans toutes les tables rondes et ateliers.
Et, comme pour « DERBI 2006 », vous profiterez de moments forts avec une soirée de Gala dans un lieu prestigieux et quatre circuits de visite inoubliables témoignant d’un savoir faire régional reconnu et associant « les » sites historiques du solaire (fours solaires de Mont-Louis et d’Odeillo) aux réalisations exemplaires les plus récentes.
Il ne vous reste plus qu’à réserver 3 jours dans votre agenda … voire quelques uns de plus pour profiter de la douceur du climat du Languedoc Roussillon.
http://www.pole-derbi.com
Questions :
Après le colloque du Havre sur « le charbon propre » avec la participation de nos élus locaux,
Y aura t-il des partenaires de la région bourgogne à cette conférence ?
Serons nous informer « par une couverture médiatique ambitieuse » du déroulement et des résultats dans le « journal local » ??
INFORMATION
Source : Le Journal De L’Environnement
Energies renouvelables: l’UE encourage ses voisins
23/04/2007
11,2 milliards d’euros: c’est la somme que Bruxelles va consacrer d’ici 2013 à la coopération avec les pays voisins de l’Union européenne dans le domaine des énergies renouvelables. L’annonce a été faite jeudi 19 avril à Berlin par la présidence allemande du Conseil de l’Union Européenne (UE) dans le cadre d’une conférence consacrée au sujet, rassemblant des délégations venues d’une trentaine de pays, notamment d’Afrique du Nord, du Caucase du Sud et d’Europe centrale et orientale. Le ministre allemand chargé de l’environnement, Sigmar Gabriel, a évoqué à titre d’exemple pour cette coopération l’exploitation des ressources solaires en Afrique du Nord, et des projets dans l’énergie éolienne au Maroc, en Egypte et dans le Caucase.
«Un consensus s’est dégagé quant à l’intention d’affecter une part plus importante au développement des énergies renouvelables et aux mesures renforçant l’efficacité énergétique», selon un communiqué. Le gouvernement fédéral allemand a fait du thème de l’énergie l’une des priorités de sa présidence du Conseil de l’UE qui s’achèvera fin juin. Lors du dernier Conseil européen qui s’est tenu les 8 et 9 mars derniers, les 27 Etats membres avaient déjà pris l’engagement contraignant de porter à 20% d’ici 2020 la proportion d’énergies renouvelables dans la consommation totale de l’Union.
Je crains qu’une bonne partie des 11,2 milliards de l’Europe ne soit consacrée aux expérimentations de captation-séquestration du CO2. On ne peut que souhaiter que notre site ne soit pas choisi et continuer à s’opposer.
En attendant d’y voir plus clair, ne pourrions-nous pas prouver dans nos communes que des économies d’électricité substancielles peuvent être réalisées, en utilisant des lampes « basse consommation », réduisant l’éclairage des rues etc…, un exemple, qui généralisé, rendrait superflue toute nouvelle centrale thermique.
Je cherche le nombre exact d’emplois proposés et non pourvus dans le bâtiment. Il semble évident que ceux qui s’en détournent ne se précipiteront pas pour travailler à la mine, d’autant plus qu’ils ne pourront pas escompter les avantages qu’offraient les défunts « Charbonnages de France ».
INFORMATION:
Source « L’usine Nouvelle »
L’ACTUALITE
Energie
L’Allemagne érige la plus grande centrale solaire au monde
24/04/2007
La construction de la centrale photovoltaïque, réalisée par le groupe Juwi, a commencé lundi à Brandis, près de Leipzig. D’un coût de 130 millions d’euros, elle devrait couvrir les besoins annuels de 10 000 foyers.
C’est une centrale hors normes. Erigée sur une surface équivalente à deux cents terrains de football – une ancienne base militaire -, à Brandis dans la région de Saxe, elle produira 40 millions de kilowatts. Selon la société Juwi, elle doit permettre d’éviter l’émission d’environ 25 000 tonnes de CO2 chaque année.
Les travaux doivent être achevés d’ici à 2009. Le ministre de l’Economie du Land de Saxe, Thomas Jurk, a souligné l’importance, dans la région, de l’énergie solaire qui emploie déjà 1 500 personnes.
Avec plus de 300 000 systèmes photovoltaïques et une puissance totale de 2 300 MW (à la fin 2006), l’Allemage est l’un des premiers pays utilisateurs du solaire.
En attendant le recrutement des métiers de la mine!
Le BTP premier demandeur de main-d’ouvre en 2007
L’enquête annuelle de l’Unedic sur les intentions d’embauche en 2007, publiée jeudi, révèle une hausse des besoins en main-d’ouvre par rapport à l’année dernière (+2,4%). L’amélioration des perspectives d’embauche concerne en premier lieu le secteur du BTP : +25.700 projets sur un total 161.000 recrutements déclarés.
L’enquête* de l’Unedic fait état de 1.223.300 projets de recrutement pour l’année 2007 dans l’ensemble des 371 bassins d’emploi. Ce résultat correspond à une progression des perspectives de recrutement par rapport à l’année précédente.
L’Unedic révèle que l’augmentation, par rapport à 2006, du nombre de recrutements envisagés découle principalement du dynamisme du BTP. Cette tendance, déjà observée en 2006, s’explique aussi par le fort taux de rotation du personnel dans le secteur du bâtiment (BTP). Ce sont d’abord les entreprises de grande taille qui disent vouloir embaucher. Les chiffres d’intention des entreprises de plus de 50 salariés sont en augmentation de 43% par rapport à 2006, notamment dans le gros oeuvre et les travaux publics.
Par ailleurs, la proportion de projets de recrutement jugés difficiles par les employeurs s’élève à 46% en 2007, soit une progression de près de 2 points par rapport à l’an dernier. Dans plusieurs secteurs d’activité, la recrudescence des intentions d’embauche s’accompagne d’une progression des difficultés à recruter. Dans la construction, plus de 7 recrutements sur dix sont toujours jugés problématiques par les employeurs. Ce sont les établissements de taille modeste «à moindre visibilité» qui sont le plus en difficulté. Des métiers, souvent très qualifiés (maçons dans le gros oeuvre, plombiers, chauffagistes, électriciens, plâtriers…) restent convoités par les entreprises.
Des problèmes de formation qui n’ont pas été prévues ?
Mais rassurez-vous, pour notre département le président de la CCI va se saisir du problème et les formations seront prêtes dés…2008.
POUR INFORMATION
VOUS POUVEZ PRENDRE CONNAISSANCE AU DEBUT DE CE BLOG
D’UNE ETUDE DU PROJET VALORCA REALISEE PAR LE DOCTEUR ESCARAVAGE.
Bonne lecture.
Après la « filière bois » région centre.
« Filière bois » région auvergne aussi.
Selon « L’USINE NOUVELLE »
LE QUOTIDIEN DES USINES
« Matériaux
Implantation d’un usine de granulés bois dans l’Allier
26/04/2007
Investissement
La société Wood Pellets Industry, unité de production de granulés bois va s’implanter sur le parc logistique des Echerolles de Saint-Loup (Allier) près de Varennes-sur-Allier. Sur un terrain de 4 hectares, l’usine occupera une superficie de 4 500 m².
A terme, elle produira 150 000 tonnes de granulés bois ou « wood pellets ». Ils sont obtenus par transformation de sous-produits et de déchets de l’industrie du bois qui ne seraient pas valorisés par ailleurs. L’approvisionnement de l’usine sera couvert à 100 % par les ressources régionales.
La construction de l’unité de production débutera en 2007 et se terminera au printemps 2008, pour un lancement de la production en mai. L’investissement atteindra 20 millions d’euros. Ce projet est porté par trois actionnaires privés : Olivier Dupont, Hugues Vincent et Jurgen Krause qui apporteront chacun 25 % à la SAS. Les 25 % restants seront couverts par des capitaux risqueurs. Cette usine emploiera 23 personnes en 2008 pour atteindre 31 salariés en 2010. »
Originaire de cette belle région que l’on veut poluer et défigurer par ce projet de charbon,il semblerait que dans l’allier les élus ont su créer ce parc logistique et attirer des industriels pour développer la « filière bois »
Que vos élus de la bourgogne regardent et s’inspirent des projets qui voient le jour dans les régions voisines!
Attention danger!
Le débat énergétique et climatique a énormémnt de mal à percer dans la campagne des présidentielles.
On ne peut alors s’empêcher de faire le lien entre l’avenir du projet de la mine de Lucenay- Cossaye – Toury et les très proches échéances électorales.
et là, horreur! dans la joute télévisée de mercredi soir, on s’aperçoit que notre soi disant favori ou futur président(ou en tous cas donné comme tel dans les sondages) ne maîtrise absolument pas la question énergétique française. Ayant pourtant signé des accords concernant le nucléaire, il est tout à fait ignorant de toutes les données concernant l’énergie en France!
Je vous laisse imaginer ce qu’il en sera concernant la mine de charbon si cet individu devait être aux commandes.
Le scénario le plus probable serait de contenter ses amis de la finance, et par l’intermédiaire de son gouvernement permettre l’exploitation de la mine de Cossaye-Lucenay-Toury sans plus de discernement.
Il faut rajouter que concernant les questions environnementale, le programme du candidat UMP est un des plus mal noté(8/20!!!) par l’alliance pour la planète, organisme tout à fait indépendant.
Le sort de la mine se jouera donc aussi à la sortie des urnes.
Vous pouvez lire dans « Le voyage d’un Européen à travers le XX ème siècle » (P.278) le passage suivant à propos de la création du camp de concentration de Dachau:
« Le camp de concentration s’avère être un simple élément de la zone industrielle, on n’a jamais fait mystère de son existence, il était intégré à la vie économique de la ville. Quand il fut installé le « Dachauer Zeitung » parla « de nouvel espoir pour les milieu d’affaire de Dachau », de « tournant économique » et d’ « aube de temps fastes pour la petite cité… ».
Cela, toutes proportions gardées dans l’ignominie ne vous rappelle rien ??
En réponse à Maheu
Le plus grand enjeu de civilisation en ce début de XXIe siècle c’est de réussir à mettre l’économie, la science et la technique au service d’un développement durable.
Nicolas Sarkozy propose de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques en changeant nos modes de décision, de production, de transport. En mettant des objectifs environnementaux dans la commande publique. En investissant massivement dans la recherche et le développement des énergies renouvelables et des énergies nouvelles. En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.
Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité. Mais ce que nous pouvons choisir, c’est d’en faire une chance pour la croissance et nos emplois. Je créerai un grand ministère du Développement durable, pour que l’environnement ait les moyens de ses ambitions.
En effet, si Nicolas Sarkozy s’est légèrement emmêlé les crayons sur la question du nucléaire lors du débat télévisé mercredi soir, je me permets de rappeler que Nicolas Sarkozy maîtrise le sujet. Ministre des finances, il a souhaité et mis en place le renouvellement des centrales nucléaires par la troisième génération : EPR. Mais jugez-en par vous-même en lisant l’extrait d’une interview donnée par l’ancien Ministre de l’Intérieur au journal Le Monde de l’Industrie en janvier 2007 :
« L’énergie nucléaire confère un véritable avantage comparatif incontestable à notre pays. C’est tout d’abord une filière industrielle d’excellence qui emploie des dizaines de milliers de salariés français. De plus, depuis des décennies, le parc nucléaire français nous garantit une très grande sécurité dans nos approvisionnements énergétiques. Alors que l’énergie devient rare, il s’agit d’un atout majeur pour la France et ses partenaires européens. Enfin, même si le stockage des déchets nucléaires ultimes est contraignant, c’est grâce à l’énergie nucléaire que la France émet par habitant 21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. Pour toutes ces raisons, nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire. C’est tout l’enjeu de la nouvelle génération de centrales EPR (dits de 3ème génération) qui devront être développées et implantées dans notre pays. Cet engagement est capital pour nous, mais il ne nous empêche pas d’être très exigeants quant au droit à l’information des Français sur les risques nucléaires et sur les politiques destinées à les prévenir ». Confiante dans la place incontournable que tient l’énergie nucléaire dans notre production électrique, la France entend s’engager fortement, dès à présent, dans la recherche sur les réacteurs nucléaires de 4ème génération, avec pour objectif de toujours mieux concilier demain cette énergie avec les exigences du développement durable ».
Par une telle déclaration, il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy ne souhaite pas s’engager dans la construction d’une mine de charbon en France et la production d’électricité par le biais de centrale thermique.
Concernant sont programme écologique, Nicolas Sarkozy est clair : il souhaite que la responsabilité de ceux qui polluent puisse être mise en cause de manière illimitée. Je créerai une fiscalité écologique pour inciter les Français à adopter des comportements vertueux, notamment une TVA à taux réduit sur les produits propres. Pour les autres propositions relatives à l’écologie, je vous invite à visiter le site http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?cat=Ecologie
« Il ne s’agit pas de mettre une taxe sur l’essence, mais d’instaurer une fiscalité différenciée pour les produits propres et les produits polluants. Actuellement, la fiscalité écologique représente 2,5% du PIB. Il faut passer à 5% en faisant payer les pollueurs. Il faut aussi négocier avec nos partenaires européens des taux réduits de 19,6 à 5,5 % de TVA par exemple pour les voitures propres, les bâtiments à haute qualité environnementale ou les travaux d’isolation de son pavillon ».
Source : Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Pour conclure, les Jeunes de l’UMP de la Nièvre, que je représente, sont fermement opposés au projet charbonnier de Lucenay, vous pouvez compter sur notre soutien. (voir sur notre blog : http://jeunespop58.blogmilitant.com/index.php/2007/03/09/88-la-mine-de-charbon-dans-la-nievre)
Charles LESIRE
Responsable des Jeunes
UMP de la Nièvre
Pour compléter votre information, allez donc voir le site de votre député Christian Paul (Ruralité et développement durable)
Tout un programme…
http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17
Salut l’artiste !
Plus écolo que Monsieur Christian Paul tu meurs. Il fallait tout de même le faire: trouver dans le changement climatique un argument pour justifier l’ouverture de notre gisement de charbon et l’émission de quantités supplémentaires massives de CO2. Et bien sûr, il nous sert le mot magique de « pilote » qu’entre autres euphémismes ou oxymores comme « charbon propre » les financiers et industriels du lobby charbonnier utilisent pour blanchir leurs entreprises de pollution. Point n’est besoin d’extraire ce charbon pour émettre du CO2 supplémentaire que l’on tentera d’enfouir à titre expérimental. Les sources de ce CO2 ne manquent hélas pas, de même que les expérimentations d’une technologie dont l’aboutissement va demander plusieurs décennies, en admettant que son innocuité soit démontrée. Remarquons que l’argument des emplois hypothétiques n’est plus employé. Serait-ce parce que nos compatriotes qui ne manifestent pas un enthousiasme excessif à choisir les métiers du bâtiment, ne se précipiteront pas à la mine, et on les comprend, car il ne s’agira pas de travailler pour les défunts « Charbonnages de France », mais pour des intérêts financiers privés
INFORMATION
Source AFP 04/05/2007
Le Danemark mise sur les vents de la mer pour l’énergie « verte »
Surgissant d’une brume matinale de printemps, des éoliennes à perte de vue s’étendent comme un chapelet d’ilôts blancs à plus de 100 mètres au-dessus des vagues de la mer du Nord, « vitrine technologique offshore » du Danemark, leader mondial de l’énergie du vent.
Au large du port d’Esbjerg, à l’ouest du Jutland, narguant au loin une centrale au charbon, Horns Rev, un parc de 80 turbines, le plus grand du monde, doté d’une capacité de 160 mégawatts, est la dernière attraction énergétique danoise.
Construit entre 14 et 20 km des côtes, Horns Rev, avec ses éoliennes de 250 tonnes plantées dans la mer, permet de subvenir aux besoins annuels en électricité de 150.000 foyers.
Il est le dernier des onze parcs en mer du Danemark établis depuis 1991. L’énergie provenant des turbines en mer représente 398 mégawatts, soit près de 13% des 3.101 mégawatts produits par les éoliennes pays fin 2006.
Précurseur d’une politique éolienne du futur tournée de plus en plus vers la mer, ce parc modèle devrait être dédoublé avec Horns Rev 2 et suivi par 22 autres dans les eaux territoriales du royaume.
Le gouvernement danois a présenté en janvier un plan dont l’objectif est de doubler la part des énergies renouvelables d’ici à 2025, massivement tirée du vent, pour la porter à au moins 30% de l’énergie consommée au Danemark.
« Nous visons à rendre le Danemark indépendant du pétrole, du gaz et du charbon à long terme (…) et conforter sa position de leader dans le monde de l’énergie verte », affirmait le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen.
Le Danemark, qui est l’un des grands émetteurs de CO2 (principal gaz à effet de serre) par habitant et qui accueillera en 2009 le sommet mondial du climat, veut ainsi montrer la voie dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Déjà, les quelque 5.200 éoliennes du pays, en majorité installées à terre, fournissent 20% des besoins en électricité, chiffre qui devrait être porté à 50%, voire 75% en 2025, selon une étude d’experts d’une commission gouvernementale.
Pour le ministre de l’Energie, Flemming Hansen, « l’avenir appartient aux éoliennes offshore, et nous devons miser fortement là-dessus même si elles sont plus chères, pour tenir compte de la population qui souhaite les voir en mer ».
Car à terre, dans ce pays de 43.000 km2, il y a de moins en moins de place pour les éoliennes, qui rencontrent une certaine résistance d’une frange de la population et des défenseurs de la nature.
C’est pourquoi la ministre de l’Environnement Connie Hedegaard est favorable « à faire le ménage dans les 5.000 éoliennes », dont un certain nombre anciennes ont un faible rendement, pour « les remplacer par quelque 1.500 turbines plus performantes », s’élevant jusqu’à 150 mètres de haut.
La majorité des Danois y seraient favorables et se disent prêts à payer plus cher l’électricité selon un dernier sondage.
« L’énergie offshore a un avenir notamment dans les pays densément peuplés. Elle est certes plus coûteuse, de 50 à 100% plus cher, mais plus performante car le vent est plus fort et les turbines plus puissantes et elle dérange moins les populations » commente Birger T. Madsen, de BTM Consult, spécialisée dans les énergies renouvelables.
A Ringkoebing, dans l’Ouest, où Vestas, premier constructeur mondial d’éoliennes (28,3% du marché), fabrique ses plus grosses turbines de 3 mégawatts, le directeur Ditlev Engel, partage le même avis.
Vestas a livré les 80 éoliennes de Horns Rev, et près de 70% des turbines en mer dans le monde, soit 621.000 mégawatts sur les 904.000 installés depuis 1990.
« Certes le marché des parcs maritimes est encore modeste (12% au Danemark et 1,3% dans le monde), mais croissant, notamment en Europe du Nord comme en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, assure M. Engel. Il ne fait guère de doute qu’il renferme de grands potentiels ».
INFORMATION
SITUATION des énergies renouvelables en Europe
Voir site :
http://resosol.org/situationEurope.html
UE: la Commission met en garde l’Allemagne contre les centrales au charbon
BERLIN – Le commissaire européen chargé de l’Energie, Stavros Dimas, a mis en garde l’Allemagne, dans un entretien à paraître dimanche, contre la construction de nouvelles centrales au charbon, une mesure selon lui particulièrement défavorable à la lutte contre l’effet de serre.
« En matière de gaz à effet de serre, le charbon est la solution la plus défavorable », a dit M. Dimas au journal Bild am Sonntag. « Celui qui construit aujourd’hui de nouvelles centrales au charbon doit se rendre compte qu’une telle politique nous coûtera tous cher à long terme », a-t-il ajouté.
L’Allemagne, qui comme ses partenaires de l’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990, a décidé en 2000 de sortir progressivement du nucléaire. Or, en 2020, les énergies renouvelables ne devraient couvrir que 25% au maximum de sa production d’électricité.
Ces prévisions avaient conduit le ministre de l’Environnement, Sigmar Gabriel, à préciser en juin 2006 que l’Allemagne entendait se doter de nouvelles centrales au charbon. « Nous avons besoin du charbon. Ce que nous voulons, ce sont de nouvelles centrales au charbon, plus efficaces et moins polluantes », avait-il indiqué.
Selon le Bild am Sonntag, les producteurs allemands d’électricité prévoient de construire dans les prochaines années au moins 26 nouvelles centrales au charbon.
(©AFP / 05 mai 2007 10h45)
Suite au post de Monsieur Lesire
Quelques précisions toutefois pour modérer ce morceau de propagande sarkoziste intervenant après la fermeture de la campagne officielle.
Le « jeune »candidat à la rupture était déjà dans les arcanes du pouvoir en 1986. Et qu’y faisait-il? Chargé de mission au ministère de l’intérieur concernant les risques chimiques et radioactifs.
86, vous connaissez?
Et oui, c’est tchernobyl! C’est notre Sarko soi disant écolo qui a permis la campagne de désinformation concernant le nuage radio-actif lié à cette catastrophe nucléaire.
L’histoire du nuage radioactif qui s’arrête à la frontière, c’est lui!
(déjà les frontières…)
Alors en termes de defenseur de l’environnement, il semble que vous vous trompez de Nicolas!
Citation du jour:
« Les enfants à naître n’ont point de lobby. (Hans Jonas) ».
Citation du jour:
L’opération qui établit l’homme comme « fin suprême »permet à l’homme, s’il le peut de soumettre toute la nature, c’est-à- dire de dégrader la nature et le monde au rang de moyens en les privant l’un et l’autre de leur dignité indépendante… Finalement, non seulement les objets fabriqués, mais aussi la « la terre en général et toutes les forces de la nature » qui, évidemment, sont venues à l’être sans l’aide de l’homme et qui existent indépendamment du monde humain perdent leur valeur parce qu’elles ne présentent pas la réification qui vient du travail. (Hannah Arendt: Condition de l’Homme Moderne).
A consulter: en tapant GIEC dans GOOGLE l’article de Jancovici…
INFORMATION
3 juillet 2006
Signature de la convention cadre et du protocole de création de l’INES
en présence du Ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche
Création de l’Institut National de l’Énergie Solaire
(INES)
La Savoie, département pionnier
en matière d’énergie solaire accueille l’INES
La Savoie a fait le choix depuis quinze ans des énergies nouvelles. Elle est aujourd’hui le
département pilote en matière d’énergie solaire.
En 1987, sous l’impulsion de Michel Barnier,
son Président, le Conseil Général de la Savoie met en place le premier plan départemental pour l’environnement en France, qui accorde une large place aux problèmes d’énergie.
En 1991, le Département impose aux collectivités locales de comparer dans toutes constructions nouvelles, l’intérêt économique et environnemental des énergies alternatives
(solaire, hydraulique, bois.) par rapport aux sources classiques (fuel, gaz, électricité).
A partir de 1994, cette obligation est étendue aux constructions décidées par les offices HLM. La même année, le Département lance avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et EDF un programme pilote auprès des particuliers et des collectivités pour la maîtrise de la consommation d’énergie. Parmi les actions entreprises,
une campagne en faveur de l’emploi des lampes fluo-compactes aboutit à une hausse de 100% des achats de lampes à faible consommation par les savoyards.
En 1998, Michel Barnier et Pierre Radanne, Président de l’ADEME, lancent l’idée d’un Institut National de l’Energie Solaire et Jean-Pierre Vial, alors Président de Savoie Technolac et de l’Agence Économique de la Savoie, pilote les études et mobilise les partenaires. En 2002,l’Association pour la création de l’Institut National de l’Energie Solaire avec l’ADEME et le Conseil Régional Rhône-Alpes est créée.
Depuis 1999, le Conseil général de la Savoie, la Région Rhône-Alpes et l’ADEME accordent aux collectivités et aux particuliers d’importantes subventions pour l’installation d’équipements solaires. Ces subventions pour les particuliers peuvent désormais atteindre jusqu’à 50% du
surcoût engendré par l’utilisation d’énergies renouvelables des équipements.
La Savoie, 1er département français pour le solaire thermique
Les systèmes solaires combinés installés en Savoie, qui réalisent le chauffage et l’eau chaude sanitaire des bâtiments, augmentent au rythme d’environ 55 installations par an. La surface cumulée de capteurs installés atteint 20.000 m² en 2006. Ce chiffre classe la Savoie au
1er rang français avec l’Alsace. Avec 36 m² pour 1.000 habitants, la Savoie est dans la moyenne des pays de l’Union européenne (37,3 m²), en avance sur la moyenne française de 12 m², mais loin des 334 m² pour 1.000 Autrichiens. A noter le fort développement des installations solaires thermiques dans l’habitat collectif.
Liste des ministres français de l’Environnement
Concours pronostic
Compléter la case mai 2007
·5 avril 1973 – 27 février 1974 : Robert Poujade
·27 février 1974 – 28 mai 1974 : Alain Peyrefitte
·29 mars 1977 – 22 mai 1981 : Michel d’Ornano
·22 mai 1981 – 22 mars 1983 : Michel Crépeau
·19 juillet 1984 – 20 mars 1986 : Huguette Bouchardeau
·15 mai 1991 – 2 avril 1992 : Brice Lalonde
·2 avril 1992 – 29 mars 1993 : Ségolène Royal
·29 mars 1993 – 18 mai 1995 : Michel Barnier
·18 mai 1995 – 4 juin 1997 : Corinne Lepage
·4 juin 1997 – 10 juillet 2001 : Dominique Voynet
·10 juillet 2001 – 7 mai 2002 : Yves Cochet
·7 mai 2002 – 31 mars 2004 : Roselyne Bachelot
·31 mars 2004 : Serge Lepeltier
·2 juin 2005 : Nelly Olin
·mai 2007 :……….
Citation du jour:
« L’homme est devenu avant tout un animal faiseur d’outils, et le monde lui apparaît comme une gigantesque boîte à outils, créée pour satisfaire ses besoins » (A.Heschel.).
INFORMATION
SUD NIEVRE ENVIRONNEMENT
L’association Sud Nièvre Environnement est née à la suite du projet d exploitation du gisement minier de Lucenay-Cossaye. Elle est issue en fait d’une association créée il y a quelques années à Dornes pour lutter (avec succès) contre un projet d’ouverture de carrière, et dont les statuts ont donc été modifiés.
Le sud du département en particulier est assez pauvre en associations de protection de l’environnement. Sud Nièvre Environnement souhaite donc traiter les dossiers environnementaux de manière générale (gestion des déchets, protection de la faune et la flore, préservation des milieux naturels &) et pas seulement le projet minier du canton, afin d être à la fois un relais pour tous les citoyens soucieux de préserver la nature et un interlocuteur de poids face aux administrations locales.
AGENDA :
Le 13 mai prochain aura lieu la 8ème foire écobio à la Ferme des Desrues (Dornes). Le collectif contre la mine de charbon y tiendra un stand, une occasion pour diffuser des tracts et faire signer les pétitions. Nous cherchons des bénévoles qui pourraient se relayer tout au long de la journée afin de tenir ce stand. Pour vous inscrire, écrivez à : assoc.sne@laposte.net
A NE PAS MANQUER !
L’association Solidaires avec les Paysans de la Nièvre organise une conférence-débat en présence de Fabrice Nicolino sur le thème des pesticides, et à l’occasion de la sortie de son livre « Pesticides, révélations sur un scandale français ».
Cette conférence aura lieu le vendredi 22 juin à 20h30 au café Charbon à Nevers.
L’association le MERLE (Mouvement pour l’Ecologie, le Respect de la Loire et de son Environnement) qui vient de rejoindre le collectif « Stop Charbon » propose une projection du film d’Al Gore, « une vérité qui dérange » au cinéma Crystal Palace à la Charité sur Loire, le jeudi 10 mai 2007 à 20h30.
Ce film sera suivi d’un débat animé par Michel Moussel, responsable de la mission interministérielle « effet de serre » de 1997 à 2001 et président de « Dossiers et débats pour le développement durable ».
L’ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais)
Contre le charbon à Lucenay – Cossaye
Afin de nous soutenir dans notre combat, vous pouvez signer la pétition INTERNET.
Nous saurons ainsi que nous sommes chaque jour plus nombreux à défendre notre environnement afin de préserver l’avenir de nos enfants.
Rendez vous sur le site :
http://www.adsn58.fr/petition.htm
Nouveau commentaire sur l’article #1 « Bonjour tout le monde ! »
Auteur : Jean V….. (IP: 86.204.46.230 , ADijon-257-1-43-230.w86-204.abo.wanadoo.fr)
E-mail : jvenuat.tb1@orange.fr
URL :
Commentaire:
L’ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais)
Contre le charbon à Lucenay – Cossaye
Afin de nous soutenir dans notre combat, vous pouvez signer la pétition INTERNET.
Nous saurons ainsi que nous sommes chaque jour plus nombreux à défendre notre environnement afin de préserver l’avenir de nos enfants.
Rendez vous sur le site :
http://www.adsn58.fr/petition.htm
CITATION DU JOUR:
Alors que les hommes ont toujours été capables de détruire n’importe quel produit de la main humaine et qu’ils sont même capables aujourd’hui de détruire ce que l’homme n’a pas fait – la Terre et la nature terrestre – ils n’ont jamais pu ils ne pourront jamais anéantir ni même contrôler sûrement le moindre des processus que l’action aura déclanché… Et cette incapacité à défaire ce qui a été fait s’accompagne d’une incapacité presque aussi totale à prédire les conséquences de l’acte ou même à s’assurer des motifs de cet acte. (Annah Arendt.).
Puisque pour une fois nous sommes d’accord avec l’Union Européenne
( Article AFP du 07 05 2007)
L’UE défavorable à la construction de centrales à charbon en Allemagne
L’Allemagne a été mise en garde dimanche par la Commission européenne concernant sa politique de construction de nouvelles centrales à charbon. Une mesure qui n’aiderait pas à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.
«En matière de gaz à effet de serre, le charbon est la solution la plus défavorable», a déclaré le commissaire européen, Stavros Dimas, au journal Bild am Sonntag. «Celui qui construit aujourd’hui de nouvelles centrales au charbon doit se rendre compte qu’une telle politique nous coûtera tous cher à long terme», a-t-il ajouté.
Comme ses partenaires de l’Union européenne, l’Allemagne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990, a décidé en 2000 de sortir progressivement du nucléaire. Or, en 2020, les énergies renouvelables ne devraient couvrir que 25% au maximum de sa production d’électricité. Ces prévisions avaient conduit le ministre de l’Environnement, Sigmar Gabriel, à préciser en juin 2006 que l’Allemagne entendait se doter de nouvelles centrales au charbon. «Nous avons besoin du charbon. Ce que nous voulons, ce sont de nouvelles centrales au charbon, plus efficaces et moins polluantes», avait-il indiqué. Selon le Bild am Sonntag, les producteurs allemands d’électricité prévoient de construire dans les prochaines années au moins 26 nouvelles centrales au charbon.
CONCLUSION :
Puisque chez nous, en France, la politique énergétique du Président Nicolas SARKOZY est tournée vers le nucléaire, nous n’avons pas besoin de centrale à charbon.
Mais à la lecture de cet article et de la déclaration de Monsieur Sigmar Gabriel, Ministre de l’environnement en Allemagne qui dit:
« Nous avons besoin du charbon »
Nous comprenons mieux la présense de techniciens miniers allemands à la réunion publique organisée par VALLORCA à Cossaye .
Tout s’éclaire, et VALLLORCA n’est là que pour satisfaire ses appetits financier et piller notre sous sol.
INFORMATION
Selon le journal de l’environnement Le Pnue favorise l’énergie solaire dans les régions pauvres
04/05/2007
Un projet mené par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) dans le nord de l’Inde vise à convaincre les banquiers indiens de financer de petits prêts (entre 300 et 500 dollars) pour installer dans les villages des panneaux solaires permettant d’alimenter deux à quatre petites lampes. Selon un communiqué du Pnue en date du lundi 30 avril, la vie de plus de 100.000 personnes a de cette façon connu une amélioration: «Quelques heures de lumière électrique utilisant l’énergie solaire, de 20 à 40 watts, ont déjà permis aux enfants d’obtenir de meilleurs notes , aux ateliers de couture ou autres industries d’avoir une meilleure productivité, et même de meilleures ventes dans les stands de fruits qui ne sont plus salis par les fumées des lampes à pétrole», indique le communiqué.
«Le pétrole utilisé par les pauvres pour s’éclairer est souvent inabordable, indisponible, peu sûr et malsain, et le réseau d’énergie électrique est peu fiable. Fournir un tant soit peu de fiabilité et d’indépendance électrique aux plus pauvres peut changer profondément leurs vies», a assuré Timothy Wirth, président de la fondation des Nations unies qui a financé la base du projet en partenariat avec la fondation Shell. Le secteur solaire est aujourd’hui financé à plus de 50% par les banques et les banques indiennes qui n’ont pas pris part au projet au départ ont, depuis, lancé des programmes de prêts concurrents autour de l’énergie solaire.
Commentaire:
Pendant ce temps, chez nous, on nous propose…..
Le retour au charbon…
Propre ???
Le groupe international d’experts du climat mise sur les comportements, les pratiques et les technologies existantes pour réduire l’effet de serre.
De nombreuses ruptures technologiques, comme la capture et le stockage du carbone, les énergies renouvelables, les systèmes nucléaires avancés ou l’hydrogène, prendront beaucoup de temps à se répandre. L’amélioration de l’efficacité énergétique offre bien plus d’opportunités à court terme. C’est pourquoi le bâtiment et l’industrie représentent les potentiels les plus importants d’ici à 2030. » Le paragraphe s’est discrètement invité en page 81 du rapport technique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
L’analyse plane pourtant sur l’ensemble du rapport aux décideurs publié vendredi dernier. Elle discrédite l’approche de certains pays, comme celle des Etats-Unis, fondée entièrement sur le développement de technologies très sophistiquées. Dans un langage plus économiste, les experts estiment qu’« il est souvent plus rentable d’investir dans l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation finale de l’énergie que dans l’accroissement de la production d’énergie ». Les écologistes traduisent par : la meilleure énergie est celle que l’on de dépense pas. « Nous avons toutes les technologies et les outils économiques nécessaires », a enchéri le docteur Stephan Singer, spécialiste climat de WWF et expert au Giec.
Dans le secteur du bâtiment, 80 études scientifiques ont déjà chiffré les gros gains possibles. Sur le terrain, de nombreuses expérimentations en Europe ou ailleurs ont affirmé l’efficacité et la diversité des architectures climatiques, des techniques d’isolation et des équipements à basse consommation. Le passage aux ampoules fluocompactes est l’exemple même de l’action facile à réaliser et pourtant encore minoritaire.
L’industrie lourde, de son côté, a déjà réalisé moult efforts pour réduire sa consommation énergétique, en particulier dans la production d’aluminium, rappellent les experts. De nombreuses innovations simples sont pourtant encore possibles comme la modernisation des moteurs électriques dans les usines ou la récupération de la pression des fourneaux, selon l’exemple du Giec. Dans l’agriculture, l’essentiel des gains en gaz à effet de serre proviendra des changements de pratiques.
Le rapport du Giec ne dissuade pas pour autant la recherche technologique. Les innovations de rupture sont surtout importantes sur le long terme, à l’échelle du climat, car leur diffusion se mesure en décennies ou au niveau d’un siècle. Les experts rappellent que l’investissement public en R&D a été divisé par deux entre 1970 et 2002. Une tendance à inverser pour préparer l’économie sans carbone de la fin du siècle. Pour le Giec, il s’agit de développer un spectre large de technologies car aucune en particulier ne se détache aujourd’hui et chaque région ou pays peut avoir des besoins différents.
Filières prometteuses
Dans chaque secteur, au moins deux filières technologiques s’affrontent sans laisser pointer de vainqueur. Dans la production d’énergie, le bouquet est même très vaste. Le rapport ne cesse de citer la capture et la séquestration géologique du carbone, mais avec prudence. Des pilotes expérimentaux montrent actuellement qu’il est possible de séparer le CO2 des fumées d’usines à charbon mais le coût énergétique reste élevé. L’injection du gaz sous terre a également été validée mais l’étanchéité des réservoirs géologiques à long terme suscite beaucoup de doutes. Les énergies renouvelables engendrent un nombre croissant de filières difficiles à comparer. L’exploitation de l’énergie marine ou de la géothermie, très prometteuses, n’en est par exemple qu’à son balbutiement.
Dans le secteur des transports, l’industrialisation de la pile à combustible n’en finit pas de reculer. Le coût des matériaux rares du coeur de pile est en question. Mais le véritable problème reste la production du vecteur énergétique, l’hydrogène. Quant à la filière des biocarburants, les estimations de son efficacité contre l’effet de serre sont très variées. Le Giec rappelle que la production actuelle d’éthanol est défavorable, à quelques exceptions tropicales près. Seule la seconde génération de biomasse cellulosique a ses faveurs, mais, là encore, les chercheurs n’ont pas tranché entre ses deux technologies de production possible, biologique ou thermochimique.
Après ce rapport, il sera plus difficile de se réfugier derrière de généreux financements de recherches amont pour éviter des actions rapides et concrètes. Certaines grandes entreprises adoptent aussi cette attitude en communiquant sur leurs travaux d’innovation pour masquer un vide d’action. Les centaines d’auteurs du Giec ont sonné la fin de la récréation, place aux résultats.
MATTHIEU QUIRET
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Citation du jour:
« Que cela soit individuellement ou collectivement, nous ne sommes pas les détenteurs de la nature, nous en avons seulement la charge au nom de ceux qui viendront après nous. Nous sommes des invités et des gardiens sur la terre ». (Jonathan Sacks.).
INFORMATION
Journal La Montagne du 11/05/2007
L’association Attac organise le lundi 14 mai à 20h15 à Moulins
une conférence débat sur « emploi et contrainte écologique ».
Avec Dominique Plihon, président du conseil scientifique d’Attac et professeur d’économie à l’Université de Paris-Nord.
Un événement ouvert à tous
Dans l’article de La Montagne, vous pouvez lire:
Le débat pourra s’élargir à des questions locales. Comme la mine de Lucenay, dans la Nièvre: »L’emploi comprend un certain nombre de nuisances. Peut être que ces nuisances sont acceptable? » En tout cas Dominique Plihon viendra « pour éclairer la démarche citoyenne ».
Ce texte m’interpelle!
Pour qui roule Dominique Plihon ?
N’y a t-il pas la dessous un parti politique qui dans la Nièvre soutient le « charbon propre » ?
Le professeur raisonne t-il uniquement en terme »d’économie »?
…
En attendant, allez voir sur internet le parcours de ce professeur:
Tapez dans recherche google:Dominique Plihon-conférence débat
Pour en savoir plus, rendez vous le 14 mai
Maison des associations
9,11 impasse Dieudonné-Costes
03000 Moulins
Citation du jour:
« Quand Dieu eut achevé de créer l’univers, il dit au premier humain: « Contemple mes oeuvres, comme elles sont belles, comme elles sont splendides. Tout ce que j’ai créé, je l’ai créé pour toi. Prends garde, par conséquent, de ne pas détruire mon monde, car si tu le fais, il n’y aura personne pour réparer ce que tu as détruit. (Midrash Qohelet Rabba.).
Actualisé le 15 mai 2007
INFORMATION:
Le radon est cancérigène, même à faibles doses
UN NUMÉRO thématique spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) paru aujourd’hui, précise un ensemble de données épidémiologiques nouvelles sur les risques du radon. Ce gaz radioactif, produit de la désintégration en cascade de l’uranium 238 contenu dans le sol et la roche, est connu depuis des décennies pour être le facteur de risque majeur en santé environnementale : il tue des mineurs depuis des siècles, et il représente un risque même aux concentrations présentes habituellement dans les habitations.
Pour mémoire, sur la commune de Cossaye, des mesures effectuées du 24 fevrier au 7 juin 2006
Résultat=506Bq par m3
INFORMATION
Source : Le Journal De L’environnement
Le Conseil économique et social se préoccupe d’écologie
15/05/2007
Le Conseil économique et social (CES) doit adopter, ce mercredi 15 mai, un avis sur la conjoncture économique et social en 2007. Les mesures à mettre en place pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre figurent en bonne position.
«Le réchauffement climatique représente une menace pour notre modèle social, il conditionne donc de plus en plus les questions économiques et sociales». C’est en ces termes que Philippe Le Clézio a justifié l’intégration de la problématique environnementale dans son rapport sur la conjoncture économique et sociale en 2007, présentée à la presse le 14 mai. Le vice-président de la section des finances du Conseil économique et social (membre de la CFDT) a même abordé le sujet dès le premier chapitre, avant les questions de croissance, d’emploi, de pouvoir d’achat et de finances, sur lesquelles l’assemblée consultative a davantage l’habitude de se pencher.
Dans son avis qui doit être adopté ce mercredi, Philippe Le Clézio estime «essentiel» la réforme du marché des quotas de CO2 à l’issue de la période 2008-2012. «Un prix du CO2 de 50 centimes d’euros la tonne ne permet pas d’inciter les industriels à investir dans des modes de production moins énergivores», analyse le syndicaliste. Le rapporteur propose également d’intégrer progressivement au marché «tous les secteurs d’activité économique et de réduire les quotas gratuits pour les nouveaux moyens de production». Enfin, un système pour réduire les rejets des autres gaz à effet de serre (hydrofluorocarbures, méthane, hexafluorure de soufre, perfluorocarbures, oxyde nitreux) devrait également être étudié.
D’une manière plus globale, le CES se positionne pour une «intégration systématique des préoccupations environnementales dans les raisonnements économiques et sociaux», avec pour objectif d’«apprendre à faire de la contrainte écologique un atout». Pour cela, Philippe Le Clézio insiste sur la nécessité pour le prochain gouvernement de prendre des «décisions pérennes» rapidement. Outre les mesures industrielles déjà proposées, l’assemblée se prononce, dans le cas du bâtiment, pour une amélioration générale des connaissances relatives aux modèles de construction et aux dispositifs d’aide, et dans le cas des transports, pour la substitution d’une taxe carbone fonction des émissions de gaz à effet de serre à tout ou partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).
ASSEMBLÉE NATIONALE ONZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 20 février 2002
RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DE LA PRODUCTION ET DES ÉCHANGES (1) sur l’évaluation de l’application de la loi n° 99-245 du 30 mars 1999 relative à la responsabilité en matière de dommages consécutifs à l’exploitation minière et à la prévention des risques miniers après la fin de l’exploitation,
ET PRÉSENTÉ PAR M. JEAN-YVES LE DÉAUT, Député.(socialiste)
EXTRAIT:
MESDAMES, MESSIEURS,
L’arrêt de l’exploitation des mines a entraîné de véritables bouleversements dans la vie des régions concernées, tant sur un plan économique que social. Mais l’impact de l’arrêt des travaux ne se limite malheureusement pas à ces aspects. L’activité minière, lorsqu’elle arrive à son terme, s’accompagne également de risques résiduels (impacts sur la stabilité des terrains et sur la qualité de l’eau) dont le code minier a longtemps méconnu l’existence.
Des régions entières sont ainsi concernées : en Lorraine, c’est le cas du bassin ferrifère, mais également des bassins houiller, potassique et salifère. Les problèmes sont également d’ampleur régionale dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, en Bourgogne, dans la région Midi-Pyrénées ou encore dans le bassin de Provence.
Ce n’est que récemment que l’on a pris conscience de l’existence des risques miniers et que la nécessité de les prendre en compte dans la loi est apparue. Pour cela, il aura fallu que se déclenchent des sinistres parfois spectaculaires dans le bassin ferrifère sud lorrain.
En juillet 1993, l’exploitation de la mine de Moyeuvre-Grande-Roncourt, propriété de la société Lormines (groupe Usinor) était arrêtée. L’exploitation des couches de minerai de fer ayant complètement détruit le réseau hydrographique souterrain, l’extraction du minerai n’était désormais possible qu’en pompant l’eau (eau d’exhaure) du fond de la mine. La décision d’ennoyage n’a alors pas fait l’objet d’une véritable étude d’impact. Les autorités administratives ont autorisé des abandons de concessions sans exiger en contrepartie les travaux appropriés de « remise en état » du sous-sol.0
En mars 1995, le pompage des eaux d’exhaures était définitivement abandonné et le bassin sud commençait à être ennoyé. Peu de temps après, le 14 octobre et le 18 novembre 1996, le sol s’effondrait à Auboué et 160 maisons étaient évacuées. En mars 1997, des effondrements similaires survenaient à Moutiers, laissant plus de 200 familles sinistrées. Depuis 1997, des dégâts ont continué à se produire à Roncourt et Montois-la-Montagne. Un quartier entier de Moyeuvre-Grande a été inondé en août 1998 par des résurgences d’eau nécessitant le creusement de huit puits pour captage et d’une galerie d’exhaure ; puis, en novembre 1998, 63 familles ont été évacuées du quartier Curel de Moyeuvre-Grande, car il y avait risque de fontis (à savoir un affaissement soudain). Soulignons que dans cette zone, le minerai était exploité à moins de vingt mètres de profondeur. En raison des risques d’effondrements brutaux pesant sur la sécurité des personnes, l’Etat a été conduit à exproprier les habitants.
Mais les dégâts miniers ne surviennent pas seulement à l’abandon des mines. Ainsi, des affaissements sont constatés dans le bassin charbonnier en raison de l’exploitation par foudroyage. Ces effondrements lents, puisque le bassin charbonnier est exploité à des profondeurs dépassant 1000 mètres, peuvent alors toucher des zones d’habitation. Des secousses sismiques récurrentes ont par exemple conduit à un affaissement du village de Rosbruck de plus de 13 mètres.
Le problème des dégâts liés à l’après-mine est d’autant plus délicat que l’arrêt des exploitations se conjugue avec l’abandon des concessions et à terme la disparition des exploitants. Celle-ci a pour conséquence une perte de connaissance relative aux sites miniers qui rend d’autant plus ardues l’identification et l’évaluation des risques résiduels. Or, les populations sinistrées restent, elles, en place et attendent d’être équitablement indemnisées de leur préjudice.
Quant aux collectivités locales, elles ont déjà à faire face à une situation économique difficile. Elles doivent en outre mener une politique pour faire face à la baisse de leurs ressources fiscales due notamment au départ des usines et des populations, au gel des constructions neuves et même aux contraintes pesant sur les améliorations du patrimoine bâti, à l’aide aux victimes de sinistres miniers, à la réfection des voiries ou encore à celle de bâtiments communaux.
….
Texte complet voir site:
http://www.assembleenationale.fr/rap-info/i3623.asp
Citation du jour:
« Si nous négligeons nos devoirs envers la nature et le futur, le rythme de la croissance économique ne sera plus que la mesure de la vitesse à laquelle nous approchons du gouffre. (J. Sacks.).
INFORMATION:
Source « LE JOURNAL DE L’ENVIRONNEMENT »
Le Conseil économique et social se préoccupe d’écologie
15/05/2007-Le Conseil économique et social (CES) doit adopter, ce mercredi 15 mai, un avis sur la conjoncture économique et social en 2007. Les mesures à mettre en place pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre figurent en bonne position.
Analyserpar Claire Avignon
«Le réchauffement climatique représente une menace pour notre modèle social, il conditionne donc de plus en plus les questions économiques et sociales». C’est en ces termes que Philippe Le Clézio a justifié l’intégration de la problématique environnementale dans son rapport sur la conjoncture économique et sociale en 2007, présentée à la presse le 14 mai. Le vice-président de la section des finances du Conseil économique et social (membre de la CFDT) a même abordé le sujet dès le premier chapitre, avant les questions de croissance, d’emploi, de pouvoir d’achat et de finances, sur lesquelles l’assemblée consultative a davantage l’habitude de se pencher.
Dans son avis qui doit être adopté ce mercredi, Philippe Le Clézio estime «essentiel» la réforme du marché des quotas de CO2 à l’issue de la période 2008-2012. «Un prix du CO2 de 50 centimes d’euros la tonne ne permet pas d’inciter les industriels à investir dans des modes de production moins énergivores», analyse le syndicaliste. Le rapporteur propose également d’intégrer progressivement au marché «tous les secteurs d’activité économique et de réduire les quotas gratuits pour les nouveaux moyens de production». Enfin, un système pour réduire les rejets des autres gaz à effet de serre (hydrofluorocarbures, méthane, hexafluorure de soufre, perfluorocarbures, oxyde nitreux) devrait également être étudié.
D’une manière plus globale, le CES se positionne pour une «intégration systématique des préoccupations environnementales dans les raisonnements économiques et sociaux», avec pour objectif d’«apprendre à faire de la contrainte écologique un atout». Pour cela, Philippe Le Clézio insiste sur la nécessité pour le prochain gouvernement de prendre des «décisions pérennes» rapidement. Outre les mesures industrielles déjà proposées, l’assemblée se prononce, dans le cas du bâtiment, pour une amélioration générale des connaissances relatives aux modèles de construction et aux dispositifs d’aide, et dans le cas des transports, pour la substitution d’une taxe carbone fonction des émissions de gaz à effet de serre à tout ou partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).
Voir rapport complet sur site:
http://www.ces.fr/rapport/Avis_PLECLEZIO.pdf
Un calme trompeur.
Nombreux désormais sont ceux qui pensent que nous avons gagné la partie et que le problème de l’exploitation de notre charbon ne se pose plus. En effet la Seren et Valorca se font discrètes sur le terrain, encore que certains aient vu roder deux individus tentant de débaucher certains d’entre nous.
Après l’accueil fait à ses réunions de désinformation, on comprend que la Seren ait renoncé à toute communication de masse.
Quant à Valorca la séance de streep tease de son projet à laquelle elle s’est livrée à Cossaye, ne nous ayant nullement séduits, il ne lui resterait plus pour y réussir que de se dépouiller de ce qui en reste : la mine elle-même.
Ceci ne les empêche pas, soyons en assurés, de pratiquer leur lobbying auprès des instances décisionnelles nationales et européennes.
Ne nous laissons pas démobiliser. Poursuivons notre action locale et intervenons dans toute la mesure de nos moyens auprès des futurs élus.
Dr Escaravage.
A propos de nos élus, n’oublions pas ce que nous a dit Dominique Voynet, lors de sa visite à Lucenay-les-Aix, lorsque nous nous plaignions que ceux-ci étaient favorables à la mine et sourds aux récriminations de la population : « Changez-les ! » nous a-t-elle lancé, et bien, il va falloir sérieusement y réféchir…
A bon entendeur…
Le meilleur moyen pour tenter d’obtenir du « charbon propre »:
Utiliser de l’argent sale…
L’Arctique semble fondre trois plus vite que prévu
Par Jean-Luc Goudet – Futura-Sciences
Une équipe américaine conteste les modèles utilisés par le Giec et estime que la fonte de la calotte glaciaire arctique est beaucoup plus rapide. Des chercheurs belges et français arrivent à la même conclusion pour les glaces du Groenland.
Tous les climatologues le prédisent : à plus ou moins long terme, l’océan Arctique sera libre de glace à la fin de chaque été. C’est l’échéance de cet événement qui divise les scientifiques. Selon les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’étude du climat), la fonte complète de la glace arctique en été interviendrait entre 2050 et 2100. Ces prévisions, qui ont été présentées dans le rapport 2007, sont établies à partir de modèles – le Giec en utilisent 18 -, qui partent d’une année de référence, 1800 en l’occurrence. Des données d’observation sont ensuite intégrées pour corriger l’évolution prédite par le modèle en le rapprochant de la réalité . Mais les phénomènes de petites ampleurs, spatiale ou temporelle, sont laissés de côté.
Un groupe de climatologues mené par Julienne Stroeve (National Snow and Ice Data Center, Université de Colorado) estime qu’il faut avancer la date d’une trentaine d’années. Ces scientifiques ont comparé les 18 modèles du Giec avec des données recueillies par avions, satellites et bateaux. Selon eux, ces modèles collent mal avec la réalité qu’ils constatent. Selon les modèles du Giec, la surface des glaces en septembre, c’est-à-dire à son minimum estival, a décru de 2,5 % par décennie entre 1953 et 2006. Les scientifiques américains, eux, annoncent une diminution trois plus forte, atteignant 7,8 % tous les dix ans. De même, la réduction de surface au mois de mars, au maximum de l’extension des glaces, est selon eux de 1,8 %, soit, là encore, une valeur trois plus élevée que les estimations des modèles du Giec.
Minimums annuels d’extension de la calotte glaciaire à 25 ans de distance,
en 1979 et en 2005. Crédit : Nasa.
Modèles à revoir
La différence proviendrait d’une mauvaise prise en compte de l’impact des gaz à effet de serre ainsi que des remontées de chaleur vers le nord générées par la circulation océanique en Atlantique. Il est possible également, expliquent les chercheurs américains, que les modèles estiment mal les épaisseurs de la banquise.
La fonte des glaces terrestres du Groenland pourrait elle aussi avoir été sous-estimée. C’est que concluaient au mois d’avril 2007 des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE, Grenoble) et de l’Université catholique de Louvain (Belgique), qui ont réinterprété des données existantes à l’aide d’un modèle numérique récent et d’un nouveau traitement des mesures satellitaires tenant mieux compte de la présence de nuages d’eau liquide. Ces derniers, en effet, faussent les mesures obtenues dans le domaine des micro-ondes, masquant en partie les traces d’eau dans le manteau neigeux, ce qui conduit à sous-estimer la fonte de la glace. Selon eux, l’accélération de la fonte superficielle de la calotte glaciaire du Groenland au cours des 25 dernières années est deux fois plus importante que ne l’indiquent les études antérieures. Elle aurait affecté 550 000 kilomètres carrés en 2005, soit 42 % de plus qu’en 1979. Durant cette période, selon un modèle climatique régional, la température estivale aurait grimpé de 2,4 °C. Au nord du Groenland, il arrive, depuis 2000, que la glace fonde l’été jusqu’à 1 500 mètres d’altitude, ce qui s’était jamais vu auparavant.
Pour se convaincre de la réalité du phénomène, on peut consulter une animation très bien conçue sur le site Windows to the Universe, de l’UCAR (University Corporation for Atmospheric Research).
Cet article, tout comme de nombreux autres, signifie que la catastrophe climatique n’est pas pour après-demain, ni pour demain, elle est en cours et son processus s’accélère au delà des prévisions les plus pessimistes. Souhaitons qu’il ne soit pas déjà trop tard pour agir, comme le pense le scientifique James Lovelocq.
Vous pouvez lire sur le blog du député Christian Paul
Ce qu’il écrit :
Un blog pour agir !
« Chére citoyenne, Nous experimentons ensemble à chaque étape les outils numériques d’une démocratie qui doit conduire les élus à rendre compte en temps réel, et les citoyens à pouvoir contribuer et évaluer tout au long du mandat : C’est exigeant, mais c’est possible ! Ce blog de campagne permet de s´engager sur cette voie, et de préparer ainsi la future législature…et un véritable blog de mandat !. »
Petit commentaire :
Il semblerait que jusqu’ici le « rendre compte en temps réel » n’était pas la règle.
En effet le fameux rapport SOFREMINES établit en 2003 à la demande du conseil régional et toujours pas rendu public, que dit-il, quelques extraits du résumé qu’il est déjà difficile de se procurer:
Mine à ciel ouvert
« Ce projet est non acceptable du point de vue de l’environnement »
mine souterraine
- « méthode de foudroyage ou sous-cavage : écartée à cause du risque de feu
- méthode de longue taille foudroyée avec soutènement marchant : ne peut être adaptée à ce gisement car :
trop morcelé
sécurité (risque de feu)
niveaux d’investissements importants et risques financiers liés au risque de feu
méthode des chambres et piliers : + coûteuse à la tonne produite. Seulement 25 à 65% de la veine exploitée est ainsi récupérée »
mine souterraine par chambres et piliers
« Permet de récupérer 25 M t de charbon soit 10% de la ressource géologique. »
Autres caractéristiques minières
« présence de méthane (une mine souterraine traditionnelle sera forcément grisouteuse) »
A noter que dans ce dernier cas l’expression qui convient est : piller le gisement pour en récupérer……….10%.
A quand la publication complète du rapport réalisé avec l’argent du contribuable ?
Dans cette affaire les habitants du site ont été manipulés !
Les a t-on informer seulement de l’existence de ce rapport ?
La réponse est non.
Les élus socialistes qui ont soutenu ce projet de mine devront rendre des comptes à la population.
INFORMATION
Bulletin épidémiologique de l’Institut de veille sanitaire de mai 2007 consacré au radon: voir site
http://www.invs.sante.fr/beh/2007/18_19/beh_18_19_2007.pdf
Vous trouverez ci dessous une action à mener que vient de me transmettre Mr. Wilfrid Séjeau « à signer,et plus besoin de charbon! »
J’en profite pour le remercier pour le soutient trés actif qu’il apporte à notre cause.
Bonjour,
Je vous invite à participer à cette action initiée par Greenpeace. En interdisant les ampoules classiques, très gaspilleuses d’énergie, on pourrait, selon Greenpeace, fermer en Europe 25 centrales thermiques moyennes : la question de l’exploitation du charbon du sud-nivernais ne se pose alors plus ! On peux réfléchir, en revanche, à une usine d’ampoules fluocompactes !
Amicalement
Wilfrid
Dans les ampoules à incandescence, 90% de l’électricité utilisée est perdue en chaleur. L’Union Européenne devrait instaurer des standards d’efficacité énergétique garantissant que les ampoules soient économes et respectueuses du climat.
Certains membres du Parlement Européen partagent cet avis et ont initié une “Déclaration Ecrite” appelant l’Union Européenne à interdire les ampoules à incandescence, énergétiquement inefficaces. Pour être officiellement approuvée, cette déclaration doit être signée par 400 membres du Parlement d’ici au 10 Juin 2007.
En envoyant ce message aux députés français du Parlement Européen, vous leur demandez de signer cette déclaration !
http://write-a-letter.greenpeace.org/233
TEXTE DE LA DECLARATION ECRITE :
0029/2007
Déclaration écrite sur l’introduction d’une interdiction de vente des ampoules à incandescence dans l’Union européenne
Le Parlement européen,
– vu l’article 116 de son règlement,
A. considérant que l’économie d’énergie est une partie essentielle de la stratégie de l’UE visant à réduire les émissions de CO2 et à améliorer la sécurité de l’approvisionnement,
B. considérant que 80 % de l’éclairage domestique utilise actuellement des ampoules à incandescence hautement inefficaces qui ne convertissent que 5 % de l’énergie utilisée en lumière,
C. considérant que ces ampoules pourraient être rapidement remplacées, permettant d’économiser entre 5 et 8 milliards d’euros sur la facture de combustible dans l’ensemble de l’Union européenne et environ 20 millions de tonnes de CO2,
D. considérant qu’à l’échelon mondial, il existe une tendance croissante à l’adoption d’une législation interdisant les ampoules à incandescence, y compris à Cuba (mai 2006), au Venezuela (novembre 2006), en Californie (février 2007), en Australie (février 2007) et en Ontario (février 2007),
1. invite la Commission à prendre des mesures législatives pour interdire la vente des ampoules à incandescence dans l’Union européenne d’ici à 2010;
2. invite les États membres, avec le soutien de l’Union européenne, à lancer immédiatement des campagnes d’information du public sur les avantages économiques et environnementaux de systèmes d’éclairage efficaces et à utiliser toutes les possibilités offertes par la législation en vigueur pour faciliter la suppression progressive des ampoules à incandescence;
3. demande instamment à la Commission d’utiliser la proposition relative à un nouvel accord international sur l’efficacité énergétique pour lancer une interdiction mondiale de l’utilisation des ampoules à incandescence,
4. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, à la Commission et aux États membres.
Ce matin était distribué à Moulins un tract de Guy Chambefort et de Marie-José Chassin sur lequel on peut lire le texte suivant :
« Lucenay les Aix :
non à la mine de charbon …
oui au développement durable.
Le projet apparu dans cette commune de la Nièvre, située en bordure de la Sologne bourbonnaise, non loin de l’agglomération moulinoise, est double : il s’agit d’extraire du charbon, et, par sa combustion dans une centrale, de produire de l’électricité. Or, en l’état actuel de la technologie, le rendement de la production d’électricité à partir du charbon demeure très faible, et l’extraction de celui-ci entraînerait de considérables atteintes à l’environnement : émissions de CO2, paysages défigurés, ressources en eau menacées… En conséquence de quoi il apparaît raisonnable de s’opposer à ce projet, d’autant que nos besoins en électricité sont actuellement largement couverts. Le charbon n’est pas à gaspiller, il sera une ressource indispensable de l’après pétrole ».
Six petits kilomètres suffisent poour passer du délire au bon sens.
Hélas nous sommes Nivernais !
Le documentaire diffusé hier par France 2, décrivant l’exploitation des ouvriers chinois par des sociétés sans scrupules, devrait faire quelque peu réfléchir les tenants de la mine. Certes il n’est pas question de prétendre que les conditions de travail qui y sont décrites seraient celles qui règneraient chez nous. Cependant ils ne doivent pas non plus s’imaginer que la Seren ou Valorca auraient à cœur d’offrir à leurs salariés les avantages que leur garantissaient les Charbonnages de France, aujourd’hui disparus. Car, par définition, le but fondamental de ces sociétés privées, ce n’est pas de produire du courant dont nous n’avons nul besoin, ni de créer des emplois à la vérité peu attractifs, ni de contribuer à la recherche sur la séquestration du CO2, leur but est le profit. Les Charbonnages de France, chroniquement et largement subventionnés par l’impôt, pouvaient se permettre une politique sociale, compensant quelque peu les risques et les nuisances du travail à la mine. Soumises aux impératifs du marché, aux exigences de leurs actionnaires et à la rapacité de leurs dirigeants, Seren et Valorca seront loin d’avoir le même souci de la sécurité et de la qualité de vie de leurs salariés et, si touchés par la grâce, ces sociétés s’avisaient d’en avoir cure, elles ne survivraient pas longtemps.
En voyant ce documentaire, me revenait en mémoire un article d’Alexandre Chamoret, paru dans le JDC du 10 février dernier, évoquant la participation éventuelle dans le financement de Valorca de Mickaël D.Kadoorie, chinois, fournissant via sa Holding China Light and Power 70% de l’électricité de Hong-Kong. Avec de tels investisseurs on peut s’attendre à bien des surprises.
Le 25 mai.
INFORMATION (sans commentaire)
Mardi 15 mai 2007
Le boom minier sud-africain contrecarre la protection de l’environnement
CAROLINA (AFP), 10:00
Le président Thabo Mbeki le 4 mai 2007 au Cap
En Afrique du Sud, les écologistes se tournent vers les tribunaux — un recours devait être examiné mardi à Pretoria–, tandis que le gouvernement peine à trouver un équilibre entre les intérêts de l’expansion minière et ceux de la protection de la nature.
Plusieurs espèces d’animaux et éco-systèmes sont menacés par des projets miniers dangereux pour la biodiversité, clé du tourisme sud-africain, aussi crucial pour le développement économique du pays que ses ressources en minerais.
Riverains et spécialistes de l’environnement accusent le gouvernement du président Thabo Mbeki de ne voir que les gains économiques immédiats lorsqu’il octroie des licences d’exploitation ou de prospection de plusieurs millions de dollars.
« Le coût de l’impact socio-environnemental de l’activité minière sera élevé, mais ne sera perçu que lorsque cette activité cessera », avertit le directeur du Groupe de protection du District des Lacs du Mpumalanga, Koos Pretorius.
Ce groupe a saisi la justice contre un projet de mine de charbon à ciel ouvert dans cette région de l’est du pays.
« Nous sommes préoccupés qu’aucune étude d’impact sur l’environnement n’ait été menée et convaincus qu’une mine de charbon n’est pas la meilleure option à long terme pour la région », a déclaré M. Pretorius.
Le recours, examiné à partir de mardi 15 mai par un tribunal de Pretoria, va mettre en lumière les conflits opposant le ministère des Minéraux et de l’Energie (DME) à celui de l’Environnement et du Tourisme (DEAT).
Le porte-parole du DEAT, Blessing Manale, explique que la législation laisse ce ministère « pieds et poings liés », mais donne au DME toute latitude « pour décider des droits miniers et de la régulation sur l’impact environnemental ».
« Une fois que la licence de prospection a été donnée, le ministère des Mines peut mener sa propre étude d’impact sur l’environnement, sans notre participation », a-t-il ajouté.
Le DME s’est refusé à tout commentaire.
Experts et habitants des régions concernées accusent les autorités d’irrégularités dans l’octroi des licences, et de ne pas respecter leurs obligations en matière de protection de l’environnement.
Selon M. Pretorius, qui est agriculteur, 80% de la zone escarpée du Mpumalanga fait l’objet de demandes de licences minières, ce qui pourrait ne plus laisser de place à l’agriculture ou au tourisme.
Les réserves de charbon de cette région sont proches de terres agricoles et d’écosystèmes fragiles comme le District des Lacs, en outre grande attraction touristique pour ses plus de 300 lacs et étangs, grottes et marais qui abritent des espèces uniques de batraciens et d’oiseaux.
Terence McCarthy, spécialiste des sciences de la Terre à l’Université du Witwatersrand à Johannesburg, déplore que les coûts sociaux et environnementaux de l’activité minière, secteur créateur d’emplois, ne soient pas pris en compte.
« Il faut peser les bénéfices relatifs de l’activité minière ou utiliser la terre à d’autres fins », estime-t-il, ajoutant que de nombreux terrains restent stériles et l’eau du sous-sol polluée. « Nous devons confiner l’activité minière à des zones qui n’ont aucune spécificité environnementale », conseille-t-il.
« Si l’activité minière est autorisée (dans le District des Lacs), cela sera la fin des étangs et des lacs. Ils ne seront plus que des réserves de déchets toxiques », avertit-il.
Selon des habitants, l’expansion minière décourage les investissements dans l’agriculture et l’éco-tourisme.
Pierre du Hain, agriculteur d’origine belge installé dans le Mpumalanga depuis cinq ans, est déçu et aurait investi ailleurs s’il avait su.
« C’est mauvais pour l’économie et je n’encouragerais personne à venir exploiter une ferme en Afrique du Sud si ce genre de situation continue. »
INFORMATION :
le journal d’RJFM du mercredi 25 avril 2007
Bientôt à Commentry sur le site d’Adisseo, on élaborera du biocarburant à partir du bois. Hier le conseil régional d’auvergne a voté unanimement la deuxième phase d’étude de ce procédé révolutionnaire, en effet jusqu alors une seule usine utilisant cette technique existe en Europe. Ce projet consiste à produire à terme un agro carburant de synthèse liquide qui pourra remplacer le gasoil dans les moteurs diesel. Dans cette étude, 2 phases, la première créée de la chaleur et de l’électricité, la deuxième phase, du biocarburant. Coté calendrier, d’ici 2 a 3 ans le carburant devrait être sur le marché. Avec 150 000 tonnes de biomasse ont réaliserait de l’électricité et 15 000 tonnes de biocarburant par an.
Commentaire :
Pour mémoire, il y a aussi à Commentry une demande d’ouverture de mine de charbon par un groupe Anglais…
Le conseil régional d’Auvergne comme celui de la région Centre s’intéressent au développement de la filière bois.
Encore une information qui n’est pas parvenu à la rédaction du journal local et dont nos élus de la région Bourgogne n’ont sans doute pas eut connaissance…
INFORMATION, SUITE SOMMENTRY
Dans le journal La Montagne du 24/05/2007, vous pouvez lire :
« Auvergne. La région croit au biocarburant
L’usine chimique Adisseo de Commentry pourrait voir se créer, en deux temps, d’ici 2015, une unité de biocarburant produisant de l’ordre de 15.000 tonnes par an ; elle serait située entre l’usine actuelle et sa station d’épuration. Dans un premier temps, en 2010, cette centrale de cogénération alimentée par de la biomasse (bois) produirait chaleur (pour Adisseo) et électricité (revendue à EDF). Ce n’est qu’à partir de 2015 que le biocarburant sortirait de cette unité de gazéification du bois. Une délégation régionale emmenée par le président de Région René Souchon vient de visiter le site allemand de Freiberg, dont le projet commentryen s’inspire. La région entend en profiter pour structurer sa filière bois. »
La Vérité risque fort de déranger certains.
L’imminence de la catastrophe climatique est confirmée par la publication d’une profusion d’études scientifiques: ces jours derniers un rapport nous annonce que l’Arctique fond deux fois plus vite que prévu, une étude publiée dans « Sciences » constate que l’Océan Austral est de moins en moins efficace dans sa captation du CO2, enfin entre 2000 et 2004, les rejets de C02 dans l’atmosphère ont augmenté de 3,1% par an. Le réchauffement de notre climat est évident pour tout un chacun et il est remarquable que dans les énoncés des bulletins météorologiques le mot exceptionnel apparaît de plus en plus souvent à tel point que l’exception devient la règle. Le désastre n’est plus pour demain, il est en cours au point qu’un scientifique tel que James Lovelock estime qu’il est déjà trop tard. : « même si nous n’avons pas encore atteint le point de basculement, dit-il, l’inertie phénoménale de la société industrielle va bientôt nous le faire dépasser ».
Les financiers qui tirent leurs profits de cette société industrielle, après avoir épuisé les ressources pétrolières, dans une frénésie de gaspillage lucratif, voient avec horreur leur standing menacé, plus de jets privés, de résidences dans les émirats. Alors ils s’attaquent au charbon. Mais là ils rencontrent un obstacle : le changement climatique, contre l’évidence duquel ils ne trouvent plus de scientifiques acceptant de se ridiculiser ou de vendre leur honneur.
Qu’à cela ne tienne, pour justifier leur entreprise, ils utilisent les mensonges : mensonges sur le rapport du BRGM, sur la qualité du charbon, sur les conclusions du rapport de la Sofrémine et surtout mensonge sur la faisabilité de la captation séquestration du CO2 qui, si son innocuité problématique est établie, ne sera industriellement applicable qu’aux horizons 2020 2030.
C’est exactement la stratégie employée par Georges W. Bush au service des lobbys financiers des USA, après avoir tout tenté pour faire nier l’origine anthropique du réchauffement de la planète. Au lieu d’appliquer les réformes urgentes de la consommation énergétique qui s’imposent, il préconise la solution utopique de la séquestration avec le seul souci de perpétuer la source des profits de ceux qui l’ont placé à la tête de la première puissance mondiale. On le voit ici, au service des mêmes intérêts, mentir comme il l’a fait pour conduire son pays à la guerre.
Dieu merci, l’Europe commence à prendre conscience de la supercherie. Renaud Crassous, délégué français à la conférence du GIEC à Bangkok déclare : « il faut être prudent sur l’usage possible de la séquestration géologique du carbone à cause des barrières importantes d’acceptabilité sociale et de faisabilité.
Aux USA, l’opposition aux centrales thermiques au charbon se fait de plus en plus vive. Joseph E.Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001, professeur à l’université de Columbia écrit : « il est nécessaire que naisse une nouvelle « coalition of the willing » (nom donné par Bush à la coalition intervenue en Irak), peut-être menée par l’Europe et dirigée cette fois contre un danger réel ; cette coalition pourrait se mettre d’accord sur certains principes de base : renoncer à construire des centrales à charbon… ».
Nous pouvons donc espérer que la vérité triomphera bientôt des mensonges de nos financiers pollueurs.
EUREKA
» pour ceux qui en doutait encore »
Mise à jour le mardi 29 mai 2007, 10 h 18 .
Charbon (archives)
Le groupe minier Canadian Dehua International propose d’embaucher 400 Chinois pour construire une mine de charbon dans le Nord de la Colombie-Britannique.
L’entreprise, détenue en partie par des investisseurs chinois, fait valoir que la pénurie de travailleurs dans la province la force à se tourner vers des employés étrangers.
Le président de l’Association minière de la Colombie-Britannique, Micheal McPhie, croit qu’il est nécessaire d’évaluer les effets de la venue d’un nombre aussi important de travailleurs étrangers avant d’approuver le projet.
Canadian Dehua International projette d’exploiter d’ici 2009 une mine de charbon à 25 kilomètres au nord-ouest de Hudson Hope. Les installations permettraient de produire deux millions de tonnes de combustible par année pendant 40 ans.
Hommage à l’habileté de Christian Paul qui a su éviter de parler de la mine dans sa profession de foi… !
Journal du centre du Mardi 29 Mai 2007
article : désindustrialisation : des mutations innovantes dans la Nièvre
Avis de deux candidats aux législatives à la question : « face à la désindustrialisation de la Nièvre, quelles mesures vous semblent-elles urgentes de prendre ?
Suite (interruption intempestive)
Candidat 1 : Dans le domaine des énergies renouvelables, il y a des débouchés. Par exemple, les panneaux solaires installés un peu partout sont importés. Il y a une opportunité à saisir. Idem pour le bois-énergie. Les granulés sont fabriqués ailleurs, alors que dans la Nièvre nous avons d’immenses ressources. Dans le secteur du Bio, on manque cruellement d’unités de transformation. Il y a toute une petite industrie à créer, avec le soutien des pouvoirs publics. Par ailleurs, des entreprises viables ferment parce que les actionnaires venlent des taux de rentabilité excessifs. Nous soutenons les SCOP (coopératives), pour que les salariés puissent les reprendre avec l’aide de l’état.
2e interruption ….
Candidat 2 : D’abord nous sommes aux côtés des salariés menacés dans leurs emplois. Nous revendiquons de nouveaux droits, dont un regard de gestion dans les entreprises. Ensuite, pour développer la Nièvre, nous nous battons pour l’exploitation du charbon propre à Lucenay-Cossaye, qui peut créer mille emplois. Il faut aussi penser à un site de recherches pour les ingénieurs, et à une filière au lycée de Decize. Des réserves d’emplois, il y en a aussi beaucoup en développant les services publics, notamment pour les personnes âgées. Il faut aussi penser au développement du rail dans notre département , source d’emplois multiples, avec notamment la voie ferrée Europe-Atlantique.
A votre avis : qui roule pour qui ?
Jeudi 31 MAI à 19 h 30 réunion des VERTS (législatives) à COSSAYE
(et non Lucenay comme indiqué par le Journal du Centre ) avec
Wilfrid SEJEAU et Bernadette ORPHELIN, candidate 3e circonscription,
à la Salle polyvalente (face à la mairie)
Je lis dans la profession de foi de Brigitte Freytag, candidate UMP:
« Non à la mine !
Il faut s’opposer à la mine parce que les conséquences néfastes sont nombreuses, à la fois sur l’air, l’eau, le sol, la faune et la flore; désastreuse pour le paysage des communes concernées, et au final, sur la santé et la qualité des Nivernais ».
Qui dit mieux ?
Chez nous: personne!
J’avais salué la nette prise de position contre le charbon de Guy Chambefort, PS, mais candidat dans l’Allier.
Il faut remarquer qu’ici le projet ne recueille plus qu’un seul malheureux soutien explicite, alors que les autres se contorsionnent pour n’en pas parler. Il ressemble de plus en plus au mistigri dont certains voudraient bien se débarrasser, par d’évidents tours de passe-passe.
tres facile de la part de la candidate ump de jouer la certe démagogique de l’environnement à des fins electoralistes.
ne soyons pas dupes.
ces gens là défendent un sytème centré sur la recherche de profit à tous prix y compris au détriment de notre santé même.Si la droite, même décomplexée était écolo cela se saurait…
MME Freytag est contre le charbon? , nous en reparlerons…
récupération politique que tout cela.
Très heureux d’apprendre que, dans notre circonscription, les opposants au charbon sont désormais à tel point nombreux qu’il devient démagogique d’abonder dans leur sens. Ce n’était pas jusqu’ici l’impression que nous donnait la presse locale. Merci quand même pour la bonne nouvelle.
De grâce, ne politisons pas le débat !
P.S.: Remarquons que la citation que j’ai faite de la prise de position de Guy Chambefort contre le charbon n’a suscité aucune réaction…
Pour ceux qui ont raté l’émission sur France 3 « la voix libre » de samedi dernier (26 mai) où 4 des candidats à la 3ème circonscription s’affrontaient, vous pouvez retrouver les 20 mn de débat à l’adresse suivante :
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e21b_voixlibre
Ils parlent bien sûr du charbon …
Un livre à lire (aux éditions du cerf)
Le Changement climatique : Aubaine ou désastre ?
Avec les contibutions de François Bayrou, Sylvie Faucheux, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Yves Le Déaut, Hervé Le Treut, Gilles Pennequin, Michel Rocard, Hubert Védrine, Loup Verlet, Dominique Voynet
Paru en : Février 2007
Résumé, source éditeur
« Il ne fait plus de doute que le changement climatique est très largement dû aux activités des pays industrialisés. Si les émissions de gaz carbonique et d’autres gaz à effet de serre ne sont pas fortement réduites dans les décennies à venir, il en résultera des dégâts immenses et irréversibles.
Ce livre pluridisciplinaire rassemble des points de vue scientifiques et politiques de sensibilités diverses, tous convaincus que la lutte contre le réchauffement de la planète est l’urgence de l’urgence et peut offrir l’occasion d’une conversion salutaire de notre système économique.
Dans la situation historique, à nulle autre pareille, que nous vivons, c’est l’avenir de l’humanité en tant que telle qui se joue. Il est indispensable d’ouvrir les yeux sur le désastre et de saisir l’aubaine qui se présente à nous. »
En parlant de « politiques de sensibilités diverses », petit commentaire emprunter sur le site de l’adsn
« Samedi 2 Juin : La Montagne – Position des candidats aux législatives de la 1ère circonscription de l’Allier (Moulins)
Les principaux candidats de cette circonscription sont opposés à l’ouverture de la mine de charbon et plus encore à l’exploitation d’une centrale thermique sur le site. Citons entre autres : Pierre André Périssol (UMP), Guy Chambefort (DVG), Delphine Mayrargue (PS), Danielle Demure (MODEM), Gérard Matichard (LES VERTS), Hugues Auvray (DVD) »
« Nos élus du département feraient bien d’en prendre de la graine … Ils doivent se sentir bien seuls à soutenir des projets aussi insensés. A l’évidence, le bon sens n’est pas nivernais … »
En attendant, les Nivernais ont droit de la part de leurs élus à la langue …de bois…
Le candidat « sortant » CHRISTIAN PAUL est muet sur la question dans sa profession de foi adressée aux électeurs !
Q’en est-il du rapport SOFREMINES établit en 2003 à la demande du conseil régional dont M. Paul est vice-président et qui donne un avis défavorable au projet ?
Sera t-il rendu public ?
Sur le blog de Christian Paul « Ruralité et développement durable »
Site : http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17
Vous pouvez lire ce qu’il écrit :
« Je dois reconnaître qu’avant l’été 2006, je n’avais pas anticipé l’importance que pourrait avoir ce gisement charbonnier.. ! Quand j’ai rencontré pour la première fois la Sofremines en juin 2006 à sa demande pour des projets économiques régionaux extérieurs au charbon, ce sujet n’a quasiment pas été évoqué ! C’est tout dire. Cherchant à me documenter le plus complètement, j’ai pris connaissance de ce rapport en septembre dernier. Sofremines a par ailleurs fait des offres de services d’ingiénérie, c’est son droit, aux deux porteurs de projets actuellement connus.
nb : sur ce dossier complexe, et quelque soit l’approche de chacun, il serait bon de ne pas manier le soupçon, mais de partager informations et arguments. Je ne me départirai pas de cette méthode. »
La publication de ce fameux rapport SOFREMINES serait un bon moyen de
« partager informations… »
Sachez aussi qu’il écrit sur son site « un blog pour agir »
« … Nous expérimentons ensemble à chaque étape les outils numériques d’une démocratie qui doit conduire les élus à rendre compte en temps réel, et les citoyens à pouvoir contribuer et évaluer tout au long du mandat : C’est exigeant, mais c’est possible ! Ce blog de campagne permet de s´engager sur cette voie, et de préparer ainsi la future législature…et un véritable blog de mandat ! »
Les Nivernais seront ravis d’apprendre que l’information qui mettait trois ans à leur parvenir sera désormais disponible « en temps réel »……
INFORMATION:
Source France Matin
Environnement
Jeudi 31 mai 2007
Le pacte écologique signé par 800 candidats aux législatives
Après avoir interpellé les candidats à la présidentielle sur les enjeux écologiques, Nicolas Hulot a soumis son « pacte écologique » aux candidats aux législatives.
« Pour l’instant, on a déjà 800 candidats qui ont signé le pacte écologique législatif », a annoncé l’animateur de télévision, interrogé sur France-Inter.
« Si l’exécutif a une volonté d’engager la mutation écologique, il faudra que nos députés soient dans le même état d’esprit, sinon la moisson sera faible », a expliqué Nicolas Hulot. Il a précisé demander notamment la création d’une « septième commission » permanente consacrée au développement durable, ce qui nécessiterait une réforme constitutionnelle.
« Ce qui est important, c’est d’engager en permanence un dialogue, une réflexion sur des sujets complexes », a estimé le militant écologiste.
Serge LEPELTIER, ancien ministre de l’écologie et du développement durable est de passage chez nous jeudi.
Il tient une réunion à Decize à 21h avec Brigitte Freytag
Sur son blog :
http://www.valeur-ecologie.fr/blog/index.php?ID=97
vous pouvez lire
« La France se lance dans la séquestration du carbone :
Bonne nouvelle ou nouveau risque ?
Enterrer le CO2, principal gaz à effet de serre, permet d’éviter qu’il ne se répande dans l’atmosphère en contribuant au réchauffement de la planète.
Avec la dernière réunion de la Commission Européenne des 8 et 9 mars dernier et la confirmation de l’objectif de réduire de 20% en 13 ans les émissions de gaz carbonique, l’avenir de la capture et de la séquestration s’annonce plutôt ouvert.
Or, si les projets sont légions au niveau international, le nombre de sites où l’on injecte du gaz carbonique à l’échelle industrielle se compte, pour le moment, sur les doigts d’une main.
En France, les besoins sont plus modestes. Malgré tout, si nous voulons respecter l’objectif de division par quatre de nos émissions à l’échéance de 2050, il nous faut pouvoir stocker 32 millions de tonnes de carbone par an.
La séquestration de CO2 dans les couches géologiques sous-marines est déjà autorisée depuis le 10 février 2007.
Mais une question se pose : les moyens techniques et financiers sont-ils à la hauteur ?
Le projet de Lacq ne permettra d’injecter que 100.000 m3 de gaz carbonique par jour pendant deux ans. Le tout pour un budget total de 60 millions d’euros. Ce qui fait très cher la tonne de dioxyde de carbone séquestrée.
Les autres sites candidats devront être, quant à eux, d’une étanchéité à toute épreuve, et le CO2 injecté ne devra pas polluer le sous-sol, notamment en contaminant les nappes d’eau potable. Il faudra donc s’assurer de l’absence de failles ouvertes dans la structure de stockage.
Finalement, la capacité de rétention du carbone reste encore à peu près inconnue.
Donc si la séquestration de CO2 est une bonne idée sur le fond, on ignore les risques à long terme et les coûts engendrés. »
20.03.2007
Commentaire :
Enterrer le CO2 , n’est ce pas créer un « nouveau risque à long terme.. »
que l’on va laisser aux générations futures ?
INFORMATION:
Source Enviro2b
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EOLIEN – Greffes d’éoliennes sur les pylônes electriques
juin 6th, 2007
Le bureau d’études Elioth et le cabinet d’architectes Encore Heureux ont peut-être trouvé la solution à l’insertion paysagère des parcs éoliens.
Ils viennent en effet de développer un concept d’intégration des éoliennes dans les pylônes électriques. Ces pylônes deviendraient alors eux-mêmes producteurs d’une énergie renouvelable directement raccordée au réseau.
Ainsi, selon une étude réalisée par Elioth, « l’équipement d’un tiers des pylones sur le territoire permettrait de générer environ 15TWh par an ».
Ce concept est présenté jusqu’au 9 septembre dans le cadre de l’exposition « So Watt! Du design dans l’énergie », qui se tient à Paris, espace EDF Electra.
> Pour en savoir + : Espace EDF Electra – 6 rue Récamier Paris 7ème.
INFORMATION :
Source Enviro2b
Just another WordPress weblog
Gordon Brown promet des « éco-villes »
mai 15th, 2007
Gordon Brown, l’actuel ministre britannique des Finances et probable successeur de Tony Blair au poste de 1er ministre, a pris son premier engagement de campagne. Il souhaite construire plusieurs « éco-villes » dans le pays.
« Nous devons construire 200 000 nouveaux logements par an aussi vite que possible et les éco-villes vont y contribuer » confie-t-il à la BBC. Ces nouveaux logements seront principalement destinés aux primo-accédants puisque très abordables par rapport à ce qui se pratique dans le pays. Ce projet démontre également la volonté d’engagement de Gordon Brown en matière de protection de l’environnement.
Ainsi, ces logements ont vocation à être neutres en émission de gaz à effet de serre, et « bénéficieront de toute une gamme de mesures écologiques, y compris de meilleurs transports publics, de pistes cyclables ». L’électricité distribuée devrait être produite localement par des énergies renouvelables.
100 000 nouveaux logements
Ces « éco-villes » devraient être construites sur des terrains inoccupés ou en réhabilitation. Une ancienne caserne militaire de Cambridgeshire, dans l’est de l’Angleterre pourrait servir de site pilote. Au total ce sont 100 000 nouveaux logements qui pourraient voir le jour dans tout le pays.
Commentaire :
A chacun son site pilote…….
LE CHARBON ET LES LEGISLATIVES
Deux candidates, Mmes FREYTAG (UMP) et ORPHELIN (verts) se sont prononcées clairement contre la mine de CHARBON dans leur profession de foi. Mme GARNIER-LORETTE (UDF) a déclaré son hostilité au Journal du Centre.
Mr PAUL a oublié la mine et la centrale !…
Mr SERGE LEPELTIER, ancien ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, Président de « Valeurs Ecologiques », sera avec Brigitte FREYTAG le JEUDI 7 JUIN.
- Salle des Fêtes de COSSAYE : 18h30 – 19h30
- Salle des Fêtes de DECIZE : 21h
« PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT et LE DEVELOPPEMENT
DURABLE CONTRE LA MINE DE CHARBON DE COSSAYE – LUCENAY »
Venez nombreux à cette réunion publique.
8 juin.
Dieu merci nous ne sommes pas seuls !
Des déclarations de Serge Lepelletier, hier à Cossaye, je retiens les quatre points suivants :
1)Le bouleversement climatique s’accélère de façon évidente et catastrophique. Dans les conditions actuelles l’utilisation du charbon, principal facteur de l’effet de serre est intolérable.
2)L’environnement bocager exceptionnel de nos villages doit être préservé à tous prix.
3)Le charbon propre est un mythe et l’affirmation que la séquestration du CO2 est actuellement réalisable est un mensonge caractérisé.
4)Nous devons continuer à lutter.
Univers nature. (05 06 2007).
La Grande-Bretagne en quête d’énergie :
Début 2006, la Grande-Bretagne est passée du stade de pays exportateur de pétrole à importateur. Les gisements de pétrole et de gaz, exploités principalement en mer du Nord, sont en effet en train de s’épuiser et avant la fin de la décennie le pays pourrait devenir très tributaire de ses approvisionnements extérieurs. Pour pallier à cette situation nouvelle, avant de quitter le poste de Premier ministre, Tony Blair a présenté un Livre blanc énergie qui vise à sécuriser les approvisionnements du pays et à lutter contre le réchauffement climatique. Pour cela 2 stratégies sont envisagées : les économies d’énergie et le remplacement du plus vieux parc de centrales nucléaires d’Europe.
Constitué de 19 centrales, le renouvellement du parc anglais n’est pas encore chose sûre, bien que des centrales aient déjà été arrêtées. Sous la pression des opposants, le débat public devrait se prolonger avec une décision attendue vers la fin 2007. Aussi, entre les études et les travaux, la première centrale pourrait mettre une dizaine d’années avant d’être opérationnelle. Une date qui semble tardive alors que de nombreux réacteurs existants auront été arrêtés.
De plus, perdre les mauvaises habitudes n’est pas chose facile, et le programme d’économie d’énergie est loin d’être gagné lorsque l’on sait que les Britanniques sont de gros gaspilleurs d’énergie (1). Si les Britanniques ne changeaient pas leurs habitudes, d’ici 2010 la Grande-Bretagne pourrait avoir dépensé 16 milliards d’euros et émis 43 millions de tonnes de CO2 pour rien. Une addition dont se passerait bien volontiers le gouvernement, lequel s’est engagé à réduire de 60 % ses émissions de CO2 d’ici à 2050 (par rapport à leur niveau de 1990).
Face à cette situation, les constructeurs de centrales de production d’électricité se pressent pour proposer leurs produits, notamment AREVA pour ses centrales nucléaires (EPR…) et Alstom pour des solutions thermiques (gaz et/ou fioul).
C’est ainsi que ce dernier vient d’annoncer la signature d’un contrat pour la construction et l’entretien (pour une période de 12 ans) d’une centrale thermique à gaz de 1 275 MW, qui sera implantée dans l’île de Grain (Kent) au Royaume-Uni. Cette centrale sera la plus importante du pays à fonctionner sur le principe du ‘cycle combiné en cogénération’ (2), la chaleur résultant de la production d’électricité étant récupérée par une usine de liquéfaction de gaz naturel, voisine, qui l’utilisera pour ses propres besoins.
Commentaire : remarquons que l’utilisation du charbon n’est même pas envisagée et, par conséquent, qu’il n’est pas question de la séquestration du CO2. Nous voyons là un exemple du pragmatisme britannique. Souhaitons que nos nouveaux dirigeants en fassent leur modèle.
La Chine suspendrait la production de charbon liquéfié (10/6/2007)
BEIJING, 10 juin (XINHUA) — La Chine, riche en charbon mais pauvre en pétrole et en gaz, pourrait mettre un terme aux projets destinés à produire du pétrole à partir du charbon liquéfié, selon un officiel chinois.
Cette considération est venue après l’évaluation des ressources énergiques limitées du pays et de son environnement écologique, a dit un directeur adjoint du département industriel de la Commission d’Etat pour le développement et la réforme (CEDR) lors d’un séminaire sur le développement de l’éthanol combustible en Chine, organisé samedi à Beijing par l’Académie d’Ingénierie de Chine et sponsorisé par Novozymes, géant danois des enzymes et micro-organismes.
« Les projets de charbon liquéfié consomment beaucoup d’énergie, même si la réussite de l’industrialisation du charbon liquéfié aiderait à réduire la dépendance du pays au pétrole », a dit l’officiel qui a demandé à garder l’anonymat.
Le gouvernement chinois avait auparavant promis d’investir plus dans le développement des ressources énergiques alternatives, y compris dans les combustibles biomasses et le charbon liquéfié, pour les substituer au pétrole pendant la période du 11e plan quinquenal (2006-2010).
La Chine, deuxième plus grand consommateur d’énergie au monde, a importé 162,87 millions de tonnes de pétrole en 2006 pour porter la dépendance du pays à l’importation de pétrole à 47 %, soit 4,1 % de plus par rapport à l’année précédente, selon des statistiques officielles.
Le pays doit faire face à une demande énorme en capitaux et à une consommation accrue d’eau et de charbon pour produire le charbon liquéfié, a dit l’officiel en ajoutant que le charbon était une ressource énergétique non renouvelable comme le pétrole.
La Chine a dit mardi qu’elle avait réussi à extraire de la glace combustible, une sorte d’hydrate de gaz naturel, et était devenu le quatrième pays à maîtriser cette technologie après les Etats-Unis, le Japon et l’Inde.
Le gouvernement chinois a dit récemment qu’il avait fait du développement des ressources renouvelables une stratégie nationale d’importance et qu’il continuerait à promouvoir le développement des énergies hydraulique, solaire et éolienne, du combustible biomasse et du méthane.
Source : http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-06/10/content_440162.htm
Citation laissée par un anonyme sur le blog de Christian PAUL:
« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe… » Jean Jaurès
A propos du rapport SOFREMINES, nous avons subit « la loi du mensonge »
et nous cherchons toujours « la vérité »
la saurons nous un jour?
Le triomphe du double langage.
L’exemple local en est la prestation de Christian Paul dans son blog au sujet de notre mine. Dans notre département, il est étrange de voir la gauche et maintenant, objectivement, les Verts, soutenir de sordides intérêts financiers, éminemment pollueurs, tout en proclamant haut et fort leurs convictions écologiques.
Mais ce double langage n’est-il pas pratiqué universellement lorsque dans tous les pays dits développés, et ceux qui rêvent de le devenir, toutes les décisions visent à entretenir et à accélérer le mode de croissance à l’origine de la catastrophe, en contradiction flagrante avec de beaux discours témoignant de la prise de conscience de l’urgence de la lutte contre le changement climatique. Même l’hôte de la Maison Blanche s’y met (l’aspect de son visage sur les images du G8 et le verre de bière posé devant lui ne me laisse que peu de doute sur la probabilité d’une récidive de son imprégnation). Il ne lui coûte guère de reconnaître du bout des lèvres la réalité du phénomène, du moment qu’il n’envisage dans son pays aucune autre réduction des émissions de CO2 que celles résultant d’hypothétiques progrès technologiques.
Et cependant que sur la scène nos comédiens internationaux entonnent leurs numéros de bravoure, en marchant sur place comme il se doit, la météo s’affole, les inondations se multiplient, les glaces polaires disparaissent trois fois plus vite qu’on ne le prévoyait. Quelles canicules, quelles tempêtes faudra-t-il pour qu’enfin soient prises les seules décisions d’économies énergétiques susceptibles de nous sauver.
Un site intéressant
136 pages
http://www.industrie.gouv.fr/energie/charbon/rapport-coursdescomptes.pdf
INFORMATION :
Source « le jounal de l’environnement»
Eolien: la France progresse doucement
15/06/2007 11:04
Alors que l’Association européenne de l’énergie éolienne (EWEA) organise le 15 juin la première campagne européenne de promotion de l’éolien, le parc français a enfin dépassé au 1er juin 2007 le cap des 2.000 mégawatts installés.
Evaluerpar Bérangère Lepetit
«Encourageant, mais pas suffisant»: c’est le verdict du Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui annonce, dans un communiqué daté du 11 juin, l’évolution tant attendue de l’éolien français. 500 mégawatts (MW) installés en moins de 6 mois et, au 1er juin, le cap des 2.000 MW enfin dépassé. Un démarrage de la filière? Un boom de l’éolien français? Responsable de l’éolien au SER, Marion Lettry relativise. «Cette évolution rapide s’explique simplement par l’aboutissement début 2007 de nombreux projets entamés en 2001-2002. En France, tout prend beaucoup de temps. Le potentiel de développement existe mais l’administration n’est pas adaptée». Le délai nécessaire à la finalisation d’un projet de parc éolien s’élève en moyenne à 4 ans.
Comparée à ses voisins allemands ou espagnols, la France n’a en effet aucune raison de se vanter. Selon le rapport 2006 de Greenpeace sur les perspectives mondiales de l’énergie éolienne, les pays dont la capacité installée totale est la plus élevée sont l’Allemagne (18.428 MW), l’Espagne (10.027 MW), les Etats-Unis (9.149 MW), l’Inde (4.430MW) et le Danemark (3.122 MW). Au Danemark, l’éolien assure plus de 20% de la production électrique du pays, et en Espagne, la part de l’éolien a atteint 8% et devrait parvenir à 15% d’ici la fin de la décennie. Selon Greenpeace, le marché mondial de l’énergie éolienne progresse plus rapidement que celui de toute autre source d’énergie renouvelable. Le total mondial a été multiplié par 12 en 10 ans pour atteindre plus de 59.000 MW.
En France, ce n’est pourtant pas le potentiel qui fait défaut. La branche éolienne du SER, qui rappelle que «les professionnels sont en ordre de marche», a recensé dans une étude récente un cumul de projets à différents stades de développement de plus de 25.000 MW. L’objectif fixé par la programmation pluriannuelle des investissements (PPI), de 18.000 MW en 2015, a d’ailleurs été jugé «réaliste» par le SER.
Autre domaine où le potentiel demeure non exploité: l’éolien offshore. Certes, l’Hexagone dispose d’atouts moins intéressants que ses voisins du Nord, venteux et aux littoraux peu profonds. Mais les projets ne manquent pas. Ils tardent simplement à aboutir. C’est le cas par exemple du projet d’installation du parc éolien maritime «des Deux-Côtes», au large de la Seine-Maritime, défendu par la Compagnie du vent et retardé suite à un refus de la préfecture.
«Le cap des 2.000 MW franchi est un signal fort, poursuit Marion Lettry. Aujourd’hui, il faut encourager la création des zones de développement de l’éolien (ZDE) (1) pour éviter que la dynamique engagée ne soit enrayée». En attendant, la journée européenne de l’éolien sera célébrée sur l’ensemble du continent. Berlin, Bruxelles, Copenhague, Madrid, ou encore Budapest organisent des événements. En France, une régate de voile sera organisée dans le sud de la France.
(1) Les éoliennes situées en métropole devront être implantées dans une zone de développement de l’éolien (ZDE), zones proposées par les communes et définies par le préfet après avis des communes limitrophes et de la commission départementale des sites. Les communes préciseront dans leur proposition le périmètre de la zone et définiront la puissance minimale et maximale des installations éoliennes situées dans cette zone. Seules les éoliennes implantées dans le périmètre d’une zone de développement de l’éolien bénéficieront de l’obligation imposée à EDF d’acheter l’électricité ainsi produite.
INFORMATION:
Source :Le Moniteur-expert
Alain Juppé s’intéresse aux possibilités de développement de l’éolien
Le ministre de l’Ecologie Alain Juppé a indiqué qu’il s’était entretenu lundi à Bordeaux avec les dirigeants du groupe canadien AAER des « possibilités de développement en France » du marché des éoliennes.
M. Juppé, qui est également maire de Bordeaux, « a reçu les dirigeants du groupe canadien AAER spécialisé dans le montage de nacelles et la fabrication d’éoliennes », a indiqué un communiqué de la mairie.
« Ce groupe qui vient d’ouvrir un bureau à Mérignac (ndlr: dans la banlieue de Bordeaux), souhaite étendre ses activités en Europe et en France », a-t-il précisé ajoutant que l’entretien « a porté sur le marché des éoliennes à haute capacité en Amérique du nord et sur les possibilités de développement en France ».
« J’y crois beaucoup. La France est très en retard dans ce domaine », par rapport à l’Espagne notamment, dont « 9% de l’énergie électrique sont fournis par l’énergie éolienne », a indiqué par ailleurs M. Juppé lors d’une conférence de presse précédent le conseil municipal.
« Nous allons essayer de faire de Bordeaux (…) une ville aussi exemplaire que possible » en matière de développement durable, a-t-il ajouté, soulignant que Bordeaux a « lancé une étude de faisabilité » en vue d’implanter un petit parc d’éoliennes en périphérie de la ville.
(04/06/2007)
La défense de l’Emploi grâce à l’ouverture de la mine parait avoir été un argument électoral efficace. Mais il ne suffit pas de se payer de mots. Les emplois proposés trouveront-ils preneurs chez nous. Il est sérieusement permis d’en douter, lorsque, comme je le fais depuis quelques mois, vous posez à ceux que vous rencontrez la question : « seriez-vous disposés à travailler à la mine qu’elle soit souterraine ou à ciel ouvert ? » La réponse est invariablement non. Certains avancent cependant que la technologie a évolué et que les conditions de travail doivent s’être quelque peu améliorées depuis la période héroïque. Certes, mais il faut tenir compte en contrepartie que les conditions financières d’exploitation ne seront plus celles dont bénéficiaient les défunts Charbonnages de France, auxquels un déficit institutionnel permanent permettait d’assurer à leurs mineurs des avantages sociaux substantiels. Bien loin de là, la motivation des beaux messieurs que nous avons vus nous vanter les charmes de leurs projets respectifs est uniquement celle du profit, le leur, et celui de leurs investisseurs boursiers, en particulier ceux des fameux fonds de pension dont le principal souci est loin d’être le bien-être des mineurs. Il a même été question de capitaux chinois…Et cependant la partie est loin d’être gagnée. Nous avons affaire à des adversaires passés maîtres dans l’art du lobbying et du mensonge. Tout leur est bon. Voyant que leur technologie de captation-séquestration du CO2 parait faire long feu, ils utilisent actuellement tous les négationnistes du changement climatique qu’ils peuvent encore recruter. Un exemple flagrant : à la sortie du G8 G.W.Busch a rendu visite au premier ministre tchèque. Le lendemain celui-ci niait énergiquement contre toute évidence le réchauffement. Heureusement pour notre cause et malheureusement pour la planète, chaque jour nous apprend qu’une nouvelle catastrophe climatique vient de se produire, si bien que l’on peut espérer que les entreprises criminelles de tous ceux qui ont pour devise « après nous le déluge » ne seront bientôt plus tolérables, et que s’ouvrirons les yeux de ceux qu’ils réussissent encore à abuser.
Journal du Centre. 19 Juin
« Comme avant, mais différemment » : Christian Paul, qui avait rayé de son vocabulaire le mot « MINE », déclare : Il sera nécessaire de comprendre une idée venue d’ailleurs si elle est bonne, et de taper dur si elle présente un danger ….nous comptons rencontrer les membres du gouvernement sur des dossiers qui concernent la Nièvre et me préoccupent particulièrement, comme les hôpitaux ruraux …. et la Revitalisation INDUSTRIELLE … »
Devinez ce que cache cette petite expression (mine ? charbon ? ou bien éolienne ? ou solaire ?)
Les charbonnages de France disparaissent en laissant derrière eux un trou de 4.500.000.000 d’Euros, quatre milliards cinq cents millions d’Euros ! 29.279.000.000 de Francs. La SEREN ou VALORCA auront-elles la même gestion, seule capable d’assurer un minimum de sécurité dans leurs entreprises ?? Il est permis d’en douter…
INFORMATION :
Intersolar 2007: l’Allemagne domine le marché mondial de l’énergie photovoltaique
Voir le site :
http://www.newswire.ca/en/releases/archive/June2007/20/c7358.html
Le conseil d’administration d’EDF, réuni le 14 juin, a décidé d’investir 900 millions d’euros dans de nouveaux moyens de production thermique à flamme. Trois turbines à gaz de 555 MW seront construites sur les sites de Vaires sur Marnes et de Montereau, une centrale au gaz de dernière génération de 440 MW sera construite sur le site de Blénod lès Pont à Mousson. La centrale thermique au fuel de Martigues sera transformée en deux cycles combinés gaz d’une puissance totale de 930 MW. Quant au charbon on se contente de moderniser des centrales existantes.Il n’est donc pas besoin en France de nouvelles centrales à charbon.
Les grands groupes cigarettiers, pour compenser les pertes liées à la baisse de consommation des cigarettes aux USA et en Europe, s’attaquent aux pays pauvres d’Afrique et d’Asie, chez lesquels les préoccupations de santé publique sont inexistantes et la publicité sur le tabac non contrôlée.
Les commandes de jets privés ont explosé au semestre dernier.
Des orages d’une rare violence ont fait 228 morts à Karachi. Pratiquement chaque jour des catastrophes météorologiques semblables témoignent du changement climatique qui ne fait que commencer.
Ces trois scoops semblent ne rien avoir de commun entre eux, ni avec l’ouverture de la mine de charbon de Lucenay-Cossaye.
Et pourtant tous trois témoignent de la rapacité et de l’immoralité de certains milieux d’affaires qui ne tiennent aucun compte des conséquences de leurs entreprises.
Ceux qui, pour subvenir à leur passion du luxe, cherchent à tous prix à brûler le charbon en rejetant dans l’atmosphère du CO2 , bouleversent le fragile équilibre climatique et menacent la survie même du genre humain. Au même titre que les marchands de tabac ce sont des meurtriers en puissance.
INFORMATION:
Record d’investissements dans les énergies renouvelables
Publié dans Les Echos Date : 21/06/2007
Les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables sont passés de 80milliards de dollars en 2005 à 100milliards en 2006, un chiffre record dû à l’envolée des prix du pétrole, aux inquiétudes face au changement climatique et à un soutien accru des gouvernements, selon un rapport de l’ONU… …
Le Collectif » STOP CHARBON » vous informe :
A l’occasion de la première étape du voyage au cœur de la Loire et en soutien à la population, nous vous convions à rencontrer les membres du Collectif STOP CHARBON, qui regroupe les associations opposées au projet minier du sud-Nivernais.
Jeudi 28 juin
Accueil à partir de 17h00.
Visite guidée du site de la mine à 17h30 Rencontre avec la presse 19h00 Buffet
Composition du Collectif STOP CHARBON :
ADSN (Association de défense du sud nivernais) — SNE (Sud Nièvre environnement) — Fédération Allier Nature — Loire Vivante NAC — APPBSB (Association du Patrimoine Paysager et Bâti de la Sologne Bourbonnaise) — Les Trois Prés — Autun Morvan Ecologie — Le WWF France — Le CNAD (Collectif pour une agriculture durable) — Les Verts 58 — Les Verts 03 — Le VARNE Association pour la protection du confluent de la Loire et de l’Allier — SOBA Nature Nièvre — Puisaye Environnement — Le MERLE — Allier Sauvage
Encore une pierre dans le jardin de nos élus qui n’ont pas la clairvoyance de certains !!!
Le conseil muncipal de Gonfreville l’Orcher s’oppose aux centrales à charbon
Le conseil municipal de Gonfreville l’Orcher dont le maire est le député PCF, Jean-Paul Lecoq, s’est prononcé à l’unanimité contre les projets d’installation de deux centrales à charbon sur la zone industrielle du Havre présentés par les sociétés Poweo et Snet. « Notre agglomération, par la densité de ses industries ne peut plus absorber de nouvelles usines polluantes. Le charbon est un matériau qui dégage dans l’atmosphère une forte concentration de CO2 et la recherche actuelle ne permet pas de lutter contre cette réalité », considèrent les élus…
Pour faire suite au commentaire d’EUREKA
Vous pouvez signer la pétition contre les deux centrales a charbon du Havre sur le site:
http://eplh.free.fr/
S’il est une idéologie qui persiste, triomphante malgré les catastrophes qu’elle entraîne depuis plus d’un siècle, c’est la foi dans les techno sciences. Elle implique la confiance dans le progrès matériel indéfini et la certitude de pouvoir résoudre tous les problèmes en utilisant des moyens simples. Ses serviteurs ne sont plus des « savants », mais des techniciens hautement spécialisés, ce qui implique une carence culturelle manifeste. Ils sont utilisés par des financiers dont le but est de réaliser le maximum de profit. Ceux-ci, constatant que le changement climatique est désormais flagrant, sont en passe de le considérer comme une aubaine. Ce qu’ils redoutent le plus c’est que soient appliqués les seuls remèdes, économisant l’énergie sous toute ses formes, susceptibles d’atténuer le désastre, mais remettant radicalement en cause leur standing. C’est pourquoi ils s’empressent de proposer des solutions technologiques, allant de la captation séquestration du CO2 , à la manipulation climatique à l’échelle planétaire ou à la modification de la chimie des océans.
Il est consternant que les responsables politiques et économiques du XXIème siècle, confrontés à un cataclysme menaçant la survie de notre espèce, ne sachent tenir aucun compte de certains acquits scientifiques élémentaires qui devraient rendre évidents les périls auxquels nous exposent les applications irresponsables de techniques approchant de la sience-fiction.
Il s’agit de deux notions très simples.
L’une mise en évidence par la cybernétique est celle de rétroaction positive. Un exemple en est : le réchauffement climatique, provoqué par nos émissions de CO2 fait fondre le sol gelé du Grand Nord – les végétaux qui y étaient inclus pourrissent et émettent du méthane – le méthane, gaz à effet de serre, accentue le réchauffement.
L’autre, relevant de la théorie du chaos, est l’effet papillon: une perturbation minime d’un ensemble complexe est susceptible d’y provoquer des effets non seulement imprévisibles mais potentiellement cataclysmiques.
De ces deux faits découle l’impératif de l’application du principe de précaution, auquel s’opposent avec véhémence les serviteurs des lobbys financiers et industriels, dans leur frénésie de poursuivre leurs entreprises prométhéennes.
Lundi 2 juillet 2007
Environnnement: Bruxelles demande aux pays européens de s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique.
La Commission européenne invite les pays européens à prendre dès maintenant les mesures qu’impose le réchauffement climatique afin d’en limiter les effets néfastes sur leurs populations, leur économie et l’environnement du Vieux continent.
Citant les récentes inondations destructrices au Royaume-Uni et la vague de chaleur qui sévit actuellement en Grèce, le commissaire en charge de l’Environnement, Stavros Dimas, a pressé jeudi les Vingt-sept d’anticiper les catastrophes futures. « Si nous ne planifions pas à l’avance une réponse stratégique, il se peut que nous soyons contraints de prendre des mesures d’adaptation soudaines, non préparées, pour répondre à la multiplication des crises et des catastrophes, ce qui sera bien plus coûteux », a-t-il averti.
Au cours du XXème siècle, la température moyenne en Europe a déjà augmenté de 1°C par rapport à la période pré-industrielle, soit plus que la hausse moyenne de +0,76°C enregistrée à la surface du globe sur la même période. Si les tendances actuelles se confirment, la température mondiale devrait encore augmenter de 1,8°C à 4°C d’ici la fin de ce siècle.
Cette augmentation devrait entraîner une multiplication d’épisodes caniculaires, d’inondations, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer dans les zones littorales, des perturbations dans les productions agricoles, ce qui ne sera pas sans conséquence sur différents secteurs, notamment l’agriculture, la sylviculture, la pêche, le tourisme et la santé. Mais, insiste le commissaire, « les efforts d’adaptation ne doivent pas se substituer aux efforts de réduction. La bataille contre le réchauffement doit être menée sur ces deux fronts en même temps ».
Les mesures d’adaptation nécessaires iront, selon les pays, d’un relèvement des digues pour les zones côtières, à la création de zones permettant aux rivières européennes de déborder, le renforcement d’infrastructures sanitaires pour gérer les catastrophes, mais aussi une redéfinition des modes de production d’électricité (les centrales étant tributaires du niveau des cours d’eau pour leur refroidissement) et d’eau. « Huit des neuf glaciers alpins auront disparu d’ici à 2050, ce qui posera des problèmes pour l’alimentation en eau d’une partie de l’Europe auxquels nous devons nous préparer dès maintenant », plaide encore M. Dimas.
Pour la Commission, ces politiques d’adaptation doivent être menées à tous les niveaux politiques, du local au national, sans oublier le niveau européen qui influe aujourd’hui sur de nombreuses politiques (agriculture, pêche, fonds structurels, aide au développement, etc.). « L’adaptation exigera des Etats membres qu’ils fassent preuve de solidarité les uns envers les autres afin que les régions défavorisées ainsi que les régions les plus durement touchées soient à même de prendre les mesures qui s’imposent », avertit encore M. Dimas.
Par ailleurs un large débat public s’est ouvert dimanche à Bruxelles comprenant une consultation publique via Internet sur le thème de l’adaptation au réchauffement. Sur base des avis qu’elle recevra, la Commission déposera d’ici à 2008 une série de propositions plus concrètes, voire des projets législatifs, pour relever plus efficacement ce défi. R.M.
Ouvrir une mine de charbon est-elle la solution la plus appropriée ???
7 juillet:
Parmi les personnalités reçues hier par Nicolas Sarkosy et Jean-Louis Borloo figurait Joseph E.Stiglitz, prix nobel et professeur à l’Université Columbia. Or celui-ci déclarait le 3 mars dernier:
« Ces derniers temps le président GW Bush semble s’être réveillé. Mais il a placé les intérêts de ses soutiens de campagne, les industriels du charbon et du pétrole, avant ceux de la planète. S’il s’inquiétait vraiment du réchauffement, comment aurait-il pu approuver la construction de centrales électriques au charbon, même si ces centrales utilisent des technologies plus efficaces que jamais ? …Il est nécessaire que naisse une nouvelle coalition… cette fois peut-être menée par l’Europe et dirigée cotre un danger réel. Cette coalition pourrait se mettre d’accord sur certains principes de base: renoncer à construire des centrales à charbon… »
Un sérieux motif d’espérer que l’imposture ne triomphera pas chez nous.
Les mines de Hongay
« Elles sont, je crois, uniques au monde, ces mines de Hongay, où l’on extrait le charbon à ciel ouvert. Campha, Haut, Monplanet, grands pans d’amphithéâtres taillées dans le mamelons. Ce sont de gigantesques escaliers noirs qui escaladent le ciel et leurs parois sont si lisses, si droites, qu’on croirait que le charbon fut découpé en tranche, ainsi qu’un monstrueux gâteau. Rien n’est à l’échelle humaine. Tout est trop haut, trop vaste, et les indigènes qui piochent sur les pentes ne font qu’une poussière humaine, sur ces gradins de jais.
A qui appartiennent toutes ces terres ? Au Charbonnages du Tonkin. La société possède tout : les champs, les bois, les maisons, les routes, et jusqu’au entrailles de la terre. Ce chemin de fer, c’est à elle ; ce port, ces jetées, ces passes balisés, c’est à elle. Cette église au clocher pointu, ce grand marché couvert, c’est à elle.
Car c’est cela le moins facile, trouver des coolies, des milliers de coolies, et les retenir à Hongay, les empêcher de s’enfuir. On a tout essayé : rien n’y fait. Dès que le tonkinois a quelques piastres dans sa bourse , il quitte l’ouvrage et retourne à se rizière. A l’époque du têt, aux approches de la moisson, tous veulent revoir leur village, et c’est alors par milliers qu’ils s’échappent. Tous les surveillants massés n’y peuvent rien : en quelques jours, tous les découverts sont déserts.
Que faire ? On cherche d’autres stratagèmes. On multiplie les ruses. Ainsi on ne leur paye leur salaire que la deuxième quinzaine du mois suivant, si bien que , courant toujours après leur dû, ils sont obliger de rester. Cependant, pour qu’ils ne meurent pas de faim et par pure philanthropie, on leur verse, s’ils ont bien travaillé, une piastre tous les 10 jours : c’est ce qu’on appelle ici » faire une avance « . C’est également pour les retenir qu’on leur a donné ce grand marché couvert, ce cinéma.. Que ne leur a t-on construit un hôpital ! Un administrateur de la société a trouvé mieux : la religion. Des missionnaires installés à la mine retiendront au moins les catholiques, a t-il pensé. On en a donc fait venir un, un père Annamite, des Missions espagnoles. On lui a construit cette petite église et la paroisse à peine né, groupe déjà 700 coolies. …
Quand je visitai Hongay, les carrières noires grouillaient d’ouvriers. Etres vêtus de loques. Piocheurs aux bras maigres. Des femmes aussi, dont la bouche rougie de bétel semble saigner. Derrière les wagonnets, des » nhos » de 10 ans s’arc-boutent, petits corps secs, visages épuisés sous le masque du charbon.
La société est riche, très riche : 29 millions de bénéfices nets l’an dernier, c’est à dire plus que son capital. Près de 20 millions de réserve avoue, des actions gratuites distribué aux actionnaires, le titre de 250 francs coté maintenant de 7 à 10 mille.
Oui formidablement riche : les 74000 actions qui représentaient à l’émission 16 millions valent plus d’un demi milliard !
Et savez vous combien ce royaume du charbon rapporte à l’Indochine, à la France ?
Rien…
Je dis rien, car je ne vais pas compter les quelques francs de taxe superficiaire, les quelques sous de taxe minière. Il en est des Charbonnages comme de la plupart des riches entreprises de la bas : de puissants inconnus se partagent les bénéfices, sucent la moelle de ce pays, et la colonie n’a rien et la France n’a rien, elle qui a payé cette terre de tant de sang.
Hongay donne au moins à l’Indochine tout son charbon ?
Pas même. Presque tout est pour le Japon, qui paye bien. Et Saigon réclame en vain, nos usines doivent passer par Cardiff, et les chemins de fer chauffent au bois, dévastant les forêts. Ni argent ni charbon : Hongay ne nous rapporte que la haine des milliers de coolies… »
C’est ce qu’écrivais Roland Dorgelès en 1926. Nous n’avons guère à attendre mieux de nos modernes futurs exploiteurs…
Avant le Grenelle de l’environnement
Vous avez bien lu !
Journal du centre le 02/07/2007
« DECIZE. La communauté de communes envisage le bois comme moyen de chauffage
On n’a pas de pétrole mais du bois
A l’heure ou le développement durable est élevé au rang de ministère prioritaire
La ville de Decize pourrait, d’ici trois ans, se doter d’un système de chauffage à bois pour les bâtiments publics et les logements collectifs »
Journal du centre le 07/07/2007
« LA MACHINE
En direction d’une nouvelle source d’énergie
Une étude de faisabilité d’une unité de production d’énergie électrique et thermique
à partir des déchets bois des connexes de scierie et de la biomasse, a déjà été réalisée. Le développement territorial passe par celui de la filière bois.
L’état a labellisé le pôle de la Machine et notamment les cinq hectares, situés aux Fontaines Douces(Z.I. en direction du Pré-Charpin) La zone est déjà viabilisée, au niveau du réseau et de la voirie, souligne le président de la communauté, Guy Leblanc. Il peut, outre l’apport financier non négligeable de 235000 euros, se prévaloir « d’un bon moyen de communication nationale et internationale, au vu des contacts que nous avons eu depuis un an ».
Parmi les projets à venir, à citer celui de la centrale de production d’énergie à partir de la biomasse nivernaise
Projet :
Principaux objectifs
Moderniser et développer les moyens de mobilisation de la ressource forestière…
Développer rapidement une capacité de sciage de gros bois de Douglas en Bourgogne(36000m3/an à court terme)…
Créer une unité de seconde transformation de bois pour raboter des charpentes traditionnelles, produire des bardages et des lames de parquets. Valoriser des connexes et déchets dans le cadre du « bois énergie » par la fabrication de plaquettes forestières… »
Que devient le projet VALORCA qui prévoyait dans son « Etude de la valorisation de la Biomasse » l’utilisation de plaquettes forestières comme combustible ?
Il est vrai que cette société n’a pas le soutient des élus du département ni de la presse locale !
Concernant le projet de LA MACHINE vous apprenez que « l’étude de faisabilité a déjà été réalisée »….Sans doute dans le plus grand secret pour ne pas plomber le « charbon propre »
Et les prévisions pour l’emploi, pas de chiffre…
Il y a presque un an déjà vous étiez mieux informés sur un certain projet de mine à ciel ouvert avec centrale thermique….
Kouilou : la torchère brûle entre Zetah et les populations
5 janvier 2007
par Daniel Lobé Diboto (Congo page.).
Lorsque Zetah Maurel & Prom fora son premier puits rentable à Boundi en 2001, tout près de la petite ville de Hinda, les populations s’en réjouirent. La région, depuis la fermeture des mines de potasse, manquait cruellement d’emplois et l’exode rural battait son plein. Elles crurent avec naïveté aux promesses de prospérité qui leur étaient faites.
Le pétrole est source de richesse, mais pas pour ceux qui vivent au dessus. Sans scrupule les magnats de l’or noir promettent monts et merveilles aux populations délocalisées et environnantes essorer en toute quiétude leur terre de précieuse huile qu’elle contient. Une fois les plates formes implantées, les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer. A Boundi dans le département du Kouilou, les habitants des villages Tchicanou, Mboukou et Tchibanda n’ont pas échappé à cette rude réalité.
Il est de notoriété que le pétrole n’a pas vocation de servir les peuples qui entendent en être les légitimes propriétaires. Au Nigeria, c’est par milliers qu’on compte des morts carbonisées pour avoir voulu récupérer un peu du précieux produit dans les pipelines. La misère contraint parfois à des tentatives désespérées. En Angola, au Tchad, au Gabon et au Congo, pays reconnus comme producteurs de pétrole, la pauvreté est le lot quotidien de 70 % de la population. La paupérisation croissante des classes populaires contraste avec l’énorme masse des revenus pétroliers dont ces pays sont générateurs.
On se souvient que le Collectif des Originaires du Kouilou (COK) a eu l’audace de demander au chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, 1 % des revenus pétroliers pour le département du Kouilou et 1% supplémentaire à se partager entre tous les autres départements du pays afin d’y booster la municipalisation accélérée. Ce collectif, très attentifs sur la gestion du pétrole au Kouilou en particulier et au Congo et en général, a fait passer un communiqué de presse que nous vous proposons intégralement.
« Depuis 1999, la société Zetah, filiale de la société Maurel et Prom, exploite d’importants gisements de pétrole On shore dans la zone de Bondi, Tchicanou, Mboukou, et Tchibanda.
La société Zetha y a construit neuf plates-formes. Or, depuis cinq ans, les activités pétrolières de Zetha causent d’énormes préjudices aux populations riveraines et environnantes, en raisons d’importants dégâts à la flore, à la faune, à la nappe phréatique, ainsi qu’à la santé même des populations riveraines.
En effet, les torchères, par leur forte luminosité, le dégagement de chaleurs intenses et l’émission de gaz à effet de serre sur des rayons très importants, ont chassé les animaux, détruit la végétation, et portent atteinte à la santé des populations riveraines. Les habitants souffrent actuellement de maladies pulmonaires, et maladies de peau et de toutes sortes d’intoxications.
De même, Zetha a pollué les cours d’eau par les émissions des torchères, les déblais de forage, ainsi que l’évacuation des eaux usées dans les rivières, à telle enseigne que les populations manquent cruellement d’eau potable.
Enfin, Zetha a détruit les nappes phréatiques par l’enfouissement sur site des boues d’épuration et de déblais de forage hautement toxique qui s’infiltrent dans le sous sol. Les eaux usées des campements sont déversées directement dans les cours d’eau, rendant ainsi les eaux impropres à la consommation humaine.
Zetha a détruit également la fertilité des sols par la combustion d’hydrocarbures sur les plates-formes, par les cendres et résidus des torchères, et la pollution par le rejet dans l’atmosphère de gaz toxiques tels le dioxyde de souffre et l’oxyde d’azote. Ces gaz toxiques reviennent sur terre sous la forme de pluies acides qui polluent les sources d’eaux, détruisent les sols et nuisent à la santé humaine.
C’est ainsi qu’au cours des dernières années, toute la zone a connu une baisse de productivité agricole, au point que cette année les populations qui vivent d’agriculture n’ont rien pu récolter et son acculées à la famine.
Ainsi les activités d Zetha ont causé aux populations des préjudices considérables sous la forme de dommages à la santé, de dommages à ‘économie rurale et de dommages à l’écosystème tout entier.
Or, l’article 36 de la Constitution stipule : « Toute pollution ou destruction résultant d’une activité économique, donne lieu à compensation »….
Au Congo, le principe pollueur payeur, demeure théorique tant bien même il y a une cellule anti-pollution dirigée par monsieur Tchibota Goma Valentin, outillé de la chose pétrolière, cependant il ne dispose pas d’un cadre juridique efficace pour la répression des délinquants en la matière. Et, les toutes puissantes compagnies pétrolières seraient en accointance avec la hiérarchie au grand dam de la population, abandonnée à son sort. Boundi est sans nul doute la sonnette d’alarme d’une situation qui perdure peut être par les grâces du gouvernement qui prime la fiscalité pétrolière et le partage de production soit 33 % dans chaque baril.
Les dispositions constitutionnelles encore un écran de fumée ?
Alors les populations prennent en charge leur protection à l’instar du Collectif des Originaires du Kouilou (COK), qui demande réparation :
« ….En conséquence, le collectif des Originaires du Kouilou et les populations riveraines, font sommation à la société Zetha, d’avoir à procéder de toute urgence, à la réparation intégrale des dommages causés aux populations et à l’environnement, et ce par la prise des mesures d’urgence suivantes :
Récupération des gaz actuellement brûlés à la torche, par la construction d’une mini centrale à gaz, qui donnera de l’électricité aux habitants ;
Dépollution et ré oxygénation des cours d’eau :
Développement de la pisciculture en vue du repeuplement des rivières ;
Retraitement des déblais de forages et de boues d’épuration afin d’éviter toute pollution des rivières et des nappes phréatiques ;
Construction d’égouts d’évacuation des eaux usées et des eaux de pluies Reafin de mettre un terme aux érosions et à la pollution des cours d’eau ; fertilisation des terres agricoles aux moyens d’apport en humus et engrais ;
Création d’un centre de soins intégrés doté de médicaments gratuits et de personnel médical, avec des visites périodiques de spécialistes en maladies broncho-pulmonaires et cutanées ;
Construction d’écoles avec dotation en personnel enseignant et fournitures scolaires gratuites ;
Implantation de forages pour l’approvisionnement en eau de chaque village ;
Construction de la route Pointe-Noire-Tchikanou ;
Indemnisation des populations en réparation des dommages causés à la santé, à l’environnement, ainsi qu’aux activités économiques agricoles, de chasse, de pêche et cueillette ;
Indemnisation des propriétaires fonciers spoliés par l’implantation des plates-formes et des pipe-lines. »
Il y a donc urgence que le gouvernement renonce à sa politique laxiste et démissionnaire à l’égard de ceux qui le chouchoutent somptuairement et qu’il reprenne en main les problèmes induits par la pollution. A défaut il risque une radicalisation des populations telles qu’on a pu le voir au Nigeria ou au Venezuela.
.
Daniel Lobé Diboto.
Ceci en dit long sur le souci de l’environnement de la Société Maurel et Prom dont le P.D.G. et directeur général est notre ami Jean François Hénin.
JdC du 7.7.07 (suite) : après le bois comme moyen de chauffage à Decize, la production d’énergie à partir de la biomasse à La Machine : titre « AU VERT CITOYENS, SOYEZ ECOLOS » :
Réunion , organisée par ACTIVITAL, sté qui gère les lacs des Settons, de Chaumonçon et les étangs de Baye, autour du respect de l’environnement et du développement durable : journée écocitoyenne.
Différents partenaires étaient présents sur les stands : Le parc du Morvan vantait les mérites du tri des déchets, EDF proposait une expo sur les énergies propres (soleil, vent, bois ou énergie hydraulique), l’ADEME exposait des panneaux sur l’évolution du climat et ses conséquences.
1/ ET pendant ce temps-là …MM. Hénin, Besson, Caille et les autres.. mais, au fait, que sont-ils devenus ?
2/ ACTIVITAL est-elle au courant d’un projet de mine de charbon à quelques encablures de ses lacs ?
contact ACTIVITAL : activital-envir@orange.fr
Vous avez bien lu !
Journal du centre le 09/07/2007
« CONSTRUCTION : Les petites et moyennes entreprises bourguignonnes peinent à répondre à la demande
La filière bois doit vite s’organiser.
La construction à ossature bois est en pleine expansion.
Mais les industriels de Bourgogne ne peuvent répondre à la demande que par une offre limitée
Note Jacques Ducerf, président d’Aprovalbois notamment parce que, organisés en très petites entreprises, ils ne peuvent proposer que des produits sur mesure haut de gamme, sans être capable de répondre à une demande massive. Résultat : le tissus économique bourguignon risque de perdre des marchés et des emplois au profit des régions voisines ou des importateurs….
….un petit nombre d’architectes et de bureaux d’études spécialisés sur le bois ; une offre de formation insuffisante ; des capacités de recherche limitées. »
Commentaire :
Je vous invite à la lecture sur le blog de notre député Christian Paul des articles concernant la filière bois…
Site : http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17
Pensez à notre président de la CCI qui déclarait à ce même journal le 14/11/2006 concernant les métiers de la mine « Les formations prêtes dés 2008 », il risque d’être perturber jusque dans son sommeil s’il faut du jour au lendemain aller au bois au lieu d’aller ..« au charbon »…
Sans doute pensera t-il à la fable de Jean de La Fontaine : Le lièvre et la tortue
« Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. »….
Réchauffement climatique : le soleil n’y est pour rien !!!(dépêche AFP du 11-07-2007)
Le réchauffement climatique observé au cours des dernières décades n’est pas dû au soleil, a confirmé une étude scientifique publiée mercredi, allant ainsi à l’encontre de ceux qui doutent encore de l’origine anthropique (humaine) du réchauffement.
Le soleil a été moins actif depuis 1985 alors que les températures moyennes sur la Terre continuaient d’augmenter, selon cette étude menée par une équipe de chercheurs britanniques et suisses et publiée dans les documents de la Royal Society A, journal de l’académie des sciences britannique.
Selon cette étude, le soleil a certes eu un effet sur le climat de la Terre dans le passé, avant la révolution industrielle, mais « au cours des vingt dernières années, toutes les tendances dans le soleil qui auraient pu avoir une influence sur le climat de la Terre sont allées dans la direction opposée à celle susceptible d’expliquer la hausse globale des températures moyennes ».
L’étude est dirigée par Mike Lockwood du laboratoire britannique de Rutherford Appleton et Claus Froehlich du Centre mondial de radiation de Davos, en Suisse.
Dans leur dernier rapport cette année, les délégués du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) ont affirmé Le changement du climat est « sans équivoque ». Les émissions de gaz à effet de serre (GES), émises par les activités humaines (principalement le recours aux énergies fossiles comme le pétrole ou le charbon), sont responsables de l’augmentation accélérée des températures depuis cent ans (+0,74°C), selon leurs conclusions.
Dimanche 22 juillet :
La radio annonce de nouvelles inondations catastrophiques en Grande Bretagne à la suite de violents orages et une canicule est en cours en Europe centrale où sont relevées des températures de 42 °.
Il ne se passe guère de jour sans que la Météo qualifie d’exceptionnel le temps qu’il fait chez nous. L’exception parait être devenue la règle.
De plus en plus de climatologues estiment que les rapports du GIEC pêchent par un excès d’optimisme et déclarent que le processus de changement climatique est en cours d’emballement.
Et ce ne sont là que les prémisses des cataclysmes annoncés. De nombreux facteurs d’aggravation risquent d’intervenir à court terme et même certains se manifestent déjà, tels la fonte du permafrost libérant le méthane, gaz 24 fois plus générateur d’effet de serre que le CO2, la disparition de la banquise réduisant l’effet d’albedo, réverbérant la lumière solaire, l’acidification des océans entraînant la disparition du squelette calcaire des algues qui fixent le carbone et libèrent l’oxygène permettant la vie animale et donc humaine sur notre planète.
L’humanité se trouve confrontée au risque majeur de sa disparition prochaine, si elle poursuit ses émissions de CO2 dans l’atmosphère et le point de non-retour ne se situe pas dans cinquante ans. Certains comme James Lovelock pensent qu’il est dès aujourd’hui en passe d’être dépassé.
Les conséquences de la majoration de l’effet de serre sont désormais inéluctables du fait de la rémanence du CO2 dans l’atmosphère. Elles peuvent seulement être atténuées par une réduction urgente et massive de notre consommation d’énergie. Les solutions du type « usines à gaz », proposées par les pollueurs responsables de la catastrophe, ne sont que des alibis destinés à leur permettre de poursuivre encore un peu de temps leurs entreprises, car leur devise est : « après nous le déluge ».
Dès aujourd’hui les économies d’énergie requises peuvent être mises en œuvre. Le gaspillage pratiqué dans tous les domaines est flagrant. Mais il est consternant de voir les médias imperturbables, tout en faisant trop rarement état de la menace, persister à encourager l’hyperconsommation d’énergie…, consternant de voir EDF annoncer un « développement important des moyens de production prévoyant une augmentation de 1,3 % par an d’ici 2010 et de 1% d’ici 2020…, consternant de voir l’industrie automobile allemande refuser la réduction pourtant modeste que la Commission Européenne lui demande d’appliquer à ses modèles.
Certes il est évident que la mise en exploitation de notre charbon serait une aberration. Cependant les deux exemples ci-dessus témoignent de la puissance des lobbys pollueurs. Notre vigilance et notre combativité doivent, plus que jamais demeurer intactes.
Economiser l’énergie ?? Mais vous n’y pensez pas !
Vous ne voulez tout de même faire baisser les cours des titres EDF ou TOTAL au CAC40 et risquer d’écorner les 1 % prélevés sur nos factures d’électricité pour alimenter la CGT via le comité d’entreprise d’EDF. On ne pourrait plus prétendre que l’on a besoin de notre charbon. Pitié pour la SEREN. Patronat et syndicats « tous ensemble » pour continuer à polluer allègrement. Et tant pis pour la planète !
Pour les petits malins qui tirent argument de notre été frisquet pour se gausser du réchauffement climatique : qu’ils aillent se chauffer en Grèce, en Italie, en Roumanie, ou patauger en Angleterre !
En attendant l’ouverture, à Dieu ne plaise, du gisement Lucenayais, internet nous offre une mine où creuser. Ce qu’on y découvre dépasse en noirceur toute celle du charbon qui gît sous nos pieds.
En quelques clics, nous voici au Congo Brazzaville, où nous avons pu constater les conséquences consternantes d’une certaine exploitation pétrolière. C’est là que sous un régime de dictature corrompue se sont prises de détestables habitudes qui expliquent qu’ait germé dans certain cerveau l’idée de venir impunément saccager notre campagne, sans même imaginer que nous pourrions réagir.
Nous voyons comment une courageuse opposition congolaise lutte désespérément contre ces abominations. Ne nous laissons pas dominer par les nouveaux colonisateurs !
INFORMATION:
24 juillet 2007
La ville de Trenet devient capitale française du photovoltaïque
Michel Moynier, le maire de Narbonne qui sera bien présent au Grenelle de l’Environnement, a une obsession depuis quelques années maintenant : Donner à la Ville de Narbonne (bâtiments administratifs, stades et éclairage public) son indépendance énergétique. Et il se donne les moyens d’y parvenir. La Ville vient ainsi de mettre à disposition d’EDF Energies Nouvelles 23 ha moyennant un loyer de 1000 euros l’hectare. Sur ce terrain va être installée une centrale photovoltaïque unique en France et placée troisième sur le podium européen comprenant 80 000 m² de capteurs.
L’investissement se monte à 40 millions d’euros soit 5 euros le Wc. L’innovation majeure de cette installation repose sur le fait que les capteurs, positionnés à quatre mètres de hauteur hors-sol, sont montés sur trackers et qu’ils suivent le soleil comme des tournesols. Ainsi orientés en fonction des déplacements journaliers et saisonniers du soleil, les capteurs affichent un rendement maximal. Pour preuve la production annoncée : 11 MW ce qui correspond à la consommation annuelle de la Ville de Narbonne et même de Narbonne Plage. Il y a la mer de Trenet et désormais le soleil de Narbonne !
INFORMATION:
SophiaNet.com
EDF investit dans les énergies nouvelles
Emmanuel Maumon, le 17 juillet 2007
Comme les autres poids lourds du secteur de l’énergie, EDF s’intéresse de plus en plus au développement des énergies nouvelles. Elle vient d’ailleurs de mettre en bourse sa filiale dans ce domaine et compte investir dans ce secteur autant d’argent que pour le projet de l’EPR.
Lors du dernier salon ENR Agora, qui s’est déroulé à Sophia Antipolis, les visiteurs ont pu s’apercevoir de l’intérêt de plus en plus marqué d’EDF pour les énergies nouvelles renouvelables. Non seulement elle apporte son soutien aux initiatives de ses clients qui souhaitent utiliser ce type d’énergie, mais elle vient de mettre en bourse sa filiale, EDF Énergies Nouvelles, pour laquelle elle affiche de grandes ambitions.De nombreux programmes sont ainsi lancés dans l’éolien, le solaire ou la biomasse. Au total, pour Philippe Malapert, expert énergétique au sein d’EDF, sa société va investir plus de 3 milliards d’euros dans les énergies renouvelables, soit l’équivalent de l’investissement dans l’EPR.
INFORMATION :
Source NaturaVox
20 juillet 2007
Des cellules photovoltaiques au cadmium.
Vous avez peut être lu dans la presse que simultanement deux sociétés française, EDF EN, la filiale Energies Nouvelles d’EDF recemment introduite en bourse et Séchilienne-Sidec, spécialiste des centrales electriques fonctionnant à la biomasse et ancienne filiale d’Air Liquide, ont signé respectivement avec la société américaine First Solar pour la fourniture de panneaux solaires de type « couche mince » pour une capacité de production de 230 MW pour EDF EN et de 150 MW pour Séchilienne-Sidec à livrer sur la période 2007/2012.
First Solar est le fabricant de panneaux photovoltaiques qui utilisent comme semi conducteurs des combinaisons métalliques à base d’un métal lourd cousin du zinc,le Cadmium et d’un métalloîde cousin du soufre le Tellurium, en lieu et place du silicium traditionel.Sur le plan de la performance technique, ces metaux offrent quelques avantage sur le silicium en terme de moindre diminution de performance en fonction de la température et de meilleur rendement en atmosphère brumeuse. Mais son avantage majeur et considérable est de pouvoir utiliser des metaux sans utilisation industrielle importante alors que le silicium est au contraire un metal en forte demande pour toutes les applications électroniques et couteux à fabriquer sous la forme cristalline.De par leur utilisation en couche mince, il suffit de cent fois moins de materiau semiconducteur Tellure de Cadmium que ce qu’il serait nécessaire d’utiliser en materiau semi conducteur à base de Silicium.
Globalement le prix des panneaux photovoltaiques en Cadmum/Tellure est donc très largement inférieur à celui des panneaux Silicium.Tout ceci devait permettre d’abaisser le cout du MW photovoltaique installé d’environ 5 à 6 millions d’euros actuellement à moins de 4 millions d’euros dés maintenant et à 3 millions d’euros à l’horizon 2010. De quoi cette fois rendre la filière photovoltaique économiquement compétitive hors subventions.
First Solar a déjà prouvé les performances de son produit aux Etats Unis, en Allemagne et en Asie du Sud Est.Il vend quasiment toute sa production en Allemagne, premier marché mondial ppur le photovoltaîque.Il dispose d’une usine opérationnelle d’une capacité de production de 75 MW dans l’Ohio, vient de poser la première pierre de sa nouvelle usine de 100MW de capacité de production à Kedag en Malaisie et va commencer à produire ses panneaux dans une usine de 120 MW de capacité à Francfort sur Oder.
Le Cadmium et le Tellure sont des corps chimiques lourds que l’on rencontre comme sous produits dans l’extraction du minerai de Zinc ou encore dans les phases de raffinage du Cuivre. Ce sont des corps, en particulier le cadmium, dont on souhaite plutôt se débarrasser.Les séquestrer dans des semi conducteur extrèmement stables est donc quasiment une aubaine. C’est dire combien cette nouvelle technique de production de panneaux photovoltaiques offre d’avantages!
A suivre
Les actualités d’ECO-CHOIX
deux nouvelles centrales à charbon au Havre ???
lundi 28 mai 2007.
Menace sur la région de l’estuaire
NON à la construction de deux nouvelles centrales à charbon près du Havre
Il n’est pas urgent de construire des centrales au Havre. En effet, la France est en capacité d‘économiser 50% de l’électricité actuellement consommée selon l’ADEME sans aucune perte de confort ni de compétitivité. Par ailleurs, en nous appuyant sur le rapport récent de la DIDD (Délégation Interministérielle au Développement Durable) intitulé : « Charbon propre, mythe ou réalité ? », il apparaît nettement dans ses conclusions que le charbon propre est un mythe car il y a :
Pollution à l’extraction, Pollution pendant le transport Pollution lors du déchargement Pollution pendant le fonctionnement de la centrale, avec émission très importante de CO2, gaz à effet de serre redoutable, qui nous écartera des engagements pris à Kyoto Pollution par les résidus de combustion.
Enfin, les données suivantes ne doivent pas être ignorées :Le charbon est une matière première irremplaçable pour la fabrication des aciers et qui le deviendra pour celle des matières plastiques lorsque le pétrole se fera rare. Même si ses réserves sont encore relativement abondantes, il faut éviter de les gaspiller en les utilisant pour produire de l’électricité avec un rendement par principe faible, alors qu’il existe des formes alternatives de production de l’électricité, notamment celles qui font appel aux énergies renouvelables. Les procédés industriels de séquestration de CO2 ne sont pas encore au point
Six associations ( EPLH – SOS Estuaire – Estuaire SUD – ATTAC – UFC Que choisir et ECO-CHOIX ) se sont regroupées pour alerter la population et les élus. Ils forment le Collectif Contre les Nouvelles Centrales à Charbon ( 2C-n-2C) Une pétition ( ci-jointe ) circule sur les deux rives de la Seine car la pollution n’a pas de limites. Vous pouvez la demander à vos associations ou au 06 09 66 59 85 et à l’adresse : bclelievre@wanado.fr EPLH 3 rue Casimir Delavigne 76600 Le Havre.
Vous pouvez aussi signer la pétition en ligne sur http://eplh.free.fr/
Nos amis havrais ont du mauvais sang à se faire et on peut légitimement penser que leur combat est aussi le nôtre. Car il parait évident que leur deux centrales thermiques au charbon sont celles qu’EDF prévoit de construire. De là à soupçonner que notre charbon risque d’y brûler, il n’y a qu’un pas.
Il convient donc de les soutenir énergiquement en leur demandant de nous aider en retour.
Il faut reconnaître que la réussite de notre action est menacée par ceux mêmes qui disent la soutenir, mais qui, par une opposition inconditionnelle au nucléaire, se font les alliés objectifs du lobby charbonnier.
Certes les tares du nucléaire sont à très sérieusement à considérer, mais plutôt que de s’obstiner dans un combat irréaliste et perdu d’avance, nos amis ne pourraient-ils pas adopter une attitude pragmatique consistant à viser le renforcement des normes de sécurité, une transparence accrue et surtout une gestion des déchets prévoyant leur neutralisation ultérieure, compte tenu qu’en raison de l’extrême urgence climatique, l’utilisation de l’énergie nucléaire est un moindre mal.
Celle-ci pourrait d’ailleurs être considérablement réduite si, dès aujourd’hui les économies d’énergie immédiatement réalisables étaient mises en œuvre. Nous en sommes hélas loin, car la croissance dont on nous rebat les oreilles est toujours la même, fondée sur un gaspillage toujours plus effréné des ressources de la planète, malgré de très beaux et vertueux discours en décalage total avec ce qui est pratiqué pour le plus grand profit des lobbys pollueurs.
Nous avons une étrange aptitude à anticiper les catastrophes. Les cataclysmes météorologiques qui viennent de frapper l’Europe méridionale et la Grande Bretagne sont, après bien d’autres, des avertissements ultimes. Le premier ministre britannique Gordon Brown ne s’y est pas trompé.
L’urgence n’est pas de bricoler des dispositifs d’enfouissement sous nos pieds du déchet majeur qu’est le CO2, c’est d’en tarir toutes les sources inutiles.
(Ne pourrait-on pas dialoguer un peu plus sur ce blog… ?).
Les nuisibles.
Primum non noscere !
Surtout ne pas nuire ! Ce principe hippocratique vieux de bientôt deux millénaires et demi s’impose toujours aux médecins. Que ne s’impose-t-il à ceux qui veulent la destruction de notre cadre de vie, de nos bois et de nos prairies, de nos rivières et de nos sources.
Alors que seuls des enjeux de survie pourraient justifier de tels sacrifices, le véritable but de cette sinistre entreprise est de s’emparer de ce charbon pour, comme l’indique si bien l’un des deux prétendants dans son sigle VALORCA, le valoriser, c’est-à-dire en empocher la valeur. Le sigle de l’autre promoteur est tout aussi significatif : SEREN : société d’ « exploitation ». Il a suffit de se reporter à la façon dont Maurel et Prom, dont le Président Directeur Général demeure le principal investisseur de la SEREN, conçoit ce que signifie exploiter, pour n’avoir aucune illusion sur le mode d’exploitation dont il s’agit.
Il est plus que temps de rompre avec ces pratiques irresponsables d’exploitation des ressources de la planète, pratiques suicidaires qui ont désertifié une grande part des plaines de l’ouest américain et ravagé les pays de l’ancien bloc communiste.
Espérons que les conclusions du « Grenelle de l’Environnement » seront assez catégoriques pour nous débarrasser de nos « nuisibles ».
J’ai de bonnes raisons de penser que nos amis de la Seren et de Valorca lisent ce qui s’écrit sur ce blog. D’autre part, il est certain que les renseignents généraux, dont c’est le métier, s’y intéressent et le transmettent aux instances décisionnelles, s’ils le jugent important.
A la veille de l’ouverture du « Grenelle de l’Environnement » qui va définir la politique environnementale de la France il serait très fâcheux qu’un certain silence puisse, de part et d’autre, être interprété comme de la lassitude, de l’indifférence voire un acquiescement.
Vous êtes nombreux à penser que l’exploitation de ce charbon est une abomination, encore faut-il le faire savoir en vous exprimant ici.
« Il faudrait dialoguer plus », ai-je lu plus haut, voici donc mon opinion :
Il me semble purement incroyable qu’on relance les mines de charbon, j’ai toujours cru que c’était fini, relégué au rang des vielleries crasseuses du XIX° siècle du grand Emile Zola.
Comment peut-on accepter un tel archaïsme et croire qu’on pourra sans souci brûler en quelques décénies des matières que la nature a mis des millions d’années à produire et accumuler à partir d’autres matières synthétisées par des millions d’années de photosynthèse. (gaz, pétrole, tourbe, charbon, et ceux que j’ignore)
Stocker du CO2 me semble un alibi facile plus qu’une perspective réaliste. Et comment on évite les fuites, et que se passe-t-il en cas de séïsme ?
Il ne faut plus opposer le système fossile au système nucléaire, on retrouve en chacun les mêmes abérrations :
-ressource limitée (uranium vs carbone)
-extraction détruisant les écosystèmes locaux (mines et carrières entraînant ce que vous savez)
-transport polluant et consommateur d’énergie (camions, bâteaux, naufrages…)
-déchets (CO2, fuite de gaz vs plutonium)
-risques (explosions gaz, transports de déchets nucléaires, affaissements du sol, fuites, cancers et autres maladies, marées noires…)
-transport lourd d’électricité produite par de grosses unités avec les pertes que celà entraîne
-mensonges rassurants (séquestration du CO2, enfouissement des déchets…)
Donc, je soutiens ceux qui s’opposent à l’ouverture de mines et centrales à charbon en France, mais n’allez pas croire que le nucléaire vous sauvera !
Et que dire des mines à l’étranger, existe-t-il des groupes internationaux contre toutes les centrales à charbon ?
Peut-on savoir combien de personnes ont déjà signé la pétition ?
Ne vous laissez pas faire.
Que la contestation était facile et gratifiante lorsque nos adveraires venaient naïvement s’exposer à nos coups. Nous avons même eu le plaisir de voir le principal d’entre eux faire mine de se retirer de l’affaire. Une photo, qui a fait beaucoup pleurer dans les chaumières, témoignait de son accablement devant tant d’ingratitude.
Tirant la conclusion de l’échec flagrant de leur offensive de séduction, nos pollueurs ont effectué un repli stratégique sur leurs bases parisiennes, se contentant disent certains d’envoyer deux discrets agents de renseignement et de débauchage sur le terrain. Ce faisant ils ont tout loisir d’interesser à leur cause leurs très puissantes relations ainsi que le lobby charbonnier, pendant que s’endorment les bouseux.
Nous, qui ne pouvons guère intriguer à ce point en haut lieu, nous devons, en attendant la prochaine offensive:
-demeurer en alerte.
-manifester notre opposition sur ce blog (merci à celui qui a répondu !).
-rechercher tous les arguments contre l’utilisation du charbon et contre la séquestration du CO2 qui n’est qu’un alibi pour continuer à polluer allègrement.
-relever toutes les prises de position, d’où qu’elles viennent, contre la mine et les centrales au charbon. Par exemple le 31 juillet la CFDT déclarait: « l’appel à un fournisseur qui développe des centrales thermiques à gaz et peut-être au charbon – énergies génératrices de gaz responsables du réchauffement climatique – est particulièrement malvenu ».
Je viens de m’apercevoir que la photo témoignant de l’accablement de notre ami, parue à la une du JDC le 10 novembre dernier était celle qui illustrait un article sorti à l’occasion de l’affaire « Executive Life » dans « Paradis fiscaux et judiciaires » du samedi » 30 avril 2005 sous le titre « Résilié par son assurance ».(On peut vérifier sur Google…). Espérons qu’elle reservira !!
INFORMATION: source « news invest »
le: 06/08/2007
Thenergo développe un nouveau site de cogénération au biogaz (3MWe)
THENERGO , leader dans le développement de solutions d’énergie durable par cogénération (CHP), annonce le développement, dans la région de Flandres occidentale (Belgique), d’une unité de cogénération issue de l’agriculture (E-farm) d’une puissance de 3,2 MWe. Ce nouveau projet, aura une capacité opérationnelle maximale de 8 000 heures par an, permettant ainsi la génération de 24 000 MWh d’énergie propre par an, soit suffisamment d’électricité pour alimenter près de 6 000 foyers 24h/24. Les E-farms THENERGO produiront de l’énergie à partir de déchets organiques issus d’exploitations agricoles, qu’il s’agisse de petits éleveurs de bétail ou de producteurs et exploitants agricoles à échelle industrielle. Elles constituent à la fois une solution efficace de traitement des déchets, remplaçant décharges et incinérateurs, ainsi qu’une source précieuse d’énergie renouvelable pour l’Europe. Ces E-farms, qui représentent une source d’énergie sur site fiable et rentable pour la filière agricole, permettent également aux réseaux de distribution électrique locaux et nationaux de bénéficier de l’énergie renouvelable excédentaire.
L’E-farm, dont les travaux débuteront en octobre 2007, devrait être opérationnelle dans 15 mois. Les coûts de développement et de construction représentent un investissement de 20 millions d’euros. THENERGO détiendra une participation de 75% dans ce projet.
L’énergie produite par l’E-farm est générée à partir de fumier (60 000 t/an) et de déchets issus de l’industrie alimentaire (60 000 t/an), dont la livraison sera assurée sur les 20 ans de vie du site grâce à des contrats à long terme passés avec des fournisseurs locaux. L’installation devrait dégager un chiffre d’affaires annuel de 6 millions d’euros.
Kurt ALEN, CEO de THENERGO, a déclaré : « Les E-farms cristallisent toutes les composantes du Business Model de THENERGO. Qu’il s’agisse d’achats, d’ingénierie du concept, de gestion opérationnelle, de négociation d’électricité ou encore de vente de certificats verts et de sous-produits, THENERGO capitalise sur sa connaissance du secteur et son expertise en matière d’ingénierie, permettant ainsi de créer de la valeur à chaque maillon de la chaîne. THENERGO s’impose comme un acteur majeur dans ce secteur en pleine expansion, grâce à ses nombreux projets, dont celui de Valmass E-farm, station de cogénération de 1,6 MWe également en construction en Flandres occidentale. ».
Projets en cours
Depuis l’introduction en Bourse de THENERGO en juin 2007, la puissance totale installée est passée de 25,2 MWe à 33,4 MWe et la puissance prévisionnelle de 19,7 MWe à 25,5 MWe. ,
A propos de THENERGO Créée en 2002 et basée à Anvers (Belgique), THENERGO est une société leader en Europe en matière de développement et d’exploitation de projets d’unités décentralisées de production d’énergie, basés sur la biomasse, le biogaz et le gaz naturel. THENERGO conçoit, construit, finance, exploite et commercialise l’énergie des projets de cogénération directement et pour le compte de ses clients
A ce jour, THENERGO dispose d’une puissance installée brute de 33,4 MW et une capacité de production d’électricité annuelle de 135 GWh. Depuis le 14 juin 2007, THENERGO est inscrite sur Alternext d’Euronext Paris (ALTHE). http://www.thenergo.eu
Tout comme l’argent sale le radon n’a pas d’odeur.
Chaque gisement de charbon a ses caractéristiques particulières. Tout spécialement ils diffèrent beaucoup par la quantité d’éléments radioactifs qui s’y trouvent à côté du charbon. Ces éléments sont l’uranium 238 , l’uranium 235, le thorium 232. En se désintégrant ils produisent du radon, gaz qui lui-même donne naissance au polonium 218, au polonium 214, au plomb 214 et au bismuth 214. Ceux-ci sont éminemment radioactifs et donc cancérigènes. On a vu récemment que le polonium était très efficace pour l’élimination des agents secrets…
Uranium, thorium, polonium, plomb et bismuth radioactifs sont des solides qui restent sagement dans le sol si l’on ne va pas les y chercher.
Il n’en va pas de même du radon qui, lui, est un gaz et se répand en surface.
En Auvergne, en Bretagne, dans les Vosges, il émane du sous-sol constitué de roches cristallines, contenant les radioéléments que le volcanisme a fait remonter des entrailles de la Terre.
Le radon détecté sur le territoire de la commune de Cossaye, dont le sous-sol est formé de roches sédimentaires, ne peut provenir que du gisement de charbon et l’ abondance de ce radon témoigne que ce gisement est particulièrement riche en éléments radioactifs.
Lors de l’exploitation de la mine les micropoussières émises, dont tout le monde s’accorde à reconnaître la nocivité pour les voies respiratoires et le système cardiovasculaire, présenteront un danger supplémentaire du fait de leur radioactivité.
Car il est une particularité qui rend encore plus agressives ces micropoussières. Elle ressort d’un document rapporté d’Allemagne par ceux d’entre nous qui s’y étaient rendus à l’automne dernier. Il s’agit d’une étude publiée par le « Bund » (Association allemande pour l’Environnement et la protection de la Nature). Cette particularité est l’affinité du radon pour le charbon. Elle est connue de longue date, puisque l’un des moyens de fixer le radon est de l’absorber sur du charbon. Elle explique comment le radon se fixe sur les micropoussières, qui le véhiculent au plus profond de nos poumons, où il a tout loisir d’exercer son action cancérigène en se transformant en polonium, en plomb et en bismuth radioactifs. Vingt huit citations de travaux scientifiques allemands, américains du nord, australiens, britanniques, confirment ce fait qui est systématiquement occulté par la censure officielle au service du lobby du charbon sévissant outre-rhin aussi bien que chez nous.
Ainsi nos futurs pollueurs grâce à la radioactivité du gisement qu’ils rêvent d’exploiter, nous serviront une dose exceptionnelle de polonium. Eux qui nient la nocivité du radon, que ne s’en administrent-ils , mais il ne faut pas rêver !
Le 12 AOÛT
Lettre ouverte à Monsieur Christian Paul.
Aux bons soins de Monsieur le Rédacteur en chef du JDC.
Monsieur le Député.
En ce jour anniversaire de l’annonce du projet minier de la Seren, n’ayant pas reçu de réponse à mon message concernant la signification de la présence de radon en abondance sur la commune de Cossaye, je m’adresse publiquement à vous. Ce radon ne peut émaner que du gisement de charbon et son abondance témoigne de la présence en grande quantité d’éléments radioactifs à son niveau, uranium et thorium dont émane le radon. Grâce à l’affinité démontrée du radon pour le charbon, il est évident que les micropoussières issues de la mine seront éminemment radioactives et d’autant plus nocives.
Lors d’une des réunion de désinformation de la Seren, je vous ai entendu déclarer que s’il y avait du radon vous seriez contre le projet.
Je souhaite qu’il en soit ainsi, d’autant que d’autres arguments militent pour son abandon. Je pose la question de savoir comment une entreprise privée dont la vocation est le profit pourra assurer aux travailleurs de la mine de Lucenay-Cossaye, les garanties de sécurité et les compensations sociales qu’assuraient les défunts Charbonnages de France au prix d’un déficit de quatre milliards cinq cents millions d’Euros.
De plus certains antécédents donnent fortement à réfléchir, sur le souci que peut nourrir une société privée quant à l’environnement et à la santé des populations voisines. Vous pourrez trouver un exemple troublant de la façon dont sont exploités certains gisements pétroliers du Congo-Brazaville. En tapant: « Kouilou » sur Google, vous trouverez le site « La torchère brûle ente Zetah et les populations ». Je pense que vous hésiterez à me répondre : « mais il s’agit du Congo… ». Il a l’air en tous cas de s’y prendre de bien mauvaises habitudes.
Le calme régnant jusqu’au « Grenelle de l’Environnement » est propice à la réflexion et je ne doute pas que vous rejoindrez finalement Guy Chambefort dans son opposition aux projets d’exploitation du charbon dans notre belle région.
Veuillez croire, Monsieur le Député, à ma considération distinguée,
Docteur Escaravage.
Un an déjà
12 août 2006
Gros titre sur le JDC
La SEREN allait sauver notre département du marasme économique.
Aujourd’hui, silence sur ce projet !
La » filière bois » semble prendre le pas sur le charbon du moins c’est ce que l’on pourrait croire à la lecture de la page 3 du JDC le 7 août 2007, mais restons vigilant, ce n’est pas encore demain que les élus nivernais abandonneront la ……. »langue de bois »
LE SAVIEZ-VOUS?
LA CENTRALE SOLAIRE AEROTHERMIQUE
Voir le site:
http://quanthomme.free.fr/energieencore/carnet14.htm
Qu’en pensez-vous?
Le 7 août dernier Al Gore mettait en garde contre la campagne négationniste des géants de l’énergie, entre autres le superpollueur ExonMobil, qui financent à coup de dollars (10.000 $ par article) toute étude visant à contredire l’évidence du réchauffement climatique.
Les auteurs des deux émissions environnementales de ce mercredi sur France 5 : « Paradis en sursis » et « Un monde sans glaces » seraient sensibles aux « arguments » des pollueurs qu’ils n’auraient pas plus insidieusement manié l’équivoque de façon à abuser le téléspectateur. Dans la séquence « Paradis en sursis » on assiste à la disparition d’un village esquimau dans le dégel du pergélisol sous les yeux d’un glaciologue rigolard et québécois dont la seule conclusion est qu’il n’y a rien à faire. De la deuxième « Un monde sans glaces », on risque fort de tirer la conclusion qu’après tout ce réchauffement ce n’est pas si mal. Youpi ! on ne va plus être gêné par cette foutue banquise pour circuler et à nous le pétrole, les diamants et tous les minéraux imaginables de l’arctique. Les esquimaux n’ont pas à se plaindre puisque madame la ministre canadienne de l’industrie leur promet indemnités et emplois.
Certes Jean Louis Etienne y va de temps en temps de petits couplets écolos, timides évocations de quelques nuisances localisées aux latitudes extrêmes, mais tout a été fait pour, qu’au total, l’impression générale demeure mitigée. Pas une seule allusion n’est faite aux émissions mortifères de CO2 et à l’urgence absolue d’économies d’énergies incompatibles avec les projets délirants et criminels de financiers et d’industriels de l’espèce de ceux qui menacent l’environnement de notre village.
Revue de l’Agriculture et de l’Agro-industrie
Affaires d’Etat de Mehenna Hamadouche
A LIRE ABSOLUMENT !
Debat
Climat
Nouvelles mises en garde adressées à nos dirigeants
Pendant que les dirigeants du G8 s’auto-congratulaient, avec Nicolas Sarkozy, d’avoir osé ajouter le terme «sérieusement» à leur prise en compte minimale d’objectifs imprécis et non-contraignants de lutte contre le réchauffement climatique à l’horizon 2050, deux nouvelles études publiées dans des revues scientifiques sérieuses par des scientifiques éminents constituent autant de nouvelles mises en garde d’urgence, sans ambiguïté aucune, adressée à l’ensemble de la communauté internationale.
La première étude, publiée par l’Académie des sciences américaines, concerne les travaux conduits par l’Australien Michael Raupach dans le cadre du «Global Carbon Project», Global and regional drivers of accelerating CO2 emissions Michael R. Raupach, Gregg Marland, Philippe Ciais, Corinne Le Quéré, Josep G. Canadell, Gernot Klepper, and Christopher B. Field – PNAS June 12, 2007 vol. 104 no. 24 10288-10293.
Elle constate l’accélération foudroyante des émissions de C02 lors des cinq premières années du XXIe siècle. Alors que l’augmentation du CO2 était de 1% par an auparavant, elle est passée à plus de 3% par an depuis le début de ce siècle et «leur croissance a été plus grande que les scénarios liés aux énergies fossiles les plus intensifs développés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).»
Comme le constatait, dans une interview donnée au journal belge Le Soir, le chercheur français Philippe Ciais, (Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement), co-auteur de l’étude Raupach, «Le Giec est un processus différent étalé sur plusieurs années et dont les données sont moins récentes… Nous sommes à mi-parcours dans notre travail. Nous nous sommes rendus compte que les prévisions d’émissions et surtout leur évolution étaient bien en dessous de la réalité . Nous avons donc décidé de publier les résultats sans attendre…» La deuxième étude a été publiée dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society par des chercheurs mondialement réputés qui ont travaillé sous la direction de James Hansen, directeur de l’Institut Goddard des Etudes Spatiales de la NASA (James Hansen fut le premier à alerter le Congrès US sur le réchauffement climatique),
Climate Change and trace gases James Hansen, Makiko Sato, Pushker Kharecha, Gary Russell, David W. Lea, Mark Siddall – Royal Society – Philosophical Transactions Volume 365, Number 1856 / July 15, 2007
Ces chercheurs critiquent également le Groupe Intergouvernemental pour l’Etude du Changement Climatique de l’ONU (GIEC), lui reprochant de sous estimer l’ampleur de l’élévation du niveau des mers provoquée par la fonte des glaciers et de la banquise durant ce siècle. Au lieu de 40 cm, comme le prévoit le GIEC avec ses modèles informatiques, cette élévation pourrait atteindre plusieurs mètres d’ici 2100.
C’est pourquoi, écrivent-ils, la planète terre affronte un «péril imminent». «Les émissions récentes de gaz à effet de serre rapprochent dangereusement la terre d’un changement climatique énorme qui pourrait échapper à tout contrôle, mettant en grand danger les hommes et les créatures vivantes», écrivent-ils. Seul d’intenses efforts pour limiter les émissions d’origine humaine de dioxyde de carbone et des gaz à effets de serre, permettront de conserver le climat dans la moyenne du dernier million d’année.
Le réchauffement climatique résultant des émissions humaines de dioxyde de carbone et de gaz à effets de serre menace de provoquer une bascule du climat qui pourrait «déclencher un cataclysme» dans les glaces de l’Antarctique et du Groenland, alertent les auteurs de l’étude, et, dans un courrier adressé au journal The Independent, le Dr Hansen confirme la menace : «à mon avis, parmi nos publications, celle-ci a sans doute le mieux réussi à rendre clair que la terre se rapproche dangereusement de changements climatiques qui pourraient échapper à tout contrôle».
Le Dr Hansen affirme que nous disposons de 10 ans pour mettre en place les mesures draconiennes requises pour limiter les émissions de CO2 suffisamment rapidement pour prévenir une élévation dangereuse de la température moyenne.
Si tel n’est pas le cas, la chaleur accrue pourrait déclencher une fonte rapide des glaces des pôles, rendue bien plus grave par une «inversion de l’albedo», se produisant lorsque les rayons lumineux aujourd’hui, réfléchis par les surfaces gelées blanches seront absorbés par la surface sombre de la mer.
«L’inversion de l’Albedo fournit un mécanisme déclencheur. Si cet effet se poursuit suffisamment longtemps, de nombreuses rétroactions dynamiques s’enclencheront, provoquant l’effondrement des banquises», insistent les scientifiques réunis autour du Dr Hansen. «Nous affirmons que la durée requise pour déclencher ce mécanisme est au plus d’un siècle, probablement moins». La dernière évaluation publiée par le GIEC prévoit peu ou pas de contribution de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique à l’élévation du niveau des mers, mais les auteurs de l’étude contestent leur conclusions. «Les analyses et les projections du GIEC ne prennent pas bien en compte les lois physiques non linéaires présidant à la désintégration des glaciers humides, des fontes de glaces et de l’érosion, et ne sont pas non plus consistantes avec les preuves issues de l’étude des paléoclimats que nous avons produites pour montrer l’absence de décalage perceptible entre la fonte des glaces et l’élévation de la mer.»
19-08-2007
Jean-Philippe Miginiac
INFORMATION :
Source :Ontario, Ministère de l’Energie
Plan axé sur les résultats publié 2007-2008
Vue d’ensemble du ministère
Vision, mission et mandat, priorités et résultats clés du ministère
Un approvisionnement énergétique fiable, abordable et durable est essentiel à la qualité de vie et au bien-être de l’ensemble des Ontariens et des Ontariennes ainsi que des générations futures. Par sa politique énergétique, le ministère de l’Énergie continue de jouer un rôle important pour faire de la province un des meilleurs endroits en Amérique du Nord où vivre, travailler, investir et élever une famille.
Mission et mandat
Le ministère de l’Énergie a pour mandat de soutenir le développement d’un approvisionnement énergétique rentable, fiable et durable sur le plan de l’environnement, tout en instaurant une culture de l’économie d’énergie.
Le ministère définit tous les aspects de la politique énergétique de l’Ontario et fournit des conseils en la matière. Il doit établir, en supervisant les activités de la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO), de l’Office de l’électricité de l’Ontario (OEO) et de la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE), le cadre stratégique législatif qui assurera un approvisionnement sûr et fiable en électricité et gaz naturel au consommateur ontarien. Le ministère représente aussi l’actionnaire auprès d’Hydro One et de l’Ontario Power Generation (OPG).
L’Ontario demeure déterminé à établir un réseau d’électricité plus propre en remplaçant les centrales au charbon et en encourageant les économies d’énergie et une production moins polluante.
Remplacement du charbon
Le gouvernement demeure déterminé à remplacer les centrales thermiques au charbon. Dans le cadre de l’élaboration du Plan pour le système d’électricité intégré (PSEI), l’OEO collabore avec la SIERE pour établir le calendrier du remplacement, le plus tôt possible, des centrales au charbon par des sources plus propres, tout en maintenant une capacité de production et une fiabilité suffisantes.
L’OEO prévoit que la mise hors service des centrales au charbon pourra commencer d’ici 2010. Il préconise la prudence en matière de planification en suggérant que certaines centrales au charbon demeurent en service au-delà de 2011 afin d’assurer la fiabilité du réseau. Selon l’information actuellement disponible, les autres centrales au charbon seront remplacées progressivement par une capacité de production plus propre entre 2011 et 2014.
Document complet, voir site :
http://www.energy.gov.on.ca/index.cfm?fuseaction=apropos.plan0708
Nos élus nivernais ne désarment pas !..
Nos deux compères sénateurs nivernais (D.Boulaud et R.P. Signé) seraient-ils en campagne de démarchage (définition : recherche à domicile de clients éventuels) et de promotion pour le circuit de Magny-Cours et notre … mine de charbon.
Article du JdC du 20.08.2007 : « Les deux sénateurs à l’écoute du maire de Fleury-sur-Loire » (commune de 263 h). Après les problèmes de réfection de la toiture de la salle des fêtes, la rénovation de l’église, la voirie, un autre problème est soumis aux sénateurs : les maisons inoccupées.. et là, bien entendu évocation de la survie du circuit de Magny-Cours et la mise en exploitation d’une mine de charbon à Cossaye….
A suivre de près : les futurs périples de nos deux sénateurs, surtout dans les communes aux maisons inoccupées, et ailleurs…
Bien naïfs seraient ceux qui penseraient que le lobbying politique médiatique et financiers de la promotion du charbon va s’éteindre. Le démarchage de nos deux « représentants » signalé ci-dessus en témoigne. Ils ont bien de la chance,eux, d’avoir l’oreille de notre quotidien local.
Raison de plus pour ne pas nous laisser endormir. La déclaration d’intention du gouvernement de l’Ontario de réduire l’utilisation du charbon est une bonne nouvelle, mais qu’en sera-t-il après les élections qui vont avoir lieu en octobre? d’autant plus que nombre d’autres états canadiens et le gouvernement fédéral sont loin d’être sur la même ligne. que va-t-il se passer à la conférence que va réunir G.W. Bush, tout nouveau converti à la défense de l’environnement. Le but de cette manoeuvre est de toute évidence de promouvoir les solutions technologiques, permettant la poursuite de l’utilisation des combustibles fossiles, dont ses commanditaires escomptent de juteux profits.
Le texte suivant dont je vous prie d’excuser la longueur ne laisse guère de doute à ce sujet:
« Les centrales à charbon et la réduction des émissions de gaz carbonique
par Florent Breuil le 12/06/2007 | Rubrique: Contributions | Thématique: Energie
modéré par :
fbreuil
Par Cheryl Pellerin
Rédactrice de l’USINFO
Washington – Le charbon est le principal combustible utilisé dans la production d’électricité à travers le monde, mais sa combustion émet plus de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère par unité de chaleur que celle d’autres combustibles fossiles, tels que le pétrole et le gaz naturel.
Afin de garantir que l’emploi du charbon cesse de contribuer aux problèmes en matière d’environnement et de climat, des chercheurs et des ingénieurs du ministère de l’énergie étudient divers procédés susceptibles de permettre de réduire les émissions de gaz carbonique des installations servant à la production d’électricité.
Un haut responsable du service de l’énergie fossile du ministère de l’énergie, M. Thomas Shope, a déclaré à l’USINFO : « La majorité de nos travaux portent sur les centrales parce que c’est là la possibilité la plus grande d’obtenir les résultats les plus importants. »
Selon une étude sur l’avenir du charbon dont l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) a publié les résultats en mars 2007, il existe cinq possibilités de réduire les émissions de gaz carbonique provenant de la combustion de combustibles fossiles :
- améliorer le rendement énergétique, notamment dans le secteur des transports et dans celui de la production énergétique, – augmenter le recours aux sources d’énergie renouvelables, telles que l’énergie éolienne, l’énergie solaire et la biomasse, – accroître la production d’électricité d’origine nucléaire, – utiliser davantage les combustibles fossiles dont la combustion émet moins de gaz carbonique, – enfin, continuer d’utiliser des combustibles fossiles, en particulier le charbon, en mettant en place des installations permettant de piéger le gaz carbonique et de le stocker.
Les auteurs de cette étude indiquent dans leur rapport : « Nous concluons que le piégeage du gaz carbonique et son stockage (.) constituent la technologie essentielle qui permettrait de réduire les émissions de gaz carbonique de façon importante tout en continuant d’utiliser le charbon pour satisfaire les besoins pressants du monde en matière d’énergie. »
Le piégeage du gaz carbonique et son stockage.
Les procédés de piégeage et de stockage permettent de recueillir le gaz carbonique provenant de centrales au charbon ou d’installations de production de gaz naturel et de le stocker sous terre dans des formations géologiques, telles que des aquifères salins ou d’anciens gisements de pétrole et de gaz. Lors de son pompage sous terre, le gaz carbonique est comprimé et devient un liquide qui est retenu dans les petits espaces situés dans la roche.
Les chercheurs du Laboratoire national des technologies de l’énergie (NETL) en Pennsylvanie, qui relève du ministère de l’énergie, effectuent des travaux portant sur la conception d’une centrale dénommée FutureGen qui n’émettra pas de gaz carbonique grâce aux procédés de piégeage et de stockage et qui devrait entrer en activité en 2012.
Le directeur de ce laboratoire, M. Carl Bauer, a déclaré à une sous-commission parlementaire, le 15 mai, que les deux grandes difficultés en ce qui concerne la construction d’une telle centrale tenaient à la réduction du coût du piégeage du gaz carbonique et à la garantie de l’efficacité et de la sûreté du stockage à long terme du gaz carbonique dans des formations géologiques.
L’objectif pour 2012 est de montrer que l’on peut mettre au point des procédés perfectionnés de piégeage et de stockage d’au moins 90 % des émissions de gaz carbonique des centrales à charbon sans que le coût de production de l’électricité n’augmente de plus de 10 %.
Le stockage de gaz carbonique dans des formations géologiques, auquel le secteur pétrolier a recours depuis plus de trente ans, fait l’objet d’essais de grande ampleur notamment en Norvège dans la mer du Nord, au Canada et en Algérie.
Vingt-cinq essais de moindre ampleur ont actuellement lieu dans le cadre de 7 partenariats entre les États-Unis et le Canada, sous l’égide du ministère de l’énergie des États-Unis. Il s’agit de sélectionner les possibilités de piégeage et de stockage les plus prometteuses et de faire des essais.
Tous ces projets et une quinzaine d’autres font partie d’un programme international dénommé le Carbon Sequestration Leadership Forum (Forum sur le leadership en matière de séquestration du carbone), auxquels participent vingt et un pays, à savoir l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Colombie, la Corée du Sud, le Danemark, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie et l’Union européenne.
L’intégration des technologies
Les procédés de piégeage et de stockage du gaz carbonique ne sont pas encore utilisés dans le cadre de la production courante d’électricité, mais plusieurs projets sont destinés à intégrer ces procédés, notamment le projet ZeroGen en Australie et le projet FutureGen aux États-Unis.
Le projet FutureGen, dont le budget atteint 1 milliard de dollars, vise à construire le premier prototype de centrale équipée d’appareils de piégeage du gaz carbonique et productrice d’hydrogène. Lorsqu’elle entrera en activité en 2012, ce sera la centrale à combustible fossile la moins polluante du monde.
Selon M. Shoppe, les procédés de piégeage du carbone et de son stockage seront mis sur le marché d’ici à 2020, et le facteur principal a trait à leur coût. Il faut se rendre compte, selon lui, qu’ils ne seront adoptés tant aux États-Unis que dans d’autres pays que s’ils n’entraînent qu’une hausse minime du prix de l’électricité.
Source : Washington File ».
Nous n’en avons pas fini avec le charbon. Espérons que Bush ne convaincra pas les Européens.
Pour en revenir au commentaire d’Eliane concernant nos deux compères sénateurs nivernais, la vrai information de la part du JDC serait de faire savoir en quelles termes « l’évocation de la survie du circuit de Magny Cours et la mise en exploitation d’une mine de charbon à Cossaye » ont été abordés ?
Rappelons que le sénateur R.P. Signé est médecin…
Que pense t-il de la pollution et des risques pour la santé d’un tel projet?
INFORMATION :
Source AP Associated Press
L’Algérie veut exploiter l’énergie solaire
Par Aidan Lewis AP – Mardi 21 août, 14h04
ALGER – Consciente que ses ressources en pétrole et en gaz naturel ne sont pas inépuisables, l’Algérie ambitionne d’exploiter à une échelle industrielle le généreux soleil qui inonde son territoire, pour ses propres besoins en énergie mais aussi pour l’exportation vers l’Europe.
La construction d’une première centrale hybride, utilisant le soleil et le gaz naturel pour produire 150 mégawatts, a commencé le mois dernier à Hassi R’mel, à 420 kilomètres au sud d’Alger. Elle utilisera 180.000 mètres carrés de miroirs paraboliques géants, soit l’équivalent de 45 stades de football, pour générer 25 mégawatts. Selon les experts, il s’agit de la première centrale à combiner turbines à gaz et à vapeur avec l’énergie solaire.
L’ouvrage devrait être prêt en 2010, et l’objectif sera ensuite d’exporter 6.000 mégawatts d’énergie solaire en Europe d’ici 2020. Soit un dixième de la consommation actuelle d’électricité de l’Allemagne.
« Notre potentiel en énergie solaire thermique représente quatre fois la consommation énergétique mondiale », affirme Tewfik Hasni, dirigeant de New Energy Algeria (NEAL), compagnie fondée par le gouvernement algérien en 2002, pour développer les énergies renouvelables.
Restent des obstacles financiers et technologiques majeurs. Les partisans de l’énergie solaire estiment qu’il faudra dix ans pour qu’elle devienne compétitive économiquement. Mais sur fond de changement climatique et de déclin annoncé des énergies fossiles, des projets qui auraient jadis semblé relever de la science-fiction apparaissent de plus en plus crédibles.
Deuxième pays d’Afrique par la taille, dont plus des quatre cinquièmes du territoire sont désertiques, l’Algérie reçoit assez de soleil pour couvrir 60 fois les besoins de l’Europe de l’Ouest, selon le ministère algérien de l’Energie.
« Le potentiel solaire de l’Algérie est énorme car le rayonnement solaire est élevé et il y a beaucoup de terrain pour des centrales solaires », résume Eduardo Zarza Moya, expert du CIEMAT, le Centre de recherche public espagnol sur l’énergie. « Le prix du terrain est bas et il y a également de la main d’oeuvre. »
L’Algérie utilise déjà des panneaux solaires photovoltaïques pour approvisionner en électricité 18 villages isolés du Sahara et des installations similaires devraient alimenter 16 autres localités d’ici 2009.
Dans le cas de Hassi R’Mel, il s’agit de produire du courant à grande échelle. Cette première centrale hybride, pour un total de quatre prévues, utilisera le gaz naturel, abondant en Algérie, en complément du soleil pour maintenir la production la nuit et par temps nuageux. Le complexe produira du courant pour la consommation intérieure et abritera un centre de recherche pour étudier les moyens de réduire les coûts de l’énergie solaire.
La firme espagnole Abener, qui a remporté un appel d’offres pour construire avec NEAL ce site évalué à 425 millions de dollars (310 millions d’euros), en détiendra 66%.
Les centrales hybrides utiliseront la technologie dite de la concentration de l’énergie solaire (CSP) dans laquelle les rayons du soleil chauffent des fluides pour faire fonctionner une turbine produisant de l’électricité.
Le système est considéré comme moins cher et avec une plus grande capacité de stockage pour la production à grande échelle que la technologie photovoltaïque, qui convertit directement la lumière du soleil en électricité. L’Algérie espère construire trois autres centrales hybrides générant 400 mégawatts chacune d’ici 2015.
Les experts croient dans le solaire sur le long terme. Selon Franz Trieb, de l’Agence spatiale allemande à Stuttgart, d’ici 2020 le coût de la collecte de l’énergie solaire pourrait être équivalent à payer le baril de pétrole seulement 15 dollars. « En 2020, nous aurons une capacité considérable de CSP installés dans le monde et cela conduira à des réductions de coûts », dit-il. Les systèmes de distribution « augmenteront un peu le coût mais pas trop ».
Selon l’Agence internationale de l’énergie, les énergies renouvelables, à l’exception de l’hydroélectricité, représentent seulement 2% de l’électricité mondiale. Mais si les énergies fossiles devraient rester dominantes au moins jusqu’en 2030, les investissements dans les renouvelables sont passées de 80 milliards de dollars (58 mds d’euros) en 2005 à 100 milliards (73 mds d’euros) en 2006 dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement. APPa
INFORMATION :
Jeudi 12 Juillet 2007
Energies Renouvelables : Objectifs allemands revus à la hausse
Le gouvernement allemand veut augmenter la part de l’électricité à base d’énergies renouvelables à 45% d’ici à 2030 et à au moins 27% d’ici à 2020, a annoncé jeudi le ministre allemand de l’environnement Sigmar Gabriel. Au premier semestre 2007, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité a augmenté de 34% par rapport au premier semestre 2006. Elle s’élève actuellement à 13,3%.
Ainsi, l’Allemagne a déjà dépassé son objectif fixé en 2000 d’atteindre une part de 12,5% d’ici à 2010. La loi sur les énergies renouvelables de 2000 prévoyait d’augmenter la part de l’électricité verte à au moins 20% d’ici 2020 et à 50% d’ici 2050.
En 2006, 70% des installations éoliennes produites en Allemagne ont été exportées.
Source : Dépêche AFP – 05/07/2007
Origine : BE Allemagne numéro 343 (11/07/2007) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43587.htm
Redacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr
INFORMATION :
Source : ACTU-ENVIRONNEMENT
Energies – Article publié le : 23/08/2007
L’Islande ou le laboratoire des énergies renouvelables
Alors qu’en Europe les débats sur l’approvisionnement énergétique s’intensifient, l’Islande apparaît comme un pays précurseur avec plus de 70 % de sa consommation d’énergie provenant de ses ressources énergétiques hydroélectriques et géothermiques.
L’Islande c’est avant tout un pays où le feu et la glace cohabitent : 10% de son territoire sont recouverts de roches volcaniques issues de la centaine de volcans recensés sur l’île et encore en activité pour certains, tandis que 11% de la superficie de l’île, soit 11.900 kilomètres carrés, sont recouverts de glace. Cette particularité géographique qui rend cette île si atypique masque souvent une autre particularité du pays : plus de 70 % de la consommation d’énergie islandaise proviennent de ressources énergétiques renouvelables. L’Islande s’est même donné pour objectif, à l’horizon 2050, de devenir le premier pays au monde totalement indépendant des ressources fossiles.
Article complet, cliquer sur le lien suivant :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/islande_energie_renouvelable_geothermie_3245.php4
Re:Journal du Centre, du 25.08.2007
je cite le jdC).. » se servir du patrimoine forestier local (cela ne vous rappelle rien : notre patrimoine charbon, qui veut s’en servir ?) pour essayer de transformer de A à Z, avec, en matière de développement durable, l’implantation d’une centrale de cogénération…. Cette future centrale de production d’énergie à partir de la biomasse pourrait répondre à une production d’énergie de 5 à 6 mégawatts correspondant à une ressource de 60 à 70 000 tonnes (12 à 15 MW thermiques « ..
Page La Machine, article : »la filière bois veut se transformer » :
concerne « le Comité de pilotage du Pôle d’excellence rural autour du développement de la filière Bois sur La Machine « (ouf !!)
Objectif
Ah, la biomasse : grand sujet auquel s’intéresse aussi J.F. Hénin, et oui ! soir site http://www.eo2.fr (merci Sylvie).
Et pendant ce temps-là, Christian (Paul),Gaëtan (Gorce)Arnaud (Montebourg) s’emploient à réformer leur PS : article,page 2, même journal,).Il y a tout juste un an, les mêmes personnages étaient concentrés, graves, sur notre mine. Autre temps, autre préoccupation… Oui, mais voilà, nous, nous restons avec notre épée de Damoclès au-dessus de notre tête … et au lieu de « biomasse », et bien nous avons du « charbon »….
Le Grenelle de tous les dangers.
Certes le contexte météorologique, marqué sur toute la planète par des événements extrêmes, est une confirmation sans appel de la réalité du changement climatique, et constitue un argument incontestable contre toute émission intempestive de CO2.
C’est hélas cet argument dont s’empare le lobby charbonnier pour justifier ses projets de captation séquestration de ce gaz, utilisant le slogan du « charbon propre », oxymore s’il en fût, et par là même légitimer le projet minier de Lucenay-Cossaye.
Il s’agit-là d’un alibi dont le but est d’investir un marché que le BRGM dans une publication du 19 avril 2004 estimait être «colossal », et de détourner des économies drastiques d’énergies imposées par le péril climatique immédiat.
De l’avis des climatologues les plus compétents, il ne nous reste plus que 8 à 10 ans pour prendre les mesures sans lesquelles la catastrophe est inéluctable. Or, si l’on fait abstraction des incertitudes sur la faisabilité à grande échelle et de la dangerosité des technologies de captation séquestration du CO2, leur application ne saurait intervenir qu’à une échéance de plusieurs décennies, donc bien trop tard.
A l’appui de cette certitude, je cite entre autres :
Christian Brodhag, délégué interministériel au Développement Durable. Avril 2006 : « Certains pensent que la technologie va tout régler, par exemple que demain, grâce à la séquestration du carbone et à son stockage, on pourra continuer à brûler du charbon dans les centrales thermiques sans que cela contribue à l’effet de serre. Une telle approche a un effet très démobilisateur et pourrait dissuader de faire des efforts au quotidien ».
Gilbert Ruelle, spécialiste reconnu du charbon, sur le blog de l’Académie des Technologies le 8 septembre 2006 : « La capture, qui par ailleurs détériore le rendement n’a de sens que si on sait séquestrer le CO2… La filière de séquestration souterraine est la plus prometteuse, mais à l’échéance industrielle de 15 à 30 ans et avec tous les problèmes d’acceptation par la population locale comme pour tous les « déchets ».
Pierre Gadonneix PDG d’EDF : « En dépit des recherches approfondies en matière de capture du CO2, aucun procédé ne deviendra compétitif avant 2025 2030 » (Mission d’Information du Sénat sur la sécurité d’approvisionnement électrique , le 8 février 2007.).
Enfin aujourd’hui même dans le rapport de l’Académie des Sciences : ENERGIE 2007 2050 LES CHOIX ET LES PIEGES : « On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage de CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’à l’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination du CO2. ».
Enfin au moment où G.W. Bush, ne pouvant plus nier le changement climatique cherche à le rentabiliser, lisons Joseph E. Stiglitz, prix Nobel 2001, Pr à l’Université Columbia New York : « Ces derniers temps, même le président Bush semble s’être réveillé. Mais il a placé les intérêts de ses soutiens de campagne, les industries du charbon et du pétrole, avant ceux de la planète. S’il s’inquiétait vraiment du réchauffement, comment aurait-il pu autoriser la construction de certaines centrales électriques au charbon… Il est nécessaire que naisse une nouvelle « coalition of the willing » (nom donné par l’administration Bush à la coalition en Irak), cette fois peut-être menée par l’Europe, et dirigée contre un danger réel. Cette coalition pourrait se mettre d’accord sur certains principes de base : renoncer à construire des centrales au charbon… ». ( Le faux réveil de George W.Bush – Les Echos.).
Souhaitons que le Professeur Stiglitz soit plus écouté au Grenelle de l’Environnement que George W. Bush ou notre Mozart lucenayais de la finance.
Nos arguments sont donc solides, mais ne nous leurrons pas, les prétendants à l’exploitation du charbon disposent de deux armes majeures qui nous font défaut : les capitaux dont ils peuvent largement disposer pour séduire et leurs relations en haut lieu dont, comme le révèle facilement internet, l’étendue et la gamme sont consternantes. C’est pourquoi nous ne devons avoir de cesse de nous faire entendre pour démasquer leurs impostures, avant que ce Grenelle de l’Environnement ait déposé ses conclusions et que des décisions soient prises.
Michel Escaravage.
INFORMATION :
Lundi 23 Juillet 2007
LE CAUCHEMAR ECOLOGIQUE CHINOIS
Avec une croissance économique exceptionnelle : 12% au 2ème trimestre 2007, la Chine est devenue la 3ème puissance économique mondiale (PIB de 2 245 mds d’€ prévus en fin d’année). La Chine est pourtant un pays qui reste pauvre au100ème rang en terme de PIB ramené au nombre d’habitants. Mais le « miracle » économique chinois cache mal une véritable situation catastrophique : graves inégalités, accroissement inédit en ce pays des conflits sociaux, hausse des prix alimentaires et immobiliers, inflation, insécurité alimentaire et surtout dégradation écologique sans précédent . Chaque année les dégâts environnementaux coûteraient à la Chine l’équivalent de 6% de son PIB.
Pékin accueille chaque jour sur ses voies saturées plus de 1000 véhicules de plus. La circulation automobile est la principale cause de dégradation de la qualité de l’air dans les villes. La Chine compte aujourd’hui 25 véhicules pour 1000 habitants, contre 749 dans les pays de l’OCDE. On élargit les voies urbaines pour faire place aux voitures, interdisant même parfois la circulation des vélos. L’empire de la petite reine fait progressivement place au royaume des pots d’échappement et des maladies respiratoires …
En 2006, la Chine est devenue le plus gros émetteur mondial de CO2, avec une population en pleine conversion aux habitudes de consommation des économies industrialisées. La croissance est tirée par les secteurs gourmands en énergie, polluants et peu régulés. Les autorités locales concèdent avoir des difficultés à agir sur les gouvernements locaux qui protègent les industries polluantes.
La ressource en eau en danger
Selon la SEPA, agence gouvernementale, 7 des plus gros fleuves et rivières seraient tellement pollués que le simple contact de l’eau serait dangereux. Un contrôle récent effectué par la SEPA auprès de 529 usines situées le long des cours d’eau importants montre que 44% d’entre elles ont violé les lois environnementales. En ce moment c’est l’algue bleue qui fait l’actualité, elle est responsable de la pollution de plusieurs grands lacs, privant d’eau potable des millions d’habitants. Les 2/3 des 600 grandes villes du pays souffrent de pénuries d’eau. Au Nord de la rivière Huai, le ratio entre évaporation et précipitations s’élève désormais à 75% (contre 50% plus au sud). Le désert gagne du terrain au Nord qui se dépeuple, la mousson se fait plus destructrice au sud. La ressource en eau est en danger, en cause la pollution industrielle mais aussi l’agriculture intensive : elle absorbe jusqu’à 75% des eaux de surface et souterraines pour l’irrigation.
« la situation actuelle demeure tout à fait lugubre », c’est à la sortie d’un conseil des ministres consacré à l’environnement que ce constat est tombé.
En 2003, l’empreinte écologique de la Chine représentait 1,6 fois sa capacité (en hectares globaux par personne), contre 9,6 pour les USA et 5,6 pour la France. Au rythme de sa croissance, il est à craindre que le développement auquel aspire légitimement la Chine, continue de se faire dans des conditions insoutenables pour la Chine elle-même et la planète plus globalement.
L’énergie qui alimente la croissance chinoise est majoritairement tirée du charbon, et la pollution qui en résulte ne connaît pas de frontières. Des scientifiques européens ont pu voir une masse gigantesque d’ozone, de poussières et de suie à l’œil nu, c’était un nuage brunâtre qui ne se voyait qu’à 10 000 mètres au-dessus du sol. Ce mélange polluants s’étendait de l’Allemagne à la Méditerranée. Le phénomène est loin de constituer une exception. Les experts européens montés à bord d’un avion pour étudier cette masse ont pu en retracer l’origine : la Chine »,
Maintenant les climatologues s’alertent de voir la pollution chinoise gagner la planète.
Le Globe and Mail de Toronto relate la pollution liée à l’exploitation minière dans la ville de Linfen, au nord-est du pays. « Il s’agit sans doute de l’endroit le plus pollué de la planète. Les lanternes à l’extérieur des restaurants sont souvent noires de suie. Les voitures doivent rouler avec leurs phares allumés le jour. Plus personne ne porte de vêtements blancs, ils tournent rapidement au gris. L’eau est polluée. Les personnes âgées restent à l’intérieur pour ne pas respirer l’air extérieur. Les enfants ne voient pas les étoiles briller la nuit à cause du smog. »
Il semble bien que le charbon soit le principal responsable des émissions : 69 % de l’électricité produite en Chine est tirée du charbon, la consommation chinoise de ce combustible dépasse celles des Etats-Unis, de l’Union européenne et du Japon réunies.
La Chine a ratifié le protocole de Kyoto. Mais, en tant que pays émergent, n’a pas de contrainte visant à réduire ses émissions de gaz carbonique.
Le charbon n’est pas près de disparaître de la politique énergétique chinoise avec des réserves estimées à 115 milliards de tonnes, mais c’est un charbon à forte teneur en souffre ce qui le rend très dangereux pour la santé publique. De toute façon le charbon chinois ne suffit déjà plus à combler les besoins énergétiques de la Chine. En pétrole, le pays était autosuffisant il y a dix ans, mais doit aujourd’hui importer 40 % de sa consommation ; la Chine est devenue le deuxième consommateur de pétrole du monde après les Etats-Unis.
La Chine est prise au piège de son développement non durable et les risques qui pèsent sur son approvisionnement ont des conséquences mondiales. Il est devenu urgent et indispensable que la Chine investisse non seulement dans les énergies renouvelables, les économies d’énergie, mais aussi dans l’innovation environnementale.
C’est probablement aussi notre responsabilité, d’une façon ou d’une autre…
( Sources : Rapport planète vivante 2006 du WWF; Libé 21/07/07; Chine Plus N°3 2ème trim 07; Asieplus courrier international 12/02/07; L.Bougier HEC Eurasia institute dans Repères )
Mon propos sera plus anodin que les deux précédents, mais il est « local », et il nous incombe de ne rien laisser passer, surtout lorsqu’il s’agit d’article paru dans le JdC.
Donc, article du 29/08 : page Decize, rubrique Tourisme :
« Une mine de renseignements » (ce titre ne manque pas d’humour !!) :
une nouvelle brochure, Guide Découverte Decize et sa Région :.. » 36 pages pour savoir tout, ou presque sur le Decize touristique et sa région « . Il s’agit bien d’un guide « découvertes » : saveurs et plaisirs du terroir, canaux, pêche, ballades et l’inconcournable véloroute… Mais, Mr le directeur de l’Office du tourisme, Mr le Maire, Mr.C.Paul, avez-vous songé à mentionner notre probable mine de charbon ? certes futur patrimoine industriel , mais qui pourrait bien décourager vos visiteurs. Non, bien sûr, plus personne ne fais allusion à cette mine: surtout au niveau tourisme…
Ce jour, j’ai manifesté ma révolte auprès des élus decizois contre cette hypocrisie consistant à accepter la défiguration d’une région et en même temps à en vanter sa beauté.
INFORMATION :
Journal La Montagne du 29/08/2007
BUXIERES LES MINES : conseil municipal
Les eaux de mines traitées à Gagaudière
Aliénation du chemin rural de Jagaudière
Une émergence d’eaux de mines étant apparue sur une propriété de Gagaudière, la DRIRE Auvergne a demandé à Charbonnage de France d’implanter une station de traitement des eaux de mines avant de les rejeter dans la rivière.
Un accord a été trouvé entre la commune, le propriétaire des parcelles et un représentant de Charbonnage de France. Une enquête publique sur ce projet d’aliénation est ouverte. Le chemin rural de Jagaudière étant utilisé par le site labellisé FFCT du plan d’eau de Vieure, le président du SI Centre Bocage de Vieure sera informé des modifications à venir.
Sur le site de la mairie vous pouvez lire :
« POUR LA PETITE HISTOIRE…
Au XIXème siècle, Buxières représentait alors le centre d’un bassin minier, s’étendant du Montet à Souvigny. Au début du XXème siècle la plus grande usine française de distillation des schistes bitumineux s’installait à Buxière. Aujourd’hui, la mine a disparu, sa fermeture définitive en 2001 a laissé des millions de tonnes de charbon non exploité sous nos pieds. »
Commentaire :
Encore un exemple de pollution d’un ancien site minier.
Les Buxièrois sont-ils à l’abri de l’arrivée d’un nouveau promoteur qui proposerait de rouvrir le site ? …..avec exploitation du…….. « CHARBON PROPRE »
Ce que nous avons appris en un an :
-Que le changement climatique est une réalité qui n’est plus contestable.
-Qu’il est en cours et s’accélère à une vitesse que personne n’avait prévu et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes est là pour en témoigner.
-Que si des mesures immédiates de réduction des émissions de CO2 ne sont pas prises la catastrophe va inéluctablement survenir.
-Que l’hypothétique réalisation de la séquestration du CO2, si elle se réalisait n’interviendrait que beaucoup trop tard.
-Que les tenants du lobby pétrolier, conscients de l’épuisement de cette source de profit, se tournent vers l’exploitation du charbon, au mépris total du sort de la planète, et mentent effrontément en parlant de charbon propre.
Ce que les investisseurs en pollution ont appris :
- Qu’ils ne pouvaient plus nier le changement climatique.
- Qu’il était tout de même moins facile d’exploiter un gisement ici que chez de malheureux africains soumis à des dictateurs corrompus.
- Mais qu’à la faveur de la nouvelle politique de l’administration Bush, au service du lobby énergétique, prônant le recours au charbon en utilisant l’alibi de la séquestration, ils ont une chance de parvenir à leurs fins. Ne doutons pas qu’ils sont en train d’agir auprès de leurs très hautes relations financières et politiques pour infléchir dans ce sens les conclusions du Grenelle de l’Environnement.
Quant à nous, continuons à crier bien fort que nous ne voulons pas de cette mine.
INFORMATION
Source :ACTU » ÉNERGIE
05/09/07 – énergie
La Chine souhaite développer les énergies renouvelables
La Chine prévoit que sa part d’énergies renouvelables dans sa consommation totale soit de 15% en 2020. Selon le plan national publié hier, l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
L’utilisation d’énergies renouvelables en Chine devrait être équivalente à 6 000 millions de tonnes de charbon en 2020. En 2005, l’énergie renouvelable équivalait à 166 millions de tonnes de charbon, représentant 7,5% de la consommation totale énergétique du pays.
Selon Chen Deming, vice-ministre à la Commission Nationale de Développement et de Réforme (NDRC), entre 2006 et 2020, le plan coûtera à la Chine 2 milliards de yuans, soit près de 195 000 euros.
Réduire l’utilisation du charbon
Du fait que l’énergie est majoritairement issue du charbon et que ceci entraîne une importante pollution, le plan met l’accent sur le développement de l’énergie hydraulique, éolienne, solaire et issue de la biomasse.
D’ici à 2020, on souhaite que la capacité d’énergie hydraulique installée en Chine atteigne les 300 millions de kilowatts. On espère également que l’énergie éolienne et celle issue de la biomasse produisent chacune 30 millions de kilowatts, et que l’énergie solaire génère 1,8 millions de kilowatts.
Plus écolo que George W. Bush tu meurs. Le voici courant les conférences internationales traitant du changement climatique, et même, organisant sur mesure les siennes propres. Doit-on admirer ce zèle tout neuf et s’en réjouir ? En fait après avoir servi scrupuleusement les intérêts de ses commanditaires pétroliers le voici, avec l’aide de ses complices, Harper et Howard, respectivement premiers ministres du Canada et d’Australie, au service du lobby mondial du charbon. Il s’agit de tirer profit de cette ressource et surtout d’accaparer de colossaux investissements en agitant le leurre des technologies du « charbon propre ». Souhaitons qu’il ne réussisse pas, grâce à son pouvoir de séduction célèbre, à faire chez nous des émules. Il a déjà à ses côtés la gauche nivernaise.
INFORMATION :
Festival international du film écologique
Cher, 4 au 7 octobre 2007- Festival
Le film, support de l’action écologique !
Amener la population à l’écologie, sensibiliser un public aussi large que possible à travers des projections cinématographiques ; la mission principale du Festival International du Film Ecologique de Bourges est bien tracée.
Le succès de la seconde édition, souvent complexe puisque synonyme de concrétisation ou de remise en cause, renforce notre conviction qu’un tel festival ne cessera de prendre de l’ampleur au fil des ans.
Pour cela, les trois catégories, fiction, documentaire et reportage vont s’ouvrir désormais à l’ensemble des thématiques environnementales. La qualité des oeuvres en la matière est en effet trop importante pour que nous puissions ne retenir qu’un seul thème !L’Agence Culturelle de Bourges organise le Festival International du Film Ecologique, pour présenter et récompenser les meilleures réalisations, pour poursuivre notre réflexion sur un partage équitable et la transmettre à toutes les personnes préoccupées par l’avenir de l’homme et de la planète.
Dans la continuité de l’œuvre initiée en 2005, cette 3e édition va en plus des projections, poursuivre les Entretiens de Bourges qui permettent à de grands spécialistes de débattre avec le public, et développer le Forum des organisations environnementales, le Marché bio ou encore, le Salon des partenaires.
Connaissant l’importance de votre travail et de votre engagement, nous serions honorés par votre participation qui ne manquera pas d’enrichir cette grande manifestation.
Serge Lepeltier
Ancien Ministre
Maire de Bourges
Président de BOURGES PLUS
Jean-Louis Borloo, Ministre d’État, choisit Bourges pour débattre du Grenelle de l’environnement
Voir le site
http://www.valeur-ecologie.fr/blog/index.php?ID=119
??
Nos élus de gauche seraient-ils des « bushistes » ?
Tout comme le président américain ils veulent exploiter le charbon et emplir les poches de financiers pollueurs.
Tout comme lui ils se soucient comme d’une guigne de l’avenir de notre planète.
??
Les rats quitteraient-ils le navire ?
François Jaclot a été nommé le 25 juin 2007 vice-président du conseil de surveillance d’Unibail-Rodamco.
Tous les communiqués de la presse financière signalent qu’il « a été » PDG de la SEREN » et non qu’il l’est encore…
INFORMATION
SUR LE SITE DU CONSEIL GENERAL DE LA NIEVRE, VOUS POUVEZ LIRE :
« LE BOIS EN FETE
La Nièvre : une forêt d’avantages !
Le Conseil Général vous invite les 21, 22 et 23 septembre à » la découverte du bois et des énergies vertes « , sur le site de la Ferme du Marault à Magny-Cours.
Cette manifestation grand public, ouverte de 10 h à 19 heures, est destinée à promouvoir la filière bois en tant que filière économique d’avenir pour notre département : conférences, débats, stands d’information, animations culturelles et festives seront au rendez-vous… L’entrée est gratuite ! »
Voir site :
http://www.cg58.fr/actualites/a-la-une/le-bois-en-fete,431.html
Sur la plaquette de présentation :
« Avec les énergies renouvelables, l’avenir commence aujourd’hui.
Lutter contre la pollution atmosphérique, le réchauffement climatique, continuer à vivre sans détruire…Des solutions existent…Sortir du pétrole, c’est une question de volonté individuelle et d’investissement collectif. Avec 200 jours d’ensoleillement annuel, un nivernais rentabilise son installation solaire en moins de 6 ans.
Avec plus d’un hectare de forêt par habitant, la Nièvre fournit une énergie propre, renouvelable, abondante et créatrice d’emploi.
Réflexion faite, passons à l’action. »
Voir le texte complet sur site :
http://www.cg58.fr/IMG/pdf/quizz.pdf
Commentaire :
Monsieur Charmant a t-il pris exemple sur l’action des élus de la région centre en faveur de la filière bois ?
Vous avez bien lu : « Sortir du pétrole, c’est une question de volonté individuelle et d’investissement collectif. »
Encore un petit effort et on verra peut-être la phrase : Sortir du charbon, c’est une question de volonté individuelle et d’investissement collectif.
En attendant essayons de « continuer à vivre sans détruire… »
INFORMATION :
Sur le blog de
CONAN Nathalie : http://nathalieconan.blogspirit.com/archive/2007/09/06/hydrolienne-a-benodet.html
Conseillère générale de Fouesnant (socialiste)
06.09.2007
Hydrolienne à Bénodet !
SABELLA : C’est le nom d’un ver marin qui à la forme d’une hydrolienne. C’est aussi le nom d’un projet innovant et précurseur dont le Finistère peut être fier et qui consiste à immerger dans l’estuaire de l’Odet, au Sud du phare du Coq à une profondeur de 19 mètres un démonstrateur d’hydrolienne.
Mercredi 5 septembre, j’étais en effet invité à participer au lancement du projet SABELLA à la CCI de Quimper. Initié par la Société Hydrohélix de Quimper, avec comme partenaire, notamment la société In Vivo de la Forêt Fouesnant, ce projet consiste à immerger une hydrolienne. Ainsi une partie de l’énergie des courants de marée est transformée en énergie mécanique grâce à une hélice.
A l’heure où la question énergétique devient une priorité pour la France comme pour les autres pays du monde, les réflexions et dorénavant les actions concrètes en matière de développement des énergies renouvelables sont à mettre en exergue.
Le projet Sabella est un projet expérimental. Mais si les résultats escomptés sont bons, une véritable filière énergétique peut voir le jour dans le Finistère. C’est pour cette raison et pour d’autres que le Conseil Général a souhaité être partenaire.
Ce qu’en une année nous avons appris :
Le 12 août 2006 nous était annoncé que nous avions gagné le Jack Pot. Un généreux investisseur nous offrait la fortune et le bonheur.
Dieu merci la bonne nouvelle était assortie d’une notice décrivant dans les détails le paradis qui nous attendait. En échange d’avantages économiques et sociaux facilement contestables, c’est l’acceptation de la mise à sac de notre cadre de vie que nous devions accepter.
Ainsi le choc a été salutaire, ceci grâce à la seule qualité, la franchise dont nous créditerons, en la circonstance, l’investisseur en question. Notre regard sur cette campagne, des charmes de laquelle nous jouissions, sans trop en avoir conscience, a brusquement changé. Nous avons réalisé combien elle était belle, mais aussi combien elle était vulnérable et menacée par les appétits de ceux pour lesquels seul compte le profit.
La rapidité de notre mobilisation, que l’on peut dire massive, a été à la mesure de la brutalité de l’agression, et surtout notre motivation ne s’est pas éteinte avec le temps.
Grâce à l’Internet rapide nous avons pu apprendre à contrer efficacement et au coup par coup la désinformation qui nous était administrée par les promoteurs et les politiciens locaux. Nous avons su ne pas nous laisser séduire par le streap tease de Valorca, consciente de l’erreur de la Seren et cherchant à faire passer son projet en douceur.
Nous avons pris une conscience aigue de l’imminence du changement climatique et de son origine liée à une consommation démente des combustibles fossiles et en particulier du charbon, principal pourvoyeur de CO2.
Il a été facile de se rendre compte que l’efficacité prochaine et l’innocuité alléguées de la captation-séquestration du carbone était un leurre et un alibi, utilisé par le lobby du charbon pour continuer à exploiter à outrance cette source de profit au mépris de la survie de notre planète.
Nous avons mis à jour la signification de la présence en quantité considérable du radon à l’aplomb du gisement. Ce phénomène, mis en évidence par nos amis allemands, témoigne de la présence abondante d’éléments radioactifs qui rendront les micropoussières de charbon encore plus cancérigènes. Il faut noter que le lobby charbonnier outre-Rhin a fait en sorte d’étouffer cette « vérité qui dérange ».
Nous ont été révélées par la presse africaine les méthodes très particulières d’exploitation du pétrole d’une certaine société très proche d’une de celles qui lorgnent sur notre charbon.
Bref, on ne s’en sort pas si mal, mais face à des adversaires dont l’absence de scrupule est démontrée, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Mais eux, qu’ont-ils pu apprendre ?
Ils doivent avoir appris que l’on ne gagne rien à sous-estimer l’adversaire, que les ruraux français ne sont pas plus bêtes que les citadins, que le bas peuple dispose du haut débit et a désormais accès à leurs CV…, que Lucenay et Cossaye ce n’est pas le Congo Brazzaville…
Et il leur reste beaucoup à apprendre. On peut toujours rêver du jour où devant la splendeur d’un matin de printemps les écailles leur tomberont des yeux et qu’ils s’écrieront : « Mon Dieu, qu’allions nous faire ! ».
.
Alerte au « charbon propre ».
Des arguments incontestables s’opposent à l’utilisation du charbon. Qu’à cela ne tienne ! Son lobby est en passe de les contourner. Derrière le rideau de fumée de leur slogan du « charbon propre », il s’active à promouvoir les solutions technologiques au changement climatique. Partout dans le monde à l’instigation de l’administration de Bush et de ses complices Canadiens et Australiens, on s’active à blanchir le charbon et cette imposture trouve chez nous de solides supporters. Ce qu’ils veulent cacher à tous prix, c’est, qu’à supposer que les expérimentations actuelles débouchent sur des réalisations industrielles fiables, elles ne commenceront à être efficaces qu’après 2030.
Or nous n’en sommes plus aux prémisses de la catastrophe. Toutes les données scientifiques témoignent de son accélération cataclysmique. Au cours des deux décades qui nous séparent de 2030 les émissions de CO2 , poursuivies à leur intensité actuelle auront pour conséquence de rendre le désastre irréversible.
Chaque jour de nouveaux désordres climatiques se manifestent, mais ils sont systématiquement marginalisés par nos médias. Cette semaine, les inondations dramatiques en cours de l’est à l’ouest de l’Afrique, avec leurs 300 morts et leur million cinq cent mille personnes déplacées, n’ont pas leur place à côté du rugby et des faits divers qui font la une des journaux télévisés.
Il est à craindre que, dans ces conditions, les Français ne prennent pas conscience de l’urgence absolue de réduire leur consommation d’énergie, et c’est là le but des financiers et des industriels du charbon qui ne songent qu’à faire durer cette source de profit. Tels des chacals, pendant que les grands fauves se repaissent, Seren et Valorca n’ont nul besoin de s’activer. Il leur suffit d’attendre dans le plus grand silence, et c’est manifestement ce qu’elles font.
Puissent nos décideurs, à l’issue du Grenelle de l’environnement, ne pas prêter une oreille trop complaisante aux mensonges des prétendus blanchisseurs de charbon.
Source : Toute l’actu
Reportages, interviews, analyses et débats
Par la rédaction de l’hebdo des socialistes
Le pari des énergies renouvelables
Le conseil régional franc-comtois met en place une politique globale, passant par la constitution d’un pôle spécifique, pour promouvoir les énergies renouvelables et la maîtrise de la consommation énergétique.
Face à une facture qui ne cesse de s’alourdir et à l’épuisement progressif des énergies fossiles, le conseil régional de Franche-Comté vient d’amorcer un virage décisif en matière de développement durable…..
Suite, cliquez sur le lien ci dessous
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/09/19/906/
De mieux en mieux
Un climatologue américain de l’université du Wisconsin fait la constatation suivante, le 12 septembre 2001, en se rendant à son travail. « Le ciel était bleu et dégagé. En fait, il était anormalement dégagé », remarque-t-il. Voila quinze ans qu’il étudie les répercussions possibles sur le climat des traînées de condensation laissées dans le ciel par les avions à réaction. Pendant trois jours, à partir du 11 septembre 2001, les avions de ligne américains sont cloués au sol.
Pendant ces trois jours, la température a augmenté en moyenne de 1 % sur l’ensemble des Etats-Unis… Ainsi commence le passionnant documentaire britannique intitulé Dans l’ombre du ciel, diffusé lundi 24 septembre sur Arte. « Il se peut que nous ayons grossièrement sous-estimé la vitesse à laquelle notre climat se modifie », explique le réalisateur, Duncan Copp. Le réchauffement de la planète a été en quelque sorte masqué, depuis des années, par un autre phénomène tout aussi inquiétant, mais agissant dans le sens contraire : l’obscurcissement du ciel.
Celui-ci est dû aux minuscules particules de suie et de cendre rejetées dans l’atmosphère par l’activité humaine et qui réfléchissent les rayons du soleil. D’un côté, les gaz à effet de serre font augmenter la température, de l’autre ces particules, en réduisant l’ensoleillement, la réduisent. En d’autres termes, l’augmentation générale de la température serait beaucoup plus forte sans ce nuage de pollution, créé par les voitures, les usines et les avions, qui réduit, sur de vastes surfaces du globe, l’effet du rayonnement solaire.
De quoi décourager les efforts entrepris, notamment en Europe, pour lutter contre la pollution. « On croyait vivre dans un monde qui se réchauffait, mais c’était faux. On vit dans un monde qui se réchauffe et qui s’obscurcit. Maintenant qu’on réduit l’obscurcissement, il ne va plus rester que le réchauffement, et il sera bien plus fort qu’on ne le pensait », affirme la climatologue allemande Beate Liepert.
C’est un biologiste britannique immigré en Israël, Gerald Stanhill, qui a inventé l’expression d’ »obscurcissement de la planète ». Il a mesuré l’ensoleillement en Israël dans les années 1960, puis de nouveau dans les années 1990. A sa grande surprise, celui-ci avait diminué de 22 %. Ses travaux n’ont guère eu d’écho, car on lui rétorquait que la température aurait dû diminuer en proportion, ce qui n’était nullement le cas.
D’autres chercheurs ont abouti à des conclusions comparables dans d’autres parties du monde. Entre les années 1950 et le début des années 1990, le rayonnement solaire a diminué de 10 % aux Etats-Unis, et de presque 30 % en Russie. L’humanité serait ainsi malencontreusement placée entre Charybde, le réchauffement, et Scylla, l’obscurcissement.
suite a l’article du jdc « il faut que l’opinion se manifeste »
espérons que M Lebrun et ses camarades PC, partisans du charbon soient aussi rassembleurs que pour les dernières élections et qu’ils attirent autant d’engouement!
Suite à l’article paru hier dans le JdC, j’ai transmis à la rédaction de l’unique journal nivernais un communiqué de presse, précisant, une fois n’est pas coutume, la position des Jeunes de l’UMP de la Nièvre sur le projet charbonnier.
Espérant que cet article sera publié (et ce sera bien la première fois sur ce sujet, malgré des demandes répétées…), je peux vous assurer du total soutien des Jeunes de l’UMP de la Nièvre.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué transmis au JdC :
« Le projet minier de Lucenay-Cossaye, peu réaliste techniquement et n’apportant aucune garantie environnementale, menace les habitants du Sud Nivernais et des départements limitrophes.
Le retour à cette énergie fossile est un pas en arrière, alors que la Bourgogne est promue Pôle d’Excellence nucléaire et où la France s’apprête à renouveler son parc nucléaire avec les nouvelles centrales EPR.
Les élus de gauche se reposent sur les projets encours en attendant les élections. Ils soutiennent le projet charbonnier car c’est leur seule et unique bouffée d’oxygène, à l’approche des élections locales. Je maintiens que, pour la gauche, cette mine reste avant tout un projet électoral et non un projet pour l’avenir de la Nièvre.
Les risques sanitaires doivent guider les décisions car le l’extraction du charbons présentent les dangers suivants : allergies et maladies respiratoires, risque non négligeable de cancer des poumons, maladies cardio-vasculaires, répercussions neurologiques par bioaccumulation dans la chaîne alimentaire (mercure).
Nous devons impérativement sauver l’emploi nivernais et développer intensément l’enseignement supérieur pour maintenir notre jeunesse dans notre département, en axant nos actions sur l’attraction de nouvelles entreprises, notamment dans les domaines du bois, de la recherche et de l’innovation. Mais ceci ne peu émaner que d’une volonté politique forte de sortir notre département de l’enclavement actuel. Les Jeunes Populaires s’interrogent donc sur la capacité de la gauche à préparer notre territoire dans une action positive.
Nous avons adressé un courrier au Grenelle de l’Environnement, attirant leur attention sur les risques environnementaux et sanitaire liés à ce projet. »
Charles LESIRE
Responsable des Jeunes
UMP de la Nièvre
Merci M. Lesire. Mais nos chers élus nivernais et bourguignons ne désarment toujours pas (suite). 2E article du JdC du 28/9 : Pays Nivernais-Morvan en pôle position :
François Patriat, Pst du Cons.Régional de Bourgogne, veut donner la priorité au tissu industriel (devinez lequel ?).
Le Charbon : bonne ou mauvaise idée ?
« On ne peut éviter d’en parler. Pour les besoins en matériaux énergétiques, pour l’emploi et pour la cogénération. Personnellement, j’y suis favorable, sous réserve d’un stockage du CO2″ . fin de citation.
Comment allons-nous leur faire entendre raison ? Pauvre « petite » région sud-nivernaise, avec ses deux « petites » rivières, son « pauvre bocage » qui n’intéresse personne, sa population vieillissante (qui a dit cela ? Le CSER bien sûr…
Lettre adressée au Rédacteur en chef du Journal du Centre.
Docteur Escaravage. Lucenay le 27 septembre 2007.
Monsieur le Rédacteur en Chef,
L’article publié dans votre quotidien ce jeudi 27 septembre, me parait, en vertu du respect de l’objectivité de l’information, mériter le commentaire d’un citoyen opposé à l’ouverture de la mine.
Du contenu de cet article, fondé sur le document du Conseil économique et social de Bourgogne, se déduit la condamnation de cette entreprise :
Nous y lisons en effet que le CESR demande que l’exploitation du charbon du Sud-Nivernais ne conduise pas à une augmentation des émissions de CO2.
Monsieur Jean Charles Besson déclare : « Il y a deux choses à prendre en considération : la captation et le stockage du CO2… Des technologies se développent pour la captation. Dans trois ans elles seront au point. » Ce délai parait bien court, mais acceptons le.
Or :
-1) Gilbert Ruelle, présenté dans un numéro du Journal du Centre comme le meilleur spécialiste du charbon, déclare à la Commission-Energie-Environnement de l’Académie des Technologies:
«On doit souligner que la capture du CO2 n’aura d’intérêt qu’en cas de succès de sa séquestration ».
- 2) On peut lire dans le rapport de l’Académie des Sciences :
« Energie 2007 2050 : Les Choix et les Pièges » (page-32) :
« On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’à l’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination du CO2. » .
La conclusion s’impose donc, au su de la condition posée par le CESR, que l’exploitation du gisement de Lucenay-cossaye n’est actuellement pas réalisable.
Je signale enfin que, lors de la conférence donnée à Lucenay, Jean-Pierre Radanne, contrairement à Monsieur Besson, a exclu la possibilité de stocker le CO2 dans notre région, les seuls sites susceptibles de l’accueillir en France étant : le Bassin parisien, le Bassin aquitain et la basse vallée du Rhône.
Veuillez croire, monsieur Le rédacteur en Chef à ma considération distinguée,
Michel Escaravage.
(Prière de diffuser dans la mesure du possible cette lettre qui risque d’avoir le même sort auprès du JDC que la lettre ouverte à Mr Christian Paul.).
ETUDE CRITIQUE DU DOCUMENT DE TRAVAIL DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL DE BOURGOGNE.
Voir article en début de blog à la suite de l’analyse du projet VALORCA.
Merci.
Participez au Grenelle de l’Environnement
Que tous les participants à ce blog n’oublient pas de participer activement au Forum du Grenelle de l’Environnement. Date limite : 12 Octobre.
Faites valoir votre point de vue contre le charbon et contre le projet d’ouverture de cette mine.
Adresse du forum :
http://forums.gouv.fr/
LES NANOPARTICULES et la SANTE au TRAVAIL
par Claire AVIGNON
Mais SANTE tout simplement, merci et bonjour les dégats à proximité d’une mine de charbon.
prévenir l’exposition aux nanoparticules article du 01/10/2007 publié dans le journal de l’environnement
A l’occasion de la publication d’un ouvrage sur les nanoparticules, l’INRS a insisté sur l’importance pour les entreprises de prendre des mesures de prévention, malgré la quasi-absence de données toxicologiques dans le domaine.
N’attendons pas d’éventuels effets sanitaires des nanoparticules pour réagir. C’est en substance le message lancé par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) lors d’une conférence de presse, mardi 25 septembre. «Les entreprises et les laboratoires de recherche peuvent, d’ores et déjà, mettre en place des mesures générales de prévention pour éviter l’exposition des travailleurs aux particules ultra fines (PUF). Cela passe par le port de masque et de gants, mais aussi par des recommandations plus globales, comme procéder aux synthèses en phase liquide» pour éviter les émissions particulaires, a expliqué, lors d’une conférence de presse, Benoît Hervé-Bazin, principal auteur du livre intitulé «Les nanoparticules, un enjeu majeur pour la santé au travail?».
Des conseils qui seront utiles pour les industriels fabriquant des substances «nanostructurées» comme les secteurs de la cosmétique et des peintures, pour les laboratoires de recherche, mais aussi pour les patrons dont les travailleurs sont exposés à des «particules secondaires», comme les fumées de soudure ou les gaz d’échappement
des moteurs diesel
Pour le moment, les connaissances ne sont pas suffisantes pour imposer une réglementation spécifique pour chaque nanoparticule. «Nous n’avons pas encore de preuve de la toxicité des particules ultra fines sur les humains, mais il y en a chez les animaux», précise Christian Dame, du département polluants et santé de l’INRS. Et l’évolution des connaissances devrait continuer à être lente: «Les nanoparticules se rajoutent aux 100.000 substances chimiques sur lesquelles nous avons déjà très peu d’informations», note Jean-Claude André, directeur scientifique de l’INRS. Par ailleurs, les risques sanitaires des nanomatériaux n’apparaissent pas encore comme prioritaires: sur 1,4 milliard d’euros alloué par la Commission européenne aux nanotechnologies, seuls 38 millions sont destinés aux travaux sur les risques pour l’environnement et les opérateurs.
Malgré tout, il est déjà avéré que les nanoparticules ont des propriétés spécifiques dont il faut tenir compte en matière de santé au travail. D’abord, est-il rappelé dans l’ouvrage de l’INRS, «elles sont susceptibles de se déposer dans l’ensemble des voies respiratoires avec une efficacité supérieure à celle de particules plus grosses», ces dépôts étant «d’autant plus marqués que la respiration est accusée (donc en toutes conditions impliquant un effort physique) ou la fonction pulmonaire altérée (broncho-pneumopathie chronique obstructive par exemple)». Par ailleurs, «le passage de certaines PUF depuis les fosses nasales jusqu’au cerveau doit être considéré comme probable». Enfin, après avoir étudié les différentes publications sur le sujet, les auteurs du livre concluent que «globalement, il semble qu’une certaine pénétration cutanée soit possible».
le blog de notre député Christian Paul vient de se mettre à jour et consacre une rubrique sur « les énergies renouvelables » qui traite essentiellement du charbon.( cherchez l’erreur!)
Je vous invite à participer à ce haut lieu d’expression libre (hihihi!)
en innondant ce blog de messages réclamant que le rapport SOFREMINE
soit rendu public: voici un exemple, modifiable à volonté.
Pour ma part je l’enverrai tous les jours tant que je n’aurai pas de réponse:
« Monsieur Paul,
le conseil régional détient de puis longtemps un rapport de la société SOFREMINES concernant le gisement de LUCENAY COSSAYE TOURY.
Nous ne connaissons que les arguments des sociétés candidates à l’exploitation.
Pourquoi ne pas rendre ce rapport public afin d’avoir une vue plus objective? »
De quoi rassurer les pêcheurs de la région!
INFORMATION :
Source Cyberpresse environnement
Le mercredi 03 oct 2007
Moins de pollution, meilleur poisson
Éric Moreault
Le Soleil
Québec
Les émanations des centrales thermiques au charbon comme celles de la Nouvelle-Angleterre et de l’Ontario sont la principale source de pollution au mercure, qui voyage bien avec le vent. Une réglementation plus sévère ou l’utilisation accrue d’énergies renouvelables pour la production d’énergie permettraient donc de diminuer rapidement la présence de ce polluant dans la chair des poissons. Ça, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que l’inverse est aussi vrai, fait remarquer Marc Amyot, professeur de l’Université de Montréal qui fait partie des 22 chercheurs.
Le mercure est un polluant « global ». L’Arctique canadien est contaminé par le mercure chinois. Or, l’essentiel de l’énergie des pays émergents comme l’Inde, la Chine et les pays de l’ex-URSS provient des centrales au charbon ! Même si les États-Unis veulent réduire leurs émissions de 89 % d’ici 2018, rien n’indique qu’il y aura une amélioration en raison des pays en croissance.
Quand on voit qu’il a fallu 2 ans pour découvrir la corruption chez ADS, quand on voit que la justice commence à annoncer qu’il faut prendre son temps, que penser des lobbys de l’énergie qui font passer l’EPR sans aucune concertation et ferons passer ce projet si ça leur rapporte, quelle importance l’impact sur l’environnement, vive les stock options non taxées!!!!!!!!
Bonjour à tous, voici le texte que nous venons d’envoyer à Ch. paul. Comme d’habitude il ne répondra sûrement pas. Lui qui nous compte les bienfaits sur les avancées technologiques, numériques, internet, etc…. et même plus… il est le premier à ne pas communiquer et à ne pas divulguer les informations qu’il détient (Dossier SOFREMINES.
.. entre autres… la suite viendra).
« »"Mine Cossaye-Lucenay
« … L’absence de volonté politique, ces dernières années, et la priorité donnée au profit à court terme ont accentué la dégradation de notre environnement commun. Nous avons aujourd’hui une responsabilité…)……. c’est vous Ch. paul qui avez rédigé ce texte dans votre site… là encore on peut voir qu’entre la parole et les actes vous êtes très fort. Si vous menez tous vos dossiers comme celui de Cossaye-Lucenay on ne peut que s’inquiéter sur les projets à venir… entre nous faire croire que vous êtes presque écologique et en même temps vouloir à tout prix ouvrir une mine de charbon, source de pollution, on peut légitimement avoir quelques doutes… même vos amis élus socialistes de l’Allier se posent des questions sur votre empressement à finaliser ce dossier…
Vous n’avez toujours pas donné votre avis sur le Dossier SOFREMINES… il ne faut pas chercher entre les lignes, sa lecture doit être simple et sa conclusion facile à trouver… Si vous voulez on peut vous l’expliquer….
Suite à notre déplacement vendredi 5 octobre à la séance publique de 14h du grenelle de l’environnement à Bourges, vous avez pu lire le compte rendu dans le journal local auquel il convient d’ajouter un passage du journal le Berry Républicain, je cite :
La matinée était consacrée à des ateliers réunissant experts, membres d’associations, élus locaux (peu)…
Le moment pour chacun de s’exprimer sur un thème précis même si, à peine les discussions terminées, les critiques de plusieurs participants se faisaient jour pour parler « DE DEBATS FAUSSES PAR UN LOBBYING PESANT »
Fin de citation.
Nous aimerions que ces participants s’expriment davantage et fassent connaître quel sont les noms des sociétés et des dirigeants qui pratiquent ce « LOBBYING PESANT »
N’est ce pas non plus le rôle des journalistes de nous informer sur ce sujet !…
La façon dont nous avons vécu la promotion du projet SEREN par nos élus locaux et le journal local en dit long sur les pratiques de ce « LOBBYING »…
Quant à nos élus de la région Bourgogne, aucun n’a fait le déplacement de Bourges…
Retenons quand même, selon Alain Boudard, délégué régional de l’Ademe et rapporteur du groupe de travail « le renouveau du charbon a été évoqué mais n’a pas rencontré l’unanimité de l’atelier et reste conditionné au stockage du CO2. »
Vaste programme que certains industriels et politiques s’emploient à essayer de développer, joli cadeau aux générations futures qui auraient à gérer les quantités colossales de ce CO2 enfoui sous nos pieds…
Copie de la traduction d’une lettre de Wolfgang Schaefer:
« Votre requête concernant la problématique de la radioactivité de la poussière de charbon m’est parvenue par l’intermédiaire du « Bund » (groupement écologiste). Je suis membre du collectif de citoyens de la commune de Niederzier. En périphérie de notre commune se trouve la plus grande et la plus profonde exploitation de lignite à ciel ouvert au monde.
Je suis au regret de ne pouvoir vous répondre en français.
Permettez-moi d’abord de me présenter brièvement. Depuis environ 1967 jusqu’à 2003, j’avais en charge la réalisation des mesures de taux de radioactivité nécessitant un traitement radio-chimique préalable, au centre de recherches de Jülich. Dans cette catégorie se rangeaient les rayons alpha et beta ainsi que les produits d’activation nécessaires à la surveillance de l’activité, de l’incorporation, de l’environnement et du traitement des déchets.
Depuis la mise en service de l’exploitation de lignite à ciel ouvert de Nierderzier-Hambrach, en proximité immédiate du centre de recherches, il est apparu qu’en présence de vents en provenance de la zone de l’exploitation, la quantité en masse sèche de retombées radioactives ainsi que la quantité d’aérosols augmentaient considérablement. En parallèle, on a pu constater une nette augmentation de l’activité alpha. Le centre de recherches, conformément aux directives légales, s’est tenu à son obligation de prouver qu’aucun nuclide (dont le maniement est d’ailleurs soumis, au sein du centre, à autorisation), n’a contribué à cette augmentation. L’agent responsable de l’activité alpha (dans plus de 95% des cas : le polonium 210) ne devait pas être mis à jour ni désigné publiquement, puisqu’il s’agit dans le cas présent de radioactivité (dite) naturelle.
Une fois à la retraite, j’ai présenté ce phénomène au grand public.
Il n’existe à l’heure actuelle presque aucune publication scientifique à ce sujet.
Le manque d’intérêt à mener des recherches et à en publier les résultats est flagrant !
Je joins à ce courrier trois extraits de littérature.
Dans ces travaux, il est prouvé que lors de l’exploitation du charbon, il s’opère un « déséquilibre » (« Ungleichgewicht ») dans le processus naturel de dégradation.
1 – il est montré que le radium 226 est déjà à lui seul enrichi à hauteur d’environ 10 fois sa contenance réelle dans le charbon.
2 – il est montré que dans les poussières, le polonium 210 en particulier, affiche des concentrations liées à l’activité largement supérieures à ce qu’on pourrait attendre d’après la concentration en uranium 235 et
3 – si on se fie à la « théorie de l’équilibre », ce polonium 210 offre un bon aperçu de la pollution radioactive provoquée par des exploitations de lignite à ciel ouvert. Hélas, cette étude ne fait aucun état de l’activité alpha dans les poussières inhalables. Le centre de recherches Jülich n’a pas pu, depuis l’ouverture du débat public (avril 2003), trouver d’autres agents responsables, mais s’abstient en tout état de cause, de lier de manière directe et univoque la haute activité alpha des aérosols à l’activité de l’exploitation.
A partir des valeurs disponibles de l’activité alpha, on peut calculer un facteur d’enrichissement
Activité Po-210 dans la poussière volatile / concentration de l’activité uranium 238 dans le charbon = 10/0,0003 soit 3300. Le polonium 210 ne se trouvait pas encore, au moment de la mesure au centre de recherches Jülich, contrebalancé par la 1ère substance « fille » persistante du radon 222, le plomb 210. Il convient d’ajouter un « facteur exponentiel » lors de l’étude des conséquences néfastes de l’inhalation de poussière pour la santé, afin d’établir un équilibre. Ce facteur est en moyenne (selon estimation du centre de recherches) de 4,0. Ainsi, il faut escompter un facteur d’enrichissement Po-210 / U-238 > (supérieur ou égal à) 104 Si vous disposez des taux de concentration de l’uranium dans « votre » charbon, vous pouvez évaluer à l’aide du coefficient 4,6×105 (Sv/becquerel) pour l’inhalation de polonium 210, les futures doses annuelles que devront inhaler les poumons des personnes âgées de plus de 17 ans.
En ce qui nous concerne, les doses annuelles (les valeurs maximales annoncées restant discutables) pour la population se situent autour du taux maximal autorisé par la directive de protection contre les radiations radioactives, pouvant être assimilé par l’organisme, soit 0,9 mSv/a. Si on pense au fait que dans notre zone locale, la concentration en radon 222 atteint environ 20 Bq/m3 alors que chez vous elle atteindrait environ 500 Bq/m3, il est à craindre que dans votre cas, les valeurs maximales autorisées soient largement dépassées une fois l’exploitation de charbon amorcée. »
Ceci confirme la particularité de notre charbon qui est de contenir une quantité intolérable d’éléments radioactifs.
TOTAL
Une dépêche de l’AFP d’aujourd’hui concerne le groupe TOTAL. D’après son patron, le groupe souhaite investir dans la biomasse, le solaire et éventuellement dans le nucléaire.
Il n’a pas écarté l’idée de développer le charbon propre, mais à plus long terme. Cela signifie en termes à peine voilés que cette technique n’est pas prête et qu’il est urgent d’attendre.
Encore une pierre dans le jardin des pro « charbon propre et sites pilotes ».
Il est grand temps de dénoncer l’imposture de ces sites pilotes : très peu de CO² capté, beaucoup de subventions captées, et beaucoup de CO² relâché dans l’atmosphère.
Et on n’arrête pas de nous rabâcher les oreilles avec ce genre de site à COSSAYE LUCENAY. Nos élus vont fermer pudiquement les yeux sur les sommes que l’état va verser pour des prétendues recherches. Peut-être devra-t-on faire appel à certaines personnes pour alimenter la caisse avec des sommes en liquide (affaire du MEDEF et des syndicats) ?
Messieurs les élus cessez de prendre les habitants de nos deux communes pour des imbéciles et soyez responsables.
Journal La Montagne (Allier) du 01/10/2007
Gros titre :
« …le bâtiment est un secteur en plein essor
UN SECTEUR OU LE CHOMAGE N’EXISTE PAS
…en quelques chiffres.
Aujourd’hui, le département compte 1600 offres d’emploi non pourvues. Un chiffre qui témoigne de la forte demande de main-d’œuvre de la part des entreprises.
…sur les 6500 salariés dans le bâtiment que compte le département, 48% auront plus de 55 ans d’ici 2010, et pourront faire valoir leurs droits à la retraite, il faut trouver le moyen de renouveler cette main-d’œuvre. »
Le département de l’Allier étant voisin de Cossaye- Lucenay, je conseille vivement à ceux qui attendent un emploi lors de l’ouverture de la mine de ne pas rester au chômage et de venir travailler dans le bâtiment, métier sans doute pas plus pénible que celui de mineur !
Il est vrai que votre journal local qui appartient pourtant au même groupe ne s’est pas fait l’écho de cette information.
Reprenons l’expression de l’article du Berry Républicain, peut-être y a t’il un « Loobying pesant » qui agit dans l’ombre pour bloquer ce genre d’information et ainsi mieux valoriser des promesses d’emploi dans une entreprise de destruction de notre nature jusque la préservée.
A propos, vos élus n’ont toujours pas rendu public le rapport SOFREMINE !
Pourtant votre député dans son blog plaide pour une « information en temps réel »
Quand on demande à l’Etat plus de transparence, il faut commencer à balayer devant sa porte !
INFORMATION:
Source :SFEN (Société Française d’Energie Nucléaire)
Une centrale à charbon rejette-t-elle de la radioactivité ?
Le charbon contient de nombreuses impuretés, en quantités variables suivant les gisements. Parmi elles, de l’uranium et du thorium accompagnés de leurs produits de filiation tels que radium, radon, polonium, bismuth et plomb (il convient de noter également la présence de potassium 40). Certains de ces corps sont (naturellement) radioactifs.
Ces corps, et donc la radioactivité correspondante, se retrouvent dans les rejets de la centrale, cendres, gaz et aérosols. De fait, dans les centrales modernes, les aérosols sont piégés dans des filtres avant rejet à l’atmosphère avec une efficacité de l’ordre de 99,5 % et les corps correspondants (notamment métaux lourds) se retrouvent donc dans les cendres. Par contre, les gaz, essentiellement constitués, comme l’on sait, de dioxyde de carbone et d’oxydes de soufre et d’azote, emportent les aérosols résiduels et les corps radioactifs gazeux, tel le radon.
En définitive, ce sont les cendres qui contiennent l’essentiel de la radioactivité rejetée. Les précautions prises pour éviter leur dispersion, notamment sous l’effet du vent, limitent la présence dans l’atmosphère à la fois des métaux lourds toxiques et des radio-nucléides présents dans les terrils où elles sont stockées.
Le charbon est très peu utilisé en France pour la production d’électricité et nous ne disposons pas de statistique sur ce point. Par contre des chiffres américains montrent que l’exposition de la population du fait de l’exploitation de certaines centrales à charbon est très supérieure à celle d’une centrale nucléaire de même capacité.
SITES PILOTES : UNE VERITE QUI DERANGE
Ce que ne disent pas ceux qui veulent promouvoir les sites pilotes :
- le but des sites pilotes est d’expérimenter les techniques pour pouvoir à un stade ultérieur passer à une échelle industrielle.
La quantité de CO² captée est dérisoire, environ 5 000 tonnes de CO² sur des centrales émettant environ 5 millions de tonnes. Il est donc évident que ces techniques doivent éventuellement être appliquées sur des centrales existantes et non sur de nouvelles centrales. En effet le surplus de CO² rejeté viendrait s’ajouter au CO² déjà émis, d’où un surplus considérable de CO² émis.
En réalité, le terme de site pilote va servir à certains promoteurs peu scrupuleux, sous couvert de cette appellation, de rejeter dans l’atmosphère tout le CO² qu’ils voudront et en plus de toucher nombre de subventions. Cette situation est intolérable.
Il faut donc impérativement lancer des sites pilotes sur des sites existants, si on a besoin de créer de nouveaux sites pilotes, ce qui est loin d’être établi.
Il suffit pour s’en persuader de consulter le rapport SYROTA qui conclut que la technique du captage sera peut-être au point vers 2020, mais le stockage à grande échelle pas avant 2030 voire 2050.
Doit-on en attendant envoyer des quantités considérables de CO² dans l’atmosphère sous couvert de prétendues recherches ? Evidemment non.
Il faut donc un moratoire sur toutes les nouvelles centrales au charbon qui sont dans les cartons. En France, on peut se passer du charbon, alors n’hésitons pas.
Pour ceux qui pensent que ces projets sont importants pour notre industrie. Halte à la désinformation. Ils sont déjà partie prenante dans de nombreux projets européens.
INFORMATION:
Grenelle de l’environnement en Haute-Normandie
Lundi 8 octobre 2007
Dans le compte rendu de la journée vous pouvez lire :
« Parmi les oppositions radicales
Arrêt des projets de centrales électriques au charbon dans la région havraise (5 avis). »
La honte ? ?
Même en cherchant bien, on ne trouve aucune mention du charbon nivernais dans le magazine du Conseil Régional de Bourgogne…
Est-ce vraiment un sujet trop sale ?
Réunion Grenelle de BESANCON
Atelier « énergie »
« Une personne a suggeré un moratoire sur toutes les centrales thermiques à flammes »
Plutôt réconfortant….
Sites pilotes suite…
Bonjour,
Une reflexion sur les sites pilotes :
Les sites pilotes et leurs mensonges.
Les arguments de la SEREN et consorts :
« Les centrales au charbon nouvelle génération ont un rendement bien supérieur, donc elles vont rejeter beaucoup moins de CO² dans l’atmosphère. Le captage d’une petite partie du CO² va permettre d’émettre encore moins de CO². Elles vont donc permettre de remplacer des centrales existantes qui émettent plus de CO², d’où un gain net de CO² émis. »
Un raisonnement tronqué :
Un calcul simple permet de mettre en défaut cet argument. Prenons le cas de la SEREN.
La quantité de CO² émis est environ 850 G/Kw produit. Soit pour la centrale de 1 000 Mw, 850 tonnes de CO². La SEREN envisage de faire fonctionner la centrale 5 000 heures par an. La quantité de CO² produite est de 4 250 000 tonnes par an. Les sites pilotes permettent de capter le CO² pour environ une puissance de 50 Mw. La quantité de CO² captée sera donc : 50 X 0,850 X 5 000 = 212 500 tonnes. Restera une quantité de CO² émise de 4 037 500 tonnes.
Reprenons le calcul avec deux centrales ancienne génération (utilisées 1500 à 2000 heures par an).
La quantité de CO² émis est de 1 000 G/Kw produit. Soit pour une centrale de 500 Mw, 500 tonnes de CO². Pour une durée d’utilisation de 2 000 heures, 1 000 000 tonnes de CO² produit. Si l’on capte le CO² sur une centrale ancienne génération, la quantité captée est de 50 X 1 X 2 000 = 100 000 tonnes. Reste donc 900 000 tonnes de CO² émis par une centrale de 500 Mw. Soit pour une puissance équivalente à la centrale de la SEREN : 1 800 000 tonnes de CO² émis.
Faites vos calcul : la SEREN va émettre environ 2 200 000 tonnes de CO² de plus que les centrales ancienne génération.
D’où provient cette différence ? Simplement du nombre d’heures d’utilisation des centrales. Les centrales ancienne génération ne sont utilisées que pour les périodes de pointe. Les centrales nouvelle génération vont être utilisée en semi-base, donc beaucoup plus longtemps. En terme de rentabilité c’est normal. En terme d’émission de CO², c’est tout à fait anormal.
Conclusion.
Si site pilote il doit y avoir, autant le faire sur des centrales anciennes. Ce raisonnement est d’autant plus vrai que la centrale prévue par la SEREN ne pourra recevoir qu’un système de captation Post combustion, tout comme les centrales ancienne génération. Par conséquent, il n’y a aucun intérêt technique à réaliser un site pilote à COSSAYE LUCENAY.
Mais pourquoi alors veulent-ils faire des sites pilotes ?
Y aurait-il quelques subventions à grignoter ?
Un pas dans la dénonciation de l’imposture:
Bush, le climat et l’illusion technologique, par Hervé Kempf
LE MONDE | 12.10.07 | 14h39 • Mis à jour le 12.10.07 | 14h39
Le discours qu’a prononcé le président des Etats-Unis lors de la conférence sur « la sécurité énergétique et le climat » qu’il a organisée à Washington mérite une attention particulière : c’est la première fois depuis son élection, en 2000, que M. Bush consacre une intervention exclusivement sur le thème du changement climatique et y expose sa doctrine. Jusqu’à présent, ses prises de position sur le sujet ne s’étaient faites qu’intégrées, de manière assez brève, dans des discours plus généraux.
Dans cette allocution prononcée le 28 septembre, l’occupant actuel de la Maison Blanche reconnaît la réalité du changement climatique en se référant au rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et affirme la nécessité « de produire moins d’émissions de gaz à effet de serre ». M. Bush propose ensuite que chaque nation trouve elle-même le moyen de réduire ses émissions, hors engagement international contraignant.
Mais le plus intéressant est la façon dont il envisage de contrôler le niveau d’émissions de gaz à effet de serre. Non pas en réduisant la consommation d’énergie, dont au contraire l’augmentation est posée comme inéluctable – « dans ce nouveau siècle, le besoin d’énergie ne fera que croître » – y compris dans les pays les plus développés. Le changement climatique n’est alors qu’un des deux défis auxquels sera confrontée l’humanité selon lui, l’autre étant la « sécurité énergétique ». « Depuis de nombreuses années, poursuit M. Bush, ceux qui se préoccupaient du changement climatique et ceux qui s’inquiétaient de la sécurité énergétique étaient aux deux extrêmes opposés du débat. Il était dit que nous faisions face à un choix entre la protection de l’environnement et la production d’énergie en quantité suffisante. Aujourd’hui, nous savons mieux. Ces deux défis ont une solution commune : la technologie. En développant de nouvelles technologies à basses émissions, nous pouvons satisfaire la demande croissante d’énergie et, en même temps, réduire la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre. » Et le président américain d’énumérer diverses techniques en cours d’étude qui nous permettront « d’être les gérants responsables de la Terre que le Tout-Puissant nous a confiée ».
On ne saurait souligner assez l’importance de cette vision, très représentative non seulement de ce que pense M. Bush, mais aussi de la doctrine qui s’est formée chez une large part des défenseurs d’un système économique inchangé dans ses fondements face au défi du changement climatique.
Le problème, bien sûr, est que sa pertinence n’est pas assurée. M. Bush cite en effet une série de techniques présentant deux caractéristiques : elles ne sont pas opérationnelles et leur succès n’est pas garanti. La première citée par M. Bush, et qui suscite un vaste intérêt des milieux industriels, est la « technologie avancée du charbon propre ». Elle vise à enfouir en sous-sol le gaz carbonique produit par la combustion du charbon. Mais, d’une part, son efficacité reste à prouver, et d’autre part, en cas de succès, les premières centrales thermiques adaptées ne viendraient sur le marché qu’après 2020, si bien que toutes les centrales construites d’ici à cette date rejetteraient leurs gaz dans l’atmosphère.
Deuxième solution proposée : « la puissance nucléaire sûre ». George Bush se réfère à ce que les spécialistes appellent la quatrième génération des réacteurs nucléaires, présentant un risque minime d’accident, une faible production de déchets radioactifs et une conception empêchant de leur trouver une application militaire. Mais cette quatrième génération, si elle aboutit, ne le ferait, d’après les prévisions les plus optimistes, que vers 2040. Quant à la possibilité d’accroître la part du nucléaire avec la technologie actuelle dans le bilan électrique mondial, elle n’est pas envisagée par l’Agence internationale de l’énergie, qui prévoit même, dans son rapport « World Energy Outlook 2006″, la baisse de cette part de 16 % aujourd’hui à 10 % en 2030 !
MÊME DÉFAUT MAJEUR
Le vent et le soleil, cités par M. Bush, sont-ils alors la solution ? Leur contribution – et celle d’autres énergies renouvelables qu’il a oubliées, comme le bois ou la géothermie – est certainement appelée à croître. Mais pas dans une proportion suffisante pour satisfaire une demande d’énergie qui continuerait à augmenter, à moins qu’un saut technologique imprévisible n’intervienne. Les autres technologies citées – agrocarburants de deuxième génération, véhicules à hydrogène – souffrent du même défaut majeur : elles ne présentent pas, dans leur état de développement actuel, des performances suffisantes pour répondre aux problèmes d’aujourd’hui et des années à venir. On ne peut exclure qu’elles y parviennent, mais pas avant 2040 à une large échelle.
Le problème de l’échéance est ici fondamental. Pourquoi ? Parce que le même rapport du GIEC évoqué par M. Bush conclut que ce n’est pas en 2040 ou en 2050 qu’il faudra commencer à réduire nos émissions, mais dès maintenant. Les climatologues redoutent que, si la concentration de gaz à effet de serre continue à augmenter, le réchauffement dépasse 2 degrés, seuil au-delà duquel un dérèglement incontrôlable du système climatique est envisageable. C’est donc dès maintenant qu’il faut commencer à réduire les émissions, sans attendre que les technologies soient disponibles.
Ainsi une politique de « gérant responsable » conduit à appliquer dès aujourd’hui le moyen le plus efficace et disponible, qui est de réduire la consommation d’énergie. Cela n’implique pas de remettre en cause la recherche dans de nouvelles technologies, mais contraint à accepter que le mode de vie actuel des pays développés doive se transformer. Cela suppose aussi une affectation modifiée des moyens financiers : s’il est utile d’investir dans des technologies qui pourraient être disponibles dans quarante ans, il est non moins nécessaire d’investir dans l’amélioration des moyens connus et efficaces de réduction de la consommation énergétique.
C’est l’inflexion qu’a prise l’Union européenne lors du conseil des chefs d’Etat au printemps, en adoptant l’objectif d’une diminution de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en 2020. Il reste aux Etats-Unis à suivre la même voie, seul moyen de convaincre les grands pays émergents de s’associer réellement à l’effort collectif. La technologie peut beaucoup mais pas tout, et elle ne peut pas remplacer la volonté commune.
Hervé Kempf
Article paru dans l’édition du 13.10.07.
Puissent nos décideurs lire cet article avant de s’aligner sur Bush et ses semblables !
Allemagne : le stockage du CO2 créé la polémique
Le projet expérimental européen d’enfouissement du CO2 à Ketzin, en Allemagne, vient d’entamer une étape décisive. 60 000 tonnes de CO2 vont être injectés, pendant les deux prochaines années, à 800 mètres sous terre. Si l’expérience s’avère concluante, elle stimulerait de manière significative le développement de cette technologie pourtant décriée par les organisations environnementales.
Intitulé CO2Sink, le projet est mené à Ketzin, une commune située à 30 kilomètres à l’ouest de Berlin, par le Centre de recherche de la Terre (GFZ) de Potsdam en partenariat avec neufs pays européens, dont la France. L’équipe de chercheurs européens a, dans un premier temps, foré le sol pour atteindre une nappe d’eau salée souterraine située à près de 800 mètres de profondeur. Il s’agit maintenant d’extraire l’eau salée située dans les cavités du puit pour ensuite injecter le CO2 sous forme de gaz. Le but de l’opération vise à développer et optimiser les outils de surveillance du comportement du CO2 sous terre. Plus généralement, il s’agit de démontrer que le CO2 peut être stocké sous la terre de manière durable et sans risque pour les populations et l’environnement.
Just stock it
« Le stockage de ce gaz à effet de serre peut être une option pour gagner du temps et développer des technologies sans CO2. Pour cela, on doit éclaircir plusiers points : les réactions déclenchées par le stockage souterrain de CO2 et les conséquences à moyen et long terme. C’est précisément ce que nous voulons examiner dans le cadre de notre projet, » explique Rolf Emmermann, qui dirige le GFZ. A cette fin, le site a été équipé d’une série de capteurs chargés de vérifier la pérennité d’un tel stockage. Un consortium d’entreprises, dont Shell, Statoil, RWE, E.ON et Vattenfall, participent financièrement au projet. Mais ce sont principalement l’Union européenne et l’Allemagne qui apportent le principal soutien financier à cette expérience à grande échelle dont le coût est chiffré entre 30 et 35 millions d’euros.
Le Ministère français des affaires étrangères rappelle dans une note favorable à la technologie de la capture et du stockage du CO2 (CCS) que deux opérations de séquestration industrielles de CO2 fonctionnent déjà : depuis 1996 sur le site de Sleipner au large de la Norvège, et depuis 2000 sur le champs pétrolier de Weyburn au Canada. En France, des recherches sont menées par des industriels (Total, Gaz de France, ALSTOM, Air Liquide, ARCELOR) ainsi que des organismes de recherche (BRGM, IFP, INSU) qui explorent eux aussi la faisabilité économique et technique de la séquestration du carbone(voir article lié). Le groupe pétrolier Total prévoit d’expérimenter d’ici la fin 2008 le stockage de 150 000 tonnes de CO2 en deux ans sur l’ancien gisement de gaz naturel de la Rousse, dans les Pyrénées. Par ailleurs, des études sont en cours sur un projet pilote dans le bassin parisien qui serait opérationnel d’ici 2010.
En Allemagne, le charbon demeure une des principales sources d’énergie, et ce, alors que le gouvernement a, en 2000, signé un protocole d’accord avec les fournisseurs d’énergie pour un retrait graduel de l’énergie nucléaire. Aussi, afin d’assurer l’approvisionnement en énergie, le gouvernement prévoit la construction dans les prochaines années de 28 nouvelles centrales au charbon au moins, selon des chiffres fournis par l’ONG environnementale Bund. Or, les ONG ne manquent pas de souligner que l’Allemagne s’est fixé comme un objectif de réduction de ses émissions de 40% d’ici 2020, sans faire appel à l’énergie nucléaire. Rappelons que le géant énergétique allemand RWE produit à lui seul 127 millions de tonnes par an de CO2, ce qui en fait le plus grand émetteur européen.
La CCS, un écran de fumée ?
« La technologie du CCS n’est prévue pour aucune des nouvelles centrales. Et équiper ultérieurement ces centrales avec cette technologie se montre bien trop coûteux et techniquement difficile, » déplore Werner Neumann, de Bund. Pour cet activiste environnemental, les choses sont claires : le charbon propre n’existe pas. Si les fournisseurs d’énergie évoquent volontiers le potentiel de la technologie CCS, « c’est en premier lieu pour se donner une image propre ». Pour Gabriela von Goerne, de Greenpeace, « on ne peut parler de centrales au charbon sans CO2. Le nom induit sciemment en erreur. Car au lieu de réduire les émissions de CO2, la nouvelle technologie, au contraire, en produit plus : la capture du CO2 dans les usines fortement émettrices est très demandeuse en énergie, et provoque encore plus d’incinération de charbon. »
Au Bund comme chez Greenpeace et Germanwatch, une ONG spécialisée sur le réchauffement climatique, la technologie du CCS soulève bien trop de questions quant à son efficacité, la sécurité pour les riverains et l’environnement (risques de fuite de gaz, transport du CO2) et la question de la responsabilité en cas d’accident. Les ONG s’accordent pour dire que les fournisseurs d’énergie s’emparent de la nouvelle technologie pour « pouvoir émettre autant de CO2 qu’actuellement » et réfutent l’argument selon lequel cette technologie serait une solution transitoire jusqu’à ce que les énergies renouvelables puissent couvrir entièrement les besoins en énergie. « La CCS va permettre de poursuivre la production d’énergie au charbon et retarder encore l’expansion des énergies renouvelables, » remarque Werner Neumann. De plus le coût de la tonne de CO2 enfouie est évaluée entre 40 et 60 euros alors que les fournisseurs d’énergie au charbon se sont vus allouer des quotas d’émission de CO2 gratuits qui leur offre une marge de maneuvre supplémentaire
Claire Stam à Francfort (Allemagne)
Mis en ligne le : 16/10/2007
Source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=111688&titre=Allemagne%20:%20le%20stockage%20du%20CO2%20cr%C3%A9%C3%A9%20la%20pol%C3%A9mique
Les USA abandonnent les projets de centrales au charbon !!!
Au moins 16 projets de centrales au charbon ont été abandonnés en 2007, et plusieurs dizaines d’autres ont été repoussées, face à l’incertitude entourant les restrictions futures sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à une hausse des coûts de construction évaluée à 40 %.
Un récent rapport du Département de l’Énergie (DOE) des États-Unis révèle que 14 000 MW d’électricité au charbon ont été annulés depuis le début de l’année, et que des projets additionnels totalisant 32 000 MW ont été repoussés. À titre comparatif, la capacité installée totale d’Hydro-Québec est d’environ 36 000 MW. Le document préparé par le National Energy Technology Laboratory (NETL) stipule qu’historiquement, seulement le tiers des mégawatts annoncés se réalisent. Beaucoup de projets annoncés publiquement ne se réalisent donc pas. Cette tendance semble s’être accentuée depuis quelques années toutefois. L’édition 2002 du même rapport du NETL prévoyait 11 455 MW de capacité additionnelle en 2005, alors que seulement 329 MW ont finalement été ajoutés au réseau électrique américain cette année-là. L’étude du NETL précise que 121 projets de centrales au charbon sont toujours sur la table, mais que la réalisation de 76 d’entre eux est dorénavant jugée « incertaine » par le gouvernement. L’annonce plus tôt cette année de l’abandon de huit centrales au charbon par le géant texan TXU incarne bien ce mouvement. L’entreprise s’est depuis tournée vers les filières nucléaires et éoliennes, rapporte The Associated Press. Le retour en force du charbon annoncé depuis quelques années ne serait-il qu’un mirage ? Ce qui est certain c’est que la Chine et l’Inde continuent d’être très actives dans la construction de nouvelles centrales au charbon, leur enthousiasme pour cette forme d’énergie poussant à la hausse les coûts des matériaux et de la main-d’œuvre. Vu les réserves énormes de charbon aux États-Unis, il est improbable que cette filière soit abandonnée de sitôt. Les entreprises du secteur électrique attendent toutefois un encadrement réglementaire prévisible sur le long terme afin de choisir entre les différentes technologies permettant de transformer le charbon en électricité. La sévérité des restrictions sur les GES décidera des choix technologiques. Or l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis estime que 6000 MW de capacité doivent être ajoutés au réseau électrique américain chaque année jusqu’en 2030 afin de répondre aux besoins énergétique prévus. Plusieurs groupes écologistes, et un nombre grandissant d’entreprises du secteur électrique, soulignent qu’il sera impératif de maximiser les économies d’énergie par l’efficacité énergétique et la conservation.
Enquête
Alberta : la ruée vers l’or sale
LE MONDE | 25.09.07 | 14h35 • Mis à jour le 25.09.07 | 14h35
FORT MCMURRAY (CANADA) ENVOYÉ SPÉCIAL
Le petit Cessna s’élève au-dessus de la piste. Il vire sur l’aile, et le voyageur contemple un manteau ondulé de forêt verte, que traverse un fleuve aux courbes nonchalantes. Vision fugace. Le décor change brutalement. Maintenant, les arbres ont disparu, la terre est décapée, exhibant de vastes superficies de sol brun et nu que parcourent des bulldozers et des camions qui avancent comme au ralenti.
Voici une immense usine : un enchevêtrement de tuyaux et de cubes métalliques d’où émergent des colonnes de fumée qui montent haut dans le ciel. Sur le sol arasé s’éparpillent de grandes plaques jaunes (des entrepôts de soufre), de vastes lacs aux teintes mordorées (des bassins de rétention d’eaux polluées), des alignements de parallélépipèdes blancs (des camps de travailleurs), puis à nouveau le sol retourné, des usines, des lacs salis. Au loin, on aperçoit la forêt, et d’autres taches brunes, comme un cancer qui gagnerait sur la sylve.
« Ce lieu est exactement comme une orange, qu’on écrase et dont on jette l’écorce derrière soi », résume Etienne White, le jeune pilote. Arrivé voici quelques mois à Fort McMurray, trou perdu et capitale canadienne des sables bitumineux, il résume la contradiction du lieu : « Les gens viennent ici parce qu’ils gagnent bien leur vie – et moi aussi. Mais cela sera un problème pour la prochaine génération, je le sais. »
Ici, c’est l’Arabie saoudite – pardon, l’Alberta. Une province de l’Ouest canadien qui recèle dans son sol 174 milliards de barils de pétrole sous forme de sables bitumineux, ce qui fait du Canada la deuxième réserve de pétrole du monde, derrière le royaume de Riyad (260 milliards de barils), devant l’Iran (126), l’Irak (115) et le Koweït (90).
La hausse du prix du pétrole a transformé la citrouille boréale en carrosse énergétique. A 20 dollars le baril, creuser des tonnes de terre imbibée de bitume, séparer l’hydrocarbure gluant du sable à grand renfort d’énergie et d’eau, transformer la mixture en pétrole avec moult produits chimiques, présentait un intérêt économique limité. A partir de 40 dollars, c’est devenu une bonne affaire. Et quand le baril dépasse les 70 dollars, cela transforme un massif d’immenses forêts dont personne ne se souciait, hormis les autochtones, en un pactole où se précipite le gotha pétrolier.
Pour ceux que les arbres, les castors et les orignaux indiffèrent, cette ruée vers l’or noir est fascinante. Fort McMurray en est l’épicentre, ancien poste de trappeurs transformé en gros bourg dont la population (80 000 habitants) double tous les dix ans. Les abords de la ville sont un chantier perpétuel où les lotissements repoussent la forêt. La zone industrielle pourrait être un Salon permanent d’engins de travaux publics. Sur l’autoroute en cours d’élargissement, de longs camions chargés de poutrelles métalliques ou de troncs d’arbres croisent camionnettes et pick-up dans un flux incessant.
La main-d’oeuvre qualifiée n’est jamais assez nombreuse pour creuser, bâtir, transformer, et tout le Canada se retrouve ici, en provenance notamment des provinces pauvres de l’est du pays. Cela n’empêche pas les sans-logis. « Beaucoup lisent dans le journal qu’il y a du travail ici et rappliquent », dit Sylvia Thompson, la directrice de l’abri de l’Armée du salut. L’association caritative refuse du monde tous les soirs. « Mais, sans diplôme, il n’y a pas de travail. Alors certains restent et se débrouillent entre la drogue et l’alcool. Il y a aussi pas mal de jeunes femmes qui se prostituent. »
La grande majorité de ceux qui travaillent dans les compagnies exploitant les sables vivent en revanche avec de bons salaires – et s’ennuient. Le week-end, dans la ville boueuse où les pick-up constituent une bonne moitié du parc automobile, les hommes, casquette vissée sur la tête, vaquent entre le casino et le centre commercial aux nombreuses bijouteries, en attendant le principal événement culturel présenté par le night-club Cowboys, un concours de tee-shirts mouillés.
« Les gars sont fatigués, dit Lary Matychuk, un syndicaliste : ils vivent souvent dans des camps inconfortables, les transports sont longs, ils sont presque toujours loin de chez eux et de leur famille. » Mais les salaires sont meilleurs que partout ailleurs : 7 000 euros pour un bon charpentier qui ne compte pas ses heures, par exemple. De quoi réaliser ses rêves : « Bientôt, je prendrai ma retraite, dit Leo Legere, le chef d’équipe d’une entreprise de construction. Je pourrai retourner au Nouveau-Brunswick, et me construire un yacht, c’est ma passion. »
Le pick-up de Leo arbore un fanion au bout d’une tige de deux mètres de haut, comme presque tous les pick-up de la ville. C’est pour se faire voir des plus gros camions du monde quand il va travailler dans les mines de sables. Les conducteurs sont perchés à plusieurs mètres de haut, au volant d’engins capables de charrier 400 tonnes de terre. Un spectacle : les camions avancent prudemment sur leurs énormes roues – plus hautes qu’un homme de grande taille – après avoir été chargés par des excavatrices grosses comme des immeubles de quatre étages.
Les principaux opérateurs, comme Syncrude, Suncor, Shell, croyaient déjà au sable quand le cours du pétrole frôlait le plancher des vaches. Maintenant, ils investissent à tour de bras, rejoints par de nouvelles compagnies – Total, CNRL, Petro-Canada – et des investisseurs, comme l’émirat d’Abou Dhabi.
Des concessions ont déjà été accordées sur près de 50 000 km2, le dixième de la superficie de la France. Entre 1995 et 2010, selon le gouvernement de l’Alberta, les compagnies auront investi l’équivalent de 100 milliards d’euros dans le développement de l’exploitation des sables bitumineux. La production, qui dépasse aujourd’hui 1 million de barils par jour (1,2 % de la production mondiale de pétrole) pourrait quadrupler d’ici à 2015. Etanchant une bonne partie de l’insatiable soif de pétrole du voisin américain.
Hervé Kempf
Article paru dans l’édition du 26.09.07.
INFORMATION
Source:Romandie News
PETROLE/Le pic a eu lieu, la production va décliner de 3% par an (EWG)
Londres (AWP/AFX) – Le pic pétrolier a eu lieu en 2006 et la production mondiale d’or noir va désormais décliner à un rythme soutenu: le monde doit investir d’urgence dans les énergies renouvelables, a prévenu lundi le groupe scientifique Energy Watch Group, lors d’une conférence à Londres.
Selon ce groupe d’étude, la production de pétrole aurait atteint son pic en 2006 et va dorénavant décliner au rythme de 3% environ par an.
Selon les chiffres publiés par l’EWG, le monde a produit 81 millions de barils par jour (mbj) en 2006. En 2020, il devrait en produire 58 mbj, puis simplement 39 mbj en 2030, une baisse de plus de 50% par rapport aux niveaux actuels.
Cette hypothèse baissière contraste avec les projections de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), qui table sur 105 mbj en 2020 (extrapolation de l’EWG à partir d’une projection de l’AIE pour 2015), et 116 mbj en 2030.
Le cabinet fonde ce scénario sur un comptage très pessimiste des réserves fossiles dans le monde. Le cabinet IHS (qui compile les données de l’industrie pétrolière) estime les réserves pétrolières mondiales à 1.255 milliards de barils. Selon EWG, il ne resterait que 854 milliards de barils dans le sous-sol.
L’écart provient essentiellement du Moyen-Orient: pour l’IHS, les réserves du Moyen-Orient seraient de 677 milliards de barils, tandis que le cabinet EWG les évalue à seulement 362 milliards.
Contrairement aux institutions comme l’AIE, qui fondent leurs calculs sur l’estimation des réserves encore dans le sous-sol, le cabinet EWG s’appuie sur les chiffres de production actuelle. L’estimation de l’EWG tient compte aussi des comportements de l’industrie, notamment les retards observés dans le développement de champs pétroliers.
«C’est grâce à cette méthode de calcul que nous avons pu annoncer sans nous tromper que la production pétrolière en Mer du Nord atteindrait son pic en 2000 et commencerait ensuite à décliner», a rappelé Jörg Schindler, l’auteur du rapport «Oil supply» présenté lundi à Londres. «Le monde doit se préparer à une mutation de fond et miser sur les énergies renouvelables», a-t-il conclu.
En effet, selon Energy Watch Group, seules les énergies renouvelables offrent une alternative durable au pétrole. L’énergie nucléaire et le charbon propre ne sont pas des solutions d’avenir car «il existe déjà une pénurie d’uranium et les technologies permettant d’exploiter du charbon propre n’existent pas encore», a estimé Jörg Schindler.
«Nous sommes face à un déni institutionnel. Les sociétés pétrolières ne peuvent que taire la vérité, sans quoi le cours de leur action risquerait de s’effondrer» a ajouté le député allemand Hans-Joseph Fell, co-fondateur de EWG.
Selon lui, le «pic pétrolier» n’est pas une théorie mais déjà une réalité. Il a établi un parallèle avec le changement climatique: considéré au début des années 1990 comme une prophétie douteuse émanant de scientifiques isolés, le changement climatique est aujourd’hui une réalité dont plus personne ne doute, a-t-il rappelé.
Fondé par Hans-Joseph Fell, Energy Watch Group rassemble des scientifiques, des experts et des parlementaires de plusieurs pays. Son objectif est de produire une information indépendante pour la mise en place de politiques énergétiques durables.
La théorie du «pic pétrolier» est soutenue également par l’Association for the Study of Peak Oil and Gas (ASPO), un réseau de scientifiques qui entend démontrer que la production de pétrole est sur le point d’amorcer son déclin, avec à la clé de graves conséquences politiques et économiques.
afx/ds
(AWP/22 octobre 2007 18h14)
Davantage de CO2 dans l’atmosphère que prévu
La hausse accélérée du dioxyde de carbone s’explique par la baisse de l’efficacité énergétique et une capture réduite par les océans et la végétation.
MAUVAISES nouvelles pour la planète sur le front du CO2. La teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté de 35 % entre le début des années 1990 et la période 2000-2006, passant de 7 à 10 milliards de tonnes de gaz carbonique par an, si l’on en croit les résultats d’une étude publiée par une équipe de chercheurs internationaux dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
Le grand responsable de cette augmentation ? La croissance économique, à laquelle on impute les deux tiers de ce dérapage. Quelque 17 % de cette hausse de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère est par ailleurs à mettre sur le compte de la stagnation de l’efficacité énergétique au niveau mondial. Depuis une trentaine d’années, ce paramètre ne cessait de s’améliorer. Or, depuis 2000, on ne constate plus aucune amélioration. « Depuis 2000, l’intensité énergétique moyenne en carbone s’est détériorée, autrement dit a augmenté, et aucune région ne montre de signe encourageant à cet égard », s’inquiète Pep Canadell, directeur exécutif du Projet global sur le carbone, qui a mené ces travaux. Certaines régions industrialisées, comme le Japon ou l’Europe des Quinze, se situent même en deçà des prévisions. Les États-Unis sont, eux, en ligne avec ce qui était prévu.
Les pays en développement tirent naturellement le bilan vers le bas. « La substitution du gaz naturel et du pétrole par le charbon, surtout en Chine, participe grandement de ce phénomène », explique Corinne Le Quéré, chercheuse à l’université d’East Anglia et au British Antarctic Survey, et coauteur de l’étude.
Rejets polluants
Mais qu’on ne se méprenne pas sur ces chiffres, qui pourraient être utilisés par certains pays industrialisés, comme les États-Unis, pour se défausser de leur reponsabilité planétaire dans la lutte contre le changement climatique. Et Michael Raupach, chercheur au CSIRO australien et coauteur de l’étude, de remettre les pendules à l’heure : « Les pays industrialisés, qui représentent seulement 20 % de la population mondiale, sont responsables de 60 % des émissions actuelles et de 80 % du cumul de celles rejetées depuis le début de la révolution industrielle. Or ces rejets polluants accumulés depuis des années sont la principale cause du changement climatique. »
Les 18 % restants responsables de cette augmentation de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère sont liés à un déclin de la capacité d’absorption des gaz à effet de serre par les forêts et les océans, selon cette étude. « Il y a cinquante ans, pour chaque tonne de CO2 émise, 600 kilogrammes étaient éliminés naturellement. En 2006, seuls 550 kg ont été éliminés par tonne et ce chiffre diminue », affirme Pep Canadell. Le CO2 est ainsi moins capturé par les océans et la végétation, dont le rôle est prépondérant puisqu’ils absorbent chacun un quart des émissions de carbone à l’échelle de la planète.
« La moitié du ralentissement de ces puits de carbone vient du rôle moindre joué par l’océan austral », explique l’océanographe Corinne Le Quéré (voir ci-dessous).
Le stress hydrique et les sécheresses à répétition qui sévissent depuis quelques années contribuent également à accélérer les rejets de CO2 dans l’atmosphère, sans que ce phénomène soit pour autant quantifié. Car lorsque les précipitations sont insuffisantes, les forêts, au lieu d’absorber du carbone, ont au contraire tendance à en recracher. Il ne s’agit pour l’instant que de suppositions, mais pendant la vague de chaleur de l’été 2003 on avait bien assisté à un dégazage de CO2.
Ces résultats obligent à une révision à la hausse des prévisions du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Ce dernier a bien expliqué dans son rapport de janvier dernier que le ralentissement du rôle joué par les puits de carbone n’avait pas été pris en compte par les modèles climatiques et qu’il convenait de ce fait d’ajouter aux projections de température à l’horizon 2100 une hausse de 0,1 à 1,5 °C. « Il faut viser le haut de la fourchette », en déduit donc Corinne Le Quéré.
Dans ce contexte, la stabilisation de la concentration en gaz à effet de serre dans l’atmosphère va s’avérer encore plus ardue que prévu. Aussi le protocole de Kyoto, qui a fixé en 1997 pour objectif de ramener en 2012 les émissions de gaz à effet de serre de la planète à un niveau inférieur de 5 % par rapport au niveau de 1990, semble-t-il relever de plus en plus de la gageure.
Article paru dans le Figaro
CAROLINE DE MALET. Publié le 23 octobre 2007
CLIMAT
Société \ Environnement \ Climat
CAPTURE ET STOCKAGE DU CO2 : LES LIMITES D’UNE TECHNIQUE EN VOIE DE DEVELOPPEMENT
Organismes de recherche et entreprises imposent la technique de stockage géologique du CO2 comme un passage obligé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les ONG restent dubitatives sur la méthode, et craignent qu’elle n’accapare l’attention des investisseurs, au détriment d’autres solutions plus conventionnelles, mais plus concrètes. Début octobre 2007 s’est tenu à Paris le deuxième colloque international sur la capture et le stockage géologique du CO2
Enfouir le dioxyde de carbone dans des cavités inexploitées : une idée simple, mais ingénieuse, qui fascine les organismes de recherche. Capture et stockage du CO2 bénéficient aujourd’hui d’un intérêt croissant en France, ce dont témoignaient les débats du deuxième colloque international sur la capture et le stockage géologique du CO2, organisé du 2au 5 octobre par l’Institut Français du Pétrole (IFP), l’Ademe et le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM).
Les espoirs sur cette technique (appelée CCS) sont d’autant plus forts que l’Europe alloue des fonds importants aux projets de recherche sur le sujet. L’enthousiasme a très vite gagné les entreprises, en particulier celles du secteur pétrolier, et les investissements se multiplient. Sept opérations de stockage géologique du CO2 sont déjà en cours dans le monde, dont deux en Europe, avec succès jusqu’à présent. Pourtant, dix ans après le lancement des premiers travaux d’enfouissement, 55% des Français n’ont jamais entendu parler du CCS, alors même qu’un projet de stockage dans le bassin parisien se profile.
« L’option du captage du CO2 est incontournable dans l’étude des solutions au réchauffement climatique » martèle François Moisan, directeur de la Stratégie et de la Recherche de l’Ademe. La motivation des organismes de recherche pour améliorer les connaissances sur le CCS ne fait aucun doute. Philippe Vesseron, président du BRGM, explique que le sujet commence même à faire partie des débats du Grenelle de l’environnement. L’Union Européenne est la plus prompte à parier sur cette solution : elle a alloué 6 millions d’euros sur 5 ans au projet CO2GéoNet (réseau de recherche européen indépendant sur le stockage géologique de CO2) et a subventionné 27 projets de l’IFP depuis 2002.
Apparemment, cela ne suffit pas aux partisans du CCS, qui réclament un programme phare européen. « L’implication de l’Union est essentielle si on veut aller plus loin », insiste Frédéric Hauge, président de la Fondation Bellona, une ONG environnementale internationale. Plus que le financement des travaux d’enfouissement, les acteurs souhaiterait que l’Union Européenne contribue à coordonner les recherches en cours. « Les crédits européens seraient un plus, mais les investissements privés sont indispensables. Et nous savons où les trouver » explique Graeme Sweeney, directeur général de Shell Renewables et président de Shell Hydrogen. « Nous avons surtout besoin de l’Europe pour conquérir l’opinion publique ». Encore au stade d’expérimentation il y a quelques années, le stockage de CO2 se développe très rapidement. Statoil, exploitant de gaz naturel à Sleipner en Norvège, est un des rares à avoir 10 ans d’expérience d’injection de CO2 dans une cavité aquifère profonde. « En 1997, à l’époque du protocole de Kyoto, personne n’envisageait la réussite d’une telle technique », explique Olivier Appert, président de l’IFP. « Dans les deux dernières années, l’évolution des connaissances sur le sujet a été très rapide ».
Le BRGM, l’IFP et l’Ademe ont fondé, dès 2002, le Club CO2, qui réunit les grands de l’industrie énergétique française autour de la question de la séquestration du carbone. En 2005, s’est créée la plateforme ZEP (Zero Emission Fossil Fuel Power Plants), qui regroupe ONG et entreprises, et dont le but est d’atteindre, d’ici 2020, des émissions de CO2 nulles au sortir des centrales électriques à énergie fossile. ZEP encourage largement le développement de l’enfouissement en Europe dans sa stratégie de développement. On y croise Air Liquide, Alstom, Total, BP, Shell et Statoil, mais également WWF international. La même année, le GIEC confirmait que la capture du CO2 pourrait être une arme pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Tester la technique à grande échelle et baisser les coûts
Il semble que les investisseurs se précipitent un peu vite sur une technique dont beaucoup d’aspects restent à améliorer. Enfouir le CO2 ne le détruit pas. Les chercheurs l’avouent eux-mêmes : il faudra étudier en amont l’imperméabilité des cavités et l’activité sismique, estimer les conséquences de la forte pression à laquelle est injecté le CO2, et prévoir la pérennité des installations. Mais surtout, il faudra surveiller éternellement les sites, à la recherche d’éventuelles fuites, qui pourraient contaminer les nappes d’eau potable ou intoxiquer la population. « On estime que d’ici 50 ans, seul 0,1% du carbone se sera échappé des puits » rassure Hubert Fabriol, chef de projet CO2 au BRGM.
Au-delà de ces questions techniques de sécurité, la séquestration du CO2 présente encore un tarif très peu compétitif face au prix dérisoire de la tonne de carbone au marché des quotas. Le coût actuel de la méthode s’élève à 60€/tonne de CO2 évitée, soit 600 fois plus cher qu’une tonne évitée dans le cadre des PNAQ. « Cela ne peut pas marcher sans une réglementation européenne sur le prix de la tonne de CO2, insiste Christian Fouillac, directeur de recherche au BRGM. Tout le monde est d’accord pour dire que les quotas sont trop laxistes ». Les recherches sont essentiellement axées sur la mise au point de techniques moins coûteuses. 85 % du coût du CCS est lié au captage, et l’adaptation d’installations de captage à d’anciennes usines ne serait pas rentable, en l’état actuel.
Pour toutes ces raisons, la généralisation de cette technologie ne peut concrètement être envisagée qu’à l’horizon 2050. C’est ce que le Réseau Energie Climat et Greenpeace France appellent une méthode « end-of-pipe », qui ne peut être considérée comme une solution unique. Les deux ONG craignent que le CCS n’accapare les moyens financiers de l’Union européenne, et ne prive les technologies plus classiques de financements. « Nous ne nous opposerons pas à la recherche dans le domaine, explique Karine Gavand, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France. Mais nous pensons que les techniques déjà en cours d’application suffiraient à lutter contre le réchauffement climatique, car elles prévoient de diminuer les émissions à la source ».
Paradoxalement, l’enfouissement ne pourra être généralisé qu’en 2050, où théoriquement les diverses actions de réduction des émissions de CO2 auront produit leurs effets. D’ici là, l’industrie pétrolière a tout intérêt à valoriser cette technique, puisqu’elle lui offre la possibilité de continuer à exploiter les énergies fossiles, en stockant le CO2 dans les espaces libérés par leur exploitation.
Rouba Naaman (Article disponible sur le site internet : http://www.novethic.fr )
L’imposture fatale triomphera-t-elle, entraînant dans le même désastre les « Grands de l’Industrie Energétique » et leurs malheureuses dupes ? ( Escaravage).
Petit passage du document synthèse des débats du Grenelle :
La piste du stockage du CO2 a été assez discutée. Plusieurs internautes indiquent que la technique ne
sera pas au point avant 2020 au plus tôt.
Les discussions font apparaître beaucoup d’incertitudes quant à
son coût et son efficacité.
Quelques messages font également part des risques que présenterait
l’enfouissement (stockage souterrain).
Les autres solutions envisagées passent par la fixation naturelle
du CO2 dans la biomasse dont la production serait donc à encourager. Les exemples cités sont le
reboisement, l’usage du bois et du béton de chanvre comme matériau de construction dans le bâtiment, la
culture de micro-algues pour produire du biocarburant, la réhabilitation des tourbières.
Document complet voir site :
http://www.legrenelle-environnement.gouv.fr/grenelle-environnement/IMG/pdf/doc_laville-2.pdf
Le jdc du 25/10/2007
Exploitation du charbon
Le comité pour une exploitation propre du charbon écrit : « Pour notre part, nous demandons que la décision de concession soit accordée le plus rapidement possible au projet le plus ambitieux, et qu’elle soit conditionnée à la mise en place d’un site pilote pour le captage et stockage du CO2.
Parallèlement, nous demandons que soient anticipés les besoins de formation pour la main-d’œuvre locale et que toutes les dispositions soient prises pour une information claire et transparente de la population… »
Concernant le stockage du CO2, nul doute que la municipalité de La Machine est prête à accepter qu’il soit réalisé dans les anciennes mines et que les habitants pourront continuer à se promener en toute quiétude au bord de l’étang Grénetier sans penser à ce qui s’est passé le 21 août 1986 au lac Nyos (Cameroun)
Bien que n’ayant rien à voir avec l’exploitation du charbon, il s’agit quand même d’une fuite de CO2 en provenance du sous-sol qui provoqua la mort de 1746 personnes.
Cela peut donner envie… d’habiter à coté d’un « site pilote pour le captage et stockage du CO2 »
Bonjour les dépressions !
Rappelons une fois de plus qu’il existe un rapport SOFREMINE.
Le comité ne demande pas sa publication, Pourquoi ?
Le volet emploi, la lecture du journal La Montagne du 01/10/2007 nous apprend que dans les métiers du bâtiment l’Allier compte 1600 offres d’emploi non pourvues.
Le site de Lucenay-Cossaye est à moins de 30km de l’Allier !
Il est permis de se poser des questions sur l’anticipation des « besoins de formation pour la main-d’œuvre locale »
Effectivement, à quand « une information claire et transparente de la population… »
.
Citation: « Pourquoi les occidentaux ne se sont jamais avoué qu’ils avaient horreur de la nature. L’Occident moderne n’a pas seulement désenchanté la nature, il a entrepris de la reconstruire selon ses propres normes. Avec une belle constance, il se comporte comme si son obsession secrète était de remplacer le monde naturel par un monde artificiel. Il n’est même pas besoin de vouloir la destruction de la « nature naturelle », cela se fait tout seul ». (Pierre Thuillier.).
INFORMATION :
Site : http://www.airnormand.fr/
Pollution par le dioxyde de soufre sur Gonfreville l’Orcher Seuil d’alerte
Concentration en Dioxyde de soufre (mesure en microgr/m3)
mesures du 30/10/2007 31 Octobre 2007
Heure 01h 02h 03h 04h 05h 06h 07h 08h 09h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h 20h 21h 22h 23h 24h
Gonfreville l’Orcher 0 5 28 326 760 603 951 370 300 245 187 97 48 23 14 10
mesures du 30/10/2007
Les rejets industriels associés à des conditions météorologiques défavorables à leur dispersion (vent faible et inversion thermique), ont donné lieu à une augmentation des concentrations en dioxyde de soufre à Gonfreville l’Orcher. Le seuil d’alerte a été dépassé ce mercredi 31 octobre 2007. Une procédure de réduction des émissions industrielles a été déclenchée de 6h à 13h.
Commentaire :
Qu’en sera t-il si l’on rajoute 2 centrales thermiques charbon au Havre ?
INFORMATION :
Comme le dit une certaine publicité « c’est possible, c’est réalisable »
Le premier immeuble de bureaux à énergie positive et à carbone zéro
De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas. Energy plus l’a franchi.
LE CHIFFRE : 16 kWh/m²
C’est la consommation totale d’énergie d’Energy Plus,
Un ensemble de 70 000 m² de bureaux en cours de réalisation à Gennevilliers (92). Ce projet, fondateur d’une nouvelle génération de bureaux, consommera ainsi 15 fois moins d’énergie qu’un immeuble classique grâce à l’utilisation de 10 500 m² de capteurs photovoltaïques répartis sur le toit et 5 000 m² de tubes thermiques sur les façades. Mieux : Energy Plus produira 20 % de plus que l’énergie consommée et dépassera l’objectif carbone zéro avec un crédit de 48 tonnes de CO2/an dans le contexte énergétique français où un bâtiment standard rejette 3 240 tonnes de CO2/an. « Construire un immeuble écologique de cette envergure engendre un surcoût de 25 %, mais le locataire dégage 1,5 million€ d’économies de charges par an ! », souligne Marc Eisenberg, maître d’ouvrage de l’opération, président-fondateur d’Alma Consulting Group, société de conseil en réduction de coûts. Le cabinet d’architectes américain Skidmore Owings & Merrill LLP a réalisé la conception d’Energy Plus. Oasiis (Aubagne, France), société spécialisée dans l’optimisation énergétique des bâtiments, a fourni toute l’expertise nécessaire à la réalisation du projet.
Le journal Le Monde titre sur ce sujet « Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance du premier bébé du Grenelle de l’environnement »
Le point, Le Parisien, La Tribune, Le Figaro, Business-immo, Herald-Tribune ont également publié cette « naissance »
Peut-être demain votre journal local publiera cette information, à moins qu’un certain lobbying pesant…
Souvenez vous
Fin août 2006 le JDC, gros titre sur le résultat du sondage sur le blog consacré au charbon
Voir site : http://nievre.blognaute.fr/index.php?2006/08/22/193-nouvelle-ruee-vers-l-or-charbon
A la question : faut-il rouvrir des mines de charbon
Août 2006, à 1% près les pour et les contre
Aujourd’hui 01/11/2007 le résultat est :
83% contre
17% pour
Ces chiffres sont stables depuis déjà plusieurs mois.
Que fait le journal, silence !
Nos politiques locaux et les investisseurs veillent…
Effectivement on sent un certain « lobbying pesant »
Il est toujours écrit en tête du blog
« Retrouvez, tous les lundis, dans votre quotidien Le Journal du Centre, le meilleur de vos commentaires »
Depuis longtemps cette rubrique a disparu de votre journal, les contre étant actuellement les seuls à s’exprimer, à croire que les pour manquent d’arguments à part l’expression « charbon propre » (méthode Coué)
« La méthode Coué est une forme d’autosuggestion qui s’inscrit dans une perspective de développement personnel basée sur la persuasion par la répétition, … »
Ce n’est pas encore demain que vous verrez la publication de ce sondage !
La Banquise fond encore plus vite que prévu :
La dérive du voilier Tara dans les glaces arctiques se terminera avant Noël, soit avec neuf à dix mois d’avance. Ce navire scientifique, qui mène des recherches pour le programme européen Damoclès d’étude de la banquise arctique, « a effectué un trajet trois fois plus rapide que les modèles ne l’avaient prédit », a expliqué, mardi 30 octobre, Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS et responsable de Damoclès. Cela en raison d’une dérive transpolaire très rapide.
Projet pilote de l’Union européenne pour l’Année polaire internationale, Damoclès, lancé en 2005, a déjà permis d’établir que la fonte de la glace de mer en Arctique avait été exceptionnelle pendant l’été (Le Monde du 19 septembre) et que l’épaisseur moyenne de la banquise n’était plus que de 1,5 mètre, au lieu des 3 mètres observés il y a trente ou quarante ans. On constate aussi que « la glace est plus jeune (moins de quatre ans), moins comprimée et donc plus facile à faire fondre », a ajouté M. Gascard. Au 15 octobre, la période de formation de la banquise n’avait pas véritablement commencé, malgré l’arrivée de la nuit polaire.
Au rythme actuel, on peut craindre que la banquise arctique aura disparu en été dans les dix à quinze années à venir, soit beaucoup plus tôt que ne le prévoient les modèles climatiques, qui envisagent plutôt cette disparition pour 2050. « Mais cette date n’est pas certaine », estime Ralf Doescher, du Swedish Meteorological and Hydrological Institute, co-coordinateur du projet Damoclès.
Les scientifiques estiment que la disparition de la glace de mer en été aura pour effet d’accélérer le processus de réchauffement, car l’énergie solaire incidente ne sera plus réfléchie vers l’espace.
Par ailleurs, Peter Schlosser, coordinateur d’un programme américain d’étude de l’Arctique, Search, a indiqué que la glace d’eau douce qui recouvre le Groenland, dont l’épaisseur peut atteindre 3 000 mètres, commence à fondre en surface et sur les pourtours de l’île. Or l’arrivée d’eau douce a pour effet mécanique de relever le niveau de la mer.
Selon un des experts, cette élévation pourrait atteindre un mètre, voire plus, à la fin du siècle, soit davantage que les prévisions du Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui table sur une élévation maximale de 59 centimètres .
Christiane Galus
Article paru dans l’édition du Monde le 01.11.07.
QUELQUES INFORMATIONS
Source site : http://blog.environnemental.info/?cat=6
Japon: de l’électricité à partir de l’énergie des vagues
Mercredi 24 octobre 2007
L’équipe du professeur Hiroshi KANKI de l’université de Kobe a mis au point un nouveau mécanisme permettant de générer de l’électricité à partir du mouvement des vagues.
La Norvège initie la première centrale à eau de mer
Jeudi 4 octobre 2007
La Norvège va construire le premier prototype au monde de centrale à eau de mer afin de défricher une nouvelle forme d’énergie renouvelable, a annoncé mercredi le groupe énergétique norvégien Statkraft, à l’origine du projet.
Une île solaire flottante pour produire de l’électricité
Dimanche 23 septembre 2007
Le Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique (CSEM) a signé avec le gouvernement de Ras Al Khaimah (RAK), l’un des sept états des Emirats arabes unis (EAU), un contrat pour le développement d’un prototype d’« île solaire ».
Oberhausen-Holten: un lotissement sous le signe du solaire et de la géothermie
Samedi 6 octobre 2007
Le 26 septembre 2007 a débuté la construction d’un lotissement solaire à Oberhausen (Rhénanie du Nord-Westphalie, RNW). Celui-ci sera chauffé par géothermie et énergie solaire…..
…..Cette solution qui combine économies d’énergie, efficacité énergétique, recours à la géothermie et au photovoltaïque et qui inclut un système de chauffage innovant, s’inscrit dans le cadre du projet “50 lotissements solaires en RNW”, qui a déjà donné naissance à 17 lotissements, où habitent 4.000 personnes. 14 lotissements supplémentaires sont actuellement en construction, et 10 autres sont prévus. Avec ces 41 projets, la Rhénanie du Nord-Westphalie est leader européen dans le domaine des lotissements solaires. De nombreuses délégations internationales sont déjà venues visiter ces lotissements et montrent un grand intérêt pour ce projet.
Commentaire :
Encore des informations qui ne franchissent pas les frontières….. du département.
Sans doute par l’action d’un certain … « LOBBYING PESANT »….
Le blog des Energies Renouvelables
Jeudi 25 Octobre 2007
Démonstration de la faisabilité technique d’un système de production d’électricité 100% renouvelable
En coopération avec l’institut des techniques solaires de production d’énergie (ISET) de l’Université de Kassel, les entreprises Schmack Biogas AG, Solarworld AG et Enercon AG ont présenté, mardi 9 octobre 2007 à Berlin, un système décentralisé de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables réparties sur l’ensemble du territoire allemand, l’objectif affiché étant de couvrir, à terme, 100% de la demande électrique nationale.
Combinant différentes technologies de production et de stockage de l’énergie à partir de sources renouvelables (éolien, solaire, hydraulique et biogaz), ce système pilote innovant, raccordé au réseau électrique depuis deux mois, relie et régule 36 centrales isolées. Le système est capable de fournir de l’électricité 100% renouvelable en continu, en fonction de la demande, de manière fiable et indépendante des conditions météorologiques.
Le concept consiste à combiner de manière optimale les avantages de différentes sources d’énergies renouvelables (d’où son nom de « Kombikraftwerk » ou « centrale-combi ») : centrales hydroélectriques à pompe et centrales à biogaz sont utilisées pour compenser les fluctuations de l’éolien et du photovoltaïque. Le système permet par ailleurs de compenser les inégalités régionales en termes de ressources énergétiques.
Comme le souligne Frank Asbeck, président de SolarWorld, dans un communiqué : « Ce projet-pilote permet de répondre aux besoins annuels en électricité d’une petite ville comme Stade qui compte 12.000 foyers, soit de fournir 4,15 millions de kWh. Il montre ainsi en petit ce qui est possible en grand, une couverture totale (des besoins en électricité) grâce aux énergies renouvelables ».
« Le Kombikraftwerk montre que les énergies renouvelables fournissent assez d’électricité, qu’elles sont régulables à tout moment, peuvent fonctionner en association et se compensent l’une l’autre via le réseau », a renchéri Ulrich Schmack, président de la société du même nom.
Le système a été mis en place à la suite d’une demande de la chancelière fédérale lors du sommet allemand de l’énergie en avril 2006. Pour plus d’informations (en allemand), vous pouvez consulter le site Internet du projet : http://www.kombikraftwerk.de
(Source : Communiqué du Bundesverband Windenergie – 09/10/2007 )
(Origine : BE Allemagne numéro 357 (18/10/2007) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51447.htm – rédacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr )
Fini de dire que quand il n’y a plus de vent ou de soleil, il faut mettre en route une centrale au charbon. Ce projet montre bien qu’il y a toujours une énergie renouvelable qui peut être disponible! Prochaine étape : un système décentralisé au niveau Européen.
Il y a un début à tout, en visitant le site du conseil général rubrique environnement vous pouvez lire :
« Développement durable : innovation au Conseil Général …
Le Conseil Général agit en faveur du Développement durable
Depuis quelques semaines, les agents départementaux ont à leur disposition plusieurs véhicules dits propres.
Effectivement, dans une logique globale de développement durable et afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, le Conseil Général de la Nièvre s’est doté de deux vélos à assistance électrique.
Ils sont utilisés par les agents, dans le cadre professionnel, pour effectuer de courts trajets urbains, en remplacement d’une voiture. Sur les deux premiers mois de mise en service, l’utilisation des vélos a permis de parcourir 144 km cumulés soit 21,6 kg de CO2 non émis.
Pour information, une voiture émet en moyenne 150 grammes de CO2 par kilomètre, cette émission pouvant varier du simple au double selon le type de conduite : une conduite souple étant beaucoup moins émissive qu’une conduite agressive.
Plus récemment, un scooter électrique a également rejoint le pool des véhicules à énergie non polluante. Ce dernier permettant d’effectuer des trajets un peu plus conséquents. A noter que le Conseil Général dispose depuis plus d’un an de véhicules automobiles roulant au gaz naturel. »
A quand le gazogène ?
Pour l’instant ce sont nos élus et un certain comité du « charbon propre » qui ont une « conduite agressive » envers notre environnement…
Article de Céline Lutz paru sur viva.fr le 12 décembre 2006
Lorraine : les mines abandonnées noient les villages
dimanche 17 décembre 2006 par Céline Lutz
Un an jour pour jour après l’arrêt du pompage des eaux dans les galeries des mines, le sous-sol du bassin nord de la Lorraine est prêt à déborder. Aux menaces d’effondrements et d’inondations s’ajoute aujourd’hui le risque de contamination par le radon.
Le 31 novembre 2005, les pompes qui purgeaient les mines du bassin nord de la Lorraine se sont arrêtées. L’Etat a tranché. La logique économique a été la plus forte. Pourtant, les effets qu’entraînera cette décision sont connus : des effondrements vont se produire dans ce sous-sol aux allures de gruyère, et, forcément, se répercuter en surface. Jœuf, Moutiers, Auboué… Le scénario a déjà été joué.
Depuis le début, Bernard Boczkowski, « 80 ans dans quelques jours », s’est battu pour récrire l’histoire. « Quand les pompes se sont arrêtées, j’avais les larmes aux yeux, on a tout essayé, on a perdu », reconnaît ce retraité de la mine, descendu au fond dès l’âge de 14 ans.
Une vie en suspens A Ottange-Nondkeil, à 2 kilomètres de la frontière luxembourgeoise, la vie est en suspens. La commune est située au-dessus de trois galeries juxtaposées, creusées à partir de 130 mètres de profondeur, exploitées bien au-delà du taux réglementaire de 30 % de défruitement. Bernard Boczkowski estime à une vingtaine de mètres le vide sous la plaque dure qui maintient Nondkeil d’aplomb. Si un jour le sous-sol se dérobe… « c’est tout le village qui s’éboule ».
Un an après le démarrage de l’ennoyage, la majorité des collectifs d’habitants du bassin nord ont rendu les armes. Les irréductibles de Nondkeil maintiennent la pression. « Au 15 novembre 2006, l’eau est à la cote 144,03, cela n’a pas trop bougé, le 4 septembre l’eau se trouvait à la cote 130. » Selon les prévisions des experts, en juillet 2007, elle pourrait atteindre le plafond, la cote 207, le point où se perche Nondkeil. « Le trop-plein ne pourra jamais être absorbé par la Fench. Le débit sera bien trop important », Bernard en est convaincu, les galeries peuvent être encore consolidées.
Son association a engagé deux recours contre l’Arbed, dernier exploitant en date, qui n’a « pas tenu ses engagements ». Au pénal, le tribunal de Metz s’est dit incompétent en la matière. Quant au tribunal administratif de Strasbourg, il a débouté l’association, estimant qu’aucun désordre n’a été constaté. L’affaire est en appel.
100 millions de mètres cubes d’eau
« Il ne faut pas oublier qu’à Moutiers le sol s’est effondré huit ans après l’ennoyage ! Mais une fois de plus c’est l’intérêt financier qui prime. L’eau, c’est le nouvel eldorado. Pensez : le bassin nord, c’est 100 millions de mètres cubes d’eau qui se remplissent tout seuls ! », peste M. Boczkowski.
Au départ, Ottange-Nondkeil était classé en zone d’affaissement brutal. Puis, comme par magie, la Drire a revu sa copie en reclassant le village en zone d’affaissement progressif. « Au lieu de mourir brutalement, nous mourrons lentement », plaisante Bernard, un brin dépité.
« Ici, 50 % des gens ont plus de 80 ans. Où voulez-vous qu’ils aillent », commente Christine, 48 ans, qui est née ici et habite à deux pas de chez sa mère : « On doit refaire la toiture et d’autres travaux, mais c’est délicat de se lancer, à quoi bon investir si un jour tout s’écroule ? »
Pourtant de jeunes couples, souvent luxembourgeois, attirés par des prix très attractifs à un jet de pierre de la frontière, achètent les quelques demeures à vendre. Christelle et son mari ont craqué pour la belle maison d’un maçon, aujourd’hui décédé. Le notaire, comme il en a l’obligation, leur a décrit la situation, très succinctement. Ils se sont laissés tenter. « Moi j’y suis bien, mais aujourd’hui mon mari a peur, alors on cherche à revendre », regrette la jeune femme.
Et maintenant, le radon…
Aujourd’hui, une nouvelle menace empoisonne la vie des habitants. Le radon, présent en grande quantité dans les galeries et propulsé vers la surface sous la pression de l’eau. Les aérations permettant la ventilation des galeries ont été bouchées lors de la fermeture des mines alentour. Aujourd’hui, ce gaz inodore ressurgit par les caves des maisons. « Nous avons évoqué le problème lors de la commission interdépartementale permanente sur les conséquences de l’arrêt de l’activité minière (Ciam), mais le sujet a été dégagé en touche. Mais nous ne lâcherons pas le morceau. Notre santé est en jeu », conclut Bernard Boczkowski.
Vous pouvez trouver cet article ainsi que d’autres sur le site du syndicat CGT de la centrale de Gardanne :
http://www.cgt-snet-provence.ouvaton.org/spip.php?article4641
Quand on sait que sur la commune de Cossaye le Radon est présent jusqu’à 514 Bq/m3.
On se demande comment « le comité du charbon propre » peut encore soutenir un tel projet !
CANADA
Le 8 Septembre 2007
SaskPower abandonne le charbon écologique pour le moment
SaskPower abandonne pour le moment son projet de charbon écologique, un projet de pointe mais coûteux, privilégiant plutôt la production d’électricité par des moyens plus classiques et plus abordables à base de gaz naturel, d’énergie éolienne et d’énergies renouvelables pour répondre aux besoins des habitants de la province jusqu’en 2014.
FRANCE
77 e CONFÉRENCE
de l’ASSOCIATION DES AMIS DE LA BIBLIOTHÈQUE ET DES COLLECTIONS DE L’ÉCOLE DES MINES DE PARIS
Le projet énergétique de la SEREN : La technologie au service de l’environnement
par Jean Charles BESSON
Directeur Général de la Société d’Exploitation des Ressources Energétiques du Nivernais (SEREN)
Jeudi 8 novembre 2007, à 17 h 30
à L’ÉCOLE DES MINES DE PARIS
Le sujet : Le gisement de Lucenay-les-Aix (Nièvre)
Commentaire :
Oser écrire « La technologie au service de l’environnement » en dit long sur la continuation de la campagne de désinformation dont nous sommes victimes.
On peut également lire dans le texte de présentation de cette conférence
« L’extraction des terres de couverture s’effectuera à l’aide de roues-pelles, et l’ensemble des produits sera transporté par convoyeurs à bande. La fosse sera masquée par un merlon de terre périphérique, qui sera végétalisé. Des rideaux asperseurs limiteront la propagation des poussières. Tous ces dispositifs réduiront l’impact de l’exploitation pour les riverains. »
En attendant méditons sur la signification des mots « limiteront » et « réduiront »……
Le discrédit du charbon ouvre un boulevard au nucléaire aux Etats-Unis
09 novembre 08:28 – WASHINGTON (AFP) – Le discrédit grandissant qui entoure le charbon ouvre un boulevard au nucléaire aux Etats-Unis, où de nouvelles centrales doivent être impérativement construites dans les prochaines années pour soulager un réseau électrique au bord de la rupture.
Centrales nucléaires à Byron (Illinois), le 12 mai 2007
AFP – Jeff Haynes
« Le nucléaire n’est plus l’ennemi. L’ennemi à abattre, c’est le charbon », lance Anne Lauvergeon, présidente du constructeur français de réacteurs Areva, qui fonde de grands espoirs sur la renaissance de l’atome civil dans ce pays.
Le charbon fournit la moitié de l’énergie utilisée aux Etats-Unis pour produire de l’électricité, contre 20% pour le nucléaire. Mais les centrales au charbon, polluantes et rejetant beaucoup de gaz carbonique, n’ont plus la cote dans un pays qui se découvre depuis peu une fibre environnementaliste.
Sur les 151 projets de centrales au charbon recensés par Areva, 16 ont été annulés et 76 sont jugés incertains. La volonté de l’électricien texan TXU d’édifier onze centrales au charbon avait suscité une tel tollé dans l’opinion que sa reprise récente par des fonds d’investissement lui a donné l’excuse parfaite pour renoncer à la construction de huit de ces unités.
David Sandalow, un expert des questions énergétiques au centre de réflexion Brookings Institution, assure que le patron d’un électricien américain lui a raconté qu’il était aujourd’hui plus facile de proposer la construction aux Etats-Unis d’une centrale nucléaire que d’une centrale au charbon.
La houille, bien que présente en abondance dans le sous-sol américain, n’est déjà plus compétitive face au nucléaire, du fait de l’envolée des cours, à l’instar de nombre d’autres matières premières. Et ce, avant même de prendre en compte les éventuels coûts de dépollution et de capture du carbone qui pourraient rendre cette technologie plus acceptable pour les populations…..
Si vous doutez de l’extrême urgence du problème climatique, inscrivez-vous sur GOOGLE à une alerte GIEC et consultez le site de TV5 SCIENCES. vous prendrez vite conscience que la ctastrophe n’est pas pour demain, mais qu’elle est là, quoi que cherchent à faire croire certains lobbys.
Exemples ces jours derniers:
-un communiqué du programme Damoclès constatant le recul beaucoup plus important que prévu de la banquise arctique.
- un bulletin de l’AIE estimant que les émissions de GES vont bondir de 57% d’ici 2030, faute de nouvelles mesures pour freiner la consommation d’énergie. Elle demande de privilègier les énergies autres que le charbon, la plus polluante.
Je tiens à la disposition de ceux que cela intéresse le compte-rendu de la conférence de Jean Charles Besson à l’Ecole des Mines.
(escaravage.michel@wanadoo.fr)
Espagne: Greenpeace bloque le déchargement d’un navire de charbon
TARRAGONE (Espagne) – Des militants de l’organisation écologiste Greenpeace ont bloqué mercredi matin le déchargement d’un navire cargo transportant du charbon dans le port espagnol de Tarragone (nord-est), a constaté un photographe de l’AFP.
La garde civile a procédé en milieu de journée à l’interpellation de six militants de Greenpeace et de quatre journalistes et photographes de presse, présents à bord d’une embarcation pneumatique de l’organisation écologiste, près du navire cargo, selon la même source.
Des militants de l’organisation ont peint sur la coque du navire sud-coréen « le charbon détruit le climat » tandis que d’autres se sont attachés aux grues, bloquant le déchargement de la cargaison de 155.000 tonnes de charbon de ce navire, le « C. Summit », en provenance d’Afrique du Sud.
Une vingtaine de militants au total participaient à cette action destinée à attirer l’attention sur le fait que l’utilisation du charbon par les centrales thermiques reste l’une des causes principales de rejet de CO2, le dioxyde de carbone qui est le principal gaz à effet de serre.
En début d’après-midi, des militants de Greenpeace continuaient d’occuper des grues, près du navire, empêchant toujours le déchargement, selon le photographe de l’AFP.
Cette action intervient alors que les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, sont réunis depuis lundi à Valence (est) pour valider leur quatrième rapport sur le changement climatique.
(©AFP / 14 novembre 2007 14h55)
Le charbon comme carburant : encore plus polluant que l’essence !!!
« Remplacer l’essence ou le diesel par du charbon liquide reviendrait à émettre davantage de gaz à effet de serre affirme un rapport d’une organisation américaine.
Selon l’UCS, le charbon liquide envisagé pour remplacer les produits du pétrole conduit à relacher dans l’atmosphère 80% d’émissions polluantes de plus que l’essence.
L’alternative la plus propre selon eux serait d’utiliser de l’éthanol cellulosique à partir de plantes ou de bois. Cette technique permettrait de réduire les émissions de gaz de 85%.
Nous devons nous détourner du pétrole, mais nous devons le remplacer par les solutions les plus propres possibles. Ne nous défaisons pas d’une mauvaise habitude pour en prendre une plus mauvaise »
Le charbon n’a vraiment pas la cote. Pour ceux qui en doutent encore (comité pour le charbon propre) il est difficile de trouver plus polluant que le charbon quelle que soit son utilisation !!!
Le GIEC sous-estime la rapidité et l’ampleur du réchauffement climatique !!!
Les experts mondiaux du climat qui finalisent cette semaine en Espagne leur rapport de référence sous-estiment l’ampleur et la rapidité du réchauffement planétaire, selon une étude publiée jeudi par un institut scientifique australien.
« Le rapport du GIEC sur le changement climatique constitue la plus vaste expertise des sciences du climat, mais celle-ci se fonde sur du matériel, publié jusqu’à la mi-2006″ remarque le Climate Institue à Sydney qui a justement pris en considération les études parues ces douze mois.
Pour ces chercheurs, le processus d’élaboration des travaux du GIEC « a conduit à sous-estimer les risques d’un réchauffement plus important et d’impacts plus rapidement perceptibles », notamment la montée du niveau des océans, la fonte des glaces de mer et la calotte en Antarctique ou le déstockage de méthane » au pouvoir particulièrement réchauffant, 21 fois plus que le CO2 – par la fonte des sols gelés (permafrost) ou les océans.
« La récente rapide diminution des glaces de mer en Arctique s’est produite beaucoup plus rapidement que ne le suggéraient les projections modélisées » par ordinateur, soulignent-ils en citant une étude américiane de septembre 2007.
« la tendance actuelle marque une avance d’environ 30 ans sur les simulations » et à ce rythme, il ne faudra pas attendre « 2050 ou 2100″ (prévisions du GIEC) pour que disparaissent les glaces d’été en Arctique.
S’agissant des océans, le Rapport 2007 du GIEC anticipe une hausse de niveau de 18 à 59 cm d’ici 2100, tablant « sur une contribution négligeable d’ici 2100 de la fonte du Groenland ou de la péninsule occidentale de l’Antractique ».
Plusieurs études récentes indiquent que cette conclusion est incorrecte, indique le « Climate Institue » au rythme actuel les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d’ici la fin du siècle.
De même, l’étude souligne de récents travaux suggèrant que la capacité des sols et des océans à absorber le CO² s’amoindrit au fur et à mesure de leur réchauffement, au risque d’amplifier le phénomène.
Encore une pierre dans le jardin du charbon propre !!!
Oubliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l’avenir de l’énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n’est pas l’atome, mais le soleil. Un groupe d’ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l’époque.
Deux techniques permettent de produire de l’électricité à partir du soleil. La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante. La seconde, thermique, utilise l’énergie solaire pour chauffer de l’eau. Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu’à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW).
- L’énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d’électricité. Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l’électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale.
L’idée est forte et simple : l’énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l’on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l’Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.
Sur le papier, le raisonnement est imparable : « Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L’énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d’énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l’électricité nécessaire à l’ensemble de l’humanité. » Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d’alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.
L’idée, dans l’air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d’experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l’équivalent du CNES français) et rédigée par l’ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes.
Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d’énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L’énergie résiduelle de la production d’électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l’eau de mer – une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l’électricité vers les pays du Nord, malgré d’inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l’irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l’on observe en Europe.
Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D’après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. « Aujourd’hui, une centrale solaire thermique produit l’électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh », précise Franz Trieb.
« L’idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l’énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l’on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût. » Pour l’instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s’installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d’un point de vue environnemental, n’est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d’espace est moins préoccupant. D’où l’intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d’électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie.
Détenteur d’un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d’un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l’acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l’énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d’une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R’mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire.
Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d’une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. « C’est le début du réseau entre l’Europe et le Maghreb. Il transportera de l’électricité qui, à terme, sera solaire à 80 % », affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L’Europe s’étant fixé un objectif de 20 % d’électricité d’origine renouvelable d’ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar – Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d’un réseau à haute tension entre le Maghreb et l’Europe.
Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d’électricité. Un autre imagine d’installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l’eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l’épuisement de ses réserves d’eau souterraine d’ici quinze ans.
Plus globalement, le développement de l’énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l’énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire.
Hervé Kempf
Yves le Maréchal, Ingénieur des Mines écrit: « D’après le rapport du BGRM, le charbon en place n’est pas de bonne qualité, à la limite entre flambant sec et lignite avec par ailleurs un taux de cendre assez important, de 8,80 à 39 %, nécessitant probablement un lavage avant combustion dans une centrale, entraînant la constitution de terrils bien connus des habitants des zones minières… Si ce n’est pas le cas, il fera autant de cendres dégagées par la centrale dont il faudra bien aussi se débarrasser. A noter également le taux de soufre supérieur à 1%, source de pollution lors de la combustion ».
A comparer avec les appréciations de nos amis.
C0MPTE RENDU DE LA CONFERENCE DE JEAN-CHARLES BESSON DEVANT L’ASSOCIATION DES ANCIENS ELEVES DE L’ECOLE DES MINES DE PARIS :
LE PROJET ENERGETIQUE DE LA SEREN :
LA TECHNIQUE AU SERVICE DE L’ENVIRONNEMENT. (… !!)
Très souriant Mr Besson nous salue visiblement surpris et nous demande si nous sommes en vacances à Paris. Réponse : « nous sommes venus spécialement vous apporter la contradiction ». Il estime que nous tirons des conclusions différentes des mêmes faits et convient que, grâce à notre âge nous ne verrons certainement pas la réalisation du projet. Il demande des nouvelles de notre Président… A notre question au sujet de Jaclot, il affirme qu’il est toujours le PDG de la Seren.
Besson est cependant seul pour présenter le projet.
Les membres de l’association présents sont une soixantaine et la moyenne d’âge paraît être de 75 ans au moins. Aucun étudiant ne s’est présenté.
Le président de l’association annonce les prochaines conférences :
-31 janvier : séquestration et stockage du CO2.
-29 mars : la terre boule de neige ?? (BRGM).
-29 mai : matières premières.
Il qualifie le projet SEREN « d’iconoclaste mais intéressant ».
Passe ensuite le film que nous connaissons…
On apprend que la Seren travaille avec les techniciens rescapés du BRGM qui avaient pratiqué les études dans les années 80.
Besson déclare que les nombreuses « fracturations » du gisement rendent difficile une exploitation souterraine.
L’exploitation commencerait par le KM2 situé le plus au nord du gisement.
La pertinence du projet est confirmée par l’étude des autres mines à ciel ouvert qu’ils ont visitées. Il avoue n’être pas spécialiste
45 € la tonne c’est le prix du charbon au dessus duquel on lance l’affaire.
Ils auraient déjà passé commande pour leurs 3 roues-pelles et 4 convoyeurs chez Tissen… (« on a acheté sur pack ??).
Après les 200 mètres de terrains meubles enlevés par les roues-pelles, ils s’attaquent au grès par des procédés classiques : mines, camions, broyeurs, grosses pelles et petites pelles.
La verse se constitue en 10 ans.
L’emprise foncière sera de 1000 hectares dont 300 pour la fosse, 300 pour la verse, 30 pour l’usine.
L’Auzon est transformé en bassin de rétention et en réserve d’eau.
Emplois : 432 : 39% de conducteurs, 18% de manœuvres, 19% d’ouvriers du métier, 6% inaudible… 18% d’ingénieurs, de commerciaux etc… soit 1/3 emplois jeunes, 1/3 emplois avec expériences professionnelles diverses, 1/3 avec expérience dans le domaine.
La parole est à la salle…
-Un des membres de l’association demande si l’effet de serre est pris en compte :
Réponse : « Nous serons un pilote de captation par oxycombustion et pour le problème du stockage, on ne démarrera pas avant d’avoir fait des essais de porosité sur un site qu’on connaît… ». Le site n’est pas précisé, mais ce détail laisse espérer que la réalisation du projet n’est pas pour demain.
-Un autre membre demande quels sont les obstacles administratifs :
Réponse : énumération de toutes les enquêtes à partir de celle de la concession, concession qui n’autorise pas le début des travaux en dehors de sondages.
Un troisième demande quels sont les investisseurs :
Réponse : holding familiaux… et compagnie d’assurance… pas de noms cités… Aurait-on honte de certains commanditaires…
-Un paysagiste habitant dans le Cher intervient pour vanter les charmes du site et finit par demander qu’on en tienne compte.
Réponse : Mr Besson est d’accord…
-C’est mon tour : Besson semble un peu hésiter et me donne la parole. Nous sommes placés au dernier rang si bien que toute l’assistance se retourne.
Je commence par remarquer que malgré le titre de la conférence, il n’a pratiquement pas été question d’environnement et je lis le texte que j’avais préparé :
« De beaux dessins et beaucoup de vert, l’environnement est servi !
C’est sa dévastation que vous nous proposez au cours des 35 années de la concession réclamée.
Cet environnement c’est un paysage bocager, pas la Beauce.
Deux petites rivières sur le site. Vous voulez les détourner sans expliquer clairement comment elles franchiront les nombreux dénivelés. Cinq kilomètres entre Lucenay et Cossaye où vous allez creuser votre fosse, large de 3 kilomètres et profonde de 300 mètres, bâtir votre usine, et entasser vos gravats, trois cinqièmes de l’espace. Votre notice d’impact ne nous laisse aucun doute sur la dévastation qui nous attend. Elle annonce le bruit des engins et des explosions, les poussières et j’en passe. Surtout elle fait état du tarissement des nappes phréatiques. Nous sommes dans la Sologne Bourbonnaise. Lucenay les Aix porte bien son nom, nos nombreux étangs ne sont jamais à sec. J’habite en haut du village et la nappe affleure dans ma cave. Cela signifie que notre terre est gorgé d’eau avec deux conséquences : 1) toute cette eau va être siphonnée par votre fosse. Préparez vos pompes ! 2) le sol en surface sera irrémédiablement asséché. Je ne donne pas cher du sort des arbres plantés sur vos merlons. Autre problème : le débit moyen des 2 rivières, manifestement insuffisant pour vous fournir l’eau dont vous avez besoin. (Je vous signale que votre concurrent, Valorca, veut puiser dans la Loire). Par contre j’ai vu plusieurs fois la rivière Ozon déborder et couper la route de Lucenay à Cossaye, précisément à l’endroit de la mine et de la centrale.
On a constaté la présence abondante de radon à l’aplomb du gisement : 506 BQ par M3 dans des locaux scolaires de Cossaye. C’est l’indice de sa richesse en radioéléments. L’affinité très particulière du radon pour le charbon est solidement établie, mais pudiquement tue. Merci pour les micropoussières au polonium que respireront nos enfants. A signaler que l’humidification des poussières favorise les proliférations fungiques et bactériennes. (Légionellose).
Depuis l’annonce de votre projet les preuves de l’accélération catastrophique du bouleversement climatique s’accumulent. L’extrême urgence est de réduire dès maintenant la consommation des combustibles fossiles. Une offre supplémentaire d’énergie est ainsi totalement superflue. La réalisation industrielle de la séquestration du CO2, si elle s’avère réalisable, sera beaucoup trop tardive pour conjurer le désastre. Ceci ressort, du récent rapport de l’Académie des Sciences : Energie 2007-2050 . Votre entreprise est donc désormais à proprement parler intempestive. En faire un site pilote redondant par rapport aux multiples expérimentations en cours, n’a aucune justification. Comme le souligne Jean Syrota : « l’hexagone dispose de peu de lieux de stockage souterrain et se pose le problème de l’acceptabilité de ce genre de stockage par la population locale ».
Avec le Nobel Joseph Eugène Stiglitz, je conclue qu’il faut renoncer aux centrales au charbon, donc à l’exploitation de ce gisement. »
Besson ne m’a pas répondu, mais il n’avait pas l’air content…
Sauf un des membres de l’association qui a un peu protesté lorsqu’il a été question de radon, personne n’a manifesté d’hostilité, certains ont même approuvé. L’un d’eux a relevé la présence de l’eau en abondance pour demander comment fonctionneraient les fameuses roues pelles. Je n’ai pas bien saisi la réponse de Besson.
Ensuite interviennent Monsieur Lefort de Cossaye et son épouse, qui contraignent Besson à avouer que la fosse ne serait pas éloignée du village de Cossaye de plus de 500 mètres.
Enfin, le représentant de Loire Vivante évoque la nécessité qu’il y aura de puiser l’eau dans la Loire et les problèmes que rencontrera la Seren dans cette entreprise.
Malgré l’invitation qui nous en a été faîte par un des organisateurs nous n’avons pas assisté au pot qui a suivi.
Comité pour le charbon propre (dans la série « je ne désarme pas .. »)
Petite info (toute petite : 5 lignes) dans le JdC du Samedi 17/11 :
» Le Comité pour une exploitation propre du charbon de Lucenay-Cossaye se réunira, lundi 19 Nov, à 18 h, à la salle des Fêtes (de Decize, on suppose ?) Toutes les personnes souhaitant renforcer l’action du Comité sont invitées à y participer ».
Je suis un peu en retard pour le signaler, mais l’info m’avait echappée… A suivre dans les prochaines éditions de notre cher journal.
Comité pour le Charbon Propre (suite) : article JdC du 23/11/2007
« LES DEFENSEURS DE LA MINE DE CHARBON SONT OPTIMISTES » : selon les 7 personnes à la mine réjouie qui posent pour la photo du JdC :
« Les techniques de capture et de stockage du charbon sont au point. Il faut passer maintenant de la phase expérimentale à une phase industrielle ». Et pour passer d’une étape à une autre, l’endroit est tout trouvé : la mine de charbon de Lucenay et de Cossaye. Elle serait un champ d’application et de recherche idéal…..
…Pour l’instant ,le projet attend de recevoir l’aval du ministre de l’Ecologie. « IL FAUT QUE LES DECISIONS AILLENT VITE » répète Daniel Surieu (conseiller municipal à Nevers). Il ne faut pas perdre de temps. C’est ce que des membres du Comité ont expliqué, mercredi, au Préfet, Gilbert Payet, qui a reçu la délagation.
Le Préfet a, parait-il, prêté une oreille attentive…..
Voilà. Si vous souhaitez adhérer à ce Comité, la cotisation est de
5 € par an ! Je ne vous donne pas le téléphone….
Une récente émission télévisée constatait preuves à l’appui que le nombre des catastrophes météorologiques était multiplié par quatre. Tout comme le négationnisme de la Shoah, le négationnisme climatique est désormais le fait de malades mentaux quand il ne relève pas de manœuvre de corruption manifeste.
Contraints d’admettre la réalité de la menace, les lobbys industriels qui sont, par leur comportement rapace, à son origine, font mine de vouloir la combattre en prétendant enfouir son nos pieds le poison émis par la poursuite de leurs activités lucratives, ou le faire absorber par l’Océan. Bien entendu le chantre incontesté de ces techniques périlleuses est l’inimitable George W. Busch, assisté de son complice canadien Harper et jusqu’à avant-hier du canadien Howard, Dieu merci sanctionné pour ses activités polluantes.
Le hasard a voulu que des représentants de ce comportement, mettant directement en jeu la survie de notre planète, envisagent de passer à l’acte chez nous et qu’ils y recueillent l’assistance de ceux dont les convictions politiques devraient le plus les conduire à s’opposer à une entreprise dont le seul but est le profit de ses investisseurs. Mentent-ils consciemment ou feignent-ils de croire au mensonge prétendant que la séquestration est un problème résolu. Car il s’agit d’un mensonge éhonté. Aucune expérimentation en cours n’est garante de la faisabilité à l’échelle industrielle, ni de l’innocuité à court, moyen et long terme de ces technologies. De toutes façons tous les experts sérieux s’accordent pour fixer les délais nécessaire à leur éventuelle réalisation à plusieurs décennies.
Après le Nobel Joseph E. Stiglitz, un autre Nobel l’Italien Carlo Rubbia déclare : »Mettre le gaz carbonique sous terre, c’est reporter le problème à plus tard car il ressortira un jour pour retrouver l’atmosphère », a averti lundi le scientifique en marge d’une conférence devant le Parlement européen sur les technologies de lutte contre le dérèglement climatique. « Il faut 35.000 ans pour que le CO2 soit réabsorbé par la biosphère. Si l’on veut piéger du carbone, il faut donc le faire durant plus de 35.000 ans. C’est un problème énorme et les solutions sont très difficiles. Je crois qu’il est mieux de parier sur les énergies renouvelables ».
On me permettra de leur accorder plus de crédit qu’à certaines déclarations partisanes rapportées par notre unique quotidien local.
Sur NATURA VOX, une confirmation de la désinformation à laquelle nous sommes soumis:
« Bangladesh, ou l’oubli de circonstance
Savez-vous à quoi l’on reconnait une catastrophe liée au réchauffement climatique ? A sa violence, répondront les écologistes convaincus. A sa capacité à soulever l’indignation, répondront les membres du GIEC. A rien, répondront les médias.
Car nous en sommes là. Le Bangladesh vient de subir le pire cyclone de ces dernières années. Sont petit nom, Sidr. Des vents à 250 km/h, de la pluie comme jamais, et au final… 10 000 morts estimés et des millions de réfugiés. Plus de récoltes, rien. La misère, la détresse.
Face à cela, les médias devraient en faire la une et nos gouvernants auraient dû déjà envoyer des milliers d’euros pour essayer de faire quelque chose. Mais on y réfléchit encore. Les ONG sont déjà sur place (le Bengladesh est un des pays les plus pauvre du monde) donc tout va bien… Ben oui déléguons encore et toujours sur les ONG.
Mais, n’êtes vous pas un peu étonnés que l’on ne nous parle pas plus de ce cyclone ? D’autant plus qu’il était plus qu’exceptionnel…
Et bien cela devient difficile. Car depuis des années, les médias, les gouvernements, la classe politique et les people, tentent de minimiser l’impact du réchauffement climatique, tout comme le GIEC et les dirigeants des grandes puissances. Comment maintenant dire que Sidr est le premier d’une longue série ? Que le réchauffement est déjà là et qu’on ne le stoppera pas ? Impossible ! Du coup, on minimise, ça passe. En plus c’est un pays pauvre dont tout le monde se fout, comme dirait Etienne Mougeotte, du moins sa marionnette dans les Guignols. N’y voyez pas une théorie du complot, non. C’est juste un appauvrissement de la presse et du journalisme. On fait plus du people et du spectacle qu’autre chose aujourd’hui.
En attendant, le Bangladesh vient de subir l’un des traumatismes les plus violents que l’on puisse imaginer. Et ce n’est que le début. Pendant que certains continuent à faire « comme si tout allait bien, et au pire le réchauffement sera contrôler », d’autre paye le prix de la vanité de l’homme.
Il est plus que temps de changer de politique, de mode de vie, non pour empêcher le réchauffement climatique (il est déjà là) mais pour essayer de le freiner, de le minimiser.
Demain commence à s’écrire aujourd’hui.
« Quand l’homme se retournera sur sa vie, il comprendra qu’on ne vit pas au passé. »
Dormez tranquilles, braves gens, et surtout ne vous réveillez pas !
Ainsi parle le comité dans le JDC
« On essaie de raconter des histoires en réfutant la possibilité de stocker le CO2….»
« Nous invitons les populations à s’exprimer pour l’exploitation d’un charbon propre ! »….
« Créé en 1998, le comité pour une exploitation propre du charbon s’est notamment fait connaître en réclamant une étude financée par la région en 2004. »(Le fameux rapport SOFREMINES pour l’instant sans doute classé « secret défense »)
« Il n’y a plus de jeunes. Cette centrale permettrait de relancer l’emploi…. »
Le camarade Bernard, résidant à Cossaye, fait preuve du même enthousiasme et déclare :
« Ça va développer l’économie. Il n’y a rien à Cossaye . Les agriculteurs qui se disent écologistes sont aussi des pollueurs. Cette commune meurt. Aujourd’hui, je crois à l’évolution technique ».
Ce que je crois moi, c’est que l’on nous mène en bateau !
Le stockage du CO2 « projet pilote »
Ces pilotes vont-il devenir les « Kamikazes » du 21eme siècle, et laisser à nos enfants ces « bombes à retardement » sous nos pieds.
Dans cette affaire, qui « essaie de raconter des histoires » ?????
Le bâtiment manque de bras mais qu’importe……tous à la mine.
Bientôt les formations seront ouvertes, commencez à vous inscrire….
Le géant californien s’apprête à réaliser un investissement de plusieurs millions de dollars dans les énergies renouvelables. L’un des objectifs du groupe consiste à faire reculer la production à base de charbon et d’énergie fossile
La réduction de la consommation d’énergie et la réduction de l’impact de l’industrie sur l’environnement restent des préoccupations de Google. Opération de communication ou véritable ambition citoyenne ?, la firme a annoncé son intention de dépenser plusieurs millions de dollars dans la conception d’ énergies propres et non polluantes.
Les investissements consentis par la compagnie devraient dans un premier temps conduire à la fabrication d’équipements générateurs d’énergie électrique renouvelable. Ces équipement, aptes à produire 1.000 megawatts, pourraient produire plus d’électricité qu’une usine génératrice conventionnelle.
Google devrait se concentrer sur l’énergie solaire, l’énergie éolienne ainsi que sur les systèmes géothermiques.
L’un des objectifs avoué est de supplanter peu à peu l’usage d’énergie à base de charbon. D’après un rapport réalisé en 2006 par l’institut worldwatch, l’ensemble des énergies propres produites au États-Unis ne dépassent pas 6% de l’ensemble de la production.
La compagnie devrait investir massivement dans la recherche et le développement. Des groupes dédiés devrait aussi être mis en place dans cet objectif. Selon Larry Page, l’un des co-fondateur, « Avec des ingénieurs talentueux, des partenaires importants et des investissements significatifs, nous espérons aller de l’avant. Notre objectif est de produire un gigawatt d’énergie renouvelable moins chère que le charbon. Et nous sommes optimistes. Ce projet peut être une question d’années, pas de décennies ».
Le Googleplex, siège principal de la firme, représente déjà le début de cette révolution énergétique que prône Google. Le site compte un peu moins de 10.000 panneaux solaires d’où le bâtiment pourra tirer une partie de son énergie. Google pourrait aussi appliquer son programme au nombreux ordinateurs qui font fonctionner son moteur de recherche.
Deux entreprises bénéficient déjà des investissement de Google. Makani Power Inc. Et eSolar, deux sociétés californiennes, travaillent respectivement sur les énergies éoliennes et solaires.
Je viens rebondir sur le message de COMCONTRE du 27/11/2007.
« Créé en 1998, le comité pour une exploitation propre du charbon s’est notamment fait connaître en réclamant une étude financée par la région en 2004. »
Erreur, la consultation du journal officiel donne :
Association : COMITE POUR UNE EXPLOITATION PROPRE DU CHARBON DE COSSAYE – LUCENAY – TOURY – LURCY.
Activité(s) : Conduite d’activités économiques / Recherche
No de parution : 20060050
Département (Région) : Nièvre (Bourgogne)
Lieu parution : Déclaration à la préfecture de la Nièvre.
Type d’annonce : ASSOCIATION/CREATION
Déclaration à la préfecture de la Nièvre. COMITE POUR UNE EXPLOITATION PROPRE DU CHARBON DE COSSAYE – LUCENAY – TOURY – LURCY. Objet : étudier les projets de mettre en place les manifestations et actions qu’elle juge favorable aux études à réaliser aux différentes utilisations du charbon et à son exploitation par des techniques dignes du XXIe siècle ; faire partager l’idée que le charbon a toute sa place dans l’avenir économique de la Nièvre, de la Bourgogne de la France, de l’Europe et du monde. Siège social : mairie, place de la Victoire, 58260 La Machine. Date de la déclaration : 23 novembre 2006.
A EUREKA
La phrase n’est pas du journal officiel mais de la PRAVDA locale
Voir le texte complet sur le site:
http://www.lejdc.fr/dossier_special_1-751.html
Quant aux « techniques dignes du XXIe siècle », je ne partage pas
l’idée que « le charbon a toute sa place dans l’avenir économique de la Nièvre, de la Bourgogne, de la France, de l’Europe et du monde. »
Je crois à l’évolution technique dans le domaine des énergies renouvelables.
Non à la bombe à retardement que l’on veut enterrer sous nos pieds!
INFORMATION :
Endesa va doubler sa capacité de production en France grâce au gaz
SAINT-AVOLD (Moselle) – Le groupe espagnol d’énergie Endesa va doubler sa capacité de production d’électricité en France grâce au gaz, dont deux nouvelles unités, permettant d’alimenter plus d’un million de foyers, ont été inaugurées mercredi en Moselle.
Endesa France, contrôlé à 65% par Endesa, premier électricien en Espagne, qui se présente comme le troisième producteur et fournisseur d’électricité en France derrière EDF et Suez, compte déjà près de 2.500 mégawatts (MW) de capacités de production et va en ajouter autant d’ici 2010.
Alors qu’il fabrique actuellement 100% de son électricité avec du charbon, Endesa France a fêté mercredi « son entrée dans une nouvelle source d’énergie prometteuse, le gaz », a déclaré son directeur général, Alberto Martin Rivals, à la pose de la première pierre de deux nouvelles unités à cycles combinés de gaz et de vapeur, sur la centrale d’Emile Huchet à Saint-Avold (Moselle).
Ces unités, d’une puissance totale de 860 MW, et qui représentent un investissement de 470 millions d’euros, sont le « deuxième plus grand projet de construction de nouvelles capacités électriques en France » après la centrale nucléaire de Flamanville (Manche, ouest), qui aura une capacité de 1.600 MW, a-t-il fait valoir.
Construites par l’allemand Siemens, elles permettront d’alimenter plus d’un million de foyers et seront mises en service en 2010. « Cela confirme la volonté de Siemens de développer son activité énergie en France », a souligné de son côté, Philippe Carli, président de Siemens France, groupe qui coopère déjà avec Areva.
Ces centrales augmenteront la capacité d’Endesa France de 30%, sans compter les cinq autres unités à gaz prévues dans les autres sites d’Endesa dans le pays.
Endesa entend « contribuer à la sécurité de la fourniture électrique en France », alors que le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, prévoit un hiver plus tendu en la matière.
Une centrale à gaz, plus rapide à démarrer qu’une centrale nucléaire, répond à la forte demande des périodes de « pointe », pendant qu’une centrale nucléaire apporte l’électricité « en base ».
Le cycle combiné, qui associe deux turbines à gaz et à vapeur, est aussi une technologie qui émet « trois fois moins d’émissions » polluantes qu’une centrale à charbon, souligne Endesa.
En outre, une centrale à gaz se construit en deux ans et demi, contre quatre pour une centrale à charbon. Elle consomme moins d’eau, demande moins de terrain et réduit de plus de moitié le coût du kilowatt-heure.
L’espagnol prévoit aussi de produire 200 MW d’électricité éolienne d’ici 2010 et envisage une centrale à « charbon propre » –avec capture et stockage du CO2– de 700 MW près du Havre (Seine-Maritime) aux alentours de 2015.
Au final, le parc d’Endesa en France en 2010 sera, à parts égales, au charbon et au gaz et de 5 à 10% à l’éolien, moyennant un investissement global de 1,3 à 1,4 milliard d’euros.
Endesa France a enregistré un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros et un bénéfice net de 72,2 millions en 2006.
ENDESA
EDF
SUEZ
SIEMENS
AREVA
(©AFP / 28 novembre 2007 16h36)
IFORMATION :source Le quotidien des usines
Energie
Endesa en Lorraine : première pierre aujourd’hui
28/11/2007
D’ici à 2010, la filiale française de l’électricien espagnol exploitera deux cycles combinés Gaz en Moselle.
Ce matin, Jesus Olmos, directeur général d’Endesa Europe, et Bernard Miquet, Préfet de la région Lorraine, posent la première pierre des deux futurs cycles combinés Gaz de la centrale Emile Huchet, à Saint-Avold (Moselle). Les premiers que le groupe développe en France.
Cette cérémonie marquera le début d’un chantier ambitieux. Siemens se chargera de fournir clé en main les cycles combinés pour 470 millions d’euros. Parallèlement, un gazoduc de 36 kilomètres de long doit être construit par GRTgaz pour alimenter en gaz naturel la centrale. Près de 300 personnes devraient travailler sur le site pendant la phase de construction.
Les deux cycles combinés, d’une puissance globale de 860 mégawatts, doivent entrer en exploitation à partir du 1er semestre 2010 pour une durée de vie de 25 ans, précise Endesa dans un communiqué.
« C’est le plus grand projet de construction de nouvelles capacités en cycle combiné Gaz en France », affirme le groupe.
L’électricien espagnol veut développer 2000 mégawatts supplémentaires de puissance installée en France. Deux autres projets de centrales cycle combiné gaz sont également en cours. Endesa devrait construire une autre unité sur le site de la centrale d’Hornaing, dans le Nord, ainsi qu’à Lucy près de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).
Solène Davesne
De nouveaux refus de construction de centrales au charbon aux USA !!!
Les futures centrales destinées à éclairer Washington devront désormais surveiller leurs émissions de gaz à effet de serre. Un tournant décisif dans la politique énergétique des Etats-Unis, qui impose désormais que les producteurs d’énergie proposent des solutions pour pallier leurs émissions.
Le gouverneur de l’Etat de Washington a été enjoint, mardi, de refuser un projet de centrale à charbon jugé trop polluant. La décision du Conseil d’Evaluation des Installations Energétiques, qui évalue la puissance des centrales pour délivrer les permis, est un véritable camouflet pour Energy Northwest, la coalition de 20 sociétés publiques de washington qui défendait la construction de la centrale.
Le projet, prévu pour 2012, devait produire 793 MW à partir de charbon ou de déchets de raffinerie de pétrole, pour un montant d’1,5 milliards de dollars.
Motif du refus : la centrale ne comprenait pas de mesure de stockage du CO2 dégagé. Une décision en application d’une loi votée au printemps dernier, qui exige des nouvelles centrales électriques la maîtrise de ses émissions de gaz à effet de serres, préconisant leur capture et leur stockage en sous-sol. Une solution qui n’a pourtant pas encore fait ses preuves à une si grande échelle.
Energy NorthWest a dès lors proposé d’acheter des crédits carbones, en attendant que la technologie soit disponible, évoquant l’horizon 2020 pour sa mise en place.
Le Conseil est resté inflexible, arguant que le consortium lui proposait des plans sur la comète, et a fait valoir qu’ « il ne suffisait pas de faire un effort pour se conformer à la loi ».
Ce refus s’inscrit dans une série de récents revers pour les centrales charbon des Etats-Unis, tant en Floride qu’au Kansas ou même au Texas.
« Brûler du charbon pour produire de l’énergie est une réponse du 19ème siècle aux questions auxquelles nous devons faire face aujourd’hui. » a déclaré Jan Hasselman, d’Earthjustice, représentant les groupes écologistes unis contre Energy Northwest. » Nous pensons qu’il est temps de passer à autre chose. »
La décision pourrait donner une nouvelle impulsion à d’autres projets, comme celui d’une centrale électrique le long de la rivière Columbia, dans l’Etat de Washington. Ses promoteurs pensent pouvoir stocker une grande partie des gaz à effet de serre dans les roches de basalte, sous le site. Des tests sont en cours de réalisation.
Le summum de l’hypocrisie… (les deux derniers paragraphes de l’article, avant notre commentaire)
Le charbon propre vu comme une alternative écologique en Floride 30/11/2007 15:34
S’opposer à l’implantation de centrales électriques alimentées par du charbon propre c’est ignorer une approche viable pour l’environnement permettant de diversifier les sources d’énergie, d’après un responsable d’une compagnie électrique de Floride.
Le charbon propre est le nom que l’on donne au charbon chimiquement lavé des minéraux et des impuretés qui le composent, et parfois gazéifié.
L’expression « technologies du charbon propre » désigne de façon générale les technologies qui permettent de réduire l’impact environnemental de l’utilisation du charbon. Il n’existe pas encore de technologies qui permettent d’éliminer les émissions associées à cette utilisation.
L’adoption de règlements environnementaux par les pays industrialisés dans les années 1970 a précipité l’installation généralisée d’appareils de réduction des émissions de SO2 et de NOX dans les centrales au charbon. Brûleurs, filtres et épurateurs évolués destinés à réduire les émissions sont devenus monnaie courante et continuent de s’améliorer. Les nouvelles inquiétudes relatives à la pollution atmosphérique et aux changements climatiques font progresser aussi les technologies visant à améliorer l’efficience et à réduire les émissions des centrales au charbon.
La gazéification du charbon est, de l’avis de beaucoup, une des technologies de charbon propre les plus prometteuses et passe de plus en plus pour une technologie ouvrant l’accès à un avenir énergétique plus propre. En amenant le charbon, de la vapeur et de l’air ou de l’oxygène pur à réagir à des températures et à des pressions élevées, on obtient un gaz de synthèse. Ce gaz peut être épuré de la plupart de ses polluants puis, par un procédé dit de cycle combiné, brûlé dans une turbine à gaz pour produire de l’électricité. Comme la chaleur résiduelle sert à produire davantage d’électricité dans une turbine à vapeur, l’efficacité du procédé s’en trouve améliorée. C’est ce qu’on appelle une usine de gazéification du charbon intégrée à un cycle combiné.
Mark Hornick, gestionnaire général de la centrale électrique Polk County Plant de la compagnie Tampa Electric Co, a déclaré qu’une opposition environnementale avait récemment poussé la compagnie électrique à reporter des plans d’extension de l’usine de Polk avec une version améliorée de sa technologie actuelle de charbon propre.
« C’est ironique » a déclaré Mark Hornick faisant référence au refus de cette extension qui devait être opérationnelle en 2013.
« La Floride va vraiment devenir dépendante du gaz naturel. Le charbon propre serait un moyen excellent de diversifier nos ressources en énergie ».
Avec une croissance prévue de la demande, Mark Hornick a déclaré que d’autres options devront être considérées tout en continuant d’essayer de persuader les responsables que le projet de cycle combiné de gasification intégré de TECO est conforme aux règlementations environnementales.
L’énergie nucléaire est une alternative possible, mais il faut plusieurs années avant d’obtenir une licence et de construire une telle centrale nucléaire. Les centrales alimentées au gaz sont une autre possibilité, en important du carburant d’autres états ou de l’étranger, même si Mark Hornick a fait savoir qu’aucune décision n’avait été prise.
La centrale électrique fonctionnant au charbon du Polk County a été récompensée pour être la plus propre existant dans le monde, d’après Mark Hornick, mais le dioxyde de carbone est un plus grand défi que les autres polluants contrôlés par les compagnies électriques. Il doit être capturé et stocké quelque part.
Tampa Electric envisage la possibilité de pomper le dioxyde de carbone dans un aquifère d’eau salée qui se trouverait à 1400 mètres sous la centrale électrique. La pression souterraine rendrait le gaz fluide, réduisant ainsi considérablement son volume.
Mais il n’y a encore aucun processus en cours pour approuver une telle méthode en Floride.
Les risques associés avec ce genre de capture et de stockage du dioxyde de carbone semblent raisonnables, d’après Mark Hornick, mais il reste à convaincre les propriétaires terriens, le public et les responsables que cela fonctionnera.
Un autre défi est de trouver une assurance au cas où quelque chose se passe mal avec le système de stockage.
Commentaire : la planète a du souci a se faire quand la seule préoccupation de ces industriels est de trouver des assurances en cas de risques pour la population. Les pollueurs ont de beaux jours devant eux.
On n’a pas gagné !
Tandis que le matraquage médiatique en faveur des solutions technologiques au changement climatique laisse désormais peu de place à ceux, quelle que soit leur niveau de compétence, qui s’aventurent à émettre des réserves, tout se passe comme si l’accès aux médias nous était systématiquement refusé.
Je viens d’en avoir un dernier exemple. Le mois dernier, Jean Vénuat avait, ici-même signalé une publication canadienne sur l’incidence de l’utilisation du charbon sur la fréquence de la tuberculose. J’ai envoyé un mail à l’auteur qui m’a répondu en m’adressant le texte de son article. Il a ensuite écrit ceci à son ami Hervé Kempf, journaliste au monde : « Vous pourriez être intéressé par l’histoire de cette communauté dont le Dr Escaravage m’a parlé ». Voici trois semaines de cela et depuis, pas de réaction.
J’avais écrit voici deux mois à Jean-Marc Jancovici pour lui rappeler notre problème. Il m’avait répondu et adressé mon courrier à Philippe Marzolf, Vice Président de la commission du débat public.
Ce dernier m’a demandé des précisions. J’ai dû avoir le tort de citer Valorca, sans prendre garde que Mrs Caille et Tranié sont des anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, tout comme Philippe Marzolf.
L’an dernier, Alexandre Duyck, du Journal du dimanche, paraissait s’intéresser à notre problème. Il demandait d’être tenu régulièrement au courant. Après quelques échanges de mails, toute correspondance à été interrompue.
M’étant adressé à Nicolas Hulot, j’ai reçu la réponse suivante :
« La fondation n’a pas dans son équipe les compétences nécessaires… nous ne disposons pas d’argumentaire dans la mesure où cela n’est pas du ressort de notre vocation et dépasse notre champ d’action… ».
Après avoir appris que Georges Charpack était trop fatigué et Hubert Reeves trop occupé pour émettre une opinion sur la mine de Lucenay-Cossaye, j’ai tenté de contacter Yann Arthus Bertrand. En passant par son éditeur j’ai réussi à parler à sa secrétaire qui m’a donné son adresse électronique personnelle. Je pense qu’il doit attendre que le trou soit creusé pour pouvoir faire de beaux clichés…
Si l’on ajoute la passion du charbon qui anime nos politiques départementaux et régionaux, soutenus par la presse locale, à laquelle nous n’avons pas le moindre accès, il y a de quoi être pessimiste ; d’autant plus que nombreux sont ceux qui croient que l’affaire est classée. : «Le charbon ? mais c’est terminé ! », entendons-nous lorsque nous nous éloignons quelque peu.
Que faire pour accroître l’audience de ce blog. Pourrais-t-on faire apparaître dans son titre les noms de Lucenay et de Cossaye ?
L’entreprise de désinformation est de plus en plus manifeste.
Ce matin un cousin habitant dans les Côtes d’Armor m’apprend que les côtes bretonnes ont subi hier une tempête particulièrement violente : arbres arrachés, coupures prolongées de courant. Nos médias ont manifestement minimisé cet épisode météo. Le drame du Bengladesh est déjà oublié. De même la conférence de Bali, pourtant cruciale quant à la survie de notre planète, est évoquée loin derrière les faits divers. Tout se passe comme si les lobbys des combustibles fossiles et leurs acolytes, régnant sur la totalité de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle, après avoir échoué à faire triompher le négationnisme climatique, tentaient maintenant de faire passer le message que rien ne presse et que, de toutes façons, la technologie de la séquestration était prête à résoudre le problème.
Il est tragique qu’il faille l’évidence et l’immédiateté de la catastrophe pour réagir enfin. C’est ce qui vient de se produire pour les Australiens qui, confrontés à la sécheresse établie depuis six années, aux incendies, à la mort de la grande barrière de corail, se sont débarrassés de leur premier ministre John Howard, le chantre du charbon.
Espérons que nos compatriotes n’attendront pas que surviennent les cataclysmes annoncés pour prendre conscience du complot manifeste du lobby charbonnier et exiger les seules mesures susceptibles d’atténuer le désastre : les économies d’énergie qui, dès aujourd’hui, s’imposent. Est-il raisonnable que les illuminations de Noël débutent fin novembre, qu’à l’entrée d’un nombre croissant de commerces des souffleries dispensent un air chaud tout à fait inutile?… Les exemples du gaspillage gigantesque abondent dont la seule suppression rendrait superflues l’exploitation du charbon à Lucenay-Coossaye et plusieurs centrales thermiques telles que celle que certains rêvent de nous imposer.
BALI, Indonésie (Reuters) -
L’Arabie saoudite, les Etats-Unis et le Canada se sont vu décerner, à la conférence de Bali sur le réchauffement climatique, le « Prix fossile du jour », matérialisé par un sachet de charbon orné de leur drapeau.
A chaque réunion internationale annuelle sur le protocole de Kyoto, ce prix satirique est décerné quotidiennement par des délégations de jeunes du monde entier cherchant à dénoncer les pays accusés de ne pas se soucier suffisamment de l’environnement.
pour ma part je suis pour l’ouverture de la mine du projet valorca:passé minier retrouvé,moin de polution que le projet de la seren,emploies,augmentation des richesse des communes alentour et charbon plus propre que le charbon importé de chine ou d’australie.j’adore l’univers minier(souterrain)je veut vraiment travailler dans une mine et si possible en france.
Dites-moi Germain : êtes-vous prêt à venir nous exposer vos idées et préférences de vive-voix ?
Vous adorez l’univers minier !!! soit, mais le connaissez-vous vraiment ?
Avez-vous le courage de prendre contact avec l’ADSN ? Si oui, formidable, nous attendons vos propres idées (pas celles du JdC), A+ alors ?
Bien à vous
Je conseil vivement au camarade Germain la lecture attentive des articles de ce site ainsi que ceux du site de l’ADSN
http://www.adsn58.fr/index.htm
Le JDC du 05/12/2007
2 (petits) articles
1)CLIMAT
L’Allemagne veut montrer l’exemple…….
2)BOMBES A SOUS-MUNITIONS
Une conférence pour les interdire enfin
Quelque 130 pays participent, depuis hier, à une conférence à Vienne visant à interdire, dés fin 2008, l’utilisation mondiale des bombes à sous-munitions, particulièrement meurtrières…….
LES PROJETS DE STOCKAGE DU CO2 EN SOUS-SOL ME PARAISSENT DEVOIR ETRE CLASSES DANS LA CATEGORIE DES BOMBES A SOUS-MUNITIONS !
Greenpeace Luxembourg
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Le charbon mine le climat – Halte aux fausses solutions!
24 Octobre 2007
Luxembourg — Greenpeace a lancé ce matin lors d’une conférence de presse un appel au gouvernement luxembourgeois de s’opposer fermement contre tout investissement dans des projets de capture et de stockage de carbone (CSC) et de s’engager au niveau politique européen et international contre cette technologie qui est proclamée par l’industrie du charbon comme la solution aux changements climatiques.
Pour Greenpeace cette nouvelle technologie du CSC qui est en train d’être développée par l’industrie du charbon ne pourra pas contribuer aux objectifs de lutte contre les changements climatiques et comporte de multiples risques.
· Stockage du dioxyde de carbone: Le CO2 qui est capturé au point d’incinération doit être stocké quelque part. Il est actuellement envisagé de le séquestrer au fond des océans ou à plus de 3 000 pieds sous terre. Comme dans le cas des déchets nucléaires, la question se pose de savoir si cela ne fait pas que déplacer le problème.
· Les dangers du stockage océanique: Le stockage océanique pourrait provoquer l’acidification (réduction du pH) accélérée de grandes zones marines à proximité des sites d’injection, ce qui nuirait à de nombreux organismes, si ce n’est à des écosystèmes entiers. Le CO2 ainsi supprimé est susceptible de retourner dans l’atmosphère en un temps relativement court.
· Les dangers du stockage géologique: Les gisements pétroliers et gaziers vides sont criblés de trous qui ont été forés lors des phases de prospection et de production. Pour stocker le CO2, ces trous doivent être scellés. Un ciment spécial est normalement utilisé, mais le dioxyde de carbone réagit assez facilement avec l’eau et attaque le ciment et les métaux, ce qui fait que même des trous de forage scellés présentent peu de garanties de sûreté. Pour de nombreux experts la question n’est pas de savoir si des fuites auront lieu, mais dans quel délais.
Pour éviter une dangereuse perturbation du climat, il nous faut réduire les émissions mondiales de CO2 de 50% d’ici 2050. Les centrales qui stockent le CO2 ne sont encore qu’en cours de développement et pourraient ne devenir une réalité que d’ici une quinzaine d’années au minimum. Cela signifie qu’elles ne contribueront en aucune façon à la protection du climat avant 2020. Elles sont par conséquent sans intérêt pour la poursuite des objectifs du Protocole de Kyoto.
Début de l’année, Greenpeace avait publié un scénario énergétique global (1) qui prouve qu’il est possible de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050. Fondé sur la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, cette « révolution énergétique » écarte les fausses solutions comme le nucléaire, le charbon prétendument « propre » ou encore la capture et séquestration de carbone. Elle prend aussi en compte une augmentation de la consommation d’énergie et la croissance économique.
Un rapport (2) publié récemment par Greenpeace et l’European Renewable Energy Council (EREC) a démontré que le secteur de l’électricité pourrait économiquement réduire ses émissions de CO2 de 60% (à l’horizon 2050). Pour y arriver, les énergies renouvelables devraient représenter 70% de la production électrique mondiale. Un investissement planétaire annuel de 22 milliards de dollars rendrait cette évolution économiquement possible. L’investissement à consentir étant largement compensé par les économies annuelles – estimées à 202 milliards de dollars – réalisées en réduisant l’utilisation des combustibles fossiles (gaz, charbon et pétrole) dans la production d’électricité.
Au courant du mois de mai, la société Cegedel a annoncé qu’elle étudiait la possibilité d’investir dans une nouvelle centrale au charbon qui pourrait capturer et stocker le dioxyde de carbone. Lors d’une entrevue avec des représentants de Greenpeace, la société Cegedel a présenté ce projet d’investissement, qui devrait couvrir une tranche de 100 MW et dont les raisons seraient une augmentation de l’autoproduction et une diversification des sources d’approvisionnement de l’électricité.
« Le gouvernement va perdre toute sa crédibilité dans sa politique climatique dans le cas où il ne s’oppose pas fermement au projet de la Cegedel d’investir dans une centrale au charbon pour importer de l’électricité », a déclaré Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg. « Il est urgent que le gouvernement développe une politique cohérente pour un avenir énergétique respectueux du climat », a ajouté Spautz.
Greenpeace demande que le gouvernement luxembourgeois – comme actionnaire majoritaire de la société Cegedel – s’oppose à tout investissement dans une centrale au charbon quel quelle soit et qu’il se prononce fermement au niveau politique européen et international contre la capture et le stockage de carbone.
Les energies renouvelables moins chères que le charbon !!!
Après la Silicon Valley, la Bio Valley, la Nano Valley voici que la région de San Francisco est en passe de devenir aussi la Green Valley. Au cours des neuf premiers mois de l’année, les firmes de capital-risque ont investi pas moins de 2,6 milliards de dollars dans le secteur des énergies renouvelables ou « cleantech », contre 1,78 milliard sur l’ensemble de l’année dernière, selon une étude publiée par Thomson Financials. Si la cleantech représente encore moins de 10% du total des investissements en capital-risque, les signes d’une certaine effervescence se multiplient, notamment en Californie qui attire la majorité de l’argent et des projets. Le mois dernier, l’ancien vice-president et nouveau co-prix Nobel de la paix Al Gore a rejoint le célèbre fonds Kleiner Perkins, pour gérer ses investissements en la matière. Et récemment, c’est Google qui a annoncé son intention d’investir plusieurs centaines de millions de dollars dans les énergies renouvelables. Tour d’horizon du secteur de la cleantech, avec l’un de ses fervents défenseurs, Vinod Khosla, co-fondateur de Sun Microsystems, ancien partenaire chez Kleiner Perkins, et désormais à la tête de son propre fonds d’investissement dédié aux technologies vertes, Khosla Ventures.
Quelles sont les technologies qui vous intéressent?
J’investis dans quatre domaines: les technologies alternatives au pétrole et au charbon, celles qui améliorent l’efficacité des technologies existantes (solaire, géothermie, lumière…) et enfin les nouveaux matériaux comme les biocarburants, bioplastiques, le verre et le bio-ciment, qui sera d’ailleurs moins cher que le ciment traditionnel avec les mêmes propriétés. Cependant, tous nos investissements ne contribuent pas de la même façon à la réduction de la pollution climatique. Par exemple, la technologie des cellules photovoltaïques utilisées dans les panneaux solaires contribuera tout au plus a 4% de la production totale de l’énergie électrique dans le monde. Ce qui limite son impact. Tout comme l’énergie éolienne ou bien les voitures électriques (plug-in) qui sont un beau jouet tout au plus. En revanche, je suis convaincu que l’utilisation de biocarburants et l’adoption de centrales géothermiques de nouvelle génération sont à la fois de bons investissements financiers et contribueront de façon signifcative à notre lutte contre le réchauffement climatique.
Vous avancez que l’essence produite à partir du pétrole sera totalement remplacée par des biocarcurants dans 10 ans. Comment est-ce possible?
C’est une prédiction que j’ai faite pour les Etats-Unis mais elle peut absolument s’appliquer ailleurs. La consommation d’essence ici représente l’équivalent de la production de biomasses (maïs, soja, sorghum, bois…) réparties sur 24,3 milliards d’hectares environ. A titre de comparaison, environ 16 milliards d’hectares sont en friche, subventionnés par le gouvernement. Lorsque j’investis dans une jeune pousse, je ne tiens pas compte des subventions éventuelles ni même des effets bénéfiques pour l’environnement. Par ailleurs, je me base sur un prix du baril de pétrole à 45 dollars contre presque 100 aujourd’hui. En fait, je pense que dans 20 ans, il sera très difficile aux producteurs de pétrole de nous vendre leur produit même à 35 dollars le baril. Dans ces conditions, Wal-Mart proposera dans 10 ans et dans tous ses magasins de l’éthanol à 1,99 dollar le gallon. On sera tout simplement moins cher que le pétrole. Et c’est l’unique façon pour que ces technologies soient adoptées partout dans le monde, notamment en Chine et en Inde.
Le gaz naturel ou le nucléaire ne sont pas pour vous des technologies du futur. Pourquoi?
C’est vrai, je ne suis pas un fan du nucléaire. Mais si je devais choisir entre une usine à charbon ou une usine nucléaire, je prendrais la seconde sans hésiter. Le charbon c’est comme un Big Mac: c’est pas cher, il y en a beaucoup mais c’est mauvais pour votre santé! Tandis que le prix du gaz naturel est en augmentation constante et la majorité des centrales utilisant le gaz ne sont plus économiquement viables. Heureusement, ce ne sont pas les seules alternatives pour la production d’énergie. Je suis un fervent supporter de l’énergie solaire thermique et de la géothermie de nouvelle génération. Il suffit en effet de construire des puits de 3 a 5 kilomètres de profondeur et y installer une usine géothermale pour commencer à générer de l’électricité n’importe ou. Encore une fois, il faut que ces nouvelles technologies soient moins chères que les solutions actuelles, notamment le charbon (8 cents/KwH), le gaz naturel (10 cents) ou une nouvelle centrale nucléaire (13 cents). En France, les prix sont plus bas grâce à la standardisation du design des centrales et à leur amortissement. Mais déjà au Tennessee, un état très peu ensoleillé, le coût de l’électricité solaire atteint les 6 cents au KhW, soit moins cher ou au même prix que votre nucléaire!
Suite aux deux précédents articles
Imaginez, gros titre sur le JDC
Le charbon mine le climat – Halte aux fausses solutions!
Les énergies renouvelables moins chères que le charbon !!!
Ne rêvons pas, nos élus et le « lobbying pesant » veillent
Pour preuve le virage à 180° effectué par François Hollande (voir ses 2 lettres à un mois d’intervalle sur le site de l’ADSN)
François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe, lui qui a courageusement décidé l’arrêt de l’exploitation du charbon en France.
Comprenne qui pourra !
Un sujet qui fâche :
Face à l’accélération cataclysmique du changement climatique et à la progression incontrôlée des rejets de CO2 qui en sont l’origine, l’évidence est que le nucléaire, malgré ses défauts et ses risques, apparaît désormais comme un moindre mal. L’argument majeur de la catastrophe de Tchernobyl demande à être considérablement relativisé étant donnée la stupéfiante série d’erreurs humaines qui l’ont provoquée, et, même un très improbable nouveau Tchernobyl serait sans commune mesure avec le désastre climatique qui est en cours.
A côté des énergies nouvelles et surtout des économies urgentes que nous nous refusons manifestement à mettre en œuvre, le nucléaire, qu’on le veuille ou non, est incontournable pour donner une chance de survie à notre espèce. Nier cette évidence c’est faire preuve d’une imprégnation idéologique fatale et se constituer, même à son corps défendant, partisan objectif de l’entreprise que nous combattons. Pour mesurer l’importance de ce phénomène, il n’est que d’imaginer l’ampleur des manifestations que n’aurait pas manqué de susciter l’annonce de l’édification d’une centrale nucléaire à Lucenay-Cossaye.
Voici une citation extraite d’un article de Jean-Marc Jancovici:
« Que l’on refuse toute idée de nucléaire civil pour lutter contre des menaces bien plus ennuyeuses (changement climatique, troubles géopolitiques liés à l’énergie fossile) que celles liées aux déchets ou à la possibilité d’un accident majeur de centrale, cela me semble désormais relever d’un choix sentimental et non découler d’un raisonnement « rationnel ».
Vous pourrez trouver l’article sur: »http://www.manicore.com/actualités.html ».
bonjours ,moi je pense que l’homme est comme un rat qui tourne en rond dans sa cage.
il a abondoné le charbon ,trop poluant et trop couteux ,c’était une avancé pour l’environement et pour tous.
aujourd’hui ,le pétrol et le gaz rendent les hommes fous ,la preuve en libye ,prés de trante sociétés mondiales se disputent aujourd’hui les gisement libyens.
alors l’homme se voit deja ruiné ,le capitalisme mourir avec la fin des énergies fossilles, au diable la polution ,c’est gens sont de stupides mortelles qui veulent un maximum de fric en un minimum de temps ,aprés eux le déluge !
malheureusement ,si l’homme primaire ,le vrai homme ,qui sait que sans la nature ,il va disparaitre ,ne se révolte pas ,au sence propre ,manifes a répétition ,blocage de chantiers routiers ,de rafineries et autres ,je vous le dis comme je le pense ,rien ne bougera ,l’économie de marcher l’emportera et l’humanité disparétra dans d’affreuses soufrance.
vous vérez que bientot ,la france comercera avec l’iran qu’elle était préte a bombarder.
dites vous bien que la moralle a finit d’exister ,que l’écologie passive doit se transformer pour devenir une écologie dure ,pas téroriste mais qui agit fort ,nous allons creuver ,tous cela pour du pétrol et du charbon ,il faut inévitablement changer ,révolutioner la société ,si non ,c’est foutu ! vous pouvez me contacter .
Je trouve scandaleux qu’en France on interdise toute industrie pouvant générer des emplois. Tout cela au nom l’écologie, pollution…
L’industrie peut être autorisée mais avec respect des sites naturels.
De plus en France, l’arrêt de la production charbonnière n’a pas été due à l’écologie-pollution mais au coût des charges sociales trop élevée qui nous empechent d’etre compétitif.
L’Etat s’est désengagé et a ordonné cessation de toute activité
d’extraction. Les mines étant nationalisé en 1946 pour servir
Le projet Europe.
Actuellement la France devient un pays réservé à une élite qui
pourra venir faire du tourisme et à des entrepreneurs qui ne feront
que de la revente de produits manufacturés ailleurs.
Les énergies renouvelables :
Tout reste à faire. La seule entreprise française de capteurs solaires fait 95% de son chiffre d’affaire avec l’étranger. Elle se situe d’ailleurs en Rhône Alpes. Pour une installation solaire, il faut 6 mois d’attente.
Jean Jacques Queyranne précise que sur sa région, les énergies renouvelables représentent 10000 emplois potentiels, et bien sûr, non délocalisables.
Voir FR3, le 19/20 du 08/12/2007 :une maison écologique près de Chambéry sur le site
http://jt.france3.fr/1920
Au fait, à quelle famille politique appartient Jean Jacques Queyranne ?
« on ne peut pas balayer d’un revers de main une telle opportunité en matière de développement économique…. »
Fin de citation, de qui déjà……
un certain François Hollande au sujet du projet… « charbon propre »
A chaque région sa gestion du développement…..
Durable ou provisoire !
Monsieur Di Nardo semble croire que nous vivons encore au dix-neuvième siècle, et comme c’est le cas de beaucoup de nos cotemporains, il sera trop tard lorsqu’il prendra conscience du désastre généré par la consommation irresponsable des combustibles fossiles.
J’ajoute à l’intention de Mr Di Nardo que le déficit de quatre milliards cinq cents millions des Charbonnages de France était lié au souci bien justifié de rendre acceptables aux mineurs leurs conditions de travail et d’en compenser la dangerosité et la pénibilité par des avantages tout à fait mérités.
Les entrepreneurs, qu’il stigmatise, sont plutôt ceux qui veulent s’emparer de ce charbon avec un seul but: leur profit personnel. Rêver qu’ils sacrifieront la rentabilité à la qualté de vie de leurs ouvriers est bien le comble de la naÏveté. Je conseille à Mr Di Nardo de se reporter à la page 12 de ce blog où le 9 juillet est décrite la façon dont la société du principal prétendant, cherchant à accaparer notre charbon, exploite une concession pétrolière au Congo Brazzaville.
Je lui signale enfin que ce sont les modestes habitants de Lucenay et de Cossaye qui s’élèvent contre un projet dévastateur. Ce qu’il appelle bien généreusement l’élite, est par nature favorable à tout ce qui peut être rentable et préfère à coup sûr le Lubéron à la Sologne Bourbonnaise.
INFORMATION: source Le Journal De L’environnement
Londres fait décoller son éolien offshore
12/12/2007 15:51
Les côtes britanniques vont sérieusement changer de visage. Le secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, John Hutton, a en effet confirmé, ce week-end, le lancement d’un vaste plan de développement de l’éolien offshore outre-manche, après les révélations de The Independent.
Gouverner par Enerpresse
Les côtes britanniques vont sérieusement changer de visage. Le secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, John Hutton, a en effet confirmé, ce week-end, le lancement d’un vaste plan de développement de l’éolien offshore outre-manche, après les révélations de The Independent. «Un changement radical» a insisté le responsable, avec un équivalent de deux aérogénérateurs chaque kilomètre et demi. Le plan britannique prévoit en effet l’installation en mer, d’ici à 2020, de quelque 7.000 éoliennes, représentant un total de 34.000 mégawatts (MW). C’est ce que le secrétaire d’Etat devait aller défendre à Berlin, lundi, devant un parterre d’industriels.
«Des possibilités existent au large si on veut utiliser tout le potentiel du Royaume-Uni dans le but de produire, peut-être, toute l’électricité nécessaire aux foyers… à partir de l’éolien», a précisé J. Hutton devant les caméras de la BBC, dimanche. «Le défi, pour le gouvernement et pour l’industrie, consiste à faire de ce potentiel -pour notre énergie et pour notre économie- une réalité rentable.»
Pas si simple, quand on sait qu’à ce jour, à peine 2% de l’électricité britannique provient des énergies renouvelables (ENR), même si 8.000 MW éoliens sont déjà en projet. Le nouveau plan de Londres doit ainsi permettre d’ajouter environ 25.000MW dans les 12 ans à venir. J.Hutton devrait également annoncer le lancement d’une recherche des meilleurs sites pour ces implantations marines.
Cette décision devrait plaire à l’exécutif écossais, qui a lui même lancé un vaste plan d’ENR avec comme objectif d’atteindre les 40% de courant renouvelable d’ici à 2020. L’Ecosse comptait, à la fin du mois de novembre, plus de 1.300 MW éoliens, mais bien peu offshore. Cela représente néanmoins plus de la moitié des aérogénérateurs construits outre-manche (2.200 MW).
Le Royaume-Uni n’a de toute façon pas le choix, car ses performances climatiques semblent inférieures aux objectifs affichés par l’administration travailliste. Comme le révèle un rapport de trois économistes (Too Good to be True? The UK’s Climate Change Record), les émissions de gaz à effet de serre britanniques n’auraient pas baissé de 15% depuis 1990, mais augmenté de 19%. Le prix carbonique à payer de sa grande dépendance à «l’outre-mer».
L’Union européenne s’est engagée à atteindre 20% d’énergie renouvelable d’ici 2020. Si les objectifs nationaux n’ont pas encore été fixés, ils pourraient dépendre du PIB, et donc être élevés pour le Royaume-Uni.
Le nombre de catastrophes naturelles a bondi de 60% en dix ans, 2007 année record
GENÈVE (AFP) – 13/12/2007 07h03
Le nombre de catastrophes naturelles dans le monde a progressé d’environ 60% entre 1997 et 2006 par rapport à la décennie précédente, passant de 4.241 à 6.806 désastres, a alerté la Fédération internationale de la Croix-Rouge qui attribue cette tendance aux conséquences du réchauffement climatique.
Le nombre de morts a même doublé par rapport à la période 1987-1996, passant de 600.000 à 1,2 million, selon le rapport annuel de la Fédération sur les catastrophes publié jeudi.
Le nombre de personnes touchées en moyenne chaque année est passé de 230 millions à 270 millions entre les deux décennies.
En 2007, le nombre de catastrophes a bondi de 20% par rapport à 2006, dépassant pour la première fois la barre des 500, selon la Fédération internationale.
La Fédération avait recensé 427 catastrophes naturelles en 2006. La hausse a atteint 70 % entre 2004 et 2006, selon le rapport annuel de la Fédération sur les catastrophes publié jeudi.
« Les chiffres confirment la tendance de ces dernières années », a souligné devant la presse Markku Niskala, secrétaire général de la Fédération de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
© 2007 AFP
C’est, n’en doutons pas, ce qui a incité, Monsieur Hénin, que l’on sait très soucieux de l’environnement, à abandonner son projet… (cf Le Point d’aujoudrd’hui P.13). A bientôt pour son prix Nobel !
Ne nous leurrons pas ! Telle une charogne enfouie sous nos pieds, le charbon continera d’attirer hyennes, chacals et vautours…
INFORMATION :
La Savoie et l’outre-mer dominent le Championnat de France Energies renouvelables des communes.
La Savoie et l’outre-mer dominent le Championnat de France Energies renouvelables des communes. Lancé en 2004 par le Comité de liaison énergies renouvelables (Cler), le Championnat de France Energies renouvelables des communes 2007 a donné lieu, le 29 novembre, à une remise des prix plutôt réussie : 112 communes y ont participé contre 72 l’an dernier. Soutenue par l’Ademe, la Fondation Nicolas Hulot et l’Association des Maires de France, la manifestation s’est déroulée dans le cadre du salon Pollutec. Ce championnat gratuit vise à valoriser les collectivités déjà actives en matière d’énergies renouvelables et à encourager les autres à en développer. Pour les villes de 2 000 à 50 000 habitants, Montmélian est distinguée grâce à ses 1 273 m² de panneaux. Territoire précurseur et bien avancé en matière de solaire thermique, la Savoie en apprécie aujourd’hui les conséquences : une seconde ville savoyarde, Chambéry, décroche ainsi la palme des villes de plus de 50 000 habitants avec 2.840 m2 de panneaux. Deux communes antillaises ont été distinguées : Sainte-Anne (4 901 habitants, 196 kWc) en Guadeloupe, et Fort-de-France en Martinique (556 kWc).
Jeudi 13 décembre TF1 20h : LA SAVOIE A LA POINTE DU SOLAIRE
60000 emplois dans les 10 ans à venir !
Voir sites :
http://tf1.lci.fr/infos/media/jt/0,,3650523,00-savoie-pointe-solaire-.html
+site :
http://tf1.lci.fr/infos/media/jt/0,,3650519,00-conference-bali-environnement-cyur-debats-.html
INFORMATION : source radio Canada
Site :
http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2007/12/14/010-biomasse-charbon_n.shtml
Mise à jour le vendredi 14 décembre 2007 à 21 h 15
Énergie
La biomasse plutôt que le charbon
L’Ontario songe à utiliser des résidus forestiers pour remplacer le charbon comme carburant dans ses centrales thermiques.
Certaines entreprises forestières veulent récupérer les branches, l’écorce et les copeaux de bois pour les transformer en pastilles de combustibles, qui peuvent remplacer le charbon dans les centrales thermiques.
Ontario Power Generation admet discuter avec des entreprises forestières pour alimenter ses centrales en biomasse. Un des directeurs du producteur d’électricité, Bob Osbourne, révèle qu’OPG a déjà fait des tests pour remplacer jusqu’à 20 % du charbon brûlé par de la biomasse provenant de résidus agricoles. La prochaine étape, dit-il, c’est de passer aux résidus forestiers.
La proposition d’utiliser la biomasse dans les centrales au charbon est une des solutions qui ressort des consultations provinciales sur la crise du secteur forestier et manufacturier en Ontario. Le responsable des consultations, l’ancien ministre David Ramsey, ne mâche pas ses mots. Selon lui, l’industrie forestière est en partie responsable des milliers pertes d’emplois dans le Nord au cours des dernières années. Les producteurs ontariens ont profité de la faiblesse du dollars canadien et de la proximité des États-Unis sans se préoccuper d’innover pour demeurer des leaders mondiaux, dit-il.
L’idée d’utiliser la biomasse pour produire de l’électricité redonne espoir aux communautés du Nord de l’Ontario, qui ont été durement touchées par la crise de l’industrie forestière. Mais la technologie doit d’abord être mise au point, et un réseau de distribution fiable doit être établi. Ce qui pourrait prendre plusieurs années.
L’Ontario a promis que ses quatre centrales au charbon seraient fermées au plus tard en 2014.
« L’humanité n’apprend pas grand-chose des événements qui n’ont pas eu lieu. Elle a besoin de commettre des erreurs, et même parfois de vivre des catastrophes. (Thérèse Delpech : l’Ensauvagement.) ».
C’est ainsi qu’en 1938, à la conférence de Munich, la France et l’Angleterre ne surent pas prévoir et éviter le cataclysme de la seconde guerre mondiale.
Au contraire c’est grâce à l’horreur vécue d’Hiroshima et de Nagasaki que nous avons pu vivre une très exceptionnelle période de paix.
Il y a un rapport évident entre Munich et Bali. Comme en 1938 les indices du prochain désastre abondent, et il s’agit d’une menace incomparablement plus grave, mettant en jeu la survie même de l’humanité et cette fois la leçon sera vaine. Nombreux sont ceux pour lesquels c’est une évidence. Cependant, aucune des mesures urgentes de réduction de la consommation énergétique, seules capables de donner une chance à notre Planète, n’est prise. A Bali on décide d’attendre et de financer des recherches technologiques, dont les résultats incertains n’interviendront au mieux que dans vingt ou trente ans, alors qu’il sera bien trop tard.
Le but des tenants de ces technologies, en particulier de celles du charbon propre, est de continuer à piller sans vergogne ce qui reste des ressources de la planète, sans se soucier le moins du monde des conséquences fatales de leur rapacité.
• LES CHARBONNAGES DE FRANCE SERONT DISSOUS LE 1ER JANVIER
Requiem pour le charbon français
de JEAN-FRANCOIS POLO
Publié dans Les Echos
Date : 17/12/2007
Un décret à paraître dans les prochains jours va officialiser la liquidation de Charbonnages de France. La fin d’un établissement public qui a joué un rôle majeur dans la reconstruction nationale après la Seconde Guerre mondiale. Mais aussi le terme, peut-être définitif, de l’histoire d’un minerai local qui a accompagné le quotidien des Français depuis le Moyen Age. …
Article du FIGARO
·Charbonnages de France disparaît du paysage
Frédéric de Monicault
17/12/2007 | Mise à jour : 08:13 |
Au terme de plus de soixante ans d’existence, l’entreprise est dissoute cette semaine.
Charbonnages de France (CdF), c’est fini. Un peu plus de soixante ans après la fondation de l’entreprise (en 1946), le décret prévoyant sa dissolution et sa mise en liquidation est en effet attendu cette semaine. Autant dire qu’une page sans précédent de l’histoire industrielle du pays se tourne : Charbonnages, qui comptait encore 8 000 salariés au début des années 2000, en affichait 120 000 en 1970 et 300 000 aux heures les plus glorieuses.
Ces derniers temps, on ne comptait plus que 350 agents, plus 350 dans des filiales déjà vendues, essentiellement la cokerie de Carling (Moselle), rachetée au printemps 2004 par un sidérurgiste sarrois. Pour l’essentiel, les agents restés chez CdF partiront en retraite. Depuis plusieurs années, les départs se sont effectués progressivement, dans le sillage du « pacte charbonnier » adopté en 1994.
Il s’agissait d’un plan unique dans l’histoire de l’industrie française, visant sur une durée exceptionnellement longue (dix ans), à accompagner la fermeture de l’entreprise. Celle-ci a en effet stoppé toute activité de production depuis le printemps 2004, avec la fin de l’extraction au puits de la Houve, à Creutzwald en Moselle. Elle avait été précédée, quelques mois auparavant, par la fermeture de la mine de Merlebach, la plus importante en Europe dans les années cinquante, avec plus de 5 000 mineurs.
Alors que Charbonnages de France s’apprête à disparaître du paysage, une cellule de liquidation, composée d’une vingtaine de personnes, va prendre le relais. Il lui appartiendra en particulier de récupérer quelques créances et de clôturer les contentieux en cours. Avec la fin de l’année 2010 pour échéance.
Travaux de réhabilitation
Parallèlement, une Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs, au statut d’établissement public administratif, aura pour mission de gérer toutes les questions sociales. De son côté, le Bureau des recherches géologiques et minières veillera aux ultimes opérations des travaux de réhabilitation des sites, commencés il y a déjà plusieurs années.
La disparition progressive des Charbonnages de France a évidemment coûté très cher. Le seul coût du pacte charbonnier pour mettre fin à l’exploitation des mines sur la période 1995-2005 était estimé à plus de 5 milliards d’euros. Sans compter le montant des aides versées à l’entreprise, qui dépassait les 35 milliards d’euros au début de la décennie (pour la période des trente dernières années).
Aujourd’hui, l’endettement de Charbonnages de France s’élève à 2,8 milliards d’euros. La loi de finances prévoit que l’État le reprenne à sa charge. Entreprise sous perfusion pendant de nombreuses années, Charbonnages de France s’est cependant targuée d’une gestion pointue de sa dette, via la mise en place d’un comité opérationnel de trésorerie.
Sur le plan financier, il ne reste plus maintenant qu’à solder quelques ultimes participations. Les dossiers des deux filiales Gazonor (qui exploitent des résidus de gaz) et Sofirem (en charge du financement de la réindustrialisation des sites) ne dépasseront pas les quelques dizaines de millions d’euros.
En revanche, la part de Charbonnages dans la Snet (devenue Endesa France) pèse beaucoup plus lourd. Pour le moment, le groupe espagnol est propriétaire de 65 % de l’ancienne filiale électrique de CdF, dont celui-ci détient toujours 16,25 % et EDF 18,75 %. Des investissements importants dans de nouvelles installations ont été annoncés cet automne (pour près de 500 millions d’euros), mais ce n’est pas Endesa, a priori, qui devrait les exploiter.
En effet, dans le cadre de leur OPA sur Endesa, l’électricien italien Enel et le groupe de travaux publics espagnol Acciona ont prévu de rétrocéder la filiale française d’Endesa au groupe allemand E.ON, le grand rival d’EDF en Europe.
Sur ce dossier, CdF confie simplement avoir repris des contacts avec EDF pour trouver une issue. E.ON voudra-t-il prendre la totalité du contrôle de la société ? Rien n’est encore tranché pour le moment. Seule certitude : les positions sur le marché français de l’électricité valent cher.
Certes l’entreprise « Charbonages de France » disparait,mais n’a de cesse que de renaître de ses cendres. Les ayatollahs du charbon reprennent le flambeau avec un fanatisme dopé par leur slogan mensonger et oxymorique du « charbon propre ». Nous sommes donc loin d’avoir gagné la partie.
Le Portail territorial.
Mauvaise mine à Lucenay-les-Aix (07/12/2006)
Le projet d’exploitation d’une mine de charbon à ciel ouvert et de construction d’une centrale thermique dans le sud de la Nièvre est abandonné. Plus de deux ans après la fermeture de la dernière mine de charbon en Lorraine, l’homme d’affaire Jean-François Hénin renonce à relancer l’activité charbonnière en France en exploitant dès 2011 les 250 millions de tonnes de charbon du vieux gisement de Lucenay-les-Aix, avec à la clef un investissement de 1,4 millions d’euros et 450 emplois. Lâché par les élus, au départ favorables, sous pression des écologistes et riverains, il jette l’éponge, la mort dans l’âme. « C’était un beau projet, viable, intéressant pour la région. Mais j’en ai assez d’être une tête de turc » explique amer le père du projet qui aura, il est vrai, rencontré nombre d’embûches.
Une confirmation de l’article du Point.
Les élus qui ont lâché cette pauvre tête de Turc, gagneraient à se faire connaître pour que nous leur envoyions des fleurs…
INFORMATION:
Google donne l’exemple pour les énergies renouvelables
jeudi 20 décembre 2007
Google veut devenir la première entreprise mondiale à vocation « verte »
Avec l’agence Continental News
Cette société, qui s’est donné pour mission d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible, entend également être la première entreprise mondiale à vocation « verte ».
Récemment, les dirigeants de ce moteur de recherche ont révélé vouloir investir des centaines de millions de dollars dans les énergies renouvelables. « Au fur et à mesure que Google croît, nous ne voulons pas que notre principale activité fasse partie du problème, mais plutôt de la solution. Nous ne tentons pas de contrôler l’univers, mais nous sommes ambitieux dans le sens que nous voulons mettre fin au changement climatique, l’atténuer et le ralentir » explique Larry Brilliant, haut responsable de Google.
L’entreprise explore diverses possibilités : énergie éolienne, géothermique, et surtout, solaire. « Nous pouvons réduire les coûts jusqu’à ce que cette énergie soit compétitive avec le charbon, et je pense qu’à ce point là, on assistera à une explosion » de la demande, fait valoir Bill Weihl, l’ingénieur chargé du programme énergétique de Google.
Parmi les investissements les plus intéressants des deux fondateurs de Google, Larry
Google envisage de produire un milliard de watts d’énergie renouvelable plus rentable que le charbon
Page et Sergey Brin : les millions de dollars accordés ces dernières années à Nanosolar, une société qui vient de mettre en vente une pellicule solaire d’un type révolutionnaire. Cette mince pellicule, qui vient d’être sacrée « Innovation de l’année » par la revue Science, permet de créer des panneaux solaires à peu prés sur toutes les surfaces possibles, des toits aux murs. Les minuscules cellules solaires peuvent littéralement être imprimées, puis utilisées pour capter l’énergie solaire.
« Notre but est d’atteindre une capacité de production d’un milliard de watts d’énergie renouvelable plus rentable que le charbon, et nous sommes optimistes, nous pensons que cet objectif pourra être atteint, d’ici quelques années, et non dans des décennies » a lancé Larry Page, co-fondateur de Google.
Si certains reprochent à cette société de s’ingérer dans un domaine qui n’est pas le sien, d’autres rappellent que la fondation Bill et Melinda Gates de l’ancien patron du géant des logiciels Microsoft s’investit, depuis des années, dans le secteur de la santé, notamment dans la lutte contre le VIH/SIDA.
D’ailleurs, Google pourrait faire des émules. Déjà toute une gamme de grandes entreprises, dont Wal-Mart, Cisco Systems, Microsoft, Intel et IBM, cherchent publiquement à être plus efficaces au niveau de la consommation d’énergie. Wal-Mart a même lancé cette année un appel d’offres considérable, afin d’équiper progressivement les toits de tous ses centres commerciaux de cellules photovoltaïques.
© Voanews
Pan sur le bec des négationistes !!!
« Une étude climato-sceptique » soulève des soupsons de fraude
Décrire une corrélation entre variation du magnétisme terrestre et changement climatique : publiée en janvier par la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL), l’étude conduite par une équipe de chercheurs français menée par Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), n’avait pas à l’époque défrayé la chronique. Elle fait, aujourd’hui, l’objet d’une virulente passe d’armes. Dans un article posté mardi 18 décembre sur RealClimate, un blog animé par des climatologues américains, Raymond Pierrehumbert, professeur de géosciences à l’université de Chicago, pose la question de savoir si ces travaux « franchissent la ligne séparant l’erreur simple de la tromperie active ».
L’affaire n’aurait guère eu d’ampleur si les auteurs de ces travaux, en particulier Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël, proches de Claude Allègre, ne comptaient parmi les quelques rares scientifiques qui continuent d’exprimer des doutes sur la responsabilité humaine dans le changement climatique. Pour y opposer, par exemple, des explications fondées sur la variabilité naturelle de l’activité solaire ou du géomagnétisme.
Les principaux griefs formulés contre le travail de M. Courtillot et de ses coauteurs ont été adressés à la revue EPSL, sous forme d’un « Commentaire » – litote qui désigne, dans le jargon des revues savantes, une communication contestant des travaux déjà publiés. Signé par Edouard Bard (Collège de France) et Gilles Delaygue (Cerege), cette réponse formelle a été revue, acceptée par l’éditeur d’EPSL et publiée en ligne sur le site Internet de la revue, en attendant une publication formelle et définitive.
Parmi les erreurs relevées, deux revêtent une gravité particulière. Un des graphiques exhibés par M. Courtillot et ses coauteurs montre la correspondance entre les variations de quatre données : celle de la température moyenne globale d’une part, celle de l’éclairement du soleil et celles du champ magnétique terrestre en deux points du globe. Les quatre courbes apparaissent parfaitement corrélées.
Mais ce que les auteurs présentent comme la variation de la température moyenne terrestre est en réalité la variation de la température estivale des continents, dans les régions de l’hémisphère Nord de latitude supérieure à 20°. Quant à la variation de l’irradiance du Soleil, il s’agit en fait d’un modèle de variation de la fraction des ultraviolets du spectre solaire – de surcroît invalidé en 2002.
Ces deux fautes étaient relevées dans une « note ajoutée aux épreuves », à la fin du commentaire de MM. Bard et Delaygue. Or cette note, très embarrassante pour M. Courtillot, a disparu de la version définitive du Commentaire après être demeurée en ligne pendant un mois, accessible à toute la communauté scientifique. « Des changements étranges ont eu lieu sous la direction de l’éditeur responsable, Robert Van der Hilst. Il a effacé la « note ajoutée aux épreuves » de la version finale du commentaire de Bard et Delaygue, écrit M. Pierrehumbert. Bard et Delaygue ne l’ont découvert qu’en recevant les épreuves de leur texte. » Ce type de coupe, très inhabituel dans les revues savantes, soulève lui aussi le soupçon, d’autant que, comme le rappelle M. Pierrehumbert, M. Van der Hilst, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), est également chercheur affilié à l’IPGP. Confirmant ces informations, M. Bard refuse de les commenter.
Les « climato-sceptiques » français n’en sont pas à leurs premières erreurs. Au cours d’un débat organisé par l’Académie des sciences en mars, Jean-Louis Le Mouël avait déjà affirmé que la variation de l’éclairement du Soleil était du même ordre (en W/m2) que l’effet du CO2 dans le bilan énergétique de l’atmosphère terrestre. Cette affirmation était fondée sur deux erreurs. D’abord sur la confusion entre la surface d’un disque et celle d’une sphère (Le Monde du 15 mars). Ensuite sur l’oubli du fait que la Terre réfléchit une part du rayonnement qu’elle reçoit. L’assertion de M. Le Mouël aurait ainsi été recevable si la Terre était un disque plat, noir, présentant toujours la même face au Soleil…
La virulence de la polémique actuelle est à la mesure de l’envergure de M. Courtillot. Proche et fidèle de Claude Allègre, scientifique de renommée mondiale dans sa discipline, personnalité influente, il est non seulement directeur de l’IPGP, mais aussi président du conseil scientifique de la Ville de Paris, professeur d’université, membre de l’Académie des sciences. Il a aussi, dans le passé, exercé les fonctions de conseiller spécial de M. Allègre lorsque celui-ci était ministre de l’éducation. Avant d’en être le directeur de la recherche, c’est-à-dire d’être en mesure de peser sur les enveloppes budgétaires des laboratoires publics. « Souffrant », M. Courtillot n’était pas en mesure, mardi 18 décembre, de réagir à ces informations.
Stéphane Foucart
Article paru dans l’édition du Monde du 20.12.07.
Président de la section géomagnétisme et paléomagnétisme de l’American Geophysical Union (AGU), Vincent Courtillot siège au conseil de cette organisation, qui dispose d’un grand poids sur la scène scientifique mondiale. Il a donc droit de vote sur ses déclarations officielles. Au cours de son dernier congrès d’automne, qui s’est tenu à San Francisco (Californie) du 10 au 14 décembre, la société savante devait renouveler le texte de sa position officielle sur le réchauffement climatique – marquant son appui aux travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont les conclusions servaient de base aux discussions engagées à la conférence de Bali (Indonésie). « M. Courtillot nous a fait savoir que cette déclaration (de l’AGU) lui posait problème, rapporte un membre du conseil de l’AGU. Il lui a été signifié qu’aucun travail scientifique sérieux n’était en mesure de remettre en cause notre texte. Nous avons ensuite tenu un débat sur sa teneur, débat auquel M. Courtillot n’a pas assisté. Les membres du conseil ont voté favorablement, à l’exception de M. Courtillot, qui s’est abstenu. »
Désolé ! c’est plutôt long, mais ce texte de Jean-Marc Jancovici complète bien le précédent:
« Commentaire de lecture : Ma Vérité sur la Planète
septembre 2007
site de l’auteur : http://www.manicore.com – contacter l’auteur : jean-marc@manicore.com
Niveau minimum à mon sens
Ma vérité sur la planète Claude Allègre 2007 240 18E Plon Tous publics
Il est difficile de dire si la consternation, l’admiration ou l’ébahissement est le terme plus approprié pour caractériser ce qui vient à l’esprit une fois refermé ce livre. Ce dernier comporte une telle densité d’âneries au centimètre carré de page imprimée qu’il en devient une énigme. A-t-il seulement été écrit par un adulte, ou bien par un petit-neveu d’Allègre dont ce dernier n’aurait pas relu les propos ? Comment une personne qui détient – normalement – un doctorat en physique peut-il, même très énervé (car cela fait des années qu’Allègre ne supporte plus le changement climatique, après l’avoir très bien supporté dans un livre qu’il a écrit en 1987, ce qui est une énigme de plus) et même en dehors de son domaine de compétence (car Allègre n’a jamais publié de travaux scientifiques concernant l’influence de l’homme sur le climat) aligner une telle série de contre-vérités grossières, d’approximations qui en deviennent fausses, d’amalgames indus, d’erreurs de raisonnement indignes d’un collégien, de propos cités de travers pire que chez un très mauvais journaliste débutant, voire de tournures dignes d’un enfant de 6 ans ou de phrases qui ne sont même pas écrites en français ?
Cette avalanche d’inepties pose du reste un problème spécifique à qui veut s’essayer à une critique : par où commencer quand, sur des chapitres entiers, chaque page (je dis bien chaque page) contient une démonstration qui n’en est pas une, un procès d’intention, une citation rapportée de manière inexacte (ce qui évidemment rend ensuite la critique plus facile !), ou encore une absence de précision – délibérée ? – qui rend impossible l’identification même de l’individu ou de l’entité visés (le pronom « on », qui dispense opportunément de préciser qui a dit quoi exactement, est employé à jet continu, et quand « on » ne sait pas qui est visé exactement, il est difficile de savoir quoi répondre…).
A ce problème de fond vient s’ajouter un « détail » de forme, mais qui en dit long sur l’ego de l’auteur : l’emploi dans un seul ouvrage d’une quantité de « je », « moi », « me » et autres « nous » (de majesté ?) supérieure à ce que contient l’ensemble de la vugarisation scientifique française par ailleurs (où il est rare que l’auteur emploie la première personne du singulier 5 à 15 fois par page). Incidemment nous apprenons que Allègre est un héros parce qu’il a couché dans l’Himalaya et qu’il a gardé des vaches étant gamin, toutes choses qui pèsent indiscutablement plus lourd que la publication en bonne et due forme d’articles scientifiques pour étayer ses déclarations fracassantes partout où des journalistes peu regardants sur la véracité de ses propos continuent à l’inviter.
A part le fait que personne n’était parvenu avant à un résultat aussi caricatural, ce livre n’apporte rien de neuf sous le soleil à la rubrique « constestations fantaisistes » des travaux scientifiques ou techniques sur le changement climatique ou l’énergie. Il en est même classique au point de mentionner tous ceux qui se sont essayés à des réfutations illégitimes avant lui, et défilent ainsi les noms de Lindzen (mentionné dans cette recension), Svensmark (mentionné dans cette recension), Leroux (dont les AMP sont mentionnés dans cette recension), Crichton (au demeurant plus agréable à lire), Lenoir, Fourçans, Lomborg, Kohler (qui affirme que la glace flotte sur l’eau parce qu’elle possède des bulles !), et Allègre est même allé râcler dans les coins de tiroir pour y dénicher Cécile Philippe, une économiste n’ayant aucune connaissance particulière sur le changement climatique mais néanmoins un avis très tranché sur la question, qui a publié un aimable pamphlet intitulé « c’est trop tard pour la Terre » (que j’ai lu, et son livre aurait mieux fait de s’intituler « c’est trop tard pour que j’y comprenne quelque chose » !), et un retraité sympathique mais au demeurant complètement incompétent sur le sujet, Jean Hermann.
En si bonne compagnie, Allègre ne pouvait procéder diféremment des auteurs cités, et comme eux il amalgame joyeusement tout et son contraire, considère les scientifiques, les militants, les responsables politiques et la presse comme une catégorie homogène où chaque individu est solidaire de ce qui est déclaré ou fait par un autre, prête aux articles ou ouvrages qu’il cite des conclusions qui n’y figurent pas, ou pas de la manière citée, confond parfois 1 et 1000 (même pour des ordres de grandeur physiques, ce qui est un tantinet gênant pour un physicien), et à la confusion sur les opinions d’autrui Allègre y ajoute la sienne propre, puisque l’objet de sa vindicte page N peut devenir l’objectif à atteindre 20 pages plus loin sans que l’on ait bien compris ce qui justifie ce revirement (réduire les émissions de CO2 entre dans cette catégorie).
Florilège
Afin d’illustrer ce qui précède par quelques cas concrets, voici quelques citations – une toute petite partie, vraiment ! – extraites du livre avec commentaires. Commenter l’ensemble de l’ouvrage nécessiterait un travail de titan : à raison de 240 pages pour le livre d’Allègre, de – en moyenne – 1 à 3 âneries par page (parfois pas une seule, ca arrive, mais parfois beaucoup plus !), et de 1 paragraphe à 3 pages d’explications pour montrer en quoi telle phrase contient une ânerie, nous serions donc rendus à la valeur de 1000 pages de « réponse » ou plus… et j’espère que le lecteur (et la lectrice, bien sûr) acceptera que j’ai envie de faire autre chose !
« J’ai peine à croire qu’on puisse prédire avec précision le temps qu’il fera dans un siècle alors qu’on ne peut pas prévoir celui qu’il fera dans une semaine » (page 89).
Aucun physicien actif dans la modélisation climatique ne prétend que les outils utilisés (les modèles) servent à « prédire le temps qu’il fera dans un siècle » : ils savent que l’étude du climat sur des durées longues et la météo de demain matin ne sont pas exactement la même chose, et que les outils qu’ils manipulent donnent des indications sur les conditions moyennes à venir (le climat), au surplus dépendantes de notre comportement à venir, et absolument pas sur les conditions particulières d’un jour donné en un endroit donné (la météo, le « temps qu’il fera »). A qui Allègre donne-t-il la réplique exactement ?
Ce qui gouverne l’évolution du système climatique sur des temps longs (le siècle ou le millénaire) n’est plus la variabilité de l’atmosphère, mais celle des océans et de la cryosphère. Dans n’importe quel système physique, quand on change d’échelle de temps ou d’espace, le déterminant le plus important de l’évolution future peut très bien changer. A ce moment, l’incertitude existante sur l’ancien déterminant majeur ne se reporte pas nécessairement sur le nouveau. Exemple : le déterminant majeur du climat planétaire à l’échelle de la centaine de milliers d’année est la modification des paramètres astrononomiques de la planète. Aucune incertitude sur le temps qu’il fera à Zanzibar dans un mois n’est susceptible de remettre cette conclusion en cause.
« Les météorologues (…) se sont transformés à partir des années 1980 en climatologues » (page 98). Allègre devrait savoir que le titre de « climatologue » est une invention de journaliste. Aucune des disciplines scientifiques mise à contribution pour tenter de nous éclairer sur les conditions que connaitra l’humanité dans 50 ou 100 ans ne porte le titre de « climatologie », et l’essentiel des contributeurs à cette étude du climat futur ne sont en rien d’anciens météorologues ! Ici aussi Allègre confond volontairement l’étude du temps court (la météo) et du temps long (le climat) au seul motif que dans les deux cas de figure on parle températures et précipitations : pas très brillant pour un esprit qui prétend l’être…
« Ainsi, si on modifie brutalement la teneur en CO2 de l’atmosphère, ce gaz modifiera le comportement de cette enveloppe gazeuse en des durées qui vont de 50 à 200 ans. » (page 95). C’est clair
? Ce gloubi-boulga signifie probablement que toute augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère perdurera pendant 50 à 200 ans avant que le surplus de CO2 ne commence à s’épurer, mais je ne suis pas sûr que tout lecteur profane comprendra facilement cela….
« La couche d’ozone est une couche chaude, chauffée par les UV, ces rayons ultra-violets chez lesquels le gradient thermique de l’atmosphère est inversé. » (page 34). C’est clair (bis)
? On découvre ainsi que les rayons ultraviolets possèdent un gradient thermique de l’atmosphère (!), et accessoirement que la couche d’ozone est chaude (or il n’existe pas de couche d’ozone, avec un début et une fin bien précise : il n’existe « que » une concentration en ozone qui croit avec l’altitude entre 10 et 25 km puis décroit ensuite, cette variation de la concentration dans l’air ayant effectivement un rôle majeur dans la température de l’air dans la stratosphère et par suite dans la structure verticale de l’atmosphère).
« On calcule alors ce que seraient les températures moyennes dans un siècle si on doublait au rythme actuel les teneurs en CO2 de l’atmosphère. Suivant le détail des modèles, on obtient entre 1 et 6 °C » (p 102). Aie aie aie ! Passe encore que « suivant les processus pris en compte » devienne « suivant le détail », passe encore que Allègre pense que c’est avec le même comportement des hommes que l’on a 1 ou 6° C d’augmentation, toute l’incertitude étant imputable aux outils peu fiables utilisés (ce qui est inexact) , mais « doubler le CO2 au rythme actuel dans un siècle », c’est quoi ?
« [Le 4è rapport du GIEC] resserre les prévisions sur l’évolution des températures majeures » (p. 119) Je connaissais les températures minimales, maximales, et moyennes, mais les températures « majeures », ca c’est nouveau comme aurait dit Coluche ! Quesseca ?
« Je doute que le gaz carbonique d’origine anthropique soit, dans un système aussi complexe que l’atmosphère, l’unique responsable du changement climatique. » (page 89). Encore un remarquable condensé de confusion en une seule phrase :
Le système climatique ne se réduit pas à l’atmosphère,
Dans cette phrase, « changement climatique » désigne le changement constaté au 20è siècle (pour lequel aucun scientifique compétent ne prétend que le CO2 d’origine humaine est seul en cause), ou bien celui qui nous attend au 21è si les émissions continuent sur leur lancée ?
Cette phrase laisse entendre, de manière implicite, que les scientifiques orthodoxes n’ont pas le moindre doute sur la part attribuable au CO2 – évidemment écrasante, sans appel – dans leurs analyses, qu’il s’agisse du passé ou de l’avenir. Si tel était le cas, pourquoi donc un chapitre entier du rapport du GIEC serait-il consacré à cette seule question ? (la part de l’homme dans les évolutions récentes).
« Vouloir s’opposer à la croissance et au progrès technologique, c’est engager la France dans le déclin et et la déterioration du niveau de vie des Français. » (page 51). Il est regrettable qu’Allègre, après avoir fustigé le manque de compétences en économie de l’homme qu’il vise à travers cet ouvrage, à savoir Nicolas Hulot (le livre d’Allègre comporte un plein chapitre sur Hulot et est vendu avec un bandeau titrant « Non, M. Hulot » sur la couverture – en gros c’est un livre qui se veut un « anti-pacte écologique ») propose en réponse un raisonnement aussi bancal. Il raisonne comme si le choix de la croissance ne dépendait que de la volonté des hommes : sûr que si c’était le cas, ca serait confortable ! Malheureusement, avec un système économique qui aujourd’hui ne sait croître qu’en consommant une fraction tout aussi croissante du capital naturel non renouvelable, n’importe quel collégien comprendra facilement que cela ne peut pas durer éternellement, et qu’à tout le moins se poser la question de la pérénité du système est légitime, et ne pas se la poser bien plus proche de l’erreur de raisonnement…
« Les prédictions du Club de Rome et des Cassandres Américaines ont, comme on le sait, été démenties par les faits ». Je serais volontiers tenté de conclure, au vu de cette affirmation (inexacte), qu’Allègre n’a pas lu ce fameux « rapport du Club de Rome », comme tous ceux qui l’invoquent à tort. En effet, rien de ce qui s’est passé durant les 35 années qui nous séparent de la publication de ce fameux rapport en 1972 ne peut en invalider les conclusions, puisque ces dernières concernent essentiellement le déroulement du 21è siècle. Il faut donc encore un peu de patience pour savoir si ce travail est pertinent ou pas ! Une autre citation de ce « rapport » page 62 renforce l’impression d’un commentaire fait sur la base du oui-dire et non de l’étude des faits si chère à M. Allègre : ce rapport est cité avec le titre français, au surplus erroné (« Halte à la croissance ! » ; le vrai titre de la traduction en français était « Halte à la croissance ? », et la différence de ponctuation n’est pas mince) et non avec le titre original en anglais, bien moins polémique (il s’agissait de « The limits to growth »), mais il est vrai qu’il est plus commode de tordre la réalité avant d’éructer : c’est plus facile. Bref Allègre fait exactement ce qu’il reproche avec raison à la presse en d’autres circonstances : avoir un avis caricatural sur un travail qu’il n’a pas étudié en profondeur.
« L’utilisation du pétrole est à peu près constante depuis 1975″ (page 132). Si pour Allègre une augmentation de 40% de quelque chose (la consommation annuelle de pétrole est passée de 2,7 à 3,8 milliards de tonnes par an entre 1975 et 2005) est du « à peu près constant », je vois mal ce qu’il reproche à tous ceux qui font des approximations !
« Quant aux énergies dites renouvelables, elles n’atteignent pas 1% [de la consommation mondiale] » (page 133). Sachant que le bois – qui sauf erreur de ma part est rangé dans la catégorie « renouvelables » – fait 10% à lui tout seul, y’a comme un bug…
« les réserves de charbon et de gaz sont considérables : aucun risque avant sans doute deux cents ans » (page 133). Voilà qui range tous les géologues pétroliers qui doutent de cette conclusion dans la catégorie des dangereux écologistes, car il n’est pas fréquent de rencontrer des ingénieurs de compagnies pétrolières pour affirmer la même chose qu’Allègre. De fait à peu près tous les représentants de cette profession que j’ai pu croiser mettent le plafonnement de la production pétrolière entre 2020 et 2030 au plus tard (et le président de Total, Thierry Desmarests, dit publiquement que cela se passera aux alentours de 2020, certains cadres de Total étant encore plus « pessimistes » : cela fait-il de lui un thuriféraire de fait de Hulot, pour reprendre une expression employée par Allègre ailleurs dans son bouquin ?). Les mêmes ingénieurs situent le pic de la production gazière 10 ans derrière environ, et celui de la production charbonnière pas très loin derrière 2050 au plus tard. Croyez qui vous voulez, mais que personne ayant cru Allègre ne vienne ensuite se plaindre de ne pas avoir eu les bonnes informations…
[Si le programme de Nicolas Hulot était appliqué tel quel en France], le niveau de vie de la France ressemblerait à ce qu’elle a connu au 19è siècle. » (page 49). Retour au 19è, rien que cela ! Je vais faire plaisir à M. Allègre, et parler faits et chiffres :
Au début du 19è siècle, l’espérance de vie à la naissance était de l’ordre de 30 ans à la campagne et 20 ans à la ville ; cette espérance de vie à la naissance était encore inférieure à 50 ans à la fin du 19è siècle. Est-ce vraiment cela que nous proposons dans le Pacte Ecologique (dont je fais partie des auteurs) : ramener l’espérance de vie à moins de 50 ans ?
Au 19è siècle, le taux de motorisation des Français était nul. En proposant de rouler moins et dans des voitures plus petites, proposons nous de ne plus rouler du tout ?
Au 19è siècle, la contraception n’existait pas, le droit de vote des femmes non plus, les congés payés pas plus, sans parler des médicaments et des chirurgiens réservés à une micro-fraction de la population. Proposons nous de rayer tout cela d’un trait de plume dans le Pacte Ecologique ?
Un bon conseil : lisez le Pacte et faites vous votre propre opinion ! Ce livre n’est certes pas sans défaut (il est volontairement restreint sur le nombre de propositions – c’était un choix délibéré pour que ce ne soit pas la presse qui fasse le tri à notre place parmi 140 propositions qui auraient tout couvert – et certains chapitres sont moins bons que d’autres, dont celui sur la recherche – j’ose le dire !) mais il tente de faire des propositions compatibles avec ce que la situation permet, et n’est en rien un long plaidoyer pour le retour au passé « qui était tellement mieux ».
« Le programme de Nicolas Hulot (…) est fondé sur trois postulats que je crois erronés : premièrement, la réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre (de trois quarts en dix ans), deuxièmement, le refus du nucléaire ou des centrales à charbon ou à pétrole, troisièmement le rejet des OGM ». (page 52). L’objectif de division des émissions par quatre en dix ans est à nouveau rappelé page 54, et Allègre indique implicitement au même endroit que votre serviteur prône la sortie du nucléaire aussi vite que possible. Allègre a raison de penser que ces postulats sont erronés, puisque… aucun d’entre eux n’est contenu dans le Pacte Ecologique ! Il n’y est pas question d’une diminution des émissions de CO2 de 75% en 10 ans, puisque l’objectif est celui, largement partagé (et inscrit dans la loi), d’une baisse de 75% en… 45 ans, ce qui n’est pas exactement pareil ; aucune proposition du pacte ne porte sur le nucléaire, dont l’usage ne saurait donc être « refusé » (et surtout pas par moi !) ; aucune proposition du pacte ne porte sur l’interdiction des OGM…
« Sur les 250.000 personnes travaillant dans le transport aérien et 1 million de personnes vivant de la voiture, il est facile de penser qu’au bas mot la moitié se retrouverait sans travail, soit 375.000 chômeurs supplémentaires. » (page 54). 1.250.000 divisé par 2 = 375.000, voici une conception révolutionnaire de l’arithmétique, mais peut-être que là aussi M. Allègre est contre la pensée unique ?
« En 2007, le GIEC vient de publier son quatrième rapport. Contrairement à la traduction qu’en ont donnée les media français, il est beaucoup plus modéré que les précédents. Il a abandonné la relation CO2/température des archives glaciaires. » (page 119). Je ne sais pas où Allègre est allé pêcher ces conclusions, car ce rapport n’est pas du tout plus modéré que les précédents (mon pari est qu’il a gentiment assimilé le rapport complet – 800 pages – qu’il n’a pas lu avec le vague communiqué de presse parlant du résumé pour décideurs – 20 pages résumant les 800, et que je ne garantirais même pas qu’il a lues). Le rapport 2007 du GIEC est au contraire plus affirmatif sur un certain nombre de points, et par ailleurs il « n’abandonne » aucune relation pour l’excellente raison que les éditions précédentes n’ont jamais affirmé que la variation de la teneur atmosphérique en CO2 précédait ou suivait la variation de la température planétaire au titre d’un mécanisme parfaitement élucidé…
Après avoir dit tout cela, et il en resterait à dire, on peut néanmoins souligner, dans le livre d’Allègre, quelques remarques frappées au coin du bon sens (mais est-ce un éclair de lucidité, ou un pur effet du hasard comme un dé qui « statistiquement » tombe sur le 6 une fois sur 6 ?), dont une qui offrira l’illusion d’un raisonnement sain au profane, parce que pour le coup elle rappelle une évidence qui saute aux yeux : la dénonciation parfaitement justifiée des émotions qui remplacent trop souvent les raisonnements chez les militants radicaux de la cause environnementale, et de l’inclinaison au catastrophisme qui est un peu trop présente chez certains journalistes (Crichton et Lomborg utilisent aussi cette observation pour réfuter abusivement les travaux scientifiques, en supposant implicitement que la science est « coupable » des bêtises qui sont proférées en son nom par des gens en-dehors du domaine).
Mais est-ce une raison pour faire exactement la même chose quand on se prétend scientifique, à savoir tout mélanger et prendre un malin plaisir à mentir au lecteur au lieu de l’aider à se clarifier les idées ? Ce serait risible si ce n’était honteux – honteux et immoral – que d’utiliser sa notoriété de scientifique (mais quand on lit ce livre on se demande vraiment comment elle a été acquise, sauf évidemment à ce que Allègre n’ait pas écrit une ligne de ce torchon) pour contribuer à ralentir la prise de conscience alors que le temps nous est compté.
Comment expliquer, au passage, que l’Académie des Sciences n’ait aucune procédure de sanction prévue quand un des membres revendique ouvertement son appartenance à cette institution pour pouvoir propager des âneries indignes d’un élève de lycée, sur un sujet qui engage fortement vos (futurs) enfants et les miens ? Comment qualifier le comportement d’un individu qui met autant d’entrain à mentir et concourt de ce fait à alourdir le fardeau futur qu’il n’aura pas à supporter, bel exemple d’altruisme pour quelqu’un qui est censé avoir servi le bien commun comme ministre ? Et tout cela simplement pour revenir sous la lumière des projecteurs… il n’y a vraiment pas de quoi être fier de vous, M. Allègre ! »
Pas étonnant que Courtillot se réclame d’un pareil bouffon.
Alerte Google Actualités : charbon propre
Energie : la Chine en appelle aux investisseurs étrangers
Enerzine – Paris,France
Pour « enrayer la dégradation écologique et réduire les émissions des pricipaux polluants », la Chine entend développer les technologies de « charbon propre » …
Alerte Google Web : charbon propre
Charbon propre
le charbon propre) en 2004. En l’espace de deux ans, le charbon a donc réussi à …… Le présent rapport intitulé Charbon propre : Mythe ou réalité a été …
Ceci est le texte de 2 alertes jointes reçues ce jour.
C’est la 3 ème fois en 3 semaines que la version new look du rapport Mocilnikar, Ladoucette et consorts est citée en bonne place comme une nouveauté. Fond bleu ciel pour faire plus clean, dessins et schémas aux couleurs vives pour faire rêver les technophiles de tous poils, rien n’y manque.
La première alerte donne la clé de l’offensive du lobby charbonnier. Il s’agit d’attirer les énormes capitaux engrangés par la Chine. Ne doutons pas que ces beaux Messieurs dont le standing est menacé, chercheront à transformer Lucenay et Cossaye en vitrine de promotion de leur usine à gaz.
Raison de plus pour ne pas nous endormir !
Le journal La Montagne du 01/10/2007 nous apprend que dans les métiers du bâtiment l’Allier compte 1600 offres d’emploi non pourvues.
Le JDC du17/12/2007 nous apprend, page 4 : « Economie- BAROMETRE DES ENTREPRISES
…73% des entreprises de la Nièvre pensent qu’il n’y aura ni hausse, ni baisse de leurs effectifs.
Une stabilité affirmée dans le commerce, avec 80% de chefs d’entreprises qui se prononcent en ce sens. L’emploi industriel et dans le bâtiment pourrait connaître une évolution plus favorable.
Les effectifs devraient être stables voire en hausse dans les moyennes et grandes entreprises : 29% et 20% de celles-ci envisagent d’accroître leurs effectifs… »
Sur l’ensemble de la région Bourgogne :
« Hausse des effectifs prévue :
Une légère hausse des effectifs est prévue : ils sont 23,5% à avoir constaté une hausse de leurs effectifs sur les six derniers mois et 21% à envisager une augmentation dans les six mois à venir. »
« La CCI de la Nièvre est associée à la collecte des opinions de chefs d’entreprises pour le baromètre Bourguignon…. »
Pour de l’information, c’est du « %% » sans doute 100% sous la pression du « lobbying pesant »
Vous ne saurez pas en chiffre :
Combien d’emplois ont été créés ?
Combien d’offres d’emploi non pourvues ?
Les formations sont-elle à la hauteur ?
Lorsqu’il s’agit du projet non durable « Usine à gaz », pas d’hésitation sur la publication du nombre d’emplois !
Tant que la réalité et l’imminence de la catastrophe climatique ne seront pas reconnues, que l’on ne cessera pas d’agir en feignant de les ignorer et que l’inadéquation voire l’imposture des solutions technologiques ne sera pas dénoncées, l’ouverture de la mine demeurera menaçante.
Or nous assistons à deux phénomènes inquiétants :
Le premier est la nouvelle offensive des négationnistes de l’effet de serre, les « antiwarmings », aux côtés desquels se rangent certains, qui, tout en l’admettant, en minimisent systématiquement la gravité, tel un célèbre chroniqueur qui condamnait violemment hier sur France Culture le « catastrophisme » du GIEC et celui d’Ale Gore. On peut se demander si l’exemple de certains de ses confrères d’outre-atlantique, à qui de tels propos ont rapporté 10 000 dollars par article, n’est pas suivi en France.
Le deuxième phénomène est la promotion quasi-publicitaire du « charbon propre » qui est l’exploitation perverse de la prise de conscience du changement climatique avec le dessein objectif de perpétuer les conditions économiques juteuses qui l’ont provoqué. Nos amis américains viennent de créer pour désigner semblable imposture le mot de « greenwashing ». né de la contraction des mots «green» (vert) et «whitewash» (blanchir). Il désigne une opération de relation publique consistant à «verdir» ou rendre écologiquement corrects un objet ou une activité en réalité incompatibles avec la défense de l’environnement, comme d’autres blanchissent de l’argent sale. C’est exactement ce que pratiquent George Bush depuis qu’il se dit écolo et nos lobbyistes du charbon.
INFORMATION :
Source: Lavoix eco.com – l’information économique du NORD-PAS-DE-CALAIS
Sidérurgie et Métallurgie
LA FIN DE CHARBONNAGES DE FRANCE (2/3)
J.-P. Kucheida : « CDF qui disparaît, c’est surtout la fin des grandes illusions »
samedi 29.12.2007, 05:50
1971 – 2007… trente-six ans de négociations avec CDF pour Jean-Pierre Kucheida!
Jean-Pierre Kucheida est président national de l’association des communes minières (ACM). Le député-maire de Liévin entretient des relations passionnées avec Charbonnages de France. À l’aube de 2008, il souhaite toujours placer CDF face à ses responsabilités.
- Que représente la fin de CDF pour les élus des communes minières ?
« C’est avant tout la fin d’une grande illusion. À sa création, en 1946, CDF a été décrit comme un outil extraordinaire qui allait relancer l’économie du pays tout entier. L’effet n’a pas profité à la région Nord – Pas-de-Calais, encore moins au bassin minier. Il n’a pas procuré le bonheur tant attendu. Il faut dire et répéter que Charbonnages de France a été conçu pour optimiser l’extraction du charbon, rien d’autre. L’homme était relégué au second plan. C’est mon principal reproche. »
- Quels exemples précis de dérives peut-on évoquer ?
« Durant les premières années de la « gouvernance » de Charbonnages de France, jamais le nombre de silicosés n’a été si important ! Les conditions d’hygiène et de sécurité étaient à peine prises en compte. Il fallait produire, toujours plus. Cette réalité n’a jamais été reconnue.
C’est une des raisons de la grande grève de 1948 et de celle de 1963. »
- Charbonnages de France était tout de même placé sous l’autorité de l’État, avec tout ce que cela implique comme règles à respecter.
« Les seuls efforts consentis par CDF l’ont été sous la contrainte des mineurs. De Gaulle avait mesuré les conséquences des grèves de 1948 il ne voulait pas qu’elles se reproduisent. Mais les concessions étaient minimes. Pourtant, dès l’origine, CDF aurait dû s’acquitter chaque année de la « redevance des mines », dévolue aux communes minières. Entre 1946 et 1974, les sommes n’ont jamais été versées. On pourrait comparer cet impôt à la taxe professionnelle actuelle. Cet argent devait servir aux collectivités pour faire face à toutes sortes de dépenses : l’assainissement en particulier, la gestion de l’eau potable, etc. »
- Quelles sont les conséquences aujourd’hui de cet « oubli » ?
« CDF est responsable notamment de la pollution de l’eau dans le bassin minier, donc de son traitement spécifique qui coûte très cher. Nous continuons à réclamer justice. On devrait également revenir sur les tentatives de sorties bâclées de concessions minières ou l’oubli de l’entretien de l’habitat. Durant trente ans, aucune mise aux normes n’a été effectuée. C’est l’État finalement qui a pris le relais alors qu’à la fin des années 60, CDF gagnait beaucoup d’argent. »
- Charbonnages de France pourtant, c’est l’État ?
« CDF, c’est le bébé du ministère des Finances, un État dans l’État qui a toujours tout fait pour se désengager au maximum, quel que soit le ministre en place. Concernant le logement minier, les hauts fonctionnaires de Bercy ne souhaitaient qu’une chose en 2001, vendre le patrimoine des 70 000 maisons à une société privée, la SNI (Société nationale immobilière). L’ACM, Daniel Percheron à la Région mais aussi Roland Huguet pour le Pas-de-Calais, ont évité cette catastrophe de justesse. En 2002. Les élus ont récupéré la gestion du tout. Un prêt de 450 ME a été consenti, remboursable en 2012. Je peux vous dire que tout va bien et que les échéances seront respectées. L’ensemble du programme de rénovation du logement minier sera terminé et CDF n’a rien à voir là-dedans, rien. »
- Quel rôle a joué CDF dans la reconversion économique du bassin minier ?
« C’est François Mitterrand qui a pris les choses en main en 1981, pas Charbonnages de France. Il a doté FINORPA d’un budget annuel de 100 ME réservé pour la création d’entreprises. Les mêmes dispositions ont été prises pour le FIBM (Fonds d’industrialisation du Bassin minier) afin d’aménager plus de zones d’activités. Une réflexion sur le logement avait débuté, sans aboutir immédiatement. La bataille financière avec Bercy avait été terrible. « Ils » ne voulaient rien lâcher. C’était comme ça depuis le début. » •
YVES PORTELLI
Quel rôle pour l’association des communes minières ?
L’association des communes minières (ACM) fédère, notamment, les collectivités concernées par l’extraction charbonnière dans le Nord – Pas-de-Calais. Depuis 1988, elle a pris une part importante dans toutes les négociations.
C’est en 1988 que Jean-Pierre Kucheida décide de sortir l’ACM de l’association des maires de France dans laquelle elle végétait. Immédiatement, elle se pose en protectrice des collectivités du bassin minier et multiplie les interventions, notamment pour assurer le suivi des crédits GIRZOM. Sa première grande victoire date de 1994 lorsque le tribunal administratif annule une première proposition de CDF de sortie de concession minière, à Aniche, jugée trop contraignante pour les communes.
Autre fait d’armes, en 2005, la négociation du code minier à l’Assemblée nationale. Les élus de l’ACM (gauche – droite confondues) arrivent à fléchir un règlement où c’était au plaignant de prouver qu’il avait raison.
Dans la nouvelle donne, c’est à Charbonnages de France d’apporter les preuves de son innocence. L’ACM qui continuera son action après le 1e r janvier 2008. • Y. P.
· M. Jean-Pierre Kucheida
· Né le 24 février 1943 à Liévin (Pas-de-Calais)
Circonscription d’élection : Pas-de-Calais (12ème)
Groupe politique : Socialiste
INFORMATION :
Source Lavoix eco.com – l’information économique du NORD-PAS-DE-CALAIS
COMBAT
Le Vieux-Bruay ne veut pas payer les pots cassés de son passé minier
samedi 29.12.2007, 05:50
Les riverains inquiets du Vieux-Bruay ont pu consulter à plusieurs reprises, en mairie, l’emprise foncière assujettie au PPRI.
Il y a quatorze mois, la ville de Bruay-La Buissière et l’association de riverains de son quartier historique assignaient Charbonnages de France (CDF) devant le tribunal administratif. Le Vieux-Bruay et son maire contestent un Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) contraignant. À leurs yeux, si Bruay fait aujourd’hui figure de tache rouge sur l’atlas des zones inondables, c’est à l’héritage de l’exploitation minière qu’elle le doit…
1920. Les gueules noires turbinent à tout-va à Bruay, à un point tel que les exploitants miniers décident de dévier le cours de la Lawe, cette rivière qui traverse la ville. Situation inédite, le quartier du Vieux-Bruay se retrouve alors dans une cuvette, dominé par les berges du cours d’eau surélevé à coups de tonnes de schistes… cinq ans plus tard, après un violent orage, une digue cède et le quartier tout entier se retrouve les pieds dans l’eau.
Cet épisode aurait sans doute pu rester cantonné aux pages d’histoire locale, s’il n’avait pas conduit la ville, près d’un siècle plus tard, à s’engager, contre CDF, aux côtés de l’association de riverains du Vieux-Bruay.
« En 2003, le préfet a décidé de placer le Vieux-Bruay en zone inondable via un PPRI anticipé, résume le maire Alain Wacheux. S’il est officialisé, plus aucun permis de construire ne pourra être déposé sur le quartier.
Problème, ce plan n’est pas fondé sur le lieu d’implantation du Vieux-Bruay mais repose uniquement sur un événement dû au détournement minier de la Lawe.
L’État doit donc aujourd’hui assumer ce passif minier… » Pour les riverains du quartier concerné, la pilule est dure à avaler. « Entériné, ce PPRI conduirait à une baisse de 30 % de la valeur de nos maisons, confie Nicole Dzieszynski, présidente de l’association Le Vieux-Bruay défend son patrimoine. Il nous interdirait de réaliser chez nous le moindre aménagement. Nous serions aussi dans l’obligation de faire des travaux d’étanchéité, de rehausser nos chaudières et d’aménager un refuge à l’étage de nos habitations ! Tout ça à nos frais ! » Épaulé par le cabinet d’avocats connu pour avoir fait capoter le projet d’agrandissement du stade Grimonprez-Joris, élus et riverains jouent aujourd’hui leur va-tout en demandant la requalification du fameux PPRI en PPRM (risques miniers).
Ce dernier ouvrirait alors droit à des compensations financières pour les habitants, et conduirait l’État à devoir assumer les frais d’entretien des berges de la Lawe. Pour l’heure, on en est loin.
ARNAUD DÉTHÉE
Commentaire :
« …Les exploitants miniers décident de dévier le cours de la Lawe, cette rivière qui traverse la ville. »
Faut-il rappeler que le projet de la SEREN prévoit de dévier le cour de la rivière.
Bonjour les dégâts !
A propos du Canard %% – %%
Le sondage du blog donnait aujourd’hui à 19h18
A la question
Faut-il rouvrir des mines de charbon
NON=3508 (85%)
OUI=616 (15%)
Souvenez-vous le gros titre quand le résultat était 51% / 49% « .. à la limite… »
Actuellement, silence, pas de publication le « LOBBYING PESANT » veille…
Il y a longtemps que la limite de la manipulation est dépassée !
Nous sommes maintenant en pleine intoxication…
Même Mr. François Hollande ne sait pas de quelle coté vient la fumée !(voir ses deux lettres sur le site de l’ADSN)
Va t-on continuer à suivre les signaux de fumée des (quelques) indiens du comité « charbon propre » qui veulent nous faire croire que demain en stockant le CO2 sous nos pieds, nos enfants pourront dormir tranquille et ne pas connaître le chômage.
En attendant, à partir du 02/01/2008 on ne fume plus dans les lieux public.
Mais, peut-être après demain… l’autorisation sera donnée de vous enfumée…. à domicile…
Au fait, l’information du point annonçant l’abandon du projet par le Mozart de la finance est-elle un coup d’épée dans le charbon ou un signaux de fumée pour laisser le champ libre a VALORCA (la taupe propre… ???)
A quand la fin « des grandes illusions » ?
Mes « camarades » sont-il à ce point en manque d’arguments pour s’exprimer si peu sur les blogs consacrés à ce sujet…
LE THÈME CENTRAL DE CE BULLETIN: L’INDUSTRIE MINIÈRE
A LIRE
Cliquez sur le lien suivant.
http://209.85.129.104/search?q=cache:0PxOxF8Uf_8J:www.wrm.org.uy/bulletinfr/71/index.rtf+riviere+la+law+devi%C3%A9+pour+l%27exploitation+de+la+la+mine,+cons%C3%A9quences&hl=fr&ct=clnk&cd=18&gl=fr
les impacts physiques, la tenue des terrains
Un exemple fructueux
de développement
non durable :
le bassin minier
Nord-Pas-de-Calais
Le temps géologique
n’est pas le temps humain :
conséquences.
par Francis Meilliez
Université des sciences
et technologies de Lille -
UFR des sciences de la Terre
A LIRE
Cliquez sur le lien suivant
http://www.annales.org/re/1998/re10-98/meilliez053-060.pdf
Voici quelques extraits de l’ouvrage du Professeur James Lovelock. : La Revanche de Gaïa. Curieusement ce livre publié en mars dernier est déjà introuvable. Le lobby du charbon y serait-il pour quelque chose ?
« Même si nous cessions immédiatement d’accaparer les terres et l’eau pour la production alimentaire et énergétique, même si nous cessions de polluer l’air, il faudrait à la Terre plus de mille ans pour se remettre des dommages que nous lui avons déjà infligés. Il se peut aussi qu’il soit trop tard pour que cette mesure drastique nous sauve.
Le système terre est pris dans un cercle vicieux de rétroactions positives, d’où l’extrême gravité et l’urgence du problème. Toute élévation de température – qu’elle provienne des gaz à effet de serre, de la disparition de la glace arctique et de la modification de la structure des océans, ou de la destruction de la forêt tropicale – est amplifiée et ses effets sont exponentiels. C’est un peu comme si nous avions allumé un feu pour nous réchauffer, sans remarquer, occupés par l’approvisionnement en combustible que le feu échappe à notre contrôle et que le meubles s’embrasent.
Jusqu’ici notre réaction ressemble à la tentative d’apaisement qui a précédé la seconde guerre mondiale. Les accords de Kyoto rappellent étrangement ceux de Munich : les gouvernements veulent montrer qu’ils agissent, mais, en réalité, ils cherchent à gagner du temps.
Le gros problème posé par la séquestration du CO2 tient à l’énormité de son volume et au choix d’un lieu de stockage… La stabilité du stockage n’est pas prouvée ni son étanchéité. La topographie risquerait de rendre ces fuites mortelles comme l’a montré une catastrophe naturelle survenue il y a quelques années au Cameroun. On parle inconsidérément d’enfouir le CO2, mais on ne semble guère mesurer la difficulté de la tâche. Comment faire face mondialement à ses innombrables sources ? Où mettre ces montagnes que nous produisons chaque année. La production annuelle mondiale de CO2 atteint 27 millions de tonnes. Si on le congelait en dioxyde de carbone solide à – 80 °, il formerait une montagne de 1500 Kms de haut et de 20 Kms de circonférence. Une vingtaine d’années sont nécessaires pour que nous réussissions techniquement à séquestrer une telle quantité de CO2 et il faut entre 20 et 40 ans pour qu’une nouvelle technologie se diffuse.
Je suis un Vert et on me considère comme tel, mais je suis avant tout un scientifique ; c’est pourquoi je conjure mes amis écologistes de renoncer à leur conviction naïve : le développement durable et les énergies renouvelables ne constituent pas un remède. Je les conjure aussi d’ouvrir les yeux plutôt que de s’opposer aveuglément à l’énergie nucléaire et de dénoncer (à tort) ses dangers. Cette source d’énergie est suffisamment sûre et fiable pour représenter une menace insignifiante face aux vagues de chaleur et à l’élévation du niveau de la mer qui mettent en péril toutes les villes côtières de la planète. On comprend aisément pourquoi les Verts se montrent si opposés à l’énergie nucléaire ; ils sont souvent le fruit de l’union entre l’écologie et la campagne pour le désarmement nucléaire… Mais c’était là un péril propre au XX ème siècle. Celui qui nous guette est bien plus terrible : le retour d’une nouvelle période chaude. Ironie de l’histoire, s’il se produit, le plaidoyer antinucléaire l’aura hâté. Notre objectif devrait être d’interrompre aussi vite que possible l’usage des combustibles fossiles… Il nous faut recourir immédiatement à des sources d’énergie qui n’émettent pas de CO2. a cet égard la fission de l’atome n’a pas de concurrent sérieux.
D’après une étude suisse le nucléaire est quarante fois plus sûr que la combustion du charbon. Comment se fait-il que ceux qui ont passé leur vie à travailler dans des centrales nucléaires vivent plus vieux que la moyenne des gens et bien plus longtemps que les mineurs ? »
Energies, le magazine de la ville
Environnement
Les communes face à l’après-mine
Claude Durand
Sercom
Publié le jeudi 19 octobre 2006
Modifié le jeudi 26 octobre 2006
Les communes membres de l’Association des Communes Minières de France (ACOM) se sont réunies à Pau pour faire le point sur leur situation après la fermeture des bassins miniers.
Des situations contrastées selon les formes d’exploitations et la nature du minerai exploité
(charbon, fer, potasse, uranium), avec pour toutes le même vécu d’un État qui cherche à se désengager au plus vite.
EXTRAIT :
Philippe Brun est maire de Susville, commune de l’Isère de 1500 habitants. Dans sa commune les HBCM ont exploité le charbon, géré une centrale qui ensuite a été désaffectée, laissant à la
commune une friche industrielle et un sol gravement pollué. Depuis la ville se bat contre Charbonnages de France et l’État pour obtenir la dépollution du site.
« Une nouvelle manière de penser est nécessaire si l’humanité veut survivre »
A Einstein
France INFO-01/01/2008
Cliquez sur le lien suivant:
http://www.france-info.com/spip.php?article58569&theme=9&sous_theme=23
Sur le site, écoutez
1) Le dossier est loin d’être refermé… Cyril Destraque (0’54″)
La fin de Charbonnages de France laisse un goût amer dans une cinquantaine de communes de la Moselle — pas parce que l’emploi a disparu, mais à cause des affaissements miniers. Quelque 500 familles ont vu leur maison endommagée…
2) Reportage à Rosbruck, où près d’un quart des habitations sont détruites – Mohand Chibani (1’56″)
Informations que vous ne verrez sans doute pas dans la presse locale !
En attendant, bonne année à tous.
Merci de vous exprimer pour faire avancer la « vérité qui dérange »
Merci à Monsieur Vénuat et au Docteur Escaravage ainsi qu’au Président de l’ADSN et aux membres du bureau pour leur détermination et leur continuité dans l’action et la recherche d’informations qui permettront, espérons-le, une prise de conscience collective des dangers inhérents à ce projet de mine de charbon.
Meilleurs voeux à tous.
La schysophrénie fatale :
Hier au « vingt heures » le présentateur se félicitait de l’installation de systèmes de chauffage en terrasses des cafés, destinés aux fumeurs. Etait aussi annoncé le boum des commandes de 4X4, de grosses cylindrées et de voitures sportives.
Suivait sans transition sur Arte une émission sur la catastrophe climatique en cours en Antarctique et sa signification tragique pour l’avenir proche de la planète Terre.
Si, comme le considère James Lovelock, cette planète se comporte comme un organisme vivant, n’a-t-elle pas toutes les raisons de programmer l’élimination d’une espèce aussi stupide et nocive que la nôtre.
Le JDC du jour
MUNICIPALES
Les éoliennes au cœur de la campagne à Varzy
Demain peut-être
Le charbon s’invite au cœur de la campagne à Lucenay-Cossaye !
Il me paraît indispensable que les candidats aient une position claire sur ce sujet, il en va de leur crédibilité !
« L’occidental authentique, c’est celui qui frétille à l’évocation du progrès scientifique et technique, qui se réjouit de toutes les innovations commerciales et industrielles, qui sent monter en lui des bouffées de désir lorsqu’on lui parle d’un procédé nouveau, d’une machine nouvelle, d’un gadget nouveau ». (Pierre Thuillier).
Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, ce qu’à Dieu ne plaise, vous êtes pour la mine, pour la centrale, pour la séquestration du CO2, imposture que les « coal lovers » nous présentent à grand renfort de beaux dessins comme une solution miracle. Vous êtes semblables à ces touristes qui cet automne, sur la lagune de Venise, n’eurent pas un seul regard pour un magnifique héron blanc lissant ses plumes et fondirent d’admiration devant une drague monstrueuse.
Tout à fait d’accord sur la proposition de Comcontre. Un engagement écrit de chaque candidat serait souhaitable.
· Endesa France concrétise son projet de croissance et confirme son ambition sur le marché électrique français.
édité le 02/01/2008
· Le 28 novembre, sur le site de la centrale Emile Huchet à Saint-Avold (Lorraine), Endesa France pose la 1ère pierre de ses deux premiers cycles combinés gaz en présence de Monsieur le Préfet, Bernard Niquet, Monsieur le Président du Conseil Général et Sénateur de Moselle, Philippe Leroy, Monsieur le Député-Maire de Saint-Avold, André Wojciechowski, Jesus Olmos, Directeur Général Endesa Europa et Directeur Général du
Développement d’Endesa, André Sainjon, Président du Conseil
d’Administration d’Endesa France, Alberto Martin Rivals, Directeur général d’Endesa France et de nombreuses personnalités nationales et locales.
Ce groupe de 860 MW augmentera de 30 % la capacité installée de la compagnie.
Il concrétise son grand projet de croissance et prouve sa détermination à contribuer à la sécurité de la fourniture électrique en France.
“Aujourd’hui est un grand jour pour notre entreprise” a souligné Alberto Martin Rivals, Directeur Général d’Endesa France, “Nous fêtons le 1er projet de nouvelles capacités de production thermique de notre compagnie en 20 ans et son entrée dans une nouvelle source d’énergie prometteuse : le gaz naturel.”
Conscient des besoins du système électrique français, estimés par RTE à 1,6 GW à l’été 2008 et à 7,3 GW à l’horizon 2015, et fort de sa longue tradition d’énergéticien initiée il y a 60 ans sur le site d’Emile Huchet même avec les Charbonnages de France, Endesa France inaugure aujourd’hui le chapitre stratégique de son plan industriel. Il privilégie les technologies à faibles
émissions avec la construction de plus de 2 500 MW de cycles combinés gaz à l’horizon 2010 sur les sites de ses 4 centrales à charbon historiques (Emile Huchet, Hornaing, Lucy et Provence), ainsi que sur un nouveau site à Lacq.
Il mise aussi sur les technologies “zéro émission” avec 200 MW minimum d’éolien, dont 105 MW déjà en construction ou en projet et une centrale à charbon propre “zéro émission” de 700 MW au Havre.
Origine : Communiqué ENDESA
MUNICIPALES
Pour la Commune de COSSAYE, il y a déja une équipe dont la position devra être sans équivoque : avec ses sympathisants PC, dirigeant du CHARBON PROPRE et l’opinion affichée de plusieurs de ses membres, la liste de M. ASTIER sera pour la mine et devra assumer devant les électeurs.
Bonne Année à tous.
Si j’ai bien compris mes « camarades » fervents partisans du « charbon propre » se présentent aux municipales à Cossaye.
Il devront afficher clairement le menu
J’ai bien peur qu’a sa lecture ce soit l’indigestion…voir la gastro…
Demandez le programme !
Pinçons-nous bien fort pour savoir si nous existons vraiment ou si l’ADSN est une association pédophile ou une secte qui fait honte à tel point que la « Revue Municipale » de Lucenay n’ose même en faire mention.
« Le coût de la protection du milieu naturel est beaucoup plus faible que le coût de sa reconstitution .La défense de la nature est rentable pour la nation »
Philippe St Marc / Socialisation de la Nature
EDF, ENDESA, POWEO etc. ont un point commun : l’affirmation que la courbe de la consommation énergétique ne saurait que croître. Ces sociétés justifient ainsi la construction de centrales supplémentaires. Or nos besoins en énergie sont abusivement gonflés par un gaspillage colossal. Il n’est que de constater la chaleur régnant dans les locaux administratifs, dans les grandes surfaces qui agrémentent leurs accès de souffleries d’air chaud totalement superflues, dans tous les commerces dont les portes demeurent grandes ouvertes au cœur de l’hiver. J’ai déjà signalé le scandale des terrasses chauffées. Rien ne justifie que les illuminations de fin d’année durent au moins un mois et demi…etc… Les abus sont innombrables dont la correction suffirait à rendre inutile l’édification de toutes les nouvelles centrales thermiques entre autres celle qui nous menace.
Source l’express
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Des scientifiques mettent en garde contre les centrales à charbon
Le charbon émet trop de dioxyde de carbone. C’est ainsi que des scientifiques de renom veulent sensibiliser aux dangers que représentent les centrales à charbon pour l’environnement.
Dans un article publié dans le journal britannique «The Independent», le Pr américain James Hansen, a souligné les dangers que représentent les centrales à charbon pour la planète.
Continuer à investir dans des centrales à charbon aura des effets irrémédiables sur le réchauffement climatique. Telle est la mise en garde d’éminents scientifiques internationaux, lors de la récente conférence de Bali sur le réchauffement climatique à laquelle Maurice avait participé. Ces scientifiques, qualifiés par la presse comme des gourous en matière d’environnement et de réchauffement climatique, ont fait remarquer que le charbon est le fossile combustible le plus impur qui existe. Il émet trop de dioxyde de carbone.
Parmi les scientifiques qui ont mis en garde contre ces centrales figure le Pr américain James Hansen. Directeur du NASA Goddard Institute for Space Studies, il est le premier scientifique à avoir déclenché l’alerte sur le réchauffement climatique il y a 20 ans.
«On ne va pas faire tout ce que les Européens et les autres vont dire en matière énergétique», réagit Patrick Assirvaden, président du conseil d’administration du Central Electricity Board (CEB), sollicité pour un commentaire à ce sujet.
Le CEB est en fait en négociation avec CT Power pour un projet de centrale à charbon à Maurice. «CT Power et ceux qui investissent dans de telles centrales doivent s’assurer que leur projet est environment friendly. Car investir dans l’énergie renouvelable est très coûteux», ajoute le directeur du CEB.
«There is no clean coal» Dans un article publié dans l’édition du 17 décembre 2007 du journal britannique The Independent, le Pr Hansen fait valoir qu’il faut investir dans l’énergie propre. Dans des cas tels que celui des centrales à charbon, il recommande que le dioxyde de carbone soit emprisonné par un procédé technique et les cendres enfouies dans le sol. Mais il fait ressortir qu’il est difficile d’évaluer les risques qui pourraient en découler. «There is no clean coal. The technology is still decades away», explique-t-il.
Le Pr Hansen estime qu’à ce jour, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Allemagne sont le trio de tête dans le monde en termes de pollution de l’atmosphère avec des centrales à charbon. Il dit avoir envoyé une lettre au Premier ministre britannique Gordon Brown pour lui demander de cesser tout de suite son plan d’investissement dans de nouvelles centrales à charbon, soit pour les huit années à venir.
L’action du Pr Hansen vise à mener une campagne internationale pour que deux autres gros producteurs d’énergie électrique avec du charbon, notamment l’Inde et la Chine, se joignent à la table des négociations. Ces deux pays ouvrent presque chaque mois une douzaine de centrales à charbon.
A Maurice, outre CT Power, la centrale à charbon de St-Aubin est aussi polluante même si elle ne produit pas autant d’électricité que les géants européens, chinois et indiens.
Suresh Boodhoo, directeur de la station météorologique de Vacoas, estime qu’investir dans la technologie propre est coûteux. Mais il ajoute que s’il faut le faire pour éviter des catastrophes liées au réchauffement climatique comme les inondations, sécheresse, cyclones intenses, températures extrêmes et disparition d’insectes et d’animaux sur la planète, il faut le faire «pour l’avenir même de la planète et de nos enfants».
Prem Saddul, géomorphologue qui s’intéresse de près aux problèmes liés au réchauffement climatique, est du même avis que le Pr Hansen. Il met en garde contre les centrales à charbon qui sont, affirme-t-il, un véritable danger non seulement pour la pollution atmosphérique mais aussi pour l’océan. «Les cendres sont aussi polluantes que les fumées déversées dans l’atmosphère», souligne-t-il.
«N’entrons pas dans leur piège car, eux, ils ont le nucléaire et, nous, avec nos moyens limités que pouvons-nous faire de mieux pour notre énergie ?», lâche cependant un haut responsable du gouvernement, en faisant référence aux grandes puissances.
Bernard SAMINADEN
JF HENIN A NOUVEAU DEVANT LA JUSTICE !!!
Article paru ce jour sur le JDC :
MARLAND jugé pour abus de biens sociaux.
L’homme d’affaires, François MARLAND, informateur des autorités américaines dans l’affaire EXCECUTIVE LIFE, lié à la gestion de l’ex CREDIT LYONNAIS, doit répondre d’abus de biens sociaux à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de PARIS. Il doit comparaître avec sept autres personnes, dont JF HENIN l’ancien patron d’ALTUS FINANCE, qui avait monté le rachat frauduleux de l’assureur californien EXCECUTIVE LIFE par un groupe d’investisseurs français.
A quand le rachat frauduleux de la mine de COSSAYE LUCENAY ?
MINE,MINE,MINE … étonnante source d’inspiration.
Pour se détendre un peu, petite info « culturelle »:
La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla rend un hommage au monde de la mine : spectacle de danse à MONTCEAU-LES-MINES le 11 Janvier. « C’est une allégorie de la condition de l’homme aliéné dans l’univers oppressant de l’usine où le corps se fait machine. Le travail au fond de la mine reste gravé dans le corps, ces corps noircis dans la pénombre… membres brisés par l’effort, gestes automatisés ont servi de guides à la chorégraphe ».
Quel programme !!!M. Hénin, si vous en avez le temps, allez voir ce spectacle (le collectif Charbon Propre aussi ..)
Donc, retenez-bien : Hommage au monde la Mine.
EXCECUTIVE LIFE
MARLAND jugé pour abus de biens sociaux.
Article du JDC de ce jour qui mériterait un gros titre en 1ere page
Ne rêvons pas SEREN et VALORCA mènent toujours la « danse »…
Du scalp autour de nos têtes…avec la chorégraphie du « LOBBYING PESANT » et la participation des danseurs et danseuses du « collectif charbon propre »assistés par nos élus locaux qui assurent aussi la promotion du spectacle son et lumière (fond noire)
A quand la fin du bal ?
Attention on ne fume pas dans la salle!
« A l’Ouest comme à l’ Est, c’est la même marche, le même système visant à l’augmentation des « moyens de faire » où l’on voit se réaliser la vocation de l’homme. Ce phénomène a l’ampleur d’une loi de la nature .L’amplification des moyens de faire est la passion dominante de notre société à laquelle toute sensibilité ainsi que l’environnement sont sacrifiés. Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l’épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu’elle est aveugle à ce qu’elle détruit et myope à l’égard du monde qu’elle risque de faire »
Bertrand de Jouvenel , 1972 , membre du Club de Rome
Ecrit ce matin dans le Figaro:
« Le prix du pétrole dope les ventes de charbon
Contrairement à une opinion de bon sens largement répandue, il n’est pas certain que les prix élevés du pétrole contribuent de facto à résoudre les problèmes environnementaux. Le risque est en effet que cela encourage le recours à des énergies plus polluantes comme le charbon, notamment en Chine. L’Agence internationale pour l’énergie, qui regroupe les pays de l’OCDE, est pessimiste à cet égard : elle estime, dans son dernier rapport annuel, qu’à l’horizon 2030, la consommation de charbon augmentera trois fois plus par an que l’utilisation d’énergie nucléaire. »
Il ne doit pas y avoir que les Chinois à être intéressés…
Au-delà de la Chine et des Etats-Unis, Decize: Jd C du 9/1/2008
Testament d’André Vallet, « futur ancien maire » à son « potentiel » successeur Dr Alain Lassus, à l’occasion des voeux : description des grands chantiers à venir, avec entre autres :
…meilleure cohésion du Sud-Nivernais : Tourisme et Environnement peuvent être les ciments de cette action de territoire…
… Développement économique : soutien à l’exploitation du charbon de Lucenay : … loin des positions pour le moins tiédasses de la majorité des autres élus, il faut tout faire pour que le charbon de Lucenay-les-Aix constitue une relance économique, dès que les solutions permettront la capture du C02. L’exploitation de cette ressource est une vraie chance pour l’avenir du Sud-Nivernais et elle est inéluctable dans un temps plus ou moins long … » fin ce citation.
1/ Comment concilier Tourisme Environnement et Charbon ?
A vous de jouer M. Lassus !!!!
2/ Les autres « tiédasses » élus : vous pensez quoi de tout cela ?
3/ Nous espérons vivement que vous allez développer tout cela dans vos programmes électoraux.
A vous lire.
Bon commentaire de Mme Eliane.
Continuons :
Le JDC du jour
Bravo M. Vallet maire sortant de Decize (ancien vétérinaire) !
Dés que l’on a la solution pour la capture du CO2 , plus de chômage !
Vive la mine et la centrale.
L’hôpital de Decize est sauvé !
A croire que le projet n’apporte pas d’autres pollution !
Que devient le radon ?
La pollution des eaux, de l’air ? etc. etc.
« La ville doit penser ses propres investissements en terme de retours… »… « une culture du résultat »
Tant pis pour nos enfants qui, eux auront le « résultat »(aléas que connaissent aujourd’hui les anciens pays miniers)
M. Lassus (médecin) candidat à sa succession partage on le sait la même idée que M. Vallet
Belle perspective pour les autres élus et candidats a « positions pour le moins tiédasses… »
Hypothèse de travail (à creuser..) pour le prochain conseil :
Le CO2 capté peut être stocker dans les anciennes mines de La Machine, les canalisations doivent traverser Decize, débat sur les risques au conseil municipal…..
Un sujet à développer dans les programmes électoraux des communes concernés !
Que devient le « lobbying pesant » ?
Nous manquons d’information sur ce sujet !
Les découvertes scientifiques engendrent l’innovation technologique; puis le monde économique s’en empare et, pressé par les intérêts financiers, «pousse les feux» de sorte que la société est sommé d’accepter le progrès, de se transformer, de se «moderniser» sans relâche. Quels sont les risques, pour l’homme, de ces bouleversements qu’il n’a pas choisis et qu’on lui impose «d’en haut»?
Jean-Marie Pelt / Plantes et aliments transgéniques
Les membres de la Faculté des Sciences de Decize doivent trouver d’urgence un site où séquestrer leurs âneries.
Il faut reconnaître à leur décharge qu’ils semblent n’avoir pour références que les mensonges d’une certaine presse au service du lobby du charbon .
Soucieux de leur apporter une documentation plus respectable, je leur conseille de lire ceci :
Extraits d’un article de Laurence Tubiana : (Laurence Tubiana est directrice de la chaire de développement durable de Sciences-Po. Hubert Kieken Hubert Kieken est chargé du programme « Changement climatique » de l’IDDRI).
« La science du climat ne fait donc plus débat : le changement climatique présente des risques sérieux à l’échelle de la planète. Pour en limiter les conséquences, les experts du climat estiment qu’il faut stabiliser la concentration de CO2 à 400 ppm maximum, ce qui correspond à un réchauffement planétaire de +2 °C environ. Cet objectif a été adopté par l’Union européenne. Au rythme de changement actuel, le seuil de 400 ppm de CO2 sera franchi dans une dizaine d’années.
Le potentiel de stockage de la séquestration géologique est fortement limité en raison d’une inadéquation entre sources deCO2 et lieux de stockage possible. Ainsi, les dix huit pays principaux émetteurs de CO2 dans le monde ne pourraient stocker que 126 Gt de CO2, évitant seulement 16 % de leurs émissions d’origine électrique cumulées entre 2000 et 2050 … Si la capture du carbone peut constituer un volet non négligeable des politiques de précaution face à l’effet de serre, elle n’apporte qu’une solution partielle, différée et mal répartie sur l’ensemble de la planète. Les réductions d’émissions nettes qu’elles permettent ne sont significatives qu’au-delà de 2030 ou 2050, voire plus ».
Ils peuvent aussi se reporter au rapport de l’Académies des Sciences « Energie 2007 2050 : Les Choix et le Pièges », qui exprime les mêmes évidences et attendre patiemment 2050.
« La révolution écologique commencera vraiment
quand chacun d’entre nous comprendra
qu’il y a d’autres façons d’être riche »
Jean-Charles Hourcade,
l’un des principaux auteurs du rapport du GIEC (IPCC)
Le jdc du 12/01/2008
Municipales
Canton de Dornes
« Sur des charbons ardents »
Tout et son contraire
1) Cossaye
-Liste Robert Astier
« La position de notre liste dans laquelle il y a des partisans et des opposants au projet de mine, c’est qu’il faut faire une commission spécifique, avec toutes les sensibilités, pour réunir toutes les informations nécessaires » explique Robert Astier, qui fait partie des animateurs de cette équipe. « Mais actuellement, nous sommes ni pour, ni contre. »
Comprenne qui pourra, pour ceux qui connaissent la composition de la liste la pilule est un peu dure à avaler !
-Concernant la liste menée par les six conseillers sortants, la position contre la mine est claire.
-Liste Meunier, « évidemment, qui sera le reflet de la population de Lucenay. »(Il y a la sans doute une coquille)
2) Lucenay-Les-Aix
-Robert Tuloup arrête
Qui aurait mieux fait ?
-Liste Christian Dubuis
« Notre position est la défense et la protection de la commune » plaide christian Dubuis
Faut-il en penser que jusqu’à présent la commune a été mal défendu et mal protégée !
« Mais il faut déjà connaître mieux les projets et attendre la décision de l’Etat. Mais dans le contexte actuel, qui est pour l’ouverture d’une mine de charbon ? »
En fait, c’est ce que la plupart des électeurs voudraient bien savoir !
-Jean Pierre Fréty est plus nuancé.
« On ne peut pas être pour ou contre. Il faut discuter et affiner le projet. On ne peut pas être systématiquement contre. »
3) Toury-Lurcy
Liste Guy Hourcabie
« On attend avec prudence et on espère que l’Etat agira avec discernement. Nous sommes d’accord pour la poursuite des enquêtes, ce qui n’est pas un « oui » au charbon. »
Tout en nuance !
4)Lamenay-sur-Loire
-Liste Guy Mazoire
Opinion sur la mine ?
4) Neuville-les-Decize
Liste René Allaud
Opinion sur la mine ?
5)Toury-sur Jour
-Liste Nicole Robert
Opinion sur la mine ?
5) Tresnay
Opinion sur la mine ?
Conclusion :
« réunir toutes les informations nécessaires »
« il faut déjà connaître mieux les projets »
« Il faut discuter et affiner le projet »
« Nous sommes d’accord pour la poursuite des enquêtes »
Il faut vite demander à la SEREN et à VALORCA de revenir expliquer leur projet, il semblerait que les réunions publiques et les deux enquêtes n’aient pas suffit.
Le manque d’information serait-il à ce point pour que l’on en soit rendu au « ni oui » « ni non » afin de ne pas froisser l’électorat.
L’importance du débat ne doit pas se limiter à la « langue de bois »
Chacun doit exprimer une position claire !
En bon entendeur salut.
Actualité Valenciennes
mardi 08 janvier 2008
Rien ne changera pour le versement de la pension des ayants droit
La liquidation des Charbonnages de France est effective depuis le 1er janvier. L’ANGDM, Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs, assure seule la succession dans son domaine de compétence. C’est elle qui continue à verser les pensions des anciens mineurs. Stéphane Layani, directeur général de l’ANGDM depuis 2006, se veut rassurant.
- Avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous vous présenter rapidement ?
« Je suis un haut fonctionnaire de 47 ans, ancien élève de l’ENA. Le gouvernement m’a demandé de remplir cette fonction de directeur général de l’ANGDM que j’occupe depuis le 1er septembre 2006. » – Qu’est-ce qui va changer concrètement pour les ayants droit des ex-Charbonnages de France ?
« Rien pour eux ! Les ayants droit vont continuer à recevoir leur prestation. Avec toujours plus d’efficacité, je le souhaite. Les comités d’entreprise vont être dissous et une commission va assumer dorénavant les prestations prises en charge auparavant par ces comités. » – Pourriez-vous présenter l’agence que vous dirigez, emblématique de l’univers des mines françaises ?
« L’ANGDM est en quelque sorte l’héritière de Charbonnages de France. L’agence que je dirige est un établissement public administratif qui a une double mission. D’une part, assurer les droits sociaux des anciens mineurs, le logement et le chauffage, mais aussi dans certains cas, leur verser un complément de ressources qui s’apparente à une pré-retraite. D’autre part, l’ANGDM assure toutes les obligations de l’employeur après les fermetures successives des mines. » – Ça représente combien d’ayants droit dans le Nord – Pas-de-Calais ?
« Il y a environ 50 000 personnes qui dépendent de l’ANGDM dans la région dont 38 000 dans le Pas-de-Calais. En France, nous en sommes à quelque 180 000 ayants droit pour un budget annuel national de huit cents millions d’euros. Nous gérons environ 38 000 logements dans le département. Attention, l’ANGDM n’est pas propriétaire des habitations. Mais elle verse aux bailleurs, soit directement soit indirectement, les loyers. » – Question subsidiaire : croyez-vous qu’un jour on exploitera à nouveau les mines de charbon dans la région ?
« Il y a des discussions en France, pour exploiter une mine à ciel ouvert dans la Nièvre. Mais les considérations environnementales entrent en jeu. De même que se posent les questions de la capacité financière pour extraire le charbon et celle de la quantité des ressources disponibles. Je ne crois donc pas, à court terme je précise, que la France extraira du charbon à nouveau. Et puis ce n’est pas le choix énergétique de notre pays. » •
SÉBASTIEN ROSELÉ
Les rédactions de La Voix du Nord
Puisse-t-il dire vrai!!!
Canton de Dornes : CHARBONS ARDENTS (Ah ! ce cher JdC et ses titres !!)
ELECTEURCHOQUE a raison, mille fois raison : qu’avez-vous tous retenu des réunion publiques d’information ?
Je vous conseille un site formidable et très bien documenté :
http://www.adsn58.fr
Je vous conseille aussi un blog très bien documenté (répétition, mais cela paraît nécessaire ) :
http://veriteminecharbon.unblog.fr
A vos claviers les candidats et candidates
suite : j’ai été coupée par un « spam » espion sans doute ….
Donc à vos claviers candidats et candidates et n’hésitez pas à demander des explications à tous ceux qui savent, et surtout, qui s’intéressent à ce sujet « ardent ». Merci.
http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant
Un site à visiter et bien suivre le film reportage concernant les OGM mais qui en dit long sur l’action des « lobbys. »
Il n’y a qu’un pas à franchir pour faire le parallèle avec le projet qui nous menace.
Eldorado aujourd’hui ?….
Désert industriel demain !
Qu’en pensez-vous ?
Eldorado Eldorado, pour les investisseurs !
Carotte pour les travailleurs, avant le bâton.
Tout est fait pour nous empêcher de penser, nous devons subir….La pensée de ceux qui ont la science infuse du « charbon propre. »
Qu’importe demain, le profit c’est pour aujourd’hui !
La filière bois aurait pu au moins effleurer la pensée des candidats aux municipales qui :
Manquent d’information….
Voudraient connaître mieux les projets….
Discuter, affiner, poursuivre les enquêtes…..
La commission créée par le conseil général…. Comment déjà… « économique et environnemental »… ne semble pas avoir diffusé toutes les informations sur les projets !
Le rapport SOFREMINES qui paraît-il déconseille un certain projet pourtant soutenu par nos élus est-il toujours dans les cartons…..du conseil général …ou régional ?????
Serions-nous revenu à l’époque de la censure ???
Ce document serait-il la goutte d’eau qui ferait déborder le vase !
Membres du comité « charbon propre », soyez rassurer les « LOBBYS » veillent.
Le charbon serait-il plus propre que les ogm ?????
A MEDITER
Jeudi à la radio, d’un « philosophe » dont le nom m’a échappé : « Dans un avenir prochain, et beaucoup plus proche qu’on ne pourrait le penser, le bien-être des gens ne se mesurera pas au nombre de pièces de la maison, à la grandeur de leur écran plat ou à la marque de la belle voiture, mais à la qualité de l’air qu’ils vont respirer et à la beauté de leur environnement ». Vendredi : « 9 rivières sur 10 sont polluées en France ». Au vu de la diversité de la faune et de la flore de l’Acolin et de l’Ozon, nos 2 rivières sont encore propres et si nous roulons quelques fois dans la bouse, nos paysages sont trop beaux pour les laisser se faire dévaster pour le profit de quelque « Mozart » de la finance dont la partition est lue en ce moment… au Tribunal de Paris.
Sommes-nous devenus Normands ??
Si ça continue nous n’aurons plus à choisir qu’entre des listes de
« ptêt-ben-qu’oui » et des listes de « ptêt-ben-qu’non ». Mesdames et Messieurs les candidats un peu de courage et moins de faux-fuyants. Chacun de vous doit dire clairement s’il est pour ou s’il est contre cette mine.
En attendant nous taillons nos crayons.
A Contrelamine
En parlant de bouse, il y a sur la commune de Cossaye (vu sur le film de la SEREN) un monsieur qui pourrait avoir comme pseudo « contrelabouse »
Il paraît que…..on dit….le bruit court… que ce monsieur serait candidat aux municipales
Il ne semble pas aimer nos éleveurs de charolais, il est sans doute ….végétarien!
La bouse plus sale que le charbon « propre » ???
Après l’interdiction des ogm, demain interdiction de la bouse !
Devenez jardinier
A vos pelles, à vos pioches…..à vos faucilles ???
Devenez mineur
Et à vos marteaux (piqueur)
«Le plus nécessaire et le plus difficile dans la musique c’est le tempo.»
[ Wolfgang Amadeus Mozart ]
L’illusion technologique
Éric Moreault
Le Soleil
Québec
À en croire les ténors des pouvoirs politique et économique d’Amérique du Nord, le développement technologique s’avère la panacée aux émissions polluantes, en particulier la séquestration du CO2. Ce procédé permettrait d’éliminer la majorité des émissions mondiales des gaz à effet de serre (GES), rien de moins. Ne serait-ce pas plutôt une dangereuse illusion?
La séquestration du carbone, peu connue du public, fait l’objet de projets-pilotes depuis une dizaine d’années, dont un à Weyburn, en Saskatchewan. Il s’agit, en gros, de séparer le CO2 de ses sources industrielles et énergétiques, de le transporter, puis de l’isoler de l’atmosphère en le piégeant sous terre ou sous l’eau. Les États-Unis, en particulier, fondent de grands espoirs dans le procédé.
Ils investissent d’ailleurs un milliard de dollars dans FutureGen, avec une douzaine de partenaires privés. Le projet consiste en la construction d’une centrale thermique de production d’électricité de 275 MW qui carburerait au «charbon propre» (clean coal). Il ne s’agit pas que de considérations environnementales, on s’en doute, mais aussi géopolitiques puisque le procédé permettrait de substituer le charbon à l’importation de pétrole.
Les limites de la méthode
On vous épargne les détails techniques, voire les appréhensions des écologistes sur l’énergie requise dans le procédé qui annulerait, en quelque sorte, les gains en GES. Retenons simplement qu’on veut tester une méthode d’enfouissement sur les lieux mêmes (Mattoon, Illinois).
L’idée divise les milieux scientifique et écologique. D’abord parce que l’extraction même du charbon a un impact important sur les écosystèmes, même si les méthodes ont grandement évolué depuis Germinal. Ensuite, parce qu’il y a une limite à enfermer le CO2 dans les anciens réservoirs de pétrole et de gaz naturel.
«C’est clair qu’il y a une capacité limitée», souligne Georges Beaudoin, un expert de l’Université Laval. Le professeur, qui endosse l’idée de la séquestration, émet tout de même des réserves.
Il souligne qu’avant de s’emballer, il faut prendre en considération les coûts de la capture (entre 20 $ et 70 $ la tonne de CO2 selon Ressources naturelles Canada) et du transport par pipeline (1 $ la tonne par 100 km). Il faut aussi analyser les autres impacts sur l’environnement.
L’extraction des éléments toxiques du charbon crée des boues qui peuvent finir par contaminer la nappe phréatique. La conversion du charbon, par liquéfaction ou gazéification, pour qu’il soit «propre» exige de stupéfiantes quantités d’eau : des millions de litres. On connaît mal la quantité de sous-produits et leur niveau de toxicité.
Au fait, la technologie est loin d’être au point. Selon le rapport «L’avenir du charbon» (2007) du réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT), «il n’existe aucune norme pour mesurer, contrôler et vérifier (la séquestration) du CO2. La durée requise de surveillance du carbone séquestré demeure une inconnue».
Il plane en effet de grandes inconnues sur les effets à long terme de la séquestration comme telle, notamment sur les nappes d’eau souterraines que le carbone pourrait contribuer à acidifier. Il y aussi la question de la perpétuité de l’enfermement.
Une question de consommation
Ce serait vraiment bien si la séquestration permettait d’éliminer d’un coup de baguette magique les GES. Mais l’humanité se berce d’illusions si elle met tous ses œufs dans le panier technologique, d’une grandeur limitée.
Évidemment, il est tout aussi illusoire de croire que les énergies renouvelables vont remplacer les hydrocarbures. Tous les scénarios énergétiques actuels se rejoignent sur le fait que la demande en énergie va en augmentant, au moins jusqu’au milieu du siècle, et que les énergies fossiles continueront à en satisfaire plus de 80 %.
Dans ce contexte, la séquestration de CO2 demeure prometteuse, mais il s’agit d’une partie seulement de la solution à une réduction mondiale de la pollution. Car le début de la solution, c’est la diminution de notre consommation et l’élimination du gaspillage d’énergie.
La vache folle :principe de précaution
La grippe aviaire : principe de précaution
La fièvre catharale : principe de précaution
Les OGM : principe de précaution.
La cigarette : principe de précaution.
Le charbon :principe de….profits ????
Attendons , mais ça commence à être long !
On veut nous avoir à l’usure.
A qui profite le crime contre l’environnement?
Yaca « discuter »
Y faut « affiner »
Yaca « préciser »
Y faut « faire une commission spécifique, avec toutes les sensibilités, pour réunir toutes les informations nécessaires »
Une commission de plus !
Il est vrai que la commission « économique et environnementale » du conseil général est
Actuellement en… hibernation et le rapport SOFREMINES sous scellée en un lieu tenu secret sans doute….
Comme dit notre cher Docteur (merci au passage pour vos articles )
Pour ménager la chèvre et le choux
Un« ptêt-ben-qu’oui » et « ptêt-ben-qu’non ».bien enveloppé pour les élections et nous prendrons les vessies pour des lanternes.
Avant d’être intoxiqué par le CO2 , On tente de nous faire une anesthésie « locale » avec des injections de produits douteux (Faussinfo-Lobbyspasfon-Emploimopral)
Bon, je vais prendre ma tisane « nuit calme » et ma gélule de « charbon végétal » et essayer
de dormir en comptant les moutons et peut-être rêver que ce cauchemar est terminé…
Combien d’heures de sommeil en moins depuis cette «sombre »histoire ?
Grenouilles et couleuvres
Ca n’est pas aux grenouilles que l’on fait avaler des couleuvres…Ou comment digérer l’information sans l’avaler tout rond…Hommes de tous poils, femmes de toutes épilations, lâchez-vous ! Exprimez-vous ! Halte à la médiocrité ! Non au nivellement ! Vive l’esprit critique !
Source Le Post-me mix de l’info
DOHA (Reuters) – Areva a signé un contrat de 470 millions d’euros dans le domaine de la distribution électrique avec le Qatar à l’occasion de la visite du président de la République, Nicolas Sarkozy, dans ce pays.
Selon un document fourni par l’Elysée, ce contrat signé avec la General Electricity and Water Corporation porte sur la fourniture de sous-stations électriques.
De son côté, EDF a signé un mémorandum d’entente « pour engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d’énergies renouvelables (solaire et éolien) », selon le document.
« Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d’assistance pour une étude de faisabilité et d’acceptabilité », peut-on lire.
Cet accord prévoit aussi qu’EDF examine avec Qatar Petroleum International « des opportunités d’investissement dans la chaîne gazière ».
Emmanuel Jarry
Commentaire :
« pour engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d’énergies renouvelables (solaire et éolien) ».
Chez nous, sur quoi porte les discussions ?
Sur le charbon « propre » bien sur !
Ou sont les gros titres sur le renouvelable ?
Que devient la filière bois ?
Etat de siège.
A gauche nous sommes attaqués à coups d’emplois. Qu’importe s’ils n’ont que peu de chances d’être occupés par nos compatriotes.
A droite, les perspectives de rentabilité ne peuvent que faire réfléchir.
Dans la haute administration, on a, je le crains bien de la sympathie pour les anciens élèves de Polytechnique que sont Messieurs Caille et Tranié.
Le lobby du charbon propre unit les nostalgiques de la mine, et les technophiles de tous poils.
Il est superflu d’évoquer l’attitude de la presse locale. Quant à la presse nationale, dont les capitaux ont la même origine que ceux qui veulent s’investir chez nous, elle excelle à clore le bec des quelques rares journalistes qui s’intéresseraient à notre sort. Nous en avons eu plusieurs exemples.
La paranoïa antinucléaire de ceux qui devraient être le plus à nos côtés, en fait des partisans objectifs non avoués du charbon.
Enfin il suffit de s’éloigner de quelques kilomètres pour rencontrer une indifférence à peine gênée.
Il ne nous reste que notre combativité. Nous avons prouvé l’an dernier qu’elle pouvait être grande. Ne la laissons pas dépérir.
Nos amis allemands sont engagés dans la même lutte que nous.
Leur devise est:„Wer kämpft, kann verlieren. Wer nicht kämpft, hat schon verloren.“
Qui combat peut perdre, qui ne combat pas a déjà perdu.
Qu’elle soit aussi la nôtre.
Solaire : l’Espagne se dote de la plus grande centrale solaire d’Europe
La ville de Séville a inauguré la plus grande centrale d’Europe. Elle permettra de répondre aux besoins électriques de 10 000 habitants.Cliquez sur le lien suivant et lancez la vidéo
http://videos.tf1.fr/video/news/sciences/0,,3685270,00-solaire-espagne-dote-plus-grande-centrale-europe-.html
Beaucoup plus intéressant qu’un certain reportage sur le projet de mine en août 2006.
quelle triste campagne municipale sur les communes menacées par le charbon!
Notamment sur Lucenay ou nous aurons le choix entre entre une liste de sortants qui ont autrefois voté contre le charbon (seule action d’ailleurs)mais pas franchement virulente sur le sujet et une liste « d’opposition plus que tiède sur le sujet ».
déculottage généralisé donc!
le point commun de ces tristes candidats consiste à dire qu’il faut avoir plus d’infos et d’attendre.
plus d’infos?
Mais messieurs les prétendants à la mairie, depuis 2006,n’avez vous pas eu le temps de vous faire une opinion. Les sources d’information ne manquent pourtant pas!
(sauf le rapport sofremines qui reste bien caché)
« Bref dormez braves gens et votez comme d’habitude, surtout pas de vagues »
pendant ce temps nos fabricants de CO2 avancent.
Il est temps que ceux qui ont le courage de lutter contre cette aberration de charbon.
Il est grand temps que le débat sur le charbon entre dans la campagne municipale!!!
Merci de préciser que l’article sur le captage et le stockage de CO2, situé page 20 de ce blog, et publié sans l’autorisation de son auteur, est disponible sur le site internet http://www.novethic.fr
Un miracle ?
On ne compterait plus de partisans de la mine à Lucenay-les Aix. Telle qu’à Saint Paul sur le chemin de Damas, la vérité leur serait apparue, éblouissante. Si la nouvelle se confirme, elle est si surprenante qu’il convient de la traiter avec le maximum de prudence et d’exiger des gages formels et écrits des nouveaux convertis. Aux yeux d’Henri IV Paris valait bien une messe…
Je m’excuse auprès de Rouba Naaman. Le « copier coller » mal utilisé est responsable de la disparition de la référence de son article, dont je le remercie. Joint à tous ceux de journalistes et de scientifiques honnêtes et lucides, il apporte un argument à notre combat. De plus sa réaction nous est un réconfort, car elle témoigne que l’audience de notre blog dépasse les limites de nos villages.
BRGM
Département Prévention et Sécurité Minière
Jean-Luc Foucher
Orléans, le 3 janvier 2008
NOTE D’INFORMATION
Une importante secousse sismique d’origine minière est survenue
le 3 janvier dans le bassin houiller lorrain
Une importante secousse sismique d’origine minière a été ressentie le 3 janvier 2008 à 7h07 (heure locale) dans le bassin houiller lorrain.
Cette secousse de magnitude 3,6 enregistrée tant par le RéNaSS (Réseau National de Surveillance Sismique) de Strasbourg que par les réseaux de surveillance gérés par le BRGM, a été localisée en Sarre (Allemagne) au droit des exploitations de charbon du siège d’Ensdorf. Ce phénomène caractéristique de certains gisements de
charbon de la région est relativement fréquent pendant l’exploitation, ce qui est encore le cas du gisement sarrois, ainsi que dans les années qui suivent.
Les missions nouvelles de sécurité et de surveillance confiées depuis le 1er janvier 2008 par l’Etat au BRGM suite à la dissolution de Charbonnages de France sont exercées par le Département Prévention et Sécurité Minière (DPSM), dont les équipes sont implantées à Freyming Merlebach (57), Gardanne (13), Billy Montigny
(62) et Orléans (45).
Pour en savoir plus consulter les pages internet
http://www.brgm.fr/brgm/apres_mine/accueil.htm
Document visible sur site : http://www.brgm.fr/dcenewsFile?ID=532
Une « NOTE D’INFORMATION » qui n’est sans doute pas parvenu à la rédaction du journal local !
Si vous avez connaissance d’une publication sur ce sujet, merci de nous transmettre « l’information »
Pour faire suite à l’article précédent.
La terre tremble, qu’importe ! On enterre le CO2
Celui-ci pourrait remonter à la surface et provoquer une catastrophe comme au lac Nyos…
Pour l’instant, la seule information qui « remonte » c’est qu’il faut vite mettre au point cette technique de stockage.
Le maire de Decize, son possible successeur et avec eux nos élus du département et de la région pensent de même.
Qu’en pensent les « verts » qui défendent notre cause et qui vont sans doute participer à la liste ?
Nos enfant n’attendent pas de nous qu’on leur laisse une possible « importante secousse sismique d’origine minière »
Commentaire du Dr ESCARAVAGE DU 19 janvier « Un miracle »…..
Le JDC du samedi 19 janvier
Un autre miracle ?
Titre : « En avance sur le Grenelle de l’environnement »
SIEEEN
Vœux du président HOURCABIE.
« ….A l’heure des allocutions, ce dernier mettait en exergue les efforts de ce syndicat en faveur du développement durable « mis en place avant le grenelle de l’environnement »
Le SIEEEN qui effectue désormais ses chantiers sous le signe de la HQE (Haute qualité environnementale) s’est particulièrement investi, dans le domaine des économies d’énergie. »
Ainsi comme saint Paul sur le chemin de Damas…
La messe serait dite ?
Le nouveau saint Guy sur le chemin de Toury serait-il touché par la grâce ?
JDC du 10/01/2008 : Mr Hourcabie « en avance sur le Grenelle de l’Environnement ». Fichtre, saviez-vous cela ?
Bon, cérémonie de voeux du SIEEN (Syndicat d’Electricité, d’Equipement et d’Environnement) devant les forces vives du Département. M. Hourcabie mettait en exergue les efforts de ce syndicat en faveur du développement durable « mis en place bien en avant le Grenelle de l’Environnement », et qui effectue désormais des chantiers sous le signe de la HQE – Haute Qualité Environnementale -
Fait-il référence aux projets SEREN et VALORCA qu’il a défendu avec force et qui se situaient, en effet, avant le Grenelle de l’Environnement ? Si oui : quel développement durable et quelle économie d’énergie préconisez-vous avec une centrale à charbon
Si non : avez-vous changé de casquette, pardon de girouette ?
Ah oui ! les vents sont assez contraires, et contrariants, en cette période de municipales et cantonnales.
Vous avez un droit de réponse sur ce blog ….
SIEEEN
Label HQE
M. Hourcabie voit sûrement le label…. Haute Qualité Electorale !
« En avance sur le Grenelle de l’environnement », ça doit bien mieux passer dans l’électorat
que de parler des risques encouru par l’exploitation minière pendant et après le « pillage »
Il est dommage que tout le monde n’est pas accès aux informations concernant ce sujet !
Serait-il possible d’organiser une visite guidée des communes sinistrées après mine ?
Le comité pourrait organiser un voyage qui nous montrerait les bienfaits de l’exploitation du charbon.
J’avais oublié, entre temps il est devenu propre !
Certains candidats prétendent attendre de nouvelles informations pour pouvoir se prononcer sur l’opportunité d’ouvrir la mine.
Or toutes les données sont clairement accessibles à condition de ne pas avoir décidé de les ignorer.
Qu’en conclure ?
Ou ils sont irrémédiablement (demeurons corrects) stupides et inaptes de ce fait à administrer une commune.
Ou ils cherchent à nous rouler dans la farine et ne méritent pas que quiconque leur fasse confiance.
Dans les deux cas leur attitude devrait objectivement entraîner leur inéligibilité.
ALERTE :
APRES INCINERATION DU CHARBON MISE EN TERRE DU CO2.
LE COMITE « CHARBON PROPRE » EST DE RETOUR.
REUNION D’INTOXICATION A NEVERS.
PAS DE DANGER TOUT EST AU POINT.
HIER L’AMIANTE, AUJOURD’HUI LE CO2…
A VOS MASQUES, PRET, PARTEZ !
ABANDONNONS LA CULTURE DES OGM ET CULTIVONS LE CO2….
PLUS UN MOT DE LA FILIERE BOIS.
LE RENOUVELABLE NE FAIT PLUS RECETTE.
Municipales-cantonales
Il y a de nouveaux convertis???? ( de circonstance)
En tout cas il y en a qui sont des précurseurs au Grenelle de l’environnement « HQE »(pour enterrer les lignes électriques dans nos villages de campagne)
Demain, il faudra enterrer les lignes THT ???
On enterre , on enterre….. beaucoup, vous ne trouvez pas ?
« La langue de bois est l’ingrédient de certains slogans, formules très générales, censées frapper les esprits et faciles à retenir, mais cachant une certaine obscurité de l’argumentation et des buts recherchés.
Une forme particulière de langue de bois est la logorrhée (ou le blabla), qui cherche à noyer l’interlocuteur sous un flot de paroles inutiles, par exemple dans le but de faire passer une idéologie ou d’éluder une question délicate. »
Ce langage est largement employé par le charmant comité « charbon propre »pour faire passer la pilule du CO2.
Réunion publique de conditionnement organisé par le comité « charbon propre »à Nevers le 25 janvier
QUESTIONS A POSER:
On enterre le CO2 et on le laisse dormir pendant combien de temps ?
Un tremblement de terre survient, que se passe t-il ?
Cette dernière question est certainement embarrassante quand on constate qu’aucun média
n’a fait état du séisme d’origine minière survenue le 3 janvier 2008 dans le bassin houiller lorrain.
Le vieux démon du « lobbying pesant » a encore frappé, personne ne doit savoir !
Camarades, imaginez le projet : le CO2 serait stocké dans les anciennes mines de LA MACHINE !
Je suis sure que le maire est prêt à donner son accord.
Quant à la population, si elle ne connaît pas les risques, pourquoi serait-elle contre ?
A moins que….le nouveau format du journal local….
Le JDC 2/01/2007
Page 2 (9cmx5cm)
« Charbon Rencontre publique le 31 janvier à Nevers (et non le 25 comme indiqué ci dessus)
Le comité pour une exploitation propre du charbon…organise… »
En réalité, qui organise… « avec la participation de Didier Bonijoly , coordonnateur des projets de stockage du CO2, Anna Newnham, membre du groupe communication d’Alsthom… »
La messe est dite : le mariage du communiste et du capitaliste…
Il faut croire que la mariée est belle !
Page 3 (18cmx25cm)
« COMMUNICATION-Antennes relais de téléphonie mobile
Ces ondes qui inquiètent »
Après les OGM, il est à craindre que le téléphone portable soit plus dangereux que l’exploitation du charbon et le stockage du CO2,
Trouvons vite un moyen de stocker les ondes…sous terre !
« Prendre des précautions »
Le principe de…..(ça dépend pourquoi)
On nous prend vraiment pour des moutons…
La semaine dernière la visite à Paris de Rajendra Pachaudry Président du Giec, lauréat avec Ale gore du prix Nobel de la Paix, a bénéficié d’une audience médiatique minimale. On peut penser que ses propos plaidant pour un changement de comportement radical tournant le dos à notre société de consommation et de gaspillage ont déplu aux seigneurs des médias, les mêmes qui ne voient dans le changement climatique qu’une occasion de profit.
mardi 22 janvier 2008
L’humanité va bientôt devenir « solaire »
La 3 eme génération de panneaux solaires vient d’arrivé et il était grand temps!
dans cette crise de l’énergie que nous vivons en ce moment, principalement générée par la flambée du prix du pétrole, une fin heureuse semble enfin en vue. En ressources de notre bonne vieille terre ne soient bientôt plus a l’ordre du jour. Plus de raison donc d’occuper des territoires comme l’Afghanistan pour y protéger des pipelines ou l’Irak pour en voler les ressources (pardon, « sécuriser le proche orient » comme le définirais l’administration Bush). A espérer également, une diminution des rejets de CO2 dans l’atmosphère par les centrales électriques au charbon de part le monde.
La plus grande ressource énergétique à notre disposition sur terre ne se trouve pas sous terre. Notre plus grande source d’énergie nous vient de notre soleil qui nous bombarde avec assez d’énergie pour couvrir plus que largement le besoin énergétique mondial (5% de la surface des déserts suffirait). D’ailleurs, le charbon ou le pétrole ne serait pas présent sur notre planète s’il n’y avait pas de plantes qui pour vivre et se développer, captent les rayons du soleil. Le soleil est à la source de toute énergie sur terre. De plus, pourquoi ne pas utiliser l’une des causes du réchauffement climatique (un accroissement de l’activité solaire en cette dernière décennie) pour nous débarrasser des émissions de carbone dans notre atmosphère. Après tout, la planète en produit déjà suffisamment de CO2 sans nous.
Le seul problème jusqu’à maintenant était que nous ne savions pas comme capter cette énergie directement, ou plus exactement nous ne savions le faire a un coût raisonnable. Au jour d’aujourd’hui, si l’on veut s’équiper de panneaux solaires, cet investissement de taille se fait généralement sur une période moyenne de 10 ans. A la vue des prix de l’immobilier, très peu de gens (même ceux ayant à cœur le respect de la nature) ont les moyens de financer l’installation de panneaux solaires ou bien se résignent à n’en installer qu’assez pour leur chauffe eau. La majorité se retourne malheureusement vers des solutions plus conventionnelles.
Tout cela risque de changer très rapidement. Plusieurs startups viennent de se lancer dans la production de panneaux solaires de 3ème génération.
La première génération de panneaux solaires fut mise au point il y a plus de 3 décennies et était basée sur l’usage de plaques de silicium utilisées dans la production de processeurs. Même si cette technologie fut innovatrice, il reste indéniable qu’elle ne saurait répondre aux demandes du marché en terme de coût de fabrication.
La seconde génération de panneaux solaires vit le jour il y a à peu près 10 ans avec l’arrivée des premières cellules dites « thin film ». Ces cellules sont 100 fois plus minces qu’une cellule a base de silicium et ont un niveau de performance tout aussi efficace, voir supérieur.
La troisième génération, issue de la nanotechnologie, qui physiquement ressemble fortement aux « thin film », a quand à elle l’énorme avantage d’avoir un coup de production très bas car les cellules sont imprimées sur un support. Tout comme vous pouvez imprimer cet article sur une feuille de papier, quelques entreprises se sont, ou vont se lancer comme défit d’imprimer des milliers de panneaux solaires. La production en masse, cent fois plus rapide que la méthode conventionnelle, risquerait bien de rendre les panneaux solaires accessibles à tous.
Cela risque de devenir un tournant majeur pour l’humanité tout entière et une solution pour répondre a la demande énergétique grandissante des pays développés et en voie de développement. L’énergie ne nous viendra non pas d’une centrale nucléaire, mais de nos propres panneaux solaires. On peut même continuer à rêver et se dire que dans un future proche, ces panneaux se trouveront également sur nos voitures électriques ou hybrides possédant des batteries Nanosafe et qui se rechargeront toutes seules lorsqu’elles ne sont pas utilisées ou bien profiteront du surplus énergétique produit dans nos foyers. Un rêve qui décidément persiste, et qui est a notre portée.
Pourquoi ce changement se fera très rapidement ? La principale raison est comme bien souvent économique. Avec ce nouveau procédé de fabrication, le coût de production a atteint un seuil critique, à savoir un prix de revient de moins de 1$ par watt, c’est-à-dire moins cher que le charbon. Il ne fait aucun doute que si ces entreprises tiennent leurs promesses, elles vont se développer très rapidement et fournir au marché des panneaux solaires ayant un prix très attractif. De plus, on peut raisonnablement spéculer sur le fait que des gouvernements vont investir massivement dans cette nouvelle technologie respectueuse de l’environnement et qui propose enfin une solution économiquement viable.
Autre signe avant-coureur, est l’arrivée de managers de très grands groupes au sein de la plus prometteuse de ces startups. Nanosolar avait déjà rempli son carnet de commandes pour les 18 prochains mois avant même d’avoir commencé la production dans ses locaux tout neufs.
Il est certain qu’il faudra encore attendre quelques années avant que l’usage de cette technologie ne se soit démocratisé, mais en attendant, cela nous redonne un peu d’espoir en ce début d’année.
par Kobayachi (Cincinnati)
Source site : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3071
Charbon
La rencontre publique prévu le 31 janvier à Nevers aurait lieu aujourd’hui à 18h selon le jdc.(merci pour ceux qui travaillent)
Organisée par « le comité pour une exploitation propre du charbon » avec la participation de Didier Bonijoly , coordonnateur des projets de stockage du CO2, Anna Newnham, membre du groupe communication d’Alsthom.
Prévenu au dernier moment, surtout pour ceux qui lisent le journal le soir.
Il auront pas ou peu d’opposition !
Demain sans doute un compte rendu sur les bienfaits du « stockage CO2 »….
LE RENDEZ-VOUS(PUBLIQUE????) DU COMITE « CHARBON PROPRE »
Pour parler cru
C’est ce qu’on appel poser un lapin.
Ou se faire mener en bateau.
Le comité dit :
« Il faut que l’opinion se manifeste »
En procédant de cette façon, pas de risque, ce sera la réunion de l’autosatisfaction !
Silence,la communication d’Alsthom passe!
La filière bois (oublié)…pas de réunion prévu….
INFORMATION
Source : journal de l’environnement
Les électeurs sensibles aux questions écologiques
24/01/2008 09:21
Les spécialistes de la politique française s’accordent à donner à l’environnement une place très importante lors de la campagne municipale.
Analyser
par Claire Avignon
Non, l’environnement n’est plus une mode, il est devenu un véritable enjeu électoral. C’est ce que devraient prouver les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars. Selon un sondage Ipsos de novembre 2007 pour la Gazette des communes, l’environnement et le développement durable sont placés en tête de la hiérarchie des thèmes déterminants pour les Français: ils sont 31% à citer ce thème, devant les écoles et les crèches (30%), et l’action en faveur des personnes âgées (29%). D’après une autre enquête du même institut pour le Courrier des maires, également réalisée en novembre dernier, 44% des maires mentionnent l’environnement et le cadre de vie comme des thèmes qui seront davantage abordés en 2008 que lors de la campagne de 2001, loin devant la gestion de l’augmentation de la population (33%).
Une lecture nationale, voire mondiale, peut être faite de cette évolution. «Dans les baromètres non publiés, nous avons observé un pic de l’intérêt pour cette thématique en 2007, lié à la médiatisation du pacte de Nicolas Hulot, du Grenelle, du film et du prix Nobel d’Al Gore, etc.», note Stéphane Zumsteeg, directeur du département Opinion à l’institut de sondage Ipsos. «Les exigences qui sont portées à l’échelle nationale devraient faire bouger les choses à l’échelle locale», analyse de son côté Daniel Boy, directeur de recherches au centre de recherches politiques de Science-Po (Cevipof).
Mais la lecture peut également être beaucoup plus locale. «L’environnement, dans le sens de la qualité de vie, est un enjeu prégnant dans les villes, surtout dans les plus grandes où les maires ont la capacité, la possibilité, et même le devoir d’agir», estime Jean-Daniel Lévy, directeur adjoint de CSA opinion. Cela passe par une politique des transports efficace qui diminue les embouteillages, le bruit, la pollution de l’air. D’ailleurs, chaque maire de grande ville veut son tramway, et désormais, son système de location de vélos type Vélo’v (Lyon) ou Vélib’ (Paris), excellents arguments de campagne pour se faire réélire. Autre interprétation très locale de l’environnement par Daniel Boy: «Pour les Français, l’environnement, ce n’est pas quelque chose de sophistiqué comme le développement durable, ils sont surtout très sensibles à la propreté.»
Cette montée en puissance signifie aussi un électorat plus large sensible aux questions environnementales. «Même les chômeurs et les ouvriers ne font plus l’arbitrage entre qualité de vie et efficacité économique», note Jean-Daniel Lévy. Toutefois, il n’est pas sûr que cela profite aux Verts, qui avaient obtenu d’excellents résultats aux municipales de 2001, puisque les autres grands partis ne méprisent plus cette thématique.
visiblement, à Lucenay,pour les municipales pas question pour les listes constituées d’organiser un débat public.
Pour une fois qu’il pouvait y’avoir débat!
« surtout pas de polémique »
excellent moyen de ne pas se prononcer avec une position claire sur la question du charbon.
Mesdames et Messieurs les candidats, un peu de courage !
Définition du mot séquestrer
Dictionnaire de la langue Française
séquestrer, verbe transitif
Sens 1 Confier un objet de litige à une tierce personne jusqu’au règlement de l’affaire
Sens 2 Enfermer une personne contre sa volonté et illégalement.
Synonymes :cloîtrer, détenir, emprisonner, enfermer, garder, kidnapper.
SEQUESTRATION DU CO2 ?
Pas de sens!
Sauf pour de l’argent.
COSSAYE-LUCENAY
La campagne bat son plein
On dit
Le bruit court
Apparition des représentants(es) en poignées de main
On sillonne les villages…
Passage de pommade.
Main dans le dos.
N’oublions pas, « la critique est facile, l’art est difficile. »
Et ce charbon bof…
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Il va falloir que l’on sache la position de chacun.
C’est à croire qu’aucun candidat n’a internet dans ces villages !
Surtout les « pour » qui semblent totalement muets, pourquoi ?
A propos des municipales et cantonales
« Le flatteur est comme l’eau de Cologne, fait pour être senti et non avalé. »
[Somerset Maugham]
De plus en plus préocupant !!
LONGYEARBYEN (Norvège), 24 jan 2008 (AFP) –
« Une préoccupante mécanique de réchauffement climatique s’est enclenchée sur l’Arctique », estime l’océanographe Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS et coordinateur du programme Damoclès, à l’issue de la dérive du voilier polaire Tara.
Damoclès (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) regroupe 49 laboratoires de 10 pays européens, des Etats-Unis, du Canada et de Russie.
Projet pilote de l’union européenne pour l’année Polaire Internationale (API), il vise à observer, comprendre et quantifier les changements climatiques en Arctique afin d’aider à la prise de décisions face au réchauffement de la planète.
Q: Quel est le principal enseignement des premières analyses de Damoclès, lors de la dérive arctique de Tara ?
R: « Le traitement de l’énorme masse de données recueillies depuis 16 mois, dans les profondeurs de l’océan, sur la banquise et dans la basse atmosphère, est toujours en cours. Mais force est de constater qu’une préoccupante mécanique de réchauffement climatique s’est maintenant enclenchée sur la zone arctique dont l’effet de serre n’est pas l’unique et semble-t-il principal responsable ».
Q: Quelle est la première conséquence observée durant la dérive de Tara, de cette mécanique de réchauffement ?
R: « Un recul spectaculaire de la banquise a été constaté à la fin de cet été. Si ce phénomène se poursuit, on peut avancer la probabilité d’une fonte totale en été à l’orée des années 2015 alors que les précédents modèles pointaient 2050″.
Q: Quel est le principal facteur responsable de cette situation?
R: « Il y a plusieurs facteurs mesurables, tant dans l’océan que dans l’atmosphère. L’effet de serre et l’émission des gaz qui le provoquent et le renforcent a évidemment sa part importante de responsabilité, mais il semble, selon nos premières observations et études toujours en cours, que l’effet Albédo a pris maintenant le dessus. »
Q: Qu’est-ce que l’effet Albédo ?
R: « Le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface sur l’énergie solaire incidente. C’est l’histoire de la page blanche et de la page noire. 8O% de l’énergie solaire est réfléchie par une surface de glace ou de neige, contre seulement 10% par l’océan. Donc moins il y a de glace pour renvoyer les rayons du soleil, plus la température augmente et se maintient sur et sous la surface intéressée. L’océan a de la mémoire et le réchauffement provoque … du réchauffement. Ainsi, la chaleur emmagasinée cette année pendant l’été dans l’Arctique a provoqué un retard sans précédent d’un mois sur la formation de la banquise d’hiver ».
Q: La rapidité de la dérive de Tara depuis la Sibérie jusqu’au détroit de Fram entre Groenland et Spitzberg est-elle à mettre au compte de cet effet Albédo ?
R: « En partie, oui. Depuis une vingtaine d’années, l’épaisseur de la glace a diminué de quelque 50%. On est passé d’une épaisseur moyenne de la banquise de 3 mètres à environ la moitié (1,50m). Or, plus la croûte glacée sur laquelle dérivait Tara est fine, plus elle est véloce, poussée par les vents. C’est pourquoi cette dérive que nous estimions au départ devoir durer deux ans, sur la foi des modèles alors existants, a été écourtée de huit mois ».
Q: Quel est l’arsenal scientifique mobilisé par le programme Damoclès ?
R: » Damoclès a commencé en 2006 et prendra fin en 2009. Tara était notre principal support logistique et poste d’observations et d’analyses avec la vingtaine de scientifiques internationaux qui ont pu venir travailler à bord en avril dernier. Mais nous procédons également à des observations par satellite, ainsi qu’à des mesures enregistrées par une vingtaine de bouées dérivantes et +mouillées+ (amarrées) sur et autour de la banquise. En avril et août prochains, nous mettront enfin en place, sous la banquise, une demi-douzaine de flotteurs équipés de sonars, qui en mesureront l’épaisseur avec plus de précisions ».
Mensonges et intox !
Quand le prolétariat sert la soupe au capital.
Nous lisons dans le tract du Comité pour une Exploitation Propre du Charbon :
Le charbon propre c’est pour demain. On ne parle plus en décennies mais en années.
On croirait lire Georges W. Busch.
Ce qui suit est un extrait du rapport de l’Académie des Sciences : Energie 2007 – 2050 : Les Choix et les Pièges :
« En fait, on mesure mal la somme des difficultés qui doivent être contournées, ainsi que les ordres de grandeur respectifs de ces essais et des quantités de gaz carbonique à stocker chaque année. Les émissions mondiales de CO2 dues aux combustibles fossiles dépassent déjà 25 Gt et se situeront en 2050 au-delà de 50 milliards de tonnes par an. Pour apporter une contribution significative, à cette échéance, il faudrait en capturer 10 à 20 milliards de tonnes chaque année et les stocker pour plusieurs siècles. Les essais d’injection menés à Sleipner (mer du Nord, Norvège) portent sur 1 Mt par an et ceux menés à Weyburn (Canada) sur 2 Mt par an. Il est bien difficile de faire passer un procédé industriel directement à une échelle 10 000 à 20 000 fois plus grande. De plus, divers aspects de ce genre d’opération restent encore mal connus. Les recherches sur l’injection dans les couches géologiques profondes(500 m ou plus) devront évidemment s’appuyer sur les études de réservoir menées par les pétroliers et le stockage de gaz naturel, tout en étant conscient des différences de nature du fluide injecté, des interactions entre la roche et le fluide, de la nécessité de confinement du CO2 pendant une longue période de stockage et de surveillance, etc. La recherche pose des problèmes de reconnaissance des terrains pour s’assurer que les caractéristiques de ces roches sont satisfaisantes (réservoir à porosité suffisante, couverture imperméable), pour envisager le problème des fuites possibles vers des aquifères moins profonds et éventuellement vers des nappes d’eau douce exploitées dès maintenant ou à moyen terme. De plus, l’eau chargée de gaz carbonique dissout le calcaire, on le sait depuis longtemps et les formes karstiques, notamment les dolines en surface et les cavités souterraines en profondeur, sont connues de longue date. Or, de nombreuses roches autres que les calcaires proprement dits contiennent du carbonate de calcium comme constituant important ou ciment de la roche. Quel sera le comportement de ces terrains en présence d’eau naturellement présente et de gaz carbonique injecté? Il s’agit là d’un problème de géochimie minérale bien peu documenté et dont les conclusions sont particulièrement importantes pour des stockages pluriséculaires. De son côté, le changement du pH dû au CO2 dissous pourrait affecter certains silicates. Enfin, une attention particulière devra être portée au problème d’étanchéité des couvertures, pour empêcher totalement tout retour vers des aquifères exploités ou susceptibles de l’être, ou vers la surface. Il ne faut pas oublier que, à partir d’une concentration dans l’air de 5 à 6 %, les effets sur la santé humaine peuvent être très graves. Il faut aussi être conscient que même une faible concentration de CO2 gazeux dans l’eau serait de nature à susciter l’inquiétude des populations et à. entraîner un rejet sociétal. On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’à l’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. ».
Messieurs les « Coallovers » nous sommes en 2008, il est temps de vous apercevoir qu’un certain mode de propagande a fait son temps. Vive la glasnost !
Source :Le journal développement durable
Energies renouvelables : Perpignan positive
Perpignan va être la toute première ville à énergie positive en Europe. Vendredi, la ville a signé en présence de Jean-Louis Borloo, le Ministre de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables, la convention « Grenelle 2015″ qui promeut la diminution de la consommation énergétique ainsi que l’expansion des énergies renouvelables. Photovoltaïque, éolien…un investissement de 500 millions d’euros devrait permettre de financer les infrastructures nécessaires pour couvrir largement les besoins des 200 000 habitants de l’agglomération.
La semaine dernière, la ville de Perpignan a signé une convention-cadre avec l’Etat, intitulée « Grenelle 2015″ qui vise à permettre à l’agglomération de fournir plus d’énergie que ce qu’elle ne consomme, grâce aux énergies renouvelables. C’est ce qu’on appelle une ville à énergie positive. Cet accord formalise la réduction de la consommation d’énergie de l’agglomération, d’une part, et de l’autre le développement des énergies renouvelables. L’objectif est de couvrir les besoins énergétiques des 200 000 habitants que compte l’agglomération perpignane. …..
Un investissement rentable pour l’agglomération.
Commentaire :
Dans le même temps :
-nos élus écrivent au Ministre de l’écologie pour savoir « l’état des demandes de concession du gisement de charbon de Lucenay-les-Aix »(voir article jdc du 26/01/2008)
-Le comité pour une exploitation propre du charbon organise une réunion à Nevers qui serait toujours prévu le 31 janvier. « Le charbon propre c’est pour demain »
Chacun sa vision du développement durable !
Autre information que vous avez peut-être vu dans la presse locale (petit article)
Energie renouvelable: 200.000 emplois à créer en France
PARIS – Quelque 200.000 emplois seront créés d’ici 2020 si la France atteint à cette échéance l’objectif que lui a fixé mercredi la Commission européenne de 23% d’énergies renouvelables dans sa consommation, a estimé jeudi le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
« L’atteinte de ces objectifs conduira à la création de 200.000 emplois nouveaux en France d’ici 2020″, affirme dans un communiqué le SER, qui représente les entreprises du secteur de l’éolien, de la biomasse, de l’hydraulique et du solaire.
CONTRELAMINE
Question qui a été posée par un riverain inquiet : « Le bruit court que les travaux de la mine commenceraient en mars ». Il peut être rassuré, il n’y aura rien en mars. Nous assistons à une offensive du « Charbon propre » qui tient toujours le même discours archaïque et mensonger : les centaines d’emplois, le site pilote, la séquestration du CO2, c’est pour demain !!! Mais la concession n’est pas encore accordée… Le préfet aurait donné un avis favorable lors de la conclusion de l’enquête publique… si le problème du CO2 est réglé, les maires de Cossaye et Lucenay un avis défavorable ainsi que la DRIRE, mais le maire de Toury se serait abstenu, voila qui est intéressant, nous attendons confirmation. La France va devoir réduire ses émissions de CO2 et ce n’est pas en ouvrant la mine et la centrale qu’elle atteindra ses objectifs, quant à la séquestration, si elle fonctionne, il faudrait annoncer au habitants situés au-dessus du site, (certainement Devay), qu’on va leur déposer un bombe sous les pieds. Nul doute que la population va réagir et inutile de préciser que si le CO2 ressortait (comme au lac Nyos en Afrique, plus de 1500 morts), c’est une bonne partie de la région qui serait rayée démographiquement de la carte. Alors, qui osera prendre ce risque, les membres du « Charbon propre » devraient se renseigner aux bonnes sources avant de faire leur propagande.
« Le maire de Toury se serait abstenu d’écrire lors de l’enquète publique»…A confirmer
Ce serait vraiment un scoop !
C’est sans doute qu’il a, lui aussi à l’image de certains candidats…manquer d’informations ?
Pourtant il fait parti de la commission « économique et environnementale »
Une fois de plus serait-il
« En avance sur le Grenelle de l’environnement »
Le « Label HQE » (Haute Qualité Electorale) est passé par la
Relisez ses déclarations de 2006……
Il est vrai qu’il vaut mieux rien écrire que d’écrire des …….
Conseil Général vendredi. Réponse de Marcel Charmant à une question sur le dossier « charbon ». Il donne lecture de la réponse toute fraîche du Ministre J.-L. Borloo : « Les demandes sont en cours d’examen, une concertation est indispensable, il y a le problème du CO2 et des progrès à faire pour que la France tire profit de la production d’électricité à base de charbon ». Voila qui peut rassurer pour le moment les gens inquiets. Mais devinez qui avait posé la question (je vous le donne Emile…) ? C’était M. Hourcabie en personne… qui là n’oublie pas le dossier. Au fait, peut-on se procurer le rapport de l’enquête publique ou est-il « top-secret » comme le rapport Sofremines que M. Paul devait transmettre à l’Observatoire… dont nous n’entendons plus parler!!! Mais le Général de Gaulle disait : « Si on veut enterrer un problème, on crée une commission », s’il pouvait avoir encore raison.
Chronique de Christian Buchet ce matin sur Europe 1 : « Capture et séquestration du CO2″
- le procédé est au point… pour des petites quantités ;
- il coûte très cher : 60 euros la tonne actuellemnt ;
- il faut trouver les terrains propices… qui doivent être très près de la source de production sinon le coût augmente encore lourdement :
- ces poches doivent être absolument étanches sinon c’est la fuite et là, le remède sera pire que le mal ;
- enfin, le passage à la séquestration industrielle ce n’est pas avant 2020, et il faudra garantir la stabilité de ce stockage pendant 500 ans ou plus.
En un mot, le CHARBON PROPRE CE N’EST NI POUR DEMAIN, NI POUR APRES-DEMAIN, n’en déplaise à certains candidats.
Douze ans, c’est ce que demandent les technoscientifiques les plus optimistes pour obtenir la réalisation du stockage du CO2 sur le plan industriel. Certains fixent plutôt l’échéance à 2030 voire 2050. D’autres émettent des doutes sur son innocuité et son efficacité.
Les événements climatiques des 12 années qui viennent de s’écouler ont apporté les preuves incontestables du réchauffement engendré par les rejets de CO2 dans l’atmosphère. Surtout au fil des ans la fréquence et la violence des phénomènes météorologiques extrêmes s’accroissent de façon certaine.
On peut donc prévoir qu’au cours des 12 ans que se donnent les « clean-washers » du charbon, les émissions de CO2 ne faisant qu’augmenter, la catastrophe va se précipiter encore vers le point de non-retour.
La solution qui s’impose, comme l’affirme le professeur Stiglitz, est la fermeture des centrales brûlant du charbon, gagée par des économies drastiques d’énergie.
La calomnie est comme la fausse monnaie: bien des gens qui ne voudraient pas l’avoir émise la font circuler sans scrupule.
Diane de Beausacq
Il est plus facile de critiquer que d’imiter.
[Zeuxis]
Stockage géologique du CO2 en France:
Connaissance commune sur l’acceptabilité
et
Primeur sondage TNS SOFRES-CIRED
Minh Ha-Duong
CIRED, UMR 8568 CNRS/EHESS
Atelier sur les enjeux sociaux du stockage du CO2 en France
CIRED/APESA, Nogent sur Marne, 27 avril 2007
Conclusion
Finalement, êtes-vous tout à fait favorable [....] à
l’utilisation de la séquestration / du stockage géologique
du CO2 en France ?
● Favorable: 38%
● Opposé: 42%
● Sans opinion: 20%
Visible sur site :
http://www.centre-cired.fr/forum/IMG/pdf/main.pdf
Encore un sondage que vous n’avez pas vu dans le journal local !
Quel serait le résultat si la population était bien informée sur les possibles risques de cette technique ???
Petit rappel d’une partie du commentaire référence (RELIRE) page 2 de ce blog
Des sites pilotes testent actuellement le procédé de stockage géologique du CO2.
« La question essentielle est de savoir si les réservoirs de stockage vont rester bien étanche, durant un millier d’années au moins, vis-à-vis des couches géologiques qui les encadre. Le problème majeur, c’est celui du couvercle, pas du réservoir. » (source Géo-ingénierie)
Selon la même source, une expérience d’injection de CO2 dans le sous-sol, menée sur le site de Frio dans le golf du Texas en octobre 2004 a révélé une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l’étanchéité du stockage.
Dans le rapport spécial du GIEC « Piégeage et stockage du dioxyde de carbone » (59 pages) nous pouvons lire :
« Il existe deux types distincts de scénarios de fuite :
- 1) la fuite soudaine par défaillance du puits d’injection ou par remontée dans un puits abandonné.
- 2) La fuite progressive en raison d’une faille, d’une fracture ou d’un puits non détecté. »
« Les conséquences d’une concentration élevée de CO2 dans le sous-sol peu profond, peuvent avoir des effets mortels pour les plantes et les animaux du sous-sol mais aussi la contamination des eaux souterraines.
Des flux importants, associés à des conditions atmosphériques stables, peuvent entraîner des concentrations locales élevées de CO2 dans l’atmosphère pouvant nuire à toutes formes de vie sur la terre (hommes et animaux).
L’élévation de la pression locale et interne, consécutive à l’injection de CO2 pourrait provoquer de petits phénomènes sismiques. »
RASSURANT NON ?
Que devient l’article 5 de la Charte de l’environnement (APPLICATION DU PRINCIPE DE PRECAUTION) ?
Pouvons nous spéculer sur l’avenir en réalisant ce stockage sans avoir l’absolu certitude sur le résultat à long terme ?
Avons-nous le droit de jouer aux apprentis sorciers et d’hypothéquer la sécurité du monde de demain?
Qu’allons nous laisser aux générations futures ?
Reste l’évidente question du coût et surtout de l’acceptation par la population ?
MUNICIPALES LUCENAY-COSSAYE
LA CAMPAGNE BAT SON PLEIN
C’EST PLUS FACILE DE DENIGRER QUE DE PARLER DES VRAIS PROBLEMES
IL N’Y A PAS QUE DANS LA HAUTE POLITIQUE QUE L’ON ECOUTE DES PETITES PHRASES ASSASSINES.
ON VEUX ELIMINER, CASSER…..
LES AMIS D’HIER DEVIENNENT DES PESTIFERES.
DROLE DE METHODE.
MAIS PRENDRE UNE POSITION CLAIRE C’EST AUTRE CHOSE !
ATTENTION A L’EFFET BOUMERANG !
Il n’existe que deux choses infinies : l’univers et la bêtise humaine…
Mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolue.
Albert Einstein
Le jdc 02/02/2008
Tournée des popotes
Francois et Paul sur le chemin de Decize
« Déviation de Decize…Et si cette route se faisait, il suffirait de la prolonger de six km pour rejoindre la zone d’exploitation de l’hypothétique mine de charbon… »
Sans doute pour transporter le CO2 , puisque paraît-il on peut en stocker (une partie) à Devay.
Et le reste dans le bassin parisien !
Pas de risque bien sur, la technique est au point !
Garanti éternel ?
A moins qu’un séisme d’origine minière comme celui survenu le 3 janvier 2008 dans le bassin houiller Lorrain(information soigneusement occulté par la presse) ne vienne bousculer les prévisions que soutiennent les membres du comité « charbon propre »
Ou est la transparence de l’information ?
Le gouvernement américain abandonne le charbon « propre »
par Alexis Beauchamp
Voir tous les articles de Alexis Beauchamp
Texte mis en ligne le 1 février 2008 à 12:10
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Une esquisse du projet FutureGen, qui est en péril suite au retrait du gouvernement américain. Image: DOE
Le plus grand projet de centrale électrique au charbon « propre » au monde vient de perdre son plus important bailleur de fonds, le gouvernement fédéral américain.
Le Département de l’Énergie justifie sa décision en indiquant que les coûts du projet FutureGen ont doublé en cinq ans. La douzaine d’entreprises partenaires du projet, qui inclus Rio Tinto Alca, se retrouvent ainsi le bec à l’eau.
Celles-ci affirment toutefois vouloir aller de l’avant malgré le retrait subit du Département de l’Énergie.
Le fédéral devait investir 1,1 milliard de dollars, ou 60 % de la facture totale, qui pourrait encore augmenter.
Le Secrétaire à l’énergie, Samuel Bodman, a annoncé hier que le gouvernement préférait plutôt investir dans quatre projets de capture et de séquestration du carbone (CSC), qui restent à déterminer.
Propre, vraiment ?
Le concept même de charbon « propre » demeure controversé aux Etats-Unis, où la moitié de l’électricité est produite avec cette énergie fossile.
En effet, plusieurs groupes écologistes dénonçaient le mégaprojet « FutureGen » comme un mirage qui servait à détourner l’attention de la pollution actuelle en promettant des « innovations technologiques révolutionnaires », pour utiliser les mots du Département de l’énergie lors de l’annonce initiale du projet en 2003.
Pourquoi chercher à réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre (GES) à grands frais maintenant alors qu’on pourra bientôt régler la question de manière définitive ?, résonnait le gouvernement fédéral et l’industrie.
Or le projet de charbon « propre » était particulièrement ambitieux. Il s’appuie sur une technologie appelée Integrated Gasification Combined Cycle (IGCC), qui « purifie » le charbon de ses impuretés en le transformant en gaz synthétique. Cette gazéification réduit de manière importante les émissions de dioxyde de souffre.
Le gaz synthétique permet également d’extraire le maximum d’énergie du charbon et facilite la capture et la séquestration du dioxyde de carbone (CO2).
Ce gaz synthétique (syngas en anglais) est ensuite brûlé afin de faire tourner une turbine, produisant de l’électricité, et la chaleur produite par cette combustion est ensuite récupérée pour faire tourner une seconde turbine, qui elle aussi produit de l’électricité.
Certaines installations d’IGCC existent actuellement, mais la technologie est peu répandue à cause de ses coûts importants. Ceux-ci seraient de 20 % plus importants qu’une centrale au charbon conventionnelle selon l’Energy Information Administration.
Le projet FutureGen incluait de plus un volet qui visait à produire de l’hydrogène et un autre qui visait à capturer et enfouir les émissions de GES sous terre.
Un autre mirage ?
L’abandon de FutureGen par le Département de l’Énergie rappelle son retrait d’un programme similaire en 2001, qui visait lui à construire la « supervoiture » de demain. Après avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le projet « Partnership for a New Generation of Vehicles », l’administration Bush a laissé tomber ce partenariat qui rassemblait les constructeurs automobiles américains.
Le Département de l’Énergie a depuis recentré le tir sur le développement de la voiture à hydrogène. Alors que l’une des entreprises pionnières dans ce secteur, Ballard, annonce cette semaine qu’elle abandonne cette filière, plusieurs questionnent le bien-fondé de cette stratégie…
Ceci dit, le fait de favoriser la capture et la séquestration du carbone pourrait s’avérer la meilleure décision. C’est en tout cas la conclusion d’une étude récente du Massachussetts Institute of Technology (MIT), « The Future of Coal », qui recommandait explicitement au gouvernement américain de convertir le projet FutureGen en projet de CSC.
Pour aller plus loin :
http://www.energy.gov Communiqué du Département de l’Énergie
http://www.greenbiz.com GreenBiz
C’est toujours ça ! Espérons que lesrecommandations du MIT ne seront pas écoutées par la prochaine administration…
Le gouvernement américain abandonne le charbon « propre »
par Alexis Beauchamp
Source : http://www.visiondurable.com/article-180203-Le-gouvernement-americain-abandonne-le-charbon-propre.html
Le plus grand projet de centrale électrique au charbon « propre » au monde vient de perdre son plus important bailleur de fonds, le gouvernement fédéral américain.
Le Département de l’Énergie justifie sa décision en indiquant que les coûts du projet FutureGen ont doublé en cinq ans. La douzaine d’entreprises partenaires du projet, qui inclus Rio Tinto Alca, se retrouvent ainsi le bec à l’eau.
Celles-ci affirment toutefois vouloir aller de l’avant malgré le retrait subit du Département de l’Énergie.
Le fédéral devait investir 1,1 milliard de dollars, ou 60 % de la facture totale, qui pourrait encore augmenter.
Le Secrétaire à l’énergie, Samuel Bodman, a annoncé hier que le gouvernement préférait plutôt investir dans quatre projets de capture et de séquestration du carbone (CSC), qui restent à déterminer.
Propre, vraiment ?
Le concept même de charbon « propre » demeure controversé aux Etats-Unis, où la moitié de l’électricité est produite avec cette énergie fossile.
En effet, plusieurs groupes écologistes dénonçaient le mégaprojet « FutureGen » comme un mirage qui servait à détourner l’attention de la pollution actuelle en promettant des « innovations technologiques révolutionnaires », pour utiliser les mots du Département de l’énergie lors de l’annonce initiale du projet en 2003.
Pourquoi chercher à réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre (GES) à grands frais maintenant alors qu’on pourra bientôt régler la question de manière définitive ?, résonnait le gouvernement fédéral et l’industrie.
Or le projet de charbon « propre » était particulièrement ambitieux. Il s’appuie sur une technologie appelée Integrated Gasification Combined Cycle (IGCC), qui « purifie » le charbon de ses impuretés en le transformant en gaz synthétique. Cette gazéification réduit de manière importante les émissions de dioxyde de souffre.
Le gaz synthétique permet également d’extraire le maximum d’énergie du charbon et facilite la capture et la séquestration du dioxyde de carbone (CO2).
Ce gaz synthétique (syngas en anglais) est ensuite brûlé afin de faire tourner une turbine, produisant de l’électricité, et la chaleur produite par cette combustion est ensuite récupérée pour faire tourner une seconde turbine, qui elle aussi produit de l’électricité.
Certaines installations d’IGCC existent actuellement, mais la technologie est peu répandue à cause de ses coûts importants. Ceux-ci seraient de 20 % plus importants qu’une centrale au charbon conventionnelle selon l’Energy Information Administration.
Le projet FutureGen incluait de plus un volet qui visait à produire de l’hydrogène et un autre qui visait à capturer et enfouir les émissions de GES sous terre.
Un autre mirage ?
L’abandon de FutureGen par le Département de l’Énergie rappelle son retrait d’un programme similaire en 2001, qui visait lui à construire la « supervoiture » de demain. Après avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le projet « Partnership for a New Generation of Vehicles », l’administration Bush a laissé tomber ce partenariat qui rassemblait les constructeurs automobiles américains.
Le Département de l’Énergie a depuis recentré le tir sur le développement de la voiture à hydrogène. Alors que l’une des entreprises pionnières dans ce secteur, Ballard, annonce cette semaine qu’elle abandonne cette filière, plusieurs questionnent le bien-fondé de cette stratégie…
Ceci dit, le fait de favoriser la capture et la séquestration du carbone pourrait s’avérer la meilleure décision. C’est en tout cas la conclusion d’une étude récente du Massachussetts Institute of Technology (MIT), « The Future of Coal », qui recommandait explicitement au gouvernement américain de convertir le projet FutureGen en projet de CSC.
On peut penser que cette décision d’abandon de Futurgen est liée à la situation catastrophique des finances de l’administration Bush. Considérant que la situation de la France
n’est pas meilleure, que « les caisses sont vides » et la dette abyssale, le
financement public de SEREN ou de VALORCA est plus que problématique et, quant aux investissement de la CEE, il est permis de penser qu’ils ne rempliront pas les poches de tels guignols.
« Parmi les conséquences inattendues du réchauffement, des séismes touchent le Groenland à mesure que les glaciers fondent.
par Paul Brown for The Guardian
Au Groenland, la calotte glaciaire fond à une telle rapidité que les blocs de glace de plusieurs kilomètres cubes qui s’en détachent provoquent des tremblements de terre. Des scientifiques qui surveillaient la zone pendant l’été 2007 ont déclaré que l’accélération de la fonte des glaces pourrait être catastrophique en termes d’élévation du niveau de la mer et que les estimations faites en février par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) étaient largement dépassées.
Le fjord d’Ilulissat, d’où se serait détaché l’iceberg qui a coulé le Titanic, fond désormais trois fois plus vite qu’il y a dix ans. “Nous assistons à une accélération massive de la vitesse de déplacement de ces glaciers vers la mer. La glace se déplace à une allure de 2 mètres par heure sur un front de 5 kilomètres de long et 1 500 mètres de profondeur. Cela signifie que ce glacier déverse en un an assez d’eau douce dans la mer pour subvenir aux besoins d’une ville de la taille de Londres”, explique Robert Corell, président de l’Arctic Climate Impact Assessment (ACIA, Etude sur l’impact du climat dans l’Arctique).
Le professeur Corell, directeur du programme sur le réchauffement climatique au centre Heinz à Washington, avance que les estimations de l’élévation du niveau de la mer, dans le rapport du GIEC, se fondaient sur des données vieilles de deux ans. Le groupe d’experts prévoyait une élévation du niveau des mers comprise entre 20 et 60 centimètres pour le siècle à venir. En réalité, les prévisions les plus pessimistes semblent être de mise, certains spécialistes avançant même le chiffre de 2 mètres, ce qui serait une véritable catastrophe pour les côtes européennes.
Après avoir survolé le glacier d’Ilulissat, Robert Corell a déclaré avoir vu “de gigantesques trous à travers lesquels se déversent des quantités d’eau. La première fois que je suis venu sur ce glacier, dans les années 1960, il n’y en avait pas un seul. Aujourd’hui, ces trous, que nous appelons ‘moulins’, atteignent 10 à 15 mètres de diamètre et sont partout. Il y en a des centaines.” La glace fondue s’accumule sous le glacier, formant un grand lac de 500 mètres de profondeur, ce qui permet au glacier de “flotter au-dessus de la terre. Ces rivières de glace fondue agissent comme un lubrifiant sur le glacier, c’est comme enduire une surface d’huile et la faire glisser sur l’eau. L’accélération qui en résulte est très impressionnante et potentiellement catastrophique.” Le glacier se déplace actuellement au rythme de 15 kilomètres par an, avec quelques pointes de vitesse. Un jour, Corell a mesuré que le glacier avait parcouru 5 kilomètres en quatre-vingt-dix minutes, un évènement extraordinaire.
Veli Kallio, un scientifique finlandais, explique que les secousses sont liées au détachement de blocs de glace soudés à la roche depuis des centaines d’années. Ces tremblements de terre sont de faible magnitude – de 1 à 3 sur l’échelle de Richter – mais ils étaient inconnus dans le nord-ouest du Groenland et pourraient faire s’effondrer l’ensemble de la calotte glaciaire. Selon le professeur Corell, “ces tremblements de terre ne sont pas dangereux en eux-mêmes mais leur existence démontre que le réchauffement climatique est beaucoup plus rapide que tout ce que nous avions pu prévoir”.
rougemidi.org
Et pendant ce temps nos cocomickeys nivernais ne rêvent que d’en remettre une louche pour que ça fonde plus vite…
le JDC (four à chaux ): « Il suffit de prolonger la route de 6 Km pour rejoindre la zone d’exploitation de l’hypothétique mine de charbon »
Soit la zone d’exploitation s’est rapproché de Decize ou il y a erreur de distance
Sur le site plans et itinéraires on peut lire :
De
Le Four à Chaux Decize (58300, France)
A Cossaye (58300, France)
Itinéraire : Express Distance : 14.0 km
Bonjour les expropriations pour élargir la route
Les ponts ?
Qui paye ?
CSC suite: L’entouthiasme semble en baisse…
Le samedi 02 février 2008
Piéger le CO2 pour réduire les GES
Grâce à la captation et au stockage du carbone, le Canada pourrait diminuer ses émissions projetées de gaz à effet de serre (GES) de 40 %.
Photothèque Le Soleil
Éric Moreault
Le Soleil
Québec
Un groupe de travail de l’industrie de l’énergie recommande aux gouvernements fédéral et provinciaux d’investir 2 milliards $ dans le développement de la captation et du stockage du carbone (CSC). Cette technologie encore expérimentale permettrait au Canada de diminuer ses émissions projetées de gaz à effet de serre (GES) de 40 % en 2050.
S’il veut continuer à exploiter les très polluants sables bitumineux pour en extraire du pétrole et produire de l’électricité à partir des centrales de charbon, le Canada n’a pas le choix d’investir dans la séquestration du CO2, estime le groupe créé par les gouvernements canadien et albertain. Le CSC est un processus qui consiste à extraire le CO2 (un GES) des émanations industrielles et à le piéger dans de profondes formations géologiques.
Dans son rapport préliminaire divulgué hier, ÉcoÉNERGIE soutient que le Canada doit développer de toute urgence les compétences et l’expertise nécessaires à l’implantation du CSC. Il pourrait non seulement réduire ses émissions, mais jouer un rôle de «chef de file» sur le plan mondial pour en exporter la technologie.
En fait, le rapport est transparent, il s’agit surtout de protéger l’industrie du «risque» lié aux émissions de GES. Mais comme il s’agit d’un investissement «risqué», il recommande une contribution de 2 milliards $ des gouvernements, de concert avec l’industrie, pour implanter de trois à cinq projets de CSC d’ici 2015. Ceux-ci permettraient de réduire les GES de cinq mégatonnes par année (les émissions actuelles sont de 747 Mt/an).
Le rapport met de l’avant deux autres recommandations. La première propose de dégager clairement l’industrie de l’énergie fossile de toute responsabilité à long terme et de transférer cette responsabilité aux gouvernements provinciaux. La deuxième propose que le CSC obtienne son propre système de crédits carbone et que les futurs régimes de réglementation des GES confèrent les mêmes avantages au CSC qu’à toute autre option reconnue de réduction des émissions de GES.
Le rapport trace évidemment un lien entre la prospérité économique du Canada et le soutien à l’industrie. Il justifie aussi l’éventail de mesures en soulignant que l’Australie, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà commencé à investir de l’argent public.
Explosion des coûts
Le département américain de l’Énergie a toutefois annoncé cette semaine qu’il retirait son investissement de 1 milliard $ dans le projet FutureGen en raison de l’explosion des coûts. Celui-ci consistait en une centrale thermique au charbon misant sur le CSC.
La technologie du CSC divise la communauté scientifique en raison de sa capacité limitée et des effets inconnus sur l’environnement à long terme, notamment les nappes d’eau souterraine. En fait, la technologie n’est pas encore au point, selon le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Et quand elle le sera, elle constituera une partie de la solution de la réduction de la pollution et non une panacée, fait-on valoir.
Extrait d’un article de Terra economica :
« Une armée de costumes-cravates D’après le commissaire européen Siim Kallas, la capitale européenne compte environ 15 000 lobbyistes, qui travaillent dans 200 cabinets de conseil en affaires publiques, et aussi au sein des 2 600 grands groupes d’intérêt installés à Bruxelles : fédérations professionnelles, ONG, etc. Des effectifs colossaux comparés aux 26 000 fonctionnaires de la Commission européenne. S’y ajoute une nuée de think tanks, groupes de réflexion sur les politiques européennes, comme l’European Policy Center ou le Transatlantic Institute. Le chiffre d’affaires annuel des lobbyistes atteindrait 60 à 90 millions d’euros dans la capitale européenne, une somme bien inférieure aux 2 milliards de dollars estimés pour leurs confrères exerçant à Washington ».
Mais : « Les enfants à naître n’ont point de lobby ». (Hans Jonas).
L’ADSN non plus, mais elle occupe le terrain et doit œuvrer à barrer la route aux nuisibles de tous poils qui voudraient s’en emparer.
SOURCE :
Fondation Argentine d’Écologie Scientifique
Responsable de la rédaction:
Pierre Lutgen,
docteur en sciences, Luxembourg
Le charbon, source de contamination radioactive
Les centrales thermiques au charbon contaminent beaucoup plus leurs alentours que les centrales nucléaires. Aux Etats-Unis ces centrales émettent un total de 48 tonnes de mercure dans l’air, une des substances les plus toxiques qui existent. Une centrale thermique de 1000 MW au charbon produit 4.8 millions de tonnes de CO2 par année et une montagne de cendres. Une centrale nucléaire de même capacité produit une tonne de déchet radioactif qui peut être enterré dans une galerie sous terre où il perd sa radioactivité au cours des années. Mais il est préférable qu’il soit recyclé et reconditionnée dans des surgénérateurs ou des installations comme celle de Sellafield. Il est vrai que cette usine émettait de l’eau radioactive vers la mer. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Peu de gens savent que les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité. Le charbon contient en moyenne 1.3 ppm d’uranium et 3,2 ppm de thorium. En 1982 les centrales thermiques au charbon des Etats-Unis on émis dans l’air 801 tonnes d’uranium et 1907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais contenus dans des fûts ou dans du béton. L’uranium-238 émis par les centrales thermiques est transformé par le rayonnement solaire et cosmique en plutonium-239 qui est éminemment toxique par inhalation. Il est donc beaucoup plus dangereux de vivre dans le voisinage d’une centrale thermique au charbon que près d’une centrale nucléaire.
Plusieurs centrales thermiques au charbon en Grande-Bretagne ont du fermer parce que leurs environs étaient devenus trop radioactifs. En plus les centrales au charbon émettent de grandes quantités de radon, gaz qu’il est difficile de capter par des filtres. Comme sont difficiles à capter les dioxines émises par les centrales thermiques. Les eaux usées des centrales au charbon sont également radioactives. L’Environmental Protection Ageny des Etats-Unis calcule que toutes les centrales au charbon du monde émettent chaque année 6 630 tonnes d’uranium (Chernobyl avait mis 5 tonnes de substances radioactives dans l’air) et 16 320 tonnes de thorium dans la biosphère, soit un demi kilo pour chaque habitant de la terre.
Il est possible d’utiliser ces déchets d’uranium 238 et de plutonium dans des surgénérateurs. Le Superphénix en France qui ne produisait beaucoup moins de déchets qu’une centrale classique a été arrêté par le gouvernement Jospin sous la pression des mouvements écologistes.
Etrange que Greenpeace veuille bloquer quelques conteneurs qui sont en route vers des centres de retraitement et ne s’intéresse pas à cette autre contamination radioactive massive due au charbon. Cette association n’est probablement pas au courant des études épidémiologiques faites autour des centres de retraitement des déchets au plutonium (Los Alamos, La Hague, Sellafield). A chaque nouvelle étude on trouve que pour les personnel et les riverains la mortalité est moindre et le nombre de cas de cancer inférieur à celui du reste de la population.
Les Chinois commencent à s’inquiéter. L’essentiel de leur énergie provient du charbon et les cendres de ces centrales ont été utilisées pendant des années pour fabriquer du ciment. La radioactivité à intérieur de beaucoup de leurs maisons dépasse les normes.
L’énergie nucléaire reste parmi les moins chères. Si on ajoute au coûts de production le coût des externalités (pollution de l’air, accidents, effet de serre, frais de recherche, déchets…) elle revient à 0,03 € par kWh contre 0,06 pour les centrales thermiques au charbon. Si on voulait remplacer les 19 centrales nucléaires d’Allemagne par des éoliennes il en faudrait selon les calculs du professeur Dörrscheidt implanter 460 000 sur les collines. Elle est également la plus sûre. C’est dans les centrales nucléaires qu’on a eu le moins d’accidents mortels au cours des dernières 20 années. Dans les centrales thermiques au charbon on comptabilise 300 morts par année et par TWatt, dans les centrales au gaz 80 et dans les centrales nucléaires 5. Et les Danois qui se disent champions sur le champ de bataille de Kyoto émettent néanmoins 17 fois plus de gaz carbonique pour un KWh que les Français.
Pierre Lutgen
Luxembourg
Doctoeur en Sciencies
SOURCE :NatutaVox
mercredi 27 juin 2007
Energie et Business
La dérégulation du marché de l’énergie ouvre la voie à de nouveaux investisseurs, « innovateurs » audacieux: quelles innovations? quelles audaces? pour qui? le respect de l’environnement est plus que jamais d’actualité
Le Monde du 22 juin 2007 présente « un innovateur de rupture » selon ses propres termes, Charles Beigbeder, fondateur de « sa petite société » Poweo . Un chef d’entreprise qui prône l’innovation et la prise de risque : le propos est séduisant !
Mais quelle innovation et quelle prise de risque ?
Soyons rigoureux.
Profitant de la dérégulation du marché de l’énergie, Poweo promet du « charbon propre » en présentant un projet de construction d’une centrale à charbon sur le territoire du port Autonome du Havre
Or la population du Havre se mobilise contre ce projet : pourquoi ?
Parallèlement à l’actuelle centrale EDF , première émettrice de poussières de Haute Normandie, première émettrice de NOX et troisième émettrice de SO2, les nouvelles centrales émettront effectivement moins de polluants à partir de 2015, en application de la loi, donc moins de poussières, de SO2, de NOX, etc.
En revanche les émissions de CO2, redoutable gaz à effet de serre seront toujours effectives en 2011 ou 2012 ou même 2015 . Notre région, fortement industrialisée, est la première en émission de gaz à effet de serre par habitant.
Le charbon propre n’existe pas. On ne sait ni capter le CO2 ni le stocker. Tous les experts présents au colloque « Charbon propre, mythe ou réalité ? », réunis au Havre récemment ont été d’accord pour affirmer que la capture et la séquestration du CO2 ne seront pas au point avant 15 ans minimum et qu’elles seront très coûteuses.
Alors que le président de la République vient d’affirmer « le problème du réchauffement climatique devient une urgence », on construirait au Havre une centrale dont on sait qu’elle ne peut pas être performante.
Où est l’innovation ?
Par ailleurs, , interrogé sur un projet d’éoliennes en mer, et s’y opposant, Monsieur le Préfet faisait remarquer que « notre région développe déjà près de 10 000 mégawatts par ses sources classiques » c’est-à-dire que notre région qui correspond à 2,98% de la population française, participe à hauteur de 11 % à la production nationale, et n’en consomme que 4% selon les chiffres officiels.
Donc, si l’on comprend bien, on s’oppose aux énergies renouvelables en Haute Normandie sous prétexte qu’on produit plus d’électricité que l’on n’en consomme et on autorise des centrales à charbon !
Posons plutôt les vrais problèmes. Le dernier Ministre de l’Environnement affirmait : « Un urbanisme capable de concevoir des quartiers où tout concourt à préserver notre environnement, et des habitations à énergie positive, c’est-à-dire qui restituent autant ou plus d’énergie qu’elles n’en consomment, est possible… ». Un formidable chantier est ouvert aux vrais innovateurs d’un environnement respectueux de la planète : consommer autrement, en faisant appel aux économies d’énergie, à l‘efficacité énergétique et aux énergies renouvelables .
Enfin , les Havrais refusent de prendre des risques supplémentaires pour leur santé ! Le Havre a le taux de cancers le plus élevé en Haute Normandie et en France (35,7% contre 31, 8). Avec 978,8 décès pour 100 000 habitants, le territoire havrais se place en troisième position des sept communautés d’agglomérations les plus touchées par la mortalité générale.
En conclusion, le chef d’entreprise qui veut innover, doit tout d’abord convaincre ses concitoyens que ses projets tiennent compte des avancées de la science, et que, s’il prend des risques, il ne les fait courir ni aux hommes, ni à l’environnement : il respecte la vie et l’avenir de notre planète, pour nous et pour nos enfants.
Car, ce qui freine l’innovation et la prise de risque, c’est qu’elles ne sont ni authentiques ni légitimes, c’est le soupçon de l’ enrichissement personnel à tout prix et de l’habileté politique.
Comment interpréter autrement l’absence de débat citoyen, les décisions prises en catimini, sans concertation de la population, le mépris des conclusions des experts, le seul pouvoir d’un chef d’entreprise ?
Où est l’éthique ?
ISABELLE ROYER
Article du Monde du 4/2/2008 : le réchauffement climatique encore plus rapide que prévu !!!
Sur la terre ferme, les déserts se distinguent à l’oeil nu. En mer, le problème est tout autre : il faut l’aide d’un satellite capable de voir la « couleur » de l’océan. En utilisant les images de l’instrument SeaWIFs (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor), en orbite depuis 1997, des océanographes menés par Jeffrey Polovina (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) ont dressé la carte des grands déserts océaniques et, surtout, sont parvenus à en déterminer l’évolution depuis une
la revue Geophysical Research Letters (GRL), montrent une progression rapide de ces zones biologiquement peu actives. Depuis 1998, ces « déserts » ont gagné environ 6,6 millions de km2, soit douze fois la superficie de la France métropolitaine. Sous l’influence du changement climatique en cours, l’accroissement des zones stériles de l’océan est prévu par la théorie. Mais la cadence observée est « considérablement supérieure aux prévisions des modèles récents », écrivent les chercheurs.
En mer comme sur les terres émergées, le désert est un espace privé de végétaux photosynthétiques. Les chercheurs ont donc cartographié les zones où la quantité de chlorophylle – donc de micro-algues – est très faible. La superficie de ces zones augmente dans quatre bassins : Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud. L’Atlantique nord est le plus touché avec une croissance moyenne de ses déserts de 8,3 % par an. L’océan Indien, lui, semble relativement épargné.
Comment s’explique le phénomène ? Les chercheurs sont parvenus à le mettre en relation avec la température des eaux de surface. Plus celle-ci s’accroît, moins l’activité photosynthétique y est forte : lorsque les couches supérieures de l’océan – celles qui bénéficient de la lumière du soleil – sont plus chaudes, elles tendent à moins se mélanger aux eaux des profondeurs, qui sont froides.
Or ce mélange est nécessaire à la croissance du plancton végétal puisque ce sont les eaux profondes qui, poussées par les courants marins, amènent vers la surface les nutriments indispensables à la croissance du phytoplancton. D’autres phénomènes peuvent aussi être invoqués, comme le ralentissement des courants marins, dû à l’afflux d’eau douce aux latitudes moyennes et hautes.
Les principales explications tiennent au changement climatique en cours. « Il est cependant impossible d’affirmer que la tendance que nous observons sur les dix dernières années est en intégralité due au réchauffement climatique, ni qu’elle va se poursuivre dans l’avenir », précise cependant Mélanie Abécassis (université d’Hawaï, Honolulu), coauteur de ces travaux. Les modèles simulant le réchauffement climatique prévoient une expansion des déserts océaniques « dix à vingt fois moins rapide que ce que montrent les observations », ajoute-t-elle.
Deux conclusions sont donc possibles : soit les modèles sous-estiment considérablement les effets du changement climatique sur la biologie marine ; soit une part du phénomène résulte d’autres facteurs. Il est ainsi possible que l’expansion récente soit, en partie au moins, causée par des cycles décennaux non encore décrits par les scientifiques. Cependant, un indice plaide en faveur d’une solution principalement liée au réchauffement. « Les bassins sujets à un appauvrissement de leurs eaux sont tous les quatre soumis à des forçages (c’est-à-dire des contraintes externes) différents, pourtant ils semblent suivre la même tendance », observe ainsi Mélanie Abécassis.
Parvenir à trancher la question revêt une importance certaine : la désertification des océans aura un impact sur les ressources halieutiques, mais aussi sur la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone (CO2). En prospérant, les micro-algues fixent en effet des quantités considérables de CO2 atmosphérique.
Leur effondrement rapide pourrait donc conduire les climatologues à revoir à la hausse leurs prévisions d’augmentation de température moyenne pour la fin du siècle.
LA SAGA DU CO2
LE JDC DU 4 JANVIER 2008
UNE REUNION PUBLIQUE SUR LE PROJET MINIER DE LUCENAY A EU LIEU A NEVERS JEUDI DERNIER
« Toujours pour une exploitation propre du charbon »
Quelques morceaux choisis
« …Didier Bonijoly, coordonnateur des projets de stockage du CO2 au sein du BRGM, a rappelé les grands axes de son travail : identifier les ressources du sous-sol, déterminer la meilleure façon de les utiliser (notamment du point de vue économique) et placer-le tout dans un contexte optimum de sécurité pour les personnes et l’environnement. « Captage ou stockage, les techniques sont connues. Elles restent à parfaire. Les études actuelles portent sur les techniques à améliorer sur certaines phases dites critiques. »
Notez que le volet économique est placé avant les considérations écologiques.
Y aurait-il des risques ???
« Nous maintenons aussi l’information auprès de la population »
Quelle information ?
Pas un mot sur les autres risques de pollution
Le radon ?
L’eau ?
Les micro particules ?
Et la garanti du stockage….décennale…trentenaire….millénaire…. ????
Et le rapport SOFREMINES, toujours dans les cartons(enterré lui aussi)
Le loobying du charbon propre vise surtout à récolter des fonds pour faire des expériences sous nos pieds que nos enfants auront à gérer sans l’avoir demander.
Aujourd’hui nous avons le désamiantage, demain ils auront le CO2 à gérer et à traiter.
Joli cadeau !
Il est vrai que quand on ne sait pas ou que l’on ne veut pas savoir…..
Pourtant il suffit de s’informer !
Nimby sans complexes.
Le lobby du « charbon propre » triomphe à Bruxelles.
Dans les luxueux bureaux climatisés de La Défense, les « costumes-cravattes » sont prêts à partir à l’assaut des subventions européennes en élaborant la promotion de la captation-séquestration du CO2, solution illusoire au problème du changement climatique, mais combien efficace pour ajourner les salvatrices restrictions énergétiques dont ils redoutent l’impact négatif sur leurs dividendes.
Ceux qui auraient vocation à nous défendre préfèrent la dissémination sauvage dans la nature des tonnes de radio-éléments émis par les centrales au charbon aux déchets de l’industrie nucléaire localisés et neutralisables si leur obstruction à Super Phoenix n’avait pas réussi.
A moins de dix kilomètres de chez nous notre sort éveille bien peu d’intérêt. Que dire des milieux parisiens pour lesquels nous n’existons absolument pas. Il n’en serait pas de même si nos pollueurs allaient creuser dans le Lubéron.
Ici-même les partisans de la mine, soutenus par le Conseil Général et le Conseil Départemental tentent d’investir nos mairies en usant de camouflages grossiers.
Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour défendre notre cadre de vie et celui de nos enfants.
Petit rappel .
Ou découverte pour ceux qui ne savent pas.
Charte de l’environnement de 2004 (*)
Le peuple français,
Considérant :
Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ;
Que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ;
Que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;
Que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ;
Que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles ;
Que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;
Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins,
Proclame :
Article 1er. – Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Article 2. – Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.
Article 3. – Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.
Article 4. – Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.
Article 5. – Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
Article 6. – Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.
Article 7. – Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.
Article 8. – L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.
Article 9. – La recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.
Article 10. – La présente Charte inspire l’action européenne et internationale de la France.
* Loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 (JO du 2 mars 2005)
INFORMATION :
News de l’Environnement
Energies – Article publié le : 05/02/2008
Vers un deuxième parc éolien offshore français au large du Calvados
Après un premier parc éolien prévu au large de la Côte d’Albâtre en 2009, un second parc pourrait voir le jour au large du Calvados en 2011. Confronté à la réticence des pêcheurs, le promoteur s’est engagé à favoriser la concertation en amont. Pour atteindre le triple objectif fixé par l’Union européenne à savoir réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% à l’horizon 2020, gagner 20% en termes d’efficience énergétique et faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie à 20% d’ici à 2020, la France est contrainte à développer les énergies renouvelables : biomasse, solaire thermique, solaire photovoltaïque mais également l’éolien. Dans son arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité, la France prévoit de mettre en service 13.500 mégawatts (MW) d’éoliennes dont 1.000 MW en mer d’ici à 2010 et 17.000 MW d’ici à 2015 dont 4.000 MW en mer. Si l’éolien terrestre semble bien parti, propulsant la France au troisième rang européen derrière l’Allemagne et l’Espagne en termes de puissance installée en 2007, l’éolien offshore se développe en revanche plus modestement.
ce parc, d’une capacité de 250 MW serait ambitieux car il pourrait ainsi contribuer à couvrir jusque 70% des besoins de la population du Calvados
Un premier parc a été retenu suite à un appel d’offre du gouvernement passé en 2004. Le projet sera situé à environ 7 km au large de Veulettes sur mer en Seine-Maritime sur la Côte d’Albâtre. Avec une puissance totale de 105 MW, il sera capable de produire environ 300.000 mégawattheures (MWh) chaque année, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 150.000 habitants. Techniquement, 21 éoliennes seront implantées tous les 600 mètres en 3 lignes parallèles distantes de 1,6 kilomètres et ancrées à 23 mètres de profondeur en moyenne. Pour que ce projet d’éoliennes en mer soit définitif, il doit obtenir plusieurs autorisations administratives : une concernant la loi sur l’eau, une autre pour la concession d’utilisation du domaine public maritime et enfin le permis de construire. Ces autorisations sont délivrées à la suite d’une étude d’impact et d’une enquête publique. Cette dernière a d’ailleurs débuté le 28 janvier dernier et doit prendre fin le 29 février 2008 inclus. Selon l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie, les habitants semblent majoritairement favorables au projet contrairement aux pêcheurs locaux qui y voient une atteinte à leur zone de pêche.
Des problématiques similaires sont actuellement rencontrées par le promoteur d’un futur parc éolien offshore. La société WPD-offshore France envisage d’implanter un parc de 50 éoliennes au large de Port-en-Bessin dans le Calvados. De 5 MW chacune, ces éoliennes seront espacées de 800 mètres les unes des autres mais le lieu précis de leur implantation n’a pas encore été décidé. Attiré par l’un des meilleurs gisements de vent, ainsi que de fonds marins propices à de solides fondations, le promoteur parle d’un parc ambitieux et réaliste : ce parc, d’une capacité de 250 MW serait ambitieux car il pourrait ainsi contribuer à couvrir jusque 70% des besoins de la population du Calvados. Il serait aussi réaliste car la surface délimitée par les éoliennes ne représenterait pas plus d’1% à 2% de la baie de Seine.
A nouveau mal perçu par la communauté de pêcheurs qui y voit une cause supplémentaire à la réduction de leur zone de pêche, le projet n’est encore qu’à la phase de réflexion. Pour mettre toutes les chances de son côté et voir son projet accepté par les administrations locales, le promoteur déclare vouloir prendre toutes les précautions et le temps nécessaires. Pour décider de l’emplacement du parc, un groupe de travail composé de tous les acteurs et notamment des pêcheurs provenant des différents ports de la région a été mis en place. Nous sommes actuellement en pleine concertation du projet avec les pêcheurs qui ont antériorité sur la mer, explique le groupe dans un communiqué. Le groupe de travail a d’abord pour objectif de bien comprendre les implications d’un tel parc pour l’activité de pêche. Etant donné l’espacement entre les éoliennes, certains modes de pêche tels que les casiers, les filets fixes ou les lignes pourraient être autorisés dans le parc. D’autres aspects, tel que l’enrochement et les récifs artificiels que WPD se propose d’implanter au pied des éoliennes ont été plutôt bien perçus. L’autre tâche à laquelle s’est attelé le groupe de travail est de déterminer les zones à éviter et les zones plus favorables. Ainsi, les gisements principaux de coquille Saint Jacques ont d’ores et déjà été écartés, tout comme plusieurs zones bien connues où le chalutage est intense. Dans tous les cas, le promoteur assure d’installer le parc à plus de 8 km de la côte pour limiter l’atteinte au paysage : à 8 km, les conditions météorologiques le rendront le plus souvent invisible, explique WPD.
Pour compenser la perte d’activité que pourrait représenter l’implantation du parc, il est prévu que le promoteur paie une taxe de 30.000 euros par an et par éoliennes qui alimenterait un fond maritime géré par le département soit un total de 60 millions d’euros sur 20 ans pour les communautés locales. Ce fonds permettrait de financer des projets locaux destinés à faciliter la pêche au quotidien. WPD devra également payer une taxe de 30.000 euros par an aux communes concernées.
Dès que la zone la plus favorable sera confirmée, le travail de concertation avec les élus et les populations plus directement concernées reprendra afin de finaliser le positionnement, la forme du parc mais aussi afin de structurer la dynamique économique. Au final, l’objectif du groupe de travail et de WPD est de réaliser un véritable co-développement du parc qui pourra alors voir le jour en 2011.
F.ROUSSEL
Citations en désordre:
Nous n’héritons pas la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.
(Antoine de SAINT-EXUPERY.).
A partir du moment où un savant s’est fait un nom grâce à ses travaux scientifiques il peut raconter à peu près n’importe quoi. Peut-être n’est-il pas toujours cru ; du moins bénéficie-t-il d’un préjugé favorable. Et plus ses arguments sont inintelligibles, moins il risque d’être contredit. (Pierre Thuillier.).
Il faut déblayer la science. Car la science est souvent l’occasion de dire les plus fortes bêtises sans que le public s’en aperçoive. (Claude Bernard.).
(Penser à Allègre.).
Le « développement durable » est une arme sémantique pour éviter le gros mot «écologie »… Le développement durable n’a pour fonction que de maintenir les profits et d’éviter de changer des habitudes en modifiant, à peine, le cap. (H. Kempf : Comment les Riches détruisent la Planète.).
Le mode de vie des classes riches les empêche de sentir ce qui les entoure. Dans les pays développés, la majorité de la population vit en ville, coupée de l’environnement où commencent à se manifester les craquements de la biosphère. Elle est d’ailleurs largement protégée de ces craquements par les structures de gestion collective élaborées dans le passé et qui parviennent à amortir les chocs quand ils ne sont pas trop violents. (Ibid.).
Les élites dirigeantes sont incultes. Formées en économie, en ingénierie, en politique, elles sont souvent ignorantes en sciences et quasi toujours dépourvues de la moindre notion d’écologie. (Ibid.).
(Que dire de nos politiciens locaux !!).
Sur le blog du jdc ce jour, intéressante comparaison de FASOLLA entre la mine de charbon et la mine d’or de Guyane dont le Président de la République vient de refuser l’ouverture. Effectivement, il y a déja beaucoup trop de similitudes pour que le scénario ne suive pas le même chemin. Après recherches, on peut noter aussi que ce ne sont pas les mêmes filiales qui interviennent dans les différentes phases, système des financiers qui permet de dire ensuite « Ce n’est pas nous qui avons promis ça », il faudra s’en souvenir pour la suite du dossier.
Allons-nous franchir le point de non retour sans avoir réagi. Les avertissements se précipitent, telles les tornades survenues hors saison des tornades et qui viennent de faire 48 morts aux USA.
Le mercredi 06 février 2008
Une action insuffisante pour un changement climatique
Gwynne Dyer
Le Droit :
Tout le monde parle du temps, mais personne ne bouge le petit doigt : aujourd’hui, cette vielle plaisanterie peut hélas s’appliquer au climat !
Certes, ils en parlent, comme en témoigne encore la réunion d’Honolulu qui s’est tenue la semaine dernière. Ils ont évoqué des engagements obligatoires pour tous les pays du monde sur les émissions de gaz à effet de serre (même si la Russie et l’Inde ont refusé que ce point soit inscrit dans la déclaration finale). Au mois de décembre, à la conférence de Bali, la Chine a même laissé entendre qu’elle pourrait envisager de respecter des plafonds d’émissions contraignants à long terme. Pourtant, la notion d’urgence n’est pas là.
En tout cas, pas une notion d’urgence suffisante pour prendre des mesures qui contrediraient les prévisions du dernier numéro de la revue Science. Cette dernière indique que le changement climatique pourrait coûter à l’Afrique du Sud plus de 30 % de son maïs (la première culture du pays) d’ici à 2030. Pas un pays en développement ne peut perdre définitivement un tiers de sa principale production agricole sans sombrer dans une situation de pauvreté et de violence extrêmes.
Dans une telle situation, même certains pays développés connaîtraient de sérieux ennuis. L’Australie fait déjà figure d’exemple : les agriculteurs doivent faire face à ce qui pourrait être une diminution définitive de la capacité du pays à cultiver la terre. Heureusement, la richesse globale de l’Australie est suffisamment grande pour en atténuer les conséquences. Mais ailleurs, l’attitude qui consiste à penser que « ça ne peut pas arriver ici » est trop solidement ancrée.
Des promesses
Les deux candidats à l’investiture démocrate dans la course à la Maison-Blanche promettent 80 % de réduction des émissions d’ici à 2050. Côté républicain, John McCain promet 50 % de réduction à la même échéance. Personne ne fait remarquer que ces mesures sont insuffisantes car, appliquées à tous les pays du monde, la planète serait tout de même condamnée à un régime de températures globales supérieures d’au moins 3 à 4 degrés Celsius.
Personne ne précise qu’il s’agit d’une moyenne des températures mondiales qui tient compte de l’air relativement frais résidant au-dessus des océans et que les températures dans les terres seraient encore bien supérieures. Peu de gens savent que ces températures supérieures compromettront la pollinisation de nombreuses cultures de base dans des régions du monde où la chaleur est déjà énorme et où le seuil critique est presque atteint. Si on ajoute à cela des cycles de précipitations en pleine mutation, la production agroalimentaire chutera de manière dramatique.
Voici quelques informations troublantes. Ces dernières semaines, j’ai interviewé dans plusieurs pays plus d’une vingtaine de scientifiques reconnus, de responsables du gouvernement et d’experts, membres de cercles de réflexion, dont le travail consiste à étudier la question du changement climatique au quotidien. Et pas un seul d’entre eux ne croit aux estimations du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur le réchauffement planétaire publiées l’an dernier. Selon eux, les choses évoluent bien plus vite !
Prévisions alarmantes
Dans son rapport de 2007, le GIEC formulait déjà des prévisions alarmantes. Sur les six scénarios envisagés, d’après sa « meilleure estimation », l’augmentation des températures moyennes dans le monde serait comprise entre 1,8 à 4 degrés Celsius d’ici à la fin du 21e siècle, avec une évolution maximale de 6,4 degrés Celsius dans le scénario le plus pessimiste. Cependant, les milliers d’articles scientifiques sur lesquels s’est basé le GIEC pour tirer ses conclusions datent au mieux de début 2006. En outre, la plupart de ces documents reposent sur des données encore bien antérieures.
Il ne pouvait en être autrement de toute façon, mais cela montre une chose : le rapport du GIEC n’a pas pris en compte les indications récentes selon lesquelles le réchauffement s’est considérablement accéléré. Pendant l’élaboration de ce rapport, par exemple, on parlait encore du fait que la glace de l’océan Arctique pourrait fondre entièrement à la fin de l’été 2042. Aujourd’hui, on parle de 2013.
De même, le GIEC n’a pas essayé d’intégrer dans son rapport les phénomènes de « rétro-alimentation » qui sont soupçonnés d’accélérer le réchauffement, tels que le dégagement de méthane provoqué par la fonte du pergélisol. Pire encore : on craint désormais que le « piégeage du carbone » ne fonctionne plus et que les océans, en particulier, qui, normalement, absorbent la moitié du dioxyde de carbone produit chaque année soient en train de perdre cette propriété.
Il se peut que tous les experts se trompent.
Aujourd’hui, au milieu de la multitude de données qui nous entourent et des nombreuses études qui seront publiées dans les revues scientifiques, nous ne pourrons nous raccrocher qu’à nos pressentiments. Mais alors que les discussions au sommet sur le changement climatique suivent tranquillement leur cours pour tendre vers une destination mal choisie, on sent comme un vent de panique chez ceux qui s’intéressent de près à ce sujet. Le point de non-retour semble nous rattraper bien plus vite qu’on l’aurait cru.
Gwynne Dyer est un journaliste indépendant canadien, basé à Londres, dont les articles sont publiés dans 45 pays. Son dernier livre, Futur Imparfait, est publié au Canada aux Éditions Lanctôt.
gdyer@ledroit.com
Au bout des 12 années nécessaires à la mise au point de l’hypothétique captation-séquestration du CO2. Le point de non-retour sera de loin dépassé et notre seule consolation sera de voir les rapaces périr avec nous.
Force est de constater que pour celui qui n’a pas accès à toutes ces informations et qui est bercé avec le chant des sirènes du « charbon propre avec captage et stockage du CO2», il est difficile de ne pas succomber au charme du comité qui dit que « les techniques sont connues »
Comment allez-vous vous y prendre ?
M Fumat répond « par la pression sur les décideurs »….
En attendant la pression qui pourrait faire remonter le CO2 à la surface (par exemple à la suite d’un séisme)
Gaz mortel, faut-il le rappeler .
Bonjour les dégâts !
Ou allons-nous ?
Serait-il possible de diffuser plus largement ces informations auprès de ceux (candidats et autres) qui ne savent pas ?…..Ou qui ne veulent pas savoir !
« Ne nous y trompons pas.
Le véritable ennemi, c’est le charbon »
Cédric Philibert,
Agence internationale de l’énergie.
Après « l’observatoire »
Après le « comité pour une exploitation propre du charbon »
Une commission de plus ???
COSSAYE,une liste de camarades se présente aux municipales avec dans son programme :
« Charbon:
-Mise en place d’une commission ouverte composée d’élus favorables et opposés à l’exploitation du charbon.
-Commission chargée de réunir toutes les informations utiles au traitement de ce dossier au mieux des intérêts de la commune et vous en tenir régulièrement informé. »
Encore des candidats qui manquent d’information presque deux ans après le début du feuilleton (mine de lucenay, ton univers impitoyable)
Manifestement, une majorité d’entre eux sont pour et les autres sans doute en cour de conversion par les prédicateurs du comité qui déclarent sur le jdc du 4 janvier 2008 « Nous maintenons aussi l’information auprès de la population »
Information à sens unique, en effet à la réunion de Nevers des représentants de L’ADSN étaient présent, le président M Montégut a pris la parole pour exprimer son désaccord. De cette intervention, rien dans le journal.
Sans doute à ce moment la, le journaliste était sorti fumer dehors !
La dernière phrase de l’article « *ZEP : plateforme technologique européenne pour l’émission zéro des centrales à énergie fossiles » Mériterait quelques explications…
S’il y a émission zéro, on va enterrer quoi ?
SVP EXPLIQUEZ-MOI !
Quelques raisons de ne pas être trop pessimistes :
1)A quelque chose malheur est bon : les caisses de la France sont vides. Seren ou Valorca ont peu de chances d’obtenir des crédits de ce côté.
2)La CCE dit avoir en vue 12 projets d’études de captation séquestration du CO2. Il est peu probable qu’elle en ajoute un treizième aussi mal ficelé.
3)L’accélération du changement climatique est telle qu’il sera bientôt évident que bien avant l’échéance de 2020, fixée par les techno-sciences pour que leurs usines à gaz commencent à être opérationnelles, le point de non-retour sera irrémédiablement dépassé.
4)Le site de stockage éventuel indiqué dans la notice de la SEREN, entre Cossaye et Devay est situé en zone NATURA 2000.
5)Ce site n’est d’ailleurs pas inscrit sur la carte établie par le BGRM où il n’existe d’ailleurs aucun site proche de chez nous.
Ceci s’explique par l’histoire géologique de la région, bouleversée par la surrextion des Alpes, survenue 100 millions d’année après l’époque carbonifère. Les poussées cyclopéennes exercées alentours ont alors produit des failles et des fractures multiples.
C’est ainsi :
- que les veines de charbon de La Machine présentaient de nombreuses ruptures qui rendraient aujourd’hui leur exploitation mécanique irréalisable. *
- que le gisement de Lucenay Cossaye est à 300 mètres de profondeur et qu’à quelques kilomètres plus à l’est, au niveau de Devay, du fait d’une énorme faille, le charbon se trouve à plus de 1200 mètres.
- qu’enfin la démonstration géologique de telles fractures a entraîné le retrait du projet de la décharge des Amognes.
La présence de ces failles permettrait, sans remède, la fuite vers la surface du CO2 séquestré, constituant une menace vitale.
6)Nicolas Sarkozy vient de faire refuser, pour des raisons écologiques, la concession d’une
mine d’or en Guyanne.
* J’ai entendu Monsieur Besson, lors de sa conférence à l’Ecole des Mines, déclarer que le gisement de Lucenay-Cossaye avait la même particularité rendant impraticable une exploitation souterraine. Ceci expliquerait le propos tenu par le secrétaire général de Valorca le 1er Février 2007 : « On va essayer de privilégier l’option d’une mine souterraine, beaucoup moins agressive, même si on n’exclut pas de changer d’avis ». (Ceci pour ceux qui tablent sur une exploitation souterraine).
Blognaute.fr
Vous avez la parole
Le jdc de ce samedi publie (C’EST VOTRE AVIS) page 2 un article reprit sur le blog
http://nievre.blognaute.fr/index.php?2006/08/22/193-nouvelle-ruee-vers-l-or-charbon
« Mine d’or…mine de charbon » par Fasolla
Notez quand même que cet article n’a pas été reproduit intégralement, pourquoi ?
Sans doute par manque de place…
Consolez-vous à la lecture de la page 7 : une page entière par le Conseil régional de Bourgogne
« Le conseil régional aide à construire des logements sociaux plus économe en énergie. »
« La région concilie ainsi la réduction des charges locatives avec la préservation de l’environnement »
« Ensemble, protégeons notre cadre de vie ! »
voir site :
http://www.cr-bourgogne.fr
Préservation de l’environnement et protection de notre cadre de vie aujourd’hui.
Demain ???
« Quand l’argent précède, toutes les portes s’ouvrent. »
[William Shakespeare]
A PROPOS DES MUNICIPALES ET CANTONALES
« Qui sait flatter sait aussi calomnier. »
[Napoléon Bonaparte]
« A la haine de la nature qu’eut le Moyen-âge s’est ajoutée l’âpreté mercantile, industrielle, armée de machines terribles qui tuent de loin, tuent sans péril, tuent en masse… Tout diminue et dépérit donc sur ce globe? Quelle révolution en remontera les ressorts? La nature n’est immortelle que dans son ensemble, et si l’art de l’homme embellit et ranime quelques-uns de ses ouvrages, combien d’autres il dégrade mutile et anéantit”. (Lacépède – 1804).
Mardi 12 février à 21:00 – Arte
La température grimpe
Documentaire (Environnement).
Durée : 50 mn.
Quand l’homme change le climat. De Matthias Heeder et Milka Pavlicevic.
En 16/9.
Le premier rapport de l’ONU sur le climat a été publié en 1990. Des experts expliquaient qu’il était urgent d’agir. Aujourd’hui, où en est-on ? De Tuvalu à l’île de Svalbard, de la région sahélienne de Ferlo à la mégalopole chinoise de Tchoung King, les atteintes à l’environnement continuent de se multiplier. Les pays industrialisés – Etats-Unis en tête – ont une grande part de responsabilité, mais les grandes nations émergentes, notamment l’Inde et la Chine, ne sont pas en reste. Tout en rappelant les situations les plus alarmantes, les réalisateurs mettent en avant les projets porteurs d’avenir : l’idée du mur vert en Afrique, ou l’édification d’une ville nouvelle propre à Synia, en Chine. Président du GIEC, le professeur Rajendra Pachauri fait partie des nombreux intervenants à prendre la parole dans ce documentaire. Le film se conclut sur les moments forts de la Conférence sur le climat, qui s’est tenue à Bali en décembre 2007.
afin que le débat sur le charbon reste au coeur des municipales, des candidatures indépendantes et radicalement anti charbon sont prêtes à Lucenay. Candidats « officiels » prenez position!
voir lucenaysanscharbon.unblog.fr
Notons que dans l’émission « la température grimpe », il n’a nullement été question de la captation séquestration du CO2…
Bientôt les élections !
A vos crayons.
le professeur a eu une idée plus ingénieuse, des vestes à double face, comme ça personne ne le taxera de retourneur de veste car sa veste elle est faite pour être retournée, et sus au mauvaises langues!
à nos amis retourneurs de veste au passé glorieux et au futur piteux, je rappelle une citation shadok pleine de (non)sens : « Avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente » …. à méditer
le professeur shadoko
Le chauffage électrique est moins vertueux qu’on ne croyait
LE MONDE |
La France est-elle le bon élève climatique de l’Europe ? Au vu des chiffres d’Eurostat, aucun doute : pour ce qui concerne le seul secteur de l’énergie, chaque Français émet 2,63 tonnes de gaz carbonique contre 6,4 pour un Allemand. Cette bonne performance est due au parc nucléaire, qui fournit près de 80 % de son électricité contre 26 % en Allemagne.
Mais la production d’électricité en France n’en émet pas moins du CO2 en quantité non négligeable. En effet, le parc nucléaire n’est pas adapté aux pointes de consommation qui se produisent en hiver, lors des vagues de froid intense. Dans ces moments, le chauffage électrique crée une demande d’autant plus importante que ce mode de chauffage est beaucoup plus répandu en France que dans les autres pays. Du coup, il faut alors recourir aux centrales à charbon, au fioul ou au gaz, qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre.
Une note élaborée par Réseau de transport d’électricité (RTE) vient souligner l’importance de ce phénomène. Elle n’a pas été publiée officiellement, mais l’association Agir pour l’environnement, qui se l’est procurée, l’a publiée sur son site Internet.
La note conclut, au terme de calculs complexes, que, lors des pointes de consommation, le chauffage génère l’émission de près de 600 g de CO2 par kilowattheure (kWh), quand EDF comptait jusqu’à présent 160 g.
Dans les milieux énergétiques, cette méthode de calcul provoque des remous. Une réunion d’experts à son sujet, à la mi-janvier, a provoqué de vifs débats. En effet, ce calcul conduit à remettre en cause la politique de construction de centrales thermiques justifiée pour assurer des pointes toujours plus accentuées. Du point de vue de la lutte contre le changement climatique, mieux vaudrait, écrit le texte dans sa version résumée, économiser l’électricité : « Des programmes d’économie d’électricité de 5 % éviteraient, selon cette méthode, plus de 33 % des émissions du système électrique français. »
RTE évite de commenter son étude. Mais un travail plus approfondi est en cours. La prise en compte du changement climatique n’a pas fini d’ébranler le secteur énergétique.
Hervé Kempf
Article paru dans l’édition du 15.02.08.
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Commentaire:
« CQFD
Des économies,il y en a à faire à la pelle !
Pénétrez dans n’importe laquelle de nos administrations, vous y serez incommodé par la chaleur. A l’entrée de plus en plus de centres commerciaux une soufflerie d’air chaud dispense des calories totalement superflues, les bars s’équipent de calorifères en terrasse ETC…
En supprimant tout ça, plus besoin de mine ni de nouvelles centrales thermiques chez nous et ailleurs ! »
Candidature PC de Madeleine Rustuel aux Cantonales :elle sera « la gauche qui se bat », soutenue par le PC et le Comité pour une exploitation propre du charbon.
Réunions publiques :
Mercr. 20 Fév. 18 h mairie de Dornes
Lundi 3 Mars, 18 h salle cantine à Cossaye
Lundi 3 Mars 20 h salle Banville à Lucenay.
La mine occupera une « part centrale » de sa campagne. A vos urnes …..
Encore une pierre dans le jardin du « charbon propre »
D’après un expert en environnement, les Etats-Unis devraient abandonner le charbon et la recherche sur les méthodes pour séquestrer le dioxyde de carbone, pour à la place se tourner vers les sources renouvelables d’énergie, tels que les parcs éoliens ou la technologie solaire.
Les Etats-Unis devraient abandonner le charbon et investir dans les parcs éoliens et la technologie solaire pour ses besoins en électricité, d’après un analyste environnemental.
Wall Street, les hommes politiques et l’opinion public se sont tous retournés contre le charbon l’année dernière, dans un contexte d’inquiétude à propos du changement climatique, qui marquera probablement « le début de la fin pour l’industrie du charbon » a déclaré l’expert Lester Brown.
La Fin du charbon (suite)
Il a affirmé lors d’une conférence que les efforts pour nettoyer le charbon et développer la technologie de séquestration du dioxyde de carbone -pour empêcher les émissions provenant des centrales électriques à charbon de s’échapper dans l’atmosphère- étaient trop lointains et seraient trop coûteux par rapport à l’investissement dans l’efficience énergétique et les sources alternatives d’électricité.
« La séquestration du dioxyde de carbone est quelque chose dans lequel l’industrie du charbon a investi seulement pour éviter les critiques concernant le changement climatique, et ne sera sans doute pas une option viable » a déclaré Lester Brown, président de Earth Policy Institute, une organisation environnementale à but non lucratif.
L’industrie du charbon a immédiatement répondu, en accusant Lester Brown d’exagérer la contribution du charbon au changement climatique et d’ignorer la nécessité économique de la génération d’électricité.
« Cela fait partie des efforts concertés pour exagérer grossièrement l’opposition à la production d’électricité basée sur le charbon » a déclaré Luke Popovich, un porte-parole de l’Association Minière Nationale, qui regroupe les compagnies de charbon et les autres compagnies minières.
« Les ONG se sont lancées dans un jihad, en exagérant les preuves anecdotiques pour conclure que le charbon est fini. La demande pour le charbon dans le monde continue à établir des records, malgré ce qu’ils disent ».
« Une électricité à prix correct est d’importance vitale pour l’économie des Etats-Unis » a déclaré Luke Popovich. D’après les chiffres de l’Association Minière Nationale, les installations électriques des Etats-Unis ont consommé 1,05 milliards de tonnes de charbon l’année dernière, par rapport aux 859,3 milliards de tonnes utilisées en 2000.
Lester Brown a indiqué qu’un rapport du département de l’énergie signalait 151 centrales électriques au charbon en cours de conception et parlait d’une « résurgence de l’électricité à base de charbon ».
Mais en 2007, 59 de ces 151 projets de centrales ont été abandonnés en silence ou refusés par les gouvernements. Cinquante autres centrales sont contestées par les tribunaux et les centrales restantes auront sûrement du mal à obtenir leurs permis de construction, a indiqué Lester Brown.
« Le public est majoritairement contre le charbon » a-t-il déclaré, en citant un sondage national réalisé en 2007 par l’Opinion research Corp, dans lequel 3% des personnes choisissaient le charbon comme étant leur source préférée d’électricité.
Les législateurs du Texas et de la Floride ont refusé d’autoriser la construction de nouvelles centrales électriques au charbon, et en août dernier, le charbon a pris un « grand coup politique » quand le leader de la majorité au Sénat Américain, Harry Reid du Nevada, a déclaré qu’il était contre la construction de centrales électrique au charbon où que ce soit dans le monde.
L’avenir du charbon est également menacé du fait que Wall Street tourne le dos à l’industrie d’après Lester Brown.
« Il semble que ce soit le baiser de la mort pour l’industrie du charbon » a déclaré Lester Brown, surtout si un moratoire national contre les centrales électriques à charbon est voté par le Congrès.
j’ai cru comprendre qu’il avait été demandé au candidats aux municipales de s’engager contre le projet de mine en signant » une profession de foi solennelle » peut-on en savoir plus, et savoir quelle liste s’est engagée ou pas et pourquoi?
LE JDC DU JOUR
MUNICIPALES A COSSAYE
« QUINZE CANDIDATS POUR COSSAYE ENSEMBLE »
photo en couleur heureusement car le fond est noir charbon
« cette équipe a axé ses principaux projets sur : l’espace et le cadre de vie, l’ouverture et le dialogue et sur l’environnement. »
Voilà qui est clair, maintenant il faut attendre la position de chacun sur ce projet de mine qui justement menace notre environnement.
Connaissant la position de certains d’entre eux, on risque de se retrouver avec une belle cacophonie….
Le mariage de la bouse de vache avec le charbon ?
Source : LE MONITEUR
L’éolien français prend son envol
La filière éolienne française, qui a atteint 2.455 MW en 2007 – près de 900 MW supplémentaires en un an – affiche la 3e puissance européenne derrière l’Allemagne et l’Espagne (en puissance installée annuelle), selon le bilan du Syndicat des énergies renouvelables (SER).
« Sa puissance permet d’alimenter l’équivalent de deux millions de foyers en électricité », précise le SER.
L’éolien, qui reste encore embryonnaire – environ 1% de la consommation finale d’énergie en France – emploie actuellement près de 5.000 personnes.
L’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement est de porter la part des renouvelables à 20 M de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2020, soit 4 M de tep pour l’éolien, précise lundi André Antolini, président du SER. Ce qui représentera alors 60.000 emplois.
« Parvenir à l’objectif du Grenelle sera difficile et on aura besoin de toutes les filières, notamment de celles qui sont les plus mûres du point de vue de leur développement et de leur technologie et les plus compétitives: clairement, l’éolien en fait partie », insiste M. Antolini, joint par l’AFP.
« Nous sommes en mesure de développer l’équivalent de la production nécessaire. Sans pour autant couvrir la France d’éoliennes », assure-t-il.
L’énergie éolienne comptera alors pour 25.000 MW (dont 21.000 terrestres et 4.000 off shore), soit 9 à 10% de la fourniture d’électricité, selon les estimations du SER. Ce qui nécessitera 6.000 à 8.000 mâts, contre 2.000 aujourd’hui.
S’agissant du coût de l’éolien, jugé excessif par ses détracteurs, « le parc éolien représentera 50 centimes d’euros par foyer en 2008″, remarque M. Antolini, citant le rapport de la Commission de régulation de l’énergie paru en janvier.
Au plan mondial, la capacité totale de l’éolien représente plus de 94.000 MW de puissance installée en 2007, en hausse de 31% en un an essentiellement grâce aux efforts des Etats-Unis, de l’Espagne et de la Chine. Soit un marché de 25 mds d’euros en 2007, selon le Global Wind energy council (lobby de l’éolien basé à Bruxelles).
En capacité installée à ce jour, l’Allemagne reste en tête (22,3 GW) devant les Etats-Unis (16,8 GW), l’Espagne (15,1 GW – dont 3,5 MW supplémentaires en un an), l’Inde (8 GW) et la Chine (6,1 GW).
(11/02/2008)
Commentaire :
L’éolien représente quand même une mine d’emplois (durables) que la presse locale ignore !
Source : LE MONITEUR
Le Pas-de-Calais inaugure le plus grand parc éolien de France (+ portfolio)
70 éoliennes, une puissance cumulée de 140 mégawatts, 16 sites, 150.000 foyers alimentés à terme… le parc éolien de Fruges – dont le maître d’oeuvre est Ostwind International – est inauguré ce week-end. Ces éoliennes, installées sur un vaste territoire de 25 communes, forment le grand parc éolien de France.
»Notre pays est riche en vent. Et avec ce projet, nous allons pouvoir mettre en oeuvre nos ambitions », a indiqué le maire de Fruges, Jean-Jacques Hilmoine à l’occasion du forum des énergies renouvelables organisé dans la commune ce week-end.
L’installation du parc éolien a permis de créer « plusieurs emplois » dans la zone (réalisation, services, gestion technique des installation), souligne le communiqué qui assure que le projet sera rentable « en termes de recettes fiscales et de fermage ».
La construction de ce parc a démarré en octobre 2006 et est passée par 16 phases de réalisation correspondant à autant de sites. Les éoliennes de type Enercon E 70 sont dotées d’un rotor en forme d’étoile.
L’élaboration des projets éoliens du canton de Fruges a commencé en 2002. Elle est devenue au fil des années une référence nationale pour des projets de développement de parcs éoliens inter – communaux. C’est en 2002 qu’a été choisi le partenaire Ostwind International a qui l’on doit, en France, le parc de Saint–Clément (Ardèche) réalisé en 2005.
36ème projet du groupe, c’est aussi le plus important jamais réalisé par le groupe allemand
Pour la première fois, Ostwind assurera l’exploitation d’une partie des installations. Ainsi, Ostwind Production, une société nouvellement créée à Strasbourg, gèrera de manière autonome 15 éoliennes représentant une puissance totale de 30 MW.
»Nous sommes très heureux de constater que nos efforts en terme de recherche et développement portent aujourd’hui leurs fruits » déclarent Gisela Wendling-Lenz et Ulrich Lenz, dirigeants du Groupe Ostwind, au regard de l’avancement du projet dans le Nord-Pas-de-Calais.
J-P D
(15/02/2008)
Notez que le maire de Fruges, Jean-Jacques Hilmoine est socialiste.
Encore une information totalement ignorée dans le journal local.
Le charbon propre est un leurre
Jeudi dernier, l’Institut français du pétrole consacrait son colloque annuel aux nouveaux débouchés du pétrole. Energie du passé dans l’imaginaire des Français, le charbon pourrait, en effet, bien devenir l’une des sources d’énergie les plus importantes du 21ème siècle. A ce constat, de nombreuses raisons : son abondance à long terme, son prix très bas, son aptitude à nourrir les économies les plus gourmandes. Et pourtant, dans une optique de lutte contre le réchauffement climatique, la houille est l’ennemi à abattre, la combustion du charbon émettant 35% de gaz carbonique en plus par rapport au pétrole et 72% de plus que le gaz naturel. Sur le plan de l’efficacité énergétique, le bilan n’est pas meilleur puisque les centrales à charbon n’ont, en moyenne, qu’un rendement thermique de 30%, c’est-à-dire qu’un tiers de l’énergie produite deviendra de l’électricité.
Les solutions de stockage du Co2, mises en avant par certains pour faire avaler la pilule noire, ne sont pas technologiquement viables. Non seulement, les technologies actuelles, qui récupèrent le carbone après combustion, engendrent un surcoût mais elles font chuter le rendement des centrales de 25%. En outre selon les spécialistes, les solutions de séquestration ne seront pas opérationnelles avant 2020-2025 dans le meilleur des cas. Preuve en est que le charbon propre est un leurre.
Génération Ecologie Normandie réaffirme ses inquiétudes quant au projet de construction de deux nouvelles centrales à charbon dans la région havraise où la pollution atmosphérique dépasse déjà le seuil tolérable. Donnons la priorité aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, créatrices d’emplois. Investissons dans la recherche et la technologie : nous aurons alors l’énergie dont nous avons besoin, protégerons notre planète, notre santé et l’avenir de nos enfants.
Yoann Gontier
UNE INFORMATION ETRANGERE QUI MERITE D’ETRE CITEE
Selon « L’économiste », le premier quotidien économique du Maroc
Energie: Quelle architecture pour demain?
· Nucléaire, gaz naturel et énergies renouvelables… le bouquet de demain·
Contradictions dans les programmes gouvernementaux·
L’équation financière, grande inconnue
IL ne fait plus aucun doute. La meilleure option pour la production de l’énergie est celle qui privilégie le bouquet combinant le nucléaire civil, le gaz naturel et les énergies renouvelables. Une option qui soulagerait largement la facture pétrolière évaluée à 46 milliards de DH en 2007, soit 8% du PIB. Mais aussi la diminution, voire l’élimination de l’autre énergie fossile, à savoir le charbon. Source, au demeurant polluante et de plus en plus onéreuse. Mieux, disent les professionnels du secteur, le choix d’un tel bouquet concourt à sécuriser l’approvisionnement, diversifier les sources et généraliser l’accès à l’énergie. Le substrat de cette démarche, c’est qu’«elle permet d’avoir une énergie au meilleur coût, plus efficace et plus propre», répète à l’envie le président de la Fédération de l’énergie. Pour Moulay Abdellah Alaoui, ce choix garantit également le contrôle et la sécurité technique. Valeur aujourd’hui que représentent ces ressources dans notre architecture énergétique?
Candidature PC de Madeleine Rustuel aux Cantonales, (soutenue par le PC et le comité pour une exploitation propre du charbon).
Photo derrière le tract : réunion du PC Pour le charbon propre, avec, en premier plan, 3 personnes appartenant à la lite « Cossaye ensemble » (dont la tête de liste).
Il me semblait pourtant que le conseil municipal de Cossaye s’opposait à ce projet. Quelle ne fut pas ma surprise de voir sur cette photo, un conseiller actuel, ainsi… qu’une adjointe, candidate aux futures éléctions municipales… Alors plus de doutes pour dire que cette liste est majoritairement pour !!!!!!
Histoire vraie pour se détendre un peu.
Début de semaine, au hasard d’une promenade dans Lucenay, je croise un militant pour « charbon propre » distribuant des tracts.
Sans mauvais jeu de mots, je vois rouge et l’interpelle en lui signifiant ma désapprobation de le voir polluer nos boites aux lettres en plus de vouloir polluer notre planète et dévaster notre campagne.
J’assiste alors un formidable argumentaire:
Tout d’abord, ce retraité m’explique que lui et ses camarades (tous aussi majoritairement retraités)veulent permettre aux jeunes de travailler dans le charbon! Merci les gars! Mais où sont ces jeunes dans vos réunions?
Vient ensuite une démonstration scientifique digne des plus grand savants pour me démontrer que le C02 n’est pas une menace.
Je cite: » vous buvez bien du Perrier des fois? et ben d’dans y’a du CO2, alors! »
Désarmé par une telle démonstration, je laisse le petit bonhomme distribuer ses âneries , et je repart rassuré sur le sort du projet minier défendu de la sorte.
A moins qu’une usine de Perrier géante….
Le « Charbon propre pour demain » ? Certainement pas ! Alstom prévoit la séquestration, sur le site de Lacq, de 100.000 tonnes de CO2 par an à partir de 2015, ce qui est une goutte d’eau par rapport aux 2 à 3 millions de tonnes qui seraient à capturer à Cossaye-Lucenay. De plus, sur la carte de France des sites potentiels d’enfouissement, pas trace de la plus petite croix dans notre région ou alentours. Il faudrait faire des pipe-line de plusieurs centaines de km pour transporter le CO2, les pro-mine vont nous répondre « des emplois en plus » !!! Soyons sérieux, la solution passe par les économies, les énergies renouvelables, ce qui garantirait à la France son indépendance énergétique au moment où les (financiers)spéculateurs font encore monter le prix du pétrole. La finance internationale n’a jamais gagné autant d’argent, et n’a jamais été aussi gourmande. Un paradoxe, les candidats PC et le « Charbon propre » veulent leur donner un coup de main dans notre région, mais les électeurs ne s’y tromperont pas.
Réponse à la question de Mr Cailleux:
Il est demandé individuellement par l’ADSL à chaque candidat, quelle que soit sa liste, de se prononcer sans faux-semblants, sans réserves et définitivement sur la question du charbon.
Sa réponse sera portée à la connaissance des électeurs qui pourront en tenir compte dans leur vote.
M. Cailleux et M. Escaravage :il s’agit de l’ADSN et la réponse peut être via l’ADSL ….bon, tout le monde avait compris.
Le CO2 dans le Perrier !!! La réponse qui fait PSCHITT ! Heureusement qu’il y des bons moments comme celui que nous avons passé en lisant le commentaire de l’OURS. J’ai vu aussi le distributeur de tract (c’était le Président du « Charbon propre », excusez du peu) et en faisant cette réponse, il confirme ce que nous avait répondu M. LEBRUN (PC, Vice-Président du Conseil Régional) à Lucenay : « De toute façon, le CO2 de la centrale de Cossaye-Lucenay sera une goutte d’eau par rapport aux rejets mondiaux ». En un mot, même les membres du « Charbon propre » ne croient pas à la cause qu’ils défendent, ils se voient juste avec des centaines d’emplois et des cartes du parti à placer comme au bon vieux temps et tant pis pour la pollution. Au fait, en parlant de bulles dans l’eau, ce matin sur Europe 1, une chronique « L’augmentation importante de l’acidification des océans inquiète les scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme, trop de CO2 dans l’eau et nous courrons à la catastrophe !!! ». Ce n’est pas le même son de cloche mais il est vrai que ceux-ci n’ont certainement pas été aux mêmes universités que nos « savants » du charbon propre. Ah!, tout de même, le CO2 du Perrier, il fallait la trouver celle-là, à quand le prochain argument « massue » de ce type.
Nul doute que mes camarades vont, à l’avenir se mettrent à boire du Perrier et autres boissons gazeuses en quantité…..
Le comité dit vouloir«permettre aux jeunes de travailler dans le charbon! »
Le bâtiment manque de bras par milliers mais nos jeunes préféreraient aller au charbon…
Le bêtisier est ouvert.
Avant d’aller voter, renseignez-vous si le candidat n’a pas un peu forcer sur le Perrier…
Brusque fin du charbon en 2075 ou 2048 ?
Les réserves prouvées de charbon sont passées de 227 à 144 années de production entre 1999 et 2005. Le charbon aura-t-il une fin brusque dès 2048, selon la tendance actuelle d’augmentation de la production, ou seulement en 2075 selon une progression plus faible de celle-ci ?
A en croire les économistes et les experts de diverses organisations, * les réserves peuvent augmenter ou diminuer, mais sont le plus souvent surestimées,
* la production d’une énergie ne va pas s’arrêter partout dans le monde la même année,
* la production annuelle d’un gisement ou d’un pays passe toujours par un maximum, puis diminue, pour des raisons géologiques et économiques.
La production mondiale de charbon a augmenté en moyenne de 2,9 % par an de 1996 à 2006 et de 5,1 % par an de 2001 à 2006. Pour la période allant de 2005 à 2030, l’agence internationale de l’énergie (AIE) envisage une augmentation moyenne de 2,2% par an de la production de charbon (World Energy Outlook 2007).
Cependant, la production de pétrole atteindra son maximum (peak oil) au cours des prochaines années, avant de décliner. Une partie de la demande d’énergie ne pouvant être satisfaite par le pétrole se répercutera alors sur le charbon, d’autant plus importante que le déclin du pétrole sera rapide. En l’absence d’une importante réduction de la consommation d’énergie, le taux actuel de 5 % de croissance par an de la consommation et de la production de charbon se poursuivra encore très longtemps.
Plusieurs variétés de charbon, aux caractéristiques différentes, sont regroupées dans les statistiques les plus courantes. La qualité d’un charbon varie selon la teneur en carbone, en éléments volatils, en eau, en soufre, en cendres et selon son pouvoir calorifique.
Les charbons bitumineux sont les plus riches, en particulier l’anthracite qui existe en faible quantité (1%). La répartition des différentes catégories est estimée à 53 % pour le charbon bitumineux (y compris l’anthracite), 30 % pour les sous-bitumineux et 17 % pour le lignite (charbon brun).
Le charbon n’en a pas pour deux siècles, comme on l’entend souvent dire, mais pour beaucoup moins longtemps. En six ans, entre 1999 et 2005, les réserves prouvées de charbon ont diminué de 14 %. Exprimé en années de production, ces réserves sont passées de 227 à 144 ans, soit une diminution de durée de 83 ans (- 36 %) en six ans.
Réserves prouvées et production de charbon (toutes catégories)
En millions de tonnes, charbon bitumineux, sous-bitumineux et lignite
Millions de tonnes 1999 2002 2005
Réserves prouvées 984 453 909 064 847 488
Production annuelle 4 343 4 823 5 901
Ratio R / P 227 ans 188 ans 144 ans
Source : World Energy Council – Survey of Energy Resources 2001, 2004, 2007
Entre 1999 et 2005, les réserves ont diminué quatre fois plus vite (4,4 fois) que le cumul de la production au cours des six années. La diminution est surtout due à un affinement des évaluations antérieures. Les réserves sont celles à la fin de l’année indiquée.
L’évolution est encore plus rapide pour le charbon bitumineux, le plus riche et le plus intéressant. En six ans, de 1999 à 2005, la production annuelle de charbon a augmenté de 36 % (soit 5,3 % par an) et de 48 % pour le charbon bitumineux (6,7 % par an).
Réserves prouvées et production de charbon bitumineux
En millions de tonnes, charbon bitumineux, (y compris anthracite)
Millions de tonnes 1999 2002 2005
Réserves prouvées 519 062 478 771 430 896
Production annuelle 3 011 3 451 4 445
Ratio R / P 172 ans 139 ans 97 ans
Source : World Energy Council – Survey of Energy Resources 2001, 2004, 2007
La date de la fin du charbon se rapproche chaque année, si l’on suit le raisonnement simpliste des économistes, tout en le corrigeant pour tenir compte de la croissance continue de la production de charbon. Deux estimations de croissance ont été étudiées.
Production et réserves de charbon : croissance de 2,2 % par an
En millions de tonnes, charbon bitumineux, sous-bitumineux et lignite
2,2 % Production Cumul Réserves R / P Fin
2005 5 901 - 847 488 144 2149
2010 6 580 31 500 816 000 124 2134
2020 8 180 105 800 741 700 91 2111
2030 10 170 198 200 649 300 64 2094
2040 12 640 313 000 534 500 42 2082
2050 15 682 455 800 391 700 25 2075
En supposant après 2050 une production constante et égale à celle de 2050. En continuant la tendance jusqu’à épuisement, le charbon aura disparu en totalité en 2070.
Production et réserves de charbon : croissance de 5,0 % par an
En millions de tonnes, charbon bitumineux, sous-bitumineux et lignite
5,0 % Production Cumul Réserves R / P Fin
2005 5 901 - 847 488 144 2149
2010 7 530 34 200 813 300 108 2118
2020 12 270 133 700 713 800 58 2078
2030 19 980 295 700 551 800 28 2058
2040 32 550 559 700 287 800 9 2049
2047 45 800 838 000 9 500 0 2048
La date d’épuisement du charbon varie selon la qualité du charbon.
Puisque les qualités de charbon ne sont pas équivalentes, il faut surtout se préoccuper de l’épuisement des réserves de charbon bitumineux, celui de la meilleure qualité, au pouvoir calorifique le plus élevé et le seul a pouvoir être transformé en coke pour la métallurgie (fabrication du fer et de l’acier).
Alors qu’une étude trop générale indique une disparition du charbon en 2070 ou en 2048, selon le taux de croissance de la production (2,2 % ou 5,0 %), une étude plus précise montre que le charbon bitumineux aura été épuisé en 2056 ou en 2040 pour les mêmes taux de croissance. La production de lignite, un charbon de faible qualité, pourra se maintenir plus longtemps, mais cela présente peu d’intérêt. Son seul usage est la production d’électricité dans les centrales thermiques, électricité qui sera produite sans pollution et à moindre coût par les énergies renouvelables dans moins de vingt ans.
Les réserves de charbon n’ont pas augmenté malgré un prix qui a doublé entre 1999 et 2005, comme le voudrait une théorie économique simpliste selon laquelle « les réserves augmentent avec les prix ». Au contraire, les réserves « prouvées » de charbon ont diminué de 14 % en tonnage. Les réserves réelles sont sans doute bien inférieures. Par exemple, sans aucune découverte nouvelle et malgré une production très importante, les réserves n’ont pas été ajustées depuis 1996 en Russie et depuis 1990 en Chine.
En réalité, la production de charbon passera par un maximum vers 2030, avec une production proche de 8.000 millions de tonnes par an, puis entrera en déclin. Comme pour le pétrole et le « peak oil », la production charbonnière passera par son « peak coal ».
Sources :
* WEC 2007 : World Energy Council – Survey of Energy Resources (2001, 2004, 2007)
* BP 2007 : British Petroleum – BP Statistical Review of World Energy (juin 2007)
* WEO 2007 : International Energy Agency (IEA) – World Energy Outlook 2007 [Agence internationale de l'énergie (AIE) – Prévisions pour l'énergie mondiale, 2007]
* EWG 2007 : Energy Watch Group – Coal : resources and future production – Rapport sur le charbon : les ressources et la production future (mars 2007)
Source : http://futura24.site.voila.fr/charbon/charbon_fin.htm
Pour en revenir au tract de Madeleine Rustuel….
« je défends depuis des années l’idée d’une exploitation propre du charbon »…
Au verso :
Selon Anna Newnham « il faut tester plusieurs techniques en même temps….
L’argent public qui pourrait y être consacré n’est rien comparé à ce que l’on met dans d’autres secteurs industriels. »
Il va falloir faire les fonds de caisses (vide)
Quand à M Didier Bonijoly : « (les techniques sont maîtrisées depuis des années) et la France a de grandes capacités de stockage de ce CO2. Pour Lucenay, il pourrait avoir lieu dans le sud du bassin parisien (qui pourrait accueillir de 20 à 30 milliards de tonnes), et le transport par pipeline. »
Si j’ai bien compris…il faut tester des techniques qui sont maîtrisées depuis des années
Quand au pipeline, un ingénieur (des mines) pourrait-il tracer le cheminement et chiffrer le coût des travaux ?
Qui paye, le contribuable ?????
Cette histoire de captage stockage CO2 me fait penser, rappelez-vous…
Aux avions renifleurs…
Camarades, attachez vos ceintures, il va falloir atterrir.
Préparez-vous à servir de cobaye !
En attendant continuez à « servir la soupe au grand capital »
Les électeurs en lisant de tel papiers ne s’y tromperont pas.
Sauf ceux qui ont les dents du fond qui baignent dans le….Perrier.
Source « batiactu »
A la Une > Actualités > Autour du BTP
L’Arizona accueillera la plus grande centrale solaire au monde
Le groupe de BTP espagnol Abengoa va installer d’ici 2011 la plus grande centrale solaire au monde près de Phoenix, en Arizona.
C’est dans l’état désertique et très ensoleillé de l’Arizona que le groupe de BTP espagnol Abengoa va commencer la construction de la plus grande centrale solaire au monde. La filiale du groupe Abengoa Solar a signé un accord avec Arizona public service (APS), l’entreprise publique de cet état du Sud-Est des Etats-Unis.
Dès 2011, la centrale solaire de 280 mégawatts qui sera située à quelques kilomètres de Phoenix pourra alimenter l’équivalent de 70.000 foyers en électricité via un système de concentration des rayons solaires dans une chaudière. Le contrat prévoit la livraison de l’électricité par Abengoa pendant trente ans, ce qui devrait engendrer pour le groupe de BTP un chiffre d’affaires de quatre milliards de dollars (2,7 milliards d’euros).
21/02/2008
SALON DE L’AGRICULTURE : présentation d’unités destinées à produire de l’électricité à partir… du lisier en fermentation (voila qui devrait satisfaire un candidat cossayais qui en avait marre de marcher dans les bouses!). L’Allemagne, la Belgique sont en avance, d’autres pays suivent. La France, qui a le plus gros potentiel européen de par son élevage… est à la traîne !!!
AUTOMOBILE : le Groupe PSA « gèle » pendant un an les recherches sur sa voiture hybride diesel-électricité car Bruxelles n’a pas encore versé les subventions promises !!!
Les Japonais et consorts ne vont pas s’arrêter de travailler pendant ce temps là et le réveil risque d’être brutal pour Peugeot !!! Décidément, en France on n’a pas de pétrole mais on se demande si on a encore des idées…
Vocabulaire niveau C.P.(je vous laisse traduire)
Site pilote
Captage-stockage CO2
Tester
Indispensable
Urgence
Priorités
Argent public
Incontournable
Je suggère au professeur du C.P. dans une prochaine leçon d’apprendre à ses élèves les définitions des mots suivants :
Sécurité
Risque
Fuite
Incontrôlable
Secousse sismique
Réaction chimique
Radon
Pollution de l’eau
Pollution de l’air
Micro particules
Principe
Précaution
Acceptation
Le devoir pourrait consister à faire des phrases avec l’ensemble des mots !
Pour répondre à Contrelamine sur le moteur hybride
Nos pétroliers ne sont pas pressés de voir aboutir le moteur hybride
Nos gouvernants non plus, à moins de créer en plus de la T.I.P.P., la T.I.P.E.(E comme électricité) mais comment la mesurer ?…..Avec un compteur plombé ?
On nous dit que la France doit être en avance sur les technologies de pointe !
Qu’en est-il dans le solaire par exemple ?
Allons-nous pour survivre revenir au 19eme siècle et retourner….. au charbon ?
C’est ce que semble souhaiter les membres du comité « charbon propre »
Avec de l’argent public ? En soutenant une entreprise privée ?
Comme dit l’Ours, sans jeu de mots il y a de quoi voir rouge !
ON POURRAIT SEQUESTRER 20 A 30 MILLIARDS DE TONNES DE CO2 DANS LE SUD DU BASSIN PARISIEN !!!
M. Bonijoly devra d’abord expliquer aux habitants de la région qu’en cas de fuite, cela correspondra à une explosion atomique sauf que ça ne sera pas douloureux. 500.000 tonnes se sont échappées au lac Nyos en Afrique et 1500 personnes et des milliers d’animaux ne se sont pas réveillés… mais ce monsieur va encore nous dire que les techniques sont au point et que l’on sait parfaitement faire. Au fait, puisque les techniques sont maîtrisées depuis des années, pourquoi n’en a-t-il pas fait profiter ses amis chinois puiqu’ils ont lancé il y a peu un appel aux occidentaux pour qu’on les aide à se débarrasser de leur CO2, entre « camarades » on devrait se donner la main.
Dans le journal La Montagne du 23 février, vous pouvez lire page 6
« Bâtiment. La fédération de l’allier doit faire face à une vague massive de départs en retraite
Créer 3000 emplois pour compenser.
Pas besoin de calculettes dans les locaux de la fédération du bâtiment de l’allier. Christian Dupleix, le président, connaît la donne par cœur : 3000 personnes qui ont entre 55 et 60 ans, vont partir à la retraite d’ici cinq ans dans l’allier. Nous devons donc créer 3000 emplois pour compenser. Il n’oublie même pas une addition : sachant qu’il nous manque déjà 1000 personnes… »
« 4000 postes à pourvoir, il n’en fallait peut-être pas autant pour que l’organisation professionnelle se lance dans une campagne de communication d’envergure… »
En attendant une campagne de communication pour les emplois (non durables) dans le projet minier je suggère à nos jeunes de s’intéresser aux métiers du bâtiment.
Dans la Nièvre selon le jdc(panorama des entreprises) édition 2008
« …la main d’œuvre qualifiée fait cruellement défaut dans le département.
45% des entreprises de TP, dans la Nièvre, déclaraient ne pas pouvoir augmenter leur activité, faute de personnel… »
Aucun chiffre publié ? (la culture du %%)
Les formations ne suivent pas !
Qu’en pense le président de la chambre de commerce et d’industrie ?
Qui déclarait au jdc concernant les emplois du projet minier :
« Les formations prêtes dés 2008 »…..
Source : le blog des énergies nouvelles
Les projets de capture et de stockage du CO2 menacés en Europe
Par Raymond Bonnaterre
le 7 janvier 2008
Les annonces de projets de CCS (Capture et Stockage de Carbone) fleurissent au gré des dépêches et des chroniques environnementales. Mais les lancements de réalisations sont quasiment inexistants en dehors de quelques pilotes. Par exemple BP vient de jeter au panier les plans d’une centrale électrique CCS dans la région d’Aberdeen pour » assurance inadéquate du support financier du Gouvernement Britannique. » Shell et StatoilHydro viennent également de stopper un projet de centrale électrique au gaz CCS à Tjeldbergodden en Norvège pour « manque de rentabilité en l’absence d’aide gouvernementale ». L’accroissement marginal de production de pétrole par l’injection de CO2 dans un champ pétrolier ne permettait pas d’amortir les importants investissements dans le gazoduc acheminant le CO2 et le forage de puits d’injection du CO2.
Ces deux abandons montrent que ces technologies de capture et de stockage du CO2 sont d’une grande complexité, nécessitent de lourds investissements et génèrent des frais de fonctionnement importants, comme une consommation en énergie accrue de 10% environ. Il faudra donc pour que ces technologies arrivent à leur seuil de rentabilité que les droits d’émissions de CO2, économisés par le CCS, soient plus rémunérateurs. Ils sont actuellement à 23 euros par tonne de CO2. Devront-ils doubler ou tripler?
Source: AFP
Un séisme sonne le glas possible de l’industrie du charbon en Sarre
Un séisme de magnitude 3,8 sur l’échelle de Richter, qui a provoqué samedi quelques dégâts matériels, pourrait avoir sonné le glas de l’industrie du charbon dans la Sarre (ouest de l’Allemagne), a laissé entendre le Premier ministre de la région Peter Müller. Le séisme a entraîné l’effondrement d’anciennes galeries dans des mines de charbon, selon les autorités.
« Il appartient à la compagnie (de charbonnage) de déterminer si tout danger pour les habitants peut être écarté. Si ceci n’est pas le cas, j’estime qu’une reprise de l’extraction de charbon n’est pas possible », a affirmé M. Müller dans l’édition à paraître lundi du quotidien Bild Zeitung. Selon le magazine Der Spiegel, quelque 3.600 emplois pourraient être perdus en cas de fermeture des mines.
Le séisme, samedi après-midi, a été d’une magnitude de 3,8 sur l’échelle de Richter, selon l’Observatoire des sciences de la terre de Strasbourg. Selon les autorités locales, l’épicentre se situe au nord-est de Sarrelouis. Il a provoqué des chutes de tuiles, des fissures dans les murs et des chutes de morceaux de plâtre ou de revêtements de façades dans la région, selon les autorités. (belga)
Après l’exploitation de la mine de lucenay-cossaye, il restera un grand trou ! mais quoi en faire ?? Alors la solution est toute trouvée. Il faudra en faire un puits de lumière. Après avoir rejetté tout le CO2 contenu dans le charbon. La centrale thermique pourra être remplacé par toute cet installation solaire. Le charbon aura pollué mais par la suite la mine sera rentable écologiquement.
Voici un article sur un projet de transformation de mine (à méditer):
Une ancienne mine transformée en champ de panneaux solaires
200.000 panneaux solaires vont remplacer une ancienne mine de baryte au sud de Châteauroux. Ces capteurs devraient permettre à EDF de générer l’électricité pour 25.000 foyers.
Une ancienne mine de baryte, un métal utilisé en médecine, va être reconvertie en un parc photovoltaïque de 200.000 panneaux solaires. Situé à Chaillac (Indre), ce parc à 50 millions d’euros pourra approvisionner en électricité 25.000 foyers grâce à des capteurs de 1,20 m sur 60 cm alignés comme pour dessiner des rangs de vigne.
Les travaux doivent débuter en avril pour transformer la friche industrielle en en un site fabricant de l’électricité. Sur les 200.000 panneaux prévus, 40.000 devraient être installés d’ici septembre prochain, et le reste d’ici trois ans. Des bâtiments bas doivent être construits également pour y transformer l’énergie
Fin article.
Idée interressante! N’est ce pas ?
Bon allez faite couler vos ancres pour les élections municipales !! Rayer les bons et garder les mauvais ! Pensez à l’avenir !
Bonne lecture !
Romandie News
Grèce: des grévistes bloquent un projet de création des centrales à charbon
ATHENES – Les syndicalistes de l’opérateur public Electricité de Grèce (DEI) ont bloqué une nouvelle fois mardi la décision de DEI de conclure avec le numéro deux allemand de l’énergie RWE la construction de deux centrales à charbon, a-t-on appris de source syndicale.
Le syndicat des employés de DEI (Genop-DEI) avait lancé un arrêt de travail de trois heures pour se rassembler devant le siège de l’entreprise où le conseil d’administration (CA) devait adopter un mémorandum de coopération entre DEI et RWE pour la construction de deux centrales à houille de 800 MW chacune.
Plusieurs dizaines de grévistes, accompagnés des députés des partis d’opposition de gauche (socialiste et communiste) ont envahi le bâtiment et bloqué la réunion du CA qui a dû lever la séance.
« Nous ne voulons pas d’une telle coopération, nous ne voulons pas que la RWE soit notre patron », a déclaré à la presse le président de Genop-DEI, Nikos Fotopoulos.
C’est la quatrième fois que ce syndicat empêche le CA de DEI de se réunir pour adopter le memorandum.
DEI a annoncé en novembre qu’elle avait décidé d’investir plus de 4 milliards d’euros pour produire 3.200 MW d’électricité en construisant cinq centrales dont deux au charbon, deux à lignite et une au gaz naturel.
La compagnie a depuis examiné avec RWE la construction de deux centrales modernes à charbon d’une capacité totale de 1.600 MW.
Des députés de gauche, des maires et la section grecque de WWF (Fonds mondial de la Nature) ont demandé fin janvier au ministère grec du Développement de rejeter toute demande de permis de production d’électricité avec du charbon.
Dimanche dernier, plus d’un millier de manifestants ont protesté près de Patras (ouest) contre le projet de construction d’une centrale à charbon dans la région, sur le golfe de Corinthe.
RWE a dû renoncer en novembre à construire une centrale électrique à Ensdorf en Sarre (sud-ouest de l’Allemagne) de 1600 MW utilisant du charbon, après qu’un référendum populaire dans la commune eut rejeté le projet.
RWE
(©AFP / 26 février 2008 15h00)
Autre pays, autre gauche !
Vous avez bien lu :
« Des députés de gauche, des maires et la section grecque de WWF (Fonds mondial de la Nature) ont demandé fin janvier au ministère grec du Développement de rejeter toute demande de permis de production d’électricité avec du charbon. »
Il ne faudrait pas sortir de ce blog !…
Chaque jour les interventions que l’on y trouve confortent nos convictions :
-Le bouleversement climatique est en cours.
-Il s’accélère dramatiquement et le point de non retour est en passe d’être franchi.
-La principale solution pour ralentir sa progression est de diminuer drastiquement l’utilisation des combustibles fossiles et en premier lieu du charbon.
-Le mythe du charbon propre n’est qu’un alibi utilisé pour encourager la poursuite de l’hyperconsommation mortifère, etc…
Mais que voyons-nous lorsque nous le quittons ?
Chez nous même, les mollahs du charbon propre ne rêvent que de transformer notre cadre de vie en enfer.
Et il y a pire. Au début de la semaine, à Paris, j’ai constaté que le fameux Grenelle n’avait été que poudre aux yeux. L’hyperconsommation énergétique bat son plein. Dans quelque magasin ou édifice publique que l’on pénètre, la température n’est jamais au dessous de 25 °. Les portes en sont très souvent ouvertes. Les lampes halogènes sont le mode d’éclairage privilégié. Suite à la loi contre le tabagisme, le chauffage des terrasses se généralise.
Dans nos montagnes, canons à neige et remontées mécaniques réclament toujours plus d’énergie électrique.
En 1973, lors de la grande crise pétrolière, la mode avait été lancée des économies d’énergie avec la fameuse « chasse aux gaspis ». Alors que la menace actuelle est sans commune mesure, rien ou presque n’est tenté d’autre que la prétention de toujours consommer plus, grâce à l’imposture du « charbon propre ».
C’est uniquement pour assurer la pérennité de cette gabegie fatale et des profits que certains en retirent que l’on projette de massacrer notre campagne.
Sarre: le glas sonne pour le charbon
Le ministre-président de Sarre, Peter Müller, a estimé aujourd’hui que l’exploitation du charbon était terminée dans sa région, autrefois une des plus productives d’Allemagne, après un tremblement de terre provoqué par l’effondrement d’anciennes galeries.
« L’exploitation du charbon en Sarre est terminée », a affirmé M. Müller dans une interview au quotidien Süddeutsche Zeitung.
« Il n’est pas possible de maintenir une industrie qui met en danger la vie d’autrui », a ajouté le ministre-président.
La décision a été prise après qu’un séisme de magnitude 4 sur l’échelle ouverte de Richter a causé de nombreux dégâts samedi après-midi dans la région de Sarrelouis. Selon les experts, le séisme — le 35eme et le plus important de cette année — a été provoqué par l’effondrement de couches de sable au-dessus d’anciennes galeries, à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Source: AFP
Une information toujours ignorée par la presse locale
Loobying pesant sans doute !
Nouveau dans la campagne des municipales :
La rumeur du comptoir !
Il paraît que….
On dit…
Le bruit court…
Rien ne se vérifie mais qu’importe, il en reste toujours quelque chose.
Le « vous avez vu ce qu’il a fait » bat son plein.
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Il est vrai que l’on peut faire plus…… en augmentant les impôts locaux…
A moins que …..une redevance minière ?
Qui sont-ils ?
Qui sont les membres de cette coalition hétéroclite qui s’attaque à notre cadre de vie.
Ce sont d’abord ceux, industriels et financiers, qui ne rêvent que de profits. Le moment doit leur sembler particulièrement bienvenu pour venir creuser chez nous, alors que leur terrain d’exploitation privilégié, la Françafrique, menace de se dérober sous leurs pieds et que leurs amis, dictateurs corrompus, risquent fort de disparaître.
Ils trouvent des alliés enthousiastes chez les technophiles de tous poils qui ne peuvent voir un coin de campagne sans rêver de le bétonner et d’y installer une usine. Les plus fanatiques d’entre eux, dont nous avons pu voir un spécimen particulièrement motivé en la personne de Monsieur Besson, sont les ingénieurs des mines qui paraissent vouer un véritable culte au charbon.
Peuvent être rapprochés de ces derniers les nostalgiques de la culture de la mine, de son romantisme et de son climat de solidarité, mais aussi des compensations que leur offrait une entreprise nationale se permettant des déficits colossaux.
Enfin, last but not least, il y a les politiciens locaux, motivés par la perspective de rentrées fiscales éventuelles, et, opportunistes, en quête des suffrages des tenants d’une idéologie fossile meurtrière qui fit ses preuves en détruisant et polluant irrémédiablement l’environnement de l’Europe de l’Est. Secondés par une presse dont la partialité n’est plus à démontrer, ils font miroiter, aux yeux de certains naïfs, la perspective d’emplois qui leur échapperont à coup sûr.
Romandie News
Charbon en Sarre: les riverains ne supportent plus les séismes à répétition
SAARWELLINGEN (Allemagne) – Une maison déchirée en deux, barrée d’une croix: de plus en plus de riverains du dernier gisement de houille encore en activité en Sarre affichent ce logo pour demander la fin de l’extraction, exaspérés par les séismes à répétition.
A chaque séisme important, les habitants de Saarwellingen manifestent sur la grand-place. « Nous avons fixé le seuil à deux degrés sur l’échelle ouverte de Richter, mais malgré cela nous nous retrouvons deux à trois fois par semaine dans la rue », raconte Werner Scherer, qui préside l’association de riverains de Saarwellingen contre l’extraction minière.
Dimanche dernier, au lendemain du plus important séisme d’origine minière jamais enregistré dans la région (4 degrés), ils étaient 6.000, selon la police.
A la suite du séisme de samedi, une école a été fermée, et la mairie de la localité voisine évacuée en raison du risque d’effondrement. Des pierres se sont aussi détachées du clocher de l’église de Saarwellingen.
Non loin de l’église, Christine et Herman Urnau montrent les micro-fissures qui, depuis 1998 et les premiers séismes, ne cessent de lézarder les murs de leur maison.
« Je les comble, mais elles reviennent toujours. Et chez les voisins, c’est même la cheminée qui s’est effondrée », énumère M. Urnau.
Jusqu’ici, il n’a « pas touché un cent » d’indemnisation car les experts ont mis en doute l’origine des fissures. « Mon grand-père était maçon, il savait faire son travail », s’indigne M. Urnau.
L’exploitant RAG a reçu à ce jour 2.000 demandes d’indemnisation, dont près de 200 « dégâts matériels graves » (cheminées effondrées, fissures, toitures abîmées), mais le chiffre pourrait doubler, estime Werner Scherer, « car beaucoup n’ont pas réussi à joindre le standard de RAG ces derniers jours ».
Les séismes s’expliquent par l’épaisseur importante de la couche de houille (jusqu’à 3 mètres), la composition gréseuse du sous-sol, et le poids du massif vallonné qui recouvre la région de Sarrelouis, selon RAG. Jusqu’ici, diverses méthodes d’extraction ont été tentées pour réduire l’impact sismologique des mines. En vain.
(©AFP / 28 février 2008 14h37)
Romandie News
Les « gueules noires » de Sarre ébranlées par un ultime séisme
SAARWELLINGEN (Allemagne) – Un séisme d’une ampleur inédite provoqué par l’extraction houillère a non seulement ébranlé des centaines de maisons, mais risque bien de marquer la fin des « gueules noires » en Sarre, haut lieu de l’histoire industrielle allemande.
Jeudi, l’exploitant minier RAG-Deutsche Steinkohle a déposé à l’Agence pour l’emploi une demande de mise au chômage technique pour 4.147 de ses 4.700 salariés sarrois, conséquence de l’arrêt « jusqu’à nouvel ordre » de l’extraction du dernier gisement de charbon en Sarre.
« J’étais au supermarché quand la terre a tremblé, samedi vers 16H30. Des bouteilles, des pots de confiture sont tombés des rayons, et je suis sortie en courant: j’ai paniqué », confie Marie-Luise Scherer, une quinquagénaire à Saarwellingen, épicentre du séisme.
Là, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Sarrebrück, des dizaines de pierres du clocher de l’église sont tombées sur le parvis, une école a dû être évacuée, ainsi que la mairie de la localité voisine de Nalbach, lézardée de fissures.
Avec une magnitude d’au moins 4 degrés sur l’échelle ouverte de Richter, il s’agit du plus important d’une longue série de séismes provoqués par l’homme ces dernières années. « Une telle intensité n’avait encore jamais été enregistrée et n’était pas non plus prévisible », souligne RAG.
L’exploitant a reçu à ce jour 2.000 demandes d’indemnisation, dont près de 200 « dégâts matériels graves » (cheminées effondrées, fissures, toitures abîmées).
Quelque vallons boisés plus loin, à l’entrée du « puits nord » dominée par un imposant chevalement de béton blanc, « il règne une ambiance de cimetière », lâche un mineur avant de s’engouffrer dans sa voiture, sur le vaste parking presque désert.
Seules 250 « gueules noires » seront encore occupées à surveiller l’état des galeries, à quelque 1.400 mètres de profondeur. La mise au chômage technique signifie pour les autres une baisse de 30 à 4O% du salaire net.
Et la fermeture de la mine est inéluctable, estime le chef du gouvernement régional, le chrétien-démocrate (CDU) Peter Müller : « l’exploitation du charbon en Sarre est terminée », car « il n’est pas possible de maintenir une industrie qui met en danger la vie d’autrui ».
RAG ne s’avoue pas vaincue. L’an dernier, elle s’était mise d’accord avec les autorités fédérales pour une fin de l’extraction subventionnée de la houille dans les gisements de Sarre et de la Ruhr d’ici 2018. « Nous allons étudier des alternatives en nous inspirant de ce qui est fait dans l’extraction gazière pour éviter de nouveaux séismes », promet Volker Hagelstein, ingénieur planificateur au puits nord.
Selon le syndicat IG BCE, ce sont, avec les sous-traitants, quelque 10.000 emplois qui sont menacés par l’arrêt de l’extraction dans cette région qui s’était jusqu’ici plutôt bien remise du déclin sidérurgique (8,2% de chômeurs en janvier, contre 8,7% à l’échelle nationale).
Le gisement sarrois, passé à trois reprises au cours de l’histoire sous administration française, est l’un des plus lucratifs de la RAG, avec une couche de houille de près de 3 mètres. Là où sortaient quotidiennement 13.500 tonnes de charbon, « chaque jour d’arrêt représente un manque à gagner de 2 millions d’euros », déplore Gerd Schäfer, chef d’extraction au puits nord.
Se pose aussi le problème des centrales électriques de Sarre, « conçues pour traiter exclusivement le charbon de la région. Les adapter à un autre charbon ne se fera pas du jour au lendemain », prédit M. Hagelstein. L’épuisement des stocks n’est qu’une question de semaines.
Pour Werner Scherer, qui préside l’association de riverains de Saarwellingen contre l’extraction minière, « ce sont les politiques qui ont failli. Ils réalisent aujourd’hui qu’ils n’ont pas prévu d’alternatives pour la reconversion, tant au plan social qu’énergétique ».
(©AFP / 28 février 2008 17h10)
2 vidéos à voir
A défaut d’avoir l’information dans votre journal locale.
http://videos.tf1.fr/video/news/sciences/0,,3726724,00-seismes-origine-miniere-inquietent-mosellans-.html
http://videos.tf1.fr/video/news/sciences/0,,3727790,00-energie-solaire-solution-propre-economique-.html
Une énorme catastrophe écologique nous menace:
Il s’agit du grotesque Allègre !
Lu dans Libération:
« Claude Allègre, ancien ministre socialiste (Reuters).
Jean Jouzel, membre du Groupe international d’experts sur le climat (Giec), redoute la nomination au gouvernement de l’ancien ministre, qui nie le réchauffement de la planète.
AFP
LIBERATION.FR : vendredi 29 février 2008
« On ne peut pas avoir un ministre qui nie la réalité du changement climatique, qui nie les résultats de toute une communauté scientifique », a déclaré le climatologue français Jean Jouzel, membre du Groupe international d’experts sur le climat (Giec), à l’AFP.
Médaille d’or du CNRS, comme Claude Allègre, Jean Jouzel est membre du bureau (l’exécutif) du Giec, couronné par le prix Nobel de la paix 2007 avec l’ex-vice président américain Al Gore. Jean Jouzel a aussi été étroitement associé au Grenelle de l’environnement dont il co-présidait le groupe de travail sur la lutte contre le réchauffement de la planète.
Dans son volumineux rapport publié en 2007, le Giec a estimé qu’au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne du globe pourrait gagner 2 à 4°C d’ici 2100, provoquant une série de dérèglements aux conséquences désastreuses.
Lors de l’annonce du prix, Claude Allègre avait déclaré à l’AFP que « la climatologie n’existe pas » comme discipline scientifique, qu’ »on ne peut pas prévoir » le réchauffement climatique et que le prix Nobel est « un truc politique (qui) ne veut rien dire ».
Dimanche, le président Sarkozy a de nouveau mentionné le nom de Claude Allègre, ancien ministre socialiste, comme « un homme avec qui (il) aimerai(t) un jour travailler », « un grand scientifique » qui « veut changer les choses ».
News de l’Environnement
Agriculture – Article publié le : 02/03/2008
La Commission européenne veut soutenir la filière bois
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La Commission vient d’adopter un plan en 19 actions visant à répondre aux problèmes de concurrence mondiale, de changement climatique et d’approvisionnement en énergie et bois que connaît la filière bois.
La filière bois qui exploite annuellement 70% des forêts européennes, alimente les industries de l’ameublement et du papier. La filière progresse également dans le secteur de la construction à travers les écomateriaux et dans celui des énergies renouvelables avec l’usage de la biomasse sylvicole (bois énergie notamment pour la production de chaleur et d’électricité). Si elle couvre 14 % de la demande mondiale d’énergie, l’énergie bois ne survient qu’à hauteur de 2 % des besoins de l’Union Européenne. Le recours à cette énergie est toutefois en forte augmentation à l’instar de la France, pour laquelle le bois énergie figure parmi les premières des sources d’énergie renouvelable avec 9 millions de tep/an.
Alors que la Commission a proposé le 23 janvier dans son »paquet climat » d’atteindre 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie en 2020, la Confédération des industries papetières européennes (CEPI) a fait part de ses craintes quant au fait que l’augmentation de la culture de la biomasse n’entraine une pénurie des matières premières nécessaires à l’industrie. Selon la CEPI, le prix du bois a augmenté en 2007 en raison de la forte demande de bois de chauffage.
Par ailleurs, en ce qui concerne l’échange d’émissions proposé par la Commission, la CEPI a affirmé que la vente aux enchères complète n’était pas nécessaire pour assurer le fonctionnement correct du marché du carbone ou le prix du carbone. Cela ne permettra pas aux industries d’atteindre les objectifs fixés, mais leur portera inutilement préjudice, avait souligné la Confédération. Rappelons que l’industrie du papier et du carton est l’un des secteurs les plus consommateurs d’énergie. En 2006, les industries européennes de la pulpe et du papier ont émis 39 millions de tonnes de CO2 soit environ 1% des émissions de l’UE.
Dans ce contexte, le 27 février 2008, la Commission européenne a adopté un plan en 19 points visant à répondre aux »défis » auxquels sont confrontées les industries de la filière bois, pour faire face à la concurrence mondiale, au changement climatique et pour assurer l’approvisionnement en énergie et bois. Cette communication s’inscrit dans le cadre de la politique industrielle intégrée de la Commission qui comprend des mesures horizontales et sectorielles.
Les industries de la filière bois se sont engagées dans le processus de transition vers une économie à faible émission de carbone. Nous devons les soutenir dans cet effort en établissant un cadre politique qui permette à ce secteur si important de rester compétitif, tout en apportant sa contribution à nos politiques ambitieuses en matière de changement climatique et d’énergie, a déclaré Gunter Verheugen, vice-président de la Commission européenne, chargé des entreprises et de la politique industrielle. En effet, le secteur de la forêt et du bois exerce un rôle prépondérant dans la séquestration du carbone et le CO2 stocké en forêt contribue à la maîtrise des gaz à effet de serre.
La Commission déclare qu’elle examinera les avantages et les difficultés liés à la proposition d’inclure dans sa politique, le stockage de carbone dans les produits forestiers récoltés. L’UE prendra notamment en considération les secteurs concernés dans son évaluation des risques de fuites de carbone dans les industries à forte intensité énergétique.
Pour favoriser l’accès aux matières premières, nouvelles ou récupérées, la Commission veut encourager les États membres, l’industrie et les propriétaires de forêts à promouvoir le boisement et la reforestation et à être attentifs aux différentes utilisations de la biomasse lors de l’élaboration des plans d’action nationaux.
Rappelons qu’en juin 2006, la Commission avait présenté un plan d’action de l’UE en faveur des forêts. Ce plan d’une durée de cinq ans (2007–2011) est destiné à soutenir et améliorer la gestion durable et le rôle multifonctionnel des forêts afin d’améliorer la compétitivité à long terme du secteur. En France, l’Etat a demandé à l’ADEME de développer la filière bois-énergie pour tous les usagers (collectivités, industriels et particuliers) à travers son programme bois-énergie 2007-2010. L’objectif fixé est de mobiliser 290.000 tep supplémentaires de bois dont 70.000 tep en 2008, 75.000 tep en 2009 et 80.000 tep en 2010. Notons aussi que 29% de la surface forestière totale française était certifiée fin 2006.
La Commission souhaite aussi qu’un suivi du développement des marchés et des systèmes de collecte du papier récupéré soit assuréafin d’encourager davantage les systèmes de collecte économiquement avantageux et de bonne qualité.
Mais parmi les défis en matière de compétitivité figurent également l’innovation, l’accès aux marchés non européens et les coûts élevés de l’énergie et du transport. En effet, la compétitivité de la filière repose dans l’élaboration de stratégies d’innovation, de recherche et de développement technologique permettant la mise au point de nouveaux produits, biens et services issus de la forêt. Le 7e programme-cadre de l’UE devrait offrir l’opportunité d’étudier des méthodes de production de biocarburants et de produits chimiques biologiques à base de bois (et d’encourager une plus grande efficacité en utilisant des fibres et du bois massif neufs et valorisés), indique l’UE.
Concernant le commerce, la Commission indique qu’elle poursuivra »ses efforts » pour établir et mettre en œuvre une stratégie d’accès au marché garantissant un accès aux matières premières sur le marché mondial et soutenant l’élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires.
Rappelons qu’en France, un plan d’action sur les forêts a été dessiné lors des Assises de la forêt qui se sont clôturées le 16 janvier 2008. Ce plan d’action élabore des propositions qui doivent soutenir le développement de la production forestière en France, répondre par une offre de bois adaptée à une demande croissante et infléchir la dégradation de la balance commerciale du bois et des produits forestiers (- 5,5 milliards d’euros en 2007). Son objectif : mobiliser 12 millions de m3 supplémentaires de bois d’ici cinq ans représentant près de 40.000 emplois supplémentaires ancrés dans les territoires.
R. BOUGHRIET
Nous n’avons pas besoin de leurs abominables usines à gaz.
« La vérité ne se dégage pas de la polémique, mais des oeuvres qu’on a faites. »
[Paul Gauguin]
Elections Cossaye-Lucenay
Attendez-vous à savoir
que certains candidats sont offusqués de la question posée par l’ADSN
Etes vous pour ou contre le projet minier ?
Aujourd’hui même sur FR3 auvergne, un reportage nous apprend que dans le puy de dôme une question a été posée par les associations :
Etes vous pour ou contre l’incinération des ordures ménagères ?
Quoi de plus normal, pas de polémique sur la non réponse !
Si l’on ne répond pas, le doute subsiste et quel est le jugement des électeurs ?
Quand on prétend accéder à des responsabilités le minimum est d’avoir une position clair sur un sujet aussi important.
Alors messieurs Paul et Mike, un peu de retenu, vous n’avez pas eu de pistolet sur la tempe.
Et le dernier mot, il est heureusement à l’électeur.
Une autre liste doit paraître à Lucenay, il serait temps…
Vous le saurez demain ?????
“Il est rare que nous ayons le courage de nos opinions; nous en avons plus facilement l’effronterie.”
Albert Brie
« Le méchant est comme le charbon ; s’il ne vous brûle pas, il vous noircit. »
[Proverbe italien]
Elections Lucenay
(« DALLAS, ton univers impitoyable »)
Apparition d’une nouvelle liste « ensemble nous apporterons notre sérieux et nos compétences pour conduire au mieux les intérêts de la commune »
Pas un mot sur les projets de mine !
Il est vrai que pour éviter de se prononcer clairement il est plus facile d’employer les mots « sauvegarder l’environnement » et « respect de l’environnement »
Ces mêmes mots sont d’ailleurs employés par les partisans du charbon propre
Dans le projet de la candidate aux cantonales Madeleine Rustuel vous pouvez lire « à faire avancer le dossier de l’exploitation propre du charbon de Lucenay-Cossaye :c’est à la fois un impératif environnemental(la mise au point des techniques industrielles de captage et stockage du CO2… »
A ce propos, il me semble avoir lu sur un tract précédent de cette candidate une déclaration de M Bonijoly « les techniques sont maîtrisées depuis des années »
Si quelqu’un comprend, qu’il m’explique.
Maintenant voilà le candidat solitaire et en plus nouveau converti « le dossier charbon tel qu’il nous a été présenté est, à mon avis inacceptable »
Bien, mais une phrase semble être directement adressée à une personne de la liste sortante sans la nommée.
On l’appellera le sous-entendu.
Je pense qu’en ce qui concerne « compétent » « dévoué » « disponible »
le « sous entendu » n’a surement pas de leçons à recevoir, faut-il rappeler que depuis des années il s’implique bénévolement dans plusieurs associations.
Jusqu’à présent nous connaissions le racisme entre les peuples, maintenant il y a le racisme de clocher !
En bon électeur, salut.
Les « scientifiques » du PC et du « Charbon propre » devraient bien vite contacter ceux d’Alstom pour leur éviter de se casser la tête plus lontemps sur le problème de capture-séquestration du CO2. Pour nos « experts » locaux, tout est au point alors que les malheureux chercheurs du fabricant de centrales sont encore en expérimentation et qu’ils prévoient la séquestration de 100.000 tonnes par an pour… 2015 à Lacq. A Cossaye-Lucenay, les 2 ou 3 millions de tonnes ne posent pas de problème aux partisans du projet, décidément on utilise très mal les compétences de nos savants des universités de Decize ou La Machine !!!
Pour faire suite au message sur les élections à Lucenay:
Il est vrai que les listes ne présentent pas une farouche opposition au charbon.La liste des sortants se contente de ne pas soutenir ce projet.
Si cela se faisait, ils réagiraient en termes de projets(?)
Avec tout le respect que j’ai pour certains de ces membres, la liste prend une position plutôt tiédasse.on y croit moyennement.
Quant à la deuxième liste pas de surprise en effet, rien sur le sujet. »
sans commentaire.
Il est vrai qu’aménager une pièce d’eau avec accueil de camping car est un sujet hautement plus important qui mérite de figurer,lui, sur la profession de foi. Pas la question du charbon.
C’est pourquoi, loin de tout reglement compte, lutte de pouvoir, et autres clochemerles, nous maintenons nos candidatures indépendantes et radicalement anticharbon sur Lucenay.
Trois noms qui souhaitent porter le refus du charbon et qui j’espère, permettront- par le jeu du panachage- de constituer un conseil municipal 100% anticharbon.
Pour plus d’infos, voir lucenaysanscharbon.unblog.fr
« Le racisme est une manière de déléguer à l’autre le dégoût qu’on a de soi-même. »
[Robert Sabatier]
« L’hypocrisie se cache parfois sous la franchise du regard. »
[Adolphe Brassard]
Extrait de Racisme meurtrier
Sujet du jour
Après la candidature unitaire,
une nouvelle liste:le trio « C.C.P. »
La question que l’on peut se poser :
Pour qui roulent-ils ?
Le but n’est-il pas d’affaiblir la liste des sortants ?
Rappelons quand même que le conseil municipal actuel n’a pas attendu pour faire « entendre la voix du non » l’arrivée du messie « Lucenay sans charbon »
En effet la délibération prise donnait comme résultat : 14 contres et une abstention.
Il est facile de revendiquer son indépendance par rapport aux associations et ce à 3 jours du scrutin !
Les électeurs ne s’y tromperont pas !
«l’aiguillon » ou simples trublions
Vous le saurez dimanche
Captage/Séquestration du CO2 : très très couteux…
Comme vous avez pu vous en rendre compte dans mon message du 1er mars, pour être acceptable écologiquement, l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité passe obligatoirement par des dépollutions de différents types :la désulfuration pour éliminer le SO2, gaz sulfureux, produit à partir du soufre contenu dans le charbon lors de sa combustion,la dénitrification pour éliminer les oxydes d’azote(NOx) et le dépoussiérage pour enlever les poussières de charbon dans les fumées. Tout ceci coute cher mais fait appel à des techniques connues et maitrisées.
Ce qui ne l’est pas par contre, c’est la captation du CO2, gaz carbonique résultant de la combustion du charbon et présent là aussi dans les fumées. Et une fois capté, sa séquestration sous terre.Les techniques utilisables pour réaliser la séparation du CO2 des fumées émises consistent soit à une postcombustion qui effectue cette séparation après la combustion dans l’air du charbon ou en une précombustion qui consiste à réaliser cette combustion à l’oxygène pur ce qui a pour avantage, en supprimant l’azote de l’air, d’accroitre considérablement la teneur en CO2 dans les fumées et donc de réduire le coût de la captation du CO2.
Or lors des journées Panorama 2008 de l’Institut Français du pétrole (ww.ifp.fr ),on ne peut pas dire que l’avancement des travaux des scientifiques sur ce problème de la captation du CO2 suivi de sa séquestration dans des réservoirs souterrains ne nous a pas impressionné.Le programme européen CASTOR qui teste in situ dans la centrale d’Ejberg au Danemark la post combustion et qui doit se terminer fin 2008 ne semble pas avoir identifié, ce qui était son but, des moyens de diviser le cout de ce captage par 2 pour le ramener aux alentours de 20 dollars la tonne de CO2 évitée.
EDF qui exploite un parc de centrales dites « à flamme » pour prendre en charge les pics de demande, juge que le charbon est un combustible attractif pour de nouvelles centrales de pointe car compétitif dans la tranche d’utilisation des installations de 3000 à 5000hrs/an, facile à stocker,et raisonnablement souple d’utilisation. Par contre il faut passer à des centrales dites supercritiques pour que le rendement devienne acceptable aux alentours de 45 pct contre 38 pct pour les centrales à charbon actuelles. Ce sont d’ailleurs des centrales de ce type qui sont en cours d’installation en Chine.
Le captage du CO2 le plus abouti serait la précombustion, mais d’après eux la technique n’est pas au point pour l’instant et coute les yeux de la tête. Le cout d’un centrale supercritique de 1000MW est de 1 milliards pour la centrale sans captage et double à 2 milliards pour une centrale équipe d’un captage de CO2.Quant au rendement global de l’installation, du fait de l’énergie nécessaire pour régénérer le solvant de dissolution du CO2 et pour faire fonctionner le processus de captage, il baisse en gros de 45 à 35 pct ! Un quart du charbon utilisé sert donc uniquement à capter le CO2 émis.
Quant à la séquestration du CO2,elle en est encore aux balbutiements avec des couts mal identifiés pour l’instant qui viendront s’ajouter aux 40 euros de cout de captation de la tonne de CO2. Notons que la tonne de CO2 achetée sur le marché vaut actuellement 25 €/Tonne. Le calendrier de la Commission de Bruxelles pour l’introduction du Captage/Séquestration du CO2 en Europe est que toutes les installations nouvelles soient « capture ready » ou « prêtes à la mise en place de la capture » en 2010, que les techniques retenues pour les deux opérations soient disponibles vers 2015 et qu’elles soient introduites sous forme d’obligation en 2020.
Apparemment,nous en sommes encore très loin.
Signé : « çaDerange ».
A Geneviève.
Pas de problème Geneviève, nous ne roulons pour « personne » d’autre que l’intérêt de la population et sa défense contre les dangereux projets miniers.
Nos candidatures sont donc parfaitement indépendantes et si vous pouvez prouver le contraire, faites le savoir.
Dans le cas contraire, respectez au moins la bienséance qui a toujours eu lieu sur cet excellent blog en évitant les allusions douteuses.Citez vos sources, donnez des preuves.
Nous n’avons aucun souci avec la liste des sortants qui a effectivement voté une motion contre le charbon.Mais comme vous l’avez souligné, il y a eu une abstention , et c’est entre autres, ce point qui nous gêne.avec, nous l’avons déjà dit, le manque de combativité sur les professions de foi.
Je suis personnellement prêt sans complexe, à exposer notre démarche et à écouter vos motivations qui vous poussent à ces propos un peu limites.
L’échauffement des esprits précédant toujours une élection locale, reste naturel, mais, encore une fois, que ce blog reste ce qu’il doit être.
Le bon accueil qui nous est souvent réservé au cours de la campagne au fil de nos distributions de tracts nous conforte dans notre démarche, va au delà de nos espérances et nous laisse sereins, contrairement à vous chère Geneviève.
alors messies, certainement pas, trublions peut-être un peu, mais respectueux toujours.
A M Cailleux
Dont acte, à la question posée vous avez donner la réponse.
J’ajoute que de toute façon au cas ou le projet serait retenu par le gouvernement l’équipe en place aura à se battre certes, mais sera malgré tout amener à gérer les conséquences au mieux des intérêts des habitants.
Je crois que la liste des sortants ne pense pas agir autrement !
Le navrant dans cette histoire c’est qu’il y est des querelles de personnes sur des sujets hors mine, pour moi seule la capacité du candidat est importante, les histoires de cloche merles comme vous dites ne devraient pas intéresser les électeurs.
Entre bons électeurs, élus (ou futurs élus) on se salut.
Espérons que les élections passées, tout rentrera dans l’ordre.
Lucenay est un village ou il fait bon vivre,veillons à ne pas gâcher la vie de ses habitants avec des querelles d’un autre age.
quelqu’un peut-t-il donner des informations sur les résultats du questionnaire de l’adsn soumis aux candidats?
Cela serait intéressant de savoir pour qui nous allons voter.
Réponse à « desinfos » : si vous adhérez à l’ADSN, vous avez reçu un courrier de son Président précisant la position des candidats (municipales et cantonnales). Si vous n’adhérez pas à l’ADSN, êtes-vous vraiment concerné(e) par les réponses ?
Chaque liste, ou candidat indépendant, a fait paraître sa profession de foi : donc vous avez « Des Infos »….
quelle étrange attitude de l’adsn qui aurait plutôt intérêt à divulguer
le plus largement possible l’avis de chaque candidat.
on sait bien que dans chaque liste il ya des pour et des contre et que nous pouvons panacher les listes. d’où l’intérêt de savoir avant.
les personnes n’étant pas à l’adsn votent aussi, vous savez.
le manque de clarté vient -il du fait que le président est sur une liste? et donc un peu géné aux entournures ? compliqué tout ça!
Info….info
Pour moi Les professions de foi sont claires.
La liste des sortants est contre.
La 2eme liste n’en parle même pas …sujet sans doute secondaire ???
Le candidat solitaire dit que tel qu’il est le projet est inacceptable ? ….Ambigu car on peut penser que présenter autrement il pourrait devenir acceptable !
Rien ne vous empêche de lui poser la question.
Le fait que le président de l’ADSN soit sur une liste me paraît être clair quant à la position de cette liste.
Sur le jdc de ce jour, il y a même une photo de la manifestation contre le charbon à Nevers
Ou un conseiller sortant figure en 1ere ligne.
Il suffit de s’informer.
Qu aurait-t-on dit si l’ADSN avait diffusé la réponse des candidats aux non adhérents ?
Rien de compliqué la dedans.
Vous pouvez également adresser votre question sur le site de l’ADSN ?
Je pense que vous aurez une réponse.
Pas besoin de polémiquer sur un sujet aussi grave.
Il est vrai que ceux qui n’ont pas internet sont pénalisés pour avoir des informations dont les plus importantes que vous pouvez retrouver sur le site ADSN et sur ce blog ne risquent pas de paraître dans le journal local tout acquit à la cause du charbon.
Faites les connaître autour de vous !
Quant vous parlez des candidats à Lucenay vous citez les deux listes et le candidat isolé, vous oubliez ceux qui s’opposent aux projets de mine sans aucune ambiguïté, frilosité, hésitation c’est à dire les candidats de LUCENAY SANS CHARBON.
Au passage, mille excuses a un candidat de la liste sortante qui n’a pas reçu notre tract dans sa boite aux lettres,nous ne souhaitions pas le priver d’information, mais il est vrai que nous n’avons distribué que dans les limites de la commune.
Dans cette élection, il faudrait dresser la liste des phrases « assassines »
Les attaques par « sous entendus »
Le niveau est descendu bien bas !
Page d’accueil du gouvernement de l’Ontario
Ministère de l’Energie
La province de l’Ontario adopte les mesures nécessaires afin de garantir un approvisionnement en énergie propre, abordable et fiable pour les générations futures
Quatre vendeurs sont conviés à participer à un processus concurrentiel
de demandes de propositions
TORONTO, le 7 mars /CNW/ – La province de l’Ontario a décidé de procéder
à la construction de nouvelles installations nucléaires par le biais d’un processus concurrentiel d’approvisionnement.
Ce matin, le Ministre de l’Energie, M. Gerry Phillips a exposé les grandes lignes d’un processus de demandes de propositions à deux phases dans le but de sélectionner un vendeur de réacteurs nucléaires.
Annoncée pour la première fois en juin 2006, la diffusion de la nouvelle de cet événement est la prochaine étape du plan en approvisionnement énergétique du gouvernement échelonné sur vingt ans. Le but de ce dernier est de réduire l’émission des gaz à effet de serre et l’ensemble de l’empreinte carbone de l’Ontario pour ainsi permettre une alimentation en courant, fiable abordable et bon pour l’environnement.
Le processus de demandes de propositions comprend un ensemble d’experts
et un maximum de surveillance :
Dans le cadre des nouvelles technologies disponibles, quatre vendeurs de renommée internationale seront invités à participer à la première phase du processus de demandes de propositions, suite à une étude globale menée par le
Ministre de l’Energie, l’Ontario Power Generation et Bruce Power. Les vendeurs
sont les suivants :
CITATIONS
Le Ministre de l’Energie, M. Gerry Phillips, a déclaré que le but de cette initiative est de « prioriser un processus équitable, transparent et concurrentiel qui garantira aux Ontariens que leur gouvernement choisira les demandes les plus abordables et fiables en énergie électrique dans le but
d’éclairer leurs maisons et d’alimenter l’économie pendant des décennies ». De
plus, « construire de nouvelles installations nucléaires concèdera un certain avantage économique à la province, tout en comblant ses futurs besoins en énergie, en apportant une certaine stabilité des prix, en stoppant l’empreinte carbone et en réduisant l’émission des gaz à effet de serre ».
FAITS RAPIDES
En juin 2006, le gouvernement a annoncé un plan d’approvisionnement en
énergie équilibré, propre, fiable et abordable échelonné sur vingt ans :
– Economiser 6 300 mégawatts d’électricité avant 2025;
– Faire passer la quantité d’énergie renouvelable à 15 700 mégawatts
avant 2025;
– Supprimer toute utilisation au charbon avant 2014;
– Maintenir une capacité d’énergie nucléaire pour toute opération à une
charge de base de 14 000 mégawatts;
– Mettre en place des installations alimentées au gaz naturel lors de
périodes surchargées.
Commentaire :
Vous avez encore une fois bien lu ….« Supprimer toute utilisation au charbon avant 2014 »
Alors que chez nous, on veut nous faire croire que demain il sera « propre »
En application du règlement
Merci de vous abstenir concernant les commentaires sur les élections jusqu’à dimanche 20h
« On apprend plus de ses propres défaites que des défaites des autres. »
[Monica Seles]
« Les esprits d’élite discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes. »
[Jules Romains]
Nous n’avons pas ,non plus,reçu le tract »lucenay sans charbon ».
Nous habitons pourtant dans les limites de la commune voire meme dans les limites de la future mine.
Plutôt sale ce charbon !
Il colle diablement à la peau…
Municipales
Les premiers résultats sont là.
Chacun doit revenir à la raison.
Lucenay n’est pas Gaza !
Un peu de respect dans le jeu des écritures !
On se bat sur des projets et non sur un seul sujet même s’il est très important comme le charbon.
On peut avoir une position radicale sur d’autres sujets !
« Les haines de races ne sont jamais au fond, que des haines de places. »
[Edmond Rostand]
Sujet de l’éxercice:
Essayez de construire une citation en remplaçant le mot « races »
L’option prise par rapport à la mine conditionne la conception de n’importe quel projet. Elle est donc fondamentale et même l’expectative n’est pas acceptable. Le rejet du charbon est justifié par la prise de conscience de la catastrophe climatique dont chaque jour nous apporte des preuves de plus en plus alarmantes. Cela justifie un activisme d’autant plus désintéressé que j’aurai probablement la chance de ne pas assister au désastre. merci pour la leçon de modération. A qui ai-je l’honneur ??
Un peu de concurence à Sylvestre
Mon père me dit:
« Je connais une arme plus terrible et plus meurtrière que la calomnie, c’est la vérité. »
[J. Crétineau-Joly]
Les vieux paysans se souviennent qu’entre eux, il y a des choses qui ne se font pas…
10/03/08 – tribune
C’est pollué près de chez vous
Par Wilfrid SEJEAU, journaliste indépendant et élu vert nivernais, co-auteur avec le journaliste Pascal CANFIN du livre polémique « C’est pollué près de vous, les scandales écologiques en France. »
Après le Grenelle de l’environnement, les scandales écologiques continuent. Au-delà des discours, sur des dossiers précis qui impactent la vie des gens, quelles sont les décisions prises par l’Etat, les collectivités locales ou le monde de l’entreprise ?
Après un travail d’enquête approfondi il faut constater que rien n’est réglé et que des projets dangereux pour la santé publique et l’environnement continuent à cheminer tranquillement, par ailleurs des scandales écologiques avérés ne font pas l’objet d’une mobilisation de la part de l’Etat à la hauteur des enjeux.
Un tour de France « édifiant »
A travers dix sujets principaux – le projet de nouvel aéroport à Nantes, de mine de charbon dans la Nièvre, le contournement autoroutier de Grenoble, la pollution des Antilles aux pesticides, la contamination du Rhône au PCB… – plus d’autres exemples traités plus brièvement, nous avons voulu faire un tour de France des grands sujets écologiques sur lesquels on pourra juger de la véritable volonté des acteurs politiques et économiques de pratiquer une « rupture » avec les anciennes pratiques.
Le bilan est édifiant et donne du grain à moudre aux militants écologistes : scandales avérés, résultats de pratiques politiques anciennes dont on mesure aujourd’hui les conséquences, c’est la pollution du Rhône aux PCBs, la contamination des sols aux pesticides dans les Antilles… Sur ces sujets l’enquête tend à démontrer la passivité de pouvoirs publics souvent très sensibles aux pressions des lobbies. Les lanceurs d’alerte – scientifiques, associations environnementales – eux ne sont guère entendus. Au-delà de ces sujets il est intéressant de voir si, aujourd’hui, les mentalités ont réellement changées, si les erreurs d’hier ont, ou non, des chances de se reproduire.
Des mentalités encore archaïques
Force est de constater que de nombreux projets défendus aujourd’hui par des élus locaux, l’Etat ou des entreprises privés, s’inscrivent dans des logiques qui ont plus à voir avec celles des années 60 ou 70 qu’avec celles qui devraient prévaloir à l’heure de la mise en évidence des grandes menaces écologiques. Les élus nivernais soutiennent l’implantation d’une mine et d’une centrale thermique au charbon dans le Sud du département, le maire de Nantes défend un projet de nouvel aéroport tablant sur une croissance très forte du trafic aérien sans se soucier des impacts en matière de gaz à effet de serre, l’agglomération de Grenoble prévoit la construction d’une rocade autoroutière quant ses investissements devraient prioritairement porter sur le développement de l’offre en matière de transports en commun. Il s’agit bien souvent de projets anciens, pensés au moment des trente glorieuses.
La situation actuelle nécessiterait pourtant de repenser les aménagements et les politiques du transport ou de l’énergie au l’aune du développement durable. Peut-on raisonnablement se prétendre soucieux de la protection de l’environnement quant on soutient des mines de charbon, des autoroutes et des aéroports ? Nous souhaitons inviter les citoyens à la vigilance : la réelle volonté d’agir pour faire face aux problèmes écologiques se juge sur les actes, pas seulement sur les discours, fussent-ils tenus au somment de l’Etat.
L’importance du travail militant
Toutes ces questions sont à replacer dans leur contexte politique et économique, afin de mettre en lumière les enjeux mais aussi de proposer des alternatives possibles. Nous souhaitons mettre en avant l’importance du travail des militants associatifs et des élus et militants écologistes souvent très impliqués sur ces dossiers. Des militants qui ne se contentent pas de dénoncer mais qui proposent des solutions et construisent des alternatives concrètes aux projets mis en cause.
Dans le monde de l’entreprise beaucoup d’acteurs ont également pris le virage nécessaire et certains acteurs économiques ont entrepris de réels efforts pour aller dans le sens du développement durable ou développer de nouvelles activités d’intérêt écologique. Notre livre rend hommage à tous ceux qui se battent quotidiennement, sur le terrain, pour l’écologie.
« C’est pollué près de vous, les scandales écologiques en France. » Ed. Les petits matins – janvier 2008. Auteurs : Wilfrid Séjeau, journaliste indépendant et conseiller régional de Bourgogne, et Pascal Canfin, journaliste au mensuel Alternatives économiques, auteur de « L’Économie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas » (Ed. Les petits matins, 2007).
Enfin un livre qui parle de nous !
Un habitant mécontent
Concernant les résultats des élections municipales, des erreurs « monumentales » ont été relevées dans le journal d’hier. Certaines communes se sont vus attribuer dans les résultats la totalité des élus, alors qu’en fait, il n’y avait aucun élu. Au risque d’avoir une incidence sur les élections du second tour en démobilisant ainsi la population…
Admettons un bug informatique ! Mais rien dans le journal d’aujourd’hui, pas une seule excuse, pas une ligne de démenti, alors que la rédaction du journal ne pouvait pas l’ignorer, ayant eu un certain nombre d’appels téléphoniques.
Mais, encore plus fort aujourd’hui : l’article intitulé « cinq points chauds au premier tour des municipales » figurant page 5 du JdC.
Je cite l’article concernant la commune de Cossaye « il est même envisageable qu’aucune liste n’obtienne de majorité ».
L’auteur de cet article n’a-t-il pas cherché les résultats du premier tour ?
Même si effectivement, compte tenu des 3 listes complètes en présence, aucun élu n’est sorti au premier tour, les résultats du premier tour donnent 10 conseillers de la liste ‘Un avenir clair pour Cossaye » dans les 15 premières places.
Mais sans doute la position affichée de cette liste contre les projets de charbon a-t-elle indisposée les journalistes…
Article envoyé au Journal du Centre à 18h13 le 11 mars 2008
Mais sera-t-il publié ?…
Le sous entendu remercie DUCANTON pour ses aimables propos, s’apprête à s’inscrire dans une association d’exilés politiques organisant des manifestations festives.
Ne sait pas si un laissez-passer sera nécessaire pour acheter pain, journal et médicaments à LUCENAY.
« La critique souvent n’est pas une science ; c’est un métier, où il faut plus de santé que d’esprit, plus de travail que de capacité, plus d’habitude que de génie. »
[Jean de La Bruyère]
Hé oui « vieupaysan »
« La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier. »
[Antoine de Saint-Exupéry]
La lettre BORLOO du 14 12 2007 au Président du Conseil Général et son interprétation par une liste.
Par curiosité et aimant avoir en main les éléments des « questions-réponses », c’est avec empressement que je me suis rendu, comme Christian Dubuis et son équipe le préconise, sur le site du Conseil Général, pour prendre connaissance de l’intégralité de la réponse écrite de Monsieur le Ministre BOORLO et apportée à Monsieur le Président CHARMANT.
Bien m’en a pris.
Si en effet dans le cadre d’une argumentation générale il est question de centrales électriques au charbon fortement émettrices de CO², et de l’intérêt de la France de se positionner au niveau mondial en tant qu’acteur important dans le développement des technologies
de « charbon propre »,force est de constater qu’à la lecture de cette lettre, la partie qui en fait tout l’intérêt et qui concerne plus particulièrement les communes de Lucenay-les-Aix Cossaye Toury, est complètement escamotée par C.D. dans son argumentation et son analyse.
Je vous livre ci après ce qu’a écrit le Ministre et qui à également toute son importance et dont je vous laisse seul juge.
« Pour ce qui concerne le projet minier, les deux demandes de concession en concurrence ont fait l’objet d’une enquête publique et les dossiers sont actuellement en cours d’examen dans mes services. Il sera procédé à une analyse exhaustive des différents aspects de chacun des projets en présence : exploitation en mine à ciel ouvert ou en galeries souterraines, solutions envisagées pour limiter les émissions de CO², conséquences sur la ressource en eau, retombées économiques et sociales….A cet égard, vos analyses et votre point de vue seront des plus utiles. »
Pour se faire le défenseur du village et le protéger, il faut s’impliquer dans l’action, et ne pas se contenter de publier des extraits d’écrits qui ne reflètent pas l’ampleur du problème et toutes ses conséquences directes et indirectes.
Rassurez-vous, je ne suis pas électeur sur votre commune, et ma critique n’est pas partisane, mais si j’avais un choix à faire entre divers candidats et diverses listes, sans aucune hésitation, mon choix se porterait sur ceux qui depuis l’origine se battent contre ce projet de mine, ont des positions tranchées et précises et n’attendent pas de se voir confier un mandat municipal pour agir, porter un vif intérêt et traiter avec sérieux tous les dossiers de la commune.
Tout le monde n’ayant pas internet
N’hésitez pas à faire connaître mes propos autour de vous.
« Les choses les plus difficiles à confesser ne sont pas les crimes, mais les actes ridicules et honteux. »
[Jean-Jacques Rousseau]
Citation.
Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui
- Ceux qui voudraient faire la même chose,
- Ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens beaucoup plus sévères, qui ne font rien.
J.CLARETIE
Chronique de Christian Buchet : Un rapport alarmiste de l’O.C.D.E. : « Nous courrons à la catastrophe à l’horizon… 2030 si nous n’accélérons pas la lutte contre le réchauffement climatique, la déforestation ; la préservation des ressources en eau et la recherches d’énergies nouvelles, durables et non polluantes. » L’O.C.D.E. indique également que cette façon de prévenir créerait plus d’emplois et coûterait beaucoup moins cher que d’essayer de guérir le mal causé par le refus d’agir. 2030, c’est demain pour notre planète et il serait temps pour certains de comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et qu’il flottera ou coulera avec tout le monde.
« L’option prise par rapport à la mine conditionne la conception de n’importe quel projet. »
Je suis tout à fait d’accord avec vous Docteur.
Chapeau pour votre travail
Vous avez quelques détracteurs, mais tenez bon
Continuez.
Mon propos s’adressait à la 3eme liste qui ne proposait rien d’autre.
On sent bien l’entreprise de démolition contre des membres de la liste des sortants.
En association avec d’autres qui ne s’en sont dailleur pas cachés à la fin du dépouillement
La satisfaction d’avoir eut la peau de…
L’exclusion, drôle de conception de la démocratie locale
Surtout quand on voit les membres du « clergé locale » associés à cette entreprise.
Sans doute une nouvelle façon d’aimer son prochain !
Passons sur les « si vous êtes pas de mon avis , vous êtes un c.. »
Attention à l’effet boomerang
à Ducanton: il est vraiment peu courageux de porter des contre vérités aussi graves sous couvert d’un pseudo.et j’en appelle à la vigilance des modérateurs de ce site.Encore une fois, nous sommes à la limite.
Je suis bien conscient que notre « liste » (merci de la qualifier ainsi) a du en déranger certains, mais il n’était pas question pour nous de démolir ou de rouler pour une liste ou une autre.
J’avais répondu à une certaine Geneviève sur ce point en mettant son ton vengeur sur le compte de l’ambiance de campagne.Faut-il mettre le votre sur l’amertume des résultas du premier tour?
Nos arguments sont très clairs et vous pouvez les vérifier sur notre blog. Il est clair que nous ne pouvons pas non plus soutenir une liste qui n’a à aucun moment évoqué la question du charbon.(Préférant noyer le poisoon dans un étang avec des camping cars autour)
Vous ne pouvez donc démontrer aucun lien avec l’autre liste.
Nos candidatures ont certes dérangé, parce qu’elles ne collaient pas au schéma que beaucoup s’étaient imaginé pour ces élections et tant mieux!
Il faut savoir innover et sortir des vieilles habitudes.
Parce que nous sommes tout neufs nous avons aussi l’avantage de ne pas rentrer dans les vieilles querelles, luttes de pouvoir… et ne souhaitons pas y rentrer.
Ne me reprochez pas, le soir du dépouillement de parler course à pied avec un candidat de l’opposition ou de faire la bise à une candidate sortante.La vie ne s’arrête pas aux municipales.
Par vos allusions et accusations vous entretenez vous même le climat malsain que vous déplorez ensuite.
Nous ne souhaitons évidemment « la peau » de personne à part celle des projets de mine bien sûr!
Pas de leçon de démocratie à recevoir puisque c’est vous qui excluez des candidats sous prétexte qu’ils vous gènent par leur seule présence.
Voici deux éléments qui peuvent prouver notre bonne foi:
D’abord je tient à titre personnel, à souligner que les électeurs ont voté sur sur la base du dévouement, de la franchise et de l’honnèteté quant on voit au moins les deux plus gros scores du premier tour.
Doit -on y voir aussi la volonté de sortir des vieilles querelles?
Autre point: si vous pouviez sortir de l’anonymat, je pourrais vous montrer un message d’encouragement d’un autre candidat de la liste sortante.
Quand vous voulez monsieur ou madame DUCANTON (ducandiraton ?)
Dernière chose, je pense que la fin du propos ne nous concernait pas, vous serez bien en peine de trouver un lien avec le clergé local
A M Cailleux
Ou avez-vous vu dans mes commentaires le reproche suivant :
« Ne me reprochez pas, le soir du dépouillement de parler course à pied avec un candidat de l’opposition ou de faire la bise à une candidate sortante. »
Quoi de plus normal!
Par contre j’ai bien lu sur un des vôtres : « …, mais il est vrai que nous n’avons distribué que dans les limites de la commune. »
Le parallèle est vite faite avec la phrase d’un autre candidat.
Quant a (La satisfaction d’avoir eut la peau de…), ne vous sentez pas visé, elle ne vous concerne pas.
Chacun reconnaîtra les siens !
Le « quandiraton » sévissait déjà bien avant la campagne.
Ces échanges ont au moins le mérite de « secouer le cocotier »
L’important c’est de continuer la lutte contre le charbon.
Sans rancune.
J.D.
Pour clore, puisque comme vous le dites avec raison, l’important est la lutte contre le charbon et que ce blog doit rester crédible et traiter de la lutte contre la mine.
Mais je signale que sont souvent les « parallèles vite faits » qui sont dangereux et induisent des conclusions fausses.
La suite vous montrera qu’il faut éviter des conclusions trop hatives.
Je reste à votre disposition pour vous expliquer que notre démarche est parfaitement transparente et n’a pour but que la lutte anticharbon.
C’est un peu long, mais ceux qui ont regardé « Le Monde selon Monsanto » Y verront que le lobbying dans le domaine de l’énergie fonctionne aussi bien que dans celui des OGM.(pour plus de lisibilité, j’ai signalé les passages significatifs par 3 astérisques ***).
Les options de législation américaine sur le climat expliquées par le président du Sous-comité pour l’énergie de la Chambre des représentants lors du Platts Energy Podium
WASHINGTON, March 12 /PRNewswire/ —
Le président du Sous-comité pour l’énergie et la qualité de l’air de la Chambre des représentants des États-Unis a annoncé mardi lors d’un événement Platts Energy Podium à Washington, qu’il soutenait un système de bourse du carbone qui offrirait la plupart des crédits d’émissions gratuitement aux utilités électriques, raffineries et autres opérations industrielles.
Le député Rick Boucher, un démocrate de l’État de Virginie, a déclaré qu’il pensait que les États-Unis devraient modeler leur loi sur le contrôle des émissions de gaz à effet de serre sur le programme national réussi de lutte contre les pluies acides, qui a été conçu dans le but de réduire les émissions nationales de dioxyde de souffre des utilités électriques par le biais d’un système de bourse d’échange de crédit.
Le système SO2 distribue 97 % de ses allocations et vend aux enchères les 3 % restants, a ajouté M. Boucher. >, a-t-il affirmé, qualifiant le programme de lutte contre les pluies acides de > et de >.
>, a déclaré M. Boucher.
***M. Boucher essaye de faire passer une loi pour l’ensemble de l’économie qui aurait pour effet de réduire les émissions de 60 % à 80 % en dessous du niveau actuel d’ici à 2050.
Il considère que les chances de faire passer la proposition de loi au Congrès et de la faire accepter par le président George W. Bush sont de plus de 50 % mais il estime que les probabilités sont meilleures pour l’année prochaine. >, a-t-il dit.
Les trois candidats à la présidence soutiennent la réduction obligatoire des émissions, et il est probable que les Démocrates, qui paraissent davantage en faveur des actions contre le changement climatique, gagneront des sièges aussi bien à la Chambre qu’au Sénat, a-t-il ajouté.
***Le membre du Congrès a déclaré qu’il préfèrerait que toute loi sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre propose une baisse modeste des émissions de carbone jusqu’à 2025, avec une baisse plus marquée par la suite afin de permettre à la production d’énergie thermique au charbon de rester de la partie, ainsi que de développer des technologies de captage et de séquestration du carbone.
***Agir autrement reviendrait à faire du gaz naturel le carburant dominant dans la production d’énergie, ce qui conduirait à une augmentation du prix du carburant dans le cadre d’une demande accrue en gaz naturel de la part des autres secteurs économiques, a expliqué M. Boucher. >, a-t-il dit, ajoutant que cela aurait pour conséquence >.
Il a également affirmé qu’il était optimiste quant à la possibilité de stocker le dioxyde de carbone de façon permanente. >, a-t-il dit. >
Sponsorisé par Platts, une division de The McGraw-Hill Companies, Platts Energy Podium offre un forum continu permettant aux principaux rédacteurs et à la presse d’aborder des questions importantes dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. Les membres des médias peuvent obtenir une inscription gratuite pour les événements Energy Podium en contactant Nancy Covey, +1-202-942-8719, Nancy_Covey@platts.com. Un enregistrement de la séance avec M. Boucher est disponible par podcast sur http://www.energypodium.platts.com.
***À propos de Platts :
Platts, une division de The McGraw-Hill Companies (NYSE : MHP), est un fournisseur leader mondial d’informations dans le domaine de l’énergie et des matières premières. Avec près d’un siècle d’expérience dans ce domaine d’activité, Platts est au service de clients dans plus de 150 pays. Depuis ses 14 bureaux à travers le monde, Platts est au service des marchés du pétrole, du gaz naturel, de l’électricité, de l’énergie nucléaire, du charbon, de la pétrochimie, des émissions, de l’expédition et des métaux. Les informations en temps réel, les prix, les services d’analyse et les conférences de Platts aident les marchés à fonctionner avec transparence et efficacité. Les négociateurs, les gestionnaires de risque, les analystes et les leaders de l’industrie se fient à Platts afin de prendre de meilleures décisions concernant leurs transactions et leurs investissements. Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site http://www.platts.com.
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Fondé en 1888, The McGraw-Hill Companies (NYSE : MHP) est un fournisseur chef de file dans les services mondiaux d’information qui répond aux besoins internationaux des marchés des services financiers, de l’éducation et des informations commerciales par le biais de marques leader telles que Standard & Poor’s, McGraw-Hill Education, BusinessWeek et J.D. Power and Associates. L’entreprise possède plus de 280 bureaux dans 40 pays. Elle a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de 6,8 milliards de dollars américains. Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site http://www.mcgraw-hill.com.
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« Ce n’est que lorsque le puits s’assèche que l’on découvre la valeur de l’eau. »
[Proverbe écossais]
Demain…
La foire d’empoigne ou un retour à des pratiques plus démocratiques?
Exclusion, ségrégation, ça suffit.
Un peu de diplomatie.
Mais qui est diplomate?
Certainement pas ceux qui pratiquent les attaques personnels!
Les mêmes qui sans doute s’étonnent
q’il y est aujourd’hui quelques retours de baton.
« Colère et intolérance sont les ennemis d’une bonne compréhension. »
(Mahatma Gandhi / 1869-1948)
« On doit aimer son prochain comme soi-même, ne pas lui faire ce que nous voudrions pas qu’il nous fût. »
Confucius (551 – 479 av. J.C. )
]
DIEU RECONNAITRA LES SIENS!
On dirait des empoignades de foire aux bestiaux.
Demain, la foire aux boulets de charbon.
Adieu veaux-vaches-cochons-blé-orge-avoine
Nouvelle culture: le CO2 du charbon « propre »
A la veille du second tour, il est grand temps de sonner la fin de la récréation et de ne plus utiliser ce blog que pour ce quoi il a été créé: la lutte contre le projet d’exploitation du charbon. Je suggère un abandon des « pseudos »…
Certains ayant eu un comportement de gamin dans une cour de récréation il fallait s’attendre à un peu de débordement.
On a voulu Entre autre attaquer au cour de cette campagne le président de l’adsn
Il a fait depuis le début un exellent travail
Donc il gène.
Ne demandez pas à ceux qui sont employés ou chef d’entreprise d’abandonner leur pseudo
Nous nous devons de travailler avec tout le monde (les « contre » et les « pour »)
Continuons à nous exprimer sans débordement.
Merci à ceux qui gèrent ce blog
« Il faut tout prendre au sérieux, mais rien au tragique »
Adolphe Thiers
« La critique est la puissance des impuissants. »
Lamartine
Source :enviro 2B
07/03/08 – énergie
Endesa va investir 300 millions d’euros en Bourgogne
A Montceau-les-Mines, en Bourgogne, le groupe Endesa prévoit d’investir 300 millions d’euros pour remplacer une centrale thermique au charbon par une centrale au gaz.
Selon « Le Palais de Bourgogne » du 3 au 9 mars, il s’agira du plus important investissement réalisé en Bourgogne sur un seul chantier ces 10 dernières années.
D’ici un an, le chantier devrait débuter. D’après Antonio Haya, directeur général d’Endesa, la future centrale d’une puissance de 430 mégawatts entrera en service en septembre 2011. L’installation permettra en valeur d’éclairer la Bourgogne quand l’ancienne centrale au charbon n’éclairait que la moitié de la région.
3.000 mégawatts en projet
La centrale au gaz qui emploiera 35 personnes ne fonctionnera pas en continu. « Nous envisageons une production d’électricité sur la base de 3.500 à 4.000 heures par an. Notamment pour les périodes de forte demande, en journée, en période froide, de 8 à 17 heures », a expliqué Antonio Haya.
Endesa a 3.000 mégawatts en projet dans l’hexagone, dont « plus de 200 mégawatts en projet » dans l’éolien, a précisé Stéphane Morel, directeur financier d’Endesa.
Commentaire :
Et dire que les « candidats » à l’exploitation du charbon Lucenay-Cossaye avaient peut-être prévu d’en écouler sur le site de Montceau…
Rappelons une fois de plus
Pour 1 tonne équivalent pétrole :
Charbon=1,2 tonnes CO2 émis
Gaz=0,6 tonnes CO2 émis
Encore une pierre dans le jardin du comité « charbon propre »
Qui a dit que personne n’investissait dans notre région ?
Si quelqu’un voit cette information dans le journal locale, n’oubliez pas de nous le faire savoir !
« Qui frappe reçoit des coups, telle est la règle. »
[Pindare]
Sylvestre,
« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin tu nous les brises »
[l'ours]
Un article de la revue BATIACTU du 13 mars 2008
Veolia lance son pilote de captage et de stockage de CO2
Le groupe français des services à l’environnement vient de démarrer en Seine-et-Marne la phase opérationnelle de son programme de recherche sur le captage, transport et stockage du CO2. Il s’agit de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Veolia Environnement a annoncé jeudi la mise en place sur son site de Claye Souilly (77) d’un pilote de captage et de stockage géologique de CO2 «de taille industrielle». Selon le groupe, ce site «ouvre la voie à l’une des solutions permettant de contribuer aux objectifs mondiaux de réduction de gaz à effet de serre».
Le dioxyde de carbone sera produit par les unités de valorisation énergétique de biogaz provenant des déchets stockés sur ce site. Il sera ensuite injecté dans un aquifère salin situé à plus de 1500 mètres de profondeur pendant plusieurs années. Le site traitera ainsi 200.000 tonnes de CO2, ce qui équivaut aux émissions annuelles liées au transport de 50.000 habitants.
Pour Veolia, qui rappelle que la Commission Européenne incite à la réalisation de pilotes de démonstration afin d’améliorer les connaissances et réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’objectif est de « rendre disponible cette solution le plus rapidement possible »
CONCLUSION:
N’en déplaise aux supporters du « CHARBON PROPRE » c’est foutu pour un site « PILOTE-COBAYE » sur Lucenay-Cossaye.
Je recommande aux fanatiques du « charbon propre » d’aller grâce au lien reproduit ci après,
http://info.france3.fr/avenue-europe/?date=2008/02/23&id_article=127
de regarder l’émission AVENUE de l’EUROPE présentée par Véronique AUGER.
Si vous visualisez l’émission en mode plein écran vous en aurez froid dans le dos.
En Allemagne, la politique de la production électrique par centrale à charbon en fait le 5em pollueur mondial et ce n’est pas fini avec un projet de construction de 10 nouvelles centrales.
A l’heure actuelle l’Allemagne émet 160.000T/an de CO².
Exploitation de mines à ciel ouvert: vous verrez dans ce reportage une excavatrice au travail, impressionnant, inquiétant et angoissant.
Au passage 8.000 personnes voient leurs maisons détruites, un village va disparaitre, des monuments historiques rasés, et l’an prochain un autre village anéanti…………!!
Et bien non nous ne voulons pas de cela pour Lucenay et Cossaye.
Je conseille vivement à nos responsables politiques, pour une fois, de ne pas copier nos voisins que l’on nous site pourtant souvent en exemple.
REGARDEZ, OUVREZ GRANDS VOS YEUX, ET OSEZ DIRE QUE CELA EST SANS CONSEQUENCES.
Merci à Michel V.
Dans le même registre, nous pouvons aller en Australie voir ce qui nous attend si nous nous laissons faire:
Regarder FRANCE24-FR-Reportage-Australie & mine de charbon sur Dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/x31w8s_france24frreportageaustralie-mine-d_news.
D’autre part le livre de P. Canfin W. Séjaud: »C’est pollué près de chez vous », comporte un excellent chapitre sur notre problème.
Que de courrier!
Sur fond de charbon, on a assister à des pratiques qui pour faire allusion au « clergé » ne sont pas très catholique.
Dans la liste des sortants il y a ce qu’on appel de la part d’un candidat « le droit de réponse »
Normal semble t-il!
Quant à la 2eme liste, les 6 rescapés
On ne sait toujours pas leur position concernant le charbon puisque l’on a « noyer le poisson » dans la polémique.
Tout laisse à penser qu’ils sont pour ?????????????????
L’entreprise de destruction de certains a occulté le débat.
Pour parodier « clergé » Les électeurs reconnaîtront peut-être le bon grain de l’ivraie .
Vous le saurez dimanche après le dépouillement.
Et que la lutte contre le charbon continue.
Les quelques reportages dont il est fait référence ci dessus donnent un éclairage que personne ne peut contester.
Sauf les adeptes de l’enterrement du CO2
Il vaudrait mieux enterrer les projets.
Beaucoup plus calme à Cossaye
Pas d’attaque personnel malgré la présence de candidat extérieur.
C’ est la DEMOCRATIE.
M Cailleux écrit sur son blog
« Nous tenons pourtant à assurer un conseil municipal 100% contre ces projets miniers.
…Nous invitons donc les électeurs à choisir parmi tous les candidats, ceux qui lutteront aux mieux contre les projets de mine, tout en apportant du sang neuf à la vie municipale. »
Soit, mais qui dans la liste « une nouvelle liste pour Lucenay » incarne le non au charbon ?
Sans doute personne.
Il est à craindre que les querelles de personne facilite le passage des pour.
Après tout le monde pourra dire :si j’avais su…
« Apporter du sang neuf » signifie t-il que les anciens ne sont plus dans la course ?
Ambigu comme position !
La question du « non au charbon » a t-elle vraiment été porté au cœur de la campagne ?
En application du règlement
Merci de vous abstenir concernant les commentaires sur les élections jusqu’à dimanche 20h
Ci-dessous un lien avec la gazette de l’Ecole des Mines et un discours de Henri Prévot. Selon ce dernier, le CCS du CO² serait de toutes façon trop cher. Il existe des solutions alternatives. A méditer pour nos promoteurs du charbon propre !!!
http://www.annales.org/gazette/Gazette_web_45.pdf
Il parait que dimanche dernier au QG de la candidate pour le « charbon propre » l’ambiance n’était pas à la fête et qu’ils auraient renoncé à sabrer le champagne.
C’est dommage, dans le champagne, il y a pourtant autant de CO2 que dans le perrier!
Les emplois fictifs de la SEREN :
Premier mensonge, les emplois locaux :
Voici la répartition des 432 emplois annoncés :
Conducteurs d’engins : 39 % = 168
Ingénieurs et techniciens :18 % = 77
Ouvriers de métier : 19 % = 82
Manœuvres de chantier : 18 % = 76
Administratifs : 6 % = 25.
Donc
Conducteurs d’engins + ouvriers de métier + ingénieurs et techniciens = 327.
Bien peu seraient recrutés sur place sinon aucun.
Il en serait de même des 25 administratifs.
Compte-tenu du peu d’attractivité prévisible des 76 postes de « manœuvres de chantier » il est manifeste que la prétention d’offrir 2/3 d’emplois locaux, soit 288 dont 142 « premier emploi jeunes », est un leurre.
Ceci au cas où la SEREN offrirait vraiment 432 emplois.
Second mensonge : Les 432 emplois.
En Australie, l’entreprise Millmeran La Operating Company est comparable à la SEREN :
Elle associe une mine de charbon à ciel ouvert à une centrale thermique de 850 MW.
Elle emploie 50 personnes à la centrale et 150 personnes à la mine.
Enfin : voici ce que m’écrivait, sur le Blog de l’Académie des Technologies, Gilbert Ruelle, présenté par le JDD comme le spécialiste du charbon, le 8 septembre 2006 :
« … j’ai pu voir, dans les grandes mines à ciel ouvert d’Afrique du Sud, des scrapers circulaires, pratiquement automatisés, enlevant le charbon couche par couche et le déposant sur une bande transporteuse qui le conduit à la centrale électrique où il est pulvérisé et brûlé. Le travail n’y a rien de commun avec celui de la mine souterraine :
il emploie peu de monde…
En Australie, une ville entière alimentée au solaire
Cloncurry, ville de l’Etat de Queensland, au nord de l’Australie,
Dans 2 ans, elle devrait bénéficier d’une toute autre notoriété, en devenant la première ville au monde entièrement alimentée par l’énergie solaire.Cela, grâce à la construction d’une centrale thermique de 10 Mégawatts, pour près de 6,5 millions de dollars. Pour le gouvernement du Queensland, la centrale offrira dès 2010 une production électrique de 30 000 MWh par an. Une puissance suffisante pour assurer les besoins de l’ensemble de la communauté.La centrale disposera de quelques 8 000 miroirs projetant la lumière naturelle sur des blocs de graphite. La chaleur accumulée par la roche permettra de produire de la vapeur d’eau, longtemps après le coucher du soleil.
06/11/2007
(src : ENN)
La plus grosse usine de panneaux solaires au monde
Le plus petit Etat de l’Asie du Sud-Est est en passe de devenir la plus grande plate-forme de fabrication de panneaux solaires au monde.
La compagnie norvégienne Renewable Energy Corp (REC) a en effet décidé d’implanter un nouveau complexe à Singapour.
Représentant un investissement de 4,4 milliards d’euros, il assemblera des modules, des wafers (tranches) et des cellules solaires, dans ce qui devrait devenir le plus grand complexe de ce type au monde.En 2010, la production devrait atteindre les 1,5GW
07/11/2007
(src : ENN, REC)
Al Masdar 1ere ville 100% écologique !
Publié le 29 janvier 2008 à 11:25 par Syberco
Si Dubai n’hésite pas à construire une immense cité pour grandes fortunes sans trop s’occuper des émissions de CO2, Abou Dabi qui possèdent 10% des réserves mondiales de pétrole va démarrer la construction d’une ville écologique et autosuffisante en énergie avec un bilan de 0% d’émission de CO2 !
La nouvelle Al Masdar, ou La Source, qui aura une superficie de 6 Km2 aura une centrale solaire de 40 Megawtts et un parc éolien pour sa consommation énergétique.
L’automobile sera totalement interdite et il y aura donc un transport en commun
sous forme d’une ligne ferroviaire avec des arrêts proches les uns des autres.
Aux niveau des activités économiques, la ville se spécialisera dans la recherche
et le développement sur les énergies renouvelables.
A quand un tel projet en France ?
Publié dans Energie, Société, Environnement, Technologie
MUNICIPALES COSSAYE-LUCENAY
Les partisans du charbon : laminés
Les offusqués de la question : laminés
CQFD
Les mauvais perdants ont du mal à l’admettre.
Pas besoin d’en rajouter, le verdict est sans appel.
Il faut maintenant enterrer la hache de guerre et penser à l’avenir en terme de projets et non en règlements de compte stériles.
Un avenir sans charbon bien sur.
JdC du 17.3.2008 : en page 3 (donc bien placé) rubrique « Le Fait du Jour » :
« »ANTI-MINES PRIMES :A Lucenay-les-Aix, les anti-mines ont la majorité; idem à Cossaye où deux listes « anti » ont 10 et 5 élus. A Toury-Lurcy, Guy Hourcabie « favorable, mais… » avait été réélu dès le 1er tour »". Bon, le JdC consent à mettre l’accent sur les anti-mines, et G. Hourcabie nous aurait-il rejoint (enfin, un peu…) dans notre combat ? Affaire à suivre, de près..
L’homme est apparu comme un ver dans un fruit, comme une mite dans une balle de laine, et a rongé son habitat, en sécrétant des théories pour justifier son action. Quelque soit la position métaphysique adoptée et la place accordée à l’espèce humaine dans le monde, l’homme n’a pas le droit de détruire une espèce de plante ou d’animal sous prétexte qu’elle ne sert à rien. Nous n’avons pas le droit d’exterminer ce que nous n’avons pas créé. Un humble végétal, un insecte minuscule, contiennent plus de splendeur et plus de mystère que la plus merveilleuse de nos constructions. …. L’homme a assez de raisons objectives pour s’attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l’homme lui manifeste un peu d’amour, simplement parce qu’elle est belle et parce que nous avons besoin de beauté. (Jean Dorst: Avant que Nature ne meurt.).
Hélas, on a toute les raisons de douter que les investisseurs de la SEREN et de VALORCA soient susceptibles d’éprouver un tel sentiment…
Au Séminaire International sur le Changement Climatique qui s’est tenu à Amsterdam du 23 au 27 février 2008 à l’invitation de l’IIRE, Carine Barbier, économiste de l’énergie, travaillant à l’IDDRI, « a expliqué en quoi les réponses purement techniques à la crise climatique constituent des illusions et souvent des dangers (capture et séquestration du carbone, recours à l’hydrogène, etc…) (SIC) ».
Cela va certainement faire la Une du JDC…
Autre nouvelle: Powéo va construire deux centrales une à Beaucaire, une à Toul, mais au gaz naturel,pas au charbon.
Pourquoi les occidentaux ne se sont jamais avoué qu’ils avaient horreur de la nature. L’Occident moderne n’a pas seulement désenchanté la nature, il a entrepris de la reconstruire selon ses propres normes. Avec une belle constance, il se comporte comme si son obsession secrète était de remplacer le monde naturel par un monde artificiel. Il n’est même pas besoin de vouloir la destruction de la « nature naturelle », cela se fait tout seul. (Pierre Thuillier.).
Certains, cependant,tels nos financiers et industriels pollueurs, y collaborent activement !
UN PEU LONG MAIS INQUIETANT
La décennie à venir sera cruciale pour stabiliser le climat
LE MONDE | 21.03.08 | 15h04
Stabiliser le climat sera beaucoup plus ardu que prévu, et les initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans la décennie à venir seront cruciales. Elles détermineront s’il est possible ou non d’éviter une « interférence humaine dangereuse » avec la machine climatique, c’est-à-dire s’il est possible de maintenir une teneur atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2) inférieure à 550 parties par million (ppm) – contre 280 ppm avant l’ère industrielle et 380 ppm aujourd’hui. Tels sont les principaux constats que dressent des chercheurs américains et canadiens dans plusieurs études récentes.
Protocole de Kyoto. Entré en vigueur en février 2005, il impose une réduction chiffrée des émissions des principaux gaz à effet de serre pour une trentaine de pays industrialisés. La réduction globale de dioxyde de carbone (CO2) prévue est de 5,2 % en 2012, par rapport au niveau de 1990. Les discussions sur l’après-Kyoto ont commencé à Bali (Indonésie), en décembre 2007.
Plan climat de l’UE. L’objectif est la réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 par rapport à 1990. Les Vingt-Sept se sont engagés à ce que 20 % de leur consommation énergétique provienne d’énergies vertes d’ici à 2020 (8,5 % aujourd’hui).
Or nous ne sommes pas partis pour ce scénario. Les émissions anthropiques mondiales de CO2 ont ainsi crû, entre 2000 et 2006, à un rythme annuel d’environ 3 %. Ce qui, selon Valérie Masson-Delmotte, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), « est déjà au-dessus du scénario de développement le plus pessimiste imaginé par le GIEC » (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat).
Or cette tendance va lourdement s’accentuer dans les prochaines années. Selon les travaux de chercheurs de l’université de Californie, à paraître en mai dans le Journal of Environmental Economics and Management, la Chine émet une quantité de gaz carbonique qui a augmenté et augmentera annuellement de 11 % en moyenne entre 2004 et 2010. Cette estimation, fondée sur l’analyse des statistiques de chaque province chinoise, est deux à quatre fois supérieure aux prévisions habituellement citées dans la littérature scientifique, et notamment dans le rapport du GIEC.
Une des raisons à cet écart est, écrivent les auteurs, Maximilian Auffhammer et Richard Carson, que « le gouvernement central chinois délègue, depuis 2000, la construction des nouvelles centrales électriques (en général alimentées au charbon) aux autorités provinciales, qui ont moins de motivation et de ressources pour mettre en chantier des centrales plus efficaces et plus propres ». « Cela peut expliquer le constat selon lequel, depuis 2000, l’efficacité en carbone de l’économie mondiale a brusquement baissé, relève le climatologue Philippe Ciais (CEA). C’est-à-dire qu’il faut aujourd’hui émettre plus de carbone que dans les années 1990 pour produire une même quantité de richesse. »
De plus, rappelle M. Ciais, ces centrales électriques technologiquement obsolètes sont « construites pour fonctionner au moins un demi-siècle ». Ainsi, même si la Chine est contrainte de réduire ses émissions dès 2012, dans le cadre de l’après-Kyoto, ces installations très émettrices de CO2 demeureront, selon toute vraisemblance, en activité jusqu’au milieu du siècle.
Or le temps est un paramètre cardinal. Dans la dernière édition de la revue Climatic Change, Bryan Mignone (Brookings Institution) et plusieurs chercheurs de l’université de Princeton évaluent les conséquences d’un report – de quelques années à plusieurs décennies – de la mise en oeuvre des mesures de réduction des émissions mondiales de gaz carbonique. Plusieurs cas de figure ont été examinés. Si l’on voulait par exemple atteindre l’objectif ambitieux de stabiliser la teneur atmosphérique en CO2 à 450 ppm (soit une hausse moyenne des températures comprise entre 1,5 0C et 3,9 0C), il faudrait commencer immédiatement à réduire les émissions mondiales à un rythme de 1,5 % par an.
Si l’on différait l’effort de sept ans, il faudrait, pour atteindre le même objectif, faire décroître les émissions au rythme irréaliste de 3 % l’an. « Il s’agit d’un indicateur du coût des mesures de réduction des émissions, explique Stéphane Hallegatte, chercheur au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement. On voit ici qu’un délai, même inférieur à une décennie, peut doubler l’effort économique à accomplir, à objectif égal. »
Pour se maintenir en deçà du seuil considéré comme « dangereux » par la majorité des spécialistes, c’est-à-dire 550 ppm (entre 2 °C et 5,2 °C d’augmentation moyenne de température), il faudrait commencer à réduire dès à présent les émissions d’environ 0,5 % par an. Attendre dix ans implique de réduire les émissions d’environ 1 % par an. Or les auteurs postulent qu’un taux de réduction annuel réaliste se situe autour de cette valeur. La conséquence est donc simple : si les émissions continuent d’augmenter comme elles le font pendant plus de dix ans encore, il pourrait devenir impossible de maintenir la machine climatique hors de la zone « dangereuse ».
Pour parvenir à ces estimations, les auteurs ont tenu compte des effets de saturation des « puits » de carbone, en particulier de l’océan. A mesure que la température augmente, l’océan absorbe de moins en moins de carbone. Plus le temps passe, plus la température moyenne augmente et moins les émissions sont absorbées par l’océan. Aujourd’hui, 46 % des émissions de CO2 anthropiques demeurent dans l’atmosphère, le reste est absorbé. Dans dix ans, ce seront 48 % de ces mêmes émissions qui persisteront dans l’air et près de 50 % dans vingt ans…
A plus long terme, lorsque les chercheurs tentent de projeter leurs prévisions bien au-delà de 2100 – jusqu’en 2200 ou 2300 -, le constat est parfois plus radical encore. Une étude publiée dans la dernière livraison de Geophysical Research Letters conclut même qu’à terme, pour que le climat se stabilise durablement, il est nécessaire que l’économie mondiale ne rejette quasiment plus de carbone.
Selon les auteurs, Damon Matthews (université Concordia) et Ken Caldeira (Carnegie Institution), l’inertie thermique de l’océan profond, en particulier, fera que le réchauffement de la basse atmosphère survivra pendant longtemps au CO2. Celui-ci aura beau décroître, les températures demeureront plus élevées sur « une échelle centennale ». Il est donc nécessaire, expliquent les chercheurs en conclusion de leurs travaux, « de ne pas seulement chercher à faire décroître les émissions de CO2, il faut chercher à les éliminer entièrement ».
Stéphane Foucart
Article paru dans l’édition du 22.03.08.
Pour quiconque se tient au fait de l’actualité météorologique mondiale, l’article ci-dessus ne fait que souligner l’imminence de la catastrophe climatique. Or aucune des mesures de restriction énergétique qui s’imposent n’est prise ni même envisagée. On se contente de tenter de mettre au point d’hasardeuses solutions technologiques qui de toute façon n’interviendraient que trop partiellement et trop tard. On voit monter au créneau des « antiwarmings » tels qu’Allègre, déconsidéré partout sauf en haut lieu. Ce matin lors de l’émission « Répliques » d’Alain Finkelkraut sur France culture, Claude Bébéar se déchainait contre ceux qu’il appelle « les ayatollahs » du réchauffement climatique en citant Jean-Marc Jankovici et se réclamant du calamiteux Atali. Combien de temps cela va-t-il pouvoir encore durer ?
Les élections sont terminées
Pourtant certain(s) ont cru bon après le résultat de continuer la campagne de « démolition durable »
Sans doute la digestion de la diffusion d’un texte qui reprend les passages manquants de la lettre du ministre de l’ environnement(publication sur le jdc de la 2eme liste)est difficile…
Un bon conseil, pour le confort intestinal : le charbon (végétal)
La leçon à retenir c’est qu’il faut avant d’en rajouter une couche regarder son propre score.
Pour certain(s), il est comme le niveau de la campagne tomber bien bas.
Comme dit Genevieve « Il faut maintenant enterrer la hache de guerre… »
Mais certain(s) semblent avoir la rancune tenace.
Sans doute le commencement de la campagne des municipales de 2013 ?
D’ici là nous saurons peut-être si la raison écologique l’emportera !
Ou si nous serons assis sur une bombe à retardement (le CO2 stocker dans le sous sol à Devay ou La Machine par exemple)
A écouter: cette interview de Jean Jouzel: http://www.rivierabiz.com/cannes/wtm_article46964.fr.htm.
Suite à l’interview de Jean Jouzel:
Hier soir Monsieur Allègre,dont l’omniscience n’est plus à démontrer, montait aux créneaux, au Grand Jury LCI RTL Le Monde, pour débiter ses contre-vérités, faire état de ses excellentes relations avec notre Président de la République et au passage faire la promotion de ses propres (??)livres…
Les « antiwarmings » et, derrière eux, les lobbys du charbon et du pétrole se mobilisent pour conjurer la catastophe qui les menace: la mise en oeuvre des restrictions énergétiques.
Et après eux le déluge ! pourvu que le niveau de vie de ces messieurs ne soit en rien affecté…
Lu sur le site de l’ADSN: »Les anti-mine » ont la majorité a Lucenay.Fort bien!
Il nous reste à savoir sur quelle déclaration, proposition d’action ce conseil municipal on déclare ce conseil municipal « anti-mine ».
Pour l’instant, je reste sur l’impression fade de la profession de foi
mitigée d’avant le scrutin.
Rien d’autre n’a été déclaré au grand public, me semble-t-il
Je crois que tout le monde attend un message fort sur ce sujet afin d’être réellement convaincu !
Cidessous: quelques citations tirées du livre d’Henri Prévot Ingénieur Général des Mines « TROP DE PETROLE »:
J’en conseillle vivement la lecture à son collègue Jean-Charles Besson…
Le danger qui menace l’humanité n’est pas celui de manquer d’énergie fossile ; bien au contraire, il vient d’une surabondance d’énergie fossile. L’économie de l’énergie fossile ressemble à l’économie de la drogue : une abondance qui nuit à la santé et conduit à la mort si l’on a pas la volonté de se priver de ce produit dangereux.
CHAUFFAGE ELECTRIQUE :
Ou bien l’électricité est produite à partir de centrales à charbon ou de groupes électrogènes, et il faut dire qu’elle émet énormément de gaz carbonique et qu’il est stupide de l’utiliser, sauf exception, comme source de chaleur, ou bien elle est produite à partir d’hydraulique, de nucléaire ou d’éoliennes, et alors elle n’émet pas de gaz carbonique et, du point de vue de l’effet de serre, il vaut mieux utiliser cette électricité comme source de chaleur.
STOCKAGE :
Sans doute saura-t-on produire de l’électricité à partir de charbon en captant et en stockant une bonne partie du gaz carbonique ; Mais cette technique ne sera opérationnelle à une échelle industrielle que dans une vingtaine d’années et elle produira une électricité qui coutera cher.
Dans les trente ans à venir il n’est pas certain que l’on ait pu vérifier et fait reconnaître par tout le monde la sureté des sites de stockage de grande capacité. C’est pourquoi, pour établir un tableau cohérent des ressources et des emplois de l’énergie, il et prudent de ne pas trop compter sur les possibilités de stockage de gaz carbonique.
NUCLEAIRE :
Je ne pense pas qu’en France nous soyons prêts à faire ce qu’il faudrait pour diviser par deux , trois ou quatre nos émissions de gaz carbonique sans augmenter notre capacité de production nucléaire.
L’Allemagne ne veut pas de centrales nucléaires chez elle mais nous achète sans vergogne toute l’électricité nucléaire que nous pouvons lui vendre.
Mieux vaut à tout prendre les déchets nucléaires concentrés localisés et pouvant être surveillés que ces déchets diffus et épars que sont les émissions de gaz carbonique qui seront incontrôlables et beaucoup plus meurtriers à l’échelle de la planète.
Se pose inéluctablement la question de l’énergie nucléaire… Il apparaît alors que le choix doit être fait entre un risque réel mais maîtrisable et la réalité des dommages considérables causés par le changement climatique.
Si l’on s’en tient à ce qui est réellement important, les émissions de gaz à effet de serre dépendent de trois facteurs : La consommation – c’est-à-dire les économies d’énergie –, la production de biomasse, la production d’énergie nucléaire.
Pour que la hausse des températures moyennes ne dépasse pas 3 ° C, il faudra que l’humanité laisse sous le sol , dans les deux siècles les deux tiers des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) accessibles
Il est donc temps de s’organiser pour diminuer beaucoup notre consommation d’énergie fossile.
Un pan de l’Antarctique a commencé à se désintégrer
(scientifiques)
USA-climat-environnement
26-03-2008 Pays : USA WASHINGTON, 25 mars 2008 (AFP)
Un pan de la banquise antarctique équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris a commencé à se désintégrer sous l’effet de la rapidité du réchauffement climatique, a indiqué mardi le Centre national de la neige et de la glace de l’Université du Colorado (NSIDC). Selon des images satellite, cette désintégration porte déjà sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins et a commencé le 28 février par le soudain décrochage d’un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest. Ce mouvement a déclenché la désintégration d’un bloc de 569 km2 du plateau Wilkins, dont 414 km2 ont déjà disparu. Ce plateau, dont la superficie est de 12.950 km2 est actuellement soutenu par une bande étroite de glace de 5,6 km entre deux îles, a expliqué dans un communiqué Ted Scambos, responsable scientifique du NSIDC (National Snow and Ice Data Center). Il s’agit de la plus grande banquise dans l’Antarctique. « Si les glaces continuent à reculer, cette bande de glace pourrait se désintégrer et nous perdrions alors probablement la moitié de la banquise de cette région au cours des prochaines années », a-t-il déclaré. Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe avec une hausse de 0,5 degré Celsius tous les dix ans. « Nous pensons que le plateau Wilkins existe depuis quelques centaines d’années mais l’air chaud et les vagues de l’océan provoquent sa dislocation », a expliqué Ted Scambos, qui a constaté pour la première fois cette désintégration en mars. L’été touchant à sa fin dans l’Antarctique, les scientifiques ne prévoient pas davantage de désintégration du plateau Wilkins dans les prochains mois. « Le spectacle est terminé pour cette saison mais en janvier prochain nous allons observer attentivement pour voir si le Wilkins va continuer à se disloquer », a ajouté ce scientifique. Ces dernières années, la banquise bordant la péninsule antarctique a connu une dislocation rapide. En 1995, le plateau Larsen A, long de 75 km et large de 37 km, s’est décroché puis fragmenté en icebergs dans la mer de Weddel. Le 19 mars 2002, un satellite de la Nasa observait l’effondrement de Larsen B, d’une surface de 3850 km2 et 200 mètres de haut qui contenait 720 milliards de tonnes de glace. La fonte accélérée des glaces de l’Antarctique –plus de 13.000 km2 de banquise ont disparu en cinquante ans– pourrait contribuer de façon importante à la montée du niveau des océans. Selon certaines projections au rythme actuel (+ 3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d’ici la fin du siècle.
Que penseront les athletes à leur retour des jeux olympiques, au sujet de la polution de Pékin?
Une centrale au charbon ouvre tous les trois jours en Chine, avec la pollution que l’on sait, et on veut faire la même chose dans une région de France calme, propre peu ou pas polluée,où l’élevage est mondialement connu, tout ça pour une question d’argent ET NON de production d’electricité.
Alors que se développe partout en France des parcs éoliens, que des centres de productions de cellules photovoltaïques se construisent,(et donc création d’emplois) il est parfaitement inutile de détruire le centre de la France, sauf, encore une fois, pour des raisons mércantilles.
Si les « promoteurs » de cette hérésie quittent le site au bout de 50 ans, quel sera alors l’état de de la région?
Qui seront les ouvriers qui vont venir travailler sur le site? Où vont ils se loger?
Beaucoup de questions terre à terre vont se poser à court et moyen terme et qui ne seront JAMAIS, ni posées ni bien entendu résolues par la société qui a déposé un projet d’exploitation: ce n’est pas son problème!
Enerzine.com
Terre, climat
Captage / Séquestration du CO2 : Très très couteux …
Article publié le 06/03/2008 à 12:20 par Caderange
Comme vous avez pu vous en rendre compte dans mon message du 1er mars, pour être acceptable écologiquement, l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité passe obligatoirement par des dépollutions de différents types: la désulfuration pour éliminer le SO2, gaz sulfureux, produit à partir du soufre contenu dans le charbon lors de sa combustion, la dénitrification pour éliminer les oxydes d’azote(NOx) et le dépoussiérage pour enlever les poussières de charbon dans les fumées. Tout ceci coûte cher mais fait appel à des techniques connues et maîtrisées.
Ce qui ne l’est pas par contre, c’est la captation du CO2, gaz carbonique résultant de la combustion du charbon et présent là aussi dans les fumées. Et une fois capté, sa séquestration sous terre.Les techniques utilisables pour réaliser la séparation du CO2 des fumées émises consistent soit à une postcombustion qui effectue cette séparation après la combustion dans l’air du charbon ou en une précombustion qui consiste à réaliser cette combustion à l’oxygène pur ce qui a pour avantage, en supprimant l’azote de l’air, d’accroître considérablement la teneur en CO2 dans les fumées et donc de réduire le coût de la captation du CO2.
Or lors des journées Panorama 2008 de l’Institut Français du pétrole ( http://www.ifp.fr ), on ne peut pas dire que l’avancement des travaux des scientifiques sur ce problème de la captation du CO2 suivi de sa séquestration dans des réservoirs souterrains ne nous a pas impressionné. Le programme européen CASTOR qui teste in situ dans la centrale d’Ejberg au Danemark la post combustion et qui doit se terminer fin 2008 ne semble pas avoir identifié, ce qui était son but, des moyens de diviser le coût de ce captage par 2 pour le ramener aux alentours de 20 dollars la tonne de CO2 évitée.
EDF qui exploite un parc de centrales dites « à flamme » pour prendre en charge les pics de demande, juge que le charbon est un combustible attractif pour de nouvelles centrales de pointe car compétitif dans la tranche d’utilisation des installations de 3000 à 5000hrs/an, facile à stocker, et raisonnablement souple d’utilisation. Par contre il faut passer à des centrales dites supercritiques pour que le rendement devienne acceptable aux alentours de 45% contre 38% pour les centrales à charbon actuelles. Ce sont d’ailleurs des centrales de ce type qui sont en cours d’installation en Chine.
Le captage du CO2 le plus abouti serait la précombustion, mais d’après eux la technique n’est pas au point pour l’instant et coûte les yeux de la tête. Le coût d’un centrale supercritique de 1000MW est de 1 milliard pour la centrale sans captage et double à 2 milliards pour une centrale équipe d’un captage de CO2. Quant au rendement global de l’installation, du fait de l’énergie nécessaire pour régénérer le solvant de dissolution du CO2 et pour faire fonctionner le processus de captage, il baisse en gros de 45 à 35% ! Un quart du charbon utilisé sert donc uniquement à capter le CO2 émis.
Quant à la séquestration du CO2, elle en est encore aux balbutiements avec des coûts mal identifiés pour l’instant qui viendront s’ajouter aux 40 euros de coût de captation de la tonne de CO2. Notons que la tonne de CO2 achetée sur le marché vaut actuellement 25 €/Tonne. Le calendrier de la Commission de Bruxelles pour l’introduction du Captage/Séquestration du CO2 en Europe est que toutes les installations nouvelles soient « capture ready » ou « prêtes à la mise en place de la capture » en 2010, que les techniques retenues pour les deux opérations soient disponibles vers 2015 et qu’elles soient introduites sous forme d’obligation en 2020.
Apparemment, nous en sommes encore très loin.
samedi 29 mars
Baptême d’hydrolienne en Bretagne
France Info
La première turbine sous-marine en France a été baptisée à Bénodet. Elle sera immergée lundi, avec l’espoir de lancer une filière de production d’électricité à partir des courants marins.
Sabella DO3, du nom des vers de mer (sabelles) qui « savent se servir des courants pour capter leur nourriture », se présente comme un drôle d’engin jaune formé de tubes supportant un rotor bleu de 3 mètres de diamètre. Ce prototype de sept tonnes, construit à l’échelle d’un tiers, devrait reposer à partir de lundi à 19 m de profondeur dans l’estuaire de l’Odet, une rivière du sud du Finistère.
Après la période de tests, le projet vise à installer une première hydrolienne de 200 kW, suivie de cinq engins de même puissance (1 GW en tout) dans des sites à plus forts courants marins au large de la Bretagne comme le Raz de Sein (3,5 mètres/seconde) ou entre les îles d’Ouessant et de Molène (4m/sec), soit 5 millions d’euros d’investissements pour chacune des deux phases.
« Le potentiel des courants marins en France représente 3 à 5 GW, soit 2 à 3% de la production française », assure M. Daviau. Ce « gisement énergétique » pourrait être recueilli par 5.000 machines, avec 5.000 emplois directs à la clé et un coût du kw entre 0,03 et 0,04 euro (contre 0,028 euro sortie nucléaire), selon lui.
Les promoteurs de Sabella comptent sur l’engouement actuel pour les énergies vertes et bleues pour convaincre investisseurs publics et privés, même si le coût du rachat du kw par EDF n’a été fixé qu’à 0,15 euro pour l’énergie hydrolienne. Ce coût s’élève à 0,25 euro en Grande-Bretagne, le pays « leader dans le monde », où plusieurs machines sont immergées en pleine mer pour être testées, selon M. Daviau. Des projets existent également aux Etats-Unis.
Le baptême de Sabella est un « acte fondateur pour la Bretagne », a estimé à Bénodet le président de la région, Jean-Yves Le Drian (PS). Il a annoncé le lancement, dès 2008, d’un schéma régional sur les énergies marines ainsi que la candidature de Brest pour accueillir un centre de recherche et d’essais d’envergure nationale. L’ambition est « de fournir d’ici 2020 environ 10% de la consommation électrique » de la Bretagne, déjà dotée d’une usine marémotrice dans l’estuaire de la Rance, près de Saint-Malo.
Caroline Caldier avec agences
Que cela soit individuellement ou collectivement, nous ne sommes pas les détenteurs de la nature, nous en avons seulement la charge au nom de ceux qui viendront après nous. Nous sommes des invités et des gardiens sur la terre. (Jonathan Sacks.).
Nous qui avons l’exorbitant privilège de vivre à la campagne, gardons la intacte pour la joie de nos enfants et luttons contre ceux qui veulent s’en emparer et la détruire pour leur seul profit.
Mis sur le blog du jdc : http://nievre.blognaute.fr/index.php?2006/08/22/193-nouvelle-ruee-vers-l-or-charbon
(Suite aux commentaires 522-523-524)
Le sondage du présent blog donnait également un avis défavorable à plus de 80% contre l’ouverture de nouvelles mines de charbon, il a aujourd’hui disparu sans parution du résultat dans le jdc ???
Lorsque le résultat était 49%-51% : GROS TITRE
2 séismes d’origine minière ont eut lieu, l’un en lorraine l’autre en Sarre en ce début d’année, avez-vous lu l’information dans la presse locale ?
Le lobbying pesant « DU CHARBON PROPRE » a encore frappé !
Il faudrait sans doute que des « experts indépendants » se chargent de la diffusion et de la vérification de toutes les informations….
Va t-il paraître ?
N’oublions pas VALORCA!
Le projet qu’elle a présenté mérite de plus en plus l’appellation de « faux-nez ». Il était uniquement destiné à désarmer notre opposition au charbon en présentant un mode d’exploitation prétendant respecter l’environnement.
En fait, la notice que VALORCA publiait, décrivait, après l’exposé bâclé de l’option souterraine, la mine à ciel ouvert telle que la prévoit la SEREN ; ce qui signifie qu’elle n’envisage en fait que cette solution, le reste n’étant que poudre aux yeux.
La raison en est que ce mirifique gisement est lardé de multiples fractures, rendant impraticable toute exploitation souterraine par des moyens modernes. C’est ce que démontrait Jean Marc Besson lors de sa conférence à l’Ecole des Mines, avec à l’appui un schéma du BGRM.
C’est pourquoi dans une interview au JDD du 10 février 2007, échappait au PDG Daniel Caille l’aveu suivant: « On va essayer de privilégier l’option d’une mine souterraine, beaucoup moins agressive, même si on n’exclut pas de changer d’avis… ».
OGM: le sénateur Legrand dénonce « des intérêts mercantiles » au sein de l’UMP
PARIS (AFP) – 01/04/2008 14h55
Le président de la Haute autorité provisoire sur les OGM et député de la Manche Jean-François Legrand, le 9 janvier 2008 à Paris
Le sénateur UMP de la Manche Jean-François Legrand dénonce à propos des OGM « des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques » défendus au sein même de l’UMP.
« Certains ont fait main basse sur l’UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques (…) la force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale », accuse-t-il dans une interview au quotidien Le Monde, daté de mercredi.
L’Assemblée nationale devait entamer mardi après-midi l’examen du projet de loi sur les OGM.
« Il suffit de comparer les arguments des uns et des autres – identiques – pour comprendre l’origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J’AI ETE APPROCHE PAR MONSANTO et j’ai refusé de leur parler », insiste celui qui fut président du groupe de travail sur les OGM lors du Grenelle de l’environnement, et président de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés.
Le sénateur poursuit sa charge en ajoutant que « la question des OGM est un combat d’arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l’économie l’emporte sur l’homme: des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde ».
Jean-François Legrand ajoute cependant qu’il « ne renonce pas à faire valoir (son) point de vue au sein de (son) parti » lors de la deuxième lecture du texte devant le Sénat, qui l’avait fortement amendé lors du premier examen.
© 2008 AFP
QUEL RAPPORT AVEC NOTRE MINE ??
CECI: RIEN NE NOUS GARANTIT QUE NOS PARLEMENTAIRES NE SERONT PAS AUSSI « ACCESSIBLES »
AUX ARGUMENTS DE LA SEREN OU A CEUX DE VALORCA QU’A CEUX DE MONSANTO.
Profession : LOBBYSTE. Il existe dans les couloirs de l’Assemblée, du Sénat et au Parlement Européen, une catégorie de personne qui possède des cartes d’acréditation et dont le rôle est « d’expliquer » (en toute légalité bien entendu…!!!) aux députés ou aux sénateurs la teneur exacte des lois qu’ils vont voter. Rémunérés par les grands groupes automobiles, pétroliers, pharmaceutiques, etc, leur but est de faire pencher les votants dans leur camp, ce qui explique que certaines lois sont rejetées ou modifiées et que le simple citoyen ne comprenne plus. Interrogé sur RTL, l’un de ces LOBBYSTES a bien précisé que leur travail était reconnu et se faisait en toute tranparence, comme partout dans les grandes démocraties. Il a oublié de dire qu’aux USA un scandale énorme a éclaté l’an dernier lorsqu’une enquête a prouvé que ces lobbystes ajoutaient des arguments « sonnants et trébuchants » à la parole… mais ça ne se passe comme ça chez nous ! Nul doute que l’on doit discuter sec dans les couloirs du Palais Bourbon et que la pression doit être mise sur nos représentants, ce qui explique certainement le peu d’empressement à prendre position sur la mine suite à la demande de l’ADSN. C’est à nous de rester vigilants pour sauver notre belle campagne.
Rien de très nouveau dans la pratique du lobbying, terme désignant toute action ayant pour but d’influencer une autorité publique. Les bas-reliefs de l’Antiquité nous montrent la foule se pressant dans le vestibule du Sénat afin de rencontrer tel ou tel haut personnage. Les salons du XVIIIe siècle servaient autant à se créer des réseaux à la cour qu’à discuter de littérature,
Stefan Schepers
Il y a pouvoir dans tout phénomène où se révèle la capacité d’un individu d’obtenir d’un autre un comportement qu’il n’eût pas spontanément adopté,
Georges Burdeau
Le lobbying et l’ argent:opaque
Sylvestre
Lu dans le JdC du 3 Avril : « la tombe de Friedrich Nietzsche menacée » : Ex-RDA.La tombe du philosophe F.Nietzsche est, depuis 108 ans,la fierté de Röcken et, depuis peu, son meilleur atout face aux pelleteuses qui menacent de rayer de la carte ce bourg d’ex-RDA. Mais pour combien de temps ? Riche en lignite, la région est l’objet d’un vaste projet de mines à ciel ouvert, destiné à alimenter des centrales dans une Allemagne qui a tourné le dos à l’énergie nucléaire.
Entendu, hier, à France 2 : le pays de Galles reouvre ses mines de charbon, à la grande joie des anciens mineurs, car « le charbon c’est l’avenir énergétique »..
Et nous,lucenayais-cossayais, qui sommes si riches en charbon et qui n’avons même pas une tombe célèbre, qu’allons-nous devenir : disparaître ? Non, non, continuer à nous battre. Debout les braves !
Plus convaincant et plus crédible que les arguments tels que l’assèchement de nos jardins ou les vaches qui meurent dans les prés! Reportage à voir et faire voir pour ceux qui ne sont pas encore convaincus de la dangerosité d’une telle entreprise.
http://videos.tf1.fr/video/news/sciences/0,,3726724,00-seismes-origine-miniere-inquietent-mosellans-.html
Sites à visiter surtout pour les pro-charbon propre !
De l’électricité propre pour toute la planète : Qu’attend-on pour financer ces projets : http://www.trec-france.org/
Le HAVRE refuse les centrales à charbon. Où l’on entend reparler de sites pilotes pour des centrales au charbon propre : http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4693
Pas besoin d’électricité avec de nouvelles centrales au charbon !!
Source : Scénario énergétique de référence DGEMP-OE(2008)
La DGEMP doit établir des scénarios tous les 4 ans afin de prévoir les besoins énergétiques de la France. Ce scénario prévoit les besoins à l’horizon 2030. Ce scénario n’intègre pas les mesures éventuelles prises à l’issue du Grenelle de l’environnement. Il est donc susceptible d’être revu fortement à la baisse.
Selon la DGEMP Il apparaît notamment à travers la modélisation de RTE que, sur la base des données techniques et économiques de ce scénario de référence, il n’y a pas de développement libre des centrales au charbon et seules subsistent en 2030 celles de 600 MW ayant fait l’objet d’un traitement contre les pollutions locales (SO2 et NOx). Pour des raisons similaires, les centrales au fioul – autres que les TAC – sont toutes arrêtées entre 2020 et 2030.
En clair il n’est pas prévu de nouvelles centrales au charbon à l’horizon 2030 et les anciennes centrales au charbon seront progressivement supprimées. L’approvisionnement en électricité sera quand même assuré.
Nul doute que ce rapport ne va pas faire plaisir à nos élus locaux qui ne rêvent que de charbon. Ils risquent de broyer du noir.
Nos porteurs de projet ferait bien de consulter de tels rapports !!
EXTRAIT D’UN TEXTE PUBLIE PAR L’ASSOCIATION FRANCAISE POUR L’INFORMATION SCIENTIFIQUE:
« Au niveau mondial l’électricité est produite à plus de 50 % par des centrales au charbon. Une centrale produisant 1 000 MWe consomme environ 4 millions de tonnes de charbon par an. Elle produit près de 300 000 tonnes de cendres renfermant 400 tonnes de métaux lourds toxiques dont 5 tonnes d’uranium et 13 tonnes de thorium. Notons que ces radioéléments ne sont pas gérés, contrairement, bien sûr, à ceux produits dans le cycle nucléaire. De plus, la centrale à charbon rejette chaque année 10 millions de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère ».
La différence est que ces déchets-là on nous les fait respirer en douce !
« à nos élus locaux qui ne rêvent que de charbon. »
Et de formule 1… à 30 millions d’euros pour Magny-Cours 2 (voir page 3 du JDC 02/04/2008)
Imaginez une telle somme investit dans les énergies renouvelables !
Combien d’emplois ?
Il est vrai qu’il est écrit sur cette même page 3 du JDC
« Label
Magny-Cours 2, avec son label Haute Qualité Environnementale, devrait offrir toutes les garanties au regard de son impact sur l’environnement.»
« impact sur l’environnement.»…..c’est bien là le problème concernant le projet de mine+centrale pourtant toujours soutenu par les communistes locaux à la suite de leurs brillants résultats aux élections……..
Magny-Cours 2+mine+centrale = soutient au grand capital
Il faudrait quand même noter que tous les communistes ne sont pas pour ce projet en faveur du grand capital.
Il existe des contres qui suivent l’actualité et s’informent des dangers de ces projets .
Toujours plus de CO2
CO2: les émissions des industries européennes ont augmenté en 2007
par Victor Roux-Goeken
Les émissions de CO2 des industries européennes soumises au marché européen du carbone ont augmenté de 1,1% en 2007, selon les premières analyses de la Commission européenne publiées mercredi 2 avril.
Bruxelles s’attendait initialement à une baisse de ces émissions, en raison d’un ralentissement économique pendant le 4e trimestre, et d’un hiver doux. Pour d’autres analystes, cette hausse n’est pas une surprise, à cause de la sur-allocation de quotas de CO2 pendant la première période du marché du carbone (2005-2007).
Les émissions ont donc atteint 2.160 millions de tonnes de CO2 et devraient atteindre, ralentissement économique inclus, 2.244 millions de tonnes en 2008, à cause de l’inclusion de nouvelles installations au marché du carbone. L’Allemagne a vu une hausse de ses émissions de 2%, et le Royaume-Uni a excédé de 85 millions de tonnes de CO2 son plafond de quotas. Lors de l’annonce des émissions 2007, le cours de la tonne de CO2 a augmenté de 1%, à 23,7 euros. Elle devrait atteindre entre 25 et 35 euros en 2008, prévoient les analystes.
Cette hausse inattendue jette un doute sur la capacité de l’Union à respecter son objectif de 20% de réduction des émissions de GES en 2020. Mais la deuxième phase (2008-2012) ayant été moins généreuse quant aux allocations de quotas, les analystes prévoient une baisse des émissions dès 2008.
A Comcontre: Je rajouterai même qu’il y a des communistes qui luttent contre ce projets, ainsi que des militants CGT.
Il ne faut pas s’imaginer que la poignée de dinosaures pro charbon qui s’agite sur le Sud nivernais et se permet encore de parler au nom de la classe ouvrière, représente la majorité de leurs camarades.
Il ne faut surtout pas croire que le comité pur le charbon fait l’unanimité au PC.Il faudrait que les communistes anticharbon aient le courage de le faire savoir et de remettre à sa place le groupuscule de retraités pro-charbon voire de le mettre au rancart.Geste salutaire pour notre environnement et leur parti!
Une baisse éventuelle des émissions de CO2, et par conséquent de la consommation d’énergie, c’est manifestement ce que redoute le plus le lobby du charbon qui ne se délecte que de prévisions à la hausse, susceptibles de lui faire escompter encore plus de bénéfices et de justifier les investissements publics dans les juteux projets de CSC.
C’est pourquoi les décideurs de tous poils sont si discrets sur l’urgence des économies d’énergie, si simples à réaliser, qui seules peuvent mettre un frein à la catastrophe climatique.
LE HAVRE
COLLECTIF CONTRE LES NOUVELLES CENTRALES AU CHARBON
LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Voir site :
http://ecochoix.free.fr/spip/article.php?id_article=57
Le Havre. Non aux centrales au charbon
…avant de voter, à l’unanimité, un vœu contre le projet. Jean-Paul Lecoq, député-maire communiste, est lui-même signataire de la pétition. « Trop c’est trop, explique-t-il. Il faut savoir dire stop quand on connaît les effets de la pollution sur la santé dans l’agglomération. En plus, ces centrales seraient un nouveau cadeau pour le secteur privé. Je refuse que les citoyens paient deux fois la note, avec leur santé et avec leur porte-monnaie. »
Effectivement, il y a même des élus communistes contre ces projets, mais c’est dans une autre région.
Voir site :
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4693
La Terre pourrait déjà avoir dépassé le seuil dangereux de CO2
LE MONDE | 10.04.08 | 14h54 • Mis à jour le 10.04.08 | 14h54
Comment évaluer la limite à ne pas dépasser ? Pour éviter une « interférence humaine dangereuse » avec le système climatique, le seuil limite de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique est généralement fixé à 550 parties par million (ppm). C’est par exemple l’objectif – déjà ambitieux – que s’est fixé l’Union européenne (UE). Pour James Hansen, un des chercheurs les plus influents de la communauté des climatologues, ce seuil a été estimé avec trop, beaucoup trop, d’optimisme.
Dans des travaux non encore publiés mais dont une version de travail a été mise en ligne, lundi 7 avril, sur le serveur ArXiv, le directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) et ses coauteurs évaluent le seuil de danger à 350 ppm environ. Or ce niveau a été atteint en 1990. Il se situe aujourd’hui à 385 ppm. Et il augmente à raison d’une à deux unités chaque année.
Le dépassement du seuil de 350 ppm n’est, bien sûr, pas immédiatement dangereux. Selon les auteurs, il l’est sur le long terme. « Si le CO2 est maintenu pendant une longue période à un niveau supérieur à cette limite, il y a un risque de se placer sur une trajectoire menant à un dérèglement climatique dangereux et irréversible », décrypte la climatologue Valérie Masson-Delmotte (Commissariat à l’énergie atomique, CEA), coauteur de ces travaux. « Il est possible de revenir à un taux de 350 ppm, assure M. Hansen. Il faut un moratoire sur les centrales à charbon puis supprimer progressivement tous les usages de la houille d’ici à 2020-2030. Il faut aussi revoir nos pratiques agricoles et forestières de façon à séquestrer du carbone. »
Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les séries de données retraçant les grandes évolutions climatiques de la planète sur plus de 50 millions d’années. Pour déterminer un seuil limite, « nous avons examiné la vitesse de déplacement des isothermes, le retrait des glaciers – qui sont très importants pour l’alimentation en eau -, la vitesse d’élévation du niveau des mers, la déstabilisation des calottes glaciaires et la réaction des récifs coralliens », précise Valérie Masson-Delmotte.
Les chercheurs ont également recalculé la « sensibilité du climat » au gaz carbonique. Celle-ci se traduit par le réchauffement moyen que provoquerait un doublement du CO2 par rapport à son niveau préindustriel (entre 270 et 280 ppm). Les modèles utilisés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) la situent autour de 3 °C. Mais ces calculs ne tiennent pas compte de ce que les climatologues appellent les « rétroactions lentes ».
Comme, par exemple, la réduction progressive des calottes glaciaires. Lorsque l’effet de serre augmente, la température augmente : les calottes de glace se réduisent. La Terre perd donc progressivement une part de sa capacité à réfléchir le rayonnement solaire : elle absorbe plus d’énergie lumineuse. Les températures croissent donc plus vite, ce qui accélère la réduction des calottes glaciaires, etc.
« En tenant compte de ce type de rétroactions, la sensibilité climatique n’est plus de 3 °C, comme l’estiment les modèles utilisés par le GIEC : elle est de 6 °C, dit M. Hansen. Mais la question de savoir combien de temps ces rétroactions mettront pour entrer en action demeure ouverte. » Pour voir ces « cercles vicieux » se mettre en place et emballer la machine climatique, faudra-t-il attendre la fin de ce siècle ? La fin du suivant ?
Les incertitudes des modèles sont importantes. Ainsi, de récentes analyses sédimentaires publiées par une équipe allemande ont montré qu’une calotte glaciaire antarctique importante (estimée à environ 60 % de la calotte actuelle) avait pu subsister, même brièvement, au cours du crétacé, une période très chaude où la température de l’océan tropical était de plus de 10 °C supérieure à la valeur actuelle.
James Hansen, 67 ans, est un habitué des controverses. Il est le premier scientifique à avoir attiré, en 1988, l’attention des médias et des politiques sur le climat. Très engagé, il a lancé en 2007 une campagne pour demander aux gouvernements allemand et britannique d’interrompre tout programme de construction de centrales à charbon.
Au-delà de ces questions, ses travaux ouvrent une question profonde sans rapport avec la science ou la politique : jusqu’où les hommes du XXIe siècle doivent-ils chercher à prévoir les conséquences de leurs actions ? Evoquer le futur de la planète bien après 2100, comme le font M. Hansen et ses coauteurs, c’est devoir imaginer ce que le climatologue Stephen Pacala appelle « les monstres derrière la porte ».
Stéphane Foucart
Article paru dans l’édition du 11.04.08.
Chaque jour des signaux alarmants, tels que l’article du Monde rapporté par Euréka, nous parviennent. Les événements climatiques extrêmes se multiplient. Alors que jamais une telle menace n’a mis en cause la survie même de l’humanité, l’écho que lui accordent les médias est délibérément assourdi, bien loin derrière les développements indécents accordés à des faits divers sordides ou aux commentaires des querelles dérisoires de nos décideurs. Et lorsque les prémisses de la catastrophe deviennent trop flagrants, monte au créneau notre « grand savant » Claude Allègre qui n’a guère à son actif que la brillante démonstration que le ridicule ne tue pas.
Alors que la survie même de la planète impose d’urgence l’application du principe de précaution, son pourfendeur patenté, Jacques Attali dont le passage ignominieux à la BERD aurait dû suffire à assurer le discrédit, s’emploie à pérenniser le paradigme de la société de consommation qui nous conduit au désastre.
Les espoirs suscités par le Grenelle de l’Environnement sont en passe d’être déçus. L’attitude de la majorité de nos parlementaires face aux OGM et aux arguments de MONSANTO est plus que significative. Dans ce contexte nous pouvons à juste titre appréhender leur réceptivité aux charmes de la SEREN ou de VALORCA.
Contrairement à certains, qui estiment notre action vaine, je pense qu’une telle situation doit nous rendre encore plus combatifs.
Le JDC d’aujourd’hui
A propos des élections prud’homales
« La CFE-CGC mènera une campagne de proximité, dans les entreprises……
Au-delà l’ union départementale organisera, en octobre, une conférence sur le logement, puis une sur le charbon, en fin d’année. »
Au moment ou l’on parle énergies renouvelables et économies d’énergie dans le logement, ce syndicat semble continuer de s’intéresser au charbon ( propre sans doute)
Selon le Président UD 58 CFE CGC, des experts indépendants travaillent sur le sujet.
Nous ne savons pas qui sont ces « experts indépendants »
Sachez qu’actuellement ce syndicat n’a pas encore pris position (officiellement) sur les projets.
Sans doute par manque d’information !
Il ne faut guère se faire d’illusion quant à la position que risque d’adopter le syndicat de cadres, la CFE CGC dont nous parle Jean Vénuat.
Par définition ces cadres citadins formés par les mathématiques et la technologie sont plus attirés par les lieux qu’ils peuvent investir et bétonner que par les charmes de la campagne. C’est ce qu’expriment les rapporteurs du Conseil économique et social de Bourgogne lorsqu’ils qualifient le site qu’ils se proposent de détruire de « paysage de bocage n’attirant pas particulièrement le tourisme »… Gageons que devant un village de pécheurs au bord de la mer ils n’auraient de cesse, comme le font leurs semblables, que de le défigurer en y bâtissant une marina, bien rentable.
De plus dans cette entreprise ces messieurs n’ont guère à craindre pour leurs cols blancs et leurs costumes cravates. Ils ne toucheront qu’avec de longues pincettes à ce charbon qui pour eux restera propre.
Discours prononcé par Hans-Gert PÖTTERING, Président du Parlement européen à l’occasion de la réunion du Conseil européen (Bruxelles, 13 mars 2008) :
« (…) L’Union européenne devrait promouvoir des projets porteurs d’avenir comme DESERTEC, projet présenté au Parlement européen par le Prince Hassan ben Talal de Jordanie. Ce projet vise, sur la base de technologies de pointe, à promouvoir l’utilisation de l’énergie solaire dans des régions où la ressource est abondante. Des pays tels que l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont fait part de leur intérêt pour une coopération dans ce domaine (…) »
Voir site : http://www.trec-france.org/
Qu’en pensent nos politiques ?
Quant au reste de la population n’ayant pas internet c’est l’ignorance complète, très peu de médias ont publiés cette information !
SITE A VOIR OU A REVOIR
Cliquez sur le lien suivant:
http://www.ineris.fr/guide-pprm/documents/guide_PPRM.pdf
TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE !!
Les écologistes australiens David Spratt et Philip Sutton lancent un cri d’alarme. Le changement climatique a d’ores et déjà franchi un seuil dangereux. La disparition accélérée des glaces arctiques et la fragilisation des glaciers du Groenland qui se déroulent sous nos yeux, des dizaines d’années avant la date prévue par les projections du GIECC, prouvent que les concentrations actuelles de carbone dans l’atmosphère sont déjà suffisantes pour provoquer des chocs systémiques dans les équilibres climatiques. Les politiques actuelles de lutte contre le réchauffement ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Pire encore, les objectifs des maxima de température et de CO2 qu’elles considèrent comme acceptables sont en fait à des niveaux qui peuvent nous conduire à des catastrophes et enclencher des processus irréversibles et incontrôlables.
Selon Damon Matthews (université Concordia) et Ken Caldeira (Carnegie Institution), l’inertie thermique de l’océan profond, en particulier, fera que le réchauffement de la basse atmosphère survivra pendant longtemps au CO2. Celui-ci aura beau décroître, les températures demeureront plus élevées sur « une échelle centennale ». Il est donc nécessaire, expliquent les chercheurs en conclusion de leurs travaux, « de ne pas seulement chercher à faire décroître les émissions de CO2, il faut chercher à les éliminer entièrement ».
ET POURTANT :
Les centrales au charbon sont essentielles à l’approvisionnement énergétique de l’Allemagne, ont dit à la presse du week-end la chancelière Angela Merkel et son ministre de l’Environnement.
Le premier ministre de l’Australie Kevin Rudd a annoncé que son pays et la Chine coopéreront à l’avenir sur les questions de lutte contre le changement climatique en travaillant ensemble à l’élaboration de technologies de charbon propre. En attendant il ouvre des mines de charbon en Australie.
M. Bush a annoncé lors du plus long discours fait sur le sujet depuis 2002 que le nouvel objectif de son administration était « d’arrêter l’accroissement des émissions responsables du réchauffement climatique d’ici 2025″ sans mentionner de nouvelles mesures pour y parvenir. « Attendre jusqu’en 2025 pour geler la progression de ces émissions aux Etats-Unis pourrait être catastrophique pour la planète », selon M. Markey. (président de la commission de la Chambre des représentants sur le réchauffement climatique).
A croire que ce sont des clones de « Monsieur Paul » qui sont aux commandes.
Entretien: Shell veut financer la séquestration du CO2 avec l’argent public
Publié: vendredi 18 avril 2008
Shell insiste pour que l’argent des contribuables européens serve à financer des technologies propres dans l’utilisation du charbon dans le cadre d’efforts menés pour éviter le déplacement des émissions de CO2 en raison de la demande mondiale en énergie qui monte en flèche. Jeremy Bentham, l’un des vice-présidents de l’entreprise, et l’économiste en chef de Shell Steven Fries s’expliquent dans un entretien à EurActiv.
Contexte:
Le 7 avril dernier, Shell présentait ses scénarios pour l’énergie à l’horizon 2008 à Bruxelles (EurActiv 08/04/08).
Les scénarios proposent deux solutions – « Scramble » et « Blueprints » – qui insistent sur une réponse globale aux « dures vérités » de l’augmentation de la demande croissante en énergie, de la diminution des approvisionnements et des pressions croissantes sur l’environnement.
Alors que le scénario « Scramble » est caractérisé par une « lutte pour le charbon », l’absence de politiques environnementales tournées vers l’avenir et une baisse de la concurrence entre Etats concernant l’amenuisement des ressources, le scénario « Blueprint » prévoit une stabilisation des émissions de CO2 d’ici 2020, puis une baisse importante aux niveaux de 2000 d’ici 2050.
A lire aussi:
Du charbon plus propre
La consommation mondiale en énergie devant augmenter d’au moins 60% d’ici 2050, d’après les scénarios « Blueprint » de Shell, les autorités publiques devraient être plus ambitieuses et financer le développement des technologies de capture et de stockage du carbone (CSC ), estiment le vice-président de Shell Jeremy Bentham et Steven Fries, l’économiste en chef de l’entreprise.
MM. Bentham et Fries se sont adressés à EurActiv dans un entretien à la suite de la présentation des scénarios énergétiques de Shell à l’horizon 2008.
« Actuellement, la politique de l’UE est dans une situation où elle reconnaît ‘Nous avons besoin de projets de démonstration de CSC, nous voulons obtenir ces projets, nous n’avons pas les mécanisme de financement’. Ça ne fonctionne pas. Il faut ces mécanismes qui utilisent à la fois les fonds privés et publics pour pouvoir concrétiser cette démonstration », a déclaré Bentham.
D’ici la fin de l’année, la Commission devrait publier ses recommandations sur le financement des technologies CSC dans le cadre d’une communication plus vaste relative au financement de sa proposition de plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (Plan SET).
Mais le budget de l’UE est « bouclé » jusqu’en 2013 et les autorités publiques sont réticentes à investir les montants considérables nécessaires au développement de la CSC. Au regard de la situation, certains craignent que la technologie ne soit pas prête à temps pour empêcher les émissions de CO2 de rapprocher la moyenne mondiale des températures des niveaux dangereux, en particulier étant donné la forte dépendance aux centrales à charbon en Inde et en Chine.
Dans le contexte européen, M. Fries affirme qu’il existe plusieurs options de financement. « Soit vous pouvez trouver des fonds dans le budget, ce qui semble être exclu ; soit vous pouvez constituer des budgets futurs comme l’ont fait les Britanniques ; réattribuer le budget (…) ou la solution alternative est d’augmenter les coûts pour les consommateurs et donc de permettre l’utilisation de la CSC pour remplir vos obligations en matière de renouvelables, considérés davantage comme une obligation à faible intensité de carbone que comme une obligation en matière de renouvelables.
Attribuer une valeur de marché supérieure au CO2 stocké (ou séquestré) en utilisant la technologie de CSC est l’une des options « hors budget » privilégiées par Shell. Si, dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émissions de CO2 (système européen ETS), les entreprises énergétiques se voient attribuer de multiples crédits pour le CO2 qui n’est pas émis en utilisant la CSC, le secteur privé devrait être incité à financer les installations de leurs propres poches, affirme Shell.
Mais l’UE a jusqu’ici rejeté cette option.
Au revoir Shell ?
En plus de faire pression pour financer la technologie de CSC, Shell a averti qu’elle pourrait repousser les futurs investissements européens si l’UE n’adopte pas suffisamment de mesures de sauvegarde pour protéger les industries à forte intensité énergétique de la concurrence extérieure une fois que le système européen ETS entrera en vigueur en 2013.
L’entreprise craint que si les permis d’émissions doivent être achetés par des entreprises énergétiques aux enchères, sans garantie d’obtenir des permis gratuits, l’entreprise verra tous ses bénéfices européens supprimés, l’obligeant à déplacer ses activités ailleurs.
« C’est impossible. Il n’y aura donc plus d’investissements de Shell en Europe », a déclaré Christian Balme, directeur de Shell France au Parlement le 8 avril.
La Commission a promis de fournir suffisamment de mesures de sauvegarde pour protéger les industries européennes si les négociations internationales en matière de changement climatique n’aboutissent pas à un régime mondial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais de nombreuses industries estiment que ces promesses sont insuffisantes et l’incertitude actuelle concernant l’ampleur des lois liées au changement climatique nuisent à la certitude des investisseurs et aux décisions d’investissement à long terme.
En clair Shell désire se servir de nos impôts pour augmenter ses profits !
Les « anti warmings » ont de beaux jours devant eux. Les lobbys des combustibles fossiles recrutent…
Le journaliste chargé de la météo sur Europe 1 Laurent Cabrol, rien moins que diplômé de l’Institut de Droit rural et d’Economie agricole… et se baptisant abusivement
« météorologue » publie un « ouvrage » tendant à faire douter de l’origine anthropique du réchauffement climatique.
Cela ne semble pas bien sérieux, mais il bénéficie du fait qu’il est connu de tous les auditeurs de cette radio et de la publicité retentissante qui lui est faite dès aujourd’hui sur cette antenne. Son audience risque d’être sans commune mesure avec celle d’Allègre.
Je gage que les acheteurs d’un certain quotidien vont pouvoir en lire la promotion. Au passage je leur signale qu’il existe du papier hygiénique plus confortable.
Pour tous ceux qui souhaitent soutenir les énergies renouvelables, signer la pétition à l’adresse suivante : http://www.trecers.net/yourvoice.html
Des centaines de personnes signent une déclaration réaliste sur les changements climatiques : le > ne représente pas une crise mondiale
OTTAWA, Canada, April 22 /PRNewswire/ —
- L’International Climate Science Coalition communique les noms des signataires de la Déclaration de Manhattan sur les changements climatiques
L’International Climate Science Coalition (ICSC) a diffusé aujourd’hui les noms de plus de 500 signataires de la Déclaration de Manhattan sur les changements climatiques qui appelle les dirigeants mondiaux à >. Selon les signataires de la déclaration, l’ensemble des taxes, règlements et autres interventions visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) devrait >.
Parmi les signataires figurent d’éminents climatologues, économistes, responsables politiques, ingénieurs, dirigeants d’entreprise, docteurs en médecine ainsi que d’autres professionnels et citoyens impliqués originaires d’une vingtaine de pays. Le texte intégral de la déclaration, la liste des signataires et les contacts médias internationaux à l’intention des experts sont disponibles à l’adresse http://www.climatescienceinternational.org/media1.php.
Voici quelques-unes des affirmations sans doute les plus importantes de la déclaration :
- >
- >
>, a déclaré le professeur Bob Carter de l’Université australienne James Cook, également membre du conseil consultatif scientifique de l’ICSC. >
Le professeur Tim Patterson de l’Université Carleton d’Ottawa, au Canada, également président de l’ICSC, conclut : >
L’ICSC est une association de scientifiques, d’économistes et d’experts de l’énergie et des politiques qui se consacre à la promotion d’une meilleure compréhension publique des changements climatiques. L’ICSC propose une analyse de la climatologie et des questions politiques qui, grâce à sa position indépendante de tout groupe de pression et d’intérêts politiques particuliers, constitue une alternative aux conseils formulés par le GIEC. L’ICSC encourage ainsi une discussion ouverte, rationnelle et factuelle concernant toutes les questions relatives au climat.
Voilà une preuve de plus du complot « anti warming ». Le gouvernement canadien du pollueur planétaire majeur Harper est manifestement derrière cette ICSC. Attendons-nous à ce que cette entreprise de désinformation soit bien accueuillie à la SEREN et à VALORCA.
ECONOMIE
Le Temps I Economie I Article
Risques climatiques: l’Europe et les Etats-Unis baissent les bras
Analyse.
Pierre Veya
Vendredi 25 avril 2008
Et s’il était trop tard? On admettait, jusqu’ici, que l’humanité avait une bonne vingtaine d’années pour réagir aux risques climatiques, deux décennies pour mettre en place de nouvelles filières énergétiques plus propres. Cette fenêtre pour agir pourrait bien être illusoire. Car la situation s’aggrave. Le magazine Nature confirmait récemment que le niveau des émissions pris en compte par les experts pour évaluer l’évolution de la concentration de CO2 est manifestement sous-évalué; selon de nouvelles études, la fonte des glaces au pôle Nord est plus rapide que prévue; la capacité des forêts et des océans à stocker le CO2 et donc à absorber les surplus émis par l’activité humaine diminue. Bref, les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler.
Sur le front des émissions, la situation est tout aussi grave. Durant cette dernière décennie, le processus de décabornisation des économies industrialisées a ralenti. Si nous produisons davantage de richesse par unité de PIB avec moins d’émissions de gaz à effet de serre (environ – 1% par année), les derniers chiffres révèlent une stagnation. Un mauvais scénario au final: les efforts consentis parmi les meilleurs élèves sont largement compensés par les émissions des cancres, sans même parler des conséquences de l’industrialisation rapide de la Chine et de l’Inde. Le retournement de la conjoncture économique mondiale n’y changera rien. Au contraire même. Les Etats auront tendance à relâcher leurs efforts, sous le prétexte fallacieux de ne pas contrarier la croissance économique.
C’est ainsi que le scénario du pire se met en place dans une indifférence quasi générale et nous rapproche chaque jour davantage du fameux point de non-retour climatique. Passées certaines limites, les climatologues craignent en effet que le taux de concentration de CO2 ne conduise à un basculement qui pourrait se traduire par des changements très violents, mettant, par exemple, en mouvement d’énormes quantités de CO2 piégées dans les sols qui sont (jusqu’ici) gelés en permanence.
Le pire n’est pas le plus probable, dit-on. Peux être. Il n’empêche, jamais, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ne s’est montrée aussi inquiète. Depuis plusieurs années, elle ne cesse de répéter que la consommation d’énergie va doubler d’ici à 2030 et avec elle la consommation du charbon, la source d’énergie la moins chère, la plus abondante et la plus polluante. Il y a deux ans encore, l’AIE se montrait relativement optimiste sur la possibilité de décarboner le charbon, en captant le CO2 au cours du processus de combustion pour le séquestrer et le renvoyer ensuite dans les couches imperméables du sous-sol. Depuis, l’AIE doute. Car si plusieurs technologies existent, aucune n’est arrivée à maturité industrielle. Bien que des essais pilotes soient en cours, la perspective d’une généralisation des filières de séquestration s’éloigne. Ainsi, en janvier dernier, les Etats-Unis ont stoppé leur programme phare «Future-Gen», l’usine pilote, annoncée à grand renfort de publicité en… décembre 2007 en raison de l’explosion des coûts. L’Union européenne, qui a multiplié les brochures sur papier glacé pour promouvoir les technologies de séquestration de CO2, avoue… n’avoir aucun budget réel pour en assurer la diffusion et le développement technologique. Il y a quelques jours, le groupe Shell a déclaré qu’il était exclu d’imaginer la généralisation des technologies du «charbon propre»… avant 2050, à moins d’une injection massive de capitaux. L’enjeu devient très concret si l’on sait que tous les scénarios prévoyant une réduction des émissions de CO2 de moitié d’ici à 2050 (l’objectif à atteindre pour limiter le réchauffement climatique à environ 2 degrés C) intègrent une généralisation massive des techniques de séquestration à partir de 2020-2030! Une pure utopie en regard des moyens mis actuellement en œuvre. L’Agence internationale de l’énergie est d’autant plus inquiète de la situation que la flambée des cours de pétrole rend attrayantes les filières de liquéfaction du charbon pour produire des carburants synthétiques, avec comme corollaire… des émissions massives de CO2. Et ce n’est plus une menace mais déjà la réalité: la Chine signe à tour de bras des contrats pour la construction d’usines de liquéfaction du charbon.
On comprend mieux sans doute l’appel désespéré, fait à Rome, il y a tout juste deux jours, par le directeur général de l’AIE, Nobuo Tanaka, aux 80 chefs d’Etat réunis dans le cadre du Forum international de l’énergie: «La volonté ou non de déployer les technologies de séquestration de CO2 nous dira si le réchauffement climatique est pris au sérieux. Il est urgent d’accélérer sa généralisation: la voie dans laquelle nous sommes engagés n’est tout simplement pas soutenable.»
Que propose-t-il? De financer les technologies de séquestration par les revenus provenant de la vente des droits de polluer. Economiquement, les études montrent que la capture et le stockage du CO2 renchérit d’environ 75% le prix du kWh produit à partir du charbon. Cela correspond grosso modo à une taxe sur le carbone de 30 à 40 dollars la tonne; taxe que le groupe pétrolier Shell juge nécessaire d’introduire pour stimuler les investissements dans les technologies propres. Mais ce mécanisme vertueux se heurte à une forte opposition partout dans le monde. Contrairement à ce que pourraient laisser croire les discours officiels: la planète n’a toujours pas pris la mesure du danger qui l’attend et vit dans l’illusion que nous avons le temps d’attendre.
D’un double point de vue cet article est consternant:
1)Il confirme que nous sommes en train de franchir le point de non-retour vers la catastrophe climatique.
2)Il ne propose comme solution que la CSC dont la faisabilité et l’innocuité sont douteuse et qui de toute façon n’interviendrait que bien trop tard.
Seulement, ce qui la rend si attractive c’est la perspective de l’ »INJECTION MASSIVE DE CAPITAUX », alors que la seule solution qui s’impose est celle des économies d’énergie. Mais son défaut rédhibitoire est qu’elle ne remplit pas les poches des financiers et des industriels.
Au-delà de sa rhétorique sur le climat, l’Europe choisit le charbon
Une cinquantaine de centrales électriques sont prévues d’ici cinq ans
par Alexis Beauchamp
Texte mis en ligne le 23 avril 2008 à 12:37
De l’Italie à la Grande-Bretagne en passant par l’Allemagne, plusieurs pays se tournent vers des centrales électriques au charbon.
Au-delà de sa rhétorique sur le climat, l’Europe choisit le charbon
Une cinquantaine de centrales électriques sont prévues d’ici cinq ans
L’Union européenne, réputée pour son engagement dans la lutte contre les changements climatiques, semble souffrir d’un dédoublement de personnalité.
Alors qu’elle répète sur toutes les tribunes sa ferme intention de réduire ses émissions de GES, l’Europe est aux prises avec une toute autre réalité sur le terrain.
De l’Italie à la Grande-Bretagne en passant par l’Allemagne, plusieurs pays se tournent vers des centrales électriques au charbon, malgré le coût croissant des quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES) et les inquiétudes face aux changements climatiques.
Seulement en Allemagne, le cœur économique de l’Europe et son pays le plus populeux, 26 nouvelles centrales sont sur les tables à dessin. Plusieurs d’entre elles sont déjà en construction, rapporte le site web allemand Deutsche Welle, mais aucune ne prévoit capturer et enfouir ses émissions de GES.
Si certaines de ces installations remplaceront de vieilles centrales au charbon moins efficaces, plusieurs autres serviront à répondre à une demande croissante pour l’électricité.
Réputée pour son industrie éolienne, et de plus en plus sa production de panneaux solaires, l’Allemagne pourrait enchâsser ses émissions de GES dans une trajectoire qui sera très difficile à changer une fois les centrales au charbon construites.
Ces installations ont une durée de vie qui peut parfois atteindre 50 ans, et il est extrêmement dispendieux de convertir une centrale afin de capturer et séquestrer ses émissions de dioxyde de carbone après sa construction.
L’Environmental Protection Agency américaine a récemment qualifié les coûts d’une telle transformation de « phénoménaux ».
Le cas italien
Le New York Times s’attarde au cas de l’Italie, qui prévoit augmenter la proportion de son électricité provenant du charbon de 14 à 33 % d’ici cinq ans.
Le producteur d’électricité Enel souligne qu’il s’agit en fait d’une transition du mazout, qui n’est pas un combustible au demeurant très propre, au charbon.
Ce dernier émet toutefois davantage de dioxyde de carbone, même si l’entreprise affirme avoir réduit de manière importante l’émission d’autres polluants atmosphériques comme les oxydes nitreux, et récupérer la chaleur de la centrale.
La capture et le stockage du carbone n’est pas envisagée pour les usines d’Enel, même si des « essais » auront lieu à partir de 2015.
C’est justement cette situation que le système d’échange de quotas devait servir à éviter. Même si la cuvée de décembre 2008 d’une tonne de carbone se détaille actuellement 25 euros selon Point Carbon, un sommet depuis environ deux ans, le prix du carbone est insuffisant pour convaincre les entreprises de délaisser le charbon.
Même en prévoyant des quotas de carbone encore plus dispendieux, l’entreprise italienne Enel explique que la transition du mazout au charbon est rentable. Le prix du baril de pétrole, qui s’approche de 120 $, est simplement trop élevé pour continuer à utiliser le mazout comme combustible.
Le gaz naturel est également cher, et son instabilité fait peur aux producteurs d’électricité. L’approvisionnement en gaz naturel est aussi plus problématique en Europe que dans le cas du charbon.
L’Europe, le bon élève de la lutte contre les changements climatiques, semble réaliser de plus en plus à quel point il sera difficile de réduire drastiquement ses émissions de GES.
Commentaire: Droit dans le mur. Le nucléaire serait un palliatif en attendant mieux, mais on préfère l’euthanasie par le CO2. Entre deux maux c’est manifestement le pire qui est choisi.
Source : http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=230650
Risques climatiques: l’Europe et les Etats-Unis baissent les bras
par Pierre Veya
Vendredi 25 avril 2008
Et s’il était trop tard? On admettait, jusqu’ici, que l’humanité avait une bonne vingtaine d’années pour réagir aux risques climatiques, deux décennies pour mettre en place de nouvelles filières énergétiques plus propres. Cette fenêtre pour agir pourrait bien être illusoire. Car la situation s’aggrave. Le magazine Nature confirmait récemment que le niveau des émissions pris en compte par les experts pour évaluer l’évolution de la concentration de CO2 est manifestement sous-évalué; selon de nouvelles études, la fonte des glaces au pôle Nord est plus rapide que prévue; la capacité des forêts et des océans à stocker le CO2 et donc à absorber les surplus émis par l’activité humaine diminue. Bref, les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler.
Sur le front des émissions, la situation est tout aussi grave. Durant cette dernière décennie, le processus de décabornisation des économies industrialisées a ralenti. Si nous produisons davantage de richesse par unité de PIB avec moins d’émissions de gaz à effet de serre (environ – 1% par année), les derniers chiffres révèlent une stagnation. Un mauvais scénario au final: les efforts consentis parmi les meilleurs élèves sont largement compensés par les émissions des cancres, sans même parler des conséquences de l’industrialisation rapide de la Chine et de l’Inde. Le retournement de la conjoncture économique mondiale n’y changera rien. Au contraire même. Les Etats auront tendance à relâcher leurs efforts, sous le prétexte fallacieux de ne pas contrarier la croissance économique.
C’est ainsi que le scénario du pire se met en place dans une indifférence quasi générale et nous rapproche chaque jour davantage du fameux point de non-retour climatique. Passées certaines limites, les climatologues craignent en effet que le taux de concentration de CO2 ne conduise à un basculement qui pourrait se traduire par des changements très violents, mettant, par exemple, en mouvement d’énormes quantités de CO2 piégées dans les sols qui sont (jusqu’ici) gelés en permanence.
Le pire n’est pas le plus probable, dit-on. Peux être. Il n’empêche, jamais, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ne s’est montrée aussi inquiète. Depuis plusieurs années, elle ne cesse de répéter que la consommation d’énergie va doubler d’ici à 2030 et avec elle la consommation du charbon, la source d’énergie la moins chère, la plus abondante et la plus polluante. Il y a deux ans encore, l’AIE se montrait relativement optimiste sur la possibilité de décarboner le charbon, en captant le CO2 au cours du processus de combustion pour le séquestrer et le renvoyer ensuite dans les couches imperméables du sous-sol. Depuis, l’AIE doute. Car si plusieurs technologies existent, aucune n’est arrivée à maturité industrielle. Bien que des essais pilotes soient en cours, la perspective d’une généralisation des filières de séquestration s’éloigne. Ainsi, en janvier dernier, les Etats-Unis ont stoppé leur programme phare «Future-Gen», l’usine pilote, annoncée à grand renfort de publicité en… décembre 2007 en raison de l’explosion des coûts. L’Union européenne, qui a multiplié les brochures sur papier glacé pour promouvoir les technologies de séquestration de CO2, avoue… n’avoir aucun budget réel pour en assurer la diffusion et le développement technologique. Il y a quelques jours, le groupe Shell a déclaré qu’il était exclu d’imaginer la généralisation des technologies du «charbon propre»… avant 2050, à moins d’une injection massive de capitaux. L’enjeu devient très concret si l’on sait que tous les scénarios prévoyant une réduction des émissions de CO2 de moitié d’ici à 2050 (l’objectif à atteindre pour limiter le réchauffement climatique à environ 2 degrés C) intègrent une généralisation massive des techniques de séquestration à partir de 2020-2030! Une pure utopie en regard des moyens mis actuellement en œuvre. L’Agence internationale de l’énergie est d’autant plus inquiète de la situation que la flambée des cours de pétrole rend attrayantes les filières de liquéfaction du charbon pour produire des carburants synthétiques, avec comme corollaire… des émissions massives de CO2. Et ce n’est plus une menace mais déjà la réalité: la Chine signe à tour de bras des contrats pour la construction d’usines de liquéfaction du charbon.
On comprend mieux sans doute l’appel désespéré, fait à Rome, il y a tout juste deux jours, par le directeur général de l’AIE, Nobuo Tanaka, aux 80 chefs d’Etat réunis dans le cadre du Forum international de l’énergie: «La volonté ou non de déployer les technologies de séquestration de CO2 nous dira si le réchauffement climatique est pris au sérieux. Il est urgent d’accélérer sa généralisation: la voie dans laquelle nous sommes engagés n’est tout simplement pas soutenable.»
Que propose-t-il? De financer les technologies de séquestration par les revenus provenant de la vente des droits de polluer. Economiquement, les études montrent que la capture et le stockage du CO2 renchérit d’environ 75% le prix du kWh produit à partir du charbon. Cela correspond grosso modo à une taxe sur le carbone de 30 à 40 dollars la tonne; taxe que le groupe pétrolier Shell juge nécessaire d’introduire pour stimuler les investissements dans les technologies propres. Mais ce mécanisme vertueux se heurte à une forte opposition partout dans le monde. Contrairement à ce que pourraient laisser croire les discours officiels: la planète n’a toujours pas pris la mesure du danger qui l’attend et vit dans l’illusion que nous avons le temps d’attendre.
Bis repetita placent…
En effet l’article ci-dessus méritait une deuxième mention et je ne pense pas que ce soit suffisant pour qu’il atteigne les oreilles de tous ceux qui ont manifesté hier contre le nucléaire. Ils tournent délibérément le dos au péril climatique majeur qui nous menace, tels ceux qui, alors que les flammes de l’incendie lèchent déjà les murs de leur maison, chercheraient à vider l’étang voisin dans lequel ils pourraient puiser l’eau pour l’éteindre.
Source Localtis.info (un service de la caisse des dépôts)
Développement durable
Grenelle de l’environnement : les deux projets de loi bientôt présentés
publié le 25 avril 2008
Le ministère de l’Ecologie espère présenter dans les tout prochains jours les projets de loi du Grenelle de l’environnement chargés de traduire les ambitions de l’Etat et leur mise en oeuvre. Ils seront soumis au Parlement avant la fin de la session de mi-juillet, sous réserve de leur trouver une place dans le calendrier parlementaire.
Un premier texte, Grenelle 1, qui donne un statut législatif en 47 articles aux orientations du Grenelle, est prêt à être envoyé pour avis au Conseil économique et social avant d’être présenté en Conseil des ministres fin mai, début juin. Le second texte, Grenelle 2, qui vise la mise en oeuvre opérationnelle de mesures concernant notamment les transports et le logement sera présenté au Conseil d’Etat dans les jours qui viennent puis en Conseil des ministres fin mai. « Les arbitrages en réunions interministérielles ont été bouclés et les articles boulonnés », estime un responsable du dossier.
Ce texte comprend notamment la transposition de plusieurs directives européennes, entre autres celle sur « la responsabilité environnementale »,
l’urgence étant pour la France de se mettre au clair avant de prendre la présidence de l’Union européenne le 1er juillet.
Plusieurs versions de Grenelle 1 ont circulé. La dernière mouture sera soumise le 30 avril aux partenaires du Grenelle (associations, syndicats, patronats, collectivités) associés à sa rédaction.
Le texte commence par le bâtiment, qui représente 23% des émissions de gaz à effet de serre en France et 42,5% de la consommation d’énergie. L’ambition serait de réduire cette dernière de 38% d’ici 2020 et d’imposer dès 2010 une norme « basse consommation » – moins de 50 kWh/m2/an – aux nouveaux logements.
Pour le bâtiment ancien, l’Etat espère « contribuer à une rénovation accélérée » grâce à des incitations financières, prêts à taux zéro et modifications du crédit d’impôt.
Dans les transports, c’est la fin proclamée du tout-routier : extension du réseau TGV (2.000 km supplémentaires d’ici 2020), développement des autoroutes ferroviaires et maritimes pour le fret, et taxation des poids lourds sur le réseau non concédé (hors autoroutes), conformément au règlement communautaire qui devrait confirmer par ailleurs les engagements du Grenelle sur le retrait des pesticides « les plus dangereux » et la réduction de leur usage, et sur la part du bio dans l’agriculture (20% des surfaces en 2020).
Le gouvernement défend « une approche pragmatique » : tout ne relève pas de la loi, explique-t-on. Parfois un arrêté, un décret ou une circulaire suffisent. Ce n’est pas encore la révolution écologique promise lors du lancement du Grenelle, mais pour la fédération France nature environnement (FNE, 3.000 associations), associée à l’ensemble du processus, ce texte est globalement fidèle aux conclusions des tables rondes. « Adopté tel quel, il apporterait déjà des changements concrets pour la vie de chacun. Cependant, ce sont les deux assemblées qui vont décider de son sort dans les prochaines semaines », prévient FNE qui redoute un « lobbying atroce ».
A.L. avec AFP
Commentaire :
Après le « lobbying pesant » le « lobbying atroce »
Pourtant, selon la même source :
Europe
Réglementation du lobbying communautaire : quelle place pour les villes et régions ?
publié le 07 avril 2008
Dans le cadre de l’initiative en matière de transparence lancée en 2005, la Commission européenne et le Parlement européen se sont penchés sur la question du lobbying. A Bruxelles, on compte environ 15.000 lobbyistes et environ 2.500 groupes de pression. Il apparaissait, dès lors, nécessaire de réguler les activités des groupes d’intérêts qui peuvent influencer les initiatives législatives.
La commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen a ainsi adopté le 1er avril 2008, à une large majorité, le rapport de l’eurodéputé Alexander Stubb (PPE-DE) sur la définition d’un cadre régissant les activités des groupes d’intérêts (lobbyistes) auprès des institutions de l’Union européenne. « Ce rapport est une étape décisive pour une nouvelle culture de la transparence à Bruxelles », a déclaré l’eurodéputé allemand Jo Leinen (PSE). Il a ajouté qu’à l’avenir, « des règles strictes s’appliqueront à l’activité de lobbying ».
Article complet, cliquez sur le lien suivant :
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&cid=1206345671784
Rapport de l’eurodéputé Alexander Stubb (PPE-DE) sur la définition d’un cadre régissant les activités des groupes d’intérêts (lobbyistes) auprès des institutions de l’Union européenne
cliquez sur le lien suivant :
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/pr/707/707844/707844fr.pdf
Il est beaucoup question de « transparence »
A suivre par nos élus (département et région)…..
L’équilibre climatique pourrait basculer d’ici sept à dix ans
28 avril 2008
L’équilibre climatique de l’hémisphère nord pourrait « basculer » d’ici sept à dix ans, provoquant une hausse aussi subite que sensible de la température moyenne du globe, en raison de la disparition de plus en plus prévisible de la calotte polaire en été et du réchauffement de l’océan Arctique.
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 24 avril 2008
C’est ce qu’affirme Louis Fortier, océanographe de l’université Laval, qui est aussi le directeur d’Articnet, le plus important programme de recherche en réseau sur les changements climatiques à travers le Canada. Ce programme comprend notamment un important volet d’études dans l’océan Arctique lui-même avec le brise-glace Amundsen. Ce dernier est présentement en pleine dérive pour étudier la polynie circumpolaire, soit le mouvement des glaces en fractionnement à la fin de l’hiver.
Le professeur Fortier, qui prononcera ce soir, au Cœur des sciences de l’UQAM, une conférence sur l’accélération des changements climatiques au-delà de toutes les prévisions [1], rejoint les conclusions de plusieurs autres éminents chercheurs, dont James Hansen, qui dirige le Goddard Institute de la NASA. Hansen soutient depuis quelques semaines que l’humanité a franchi en 1990 le seuil critique dans le dossier des changements climatiques, lorsque la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a dépassé le cap des 350 parties par million (ppm). Nous en sommes présentement à 385 ppm et cette concentration augmente au rythme de 2 à 3 ppm par année. Goddard comme Louis Fortier estiment cependant que la partie n’est pas perdue, mais « que le monde doit se réveiller et vite ! »
Selon Louis Fortier, les scientifiques ne peuvent plus hésiter et « doivent dire ce qu’ils savent », quitte à risquer de passer pour alarmistes.
« Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) ont été trop timides, dit-il dans une entrevue donnée au Devoir. Le GIEC est commandité par les gouvernements » et ses conclusions doivent faire l’objet de consensus qui ne sont pas arrêtés uniquement par des scientifiques mais aussi par des politiques.
« Cet imprimatur politique, précise Louis Fortier, fait en sorte qu’on arrache toutes les dents de ses rapports. On en est rendu au point où on voit des sceptiques se réfugier derrière les conclusions du GIEC de 2004 pour dire que ce ne sera pas si pire, après tout. Présentement, on sent un remords monter parmi les chercheurs parce qu’on n’a pas été assez ferme, qu’on n’a pas assez défendu nos conclusions. On a plié devant le barrage des négationnistes pour mitiger nos conclusions. C’est grave, parce que les politiques vont certainement nous reprocher de ne pas les avoir avertis à temps. On a aussi été influencé par l’opinion publique qui ne veut pas entendre parler de catastrophes alors que des solutions existent pourtant, dont plusieurs cependant ne veulent pas entendre parler. »
Une accélération forcenée
Pour Louis Fortier, notre équilibre climatique actuel dépend du « bilan radiatif » de notre hémisphère, c’est-à-dire de sa capacité de réfléchir plutôt que d’absorber une importante proportion des rayons solaires grâce au pouvoir réfléchissant de la vaste calotte polaire. Par contre, ce qui se passe présentement accélère la mutation du climat au-delà de toutes les prévisions, dit-il, parce que plus la calotte polaire fond rapidement en été, plus l’océan Arctique absorbe la chaleur solaire, ce qui accélère la fonte de la glace l’année suivante parce qu’elle est moins épaisse d’une année à l’autre.
Tout se passe comme dans l’habitacle d’une voiture stationnée en été, donne-t-il en exemple. Si on enlève les réflecteurs du pare-brise, on provoque une hausse soudaine de la température intérieure. Or, dit-il, on prévoyait il n’y a pas vingt ans que la calotte polaire disparaîtrait vers 2070-2080 si les concentrations de gaz carbonique continuaient d’augmenter. Puis, des modèles plus perfectionnés ont prédit que l’océan Arctique serait libre de glace solide en été vers 2030. Et au rythme où on mesure maintenant la diminution du couvert de glaces, précise Louis Fortier, cela va se produire vraisemblablement dans sept ans environ, vers 2015, à moins d’épisodes météorologiques imprévus.
La calotte polaire de l’océan Arctique, explique le chercheur, a perdu l’été dernier 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires par rapport à 2006. Il y a une trentaine d’années, cette calotte affichait une surface de 8 millions de km2, mais elle n’en compte plus aujourd’hui que 4 millions.
Et, le plus inquiétant, ajoute ce spécialiste des glaces, c’est que la proportion de la « glace pluriannuelle », celle qui est forte et qui durait de deux à 11 ans, diminue sans cesse parce que son épaisseur diminue, ce qui la rend plus friable et la fait passer dans la partie vouée à la fonte annuelle. « De la glace de 10 ans, dit-il, il en reste très peu au pôle Nord. »
Avec la disparition prévisible de la calotte polaire d’ici quelques années, prévoit ce chercheur, c’est tout le bilan radiatif de notre hémisphère qui va soudainement basculer, faute d’apports en froid et en fraîcheur pour maintenir les températures tempérées actuelles. Il faut donc, dit-il, devancer de 30 ans les prédictions du GIEC, ce que corrobore aussi la fonte beaucoup plus rapide que prévu des glaces du Groenland. Cela est d’autant plus compréhensible et inévitable que les modèles prévisionnels utilisés par le GIEC ne tiennent pas compte de la réduction de l’albédo (le pouvoir réfléchissant) de la calotte polaire, tout comme ces modèles ne tiennent pas compte de la diminution de l’épaisseur des glaces.
Un chercheur de l’École navale supérieure d’océanographie des États-Unis a voulu intégrer ces variables et ces conclusions dans un modèle : les conclusions se sont avérées tellement inquiétantes, explique Louis Fortier, que ce chercheur a décidé de ne pas les publier « pour ne pas faire peur au monde ».
Un seuil déjà dépassé
James Hansen, le grand patron du Goddard Institute de la NASA, soutient que le seuil de 550 ppm de gaz carbonique ne tient plus, ce qui correspond en gros à une augmentation de la température moyenne de 6 oC. Ce seuil a souvent été évoqué comme celui de la catastrophe climatique totale ou de l’irréversibilité des changements.
Hansen soutient aujourd’hui que même le taux de 450 ppm préconisé par l’Europe comme objectif pour la deuxième phase de Kyoto est trop élevé car, à son avis, si les modèles mathématiques prédisent que c’est le nouveau seuil de l’irréversibilité, la paléontologie nous apprend au contraire que c’est autour de 350 ppm qu’il faut situer ce seuil critique, soit la concentration de CO2 atmosphérique des années 90.
Louis Fortier se dit d’accord avec les conclusions de James Hansen, « si on veut sauver la civilisation ».
Si la température moyenne augmentait de 2 à 6 oC sur la planète, dit-il, le climat entrerait dans une phase qui pourrait durer entre 10 000 et 15 000 ans, avant de revenir à ce qu’on connaît aujourd’hui. C’est ce que nous apprennent les traces laissées par le début de l’éocène, il y a 54 millions d’années, le seul moment documenté où on a vu basculer le climat aussi rapidement. Et il a fallu alors quelque 20 000 ans pour que se modifie cette tendance.
La disparition de l’albédo arctique va aussi chambarder profondément cet écosystème et reconfigurer la géopolitique internationale car, dit-il, cette nouvelle mer sera ceinturée par les grandes puissances que sont les États-Unis, l’Europe et la Russie, tout comme il y a 2000 ans les grandes puissances se sont concentrées autour de la Méditerranée.
Et les enjeux économiques, voire alimentaires, seront importants car déjà des pays comme la Corée s’équipent de grands pétroliers capables de naviguer même en hiver dans l’océan Arctique, alors que le Canada ne prévoit pas s’équiper pour patrouiller son propre territoire.
Les pêcheries de cette région, ajoute Louis Fortier, vont profiter des six mois de lumière et d’eaux libres, comme dans la mer du Nord. Si plusieurs espèces actuelles y sont vouées à la disparition – ours polaires, poissons et oiseaux – d’autres les remplaceront et la région deviendra une réserve alimentaire particulièrement convoitée.
Louis Fortier n’est pas sûr du tout que nous sommes collectivement prêts à faire face à des changements climatiques aussi importants et à si court terme, qui risquent de malmener la paix internationale avec leur cortège de réfugiés climatiques, d’affrontements pour le contrôle des eaux douces raréfiées, etc
Commentaire: Ce même jour on apprend que dans l’Arctique la fonte du permafrost s’accélère de plus en plus et que Nicolas Stern déclare que son rapport s’appuyait sur des données beaucoup trop optimistes. Quand les écailles nous tomberont-elles des yeux ?
« On ne peut pas laisser tout le monde vendre n’importe quoi au motif qu’il y a un profit. »
[Jacques Chirac] Extrait d’une interview télévisée 14 Juillet 1999
« Le poisson ne voit pas l’hameçon, il ne voit que l’appât ; l’homme ne voit pas le péril, il ne voit que le profit. »
[Proverbe mandchou]
Vendre de l’électricité produite à partir du charbon, n’est ce pas voir que le profit !
La question est de savoir « à qui profite le crime » ?????
30.04.2008
Un canari dans l’Arctique canadien
La fonte des glaces dans l’Arctique canadien ne libère pas que du mercure, un phénomène déjà connu, mais aussi plusieurs autres produits chimiques, relate le webzine Salon. Un présage de ce qui arrivera bientôt plus au Sud.
Pour lire l’article complet cliquez sur le lien suivant
http://quebec.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/04/30/un-canari-dans-l-arctique-canadien.html
Qu’implique l’idéologie antinucléaire ?
Elle a pour corollaire objectif la poursuite de l’utilisation des combustibles fossiles et en priorité du charbon, lui-même, par le radon qui l’accompagne, vecteur de radioactivité.
Ce faisant elle justifie implicitement l’ouverture de la mine de Lucenay-Cossaye.
Elle tend à nous priver d’une arme essentielle face à l’urgence absolue représentée par le changement climatique dont l’accélération est exponentielle.
Elle trouvait sa justification au siècle dernier dans la lutte contre les armes nucléaires. Si celui-ci demeure du fait d’éventuelles actions terroristes, ce ne sont pas des manifestations plus ou moins folkloriques qui le conjureront.
La catastrophe qui nous menace est incomparablement plus imminente. Le CO2, déchet qui en est la cause, n’est pas localisable contrairement aux déchets nucléaires. Il se répand inexorablement dans l’atmosphère. Prétendre le séquestrer, sans certitude de succès et trop tard pour éviter le désastre, est une imposture de ceux dont la devise est : « Après nous le déluge ! ».
L’utilisation médiatique de l’exemple de Tchernobyl est manifestement abusive. Ses causes ont été une accumulation stupéfiante d’erreurs humaines et il est de plus en plus évident que ses conséquences sont surévaluées. Il faut savoir que les 520 explosions nucléaires expérimentales qui se sont poursuivies de 1945 à 1980 ont émis dans l’atmosphère des quantités de radioéléments incommensurablement supérieures, que les examens radiologiques médicaux nous gratifient d’importantes doses de radiations, que lors des voyages aériens nous sommes exposés à une bonne dose de rayons cosmiques, qu’enfin la radioactivité aux alentours d’une centrale à charbon est très supérieure à celle qui règne auprès d’une centrale nucléaire.
Il n’est nullement question de nier les tares du nucléaire, mais c’est en fait le moindre mal en attendant que les énergies propres prennent enfin le relai.
Devant la menace climatique, renoncer au nucléaire est aussi irresponsable que de condamner la chimiothérapie dans la lutte contre le cancer sous prétexte qu’elle utilise des médicaments qui sont des poisons.
Coup de projecteur sur le solaire : l’émission ‘Avenue de l’Europe’ le 17 mai prochain sur France 3
Richard LOYEN, délégué général d’Enerplan, sera l’invité de Véronique Auger le 17 mai prochain, dans le cadre des Journées.
Chaque semaine « Avenue de l’Europe », le magazine européen de France 3, aborde un thème de l’actualité des 27 pays de l’Union Européenne. Comment se situe la France par rapport à ses partenaires ? Quel pays montre le chemin ? Quels pays d’Europe est le plus en retard ? Véronique Auger fait le tour de la question à travers trois reportages sur le terrain, mis en relief par une réalisation ludique. Une fois par mois un invité porte son regard sur la réalité européenne, telle qu’il la ressent dans son domaine d’activité.
Dans le cadre des Journées, Richard Loyen présentera sa vision du marché solaire français, le 17 mai à 19h55, sur France 3.
Plus d’infos : http://info.france3.fr/avenue-europe/
Reportage vu sur télé matin de ce jour vers 8h10
Essai d’hydrolienne à Bénaudet
Centre expérimental, pas de CO2 à stocker
Peu de publicité sur cette technique dans les médias
Les industriels du tout fossile ne sont sans doute pas intéressés !
Cliquez sur le lien suivant :
http://telematin.france2.fr/index-fr.php?page=vod
EXTRAIT D’UN ATRICLE d’Alexis Beauchamp
Le charbon raffiné jouit d’importantes subventions fédérales aux États-Unis. Le charbon « propre » plus subventionné que l’éolien et le solaire
Les subventions touchant l’énergie ont doublé depuis 1999 aux États-Unis
16,6 milliards de dollars.
C’est le total des subventions fédérales accordées aux différentes formes d’énergie aux États-Unis en 2007, selon un rapport publié par le Département de l’Énergie.
Ces subventions, qu’elles prennent la forme d’investissements dans des projets particuliers ou encore de déductions fiscales, par exemple, ont doublé depuis 1999.
Plus de 3,3 milliards de dollars ont financé la filière charbon, dont 2,4 milliards qui sont allés au charbon « raffiné », qui émet moins de polluants atmosphériques lors de sa combustion (mais autant de GES).
Celui-ci est d’ailleurs beaucoup plus aidé par le gouvernement américain que les autres formes « propres » d’électricité…
Certes ceci se passe aux USA. Mais comme nous semblons les prendre volontiers pour modèles, prions pour que les lobbyistes du « charbon propre » ne séduisent pas nos décideurs, comme ils semblent y réussir si bien auprès de l’administration Bush.
Création du premier fonds carbone pour l’après-Kyoto
05/05/2008 10:08
Gouvernerpar Victor Roux-Goeken
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Alors que le prochain accord climatique est actuellement négocié, que les modalités du prochain accord climatique post-Kyoto sont inconnues, 5 institutions financières ont lancé lundi 28 avril un fonds destiné à l’achat et aux échanges de crédits carbone générés à partir de 2012, et «potentiellement jusqu’en 2022».
Le fonds, alimenté à hauteur de 125 millions d’euros, regroupe la Banque européenne d’investissement (BEI), la Caisse des dépôts et consignations française, le KfW Bankengruppe allemand, la Nordic investment bank scandinave et l’Instituto de credito oficial espagnol.
L’avenir du protocole de Kyoto étant incertain, ce fonds carbone vise à réduire les difficultés rencontrées par les projets à valeur ajoutée environnementale et «à valoriser pleinement les avantages économiques liés à la réduction des émissions qu’ils pourront réaliser après 2012», expliquent les 5 institutions financières.
Commentaire
Par ici la bonne soupe !
Gageons que les lobbyistes du « charbon dit propre » vont se précipiter pour accaparer le magot… au détriment de toutes les autres solutions. La particpation de la Caisse des dépots est spéciallement inquiétante pour nous.
Productions biopolitiques / Biopouvoir impérial
¬ Captage et séquestration du carbone : un remède pire que le mal.
Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre… L’idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport publié par Greenpeace le 5 mai et intitulé « Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ».
Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :
ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030. Pas question d’attendre jusque-là ! Selon le Giec, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de 2015.
gaspille l’énergie et réduit l’efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d’énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait d’annuler les gains d’efficacité des cinquante dernières années et augmenter d’un tiers la consommation des ressources.
coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d’une centrale et, par conséquent, d’aboutir à une augmentation du coût de l’électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC réduiront d’autant les investissements pour les solutions durables aux changements climatiques.
présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat. L’importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d’accélérer l’acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d’injection.
Au lieu d’investir de l’argent public dans un « remède » qui pourrait s’avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur les véritables solutions que sont l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment qu’il faut contenir l’augmentation globale de la température en deçà de 2 °C d’ici à 2100, si l’on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables. Selon Greenpeace, relever ce challenge n’a rien d’impossible. En combinant mesures d’efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.
Source/auteur : Greenpeace
Mis en ligne le mardi 6 mai 2008, par jesusparis
Hélas ! Je crains que Greenpeace et les autres ne fasse guère le poids face au poids de la finance, d’autant plus que politiques et médias s’unissent à elle pour nous faire persévérer dans la voie suicidaire de la surconsommation.
Alstom s’engage à commercialiser des technologies de captage du CO2 pour aider l’UE à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de CO2
LEVALLOIS PERRET, France — (BUSINESS WIRE)
Regulatory News:
Chris Davies, membre du Parlement européen, a lancé un débat essentiel en demandant le 6 mai un renforcement des mesures préconisées par la Commission européenne dans sa directive sur le stockage géologique du dioxyde de carbone. Ce débat aura une influence décisive sur la rapidité avec laquelle le secteur de la production d’électricité apportera les réponses technologiques nécessaires à une réduction significative des émissions de CO2 résultant de la production d’électricité à partir de combustibles fossiles.
Fournisseur des équipements utilisés dans le quart des centrales électriques dans le monde, Alstom (Paris:ALO) salue les propositions de l’UE sur le climat et l’énergie et s’engage à jouer son rôle dans la production d’une énergie plus propre, en Europe comme à l’échelle planétaire.
Alstom est prêt à relever le défi posé par le captage et le stockage du CO2 en mettant à profit sa connaissance de la combustion des combustibles fossiles, des chaudières et des systèmes de contrôle de la qualité de l’air. D’ores et déjà, Alstom est engagé auprès de plusieurs partenaires pour développer et tester des technologies de captage du CO2 sur plusieurs unités de démonstration, ce qui lui permet de mettre en avant une solution viable en conformité avec la proposition de Chris Davies.
Alstom vise à commercialiser les technologies de captage du CO2 à compter de 2015. Toutefois, à l’image d’autres projets pionniers d’envergure commerciale, le captage et le stockage du CO2 nécessiteront un cadre réglementaire et financier adapté afin de garantir une montée en puissance rapide de la technologie et son utilisation généralisée sur le plan commercial.
La définition d’une date à laquelle sera rendu obligatoire l’équipement des sites de production à partir de combustibles fossiles avec des technologies de captage et stockage du CO2 pourrait constituer un premier pas vers leur commercialisation :
• en adressant un signal clair aux marchés afin d’encourager les investissements dans diverses technologies de captage et stockage du CO2
• en donnant les mêmes règles du jeu aux différents acteurs, grâce à l’élimination de certains risques liés au développement de nouvelles technologies à une échelle commerciale.
Alstom souhaite insister sur le caractère global que doit prendre la lutte contre les émissions de CO2 issues de la production d’électricité. Les mesures de réduction de ces émissions doivent être équitablement réparties à travers le monde. Si tel n’était pas le cas, il importerait alors de prendre des mesures adéquates pour éviter que des activités européennes fortement consommatrices d’énergie ne soient désavantagées en matière de concurrence internationale.
Compléments d’information
• La production d’électricité est à l’origine de 40% des émissions mondiales de CO2. Les centrales au charbon représentent 70% de la production mondiale et sont, avec les centrales au gaz, responsables de la plus forte proportion de CO2 (Les technologies de captage et stockage s’appliquent également au gaz) émis par les centrales électriques.
• L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la demande d’électricité va doubler d’ici à 2030, tout comme la capacité de production au charbon dans le même temps. Les nouvelles centrales au charbon construites aujourd’hui (totalisant plus de 1 GW par semaine rien qu’en Chine) auront une durée de vie de 40 ans. Le monde doit donc commencer à déployer des technologies de captage et stockage à l’échelle commerciale dès que possible s’il souhaite éviter des émissions de CO2 irréversibles.
• Les technologies de captage et stockage représentent en effet la seule stratégie responsable sur le moyen terme permettant de continuer à utiliser des combustibles fossiles pour la production d’électricité.
• Des projets de démonstration à moindre échelle ont déjà indiqué que la technologie de captage fonctionne mais celle-ci doit à présent être déployée au niveau commercial.
• - Les projets pionniers devront bénéficier de financements publics compte tenu des risques financiers élevés liés au déploiement de nouvelles technologies. Le coût de ces dernières pourra être réduit sensiblement à mesure que l’expérience déterminera leur utilisation optimale et que des économies d’échelle se dégageront de leur généralisation.
• -Un financement public se justifie en raison des bénéfices considérables – en termes de réduction des émissions de CO2 – que peuvent engendrer les technologies de captage et stockage :
des études estiment que celles-ci pourraient potentiellement réduire les émissions mondiales de CO2 de jusqu’à 30% (source : Bellona).
Fermement engagé en faveur du captage et de stockage du dioxyde de carbone, Alstom se situe à la pointe du développement de solutions fiables et économiques pour le captage du CO2 dans des centrales « zéro émission ».
Trois principales technologies sont en cours de développement pour le captage du CO2 avant stockage : la pré-combustion, l’oxy-combustion et la post-combustion. Alstom travaille en priorité sur l’oxy-combustion et la post-combustion qui – à la différence de la pré-combustion – peuvent être adaptées sur des centrales existantes.
• Le captage en post-combustion consiste à séparer le CO2 des fumées de combustion au moyen d’un solvant (ammoniaque réfrigéré ou amine). Alstom prévoit de commercialiser cette technologie à l’horizon 2015.
• Le procédé par oxy-combustion consiste à brûler un combustible solide dans de l’oxygène au lieu de l’air, ce qui produit des fumées concentrées en CO2, dès lors facile à capter.
Sites Internet : http://www.alstom.com, http://www.power.alstom.com
Commentaire: l’appel à des fond publics confirme que l’intérêt de la CSC est essentiellement spéculatif.
Energie solaire : La filière ouvre ses portes
La filière solaire se mobilise pour mieux se faire connaître du grand public.
A l’occasion de les journées européennes du solaire qui se déroulent les 16 et 17 mai, l’association Enerplan qui regroupe les professionnels de la filières organise dans toute la France des manifestations portes ouvertes pour promouvoir le solaire auprès du grand public.
Enerplan, l’association professionnelle de l’énergie solaire, organise une journée portes ouvertes les 16 et 17 mai à l’occasion des journées européennes du solaire. Cette association qui rassemble les professionnels de la filière (industriels, ensembliers, bureaux d’études, installateurs, architectes, énergéticiens…), a pour vocation de promouvoir le développement de l’énergie solaire. Elle se saisit des journées européennes pour mobiliser ses troupes et les inviter à accueillir le public vendredi et samedi prochains.
« Tout le monde est concerné par l’augmentation du coût des énergies (flambée du prix du baril de pétrole, augmentation du gaz et augmentation à venir de celui de l’électricité avec l’ouverture du marché) et tout le monde peut agir », affirme Enerplan. L’association souhaite inciter les français à se renseigner sur tous les avantages que peut représenter l’usage de l’énergie solaire à des fins domestiques : chauffage et eau chaude sanitaire notamment. Visites d’usines, visites d’installations solaires, expositions de matériels solaires, stands d’information,…de multiples manifestations sont ouvertes gratuitement au grand public. Au total, 800 manifestations sont organisées dans toute la France. La carte de tous les événements est consultable sur Internet.
9 mai 2008, Pierre Magnetto
Commentaire :
Le journal local ne manquera pas d’indiquer à ses lecteurs les manifestations prévues en région bourgogne……
J’ai assisté hier à la Charité sur Loire, à une conférence donnée par Gérard Magnin, délégué général d’ « Energie-Cité », à l’initiative de l’association de défense de la Loire « Le Merle ». Divers exemples efficaces de réduction de la consommation énergétique des locaux d’habitation et des structures urbaines ont été présentés de façon claire et convaincante. Il est permis cependant de regretter que l’accent n’ait pas été mis sur l’extrême urgence qui s’impose de les appliquer.
Lors du débat qui a suivi Gérard Magnin a reconnu qu’un énorme retard avait été pris depuis, qu’en 1970, les membres du Club de Rome avaient décrit la catastrophe qu’entrainerait la poursuite de l’hyperconsommation.
A la question de l’opportunité de l’ouverture de notre mine il a répondu certes par la négative, mais avec une conviction que j’aurais aimée plus musclée.
Le problème de la captation séquestration du carbone a été soulevé. Il a confirmé que cette technologie ne pouvait être opérationnelle que dans quelques dizaines d’années. Ce qui n’a pas empêché un Cossayais de vanter avec enthousiasme le charbon propre, relayé par un conseiller municipal de la Charité dépêché par le Parti pour la circonstance.
Wilfrid Séjeau, conseiller régional vert de Bourgogne, a fait la présentation de son livre dans lequel il condamne l’ouverture de la mine. Il a cependant affirmé sa foi dans la captation-séquestration, ce qui peut constituer à mon avis une brèche où les promoteurs d’un site pilote risquent de chercher à s’introduire.
L’impression générale que je retire d’une telle manifestation est, qu’au delà de quelques kilomètres, notre problème ne rencontre qu’une bonne dose d’indifférence, de même qu’il semble que la majorité de nos concitoyens, ne se sentant guère concernée par l’imminence de la catastrophe climatique, estimeraient, qu’après tout, exploiter ce charbon aurait quelques avantages.
La conclusion est que nous devons plus que jamais demeurer mobilisés.
Retour sur la conférence de la Charité…
Il y avait un consensus entre le communiste de service, le conseiller régional vert et le conférencier pour affirmer que le charbon sera la ressource énergétique de l’avenir. Ajoutons à cela que la RFA vient de décider la construction de 25 centrales au charbon et que les Pays-Bas lui emboitent le pas. Croire, comme beaucoup, que le problème de notre mine est enterré, est une douce illusion. Deux choses pourront nous sauver : notre détermination et l’accélération de la catastrophe climatique. Hélas les Birmans, le Inuits, les sinistrés des atolls de l’Océan Indien et du Pacifique n’ont pas leur mot à dire sur notre frénésie de consommation.
Etats-Unis : Hillary Clinton et Barack Obama soutiennent le charbon propre 13/05/2008 12:50 (Par Sandra BESSON)
Hillary Clinton et Barack Obama soutiennent le charbon propre
Hillary Clinton et Barack Obama, les deux candidats démocrates à la présidentielle aux Etats-Unis, ont changé de ton ces derniers jours et affirment soutenir corps et âme le charbon propre alors qu’ils essayent d’attirer les électeurs dans les états miniers du Kentucky et de West Virginia.
Les deux candidats démocrates à la présidentielle aux Etats-Unis, Hillary Clinton et Barack Obama parlent de plus en plus du « charbon propre » et de moins en moins du réchauffement climatique et ce pour attirer les électeurs en West Virginia et dans le Kentucy : deux états qui sont au cœur de l’économie du charbon du pays.
Afin d’attirer les votes des électeurs de ces deux états des Etats-Unis pour les primaires démocrates, les deux candidats Hillary Clinton et Barack Obama jouent sur le rôle ascendant des façons de transformer les réserves nombreuses de charbon du pays en électricité sans rejeter de grandes quantités de gaz à effet de serre. Ces façons n’ont pas encore testées commercialement et ne sont jusqu’à présent pas viables économiquement.
« Nous avons besoin de grands investissements dès aujourd’hui pour trouver comment capturer et stocker le dioxyde de carbone émis par la combustion du charbon » a déclaré Hillary Clinton lors d’un meeting dans une ville rurale de Clear Fork lundi.
Pour se rendre sur place, la candidate démocrate est passée sur une route ventée qui passe à travers les Appalaches et qui longe au moins quatre grandes mines de charbon.
La campagne de Barack Obama a de son côté organisé des distributions de flvers dans le Kentucky sur lesquels on pouvait lire « Barack Obama croit au charbon du Kentucky ». Les flyers montraient une image d’une barge géante transportant du charbon sur le Fleuve Ohio.
Les centrales électriques au charbon génèrent près de la moitié de l’électricité produite aux Etats-Unis et représentent près de 40% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis.
Hillary Clinton a pour projet de demander à l’industrie américaine de réduire ses émissions de dioxyde de carbone de 80% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2050, mais elle s’est bien gardée d’y faire une allusion lorsqu’elle se trouvait dans le Kentucky et en West Virginia ces derniers jours.
Mais les Etats-Unis peuvent encore compter sur le charbon pour 250 ans, et le charbon restera probablement le pilier de leur système électrique pendant plusieurs décennies. « Je sais à quel point le charbon est important en West Virginia » a déclaré Hillary Clinton la semaine dernière. « Le charbon ne sera pas absent du futur proche ».
Le soutien des candidats pour le charbon propre ces derniers jours indique une tension entre leur besoin de rallier les états riches en charbon tels que la Pennsylvanie et l’Illinois et leur promesse de lutte contre le changement climatique.
« Le charbon propre n’existe pas » a déclaré Brent Blackwelder, président du groupe de défense de l’environnement Friends of the Earth. « Nous ne devrions pas tout miser sur le charbon pour nous sauver. Nous devons chercher à nous débarrasser des usines de charbon ».
Parmi les états de l’est des Etats-Unis, la West Virginia et le Kentucky sont au sommet de la production de charbon et emploient près de la moitié des ouvriers américains de l’industrie du charbon, soit environ 39000 individus.
Les deux candidats démocrates Hillary Clinton et Barack Obama soutiennent la législation qui pourrait être débattue par le Sénat cet été et qui demanderait à l’industrie américaine de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 70% d’ici 2050.
Les responsables de l’industrie du charbon ont déclaré que les compagnies électriques américaines étaient prêtes à adopter des stratégies de réduction des émissions de dioxyde de carbone mais ne pouvaient pas tout simplement fermer leurs centrales électriques au charbon sans augmenter massivement les prix de l’électricité.
« Les Etats-Unis n’ont pas seulement un problème d’environnement mais ils ont aussi un problème d’offre d’énergie » a déclaré Luke Popovich, porte-parole du syndicat National Mining Association.
Commentaire: Ceci nous montre ce qui risque fort de se produire chez nous. La collusion du lobbying et des considération électorales peut facilement, comme aux USA, peser bien plus lourd que les préoccupations environnementales. Puissent nos écolos, si prompts à se mobiliser contre les centrales nucléaires, dire nettement, comme Mr Brent Blakwerder: « Nous ne devrions pas tout miser sur le charbon pour nous sauver. NOUS DEVONS CHERCHER A NOUS DEBARASSER DES CENTRALES DE CHARBON ». Mais il ne faut pas rêver.
Parlons Environnement en Nièvre :
Depuis qques semaines, le JdC nous abreuve d’articles idylliques sur l’environnement dans ce beau département qui est le nôtre.
- Article sur les véloroutes de ce « vert pays des eaux vives (rappelez-vous bien cette devise !): « La Nièvre, paradis des fondus de vélo »
- Encart du CR de Bourgogne :appel à sauvegarde des Vergers conservatoires :
… »après la restauration des bocages, la préservation des milieux humides..,nous voulons aujourd’hui sauvegarder les variétés anciennes d’arbres fruitiers… »
- Encart de Cg 58 : « le grand stade de la nature Nièvre :… »laissons-nous porter au fil de l’eau, sérénité, loin du bruit,loin de la ville,juste une péniche pour prendre le temps de vivre…. La Nièvre,ses paysages, ses lacs, ses sentiers.. » ils ont oublié « sa mine » !!
- Jardin de Marigny « faire la cueillette de fruits et légumes : vous aimez la nature… dans un écrin de verdure…cadre agréable.. » Presque tous les Lucenayais connaissent cet endroit : sont-ils conscients (et les jardiniers également) qu’avec une mine-centrale, à moins de 3O km, les asperges risquent d’être moins « délicates » ??
-enfin conclusion : « Délicieuse étape dans le canton de la Charité s/Loire :pour qui aime la nièvre tranquille et charmante, Beaumont-la-Ferrière est une étape bucolique… »
Je n’ai pas fait mention de nombreux
articles concernant Hollandais et Anglais ayant choisi notre département.
Résumons : La Nièvre c’est la Nature par excellence, donc …pas de Mine !!
Mais comme le souligne M.Escaravage : »au-delà de qques km, notre problème ne rencontre qu’une bonne dose d’indifférence ».
Il faudrait absolument mobiliser le Département. Vaste programme !
JdC du 14 mai : Magny-Cours
Bernie Ecclestone n’en veut plus !
MM. Charmant et Patriat sont consternés. M.Patriat explique que « Magny-Cours est GRENELLEMENT COMPATIBLE , en vantant les avantages – environnementaux entre autres- du site nivernais.
C’est merveilleux ce « grenellement compatible » !!
Pouvons-nous nous mobiliser,tous,à titre individuel bien entendu, pour demander à MM. Charmant et Patriat si notre « CHARBON » est grenellement compatible avec les avantages environnementaux du Sud-Nivernais ?
Charmant : http://www.cg58.fr
Patriat : http://www.cr-bourgogne.fr
CONSEIL REGIONAL
développement durable
Cliquez sur le lien suivant :
http://www.cr-bourgogne.fr/index.php?&c=684&p
Le rêve, que du « GRENELLEMENT COMPATIBLE »
Une expression qui ne manquera pas d’être reprise par le comité du « charbon propre »
Concernant le projet qui nous menace !
Climat : les glaces du pôle Sud livrent 800 000 ans de secrets
Caroline de Malet
15/05/2008 | Mise à jour : 00:24
L’extraction d’une carotte de glace sur le site de la base franco-italienne Concordia, en Antarctique. Les paléoclimatologues, en forant désormais jusqu’à 3 260 mètres, remontent encore plus loin dans le temps.
Jamais l’atmosphère n’a connu de concentration en CO2 comparable à aujourd’hui.
De toutes petites bulles d’air. Piégées dans les glaces de l’Antarctique depuis 800 000 ans, ce sont elles qui, une fois prélevées dans les carottes extraites jusqu’à 3 260 mètres de profondeur, sont les témoins du passé de notre planète. Elles qui, depuis l’intuition géniale du glaciologue Claude Lorius en 1984, permettent de remonter le temps en établissant une corrélation étroite entre la concentration en gaz à effet de serre et les températures enregistrées en Antarctique. Accréditant ainsi l’idée que le réchauffement est imputable aux activités humaines.
Depuis vingt ans, les scientifiques n’ont cessé de vérifier cette hypothèse sur des périodes de plus en plus longues. En forant toujours plus profond, dans le cadre du programme européen Epica : mille, deux mille, plus de trois mille mètres. Aujourd’hui, deux équipes internationales de chercheurs, en grande partie français, publient dans la revue Nature les derniers résultats de ces analyses sur 800 000 ans, consacrés respectivement au CO2 et au méthane. Jamais les paléoclimatologues n’avaient remonté aussi loin dans le temps. Si l’analyse du dioxyde de carbone repose toujours sur des prélèvements issus de deux sites de l’Antarctique (la base russe de Vostok pour les glaces datant d’aujourd’hui à 420 000 ans et le site franco-italien de forage de Dôme C pour les carottes datant de 650 000 à 800 000 ans), celle du méthane a été effectuée sur une même carotte issue de Dôme C, avec un point de mesure tous les mètres (soit tous les 380 ans).
Le résultat de ce travail de titan mené depuis 20 ans confirme de nombreuses hypothèses, mais apporte également son lot de surprises. Au rang des confirmations, les scientifiques ont mis en évidence neuf cycles climatiques d’alternance entre ères glaciaires et interglaciaires (plus chaudes). Soit un de plus qu’il y a quelques années, où l’on en avait identifié seulement huit. Autre conclusion majeure : jamais, au cours de cette longue période de plusieurs centaines de milliers d’années, n’a été relevée une concentration en CO2 aussi élevée qu’aujourd’hui.
«Avec 800 000 ans d’archives, les chances de passer à côté d’un pic comparable à celui que nous connaissons actuellement sont de plus en plus minimes», estime Jérôme Chappelaz, directeur adjoint du laboratoire de géologie et de glaciologie de l’environnement (LGGE) de Grenoble et coauteur des travaux consacrés au méthane.
L’épisode chaud le plus marquant identifié sur la période remonte à 320 000 ans. La teneur en CO2 était alors de 320 parties par million (ppm) contre plus de 380 actuellement et la concentration en méthane de 780 ppm (contre 1 800 aujourd’hui). Il faisait alors 3 à 5 degrés de plus qu’aujourd’hui au pôle Sud. Mais, explique Jérôme Chappelaz, «à la différence de la période récente, où cette évolution est intervenue en 150 ans, lors de cet épisode précédent, elle s’est déroulée sur plusieurs milliers d’années, ce qui a donc laissé le temps au climat de se stabiliser».
Variations rapides
Parmi la moisson d’enseignements livrée par ces travaux, «nous avons trouvé les teneurs les plus basses en CO2 jamais enregistrées il y a 667 000 ans», annonce Dominique Raynaud, ancien directeur du LGGE et coauteur de l’étude consacrée au CO2.
L’atmosphère connaissait alors une concentration en dioxyde de carbone de 172 ppm, contre plus de 380 ppm aujourd’hui. «Un niveau qui s’explique peut-être par le rôle de captage du CO 2 par les océans, qui a pu être plus efficace qu’aujourd’hui à certaines périodes», estime Dominique Raynaud.
L’étude consacrée au méthane montre, elle, qu’avec le temps l’accroissement de l’intensité des moussons en Asie du Sud-Est va de pair avec la hausse de la teneur en méthane dans l’atmosphère. Une observation nouvelle qui s’explique en partie par le rôle joué par l’humidité, l’enneigement des plateaux tibétains et l’ensoleillement.
Dernier apport de ces travaux : les variations climatiques rapides observées dans chacune des glaciations ne s’expliquent ni par la durée des glaciations ni par leur intensité. Les chercheurs en ont même remarqué lors de la glaciation survenue il y a 770 000 ans. En fait, ces épisodes revêtent un caractère systématique. «C’est surprenant, car on s’attendait à ce que celles-ci dépendent du volume des calottes de glace dans l’Atlantique Nord ; or ce n’est pas le cas», ne cache pas Jérôme Chappelaz.
De quoi remettre en cause l’idée, répandue, selon laquelle la circulation thermohaline pourrait se ralentir en période chaude, ce qui pourrait avoir pour effet un refroidissement de l’Europe. Rien de tel n’a été observé par le passé. Un véritable pavé dans la mare, qui ne va pas manquer de faire des remous.
Pourquoi suis-je pessimiste ?
Parce que les crédits de recherche consacrés à la CSC sont en train de se mettre en place, en particulier le « Fond Carbone » auquel participe la Caisse des Dépôts et Consignations dont nous connaissons l’intérêt pour la SEREN.
Parce que le « mythe du charbon propre » est en passe de triompher grâce à la propagande mensongère du lobby charbonnier.
Parce que nous avons le malheur de vivre dans un département dont les élus sont particulièrement réceptifs à cette propagande et clament partout, contre toute évidence, que la CSC est fiable, sans risques, et prête à être réalisée.
Parce que ceux qui se disent à nos côtés préfèrent manifestement la cause antinucléaire à la lutte contre le charbon.
Parce que la majorité des Français sont des citadins, se soucient comme d’une guigne du sort de notre petit coin de campagne et sont prêts à s’émerveiller devant tous les projets technologiques.
Cependant faisons nôtre la devise de Guillaume d’Orange : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».
MINISTERE DE L’ENERGIE DE L’ONTARIO
Vers le remplacement du charbon
Le gouvernement McGuinty réduira encore plus les dangereuses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2011
TORONTO, le 16 mai /CNW/ -
NOUVELLES
Le gouvernement McGuinty a établi de nouvelles limites strictes sur les
émissions produites par les centrales au charbon afin qu’elles soient réduites
de deux tiers au cours des trois prochaines années par rapport aux niveaux
enregistrés en 2003.
Ontario Power Generation devra limiter les émissions de gaz à effet de
serre de ses centrales au charbon, qui étaient de 34,5 mégatonnes en 2003, à
11,5 mégatonnes en 2011. La compagnie devra aussi montrer qu’elle a accompli
des progrès en 2009 et en 2010 pour atteindre la cible fixée pour 2011.
L’Ontario est la seule région d’Amérique du Nord qui s’est engagée à
éliminer complètement les centrales au charbon. Le remplacement du charbon
d’ici 2014 représente la plus grande initiative de réduction des gaz à effet
de serre en Amérique du Nord et équivaudra à la suppression de presque
7 millions d’automobiles de nos routes.
Le remplacement du charbon est une composante clé du plan échelonné sur
20 ans du gouvernement visant à assurer une réserve fiable et durable
d’électricité pour l’Ontario. Ce plan est une approche équilibrée pour
renouveler l’approvisionnement, établir une culture d’économie d’énergie et
générer plus d’énergie renouvelable.
CITATIONS
« Nous nous devons, ainsi qu’aux futures générations d’Ontariennes et
d’Ontariens, d’abandonner le charbon, d’économiser l’énergie et de nous
approvisionner à des sources plus propres d’électricité », a déclaré le
ministre de l’Energie, Gerry Phillips.
« L’abandon progressif du charbon signifie moins de pollution dans l’air
que nous respirons, a dit le ministre de l’Environnement, John Gerretsen.
L’Ontario utilise davantage de sources renouvelables d’énergie pour lutter
contre le changement climatique, et les consommateurs peuvent faire leur part
en utilisant l’électricité judicieusement. »
FAITS EN BREF
- La fermeture de la centrale au charbon de Lakeview en 2005 a éliminé
des émissions équivalant à la suppression de 500 000 automobiles des
routes de l’Ontario.
– La fermeture des centrales au charbon d’ici 2014 constituera la plus
grande contribution (44 pour cent) à la réduction des émissions de
gaz à effet de serre de l’Ontario dans le cadre de son plan d’action
contre le changement climatique, Ontario vert.
– Le plan d’action contre le changement climatique, Ontario vert, fera
de la province un chef de file environnemental en luttant contre le
changement climatique, en écologisant l’économie, en s’attaquant aux
causes environnementales de la maladie et en offrant une solide
protection de l’environnement naturel.
POUR EN SAVOIR PLUS
Renseignez-vous sur le plan d’action de l’Ontario contre le changement
climatique Ontario vert (www.ontariovert.ca/home.php).
Renseignez-vous sur le plan de l’Ontario visant à remplacer les centrales
au charbon par des sources d’électricité propres et écologiques
(www.energy.gov.on.ca/index.cfm?fuseaction=francais.renouvelable).
Renseignez-vous sur le plan énergétique échelonné sur 20 ans de l’Ontario
http://www.energy.gov.on.ca/index.cfm?fuseaction=francais.communiques&back=yes&news_i
d=173&backgrounder_id=131
Consultez le règlement à http://www.ebr.gov.on.ca en entrant le numéro de
registre 010-3530.
Commentaire :
Peut-on rêver que nos politiques suivent cet exemple ?
Ou céderont-ils … « à la propagande mensongère du lobby charbonnier. »
Le solaire moins chère que le charbon !!! GOOGLE ne s’y trompe pas contrairement à nos chers élus !
Google concrétise ses engagement en faveur des énergies renouvelables, en investissant 10 millions d’euros dans la société Brightsource Energy qui développe d’ambitieux projets dans le solaire thermique.
Brightsource Energy projette notamment la construction de 5 centrales thermiques dans le désert californien, pour une puissance attendue de 900 MW. La société est récemment parvenue à réunir 115 millions de dollars d’investissement.
Pour Google, cette participation s’inscrit dans le cadre de son programme Re
Documentaire sur ARTE
Ce soir,20 Mai à 21 h, « Changements climatiques : une menace pour la paix »,avec,entre autres,Peter Schwartz auteur du rapport du Pentagone sur le réchauffement climatique.
Tous à vos télés ou magnetos.
Beau documentaire.
Seulement voila, les pétroliers et charbonniers se moquent du réchauffement climatique!
Ce qui compte pour eux c’est la pompe….à fric.
Et dire qu’en ce moment le pétrole monte à cause des financiers qui spéculent, sans doute les mêmes qui veulent détruire notre sud nivernais et avec qui mes camarades collaborrent.
Le parti des travailleurs qui cire les « pompes » du grand capital…
Article très intéressant paru dans « ENERZINE.COM ».
La première centrale qui capte le CO2 a une puissance de 30MW (à rapprocher des 1000 MW de la SEREN). A noter la petite phrase suivante : « nous ne pouvons pas dire avec certitude si la technologie fonctionnera à grande echelle ».
Une opinion qui tranche avec les certitudes certains hommes politiques locaux et les lobbies du charbon propre (même avec certains verts). Pourtant cet article vient de M. Michael Donnermeyer, président du centre d’information sur les centrales à charbon respectueuses des enjeux climatiques (IZ Klima), regroupement de constructeurs et exploitants de centrales.
La première centrale pilote au monde dite à « charbon propre » doit être mise en service les jours qui viennent dans le Brandebourg (site industriel « Schwarze Pumpe ») par le groupe énergétique Vattenfall Europe.
Fonctionnant au lignite, la petite centrale thermique délivrera une puissance électrique de 30MW. Avec ce premier projet (70 millions d’euros d’investissement), le numéro 3 allemand de l’énergie cherche à démontrer à petite échelle la faisabilité technique du piégeage et de la séquestration du CO2 (technologie CCS) produit par la petite centrale thermique de 30MW lors du processus de combustion du lignite. L’option technologique retenue est l’oxycombustion.
Contrairement à ses concurrents allemands, Vattenfall Europe a fait le choix technologique de l’oxycombustion, c’est-à-dire l’utilisation d’oxygène pur comme comburant à la place de l’air. Ce procédé permet de produire des fumées très riches en dioxyde de carbone, en vue de faciliter le traitement CCS de ce gaz à effet de serre.
Ce projet pilote devrait être suivi par une centrale de « démonstration » de 300MW, dont la mise en service est prévue pour 2015. C’est seulement pour l’horizon 2020 qu’est envisagée la construction d’une première centrale rentable commercialement, de plus de 1600MW. Mais de nombreuses incertitudes demeurent : « Aujourd’hui, nous ne pouvons pas encore dire avec certitude si la technologie fonctionnera à grande échelle. Quoiqu’il en soit, grâce aux projets pilotes en cours, nous devrions le savoir bien avant 2020. », explique Michael Donnermeyer, président du centre d’information sur les centrales à charbon respectueuses des enjeux climatiques (IZ Klima), regroupement de constructeurs et exploitants de centrales.
Parallèlement aux défis techniques, d’autres obstacles restent à franchir : il n’existe pas encore de cadre législatif pour la capture, le transport et le stockage géologique de dioxyde de carbone. Sur ce thème, la Commission européenne a déjà présenté un projet de loi en janvier 2008, projet dont le gouvernement fédéral travaille actuellement à la transposition en droit national.
Idéalement, la loi allemande devrait être adoptée début 2008. Le projet de loi européen est globalement perçu de manière positive par les acteurs du secteur, même s’il reste à apporter des améliorations.
Sans la capture du CO2, l’avenir des centrales thermiques à charbon en Allemagne est compromis : les projets de construction de centrales à charbon classiques se heurtent de plus en plus à l’opposition de riverains ou au veto de politiques locaux.
L’Ozon, L’Acolin et toutes nos rivières font partie du bassin versant de l’agence de l’Eau Loire Bretagne.
Une grande enquête nationale est en cours pour demander notre avis sur le schéma directeur et le programme de mesures 2010-2015, avec notamment le niveau d’ambition recherché et sur la pertinence des actions prévues.
Le lien du site est copié ci aprés
http://www.prenons-soin-de-leau.fr/
Défendons notre environnement, répondons nombreux au questionnaire, et dénonçons la pollution et la destruction de notre environnement à Lucenay et Cossaye qui ne manqueraient pas d’être détruit avec un site d’exploitation minière, et faisons notre la phrase de Mr BORLOO:
« Emparez vous de ce débat et battons-nous ensemble pour faire de chaque bassin un bassin de vie »
très bonne idée.
Mais en même temps n’est-ce pas encore se faire avoir comme avec le grenelle qui vient déjà de prendre du plomb dans l’aile?
De beaux discours (avec du vent autour) pour que nos chers députés UMP nous entubent ensuite sous la pression de leurs amis industriels…
Et puis, franchement: Qui de plus mal placé que Borloo pour parler de l’eau?……hips!!!
Brèves de l’Environnement
Energies – Brève publiée le : 26/05/2008
Deuxième édition de la Journée européenne de l’énergie éolienne
La deuxième édition de la Journée européenne de l’énergie éolienne, organisée par l’Association européenne de l’énergie éolienne (European Wind Energy Association – EWEA), se tiendra le 15 juin 2008, partout en Europe.
Cette campagne européenne vise à souligner les nombreux avantages de l’énergie éolienne – une source d’énergie locale, renouvelable et illimitée.
Des centaines d’activités vont avoir lieu simultanément dans les principales villes et régions d’Europe. Les professionnels de l’énergie éolienne expliqueront les principaux avantages de cette énergie et présenteront le fonctionnement d’une éolienne.
18 pays ont d’ores et déjà confirmé leur participation à cette édition 2008 et prévoient d’organiser des événements aussi variés que des inaugurations de parcs éoliens, concerts, conférences, journées d’information auprès des scolaires, débats, concours, etc. L’année dernière, plus de 40.000 personnes avaient participé à cette manifestation.
Pour la France, l’organisation de cet évènement a été confiée au Syndicat des Energies Renouvelables / France Energie Eolienne (SER-FEE). En 2007, 3.000 personnes étaient venues visiter les 31 parcs français ouverts.
Pour cette édition 2008, 45 parcs éoliens français (répartis dans 29 départements) accueilleront le public les 13,14 et 15 juin 2008 dont le Parc de la Citadèle en Ardèche, le Parc éolien du Cers dans l’Aude ou le Parc Éolien de Saint Léger dans le Pas-de-calais… 36 entreprises présenteront leurs parcs à l’occasion de ces journées notamment Acciona, Aérowatt, Boralex, EDF E.N., Enercon ou encore La Compagnie du Vent.
La capacité éolienne installée en France s’élève à la mi-mai à 3.027 MW. En 2007, la France (2.455 MW) a constitué le troisième marché européen derrière l’Allemagne (22.247 MW) et l’Espagne (15.145 MW). La filière éolienne française emploie actuellement 5.000 emplois. Si la France réalise les objectifs nationaux et communautaires de production d’énergie d’origine renouvelable, l’énergie éolienne serait alors en mesure d’employer 60.000 personnes d’ici 2020, a souligné France Energie Eolienne.
Questions :
Cette journée intéresse t-elle nos élus ?
I’ information va t-elle paraître dans la presse locale ?
lundi 26 mai
Inauguration des 17èmes journées nature d’AVERMES consacrées cette année au réchauffement climatique ce lundi 26 mai à 18h à ISLEA.
Cette manifestation durera toute la semaine et différents spécialistes se succèderont pour des conférences le soir à 20h30.
Au programme :
Lundi 26 mai : Inauguration des journées Nature animée par M. Vincent LHERMET, chasseur d’orages, puis pot de l’amitié
Mardi 27 mai : Océan et climat par M. Jacques MERLE, océanographe et physicien
Mercredi 28 mai : Observations, causes et conséquences du changement climatique par M. Gaël DERIVE, expert du changement climatique et docteur es science en hydrologie
Jeudi 29 mai : Le climat en question par M. SIGAUD, météorologue à météo FranceVendredi 30 mai : Projection du film d’Al GORE, suivi d’un débat avec M. APPAIX, animateur au point Info Energie de l’AllierPour ceux qui veulent en savoir plus :
http://journature.free.fr/
Avez-vous lu dans le journal Le Monde du dimanche 25 et lundi 26, l’article dans la rubrique Futurs (futurs@lemonde.fr) intitulé :
Des « solides poreux » avides de CO2 pour dépolluer l’air ?
Ce n’est qu’au stade d’étude mais c’est à suivre….
Michèle Labbe
General Electric Energy a signé un accord avec Schlumberger Carbon Services concernant la séquestration du carbone pour accélérer l’utilisation de la technologie « charbon propre ».
Chaque jour nous arrivent des scoops de ce type témoignant de la soif des lobbys de l’énergie, face à la crise pétrolière, de rentabiliser l’exploitation du charbon. Dans la logique du « clean washing » ils utilisent l’alibi mensonger de la CCS pour contourner l’urgente nécessité des économies drastiques, seules capables de conjurer, si faire se peut, la catastrophe climatique. Ne doutons pas qu’ils exacerbent ainsi les convoitises de certains à l’égard de notre gisement. Ce qui aggrave le problème c’est qu’ils jouent sur deux tableaux en suscitant certains ouvrages de vulgarisation, négationnistes du changement climatique, qui tombent à point pour encourager la poursuite du gaspillage fatal.
Réchauffement climatique
Que les négationnistes du changement climatique, ne veuillent pas se rendre à l’évidence, n’est surement pas en soi satisfaisant, mais que nos décideurs politiques restent sourd à cette évidence de changement climatique (cela pour différentes et diverses raisons) est inquiétant.
Il suffit de prendre connaissance de phénomènes déjà enclenchés, le dernier en date l’article paru dans BATIACTU reproduit ci après.
200 millions d’émigrés climatiques en 2050 !
Dans le cadre d’une conférence internationale à Athènes consacrée aux changements climatiques, le directeur de l’Institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’ONU, Janos Bogardi, a indiqué jeudi que les migrations pourraient atteindre 50 millions de personnes en 2010 et 200 millions en 2050.
«La désertification et la hausse du niveau de la mer vont provoquer des déplacements», a indiqué jeudi à Athènes le directeur de l’Institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’ONU, Janos Bogardi, dans le cadre d’une conférence internationale consacrées aux changements climatiques.
L’expert estime ainsi que les migrations pourraient atteindre 50 millions de personnes en 2010, 200 millions en 2050 et plus de 700 millions par la suite.
En Egypte, la désertification concernerait 16 millions de personnes. Au Vietnam, la hausse du niveau de la mer entraînerait le recouvrement des cultures et une perte de 30% du PIB, a-t-il déclaré. Il faut agir notamment «pour dépénaliser les mouvements migratoires». «La migration est traitée du point de vue du Nord, on doit changer et se mettre à la place des gens du Sud» a-t-il lancé
De son côté, le Haut commissariat pour les réfugiés estime «que 24 millions de personnes dans le monde ont déjà émigré en raison de facteurs environnementaux».
29/05/2008 BATIACTU (fin de l’article).
Voilà nous y sommes,2010 c’est demain alors qu’attendons nous pour déclarer ceux qui soutiennent le charbon comme « agents destructeurs de l’humanité !! »
Vendredi soir, dans le cadre de la semaine du réchauffement climatique, était projeté à Avermes le film d’Ale Gore suivi d’un débat animé par un responsable « Energie Info ». J’ai ainsi pu voir le film une troisième fois…
Je voulais profiter du débat pour évoquer notre problème et, ne me faisant aucune illusion quant à mes talents d’orateur, j’ai lu le texte suivant : « Hier une conférence réunissait au Groenland les pays riverains de l’Arctique. Il s’agissait d’y tirer profit de la catastrophe climatique, et par là même de la majorer, en exploitant entre autres ses gisements pétroliers.
Dans le même registre, à vingt kilomètres d’ici, certains investisseurs envisagent de rentabiliser le charbon de Lucenay les Aix, en le brûlant dans une centrale thermique.
Ces comportements sont-t-ils tolérables compte-tenu de l’accélération manifeste cataclysmique du changement climatique ? »
J’ai ajouté que depuis 2006, non seulement le message du film s’était confirmé, mais que l’accélération de la catastrophe était manifeste.
L’animateur ne m’a pas contredit et l’un des participants nous a charitablement assuré de son soutien. Il n’y a pas eu de contestation. Mais il était hélas manifeste que le reste de l’assistance ne se souciait guère de notre sort et se préoccupait essentiellement du prix des carburants et du coût des économies d’énergie.
Je suis revenu avec la conclusion que j’avais perdu mon temps, tout comme je l’avais fait à la réunion organisée par le Merle à La Charité, et que seules nos actions sur le terrain et les contacts individuels que nous pouvons établir sont de quelque utilité.
Cidessous une partie du compte-rendu par El Moudjahid de la visite de J.L. Borloo en Algérie:
« Le ministre français a salué l’expérience algérienne en matière de séquestration de carbone en avançant qu’il aura l’occasion de »découvrir l’expérience » menée sur le site d’In-Salah qu’il considère comme un projet »particulièrement exemplaire » car il permet de stocker le carbone dans le sol et donc de réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère ».
Souhaitons que son enthousiasme ne franchisse pas la Méditerranée…
De quoi calmer Borloo:
Extrait de la conclusion du Rapport de l’Académie des sciences
ÉNERGIE 2007-2050
LES CHOIX ET LES PIÈGES.
« On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’àl’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination
du CO2. »
Nièvre et Environnement (suite) :
Le JdC n’en finit pas de vanter les actions environnementales en Nièvre , et c’est bien car cela veut dire qu’il se passe quelque chose.
Donc « dans la Nièvre, l’agriculture biologique est le fait de 72 fermes, d’où le Printemps Bio … « lire l’article,page 6,jdc du 31/5.
Jardins, journées de la Baratte organisées par la dynamique association Sain-Fiacre :
protection du milieu et défense d’un certain art de vivre face à un mode de vie consumériste qui tend à tout dévaster sur son passage ….lire article page 9.
Canal du Nivernais : grand article, pleine page 22, et surtout photo de Christian Paul à vélo ,défendant haut et fort le tourisme de demain, les stratégies de développement sur l’eau et autour de l’eau…
A quand Ch. Paul,à vélo,faisant le tour du site minier Lucenay-Cossaye et vantant les mérites de nos rivières, étangs et autres sources ? et peut-être le canal à Decize aura-t-il un peu moins de charme ?
Je lui envoie un mail lui demandant ce qu’il en pense. Si j’obtiens une réponse (faut pas rêver !)j’en fais part à la ronde…
Le 17 mai dans l’émission chez Fog sur France 5, Jean Jouzel, vice-président du Giec et glaciologue bien connu, et Claude Allegre se sont empoignés sur le thème du réchauffement climatique
Lien direct pour regarder la Video :
http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=5667626281082825010&hl=fr » type= »application/x-shockwave-flash
Voir également article de l’Express sur le sujet à l’adresses suivante :
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/les-esprits-s-echauffent-sur-le-climat_505233.html
Les économies d’énergie au cœur de la Journée mondiale de l’environnement 2008
EVENEMENT –
Actu-Environnement.com – 04/06/2008
Célébrée chaque année le 5 juin, la Journée mondiale de l’environnement a été lancée pour la première fois en 1972 par l’Assemblée générale de l’ONU afin de marquer l’ouverture de la Conférence de Stockholm sur l’Environnement humain. Elle est commémorée chaque année dans un pays différent. C’est, pour les Nations Unies, l’un des principaux moyens pour susciter une plus grande prise de conscience envers l’environnement et promouvoir l’intérêt et l’action politique.Pour 2008, c’est la Nouvelle Zélande qui accueille la Journée mondiale de l’environnement, placée cette année sous le thème Non à la dépendance ! Pour une économie à faible émission de carbone. 80 idées sont proposées à tous les citoyens de la planète pour participer à cet événement.Les commémorations en Nouvelle-Zélande seront axées sur les solutions et les opportunités pour les pays, les industries et les communautés de modifier les comportements en vue de parvenir à des économies et styles de vie à faible carbone. La Nouvelle-Zélande est parmi un groupe pionnier de pays engagés à accélérer une transition vers une économie à faible carbone et sans carbone, a indiqué Achim Steiner, Sous-secrétaire Général de l’ONU et Directeur Exécutif du PNUE.Les mesures incluent une plus grande rationalité énergétique dans les bâtiments et les appareils électriques, y compris les ampoules, jusqu’ à un changement vers des formes plus propres et renouvelables de production énergétique et de systèmes de transport. L’accent sera également mis sur le rôle des forêts pour contrer l’augmentation des gaz à effet de serre.
R. BOUGHRIET
Aussi bien SEREN que VALORCA sont depuis un an d’une remarquable discrétion. Vous en chercherez en vain sur internet une quelconque manifestation. Même l’exposé de Jean-Charles Besson, agrémenté de si beaux schémas en couleurs, qui avait refait surface il y a quelques mois, a disparu. Il avait l’inconvénient de permettre une démonstration facile de l’imposture portant sur les emplois. Nous serions bien naïfs de penser qu’elles ont renoncé à leur entreprise de pollution. Bien au contraire. Leur silence ne cherche qu’à nous endormir, cependant que le lobby du « charbon propre » oxymorique fait pour elles tout le travail de promotion. Soyons prêts à nous défendre dès qu’elles feront mine de sortir des caches où elles sont à l’affut.
Justement, il semble que ce serait le moment de faire également du « lobbying » contre le charbon histoire de ne pas relâcher la pression.
Surtout ne pas laisser penser que tout est enterré.
or, qu’avons nous pour répondre aux projets Seren et Valorca ? Pas grand chose, aujourd ‘hui: quelques commentaires sur ce blog, parfois très défaitistes qui inciteraient plutôt à une surconsommation de prozac (merci pour la prescription docteur!) et une ADSN bien muette depuis quelques temps. (j’espère que ce n’est pas parce que son président a du mal à cumuler les casquettes)
Un peu de nerfs! c’est justement maintenant qu’il faut être combatif.
Attendez-vous à savoir qu’aujourd’hui c’est :
« LA JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT »
Comme chaque 5 juin depuis 1972.
Pas un mot de cette journée dans le journal local !
Mais peut-être vous le saurez demain……….
Attendez-vous également à savoir que dans le cadre de l’enquête sur la qualité des eaux, l’eau sera encore plus propre ………après avoir lavé le charbon.
Coluche va se retourner dans sa tombe !
Édition du Mardi 16 janvier 2007 « Science » Quand l’homme cause des tremblements de terre.
Quand l’homme cause des tremblements de terre
par Judith Alain -
Le tremblement de terre le plus puissant de l’histoire de l’Australie a été déclenché par des activités minières, selon une nouvelle étude.
D’une amplitude de 5.6 sur l’échelle de Richter, le tremblement de terre de Newcastle en Australie, qui a eu lieu le 28 décembre 1989, a causé 13 morts, 160 blessés, ainsi que des pertes de 3,5 milliards de dollars US. Le pays n’étant pas situé sur une zone sismique active, les causes de ce tremblement de terre sont longtemps restées incertaines.
Récemment, l’étude de Christian D. Klose de Columbia University’s Lamont-Doherty Earth Observatory à New York a fait le lien entre ce tremblement de terre et les mines de charbon à proximité de Newcastle. Ces mines sont en activité depuis 200 ans. L’extraction des milliers de tonnes de charbon aurait entraîné des changements de pressions de la croûte terrestre, ce qui a provoqué un séisme d’une telle envergure. De plus, l’exploitation de l’eau reliée à l’activité des mines a exercé une pression supplémentaire. Pour chaque tonne de charbon produite, 4,3 tonnes d’eau sont nécessaires. Certaines opérations minières nécessitent jusqu’à 150 tonnes d’eau par tonne de charbon produite.
Ces résultats ont été présentés pour la première fois à la conférence American Geophysical Union à San Francisco, le mois dernier. On a estimé que les dommages engendrés par ce tremblement de terre avaient excédé les profits totaux engendrés par l’extraction du charbon aux cours des années.
Selon Georges Beaudoin, professeur et directeur du département de géologie à l’UL, les risques sismiques induits par les activités minières sont des phénomènes connus. Or, on apprend avec cette recherche que la force de ces tremblements de terre peut être très grande. «Le risque sismique est plus important dans le cas des mines de charbon, car elles sont généralement plus profondes et elles ont tendance à être horizontales, donc l’effondrement est plus élevé», souligne-t-il.
Il importe de préciser que les réserves de charbon sont bien plus grandes que celles de pétrole et de gaz naturel. À ce sujet, M Beaudoin ajoute «qu’il y a encore beaucoup de mines de charbon dans l’Ouest canadien et américain, et surtout en Chine. Il ne s’agit pas de l’énergie du futur, mais de celle qui a la plus grande réserve».
Un exemple parmi tant d’autres
Les mines ne seraient pas les seules activités à induire un tel stress à la croûte terrestre. En effet, l’extraction du pétrole et l’exploitation de l’eau à grande échelle engendrent aussi ce qu’on appelle la pollution géomécanique. Depuis, le 19e siècle, plus de 200 tremblements de terre répertoriés dans le monde seraient reliés à des activités de géoingénierie.
Actuellement, le transport du gaz naturel représente aussi un risque de tremblement de terre potentiel. Le gaz est entreposé dans un réservoir souterrain dans les périodes de faible consommation pour ensuite répondre à la demande aux périodes de pointe. «Pour la région de Québec, le réservoir souterrain se trouve à Trois-Rivières. Si ces réservoirs sont mal remplis, de façon trop vite ou autre, ça peut causer des changements de contraintes, et provoquer des tremblements de terre», explique le professeur.
Par ailleurs, l’idée de séquestrer du dioxyde de carbone (CO2) dans des strates géologiques, pour réduire l’effet de serre, présente aussi des risques sismiques. Il y a présentement un site d’expérimentation à Weyburn en Saskatchewan. «Il s’agit d’un ancien champ pétrolier, où l’on a réinjecté du CO2 concentré sous forme gazeuse. Cet ajout change les pressions internes et ça peut induire des contraintes, donc des tremblements de terre », explique-t-il. Jusqu’à maintenant, aucun problème n’a été signalé sur le site, mais la surveillance continue, car les risques sont mal connus.
Suis-je vraiment défaitiste ? Cassandre l’était-elle aussi, qui tentait de mettre en garde les Troyens contre les ruses des Grecs ? Est-ce se donner toutes les chances de vaincre que de refuser une estimation lucide des atouts de nos adversaires ? Il serait bien naïf de douter de leur détermination nourrie par leurs instincts de puissance et de prédation, et d’ignorer les accès qu’ils ont dans les sphères du pouvoir, de la finance et de l’industrie.
Mais il n’y a pas là de raisons de céder au découragement et d’avoir recours aux tranquillisants et aux antidépresseurs ou à leurs équivalents ludiques, que nous dispensent charitablement nos médias, pour nous éviter de penser aux choses sérieuses. Bien au contraire, considérer que nous avons affaire à forte partie doit nous stimuler.
De plus leur erreur initiale a été celle que nous devons nous garder de commettre. Habitués d’opérer sur certains terrains exotiques, ils ont largement sous-estimé nos moyens de riposte. Internet nous a munis d’armes qu’ils ne soupçonnaient même pas et doit nous permettre de continuer de mettre en lumière toutes leurs impostures sur l’emploi, sur l’impact environnemental et sur leur utilisation de l’eau de la Loire, ou sur les possibilités locales de la CSC et ses incertitudes quant au délais de réalisation et à ses risques.
Je voudrais répondre à Monsieur (ou madame) l’Ours que l’ADSN est peut-être muette momentanément (peut-être n’avez-vous aucun contact avec ses membres ?), mais elle n’est pas enterrée; çà vous le savez n’est-ce-pas ?
Donc Mr l’Ours,si vous avez tant de nerfs, que proposez-vous pour être si combatif ?
A plus sur le terrain, et pas avec des mots..
De malheureuses victimes du réchauffement : Ces Messieurs du Charbon et du Pétrole.
Nous produisons en brûlant des combustibles fossiles, dont le charbon, un excédent de CO2 que les végétaux ne peuvent « séquestrer ». Là est la cause du changement climatique, menace imminente pour la survie même de l’humanité.
La solution du problème est simple : il suffit de ne plus émettre cette quantité excédentaire de CO2. Pour ce faire nous disposons de moyens tout à fait suffisants :
1- en priorités les économies d’énergies.
2- les énergies nouvelles.
3- le nucléaire, hélas incontournable dans l’urgence.
CQFD…
Vous n’y pensez pas. Que vont devenir nos
« Amis qui nous veulent tant de bien », que leur principal souci est de nous garantir encore quelques années de confortable gaspillage avant la chute finale. Ils ont bien tenté de nier le problème, mais ça ne marche plus. Alors ils ont inventé la CSC, la captation séquestration du CO2, potentiellement source de fuites toxiques et applicable au minimum dans vingt ans, alors qu’au train où vont les choses, il sera trop tard. Qu’importe, ils seront les plus riches du cimetière !
A lire ou à relire un article de Jean Marc Jancovici qui date de juillet 2000
Cliquez sur le lien :
http://www.manicore.com/documentation/articles/nucleaire.html
Le 6 avril dernier EUREKA attirait notre attention sur le projet DESERTEC. L’intérêt de ce projet, consistant à établir au Sahara des champs de panneaux photovoltaïques et d’acheminer vers l’Europe le courant électrique ainsi produit en une quantité telle qu’elle pourrait assurer la totalité de notre consommation, se confirme de façon tout à fait convaincante. La semaine dernière lors d’un colloque organisé au Sénat Brice Lalonde soulignait l’importance fondamentale de cette entreprise. De plus le 15 mai dernier au forum DESERTEC de Hanovre Antoine-Tristan Mocilnikar, « Responsable Environnement & Développement durable « Mission Union pour la Méditerranée, Présidence de la République Française », soutenait ce projet avec conviction. Quand on se souvient qu’il est aussi un partisan du « charbon propre », on peut s’interroger, mais aussi espérer qu’il lui apparaîtra peut-être bientôt évident que le solaire, tel qu’il est conçu dans DESERTEC, mérite infiniment plus d’être financé qu’une technologie qu’on ne saurait absolument pas intégrer dans un développement durable.
Oui mais dans la presse le projet DESERTEC
apparait peu!
Et surtout pas dans la presse locale….
Peut-être demain?????
horreur!
En traversant Lucenay ce matin: ça y’est, LES CAMIONS ET LES ROUES PELLES SONT ARRIVES! cauchemar, déjà si tôt, enfer!
Mais non, ce ne sont que des travaux sur la route. ouf.
Restons vigilants.
Jamais content !
La publication de Jean-Marc Jankovici constituait à coup une condamnation de l’utilisation des combustibles fossiles. Mais elle est datée de l’an 2000 , avant que n’ait été lancé l’alibi du charbon propre. De plus, depuis, la position des antinucléaires n’a pas bougé d’un pouce, si bien que j’ai récemment entendu l’un d’entre eux déclarer que la CSC était une solution intéressante. La Seren et Valorca ne peuvent que le remercier.
Je vantais hier les mérites du projet DESERTEC. Hélas entre le Sahara, la Méditerranée et notre Europe, se trouve le Maghreb, la Libye et l’Egypte dont l’avenir politique et religieux est pour le moins incertain et qui risquent fort de « couper le courant » à la première occasion.
DU POSITIF ENFIN !!!!!!!
NOUS N’AVONS PAS BESOIN DU CHARBON.
Une alternative aux énergies fossiles adoptée, bravo N.K.M., mais elle aura fort à faire, face aux groupes de pression tenant du charbon.
article de BATIACTU du 11/06/2008
22 projets retenus pour l’électricité issue de la biomasse
Le ministère de l’Ecologie a annoncé mercredi la validation de 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010.
La commission de régulation de l’énergie a validé 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse, c’est-à-dire les déchets végétaux, a annoncé mercredi la secrétaire d’état à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Les dossiers sélectionnés concernent des projets d’unité de production d’énergie à partir de biomasse qui «bénéficieront d’un tarif préférentiel de rachat de l’électricité», a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. Cela représente «un tiers d’un réacteur nucléaire ou 450.000 tonnes équivalent pétrole», a précisé la secrétaire d’Etat, avant de rappeler que 56 dossiers avaient été déposés, pour une puissance cumulée de 700 mégawatts : soit «plus de deux fois la puissance visée par l’appel d’offres».
Nièvre et environnement (suite)
Vous vous souvenez, j’avais demandé à notre député quand il ferait le tour à vélo de notre futur site minier. Et bien,j’ai eu une réponse (ce dont je le remercie) : il me remercie de mon message et précise : « je sais combien le projet minier a fait débat. Je souhaite qu’il n’y ait pas de motifs d’inquiétude et que le dialogue sur l’avenir de la Nièvre soit constructif ». Que Dieu vous entende !!!
Pour faire suite au commentaire précédent, tout laisse à penser que l’on peut au moins compenser les besoins supplémentaires en électricité par du renouvelable.
Mais mes camarades qui soutiennent le grand capital du charbon dit « propre » pensent autrement.
Il veulent sans doute avoir le chauffage gratuit grâce au……réchauffement climatique!
Le commentaire précédent faisait référence a celui de MILVIL.
ELIANE est passée par la entre temps.
« Que Dieu vous entende »
Espérons que ce dieu n’est pas un….fumeur de havane !
Beaucoup d’incertitudes sur le CCS du CO2 et pour le moins pas à l’échelle industrielle avant 2030 :
Avec la demande croissante et les prix grimpants du pétrole et du gaz naturel, de plus en plus de pays se tournent à nouveau vers le charbon comme source d’énergie. Les réserves de ce combustible pourraient permettre de compenser la diminution de pétrole pour quelque centaine d’années. Une cinquantaine de centrales électriques à charbon pourraient voir le jour en Europe dans les prochaines années et ce nouvel « or noir » aliment d’ores et déjà la croissance économique en Chine et en Inde. Ce retour du charbon est cependant une très mauvaise nouvelle pour la planète à cause des émissions de gaz à effet de serre qu’il dégage… sauf si on arrivait à capter le CO2 pour le stocker sous terre en l’empêchant ainsi de s’échapper dans l’atmosphère.
Capter le carbone dans les fumées
Cette technologie (CSC) existe et fonctionne déjà sur des sites d’extraction de gaz naturel (voir ci-dessus). « C’est un cas facile, souligne Paul Broutin, chef de projet captage à l’Institut français du pétrole, car ils sont obligés de traiter ce gaz naturel pour le commercialiser et car la pression élevée du gaz permet de faire la séparation à moindre coût. » Or dans le cas des centrales à charbon, ou d’autres industries fortement émettrices, il est plus ardu de capter le CO2 des fumées à la sortie. « La technologie la plus mature consiste à récupérer les fumées de la centrale et de les faire transiter par des bains d’un solvant, appelé amine, permettant de séparer le CO2. Cette technologie est mature, mais chère, comme le démontre un projet pilote mené à Esbjerg, au Danemark », explique Didier Bonijoly, coordinateur projet de stockage de CO2 au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières).
D’autres pistes de recherche
Deux autres technologies retiennent l’attention des chercheurs. La première, l’oxycombustion, « consiste à remplacer l’air par l’oxygène dans le processus de combustion, ce qui permet d’avoir un flux composé en fin de processus à 90-95% de CO2 qu’on peut stocker directement » poursuit le chercheur du BRGM. Enfin, et à plus long terme, il serait envisageable de capturer le CO2 avant la combustion, ce qui permettrait au même temps de récupérer de l’hydrogène pour produire encore de l’électricité.
Un développement à grande échelle pour 2030
Alors, le charbon propre, c’est pour quand ? « Le captage de CO2 n’est pas une solution d’avenir, mais une solution de transition », souligne Paul Broutin. En Europe, on prévoit d’installer de 12 à 20 centrales thermiques équipées pour capter le CO2 d’ici à 2015-2020 pour développer la technologie à grande échelle vers 2030. « On va en avoir besoin du charbon, poursuit le chercheur de l’IFP, car c’est la seule source importante pour produire de l’électricité avant le développement des énergies renouvelables, qu’on espère prendront le relais vers 2050. »
Le stockage de carbone inquiète
Les opposants du CSC ne croient pas dans ce scénario de nécessité. Pour l’ONG environnementaliste Greenpeace, par exemple, l’investissement dans les économies d’énergie et dans les énergies renouvelables permettrait de se passer du charbon et du nucléaire. Or, les investissements absorbés par le CSC sont autant de ressources en moins pour ces alternatives. « De plus, la technologie ne sera pas disponible avant 2030 alors qu’on inverser la courbe des émissions de CO2 avant 2015 et le stockage présente aujourd’hui des risques qu’il est impossible de garantir sur le long terme », explique , chargée de campagne climat pour Greenpeace-France.
Des risques environnementaux et sanitaires
Pierre Toulhouat, directeur scientifique de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), confirme le manque de connaissance dans le domaine du stockage de CO2. « Le risque le plus étudié est la possibilité que le gaz carbonique ressorte des failles, ce qui pourrait un dommage pour la planète car le CO2 finirait dans l’atmosphère, mais aussi éventuellement pour l’homme si un accident devait survenir pendant le transport ou par une rupture de pipeline : 4% de CO2 dans l’air peut avoir des conséquences sanitaires importantes », souligne le scientifique. Plus à long terme, les propriétés chimiques du CO2 posent problème car des réaction chimiques peuvent entraîner une dissolution accélérée des métaux contenus dans le roches des gisements remplis de CO2. Des éléments polluants comme le plomb et l’aluminium pourraient ainsi se retrouver dans les eaux souterraines. Selon le scientifique, la recherche dans ce domaine resterait balbutiante.
Le rôle des industriels
Pour que le CSC se développe à grande échelle, il faudra dans tous les cas, que les industriels s’y mettent. Une directive de l’Union européenne est actuellement en cours de discussion pour éliminer les entraves légales, le CO2 étant considéré jusqu’à maintenant comme un déchet. « Pour inciter les industriels à s’y mettre, il faudra la carotte et le bâton, souligne Paul Broutin : la carotte, ce seront les aides proposées par l’UE, notamment le financement des études, le bâton, les taxes sur les émissions de CO2 ». Tout dépendra des quotas d’émission attribués aux entreprises dans le cadre de l’après-Kyoto en 2013. Moins les industries auront le droit de polluer, plus l’achat d’un « quota » de pollution sur le marché du CO2 coûtera cher. Le principe : ça marchera si capter et stocker revient moins cher que de polluer. Pourvu que les entreprises ne délocalisent pas.
Rhône-Alpes classée première région française pour l’énergie solaire
ENERGIES – Actu-Environnement.com – 12/06/2008
Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national des énergies renouvelables, la région Rhône-Alpes est la première région française pour l’utilisation d’énergie solaire. Elle détient le record des installations de chauffage solaire (système solaire combiné) en France métropolitaine avec 911 installations.
Avec un total de 3.984 installations, soit 15% des installations françaises, la Région comptabilise également le plus grand nombre de chauffe-eau solaires individuels (CESI). Rhône-Alpes est en outre la deuxième Région pour le solaire photovoltaïque.
Le Conseil régional a consacré 4,8 millions d’euros en 2006 et 2007 à ces dossiers, souligne la Région dans un communiqué. Ces excellents résultats apportent la preuve que les énergies renouvelables sont désormais une réalité pleinement intégrée au secteur de la construction et de la rénovation, déclare le Conseil régional.
R. BOUGHRIET
Rappelons que le président de la région rhône-alpes est M. Jean-Jack Queyranne (PS)
Rendez-vous dans 22 ans !
Prière au changement climatique de patienter jusqu’en 2030, en attendant que la CSC se soit mise en place et ait fait la preuve de son efficacité et de son innocuité…
L’ennui c’est qu’en 22 ans il se passe bien des choses. En 1986 il n’était question du réchauffement de l’atmosphère et de celui des océans que dans des cercles scientifiques très étroits. Depuis l’évidence s’en est imposée et surtout l’accélération hyper croissante du processus est manifeste, entretenue par des phénomènes de rétroaction positive tels que la diminution de l’albédo des régions polaires et la fonte du permafrost.
La violence accrue des ouragans, la multiplication des tornades, l’augmentation de la fréquence des inondations, ne laissent aucun doute : le point de non-retour est en passe d’être franchi, s’il ne l’est point déjà. Se fier à une solution technologique incertaine et plus que tardive est à proprement parler suicidaire. Hélas les maîtres du monde qui vivent dans nos pays tempérés, bien à l’abri dans leurs bureaux climatisés ne savent voir de la catastrophe que ses côtés favorables à leur business.
Les teneurs en dioxyde de carbone et en méthane ont fortement augmenté en 2007
]Pour la seule année 2007, le niveau mondial de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, le facteur numéro un du changement climatique, a augmenté de 0,6 %, soit 19 milliards de tonnes. En outre, le méthane a augmenté de 27 millions de tonnes après environ 10 ans avec peu ou pas d’augmentation. Les scientifiques du centre national océanique et atmosphérique des Etats-Unis (le NOAA) l’ont publié ainsi que d’autres conclusions préliminaires le 23 avril dernier en tant que mise à jour annuelle de l’indice des gaz à effet de serre (l’organisme extrait ses données à partir de 60 sites dans le monde).
La combustion de charbon, de pétrole et de gaz, connus sous le nom d’énergies fossiles, est la première source d’augmentation des émissions de dioxyde de carbone. Les océans, la végétation et les sols absorbent la moitié de ces émissions. L’autre moitié reste dans l’air pour des siècles ou plus. On s’attend à ce que 20 % des émissions de combustibles fossiles utilisés en 2007 restent dans l’atmosphère pour des milliers d’années, selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Vue d’une autre manière, l’augmentation du dioxyde de carbone émis l’an passé signifie que 2,4 molécules de gaz ont été ajoutées à chaque million de molécules d’air, ce qui a fortement dynamisé la concentration mondiale jusqu’à environ 385 parties par million (ppm). Les niveaux de dioxyde de carbone pré-industriel oscillaient aux alentours de 280 ppm depuis 1850. Les activités humaines ont gonflé ces niveaux jusqu’à 380 ppm dès le début de 2006.
Le taux d’augmentation des concentrations du dioxyde de carbone s’est accéléré au cours des dernières décennies en même temps que les émissions d’énergies fossiles. Depuis 2000, des augmentations de 2 ppm ou plus sont courantes, alors qu’elles n’étaient que de 1,5 ppm par an dans les années 80 et moins de 1 ppm par an dans les années 60.
Les niveaux de méthane ont augmenté l’année dernière pour la première fois depuis 1998. Le méthane est 25 fois plus puissant en tant que gaz à effet de serre que le CO2, mais il est beaucoup moins présent dans l’atmosphère – environ 1 800 parts par milliard. Quand on prend en compte les facteurs qui influent sur le changement climatique, l’impact total du méthane est presque deux fois moins important que celui du dioxyde de carbone.
La croissance industrielle rapide en Asie et l’augmentation des émissions des zones humides en Arctique et sous les tropiques sont les causes les plus probantes de l’augmentation récente du méthane, selon le scientifique Ed Dlugokencky du laboratoire de Recherche Earth System du NOAA.
« Nous sommes à l’affût du premier signe d’une libération de méthane à partir de la fonte du pergélisol de l’Artique », d’après Dlugokencky. « Il est trop tôt pour dire si la pointe d’émissions de l’an dernier marque le début d’une telle tendance. »
Le pergélisol, ou sol gelé en permanence, contient de vastes réserves de carbone. Les scientifiques sont inquiets car comme l’Artique continue à se réchauffer et le pergélisol à fondre, le carbone pourrait se répandre dans l’atmosphère sous la forme de méthane, engendrant peut être un cycle de libération de carbone et de hausse des températures.
Qu’en sera-t-il en 2030 ?? Si nous attendons que le charbon soit devenu seulement un^peu plus propre…
PIQUURE DE RAPPEL A L’ATTENTION DES ENTREPRISES QUE L’ON POURRAIT APPELER :« POMPE FUNEBRE A CO2 »
« Le poisson ne voit pas l’hameçon, il ne voit que l’appât ; l’homme ne voit pas le péril, il ne voit que le profit. »
[Proverbe mandchou]
A QUAND L’ENTERREMENT DE 1ere CLASSE DU PROJET.
M. HENIN dont le projet a fait tant de vagues devrait s’intéresser à ce projet :
FRS0104 40623 /AFP-HE46
LISBONNE, 19 juin 2008 (AFP) – Le Portugal, en pointe sur les énergies renouvelables, a pris une longueur d’avance dans la recherche sur l’énergie houlomotrice, qui utilise la force des vagues pour produire de l’électricité, et espère à moyen terme prouver sa rentabilité.
Depuis 2005, des scientifiques portugais testent en collaboration avec des partenaires étrangers cette technologie résultant de l’action du vent sur la mer qui, selon une étude du Centre de l’énergie des vagues (CEO), pourrait en théorie fournir près d’un cinquième de l’électricité consommée dans le pays.
« D’ici 2012, nous espérons être en mesure d’atteindre une capacité de production de 100 MW », déclare à l’AFP le professeur Antonio Sarmento, chercheur à l’Institut supérieur technique de Lisbonne et président du CEO.
« La majeure partie du réseau électrique est installée sur le littoral où vit plus de la moitié de la population portugaise, ce qui représente un potentiel de croissance important », fait valoir M. Sarmento.
Le premier projet pilote portugais en activité a été développé sur l’île de Pico dans l’archipel des Açores, à quelque 1.500 km des côtes portugaises. Depuis trois ans, cette centrale de démonstration fonctionne de manière alternée.
Outre Pico, deux autres grandes centrales sont en projet: l’une à Povoa do Varzim (nord), présentée comme la plus grande centrale houlomotrice du monde, a rencontré plusieurs problèmes techniques mais devrait, selon ses responsables, être inaugurée cet été; l’autre doit également commencer à fonctionner au Large de Peniche (centre) l’an prochain.
Preuve de l’intérêt porté à la force des vagues, il existe actuellement plusieurs technologies différentes testées à travers le monde, certaines recourant à des structures flottantes, d’autres totalement immergées.
Les vagues permettent d’actionner des turbines génératrices d’énergie. L’électricité produite est ensuite transportée par câbles sous-marins vers la côte pour être finalement raccordée au réseau.
Sur le terrain, les essais de prototypes sont coûteux et techniquement complexes et les sociétés portugaises sont souvent dépendantes de partenaires étrangers. Par ailleurs, des obstacles restent encore à surmonter, notamment la longévité des équipements.
Mais, à en croire les spécialistes portugais, les avantages de l’énergie houlomotrice sont nombreux. Moins onéreuse que l’éolien, elle est également plus stable et prévisible.
« Alors que le vent peut apparaître et disparaître à n’importe quel moment. Notre capacité de prévision avec l’énergie des vagues est plus importante. Cela peut aller jusqu’à six jours », explique un responsable du CEO.
Selon les chercheurs de ce centre, le Portugal dispose, par rapport à d’autres pays, de plusieurs atouts pour développer cette technologie: météo favorable, peu de tempêtes, des vagues moyennes, une amplitude des marées modérée, une profondeur des eaux de plus de 50 mètres le long du littoral permettant de multiplier la puissance des vagues… Tous ces éléments permettent un meilleur accès au off-shore et donc un entretien plus simple des installations.
Consacrant la reconnaissance de l’expertise portugaise, les Etats-Unis ont signé fin mai un accord de coopération avec le Portugal dans le domaine de l’énergie houlomotrice. « Nous avons beaucoup à apprendre de ce qui est déjà fait au Portugal. Par rapport à notre pays, les Portugais sont bien en avance en matière d’énergie houlomotrice », avait alors déclaré le secrétaire américain à l’Energie Samuel Bodman.
lf/alc/mpd
AFP 190650 JUN 08
Bientôt la même chose à COSSAYE et LUCENAY ?
Lisez ce qui suit. Quand on pense qu’ils nous assurent qu’il n’y aura pas de poussières et que les nappes seront préservées !!!
Pays : USA
GLGL
FRS0106 40672 /AFP-HG46
=(PHOTO+VIDEO)=
KAYFORD (Etats-Unis), 19 juin 2008 (AFP) – En Virginie-Occidentale, l’exploitation du charbon se fait dans des mines à ciel ouvert qui décapitent les montagnes des Appalaches à coups d’explosifs, affectant l’eau potable et l’air alors que l’industrie minimise les conséquences.
La technique de « décapitation des montagnes » (Mountain-Top-Removal Mining), qui a cours depuis les années 80, consiste à faire exploser les sommets de cette ancienne chaîne de montagnes de l’est du pays pour en récolter le charbon.
« Ils mettent le profit avant tout, avant les emplois, avant la santé des habitants », affirme Larry Gibson, un militant anti-mines à ciel ouvert, dont le terrain sur la montagne de Kayford, près de Charleston, tombe à pic sur la vaste mine du même nom: une falaise vertigineuse qui laisse voir dans un nuage de poussière jaune un cratère de plus de 300 hectares. S’y activent de rares camions et engins de chantier pour décrocher des parois de houille.
« Ils effectuent jusqu’à 10 explosions par jour et remplissent les vallées des remblais de débris de roches et de restes d’explosifs », précise M. Gibson, qui s’oppose à la méthode depuis 23 ans.
Il est difficile de connaître la surface totale excavée dans les Appalaches. S’appuyant sur les photos satellites de Google, les milieux associatifs dénombrent 470 monts décapités. « Les monts sont comme les cellules du cerveau, je ne sais pas combien il y en a ! », rétorque le porte-parole de l’industrie du charbon de Virginie-Occidentale, la West Virginia Coal Association (WVCA).
« Une bande d’activistes est tout bonnement contre la méthode de +décapitation des montagnes+ alors que nous produisons beaucoup d’énergie pour le monde entier », affirme Chris Hamilton qui représente cet Etat de l’est du pays, 2e producteur américain et 1er exportateur avec 165 millions de tonnes en 2007. « Bien sûr, il y a de rares exemples où une mine et une communauté sont un peu trop près l’une de l’autre », admet-il.
« La décapitation des montagnes dévaste à la fois l’économie et l’environnement. Quelque 3.200 km de ruisseaux ont été détruits pour toujours, remplis de déchets miniers », dénonce Joe Lovett, de l’organisation environnementale Appalachian Center for the Economy and the Environment.
Maria Gunnoe, 39 ans, habite au flanc d’une montagne creusée sur le flanc opposé par une immense mine, « Jupiter », visible seulement d’avion.
En 2003, son habitation a été submergée par des coulées de boue, sa grange à demi-emportée, la source dont elle tire son eau potable – comme beaucoup d’habitations rurales de la région -, est désormais, selon elle, contaminée au sélénium. Depuis cinq ans, elle attend un jugement et a dû dresser une barrière autour de son jardin après des menaces.
L’industrie rétorque que le sélénium est déjà présent dans les roches. Toutefois, dans un cas similaire, une récente décision de justice a condamné la compagnie Magnum Coal à cesser de décharger des niveaux toxiques de sélénium dans les sources.
« Ils tuent la culture des gens de la montagne », estime Maria, descendante de Cherokee.
Dans la bourgade de Sylvester, Pauline Canterberry, 78 ans, est appelée « mamie poussière ». Avec une voisine, elle est partie en guerre contre la poussière de charbon dégagée par l’usine de houille toute proche de la firme Massey, numéro 1 régional. Après une bataille devant la justice, elle a obtenu la pose d’un dôme sur le tas de houille. « C’est déjà ça, mais c’est pas assez », lance cette petite femme déterminée qui collectionne la poussière dans des bocaux étiquetés.
« Il faut tellement de temps pour que les choses bougent. Je me bats pour que mes petits-enfants plus tard n’aient pas peur d’ouvrir leur bouche », conclut-elle en essuyant une couche de poussière de charbon sur son porche.
cgr-vmt/prh/chv/mpd
AFP 190650 JUN 08
Demande à Eureka : cette description est apocalyptique …. Il faudrait faire suivre ces données aux services de Borloo, Hulot, Charmant, Patriat,Paul et les autres . Il n’est pas sûr qu’ils lisent les dépêches ou infos de l’AFP, surtout quand çà dérange. Quant à Hénin, est-il retiré sous sa tente ? existe-t-il encore ?
Dans le doute nous allons tout de même lui envoyer cette « belle » histoire par la poste. En pure perte, bien entendu. Mais juste pour lui rappeler que nous savons nous mettre au courant et que nous ne l’oublions pas.
Information intéressante mais sans doute peu connue !
Mercredi 28 mai 2008
CLAYE-SOUILLY : PROJET DE CAPTAGE STOCKAGE DE CO2 PAR VEOLIA
VEOLIA DECLINE L’INVITATION
LA REUNION PUBLIQUE D’INFORMATION
EST ANNULEE
Une réunion publique d’information sur le projet de Veolia de captage, transport et stockage CO2 sur le site de la REP de Claye-Souilly devait se tenir début Juin 2008, or la Sté Véolia a décliné l’invitation.
Extrait de l’article du Parisien de ce jour :
« Nous n’avons rien à cacher mais nous n’avons rien de nouveau à annoncer », explique Muriel Olivier, directrice de la communication chez Veolia Propreté Ile-de-France. « Nous sommes encore en phase d’études géologiques. » Lesquelles devraient être bouclées « avant la fin de l’année ».
Les associations environnementales et les riverains sont inquiets :
- Pourquoi la Société VEOLIA a décliné l’invitation ?
- Pourquoi Monsieur Yves Albarello, Député-Maire de Claye-Souilly a refusé d’organiser une réunion publique dans l’immédiat ?
- Pourquoi la Commission Locale d’Information et
de Surveillance C.L.I.S. de la Décharge de la R.E.P. n’est-elle toujours pas mise en place ?
- Si le projet aboutissait ce site serait-il classé SEVESO ?
Directive Seveso : http://www.ecologie.gouv.fr/La-directive-SEVESO-Pour-une.html
Toutes ces questions restent sans réponse et ne font qu’accroître l’inquiétude des riverains.
Actualités· Rubrique Solaire
Le solaire, concurrentiel en 2015 ?
(src : San Jose Business Journal)L’énergie solaire serait-elle en passe de gagner sa course à la rentabilité contre les combustibles fossiles ? C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude américaine, qui prévoit une égalité des coûts du solaire et des combustibles fossiles d’ici 10 ans.
L’étude publiée par la société de recherche et d’édition Clean Edge Inc, concerne le marché américain. Elle prévoit que pour la première fois en 2015, l’énergie solaire coûtera aussi cher que les sources d’énergie conventionnelles.
Alors que les prix du solaire baissent, ceux des combustibles qui alimentent les centrales au charbon, au gaz et nucléaires ne cessent de grimper. Si la tendance se poursuit, le point de convergence devrait être atteint en 2015.Sur le marché américain, le prix du solaire photovoltaïque s’établit aujourd’hui entre 5,50$ et 7$ le watt-crête (Wc), ce qui revient à 15 à 32 cents le kWh. En 2015, ce prix devrait passer entre 3,02 $ et 3,82$ le Wc (8-18 cents le kWh) et se situer entre 1,43et 1,82$ le Wc en 2025 (4 à 8 cents le kWh).
En revanche, l’étude table sur des investissements considérables pour que les Etats-Unis puissent se doter de 10 % d’énergie solaire : de 450 à 560 milliards entre aujourd’hui et 2025, à raison de 26 à 33 milliards par an.
« L’un des grands enseignements à tirer de ce rapport est que, à bien des égards, l’avenir de l’énergie solaire est entre les mains des services publics », résume Ron Pernick, co-fondateur de Clean Edge et co-auteur de l’étude.
« Parvenir à 10% de notre électricité à partir du soleil d’ici à 2025 nécessitera la participation active des services publics ainsi que l’appui et la participation des organismes de réglementations et de l’industrie solaire. »
Climat : 121 ONG s’opposent à la Banque Mondiale
121 ONG de 42 pays dont Greenpeace, Friends of the Earth International et Oil Change International, se sont opposés à la proposition de fonds pour le climat de la Banque Mondiale. Selon ces ONG, ces fonds risquerait de compromettre ce qui a été établi lors de la Convention Climat et du Protocole de Kyoto. Concernant la France, certaines mesures se trouvent en concurrence avec les engagements du Grenelle de l’environnement, ce qui risque de mettre en péril les discussions et les travaux en cours.
Dans ses propositions, la Banque mondiale souhaite créer trois nouveaux fonds d’investissement en vue de protéger le climat. Un fond pour les technologies propres de 5 à 10 milliards de dollars, un fond climat stratégique pour l’adaptation des industries de 300 à 500 millions de dollars, et un fond d’investissement pour les forêts (prévu pour fin 2008-début 2009).
L’argument majeur que les ONG avancent est le comportement ambigu de la Banque Mondiale en matière énergétique. Selon l’ONG Les Amis de la Terre, « depuis deux ans, le Banque Mondiale a financé 11 milliards de dollars dans le secteur énergétique dont seulement 1,4 milliards de $ (soit seulement 12,5 %) dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. » Les ONG redoutent que ces fonds soient dirigés vers de mauvaises solutions, dites cependant écologiques, telles que le charbon « propre » et le stockage du carbone.
On peut lire dans un article du journal de l’Environnement signalé par Jean Vénuat :
« Si le stockage est l’aspect le moins controversé» du paquet selon la Commission, il pose toutefois problème à deux pays: la Grèce et l’Italie. Pour des raisons de risques sismiques, la Grèce ne pourra pas accueillir de système de stockage carbonique, ce qui entraînera une distorsion de concurrence vis-à-vis du reste de l’UE.
Si la Grèce ne peut accueillir la CSC pour « des raisons de risques sismiques », quid de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie, de la Californie, de l’Amérique centrale, du Pérou, du Chili, et j’en passe, régions où la sismicité risque fort de favoriser les fuites du CO2 enfoui.
De quoi refroidir les ardeurs de nos amis du « charbon propre » à moins que, ce qui est de plus en plus probable, que les buts de l’opération soient de monopoliser abusivement les crédits destinés à la lutte contre le changement climatique et de vendre une technologie dangereuse à ces malheureux Chinois qui n’en sont pas à une catastrophe près.
Ce que dit mon fournisseur de bois :
« Cette année je vais avoir du mal à vous livrer vos 12 stères, PARCE QUE NOUS NE TROUVONS PLUS DE BÛCHERONS… ».
Je doute que travailler à la mine sera plus attractif que travailler dans les bois.
Dites-le avec des Fleurs :
ans une immense serre du Japon, des milliers de fleurs inhalent avec bonheur du dioxyde de carbone rejeté par un générateur d’énergie au gaz naturel,dont l’électricité sert aussi à éclairer les plantes, et la chaleur à les chauffer ».
Lu dans le JdC du 23/06 : LE CO2 AUSSI EFFICACE QUE LA LUMIERE SOLAIRE :
« Novateur
Donc, les gaz à effet de serre font pousser les fleurs, alors pourquoi s’évertuer à stocker le CO2 ? Ah,si seulement,tout cela était aussi simple ….
L’antarctique fond encore plus vite que prévu !!!
Il y a une fuite au pôle Sud Climat. Les glaces de l’Antarctique filent de plus en plus vite vers l’océan. Reportage, sur le continent blanc, avec ceux qui mesurent le débit des glaciers pour prévoir l’élévation du niveau des mers. Envoyée spéciale à Dumont d’Urville LISE BARNÉOUD (texte et photos) QUOTIDIEN : mardi 24 juin 2008
Il faut s’imaginer un autre monde. Un monde où le minéral l’aurait emporté sur l’organique. Un monde de glace. Nous sommes à l’est de l’Antarctique, à une dizaine de kilomètres de la base scientifique française Dumont d’Urville, sur le glacier de l’Astrolabe. Sous nos chaussures dûment cramponnées s’étale une couverture bleuâtre épaisse d’environ 800 mètres, crevassée de rides. Au loin, on devine les icebergs tout juste détachés de cette immense rivière gelée. Ils commencent leur lente dérive dans le courant circumpolaire de l’océan Austral d’où ils rejoindront les océans du monde. L’hélicoptère qui vient de nous déposer n’est plus qu’une petite tâche noire à l’horizon. Il reviendra dans quatre heures. Quatre heures : le temps, pour les chercheurs, de récolter le maximum de données qui permettront de localiser la «ligne d’échouage du glacier», c’est-à-dire la frontière au-delà de laquelle le glacier ne repose plus sur le socle du continent et flotte sur la mer. La surveillance du flux de glace au niveau de cette ligne permettra en effet de savoir si les glaciers de l’Antarctique s’écoulent à une vitesse telle qu’ils participent à l’élévation du niveau des mers.
«Il faut voir l’Antarctique comme une gigantesque baignoire, explique Emmanuel Le Meur, du laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement de Grenoble. Il suffit de connaître la quantité d’eau qui y entre et le débit des robinets qui la vident pour faire son bilan de masse. S’il est négatif, l’Antarctique perd du poids et participe donc à la montée du niveau des mers. S’il est positif, l’Antarctique gagne du poids et freine l’élévation des mers», précise-t-il tout en préparant la pulka qu’il traînera derrière lui. Dans les faits, l’eau entre ici sous la forme de neige qui est saupoudrée à raison de quelques centimètres par an à l’intérieur du continent et de quelques dizaines de centimètres sur ses bords (soit tout de même près de 1 500 milliards de tonnes de neige déposés chaque année !). Et l’eau sort via les glaciers côtiers tels l’Astrolabe. Celui-ci paraît figé aux yeux des hommes. Il est en réalité mouvant aux yeux du temps puisqu’il s’écoule vers la mer à la vitesse d’environ 500 mètres par an, avant de donner naissance aux icebergs, seuls exutoires pour la glace de l’Antarctique. Les froides températures ne permettent en effet aucune fonte ici, contrairement au Groënland où la chaleur de l’air est responsable de la moitié des pertes de masse.
Isolé du reste de la planète grâce à son vaste courant océanique qui fait le tour du continent et par son immense calotte glaciaire qui fait office de réfrigérateur, l’Antarctique semblait être à l’abri des bouleversements climatiques actuels. On pensait même que sa calotte gagnerait en masse avec le réchauffement grâce à une plus grande évaporation des océans provoquant plus de précipitations. Las…
Processus d’amaigrissement. Une étude publiée l’hiver dernier (1) est venue battre en brèche cet optimisme. En se basant sur des images satellites et des modèles météorologiques, une équipe de chercheurs américains dirigée par Eric Rignot a pu comparer ce qui tombait sur le continent avec ce qui partait en mer. Conclusion : «the Ice», comme l’appellent les familiers de l’Antarctique, aurait perdu 196 milliards de tonnes de glace en 2006, issus essentiellement de l’écoulement de ses glaciers côtiers de l’ouest. Pire, cette perte s’accélérerait puisqu’en 1996, le continent ne perdait «que» 112 milliards de tonnes de glace. Le processus d’amaigrissement de l’Antarctique aurait donc augmenté de 60 à 140 % selon les régions en seulement une décennie ! S’il est encore trop tôt pour parler d’une véritable tendance, ces derniers résultats ont tout de même de quoi faire froid dans le dos. Car si ce mastodonte de glace commençait réellement à perdre de la masse, il pourrait faire monter le niveau des mers de plusieurs mètres, voire dizaines de mètres s’il venait à fondre intégralement. «Ce qui n’est pas du tout à l’ordre du jour, rassure Emmanuel Le Meur. Mais la quarantaine de centimètres prévue dans le dernier rapport du Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ndlr ] pour la fin du siècle semble désormais beaucoup trop optimiste.»
Période charnière. Avec l’aide de son collègue chimiste Bruno Jourdain, le glaciologue parvient à fixer la pulka sur son baudrier. Puis les deux scientifiques grenoblois s’encordent et démarrent leur pérégrination. Autour s’étend un paysage transi aux dimensions d’éternité. Tout paraît figé, Pétrifié. Mais si l’on en croit l’étude d’Eric Rignot, ce monde comme en suspens serait en train de s’animer. «Pour moi, c’est clair : nous vivons une période charnière, prévient l’auteur. Certains glaciers à l’ouest du continent ont accéléré leur course à la mer de 40 à 80 % en dix ans et les plus grosses accélérations ont été mesurées durant la dernière saison. A l’Est, la calotte apparaît plus stable mais certaines zones glaciaires non loin de l’Astrolabe, comme Totten et Cook, semblent également s’accélérer.» D’où l’importance des mesures réalisées sur le terrain : elles viendront confirmer ou infirmer les observations satellitaires et les modèles qui fonctionnent sur des échelles beaucoup plus larges.
La petite équipe s’arrête soudain. C’est ici que l’on doit déposer le GPS. «Lors de la sortie précédente, nous avons traîné notre radar un peu partout sur cette zone et le signal se perdait par ici, montre Emmanuel Le Meur. Mais je ne sais pas si le signal s’est perdu parce que nous sommes ici en limite de sa capacité maximale de profondeur ou bien parce qu’il y a effectivement la mer dessous…» Le GPS nous permettra de le savoir : si nous sommes sur la partie flottante du glacier, alors l’appareil devrait percevoir un signal de marée, même s’il est sacrément atténué par l’épaisseur de glace. Sans enlever ses gants, le chercheur calibre son GPS différentiel, «précis au centimètre près !» et le fixe dans la glace. Puis nous l’abandonnons pour quelques heures, bientôt minuscule point rouge au milieu d’un blanc étincelant. «Si nous connaissons l’épaisseur du glacier au niveau de sa ligne d’échouage et sa vitesse de déplacement en surface, nous pouvons calculer le flux de glace qui part à la mer, raisonne Emmanuel. Grâce à nos balises éparpillées sur le bassin-versant, nous connaissons également la quantité de neige qui s’y est déposée. Donc en comparant ce qui tombe avec ce qui part, on obtient le bilan de masse de notre glacier.» Presque simple comme trois moins un égal deux.
Mais une question demeure. Comment ces majestueuses rivières gelées, ces «coulées de miel» comme aime à les appeler Emmanuel Le Meur, peuvent-elles tout à coup accélérer leur course ? Dans ces températures qui ne dépassent que très rarement le zéro degré, avec ce vent du soir si violent qu’il chasse sans cesse la neige fraîche, ne laissant qu’une glace bleue au sol, on se demande bien pourquoi une telle étendue massive viendrait subitement à glisser de plus en plus vite vers la mer. Tout en progressant au-dessus d’étroites mais profondes crevasses, l’alpiniste scientifique poursuit ses explications comme si de rien n’était : «Ce phénomène d’accélération de l’écoulement des glaciers côtiers n’est pas nouveau : il a déjà été observé au Groënland. Il expliquerait d’ailleurs les deux tiers de l’augmentation de la perte de masse observée récemment sur l’île danoise !» Toutefois, son mécanisme n’est pas encore très bien expliqué. Dans le cas du Groënland, certains évoquent le rôle de la fonte accrue en surface, du fait de la chaleur de l’air. Ensuite, de l’eau «percolerait» sur des centaines de mètres à l’intérieur des glaciers puis viendrait s’intercaler entre leur base et le socle rocheux, favorisant ainsi leur glissement. Ce mécanisme pourrait également être à l’œuvre au niveau de la péninsule antarctique (où les températures de l’air ont bondi de 3 °C depuis cinquante ans), mais il ne s’applique sans doute guère au reste du continent. «Personnellement, dit Eric Rignot, je pense que l’accélération des glaciers, au Groënland comme en Antarctique, est plus liée au réchauffement de l’océan qu’au réchauffement de l’air.»
Courant circumpolaire. Pour ce chercheur français de l’université de Californie, tout se jouerait là, à l’interface de la glace et de la mer. L’eau, plus chaude, viendrait grignoter la base des glaciers, réduisant leur épaisseur et faisant ainsi reculer la ligne d’échouage. De l’eau de mer s’infiltrerait alors de plus en plus profondément sous les glaciers qui, perdant le contact avec le sol, ne pourraient plus freiner l’inéluctable écoulement gravitationnel de leur partie arrière. «En Antarctique, les endroits où les glaciers accélèrent le plus sont les zones où le courant circumpolaire est le plus proche des côtes. Or ce courant est environ 1 à 2 degrés plus chaud que les eaux environnantes», argumente Eric Rignot. L’ouest du continent, qui se trouve sous le niveau des mers, serait donc plus vulnérable encore au grignotage océanique.
Dans ce paysage monotone surgit soudain une structure triangulaire en bois, profondément ancrée dans la glace. Dérisoire trace humaine, déposée il y a quelques semaines déjà. Fixés sur son sommet, un panneau solaire et une petite éolienne permettent d’alimenter un GPS bien protégé du froid dans une malle noire. L’appareil devrait fonctionner tout l’hiver, espèrent les scientifiques. C’est lui qui nous renseignera sur la vitesse d’écoulement du glacier. «Si l’accélération de l’Astrolabe est avérée, alors tous les glaciers côtiers de l’Antarctique oriental sont potentiellement concernés par ce phénomène, s’inquiète Emmanuel Le Meur. Or ils retiennent probablement plus de 80 % de la glace du continent. Si l’on devait perdre ne serait-ce que 10 % de ce volume, cela reviendrait à faire monter les mers de 6 mètres !» Ce scénario, personne n’ose encore l’imaginer aujourd’hui.
(1) Libération du 15 janvier 2008
24/06/2008
Source: Le Moniteur
Richard Perez, prophète du photovoltaïque aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis un chercheur français, Richard Perez, prône depuis trente ans les vertus du photovoltaïque. A son discours, de plus en plus d’oreilles se tendent.
Il rougirait certainement à l’idée qu’on le surnomme le « Al Gore du photovoltaïque ». Pourtant, comme l’ex-futur président des Etats-Unis, Richard Perez se fait un devoir de répondre aux invitations de politiques, d’associations ou d’universités pour venir défendre l’énergie solaire. Ainsi la semaine dernière, c’est devant l’équipe de Michael Bloomberg, maire de New York, qu’il présentait tous les avantages qu’il y aurait à développer le photovoltaïque dans la grosse pomme. L’homme est chercheur sur le campus d’Albany, capitale méconnue de l’état de New York et c’est sans accent que l’on peut prononcer son nom puisqu’il est français.
Pour connaître l’article complet cliquez sur le lien suivant:
http://www.lemoniteur-expert.com/actualite/a_suivre/richard_perez_prophete_photovolta_etats/D696E2AD7.htm
Médias
Forte hausse attendue des investissements dans l’énergie solaire
REUTERS | 24.06.2008 | 18:47
ZURICH (Reuters) – Les investissements mondiaux dans la production de cellules photovoltaïques atteindront d’ici 2010 le niveau de ceux consacrés à la fabrication des semiconducteurs, a estimé mardi le cabinet d’études spécialisé dans les hautes technologies iSuppli.
La production de cellules photovoltaïques devrait selon les prévisions d’iSuppli atteindre environ 12 gigawatts (GW) en 2010, contre 3,5 GW l’année dernière, une évolution qui va nécessiter de lourds investissements.
Si l’on en croit les données publiées par le cabinet d’études, chaque site de production de cellules photovoltaïques devrait demander un investissement d’au moins 500 millions de dollars (321 millions d’euros) et générer un chiffre d’affaires annuel d’au moins un milliard de dollars (642 millions d’euros), ce qui placera ce secteur au même niveau que celui des fabricants de semi-conducteurs en termes de taille, de coûts et d’emplois.
L’allemand Q-Cells s’est emparé l’an dernier de la place de premier fabricant mondial de cellules photovoltaïques, devant le japonais Sharp. Le chinois Suntech Power Holdings et le norvégien Renewable Energy Corporation figurent également parmi les principaux acteurs du secteur.
La hausse des prix des combustibles fossiles devrait soutenir la demande pour les énergies renouvelables à court terme et le poids de ces dernières dans la production mondiale d’électricité devrait croître, alors que la demande mondiale d’électricité devrait tripler ou quadrupler au cours des cinquante prochaines années du fait de la croissance démographique et économique, estime iSuppli.
La demande pour ce type d’énergie devrait par ailleurs connaître une autre phase de croissance importante, lorsque l’électricité solaire deviendra compétitive et que son coût de production se montrera équivalent à celui de l’électricité produite par d’autres moyens, note le cabinet de recherche.
Il précise que Q-Cells et REC tablent sur une chute de 40% des coûts de production de l’énergie solaire de 40% entre 2006 et 2010.
Selon cette étude, les coûts de production de l’électricité solaire et de l’électricité produite par d’autres moyens pourraient s’équilibrer d’ici 2012 dans les pays bénéficiant d’un ensoleillement constant et d’ici 2018 dans les régions dont le niveau d’ensoleillement est satisfaisant ou moyen.
Eva Kuehnen, version française Myriam Rivet
- NPA : Appel pour une écologie anticapitaliste
Le capitalisme, c’est la crise !
Crise sociale et crise écologique se confondent, faisant les pauvres non seulement de plus en plus pauvres mais aussi de plus en plus victimes des catastrophes environnementales et des pollutions toujours plus importantes. Après avoir détruit une partie de notre environnement, la folle course d’une croissance qui n’a pour but que le profit entretient l’illusion que le bonheur se réduit à la consommation de marchandises, et menace désormais les équilibres de la planète.
Cette folle course au profit traverse une crise écologique sans précèdent à cause des conséquences désastreuses d’un système économique et énergétique basé sur les énergies fossiles, le gaspillage, l’utilisation de technologies dangereuses et l’absence de principe de précaution. La pollution et la destruction engendrées par les activités humaines croissent et s’étendent au même rythme que le capitalisme.
Ces crises inédites ne peuvent qu’aller en s’amplifiant : les combattre, c’est remettre en cause le capitalisme.
Les partis politiques qui défendent ce système et qui en même temps prétendent protéger l’environnement sont au mieux inconséquents, au pire hypocrites. L’exercice de tartufferie auquel s’est livré Nicolas Sarkozy lors du Grenelle de l’environnement ne doit pas créer d’illusions quant au vernis vert de ce gouvernement : sitôt les micros des journalistes éteints, ce sont les industriels du pétrole, du nucléaire, de l’agrobusiness, les défenseurs du transport routier et des OGM qui ont repris le pouvoir pour qu’au final tout continue comme avant.
De son côté, la gauche traditionnelle, qui refuse de s’en prendre aux causes profondes des pollutions, n’est pas en capacité de mettre en œuvre un programme réellement écologiste.
Quant aux Verts, la participation croissante de leurs dirigeants aux rouages de la cogestion sociale-libérale leur fait accepter nombre de compromis, y compris en matière environnementale, les empêchant d’être porteurs d’une écologie radicale.
Il y a pourtant urgence, comme le montrent les nombreuses luttes écologistes.
Mais celles-ci restent souvent locales et isolées. Il s’agit aujourd’hui de les développer (contre le nucléaire et sa relance, l’implantation des OGM en plein champ, la poursuite des projets autoroutiers, pour la défense du transport ferré, le maintien d’une agriculture paysanne, le droit à la santé, pour la défense du climat, pour la préservation de la biodiversité…), mais aussi de travailler à leur convergence. Car si chacune d’elles renvoie à des problèmes spécifiques, elles sont toutes dues à un même système, à une même politique, celle qui fait passer les profits avant la défense de l’environnement.
Il manque cruellement un outil qui aide loyalement à une telle convergence, sans chercher à instrumentaliser ces luttes, un outil qui soit aussi capable d’imaginer qu’un autre monde est possible, qu’une société débarrassée de la marchandisation et respectueuse des équilibres naturels peut et doit advenir.
Ce projet de société nécessite des bouleversements radicaux de nos modes de production, de transports, mais aussi de consommation et de comportement. Cela implique une transformation profonde, et démocratiquement élaborée, de l’appareil productif et énergétique. Des ruptures d’ampleur sont donc nécessaires :
rupture avec la politique des transports de marchandises et de passagers, qui actuellement exploite autant les salariés qu’elle détruit l’environnement ;
rupture avec la politique énergétique qui, pour favoriser les profits des quelques multinationales du secteur, freine toute possibilité de sobriété et de recours massif aux énergies renouvelables, se lance dans une fuite en avant nucléaire, et devient un facteur de guerres dans de nombreuses régions du monde ;
rupture avec la politique industrielle qui n’hésite pas à mettre la vie des salariés et des populations en danger à cause des pollutions et des productions dangereuses et bien souvent inutiles ;
rupture avec la politique agricole qui sacrifie chaque année des milliers de petits paysans, au Nord et au Sud, tout en polluant les sols et les rivières, en minant la biodiversité, et en désertifiant les campagnes ;
rupture avec les politiques de pillages des richesses des pays du Sud par les puissances industrielles ;
rupture avec la politique d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui tend de plus en plus à concentrer les populations dans les grandes villes, provoquant des problèmes environnementaux nouveaux et des difficultés supplémentaires dans la vie quotidienne ;
rupture avec les modes de consommation qui organisent le gaspillage, la non-durabilité des produits et transforment chacun d’entre nous en cibles publicitaires ;
rupture avec une politique économique au service de la production pour la production, gouvernée par le profit, sans souci de la satisfaction des besoins sociaux et des équilibres écologiques.
Nous sommes nombreux et nombreuses à vouloir cet outil : un parti utile aux luttes, un parti pour la transformation sociale et écologiste de la société, car rompre avec le capitalisme ne suffit pas ; il faut aussi tirer les leçons du productivisme désastreux qu’a connu l’ex-bloc des pays de l’Est.
Nous avons donc besoin d’un parti anticapitaliste qui ne peut qu’être radicalement écologiste, un parti qui mette au cœur de son programme la défense de l’environnement et la sauvegarde de la planète.
A tous ceux et toutes celles qui pensent que l’écologie ne peut se satisfaire de repeindre en vert le capitalisme,
à tous ceux et toutes celles qui veulent conjuguer au présent luttes sociales et luttes écologistes,
à tous ceux et toutes celles qui ne se satisfont pas des demi-mesures et des compromis ne visant qu’à ménager le système,
nous disons « Il est temps de prendre parti », pour décider, agir et construire ensemble un parti anticapitaliste et écologiste.
Si vous souhaitez signe et soutenir cet appel, recevoir des informations et débattre, envoyez un message avec vos coordonnées à npa.ecologie@laposte.net
pour en savoir plus:www.lcr-rouge.org
JDC du 26/06/2008
M CHARMANT DIT :
« L’exploitation du charbon doit être exemplaire »
Sûrement pour les actionnaires de SEREN ou VALORCA , exemplaire de rentabilité !
Au moment ou l’on vous parle de la qualité de l’eau, tant pis pour nos sources et nos rivières.
Si ce projet venait à voir le jour, ce serait un enterrement de 1ere classe du Grenelle de l’environnement.
Qu ‘allons-nous laisser à nos enfants ?
Quant aux énergies renouvelables ,M Charmant ne semble pas beaucoup s’y intéresser alors que dans d’autres régions des élus socialistes en ont fait une priorité.
Ce que nous propose notre ami Souvarine c’est une révolution. On élimine les méchants capitalistes (il n’est pas dit de quelle façon…), on les remplace par de bons écolos et le tour est joué.
L’Histoire nous apprend que dans de telles aventures, les rêveurs qui les ont inspirées ne tardent guère à céder la place, plutôt de force que de grès , à des individus dont la volonté de puissance ne recule devant aucune cruauté. Il n’est pas d’exception à cette règle. La nature humaine est ainsi faîte. N’avons nous pas vu les apparatchiks soviétiques se muer en capitalistes bon teint ?
Rappelons que Boris Souvarine, dont le nom apparaît sur ce blog, devint un farouche ennemi du totalitarisme après avoir été un des collaborateurs de Lénine.
Contentons-nous donc de nous défendre en profitant de la liberté, que nous donne la démocratie, de nous exprimer et ne rêvons pas au grand soir…
Je ne savais pas que ce blog pouvait,aussi, servir à un endoctrinement politique ? Qu’en pensent les responsables de ce blog ? Et pour rejoindre M.Escaravage, assurons notre défense contre la mine en toute impartialité politique et restons très objectifs.
LES FORMATIONS VERTES FLEURISSENT :
L’environnement a la cote dans les écoles. Une vingtaine d’étudiants inaugurera le mastère spécialisé en gestion du développement durable et du changement climatique, à la rentrée 2008, à l’ESC de Toulouse. L’ECOLE DES MINES DE PARIS vient, de son côté, de créer une chaire Nouvelles Stratégies Energétiques qui travaillera sur deux axes :
« L’avenir de la biomasse énergétique » puis « Le développement des outils de l’économie carbone ».
Tout arrive, même aux ….Mines.
le texte publié plus haut émane de la création d’un nouveau parti anticapitaliste proposée par la LCR. LCR donc historiquement en rupture avec toute dérive stalienne (contrairement à nos défenseurs du charbon propre).Ne confondez pas tout Docteur
Quant au nom de Souvarine: relisez simplement Germinal!
Loin de tout endoctrinement, chère Eliane, ce texte, comme les autres,est un point de vu parmi d’autres. Cela sert à montrer c’est le système dans lequel nous vivons qui engendre la catastophe actuelle,qu’il faut parfois prendre du recul aller au delà de la défense des puits de nos jardins et qu’on peut être de gauche dans la Nièvre et contre le charbon.
Et puis ce ne sera pas la première fois que l’on mêle la politique à ce débat. Certains propos de militants anti-mine laissant parfois penser que le ressentiment était plus contre la gauche locale que contre les instigateurs des projets.
Rassurez-vous, à ce rythme, les roue pelles seront devant nos portes avant les chars à étoile rouge.
Article un peu long mais intéressant :
Le réchauffement climatique raconté par les oiseaux LE MONDE
Sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient trois fois moins nombreux qu’il y a deux ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l’un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d’espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s’adapter.
Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s’étaient réchauffées d’un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l’a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s’en aller le lançon, ce « poisson-fourrage » fin et longiligne dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l’effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu’ils étudiaient, il n’y avait plus d’oiseaux.
Il a beau avoir toujours son sourire en coin, on lit l’inquiétude dans les yeux de Bernard Cadiou. Ses jumelles pendent, désœuvrées : ici, dans les Côtes-d’Armor, la face nord-ouest de la Grande Fauconnière, ce rocher de granit rouge sculpté par les vents en contrebas du cap Fréhel, habituellement peuplée de dizaines de couples de cormorans huppés, est bien déserte. Seules quelques silhouettes noires et débonnaires, au cou hautain et au bec souligné de jaune trônent sur les trop rares amas de brindilles et d’algues. « On dénombrait quelque 350 couples il y a deux ans. Aujourd’hui, il y en a trois fois moins… Et, alors que les cormorans commencent à s’accoupler dès février, cette année on n’a vu le premier œuf que le 21 avril… La forte tempête que nous avons eue le 11 mars ne peut à elle seule expliquer le phénomène. Même les nids qui sont abrités du vent n’ont pas reçu de nouveaux locataires… »
Avec ses rouflaquettes et ses trois anneaux à l’oreille, l’éco-éthologue basé à Brest, observateur attitré des oiseaux du littoral breton, a l’agilité d’un pirate quand il parcourt, sa longue-vue sur l’épaule, l’étroit chemin des fous qui surplombe les récifs du cap Fréhel. Le voici qui disparaît par une faille pour reparaître tout en bas, au niveau de la mer, petite silhouette perdue au milieu de la nuée. Une troupe de guillemots se serre dans une anfractuosité. Six pingouins – sur la trentaine de couples seulement qui restent en Bretagne – cherchent une place en battant violemment de leurs ailes. Trois fulmars boréals somnolent, insensibles aux cris des goélands argentés. Le cap est, fin mai, une vaste couveuse. Mais pour Bernard Cadiou c’est calme, trop calme : « Après ce que les ornithologues Britanniques ont rapporté, on s’attendait à ce que cela nous tombe sur la tête un jour ou l’autre… Déjà l’an passé, tous les signaux ont viré au rouge : la reproduction des oiseaux a été catastrophique. Et dans le même temps les pêcheurs nous racontaient qu’ils ne trouvaient plus de lançons dans la panse de la raie ou du lieu qui d’habitude en dégorge… Car ce qui est vrai pour les oiseaux l’est également pour les hommes. L’appauvrissement des ressources de la mer touche les uns comme les autres. A Saint-Jacut, le patron d’un palangrier m’a raconté qu’il avait l’an passé commencé sa campagne avec un mois de retard faute de pouvoir ramener ce lançon qui lui sert d’appât. » Dans la grosse houle triste qui enserre la Grande Fauconnière, flotte le corps inélégant et désarmé d’un cormoran mort.
Pour ceux qui s’inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu’ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d’enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d’augmentation de la température et c’est tout un écosystème qui s’effondre. Quand on sait que les climatologues du GIEC – le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat –, font état dans leur rapport d’une possible élévation des températures de 1,8 à 4 degrés au cours du siècle à venir, on imagine le grand chambardement qui se prépare dans cette nature où les êtres vivants, nous compris, sont interdépendants ! Et les climatologues savent que, quand bien même les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés par les grandes nations seraient atteints – ce qui est déjà en soi largement improbable vu la révolution énergétique que cela suppose –, la durée de vie de ces gaz ne permet pas d’imaginer un redressement miracle et rapide de la situation.
Les oiseaux sont des alarmes qui ne cessent de se déclencher. C’est l’hirondelle qui n’annonce plus le printemps parce qu’elle préfère passer l’hiver dans son étable, la cigogne qui s’est en grande partie sédentarisée, c’est l’échasse blanche qui s’implante au nord de la Loire et le héron garde-bœuf, pensionnaire de Camargue, qui batifole aujourd’hui en baie de Somme… C’est l’inséparable de Fischer, un petit perroquet d’Afrique tropicale, qui s’installe près de Nice, ou encore la grive que les chasseurs attendent désespérément lorsqu’elle hésite à quitter ses froides terres de Scandinavie. En 1989, la communauté scientifique française s’est dotée d’un outil de surveillance territoriale des volatiles, le programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux commun). En 2006, dix-huit ans après sa mise en place, on constate que les communautés d’oiseaux se sont déplacées de 124 km vers le nord !
Migration désynchronisée Dès que le soleil se lève, Yves Muller est en forêt. La grande forêt des Vosges du nord qui entoure sa maison à quelques battements d’ailes de l’Allemagne. Des deux côtés du chemin, la terre a été retournée en sillons sauvages par les sangliers. Le soleil est encore jeune mais l’air est pur et empli du chant des oiseaux. Une sittelle torchepot fait tuut tuut tuut, un pinson lance son ti ti ti ti tuiyou. Le cri sec et strident des fauvettes à tête noire – tac tchack tchack – se mue en chant : « Il est très facile à reconnaître, c’est celui qui est joliment flûté vers la fin. » C’est sa forêt, à Yves Muller. 6 300 hectares classés zone Natura 2 000, le réseau écologique européen. Professeur de mathématiques à mi-temps au lycée de Bitche, et ornithologue le reste du temps, il en connaît les moindres recoins depuis trente ans qu’il la parcourt de long en large. C’est lui qui a peint tous ces ronds jaunes qu’on voit ici et là orner des arbres morts. Il ne s’agit pas de les abattre mais au contraire de les conserver. Yves Muller les a choisis pour les cavités qu’ils recèlent comme autant de nids possibles pour les passereaux migrateurs.
Tchira tchira tchira… C’est lui. Le gobemouche noir. Celui à qui nous sommes venus rendre visite. Dans ce bosquet d’arbres à moitié mangés par le temps, trois petits passereaux volettent de branche en branche. Devant un trou à mi-hauteur de l’un des pins, l’un d’eux s’immobilise et, bougeant la queue dans un mouvement de parade, de haut en bas et de bas en haut, il se met à chanter. C’est un mâle et dans son langage, il invite la femelle à le rejoindre, lui promettant là, dans ce trou abandonné, le confort d’un nid d’amour et des tonnes de chenilles pour leur progéniture… Ce gobemouche noir, Yves Muller le connaît bien. Il l’a étudié pendant dix ans, lui fabriquant des nichoirs, le tenant dans ses mains, le photographiant. Au long de ces années, il en a bagué plus de 500. Or aujourd’hui, une étude venue des Pays-Bas montre que le dérèglement du climat est comme une épée de Damoclès pendue au-dessus de sa frêle carcasse.
Le gobemouche est un migrateur au long cours. Quand la bise arrive à l’automne, on peut voir sa silhouette fluette, quinze petits grammes tout habillé, prendre son envol pour franchir, courageusement, seul et de nuit, les milliers de kilomètres qui le séparent de son refuge hivernal en Afrique de l’Ouest, de l’autre côté du Sahara. Il y restera jusqu’à la mi-avril. A cette date, son horloge interne lui signale qu’il est temps de rentrer. Or depuis vingt ans, cette horloge s’est progressivement décalée. Et cette désynchronisation, explique l’équipe de chercheurs néerlandais, pourrait causer sa perte. En effet, quand le sympathique passereau revient rompu et haletant de son odyssée, il débarque dans des forêts où le climat de plus en plus clément a depuis longtemps verdi les feuilles. Les chenilles se sont régalées et – elles qui composent une grande part de sa nourriture – sont prêtes à se métamorphoser en papillon quand elles ne l’ont pas déjà fait. Depuis vingt ans, les gobemouches ont donc essayé de pallier ce décalage en avançant leur date de ponte. Eux qui jusqu’ici s’octroyaient une quinzaine de jours de repos après leur voyage prénuptial pour se remettre, s’accouplent désormais prématurément. Mais du coup, fatigués, stressés, ils ont, à l’instar des cormorans, plus de mal à mener à bien leur reproduction, quand ils ne deviennent pas eux-mêmes de belles proies pour les éperviers. « Pour l’instant, en ce qui concerne les Vosges, nos effectifs sont restés stables », constate sagement Yves Muller en lissant sa moustache. Mais qu’en sera-t-il demain s’ils n’arrivent pas à modifier leur horloge interne et que, sous nos latitudes, le printemps continue son éclosion précoce ? Evoluer ou mourir.
Lorsqu’il revint de son célèbre voyage aux îles Galápagos à bord du Beagle, Charles Darwin en rapporta différents oiseaux inconnus dans lesquels il voyait là des merles, là des gros-becs, là des pinsons. A Londres, les ornithologues en vinrent à la conclusion qu’ils formaient en réalité un groupe d’oiseaux à part entière composé de douze espèces distinctes. Chacune correspondait à une de ces îles de l’archipel très différentes et éloignées les unes des autres. Ces « pinsons de Darwin », comme on les appelle aujourd’hui, contribuèrent ainsi à asseoir la théorie de l’évolution selon laquelle, à partir d’ancêtres communs, chaque espèce va évoluer pour répondre à des besoins différents correspondant à son environnement… L’adaptabilité, comme maître-mot de tout futur.
« On dit toujours que l’évolution prend un temps infini, mais ce n’est pas vrai, des processus évolutifs peuvent avoir lieu en des temps très courts, s’enthousiasme Philippe J. Dubois, le charismatique directeur de Delachaux et Niestlé, auguste et incontournable maison d’édition sur la nature. Prenez les fauvettes à tête noire : il n’a fallu que quelques générations pour que celles-ci changent dans leurs gênes leurs infos migratoires ! » Sylvia atricapilla : la fauvette à tête noire. Un passereau comme le gobemouche, mais l’un des plus répandus dans nos forêts tempérées. Traditionnellement, la fauvette migre vers le sud pour prendre ses quartiers d’hiver en Espagne. Or voici qu’un jour de décembre 1961, un chat irlandais attrape dans ses griffes une fauvette baguée un peu plus tôt cette année-là à Linz en Autriche.
La sélection naturelle en marche Que vient-elle faire là ? Echappée solitaire d’une pauvre bête déboussolée ? On comprendra bien plus tard qu’elle n’était que le signe avant-coureur d’un phénomène émergent : les fauvettes à tête noire des plaines d’Europe centrale se sont mises à hiberner, pour une grande partie d’entre elles, dans les terres désormais hospitalières de la façade Atlantique. Dès lors, le mouvement ne cesse de s’amplifier : quand l’heure vient en effet pour elles de retrouver leurs terres de nidation, les fauvettes qui ont choisi de migrer vers l’ouest reviennent plus rapidement que leurs sœurs qui ont fait le grand voyage vers le sud. Premières arrivées, premières servies, les Anglaises raflent les meilleurs emplacements, sont moins éprouvées par le voyage, se reproduisent mieux. La sélection naturelle est en route… Comment ces migrateurs nocturnes qui volent à 2 000 mètres de haut et se guident aux étoiles ont-ils ainsi pu changer leur route en si peu de temps ? L’équipe de Peter Berthold, au Max Planck Institute de Radolfzell, près du lac de Constance en Allemagne, a élevé en cage des oisillons dont les parents avaient hiberné en Angleterre. A l’heure de la migration, ceux-ci ont été placés au milieu des champs dans une boîte dont le couvercle en verre découvrait la nuit étoilée. Le sol était jonché de poudre noire. Au matin, toutes les empreintes sur le sol étaient orientées vers l’Ouest : preuve que les fauvettes à tête noire avaient muté. L’information s’était inscrite dans leur patrimoine génétique.
Quand il n’est pas chez Delachaux et Niestlé ; à la revue Ornithos qu’il anime ; à la LPO, la Ligue de protection des oiseaux pour laquelle il travaille à temps partiel ; ou en train de faire des recherches avec une équipe de l’université de Lille sur l’impact du courant transatlantique sur le vivant, Philippe J. Dubois arpente les sous-bois du parc naturel du Vexin, près de Pontoise, où il habite. Une curiosité jamais étanchée depuis qu’à 13 ans une grand-tante lui offrit la bible de l’ornithologie, « e » Peterson. (« J’ai bien trouvé ça chiant au début tous ces oiseaux alignés sur des planches, mais j’ai emprunté les jumelles de théâtre de ma grand-mère, et là… ») « Tout ceci, ces menaces, ces guerres, ces mouvements, nous parle évidemment aussi de nous, explique-t-il, et on est forcément amenés à se demander si ce qui se passe avec les oiseaux ne préfigure pas ce qui pourrait bien nous arriver demain… ». Sur son bureau traînent les premières sorties du rapport sur l’impact du climat sur les oiseaux que lui a commandé l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique. Outarde canepetière, râle des genêts, pipit farlouse, choucas des tours, capucin bec-de-plomb… les 379 espèces d’oiseaux visibles en France y sont passées en revue, mettant en valeur « des bouleversements qui vont à la fois très vite et pour lesquels la visibilité à terme reste assez floue ». Ce défenseur de la biodiversité y plaide pour l’établissement d’un observatoire spécifique « oiseaux et climat » et prône la mise en place d’un panel de dix espèces qui serviraient d’indicateurs par rapport aux conséquences du réchauffement.
« La recherche a beaucoup souffert d’une dérive moléculariste qui s’est faite au détriment de l’entomologie de terrain, moins confortable et moins gratifiante », écrit le climatologue Jean-Pierre Besancenot dans Notre santé à l’épreuve du changement climatique (Delachaux et Niestlé, 2007, 220 p., 19 €). Ce qui est vrai pour les insectes l’est aussi pour les oiseaux. « Il n’y a plus personne pour observer le vivant », regrette Philippe J. Dubois. La biologie moléculaire a raflé tous les crédits de la recherche. Et quand il s’agit aujourd’hui de surveiller et de connaître le comportement et les mouvements des insectes – ces importants vecteurs de maladies pour l’homme –, la phénologie des plantes – ces formidables indicateurs de l’état de santé de la planète –, ou l’évolution d’oiseaux qui prennent de plein fouet les bouleversements environnementaux, on en appelle à la bonne volonté publique. L’Observatoire des saisons, l’Observatoire des papillons des jardins, Phénoclim… grâce à Internet, chacun est aujourd’hui invité à faire la vigie de cette nature en danger.
Le programme de Suivi temporel des oiseaux communs mis en place il y a vingt ans met ainsi à contribution plus de 1 000 ornithologues amateurs, chacun étant chargé d’une parcelle de territoire à observer, noter, étudier au fil des ans selon des protocoles établis par une équipe de chercheurs. « Outre le déplacement significatif des populations d’oiseaux vers le nord, les résultats de ce suivi sont riches d’informations, constate Romain Julliard, le cheveu bouclé, 37 ans, biologiste de la conservation, qui est au Muséum national d’histoire naturelle un des responsables du programme. On voit ainsi deux tendances se dégager : la première, c’est que d’une part les effectifs des espèces spécialistes – qu’elles soient agricoles, comme les perdrix, les linottes, ou les alouettes ; ou forestières comme les mésanges boréales et les pouillots – baissent au profit d’espèces généralistes comme le pigeon ramier… La seconde, c’est que les espèces habituellement situées au Nord dégringolent alors que celles ordinairement situées au Sud sont en hausse. » Sous un porche lépreux de l’honorable Muséum, rue Buffon à Paris, une plaque en cuivre qu’on a oublié de lustrer depuis longtemps indique : « Direction et service des bagues » et, au dessus, « Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux ». C’est là que Romain Julliard et ses collègues officient au chevet de ces espèces en mutation. Bousculées par le climat, certes, mais pas uniquement. L’urbanisation galopante, la disparition progressive des bois, des prés, des marais leur est une menace bien plus immédiate. Comme l’est l’empoisonnement des sols par les « intrants » – engrais et pesticides en tout genre. « L’équilibre naturel est une image d’Epinal, sourit avec indulgence Romain Julliard. En réalité, nous sommes dans des systèmes très dynamiques, et facilement déséquilibrés… Mais ce qui est rassurant, voyez-vous, quand on étudie les oiseaux, c’est de voir que les choses sont réversibles. Au Danemark, où l’on a largement diminué le recours aux engrais, les alouettes sont revenues… »
Alors que le soir envahit le Jardin des plantes, et que les pas des visiteurs s’allongent pour rejoindre les grilles du parc, les moineaux prennent possession des lieux. Romain Julliard ajuste ses lunettes avec l’index : « Nous avons été formés à une écologie de la restauration. Image d’un idéal perdu qu’on essaye de conserver, de maintenir. Ce n’est plus pertinent. Il est bien plus judicieux de penser à préserver la biodiversité du futur que de s’accrocher à celle du passé. Aujourd’hui l’enjeu est de trouver les outils qui nous permettront de vivre demain, quand il fera plus chaud ! Et certaines espèces d’oiseaux y jouent un rôle essentiel. Ne serait-ce que dans la pollinisation des plantes… Face aux mouvements extrêmes de la nature, les êtres vivants résistent en s’adaptant : à nous de nous assurer que nous leur avons bien laissé les moyens et l’espace de le faire. »
Pour répondre à Souvarine, nos élus nivernais ont une vision à cour terme de l’avenir.
Notre département va t-il devenir un désert avec au milieu un circuit de formule 1 et une mine de charbon.
A la vitesse du réchauffement climatique, c’est peut-être pour demain.
Heureusement dans d’autres département , des élus ( de gauche comme de droite) s’intéressent de prêt aux énergies renouvelables et agissent.
Quant à se passer du nucléaire dans un avenir proche, autant revenir tout de suite à la bougie !
On peut être de gauche dans la Nièvre, contre le charbon et pas forcément adhérent aux idées LCR (qui change de nom pour faire mieux passer la pilule anticapitaliste.)Le mot communiste faisant il est vrai un rappel douloureux a un passé pas si lointain.
L’Allemagne a eut ce que l ‘on appelait « le mur de la honte »
Aurons-nous demain « la mine de la honte »
L’argent gaspillé pour les expériences de stockage du CO2 (dont on a aucune certitude sur le devenir à long terme) pourrait être utilisé dans les énergies renouvelables.
Le solaire est sans doute l’avenir !
Quelle sont les ambitions de nos gouvernants dans ce domaine ?
Vous le saurez peut-être demain….
A Souvarine :
Je n’ai jamais douté, soyez-en sûr(e), que l’on peut être de gauche dans la Nièvre et contre la mine. Quant à dire que certains propos de militants anti-mine laissaient penser que le ressentiment était contre la gauche locale…. Non, là vous exagérez..
Mais, avouez tout de même que nos élus nivernais et bourguignons – tous bien ancrés à gauche – ne nous aident pas beaucoup et entrainent cette dérive de pensée : gauche = mine.
Donc, si j’ai bien compris, LCR ou pas, nous allons dans le même sens ? mais ne mélangeons pas tout.. c’était simplement l’objet de mon premier commentaire.Bien à vous.
Ce qu’il ne faut surtout pas mélanger, c’est le CO2 avec notre bonne vieille terre sinon gare aux réactions (imprévisibles mêmes par les ordinateurs les plus modernes)
Le fait que l’on parle de risques pour le stockage du CO2 fait froid dans le dos.
Il est vrai que dans certains milieu on ne veut plus l’appeler gaz mais simplement « CO2″
Banalisation pour forcer l’acceptation du public !
Déchet ou pas déchet?
Il y a peu, l’amiante n’était pas non plus classer comme dangereuse, on sait aujourd’hui ce qu’il en est.
Faire des projections(millénaire) sur la non dangerosité du stockage CO2 relève d’une dose d’hypocrisie qui elle, n’est pas mesurable.
J’estime que mon Souvarine,personnage réel, a le pas sur la fiction anarchiste de Zola. Dans le registre littéraire, je conseille à certains la lecture des «Possédés » de Dostoïevski et une sérieuse méditation de l’histoire du siècle dernier qui a démontré la nocivité inéluctable des utopies extrémistes, si généreuses qu’elles puissent paraître, cela découlant de la part d’ombre irréductible de la nature humaine.
L’ADSN se situe au-dessus de toutes les options politiques. Ne sont mis en cause que les tenants des projets d’exploitation de ce charbon, quelles que soient par ailleurs leurs opinions.
Ceci dit, je m’engage pour ma part à désormais m’abstenir de toute polémique de nature étrangère à l’objet de notre combat.
Source : L’EXPRESSION-Le quotidien
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LE DÉCLIN DU PÉTROLE PROVOQUERONT-ILSLa fin de la mondialisation?
30 Juin 2008
«Le problème n’est pas la volonté politique, ce sont les chaussures en croco, les lobbyistes. C’est un fait que l’argent s’exprime à Washington et cette démocratie ne fonctionne comme il était prévu qu’elle fonctionne». James Hansen, scientifique de la Nasa chargé du changement climatique
Jeudi 23 juin 1988, sous une canicule inédite, le climatologue James Hansen témoignait devant une commission parlementaire du Congrès des Etats-Unis. Ignorant les précautions affichées à l’époque par l’ensemble de la communauté scientifique, il annonçait être certain à «99%» que le climat terrestre était entré dans une période de réchauffement provoqué par les activités humaines. Vingt ans après et selon James Hansen directeur du Goddard Institute for Space Studies (Giss) – l’un des principaux laboratoires de sciences climatiques de la Nasa -, la machine climatique est proche d’un «dangereux point de bascule». Il faut, dit-il, réformer les pratiques agricoles et forestières, taxer le carbone, établir un moratoire sur la construction de nouvelles centrales à charbon et bannir complètement ces dernières, à l’échelle mondiale, d’ici à 2030. Le chercheur prédit une élévation du niveau des mers d’environ 2 mètres à la fin de ce siècle si rien n’est entrepris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre – estimation très supérieure à celles généralement énoncées. Surtout, M.Hansen dénonce «le vaste décalage entre ce qui est compris par la communauté scientifique compétente et ce qui est connu par les décideurs et le grand public». Pour expliquer le peu d’actions entreprises depuis vingt ans pour entraver le changement climatique, il met en cause les «intérêts particuliers» privilégiant leurs «profits à court terme». Le propos est d’une violence inhabituelle. «Des sociétés ayant leurs intérêts dans les combustibles fossiles ont propagé le doute sur le réchauffement, de la même manière que les cigarettiers avaient cherché à discréditer le lien entre la consommation de tabac et le cancer, écrit M.Hansen. Les P-DG de ces sociétés savent ce qu’ils font et connaissent les conséquences sur le long terme d’un scénario « business as usual », ajoute le chercheur. A mon avis, ces dirigeants devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité et la nature.»(1)Signaux au rouge Dans cette atmosphère de fin de règne de la mondialisation -laminoir, les incertitudes quant à l’imminence du danger climatique perturbent encore plus les certitudes des pays industrialisés quand à la pérennité du modèle de développement occidental. Le combat d’arrière-garde de ceux qui ne croient pas à l’évidence du changement climatique, a reçu une brillante estocade de la part des…oiseaux. Ainsi, on apprend que «sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient trois fois moins nombreux qu’il y a deux ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l’un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d’espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s’adapter»(2)Les signes d’un dérèglement du climat se conjuguent avec ceux des marchés financiers. La flambée du pétrole fait souffler un vent de panique sur les Bourses mondiales. Après avoir franchi, jeudi 26 juin, la barre des 140 dollars à New York, le baril de brut léger a établi, vendredi 27 juin, un nouveau record, à 142,99 dollars. La faiblesse du dollar passé jeudi de 1,55 dollar à plus de 1,57 dollar pour 1 euro, les ruptures d’approvisionnement au Nigeria et les tensions au Moyen-Orient attisent la spéculation. Le brut a bondi, jeudi, après l’annonce, par la Libye, d’une possible baisse de sa production. Le même jour, Chakib Khelil, président de l’OPEP, – qui estimait que le baril pourrait atteindre 150 à 170 euros au cours de l’été. – accrédite ce scénario extrême. Car les cours du billet vert et de l’or noir évoluent en sens inverse. «La hausse du pétrole attise l’inflation et incite les investisseurs à se débarrasser des actions pour se réfugier sur les matières premières, ce qui stimule encore davantage les cours des hydrocarbures. C’est un cercle vicieux!», explique un analyste.Comment les dérèglements climatiques vont-ils se traduire pour les pays? Alors que les Etats-Unis seront moins touchés par le changement climatique en tant que tels, la hausse du niveau de la mer et la pénurie des ressources devraient entraîner toute une série de complications dans d’autres pays qui pourraient affecter sérieusement la sécurité nationale américaine, comme le déclare un nouveau rapport du service des renseignements américains. Selon l’évaluation des implications du changement climatique mondial sur la sécurité nationale d’ici 2030, publiée le 25 juin par les services de renseignements américains, le changement climatique mondial aura de vastes répercussions sur les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis au cours des 20 prochaines années. A l’instar des Etats-Unis, le rapport indique que l’Europe sera gravement affectée par les conséquences du changement climatique. Mais le climat changeant, les mauvaises récoltes, les inondations et les sécheresses augmenteront les problèmes actuels comme la pauvreté, les tensions sociales, la dégradation de l’environnement, le leadership inefficace et la faiblesse des institutions politiques dans les pays tiers.(3)Cela, à son tour, pourrait également avoir un effet domino, entraînant des implications à grande échelle pour l’économie américaine et mondiale, affirme le rapport, élaboré conjointement par l’Armée et les agences de sécurité américaines. L’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Asie, pourraient être les plus touchés, laissant entrevoir la perspective d’une augmentation des flux migratoires vers le Nord, étant donné que les réfugiés fuient les climats plus rigoureux. Cette approche est citée comme une préoccupation particulière dans la mesure où les pays d’accueil n’auront ni les ressources, ni l’intérêt de recevoir ces immigrants du climat. Parallèlement, et pour le responsable de la politique étrangère de l’UE, Javier Solana, le continent doit se préparer à faire face à la concurrence croissante concernant la diminution des ressources, les vagues de réfugiés fuyant le changement climatique et les guerres sur l’énergie, selon un rapport présenté aux dirigeants européens lors du Conseil européen de printemps (mars 2008). Dans un article pour le quotidien britannique The Guardian, M.Solana a déclaré que la pénurie d’eau pourrait facilement provoquer des troubles civils. Selon le rapport, l’Occident fait face à un conflit potentiel avec Moscou en termes d’accès aux réserves énergétiques en Arctique. Comme la calotte glaciaire en Arctique fond à une vitesse extraordinaire en raison de la hausse des températures moyennes de la planète, les gisements et les autres ressources inexploitées de l’Arctique présentent des possibilités commerciales futures.(4)Le rapport mentionne aussi, un autre sujet de préoccupation: la possibilité que des migrants ou réfugiés environnementaux se compteront par millions en fuyant les répercussions du changement climatique. M.Solana met en garde que le système multilatéral est en danger si la communauté internationale ne réussit pas à répondre à ces menaces. Le rapport a fait un certain nombre de recommandations, y compris de répondre aux crises humanitaires au sein des Etats membres et de constituer des capacités militaires et civiles pour empêcher les conflits.«Pic pétrolier»Par ailleurs, le manque de pétrole sera, lui aussi, un facteur contribuant à un bouleversement du monde tel que nous l’avons connu. Est-il possible, en effet, que le monde atteigne ou s’approche du pic de production de pétrole? Des experts géologiques l’affirment, et si leur théorie du «pic pétrolier» s’avère exacte, les conséquences pourraient être terribles pour la sécurité énergétique et l’économie mondiale Le pétrole est non seulement le carburant qui alimente nos économies mais également une ressource énergétique limitée et non renouvelable. La population mondiale consomme actuellement 85 millions de barils de pétrole par jour pour l’électricité, le chauffage, les transports, la chimie ou d’autres activités économiques. Selon le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) sur les prévisions mondiales de l’énergie, l’économie mondiale consommera 130 millions de barils de pétrole par jour d’ici 2030. Le concept de «pic pétrolier» trouve son origine en 1959, au moment où une géologue américaine travaillant pour Shell, Marion King Hubbert, prédisait à juste titre que la production de pétrole américain atteindrait son niveau le plus élevé vers 1970.(5)L’un des plus grands problèmes pour définir une politique énergétique sur le long terme, réside dans le fait que les données officielles existantes, portant sur les réserves, sont insuffisantes et font parfois défaut. Les estimations actuelles des organisations internationales telles que l’Agence internationale de l’énergie (IEA) ou le service géologique américain (US Geological Survey) concernant les réserves de pétrole se fondent sur les informations fournies par les entreprises pétrolières et les pays producteurs. De récents événements ont montré que les entreprises pétrolières ont parfois surestimé leurs réserves et ont été contraintes par la suite d’ajuster leurs chiffres. Les chiffres utilisés par les pays producteurs sont encore plus discutables. La plupart des pays de l’OPEP n’ont pas remis à jour leurs chiffres qui datent des années 1980 même s’ils ont pompé de grandes quantités de pétrole depuis. Or, aucun «supergéant» n’a récemment été découvert.L’une des études les plus intéressantes dans ce contexte a été menée par le directeur d’une banque d’investissement spécialisée dans le domaine pétrolier, Matthew R. Simmons. Son livre «Twilight in the Desert: The Coming Saudi Oil Shock and the World Economy» (2005) a étudié des centaines de documents provenant de Saudi Aramco, pour arriver à la conclusion que l’Arabie saoudite était proche de son niveau maximum de production.La plupart des économies mondiales dépendant d’une augmentation de la production de l’Arabie Saoudite à l’avenir, l’impact sur la croissance économique mondiale pourrait être considérable. Depuis 2005, plusieurs rapports d’experts ont révélé que le champ pétrolier le plus grand au monde, le champ saoudien Ghawar, avoisinait ou avait dépassé son pic de production.Les grandes compagnies pétrolières semblent avoir des difficultés à répondre au problème du pic de production de pétrole. Certaines entreprises comme Shell ou Total ont connaissance de cette question mais elles considèrent le pic comme un problème à moyen terme (2020-2030). Mais un rapport du 09 juillet 2007 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui prévoit une crise majeure de l’approvisionnement en pétrole au cours des cinq prochaines années, a ramené la question de l’amenuisement des sources d’approvisionnement en première ligne.Supposant que la température de la Terre augmente de 1,3 degré Celsius et le niveau de la mer d’environ 23 centimètres (neuf pouces) d’ici 2040, le rapport prédit un scénario dans lequel les individus et les nations seront menacés par d’importantes pénuries d’eau et de nourriture, des catastrophes naturelles dévastatrices et des épidémies mortelles. Le rapport du Csis prévoit, également, des migrations intérieures et transfrontalières liées au changement climatique, particulièrement en Asie du Sud, en Afrique et en Europe, dans la mesure où les gens seront obligés de se déplacer pour chercher de la nourriture et de l’eau, et pour fuir face à l’élévation du niveau des mers et aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes plus fréquentes. Dans ces conditions, la pénurie de pétrole et surtout l’idée que le changement climatique peut remettre en cause la mondialisation fait son chemin. Le changement climatique pourrait mettre fin à la mondialisation d’ici 2040 – à cette date, le pétrole sera marginal – d’après un rapport de hauts experts en sécurité nationale. Les pays se replient, en effet, sur eux-mêmes pour préserver leurs ressources alors qu’éclatent de nouveaux conflits liés au climat. D’après le rapport «The Age of Consequences» (le temps des conséquences), réalisé par le Center for Strategic and International Studies aux Etats-Unis, la rareté des ressources pourrait dicter les termes des relations internationales dans les années à venir, car les pays riches pourraient traverser un processus de 30 ans, au cours duquel ils abandonneraient peu à peu les pays pauvres. Au début du mois d’avril 2007, l’ONU avait déjà conclu que les régions les plus pauvres du monde seront celles qui souffriront le plus du réchauffement climatique Pour Leon Fuerth, ancien conseiller pour la sécurité nationale de l’ancien vice-président Al Gore et l’un des auteurs du rapport du Csis, certaines des conséquences du changement climatique pourraient entraîner la fin de la mondialisation telle que nous la connaissons, différentes régions du monde se repliant sur elles-mêmes pour conserver ce dont elles ont besoin pour survivre.(6)
(*) Ecole nationale polytechnique1.
Stéphane Foucart. Un climatologue de la NASA accuse les pétroliers de «crime contre l’humanité et la nature» Le Monde du 25 06 2008.
2.Laurent Carpentier: Le réchauffement climatique raconté par les oiseaux. Le Monde du 27 06 2008.
3.Euract’iv: Un rapport des Etats-Unis évalue les menaces du changement climatique sur la sécurité 27 juin 20084.
4.Solana met en garde contre les conflits potentiels liés au changement climatique. The Guardian mardi 11 mars 2008.
5.Le pic de production de pétrole Euract’iv mercredi 23 avril 2008
6.Le changement climatique pourrait mettre fin à la mondialisation Euract’iv.
Jeudi 8 novembre 2007
Pr Chems Eddine CHITOUR (*)
Inauguration en Allemagne d’un site de stockage souterrain du CO2
BERLIN (AFP) – 01/07/2008 09h58
Première opération de stockage souterrain de CO2 à Ketzin, près de Berlin le 30 juin 2008.
L’Allemagne a inauguré lundi à Ketzin, près de Berlin, son premier site de stockage souterrain de CO2, un projet pilote en Europe qui doit tester en grandeur nature cette méthode de lutte contre le réchauffement climatique, a annoncé l’institut GFZ, responsable du projet.
La première injection dans la terre de dioxyde de carbone – rejeté par une usine chimique voisine fabriquant de l’hydrogène et acheminé à Ketzin par camions citernes – a eu lieu en fin d’après-midi.
Ce projet, d’un coût de 35 millions d’euros – co-financés par l’Union européenne, l’Allemagne, la France, ainsi que par des universités et des entreprises européennes – vise à vérifier la faisabilité du « stockage géologique » du CO2, principal gaz responsable de l’effet de serre.
« Le stockage du gaz à effet de serre est une option pour gagner du temps en attendant le développement et la mise en oeuvre de technologies énergétiques pauvres en CO2″, a souligné Reinhard Hüttl, le président du GFZ.
Trois tubes de quelque 700 mètres de profondeur chacun ont été creusés: l’un pour l’injection de gaz, les deux autres étant destinés à la surveillance et aux contrôles. Les canaux mènent à un ancien réservoir de gaz naturel datant de l’ex-RDA, qui contient aujourd’hui une nappe d’eau salée sans contact avec les nappes phréatiques.
Cent tonnes de CO2 doivent être quotidiennement injectées sous terre, l’équivalent de la quantité moyenne de gaz rejetée chaque année par 60 voitures, jusqu’à atteindre une quantité totale de 60.000 tonnes.
Les scientifiques ont choisi le site de Ketzin, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Berlin, car le réservoir est situé sous une couche d’argile et de ce fait en principe étanche.
Le procédé est toutefois accueilli avec scepticisme par certaines associations écologistes. Greenpeace, qui juge le procédé trop coûteux, met ainsi en garde contre de possibles fuites massives et asphyxiantes de CO2.
A l’inverse, des experts réunis lundi à La Haye pour une conférence internationale sur l’environnement ont apporté leur soutien à ce domaine de recherche.
« Sans récolter et stocker les gaz carboniques, inutile de faire des plans pour atteindre les objectifs de réduction de ces gaz », a déclaré Pieter Boot, de l’Agence internationale de l’Energie (AIE).
Ce procédé fait l’objet actuellement d’un nombre relativement restreint de tests à travers le monde, dans des conditions différentes: stockage sous les fonds marins au large de la Norvège ou de l’Australie, au fond d’un gisement pétrolier au Texas ou dans une veine de charbon en Pologne. © 2008 AFP
Scoop à confronter à ces conclusion du
Rapport de l’Académie des Sciences: « Energie 2007 – 2050″:
« En fait, on mesure mal la somme des difficultés qui doivent être contournées, ainsi que les ordres de grandeur respectifs de ces essais et des quantités de gaz carbonique à stocker chaque année. Les émissions
mondiales de CO2 dues aux combustibles
fossiles dépassent déjà 25 Gt et se situeront en 2050 au-delà de 50 milliards de tonnes par an.
Pour apporter une contribution significative, à cette échéance, il faudrait en capturer 10 à 20 milliards de tonnes chaque année et les stocker
pour plusieurs siècles. Les essais d’injection menés à Sleipner (mer du Nord, Norvège) portent sur 1 Mt par an et ceux menés à Weyburn Canada) sur 2 Mt par an. Il est bien difficile de faire passer un procédé industriel directement à
une échelle 10 000 à 20 000 fois plus grande. De plus, divers aspects de ce genre d’opération restent encore mal connus ».
Objectifs impossibles à tenir en matière de réduction de CO² ?
BERLIN, 2 juillet 2008 (AFP) – Les membres du G8 peinent à réaliser leurs objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi qui attribue quelques bons points au Royaume-Uni, à la France et à l’Allemagne, et des mauvais points aux cinq autres membres du groupe.
L’étude, réalisée par Ecofys, une agence indépendante, pour le compte du Fonds mondial pour la nature (WWF) et de la banque allemande Allianz, est publiée à quelques jours du sommet des principaux pays industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) au Japon.
Selon l’étude, les membres du G8 doivent réduire leurs émissions de gaz d’au moins 80% par rapport à 1990, d’ici 2050, afin de limiter à 2 degrés le réchauffement de la planète.
La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont fait le plus de progrès en matière de réduction d’émissions de CO2, mais ces pays risquent toutefois de voir leurs niveaux d’émission croître dans les années à venir, selon l’étude.
Les émissions britanniques de gaz répondent déjà aux objectifs du traité de Kyoto du fait de l’utilisation croissante de gaz naturel plutôt que de charbon, mais un nouveau recours au charbon pour la production d’énergie fait craindre de nouvelles augmentations, selon l’étude.
La France réalise un bon score en matière d’émissions de gaz par rapport à sa population et à son PIB, notamment en raison du recours important à l’énergie nucléaire, mais les projets ambitieux annoncés pour le long terme n’ont toujours pas été mis en oeuvre.
L’Allemagne se voit attribuer de bons points pour sa promotion des énergies renouvelables, mais ses projets de nouvelles centrales électriques au charbon remettent en cause son engagement à diminuer ses émissions de 40% d’ici 2020.
Le Japon et l’Italie ont fait des progrès, mais ceux-ci sont insuffisants pour remplir le contrat du protocole de Kyoto, selon l’étude. Enfin les auteurs décernent une mauvaise note à la Russie, au Canada et aux Etats-Unis, dont les émissions augmentent tellement que les ambitions de Kyoto semblent hors d’atteinte.
ÉNERGIE
Nicolas Sarkozy juge que la fin annoncée du pétrole plaide pour l’ »expansion du nucléaire »
LE MONDE | 03.07.08
Le président de la République a confirmé, jeudi 3 juillet, au Creusot, le lancement d’un autre EPR, le réacteur de troisième génération dont la tête de série est actuellement en cours de construction sur le site de la centrale EDF de Flamanville (Manche). Nicolas Sarkozy n’en a pas précisé la date, confiant au ministre de l’écologie et de l’énergie, Jean-Louis Borloo, le soin de présenter « avant la fin de l’année » au Parlement une programmation pluriannuelle des investissements en production électrique.
Dans un discours consacré à la fin annoncée du pétrole, à la transition énergétique et au maintien d’une industrie puissante en France, M. Sarkozy a une nouvelle fois plaidé pour « une expansion du nucléaire », y compris dans les pays arabes. » Le nucléaire est plus que jamais une énergie indispensable ». Chaque EPR permet d’économiser 2 milliards de m3 de gaz par an et les 11 millions de tonnes de CO2 qu’émettent des centrales au charbon de puissance équivalente. Son électricité coûte « 30 à 50 % moins cher » que celle d’une centrale au gaz ou au charbon.
Le chef de l’Etat a rappelé que la France est un des rares pays à maîtriser toute la filière nucléaire. « Il a donc une responsabilité particulière, et une opportunité exceptionnelle, dans le nouveau contexte énergétique mondial », a-t-il souligné.
Il a rappelé que la France aura besoin de former 1 200 ingénieurs par an à partir de 2010. Elle doit « devenir le centre de formation mondial de référence pour les ingénieurs étrangers ».
En outre, M. Sarkozy a rappelé que la Caisse des dépôts devra jouer un rôle d’investisseur à long terme dans les « industries stratégiques » et l’a invité à « mobiliser son portefeuille existant ».
Jean-Michel Bezat
J.L. Borloo sur France-Inter, ce matin 4 Juillet :parmi les petites phrases : « … pour produire de l’électricité,on ne va pas le faire avec des centrales thermiques à charbon qui aggravent l’effet de serre … » Voir la vidéo sur :
http:www.radiofrance.fr/franceinter/accueil
Pour faire suite aux déclarations du président et du ministre J.L.Borloo
Que de bonnes intentions mais…
De la parole aux actes ?
Attendons de voir demain si le lobbying du charbon propre va continuer sa campagne d’intox.
et nous faire avaler le stockage souterrain du CO2!(Un héritage empoisonné pour nos enfants.)
Notre bonne vieille terre a force de lui faire avaler des déchets de toute sortes(dont le co2), elle va faire une indigestion et sans doute un jour tout vomir…
ALORS BONJOUR LES DEGATS!
Les déchets nucléaires dont on ne nous parle pas et que nous respirerons !
« Peu de gens savent que les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité. Le charbon contient en moyenne 1.3 ppm d’uranium et 3.2 ppm de thorium. En 1982 les centrales thermiques des Etats-Unis ont émis dans l’air 801 tonnes d’uranium et 1907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais contenus dans des fûts ou dans du béton. L’uranium 238 émis par les centrales thermiques est transformé par le rayonnement solaire et cosmique en plutonium 239 qui est éminemment toxique par inhalation. Il est donc beaucoup plus dangereux de vivre dans le voisinage d’une centrale thermique au charbon que près d’une centrale nucléaire. Plusieurs centrales thermiques au charbon ont dû fermer parce que leurs environs étaient devenus trop radioactifs… En plus les centrales au charbon émettent de grandes quantité de radon, gaz qu’il est difficile de capter par des filtres. Les eaux usées des centrales au charbon sont également radioactives. » Pierre Lutgen Docteur ès Sciences.
On ne peut que souhaiter que les militants antinucléaires mettent enfin un peu de leur énergie à condamner les centrales thermiques au charbon qui émettent des éléments radioactifs non seulement en quantité intolérable, mais aussi de façon totalement incontrôlable, tout comme le CO2 qu’elles rejettent.
Soulignons encore une fois que l’abondance du radon à l’aplomb du gisement de Lucenay-Cossaye signifie que la teneur en éléments radioactifs y est particulièrement élevée.
J’ai bien écouté le ministre M Borloo sur France inter
Je cite:
« On ne va pas le faire avec des centrales à charbon qui aggrave l’effet de serre »
Quelle belle phrase, mais comme dit Genevieve
« De la parole aux actes »
Avec la pilule du « charbon propre »……
Souvenez-vous, hier l’amiante n’était pas dangereuse….
Le stockage du CO2 est une escroquerie du même style que les avions renifleurs, l’important pour ses partisans c’est de récupérer de l’argent pour faire des essais sans fin….
Comment peut-on garantir cette technique sur des millénaires ?
Sans doute en faisant des projections sur ordinateur…
Attention au « cheval de troie »
En effet le scepticisme est tout à fait justifié.
Voici ce qu’écrivait Jean-Louis Borloo le 28 janvier dernier dans sa lettre adressée au Conseil Général de la Nièvre:
« Toutefois, la production électrique à partir de charbon étant amenée à se développer à l’échelle mondiale, la France considère que tout doit être mis en oeuvre pour rendre
compatible ce type de production électrique avec la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Notre pays se doit d’être un
acteur important dans le développement des technologies de « charbon propre ».
« Arrière ceux dont la bouche souffle le chaud et le froid ». (Jean de la Fontaine).
Je retrouve une autre citation de notre ministre de l’environnement:
Déclaration au G8 le 9 du mois dernier:
« Le charbon, apparemment moins cher et plus accessible, ne peut être qu’une réponse partielle. En tout état de cause il doit être accompagné de toutes les technologies permettant son utilisation propre. Il aura alors son vrai prix écologique.»
3ème citation: Propos recueillis par Marc Lomazzi
mardi 01 juillet 2008 | Le Parisien
JEAN-LOUIS BORLOO, ministre de l’Ecologie et du Développement durable
« Quant au charbon, l’un des derniers puits a fermé en 1990 près de Valenciennes, une ville que je connais bien. Force est de constater qu’il y a un développement des exploitations dans le monde. Mais il faudra qu’elles fonctionnent sans rejets de CO2, et les équiper – dès que ce sera au point – d’un système de capture et de séquestration du carbone ».
Les glaciers fondent même en hiver !!!
BUENOS AIRES, 8 juil 2008 (AFP) – Une arche de glace de 60 mètres de hauteur et de plusieurs milliers de tonnes s’est détachée dimanche du gigantesque glacier argentin Perito Moreno, un phénomène unique en plein hiver austral, lié sans doute au changement climatique, estiment scientifiques et écologistes.
Le cycle de détachement de la digue de glace qui cerne le lac Argentino, dans les Andes australes, doit se produire en été et s’est pourtant rompu subitement hors saison.
« C’est la première fois que le glacier rompt en hiver. Cela peut être lié au réchauffement global, l’augmentation de la température affecte la résistance de la glace », a estimé Carlos Corvalan, directeur du Parc national Les Glaciers, dans la province argentine de Santa Cruz (sud).
La rupture du glacier est un des spectacles naturels les plus impressionnants au monde auquel des dizaines de milliers de touristes viennent assister chaque été.
« La glace ne doit pas avoir la même dureté qu’à l’accoutumée. Le glacier rompt en été quand la glace est plus fragile », souligne M. Corvalan.
Le glacier de Perito Moreno est situé à quelque 2.800 km au sud-ouest de Buenos Aires, s’étend sur 275 km2, sur un front de quatre à cinq km.
La masse de glace doit son nom à l’un des pionniers argentins de l’exploration de cette région de la Patagonie argentine (sud) et fait partie du groupe des Hielos Continentales (Glaces continentales).
La taille des glaciers de la Patagonie se réduit en raison du changement climatique, selon une étude du Centre austral d’enquête scientifique (Cadic), dont le siège se trouve à Ushuaïa, la ville la plus australe du pays.
En revanche, le glacier Perito Moreno a mordu sur le lac Argentino, par la contingence de phénomènes sismiques et de changements qui se sont opérés dans les conditions de drainage, a estimé un responsable de l’Institut de l’Antarctique argentin.
« Les facteurs de cette rupture en hiver peuvent être multiples, à commencer par le fait que le glacier a quelque 400 ans, ce qui implique qu’il peut être fragile », a pour sa part souligné une autre source des Parcs nationaux interrogée lundi.
Les scientifiques ont relevé, depuis 1917, diverses avancées et réductions du colosse de glace dont les cycles de croissance et de rupture se sont révélés irréguliers à cause du réchauffement planétaire, selon des études officielles. La rupture du glacier Moreno en hiver est un indicateur du phénomène de réchauffement de la planète, que certains analystes lient aux émissions de gaz quand d’autres affirment que ces changements sont périodiques, a rappelé Norberto Ovando, expert de la Commission mondial des zones protégées, sur le portail internet du quotidien local Rio Negro.
Le détachement de l’arche de glace s’est produite à intervalles plus ou moins réguliers de quatre à six ans, mais avait tardé à se répéter quelque 16 années jusqu’à l’aube du 14 mars 2006, sous les yeux de quelque 10.000 visiteurs et de millions de téléspectateurs.
« Ces 20 dernières années les glaciers au large de la Patagonie ont diminué leur extension de 10% à 20% », selon l’Institut argentin des Neiges, glaciers et sciences environnementales de Mendoza (ouest).
Ce phénomène avait en outre été signalé par le Laboratoire de Propulsion de l’Institut Technologique de Californie (Etats-Unis).
Une centaine de glaciers situés en Argentine, au Chili, en Bolivie, au Pérou, en Autriche, en Norvège, en Suède, en Italie, en Espagne et en Suisse connaissent une diminution de leur masse, selon des études sur le changement climatique.
dm/lth/jr
AFP 080610 JUL 08
Il reste peu de temps pour agir !!! Personne ne s’en soucie !
Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat
« Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2″
Rajendra Pachauri préside depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) dont les rapports ont posé scientifiquement la réalité du changement climatique. A ce titre, cet ingénieur et économiste indien de 67 ans a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec l’ancien vice-président américain Al Gore. Invité à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) au Conseil informel des ministres de l’environnement et de l’énergie de l’Union européenne, il a appelé les Vingt-Sept, vendredi 4 juillet, à tenir l’engagement de réduire d’au moins 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Citant Gandhi, il a exhorté les Européens à être en pointe dans la lutte contre le réchauffement : « Si vous voulez que le monde change, a-t-il lancé aux ministres, vous devez incarner ce changement. »
Six mois se sont écoulés depuis la conférence de Bali. Les négociations en vue d’aboutir à un accord international sur l’après-Kyoto avancent-elles ?
Il ne s’est pas passé grand-chose et c’est inquiétant. Il reste peu de temps avant le sommet de Copenhague en décembre 2009 même si, dans ce genre de négociations, c’est toujours un peu pareil : chacun observe l’autre et attend le dernier moment. Cela conduit à s’entendre dans le meilleur des cas sur des compromis alors que, cette fois-ci, nous avons besoin d’un accord solide et ambitieux. Pour contenir la hausse des températures en deçà de 2 °C-2,4 °C, qui est selon nos travaux la ligne à ne pas franchir pour ne pas se mettre gravement en danger, il ne nous reste que sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre. C’est très peu.
Quel rôle peut jouer l’Europe ?
L’Europe a un rôle essentiel à jouer, elle doit continuer à montrer le chemin comme elle a commencé de le faire. Si elle ne prend pas la décision d’être la première grande région à réduire volontairement ses rejets de dioxyde de carbone, il est vain d’espérer un accord international. Jamais les Etats-Unis ou la Chine ne monteront dans le train.
Peut-on voir dans la crise alimentaire qui frappe les pays pauvres une manifestation du dérèglement climatique ?
La crise actuelle a de multiples causes, en particulier l’augmentation de la population, le changement d’habitudes alimentaires dans certains pays – comme l’augmentation de la consommation de viande – ou encore le fait que les stocks de certaines denrées n’ont pas été entretenus. Mais il est sûr que si les températures continuent d’augmenter, les pénuries alimentaires s’aggraveront. Nous avons calculé que les rendements agricoles pourraient chuter de moitié dans certains pays d’Afrique d’ici à 2020.
Que pensez-vous des doutes exprimés par certains sur la réalité du changement climatique ?
Ils sont marginaux et reflètent le plus souvent des intérêts particuliers qui redoutent d’être pénalisés par la transition à une économie « décarbonée ». Mais, objectivement, il n’y a plus de place pour le doute. La science a apporté tellement de preuves. Nous n’avons plus besoin d’aucune démonstration pour savoir sur une base scientifique que le réchauffement climatique est en cours et que l’essentiel de ce réchauffement est le fait des activités humaines. Mais il restera toujours des gens pour le contester. Il existe encore une Société de la Terre plate, dont les membres continuent et continueront encore pendant des siècles de nier la rotondité de la Terre…
Les objectifs généralement affichés sont de conserver le niveau de dioxyde de carbone (CO2) en deçà de 450 à 550 parties par million (ppm). Mais de récents travaux indiquent qu’il faudrait demeurer en deçà de 350 ppm, un niveau qui est déjà dépassé…
Le GIEC ne donne pas de conseils, il se contente de donner une évaluation des différents scénarios. Ensuite, c’est à la communauté internationale de décider. La considération principale est que nous devons stabiliser le niveau de gaz à effet de serre à un niveau qui soit en deçà du niveau d’interférence humaine dangereuse avec le climat. Comment définir ce qui est dangereux ? Et plus important : dangereux pour qui ? Pour certains petits Etats insulaires, le niveau actuel est sans doute déjà dangereux. J’étais récemment en Nouvelle-Zélande où j’ai rencontré le président des îles Kiribati (Anote Tong), dont le pays sera submergé avant la fin du siècle. Il est bien conscient du fait que, pour les habitants de son pays, qui devront partir, le niveau de danger est déjà dépassé. La communauté internationale ne peut pas décider de ce qui est dangereux sur la foi d’une moyenne : il n’y a pas de moyenne dans le danger représenté par le changement climatique.
Avec un rapport tous les quatre à cinq ans, le GIEC est parfois critiqué pour sa lenteur. Pourquoi ne rend-il pas ses travaux tous les ans ou tous les deux ans, pour être le plus à jour possible ?
Produire un rapport tous les ans ou tous les deux ans serait impossible. Le GIEC n’emploie aucun chercheur : les auteurs du rapport ne lui consacrent au maximum que 20 % à 25 % de leur temps de travail. Mais c’est la seule manière de s’assurer la collaboration des meilleurs scientifiques. Les données de l’an passé suggèrent peut-être que l’Arctique fond plus vite que ne l’a dit le GIEC dans son dernier rapport. Mais il est possible que les mesures de l’an prochain nous disent autre chose… Nous devons prendre le temps nécessaire pour tenir compte de suffisamment de données : c’est aussi ce qui fait notre crédibilité scientifique.
Propos recueillis par Laurence Caramel et Stéphane Foucart
Article paru dans l’édition du 08.07.08.
Le G8 reste timide comme d’habitude
TOYAKO (Japon), 8 juil 2008 (AFP) – Le sommet du G8 réuni à Toyako (Japon) a conclu mardi à un accord sur la réduction des gaz à effet de serre, salué comme une avancée mais considéré comme insuffisant par les écologistes, et a exprimé son inquiétude face à la flambée des prix du pétrole et de l’alimentation.
Les chefs d’Etat et de gouvernement des huit pays les plus industrialisés se sont mis d’accord sur une réduction « d’au moins 50% » d’ici 2050 des émissions mondiales de gaz à effet de serre et sur la définition ultérieure, pays par pays, d’objectifs à moyen terme, selon une déclaration commune.
Cet accord conclu après une nuit de difficiles tractations dégage la route des négociations prévues à l’ONU pour un accord global à la fin 2009.
Les Etats-Unis ont obtenu des concessions de date et de contraintes, mais ont souscrit à cette perspective chiffrée, ce qu’ils avaient toujours refusé auparavant.
Le G8 fait également appel à la « contribution de toutes les principales économies », une formule qui vise à enrôler les grands pays émergents tels la Chine ou l’Inde, une exigence de Washington.
L’an passé à Heiligendamm (Allemagne), le G8 s’était simplement mis d’accord pour « envisager sérieusement » une réduction de moitié des émissions polluantes d’ici le milieu du siècle.
Un conseiller du président américain George W. Bush, Dan Price, a salué un « progrès substantiel » et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a souligné que l’accord « gardait le monde sur les rails pour un accord mondial en 2009″, lors de la conférence climat de l’ONU à Copenhague.
Des organisations non gouvernementales (ONG) se sont en revanche montré critiques, en estimant, comme Greenpeace, que l’accord « n’empêchera pas le chaos climatique ».
A ce rythme, renchérit Oxfam, « le monde sera cuit en 2050″, tandis que le WWF regrette l’absence d’objectifs chiffrés et concrets à moyen terme.
Sur le plan économique, le G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, Japon, France, Grande-Bretagne, Italie et Russie) s’est inquiété de la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires, qui représente « un sérieux danger pour la stabilité de la croissance mondiale ».
Les dirigeants appellent également les pays producteurs de pétrole a accroître « à court terme » les capacités de production et de raffinage pour freiner l’envolée des cours.
Ils se sont toutefois déclarés optimistes « quant à la résistance à long terme de (leurs) économies et la croissance économique mondiale future ».
Les Huit devaient aussi faire le point sur les grandes crises du moment, notamment le Zimbabwe, déjà au centre d’entretiens avec les dirigeants de sept pays africains lundi.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade, présent à Toyako, a déclaré que les dirigeants africains s’étaient opposés à la perspective de sanctions, « qui ne serviront à rien », contre le régime du président Robert Mugabe, accusé par les Occidentaux de se maintenir au pouvoir par la violence et des élections truquées.
Le président russe Dmitri Medvedev a abondé dans son sens, alors que d’autres membres du G8 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne notamment) prônent la fermeté face à M. Mugabe.
Le G8 devrait également lancer un nouvel appel à l’Iran pour qu’il suspende ses activités d’enrichissement d’uranium, qui font planer sur lui le soupçon de chercher à se doter de l’arme atomique.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié par avance « d’illégitime » tout appel en ce sens.
La traditionnelle « photo de famille » des dirigeants, face au panorama volcanique somptueux du lac Toya, leur a offert un rare moment de détente. Pelle à la main, l’Américain George W. Bush, le Français Nicolas Sarkozy, le Russe Dmitri Medvedev, le Japonais Yasuo Fukuda et les autres participants ont planté de jeunes arbres sous les objectifs des caméras.
DESERTEC avance :
13 octobre 2008 – Conférence sur l’énergie solaire; « Centrale Energie », Ecole Centrale de Paris. Présentation du concept DESERTEC par TREC-France (une intervention de Gerhard Knies, fondateur de la TREC, devrait également avoir lieu, à confirmer)
13 juillet 2008 – Sommet Union de la Méditerranée, Présidence de la République, Paris. Gerhard Knies est invité à participer au groupe de réflexion à propos du plan solaire français (…de nouvelles informations TF sur la préparation de ce sommet dans les semaines qui viennent…).
28 et 29 juin – Stand DESERTEC à Solar Event, Le Bourget Du lac, Savoie. Stand tenu par Armelle, Mathieu et Jean-Luc. TREC-France sera accompagné de 3 membres de l’association « projet du Feu Solaire » (Présidente: Eva Cantavenera) qui fera la démonstration d’un four solaire Vesta.
(…) A la grande surprise des promoteurs allemands du concept «Desertec», les diplomates français s’intéressent subitement à l’énergie solaire des déserts d’Afrique du Nord (…). …
Dr. Gerhard Knies, fondateur de la TREC et le Prince Hassan bin Talal de Jordanie, membre du Club de Rome, rencontreront le mardi 17 juin à 16H15, au Ministère de l’Environnement, Jean Louis Borloo, Ministre d’Etat. Thème : Plan solaire pour la Méditerranée (UfM) et…
VISITER LE SITE http://www.trec-france.org/ (les actualités)
Chaque jour nous apporte des preuves que le changement climatique n’est pas pour dans trente ans, quinze ans, ou même sept ans, mais qu’il sévit déjà en catastrophe et qu’il s’accélère à un rythme que les projections les plus pessimistes n’envisageaient même pas.
Hier c’était de nouvelles inondations de mousson en Inde et au Bangladesh, majorée des eaux des fleuves grossies par la fonte des glaciers de l’Himalaya, ce matin l’annonce de l’évacuation en panique d’une station glaciologique russe de l’Arctique menacée par la disparition de la banquise. Les récentes intempéries dans le centre des Etats-Unis ont fait 21 morts. Seize personnes ont été tuées dans l’Iowa et cinq autres dans les Etats voisins par les tornades, puis les pluies torrentielles qui ont touché la région depuis le 25 mai. Il y a eu 16 cyclones aux Philippines depuis le début de l’année.
Les médias officiels soit occultent ces informations, soit leur octroient la place la plus discrète possible derrière l’Euro-foot, le Tour ou les JO. Certains responsables s’ingénient à minimiser voire à nier le problème tel Luc Ferry, qui hier accusait les membres du GIEC d’incompétence voire pire,
«allègrement… ».
Les milieux industriels et financiers se réjouissent des opportunités de profits qui leurs sont offertes par la mise à leur disposition des ressources pétrolières arctiques, l’accessibilité des routes maritimes polaires, les financements publiques des technologies du charbon propre, qui même si elles avaient la moindre chance d’efficacité n’interviendraient que beaucoup trop tard.
Les décideurs politiques tiennent systématiquement un double langage. Reconnaissant du bout des lèvres la responsabilité CO2 et, ne sachant renoncer à l’idéologie de la croissance, ils retardent indéfiniment les mesures d’économies drastiques d’énergie, seules susceptibles d’atténuer le désastre.
Tout conspire à faire oublier l’urgence absolue.
Mardi 8 juillet 2008
PROJET STOCKAGE CO2 REGION LACQ 64
Réactions des riverains dans le projet de stockage de co2 dans la région de Lacq Pyrénées Atlantiques
COTEAUX DE JURANCON ENVIRONNEMENT
Association loi 1901 créée le 16 janvier 2008 suite à un projet pilote d’enfouissement de CO2 dans le puits de ROUSSE 1 situé sur les coteaux de Jurançon.
http://adenca.over-blog.com/
Ce blog a pour but d’informer les riverains et les populations environnantes sur les risques du projet et de les tenir au courant des différentes rencontres.
Extrait assemblée générale du 14-5-2008
· le bien-fondé du refus d’une expérimentation industrielle, en zone urbanisée, viticole, agricole, … et sismique. La mise en oeuvre d’un projet pilote pour tester une nouvelle technologie non totalement maîtrisée a de quoi inquiéter les riverains.
· Le risque de fuite avéré aussi bien à court terme qu’à long terme et dénoncé par de multiples experts internationaux (article des Echos du 11/10/07) représente une menace pour les humains et l’environnement. Il n’existe aucune méthode fiable pour évaluer la probabilité ou la gravité de tels risques. Il est impossible de garantir un stockage techniquement sûr et permanent du CO2.
· …….
· Le bien fondé du refus de léguer aux générations futures un cadre de vie dégradé situé sur un site industriel d’enfouissement de déchet.
· ……
· La nébuleuse autant technique que juridique qui entoure le projet, laissant dubitatifs de nombreux élus contactés, …
· La totale méconnaissance de l’avenir : aucun engagement formel et formalisé après 2 années d’expérience pilote!!! Total s’accroche à un cadre juridique qui l’exonère de toute responsabilité à long terme. Le transfert envisagé de propriété au gouvernement fait en sorte que les contribuables devront assumer et payer pour les dommages qui pourraient en découler.
· Enfin dernier point qui n’est pas le moins important, la prise de conscience que cette nouvelle technologie, loin d’être une solution miracle pour lutter contre le réchauffement climatique comme veut le présenter Total montre, selon les études les plus récentes, toutes ses limites en terme de fiabilité économique et de perspective réelle pour contribuer à réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. Les inconvénients globaux sont supérieurs aux bénéfices.
……
Greenpeace, qui considérait, jusqu’à présent, l’enfouissement souterrain du CO2 comme un moyen d’éviter l’effet de serre, est maintenant contre : « La capture et la séquestration du CO2 ne sauveront pas le climat » « C’est un faux-espoir ». Il est souligné aussi devant l’assemblée que l’association CJE a l’appui de France Nature Environnement et de la Sépanso.
Il est dénoncé l’erreur commise par Total qui a négligé le test initial d’acceptabilité sociale auprès des populations directement concernées, en voulant plutôt passer en force selon les vieilles méthodes « robustes » des industries pétrolières pour arriver à leurs fins.
Il est également expliqué la notion de conflits d’intérêts qui ne semble pas bien comprise par les autorités françaises. Il importe que les personnes chargées d’évaluer la faisabilité scientifique et les risques de l’expérience pilote ainsi que son acceptabilité sociale dans le cadre de Chapelle de Rousse soient totalement indépendantes de Total et le garantissent par écrit. Il semble, de manière surprenante, que le Préfet des Pyrénées-Atlantiques ait choisi le BRGM pour effectuer une contre-expertise. Or, le Direteur du BRGM siège au conseil scientifique du projet pilote de Total ; ce qui rend son institution inéligible à une contre-expertise. Par ailleurs, le BRGM a des liens étroits avec Total et est partie prenante dans une entreprise de prestation de service d’ingénierie dans le stockage de CO2, Geogreen.
……….
L’intégralité de l’assemblée générale est à consulter sur le site :
http://blog.ifrance.com/coteauxdejuranconenvironnement
La communication de Jean V. au sujet des réactions des habitants de la région de Lacq et des coteaux du Jurançon corrobore les réserves de nombreux experts indépendants quant à l’acceptabilité locale des projets de CSC.
La société VEOLIA qui envisage de séquestrer le CO2 produit par son usine thermique brulant des déchets à Claye Souilly dans la région parisienne a sans doute pensé écarter ce problème:
-en réunissant un « panel » de 17 personnes censées représenter la population française… et chargées d’approuver le projet en émettant quelques timides observations destinées à apporter un semblant d’impartialité.
-et en déclinant l’invitation à une réunion publique d’information qui devait se tenir début Juin 2008. (« Nous n’avons rien à cacher mais nous n’avons rien de nouveau à annoncer», explique Muriel Olivier, directrice de la communication chez Veolia Propreté Ile-de-France, dans un article du Parisien).
Les associations environnementales et les riverains sont inquiets :
La déclaration suivante de Monsieur Yves Albarello, député-maire de Claye Souilly donne à réfléchir : « La ville de Claye toujours novatrice et extrêmement soucieuse de son environnement, à voulu pallier au défaut du CET et s’est portée volontaire pour réaliser un projet de capture et de stockage du dioxyde de carbone émis par l’enfouissement des déchets, avec un partenaire de taille Veolia. » (sic).
Elle aurait pu servir chez nous de modèle à certains… si le scrutin d’avril dernier en avait décidé autrement.
Ouf !
Le bon ton règne toujours dans le nouveau bulletin du Conseil Régional de Bourgogne. On n’y trouve pas plus d’articles consacrés au charbon qu’à la pornographie. Les choses sales, on en parle « entre hommes » et en petit comité. Il est étrange que cette estimable publication prétende vouloir sauver les bocages bourguignons (page 8), alors que l’assemblée dont elle est la voix projette, entre Lucenay et Cossaye, le saccage d’un « paysage de boccage n’attirant pas particulièrement le tourisme » (termes employés par le rapport du Conseil Economique et Social, pour justifier le projet minier.).
Éric Moreault
Le Soleil
Québec
Au même moment où le G8 signait un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, le barrage naturel de glace du glacier Perito Moreno, en Argentine, s’effondrait avec fracas. Cette première historique — en plein hiver — est la parfaite métaphore de l’écroulement du monde politique face au lobby énergétique qui dicte, encore et toujours, son programme, sur lequel les actions face aux changements climatiques sont toujours remises aux calendes grecques.
Le mur de 60 mètres de haut du Perito Moreno éclate sous la pression de l’eau accumulée en moyenne aux quatre à six ans, toujours l’été. Les scientifiques sud-américains estiment que sa rupture de la semaine dernière est probablement une conséquence des changements climatiques. Si l’incident était isolé, il ne serait qu’anecdotique. Mais les événements se multiplient à un rythme effarant.
Dans les dernières semaines, nous avons appris que le plateau de Wilkins, un glacier de 16 000 km2, l’équivalent de l’Irlande du Nord, se détachera bientôt de l’Antarctique; que la température annuelle du désert de Namibie, l’un des endroits les plus secs de la planète, a augmenté d’environ 1 °C comparé aux 100 dernières années; que les colonies de manchots disparaissent à un rythme effarant (de la moitié en Argentine et de 90 % en Afrique du Sud); que la sécheresse de plus d’une décennie en Australie s’aggrave; que le couvert glacier de l’Arctique risque fort, comme ces dernières années, d’être réduit à peau de chagrin; etc.
Pendant ce temps, les politiciens tournent autour du pot. Certains plaident que les gouvernements devraient plutôt se soucier des conséquences des bouleversements climatiques. Qu’ainsi, l’énergie et l’argent seraient mieux investis dans l’adaptation aux changements climatiques que dans la réduction des émissions de GES. Si au moins c’était le cas!
Dans un monde idéal, les efforts iraient de pair. À défaut, un réel désir de réduire la pollution enverrait un signal clair aux populations et permettrait de passer à l’étape de l’adaptation aux conséquences. Faut-il rappeler que cet accord sans conséquence et sans contrainte est celui que le G8 devait signer lors du sommet précédent, en 2007? Malgré l’urgence, on se contente de rester dans le vague. Il faut réduire les émissions de moitié d’ici 2050 (dans 42 ans!), mais sans indiquer par rapport aux émissions de quelle année (1990? 2005? 2015?) et sans échéancier à court terme.
Ce n’est plus un manque de volonté politique, c’est une abdication devant les forces économiques qui gouvernent le monde. Allez, hop! balayons tout ça sous le tapis. D’ailleurs, quelle coïncidence, l’objectif de 2050 pour la réduction de moitié des émissions de GES correspond exactement à la cible adoptée par le gouvernement Harper en octobre 2006…
Le premier ministre canadien n’a d’ailleurs rien trouvé de mieux à dire pendant le sommet que les pays émergents devront faire de plus gros efforts pour réduire leurs émissions de GES. Parce que le Canada donne l’exemple, j’imagine : une augmentation de 25 % depuis 1990…
Les pays en développement ont d’ailleurs refusé de s’engager tant que les pays riches n’adopteront pas des mesures plus coercitives et plus importantes. Un prétexte pour accélérer leur développement, bien sûr, mais il y a une réalité historique : les pays du G8 ont émis depuis 1950 quelque 62 % des GES à l’origine du réchauffement du climat et les pays du G5 (Chine, Inde, Afrique du Sud, Mexique et Brésil), environ 18 %.
Certains doutent de la véracité des changements climatiques, notamment de la fiabilité des modèles informatiques qui servent à prévoir les hausses de température. Deux scientifiques de l’Université d’Utah ont néanmoins réalisé une étude sur plusieurs générations de modèles climatiques, dont ceux utilisés par le GIEC dans ses rapports de 1995, 2001 et 2007, dont ils ont comparé les résultats avec le climat actuel. Conclusion : «Les modèles se sont constamment améliorés et atteignent des niveaux d’exactitude similaires à ceux dont les observations sont basées sur des analyses de l’atmosphère.»
Dans les circonstances, on a la désagréable impression que nos gouvernements ressemblent aux passagers du Titanic qui continuaient à danser alors que le bateau prenait l’eau de toutes parts.
Vivre près des centrales au charbon a un impact négatif sur la santé !
La pollution élevée affecte le développement mental des enfants
PsychoMédia – Publié le 15 juillet 2008
Fermer des centrales électriques au charbon peut avoir un impact positif direct sur le développement cognitif des enfants et leur santé selon une étude de l’Université Columbia publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.
Les chercheurs ont suivi et comparé le développement de deux groupes d’enfants nés à Tongliang en Chine: 107 enfants dont les mères étaient enceintes alors qu’une centrale au charbon opérait dans la ville et 110 enfants dont les mères étaient enceintes après que la centrale ait été fermée.
Chez le premier groupe, l’exposition prénatale aux émissions de la centrale était associée avec des résultats significativement inférieurs à des tests de développement, dont le développement moteur, à l’âge de 2 ans. La fréquence de retard dans le développement moteur était diminuée de deux tiers dans le deuxième groupe.
« Ces résultats montrent que moins dépendre du charbon pour l’énergie peut avoir un impact positif mesurable sur le développement et la santé des enfants, en Chine et ailleurs, dit Frederica Perera, auteur principale.
L’exposition prénatale aux émissions des centrales était mesurée par un biomarqueur, l’hydrocarbone polycylique aromatique (HAP) dans le sang du cordon ombilical. Les chercheurs tenaient compte dans leur analyse de l’exposition à d’autres polluants tels que la fumée de tabac et le plomb qui auriaent pu contribuer aux problèmes neurodéveloppementaux.
PsychoMédia avec source:
Clumbia University Mailman School of Public Health, communiqué
Source :le journal de l’environnement
Le Grenelle pourrait doubler le marché de l’énergie
16/07/2008
Pour la première fois, l’Ademe a calculé le marché que représentent les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie en France, et ce qu’il pourrait représenter dans 4 ans. Des chiffres qui seront utiles aux parlementaires lors de leur examen des projets de loi issus du Grenelle.
par Claire Avignon
70 milliards d’euros. C’est ce que pourrait représenter le marché des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en 2012 si les conclusions du Grenelle étaient correctement mises en œuvre, calcule l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans une étude présentée le 9 juillet. Pour 2007, l’agence évalue ce même marché à 33 milliards d’euros, en hausse de 12,3% en coût constant par rapport à 2006. Un rythme insuffisant puisque le Grenelle exige qu’il atteigne 16% d’augmentation annuelle. Quant au nombre d’emplois, il doublerait pour passer de 220.000 à 440.000.
ARTICLE COMPLET, CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT :
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=20749&idThema=6&idSousThema=33&type=JDE&ctx=291
UN TRES MAUVAIS EXEMPLE:
BRISBANE, AUSTRALIA–(Marketwire – July 16, 2008) – Waratah Coal Inc(TSX VENTURE: WCI). Le gouvernement du Queensland a annoncé aujourd’hui son support pour ce qui sera vraisemblablement le plus grand projet minier de charbon en Australie avec un développement ferroviaire et portuaire d’un coût de plus de cinq milliards de dollars australiens. La société propose une mine de charbon thermique dans le Bassin de Galilée….Mme Bligh députée au parlement a ajouté que Waratah Coal serait appelé maintenant à entreprendre une évaluation des impacts environnementaux… Le secteur charbonnier en Australie est déterminé à relever les défis de réduction de gaz à effet de serre et à s’assurer que le charbon continue à être considéré comme la source d’énergie du futur la plus intéressante et la plus durable. Les émissions seront constamment surveillées et des stratégies possibles de compensation pourraient inclure la séquestration de dioxine de carbone et des opportunités d’investissement dans des puits de carbone.« En fait, le CSIRO a décrit le Basin de Galilée comme un endroit de choix pour un projet de capture de CO2 dans la production d’énergie.»
La campagne du travailliste Kevin Rudd qui a battu le 24 novembre dernier John Howard, pollueur impénitent, avait fait espérer mieux, mais décidément « Business is Usual » , expression née justement en 1982 en terre australienne, à partir d’un album célèbre, semble être aussi sa devise. A inscrire sur les logos de la Seren et de Valorca.
L’administration BUSH encore et toujours cache des évidences !!!
L’EPA reconnaît la menace des gaz à effet de serre sur la santé
17/07/2008 10:20
Alors que la Maison blanche n’avait pas souhaité le rendre public en décembre 2007, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine vient de mettre en ligne sur son site un rapport indiquant que le réchauffement du climat présente des risques potentiels pour la santé liés aux vagues de chaleur, aux inondations, ou encore à la diminution de la productivité des élevages. L’EPA appelle le public à transmettre ses remarques sur la possibilité de contrôler les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre de la loi sur la pollution de l’air, le Clean air act. Cette démarche fait suite à la décision rendue par la Cour suprême le 2 avril 2007 estimant que les GES sont des polluants que le gouvernement américain a la possibilité de réglementer.
Reuters explique que la première consultation de 120 jours sera suivie par la rédaction d’un règlement, qui sera lui-même soumis à consultation. Ainsi, aucune action ne devrait réellement être mise en œuvre d’ici la fin de l’exercice de l’administration Bush.
MEME LE PAPE EN VOYAGE A SYDNEY
Le chef de l’Eglise catholique a déploré les dégâts écologiques provoqués par une exploitation effrénée des ressources de la planète. Il a évoqué « l’érosion, la déforestation, le gaspillage des ressources minérales et marines pour alimenter un esprit de consommation insatiable », et ce une semaine après le sommet des pays industrialisés du G8 qui a reconnu la nécessité de protéger l’environnement.
Sera t-il entendu par certains qui menacent notre environnement et qui pourtant sont de fervents catholiques pratiquants ?
L’apocalypse est-il pour demain ?
A propos du pape écolo, il serait bon de savoir dans notre affaire de charbon dit « propre » qui roule pour le camarade Juda?
Savoir raison garder.
Comparons :
-Deux fuites accidentelles et ponctuelles dans le sol de quelques kilogrammes d’uranium, dont la conséquence devrait être un renforcement des procédures de sécurité.
-L’émission continue dans l’atmosphère par les centrales thermiques à charbon de tonnes d’éléments radioactifs, dont personne ne se soucie.
-L’exposition estivale délibérée sur les plages d’une bonne partie de la population aux radiations ultraviolettes cancérigènes.
-La poursuite effrénée de la croissance des rejets de CO2, menace à très court terme contre la vie sur cette planète.
Énergies Renouvelables
Autriche : Güssing, une ville exemplaire en matière d’énergies renouvelables.
« Gussing est la seule ville en Europe totalement autonome en énergie, aucune autre ville n’ayant encore atteint les 100% d’autonomie grâce aux énergies renouvelables », affirme Reinhard Koch, directeur du Centre européen des énergies renouvelables de Güssing.
Les énergies renouvelables, contrairement aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), utilisent des flux inépuisables d’origine naturelle (soleil, vent, eau, croissance végétale).
« Il y a une quinzaine d’années, la région de Gussing était la plus pauvre d’Autriche, et la population, confrontée à des difficultés économiques, était obligée de partir chercher du travail ailleurs. Il fallait faire quelque chose », indique le patron de ce centre de compétence pour les énergies renouvelables.
Les élus locaux ont alors décidé de mettre en place un nouveau plan énergétique, mettant à profit la grande quantité de biomasse (les matières organiques produites par les végétaux et les animaux) disponible dans la région, afin de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.
L’application de ce plan, piloté par le Centre européen des énergies renouvelables, un organisme sans but lucratif, a ainsi permis la création progressive de 35 installations de production d’énergie, sous forme de sociétés d’économie mixte avec la participation des agriculteurs locaux pour l’approvisionnement des matières organiques.
Des centrales de production de biogaz pour la production de chaleur et d’électricité à partir de maïs, de trèfle et d’herbe, de biodiesel pour la production de ce carburant à base d’huile de colza, de gazéification du bois pour la cogénération de chaleur et d’électricité, et des installations solaires thermiques (eau chaude et chauffage), et photovoltaïque (électricité) ont ainsi été mises en place.
L’éolien n’a pas été développé faute de sites suffisamment ventés. « Aujourd’hui, nous avons une avance de trois ou quatre ans sur le reste de l’Europe dans les technologies des énergies renouvelables », estime Reinhard Koch.
La centrale électrique de gazéification du bois pour la production combinée de chaleur et d’électricité « est la première du genre au monde », assure Daniela Augustin, guide du Centre européen des énergies renouvelables.
Source : Batiactu.
http://www.batiactu.com/data/190620...
Pour les Français, le nucléaire moins risqué que le réchauffement climatique.
PARIS (AFP) – 19/07/2008 10h32
Les Français estiment que le nucléaire est nettement moins risqué que le réchauffement climatique voire la pollution des eaux, selon un sondage Ifop publié dans le Monde daté de dimanche-lundi. Interrogées sur les risques qu’elles considèrent comme les plus préoccupants, 53% des personnes interrogées citent ceux liés aux changements climatiques, alors qu’elles étaient seulement 20% à les citer dans un sondage similaire réalisé en avril 2002. 36% évoquent les risques liés à la pollution des eaux (40% en 2002), 27% le nucléaire (33%), 24% la pollution atmosphérique en ville (36%), 23% les risques alimentaires (30%), 16% les risques industriels (25%) et 4% l’amiante (9%). Les deux tiers (67%) des personnes interrogées estiment qu’il faut maintenir la part du nucléaire dans la production énergétique parce qu’il « assure l’indépendance énergétique de la France », le dernier tiers (33%) étant d’un avis contraire parce que « c’est dangereux ». Les Français étaient presque également partagés entre ces deux opinions (52/47) il y a six ans. Pourtant, les conséquences de l’incident du site de Tricastin apparaissent graves à 81% des Françaises (37% très graves, 44% assez graves), pas très graves à 15%, pas graves du tout à 2%. Et ils font beaucoup plus confiance pour les informer aux associations de protection de l’environnement (79%) ou à l’autorité de sûreté nucléaire (62%) qu’au gouvernement (30%) ou à Areva (32%). Le sondage a été réalisé le 18 juillet auprès d’un échantillon de 1009 personnes, représentatif de la population française de plus de 18 ans. Il intervient alors même que deux fuites radioactives se sont produites en l’intervalle de dix jours dans des usines exploitées par Areva. Selon le Monde, une partie des personnes interrogées n’était pas au courant de la fuite d’uranium intervenue jeudi à Romans-sur-Isère (Drôme).
Mauvaise nouvelle pour SEREN et VALORCA.
Bonne nouvelle pour nous et notre planète.
Bon sens et prise de conscience de la hiérarchie des périls ou simple instinct de conservation ??
Mais il est grand temps de renforcer les moyens et surtout l’indépendance des organismes de contrôle.
« indépendance des organismes de contrôle. »
Un rêve!
Quand on voit l’alliance du parti des travailleurs avec le grand capital sur le charbon dit « propre »
Ajoutons l’alliance avec les médias locaux et nous sommes tous bon pour la chambre à CO2.
L’approvisionnement « solaire » de l’Europe par le Sud
(src : Daily Mail)
Des panneaux solaires photovoltaïques installés dans le désert d’Afrique du Nord et couvrant une superficie grande comme le pays de Galles pourrait fournir en « électricité verte » l’ensemble du vieux continent a indiqué un groupe d’expert.
Selon le dailymail, cette idée appuyée par le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy, a été discutée lors du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM), qui a réuni à Paris 43 chefs d’Etat et de gouvernement.
En effet, l’intensité du soleil reçue dans le désert d’Afrique du Nord pourrait produire jusqu’à trois fois plus d’électricité que ces mêmes panneaux solaires situés en Europe du Nord.
La construction de lignes à haute tension pourrait coûter jusqu’à 1,3 milliard d’euros par an jusqu’en 2050, et sur lesquelles transiteraient progressivement l’électricité produite par les fermes solaires en exploitation – jusqu’à 100 GW de courant. Il s’agirait également de permettre aux pays nordiques comme le Royaume-Uni et le Danemark d’exporter l’énergie éolienne et d’importation de l’énergie verte à partir d’autres sources d’approvisionnement.
Doug Parr, le responsable scientifique de Greenpeace UK, apporte son soutien à ce projet : « En supposant un bon rapport coût-efficacité, un réseau d’énergie renouvelable à grande échelle constitue le genre d’innovation dont nous avons besoin, si nous voulons battre le changement climatique ».
Publié le 24/07/2008 à 09:10
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Le changement climatique vécu à Lucenay-les Aix :
De même que du haut d’une montagne, nous embrassons un plus vaste paysage, de même le grand âge nous offre la perspective d’un plus grand espace temporel. Les changements intervenus au cours de ces années sont d’autant mieux perçus que le lieu d’où ils furent observés est demeuré le même et que les conditions de vie n’y sont pas artificielles comme le sont en grande partie celles de la ville. C’est ainsi qu’après cinquante et un ans vécus à Lucenay, je suis convaincu que les conditions météorologiques s’y sont progressivement modifiées.
Jusqu’aux années quatre-vingt, chaque hiver, j’étais confronté à des périodes d’enneigement pouvant dépasser un mois et seuls les pneus à clou me permettaient d’effectuer sans trop de difficultés mes visites. Puis au fil des ans ces équipements sont devenus inutiles. Succédant aux hivers plus doux, les printemps sont devenus de plus en plus précoces. Les étés se signalent par des orages de plus en plus fréquents.
L’apparition el la multiplication du pourpier sauvage dans les jardins est, entre autres, un témoignage du changement climatique. De même, cette année, j’ai été surpris de voir apparaître des scolopendres, arthropodes que je ne connaissais que dans le midi. Après avoir exterminé le dixième, je me suis reporté, pour identifier l’animal à mon Atlas des insectes, acheté en 1942… et lu : « Scolopendra morsitans, espèce assez commune dans les régions circum-méditerranéennes » : petite preuve supplémentaire.
NIEVRE : LE PREFET PREOCCUPE PAR L’ENVIRONNEMENT :
Ouf, nous avons un préfet écolo ? pas tout à fait, mais… (JdC du 26.7.08) :Le préfet a visité différents sites à Marzy, il a porté un intérêt particulier aux mesures qui visent à protéger l’environnement et à la consommation d’énergie et au développement durable. Propos « …Le développement durable est une forte préoccupation sociale aujourd’hui. L’Etat doit assumer ces responsabilités. Il a un rôle de conseil, de prescription mais aussi de sanction… »
Et bien, jouez votre rôle Monsieur, sanctionner cette fichue idée de mine, et vite !
Extrait de la:
DECLARATION CONJOINTE DU PRESIDENT DE L’AFRIQUE DU SUD M. THABO MBEKI, DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE M. NICOLAS SARKOZY EN TANT QUE PRESIDENT DU CONSEIL DE L’UNION EUROPEENNE ET DU PRESIDENT DE LA COMMISSION M. JOSE MANUEL BARROSO A L’OCCASION DU PREMIER SOMMET UE-AFRIQUE DU SUD BORDEAUX (FRANCE), LE 25 JUILLET 2008.
Les présidents ont souligné la nécessité d’améliorer l’efficacité et la sécurité énergétiques et ont recommandé un renforcement de la coopération dans ce domaine, EN S’APPUYANT SUR LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LE CHARBON ? LE CHARBON PROPRE ET LA CAPTURE ET LE STOCKAGE DU CARBONE NOUVELLEMENT CREE.
Les présidents sont convenus de mettre en place un Forum de dialogue sur l’énergie, destiné à superviser ces groupes de travail, à donner un cadre aux contacts bilatéraux et à encourager et faciliter de nouvelles coopérations dans des domaines comme l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Sans commentaires.
« La nature ne pardonne pas, n’oublie rien… Des coups, elle peut en supporter mille et rendre soudain non pas oeil pour oeil mais apocalypse pour chiquenaude. »
[Jérôme Deshusses]
A méditer par les « groupes de travail »….
Un calme trompeur.
De plus en plus nombreux sont ceux qui déclarent : «la mine, il n’en est plus question …».
Et en effet on en parle de moins en moins. La discrétion de la SEREN n’a d’égale que l’ardeur qu’elle apportait il y a deux ans à la présentation de son génial projet. Elle ne s’attendait assurément pas à l’accueil que nous lui ferions. En tirant la leçon, VALORCA avait joué la prudence, n’acceptant qu’à regret une réunion et présentant une version super édulcorée de son projet.
Les résultats des municipales de Cossaye et de Lucenay ont ôté aux tenants de tous poils des projets miniers leurs derniers espoirs de trouver quelque appui local. C’est pourquoi ils ont opté pour la plus grande discrétion, le profil bas, la pédale douce. Plus écolo que le JDC tu meurs, le bulletin du Conseil Régional fait délibérément l’impasse sur le projet du siècle. Sur internet, aussi bien SEREN que VALORCA ne se manifestent plus. Remarquable tentative d’anesthésie générale, tandis que ces Messieurs « lobbyisent » à Paris.
Ne nous endormons pas !
28.07.2008
Chine/Gansu: ouverture d’un congrès international sur l’énergie solaire
Un congrès international sur l’énergie solaire pratique et la » Coopération Sud-Sud » s’est ouvert samedi à Lanzhou, chef-lieu de la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine.
Des participants en provenance de 41 pays et de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) y ont assisté. Ils ont partagé leurs expériences et leurs opinions à propos des technologies solaires, du développement des produits concernés, de la vulgarisation et des transferts techniques, parmi d’autres sujets.
« Je souhaite que le congrès aide à réduire les écarts techniques dans le monde et offre de nouvelles opportunités commerciales, » a indiqué Liang Dan, directrice de la branche de la promotion et de la technologie industrielle de l’ONUDI.
Selon Zhao Yongli, assistant du directeur du Centre international de la Chine pour les échanges techniques et économiques, la Coopération Sud-Sud est une façon importante de vulgariser l’énergie solaire.
La loi relative à l’énergie renouvelable a été votée en février 2005 par l’Assemblée populaire nationale, législature suprême de la Chine. La Chine considère depuis lors les énergies renouvelables, dont l’énergie solaire, comme un élément essentiel de sa stratégie énergétique.
L’énergie renouvelable représentera plus de 10% de la consommation d’énergie primaire en Chine en 2020, l’énergie solaire devenant la source d’énergie renouvelable la plus importante, suivie de près par l’énergie hydroélectrique. Source: xinhua
NON à l’enfouissement de CO2 à Rousse (dans le vignoble AOC Jurançon), OUI à un débat national
Écrit par Association coteaux de jurancon environnement
28-07-2008
Nous souhaitons porter à votre connaissance un cas d’école dans le domaine du stockage de CO2 à Jurançon (64).
Ci-dessous la position de l’Association Coteaux de Jurançon Environnement :
Le captage et stockage de CO2 : un sujet de débat national à la lumière du projet pilote Chapelle de Rousse (64110)
Dans le but déclaré de lutter contre le réchauffement climatique, Total envisage d’expérimenter la technique du captage de CO2 émis par une usine à Lacq, du transport, par pipeline sur 27 km, de ce gaz à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques) et de son enfouissement définitif dans le puits de Rousse1.
Mais, ce puits se trouve en zone habitée, soumise à des secousses sismiques, au cœur du fameux vignoble de l’AOC Jurançon, dans un environnement touristique exceptionnel, face à la magnifique chaîne des Pyrénées.
Des riverains, des Béarnais, des Français, inquiets d’être soumis aux risques d’un projet-pilote non totalement maîtrisé, se sont regroupés en association. Lors de la phase d’injection qui durerait 2 ans, il existe un risque de fuites d’un gaz, le CO2, inodore, plus lourd que l’air, toxique à forte teneur, dangereux pour les personnes et l’environnement. Cette poche a perdu son étanchéité de part le forage du puits d’exploitation. Une fois le puits refermé sur son déchet industriel, Total se désengagerait (comme l’y autorise le droit minier conçu dans l’intérêt des industriels), laissant à l’Etat français la charge, sur fonds publics, de la surveillance et de la maintenance du site, toute responsabilité en cas d’accident et, aux générations futures, les charges d’une technologie empoisonnée.
Ce projet, polluant, puisqu’il nécessite une consommation supplémentaire de 40% d’énergie, dangereux, sans effet bénéfique sur le réchauffement climatique puisque cette technologie ne pourra, de toutes façons, à l’horizon 2020, permettre d’éviter que 0,06% des émissions mondiales de CO2, n’a d’intérêt que pour le géant pétrolier.
Rousse 1, petite poche qui contenait du gaz naturel, a été exploité pendant une quarantaine d’années pour alimenter par ce pipeline les industries de Lacq.
Le projet de Total consiste à capter le CO2 émis à Lacq, pour l’enfouir via ce pipeline, dans cette poche pratiquement vidée. La faible contenance de cette poche permet à Total d’expérimenter dans un minimum de temps – 2 ans, les technologies de transport et d’enfouissement et ainsi maquiller la poursuite de sa rente pétrolière en encaissant de nouveaux bénéfices par le biais du dépôt de brevets et de la récupération de permis d’émission.
L’accompagnement administratif de ce projet est inacceptable : l’association avait demandé des contre-expertises techniques et économiques indépendantes du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). En réponse, les représentants de l’Etat ont produit une contre-expertise faite par le BRGM, organisme qui ne cache pas ses liens avec Total. Le conflit d’intérêts avéré entache la crédibilité de cette contre-expertise. Les représentants de l’Etat ont justifié cette anomalie en faisant ressortir que les salariés chargés de la contre-expertise n’étaient pas les mêmes que ceux qui ont aidé Total à élaborer le projet lui-même !
Quant à la Commission Locale d’Information et de Suivi (CLIS), elle s’est révélée complaisante pour le projet de Total. Car Total, employeur principal de la région, se comporte sur le terrain en véritable Seigneur et Maître, qui utilise les bonnes vielles méthodes de pressions, assorties du miroitement d’avantages matériels pour obtenir la neutralité, aussi bien des riverains récalcitrants que des élus, contrevenant aux principes démocratiques.
Malgré toutes nos requêtes écrites demandant le report de la prochaine réunion de la CLIS et du démarrage de l’enquête publique tant qu’une contre-expertise technique et économique (impact défavorable sur l’image du vignoble AOC Jurançon) n’a pas été ordonnée, la CLIS se réunira le 18 juillet prochain et l’enquête publique débute dans 15 jours.
La Municipalité de Jurançon a refusé le permis de construire et a voté à l’unanimité une motion de réserve sur le projet lors du dernier Conseil Municipal. Nous aimerions que ce laps de temps gagné nous permette d’arriver au vote par l’Union Européenne de la Directive, actuellement en préparation et qui reprend les points essentiels que nous soulevons.Noussouhaitons vous faire partager notre indignation face à ce projet inutile, coûteux et dangereux pour les populations.
L’association demande l’organisation, sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) d’un véritable Débat National sur le principe même de l’injection souterraine du CO2, en vue de l’abandon du projet de Total.
Contact Presse :
Personne de contact pour les journalistes : P association coteaux de jurancon environnement coteauxdejuranconenvironnement@ifrance.com http:// Ce communiqué a été diffusé par et sur Categorynet.com (http://www.categorynet.com). Ce communiqué de presse porte la référence SOMAN6AC
Deux immenses blocs se sont détachés du plus gros plateau de glace côtier de l’Arctique pour former des « îles flottantes », la fracture la plus importante du genre depuis trois ans, ont annoncé mardi des responsables canadiens. Montréal (AFP) – 29/07/2008 21h34.
ENCORE UN SIGNAL D’ALARME COMME IL NOUS EN PARVIENT CHAQUE JOUR.
Le gouvernement du Québec financera la création d’une chaire d’étude sur la séquestration géologique du dioxyde de carbone (CO2), selon la radio de Radio-Canada.« Cette nouvelle position va complètement à contre-courant de ce que le Québec a toujours soutenu et fait comme démarche », explique Simon-Pierre Diamond, porte-parole en Environnement à l’Action démocratique du Québec. M. Diamond croit que le Québec doit plutôt continuer de miser sur des changements aux modes de production. De plus, selon lui, il n’y a pas de garantie sur l’efficacité de la séquestration du carbone. (Politique-Lutte aux GES Mise à jour le mardi 29 juillet 2008 à 23 h 12.).
ENCORE UNE TENTATIVE DE DIFFERER LES VERITABLES REMEDES.
Passant ces jours derniers par Bértholène, nous remarquions que rien n’indiquait que les habitants de ce village étaient tout comme nous menacés d’une catastrophe écologique et nous nous disions ma femme et moi : « ils ont vraiment l’air de s’en moquer ».
Mais de retour à Lucenay force était de faire presque la même constatation. Certes nous savons que notre combativité est intacte : les municipales et l’accueil fait à la 3ème lettre de l’ADSN l’ont prouvé, mais les vacanciers ne risquent-ils pas de se demander s’il en est bien ainsi. Et c’est exactement ce sur quoi comptent SEREN, VALORCA et les autres.
cliquez sur le lien ci dessous:
http://news.fr.msn.com/chine/photo.aspx?cp-documentid=8868080&imageindex=8#8868080
voir également les autres pages 1 à 11
Sans commentaire!
GROS TITRE DU JDC DE CE JOUR :
« L’eau, une ressource naturelle vitale. Depuis 3 ans, les habitants de plus de 80 communes de la Nièvre, soit 16000 personnes, sont interdites de consommer l’eau du réseau, contaminée à l’arsenic et au fluor. »
La situation va sans doute s’améliorer avec l’arrivée de la mine et de la centrale quand on sait les effets sur les eaux souterraines ????….et de surface….
LA SEQUESTRATION-MANIA:
FRANCE : Le gouvernement a lancé, vendredi 25 juillet, un «fond démonstrateur recherche» doté de 400 millions d’euros sur 4 ans. Il vise à développer, à côté d’une longue liste d’énergies propres, LE CAPTAGE ET LE STOCKAGE DU CO2… Ce fond est ouvert aux industriels ou aux groupements d’industriels avec des partenaires publics ou privés qui ont des projets de démonstrateurs. Ils peuvent faire appel à un soutien public quand le coût est important et la vocation première de ces installations est expérimentale. (Craignons que certains aient déjà flairé l’aubaine…).
JAPON : En vue de généraliser la capture et la séquestration du carbone, les industriels « carbo-intensifs » accroîtront leurs expérimentations. Dès avril 2009, un premier site expérimental devrait entrer en service. (On ne nous dit pas comment réagira à cette injection de CO2 le dragon dont les soubresauts sont censés causer les séismes japonais…) ;
C’EST CHEZ LES VERTS DU QUEBEC QUE S’ELEVE LA VOIX DE LA RAISON : Ils déclarent : « Sans prêter d’intentions malhonnêtes à qui que ce soit, nous ne pouvons appuyer des initiatives qui serviraient, en fin de compte et par exemple, à préparer le développement de centrales thermiques. Il faut cesser de croire à la découverte de technologies miraculeuses qui nous dispenseraient de modifier nos habitudes de vie et de réduire nos besoins en énergie. De manière urgente, nous devons mettre en oeuvre les solutions avérées efficaces dont nous disposons déjà et cesser de nous disperser en faux-fuyants pour acheter un temps qui nous est compté ».
A VERSER AU DOSSIER VALORCA QUI PRETEND EXPLOITER LE METHANE…
CENTPAPIERS QUEBEC le 2 août 2008: L’eau courante : un cocktail explosif ?!
Certains citoyens d’Alberta ont vu leurs réserves d’eau sous-terraines contaminées au méthane, possiblement à cause d’exploitations de gaz naturel.
Il y a quelques mois, quand mes études en génie des bioressources ont commencées, je suis tombé sur un article dans le Coopérateur agricole qui traitait de problèmes en Alberta au niveau des citoyens des régions rurales. L’article a d’ailleurs gagné certains prix au Canada, pour la qualité de son sujet et de sa recherche. Je vous conseille fortement de le lire !
L’Alberta tire une grande partie de ses revenus d’exploitations de gaz naturel, qu’elle consomme ou importe ensuite aux États-Unis. En fait, cette activité est plus rentable pour le gouvernement (8.34 milliards $) que l’exploitation pétrolière (1.46 milliards). Or, ses réserves de gaz naturel conventionnel ont commencé, il y a quelques années, à décroître et à ne plus pouvoir combler une demande croissante. Des entreprises, dont EnCana en tête, ont donc commencé à exploiter le charbon comme source de gaz naturel. On appelle cela du GNC : le gaz naturel de charbon, appelé Coalbed Methane en anglais. Lorsque le charbon se forme sous le sol, la décomposition de la matière organique qui a mené à sa formation produit aussi du méthane (par digestion anaérobique), qui est lui-même emprisonné dans le charbon. Le gaz naturel, presque sous forme liquide, est contenu dans des orifices poreux du charbon et peut en être extrait en diminuant la pression dans le charbon pour le faire relâcher le gaz. Ce mode d’extraction est considéré comme “plus propre” que l’extraction conventionnelle de gaz naturel, car il ne relâche pas de sulfure d’hydrogène. Si vous avez déjà senti des vapeurs de ce gaz, ça s’apparente à une ôdeur d’oeufs pourris… Et bien entendu, c’est un gaz hautement toxique et inflammable.
Par contre, le GNC (gaz naturel de charbon) est une source de faible volume de gaz naturel. Ces sources sont relativement abondantes, mais elles n’ont pas de grosses réserves. Donc, ces sources nécessitent un investissement élevé, qui est maintenant devenu rentable en Alberta à cause d’un prix du gaz naturel qui atteind, comme le pétrole, des sommets inégalés ces derniers temps. En 2006, il y avait 10,723 puits d’extraction de GNC en Alberta, localisés surtout dans le centre de la province, proche d’Edmonton et de Calgary. D’ici 10 ans, la province prévoit qu’il y aura 50,000 puits sur son territoire.
Le plus grave problème des GNC, par contre, est leur source. Comme ce gaz naturel est extrait de sources de charbon, la source n’est pas trouvée à la même profondeur que le gaz naturel classique. Les sources de GNC se trouvent de 100 à 150 mètres dans le sol, à une profondeur très faible et proche de la profondeur des réserves souterraines d’eau des régions rurales d’Alberta.
Récemment, des citoyens se sont plaints de mauvaise qualité de l’eau provenant de leurs acquifères. C’est le cas, par exemple, de Dale Zimmerman, un fermier qui affirme que 12 de ses vaches sont mortes au cour des dernières années, après que leur estomac ait littéralement pris en feu. La consommation d’une eau riche en méthane, ajoutée aux bactéries anaérobiques contenues dans les estomacs de la vache, pourraient en être la cause, selon lui. Un laboratoire a disséqué une de ses vaches et aurait plutôt affirmé que cette mort serait du à un empoisonnement alimentaire du à une bactérie contenue dans son fourrage. Étrangement, le laboratoire aurait disséqué une vache à tête rouge et blanche, alors que la vache de M. Zimmerman avait la tête noire et blanche…
Un autre cas est celui de Jessica Ernst, une technicienne en environnement, dont l’eau courante produit une flamme bleue lorsqu’elle entre en contact avec le feu. J’ai testé avec une allumette, et quand je la mets dans l’eau du robinet de Montréal, le feu s’éteint. Donc l’eau de la ville n’est pas SI mauvaise que cela.
L’eau du robinet de Mme Ernst contient 44,800 ppm de méthane (ou, si vous préférez, 29.4 mg/L). Le gouvernement américain estime qu’une concentration de plus de 28 mg/L peut engendrer de sérieux problèmes de santé. Il y a quelques années, Jessica Ernst n’avait pas de problème d’eau, mais l’exploitation de GNC semble être pour elle l’explication la plus logique de ce changement dans son eau courante. Depuis, elle est devenue une sorte de doyenne pour de nombreux citoyens qui se plaignent à l’Energy and Utilities Board (EUB) d’Alberta.
Car il faut dire que Mme Ernst n’est pas la seule dans une situation cocasse de ce genre. Sa voisine et sa famille auraient souffert d’irritations à la peau après avoir pris une douche. Leur eau aurait un effet pétillant, un peu comme du 7UP. Des analyses ont montré une présence allant jusqu’à 66 mg/L de méthane dans leur eau de robinet, soit environ 101,500 ppm. Rendu là, son puits d’eau courante pourrait presque devenir une source envisageable de gaz naturel pour chauffer sa maison… D’autres cas ont montré qu’en plus de contamination au méthane, les puits pouvaient contenir des niveaux anormaux de propane et de buthane.
Le problème, pour les citoyens, est qu’il est difficile de prouver que les GNC sont réellement en cause dans ces changements dans l’eau de leurs maisons. Pour plusieurs, il ne fait aucun doute que les exploitations voisines de gaz naturel de charbons sont une cause importante, mais encore faut-il le prouver ! Sans analyse préalable des eaux, il est difficile de démontrer que le problème est apparu après l’installation (et bien entendu, rares sont les personnes qui analysent leur eau avant que des problèmes ne surviennent). Le second problème vient des causes possibles de ces contaminatios au méthane. Certaines études prétendent que des puits auraient pu être contaminés par des bactéries naturelles. De plus, les puits artésiens souterrains d’Alberta ne sont pas toujours entièrement étanches, et les fuites de méthane peuvent avoir été causées par des défauts dans les puits, qui auraient laissé le méthane s’infiltrer du sol jusqu’à l’eau courante, ce qui ne serait donc pas le fait des exploitations des GNC, mais d’une mauvaise conception des réserves d’eau.
Ce que l’on sait, par contre, c’est que depuis l’implantation des 10,000 puits GNC dans les régions d’Alberta, il y a eu de nombreuses plaintes de citoyens sur la contamination des eaux. Le problème est que comme il est presque impossible d’incomber le blâme de la piètre qualité des eaux aux compagnies qui exploitent le gaz naturel, ce sont les citoyens qui doivent payer la facture de décontamination de leur eau, parfois avec une petite aide gouvernementale. Dans certains cas, il est peut-être même moins cher de creuser un nouveau puit. Dépendant des lieux, la décontamination peut coûter entre 5000 et 15,000$.
POST-SCRIPTUM : En Alberta, 650,000 personnes dépendent de sources souterraines d’eau pour combler leurs besoins.
Comme au cours des trois derniers étés les orages se multiplient en France.
Mardi 29.07.2008 : Une mini-tornade à Acheville, près d’Arras
Jeudi 30 Juillet 2008 : Mini-tornade. Le secteur entre La Salvetat et Bruniquel (Tarn et Garonne) cruellement éprouvé lundi soir.
Vendredi 01.08.2008, 13:18 Mini-tornade à Bersée Au sud-est de la métropole lilloise,
Dimanche 03 08 2008 Trois morts et neuf blessés dans une mini-tornade à Aumont.
La cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Pékin pourrait être perturbée par de fortes pluies et des orages, ont annoncé dimanche des responsables du bureau de la météo de la capitale chinoise, prévoyant même que des typhons étaient possibles sur certaines villes hôtes des JO.
Des orages provoquent des inondations et des fermetures de rues à Montréal.
Ce matin dans sa chronique sur EUROPE 1 Christian Buchet faisait état d’un article de « Sciences » confirmant l’accélération du réchauffement et de la fonte des glaces de l’Arctique, et la responsabilité de l’augmentation du CO2 atmosphérique dans ce phénomène.
Chaque jour nous apporte des preuves que le changement climatique progresse beaucoup plus vite que les scientifiques les plus pessimistes ne le prévoyaient et que les solutions technologiques telles que la CSC ne sont que des alibis pour persévérer dans des comportements criminels de profits à court terme.
Reprise du commentaire du 2 août par M. ESCARAVAGE
« C’EST CHEZ LES VERTS DU QUEBEC QUE S’ELEVE LA VOIX DE LA RAISON »
Mais qu’en pensent les verts Français ?????
Certes nos « Verts » se sont prononcés contre la mine. Dans le chapitre de son livre qui lui est consacré, Wilfrid Séjeau condamne cette entreprise, mais j’y relève deux phrases à propos de la captation séquestration du CO2 qui donnent à réfléchir : « Toutefois cette option ne peut être écartée » et : » Il est donc très important d’approfondir la recherche pour développer ces techniques dans le cadre d’une coopération Nord-Sud « . Je crains fort de voir là une ouverture sur la création d’une entreprise pilote.
L’option antinucléaire de nos « amis verts » est si vive que je suis persuadé que beaucoup d’entre eux préfèrent de loin le charbon à l’atome et se mobiliseraient mille fois plus volontiers contre une centrale nucléaire que contre notre mine et sa centrale thermique.
De plus, j’appréhende que la multiplicité de leurs options, relevant souvent plus du politiquement correct que de la pure écologie, ne leur fasse souvent oublier l’imminence et la gravité du péril climatique.
Enfin, ils ne sont pas directement confrontés comme leurs homologues canadiens, d’une part à l’exploitation hyper-polluante du charbon et des sables bitumineux, d’autre part aux manifestations catastrophiques du réchauffement de l’Arctique.
JdC du 6/8/2008 :Ballade en Nièvre intime. Chronique 25 Sud-Nivernais.Ce chroniqueur pédaleur, sillonant la Nièvre depuis le début de l’été, s’est enfin(!) intéressé au Sud-Nivernais et il s’est arrêté à ….
Toury-Lurcy ! Dornes,Lucenay,Cossaye :non ,mais Toury: oui…
Dans la chronique principale il redébonine les deux projets de mine,tout en constatant que le patrimoine historique de ce pays est l’élevage. En retrait,sur fond vert bucolique on peut lire :
… » laissant derrière lui La Machine et son passé industriel, le Sud-Nivernais est une terre agricole. Son sous-sol regorge,certes,de charbon,mais, en dépit de projets d’extractions bien réels, le minerai sommeille toujours et peut-être pour longtemps… »
Ah bon ! que les vaches vous entendent …
Pour les non lecteurs de ce cher(2 fois !) journal local, il faut savoir que nous sommes harcelés, matraqués,submergés assomés, jusqu’à l’écoeurement, d’articles sur La Machine, sa mine, son musée ses mineurs… Trop, c’est trop et peut-être qu’au lieu d’inciter les lecteurs à aimer la Mine, cela va les en éloigner définitivement. Merci le JdC.
Québec opterait pour la séquestration du CO2
par Pierre Picard
Une chaire d’étude serait sous peu mise sur pied
Le gouvernement du Québec aurait l’intention de financer la création d’une chaire d’étude sur la séquestration géologique du dioxyde de carbone (CO2), dont le mandat serait donné à l’INRS.
Selon Radio-Canada, le ministère de l’Environnement devrait, d’ici peu de temps, accorder une subvention de cinq millions de dollars pour une période de cinq ans (2008-2013) à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) pour financer les travaux de cette chaire. La subvention proviendrait du Fonds vert, qui vise à soutenir des mesures ou des projets favorisant le développement durable.
La séquestration du carbone consiste, grosso modo, à ensevelir profondément sous terre une quantité importante de CO2, de manière à éviter que ce gaz à effet de serre se retrouve dans l’atmosphère et contribue au réchauffement climatique.
CETTE PERSPECTIVE EST TOUTEFOIS LOIN DE FAIRE L’UNANIMITE.
Plusieurs groupes environnementalistes, dont la Fondation David Suzuki, sont d’avis que Québec devrait plutôt respecter son discours officiel et chercher à réduire les émissions à la source, rapportent ce matin Radio-Canada et la Presse canadienne.
«L’avantage du Québec est vraiment dans les énergies renouvelables. Il n’y a pas beaucoup d’opportunités dans la séquestration du carbone. Cela semble être un détournement de l’approche du gouvernement du Québec», soutient Dale Marshall, de la Fondation David Suzuki. Il préférerait que les fonds alloués pour financer la future chaire soient utilisés autrement.
Même son de cloche du côté de l’Action démocratique. Son porte-parole Simon-Pierre Diamond a souligné, en entrevue à Radio-Canada, qu’il n’y a pas de garantie sur l’efficacité de la séquestration du carbone. Il croit également que le Québec doit miser sur des changements aux modes de production.
Rejoint au téléphone ce matin, le professeur Normand Mousseau du département de physique de l’Université de Montréal est d’avis que la séquestration du CO2 ne représente pas la solution la plus importante pour réduire les gaz à effet de serre.
«Le Québec n’est pas un grand producteur de dioxyde de carbone. Où allons-nous prendre le CO2 pour le séquestrer?, lance-t-il à la blague. Devrons-nous attacher une petite poche derrière chaque automobile?»
Normand Mousseau demeure donc pour le moins sceptique face à cette proposition du gouvernement québécois. Il est l’auteur du livre intitulé «Au bout du pétrole», qui vient de paraître aux éditions MultiMondes.
Rappelons que l’Alberta et la Saskatchewan sont deux provinces qui misent déjà sur la captation et la séquestration du carbone.
PUISSIONS-NOUS REAGIR A L’IMPOSTURE TECHNOLOGIQUE COMME NOS COUSINS QUEBEQUOIS !
Des chimistes copient les plantes pour faire de l’électricité avec du soleil et de l’eau
LE MONDE | 08.08.08 | 15h42
C’est un rêve d’écologiste : produire de l’énergie avec du soleil et de l’eau, à la manière de la photosynthèse réalisée par les plantes. Ce rêve pourrait devenir réalité, si l’on en croit les travaux, publiés dans la revue Science du 1er août, de deux chimistes américains du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Daniel Nocera et Matthew Kanan. Dans la nature, les végétaux utilisent la lumière comme source d’énergie pour fabriquer du sucre à partir de gaz carbonique et d’eau, dont les molécules sont décomposées entre d’un côté l’oxygène et de l’autre l’hydrogène. C’est cette réaction qu’imite l’électrolyse de l’eau, consistant à dissocier les molécules liquides en oxygène et hydrogène gazeux, à l’aide d’un courant électrique circulant entre deux électrodes. Un procédé connu de tous les écoliers et maîtrisé de longue date, puisque la première électrolyse de l’eau a été effectuée en 1800 par deux chimistes britanniques.
L’usage à grande échelle de cette technique est toutefois limité par des obstacles économiques. Les installations industrielles d’électrolyse de l’eau sont en effet complexes et coûteuses, notamment parce qu’elles nécessitent des catalyseurs (activant les réactions) qui sont habituellement faits de platine, métal cher. L’idée des chercheurs du MIT est d’exploiter, pour provoquer l’électrolyse, le rayonnement solaire converti en électricité par les cellules photovoltaïques de panneaux équipant les maisons et les bâtiments publics. Et de recourir à des matériaux moins onéreux.
PILE À COMBUSTIBLE
Daniel Nocera et Matthew Kanan ont montré que la dissociation de l’eau en oxygène et hydrogène pouvait être réalisée avec une électrode en oxyde d’indium (métal proche de l’aluminium que l’on trouve en petites quantités dans les minerais de zinc) dopé à l’étain, placée dans un bain d’eau additionnée de cobalt et de phosphate de potassium. Lesquels s’avèrent, en présence d’un courant électrique, des catalyseurs efficaces.
Tout l’intérêt de l’opération est d’obtenir, in situ et à moindre coût, de l’hydrogène. Celui-ci pourra ensuite être recombiné à de l’oxygène pour produire de l’électricité, selon le procédé inverse de l’électrolyse mis en oeuvre dans les piles à combustible. Dans la pratique, les auteurs imaginent des habitations dotées de capteurs photovoltaïques qui, pendant les heures d’ensoleillement, les alimenteraient en électricité. L’excès d’électricité servirait à produire de l’hydrogène qui, la nuit, serait recombiné à de l’oxygène dans une pile à combustible. L’énergie nécessaire au foyer – voire à une voiture électrique – serait ainsi fournie en permanence et à demeure.
Ces résultats sont jugés « très intéressants » par Paul Lucchese, directeur du programme « Nouvelles technologies de l’énergie » au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), qui travaille également sur la filière hydrogène. Ils constituent « une brique supplémentaire dans un ensemble de recherches menées depuis quelques années sur les systèmes biomimétiques, s’inspirant de la photosynthèse naturelle pour produire de l’hydrogène ». Toutefois, souligne-t-il, « il ne s’agit encore que d’une expérience de laboratoire et il reste un énorme travail technologique à accomplir avant de disposer de systèmes fonctionnels ».
Pierre Le Hir
Article paru dans l’édition du 09.08.08.
POUR QUE LA VERITE NE DERANGE PAS, IL SUFFIT DE NE PAS EN PARLER !
WAshington (AFP) – Des climatologues américains et britanniques ont confirmé le lien entre le réchauffement climatique et l’accroissement des très fortes précipitations en comparant modèles informatiques et observations par satellite, selon une étude publiée jeudi. Selon le GIEC, le nombre des vagues de chaleur a augmenté depuis 1950, tout comme le nombre des nuits de chaleur aux quatre coins de la planète. La fréquence des ouragans, ainsi que l’intensité et la durée des tempêtes tropicales, ont augmenté ; l’activité cyclonique tropicale se développe également depuis 1970, environ. À l’échelle mondiale, un plus grand nombre et une plus forte proportion d’ouragans ont atteint les catégories quatre (caractérisées par des vents soufflant entre 210 et 249 kilomètres/heure) et cinq (caractérisées par des vents soufflant à plus de 249 kilomètres/heure) depuis 1970, en particulier dans les océans Pacifique Nord et Sud-ouest, et dans l’océan Indien.
UNE TELLE INFORMATION AURAIT DÛ FAIRE LA UNE DES MEDIAS.
DES CATASTROPHES SUIVANTES SEULE, GRÂCE A SES TROIS MORTS, LA TORNADE D’AUMONT A TROUVE PLACE DANS LES JOURNAUX TELEVISES :
25 07 08 :Ouragan Dolly : 1 mort au Mexique. Inondations au Mexique et au Texas.
26 07 08 : Intempéries en Ukraine :
22 morts,20 000 évacués.
Japon : 4 personnes emportées par la crue d’une rivière .
29 07 08 : Typhon Fung Wang à Taïwan : 2 morts.
Inondations en Roumanie.
29.07.08 : Une mini-tornade à Acheville, près d’Arras
30 08 08 : Mini-tornade. Le secteur entre La Salvetat et Bruniquel (Tarn et Garonne) cruellement éprouvé lundi soir.
01.08 08 : 13:18 Mini-tornade à Bersée Au sud-est de la métropole lilloise,
03 08 08 :Trois morts et neuf blessés dans une mini-tornade à Aumont.
07 08 08 : France Orages ++ Un fillette tuée par une chute de branche.
08 08 08 : Ukraine et Moldavie: les « pires inondations depuis deux siècles »
09 08 08 : Viet-Nam : inondations ++ 100 MORTS.
DE TELS SCOOPS DEVRAIENT DOMINER LE CONTENU DES BULLETINS D’INFORMATION. VOUS N’Y PENSEZ PAS ! LE SACRO-SAINT MORAL DES MENAGES RISQUERAIT D’EN PÂTIR.
De même que les jeux du cirque cachaient aux Romains la fin prochaine de l’Empire, de même nos médias dissimulent l’imminence de la catastrophe climatique derrière l’EURO-FOOT, le TOUR DE FRANCE, les JEUX DE PEKIN.
Il en est de même aux Etats-Unis où la mort du mannequin américain Anna Nicole Smith, décédée d’une overdose, a occupé à elle seule dix fois plus de temps d’antenne que la présentation à Paris des conclusions du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat…
JdC du 11/8/2008
Incroyable, et pourtant …Pleine page Decize, Sud-Nivernais : Re-la mine, re-le charbon, re-La MACHINE…
Titre : » Une industrie au coeur du Sud-Nivernais ». Une universitaire,Nadège Sougy, travaillant en Suisse(!), mais originaire de Biches, a consacré une thèse aux charbons de la Nièvre. Le JdC se délecte d’un condensé entièrement consacré au charbon (passé certes) mais rappelle le patrimoine industriel, la réalité économique et productive d’une époque.
Donc, à lire « Les Charbons de la Nièvre (1838-1938). La houillère de la Machine, ses produits,ses marchés ».
En vente, où çà ? ..mais au Musée de la Mine. Séances de dédicace jeudi 13/8 après-midi à la Bibliothèque de La Machine.
PS : cette dame a été aiguillée sur les ressources de la Nièvre par un professeur à la Sorbonne (était-il X-Mines ?). Il lui a fallu cinq années de travail, donc… elle ne savait pas,alors, que le charbon nivernais allait ressurgir.
A suivre sa prochaine thèse que les « personnes ressources » de La Machine ne vont pas manquer de lui suggérer !…
Pour répondre à M. Escaravage au sujet de la planète : il y a au moins un média qui s’intéresse à ces problèmes.
Demain,mardi 12 Août à 20 h 40, sur France 5 (TNT) documentaire « SALE TEMPS POUR LA PLANETE », avec, entre autres, un sujet sur les USA colosse aux pieds d’argile et Bangladesh, le pays des fleuves fous.
Alors, oui, ce n’est qu’un documentaire et non le sujet principal d’un sacro-saint 20 h. Mais c’est mieux que rien !
La géothermie en FRANCE
KUTZENHAUSEN (Bas-Rhin) ENVOYÉ SPÉCIAL
Le premier puits de pétrole n’a pas été foré en 1859 aux Etats-Unis par William Drake, mais en 1813, dans la forêt de Kutzenhausen : c’est ce qu’ont établi les historiens locaux, qui revendiquent pour le nord de l’Alsace le titre de précurseur de l’industrie pétrolière, comme l’atteste le musée du pétrole sis à Merckwiller (Bas-Rhin). C’est également près d’ici que les frères Schlumberger ont testé, en 1927, le dispositif d’analyse électrique des sous-sols qui allait transformer les techniques d’exploration pétrolière.
Par un étonnant retour de l’histoire, le nord de l’Alsace s’inscrit à nouveau dans l’histoire des ressources énergétiques : c’est en effet à côté de Merckwiller, à Kutzenhausen et à Soultz-sous-Forêts, que se mène l’expérimentation de l’exploitation de l’énergie des profondeurs, dite « géothermie des roches profondes ».
A la différence de la géothermie de surface ou de la géothermie volcanique exploitée en Islande, la géothermie des roches profondes consiste à aller chercher l’eau présente dans des milieux géologiques à près de 5 000 m de profondeur. A cet endroit, l’eau circule dans les failles à près de 200o C.
Depuis les années 1980, des chercheurs étudient la possibilité de récupérer sa chaleur. Un programme franco-allemand de recherche a été monté dans les années 1990 et une centrale électrique installée l’hiver dernier. Elle a été inaugurée, en juin, par le premier ministre François Fillon, et produit de l’électricité. Sa puissance est de 1,5 mégawatt électrique (MWe), et pourrait être augmentée à 6 MWe.
Cette région est propice à cette expérimentation, étant bien connue géologiquement par plus de 3 000 forages ouverts depuis le XIXe siècle. Mais alors que le pétrole était extrait dans les couches sédimentaires, l’eau chaude est puisée en dessous, dans les roches fracturées par la tectonique très active du fossé rhénan, il y a 25 millions d’années.
Trois puits ont ainsi été forés à Kutzenhausen, à la recherche des failles présentant un bon potentiel hydraulique. Le débit d’eau, de l’ordre de 1 mètre cube par heure (m3/h), était cependant insuffisant pour faire tourner une centrale électrique. Le travail a donc consisté à rouvrir les failles, c’est-à-dire à les nettoyer du matériel géologique qui les a colmatées. Ainsi, l’eau est drainée en profondeur, sa circulation augmente et l’on peut atteindre un débit de 100 m3/h en surface.
Une difficulté de l’opération d’ouverture des failles est que cette « stimulation » du milieu s’est d’abord effectuée en injectant de l’eau, ce qui a déclenché des micro-séismes. En 2003, l’un d’entre eux a atteint 2,9 sur l’échelle de Richter et a été ressenti par le voisinage. Les chercheurs ont donc changé de technique, recourant à une stimulation chimique : ils ont utilisé de l’acide chlorhydrique qui réagit avec la roche en dissolvant les carbonates, sans pour autant l’ébranler.
Ensuite, la centrale électrique a pu être édifiée. L’eau est pompée à un débit de 88 m3/h. Elle parvient à la surface à 163o C, et chauffe un gaz, l’isobutane, dans un échangeur de chaleur. Le gaz chaud, en se détendant, fait tourner une turbine, qui produit de l’électricité. L’eau, quant à elle, est réinjectée en profondeur.
Les résultats sont positifs et la géothermie en roches profondes commence déjà à être exploitée commercialement en Allemagne : une centrale de 2 MWe est entrée en fonctionnement au début de l’année. En France, Electricité de Strasbourg est également très intéressée par la technique. L’Alsace, la Limagne (au nord de Clermont-Ferrand) et le couloir rhodanien sont les régions les plus propices à cette énergie.
Selon une étude parue dans Geothermics en août 2003, on estime qu’elle pourrait générer en Europe de l’ouest environ 900 térawatts-heure par an, soit près de deux fois la consommation électrique de la France. Le potentiel pourrait même être supérieur, du fait que les chercheurs ont constaté qu’il est possible d’exploiter des eaux de 100o C à une moindre profondeur. Une nouvelle énergie renouvelable est apparue.
Hervé Kempf
Nouveau record mondial pour des cellules photovoltaïques américaines
LE MONDE | 15.08.08 | 14h28 • Mis à jour le 15.08.08 | 14h28
Sur les stades et dans les bassins olympiques, les médailles ne tiennent souvent qu’à une poignée de centièmes de secondes. La compétition n’est pas moins serrée dans les laboratoires scientifiques. Des chercheurs américains du Laboratoire national sur les énergies renouvelables de Golden (Colorado), qui dépend du département de l’énergie, viennent d’annoncer un nouveau record mondial pour des cellules photovoltaïques : 40,8 % de rendement, rapport entre la quantité d’énergie électrique produite et la quantité d’énergie solaire reçue. Le précédent record, établi en décembre 2006 par la société américaine Boeing-Spectrolab, soutenue elle aussi par le département de l’énergie, était de… 40,7 %.
Ce dixième de point gagné en performance met surtout en lumière l’émulation existant entre les équipes de recherche et les industriels qui, aux Etats-Unis, au Japon ou en Europe, travaillent sur les photopiles. Les Européens sont ainsi engagés dans le projet Full Spectrum, avec lequel ils ont atteint des rendements de l’ordre de 35 %. La concurrence est exacerbée par la croissance d’un marché qui, selon l’Institut de recherches économiques japonais Fuji Keizai, devrait quadrupler d’ici à 2012, en raison notamment de la flambée des prix des hydrocarbures, pour atteindre 28 milliards d’euros.
Tandis que les panneaux solaires thermiques utilisent la chaleur du rayonnement solaire, directement transmise à des chauffe-eau ou à des systèmes de chauffage, les cellules photovoltaïques transforment ce rayonnement en courant électrique continu. Avec les photopiles classiques, à base de silicium, les rendements maximaux sont de 20 % à 25 % en laboratoire et ne dépassent pas 18 % pour les productions industrielles.
Les chercheurs américains ont mis au point des cellules d’une conception différente. Composées de plusieurs couches de matériaux semi-conducteurs (phosphure et arseniure de gallium dopés à l’indium), elles exploitent une plus large gamme de longueurs d’ondes du rayonnement solaire. En outre, des lentilles permettent de focaliser la lumière, l’énergie absorbée correspondant à celle que dispenseraient 326 soleils dardant ensemble leurs rayons sur un capteur.
« De tels systèmes sont nécessairement plus chers et sont donc limités à des applications particulières, comme l’alimentation en énergie des satellites spatiaux, commente Paul Lucchese, directeur du programme sur les nouvelles technologies de l’énergie au Commissariat à l’énergie atomique. Pour les applications grand public, la question du coût est déterminante. »
Pierre Le Hir
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Google cherche l’énergie en sous-sol
(src : Google)
Dans le cadre de son programme de recherche pour développer des énergies renouvelables moins chères que le charbon, Google a annoncé hier un investissement de 10 millions d’euros consacré aux Systèmes Géothermiques Renforcés (EGS)
Google annonce par la même occasion le financement de la recherche d’une nouvelle génération de cartographie des ressources géothermiques, des outils d’information sur les EGS et un agenda politique concernant cette énergie.
Les EGS promettent d’exploiter la géothermie à une nouvelle échelle. Les approches traditionnelle pour capter les sources de chaleur souterraines se concentrent sur la recherche de poches naturelles de vapeur et d’eau chaude. Les procédés EGS, eux, reproduisent ces conditions en fracturant les roches chaudes. En faisant circuler de l’eau dans les circuits, on utilise la vapeur produite pour alimenter des turbines conventionnelles.
Une récente étude du MIT estime que 2% de la chaleur contenue dans le sous-sol des Etats-Unis entre 3 et 10 km de profondeur (Une profondeur accessible avec les technologies actuelles) est susceptible de répondre à 2 500 fois les besoins annuels en énergie des Etats-Unis.
« [Les EGS] ont le potentiel de délivrer des vastes quantités d’énergie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et peuvent s’appliquer n’importe où dans le monde. Ils peuvent être un complément parfait pour les sources intermittentes que sont le solaire et le vent. » explique Dan Reicher, directeur des initiatives Climat et Energie de la fondation Google.org.
A travers son programme de recherche « Energies renouvelables moins chères que le charbon », Google a l’ambition de développer 1 GW de capacité issue d’énergie renouvelable, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de la taille de san Francisco. Et le groupe entend atteindre cet objectif dans moins de 10 ans.
L’investissement dans les EGS se concentrera sur 2 entreprises et une université.
• AltaRock Energy, Inc. : $6.25 millions d’investissement seront consacrés au développement des technologies innovantes, aifn de réduire les coûts et améliorer les performances des EGS. http://www.altarockenergy.com/ .
• Potter Drilling, Inc.: $4 millions de dollars, en deux tranches, serviront à développer de nouvelles approches pour réduire les coûts et élargir la gamme de profondeur de forage des roches dures. Un élément clé pour le déploiement à grande échelle des procédés géothermiques. http://www.potterdrilling.com/.
• Southern Methodist University Geothermal Lab: $489,521 subventionneront un programme pour mieux comprendre la répartition et la taille des sources géothermiques, et de mettre à jour la cartographie de l’Amérique du Nord. http://www.smu.edu/geothermal/
« Les Systèmes Géothermiques Renforcés sont essentiels à la production d’une électricité propre, dont nous avons besoin pour résoudre la crise du climat. Mais ils n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritent. C’est pourquoi nous faisons pression pour obtenir un meilleur soutien du gouvernement et davantage d’investissements du secteur privé »,a déclaré Reicher « Nous croyons fortement en ces technologies, et nous recherchons de nouvelles opportunités » a-t-il ajouté.
En complément de l’article cité plus haut par Eureka. Le hic c’est que certains préfèrent le charbon aussi bien en France q’aux USA. On se demande pourquoi !
Le GROENLAND fond à une vitesse record
WASHINGTON, 21 août 2008 (AFP) -
Deux des plus grands glaciers du Groenland sont en passe de se désintégrer, ont estimé jeudi des scientifiques américains qui analysent quotidiennement des images satellites de la Nasa.
Un morceau de 29 kilomètres carrés du glacier de Petermann dans le nord du Groenland s’est détaché entre le 11 et 24 juillet, ce qui correspond à la moitié de la superficie de Manhattan, a précisé Jason Box, professeur-associé au centre de recherche polaire de l’Université d’Ohio (nord) dans un communiqué.
Les précédentes pertes importantes de glaces flottantes subies par le glacier Petermann, à savoir 86 kilomètres carrés, se sont produites entre 2000 et 2001.
Mais ce qui inquiète encore davantage Jason Box et son équipe dans les dernières images satellitaires est une énorme brèche partant du bord du glacier Petermann et qui pourrait signaler la brisure prochaine d’une partie beaucoup plus importante.
Si la cassure se produit jusqu’au rift en amont du glacier, une portion allant jusqu’à 160 kilomètres carrés pourrait alors se détacher ce qui représenterait un tiers de la masse du glacier, ont expliqué ces scientifiques.
Le glacier a une surface de flottaison de 16 kilomètres de large sur 80,4 kilomètres de long, couvrant 1.295 kilomètres carrés.
Ces scientifiques ont aussi indiqué que l’immense glacier Jakobshavn poursuivait sa contraction et que sa bordure n’avait jamais été aussi loin à l’intérieur des terres en 150 ans d’observation.
Selon eux, ce glacier ne s’est pas contracté aussi loin depuis au moins 4.000 à 6.000 ans.
js/chv
Les conséquences du réchauffement climatiques en HIMALYA
STOCKHOLM, 22 août 2008 (AFP) –
Les changements climatiques menacent sérieusement les ressources en eau de la région de l’Himalaya où les subsistances de 1,3 milliard de personnes sont en jeu, estiment des experts réunis à Stockholm à l’occasion de la Semaine internationale de l’eau.
La région montagneuse de l’Himalaya, qui abrite la plus grande partie du monde recouverte de glaciers et la plus large zone de permafrost hors régions polaires, a ces dernières années expérimenté une fonte rapide des glaces et des changements spectaculaires en matière de précipitations, déplorent-ils.
« Les glaciers de l’Himalaya reculent plus rapidement que partout ailleurs dans le monde », affirme Mats Eriksson, responsable du programme pour la gestion de l’eau au Centre international du développement intégré des montagnes.
Bien que les hautes altitudes, l’éloignement et la coopération difficile entre les pays de cette région compliquent les études de compréhension du phénomène, M. Eriksson estime qu’il est évident que « la région est particulièrement affectée par les changements climatiques ».
« Le recul des glaciers est énorme, jusqu’à 70 mètres par an », précise-t-il.
Xu Jianchu, qui dirige le Centre pour les études de l’écosystème montagnard en Chine, assure lui aussi que le changement climatique ravage l’Himalaya, soulignant par exemple que les températures sur le plateau tibétain ont augmenté de 0,3 degré par décennie, « le double, note-t-il, de la moyenne mondiale ».
Il est difficile de quantifier les répercussions sur les disponibilités en eau mais l’impact est réel dans la région où glaciers et neige contribuent à 50% de l’eau qui coule des montagnes et alimente neuf des plus grandes rivières d’Asie.
L’Himalaya, connu pour « être le toit du monde », s’étend à travers la Chine, l’Inde, le Népal, le Pakistan, la Birmanie, le Bhoutan et l’Afghanistan. La chaîne de montagnes constitue une source importante d’eau pour l’une des régions les plus peuplées de la planète, à savoir 1,3 milliard de personnes recensées dans le bassin de l’Himalaya.
« La neige et la glace fondent, fournissant une source très importante d’eau fraîche pour l’irrigation, l’énergie et l’eau à consommer en aval », explique M. Xu.
Les glaciers ont d’énormes capacités pour conserver l’eau. Ainsi si les niveaux d’eau augmentent à mesure que la glace fond, à long terme, la disparition des glaciers va réduire l’eau disponible en aval.
« Les subsistances seront durement affectées » par ce phénomène, souligne M. Eriksson.
Parallèlement à la fonte des glaces, les scientifiques notent que les précipitations dans nombre de régions de l’Himalaya apportent plus de pluie en période de mousson et moins en période sèche.
« Les régions plus sèches deviennent plus sèches alors que les régions plus humides deviennent plus humides », résume Rakhshan Roohi, chercheuse à l’Institut de recherches en ressources en eau du Pakistan.
Selon M. Eriksson, les effets des changements climatiques ont été particulièrement ressentis dans la partie ouest plus sèche de l’Himalaya.
Outre les conditions climatiques incertaines pour les récoltes, qui ont provoqué la migration de personnes à la recherche de moyens de subsistances alternatifs, les agriculteurs sont confrontés à un nombre croissant de désastres naturels tels que des crues soudaines et le débordement des lacs.
« J’imagine qu’auparavant, la région souffrait d’une crue soudaine par saison et les gens arrivaient peut-être à s’y adapter. Mais si on a trois, quatre ou cinq crues soudaines, c’est probablement trop. La question est de savoir combien (de crues) la population est-elle capable de tolérer sans perdre ses bases de subsistances », conclut M. Eriksson.
Des nouvelles de DESERTEC
Energies renouvelables /
25 parlementaires européens écrivent à N. Sarkozy et à J.M. Barroso pour demander la mise en place d’un réseau HVDC à l’échelle de la région Europe-Méditerranée : http://www.trec-france.org/article-21336850.html
Ce projet vise, sur la base de technologies de pointe, à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolien etc.) dans des régions où les ressources sont abondantes et où l’impact de leur exploitation sur les activités humaines et l’environnement est faible. Avec Calixte Jeuffrain et Guillaume de Souza, ingénieurs et membres actif du réseau TREC-France et Tewfik Hasni, consultant auprès de l’agence de développement des énergies renouvelables en Algérie et membre de l’initiative Desertec.
Ecouter en ligne l’émission (le fichier audio est téléchargeable):
http://www.rfi.fr/radiofr/editions/082/edition_88_20080729.asp (Dossier proposé par Hervé Guillemot).
Commentaire TREC-France:
Tarek Hasni parle du projet algéro-allemand de liaison HVDC de 6GW entre Algérie et Allemagne, projet qui a aussi été baptisé « DESERTEC, Clean Power from deserts » (Lire: Un méga-câble va alimenter l’Allemagne en électricité solaire algérienne ). Il parle uniquement de ce projet (et d’un projet de laison HVDC du même genre vers l’Espagne) qu’il qualifie à juste titre de concret. L’objectif de la TREC est bien plus large, un large réseau HVDC à l’échelle Europe+Afrique du nord+Moyen-Orient constitue une opportunité pour toutes les énergies renouvelables dont l’éolien, la CSP, le photovoltaïque, l’hydroélectricité et la géothermie. Dans le cadre d’un tel réseau HVDC, les critiques portées par Tarek Hasni à propos de l’éolien son infondées; elles sont par contre fondées si ce réseau HVDC n’est pas mis en place, ce qui est le cas actuellement. A noter que le Royaume du Maroc (dont les relations avec l’Algérie ne sont pas toujours au beau fixe…) a un potentiel éolien considérable (Visiter le site: SaharaWind).
DESERTEC SUITE…
A visiter ce site pour voir la carte.
http://cozop.com/olivier/desertec_la_solution_la_securite_energetique
Regarder bien la superficie nécessaire pour alimenter le monde en électricité.
Quand on pense qu’on parle encore du charbon propre ou d’exploiter les ressources de l’arctique !!! La cupidité et l’imbécilité de l’homme n’a pas de limite !!
Pourquoi n’avons nous pas ici d’écho de la réunion de l’observatoire ayant eu lieu le 3 juillet.Ce qui s’est dit, ou pas dit. les conclusions, orientations… Cela permettrait au plus grand nombre d’être éclairé sur l’actualité dans la transparence.
Il semble que certains des visiteurs assidus de ce blog peuvent faire un compte rendu.
merci d’avance.
La fonte du CO2 gelé en Arctique accélérera le réchauffement
NOUVELOBS.COM | 25.08.2008 | 10:17
La fonte du permafrost (sols perpétuellement gelés des zones arctiques) sous l’effet du réchauffement climatique libérera, selon une étude scientifique, une quantité de CO2 susceptible d’accélérer bien d’avantage la hausse des températures.
Une nouvelle étude scientifique, publiée dans le magazine britannique Nature Geoscience, indique que d’importantes quantités de CO2 contenues dans les sols gelés de l’Arctique pourraient être relâchées dans l’atmosphère sous l’effet du réchauffement climatique, ce qui pourrait accélérer ce phénomène.
Les scientifiques savaient que la fonte du permafrost se traduirait par des émissions importantes de gaz à effet de serre mais ils n’avaient pas une idée claire des quantités de carbone piégées dans les sols gelés de l’Arctique.
Pour le déterminer, une équipe de chercheurs américains dirigée par Chien-Lu Ping de l’université de Fairbanks en Alaska a étudié une large portion de territoire des régions septentrionales d’Amérique du nord, prélevant des échantillons de sol provenant de 117 sites différents, tous situés à au moins un mètre de profondeur.
Seules quelques mesures avaient jusqu’alors été effectuées et à une profondeur de seulement 40 cm.
Région particulièrement sensible au changement climatique
Selon l’étude scientifique, les quantités de carbone piégées dans l’Arctique sont, rien qu’en Amérique du Nord, « bien plus importantes que ce que l’on croyait jusqu’alors », jusqu’à 60 fois plus que les estimations précédentes.
Les territoires du nord de l’Europe et de la Russie contiennent probablement des quantités équivalentes de carbone piégées par le froid, selon l’étude.
Or le risque de voir le permafrost fondre est bien réel, selon les experts du climat qui estiment que la hausse des températures pourrait aller jusqu’à 6 degrés Celsius d’ici la fin du siècle dans l’Arctique, une région particulièrement sensible au changement climatique.
« Le relâchement d’une partie seulement de ce carbone dans l’atmosphère, sous forme de méthane ou de dioxyde de carbone, aurait un impact significatif sur le climat sur terre », souligne dans Nature Geoscience Christian Beer, biochimiste de l’Institut Max Planck de Jena (Allemagne).
Le méthane, autre gaz à effet de serre, est moins abondant que le dioxyde de carbone, mais peut avoir un effet beaucoup plus important sur la hausse des températures.
Les modèles actuels de prévisions climatiques, souligne Christian Beer, ne tiennent pas compte de l’impact potentiel des émissions de gaz retenus dans les sols de l’Arctique.
Réponse à l’Ours concernant la réunion de l’Observatoire
Effectivement, aucun commentaire sur ce blog concernant la deuxième réunion de l’observatoire…Sur le site de l’ADSN, vous auriez pu tout de même y trouver un mini article …
Suite aux changements de membres (concernant les municipalités), la réunion a consisté à dire à quoi allait servir l’Observatoire, quels allaient être les thèmes abordés, et à visionner un diaporama expliquant les différentes étapes que nous avons vécues…
Bref, l’Observatoire, après avoir assisté à cette réunion,j’en pense la même chose que ce que j’imaginais : du bla-bla et rien d’autre…
Qui sont les experts de cet observatoire?
Si l’on regarde le site internet du conseil général, on y trouve une rubrique d’information avec accès réservé aux membres de l’observatoire….
De l’internet à la chinoise !
Nul doute que dans notre dos se prépare l’arrivée du « charbon propre » avec son cortège de mensonges sur les technologies.
“Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent! C’est pire!”
Michel Colucci, dit Coluche
Romandie News
Technologies solaires: Oerlikon va créer 350 emplois en Suisse
Tablant sur une vive expansion de l’énergie solaire, Oerlikon Solar compte créer pas moins de 350 nouveaux emplois en Suisse d’ici fin 2009. La division des systèmes solaires du groupe OC Oerlikon a inauguré de nouvelles installations à Trübbach (SG).
Présente lors de l’inauguration d’une nouvelle ligne de production de modules solaires en silicium à couche mince, la conseillère fédérale Doris Leuthard a souligné que Oerlikon Solar constitue l’exemple type d’une entreprise à même de servir les marchés mondiaux depuis la Suisse. Un tel projet soutient les efforts de la politique et de l’économie.
Le site de Trübbach compte désormais 650 collaborateurs. En 2006, il en employait 28. Et d’ici 2009, ils devraient être quelque 1000.
Pour mémoire, Oerlikon Solar a récemment décroché une commande de plusieurs centaines de millions de francs aux Etats-Unis pour des installations de silicium à couche mince. En parallèle, la division des systèmes solaires d’OC Oerlikon va se doter d’un nouveau site à Singapour.
(ats / 25 août 2008 18:35)
Commentaire:
A propos de création d’emplois nos amis suisses ne sont pas passés à coté mais avec du renouvelable…
LE RAPPORT SOFREMINES
ENCORE UNE VERITE QUI DERANGE…
…qui dérange tellement que certains ont tout fait pour qu’elle demeure cachée au fond de son puits, tout comme cela avait été tenté, il y a bientôt deux ans, avec la calamiteuse notice de la SEREN.
Le rapport, établi à leur demande, n’a manifestement pas comblé leurs attentes :
On peut en effet y lire :
-UN PROJET DE MINE A CIEL OUVERT POUR L’EXTRACTION DU CHARBON DE LUCENAY-LES-AIX N’EST NI VIABLE ECONOMIQUEMENT, NI ACCEPTABLE DU POINT DE VUE DE L’ENVIRONNEMENT. (qui dit mieux ?).
On y trouve aussi à propos de l’exploitation souterraine, jugée, elle, recevable:
-DES COMPETENCES SPECIFIQUES NON DISPONIBLES EN FRANCE DEVRONT ËTRE RECHERCHEES VRAISSEMBLABEMENT HORS D’EUROPE.(quid des emplois locaux ?.
A propos du charbon lui-même :
-LA TENEUR EN SOUFRE INTERDIT L’UTILISATION EN ÎLE DE FRANCE… (ceci se passe de commentaire…).
Et enfin :
-LE PROJET DE MINE NE PEUT ËTRE SEPARE DE CELUI D’UNE CENTRALE DONT L’INVESTISSEMENT SERA 8 A 10 FOIS SUPERIEUR A CELUI DE LA MINE.
Et j’en passe…
Je suggère la publication du rapport dans un certain quotidien.
Quand la nature freine le réchauffement climatique
LE MONDE | 27.08.08 | 16h12 • Mis à jour le 27.08.08 | 16h28
Les décennies 2000-2010 et 2005-2015 seront-elles globalement moins chaudes que la décennie 1994-2004 ? En mai, des climatologues réputés publiaient une étude répondant positivement à cette question. Iconoclaste à première vue, leur conclusion n’est pas contradictoire avec le constat des bouleversements en cours. « Nous ne disons pas que le changement climatique sera moins important que prévu, expliquait ainsi Mojib Latif, coauteur de ces travaux (Le Monde du 13 mai). Nous disons qu’une oscillation naturelle du climat se superposera momentanément à la tendance au réchauffement. »
Que ces prévisions controversées soient fondées ou non, le climat terrestre est affecté par une variabilité indépendante des changements imposés par l’homme. Le Soleil, principale source d’énergie de la Terre, varie ainsi en intensité selon un cycle de 11 ans. Ténues, ces variations n’affectent que marginalement le climat. Des oscillations de plus grande amplitude, peut-être assujetties à des cycles plus longs (90 ans, 200 ans, ou plus) et peu documentés, ont conduit, dans le passé, à des changements climatiques importants. Mais, depuis cinquante ans, l’éclairement moyen de l’astre de jour a décru légèrement, alors que la température moyenne du globe, elle, a augmenté de 0,7 °C. En l’état des connaissances, le Soleil n’est donc pas le principal responsable des changements actuels. Il peut toutefois, au minimum de son cycle (c’est le cas depuis début 2008), atténuer temporairement l’effet des activités humaines.
Des oscillations de l’atmosphère et de l’océan peuvent également jouer ce rôle à une échelle régionale. L’oscillation nord-atlantique (NAO), par exemple, est caractérisée par la différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande. Dominante en hiver, la NAO peut aussi exercer son influence en été. « En phase négative, comme l’été dernier ou au début de cet été, elle peut contribuer à rafraîchir la saison en Europe », observe le climatologue Christophe Cassou (Cerfacs). De même, dans le Pacifique tropical, l’oscillation australe El Niño (ENSO) alterne des phases chaudes (dites El Niño) et froides (dites La Niña).
Comprendre et anticiper ces pulsations climatiques naturelles est un enjeu récent, à la charnière entre météorologie et climatologie. Leur fréquence varie considérablement : la NAO oscille d’une année, d’un mois, d’une semaine, voire d’un jour sur l’autre. Elle demeure peu prévisible, même si certains pensent qu’elle pourrait être modulée par des cycles de 7 à 9 ans et de 50 ans. Le phénomène ENSO, lui, a une période de 3 à 5 ans. « On est capable de le prévoir six mois à l’avance, avec un certain taux de réussite », explique M. Cassou. D’autres pulsations battent à un rythme plus lent, comme l’oscillation pacifique décennale (PDO), qui alterne phases chaudes et froides chaque 20 à 30 ans.
« Les modèles numériques ont pour l’instant encore du mal à reproduire ces phénomènes », dit Pascale Delecluse, du Centre national de recherches météorologiques (CNRM). Récemment, les chercheurs ont noté des changements dans la survenue et l’intensité de ces cycles. « Sans qu’on puisse affirmer que cela soit dû au changement climatique », dit Mme Delecluse. Toujours est-il que ces phénomènes peuvent perturber fortement le système climatique, aux échelles régionales ou globale. « Très probablement en raison de la Niña, le réchauffement a marqué une pause en 2007-2008, dit M. Cassou. Cette phase froide achevée, il reprendra sa course. »
Stéphane Foucart
Le refroidissement de l’Antarctique, une bizarrerie élucidée
LE MONDE | 27.08.08 |
Globalement, la planète se réchauffe. Pourtant, les températures relevées dans certaines régions du continent Antarctique semblent, elles, chuter légèrement depuis quelques décennies. Le peu de points de mesure alimente toutefois les débats entre chercheurs. Certains assurent que c’est bien l’Antarctique dans son ensemble qui se refroidit. D’autres pensent au contraire que, puisque certaines zones du continent blanc tendent à se réchauffer, il est impossible d’y dégager une tendance claire et univoque. Toujours est-il que la glace de mer antarctique tend à s’étendre légèrement, au contraire de la banquise arctique qui, elle, se réduit rapidement.
Paradoxales à première vue, ces considérations sont en réalité cohérentes avec ce qu’attendent les spécialistes du climat. D’abord, l’hémisphère Sud est principalement occupé par les océans, qui absorbent une grande part de la chaleur supplémentaire introduite dans le système climatique par les gaz à effet de serre. Ensuite, une simulation numérique, publiée en septembre 2004 dans Geophysical Research Letters (GRL) par des chercheurs de l’Institut Goddard d’études spatiales de New York, a montré que la conjugaison de l’augmentation des gaz à effet de serre et de la réduction de la couche d’ozone stratosphérique perturbe la circulation atmosphérique au-dessus du continent blanc. Cette altération d’un phénomène appelé « oscillation antarctique » semble, au moins partiellement, responsable du léger refroidissement qui y est observé depuis quelques décennies.
Ces résultats ont été corroborés par des travaux, publiés en avril 2008 dans GRL par des chercheurs de l’université du Colorado et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Selon eux, le retour à la normale de la couche d’ozone stratosphérique, prévu avant la fin du siècle, devrait faire cesser la perturbation de l’oscillation antarctique et conduire à un réchauffement intense et brutal de l’Antarctique. D’autres répercussions sont attendues : selon les auteurs de travaux également publiés dans GRL, l’Australie pourrait alors endurer des températures plus élevées encore et subir des sécheresses accrues, tandis que l’Amérique du Sud pourrait bénéficier de conditions plus humides.
Stéphane Foucart
ou peut- on se procurer le rapport sofremines?
M Escaravage, si vous pouvez citer des passages, êtes vous en possession de ce rapport ?
Dans ce cas, qu’il soit diffusé le plus largement possible. Pourquoi pas sur ce blog.
Le document est sous forme de photos sur un CDROM. Il n’est pas transférable. Je l’ai imprimé. Contactez-moi directement… Escaravage
PROPOSITION :
Puisque les élus des deux communes se sont déclarés hostiles aux deux projets de mine, pourquoi les conseils ne demanderaient-ils pas officiellement à la Région Bourgogne ce fameux rapport pour le mettre à disposition de leurs administrés ?
Ces rapports seraient alors consultables pas tous en mairie. Il est vrai que depuis les élections leur silence sur le sujet est assourdissant.
A SUIVRE…
A EUREKA
Exellente idée
A suivre
A que oui, surtout que le fameux rapport a été payé avec l’argent du contribuable…
A suggérer aux autres conseils:Decize La Machine etc…
Bravo pour cette initiative qui ne doit pas rester lettre morte et doit provoquer une levée de bouclier chez chacun d’entre nous!
Excellente idée et c’est ce que nous demandons depuis les dernières élections municipales.
Cela figurait d’ailleurs sur notre profession de foi! et sur notre blog( http://lucenaysanscharbon.unblog.fr) Je le dis sans amertume aucune, mais heureux de voir que cette idée est relancée aujourd’hui.
Concernant Lucenay il y’aura du boulot pour que ce soit accepté puisque la nouvelle équipe ne s’est jamais prononcée officiellement contre le charbon depuis sa mise en place. nous réclamons toujours une prise de position officielle.
Ps: je suis preneur pour une copie du rapport sofremines.
Attendez-vous à savoir que les « très attentifs à l’action de l’association » reviennent sur le devant de la scène à l’occasion de l’apparition de cette bonne idée, il ne s’agit pas de créer de la division mais d’obtenir la publication de ce document en dehors de tout calcul politique.
Les prochaines élections ne sont pas pour demain !
Nous avons des élus qui n’en doutons pas prendront leurs responsabilités.
Attendez vous à savoir que personne n’avait quitté le devant de la scène et qu’il me semble que la division provient de certaines attaques stériles, chère Geneviève (une fois de plus!).
C’est à se demander si ce n’est pas personnel.
En ce qui concerne l’association, si le rapport sofremines est entre les mains de certains de ses membres pourquoi ne pas l’avoir diffusé largement?
Je pense avoir déjà indiqué que le rapport que je détiens à titre personnel depuis seulement 10 jours, ne peut être, du fait de sa présentation sous formes de photos sur CDROM, diffusé. Je le tiens à la disposition de ceux que cela intéresse. S’il est une volonté de le cacher, elle n’est pas à chercher chez nous, mais au Conseil Régional qui, en effet, a utilisé nos sous pour cette étude, sur laquelle nous avons donc un évident droit de regard.
Ceci dit, il y a bien plus important : deux catastrophes écologiques:
-Le cyclone Gustav.
-Allègre nommé ordonnateur des Assises Européennes de L’Innovation…
« Allègre nommé ordonnateur des Assises Européennes de L’Innovation… »
Quelqu’un sera-t-il nommé à la gestion des risques liés aux innovations?
Rappelez-vous, dans le passé l’amiante était présenté comme une innovation, on sait aujourd’hui ce qu’il en est.
En attendant bravo aux membres de l’association qui se battent sans relâche pour nous informer tant sur ce blog que sur le site de l’adsn .
Pour mémoire je rappel que la cotisation annuelle à l’association n’est que de 20 euros pour un couple et 15 euros pour une personne seule, elle permet de recevoir régulièrement une lettre d’information et de rester ainsi très attentif à l’évolution des projets.
Que serait l’évolution (et l’information) des projets sans l’existence de l’adsn avec ses nombreux membres ???
Sans doute limitée a l’orientation donnée par le journal local!
Et nos politiques locaux bien sur…
Tout en restant attentif chacun peut agir par exemple en écrivant a nos élus du département et de la région pour demander la publication (officiel)du rapport sofremines.
L’avoir caché depuis le début des projets relève de pratiques de « république bananière »
Soutenir un projet dont on a un rapport qui dit qu’il est dangereux pour l’environnement?????????????
COMMENT ON ESCAMOTE LES EFFETS PERVERS DE LA TECHNOLOGIE.
Un scientifique américain a réussi à lier le CO2 émis par une centrale électrique à des atomes de calcium ou de magnésium pour en faire du ciment. Une technique qui va permettre d’associer l’industrie cimentière, responsable d’environs 5 % des émissions de CO2 dans le monde, à la lutte contre l’effet de serre.
La société américaine Calera, conduite par le chimiste Brent Constantz, expérimente actuellement sur la centrale au gaz de Moss Landing, en Californie, un procédé permettant de séquestrer les émissions de CO2 en fabriquant du ciment. Le gaz est dissous dans l’eau de l’océan Pacifique où il se précipite avec des atomes de calcium ou de magnésium pour former une boue, qui séchée grâce à la chaleur des cheminées de la centrale servira de base au ciment. Le matériau est composé pour moitié de CO2. Cette innovation permet de lutter contre l’effet de serre tout en ouvrant une voie alternative pour l’industrie cimentière qui avec une production de deux milliards de tonnes par an est responsable d’environs 5 % des émissions de CO2 dans le monde. Brent Constantz devrait lancer cinq installations tests dans l’année à venir pour construire une centrale commerciale d’ici fin 2010. Calera est financée par le rentier milliardaire Vinod Khosla qui a investi au jour d’aujourd’hui près de 450 millions de dollars dans les technologies propres.
2 septembre 2008, Johannes Braun
Super ! Sauf que le CO2 injecté dans l’Océan se transforme en acide carbonique CO3H- facteur de l’acidification de l’océan et donc destructeur du squelette calcaire du plancton, nourriture de base de la faune marine et surtout capteur majeur du CO2 sur notre planète. Monsieur Vinod Khosla ferait mieux de consacrer ses millions de dollars à secourir les victimes du changement climatique, plutôt que d’investir dans le « greenwashing ».
Les glaciers vont disparaitre avant la fin du siècle
GENÈVE, 1 sept 2008 (AFP) – La plupart des montagnes du monde entier risquent de perdre leurs glaciers d’ici la fin du siècle si le réchauffement climatique se poursuit au train actuel, a averti un rapport de l’ONU publié lundi.
Des variations naturelles entre périodes de glaciation et de réchauffement ont toujours été observées dans l’histoire de la terre mais les tendances actuelles observée de l’Arctique à l’Amérique du sud en passant par l’Europe centrale sont d’un ordre différent, selon un rapport du Programme de l’ONU pour l’environnement (UNEP).
« La tendance actuelle au niveau mondial d’une fonte rapide des glaciers rapide, voir même en accélération, à l’échelle d’un siècle, est plus probablement déconnectée des périodes climatiques naturelles et peut mener à la fonte d’une grande partie des glaciers d’ici la fin du XXIème siècle », ont averti les experts de l’UNEP.
Entre 1996 et 2005, les glaciers ont perdu en moyenne l’équivalent en masse d’un mètre d’épaisseur d’eau, ce qui représente le double de la fonte observée durant la décennie antérieure (1986-1995), et plus de quatre fois la masse perdue de 1976 à 1985.
wtf/dro/juv
Sur ce blog
Que d’informations intéressantes mais je n’en ai vu aucune dans le journal local !
Comment voulez-vous motiver les gens qui ignorent ?
Dans un mail daté du 18 novembre dernier Yves Lemaréchal, Ingénieur des Mines écrivait à propos de notre charbon : « A noter également le taux de soufre supérieur à 1%, source de pollution lors de la combustion ». Ceci est à rapprocher de la petite phrase située à la page 43 du rapport Sofrémines :« La teneur en soufre interdit l’utilisation en Île de France »…et comme il est dit page 44 que « seule une centrale thermique locale nouvelle peut être le client de ce gisement », on peut en conclure que l’état de nos poumons importe moins à certains que celui des heureux résidents de la région parisienne.
OURAGANS: Ike classé catégorie 4, très dangereux
MIAMI (AFP) – 04/09/2008 07h52
Une nouvelle perturbation appelée Ike qui se trouve dans l’Océan Atlantique et pourrait menacer Haïti avant les côtes américaines, dans les prochains jours, a été classée jeudi dans la catégorie 4 des ouragans « extrêmement dangereux », a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, aux Etats-Unis.
PLUS DE CYCLONES TRES VIOLENTS dus à des océans plus chauds
PARIS (AFP) – 03/09/2008 17h44
Le nombre et l’intensité des cyclones les plus violents augmente parallèlement au réchauffement des océans, selon une étude publiée mercredi par la revue britannique Nature, qui ne relève toutefois aucune hausse pour l’ensemble des ouragans.
D’IMMENSES PLATEFORMES DE GLACE se sont détachées de l’Arctique canadien
MONTRÉAL (AFP) – 03/09/2008 18h48
D’immenses plateaux de glace, dont un de 50 km2, se sont détachés cet été de la côte dans le Grand Nord canadien et dérivent dans l’océan Arctique, une nouvelle indication de la rapidité des changements climatiques dans cette zone, ont annoncé des chercheurs mercredi.
De plus en plus les voyants passent au rouge !
Augmentation de capital d’EDF EN à 32,32 euros
Mirana Rabemananjara avec AFP
04/09/2008 | Mise à jour : 13:03 |
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EDF Energie Nouvelle a lancé son augmentation de capital de 500 millions d’euros à 32,32 euros par action.
EDF EN a lancé une augmentation de capital de 500 millions ce jeudi, à 32,20 euros l’action. Cette opération a pour but de mieux le positionner dans le solaire photovoltaïque. Les souscriptions commenceront le vendredi 05 septembre et dureront jusqu’au 18 septembre inclus.
Le groupe compte utiliser 335 millions d’euros en fonds propres pour la construction de centrales photovoltaïques « au sol et en toiture ». Le reste servira à son entité EDF Energies Nouvelles Réparties, qui se focalise sur les « énergies réparties ».
Du côté des modalités, les investisseurs bénéficieront d’un droit préférentiel de souscription, soit une nouvelle action pour quatre déjà détenues. Les actions seront réglées et livrées le 30 septembre. Les actionnaires les plus importants d’EDF Energies Nouvelles, à savoir EDF et Mouratoglou qui détiennent à eux deux 75,1% du capital d’EDF EN, participeront à cette augmentation de capital à hauteur de leur part.
Le groupe a fait état d’un bénéfice net en hausse de plus de 38% à 27,2 millions d’euros sur le premier semestre 2008, le 29 août dernier. Il en avait alors profité pour faire l’annonce d’un projet d’augmentation de capital.
Comme je l’avais proposé j’ai confié aujourdhui la version papier du rapport Sofemines à un d’entre nous. Il doit être disponible en début de semaine prochaine en priorité pour les membres de l’ADSN à jour de leurs cotisation…
Les glaciers des Pyrénées auront disparu avant 2050 !!!
MADRID, 5 sept 2008 (AFP)
Les 21 glaciers encore existant dans les Pyrénées auront tous disparu avant 2050, anticipe une étude de chercheurs universitaires espagnols.
« La montée progressive de la température –un total de 0,9 degré celsius de 1890 jusqu’à maintenant– confirme que les glaciers pyrénéens disparaîtront avant 2050, selon les experts », explique vendredi un site officiel d’informations scientifiques espagnols, SINC.
Des chercheurs des universités de Cantabrie, Madrid et Valladolid ont réalisé une « première étude globale » de l’évolution du processus de dégel des trois zones de haute montagne du territoire espagnol: Pyrénées, Pics d’Europe (nord-ouest) et Sierra Nevada (sud).
« Entre 1880 et 1980, au moins 94 glaciers ont disparu dans la Péninsule ibérique et des années 80 jusqu’à nos jours, 17 autres glaciers ont disparu », écrit SINC.
Il n’existe aujourd’hui plus que 21 glaciers, tous dans les Pyrénées, dont 10 côté espagnol et 11 côté français, qui occupent une surface totale de 450 hectares.
« De 1990 à nos jours, les calculs ont démontré que le rapide dégel a provoqué la disparition totale des glaciers les plus petits et la réduction de 50 à 60% de la superficie des plus grands », explique ce site spécialisé.
Le glacier le plus au sud de l’Europe qui était situé dans la Sierra Nevada, a disparu au début du 20e siècle tandis que dans les Pics d’Europe, des glaciers relevés par des voyageurs et naturalistes à la fin 19e, ne sont plus également qu’un souvenir.
Tous les glaciers existants ou récemment disparus dans la péninsule ibérique se sont formés durant une « petite période glacière » qui a duré de 1300 à 1860 avec une période de forte expansion des glaciers située entre 1645 et 1710.
Les chercheurs espagnols notent en outre que le recul des glaciers pyrénéens n’est pas un phénomène nouveau puisque un premier processus de dégel pour les petits glaciers sur ce massif a pu être détecté entre 1750 et le début du 19e siècle
SOFREMINES ET LES EMPLOIS :
Après la condamnation sans appel de la solution de la mine à ciel ouvert, ces deux phrases du rapport balaient le rêve des 432 emplois de la SEREN et des fameux emplois locaux :
« L’exploitation emploiera de 20 à 30 ans environ 200 personnes. »
« Des compétences spécifiques non disponibles en France devront être recherchées vraisemblablement hors d’Europe. » Ah qu’en termes choisis ces choses-là sont dites ! En clair cela signifie que l’ANPE ne recrutera pas un seul volontaire chez nous et que l’on fera appel à la main d’œuvre turque, vietnamienne ou africaine pour descendre au fond de cette mine.
On comprend que nos décideurs aient soigneusement rangé ce fameux rapport tout au fond de leurs tiroirs.
LES PRO-CHARBON RELANCENT LE DEBAT… (LE JDC).
« Le temps presse et les techniques existent pour faire de Lucenay un site pilote… Le captage-stockage du CO2 ça marche !…).
Et c’est parti pour des interventions auprès de Jean-Louis Borloo.
Leurs arguments sont parfaitement débiles, mais on ne sait jamais…
Alors réagissons.
Nous ne manquons pas de munitions, mais il faut nous en servir. L’exhumation de Sofrémines tombe à point.
Il nous dit entre autres que ce charbon ne peut être utilisé que sur place, et il insiste sur la présence de failles nombreuses au niveau du gisement ce qui confirme que le sous-sol de notre région garde les traces des profonds bouleversements subis lors de la surrection des Alpes.
La présence de failles dans la couverture de l’aquifère situé au niveau de Devay où certains prétendent séquestrer le CO2 récuse totalement un tel projet. D’ailleurs, lors de sa conférence, Pierre Radanne avait fortement douté de la possibilité de séquestrer le CO2 à proximité et le document officiel sur l’état des lieux du stockage géologique du CO2 en France ne fait nullement état de notre région.
La faille de Vital’Amogne entraînant le rejet d’une décharge peut nous servir d’exemple.
Le temps presse en effet, les manifestations catastrophiques du changement climatique se précipitent et ce que l’on peut craindre c’est que le l’imposture du Charbon Propre « ça marche ! ».
Un plan ambitieux d’éolien offshore
Des fermes d’éoliennes dans la mer du Nord représentant 68,4 gigawatts (GW) et produisant 247 térawattheures d’électricité chaque année. C’est le projet ambitieux proposé par Greenpeace pour que les Etats côtiers (Royaume-Uni, France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Danemark et Norvège) se passent du nucléaire et du charbon.
Selon un rapport publié par l’ONG (1), le vent est plus régulier en mer du Nord, et l’intermitence de la production éolienne peut être compensée par un stockage hydraulique en Norvège.
L’Allemagne serait le principal bénéficiaire de ce réseau, avec une capacité installée de 26,4 GW, devant la Grande-Bretagne (22,2 GW), les Pays-Bas (12,0 GW), la Belgique (3,8 GW), le Danemark (1,6 GW), la Norvège (1,3 GW) et enfin la France avec 1,0 GW installés entre Calais et Dunkerque.
La construction du réseau de 6.200 kilomètres est évaluée entre 15 et 20 milliards d’euros.
Greenpeace appelle la Commission européenne et les Etats membres concernés à élaborer un plan d’action pour l’éolien en mer et à promouvoir une approche coordonnée qui permettrait de concrétiser ce scénario.
(1) A north sea electricity grid [r]evolution Electricity output of interconnected offshore wind power A vision of offshore wind power integration, 3E et Greenpeace
A lire sur « ecoMoovement.fr » dans DD Magazine : (je ne peux les copier sur le blog car il y a des photos et une vidéo).
-Non aux centrales au charbon.
-Les vrais risques de la captation du CO2.
En commentaire du second article il y a ceci :
Par lionel gaulier, 26 mai, 2008
La séquestration du co2 ou le médicament miracle pour un malade en phase terminale, la technologie au secours de la société et pourquoi pas envoyer des navettes spatiales chargées de co2 (et de ch4 etc,etc) vidanger dans l’espace?, du moment que cela fait marcher l’économie tout est possible.
Si le Titanic avait eu un laser il aurait pu désintégrer l’iceberg.
Victimes des inondations, des ouragans qui se multiplient, de la montée du niveau de l’Océan Indien et de l’Océan Pacifique, un peu de patience, Bon Dieu ! Dans quinze ans nous pourrons peut-être… envoyer sous terre un peu de notre CO2, qui aura causé votre perte.
Le rapport Sofrémines en PDF est à la disposition de ceux que cela intéresse.
Pour le rapport sofremines, je suis preneur.
lucenaysanscharbon@yahoo.fr.
Merci d’avance.
Présidence française de l’UE : une rentrée chargée
POLITIQUE – Actu-Environnement.com – 09/09/2008
France Nature Environnement a rappelé, lors d’une conférence de presse, les priorités de la présidence française de l’Union européenne en matière d’environnement. Paquet énergie climat, agrocarburants, PAC… sont les dossiers phares de cette rentrée.
EXTRAIT:
Les dossiers qui fâchent : séquestration de CO2 et agrocarburants.
L’une des quatre directives du Paquet énergie climat concerne la séquestration géologique du CO2. Il s’agit de donner une base légale à cette technologie qui se développe et qui est envisagée comme l’une des solutions à mettre en œuvre pour parvenir à réduire les émissions de GES d’ici 2020. Largement soutenue par les industriels, cette solution est dénoncée par les associations : C’est une solution peu fiable à long et très long terme, à cause des problèmes de sécurité que posent les forages et la gestion des puits, au-delà de 100 ans. Or, le régime juridique envisagé consiste à transférer la responsabilité à long terme des sites d’enfouissement aux Etats membres, alors que l’enfouissement aura bénéficié aux compagnies privées. FNE demande que le texte soit revu dans le sens d’une responsabilisation complète des exploitants.Autre vraie fausse solution envisagée par l’UE et dénoncée par FNE : les agrocarburants, menaçant la sécurité alimentaire en engageant une concurrence entre production alimentaire et production énergétique et n’affichant pas un bilan carbone neutre, surtout si les cultures proviennent d’autres pays. FNE préconise une utilisation locale des agrocarburants, autoproduits et autoconsommés.
Enfin, la lutte contre la déforestation et la directive sur les sols (lutte contre l’appauvrissement des sols) constituent deux autres textes phares qui seront abordés lors de la PFUE.
S.FABREGAT
Document complet, cliquez sur le lien suivant:
http://www.actu-environnement.com/ae/news/presidence_francaise_union_europeenne_5654.php4
EN FAIT LES ASSOCIATIOS ONT DU MAUVAIS SANG A SE FAIRE ! LE « PROJET EUROPEEN » DONT IL EST QUESTION CI-DESSUS A ETE AMPUTE DU VOLET CONCERNANT LES ECONOMIES D’ENERGIE COMME EN TEMOIGNE LE TEXTE SUIVANT:
« 23 janvier 2008. Avec un peu de retard sur le calendrier, José Manuel Barroso, président de la Commission, présente un paquet de mesures dans le domaine de l’énergie. Il ne mentionne plus que deux objectifs à atteindre en 2020: la réduction des émissions de GES, et les objectifs en matière de renouvelable. D’économies d’énergie, il n’est pas question. Mieux, la Commission envoie un communiqué daté du même jour, intitulé «Deux fois 20 pour 2020. Saisir la chance qu’offre le changement climatique»…
…Mais économies d’énergie et efficacité ne sont pas la même chose. Jean-Louis Bal, directeur Energies renouvelables, réseaux et marchés énergétiques à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), a trouvé «surprenante» la suppression de l’objectif. Alors que la part de 23% d’énergies renouvelables fixée par la Commission à la France est déjà jugée difficile à atteindre, «si la consommation d’énergie continue à croître, nous n’y arriverons pas». A elles seules, les énergies renouvelables ne permettront pas de réduire significativement la consommation d’énergie non renouvelable. Quant à l’efficacité énergétique, «on l’améliore depuis 20-30 ans, et la consommation a toujours augmenté. Les différentes directives existantes en la matière ne permettront pas plus de la réduire. C’est avec le troisième objectif que les deux autres étaient cohérents. La France, qui prend en compte les trois objectifs dans le cadre du Grenelle, aurait tout intérêt à relancer cette idée lors de sa présidence de l’Union européenne.»
TOUT DEPEND DU SENS ACCORDE AU MOT « INTERET ». COMME C’EST PLUS RENTABLE ON MISE SUR LE CHARBON PROPRE. LES ECONOMIES çA NE RAPPORTE PAS !
Le rapport SOFREMINES en PDF est sur le site de l’ADSN
Le rapport SOFREMINES
Est en plus consultable gratuitement pour les observateurs très attentifs à l’action de l’ADSN mais qui n’en font pas parti!
TOUS ENSEMBLE DEMANDONS UN DEBAT
SUR LE STOCKAGE DE CO2 AU PLAN NATIONAL
SOUTENONS LA PETITION DE
L’Association Coteaux de Jurançon Environnement
Avenue de l’Amiral Landrin 64110 Jurançon
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1864
Il faudrait se cotiser pour offrir aux membres du comité « charbon propre » un exemplaire du rapport sofrémines car je suis sure qu’ils ignorent l’existence de ce site tout comme celui de l’ADSN.
Pour dire que le captage stockage du CO2« ça marche »il faut une bonne dose d’ignorance.
Quant au « site pilote »merci……nous n’avons pas besoin de chambre à gaz à retardement !
Le rapport SOFREMINES est on ne peut plus clair : la mine à ciel ouvert c’est NON !!! J’entends déjà M. Fumat et son équipe du Charbon Propre jubiler : « Mais c’est possible en souterrain, avec plus de mille emplois à la clé ». Là encore il y a un os sérieux, le rapport SOFREMINES de 2004 n’avait pas connaissance d’une donnée capitale : la réduction du périmètre de concession demandée. En effet, tous les calculs prennent en compte la totalité de la réserve, mais la « fosse » de La Grange-La Métairie-Les Topeaux est estimée à… 60 millions de tonnes ! Le projet de la SEREN prévoyait l’extraction de 1,5 à 2 millions de tonnes par an, soit 30 à 40 ans d’axploitation. Le projet souterrain « pille » (c’est le terme des spécialistes) 20 % du gisement, c’est-à-dire 12 millions de tonnes… soit 12 à 15 ans d’exploitation !!! Alors il faut poser la question à nos décideurs : on massacre tout pour 15 ans de travail, pour des emplois peu qualifiés et de la main-d’oeuvre étrangère (c’est en toutes lettres dans le rapport). Il va falloir y réfléchir sérieusement alors que l’avenir c’est les énergies renouvelables, la protection de l’eau et les économies. Malgré toutes les « couleuvres » que le grand capital leur fait avaler, il y en a qui sont prêts à tenter l’aventure. Bel avenir pour la Nièvre…
Et dire que les élus (département et région) ont soutenu un projet dont le rapport dit qu’il ne faut pas le faire!
Difficile à avaler « la couleuvre ».
A quand la parution des principaux passages dans le JDC????
COMITE DU CHARBON PROPRE=ALLIANCE DU PARTI DES TRAVAILLEURS AVEC LE GRAND CAPITAL.
SI PAR MALHEUR LE PROJET VENAIT A SE FAIRE, ILS SERAIENT LES PREMIERS A SE RETOURNER CONTRE LES « EXPLOITANTS »
LAISSER LA POPULATION DANS L’IGNORANCE DE CE RAPPORT RELEVE D’UNE BONNE DOSE DE MAUVAISE FOI.
SURTOUT QUE CELUI-CI A ETE FAIT AU FRAIS DU CONTRIBUABLE, CE SERAIT LA MOINDRE DES CHOSES QUE TOUT LE MONDE EN PRENNE CONNAISSANCE.
Le rapport est sans doute classé « secret défense » mais visiblement il a eut une fuite.
Nous sommes en plein « charbongate »
A quand les inculpations pour dissimulation d’informations?
Il est vrai quand d’autre temps on savait que l’amiante était dangereuse….
On connait la suite!
Que conclure du rapport SOFREMINES en toute logique :
-1) Une exploitation à ciel ouvert du charbon de Lucenay-Cossaye est exclue: exit la SEREN !
-2) Pour une exploitation souterraine, il faudra aller chercher de la main-d’œuvre ailleurs « vraisemblablement hors d’Europe » : exit l’argument des emplois et avec lui VALORCA !
Mais on a vu souvent investir dans des projets défiant tout bon sens.
Restons vigilants !
Analyse du projet de captage et stockage du CO2 à LACQ PAR Henri Pépin
Professeur émérite Institut national de la recherche scientifique
Université du Québec Montréal, Canada
Article entier http://asso-cje.over-blog.com/
On apprend des choses ahurissantes :
Le contrôle des fuites en surface est basé sur des analyses d’échantillons des gaz émis sur 30 points. Les mesures sont faites 2 fois par an pendant les deux premières années et une fois par an pendant les 3 années suivantes. La surveillance à long terme n’est pas envisagée.
Conclusion :
Le dossier présenté par Total n’est pas recevable en l’état. Il doit être revu et corrigé substantiellement pour tenir compte des critiques formulées. Le long terme doit être
intégré dans la présentation du dossier. Une avenue, est la mise en place au départ
d’un partenariat public-privé-riverains qui offre un encadrement acceptable.
L’accord des personnes directement concernées par le projet revu doit être obtenu
Dalkia s’associe à Solar Euromed pour le lancement du premier projet solaire thermodynamique en France
Dalkia et Solar Euromed se sont associés pour conduire ensemble le premier projet de centrale solaire thermodynamique en France, baptisé SOLENHA. Il s’agit de la première centrale solaire à concentration française qui sera construite sur le site d’Aspres sur Buëch.
Cette installation sera opérationnelle courant 2010. Au-delà de sa vocation de site de promotion de l’énergie solaire thermodynamique, Solenha produira chaque année 60 000 MWh d’électricité grâce à une puissance installée de 12 MWe.
Dans le cadre du projet Solenha, soutenu par la région PACA, le Conseil Général des Hautes Alpes et par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement Durable, Dalkia apporte ses compétences d’énergéticien et de thermicien et la société Solar Euromed son expertise en ingénierie spécialisée dans le solaire thermodynamique. Dalkia assurera l’exploitation et la maintenance de la centrale après sa réalisation. D’autres partenaires devraient prochainement rejoindre cette initiative. Le Conseil Général des Hautes-Alpes a délibéré à l’unanimité le 8 juillet dernier pour mettre à disposition du projet, sous forme d’un bail à construction, le site du Chevalet à Aspres sur Buëch, d’une superficie de plus de 80 ha.
Le solaire à concentration apporte des réponses concrètes aux enjeux énergétiques actuels. Les rayons du soleil, captés par un ensemble de miroirs, sont concentrés pour chauffer un fluide dont la température dépasse les 400 degrés. Transmise à de l’eau, cette chaleur produit de la vapeur qui fait ensuite tourner une turbine génératrice d’électricité. Outre le fait qu’elle n’émet strictement aucun polluant, un système de stockage thermique lui permet de produire de l’électricité lorsque l’installation est privée d’ensoleillement. Ce procédé se développe particulièrement dans certaines régions du monde disposant de conditions optimales de rayonnement solaire, aux Etats-Unis, en Espagne, dans le Maghreb et en Israël. Cette technologie est également bien adaptée pour fournir l’énergie nécessaire au dessalement d’eau de mer. L’Agence Internationale de l’Energie estime à 630 GWe la capacité potentielle en énergie solaire thermodynamique d’ici 2050.
Si l’on s’en tient au rapport Sofrémines, seule l’option d’une exploitation souterraine de notre gisement de charbon est envisageable.
Son intérêt du point de vue de l’emploi est manifestement négligeable sinon nul, ce qui explique sans doute le parti-pris de dissimuler le contenu du rapport.
Supposons cependant que Valorca obtienne la concession en arguant d’un moindre impact écologique supposé de son projet.
Nous ne manquons pas d’arguments pour nous y opposer :
- l’introduction de populations exogènes difficilement intégrables.
- les effondrements à l’aplomb des galeries.
- les tirs d’explosifs ébranlant les constructions alentour.
- la présence obligatoire sur place d’une centrale thermique (contrairement à ce qui avait été dit à la réunion de Cossaye), le charbon en question ne pouvant être utilisé ailleurs.
- la richesse de ce charbon en soufre qui le rendrait intolérable en Île de France…
- les énormes quantités d’eau nécessaires au fonctionnement d’une telle centrale, et le recours à un captage de l’eau de la Loire.
- les émissions de cendres en grande quantité contenant en abondance des éléments radioactifs cancérigènes, comme l’indique le taux de radon mesuré à Cossaye.
Le saviez-vous ?
WASHINGTON (AFP) – 19/09/2008 07h23
« Au moins 52 personnes sont mortes aux Etats-Unis dans le sillage de l’ouragan Ike, qui a traversé onze Etats du 12 au 15 septembre, selon un bilan établi jeudi par l’AFP auprès des autorités locales ».
Les médias français se sont pudiquement tus sur ce bilan d’un ouragan qu’ils ont fait passer pour modeste, comme ils minimisent tous les symptomes de la catastrophe climatique (moral des ménages oblige…).
Croyez-vous vraiment que l’argument des « populations exogènes difficilement intégrables » soit le premier à mettre en avant?
Ne risque-t-on pas de taxer les « indigènes » anticharbon d’idées nauséabondes au détriment d’autres arguments plus rassembleurs?
A l’époque, le thèmes des vaches mourant dans les champs a fait assez de mal pour la crédibilité de notre combat contre la mine.
Ne refaites pas la même erreur avec en plus un fond de xénophobie plutôt mal venu.
A SOUVARINE
L’argument de l’emploi local est souvent développé par les promoteurs des projets ou des élus locaux. Comme d’autres arguments on se doit de le combattre. Mais vous avez raison de pointer la ligne à ne pas franchir pour qu’on ne soit pas discrédité.
C’est donc un contre argument à utiliser avec parcimonie et il doit être vraiment étayé.
Vous rappelez le thème des vaches mourant dans les champs. Vu de l’extérieur il est peut-être ridicule, mais il a su rassembler les « locaux ».
Là encore il est difficile de rassembler « en local » en d’apportant des arguments techniques pourtant irréfutables.
Ce blog sert justement à trouver le juste milieu !!!
Je récuse le terme de xénophobie. Le terme « populations exogènes » était à mettre en relation avec la phrase du rapport Sofrémines (P.38) :
« Des compétences spécifiques non disponibles en France devront être recherchées, VRAISEMBLABLEMENT HORS D’EUROPE».
Je regrette que ce ne soit pas politiquement correct, mais cela laisse prévoir des problèmes d’intégration. De plus je pose la question suivante : faire venir des malheureux pour accomplir des tâches périlleuses et sales que nous refusons ne s’apparente-t-il pas à un esclavage moderne ?
Ok pour l’esclavage moderne.
Par contre, selon le Larousse: xénophobie= hostilité systématique à l’égard des étrangers, de ce qui vient de l’étranger.
Ce genre de propos « politiquement incorrects » risque de faire les choux gras du PS local- Ps qui a toujours instrumentalisé ces discours à son profit- et de totalement discréditer le mouvement anticharbon.
Pour mettre en majsucules bien effrayantes » VRAISEMBLABLEMENT HORS D’EUROPE » sinon pour attiser des sentiments xénophobes?
Pourquoi utiliser ces vieilles peurs de l’Etranger alors que les seuls arguments écologiques suffisent largement pour mobiliser.
Avec ces vielles ficelles vous ne rassemblerez que quelques nervis haineux. Dommage.
Je dis ça dans le seul intérêt de défendre notre vert pays aux eaux vives qui sait aussi parfois être terre d’accueil.
La phrase qui a l’air de faire polémique est pourtant bel et bien écrite sur le rapport et à ce que je sache aucun des élus socalistes ni mes camarades communistes se sont émus…..
Mea culpa !
Je regrette d’avoir utilisé ce malheureux argument. Loin de moi la pensée de stigmatiser ceux, qui, chassés par la misère dont nous sommes pour une grande part responsables par notre égoïsme et l’exploitation de leurs richesses, sont contraints de s’expatrier pour majorer les profits de certains. Les « compétences spécifiques » recherchées « hors d’Europe » évoquaient pour moi celles de ceux que l’on parquera dans des baraquements pour les faire risquer leurs vies au fond de la mine.
Oh là là ! au lieu de faire polémique sur un terme somme toute acceptable, puisqu’il veut dire « extérieur », reprenez plutôt l’info d’EUREKA du 20/9 où l’on trouve des choses beaucoup plus ahurissantes et préoccupantes. Je rappelle le site
http://asso-cje.over-blog.com/
et faites savoir à nos amis « Charbon propre » que tout n’est pas vraiment au point. Car eux ils sont « exogènes » à la situation du CO2 !!!
Je suis tout à fait d’accord avec Eliane.
De plus:
Ce qui est « ahurissant » et « préoccupant » c’est que l’on a cacher le rapport sofrémines et qu’a ce jour la presse locale n’en a même pas fait état.
Si la conclusion du rapport avait été favorable il y a longtemps que nous aurions eut droit au gros titre!
Et l’observatoire que pense-t-il?
Geneviève : l’Observatoire n’en pense pas grand-chose pour l’instant, ou du moins ne s’exprime pas vraiment. Vous pouvez accéder à leurs informations à mine.cg58.fr
Trois thématiques seront traitées courant, ou fin, octobre, à savoir :
. Environnement – Energie- Santé
. Economie- Emploi – Formation
. Habitat – Services – Infrastructures.
Vous voyez,avant de capter le CO2, on envisage déjà l’habitat, les services, etc…
En avril 2007 chistian Paul écrivait sur son blog à propos du rapport Sofrémines:
« Cherchant à me documenter le plus complétement, j’ai pris connaissance de ce rapport en septembre dernier… sur ce dossier complexe, et quelque soit l’approche de chacun, il serait bon de ne pas manier le soupçon, mais de partager informations et arguments. Je ne me départirai pas de cette méthode ».
La capture du CO2 économiquement viable en 2030
23/09/2008 14:48
Evaluer
par Victor Roux-Goeken
Les quotas de carbone alloués aux entreprises devront être mis aux enchères, pour que puisse se développer rapidement la capture et le stockage du carbone (CCS).
Selon un rapport du cabinet McKinsey & Company, la technologie de capture et séquestration du carbone ne sera économiquement viable qu’en 2030.
Jusqu’à cette date, le rapport prévoit que la CCS coûtera entre 60 et 90 euros par tonne aux industries. Ce chiffre devrait atteindre les 30 à 45 €/t à partir de 2030, date à laquelle la technologie pourrait être plus efficace.
Soit l’équivalent de l’achat d’une tonne de carbone à cette date, prévoit le cabinet.
L’eurodéputé britannique Chris Davies (Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe), rapporteur de la directive européenne sur le stockage géologique du CO2 (1), évalue le soutien public aux industriels pour développer la CCS en 7 ans à 10 milliards d’euros.
Que fait-on en attendant ??…
« En attendant » , on écoute les conneries du comité sur le « charbon propre »
Du député qui découvre le rapport sofrémines avec plus de 2 ans de retard.
Avec la rapidité qu’il a à s’informer, il ne doit pas être au courant des avancées sur les énergies renouvelables…
Avant d’être éclairés avec des ampoules basse consommation,nous sommes éclairés par la basse information!
Et le journal local,toujours pas au courant du rapport sofrémines…
FRS0119 40669 /AFP-KH81
ILULISSAT (Groenland), 23 sept 2008 (AFP) – Un désert de glaces défile à travers le hublot de l’hélicoptère survolant à basse altitude le panorama grandiose du fjord d’Ilulissat, à l’ouest du Groenland, une merveille classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
L’appareil se pose sur un promontoir de granit au bord de Kangia, –nom du fjord d’Ilulissat en groenlandais– offrant un paysage saisissant de sculptures de glaces enchêvétrées, qui avancent à 2 mètres à l’heure vers la mer, pour y déverser des icebergs impressionnants.
Au loin se profile le front imposant du glacier d’Ilulissat (Sermeq Kujalleq en groenlandais) qui poursuit inexorablement son recul de plusieurs kilomètres, en vêlant avec un fracas assourdissant une cascade de morceaux de glace, un des exemples les plus frappants du réchauffement climatique observé dans l’Arctique.
« Nous ne pouvons plus pêcher et chasser comme avant car la glace dans la baie n’est plus aussi épaisse que par le passé », reconnaît Erik Bjerregaard, directeur d’hôtel à Ilulissat, qui, comme nombre d’habitants d’Ilulissat, a ses propres chiens pour ses randonnées en traîneau en hiver.
Site le plus visité du Groenland, tant par les touristes que par les scientifiques et personnalités politiques de par le monde, ce grand glacier fissuré par des mares d’eau bleu-émeraude est « malade », selon les glaciologues.
Il est en passe de se désintégrer selon des estimations récentes des scientifiques américains qui analysent quotidiennement des images satellites de la Nasa.
Poursuivant sa contraction, reculant de quelque 15 km au cours des 5 dernières années, sa bordure n’avait jamais été aussi loin à l’intérieur des terres en 150 ans d’observations et de relevés topographiques.
Selon Jason Box professeur associé au département de géographie de l’université de l’Ohio, ce glacier ne s’est pas contracté aussi loin depuis au moins 4.000 à 6.000 ans.
Glacier le plus actif de l’hémisphère nord, il produit 10% des icebergs du Groenland, ou quelque 20 millions de tonnes de glace par jour. Il est le plus rapide aussi (plus de 40 mètres par 24 heures).
A 250 km au nord du cercle arctique, Ilulissat, village aux maisons colorées au bord de la baie de Disko parsemée d’icebergs, les quelque 4.500 habitants et presqu’autant de chiens ont ressenti eux-aussi le réchauffement du climat.
Au port, l’un des plus importants pour la pêche à la crevette et de flétan les pêcheurs sont contraints d’aller de plus en plus loin pour attraper leurs prises.
« A cause de climat plus chaud » constaté au cours des 10 dernières années, « il y a de plus en plus de baleines, comme la baleine à bosse dévoreuse de plancton dont se nourrit aussi le flétan qui se raréfie », se lamente un pêcheur, Karl Thomasson.
Ce réchauffement est confirmé par le Centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC, National Snow and Ice Data Center), qui a relevé que l’étendue de la banquise en Arctique a atteint un niveau minimum, le 12 septembre, de 4,52 millions de km2.
Un niveau s’approchant du record de 4,13 millions de km2, atteint l’an dernier contre 7,7 millions de km2 de 1979 à 2000.
C’est le second niveau le plus bas enregistré par le NSDIC depuis 35 ans lorsque le centre a commencé à photographier en 1979 la glace par satellite.
Les glaciers du Groenland fondent maintenant deux fois plus rapidement qu’il y a deux ou trois ans, selon des mesures par radar et satellites, constate le professeur Soeren Rysgaard de l’Institut de ressources naturelles du Groenland à Nuuk.
Pour le chercheur danois Abbas Khan, à l’institut de recherche spatiale de Copenhague, qui étudie sur le terrain le mouvement des glaciers groenlandais, « la glace fond maintenant dans certains endroits sur la côte-est quatre fois plus rapidement qu’avant ».
sa/fk/mpd
AFP 230650 SEP 08
Et si les eaux montaient de 2 mètres…
LE MONDE
De 1 à 2 mètres et des lignes de côte complètement redessinées ? Ou juste quelques centimètres sans importance ? La question de la montée du niveau moyen des mers à l’horizon 2100 est une des plus discutées par les chercheurs. Début 2007, dans son rapport, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) plaçait entre 18 et 59 cm l’élévation la plus probable d’ici à la fin du siècle. Des travaux, dirigés par Tad Pfeffer (université du Colorado) et publiés début septembre dans la revue Science, concluent aujourd’hui que cette montée des eaux devrait être très supérieure : entre 80 cm et 2 m.
Pourquoi un tel décalage ? « Le dernier rapport du GIEC a été publié en 2007, ce qui veut dire que la science en a été figée en 2006, explique le climatologue Edouard Bard (Collège de France). Ce qui a été découvert depuis sur la lubrification de la base de la calotte glaciaire du Groenland (qui favorise le glissement et l’effondrement des glaciers dans la mer) et l’accélération de sa fonte n’a donc pas été pris en compte. Aujourd’hui, une majorité de spécialistes estime qu’une augmentation de 1 mètre en 2100 est le scénario le plus probable. »
Stéphane Foucart
La France veut doublerle recours à la géothermie
Gilles Bridier
23/09/2008
L’utilisation de cette production d’énergie concerne les particuliers et les collectivités.
Qu’il s’agisse de favoriser les pompes à chaleur pour les maisons individuelles ou de développer les réseaux de chaleur collectifs, la géothermie pourrait contribuer à hauteur d’un million de tep (tonnes équivalent pétrole) à l’objectif du « Grenelle de l’environnement », qui fixe à 20 millions de tep supplémentaires l’effort à réaliser en France sur les énergies renouvelables d’ici à 2020. En 2007, la géothermie a fourni 715 000 tep en énergie thermique et l’équivalent de 95 000 tep en énergie électrique. La volonté affichée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) signifie donc qu’il faudra plus que doubler le recours actuel à ce mode de production de chaleur. S’il est ambitieux, le projet n’est pas démesuré. Notamment, dans l’outre-mer, où la géothermie pourrait fournir en 2020 plus de 25 % de l’électricité consommée.
Plusieurs technologies se complètent, correspondant à des applications distinctes. Dans le cas des constructions individuelles et plus particulièrement neuves, les particuliers s’intéressent de plus en plus aux techniques qui mettent en œuvre des pompes à chaleur géothermiques. Elles peuvent être à capteurs horizontaux avec des tubes enfouis dans la terre d’un jardin entre 40 et 80 cm de profondeur (en fonction de la rigueur du climat et des risques de gel), ou à capteurs verticaux grâce à des sondes s’enfonçant à 50 mètres de profondeur. La seconde solution est plus efficace, mais elle coûte plus cher à mettre en œuvre : entre 70 à 100 euros le mètre carré à ch auffer pour les capteurs horizontaux, contre 140 à 180 euros pour les capteurs verticaux, d’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Dans les deux cas, un fluide circulant dans ces tubes capte la chaleur du sol pour la restituer dans l’habitation. Ces installations peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt.
Les premiers réseaux urbains
Pour des utilisations collectives, les réseaux de chaleur sont appelés à se développer. Ainsi, en région parisienne, un réseau urbain est en train de se mettre en place à Orly. Un forage de 1 700 mètres de profondeur permet le prélèvement d’eau dans des nappes profondes (aquifères) à 76°. Un autre forage assure l’évacuation de cette eau dans le même aquifère, mais assez loin du premier forage pour que l’eau réinjectée ne refroidisse pas les prélèvements. La construction du « doublet » composé par ces deux forages a commencé à Orly en juillet 2007, et sa mise en service est intervenue en février 2008. L’investissement est élevé : 11 millions d’euros. Mais, d’après les chiffres communiqués par l’Office public et d’aménagement du Val-de-Marne, cette technologie permet de produire de la chaleur à 27 euros le MWh, au lieu de 40 euros dans le cas du gaz. Une telle installation permettant de produire 66 120 MWh de chaleur par an, il faudra environ treize années pour amortir l’investissement de départ. Mais chaque année, cette installation évitera le rejet de 10 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Et répercutée sur une famille de quatre personnes, « l’économie annuelle atteint 150 à 200 euros, soit l’équivalent de 20 à 30 % d’une facture moyenne de chauffage », précise le BRGM. Les réseaux urbains de chaleur ont déjà fait leurs preuves. Ainsi, à Alfortville, le système fonctionne depuis 1986. Les quelque 5 km de réseau alimentent l’équivalent de 5 000 logements grâce à une cinquantaine de sous-stations, couvrant à plus de 80 % les besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire des foyers raccordés.
La géothermie constitue pour l’Union européenne un axe de diversification dans la production d’énergie. Notamment, les pompes à chaleur ont déjà fait l’objet d’un programme d’incitation portant sur 250 000 unités dans l’Union entre 2005 et 2008. Et on a assisté sur les principaux marchés (Italie, Suède, France, Allemagne) à des croissances de l’ordre de 20 à 25 % par an. Dans le cadre de la présidence de l’Union européenne, le gouvernement français compte consolider cet effort, tant en faveur de la géothermie que des autres énergies renouvelables. Dans cette perspective, l’Ademe organise du 17 au 22 novembre au Cnit à Paris, le premier Salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie, particulièrement destiné aux professionnels du bâtiment et aux collectivités (www.ademe-energie-changeonsdere.fr). Pour que les efforts en faveur du développement durable s’inscrivent dans une dynamique économique et industrielle pour les territoires.
LE JOURNAL DE L’ENVIRONNEMENT
Sols pollués: un impact potentiel sur la santé
23/09/2008 14:08
Une étude vient d’être lancée dans une partie de l’ancien bassin minier de Viviez-Decazeville (Aveyron) pour évaluer le risque sanitaire potentiellement généré par la présence d’importantes teneurs en arsenic, plomb et cadmium dans le sol. Des recommandations sont préconisées à tous les habitants, et un suivi médical sera proposé en fonction des taux d’imprégnation mesurés.
Evaluer
par Agnès Ginestet
Article complet, cliquez sur le lien suivant :
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=23243&idThema=5&idSousThema=29&type=JDE&ctx=291
Les glaces fondent de plus en plus vite, l’accélération de l’élévation du niveau des océans fait de même, c’est logique, et elle bénéficie en plus de la dilatation thermique.
Les ouragans, dus à l’énergie que l’effet de serre piège dans l’athmosphère, se multiplient.
Comme le prévoit le GIEC il y a une augmentation des précipitations liées à l’évaporation accélérée des mers et chaque jour, en cherchant bien, on peut apprendre que des inondations catastrophiques sont survenues.
Il fallait hier être très attentif pour percevoir dans nos médias,les deux informations suivantes:
173 morts en Inde dans des inondations.
Un nouveau typhon s’approche des côtes chinoises.
Et que faisons-nous: nous nous passionnons pour les faits divers et les compétitions sportives et nous haussons le chauffage au lieu de mettre un pull devant la télé, histoire d’ajouter une bonne louche de CO2, tout en déplorant le sort des Inuits, des habitantds du Bengladesh ou des Maldiviens. Qu’ils attendent tranquillement 2030 !
PARIS, 24 sept 2008 (AFP)
Le nombre de transactions enregistrées sur le marché européen du carbone, sur lequel s’échangent des permis d’émission de CO2, a franchi pour la première fois mardi le seuil des 2 millions de tonnes, a annoncé mercredi BlueNext, bourse basée à Paris.
Selon Bluenext, 2.089.000 de tonnes on été échangées sur la seule journée de mardi.
Pour le mois de septembre, la moyenne des transactions quotidiennes a été de 1,251 million de tonnes, ce qui constitue un nouveau record, en hausse de 47% par rapport à la moyenne du mois d’août.
« Dans un contexte où les marchés financiers sont en pleine turbulence, nous sommes ravis de voir la liquidité sur le marché BlueNext (…) suivre une forte croissance », indiqué Philippe Chauvancy, directeur commercial du groupe.
Mercredi matin, la tonne de carbone s’échangeait à 24,71 EUR.
BlueNext est détenue à 60% par NYSE Euronext et 40% par la Caisse des Dépôts.
Le marché des échanges de quotas de CO2 dans l’industrie est l’un des outils mis en place dans le cadre du Protocole de Kyoto qui vise à endiguer les émissions de dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre.
L’objectif ultime de ce marché du carbone est d’inciter les industriels à investir dans des technologies moins émettrices en CO2.
Dans la pratique, pour la période 2008-2012, les entreprises concernées – essentiellement les producteurs d’électricité, les cimentiers et les sidérurgistes – reçoivent gratuitement des permis à émettre du CO2.
Celles qui émettent plus que leur quota ont la possibilité d’acheter des droits d’émission à celles qui émettent moins (et qui revendent leurs tonnes de CO2 excédentaires sur le marché).
La fixation des quotas pour la prochaine phase, qui débutera en 2013, est actuellement en discussion à Bruxelles dans le cadre du « paquet climat-énergie ».
Dans cette nouvelle phase, les quotas ne seront plus alloués gratuitement aux entreprises mais mis aux enchères, dès 2013 dans certains secteurs tels que l’électricité, et progressivement, entre 2013 et 2020, dans d’autres
Question:
Qui contrôle les émissions de CO2 ?
Ce commerce n’est-il pas fait pour donner bonne conscience à nos dirigeants !
Encore des chiffres qui ne sont certainement pas contrôlés par la cour des comptes !
On nous mène en bateau, attention au naufrage.
Fonds pour expérimenter le captage de CO2 : l’appel est lancé
24/09/2008
L’Ademe a publié le troisième appel à projets du fonds démonstrateurs de recherche, doté de 400 millions d’euros. Objectif de l’appel : financer le stade expérimental des technologies de captage et de séquestration du CO2.
Nathalie Kosciusko-Morizet avait confirmé le 10 juillet la création d’un fonds d’investissement technologique de l’Ademe. A l’époque, le fonds était spécialisé dans trois domaines : les biocarburants de deuxième génération, le captage et le stockage du CO2, et les véhicules du futur. L’appel à projets sur les biocarburants et les véhicules propres ayant été lancé le 22 juillet dernier, l’appel lancé vendredi concerne cette fois-ci des processus consistant à récupérer le CO2 contenu dans les fumées de combustion de grosses installations industrielles ou des gaz de procédés, à le transporter et à l’injecter dans un lieu de stockage géologique adapté en sous-sol.
Du labo à l’industrie. Doté de 400 millions d’euros à répartir sur quatre ans, ce « fonds démonstrateur » doit permettre aux chercheurs de valider leur innovation dans les conditions réelles des technologies de laboratoire et de faire « gagner quelques années à des projets innovants situés sur des marchés stratégiques », selon Luc Chatel. Il se situe sur le chaînon manquant de l’innovation en France, entre le laboratoire et la chaîne industrielle. « Les démonstrateurs de recherche visent à valider des technologies encore en développement et leur intégration dans un système représentatif des conditions industrielles de fonctionnement, sans pour autant atteindre le stade de l’industrialisation. »
Reste que les projets de captage et de stockage du C02 demandent un investissement lourd, et peu sont les acteurs capables de les mener à telle envergure : seuls un ou deux projets seront vraisemblablement financés, contre une dizaine dans le domaine des véhicules du futur par exemple.
Par ailleurs, la liste des domaines visés par le fonds de l’Ademe s’est allongée : s’ajoutent désormais les « énergies renouvelables » dans leur ensemble, les « bâtiments sobres en énergie », les « réseaux énergétiques intelligents », en plein boom, « le stockage et les convertisseurs d’énergie ». L’enveloppe de 400 millions d’euros devra donc être partagée en parts plus nombreuses, et plus petites.
A.L.
Maigre pitance pour les chacals !
EN PARLANT DE QUESTIONS,IL Y EN A BEAUCOUP A POSER.
POURQUOI AVOIR CACHER CE RAPPORT?
M CHARMANT SAVAIT,ALORS POURQUOI A-T-IL JOUER LE JEU DE LA SEREN?
LE JDC ETAIT-IL AU COURANT DE CE RAPPORT? SI OUI POURQUOI N’EN A-T-IL PAS FAIT ETAT?
LE PREFET SAVAIT-IL?
QUEL GASPILLAGE:
REUNIONS PUBLIQUES
LOCATION DE CHAPITEAUX
ENQUETE PUBLIQUE, LES PERSONNES S’ETANT EXPRIMES ONT ETE TROMPEES PAR UNE INFORMATION DIRIGEE.
LES POLITIQUES LOCAUX QUI ONT MENTIS VEULENT AUJOURD’HUI DONNER DES LECONS AU GOUVERNEMENT EN PLACE, QU’ILS COMMENCENT A BALAYER DEVANT LEUR PORTE.
IL Y A EUT TROMPERIE SUR LE CONTENU.
HELAS DEMAIN IL SONT CAPABLE AVEC NOTRE ARGENT DE COMMANDER UN AUTRE RAPPORT QUI POURRAI DIRE LE CONTRAIRE.
LE CHARBON ETANT ENTRE TEMPS DEVENU PROPRE???
L’énergie solaire, chère à Jean Vénuat, et la géothermie, dont un article, cité par Eureka, nous vantait les mérites, suffiraient, à elles deux, à ramener à une quantité tolérable les émissions de CO2 qui menacent notre survie même.
Ces deux énergies sont en fait nucléaires, la première de fusion par confinement gravitationnel au cœur du soleil, la seconde de fission des radioéléments au sein du noyau terrestre, mais elles sont propres car nous n’avons pas à en gérer les déchets.
Mais pourquoi donc ne se précipite-t-on pas sur des solutions aussi miraculeuses ?
Parce qu’elles ont un défaut majeur : elles sont gratuites !
Electricité houlomotrice : c’est parti !!!
NANTES, 25 sept 2008 (AFP) – La première plateforme française d’essais en mer pour les systèmes de production d’énergie électrique à partir des vagues sera installée au large du Croisic (Loire-Atlantique) dès juillet 2010, ont annoncé jeudi à Nantes lors d’une conférence de presse les partenaires du projet.
La houlomotricité, pour laquelle des dizaines de projets fleurissent en Europe, consiste à récupérer l’énergie produite par la houle. Ce principe est à distinguer de celui des hydroliennes, des éoliennes sous-marines conçues pour utiliser l’énergie des courants.
La plateforme, appelée SEM-REV pour « Système d’expérimentation en mer pour la récupération de l’énergie des vagues », pourra accueillir « cinq à six » systèmes expérimentaux, a précisé Alain Clément, chercheur à l’école centrale de Nantes.
M. Clément a développé au sein de son laboratoire l’un des systèmes qui sera testé dans la nouvelle plateforme, baptisé « Searev ».
Un prototype tel que le Searev, une large bouée de la longueur d’un chalutier (25 mètres de long sur 15 mètres de large), devrait produire entre 500 et 1.000 kilowatts, selon Alain Clément. Un kilomètre carré de mer équipé de telles machines devrait permettre d’alimenter en électricité « 7.000 à 8.000 foyers, hors chauffage », a-t-il précisé.
Installé sur le plateau du Four, à une quinzaine de kilomètres de la côte, le SEM-REV va être équipé d’ici 2010 d’instruments de mesures ainsi que d’un câble électrique permettant de relier les systèmes expérimentaux au réseau électrique.
Sur la côte sera construit un bâtiment pour contrôler et interpréter les données de la « ferme expérimentale » que constituera le SEM-REV.
Le SEM-REV, d’un coût de 5,5 millions d’euros, est inscrit au contrat de projet Etat-Région 2007-2013. Les partenaires du projet sont notamment le CNRS, des collectivités locales et l’Etat.
gvy/lby/bfr
UN TITRE DIGNE DU JDC:
ALE GORE MILITE EN FAVEUR DES SYSTEMES DE SEQUESTRATION DU CO2.
25/09/2008 15:50 (Par Sandra BESSON)
Al Gore milite en faveur des systèmes de séquestration du CO2
Lors d’une conférence de la Clinton Global Initiative, l’ancien vice-président des Etats-Unis, Al Gore, a appelé les jeunes à manifester pour faire cesser la construction de centrales électriques au charbon non équipées de systèmes de séquestration du dioxyde de carbone (CO2).
Al Gore, Prix Nobel de la Paix 2008, a appelé les jeunes du monde entier à s’engager à manifester pour faire cesser la construction de centrales électriques au charbon qui n’ont pas la capacité de capter et stocker le dioxyde de carbone (CO2).
L’ancien vice-président des Etats-Unis, dont le documentaire sur le changement climatique, Une vérité qui dérange, a remporté un Academy Award, a déclaré lors d’un meeting à New York que
« le monde avait perdu du terrain dans la crise climatique ».
« Si vous êtes un jeune qui considère le futur de cette planète et qui regarde ce qui est fait et ce qui n’est pas fait actuellement, je pense que vous réalisez que nous avons atteint le moment où il est temps de manifester pour éviter la construction de nouvelles centrales électriques qui ne sont pas équipées de système de séquestration du CO2 »
a déclaré Al Gore lors d’un rassemblement de la Clinton Global Initiative.
Depuis sa création en 2005, la « Clinton Global Initiative » (CGI) réunit tous les ans en Septembre plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements à l’occasion de l’Assemblée Générale des Nations Unies ainsi que d’éminentes personnalités issues des entreprises, des ONG, du monde académique, et des philanthropes et célébrités pour trouver des solutions innovantes aux problèmes mondiaux les plus urgents.
« Je crois que, pour une compagnie qui émet du CO2, dépenser de l’argent pour convaincre le public qui achète ses actions que le risque pour le climat mondial n’est pas très important, représente une forme de fraude parce qu’elle déforme une réalité matérielle » a déclaré Al Gore, lors du meeting.
« J’espère que les procureurs généraux dans le pays agiront pour éviter cela ».
Le gouvernement des Etats-Unis a déclaré que 28 centrales électriques à charbon étaient en cours de construction dans le pays. Vingt autres projets ont obtenu des permis ou sont sur le point de commencer la construction.
Les scientifiques affirment que les gaz à effet de serre provenant de la combustion des énergies fossiles pour l’électricité et le transport sont un des facteurs du changement climatique.
Les systèmes de séquestration du CO2 pourraient permettre d’étendre la durée de vie de ces centrales électriques au charbon, en leur évitant d’émettre des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et en limitant ainsi le changement climatique.
Le stockage géologique (ou confinement) du dioxyde de carbone est envisagé comme une des formes possibles de séquestration du carbone (CO2) pour limiter sa contribution à l’acidification des milieux et aux modifications climatiques.
Le captage et stockage du CO2 connaît un intérêt croissant, théorique à partir de la fin des années 1990, puis expérimental à partir des années 2005. Le CO2 pourrait théoriquement être massivement enfoui de manière sécurisée.
Mais aucun projet à l’échelle commerciale n’existe encore dans le monde pour prouver le fonctionnement de la technologie, notamment parce que l’installation de ce type de système pourrait faire augmenter les coûts de 50%.
RIEN NE PERMET A PARTIR DES DECLARATIONS D’ALE GORE (MISES ENTRE GUILLEMETS DANS LE TEXTE) QU’ELLES CONSTITUENT UNE PRISE DE POSITION EN FAVEUR DE LA CCS. IL CONDAMNE SIMPLEMENT LES CENTRALES THERMIQUES SANS CCS CE QUI N’EST PAS DU TOUT LA MÊME CHOSE.
Toujours plus de CO2 émis dans le monde
PARIS, 26 sept 2008 (AFP) – La Chine est passée devant les Etats-Unis en devenant le premier pays émetteur de CO2 en 2007 tandis que l’Inde s’apprête à ravir la troisème place à la Russie, selon une étude scientifique publiable vendredi faisant état d’un niveau record des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).
Jusqu’en 2005, les riches pays industrialisés émettaient le plus de gaz carbonique, mais désormais les pays en développement comptent pour 53% des émissions, souligne cette étude réalisée par un organisme international Global Carbon Project (GCP).
« La plus forte hausse des émissions est intervenue dans les pays en développement, principalement la Chine et l’Inde, tandis que dans les pays développés, la croissance a été plus lente », indique l’étude.
Selon le GCP, les émissions mondiales de CO2 ont atteint l’équivalent de près de 10 milliards de tonnes de carbone, dont 8,5 mds t dues à l’utilisation de combustibles fossiles et le reste à la déforestation essentiellement.
En 2007, les émissions de la Chine ont atteint 1,8 milliard de tonnes de CO2, contre 1,59 md t pour les Etats-Unis, 432 millions de tonnes pour la Russie et 430 millions pour l’Inde.
Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ont ainsi augmenté de 2,2 parties par million (ppm) en 2007 pour atteindre 383 ppm. L’année d’avant, en 2006, la hausse n’avait été que de 1,8 ppm.
A 383 ppm, les niveaux de CO2 dépassent de 37% ceux de 1750, au début de la révolution industrielle, avec l’exploitation massive du charbon, du pétrole et du gaz.
« Le niveau actuel de concentration est le plus élevé depuis les 650.000 dernières années et probablement depuis 20 million d’années », selon l’étude.
Les scientifiques ont également souligné que les émissions ont augmenté très nettement depuis le début du siècle, à un rythme moyen de 2 pmm par an entre 2000 et 20007 contre 1,3 ppm/an dans les années 70, 1,6 ppm dans les 80 et 1,5 ppm/an dans les 90.
La déforestation tropicale a généré 1,5 md t de CO2 en 2007, l’Amérique latine et l’Asie comptant chacune pour 600 millions de tonnes contre 300 millions pour l’Afrique.
L’étude – Carbon Budget 2007 – a été réalisée par huit scientifiques, sur la base des statistiques des experts du climat des Nations Unies et de leurs modèles, dans le cadre d’un projet parrainé par plusieurs grands programmes internationaux.
ri/ea/mpf/dfg
AFP 260356 SEP 08
Une centrale à base de fiente de poulet ouvre aux Pays-Bas
LE MONDE | 25.09.08 | 14h11 • Mis à jour le 25.09.08 | 14h11
La première centrale européenne de biomasse fonctionnant à partir de fiente de poulet est entrée dans sa phase opérationnelle aux Pays-Bas. Située au sud du pays, cette unité, la plus grande au monde, devrait permettre, à terme, d’alimenter en électricité quelque 90 000 foyers. Elle aura coûté au total 150 millions d’euros, financés en partie par les pouvoirs publics. Une centrale du même type, mais d’une capacité cinq fois inférieure, a été ouverte au mois d’août, en Chine.
Les autorités ont officiellement inauguré, début septembre, la centrale ultramoderne de Moerdijk, qui aura une capacité de quelque 36,5 MW. Développée par le groupe énergétique néerlandais Delta, elle a été réalisée par un consortium composé de l’Austrian Energy & Environment Group et de la firme allemande Siemens. Il aura fallu plus de deux ans pour la construire et, au total, dix ans pour mener à bien ce projet.
Saluée par le ministre de l’agriculture et de l’environnement, Gerda Verburg (chrétienne-démocrate), comme « l’oeuf de Colomb », l’usine BMC Moerdijk collectera annuellement 440 000 tonnes de fiente provenant de 630 exploitations. Soixante semi-remorques l’alimenteront chaque jour. Delta a signé des accords avec une coopérative du secteur de la volaille, soucieuse de participer aux objectifs nationaux de production d’énergie renouvelable tout en offrant une nouvelle source de revenus à ses membres.
L’accord gouvernemental rédigé en 2006 aux Pays-Bas prévoit la réduction d’un tiers, à l’horizon 2020, des émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation de 20 % d’énergie renouvelable. Parallèlement, la consommation globale d’énergie devrait être réduite de 2 % par an.
Les autorités ont déjà signé des conventions avec divers secteurs, dont l’agroalimentaire. L’industrie de la volaille s’est engagée à reconvertir, d’ici à 2020, deux tiers des fientes qu’elle collecte. D’autres projets de reconversion des déjections animales sont à l’étude. Ils devraient permettre aux Pays-Bas de transformer en avantage l’un des principaux inconvénients de leur agriculture très intensive.
L’expérience rend les autorités néerlandaises optimistes pour l’avenir. « Le dossier du lisier entraîne encore des maux de tête, mais des réalisations comme celle de Moerdijk indiquent qu’à terme il pourrait devenir un dossier à succès », affirme Mme Verburg.
La centrale est considérée comme neutre en carbone puisqu’elle limite la quantité de gaz à effet de serre libérée dans l’air par les fientes répandues au sol. Le méthane qu’elles contiennent sera brûlé et les résidus seront convertis en engrais.
Jean-Pierre Stroobants
Un commentaire après la publication du rapport SOFREMINES : pas de réaction sur ce blog des gens du « Charbon propre », c’est pourtant simple et anonyme. Ils doivent manquer cruellement d’arguments pour expliquer ce qui les pousse à soutenir un projet du grand capital… qu’ils combattent à longueur d’années. Pas de nouvelle de MM. Paul, Charmant et Hourcabie qui, tout en connaissant la teneur du rapport SOFREMINES, ont eux aussi essayé de « nous rouler dans la farine » en soutenant la SEREN. Allons messieurs, un peu de courage, expliquez-vous !!! Ce qui est grave, ce n’est pas de faire une erreur, c’est de persister dans l’erreur. La prochaine réunion de « l’Observatoire bidon » devrait être intéressante car tout le monde sera au courant du rapport et nous verrons alors les réactions de chacun.
Observatoire bidon.
Comité charbon propre à la solde du grand capital.
M Paul nous dit avoir pris connaissance du rapport 2 ans après sa sortie, qui peut le croire ?
Avec M Charmant et Hourcabie nous avons été effectivement rouler dans la farine !
Manipulation, mensonge, la presse locale va-t-elle encore longtemps ignorer ce rapport ?
J’ai honte pour mes camarades qui sont manipulés par les promoteurs !
Ils sont à genoux devant le grand capital !
Ils ont au moins appris qu’il y avait du CO2 dans le perrier.
Mais de grasse qu’ils arètent de fumer la moquette….
Le rythme de croissance des émissions de CO2 dans l’athmosphère a été multiplié par 4 depuis l’an 2000.
Dieu merci en 2030, grâce au « pilote » de la SEREN ou de VALORCA, on pourra s’attaquer sérieusement au problème. Patience! Il va suffire de survivre jusque là…
PARIS, 29 sept 2008 (AFP) –
LE SOLAIRE ENERGIE DU FUTUR
Panneaux photovoltaïques individuels, gigantesques centrales thermodynamiques: l’énergie solaire, qui part de très loin, explose en Europe, aux Etats-Unis, en Asie. Mais pas sur le continent le plus ensoleillé de la planète: l’Afrique.
Avec un ensoleillement quotidien moyen compris 5 et 7 kWh par m2, l’Afrique est dans une situation exceptionnelle: seuls le nord de l’Australie, le nord du Chili et la péninsule arabique ont un potentiel équivalent ou supérieur. Or elle est quasiment invisible dans les statistiques sur la production solaire mondiale.
Pourtant, les besoins sont énormes, et le retard en électrification est criant: en Afrique sub-saharienne, seule une personne sur quatre a accès à l’électricité. En milieu rural, la proportion tombe à une sur dix.
Pour le continent le plus pauvre de la planète, l’obstacle central au développement de l’énergie solaire reste le coût d’une industrie qui, si elle progresse à grands pas, reste puissamment subventionnée.
« Le boom du photovoltaïque européen et japonais s’appuie sur un tarif d’achat extrêmement généreux. C’est une démarche de pays riches », explique Yves Bruno Civel, qui dirige l’Observatoire des énergies renouvelables.
« Il faut être réaliste: l’Afrique ne surfera pas sur la vague actuelle (…) il faudra attendre que les économies d’échelle fassent baisser les prix », ajoute en écho Lawrence Agbemabiese, du service énergie du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Au-delà des obstacles financiers, le solaire, parfois considéré comme « une énergie du pauvre » qui n’apporte pas tous les bénéfices du raccordement au réseau, souffre aussi d’un problème d’image.
Certains programmes en zones rurales se sont ainsi heurtés aux réticences des habitants qui craignaient que l’installation de panneaux ne retarde leur intégration dans le réseau.
Paradoxalement, la piètre qualité de celui-ci pourrait, à terme, être un puissant moteur pour le solaire photovoltaïque, source d’énergie décentralisée qui devient rentable à partir d’un certain éloignement.
« Il existe des niches en termes de distance par rapport au réseau mais aussi en termes de coûts évités », explique M. Agbemabiese, qui cite l’exemple d’hôpitaux en zone rurale pour lesquels l’absence ou l’intermittance de l’électricité est synonyme de gaspillages de médicaments.
De fait, les petits projets foisonnent, des mécanismes de financement se mettent en place. Au Burkina-Faso, des micro-crédits permettent à une famille de rembourser, en 24 ou 36 mois, un kit solaire photovoltaïque. Le Ghana étudie la création d’un système d’incitation fiscale.
Reste, à plus long terme, la question du développement de véritables centrales solaires pouvant alimenter un pays voire une sous-région.
Ici encore, l’Afrique sub-saharienne risque de devoir patienter, alors que des perspectives de dessinent pour le Maghreb.
Le « plan solaire », une des six priorités retenues par l’Union pour la Méditerranée (UPM), pourrait faire une place au projet « Desertec » qui propose la création de gigantesques centrales solaires thermodynamiques dans le Sahara, qui permettraient d’alimenter l’Afrique du Nord mais aussi, via des câbles sous-marins, l’Europe.
Le projet, qui table sur une production de 100 GW à l’horizon 2050, est très loin d’être bouclé. Mais l’idée, qui fait son chemin, peut être séduisante pour les Européens car ces « énergies vertes » importées pourraient les aider à atteindre leurs objectifs en termes de réduction de gaz à effet de serre.
Pour l’Afrique sub-saharienne, l’éloignement constitue un lourd handicap pour bénéficier, à court terme, de l’appétit – et donc de la capacité d’investissement – de l’Europe pour les énergies renouvelables.
jca/bb/jhd
FLAGRANT DELIT DE MENSONGE NOTRE PRESSE AU SERVICE DU LOBBY DU CHARBON …29 septembre 2008
Al Gore en appelle à la désobéissance civile
(Agence Science-Presse) – Si vous êtes un jeune inquiet du futur qui lui sera légué, vous avez peut-être dépassé le stade des protestations politiques lorsque s’annonce la construction d’une centrale au charbon, pour atteindre le stade de la désobéissance civile.
La nouvelle serait passée inaperçue, n’eut été du personnage. L’ancien vice-président et prix Nobel de la paix a prononcé ces mots dans le cadre d’un événement d’ordinaire très feutré, la Clinton Global Initiative, un événement philanthropique qui réunissait à New York d’anciens et actuels chefs d’État pour réfléchir sur l’avenir de la planète. L’événement, organisé par l’ancien président américain Bill Clinton, avait lieu mercredi dernier, 24 septembre, pour la troisième année consécutive.
Concrètement, cette désobéissance civile devrait se donner pour objectif de « bloquer la construction de nouvelles centrales au charbon ». Parce que, en dépit de ce que proclame le « demi-million de dollars en publicités » de l’industrie du charbon, « le charbon propre n’existe pas ».
Sautant sur la crise financière qui fait actuellement les manchettes, l’ancien vice-président s’est même permis un parallèle nouveau : l’industrie du charbon a dépensé des millions pour vendre une illusion », comme l’a fait Wall Street ces dernières années. « Le charbon propre est une illusion. N’investissez pas là-dedans. »
L’audience huppée de l’hôtel Sheraton n’a répondu que par des applaudissements polis, et M Clinton, qui présidait la séance, a vite changé de sujet, note le blogueur du New York Times dans ce compte-rendu.
Vingt-huit centrales au charbon seraient en construction aux États-Unis, et 20 projets de plus seraient sur le point d’être construites, ayant obtenu l’approbation de leurs autorités locales.
A comparer avec l’article de Mme Sandra Besson rendant compte de la même réunion, article titré : »ALE GORE MILITE EN FAVEUR DES SYSTEMES DE SEQUESTRATION DU CO2 » (CF . Page 75 de ce blog).
MESSIEURS DE LA SEREN ET VALORCA, ECOUTEZ LA PAROLE DE L’EX VICE PRESIDENT AL GORE:
« Le charbon propre est une illusion. N’investissez pas là-dedans. »
METTEZ VOTRE ARGENT DANS LES ENERGIES RENOUVELABLES.
LES PARTISANS DU « CHARBON PROPRE » SONT TOTALEMENT ABSENT DE CE BLOG, SERAIENT-T-IL A COUR D’ARGUMENTS…..
A PAR LES: « CA MARCHE »
« SITE PILOTE »…….
ON TOUCHE LE FOND.
IL SONT PILOTES PAR LES « GUEULES NOIR » DU GRAND CAPITAL.
IL Y A UN « COMCONTRE » MAIS EXISTE T-IL UN « COMPOUR »(UN VRAI QUI Y CROIT VRAIMANT)?
J’EN DOUTE!
A Comcontre : le 27/9 vous disiez avoir honte de vos camarades manipulés. Devons-nous avoir honte, aussi, du maire de Decize,M.Lassus, et de son conseil municipal qui emboîtent allègrement le pas de vos petits camarades « propres », sans réfléchir et sans bien connaître le sujet (M.Lassus parle de « recaptage » de CO2″ !!).
Article du JdC du 30/9, Decize « La ville prépare l’avenir et le terrain ». A méditer..
RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
L’Europe est le continent le plus touché
NOUVELOBS.COM | 29.09.2008 | 14:40
Une étude de l’Agence européenne de l’environnement, l’Organisation mondiale de la santé et la Commission européenne démontre que la température moyenne sur Terre a augmenté de 0,8° C tandis que l’Europe a enregistré une hausse de 1° C.
(Reuters)
L’Europe est devenue le continent où le réchauffement climatique est le plus rapide et le plus sensible, révèle une étude publiée lundi 29 septembre par l’Agence européenne de l’environnement, l’Organisation mondiale de la santé et la Commission européenne.
Les zones montagneuses et côtières de l’Europe, mais également la Méditerranée et l’Arctique, sont particulièrement menacées par ce réchauffement, précise le rapport qui prône des initiatives gouvernementales pour faire face à ces changements.
« La température moyenne de la Terre s’est accrue de 0,8 degré Celsius par rapport à l’époque préindustrielle, avec une hausse plus forte en Europe et sous les latitudes septentrionales », précise le rapport. En Europe, cette élévation est de 1,0°C.
Vers plus de canicules
L’Europe du Nord est devenue de plus en plus humide depuis un siècle tandis que les régions méditerranéennes évoluent vers une désertification.
Des canicules, du type de celle qui avait fait 70.000 morts en 2003, pourraient devenir plus fréquentes.
« Les changements dans le taux annuel des précipitations a aggravé les différences entre l’Europe du Nord humide et le Sud aride », indique l’étude.
Cela va contraindre les États à tout repenser, de leurs systèmes d’irrigation à la capacité des cours d’eau australes pour aider au refroidissement des centrales nucléaires.
Parmi les conséquences du réchauffement, le rapport signale la hausse du niveau des mers qui menace les zones côtières, la migration de certaines espèces de poissons qui se trouvent désormais 1.000 kilomètres plus au nord, et la disparition de deux-tiers des glaciers alpins depuis 1850.
La hausse du niveau des océans est évaluée entre 18 et 59 centimètres d’ici à 2100, selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et devrait se poursuivre en raison de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland et de l’Arctique.
Quatre millions de personnes menacées
En Europe, quatre millions de personnes et 2.000 milliards d’euros de biens seraient menacés par les inondations à la fin du siècle. Cela concernerait autant les États baltes que la Grèce.
De récentes estimations indiquent que les pertes liées à la montée des eaux pourraient atteindre 18 milliards d’euros par an en 2080.
L’ouragan Katrina avait provoqué 80 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis en 2005.
Le rapport montre que les bénéfices perceptibles sont maigres: la saison des cultures s’est allongée dans le nord de l’Europe.
Il appelle les États européens à intensifier leurs efforts pour limiter les conséquences du réchauffement, mais aussi à prendre des mesures de protection sanitaire contre les maladies transmises par les insectes.
Des recommandations sont également données pour la protection des zones côtières.
« Les mesures visant à s’adapter à ces changements n’en sont qu’à leur début », note Jacqueline McGlade, présidente de l’Agence européenne de l’environnement installée au Danemark. « Nous devons intensifier nos efforts et développer l’échange d’informations sur les données, l’efficacité et les coûts de ces mesures. »
Le rapport affirme, enfin, que l’Europe a une obligation morale d’aider les populations des pays en voie de développement à faire face à ces changements climatiques. (avec Reuters)
Pour donner suite au commentaire d’Eliane.
Ainsi M le Dr LASSUS rejoint le comité du charbon propre.
Surprenante position pour un médecin.
Site pilote, autrement dit nous allons servir de cobaye comme en médecine sauf qu’il manque notre consentement.
Recaptage, oui sans doute si le captage ne marche pas.
Les quantités de CO2 à capter sont sans commune mesure avec les essais en cours.
« Le brûler proprement »tout le monde sait que ça n’existe pas
En dehors du CO2, il y a également les micro particules, le radon, la pollution de l’eau.
Sans doute n’a t-il pas étudier ces éléments.
Pas plus qu’il a du étudier le rapport sofremines.
Et ce journal qui ignore toujours ce même rapport ?
Restons vigilant car nous n’avons pas fini de lire des contrevérités.
Après Dallas, y aura t-il Decize « ton univers impitoyable »
De mon point de vue il y a faute grave des autorités du département et de la région d’avoir caché ce rapport et ils devront tôt ou tard rendre des comptes et peut être devant la justice.
Utilisation cachée de l’argent public avec dissimulation d’informations.
Que dit le code civil ?
Un avocat peut-il répondre à cette question ?
Merci.
Un lecteur assidu de ce blog qui ne supporte pas le mensonge.
DECIZE SE PREPARERAIT POUR ACCUEILLIR 1000 à 2000 HABITANTS DE PLUS!!!… si la mine ouvre. Il ne faut pas oublier les interprètes puisque ce seront des étrangers (voir le rapport Sofremines). La « Charbomania » semble la seule alternative trouvée par les dirigeants locaux pour résoudre les problèmes de la région. Ils sont prêts à abandonner une partie de la population rurale puisque lors de l’une des premières réunions à Decize il y a 2 ans, l’un de ces élus nous déclarait « Si Decize peut récupérer 1000 emplois avec la mine, on peut bien sacrifier Cossaye et Lucenay »… C’est très instructif puisque l’on sait maintenant que la mine ne durerait pas plus de 10-12 ans avec son périmètre actuel er qu’il faudrait étendre la concession pour la péréniser. Les Allemands en font la triste expérience puisque des villages entiers disparaissent au fur et à mesure de l’avancement des chantiers… et qu’on a même déplacé une église. Mais nous n’en sommes pas là car lorsque M. BORLOO prendra connaissance du fameux rapport Sofremines, ils se posera bien des questions sur les fameuses « vérités » débitées par l’équipe du « Charbon propre » (qui n’existe que dans leur imagination).
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’écologie
« Notre objectif 2020 est réalisable »
LE MONDE | 30.09.08 | 11h38 • Mis à jour le 30.09.08 | 11h38
Depuis quelques mois, l’éolien est de plus en plus critiqué. Il semble avoir moins le vent en poupe…
Je ne partage pas ce sentiment. En trois ans, la puissance installée en France a été multipliée par sept. On en a besoin pour atteindre notre engagement européen et notre objectif de 20 % d’énergies renouvelables en 2020. Pour tenir cet objectif, il faut trouver 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en dehors des énergies fossiles. Il faudra multiplier les capacités par dix pour passer de 2 500 à 25 000 mégawatts (MW). Sur les gros barrages hydroélectriques, on est proche de nos capacités maximales. On devra donc développer la biomasse, surtout pour la production de chaleur. Pour la production d’électricité, c’est l’éolien qui est le plus mature. Avec notre modeste parc éolien actuel, nous éviterons en 2008 le rejet de 1,65 millions de tonnes de CO2.
Grenelle de l’environnement : 20 % d’énergie renouvelable en 2020
En novembre 2007, le ministère français de l’écologie a publié la synthèse des tables rondes du Grenelle de l’environnement. Elles ont retenu l’objectif de produire 20 % de l’énergie en France en 2020 par les renouvelables. « Cela suppose d’augmenter de 20 millions de Tep (tonnes équivalent pétrole) la part des énergies renouvelables. » Le document ne spécifie pas d’objectif particulier pour les différentes filières.
Certains jugent cet objectif de 25 000 MW irréaliste ?
Il est réalisable. Certaines critiques s’appuient sur ce qui se fait à l’étranger ou sur l’extrapolation de ce qui se fait aujourd’hui. On dit que l’éolien est une énergie intermittente qu’il faut compenser, à d’autres points du réseau, par des centrales (gaz…) et qu’elle ne peut donc pas se substituer aux énergies fossiles. C’est oublier que la France est parmi les meilleurs pays au monde pour prévoir les vents, ce qui nous permet d’être parmi les meilleurs gestionnaires de parcs éoliens en Europe. Autre atout : la France est bien exposée et bénéficie de trois régimes de vent – océanique, méditerranéen et continental – assez complémentaires. Par ailleurs, la technologie et la réglementation évoluent, et les éoliennes sont beaucoup plus puissantes. Les premières avaient une puissance de 0,2 MW, certaines atteignent aujourd’hui 3 MW.
La Commission de régulation de l’énergie comme l’Institut Montaigne estiment que ses coûts de développement sont trop élevés pour la collectivité…
Selon la Commission de régulation de l’énergie, l’éolien coûtera cette année 92 millions d’euros à la collectivité, ce qui ramène le coût de la tonne de CO2 évitée à 56 euros. Le mégawattheure d’éolien revient aujourd’hui à 85 euros, soit l’équivalent des prix observés aujourd’hui sur le marché de l’électricité (80-90 euros/MWh). Le surcoût a donc fortement tendance à baisser. Pour un ménage moyen ne se chauffant pas à l’électricité, le surcoût de l’éolien est de 60 centimes par an !
Mais ne crée-t-on pas des rentes pour certains exploitants d’éoliennes ?
Le tarif de rachat, ce n’est quand même pas le Père Noël. Et s’il était si formidable, on n’aurait pas pris tant de retard. Notre objectif 2020 est ambitieux et il faut donner de la visibilité aux industriels pour développer la filière. Après, on fera un bilan d’étape. Il faut savoir ce que l’on veut. Et si l’on veut atteindre les 20 % d’énergies renouvelables, on a besoin d’un tarif de rachat pour marquer une ambition. Il n’est pas question de faire machine arrière.
Ne faut-il pas alléger les procédures, très lourdes, pour ouvrir des parcs d’éoliennes ?
On veut clairement simplifier les procédures pour l’éolien en mer. Pour l’éolien terrestre, je pense qu’il faut plutôt améliorer la planification. Cela ne passe pas par une simplification drastique des procédures, mais par plus de transparence et de concertation, ce qui est pour moi une forme de simplification. Avec plus de transparence – une des clés de l’acceptabilité de l’éolien en France -, on limitera des recours qui allongent démesurément les délais.
N’y a-t-il pas aujourd’hui trop de petits projets émiettés à travers le territoire ?
Il serait en effet préférable d’avoir moins de parcs éoliens, mais plus grands. Nous allons améliorer le système de planification et mieux répondre aux inquiétudes légitimes des riverains. Les projets seront soumis au régime d’enregistrement des installations classées. Je suis en discussion avec le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Ce régime devrait être intégré au Grenelle 2.
La France a un problème de production en période de pic de consommation, et l’éolien n’est pas adapté à ces pointes puisque sa production est intermittente…
On peut répondre à ces pointes avec l’éolien et l’hydraulique. Mais on a surtout un problème avec le chauffage électrique en France. Son développement a été une erreur. On a jugé qu’on pouvait le faire parce qu’on a un grand parc nucléaire, mais cela entraîne des pics de consommation d’électricité en hiver. Et cela coûte très cher aux consommateurs qui ont choisi ce mode de chauffage (dont EDF a fait une promotion très active). C’est une folie française de vouloir transformer l’électricité en chaleur, une aberration du point de vue thermodynamique ! C’est pourquoi le Grenelle insiste sur la production de chaleur à partir de la biomasse ou du solaire.
La biomasse est la première des énergies renouvelables. Quelles sont vos ambitions dans ce secteur ?
On veut passer de 8 Mtep actuellement à 15 millions en 2020 pour la production de chaleur et de 0,2 à 1,4 Mtep pour celle d’électricité. On va lancer un appel d’offres Biomasse 3 afin de développer des projets prototypes. On essaie également de développer la biomasse avec les normes haute qualité environnementale (HQE). On a en effet identifié un problème, celui des particules liées aux petites chaudières des particuliers, nuisibles pour la santé. On va revenir sur leur réglementation et insister sur les plus grosses unités. Enfin, on crée un fonds chaleur renouvelable en 2009, doté de 400 millions d’euros.
Les Allemands ont pris une avance décisive dans l’éolien et le solaire. N’est-il pas trop tard pour créer une filière industrielle française ?
Je regrette qu’on n’ait pas de véritable filière industrielle en France, même si nous avons quelques entreprises dans ce secteur. Quand on a une politique volontariste sur un équipement, des tarifs de rachat et une ambition, on aimerait que cela profite à l’industrie nationale. Je vois d’un très bon oeil les mouvements opérés par GDF Suez (éolien, solaire), Total (fabrication de panneaux solaires) ou encore Areva (production d’aérogénérateurs, centrales biomasse). Dans les années 1970, notre pays était très avancé dans la recherche-développement sur les énergies renouvelables, notamment le solaire, grâce aux laboratoires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Sur le solaire, nous reprenons du poil de la bête.
Propos recueillis par Jean-Michel Bezat
Il faudrait envoyer 1 exemplaire du rapport sofremines a M Borloo car il est possible qu’il soit rester dans le cercle très fermé département-région (décentralisation oblige)
Et toujours ce silence « pesant » de la presse locale….
« Mensonge » « manipulation » sont effectivement les mots qui conviennent pour qualifier le comportement des élus.
Bien pour l’article du monde publié sur ce blog par Euréka.
N.K.M. n’est pas la plus mauvaise!
Aucune chance de le retrouver sur le jdc qui préfère publier les propos de M Lassus fervent partisan du « restockage »du CO2.
Un médecin qui ignore les pollutions autre que le CO2….
Decize nouvelle capitale des gueules noires, drôle de façon de préparer « l’avenir et le terrain »
On a plus envie de méditer mais de se révolter!
« Le bruler proprement »:nouvelle expression à inscrire dans le bétisier.
Après le cac 40 le coke 58 pour relever nos finances, M Lassus peut toujours rêver.
1000 habitants pour 1000 mégawatts????
Lundi 22 septembre 2008
ADENCA Association de Défense de l’ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours
Enfouissement des déchets de gaz carbonique
Petit extrait :
2°) Opposition croissante
Tandis que de grandes associations environnementales contestent l’opportunité même de cette technologie [2], l’opposition des riverains concernés se muscle avec l’approche des essais. Ces derniers dénoncent le bien-fondé du choix des sites, refusant le rôle de cobaye, et pointent l’absence de débat public préalable. [3][4]
Article complet, cliquez sur le lien suivant :
http://adenca.over-blog.com/categorie-10492583.html
ON LISAIT HIER DANS LE MONDE:
« La Chine aborde un âge d’or du développement éolien, et la magnitude de la croissance a même pris les responsables politiques au dépourvu », écrivait en juin pour le Worldwatch Institute, Jinfeng Li, secrétaire général de l’Association des industries de l’énergie renouvelable de Chine (CREIA).
Les centrales au charbon génèrent 70 % de la production totale chinoise en électricité. Et, rien qu’en 2007, la Chine a ajouté 80 GW de capacité de génération d’électricité au moyen de nouvelles centrales thermiques, selon Jinfeng Li – après pourtant un déclin en 2006.
TOUTEFOIS, les scénarios pessimistes qui donnaient au charbon une place prépondérante dans la production d’électricité en Chine pour les décennies à venir, commencent à être remis en question par l’explosion inattendue de l’éolien.
IL FAUDRA PEUT-ÊTRE BIENTÔT QUE LA FACULTE DE DECIZE AILLE SE FAIRE RECYCLER CHEZ LES CHINOIS!!
BRUXELLES, 2 oct 2008 (AFP) –
L’industrie européenne, invitée à développer le stockage du C02 dans le cadre du plan de lutte de l’UE contre le réchauffement du climat, est prête à jouer le jeu mais si on l’aide à lever des fonds, les gouvernements refusant de débourser un centime pour l’aventure.
« Si nous n’avons pas un instrument financier, alors le développement de cette technologie va prendre du retard et coûtera plus cher aux consommateurs », a expliqué à l’AFP M. Lars Josefsson, président du producteur d’électricité suédois Vattenfall.
Son groupe vient d’inaugurer une petite unité de piégeage et de stockage en Allemagne, à la frontière avec la Pologne, créée avec le groupe français Alstom. Une technologie encore très coûteuse, et critiquée par certains défenseurs de l’environnement, sur laquelle mise l’Union européenne pour son plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.
L’UE s’est donné pour objectif de réduire toutes ses émissions d’au moins 20% d’ici 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990, et de 30% en cas d’accord international.
Pour arriver à leurs fins, les industriels européens tablent sur une proposition de l’eurodéputé libéral britannique Chris Davis instituant un instrument financier.
Il estime à « 10 milliards d’euros les financements nécessaires sur sept ans, de 2013 à 2020, pour développer dix ou douze projets commerciaux de démonstration ».
« Le piégeage et le stockage pourrait permettre à l’Europe de réduire de 50% ses émissions de CO2 d’ici à 2050″, soutient-il.
Initialement, son idée était d’utiliser une partie des revenus –évalués à quelque 40 milliards d’euros par an– tirés de la vente des permis de polluer lorsqu’ils seront mis aux enchères en 2013 si le plan européen à l’étude est adopté. Mais les Etats ont refusé net.
Chris Davis s’est alors replié sur une réserve de 800 millions de droits d’émissions de CO2 prévus pour les entreprises européennes du futur, dans le cadre du « paquet » climat de l’UE.
Il propose d’en allouer 500 millions « pour couvrir des coûts de développement du piégeage et du stockage du CO2, qui à l’heure actuelle rendent la technologie non viable commercialement », explique-t-il.
Le mécanisme, complexe, permettrait par exemple de financer un projet pour stocker un million de tonnes de CO2 par an et nécessitant un investissement de 500 millions d’euros sur 10 ans.
Sur la base d’une tonne de carbone à 25 euros, il se verrait allouer gratuitement 20 millions de permis d’émissions de CO2 sur 10 ans.
L’industriel pourrait alors se tourner vers les fonds carbone spécialisés, qui lui fourniraient de l’argent en échange de ces permis d’émission.
La proposition de M. Davis sera soumise mardi prochain aux membres de la Commission Environnement du Parlement européen réunis à Bruxelles. « Ce sera mon super mardi », a-t-il souligné.
Ce jour là, les membres de cette commission vont se prononcer sur une série d’amendements apportés aux propositions de la Commission sur le système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre et sur le développement du captage et du stockage du CO2, deux outils pour lutter contre le réchauffement climatique. Les votes dureront la journée
« Ensuite nous entrerons en négociations directes avec le Conseil », a expliqué M. Davis.
Les pays européens sont pour le moment assez réservés sur cette proposition, indique une source diplomatique. « Mais elle sera prise en compte, si elle est votée », assure-t-elle.
Le charbon est à l’origine de 24% des émissions de CO2 en Europe. Son utilisation est beaucoup plus élevée aux Etats-Unis, en Chine et en Inde, trois pays rétifs à tout engagement contraignant pour lutter contre le réchauffement climatique.
csg/ylf/mf eaf.tmf
09/09/08
« Des solutions existent et ça marche! »
Interview de Chantal Jouanno, Présidente de l’ADEME
Chantal JOUANNO, Présidente de l’ADEME, nous donne un avant-goût de la Semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et de la maîtrise de l’énergie. L’événement qui se tiendra du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT Paris – La Défense, sera l’occasion pour tous de constater que des solutions existent pour réduire nos émissions de CO2 et bâtir un mix énergétique performant.
Programme complet, cliquez sur le lien suivant :
http://www.ademe-energie-changeonsdere.fr/dernieres-minutes/single-view/article/des-solutions-existent-et-ca-marche.html?tx_ttnews%5BbackPid%5D=15&cHash=a9b7534238
Si vous ne savez pas déjà,
« Unibail-Rodamco, premier investisseur et développeur européen d’immobilier commercial, acteur de long terme très intégré sur ses métiers, met au cœur de ses priorités
le respect et la satisfaction de l’ensemble des parties prenantes à ses activités dans une perspective de développement durable.
Nos Métiers
Créer « la plus grande qualité de vie au m² » »
François JACLOT
Vice-Président du Conseil de Surveillance
Président du Comité d’Audit
Depuis le 25 juin 2007, François Jaclot est Vice-Président du Conseil de Surveillance d’Unibail-Rodamco et Président du Comité d’Audit.
Complément d’information, cliquez sur le lien suivant
http://www.unibail.fr/unibailrodamco/do/Accueil?act=reload&id_rubrique=57
bien lire la rubrique:
Développement Durable – Rapport Annuel Unibail-Rodamco 2007
Commentaire :
Que deviendrait notre qualité de vie au m2 si le projet charbon aboutissait ?
EN COMPLEMENT DE L’ARTiCLE RELEVE PAR EURKA SUR L’EUROPE ET LA CSC:
Voici un extrait d’un document accessible sur google avec le lien : « PDF] Stratégie d’influence : Réchauffement climatique 1 ».
« Le Lobbying exercé à Bruxelles
Beaucoup d’entreprises vivent les mesures prises au niveau international pour lutter contre le
réchauffement climatique (via le Protocole de Kyoto) comme un frein à leur développement et un
facteur de coûts supplémentaires : adaptation de leurs activités (R&D, production, vente, après-vente,
recyclage, communication corporate,…).
Conséquence
Au niveau européen, pléthore d’acteurs s’activent pour influer sur le processus des prises de
décisions à Bruxelles :
Des acteurs institutionnels : pays membres de l’UE et autres pays, régions, villes, universités,
agences dédiées à l’environnement, etc.
Des acteurs non institutionnels : ONGs, groupes de réflexions (think-tanks),
fédérations/organisations professionnelles, entreprises, cabinets de lobbying, citoyens…
Quelque 170 acteurs gravitent autour des institutions européennes pour influer
sur les décisions de Bruxelles.
Ce lobbying « environnemental » s’exerce principalement auprès de deux grandes institutions
européennes :
La Commission, organe législatif de l’UE, où il s’agit de peser sur l’élaboration des textes
(notamment lors des contributions aux Livres Verts) ;
Le Parlement parce qu’il reçoit les propositions législatives de la Commission et qu’il est un
lieu d’influence sur les représentants des peuples d’Europe.
En outre, un lobbying plus discret s’est structuré autour de tiers : cabinets de lobbying/communication,
think-tanks, ONGs prônant les thèses d’individus ou groupes de pression (experts, scientifiques,
entreprises,…).
En conséquence la diversité et le nombre des acteurs intervenant auprès de l‘UE témoignent de
l’importance des thèmes environnementaux pour ces parties prenantes. »
IL EST CLAIR QUE LE LOBBYING INTERVIENT A FOND POUR LA CSC QUI PRESENTE DEUX AVANTAGES JUTEUX :
1) RATISSER LES FONS EUROPEENS CONSACRES A LA LUTTE CONTRE LE RECHAUFFEMENT.
2) BLOQUER TOUTES LES MESURES D’ECONOMIES D’ENERGIE EN UTLISANT UN ALIBI PRETENDUMENT VERT.
29/09/2008 06h54 HANOI (AFP): Au moins 41 morts et cinq disparus: tel est le bilan provisoire qui s’est encore alourdi des inondations provoquées par le passage du typhon Hagupit dans le nord du Vietnam, selon les autorités vietnamiennes lundi.
03/10/2008 07h36 ALGER(AFP) : Au moins 30 morts, des centaines de maisons détruites, des routes coupées: la région de Ghardaia, à 600 km au sud d’Alger, a payé un lourd tribut mercredi aux pluies inhabituelles et diluviennes qui se sont abattues sur cette région semi-désertique.
La multiplication des inondations vient confirmer les conclusions du GIEC.
Plus de 60% des Européens mettent le changement climatique au premier plan de leur préoccupations. Que serait-ce si les médias ne leur masquaient pas de tels scoops.
Énergie: le plan Marshall de Google
L’entreprise dévoile une stratégie qui veut inspirer le prochain président américain
par Alexis Beauchamp
Dans ce qui constitue sans doute l’un des objectifs les plus ambitieux d’un plan généralement très audacieux, Google éliminerait le charbon du secteur électrique d’ici 2030. Photo: Techfree.com
Énergie: le plan Marshall de Google
L’entreprise dévoile une stratégie qui veut inspirer le prochain président américain
Après Al Gore, voilà que Google propose sa vision afin de révolutionner les secteurs de l’électricité et du transport d’ici 2030 aux États-Unis.
Google, de plus en plus actif dans ce dossier, préconise des investissements colossaux (4400 milliards en dollars de 2008) qui seraient toutefois inférieurs aux économies réalisées grâce au plan (5400 milliards $). Au final, Google affirme que son plan se solderait par une économie nette d’un billion de dollars.
L’approche de Google permettrait par ailleurs de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de moitié, mais celles reliées au secteur électrique de 95 %.
L’efficacité énergétique permettrait de conserver la demande totale en électricité au niveau de 2008 à l’horizon 2030, soit une réduction du tiers par rapport au scénario envisagé par le Département de l’Énergie américain.
Dans ce qui constitue sans doute l’un des objectifs les plus ambitieux d’un plan généralement très audacieux,
Google éliminerait le charbon du secteur électrique d’ici 2030.
Or les centrales au charbon représentent la colonne vertébrale de ce secteur, produisant bon an mal an 50 % de l’électricité consommée.
Qui plus est, ces centrales fonctionnent sans arrêt, fournissant la charge de base, qui est complémentée par les autres sources comme le gaz naturel lorsque la demande est particulièrement élevée.
Google propose de multiplier par 19 l’énergie éolienne, qui fournirait en 2030 29 % de l’électricité aux États-Unis en 2030. L’électricité de source solaire passerait pour sa part de 1 GW à 250 GW (!) sur le même horizon. Ces deux objectifs sont extrêmement agressifs.
L’aspect intermittent de ses sources d’énergie serait contrebalancé par une bonne répartition géographique (lorsqu’il vente moins dans une région, il peut venter davantage ailleurs) et par une modernisation accélérée du réseau de transmission qui permettrait de mieux gérer cette irrégularité.
La géothermie, l’hydroélectricité, la biomasse seraient également développées de manière importante. La filière nucléaire serait renouvelée mais pas développée, et le gaz naturel verrait sa production diviser par deux.
Le secteur des transports individuels serait largement électrifié, par l’avènement massif de voitures hybrides branchées et de véhicules complètement électriques. Google propose d’ailleurs des subventions afin d’accélérer le renouvellement du parc automobile américain d’ici 2030, dans le but d’améliorer plus rapidement l’efficacité de celui-ci.
Comme dans plusieurs plans et schémas de ce type, Google est toutefois plus vague quand vient le temps d’aborder les outils réglementaires et financiers qui permettraient de réaliser ses grands objectifs. Il recommande certes l’adoption d’un « prix sur le carbone », d’une norme minimale sur les énergies renouvelables et de différentes subventions.
Ce flou artistique est peut-être voulu puisqu’il laisse une marge de manœuvre à la prochaine administration. Par contre, cette lacune mine également la portée d’un document extrêmement audacieux publiée par une firme réputée pour son ambition et sa vision, mais qui ici déborde largement de son expertise reconnue en technologie.
AGORA VOX publie :
« L’Allemagne sort du nucléaire grâce… au charbon », un article signé Hervé Hifenecker où il se confirme que l’enfer est bien pavé de bonnes intentions. Et L’ENFER DONT IL EST QUESTION C’EST L’ENFER CLIMATIQUE que l’on nous prépare en augmentant irrépressiblement les quantités de CO2 émises dans l’atmosphère.
ON LIT DANS CET ARTICLE :
« Le programme de sortie du nucléaire décidé par le gouvernement Schröder et confirmé par le gouvernement actuel devrait s’étaler entre 2008 (arrêt du réacteur Biblis et 2022 (arrêt du réacteur de Neckarwestheim-La relève sera fournie par des centrales thermiques à flamme brûlant du charbon. En effet, entre 2009 et 2017, il est prévu de mettre en service 30 centrales à charbon pour une puissance totale de 26,4 GWe et une production annuelle qu’on peut estimer égale à 210 TWh… Ces centrales conduiront à l’émission de 170 millions de tonnes de CO2, soit environ 20 % des émissions allemandes actuelles, près de 5 % des émissions totales de l’Europe et plus que les émissions totales d’un pays comme la Belgique. … impossible à compenser par la capture et le stockage du CO2 additionnel émis… Pour minimiser cette dégradation de l’environnement, il faudrait recourir systématiquement à la capture et au stockage du CO2 émis par les nouvelles centrales à charbon. L’Allemagne n’a pas fait ce choix-là et l’utilisation de cette technique n’est envisagée pour aucune de ces centrales. Seule Vattenfall s’est engagée dans la construction d’une petite centrale de démonstration de 30 MW en Brandeburg « Swarze Pumpe ». Curieusement Greenpeace a réservé ses foudres à cette petite centrale « propre ».
LES BONNES INTENTIONS qui ont entrainé cette véritable catastrophe écologique, ce sont celles des Verts qui allant jusqu’au bout de leur idéologie antinucléaire sont manifestement en retard d’une guerre et se font les alliés objectifs des pires pollueurs.
L’emblème du réchauffement climatique conforté
LE MONDE | 06.10.08 | 15h00 • Mis à jour le 06.10.08 | 19h02
Fait-il chaud ? Fait-il froid ? Au regard de l’évolution des températures au cours du dernier millénaire écoulé, les changements récents sont-ils « anormaux » ? Une étude, qui vient d’être publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), tente à nouveau de répondre à ces questions : elle indique, sans surprises et selon toute vraisemblance, que les dernières décennies ont été les plus chaudes depuis mille à deux mille ans.
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La rencontre avec l’architecte et urbaniste néerlandais Rem Koolhaas que nous annoncions dans notre édition datée 5 et 6 octobre a été reportée. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser.
Surtout, elle confirme et complète les travaux publiés voilà dix ans par les mêmes auteurs (en particulier Michael Mann, de l’université de Pennsylvanie). Travaux qui sont, depuis, au centre d’une des plus âpres controverses scientifiques de ces dernières années. Une polémique qui a d’ailleurs vite franchi les portes des laboratoires, pour s’installer durablement au Congrès des Etats-Unis.
En 1998, dans la prestigieuse revue Nature, Michael Mann publie la version initiale de cette étude. Cette première reconstruction des températures de l’hémisphère Nord au cours du dernier millénaire montre des variations de faibles amplitudes jusqu’au début du XXe siècle. Puis, brusquement, la courbe monte en flèche de manière éloquente. Aussi le graphique reçoit-il le sobriquet de « crosse de hockey » (hockey stick, en anglais) en raison de cette forme si singulière.
Trois ans après sa publication, la courbe acquiert un nouveau statut : elle est reprise dans le rapport 2001 du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Elle figure même dans le « Résumé pour les décideurs » – la synthèse du rapport -, seul document réellement consulté par les non-scientifiques. La crosse de hockey est si éloquente que les médias la diffusent à l’envi ; elle devient, selon les termes de Michael Mann, « une icône », et, pour le grand public, la preuve indubitable de la réalité du changement climatique et de ses causes. Pour ceux qui combattent l’idée d’une interférence humaine avec la machine climatique, la crosse de hockey devient une cible privilégiée.
Deux revues importantes, Science et Geophysical Research Letters (GRL), publient en 2004 et 2005 des réfutations cinglantes. Des réfutations qui sont à leur tour réfutées par d’autres équipes de chercheurs… « Il y a eu beaucoup de critiques simplement malveillantes, mais certaines discussions étaient légitimes, dit le climatologue Edouard Bard, professeur au Collège de France. Notamment, il est reproché à ce type de reconstruction de trop s’appuyer sur les anneaux d’arbre. » Cette technique consiste à mesurer les cernes de croissance, dont l’épaisseur permet d’estimer la température moyenne ambiante à l’époque de leur formation. La section du tronc de certains vieux arbres permet ainsi de remonter le temps climatique de plusieurs siècles. « Mais cette relation entre les anneaux de croissance et la température est purement empirique, et elle est donc calibrée sur la période récente, précise M. Bard. Toute la question étant de savoir si cette relation reste valable sur des périodes remontant à plusieurs siècles. »
Dans sa dernière version, la reconstruction de Michael Mann s’affranchit de cette critique en utilisant des données autres que les cernes d’arbre : coraux, stalagmites et stalactites, carottes sédimentaires ou glaciaires, etc. Et la conclusion ne varie pas : « Qu’ils utilisent ou non les cernes d’arbre dans leur reconstruction, les auteurs trouvent des tendances comparables », explique M. Bard.
La polémique ne tarit pas pour autant. « La crosse de hockey me pose deux problèmes, explique ainsi le climatologue Hans von Storch (université de Hambourg), l’un des principaux contempteurs de la courbe. Le premier problème est lié à l’utilisation inconsidérée et excessive qui en a été faite. Le second est lié à la méthodologie, en particulier la méthode statistique de traitement des données utilisées. »
Selon ses détracteurs, cette méthode tendrait à gommer les tendances à long terme. Raison, peut-être, pour laquelle la crosse de hockey ne représentait pas d’écarts importants entre l’ »optimum médiéval » et le « petit âge glaciaire ». Le premier, entre 800 et 1300, ayant pourtant été marqué par des températures suffisamment clémentes pour permettre l’installation des colonies vikings au Groenland. Le second, qui lui a succédé jusqu’en 1850 environ, ayant été suffisamment rigoureux pour voir la Tamise parfois s’englacer jusqu’à Londres. Cette fois-ci, explique Michael Mann, « nous avons utilisé deux méthodes statistiques différentes, montrant que nos résultats-clés ne dépendent pas d’une méthode statistique particulière ».
Mais, au milieu des années 2000, le doute est si bien entretenu sur la qualité – voire l’honnêteté – des travaux de Michael Mann que le Congrès américain demande une expertise de la crosse de hockey. L’Académie des sciences américaine réunit un panel de douze experts. Leur rapport de plus de 150 pages, publié en juin 2006, cautionne globalement la crosse de hockey, même s’il rappelle les incertitudes liées aux séries de données les plus anciennes. Incertitudes dont M. Mann et ses coauteurs ne faisaient d’ailleurs pas mystère. L’affaire demeure toutefois sensible : aucun des experts commis par l’Académie n’a donné suite aux demandes d’entretien formulées par Le Monde.
Depuis une décennie, « un grand nombre d’autres reconstructions de températures ont été réalisées, et aucune ne contredit l’idée selon laquelle la période actuelle est la plus chaude depuis au moins mille ans », assure Edouard Bard. Mais la dernière version de la courbe, bien qu’elle montre un optimum médiéval plus marqué que sa version de 1998, subit déjà le feu nourri, sur Internet, de la blogosphère « climato-sceptique ».
Quant à Hans von Storch, il dit ne pas vouloir commenter les mises à jour de Michael Mann « avant que la communauté scientifique ait eu le temps de les examiner de manière approfondie ».
Stéphane Foucart
DES RAISONS D’ESPERER ?
BRUXELLES, 7 oct 2008 (AFP)
Les députés européens ont refusé mardi de se laisser influencer par la crise financière et exigé des Etats membres l’application du principe du pollueur-payeur pour combattre le réchauffement du climat.
Par 44 voix contre 20 et une abstention, les membres de la commission Environnement du Parlement ont donné mandat à leurs représentants de négocier sur une ligne dure avec les Etats membres les moyens de réduire en 2020 les émissions de CO2 de l’UE de 20% par rapport à leur niveau de 1990.
Ce vote est un revers pour l’industrie, car tous les amendements déposés par les partis de la droite conservatrice visant à l’exempter de payer pour ses émissions de gaz à effet de serre ont été rejetés à une large majorité.
Le groupe du parti populaire européen (PPE-conservateur) est en plus sorti très divisé de ce vote, avec sept élus –essentiellement britanniques et néerlandais– en faveur, 15 contre –Allemands, Français et Polonais– et 1 abstention (un élu allemand).
« Le plus grand défi au niveau mondial, c’est le réchauffement climatique. Nous ne pouvons pas attendre que les économies se reprennent pour agir (…) Nous devons le faire sans tarder, pour apporter à court terme une réponse à un problème à long terme », a expliqué l’eurodéputée irlandaise Avril Doyle, membre du PPE et auteur du rapport approuvé mardi.
L’industrie a immédiatement fait part de son mécontentement. « Ce vote met en danger l’avenir de l’industrie des métaux non ferreux en Europe », a ainsi affirmé l’organisation Eurometaux dans un communiqué.
L’Association européenne du ciment a pour sa part insisté sur sa « vulnérabilité » et mis en garde contre les risques pour l’emploi.
Le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas a en revanche salué ce vote qui « conforte et soutient » ses propositions pour lutter contre le réchauffement du climat.
Le Parlement européen réclame de porter « automatiquement » à 30% l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE en 2020 si un accord est trouvé lors des négociations internationales prévues en décembre 2009 à Copenhague.
Il impose la mise en enchère dès 2013 de 100% des droits d’émissions accordés aujourd’hui gratuitement aux entreprises du secteur de l’énergie et de 15% des droits alloués aux autres secteurs de l’Industrie, avec pour objectif de faire payer l’intégralité de ces droits à polluer en 2020.
Des dérogations pourront être envisagées pour les secteurs industriels les plus fragilisés par la concurrence étrangère si les négociations internationales échouent. Une liste devra être établie en mars 2010.
Près de 10.000 entreprises bénéficient actuellement de ces allocations gratuites de CO2.
Les Etats membres sont par ailleurs appelés à réduire les émissions de gaz a effet de serre des autres secteurs –transports, chauffage urbain, agriculture– et le Parlement européen veut imposer des amendes aux pays qui ne respecteraient par leurs objectifs nationaux: 100 euros par tonne de CO2 de dépassement.
Les Etats membres doivent arrêter leur position sur ce plan de lutte et vont devoir tenir compte des positions du Parlement européen pour rendre possible un accord en décembre. Cette fois, la majorité des 785 députés européens devront alors être convaincus.
« J’ai un mandat très clair » pour ces négociations, a insisté Mme Doyle. « Si on veut un accord, il faudra faire des compromis », a-t-elle averti.
csg/cm/juv ef
Petite phrase trouvée dans le journal des finances concernant le projet charbon nivernais
« rencontre inattendue entre le grand capital et les tenants de la dictature du prolétariat »
Sans commentaire, chacun appréciera !
Surtout mes camarades…
CAEN, 8 oct 2008 (AFP)
D’une dizaine à près de 25 projets éoliens en mer sont recensés au large des côtes françaises selon les sources, Syndicat des énergies renouvelables (SER) ou préfectures maritimes.
La plupart se situent en Manche, zone plus protégée de la houle que l’Atlantique et moins profonde que la Méditerranée, et le plus souvent à une dizaine de km des côtes.
Voici les projets les plus médiatisés par les industriels:
- Au large de Veulettes-sur-mer (Seine-maritime):
L’allemand Enertrag vient de recevoir un permis de construire pour 21 éoliennes pour un parc de 105 MW et 300 millions d’euros d’investissement. Une mise en service est annoncée d’ici à fin 2009.
- Au large de l’ouest du Calvados, non loin des plages du Débarquement:
L’allemand WPD, qui a obtenu le permis de construire pour le premier parc éolien off-shore en Allemagne en 2009, et Maïa, proposent chacun de construire 50 éoliennes pour une puissance totale de 250 MW et un coût de 600 M EUR. Maïa est un groupe de BTP lyonnais diversifié dans l’éolien terrestre dont la filiale Maïa Eolis est détenue à 49% par GDF Suez. WPD et Maïa veulent déposer une demande de permis de construire courant 2009.
- En baie de Saint-Brieuc:
Poweo travaille sur une trentaine d’éoliennes, pour une puissance totale de 150 MW. Le fournisseur privé d’électricité créé en 2002 par Charles Beigbeder, fondateur du courtier en ligne Selftrade, annonce un investissement 500 M EUR. Demande de permis de construire prévue courant 2009.
- Au large du Tréport, de la Seine-Maritime et de la Somme
La Compagnie du vent, filiale de Suez, veut investir 1,5 milliard d’euros, pour 141 éoliennes sur 70 km2 et une puissance de 705 MW. Elle a dû revoir son projet après un refus de l’Etat de l’instruire car il se situait sur une zone minée. Demande de permis de construire prévue courant 2009.
- Au large de la Loire-atlantique:
EDF Energies nouvelles a annoncé un projet de 12 éoliennes pour 75 MW et environ 200 M EUR.
- Au large de la Vendée:
WPD a annoncé un projet de 120 éoliennes pour un investissement de 1,5 M EUR, moins avancé que dans le Calvados. Mais le président du conseil général Philippe de Villiers y est hostile.
- Au large de Fécamp (Seine-Maritime):
WPD annonce un projet de 60 éoliennes pour 300 MW et 700 M EUR, moins avancé que le Calvados.
GENÈVE, 8 oct 2008 (AFP)
L’année 2008 est une « année terrible » pour les catastrophes naturelles qui ont déjà fait plus de 230.000 morts, soit davantage de victimes que le tsunami de 2004, a indiqué l’ONU à l’occasion de la Journée de prévention des catastrophes naturelles, célébrée mercredi.
« L’année 2008 est une année terrible, elle a déjà fait plus de victimes que lors du tsunami » de 2004 en Asie qui avait fait environ 220.000 morts, a souligné le directeur du secrétariat de l’ONU chargé des catastrophes naturelles, Salvano Briceno.
Près de 230.000 personnes sont mortes au cours des six premiers mois de l’année et 130 millions ont été affectées, a-t-il précisé.
Le cyclone Nargis en mai en Birmanie (138.300 victimes), le séisme du Sichuan en Chine le même mois (87.500 morts), les inondations record en Inde ainsi que la saison des ouragans dans les Caraïbes ont contribué à alourdir le bilan des victimes depuis le début de l’année.
Au cours des six premiers mois, les dommages économiques dépassent les 35 milliards de dollars, selon les chiffres de l’ONU, contre une moyenne de 15 milliards sur six mois au cours des dix dernières années.
L’Asie a été de loin le continent le plus affecté jusqu’ici. La Chine à elle seule a comptabilisé plus de 90 millions de personnes touchées (séisme et inondations). Les Philippines ont également été très éprouvées, avec six millions de personnes touchées, devant la Birmanie (2,4 millions).
PARIS, 8 oct 2008 (AFP)
La fonte des glaciers consécutive au réchauffement climatique va accélérer l’érosion du plateau tibétain, en renforçant l’activité des cours d’eau qui traversent l’Himalaya avec le risque de graves inondations, selon une étude publiée mercredi dans Nature.
Depuis 2,5 millions d’années, l’avancée et le recul des glaciers ont profondément façonné le paysage et influencé le climat himalayen, notamment dans la région où le Yarlung Tsangpo — ou cours supérieur du Brahmapoutre en territoire chinois — bifurque vers le sud avant de se diriger vers l’Inde.
Le fleuve perd à cet endroit quelque 3.000 mètres d’altitude en moins de 100 km.
« Dans la gorge, la rivière est en forte pente et l’érosion très intense, il aurait été logique qu’avec le temps elle incise le plateau tibétain en amont », déclare David Montgomery, co-auteur de l’étude dans un communiqué de l’Université de Washington.
Or, ce n’est pas le cas.
« Les avancées des glaciers durant l’ère quaternaire paraissent capables de retarder substantiellement les incisions des cours d’eau dans la région Namche Barwa (sud-est du Tibet) », selon l’étude que M. Montgomery a publié avec Oliver Korup, de l’Institut fédéral suisse de recherches sur la forêt, la neige et le paysage.
Menacée par l’érosion, la bordure du plateau tibétain paraît « avoir été préservée durant des milliers années par l’avancée de la glace ou les débris glaciaires (moraines), déposés au débouché de nombreux affluents du Tsangpo durant les périodes plus chaudes lorsque les glaciers se sont retirés », explique dans un communiqué l’Université de Washington.
Si les glaciers reculent aujourd’hui, « les eaux de fonte vont augmenter, ce qui va accroître la force d’érosion des rivières de la région. Des lacs naturels vont probablement se former derrière les moraines », a déclaré à l’AFP M. Korup.
« Certains de ces lacs pourraient provoquer de catastrophiques inondations de ruptures de digue avec de graves conséquences pour les populations locales ou celles vivant en aval », prédit le chercheur en rappelant que certaines inondations par le passé en Inde ont déjà été dues à des ruptures de barrages naturels au Tibet.
Outre l’érosion, le relief de l’Himalaya est aussi façonné par de puissants mouvements tectoniques, rappelle M. Korup.
Paquet Climat: les eurodéputés serrent la vis
100 euros d’amende par tonne de CO2 excédentaire pour les Etats membres, baisse de moitié des émissions totales en 2035, capture du CO2 pour les plus grandes centrales dès 2015…Les eurodéputés ont été très ambitieux, mardi 7 octobre, lors de leur vote sur trois textes-clés du paquet Climat-énergie. Un vote qui laisse songeur quant à son adoption, en l’état, par les Etats membres.
Au menu des députés européens de la commission parlementaire Environnement, mardi 7 octobre, trois textes-phares du paquet Climat-énergie: la proposition de décision du partage de la réduction des émissions de CO2 entre les Etats membres, la révision de la directive sur le marché européen du carbone (ETS) et la proposition de directive sur la capture et le stockage du carbone (CCS).
A l’issue de votes très attendus, les propositions des députés de la commission Envi sont beaucoup plus strictes que celles de la commission parlementaire Industrie. La décision sur le partage des émissions des Etats membres non couvertes par l’ETS -transports routier et maritime, bâtiment, services, agriculture, 60% des émissions européennes- a été fortement durcie par les eurodéputés. Les Etats membres pourraient avoir à payer 100 euros par tonne de CO2 excédentaire à l’objectif de réduction d’émission en 2020. Un montant 4 à 5 fois supérieur au cours actuel de la tonne de CO2. Et pas question de ne pas payer l’amende. Dans ce cas, l’excédent serait déduit des quotas alloués aux industriels soumis à l’ETS… La sanction ne s’arrête pas là, puisque l’Etat membre fautif aurait à compenser l’excédent d’émissions, multiplié par «un facteur d’abattement additionnel climatique de 1,3».
La proposition de décision adoptée par les députés vise à réduire en moyenne ces émissions de 10% entre 2013 et 2020, afin de contribuer à la réduction totale de 20% d’émissions en 2020. Les eurodéputés ont fixé de nouveaux objectifs de réduction: 50% de réduction en 2035 et 60 à 80% de baisse en 2050, par rapports aux niveaux de 2005. Les Etats membres auraient la possibilité de vendre leur supplément de quotas, une fois leur objectif atteint, aux autres pays de l’UE. La commission Envi souhaite aussi que les Etats membres puissent générer jusqu’à 8% de nouveaux quotas via des mécanismes de développement propre (MDP) onusiens, mais sur toute la période 2013-2020. La Commission réclamait que ce taux atteigne 3% par an.
Les eurodéputés font aussi fort avec la révision de l’ETS. L’idée d’un plan européen d’allocation des quotas, et non plus national, a été proposée, et adoptée par la commission parlementaire: le montant des allocations serait réduit chaque année. Les parlementaires proposent que la mise aux enchères soit de 15% en 2013 (la Commission veut 20%) et intégrale en 2020, exceptés les secteurs soumis aux «fuites de carbone». La liste de ces secteurs devrait être proposée par la Commission dès la fin 2009, et révisée tous les 4 ans.
Les petites installations industrielles pourraient être exclues de l’ETS, à condition que leur puissance thermique soit inférieure à 35 mégawatts (MW) – la Commission souhaitait que ce soit 25 MW – et qu’elles émettent moins de 25.000 tonnes d’équivalent CO2. La Commission en réclamait 10.000.
La moitié des revenus générés par la mise aux enchères (50 milliards d’euros au total, selon la Commission) devrait aller dans un fonds international dédié à la lutte contre le changement climatique dans les pays en voie de développement.
Enfin, les députés la commission Envi ont examiné la proposition de directive CCS. Ils souhaitent que les centrales productrices d’énergie d’une capacité de plus de 300 MW soient dotées de la technologie de capture et stockage du carbone (CCS) dès 2015. Elles seront autorisées à n’émettre que 500 grammes de CO2 par kilowatt-heure par an en moyenne. 500 millions de quotas de carbone pourraient être alloués à de tels projets. La commission Envi estime que les 12 projets de CCS à grande échelle devraient être définitivement arrêtés en novembre 2009, avant la conférence de l’ONU sur le climat de Copenhague (Danemark). Enfin, l’opérateur d’un CCS devrait être responsable du site au moins 50 ans après la fin du projet. La transposition, dans le droit national, de cette directive pourrait se faire non pas en une année, mais en deux.
08/10/2008 13:08 – journal de l’environnement
« l’opérateur d’un CCS devrait être responsable du site au moins 50 ans après la fin du projet. »
Et après?
Les générations futures se d……..
Merci pour eux!
1 mètre ! Qui dit mieux ?
BERLIN, 9 oct 2008 (AFP)
Le niveau de la mer pourrait augmenter d’un mètre d’ici 2100, a mis en garde jeudi le prestigieux Institut climatique allemand de Potsdam (PIK), alors que le scénario le plus pessimiste prévoyait une hausse de 0,59 mètre.
« Nous devons nous attendre à une montée du niveau de la mer d’un mètre au cours de ce siècle », a assuré le dirigeant de l’institut, Joachim Schellnhuber, qui est aussi le conseiller du gouvernement allemand en matière climatique.
Le volume de fonte des glaciers de l’Himalaya et de la calotte glacière du Groenland a doublé ou triplé ces dernières années, notamment à cause de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre issues de centrales à charbon chinoises, a dit M. Schellnhuber.
Ces émissions rendent la glace plus grise et affaiblissent son potentiel de réflexion des rayons du soleil, lesquels sont par conséquent davantage absorbés et favorisent la fonte, a-t-il expliqué.
Les émissions de dioxyde de carbone, principal responsable du réchauffement climatique, continuent d’augmenter de manière dramatique de 3,5% par an, en particulier à cause de l’essor de pays émergents comme la Chine et l’Inde, a souligné le scientifique Gernot Klepper de l’Institut d’économie mondial de Kiel (nord). Il y a vingt ans, le rythme d’augmentation annuelle de ces émissions était de 1%, selon lui.
« Chaque hésitation et attente aggrave le risque que les objectifs climatiques ne soient plus irréalisables », a mis en garde M. Schellnhuber.
Dans son 4e rapport publié en 2007, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC, expertise croisée multinationale mandatée par l’ONU), a renoncé à chiffrer la hausse possible du niveau des océans au 21e siècle du fait des inconnues pesant sur l’évolution du Groenland et sur l’Antarctique, les deux principales réserves de glaces du globe.
Depuis, les scientifiques craignent une fonte de l’Arctique encore plus rapide que ce que prévoyaient les pronostics les plus pessimistes.
Selon les estimations, une fonte totale du Groenland provoquerait une élévation de la mer de sept mètres.
Comme dit le journal la montagne dans son édition du 08/10/2008 « personne ne confirme mais sur place, à Lucenay-les-aix des techniciens ont été vus en train d’effectuer des relevés sur le site du projet de mine….Mais Total aurait été appelé à la rescousse pour chercher une solution au principal problème, les rejets de CO2. »
Pour de l’information au « conditionnel journalistique » bravo.
Comme disait Coluche : « quand on sait pas, on ferme sa gueule »
Quant aux pétroliers qui s’intéressent au stockage du CO2, c’est de la poudre aux yeux, ce qu’ils attendent c’est que les glaces fondent pour pouvoir aller chercher le pétrole qui est dessous dans de bonnes conditions.
En attendant on gaspille des fonds dont on préfère qu’ils viennent de la poche du contribuable.
Que dit la cour des comptes de l’emploi de ces fonds alors que le navire prend l’eau ?
Équiper les centrales électriques pour stocker le CO2 dans le sous-sol
par Florent Breuil – Mediaterre Europe, 09/10/08 à 10h47 GMT
En adoptant un rapport en co-décision mardi, la commission de l’environnement demande que toutes les grandes centrales électriques construites à partir de 2015 soient dotées des nouvelles technologies de captage et de stockage du CO2 (CSC) qui permettent de stocker en sous-sol de manière permanente des émissions de CO2 au lieu de les rejeter dans l’atmosphère.
Pour réduire leurs émissions de CO2, les installations industrielles et les centrales électriques pourraient à l’avenir recourir aux nouvelles technologies de captage du CO2 pour ensuite le confiner « de manière permanente et sure dans le sous-sol » à l’intérieur de formations géologiques. Tel est l’avis de la commission de l’environnement qui a adopté le rapport en co-décision de Chris Davies (ADLE, UK) sur une proposition de directive fournissant le cadre juridique applicable aux nouvelles technologies de captage et de stockage géologique du dioxyde de carbone (CSC).
« Clause Schwarzenegger »: les futures centrales électriques équipées des nouvelles technologies CSC
La commission de l’environnement a adopté une disposition nouvelle, que le rapporteur a baptisé la « clause Schwarzenegger », qui introduit une « norme de performance en matière d’émissions » pour les nouvelles centrales électriques d’une capacité supérieure à 300 MW. A partir de 2015, ces grandes centrales électriques seront autorisées à émettre au maximum 500 grammes de CO2 par KWh sur une base annuelle moyenne, précise le projet de directive modifié. C’est ainsi que les futures centrales électriques seront amenées à stocker en sous-sol le dioxyde de carbone au lieu de le libérer dans l’atmosphère.
Financer 12 projets de par le système d’échange des quotas d’émission
Pour soutenir le financement de projets de démonstration de grande envergure de captage et de stockage d’émissions, les députés ont déjà adopté un amendement lors d’un autre vote mardi matin. Lorsque les députés se sont prononcés sur le rapport d’Avril Doyle (PPE-DE, IE) relatif à la révision du système communautaire d’échange des quotas d’émissions, ils ont introduit la possibilité d’attribuer 500 millions de quotas d’émissions à de tels projets dans l’UE ou dans les pays tiers. La valeur de ce mécanisme de soutien dépend du prix du CO2 lorsque le gaz est éventuellement stocké dans le sous-sol mais selon le rapporteur, il peut facilement dépasser les 10 milliards d’euros.
De plus, la commission de l’environnement souhaite que la Commission s’assure que les contrats pour la construction des 12 projets de démonstration – tels que promis par le Conseil européen de mars 2007 – soient traités avant la réunion des Nations-Unies à Copenhague en novembre 2009,
Des fonds pour le contrôle et la réparation des sites de stockage fermés
Lorsque le CO2 est injecté dans le sous-sol, les exploitants devront payer des contributions annuelles pour la mise en place d’un fonds par l’État membre où le site de stockage est situé, selon un amendement intégré par la commission parlementaire dans le projet de directive. Les députés souhaitent que ce fonds couvre les coûts de contrôle, de supervision et de réparation après que la responsabilité d’un site de stockage fermé ait été transférée à l’autorité nationale.
Les exploitants sont responsables du site de stockage fermé pendant 50 ans
La Commission a proposé de transférer du secteur privé aux États membres, la responsabilité et toutes les obligations juridiques pour le stockage à long-terme. Cependant, les députés demandent que l’exploitant soit responsable pendant au moins 50 ans du site de stockage qui a été fermé.
Un plus grand délai pour la transposition dans la législation nationale
Enfin, les députés veulent donner aux États membres non pas une mais deux années après la publication de la directive pour la transposer dans la législation nationale.
LU DANS UN ARTICLE DE LA TRIBUNE.FR DU 07/10/2008:
« Le 7 octobre, les eurodéputés vont se prononcer sur une législation clé sur la réduction les émissions de CO2 de l’UE de 20% d’ici 2020. Certains Etats membres, dont l’Allemagne soutenu par la présidence française, ont déjà annoncé qu’ils freineraient l’adoption rapide de mesures ambitieuses dans ce dossier. A la suite de la faillite ou du renflouement de plusieurs banques importantes aux Etats-Unis et en Europe, les traditionnelles controverses liées aux propositions climatiques ont été éclipsées. Le poids de la récession économique risque de dominer le vote et sème le doute sur la capacité de Bruxelles à faire passer son programme ambitieux de réduction du CO2. »
ET PLUS LOIN:
Le système de captage et de stockage du CO2 est considéré comme un instrument vital pour lutter contre le changement climatique, notamment par un certain nombre d’ONG (à l’exception de Greenpeace). La question du financement de cette technologie coûteuse est cependant encore en suspens. Même si un rapport publié récemment par le cabinet de conseil aux entreprises McKinsey indique que le CSC pourraient devenir viable commercialement d’ici 2030.
LA CSC A DECIDEMENT FINANCIEREMENT DU PLOMB DANS L’AILE ET, COMPTE TENU DE L’URGENCE CLIMATIQUE, CETTE USINE A GAZ, A SUPPOSER QU’ELLE SE REVELE EFFICACE ET SANS DANGER, INTERVIENDRAIT BIEN TROP TARD.
DONC,COMME LE DIT AL GORE: « N’INVESTISSEZ PAS LA-DEDANS ! »
Oui mais quand c’est l’état qui investit avec l’ argent du contribuable, notre avis n’est pas demandé.
Malgré le marasme actuel nos eurodéputés et députés peuvent décider à notre place!
Rien que l’expression « site pilote » fait peur.
En d’autres temps, il y a peut-être eut des sites pilotes pour l’utilisation de l’amiante, on connaît la suite.
Pas de risque…
Mais à long terme ???????
Pour répéter une expression déjà employée, merci pour ce que nous allons laisser aux générations futures !
« un rapport publié récemment par le cabinet de conseil aux entreprises McKinsey indique que le CSC pourraient devenir viable commercialement d’ici 2030. »
Viable commercialement pour le grand capital.
Et tant pis pour l’environnement…
Pour donner suite à l’exemple du bourbonnais ,l’amiante était commercialement viable et « on connait la suite »…
Les arguments du comité « charbon propre » ne tiennent pas, ça me marche pas.
Source / auteur : AE2D
Projet de stockage de charbon à Brest : les associations s’y opposent
lundi 13 octobre 2008, par jesusparis
Les expériences malheureuses du passé doivent nous rendre particulièrement vigilants sur cette autorisation d’exploitation d’un stockage de charbon en provenance de Colombie et à destination des serristes du Finistère. Comme il est stipulé dans l’enquête publique, les quantités pourraient augmenter, dans les années à venir, suivant la demande des serristes, nous pensons qu’il serait dangereux d’accorder une sorte de blanc-seing à cette activité dont on peut penser qu’elle sera source de pollutions supplémentaires. L’activité de transit de charbon entraînera des manipulations (déchargement des navires, chargement des camions…), ce qui ne manquera pas d’augmenter les nuisances (pollution du sol, de l’air, de l’eau, bruit…).
Une fois de plus, les particules dispersées par les vents dominants de Sud-Ouest se déposeront sur les quartiers Nord-Est et Est de la ville. Seront-elles contrôlées, mesurées ? La réponse est négative, elle se trouve dans le dossier de l’enquête publique, on y indique que « l’implantation des stations Air Breizh étant urbaines, elles ne sont pas représentatives de la qualité de l’air à proximité du site, et l’estimation est de qualité moyenne ». D’autre part, l’insuffisance chronique et bien connue du nombre d’inspecteurs des installations classées, n’est pas là, non plus, pour nous rassurer.
Enfin, ce dossier pose la question de l’usage final du charbon. En effet, les serristes ne pourraient pas être les seuls utilisateurs de ce charbon, car l’objectif de la CCI serait la construction d’une centrale à charbon dans les 10 années à venir. La France a fait du dossier « énergie climat » une des priorités de sa présidence européenne. La diminution de nos émissions de gaz à effet de serre doit commencer dès à présent et non attendre 2015 comme prévu. Tout doit être fait pour lutter contre le réchauffement climatique. L’utilisation du charbon comme combustible est en totale contradiction avec les décisions du Grenelle de l’environnement.
Pour les raisons précitées, les associations signataires demandent que l’autorisation de stockage soit refusée.
Si l’autorisation devait être accordée, l’ensemble des associations riveraines exige un suivi de l’application rigoureuse de toutes les dispositions préconisées dans l’enquête et le contrôle de celles-ci.
Le collectif appelle les citoyen(ne)s à consulter le dossier de l’enquête publique en mairie centrale de Brest, jusqu’au 15 octobre 2008. Le commissaire-enquêteur recevra les déclarations des tiers en mairie le 15 octobre de 14 h à 17 h.
Les associations signataires :
Association comité de vigilance pour la qualité de l’environnement de Brest métropole Océane
Agir pour l’Environnement et le Développement Durable (AE2D)
villages suisses
LE MONDE | 17.10.08 | 16h06 •
Mis à jour le 17.10.08 | 16h06
GENÈVE CORRESPONDANTE
Depuis cet été, la communauté des chercheurs européens en risques glaciaires suit de près l’évolution d’un lac qui s’est formé sur le bas glacier de Grindelwald, dans l’Oberland bernois. Cette retenue d’eau est apparue en 2006, suite à la chute, à l’extrémité du glacier, d’importants matériaux morainiques – des débris minéraux accumulés par le glacier et libérés par sa fonte – qui font désormais office de digue et empêchent l’écoulement naturel des eaux de fonte et de pluie en été.
Le lac n’a, depuis, cessé de grossir. Il menacera à terme de déborder ou de faire céder la digue, ce qui entraînerait des inondations catastrophiques, voire le déversement d’une « lave torrentielle » dans la vallée. Des lieux hautement touristiques – villages, stations de sports d’hiver et hameaux, jusqu’à la ville d’Interlaken, au bord du lac de Brienz – seraient alors touchés. Moins pressées que les chercheurs, qui leur ont remis depuis fin septembre un rapport sur la situation, les autorités cantonales de Berne ont enfin rendu public le problème, vendredi 17 octobre.
DES ÉVOLUTIONS RAPIDES
Martin Funk, chercheur au Laboratoire de construction hydraulique, hydrologie et glaciologie de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, a découvert le phénomène. Celui-ci est une conséquence de la fonte accélérée du Grindelwald, qui, depuis 1850, a perdu 200 mètres d’épaisseur. Fin septembre, le glaciologue, qui s’est rendu sur place, constatait que, depuis mai, le volume du lac avait plus que doublé, passant de 1,3 million à 2,7 millions de m3.
Dans son rapport, le chercheur qualifie de « très inquiétante » la situation. « Cet été, le lac s’est rempli deux fois et vidangé sans provoquer de dégâts. Mais on n’est pas passé loin de la catastrophe », explique-t-il. Durant cet hiver, la situation devrait rester stable. Mais dès l’été 2009, le lac pourrait continuer à grossir, augmentant le risque d’une vidange brutale.
Face à une telle perspective, les autorités cantonales bernoises se sont voulues rassurantes. Le lac, ont-elles assuré, est sous « surveillance constante ». Si une intervention directe sur l’étendue d’eau est exclue pour le moment, en raison des risques d’éboulement, la construction d’un tunnel sous la roche (dans lequel pourrait s’écouler l’eau en cas de crue) ou d’un système de barrages qui permettrait de ralentir le débit de la crue est envisagée.
« Ces solutions permettent d’éviter de gros dégâts, mais elles ne suppriment pas le problème », estime Christian Vincent, du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement de Grenoble. Ce chercheur a supervisé, en qualité d’expert, le siphonnage, à l’été 2005, d’un lac supra glaciaire qui s’était formé sur le glacier de Rochemelon (Savoie). Avec ses collègues, il avait alerté, en 2004, la préfecture des risques importants de débordement.
« Tous les lacs glaciaires ne sont pas dangereux. Mais avec le recul accéléré des glaciers, les situations évoluent très vite », ajoute-t-il. En juillet 2002, il a fallu pomper d’urgence un lac qui s’était formé à la surface du glacier du Belvédère du mont Rose (Italie) et menaçait d’engloutir le village de Macugnaga.
Ailleurs, dans l’Himalaya, dans les Andes ou en Asie centrale, la situation reste mal connue. En 2002, un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) estimait qu’avec le recul des glaciers, vingt lacs s’étaient formées au Népal et vingt-quatre au Bhoutan, tous potentiellement dangereux.
Pour la plupart, il s’agit de lacs retenus par des barrages de moraines instables. Surendra Shrestha, un expert népalais du PNUE, indiquait alors « qu’à moins que des mesures soient prises d’urgence, n’importe lequel d’entre eux pourrait déborder dans cinq à dix ans, ce qui risquerait d’être catastrophique pour les personnes et les biens se trouvant à des centaines de kilomètres en aval ».
Agathe Duparc
ADSN – Assemblée Générale
L’ADSN organise son assemblée générale le 22.10.2008 au cours
laquelle sera organisée une Conférence-Débat avec
Me FEVRIER
Professeur agrégé de Droit
Spécialiste du Droit de l’Environnement
Thème : « Les Projets Miniers de Cossaye-Lucenay-Toury ».
Salle Polyvalente de Lucenay-les-Aix, à partir de 18 h 30.
Conférence : 20 h.
Merci de votre soutien.
La semaine dernière Eureka nous signalait que plusieurs villages suisses de l’Oberland Bernois étaient très menacés par le risque de rupture d’un lac glaciaire.
D’autres alertes nous apprenaient :
- que de fortes pluies qui se sont abattues sur la ville de Bafoussam (Ouest du Cameroun), ont favorisé le déclenchement d’un glissement de terrain qui a enseveli une quinzaine de maisons.
- et encore qu’une tornade avait touché la ville de Cambridge dans Nord de la Nouvelle Zélande.
- enfin que l’ouragan de catégorie 3/5 Omar a touché le Nord des Petites Antilles. Iles Vierges, Porto Rico, mais aussi les îles françaises de St Martin, St Barthélémy, la Guadeloupe et la Martinique qui ont essuyé des vents violents, de très fortes pluies et une grosse houle.
En avez-vous entendu parler sur nos stations de radio ou nos chaînes de télé ? Certainement non.
Alors que de plus en plus de voyants climatiques passent au rouge, annonçant l’imminence d’une catastrophe sans commune mesure avec la crise économique, les rapaces, auteurs de cette dernière, non contents de rafler des centaines de milliards, s’activent pour faire différer les mesures d’économies qui s’imposent d’urgence et faire investir dans l’escroquerie de la captation-séquestration du carbone.
Imaginez le Titanic pourvu d’un radar et fonçant à toute vapeur droit sur l’obstacle. C’est là l’image du comportement irresponsable des dirigeants de tous les pays du Monde. Leurs déclarations vertueuses n’y changent rien et l’alibi de la CSC équivaut à proposer une technologie prétendant, au bout de vingt ans peut-être, faire fondre l’iceberg…
Vous avez raison M. Escaravage
« faire investir dans l’escroquerie de la captation-séquestration du carbone. »
Escroquerie est bien le mot qui convient.
Bien entendu au préjudice du contribuable.
Nous payons déjâ pour d’autres escroqueries…
LE LOBBYING OU L’ART DE FAIRE PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES.
Aux côtés de Monsieur Baroso, président de la commission européenne, Monsieur Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’AIE à Parisa a lancé lundi un appel urgent pour un développement rapide des technologies de captage et stockage du CO2 encore expérimentales, estimant « qu’elles pourraient avoir un rôle primordial pour sauvegarder le climat »… « Le captage et stockage de dioxyde de carbone (CSC, ou CCS en anglais) est l’une des solutions les plus prometteuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique », a-t-il souligné.
Manifestement les lobbyistes du « charbon dit propre » qui s’activent à Bruxelles et dans toutes les instances internationales font du bon travail…
Monsieur Nobuo Tanaka était auparavant Directeur pour la Science, la Technologie et l’Industrie à l’OCDE. On peut penser qu’il y a côtoyé de très près ceux qui cherchent, avec la CSC, à « exploiter et valoriser » la catastrophe climatique. (Exploitation et Valorisation ne sont-elles pas inscrites dans les acronymes : SEREN et VALORCA).
Gageons que ce sympathique Japonais aura quelques surprises s’il tente de séquestrer du CO2 au cœur de son sol natal si souvent fracturé par des séismes.
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Lu dans les Brèves du Journal « ALLANT VERT »,journal des Verts de la Nièvre (Direction Wilfrid Séjeau) :
« La Revue durable au Charbon »
« Notre excellent confrère suisse, La Revue Durable,magazine de référence sur le développement durable,également disponible en France,publie en Octobre un numéro consacré au dossier « charbon ». De l’autre côté des Alpes, il est également question,comme dans la Nièvre, d’investir dans cette énergie qui ne fait pas bon ménage avec la lutte contre le réchauffeme nt climatique. Le magazine effectuera un tour complet sur la question,le point sur les techniques dites de « charbon propre » ainsi qu’un zoom sur la situation française et le projet nivernais. »
Pour plus d’infos :http://www.larevuedurable.com/
LA CAPTURE DU CARBONE LOIN DE DECOLLER
Les membres du G8, réunis à Toyako (Japon) l’été dernier, avaient annoncé que 20 grands projets de capture et séquestration du carbone (CCS) devraient voir le jour d’ici 2010. Et que le développement commercial de ces installations pourrait démarrer en 2020. Le G8 avait alors demandé à l’Agence internationale de l’énergie (AIE) d’évaluer les progrès réalisables pour la mise en œuvre à grande échelle de la CCS.
Seuls 4 projets de capture et séquestration du carbone (CCS) existent dans le monde, selon une étude publiée lundi 20 octobre par l’AIE. Et pas un d’entre eux «n’enfouit» les gaz à effet de serre (GES) d’une centrale à charbon. C’est justement cette possibilité qui rend, pour le moment, la CCS la plus attrayante.
L’étude, intitulée «CCS: une option-clé de la réduction du carbone» (1), estime que cette «option» pourrait contribuer à un cinquième des réductions d’émissions de GES nécessaires pour diminuer de moitié les émissions mondiales en 2050, «et ce à un coût raisonnable».
Pour autant, l’AIE juge que les objectifs du G8 sont loin d’être atteints: la faute à une hausse des coûts et à l’absence de mécanisme financier adéquat pour développer cette technologie. Plus de 20 milliards de dollars (15 milliards d’euros) de financement sont nécessaires, avance l’AIE. Et même si certains pays ont commencé à développer cette technologie et à l’intégrer dans des schémas de réduction d’émissions de GES, aucun n’a terminé la mise au point du cadre légal et réglementaire. Enfin, l’opinion publique ne soutient pas cette technologie, et lui préfère d’autres solutions de réduction des émissions.
L’étude de l’AIE dresse donc la feuille de route du développement de la CCS, afin que les gouvernements «atteignent leurs objectifs de réduction de leurs émissions».
1/5 EME DE LA MOITIE EN 2050 !!
« 1/5 EME DE LA MOITIE EN 2050″
Mes camarades du comité qui savent que « ça marche » doivent pouvoir dire combien cela représente?
Mais comme disait Fernand Raynaud
« il y a même des moments ou cà s’évapore »
La CCS sera la plus grande « escroquerie » du 21eme siècle avec l’aval du petit peuple a qui l’on veut faire croire que l’on peut sauver l’emploi avec cette technique.
RAPPEL
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de l’ADSN aura lieu aujourd’hui 22 octobre 2008 à partir de 18h30 à la salle polyvalente de LUCENAY LES AIX.
18 h 30 – 19 h 30 : Accueil, renouvellement des cotisations, présentation d’un diaporama
19 h 30: Assemblée Générale avec rapport du trésorier et du président
20 h: Conférence – débat avec Maître FÉVRIER, Professeur agrégé de droit,spécialiste du Droit de l’Environnement
Venez nombreux !
Merci de votre soutien.
Charbon : une source d’énergie propre pour l’avenir? (EURACTIV).
Le charbon revient sur le devant de la scène en tant que source d’énergie économique et fiable. La demande énergétique mondiale augmentant à une vitesse sans précédent, les importantes réserves de charbon dans le monde suscitent de plus en plus l’intérêt des gouvernements en Europe, aux Etats-Unis et en Asie.
Cependant, tandis que l’efficacité et la propreté des centrales au charbon s’améliorent, le charbon reste le carburant fossile le plus polluant. De plus, le charbon propre, soit celui qui n’émet presque pas d’émissions de CO2 grâce à la capture du carbone et aux technologies de stockage, ne devrait pas être viable sur le plan économique avant vingt ans. La question de la lutte contre le réchauffement climatique se faisant de plus en plus pressante, le charbon n’est donc tout simplement pas la solution, estiment les écologistes.
POUR EN REVENIR A L’APPEL DE L’AIE ET DE SON DIRECTEUR JAPONAIS, ON PREUT LIRE CE QUI SUIT, EXTRAIT D’UN ARTICLE DE « LA TRIBUNE » (La Tribune.fr – 21/10/2008 à 17:14 ).
Mais le CSC est loin de faire l’unanimité. Morgane Créach, du Réseau Action Climat, évoque ainsi «une technologie qui n’est pas prioritaire et une solution de court terme qui ne fait que lisser les externalités des centrales à charbon.» Selon Karine Gavant, de Greenpeace France, «les technologies CSC ne seront pas disponibles avant 2020. Dans l’urgence et afin d’inverser la courbe du réchauffement climatique, il faut en priorité investir dans les technologies disponibles, à savoir les économies d’énergies et les renouvelables.»
Les interrogations autour de la fiabilité du système ne sont pas non plus entièrement levées. Technologiquement immature, le CSC doit notamment apporter des garanties quant à sa sécurité. A titre d’exemple, Jean-Bernard Saulnier, chargé du programme Energie du CNRS, évoque «le problème de la tenue à long terme des réserves, à savoir leurs garanties d’étanchéités.» Le GIEC souligne également qu’«il est nécessaire d’affiner les évaluations de stockage à l’échelle mondiale, régionale et locale et de mieux comprendre les phénomènes de confinement, de migration et de fuite à long terme. Pour répondre à ce dernier besoin, les techniques de surveillance et de vérification du comportement du CO2 injectés dans les formations géologiques doivent être perfectionnées.»
Les industriels et les gouvernements ont conscience que le CSC n’a pas bonne presse. Selon l’AIE, «le CSC est mal compris» et il est nécessaire «d’augmenter la sensibilisation et le soutien du public.» Au final, se pose donc la question de savoir si le captage et stockage est une technologie de réduction des émissions de CO2 comme les autres ? Pour Jean-Bernard Saulnier, «le stockage du CO2 pose des dilemmes aussi sérieux que ceux présents dans la gestion des déchets nucléaires.»
IL EST PERMIS DE PENSER, QU’AU CONTRAIRE, LA CSC EST TRES BIEN COMPRISE ET QUE LA SENSIBILISATION DU PUBLIC A DE FORTES CHANCES DE NE PAS ALLER DANS LE SENS ATTENDU PAR L’AIE.
Assemblée générale de l’ADSN
Le traitement de l’évènement par la presse locale est tombé au plus bas!
Les candidats à « l’exploitation », le comité charbon propre et les élus bénéficient d’une publicité bienveillante!
Les opposants sont ignorés!
Pourtant ils sont venus nombreux écouter des vérités que la plupart d’entre nous ignorent, censurées par une presse à la botte du grand capital.
Et toujours aucune publication du rapport sofrémines…
En France on a (la liberté de la presse), mais pas l’objectivité !
A quand la création d’un journal totalement indépendant ?
Reportage FR3 Bourgogne de l’assemblée générale ADSN, cliquez sur le lien suivant:
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b21a_1214part1
Des microalgues pour les biocarburants du futur
LE MONDE | 22.10.08 | 13h03 • Mis à jour le 22.10.08 | 16h14
Ce sont des plantes microscopiques, qui pullulent dans les océans, les lacs et les rivières. Elles n’ont besoin pour croître, par photosynthèse, que de soleil, d’eau et de gaz carbonique. Elles sont, surtout, riches en lipides… Pour toutes ces raisons, les microalgues sont peut-être le réservoir des biocarburants de demain.
Dans son rapport annuel sur l’alimentation mondiale, publié début octobre, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a fait une sévère mise au point au sujet des agrocarburants. Elle a appelé à une révision des politiques et des subventions des pays de l’OCDE en la matière, afin de maintenir l’objectif de sécurité alimentaire mondiale et de garantir un environnement durable. « Les occasions pour les pays en développement de tirer un meilleur parti de la demande de biocarburants seraient favorisées par la suppression des subventions agricoles et des barrières commerciales qui créent un marché artificiel et ne profitent actuellement qu’aux producteurs des pays de l’OCDE, au détriment des pays en développement », a dénoncé Jacques Diouf, directeur général de la FAO. Signalant que la production d’agrocarburants a plus que triplé entre 2000 et 2007 et qu’elle devrait continuer de croître au cours de la prochaine décennie, faisant grimper le prix des denrées, la FAO appelle à réduire les risques et à mieux partager les avantages liés aux agrocarburants.
Les agrocarburants de première génération extraits des végétaux terrestres – maïs, blé, betterave, canne à sucre pour le bioéthanol, colza, soja, tournesol pour le biodiesiel – n’ont plus la cote. En concurrence avec les cultures vivrières, ils sont aussi cause de déforestation et de dégradation des sols. Ceux de deuxième génération, qui valorisent la totalité des plantes – bois, feuilles, paille, résidus agricoles -, s’annoncent plus avantageux. Mais dans la filière la plus avancée, visant à produire du bioéthanol à partir de la cellulose et de la lignine du bois, les rendements actuels restent faibles, les coûts élevés, les technologies complexes.
L’alternative pourrait donc venir des microalgues, déjà qualifiées de biocarburants de troisième génération. « La production à grande échelle de biodiesel à partir d’algues arrivera beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine », prédit Juan Wu, de la société de conseil en biotechnologies Alcimed. Elle estime « une commercialisation possible d’ici trois à six ans, avec un prix compétitif par rapport au diesel issu du pétrole ».
Responsable du programme de recherche français Shamash – du nom de la divinité solaire babylonienne – sur le biocarburant algal, Olivier Bernard, de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) de Sophia Antipolis, se montre plus prudent. « Sur le papier, le potentiel des microalgues est énorme et justifie qu’on y consacre de gros moyens. Mais nous en sommes encore au stade du laboratoire, tempère-t-il. Une production à grande échelle n’est pas imaginable avant au moins cinq ans, plus vraisemblablement dix. »
PETROSUN, PIONNIER AMÉRICAIN
Chercheurs et industriels se pressent autour de ce nouveau gisement d’énergie. Une centaine de projets sont déjà lancés aux Etats-Unis, mais aussi en Australie, en Chine ou en Israël. En Europe, une quinzaine de programmes de recherche sont en cours. L’un des pionniers, la firme américaine Petrosun, a annoncé au printemps la création, à Rio Hondo (Texas), d’une ferme de microalgues marines s’étendant sur 450 hectares d’étangs salés, puis d’une seconde, près du golfe du Mexique, de 1 100 hectares. La société israélienne Algatech, qui élabore depuis 1999, dans le désert du Néguev, des dérivés d’algues à usage médical et alimentaire, se tourne vers la production de carburant algal. GreenFuel, issue du Massachusetts Institute of Technology (MIT), commercialise déjà des systèmes de culture d’algues. Les pétroliers Shell et Chevron se lancent dans l’aventure. Des start-up fleurissent sur le marché, dans lesquelles des capital-risqueurs injectent des millions de dollars…
« Les microalgues peuvent accumuler entre 60 % et 80 % de leur poids en acides gras », indique Olivier Bernard. Ce qui laisse espérer une production annuelle, par hectare, d’une trentaine de tonnes d’huile. Un rendement trente fois supérieur à celui des espèces oléagineuses terrestres comme le colza. Mais les procédés de fabrication sont encore loin d’être maîtrisés.
Parmi les quelques centaines de milliers, voire les millions d’espèces, de microalgues présentes dans la nature, toutes ne sont pas aussi prometteuses. Il faudra donc sélectionner – ou obtenir par manipulation génétique – les variétés à la croissance la plus rapide et les plus aptes à stocker des lipides. Puis comparer les performances de la culture dans des bassins d’eau salée ou d’eau douce, ou encore à l’intérieur d’aquariums fermés – des photobioréacteurs -, qui évitent les contaminations par d’autres micro-organismes et permettent de mieux contrôler la photosynthèse, mais sont aussi plus coûteux.
Il faudra, ensuite, trouver la meilleure équation biologique pour modifier le métabolisme des algues et les « charger » en acides gras, en les soumettant à des stress – comme une carence en azote – et en les dopant en CO2. Ce qui, à raison de près de 2 kg de gaz carbonique pour 1 kg de matière végétale, pourrait servir à recycler des effluents industriels. Il faudra, encore, mettre au point un procédé efficace d’extraction de l’huile stockée par ces plantes lilliputiennes : la méthode actuelle, par centrifugation, séchage et solvant organique, est en effet très gourmande en énergie. Et, pour finir, transformer cette huile en gazole.
C’est dire que d’énormes progrès restent à accomplir, avant que « l’or vert » des microalgues fasse tourner un moteur de voiture.
Pierre Le Hir
L’Europe mise 1 milliard d’euros sur l’hydrogène
LE MONDE | 21.10.08 | 15h40 • Mis à jour le 21.10.08 | 17h32
Près de 1 milliard d’euros sur six ans. C’est la somme que l’Europe, soucieuse de rattraper son retard sur les Etats-Unis, le Canada ou le Japon, vient de décider d’injecter dans la filière énergétique de l’hydrogène. Aux côtés de la Commission de Bruxelles, qui financera la moitié de cet effort, sont engagés une soixantaine d’entreprises privées et autant de centres de recherche et d’universités, dans une « initiative technologique commune ». Ambition affichée : « Accélérer le développement des piles à combustible et des technologies de l’hydrogène en Europe », en vue d’une commercialisation de masse « entre 2010 et 2020″. De son côté, la France vient d’annoncer qu’elle subventionnera, à hauteur de 68 millions d’euros, le programme de recherche et de développement H2E (Horizon Hydrogène Energie) associant, autour d’Air Liquide, une quinzaine d’industriels et de laboratoires nationaux.
Le développement des énergies marines se heurte à un certain nombre d’obstacles que la technologie de l’hydrogène pourrait contribuer à lever. La majeure partie des ressources en énergie des océans se trouve, par définition, à grande distance des côtes, et donc très éloignée des zones de consommation de l’électricité. Son exploitation – par le biais d’éoliennes flottantes, de procédés de récupération de l’énergie des vagues ou de l’énergie thermique des mers – achoppe sur les questions du stockage et du transport de l’électricité produite. Si celle-ci pouvait être transformée sur place en hydrogène, le problème se trouverait en grande partie résolu.
« Un (…) intérêt majeur de la production d’hydrogène par les énergies renouvelables marines est que les installations de production pourraient alors s’éloigner des côtes, ce qui augmenterait la ressource exploitable et limiterait les risques de conflits d’usages, note l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), dans la synthèse d’une étude à paraître en 2009. Des sites d’exploitation éloignés, l’hydrogène produit en mer pourrait alors être transporté dans des navires spécialisés. »
La voiture à hydrogène n’est plus le seul ni même le premier objectif visé. Le modèle du futur est plutôt le suivant. Sur le toit des immeubles ou des maisons, un capteur photovoltaïque qui, aux heures d’ensoleillement, fournira le courant électrique nécessaire aux besoins domestiques. Dans la cave ou le grenier, un électrolyseur qui, avec l’électricité non consommée, produira de l’hydrogène. A côté, un système de stockage de cet hydrogène. Pour compléter l’ensemble, une pile à combustible qui, une fois le soleil couché, utilisera l’hydrogène pour générer du courant destiné aux foyers et aux voitures électriques…
Ce cycle vertueux n’est plus une utopie de doux rêveurs écologistes. Certes, il faudra encore plusieurs années avant que les particuliers puissent s’équiper d’une telle installation, trop complexe à mettre en oeuvre aujourd’hui. Trop coûteuse surtout. Mais sur les bancs d’essai des centres de recherche et des industriels, tous les éléments existent déjà. Et ils devraient arriver rapidement sur le marché pour les collectivités, les entreprises et les sites éloignés d’un réseau électrique.
Les acteurs de la filière ont compris que, pour imposer l’hydrogène comme une alternative énergétique, ils devaient en faire un « vecteur des énergies renouvelables », explique Arnaud Deschamps, directeur adjoint de la Compagnie européenne des technologies de l’hydrogène, une PME de l’Essonne travaillant avec l’Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay (CNRS-université Paris-Sud). Autrement dit, l’utiliser comme un maillon d’une chaîne d’énergie propre, permettant d’emmagasiner et de restituer, à la demande, les kilowatts (kw) tirés de sources naturelles intermittentes – photovoltaïque ou éolienne. Ce qui effacerait l’un des défauts actuels majeurs de cette filière : le relâchement dans l’atmosphère de CO2 lors de la production d’hydrogène, réalisée aujourd’hui à plus de 90 % par reformage d’hydrocarbures.
« Pour les applications stationnaires collectives, le marché de l’hydrogène devrait s’ouvrir dès 2011 ou 2012″, prédit Patrick Bouchard, président d’Hélion, filiale du géant nucléaire français Areva dédiée aux énergies non émettrices de CO2. Cette société a livré en 2006, au centre de Saclay (Essonne) du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), un prototype de groupe de secours électrique alimenté par une pile à combustible délivrant une puissance de 30 kW. Assez pour pallier une panne de réseau pendant au moins huit heures. Elle prévoit d’installer en Corse un ensemble complet (électrolyseur, stockage d’hydrogène, pile à combustible) de 600 kW, raccordé à la centrale solaire de Vignola, près d’Ajaccio.
De tels systèmes, alimentés par des sources d’énergies renouvelables décentralisées et donc affranchies du réseau électrique, devraient intéresser au premier chef les municipalités, des services publics comme les hôpitaux, certains industriels, ou encore les régions insulaires. Mais ils pourront aussi être exploités par les transports urbains ou les flottes de véhicules captives. La Compagnie européenne des technologies de l’hydrogène a ainsi mis au point un électrolyseur qui, pas plus volumineux qu’un réfrigérateur, produit 5 000 litres d’hydrogène à l’heure, avec 5 litres d’eau et 20 kW électriques. De quoi faire rouler trois bus à hydrogène pendant 24 heures. Un démonstrateur devrait être implanté, fin 2009, en Seine-et-Marne : couplé à une éolienne, il fournira l’hydrogène de minibus convoyant les visiteurs d’un centre commercial.
« Avant que de tels dispositifs arrivent chez les particuliers, il faudra réduire leur coût d’un facteur 10″, reconnaît toutefois Arnaud Deschamps. Electrolyseurs et piles à combustible fonctionnent aujourd’hui avec des catalyseurs en métaux précieux, comme le platine. Au Massachusetts Institute of Technology américain, comme au CEA et au CNRS français, les recherches actuelles visent à les remplacer par des matériaux moins chers. Reste aussi à mettre au point un conditionnement maniable, bon marché et sûr, pour un gaz… inflammable et explosif.
Pierre Le Hir
Notre assemblée générale a connu un franc succès. Bien qu’elle ait eu lieu un jour de semaine et plus tard dans la saison que la précédente, nous sommes venus encore plus nombreux. Cela témoigne de notre degré de sensibilisation à la catastrophe environnementale qui menace nos villages.
Ce que nous vivons nous a aussi amené à prendre une conscience aigue de la gravité du changement climatique et de son origine: nos émissions de CO2 dans l’atmosphère. Nous y trouvons une seconde raison de nous opposer aux tenants des projets de production d’énergie à partir du charbon. L’un de leurs arguments principaux consiste à prétendre que les besoins énergétiques ne sauraient que croître indéfiniment. Il suffirait de mettre dès maintenant un terme à nos pratiques persistantes de gaspillage d’éclairage et de chauffage pour stabiliser cette augmentation et même nettement l’inverser.
Avez-vous entendu, environ toutes les dix minutes pendant la remarquable conférence de Maître Février, le brûleur du chauffage de la salle transformant à chaque fois une louche supplémentaire de fuel en ce CO2 qui empoisonne notre planète ? Les assistants tous chaudement vêtus avaient-ils vraiment besoin de cet apport de chaleur ? (J’ai vu beaucoup d’entre nous tomber la veste…).
Peut-être avant de rêver à des technologie prometteuses mais encore marginales, ne devrions-nous pas appliquer d’urgence la seule vraie solution au problème climatique : une politique immédiate d’économie d’énergie.
LA HONTE ???
Hier notre bienaimé député s’exprimait sur France Culture à propos de la désertification de la campagne nivernaise.
J’ai vainement attendu qu’il évoque le génial projet qui revitaliserait sa circonscription…
« La désertification de la campagne nivernaise. »
Qu’ont fait les élus ?
Magny cours
Qu’ont il dans les cartons ?
Magny cours 2 pour conserver le grand prix de France.
Quant au « génial projet » les élus ont déjà fait faire une étude par sofrémines au frais du contribuable dont le rapport dit qu’il ne faut pas le faire car dangereux pour l’environnement, la drire a également donné un avis négatif.
Alors un certain comité soutenu par des élus de gauche (avec le portefeuille à droite) pense que l’avenir c’est le « charbon propre »
Qui a ce jour n’existe pas mais qu’importe il suffit de persuader que « ça marche » en attendant que ça gaz ?
Pourquoi ce comité n’organise t-il pas une conférence débat sur le sujet ?
D’ici 2090, le monde pourrait se passer des carburants d’origine fossile en consacrant des milliers de milliards de dollars à une « révolution » qui imposerait les énergies renouvelables, affirment Greenpeace et le Conseil européen de l’énergie renouvelable (EREC).
Des mesures encore plus radicales permettraient même d’abandonner le charbon dès 2050 si les nouvelles centrales adoptaient rapidement les énergies renouvelables.
L’énergie solaire, la biomasse – les matières organiques susceptibles d’être des sources d’énergie -, les énergies géothermique ou éolienne pourraient donc être imposées d’ici la fin du siècle pour enrayer le réchauffement climatique.
Rajendra Pachauri, qui dirige le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), organisme mis en place par l’Onu et qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore, juge dans la préface de cette étude que les travaux menés par Greenpeace et l’EREC sont « exhaustifs et rigoureux ».
MAIS
l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui conseille les nations industrielles, évalue, elle, les investissements mondiaux dans le domaine énergétique à 11,3 trillions de dollars jusqu’en 2030, en mettant toujours l’accent sur les énergies fossiles et le nucléaire.
AIE ET LOBBIES, MÊME COMBAT.
Jdd.fr
le fil info ecologie
Ecologie 27/10/2008 – 19:56
Le solaire, aidé par le fonds souverain?
François Fillon a déclaré lundi que la filière française de l’énergie solaire photovoltaïque pourrait bénéficier d’une intervention du fonds d’investissement stratégique annoncé par Nicolas Sarkozy. « Cela pourrait être un des premiers investissements stratégiques dans une filière industrielle très importante pour l’indépendance énergétique de la France », a déclaré le Premier ministre lors d’une visite à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence).
Chine: la dépendance au charbon représente un coût caché de 7% du PNB
Il y a 1 jour
PEKIN (AFP) — La dépendance énergétique de la Chine au charbon représente un coût caché pour le géant asiatique de plus de 7% de son produit national brut, ont affirmé lundi des groupes écologistes dans une étude.
Ces coûts représentent 249 milliards de dollars, et seraient même plus élevés si les effets du changement climatique étaient inclus, selon cette étude réalisée par Greenpeace, la Fondation de l’Energie et le Fonds mondial pour la nature (WWF), intitulée « Le vrai coût du charbon ».
« Les dégâts environnementaux et sociaux provoqués par l’utilisation du charbon en Chine sont sous-estimés en raison des failles du marché et de la faiblesse des réglementations », a expliqué Mao Yushi, économiste et l’un des principaux auteurs de l’étude.
En intégrant ces coûts cachés, en termes de pollution de l’air et de l’eau, de dégradation de l’écosystème, de frais d’entretien des infrastructures, de pertes humaines, la Chine pourrait s’attaquer pour de bon à sa dépendance énergétique au charbon, affirme l’étude.
La Chine tire 70% de son énergie de la houille.
« Le gouvernement chinois a l’opportunité d’améliorer pour de bon l’environnement en réformant le système actuel des prix du charbon », jugent les auteurs.
« Si tous les coûts externes du charbon étaient vraiment reflétés dans son prix, cela fournirait un signal, via un prix non faussé, pour l’ensemble du marché de l’énergie », poursuivent-ils.
La Chine est devenue, avec les Etats-Unis, le principal pollueur de la planète en raison de la vitalité de son économie.
Le géant asiatique sait que le charbon restera la principal carburant de son développement, même si le nucléaire et l’hydroélectricité vont jouer un rôle plus grand.
PARIS (AFP) – 29/10/2008 00h03 Au rythme de sa consommation actuelle, l’humanité aura besoin de deux planètes au début de la décennie 2030 pour répondre à ses besoins, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).
PARIS (AFP) – 29/10/2008 00h02 En 2005, l’empreinte écologique de la France excèdait de 62% sa capacité par personne, selon un rapport du WWF intitulé Planète Vivante, reçu mercredi à Paris.
TOKYO (AFP) – 28/10/2008 10h25 Le Prince Charles d’Angleterre a espéré mardi à Tokyo que la crise économique, sans doute temporaire, ne ferait pas oublier au monde l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique, dont les conséquences seraient « irréversibles »
ET HIER, SUR EUROPE 1, ON POUVAIT ENTENDRE UN PRESENTATEUR, APRES UNE METEO UN PEU FRISQUETTE, ANNONCER TRES SATISFAIT, QUE , DANS LE STUDIO, LA TEMPERATURE ETAIT DE 26°…
Chine: la dépendance au charbon complique la lutte contre le réchauffement
29.10.08 | 04h50
La Chine a admis mercredi que sa dépendance énergétique au charbon compliquait ses efforts pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre, réaffirmant cependant son engagement à lutter contre le changement climatique. « Le bouquet énergétique dominé par le charbon ne peut pas être changé de manière substantielle dans un proche avenir, ce qui rend plutôt difficile le contrôle des émissions de gaz à effet de serre », indique un « Livre blanc » sur le changement climatique publié mardi par le gouvernement chinois.La Chine tire 70% de son énergie de la houille et est devenue, avec les Etats-Unis, le principal pollueur de la planète en raison de la vitalité de son économie. »Des conditions climatiques difficiles et un éco-environnement fragile font en sorte que l’ambition de la Chine de s’adapter au changement climatique est difficile », ajoute le rapport intitulé « Politiques et action de la Chine face au changement climatique ».La Chine a connu des hivers chauds depuis 1986, le dernier, en 2007, étant le plus chaud depuis que le pays dispose de données complètes, en 1951, selon le rapport. »Des phénomènes climatiques extrêmes, tels que des températures élevées, des fortes précipitations et des sécheresses graves, ont augmenté en fréquence et en intensité », mettent en garde les auteurs.Le rapport réaffirme la volonté de Pékin de combattre le réchauffement climatique, rappelant que l’objectif est de réduire de 20% la consommation d’énergie par unité de produit intérieur brut d’ici à 2010.La Chine promeut également « avec enthousiasme » l’utilisation d’autres sources d’énergie que le charbon, comme l’hydroélectricité, le nucléaire, l’éolien et l’énergie solaire, assure le « Livre blanc ».
PARIS (AFP) – 30/10/2008 03h38 – Six employés d’Aéroports de Paris ont mis au point un système qui leur permet d’adapter l’éclairage de plusieurs aérogares de Roissy-Charles de Gaulle en fonction de leur occupation et de réduire ainsi la consommation d’électricité.
PARIS (AFP) – 30/10/2008 03h38 – La crise écologique et le changement climatique inquiètent autant les Français (60,5%) que la crise financière, voire même davantage pour
22% d’entre eux, selon un sondage LH2 publié mardi.
De quoi espérer :
-1 : Que la seule solution immédiatement efficace contre la catastrophe climatique qu’est l’économie de l’énergie, va prévaloir, contre certaines options technologiques des lobbyistes du charbon et de leurs amis politiques.
-2 : Qu’étant donnée la conscience de plus en plus aigue du risque, l’exploitation du charbon sera de plus en plus inacceptable aux yeux de nos concitoyens.
Le moins que l’on puisse dire c’est que nos élus ont un sens « aiguë du risque » allant jusqu’à ignorer le rapport sofremines qu’ils ont eux même commander, le cacher et soutenu par une presse à la botte nous faire avaler la couleuvre du « site pilote » avec captage et stockage du CO2.
A Saint Malo, le spationaute Jean-Loup Chrétien a averti que la Terre était en train de prendre le chemin de la planète Mars. « Quand on passe au-dessus des zones désertiques, la ressemblance avec les photos prises au dessus de la planète Mars est extrêmement frappante », a-t-il expliqué.
MAIS TANDIS QUE LA DETERIORATION DU CLIMAT S’ACCELERE LES IMPOSTEURS DU CHARBON PROPRE CHERCHENT A EN TIRER PROFIT.
DIEU MERCI, IL EN EST QUI NE S’EN LAISSENT PAS CONTER, TEL ALE GORE :
Son coup de gueule le plus spectaculaire, lors d’un colloque à Nashville a été la dénonciation du charbon « propre » : « Si vous avez suivi les débats présidentiels à la télévision, vous avez sûrement remarqué que le principal commanditaire était la Clean Coal Coalition. En fait, pour qualifier le charbon de propre, il faudrait que l’ensemble du CO2 qu’il émet soit capté et stocké ». Selon Gore, bien que la technologie existe, aucune usine d’électricité au charbon n’est encore alimentée au charbon propre. Il sort de ses gonds lorsqu’il dénonce les 25 milliards de dollars de subventions accordées à cette industrie dans le plan de sauvetage de 700 milliards.
NOUS MANQUONS EN EUROPE D’UN ALE GORE, POUR DENONCER HAUT ET FORT LES PROJETS DE FINANCEMENT DE LA CSC.
JdC de jour 31/10 : page Sud-Nivernais, en haut page 16 : titre LES FLEURS DE LA TOUSSAINT AU CHOIX : petit encart sur Dornes, et à côté … La Machine : pétition !!!
« Une carte-pétition destinée au ministre de l’Ecologie,lui demandant de ne plus attendre pour accorder l’autorisation d’exploitation des réserves charbonières de Lucenay/Cossaye circule actuellement. Elle s’adresse à la population nivernaise,aux élus, aux organisations syndicales. Noël Fumat, élu communiste et président du Comité pour une exploitation propre du charbon, l’a proposée au dernier conseil municipal. Une initiative soutenue à l’unanimité. « C’est une chance pour la Nièvre en termes d’emplois, de renouveau industriel, de retombées économiques pour nos collectivités territoriales » a affirmé Noël Fumat.
Et voilà, à nouveau la ritournelle…. martelée par nos « amis », mais aussi martelée par notre cher journal local.
M. Comcontre, pouvez-vous faire quelque chose pour changer la chanson ????
Quelle combativité de la part des charbonniers adeptes du perrier !
Et pendant ce temps, on voit sur france 3 le président de L’ADSN dire: « la chose chose que l’on puisse faire maintenant est attendre »
Comment voulez-vous faire changer la chanson du « charbon propre », ce sont des bornés qui ont appris quelques phrases clés sans doute avec l’aide des journalistes locaux et des promoteurs et qui les répètent à tout va.
Si le projet de développement non durable devait se réaliser, ce seront les premiers à crier au loup et dire que le pauvre travailleur (mineur) est exploiter au profit du grand capital.
Que faire ?
Je trouve la remarque de l’Ours un peu provocante, extraire une phrase et la jeter en pâture au lecteur ressemble un peu à une pratique journalistique que nous connaissons bien dans la presse locale.
C’est méconnaître le travail effectuer par le président de l’ADSN
La critique est facile !
A moins qu’il s’agisse d’un règlement de compte ?
M. L’Ours : Genevieve a raison, on n’extrait pas un bout de phrase, sorti de son contexte comme cela, pour faire un effet.
le mot « attendre » s’appliquait (et s’applique jusqu’à fin aout 2009) à la décision du ministre. Vous le savez très bien et vous savez aussi que l’ADSN, et son Président, ne reste pas les bras croisés. La preuve, le succès (oui le Succès avec un grand S) de notre AG et les thèmes développés. Allez, rentrez vos griffes, sinon vous allez les user ….
BRAVO ELIANE !!!
Une fois de plus notre journal local fait la promotion du charbon propre en se faisant le porte-parole de M Fumat. Pour la signature de la « pétition »
Tout le monde a bien compris depuis longtemps le soutient sans faille du jdc aux projets destructeur de notre environnement.
La censure pèse toujours sur la publication du rapport sofremines dont tout un chacun devrait avoir connaissance.
Nous sommes privés d’une multitude d’informations concernant (entre autre) les énergies renouvelables qui sont pourtant une chance « en termes d’emplois, de renouveau industriel, de retombées économiques. »
L’Europe limite le retour des centrales au charbon
La commission Environnement du Parlement européen a décidé mardi que toutes les nouvelles centrales produisant de l’électricité en Europe ne pourront plus émettre plus de 500 grammes de CO2 par kilowatt/heure produit à compter de 2015.
Cette mesure revient en fait à empêcher la construction de nouvelles centrales au charbon, sauf si celles-ci sont équipées d’un mécanisme de capture et de séquestration du carbone (sous terre) », a indiqué mardi le libéral britannique, Chris Davies, rapporteur du Parlement pour le projet de directive autorisant en Europe la capture et la séquestration du carbone à la sortie des usines grosses émettrices de gaz à effet de serre.
Cette plafonnement du niveau d’émission à 500 grammes de CO2 par KWh s’appliquera à toutes les nouvelles centrales électriques d’une puissance supérieure à 300 Mégawatts construites à partir de 2015, mais vise en réalité les centrales au charbon particulièrement émettrices en CO2, principal gaz réchauffant l’atmosphère.
La combustion de charbon compte aujourd’hui pour 20% des émissions de CO2 du Vieux continent. La lignite est ainsi largement utilisée par plusieurs pays européens, à l’est notamment, pour produire leur électricité. En Pologne, plus de 90% de l’électricité est générée par la combustion de charbon. Ce plafonnement ne s’appliquera toutefois que pour les centrales neuves, et non celles déjà construites.
Dans un communiqué, l’organisation de défense de l’environnement WWF s’est félicitée de la mesure. « L’adoption d’un standard de performance est essentiel, particulièrement quand on considère que la construction de plus de 50 centrales au charbon est déjà planifiées pour les années à venir à travers l’Europe, et ce sans aucune obligation en matière de capture et de séquestration de CO2″, commentait mardi soir de Delia Villagrasa, conseiller auprès du WWF.
Infos JdC ..toujours !
Je reviens sur un petit article qui a peut-être échappé à certains, car publié dans le journal du Dimanche 26 Oct. et concernant la ville de Decize.
Vous vous souvenez de l’article dithyrambique, pleine page, du 30 Sept : « La Ville prépare l’avenir et le terrain » et se prépare à accueillir 1000 à 2000 habitants de plus.
Bien : le mercredi 22 Oct.(cette date vous rappelle quelque chose ?..), « la municipalité avait organisé une réunion de présentation et de concertation sur ce Plan d’Urbanisme qu’elle vient de décider par délibération du Conseil Municipal ». Je cite de JdC : « QUATRE PERSONNES SEULEMENT ONT ASSISTE A CETTE REUNION » d’où le titre de l’article : Le Plan d’Urbanisme boudé par les Decizois.
Intéressant , non ??..
31 10 08 : Au moins 19 personnes ont péri dans le centre du Vietnam en une semaine d’intempéries, ont annoncé les autorités deHanoi,la capitale,où nombre de rues ont été innondées. 01/11/2008 08h14 TEGUCIGALPA (AFP) – Les pluies diluviennes qui se sont abattues depuis le 16 octobre sur les pays d’Amérique centrale ont fait au moins 42 morts et 19 disparus au Honduras, selon un nouveau bilan des autorités vendredi soir.
CHAQUE JOUR SE CONFIRMENT LES PREVISIONS DU GIEC. C’EST CELA LE XXI EME SIECLE, ALORS QUE CERTAINS SEMBLENT ENCORE VIVRE AU XIX EME.
LES INONDATIONS SE MULTIPLIENT, SIGNES QUE LA CATASTROPHE CLIMATIQUE EST EN ROUTE !
Intempéries et crues en France:quatre départements en alerte rouge, deux en orange:
TOULOUSE (AFP) – 03/11/2008 08h33 Météo France maintenait l’alerte rouge sur quatre départements du Centre-Est de la France (Loire, Allier, Nièvre, Saône-et-Loire), lundi à 06h00, en raison de risques de crue de la Loire,
Intempéries au Vietnam:
au moins 55 morts HANOI (AFP) – 03/11/2008 07h22 Au moins 55 personnes sont décédées dans des intempéries qui frappent le nord et le centre du Vietnam depuis 10 jours, dont 18 dans la capitale Hanoï, touchée en fin de semaine par les pires inondations en près de 25 ans, ont indiqué lundi les autorités vietnamiennes.
Pluies diluviennes au Honduras :
46 morts TEGUCIGALPA (AFP) – 03/11/2008 07h29Les pluies diluviennes qui se sont abattues depuis le 16 octobre sur les pays d’Amérique centrale ont fait au moins 46 morts et 16 disparus au Honduras, selon un nouveau bilan des services de secours publié dimanche soir.
Chine:
15 morts, 34 disparus dans des coulées de boue PEKIN (AFP) – 02/11/2008 13h05 Au moins 15 personnes ont été tuées et 34 autres portées disparues dans des coulées de boue qui ont englouti dimanche plusieurs villages voisins, dans le sud-ouest de la Chine, a rapporté la presse officielle.
ET LE PRETEXTE DE LA CRISE ECONOMIQUE VIENT A POINT NOMME POUR DIFFERER LES MESURES QUI DEVRAIENT ÊTRE ADOPTEES D’URGENCE.
CO2 des voitures:
l’UE donne un peu de répit aux constructeurs: BRUXELLES (AFP) – 02/11/2008 20h37 Les gouvernements européens se sont entendus pour accorder aux constructeurs automobiles un délai supplémentaire de trois ans, jusqu’en 2015, pour réduire la pollution des voitures, au moment où le secteur est fragilisé par la crise économique, a-t-on appris samedi auprès des négociateurs.
Etats-Unis: la promesse d’une présidence plus « verte » s’éloigne avec la crise WASHINGTON (AFP) – 02/11/2008 09h51 La crise financière et la chute du pétrole pourraient saper les efforts du prochain président américain pour promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique et les énergies renouvelables auprès de ses concitoyens et du Congrès.
ON NE PARLE PLUS ENCORE QUE DE LA SOLUTION DE LA CSC, IMPOSTURE DESTINEE A MONOPOLISER LES CREDITS DE RECHERCHE ET A DISCREDITER LES VERITABLES REMEDES.
BUSINESS AS USUAL !
Ces inondations ont quand même du bon puisque M Lassus maire de Decize, qui a aujourd’hui les pieds dans l’eau, va peut être prendre conscience de l’ampleur de la catastrophe climatique qu’il souhaite aggraver par l’exploitation du charbon.
Pour justifier son choix, il devra sortir les rames!
Merci l’Ours, vous n’avez pas que des griffes, vous avez aussi un certain humour !!
La condition de nos émissions de CO2 est la consommation de l’oxygène atmosphérique : O2. Produit au début de la vie sur terre par les végétaux, grâce à la fonction de l’assimilation chlorophyllienne qui, utilisant l’énergie solaire, dissocie la molécule de CO2 en ses composant C et O2, l’oxygène est le moteur de la vie animale, à laquelle il restitue l’énergie emmagasinée par les végétaux en se combinant avec le carbone pour redonner du CO2.
Initialement l’atmosphère comportait presque exclusivement du CO2 et les végétaux ont capté et séquestré des quantités énormes du carbone composant ce CO2, tout en en libérant l’oxygène. C’est ce carbone, enfoui dans le sol qui constitue les combustibles fossiles. Il n’y a guère plus de deux cents ans, nous avons découvert la source d’énergie quasi magique que constituait le charbon, puis le pétrole, puis le gaz et nous nous sommes mis à en utiliser une part toujours plus grande, sans réaliser que nous étions en train de rejeter dans l’atmosphère le carbone séquestré patiemment au cours de millions d’années par les végétaux.
Nous pourrions sans problèmes brûler tous les combustibles fossiles accessibles, si le CO2 n’avait pas la même propriété que les vitres de nos serres : il est transparent à la lumière visible, mais en retour opaque à l’infrarouge, c’est à dire la chaleur, de sorte que son accumulation entraîne d’abord insensiblement, puis de plus en plus vite le réchauffement de notre atmosphère.
Dès1896, Svante August Arrhenius avait établi qu’un doublement de la quantité de CO2 devrait augmenter de 4° la température moyenne. Il espérait ainsi que l’exploitation du charbon permettrait de repousser la prochaine ère glaciaire. Il ne prévoyait pas que le phénomène aurait, bien avant, des effets pervers. Car outre l’élévation des températures, l’excédent d’énergie apporté à l’atmosphère entraîne l’augmentation de la fréquence et de la violence de tous les phénomènes météorologiques extrêmes (ouragans, inondations), et la fonte des glaces, avec pour conséquence l’élévation du niveau des mers de surcroit majoré par effet thermique.
Ce n’est qu’en 1972, un peu avant que les membres du Club de Rome ne mettent en garde contre l’impasse où nous conduisait notre hyperconsommation, que l’on commença à reparler de « l’effet de serre » avec le rapport Brundtland.
En 1980, Jean-Marc Jancovici et Hervé Le Treut vulgarisaient les risques que faisaient courir le réchauffement climatique.
Que s’est-il passé pendant ces vingt-huit ans que nous aurions dû mettre à profit pour modifier nos funestes habitudes de consommation. Nous avons tout au contraire accéléré de façon démente notre course vers la catastrophe, encouragés par les négationnistes, type Allègre.
Aujourd’hui, alors que l’imminence du désastre est évidente, la survenue de la crise économique devrait être l’occasion de modifier du tout au tout les comportements qui nous ont conduits où nous en sommes. Or que voyons-nous?: des efforts désespérés pour poursuivre dans la voie de l’hyperconsommation et la recherche effrénée de nouveaux gisements de combustibles fossiles avec l’alibi mensonger du stockage de ce CO2 qui n’aura de cesse de s’échapper dans l’atmosphère et d’y majorer encore le fatal effet de serre.
Obama, nouveau Président des USA veut interdire la mise en route de nouvelles centrales à charbon tant que le problème de la capture-séquestration du CO2 ne sera pas résolu. C’est logique, Bravo !
Les membres du « Charbon propre » veulent un site pilote qui va capturer le CO2 pour essayer de l’enterrer (on ne sait pas où), CO2 produit par une centrale dont on n’a pas besoin, alimentée par une mine dévastatrice dont un rapport SOFREMINES (personne ne veut le commenter) dit ouvertement qu’elle n’est pas faisable. C’est de la logique SHADOKS : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Certains de nos décideurs locaux ont trop regardé ce dessin animé !!!
A ORLEANS OU IL VISITAIT LES INTALLATIONS DU BRGM JEAN-LOUIS BORLOO A DECLARE CECI:
« Pollutions des sols, risque sismique, géothermie… : vous êtes au cœur des sujets de recherche appliquée du Grenelle, a-t-il lancé. Et des efforts importants doivent être déployés pour le stockage géologique du CO2″. Même si la France, du fait de son électricité d’origine nucléaire, est assez peu concernée, le marché du stockage de CO2 est appelé à se développer, notamment dans les pays émergents. D’autant que le « paquet énergie climat » – une des priorités de la présidence française de l’Union Européenne – se heurte à la résistance des pays possédant des réserves de charbon. « Mes homologues polonais me disent qu’ils ont cinq cent ans de réserve de charbon dans le sous-sol et que cela leur assure l’autonomie énergétique. Nous n’allons évidemment pas leur demander de renoncer à court terme à cette énergie fossile. Mais cela démontre l’urgence de mettre en place des démonstrateurs européens de séquestration géologique du CO2″.
A l’enthousiasme du ministre, Philippe Vesseron, président du BRGM a répondu avec la rigueur du scientifique que la séquestration du CO2 est une solution intéressante de lutte contre l’effet de serre et que son établissement travaillait activement à la prévention des risques.
TIENS – TIENS… IL Y A DONC DES RISQUES !!
Romandie News
Hydroliennes : EDF choisit l’Irlandais OpenHydro pour Paimpol-Brehat
SAINT-BRIEUC – Le groupe EDF a retenu la société irlandaise OpenHydro Group Ltd pour construire les premières hydroliennes sur le site de Paimpol-Bréhat (Bretagne, ouest de la France), annonce l’électricien vendredi dans un communiqué.
Le site des Côtes d’Armor, choisi en raison de l’intensité de ses courants marins, accueillera le projet pilote de ferme hydrolienne pour produire de l’électricité à partir de l’énergie contenue dans les courants de marées.
La coopération avec OpenHydro porte sur l’installation de 4 à 10 hydroliennes, d’une capacité totale de 2 à 4 MW, qui devraient être raccordées progressivement au réseau de distribution d’électricité à partir de 2011, selon le communiqué.
La technologie retenue pour ces hydroliennes ne nécessite pas de travaux sous-marins. Totalement immergées et faciles à déplacer, elles peuvent être néanmoins émergées pour des opérations de maintenance, précise-t-on de même source.
EDF
(©AFP / 17 octobre 2008 16h31)
Questions :
Existe t-il une société française capable de construire une hydrolienne ?
Si oui,on est encore passer à coté de combien d’emplois ?
A L’INTENTION DE LA FACULTE DECIZOISE.
N’INVESTISSEZ PAS LA-DEDANS !
La semaine dernière, nous avons vu le Président du BRGM lui-même calmer l’enthousiasme de notre fougueux ministre de l’Environnement en évoquant les risques de la CSC
On lit aujourd’hui dans Usine nouvelle sous la signature d’Ana Lutzky :
« Discorde sur le stockage géologique du CO2 : Là où le bât blesse franchement selon FNE, c’est sur le captage et la séquestration du C02. « La commission européenne prépare un projet de directive sur le sujet et les industries sont très pressées de mettre en œuvre des centrales de démonstration. Mais pour l’instant c’est le flou juridique, et le sujet est tellement dense qu’il mériterait qu’on en débatte. De plus, l’Etat est responsable de la surveillance du site après l’enfouissement. Sur le principe pollueur payeur, on a fait mieux. , réagit Arnaud Gossement, qui s’étonne que le stockage du CO2 fasse son apparition dans le Grenelle 2 sans avoir été débattu auparavant. Le groupe Total à Lacq compte séquestrer 120.000 tonnes de C02, et le groupe Véolia a annoncé un projet de stockage du CO2 émis par ses incinérateurs de déchets. « Je suis dubitatif sur ces installations, et nous manquons d’informations sur les risques » commente Arnaud Gossement. (Président de France Nature Environnent) ».
Le même Arnaud Gossement déclare par ailleurs sur son site « Changement Climatique Effet de Serre » :
« Dans la perspective de réduction des émissions de gaz à effet-de-serre dans l’UE, le Captage et la Séquestration de ce gaz (CSC) sont une des solutions techniques soutenues par des entreprises concernées et, en France, par l’Administration.
Pour FNE, le CSC est un pis aller expérimental, à court terme, qui ne doit être accepté qu’en dernier ressort, c’est-à-dire quand ont été mis en œuvre prioritairement :
– la maîtrise de l’énergie – sobriété et efficacité énergétiques
- les énergies renouvelables
Donc FNE n’accepte le CSC que si les entreprises demanderesses ont appliqué une « subsidiarité » qui fasse la preuve de l’application des priorités énoncées ci-dessus.
En tout état de cause, des preuves doivent être apportées de la sûreté et de la réversibilité éventuelle des stockages, dont les risques sont élevés ».
Gilles Bridier sur Place Publique écrit :
« Certes, il est beaucoup question de « charbon propre », concept impliquant de produire de l’électricité à partir du charbon en stockant le CO2 dans des cavités souterraines et des aquifères. Mais le principe pose encore maints problèmes, dont l’acceptabilité par le corps social de telles concentrations souterraines de gaz carbonique. Comme pour les déchets nucléaires ».
Enfin il semble très probable qu’Ale Gore va figurer parmi les conseillers d’Obama et il avait récemment déclaré :
« N’INVESTISSEZ PAS LA-DEDANS».
On commence à savoir stocker l’énergie !!!
Article publié le 10/11/2008 à 10:16 par René Tregouët (Sénateur honoraire)
Stocker de l’énergie solaire et éolienne est un véritable défi techno-économique car ces énergies sont, par nature, diffuses, intermittentes et difficilement prévisibles. Le marché mondial du stockage énergétique est d’ailleurs estimé à 60 milliards de dollars. Quand le vent souffle fort, par exemple, les éoliennes produisent plus d’électricité que les habitants n’en ont besoin. Il faut donc stocker cet excédent énergétique et le restituer en l’absence de vent. Enairys Powertech, une start-up en cours de création, a développé une méthode pour stocker et restituer l’énergie par air comprimé.
L’ingénieur et fondateur d’Enairys, Sylvain Lemofouet, a conçu avec le professeur Alfred Rufer, directeur du Laboratoire d’électronique industriel de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et le professeur Daniel Favrat, directeur du Laboratoire d’énergétique industrielle, une batterie qui ne contient pas de métaux lourds. Explications de Sylvain Lemofouet : « L’air, comme tous les gaz, est compressible. En d’autres termes, il peut prendre le volume qu’on lui impose. En l’obligeant à occuper un plus petit espace, sa pression augmente et crée un potentiel d’énergie comparable à l’élévation de l’eau dans un barrage hydroélectrique. »
Le stockage d’énergie par air comprimé n’est en soi pas nouveau mais cette technique n’a pour ainsi dire jamais été exploitée, du fait du faible rendement des machines à air existantes. En effet, l’air s’échauffe quand on le comprime et cette chaleur, une fois évacuée, génère des pertes importantes. La quantité d’énergie récupérée à la détente de l’air est faible par rapport à celle qui a été initialement stockée. On parle d’un rendement de l’ordre de 20 à 30 %.
La machine à air comprimé d’Enairys fonctionne non pas avec un piston mécanique mais grâce à un concept de compression et de détente d’air basé sur le principe du « piston liquide ». L’eau refroidit l’air pendant la phase de compression et le réchauffe pendant la phase de détente permettant de réduire les pertes thermiques au minimum et donc d’avoir un bien meilleur rendement. Dans le système d’Enairys, l’électricité est employée pour comprimer l’air en alimentant un moteur électrique couplé à un compresseur hydropneumatique.
L’air est ensuite stocké dans des bonbonnes, reliées les unes aux autres. Lorsqu’il y a une demande en électricité, l’air comprimé est utilisé pour faire tourner la même machine hydropneumatique et entraîne la machine électrique qui fonctionne alors en alternateur pour reproduire du courant. « Le rendement énergétique de notre système est de l’ordre de 60-65 % et s’approche ainsi du rendement des batteries au plomb qui est de 70 % », souligne Sylvain Lemofouet.
Le grand avantage d’un tel système est qu’il est écologique et économique. Aujourd’hui, le stockage de l’énergie solaire ou éolienne se fait par des batteries d’accumulateurs électrochimiques. Celles-ci contiennent des métaux lourds qui sont polluants. En outre, leur durée de vie n’est que de quelques années. « Sur le long terme, notre système est moins coûteux », précise l’ingénieur. « Nous visons également le marché de la production d’air comprimé à haute pression et à plus long terme celui des voitures urbaines à air comprimé », souligne Sylvain Lemofouet.
Le groupe énergétique EnBW (numéro 3 allemand) a également développé une solution pour résoudre le principal problème posé par l’exploitation de l’énergie éolienne : son stockage. Des améliorations techniques récentes devraient permettre la mise en service d’une centrale de stockage par air comprimé, unique en son genre, d’ici 2011/2012 dans le nord de l’Allemagne. Un rendement de 70 % est attendu pour cette installation d’une nouvelle génération, soit une nette progression par rapport à la génération actuelle (rendement de 40 %). L’entreprise est aujourd’hui à la recherche d’un site approprié et bénéficie dans son action du soutien du Land de Basse-Saxe.
La grande majorité des projets éoliens allemands qui verront le jour dans les années à venir sont des projets « offshore » : les machines exploiteront le gisement éolien de la mer Baltique et de la mer du Nord, à une grande distance des centres industriels allemands fortement consommateurs d’électricité. Cette situation rend nécessaire le développement important du réseau électrique : une étude de l’agence allemande de l’énergie (dena) évalue à 800 km le besoin en nouvelles lignes électriques d’ici 2015. Selon les experts, il est peu probable que cet objectif soit réalisé dans les temps. D’où l’intérêt de projets tels que celui mené par EnBW.
Les centrales de stockage de l’énergie par air comprimé sont capables d’emmagasiner temporairement l’énergie sous forme d’air comprimé par injection, dans des réservoirs souterrains de formations géologiques diverses (sel, roche, aquifère). L’énergie est restituée lors des périodes de forte ou moyenne demande. L’innovation technique du projet de EnBW consiste à récupérer la chaleur résultant de la compression de l’air en vue d’améliorer le rendement de l’installation : « le compresseur n’est pas refroidi et la chaleur de l’air comprimé est stockée dans un accumulateur de chaleur », explique le directeur de projet Joachim Manns. Plus précisément, l’air comprimé, chaud, est conduit vers le récupérateur, où il cède sa chaleur avant d’être temporairement stocké à faible température dans une caverne souterraine. Plus tard, l’air froid stocké est réacheminé vers le récupérateur de chaleur où sa température est ramenée à celle de la turbine. Cette technique efficace de réchauffement permet d’éviter le recours à une source extérieure d’énergie comme c’est le cas aujourd’hui (chauffage au gaz naturel).
Selon Stephan Kohler, expert à la dena à Berlin, « la nouvelle centrale de stockage par air comprimé est la plus intéressante des techniques de stockage aujourd’hui envisageables ». Le Nord de l’Allemagne dispose de nombreux sites adaptés à l’application de cette technologie (cavernes de sel).
En Espagne, le centre de recherche aérospatial allemand (DLR) vient de mettre en service une turbine à gaz (TAG) d’un nouveau genre : délivrant une puissance de 250kW, cette TAG est intégrée à une centrale solaire à tour (CESA-1) et fonctionne au biodiesel. Le principe de fonctionnement de cette installation hybride expérimentale est le suivant. Dans un premier temps, les rayons du soleil sont réfléchis par un champ de miroirs et dirigés vers 3 récepteurs montés sur la tour. Placés les uns derrière les autres, ces récepteurs assurent ensuite un chauffage graduel de l’air comprimé de la TAG jusqu’à une température de 800°C.
Si l’énergie solaire vient à manquer, le chauffage de l’air comprimé s’effectue par combustion de biodiesel. Ainsi, l’installation est capable de fournir de l’électricité en permanence, indépendamment de l’heure et des conditions météorologiques. Située sur la plate-forme solaire d’Almería dans le sud de l’Espagne, l’installation test a été conçue en collaboration avec 11 partenaires internationaux dans le cadre du projet européen Solhyco.
Mais l’air comprimé pourrait également devenir une énergie rentable dans les transports urbains. Avec un baril de pétrole autour de 100 dollars, la petite entreprise MDI spécialisée dans les voitures propulsées à air comprimé suscite un regain d’intérêt en France et au-delà de ses frontières. La voiture à air comprimé dispose d’un réservoir type bouteille de plongée dont l’air comprimé utilisé seulement en ville est associé à un « adjuvant énergétique » (éthanol, gazole, essence sans plomb ou n’importe quel biocarburant) pour améliorer le rendement sur route. Les bouteilles d’air comprimé se rechargent en trois minutes en station-service.
Protégée par une cinquantaine de brevets, cette voiture dont la fabrication en pré-série devrait commencer cette année, sera vendue aux alentours de 3.500 à 4.000 euros, selon les versions. La carrosserie monobloc en fibres composites, les accessoires et le moteur ne lui feront pas dépasser 330 kilos sur la balance. Sa vitesse maximum sera de 150 km/h. Le plein pourra se faire en 3 minutes pour un coût de 2€50 ! « Moins c’est lourd, moins ça consomme, moins ça pollue moins c’est cher, l’équation est simple », dit Guy Nègre. Avec une bouille qui lui donne l’air de sortir tout droit d’une bande dessinée, la OneCATS (son nom provisoire) a en tout cas déjà séduit le groupe indien Tata Motors.
Mais en matière de stockage de l’énergie, l’hydrogène devrait également venir compléter la chaine énergétique propre. Un groupe de recherche du Institue of Multidisciplinary Research for Advanced Materials de l’université de Tohoku a découvert un procédé naturel de génération d’hydrogène à partir de la cellulose du bois. L’équipe de professeur Fumio SAITO a mis en évidence qu’un broyage physico-chimique à sec de la cellulose, suivi de sa caléfaction entraîne une synthèse à haut rendement d’hydrogène d’une grande pureté.
L’échantillon utilisé était composé de cellulose et d’un hydroxyde de métal qui servirait d’agent accélérateur de la réaction. Le mélange est broyé à sec puis chauffé dans un four électrique sous atmosphère d’argon. Un mélange gazeux est alors libéré, composé en pourcentage molaire à 93,5 % d’H2, 6,4 % de CH4 ainsi que de traces de CO et CO2. L’hydrogène moléculaire produit est considéré comme d’une grande pureté car il contient moins d’1 % de CO et peut de ce fait être utilisé directement dans des piles à combustibles à acide phosphorique (PAFC). Cette méthode, relativement simple de synthèse à haut rendement d’hydrogène d’une grande pureté, à partir de biomasse telle que les débris de bois, a toutes les chances de connaître un rapide développement.
Outre Atlantique, le Pr Lanny Schmidt et son équipe de l’université du Minnesota viennent ainsi de mettre au point un procédé permettant de produire de l’hydrogène à partir d’huile ou de sucre, après avoir rendu l’opération possible à partir de l’éthanol. À terme, l’objectif est d’étendre les matières premières à tout un éventail de résidus de cultures. À la sortie de la réaction, un mélange hydrogène et monoxyde de carbone, entrant dans la fabrication d’un carburant de synthèse, et de l’ammoniac qui peut être utilisé comme fertilisant.
Les travaux du professeur Schmidt pourraient déboucher sur une diminution considérable du coût de production des biocarburants, des engrais et de l’hydrogène, tout en éliminant l’énergie fossile indispensable à leur obtention. Cette production « verte » d’hydrogène à partir de ressources renouvelables pourrait avoir un impact considérable tant sur la plan économique qu’écologique en apportant une solution élégante et rentable à la production et au stockage de l’hydrogène.
En s’inspirant de la photosynthèse, des chercheurs américains du MIT, dirigé par Daniel Nocera, ont franchi une étape décisive vers la production d’hydrogène à partir d’énergie solaire en mettant au point un catalyseur à la fois efficace et bon marché (Voir article dans notre rubrique « Energie »).
Un réacteur expérimental exploitant l’énergie solaire pour produire de l’hydrogène par l’hydrolyse de l’eau a été mis en service le 31 mars 2008 sur la plate-forme de recherche solaire d’Almeria en Espagne. Cette inauguration marque le lancement de la deuxième phase du projet « Hydrosol » mené depuis 2004 par le Centre de recherche aérospatiale allemand (DLR) en coopération avec l’organisme de recherche énergétique espagnol CIEMAT.
Baptisé « Hydrosol II », le nouveau réacteur optimisé et automatisé est dix fois plus puissant que son prédécesseur « Hydrosol I » (100kW(th) contre 10kW(th)). La réalisation de ce prototype constitue une étape importante vers la conception d’une future installation industrielle. Le projet pilote, qui se caractérise par un cycle thermochimique particulièrement efficace (jusqu’à 50 % de rendement), poserait ainsi les fondements d’une future et durable économie de l’hydrogène. En effet, contrairement à l’hydrolyse thermique directe qui nécessite des températures de plusieurs milliers de degrés, le procédé innovant du projet Hydrosol repose sur une combinaison de différentes réactions chimiques qui ont lieu à des températures inférieures à 1400 degrés.
Outre-Manche, la compagnie Wind Hydrogen Ltd, basée à Anglesey au nord de Pays de Galles, développe une technologie intégrant éolien et hydrogène pour la production d’électricité et le transport. Le principe de cette technologie est d’utiliser le surplus d’énergie éolienne pour produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. Cet hydrogène stocké peut être soit utilisé pour produire de l’électricité en cas de vents faibles (piles à combustible ou moteur à combustion interne) ou être revendu pour le secteur du transport. D’après Declan Pritchard, le directeur de développement de Wind Hydrogen, « L’énergie éolienne couplée avec la production hydrogène permet théoriquement la pénétration du 100 % renouvelable dans le marché de l’électricité ». La compagnie travaille sur différents sites au Royaume-Uni, en particulier en Ecosse, et en Australie. A Kilbirnie, à l’ouest de l’Ecosse, la compagnie travaille sur un projet de 375 MW. Dans ce projet, 10 à 15 % de l’électricité produite par les éoliennes seraient dédiés à la production d’hydrogène.
On voit donc, à la lumière de ces remarquables avancées technologiques, que la question du stockage propre et efficace, qui constitue encore un obstacle majeur à l’utilisation généralisée et rentable des énergies renouvelables (énergie éoilienne, solaire et biomasse principalement), est en train d’être surmontée grâce à ce binôme air comprimé-hydrogène qui devrait s’imposer définitivement d’ici 2020.
Dans une interview en janvier au San Francisco Chronicle, Barak Obama avait frappé fort, en décrivant une politique anti-CO2 qui ferait en sorte, grâce à des taxes sur le premier gramme de CO2 émis, que “si quelqu’un veut bâtir une centrale à charbon, il pourra mais (avec ma politique) il fera faillite car il sera taxé de grosses sommes pour tous ces gaz à effet de serre qu’il émet”.
Sa phrase a déclenché une série d’attaques de John Mc Cain et Sarah Palin, qui ont accusé Barak Obama de vouloir mettre au chômage les nombreux salariés qui travaillent dans le secteur du charbon (qui fournit 55% de l’électricité des Etats-Unis).
Biens sûr Barak Obama, campagne oblige, a quelque peu édulcoré sa position, ce qui l’a sans doute aidé à remporter la victoire dans les états charbonniers de la Pennsylvanie et de l’Ohio, mais il est permis de d’espérer que, dans l’interview de janvier, s’exprimait le fond de sa pensée.
Autre motif d’espérance : Al Gore, qui va très probablement figurer parmi ses proches conseillers, est toujours aussi combatif. Au Sommet du Web, la semaine dernière à San Francisco. Il a profité de la conférence pour lancer un défi au nouveau président élu : « obtenir 100% de notre électricité d’énergies renouvelables non génératrices de CO2 d’ici dix ans. » Les start-ups présentes lors de la conférence ont semblé lui donner raison et l’article rapporté plus haut par Eureka montre à quel point elles sont actives dans la création d’énergies nouvelles et propres, face auxquelles la solution de la CSC apparaît totalement dérisoire.
Un expert du climat appelle à « un sursaut de l’homme »
LE MONDE | 11.11.08 | 15h36 • Mis à jour le 11.11.08 | 16h09
Né en 1932 à Besançon, père de la glaciologie moderne, Claude Lorius doit recevoir, mercredi 12 novembre, à Tokyo, le prix Blue Planet, l’une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l’environnement. En 1987, avec Jean Jouzel et Dominique Raynaud, il a été le premier à exploiter la présence de CO2 dans les carottes de glaces polaires pour établir un lien expérimental entre changements climatiques et concentrations des gaz à effet de serre.
La présidence française de l’Union européenne a lancé un appel, lundi 10 novembre, à Monaco, pour un renforcement de la coopération scientifique internationale dans l’Arctique, un premier pas vers une protection de cette région. « Il faut qu’il y ait un système de recherche unifié », a indiqué Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie, lors d’une conférence internationale organisée conjointement avec la principauté monégasque.
L’Arctique fait l’objet de nombreux programmes mais « ces recherches ne sont pas coordonnées », a souligné le ministre. « Il n’est pas imaginable qu’il y ait des données scientifiques connues et non partagées, a-t-il estimé. Nous allons mettre les moyens nécessaires pour qu’il y ait ce réseau mondial d’informations. »
Les scientifiques espèrent que ce soutien politique pourra donner un nouvel élan à la recherche au-delà de l’Année polaire internationale, qui s’achève en mars. Contrairement à l’Antarctique, l’Arctique n’est pas protégée par un traité international. Le Parlement européen s’est prononcé en octobre pour l’adoption d’un tel texte. – (AFP.)
Un peu plus de vingt ans après vos travaux publiés en 1987 dans la revue Nature, tout le monde se pose la question : est-ce réversible ?
Honnêtement, je suis très pessimiste… Sur les CFC (chlorofluorocarbures), on voit bien que l’arrêt de leur utilisation a permis de réduire le trou dans la couche d’ozone, mais en ce qui concerne la crise climatique, on sait que même si on stabilisait aujourd’hui les émissions de CO2, ce gaz à effet de serre ne disparaîtrait pas pour autant. Il est là pour un moment…
Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu’on va subir un réchauffement : on prévoit d’ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l’âge glaciaire à l’holocène ! Et je ne vois pas que l’homme ait actuellement les moyens d’inverser la tendance.
Poussant jusqu’au bout la logique d’un dérèglement du climat, certains évoquent aujourd’hui le retour d’une ère glaciaire. Est-ce envisageable ?
Dans un certain nombre de milliers d’années… Aujourd’hui, c’est totalement hors de propos ! Les périodes de réchauffement et de glaciation montrent des cycles de 100 000 ans, dus à la trajectoire de la Terre autour du Soleil en suivant une ellipse qui s’altère très légèrement, mais suffisamment pour modifier le climat sur ces très longs termes. Ce qui est nouveau, et que nous avons montré avec l’analyse des bulles d’air emprisonnées dans la glace, c’est que désormais l’homme, en multipliant les gaz à effet de serre, a accéléré un cycle de réchauffement sur un très court terme.
Rapide, irréversible… Cela ressemble tout de même à un scénario catastrophe.
Je ne crois pas que l’homme va disparaître. Les paysages vont changer, les glaciers vont fondre : la liste des impacts est impressionnante parce que, sur cette question, tout est interdépendant… Ainsi, si le permafrost – ce couvercle de glace qui recouvre les sols arctiques – fond, il va libérer du méthane qui, en retour, va accentuer l’effet de serre et aider ainsi à la fonte des glaces. Et plus la surface de celles-ci diminue, plus leur pouvoir réfléchissant disparaît, amplifiant encore le réchauffement…
C’est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s’amplifieront, mais l’homme sera toujours là. Ce que nous devons comprendre, c’est que nous entrons dans une nouvelle ère, l’anthropocène, où pour la première fois dans l’histoire de la Terre, l’homme gouverne l’environnement. Il est la première cause des menaces et modifications qui pèsent sur la planète : à lui de savoir ce qu’il veut en faire et comment il va se comporter avec elle.
Une nouvelle ère ?
L’idée n’est pas de moi, mais elle est essentielle dans la compréhension des évolutions du monde dans lequel nous vivons. C’est le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, qui – le premier – a associé le début de l’anthropocène à l’augmentation des concentrations en CO2 telle que l’a montrée l’analyse des glaces. Mais cet impact humain ne concerne pas seulement le climat. L’occupation des sols, l’utilisation des ressources, la gestion de nos déchets sont autant d’agressions à la planète qui relèvent de l’homme et le menacent.
Pour le réchauffement climatique, la question de l’énergie est le levier essentiel. Au XXe siècle, alors que la population était multipliée par quatre, la consommation d’énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40 ! Certains affirment aujourd’hui que la courbe d’augmentation de la population va se calmer. Sans doute. Mais la courbe de la consommation d’énergie, elle, n’a aucune raison de plonger !
Si l’homme est responsable, gardien de cette Terre, quels moyens a-t-il de la sauver ?
Pour le coup, ce n’est pas mon domaine de compétence… Je ne sais pas. Et c’est là que réside mon pessimisme : je ne vois pas comment on va s’en sortir. Le problème majeur est la question de l’énergie. Il faut arriver sur ce plan à une gouvernance internationale, mais ce n’est pas possible actuellement, ou en tout cas je ne vois pas comment… Regardez le Grenelle de l’environnement ! C’était un bel effort, mais au final, il n’y a pas l’argent suffisant pour mener une politique efficace à court terme… La moindre velléité de mettre une taxe sur les 4×4 rend les politiques fébriles de devenir impopulaires… et ce n’est pas en habillant Total en vert qu’on va changer quoi que ce soit.
N’existe-t-il pas de possibilité d’un nouvel ordre économique basé sur le développement durable ?
Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l’état d’équilibre, or cet équilibre n’existe pas. C’est un terme trompeur. Avant, j’étais alarmé, mais j’étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J’étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd’hui, je ne le suis plus… sauf à espérer un sursaut inattendu de l’homme.
Propos recueillis par Laurent Carpentier
Les déclarations très pessimistes du glaciologue Claude Lorius, rapportées hier sur ce blog par Eureka, incitent à la réflexion. Qu’un scientifique de très haut niveau et bénéficiant d’une très longue expérience en arrive à ce niveau de désespérance est hautement significatif de la gravité du péril climatique, d’autant plus qu’il est loin d’être le seul. Jean Jouzel, James Hansen, Lovelocq et bien d’autres expriment les mêmes alarmes.
On peut toujours rêver à des solutions technologiques, soit efficaces mais à beaucoup trop long terme, soit purement illusoires comme la CSC. L’urgence est à des économies drastiques d’énergie et à une réorientation très rapide de nos modes de consommation. Mais, outre l’énorme pression des lobbys s’opposant à toute orientation dans ce sens, la pierre d’achoppement en est l’absence de moyens politiques d’action pour les mettre en œuvre. S’en remettre cependant à des mesures imposées par quelque pouvoir autoritaire que ce soit, serait une erreur fatale. Le siècle dernier a fait la démonstration tragique que tout régime autoritaire a tôt fait de tomber sous la coupe de psychopathes sanguinaires.
L’espoir est peut-être ailleurs. Il est surprenant que l’opinion publique exprime une inquiétude croissante devant l’imminence de la catastrophe, manifestation sans doute de l’instinct de survie de l’espèce, alors que tout est encore mis en œuvre par les médias et par les politiques pour différer les mesures salvatrices. C’est dans une prise de conscience universelle, telle que celle manifestée chez nous face à l’agression menaçant notre environnement, que peut se trouver la dernière chance de salut.
Tout ce qui précède ne semble pas intéresser,ou émouvoir ou faire réfléchir les commerçants (et autres habitants) de Decize. JdC du 13/11,interview d’un couple de commerçants (Petit Casino en Centre ville) : question : »Decize dans 20 ans ? »
« Dur ! ce sera une grande maison de retraite, à moins qu’il y ait la mine… »
Ben voyons ! ils sont venus à Decize pour la qualité de vie et le côté sauvage de la Loire. A voir dans 20 ans avec une mine ..
Suite au dernier et excellent commentaire de M Escaravage :
Il y a une grosse différence entre le politique et le scientifique.
Souvent le scientifique sait et le politique ne veut pas savoir.
Pour qui travaillent les médias locaux pour ne pas publier toutes les informations que l’on trouve sur ce blog ?
Le rapport sofremines n’a toujours pas été publié, pourquoi ?
De plus en plus réjouissant !!!
PARIS, 13 nov 2008 (AFP)
L’Océan Arctique est entré dans une mutation climatique profonde et irréversible : telle est la principale conclusion des travaux du programme européen Damoclès, dont le bilan scientifique a été rendu public mercredi à Paris, à l’occasion de l’escale dans la capitale du voilier polaire Tara.
La goélette, qui est amarrée au pied du pont Alexandre III jusqu’en janvier 2009, fut le support logistique du programme Damoclès tout au long des 507 jours de sa dérive arctique, de septembre 2006 à janvier 2008.
Une exposition « Voyage au coeur de la machine climatique », organisée sur le quai d’amarrage de Tara, sera ouverte au public à partir de samedi.
Fonte totale de la banquise d’été à l’orée 2015
La première observation -déjà enregistrée par Damoclès en janvier 2008 lorsque Tara acheva sa dérive, puis confirmée en 2008- laisse envisager « une fonte totale de la banquise arctique en été à l’orée des années 2015, alors que les précédents modèles pointaient 2050″, a indiqué à l’AFP l’océanographe et directeur de recherches au CNRS Jean-Claude Gascard, coordinateur du programme scientifique réalisé dans le cadre de l’Année Polaire Internationale (API 2007-2008).
« Les étés 2007 et 2008 ont marqué les deux plus importantes fontes de la banquise depuis le début des observations satellitaires, il y a trente ans. Mais notre grande découverte à bord de Tara fut de constater que plus de 50% de la superficie glacée restante (environ 4 millions de km2 contre 14 millions en hiver) était constituée de +mares de fonte+. En d’autres termes, la banquise d’été est +trouée comme un gruyère+, ce qui précipite le processus de délitement », a ajouté le coordinateur de Damoclès.
Deuxième observation cardinale: « L’effet de serre n’est plus le seul responsable du réchauffement climatique. Il est désormais secondé, voire dépassé par l’effet Albédo, qui mesure le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface sur l’énergie solaire incidente », a souligné l’océanographe.
Explication: « 8O% de l’énergie solaire est réfléchie par une surface de glace ou de neige, contre seulement 10% par l’océan. Ainsi, moins il y a de surface gelée pour renvoyer les rayons du soleil, plus la température augmente et se maintient sur et sous la surface en question. L’océan a de la mémoire et le réchauffement provoque… du réchauffement. Ce mécanisme est maintenant durablement enclenché », a assuré Jean-Claude Gascard.
Chaud et froid
Selon les nouveaux modèles mis en avant par Damoclès (ce ne sont que des « modèles », soulignent les scientifiques qui restent très prudents), les conséquences d’une fonte totale de la banquise pendant les six mois d’été (elle se reforme l’hiver) seraient multiples.
La plus préoccupante serait une fonte partielle, mais accélérée, des glaces du Groenland (eau douce) qui pourrait à la fois provoquer une élévation d’un mètre du niveau des océans avant la fin du siècle, mais aussi ralentir la montée des eaux du Gulf Stream, qui réchauffe les côtes et l’atmosphère de l’Europe occidentale.
Ce dernier phénomène, qualifié de « contre-réaction négative » par l’océanographe, aurait alors, et sur le long terme, la singulière conséquence de provoquer a contrario un sensible refroidissement du climat sur la façade Est de l’Atlantique Nord.
« Dans ce cas de figure, c’en est fini des mimosas en Bretagne », résume Jean-Claude Gascard.
Enfin, l’ensemble du scénario pourrait se compliquer avec une fonte accélérée du pergélisol (sol gelé en permanence), notamment en Sibérie, qui pourrait libérer des quantités considérables de méthane (gaz à effet de serre) enfouies et augmenter la production de dioxyde de carbone par processus de biodégradation.
PF/aj
AFP 130854 NOV 08
Les charognards :
Si la fonte des glaces de l’arctique alarme certains, elle en fait saliver d’autres. La perspective d’exploiter off shore d’abondantes ressources pétrolières constitue une aubaine alléchante pour les grands pollueurs, USA, CANADA, RUSSIE, revendiquant des droits territoriaux sur cette région que ne protège aucun traité du type de celui de l’Antarctique. Bon appétit Messieurs, vivent les affaires et tant pis pour la planète !
On se croirait encore au XIX ème siècle, où vivent sans doute encore nos très proches voisins decizois, rêvant de s’approprier la charogne qui se trouve sous nos pieds.
Notre Préfet actuel, M. Gilbert Payet, serait-il la seule personne « sensée » au milieu de nos élus locaux, pour le moins « insensés » ? JdC du 14/11, G. Payet s’exprime sur les problématiques de l’économie nivernaise. Donc, point de vue de l’Etat par son premier représentant dans la Nièvre . je cite le JdC :
Le charbon et la question du CO2 : Le charbon contenu dans le sous-sol nivernais est-il encore à la veille d’être exploité ?
» Les deux dossiers de demande de concession sont toujours à l’instruction » a rappelé le préfet. » S’il n’y a pas de réponse d’ici à la mi-2009, les deux dossiers seront considérés comme rejetés ».
Sans préjuger de la réponse de l’Etat, Gilbert Payet pose une question : « Ces dossiers, qui sont conformes au code minier,permettent-ils de prendre une décision aussi lourde qu’accorder une concession ? Les éléments d’information ne sont peut-être pas suffisants, d’où cette idée de questions complémentaires. Aucun dossier ne répond à la question fondamentale du stockage du CO2″ remarque-t-il enfin.
Messieurs les amis du « Charbon propre » avez-vous une réponse ? Bien sûr vous l’avez : on fonce tout de suite …..
Electron economy -
GOOGLE propose un plan d’investissement de 4400 milliards de dollars permettant de réaliser des économies en combustibles fossiles de 5400 milliards de dollars entre 2008 à 2030
Le scénario Google mise en premier lieu sur les énergies modernes: l’éolien (380 GW), le solaire photovoltaïque (170GW), l’électricité themosolaire (80GW), l’électricité géothermique (80GW), l’électricité issue des déchets verts (23GW), ainsi que sur l’efficacité énergétique (« doing more with less ») pour sortir complètement, en 2 décennies, du charbon et du pétrole au niveau génération électrique.
Il mise aussi sur les réseaux intelligents (Smart Grid), les voitures électriques (EV) et les voitures hybrides rechargeables (PHEV) pour diminuer de 38% la consommation de pétrole dans les transports.
Offensive du CHARBON PROPRE, PC et CGT la semaine dernière à Decize. Toujours le gros mensonge « On maitrise la capture et la séquestration du CO2, il faut attaquer tout de suite ». Ils sont toujours sur les milliers d’emplois, les rentrées de taxes, etc. Pas de réponse sur l’endroit où le CO2 sera enterré, ce n’est pas le problème maintenant puisque Cossaye sera un « site pilote »… Ils ne connaissent que les chiffres des dossiers SEREN et VALORCA, ne veulent pas entendre parler de SOFREMINES. Comme dit le proverbe : « Il n’est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ». Heureusement, le temps qui avance apporte chaque jour son lot d’arguments en notre faveur et la crise actuelle, même si cela fait du mal, va obliger beaucoup de gens à changer de comportement et passer du gaspillage en tout genre aux économies, et ce sera bon pour la planète.
L’ILLUSION MENSONGERE ET INTERESSEE.
« The Climate for Change » – Par Al Gore, NewYorkTimes, 9-11-2008:
« En vérité ceux qui dépensent des centaines de millions pour faire la promotion des technologies du «charbon propre » oublient le fait qu’aux USA il existe peu d’investissement sur le terrain et pas un seul projet de démonstration à grande échelle de capture et de séquestration du déchet constitué par le CO2. Si l’industrie du charbon peut réaliser une telle entreprise, alors je suis pour. Mais en attendant ce jour, nous ne pouvons tout simplement pas fonder l’action pour la survie de l’humanité sur une illusion mensongère et intéressée. »
SER : l’énergie solaire photovoltaïque poursuit son développement en France
ENERGIES – Actu-Environnement.com – 14/11/2008
Selon les chiffres du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et des professionnels du solaire photovoltaïque (SOLER), le parc photovoltaïque cumulé installé en France atteindra fin 2008 170 MW contre 75MW fin 2007.
Alors que la France reste encore loin des leaders mondiaux, le Grenelle de l’environnement prévoit un parc de 1.100 MW de solaire photovoltaique en 2012 pour atteindre 5.400 MW en 2020. Les professionnels de SOLER estiment que les ambitions fixées par le Grenelle sont atteignables, à condition qu’une politique lisible et pérenne soit mise en place.
Avec les exigences réglementaires en matière de bâtiment applicables dès 2012 et plus contraignantes dès 2020 – d’abord Bâtiment Basse Consommation puis Bâtiment à Energie POSitive – la filière photovoltaïque française est amenée à jouer un rôle très important dans le domaine du Bâtiment, souligne le SER.
Par ailleurs, les industriels du solaire photovoltaïque ont créé 2.000 emplois ces trois dernières années tandis que l’ADEME prévoit 12.000 emplois dans le secteur en 2012.
R. BOUGHRIET
Les adeptes du charbon s’agitent?
Mais il faut rappeler qu’en soutenant ces soi disant projets vous vous écartez considérablement de la ligne « camarades » !
Premièrement parce qu’il est maintenant clair que ces demandes de d’exploitation n’ont qu’une visée spéculative.Les soutenir consiste donc à soutenir la spéculation de financiers. Ce n’est pas pour rien que notre grand humaniste Hénin s’était lancé dans l’aventure. Que viennnent faire le PC et la CGT là dedans?
Deuxièmement, puisqu’il y aura spéculation, il n’y aura pas d’ exploitation immédiate et donc pas d’emploi. Est-ce cela placer la valeur travail avant le capital?
Enfin, je rappelle, quelques points des propositions du PCF en 2007 qui par exemple prônent « une vision durable et solidaire du développement » « agir pour l’écologie » etc
en mettant en avant « la mixité energétique préparant la société post pétrolière sur la base d’une énergie non productive de gaz à effet de serre » en valorisant le nucléaire et… les énergies renouvelables!!! Marie Georges ne parle pas des énergies fossiles camarades!
Encourager la spéculation, piller des ressources pour ensuite laisser une friche industrielle et une nature dévastée ne parait pas tout à fait correspondre au élans humanistes et écologistes de la direction nationale.
pour compléter, voici aussi ce que l’on trouve dans le programme de de M G buffet en 2007 (donc après les demandes de concession!):
« Réorienter la politique énergétique française
[extrait]
- Par le développement d’une politique d’économies d’énergie et de recherche, l’investissement dans les énergies renouvelables en France et le développement du tiers-monde. La France n’est pas démunie en la matière notamment grâce à l’hydraulique mais également dans d’autres domaines comme, par exemple, le développement du solaire dans le sud de la France. »
Camarades dissidents Fumat, Lebrun et Cie, vous vous êtes trompés, PCF ne veut pas dire Parti du Charbon Fumant !
Jean-Louis Borloo présente son plan pour les énergies renouvelables
LEMONDE.FR | 17.11.08 | 15h56 • Mis à jour le 17.11.08 | 16h08
Jean-Louis Borloo a présenté, lundi 17 novembre, son plan pour les énergies renouvelables, à l’occasion du lancement de la semaine des énergies renouvelables à La Défense (Hauts-de-Seine). L’objectif du ministre de l’écologie est d’économiser 20 millions de tonnes de pétrole par an d’ici à 2020 et que 23 % de l’énergie consommée proviennent de sources renouvelables à cette date.
L’énergie solaire est largement mise en avant, avec la construction prévue d’une centrale solaire par région d’ici à 2011. L’installation de panneaux photovoltaïques intégrés dans les bâtiments sera également favorisée grâce à « un allègement des charges administratives et fiscales ».
Un « fonds chaleur renouvelable » pour soutenir la construction de chaufferies qui utilisent des sources d’énergies renouvelables, comme la biomasse (forêts, déchets…) ou la géothermie sera mis en place progressivement à partir de 2009. Il sera doté d’un milliard d’euros pour soutenir les projets d’investissement dans ce domaine et rendre concurrentiel le prix de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.
Le plan prévoit de doter la France d’un total de 8 000 éoliennes en 2020, soit 6 000 de plus qu’aujourd’hui. Mais le plan tient compte des critiques, puisqu’il veut « prévenir les atteintes au paysage ». Les parcs éoliens devraient donc être plus grands pour limiter leur nombre. La réalisation de cet objectif passera également par le développement de l’éolien en mer.
Le plan est plus modeste pour l’énergie hydroélectrique. Il prévoit que les barrages seront « modernisés et optimisés ».
VITAL’AMOGNE, OU COMMENT ON REND IMPERMEABLES DES TERRAINS QUI NE LE SONT PAS…
En 2003 Vital’Amogne a été menacé de l’installation d’une décharge de déchets toxiques.
Le promoteur affirmait que les nappes phréatiques ne risquaient aucune infiltration et fournissait à l’appui une carte du BRGM décrivant les caractéristiques géologiques des environs et ne montrant aucune faille susceptible de permettre des infiltrations. Cette carte était falsifiée ! La preuve en fut fournie par le Cabinet d’Etudes Géologique AHD2, qui mit à jour le vrai résultat des investigations du BGRM montrant la présence d’une faille passant en plein milieu de la future décharge. Il avait suffi, sur le faux document, de gommer le tracé de la faille au niveau du site. Le comble était que la dite faille y apparaissait avant et après ! C’est ainsi qu’une pollution majeure put être écartée.
Alors, si un jour la Faculté de Decize nous présente une belle carte géologique de son site de séquestration du CO2, étudions la de près.
« avec la construction prévue d’une centrale solaire par région d’ici à 2011″
M LASSUS POURRAIT PRENDRE CONTACT AVEC M BORLOO POUR PROPOSER LA CANDIDATURE DE DECIZE pour celle de la région bourgogne.
CHICHE!
Camarades, préparez une pétition ou vous pourrez écrire que « ça marche » et qu’on peut le faire « tout de suite »
avec création d’emplois « durable »
LE DEVOIR.com
Un gigantesque «nuage brun» menace
Louis-Gilles Francoeur
Édition du vendredi 14 novembre 2008
Mots clés : Suies, Nuages, Environnement, Changements climatiques, Pollution, Asie (Région), Chine (République populaire) (Pays)
Les suies et particules qui composent ces nuages aggravent le réchauffement climatique
Un nouveau méga-problème environnemental vient de faire son apparition sur l’écran-radar des gestionnaires onusiens de l’environnement, soit la présence d’un gigantesque «nuage brun» de pollution atmosphérique de trois kilomètres d’épaisseur, qui va de la mer Rouge à la Chine en englobant au passage l’Inde et les pays asiatiques riverains de l’océan Indien.
L’importance du phénomène des nuages bruns et de leurs impacts sur les ressources en eau et agricoles ainsi que sur la santé publique des pays d’Asie et de la péninsule arabe a été mise en relief hier par la publication d’une étude scientifique à laquelle ont participé des chercheurs de tous les continents dans un projet coordonné par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Deux autres régions du globe se caractérisent aussi par l’omniprésence de gigantesques nuages bruns, soit le sud de l’Afrique et l’Amazonie. Les deux pays les plus développés de ces régions, l’Afrique du Sud et le Brésil, utilisent comme la Chine et l’Inde le charbon comme source d’énergie principale. En Chine, on construit depuis quelques années une centrale thermique au charbon de 500 MW par mois.
Des villes aussi importantes que Beijing, New Delhi, Karachi et Shanghai ont ainsi perdu à cause de ces nuages bruns entre 10 et 25 % de leur ensoleillement annuel, un effet de l’opacité croissante de ce gigantesque nuage de pollution attribuable aux mêmes causes que celles des changements climatiques, soit l’utilisation de combustibles fossiles dans les transports et les centrales thermiques, la déforestation, ainsi que la combustion incomplète de la biomasse.
Les particules émises par ces différents modes de combustion ont aussi des effets contraires sur l’évolution du climat qui risquent de confondre pendant encore des années les chercheurs.
En effet, dans certaines régions, la suie et les particules qui composent ces nuages bruns aggravent le réchauffement du climat car elles absorbent le rayonnement solaire avant de le libérer sous forme de chaleur. Par contre, d’autres particules très fines qui composent ces énormes nuages bruns, soit principalement les sulfates et certaines molécules organiques, ont plutôt pour effet de réfléchir la lumière solaire, masquant en partie le sol comme le ferait un parasol. À certains endroits, ces nuages bruns réduisent l’impact des changements climatiques de 20 à 80 %, mais localement.
Les constats des chercheurs des impacts de ces nuages bruns sur le climat penchent pour l’instant vers une aggravation générale des impacts du réchauffement climatique. La présence de ces nuages géants a contribué ainsi à la pollution des glaciers d’Asie et en a accéléré la fonte, comme ici au printemps quand la suie et les particules accumulées dans la neige la font soudainement fondre en quelques semaines.
Selon Achim Steiner, sous-secrétaire général et directeur exécutif du PNUE, un des mandats principaux de cet organisme est d’avertir la planète des dangers qu’elle court sur la foi de la meilleure science disponible, et «les nuages bruns vont définitivement apparaître désormais sur l’écran-radar de la communauté internationale à cause du rapport publié aujourd’hui».
Les premiers constats sur ce phénomène, publiés en 2002, ont suscité beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique. Certains y voyaient même une façon de combattre le réchauffement de la planète et on a même accusé les gouvernements d’avoir accéléré les changements climatiques en privant la Terre de son bon vieux parasol de pollution atmosphérique de l’après-guerre.
Des impacts complexes
Si l’Amérique du Nord et l’Europe s’en tirent assez bien avec leurs nuages bruns parce que les précipitations hivernales tendent à les faire disparaître, il n’en est pas de même en Asie où le phénomène est présent presque à l’année longue.
En Inde, globalement, le rayonnement solaire diminue d’environ 2 % par décennie depuis les années 60 avec une accélération sensible, au point de doubler, depuis 1980. En Chine, les premiers signes de réduction sensible de l’ensoleillement ont été notés dans les années 50, et la lumière y a décru de 3 à 4 % par année, et même davantage à compter des années 70, selon le rapport onusien. Une grande ville comme Guangzhou dans la région de Canton en Chine, a perdu 20 % de son ensoleillement depuis 1970.
Les particules qui forment ces nuages bruns semblent par ailleurs inhiber la formation des nuages de pluie et réduire leur fréquence à certains endroits. Dans certaines régions, l’effet réducteur de l’ensoleillement protège les villes et les campagnes d’un réchauffement.
Globalement, soutient l’étude publiée hier, la planète pourrait accuser une hausse soudaine et globale de 2 centigrades de la température terrestre. Ajoutée au 0,75 °C, cette hausse précipiterait l’humanité immédiatement au-delà de l’augmentation de 2 °C que les experts considèrent comme le seuil au-delà duquel le climat pourrait basculer dans la zone de l’irréversibilité et des réactions climatiques extrêmes.
Ce qui faisait dire hier aux gestionnaires onusiens du PNUE que réduire cette pollution immédiatement sans réduire simultanément les émissions de GES pour obtenir un effet de stabilisation pourrait avoir «un impact potentiellement désastreux» pour la planète.
Le phénomène est si important qu’il expliquerait pourquoi on note peu de changements dans le climat de l’Inde depuis les années 50 durant la saison sèche, soit de janvier à mai. Mais en même temps, l’absorption et le stockage de chaleur dans certaines particules expliquerait pourquoi les nuits dans ce pays continuent de se réchauffer, contrairement à la stabilité de la température diurne.
Par contre, ces tendances ne sont pas généralisées. Ainsi, le plateau tibétain et le nord de la Chine ont connu les plus fortes augmentations de température en Asie, alors que le sud et le centre de ce pays se sont refroidis de 0,1 à 0,3 °C par décennie.
La mousson que connaît chaque année les pays riverains de l’océan Indien pourrait changer son modèle de base à cause des nuages bruns, qui sont susceptibles de modifier la fréquence des pluies, la durée de la mousson, les températures de surface de l’océan et son taux d’évaporation, avec des conséquences économiques majeures, selon l’étude.
Depuis les années 50, la croissance du grand nuage brun asiatique expliquerait la décroissance d’environ 5 à 7 % constatée dans l’intensité et la durée de la mousson. Par contre, en Chine, le phénomène contribuerait aux pluies de plus en plus diluviennes et catastrophiques qu’on y enregistre parce que la présence de suie sur les glaciers en accélère la fonte, ce qui fait déborder tous les fleuves, qui y prennent leur source. Il en va de même en Inde et au Pakistan.
L’agriculture des régions asiatiques, qui regroupent la moitié de la population humaine du globe, ne sera pas épargnée par le phénomène parce que les concentrations croissantes d’ozone au sol, associées aux mêmes rejets polluants, réduisent la productivité des champs en synergie avec la baisse d’ensoleillement attribuable au méga-nuage brun.
Enfin, les particules ultrafines présentes dans les émissions industrielles à l’origine des nuages bruns sont réputées cancérigènes pour les population humaines des villes où se concentrent les principales sources d’émissions, ce qui suscite une aggravation sans précédent des maladies cardio-respiratoires.
KING COAL DANS LA TOURMENTE.
L’Europe est « à deux doigts de rater le train de la séquestration géologique du carbone », estime Enerpresse dans son éditorial du 19 novembre. Pour le quotidien de l’énergie, « cette hypothèse n’a plus rien de chimérique, tant les dissensions entre les «27» sont grandes sur les opérations expérimentales de capture et de séquestration du gaz carbonique industriel (CCS) ». Opérations voulues par Andris Piebalgs.
Au début 2008, l’Union européenne s’est prononcée « sur la nécessité de mettre en œuvre douze installations de CCS, grandeur nature, avant 2015″. Mais le coût (entre 10 et 15 milliards d’euros) suscite des grognements car tout le monde n’est pas forcément « d’accord pour mettre autant d’argent dans une technologie encore balbutiante ». Ainsi de Connie Hedegaard, ministre danoise de l’énergie et du climat, qui rappelle « qu’il y a d’autres moyens pour réduire les émissions de CO2, telles les énergies renouvelables, les incinérateurs modernes et les voitures hybrides ». Le mode de financement aussi suscite des réserves. Si certains Etats-membres estiment « que c’est aux industriels de payer l’intégralité de la note », le front du refus réunit « tous les électriciens du Vieux monde ». Même une solution d’apaisement comme celle proposée le Britannique Chris Davies (« utiliser les revenus générés par la mise aux enchères des 500 millions de quotas réservés aux nouveaux entrants ») est « battue en brèche par les gouvernements polonais, britannique et allemand et par de nombreux autres ministres des Finances qui voient d’un mauvais oeil l’idée que leur échappent quelques milliards d’euros de recettes fiscales ».
le 15/11/2008 à 19:01 – AFP
Pays Bas: action de Greenpeace contre une centrale au charbon.
A L’ INTENTION DE MESSIEURS LASSUS FUMAT AND CO.
LA CSC, CE N’EST PAS PRES DE MARCHER !
COMME LE MONTRENT CES EXTRAITS D’UN DOSSIER PUBLIE DANS LA REVUE ENERGIE PLUS : ENFOUIR LE CO2 ? ( N° 413 DU 15 OCTOBRE 2008).
Les travaux en cours ne laissent pas augurer de développement industriel avant 2020 ou 2030 si l’on s’en tient au plan de développement ambitieux de la plateforme technologique européenne.
La capacité de » stocker en sous-sol va beaucoup dépendre de la proximité géographique de structures géologiques adaptées.
Les capacités des aquifères profonds et des veines de charbon inexploitées sont mal connues.
Arriver à stocker du CO2 à échelle industrielle nécessitera des milliards d’euros d’investissement.
Les technologies de CSC ont été baptisées « faux espoirs » par Greenpeace , du fait qu’elles mobilisent des milliards d’Euros qui pourraient être utilisés pour développer l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables à plus court terme. De plus la CSC est fort consommatrice d’énergie.
L’Académie des sciences avait en Juillet 2OO7 émis des réserves sur le stockage géologique au regard des incertitudes pesant sur les capacités réelles des sites géologiques et la connaissance de leurs caractéristiques, sur les possibilités de capter efficacement du CO2 dans des gaz de combustion plus complexe que du gaz naturel, sur la réaction des sous sols en présence d’eau chargée en gaz carbonique.
A propos de l’oxycombustion : tout n’est pas si rose pour deux raisons regrette Pierre Le Thiez, directeur général adjoint de Geogreen. D’une part la séparation de l’oxygène de l’air, en général obtenue par distillation cryogénique, est très coûteuse et consommatrice d’énergie surtout pour une application industrielle. D’autre part la dichotomie entre l’oxygène et l’azote n’est jamais parfaite : il y a toujours des traces d’azote et donc il faudra quand même investir dans un système deNox. Nous sommes devant un problème technologique pur.
La précombustion à la traîne : Le principal handicap est qu’elle ne peut pas être ajoutée sur une unité existante. Certains travaux portent tout de même sur le développement de centrales neuves, avec une précombustion appelées IGCC. Comme il s’agit d’un système complexe à réguler, il doit produire de l’électricité en continu…Aujourd’hui cette technologie est compliquée à mettre en place sur le plan industriel et coûteuse en terme d’investissement par rapport à une centrale classique dit Pierre Le Thiez.
Une des caractéristiques des systèmes de captage est de consommer de l’énergie.
Le transport du CO2 par gazoduc ou navire ne pose pas de problème technique, à part la maîtrise des impuretés produites par les par les différents procédés de captage. En effet elles modifient les propriétés thermodynamiques du CO2 et influencent donc les conditions de transport : corrosion, formation d’hydrates…
Un sujet focalise l’attention : les phénomènes autour du puits d’injection. En effet la réactivité chimique se concentre à cet endroit. L’important est de savoir s’il ya d’autres zones à risques. Il peut s’agir d’un puits de forage mal rebouché, utilisé des années auparavant et situé à des KMS du puits d’injection … Nous nous intéressons beaucoup aux forages parce qu’il s’agit de connexion directes avec la surface qui présentent donc un risque potentiel.
Un autre point important est le problème des impuretés présentes dans le CO2. Il y en a toujours. Deux d’entre-elles font l’objet d’une attention particulière : H2S et SO4. Ces molécules peuvent être dangereuses une fois injectées. Donc des études sont menées pour connaître leur impact en fonction de leur concentration sur la zone de stockage et éventuellement sur les ciments servant de bouchons aux forages abandonnés.
Le risque zéro n’existe pas… « Nous ne serons pas crédibles si nous ne reconnaissons pas qu’il y aura des fuites dans les réservoirs. Il faut juste (sic) prévoir des parades », confiait aux Echos il y a un an Tore Torp, chargé de cprojet CO2 chez Statoil.
Pierre Toulhouat, directeur scientifique de l’INERIS avoue sans détour : « nous manquons encore de connaissances dans le domaine du captage et du stockage du CO2 ». Le même Toulouat cite l’exemple du site de Lacq, qui stockera du CO2 contenant 4% d’oxygène : « comme le milieux profonds ne contiennent pas d’oxygène, les sulfures métalliques, très fréquents dans les aquifères profonds confinés, sont susceptibles de s’oxyder, ce qui pourrait libérer des métaux lourds, comme du plomb, du cuivre ou du zinc, qui pourraient migrer facilement de part la complexation par les ions hydrogénocarbonates et carbonates. On est alors face à un risque de changement géochimique qui peut avoir des conséquences sur notre eau potable. Par exemple, jusque dans les années 1990, à cause des pressions partielles élevées en CO2 d’origine magmatique, l’eau de Badoit contenait des proportions non négligeables d’uranium et « étaient interdites sur les sites nucléaire ! ».
Plus les français en apprennent sur la technologie, plus ils la craignent. 81% des sondés pensent que les incertitudes sont inquiétantes et qu’il faut davantage de recherche. 61% pensent que le CSC risque d’être une excuse pour ne pas modifier nos modes de production d’énergie. « A Lacq, Total a commencé les travaux avant même les conclusions de l’enquête public qu’on attend pour fin octobre. A quoi sert-elle alors. Le site de stockage est situé sur une zone sismique, les pipe-lines dédiés au transport ont plus de 40 ans. C’est normal que les riverains expriment des inquiétudes. Surtout quand on sait que c’est un des participants au projet, le BRGM, qui a mené la contre-expertise ! C’est un conflit d’intérêt avéré ! » (ASS. Des Coteaux de Jurançon.).
François Moisan, Directeur de la stratégie et de la recherche de L’ADEME déclare : « nous voulons des projets de recherche à l’échelle de 1/10 ème afin de tester les techniques en conditions réelles d’exploitation, mais de minimiser les coûts ». Même si la somme octroyée à cet AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) est importante, elle ne devrait pas dépasser 100 millions d’Euros sur les 400 millions du budget du fond démonstrateur. Petit rappel : un projet de recherche à l’échelle de 1/10ème coûte entre 50 et 100 millions d’Euros, et pour les projets industriels, il faut multiplier ce montant par 10.
La date limite pour le dépôt des dossiers a été fixée au 30 novembre 2008 à minuit. La sélection des projets interviendra au plus tard le 15 mars 2009. « Compte tenu des coûts, le nombre de projet soutenus sera assez limité, pas plus de deux ou trois », regrette François Moisan.
NOS AMIS DU CHARBON PROPRE RISQUENT FORT UNE AMERE DECEPTION.
Des élus nivernais auraient-ils ouvert les yeux ? On peut réellement le penser puisque le volet « Charbon » a disparu du Contrat de Territoire 2009-20013 de l’Agglomération de Nevers et Pays du Nivernais et Sud-Nivernais. Les membres PC, CGT et Charbon Propre devraient enlever leurs oeillères et regarder le vérité en face : ils sont en train de se faire rouler dans la farine par les financiers car la SEREN ou VALORCA n’ont jamais eu l’intention d’ouvrir la mine et construire la centrale. Ils n’ont ni les capacités techniques ni financières. Une seule chose les intéresse : avoir la concession pour mettres la main sur la réserve stratégique que constitue le charbon de Cossaye-Lucenay. Une fois la concession obtenue (durée 50 ans…), ils attendront patiemment que les progrès attendus de la carbochimie permettent une exploitation souterraine avec dégats minimum, le charbon n’étant pas brûlé mais transformé en carbone et donc en métal. Ils revendront alors ladite concession en faisant une « culbute » fantastique puisque leur investissement actuel est ridicule par rapport au projet, les études et les sondages étant le fait du BRGM. Alors, quand on voit ce que le grand capital est en train de faire du monde, il vaudrait mieux s’unir et se battre pour empêcher l’octroi de cette concession. Si elle était accordée, CGT, PC et Charbon Propre n’auraient même pas les miettes du gâteau et les financiers leur feraient manger l’assiette, et ça fera mal en passant…
C’est maintenant le principal argument à tenir:
LE CHARBON C’EST LA SPECULATION, PAS L’EMPLOI.
C’est le meileur moyen de gagner la bataille de l’opinion sur les communes proches.Decize par exemple.
Je suis persuadé que les Decizois sont loin d’être insensibles au thème
de le mine, mais manquent cruellement d’information. Beaucoup pensent le projet abandonné.
Pour ce qui est de nos scientifiques du perrier pc et cgt, il ne peuvent que faire profil bas dès lors qu’on démontre qu’il ne font que soutenir la spéculation.
Tout à fait, comme je le dis depuis le début mes camarades servent la soupe au grand capital.
Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!
Il sont butés, bornés, intoxiqués, embrigadés, manipulés…..
Leurs sources d’informations se limitent à la lecture du journal local QUI HABILEMENT DISTILLE LA PENSEE UNIQUE…
Lors des premières réunions sur la mine, M. Lassus nous expliquait que nous aurions absolument besoin de la centrale car il faudrait de plus en plus d’électricité. Depuis, on voit les initiatives se multiplier pour économiser l’énergie, les villes installent des réducteurs d’intensité pour l’éclairage, des « leds » remplacent les ampoules ordinaires, etc. Des partisans du « toujours plus d’électricité » avaient même prévu une hausse de consommation, donc un manque, avec l’arrivée des voitures électriques. Mauvaise pioche : une étude européenne vient de démontrer qu’avec un parc de 5 millions de voitures électriques (on vendait en France un total de 2 millions d’automobiles par an… avant la crise), l’Europe n’aurait pas besoin de plus d’unités de production. En effet, les centrales (nucléaires en particulier) ne ralentissent pas leur activité pendant la nuit et le courant (ne pouvant être stocké) est « dispersé dans la nature » !!! Il suffira simplement de mettre en charge les véhicules pendant la nuit et le tour sera joué… et EDF vendra plus de courant bien entendu. Conclusion : nous n’avons vraiment pas besoin de cette mine et de la centrale.
CONTRELAMINE, vous avez parfaitement raison!
Ce dont on a besoin: des politiques qui ont une vision du développement durable mais dans notre belle région cela semble manquer.
Manque également de la part des médias locaux une information objective sur ces projets et de ce qui peut se faire ailleurs avec d’autres sources d’énergie que le charbon dont le qualificatif de « propre » est purement illusoire.
Romandie News
Union pour la Méditerranée: plus de 60 projets pour le « Plan solaire »
PARIS – Plus de 60 projets ont été retenus dans le cadre du « Plan solaire » de l’Union pour la Méditerranée (UPM), a annoncé samedi le ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, à l’occasion d’une conférence sur ce thème à Paris.
L’objectif affiché de l’UPM est d’atteindre, à l’horizon 2020, 20 GW de capacité d’énergie renouvelable, notamment solaire, dans l’ensemble des pays du pourtour méditerranéen.
L’une des pistes à l’étude est la création de gigantesques centrales solaires thermodynamiques dans le Sahara, qui permettraient d’alimenter l’Afrique du Nord mais aussi, via des câbles sous-marins, l’Europe.
« L’objectif, c’est le démarrage effectif des premiers projets pilotes d’ici fin 2009″, a expliqué à l’AFP M. Borloo en marge de cette réunion qui a rassemblé plusieurs ministres de l’Energie (Egypte et Syrie notamment), des industriels et des institutions financières.
Une réunion ministérielle doit avoir lieu en mars 2009 à Monaco pour valider ces projets et faire le point sur leur mode de financement avant le lancement d’une phase pilote (2009-2010) puis le déploiement à plus grande échelle (2011-2020).
Lancée le 13 juillet, l’UPM réunit 43 pays: les 27 de l’Union européenne et 16 pays de la rive sud de la Méditerranée.
(©AFP / 22 novembre 2008 16h52)
Portail-environnement.com
Etats-Unis : L’EPA interdit la construction d’une centrale électrique à charbon
L’Agence pour la Protection de l’Environnement des Etats-Unis, l’EPA, a décidé de revenir sur un permis de construction délivré par l’Etat de l’Utah et a interdit la construction d’une nouvelle centrale électrique à charbon.
Les régulateurs américains de l’environnement ont rejeté la demande de construction d’une nouvelle centrale électrique au charbon dans l’Utah en raison de ses émissions de gaz à effet de serre, mettant ainsi en question l’avenir des nouvelles usines au charbon qui ne limiteront pas leurs émissions.
Le comité d’appel de l’Agence pour la Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA) a rejeté le permis publié par son bureau de Denver, en disant qu’il refusait de donner un permis à une usine si elle ne mettait pas en place les meilleurs contrôles disponibles pour limiter ses émissions de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique.
GREENUNIVERS 24 11 2008 :
La compagnie d’énergie américaine Xcel Energy va convertir la dernière unité au charbon de sa centrale de Bay Front (Wisconsin) en centrale à biomasse. Cette conversion lui coûtera 50 à 70 millions de dollars, et désormais les trois brûleurs de l’usine fonctionneront à biomasse, ce qui, par rapport à une centrale à charbon, réduira les émissions d’oxydes d’azote de 50%, de dioxydes de soufre de plus de 85% et de particules de 90%.
DECIDEMENT LES EXEMPLES NOUS VIENNENT DES USA.
GENÈVE (AFP) – 25/11/2008 15h30 : Les principaux gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2007, où une forte augmentation de méthane a notamment été enregistrée, s’est alarmée mardi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
RIO DE JANEIRO (AFP) – 25/11/2008 22h33 : Avec un bilan encore provisoire de 84 morts et 54.000 sans abri, le sud du Brésil connaît ses pires inondations en près d’un demi-siècle, touchant particulièrement la ville touristique de Blumenau, connue pour ses maisons à colombages et ses jardins fleuris.
Les alertes se multiplient et il faudrait attendre encore vingt ans pour s’apercevoir que la CSC est une fumisterie qui n’a servi qu’à permettre de continuer les affaires comme si de rien n’était et à nier « la vérité qui dérange ».
Le réchauffement climatique reste en tête des inquiétudes malgré la crise
LONDRES (AFP) – 26/11/2008 19h57
Le réchauffement climatique reste en tête des inquiétudes du public, 43% des personnes interrogées se disant plus inquiètes pour le climat que de la crise économique mondiale, selon un sondage mondial publié mercredi par la banque HSBC.
Il n’en est hélas pas de même des décideurs politiques pour qui seule compte la prochaine échéance électorale et des décideurs économiques soucieux uniquement du CAC 40, du Dow Jones ou du Nikkei. Après eux le déluge !!
Romandie News
Greenpeace estime à 360 mds EUR/an les dommages dus à l’énergie au charbon
VARSOVIE – L’utilisation du charbon dans la production de l’énergie à travers le monde provoque chaque année des dommages à la santé humaine et à l’environnement estimés à un minimum de 360 milliards d’euros, selon un rapport de l’association de protection de l’environnement Greenpeace.
« Prenant en considération environ 90% des émissions globales et les dommages qu’elles provoquent nous obtenons un chiffre prudent mais solide de 360 milliards d’euros par an », a déclaré jeudi aux journalistes à Varsovie Agnieszka Markowska, co-auteur du rapport de Greenpeace intitulé « Les vrais coûts du charbon ».
« Avec les dommages importants dus aux changements climatiques, ce chiffre risque de bondir », a-t-elle ajouté à trois jours de la conférence de l’Onu sur le climat qui se tiendra du 1er au 12 décembre à Poznan, dans l’ouest de la Pologne.
Le rapport relève que le charbon a un impact négatif « non seulement sur les changements climatiques » mais « pollue également les sources d’eau et l’air et provoque des maladies des poumons », dit le texte.
Greenpeace souligne que le charbon est le combustible minier le plus polluant, responsable d’un tiers des émissions globales de CO2, et que cette part risque d’atteindre 60% d’ici 2030.
L’association a appelé la conférence de l’Onu à Poznan à adopter un plan de réduction des émissions de CO2 qui permettrait d’en prévoir une baisse radicale, de 25% à 40%, à partir de 2015.
« Si nous voulons limiter les changements climatiques nous devons abandonner le charbon », a déclaré Erika Bjureby, coordinatrice de la recherche au sein de Greenpeace.
Selon l’estimation du Bureau américain de l’Information sur l’énergie, la consommation mondiale du charbon croîtra de 65% et le commerce du charbon de 53%, sur la période allant de 2005 à 2030.
(©AFP / 27 novembre 2008 20h34)
L’énergie verte pour économiser
par Marie Quinty
Texte mis en ligne le 28 novembre 2008 à 11:21
Kisielice, un village de Pologne, et ses 6 500 habitants font figure de pionniers en tirant 80 % de leur énergie de la biomasse, dans un pays qui produit encore 94 % de son électricité à partir du charbon.
« On n’a pas besoin d’être écologiste pour se tourner vers l’énergie verte », déclare Tomasz Koprowiak, maire de Kisielice, dans le nord-est de la Pologne. «Les gens sont tout simplement intéressés par un chauffage moins cher ».
L’installation, en 2004, d’une centrale de chauffage à la paille de trois mégawatts comble 80 % des besoins de la commune et permet à ses habitants de réaliser 1,3 millions de zlotys (540 000 $) d’économies annuelles.
Pour le maire, les profits financiers constituent un argument plus fort que la protection de l’environnement.
Le village a aussi attiré deux sociétés espagnoles d’éoliennes qui, avec 27 unités installées, versent dans ses caisses 1,3 million de zlotys par an en taxes professionnelles. Chaque éolienne rapporte en outre près de 8 000 $ par an au fermier qui loue son terrain à l’entreprise espagnole.
Prochaine étape : l’installation d’un panneau solaire pour avoir de l’eau chaude, en été.
D’après les experts, les centrales à la biomasse émettent 60 % moins de CO2 que les centrales au charbon. Cependant, les prix de la biomasse, relativement bas aujourd’hui, risquent de monter en flèche au cours des prochaines années.
L’Union européenne entend réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre en 2020, par rapport à 1990. Plusieurs anciens pays communistes devenus membres de l’UE, comme la Pologne, auront fort à faire pour respecter cet objectif et craignent pour la croissance de leur économie.
« Nous devons investir des milliards d’euros pour moderniser notre secteur énergétique », a déclaré à l’AFP Mikolaj Dowgielewicz, ministre polonais aux affaires européennes.
Aujourd’hui, 105 centrales d’électricité et de chauffage en Pologne produisent 60 % des émissions de CO2. « Toute l’économie du pays repose sur le charbon », affirme Tadeusz Skotnicki, chef de production à la mine de charbon Wujek en Silésie.
La Pologne accueillera, à compter de lundi prochain, 1er décembre, la conférence climat des Nations unies. Pendant 12 jours, les représentants du monde entier seront réunis dans la ville de Poznan pour élaborer les termes de l’accord de lutte contre le réchauffement climatique qui fera suite au Protocole de Kyoto.
Cette nouvelle entente devra aboutir fin 2009 à Copenhague.
Les émissions de gaz à effet de serre de la planète n’ont jamais été aussi élevées que maintenant. Celles des pays en voie de développement totalisent désormais plus de la moitié des émissions mondiales et la Chine est devenue le premier pollueur mondial.
À cette grande rencontre, on attend notamment le secrétaire général de l’ONU, Ban-Ki-Moon et le prix Nobel de la paix et ex-vice-président américain Al Gore.
EXTRAITS D’UN COMMUNIQUE DE « FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT » :
Le recours à la technologie CSC est présenté par les industriels comme « la » solution adéquate. Ce n’est pas le point de vue de notre Fédération dont on trouvera ci-dessous les arguments principaux.
C’est une solution peu fiable à long et très long terme, à cause des problèmes de sécurité que posent les forages et la gestion des puits, au-delà de 100 ans. Mais aussi en raison des exigences en matière de stabilité géologique et de séismicité (tout particulièrement vrai sur le Bassin de Lacq, en ce qui concerne l’Aquitaine, en raison de la séismicité propre à la chaîne pyrénéenne)
La CSC nécessite aussi près de 40% de consommation d’énergie supplémentaire, et occasionne donc une production de CO2 supplémentaire à capter et séquestrer.
La CSC permettrait de prolonger l’utilisation de ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) – qui ont de toute façon d’autres impacts environnementaux et humains (émissions toxiques (SO2, COV), impacts environnementaux de l’extraction et du transport, aggravés par le fait que les dernières réserves se situeront dans des zones de moins en moins accessibles, avec des risques plus élevés de pollutions accidentelles – ruptures de pipe, explosions de raffineries et de mines de charbon, marées noires, pollutions propres enfin à certains traitements des gisements
La CSC présente un risque pour la santé et la sécurité des riverains en cas de rejet accidentel massif, toxicité mortelle (comme dans le rejet naturel du lac de Nyos, au Cameroun). C’est pourquoi nous déplorons qu’en Février 2007 et dans la plus grande discrétion, la Convention de Londres en ait admis le principe.
Une large mise en œuvre de la CSC mobiliserait et détournerait de la recherche des financements (privés, voire publics). Des fonds qui auraient pu être mis au service d’autres énergies renouvelables plus sûres, ou plus encore de la maîtrise des consommations d’énergie.
La CSC n’est qu’une technologie de pis aller, dont les promoteurs espèrent disposer à court terme, alors qu’on est encore au stade de la recherche et de l’expérimentation. Ce décalage entre l’urgence et le temps nécessaire pour une solution fiable et durable est souligné par le récent rapport « False Hope » de Greenpeace. C’est donc une technologie qui ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et qui ne doit pas détourner les efforts pour développer les 3 solutions réellement durables : sobriété et efficacité énergétique, énergies renouvelables.
GENÈVE (AFP) – 02/12/2008 12h51 Des pluies diluviennes dues à la mousson ont fait 370.000 sinistrés et 70.000 déplacés dans le nord du Sri Lanka ces derniers jours, a indiqué mardi à Genève le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU.
Le cyclone Nisha fait 120 morts et des milliers de réfugiés dans le sud de l’Inde [Fr]
MONTRÉAL (AFP) – 03/12/2008 10h54 L’exploitation des sables bitumineux de l’ouest canadien menace à long terme la survie de plus d’une centaine de millions d’oiseaux migrateurs, estiment des organisations écologiques nord-américaines dans une étude prospective publiée mardi.
PARIS (AFP) – 03/12/2008 14h15 Une espèce d’oiseaux nicheurs sur quatre pourrait disparaître de France métropolitaine, selon une « liste rouge » des espèces menacées publiée mercredi par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
TOUT CELA EN GRANDE PARTIE GRÂCE AU CHARBON. MAIS PATIENTONS ENCORE 22 ANS … EN 2030 TOUT, GRÂCE A LA CSC, VA S’ARRANGER … PEUT-ÊTRE !
Les dérangements climatiques, la disparition d’oiseaux nicheurs, les oiseaux migrateurs pertubés,… tout cela n’interpelle nullement certains. Exemple :
JdC ce jour, pleine page « Portrait »
Daniel SURIEU incarnant le parti communiste nivernais depuis son enfance (il est né en 1946 et part en retraite) c’est dire …
A la fin du portrait, uniquement consacré à la doctrine (!), on lui demande « son espoir actuel » : le « OUI » à la mine de Lucenay-Cossaye.
Ben voyons, l’écologie n’est pas dans la ligne du parti, et depuis 1946 (enfin presque) pourquoi changer d’avis ….!!!
Un pavé dans la marre du comité « charbon propre »
Va t-on lire cette information dans notre journal local ?
J’en doute !
Romandie News
Poweo abandonne son projet de centrale au charbon au Havre
LE HAVRE – Le producteur d’énergie privé français Poweo a décidé d’abandonner son projet de centrale thermique au charbon au Havre en l’absence de technologies permettant le captage et le stockage du CO2 émis, a-t-on appris lundi auprès du groupe.
« Il n’est pas raisonnable de dire que nous allons construire une centrale au charbon alors que les technologies pour capter et stocker le CO2 ne seront pas prêtes avant une bonne dizaine d’années », a déclaré à l’AFP Charles Beigbeder, PDG de Poweo, confirmant ainsi une information de France bleu Haute-Normandie.
En revanche, le groupe dit étudier la possibilité de construire une centrale au gaz naturel d’une capacité de 800 MW et d’un coût de 600 millions d’euros qui serait reliée au terminal méthanier qu’il doit construire dans le port pétrolier d’Antifer, près du Havre. « Ces centrales sont très flexibles, plus efficientes que celles au fuel ou au charbon, et dégagent trois fois moins de CO2″, a précisé Charles Beigbeder.
Les défenseurs de l’environnement s’étaient mobilisés contre ce projet de centrale au charbon et contre celui porté également au Havre par l’Espagnol Endesa depuis leur annonce en 2006.
La ministre de l’Ecologie et du Développement durable de l’époque Nelly Olin avait déclaré qu’elle s’opposerait à ces projets s’ils ne respectaient pas le protocole de Kyoto relatif aux émissions de gaz à effet de serre.
(©AFP / 08 décembre 2008 17h20)
Poweo abandonne son projet de centrale au charbon au Havre.
« en l’absence de technologies permettant le captage et le stockage du CO2 émis »
Camarades du comité, remplacez dans votre vocabulaire le « ça marche » par:ça ne marche pas.
Le fameux site pilote dont le comité nous rabâche les oreilles servirait surtout à gaspiller l’argent public au profit de quelques-uns.
Vouloir stocker le CO2 dans le sous sol est une escroquerie que l’on veut nous faire avaler pour pouvoir continuer à brûler du charbon.
L’expression « charbon propre » est une vue de l’esprit !
LE CHARBON PROPRE CE N’EST PLUS LE PACTOLE !
A Poznan, aussi bien la Pologne que l’Allemagne n’en parlent plus et n’ont de souci que de revendiquer le droit de brûler leur charbon sale.
Chez nous tout à coup, on se met enfin à dire, comme POWEO au Havre, la vérité sur l’imposture de la CSC.
C’est qu’il n’y a plus grand-chose à ramasser ! Ce ne sont pas les 100 millions d’Euros péniblement dégagés par l’ADEME et juste suffisants pour financer « l’usine à gaz » de Lacq, qui vont faire saliver ces messieurs du charbon qui ne savent compter qu’en milliards.
La Caisse des Dépôts monte en puissance dans les énergies renouvelables
Posté par Greenunivers le mercredi 10 décembre 2008
L’institution investit 50 millions d’euros par an dans la filière. “Nous cherchons à éviter les effets de bulle”, explique Eric Lecomte, directeur du département Energie et Environnement à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), qui vient d’annoncer deux investissements, dans Valeco et Voltalia Guyane. “Nous ne cherchons ni à accumuler les capacités de production ni une rentabilité de court terme avec des effets de levier excessifs”.
GU : Quels sont les objectifs de la CDC sur le marché des énergies renouvelables ?
Le développement durable est l’une des priorités de notre plan stratégique Elan 2020. Il compte trois axes : la finance carbone, la biodiversité et les énergies renouvelables. Nos actions s’inscrivent dans le cadre de la politique publique visant 20% d’énergies renouvelables en France en 2020. Notre objectif est de contribuer, par nos investissements, au développement des filières françaises : nous voulons participer à la réalisation de 5% des nouvelles capacités installées dans les énergies renouvelables d’ici à 2010, soit 500 MW, et 10% d’ici à 2020. Nous visons un mix énergétique qui tient compte des priorités des pouvoirs publics : 50% d’éolien, environ 20 % de biomasse et 20 %de solaire, le reste étant dédié à l’hydraulique et à la géothermie.
Des fermiers polonais au feu contre le charbon:
TOMISLAWICE (Pologne) – Dans les derniers feux du soleil qui sombre, le maire de Tomislawice, dans le centre de la Pologne, embrasse la plaine et ses hameaux: si la mine gagne, tout cela disparaîtra.
Comme édile, Jozef Imbiorski, 61 ans, coiffe 99 foyers, une école primaire, une petite église blanche et trois épiceries. Comme fermier, il règne sur 27 hectares de bonne terre noire, où poussent du blé et des légumes.
En février, Jozef est parti en guerre contre l’extension des mines à ciel ouvert de Konin (200 km au sud-ouest de Varsovie), qui ouvrirait sur 20 à 30 m de profondeur une cinquième plaie en plus des quatre fosses déjà béantes, déplacerait au total 1.500 des 5.000 habitants de la région, et engloutirait son héritage et celui de ses voisins.
« Quoi qu’ils proposent, ce sera non », déclare-t-il.
Depuis 70 ans, la compagnie publique KWB Konin exploite ici la lignite, véritable cauchemar écologique, pire que le charbon, insiste Magdalena Zowsik, de Greenpeace Pologne: saturée de carbone (50%) et d’eau, elle est faiblement énergétique. « Il faut la chauffer avant la combustion », dans les deux centrales adjacentes qui assurent 7,5% de l’électricité polonaise.
La nouvelle fosse de Konin, si elle finit par voir le jour, produira 50 Mt sur les 20 ans prévus de son exploitation. Et enverra autant de CO2 dans l’atmosphère.
La KWB a déjà avalé 12.000 ha et des dizaines de villages autour de Konin. Les paysans ont été relogés dans des barres, en périphérie de la ville. Au total, neuf fosses ont été ouvertes dont cinq, épuisées, sont fermées.
Aujourd’hui, KWB vise 1.200 ha supplémentaires pour lesquels le permis d’exploitation lui a été délivré en février, malgré le classement européen Natura 2000 du lac Goplo et de ses environs, riche en biodiversité.
Fin novembre, Wieslaw Michalak, qui possède une dizaine d’hectares à Palnowo, à 25 km de la future mine, a vu le niveau de son puits baisser de 20 cm en dix jours. « Ils ont commencé à pomper: ils drainent avant de creuser », explique ce quinquagénaire bien mis, chapeauté et adepte du baise-main.
« La mine dit que les pompages seront ressentis à 5 ou 6 km à la ronde, mais les scientifiques contactés assurent qu’ils affecteront jusqu’à 50 km ».
Depuis février, les opposants au projet se sont organisés: ils ont commandé des expertises à l’université de Poznan et contestent le permis devant la justice. En avril, ils étaient 5.000 à manifester devant le siège de la KWB. Une première pour la plupart.
« Je suis devenu écologiste par la force des choses, maintenant c’est un boulot à plein temps », sourit Jozef Drzozgowski, responsable du tourisme sur les rives du lac Ostrowskie.
En dix ans, le niveau de son lac a plongé de 1,70m, les ponts n’enjambent plus que du sable et, par endroits, le lac a été divisé par des bandes de terres émergées.
« L’eau des lacs de la région part dans les circuits de refroidissement des centrales », fulmine-t-il. « A ce rythme, dans 15 ans, la Pologne ressemblera à l’Egypte ».
« C’est plutôt rare que les paysans se mobilisent en Pologne, et c’est la première fois contre le charbon », remarque Magdalena Zowsik. « Mais ils se sentent personnellement touchés: c’est un sol riche ici. Après la mine, il sera inexploitable pendant au moins 50 ans, à cause de l’instabilité de la surface ».
Pour les soutenir, Greenpeace campe depuis le 12 novembre sous un dôme de toile aux couleurs de la Terre, érigé entre deux fosses. En fin de semaine, le dôme sera déménagé jusqu’à Poznan (100 km à l’ouest), où se tient jusqu’au 12 décembre la conférence de l’ONU sur le changement climatique, où Jozef, le maire de Tomislawice, compte bien venir manifester.
(©AFP / 04 décembre 2008 11h17)
UN BEL EXEMPLE DE CE QUI NOUS ATTENDRAIT SI CERTAINS REALISAIENT LEUR RÊVE.
C’est ce matin aux infos de 6 Hrs 30 sur Europe I qu’il a été question de ce scoop. IL faut croire que de tels sujets sont trop scabreux pour qu’on en parle aux heures de grande écoute.
JDC : Portraits de Decizois.
Dans cette série, chère au JdC et aussi au maire de Decize …, une question rituelle revient : »Decize dans 20 ans »
Et bien le dernier en date du 11/12 « mise beaucoup sur le tourisme et le charbon… »
Il doit souhaiter un tourisme noir ou gris, car vert avec une exploitation de charbon ça va être difficile !!!
Je soupçonne M. le Maire de Decize (et le JdC)de renforcer leurs convictions à travers cette question (intéressante certes) mais trop insidieuse pour être désintéressée….
« Poweo abandonne son projet de centrale au charbon au Havre »
Information importante mais ignorée de la presse locale, de la plupart des journaux nationaux et de la TV public et privée.
Nous sommes mieux informer de la vie privée des grands de ce monde …
Après les scandales financier d’aujourd’hui, il y aura sans doute demain l’escroquerie du stockage CO2 sous nos pieds avec le même décalage dans le temps que l’amiante que nous connaissons actuellement. !
Liberté de la presse ?
Pas si libre que cela, sans doute sous pression de ces mêmes financiers qui tentent de s’allier le petit peuple dans leur entreprise pour mieux faire passer la pilule.
Extrait d’un article écrit par Gwynne Dyer, journaliste indépendant et historien, spécialiste des questions militaires, Japan Times, 7 décembre 2008:
« Les scientifiques ont vraiment peur. Les observations au cours des deux ou trois dernières années leur donnent à penser que tout se déroule beaucoup plus rapidement que ne le prévoyaient leurs modèles climatiques. Il existe un point de non-retour au-delà duquel le réchauffement devient inéluctable. Nous sommes probablement en route pour le dépasser… Ce point de bascule, c’est celui où le réchauffement d’origine anthropique (d’origine humaine) déclenche une libération massive de dioxyde de carbone des océans dont la température s’élève, ou des rejets de dioxyde de carbone et de méthane provoqués par la fonte du pergélisol, ou les deux phénomènes ensemble. La plupart des climatologues pensent que ce point se situe légèrement au dessus des 2 degrés de réchauffement. Un fois ce point dépassé, l’humanité perdra le contrôle : la réduction de nos émissions pourrait ne pas parvenir à arrêter le réchauffement de la planète… Cependant, nous allons presque certainement outrepasser la date limite. Nous ne pouvons pas retrouver les 10 années qui ont été perdues, et au moment où un nouvel accord remplaçant celui de Kyoto sera négocié et mis en œuvre, il ne restera probablement pas assez de temps pour arrêter le réchauffement avant d’avoir atteint le point limite à ne pas franchir ».
Il est consternant, qu’alors que la catastrophe est à nos portes, nous paraissions n’en tennir aucun compte :
La semaine dernière au 13 heures d’Europe N°1 le journaliste en charge du bulletin météorologique, avec pour tout bagage un diplôme de « droit agricole » avait l’aplomb de réitérer ses négations mensongères du réchauffement climatique.
Hier soir, sur France 5, était présenté un documentaire sur le Groenland où l’on pouvait voir des prospecteurs de grandes compagnies humer avec délectation l’odeur du pétrole contenu dans les roches qu’ils découvraient et se réjouir des profits d’une exploitation permise désormais par la fonte de la banquise.
J’ai pu constater ces jours derniers à Paris la poursuite irresponsable du gaspillage : terrasses chauffées, portes des magasins ouvertes, chambre d’hôtel surchauffée, illuminations commencées un mois avant les fêtes malgré les timides conseils de l’ADEME, excès généralisés de vitesse sur les autoroutes.
Alors que des mesures d’économies immédiates réduiraient efficacement nos émissions de CO2, nos responsables politiques économiques et industriels se félicitent de mesures dérisoires dont les effets, à supposer qu’elles soient susceptibles d’en avoir, n’interviendraient que bien trop tard.
Dans ce contexte la réalisation du projet que nous combattons apparaît à coup sûr démentielle. Mais de la collusion de l’ignorance, de la bêtise et de la rapacité nous pouvons tout attendre.
Re – Portrais de Decizois. JdC du 18/12
Cette fois-ci il s’agit du « patron » des Transports Charrier. Tout le monde connait ?.. Donc, passion : les camions, la chasse, les balades en 4×4… La pollution :connaît pas !
Question rituelle : Decize dans 20 ans : »il faut monter une maison de retraite, mais il ne faut pas tout voir en noir ..Si le projet de mine sort de terre, on pourra garder les jeunes » (en noir ou en vert ?).. »Rêvons : on ramène la baignade au Stade nautique, on fait le port en ville, la Vieille Loire est un lac pour planche à voile, pêche.. On entendra les mâts taper. Marchés autour et camping plein, le Saint-Tropez de la Nièvre ! »
Ouah !…rêves bleus sur fond noir…
Ces propos laissent rêveur – . Mais ce Monsieur est conseiller municipal, proche d’Alain Lassus, ceci explique cela …
Qu’est-ce que j’évoquais dans mon précédent commentaire.. Tous les partisans de cette mine vont être interviewés. Donc on va s’arrêter à celui-ci qui vaut le coup tout de même. Au-delà ce ne sera plus drôle, mais … pathétique.
Ce qui est moins drôle c’est que ce journal trouve de la place pour publier ces portraits et ignore toujours le rapport sofremines et l’abandon par Powéo du projet de centrale charbon au Havre.
« Drôle » de pratique pour une presse qui se dit « libre »
Ou est l’objectivité ?
L’Académie Decizoise, sans doute lasse de n’émettre que des contre-vérités, est enfin contrainte d’admettre une évidence : l’exploitation de notre charbon ne saurait se faire sans le stockage du CO2 produit par sa combustion.
De l’aveu même de ses plus chauds partisans, la technologie du captage et la séquestration du CO2 ne serait exploitable industriellement qu’à l’horizon 2025, à supposer que les expérimentations en cours établissent son efficacité et son innocuité, ce qui n’est nullement prouvé.
Surtout, étant donné que le rapport Sofrémines affirme que ce charbon n’est exploitable que sur place, la pratique du stockage ne se conçoit qu’à condition que la géologie locale s’y prête. Cela supposerait que l’aquifère salin destiné à accueillir le CO2 comporte une couverture étanche excluant l’éventualité de toute fuite.
Or, si l’on consulte l’atlas géologique de la DIREN , on y trouve une carte établie par le BRGM en 2003, sur laquelle on peut constater l’abondance des failles fracturant le sous-sol de notre région, ce qui signifie qu’il est hors de question d’y injecter le déchet toxique que constitue le CO2.
D’ailleurs le même BRGM, dans son rapport « Potentiel de stockage géologique du CO2 en France : Etat des lieux », ne mentionne aucun site de stockage potentiel à proximité.
Je pense que ces vérités sont trop dérangeantes aux yeux des zélateurs du mythique « charbon propre » pour que leur dossier, présenté à Monsieur le Préfet, en comporte le moindre soupçon.
« L’Académie « du charbon propre en étant à préparer l’après pétrole avec la perspective d’exploitation du charbon, ou allons-nous ?
C’est vraiment du n’importe quoi.
Vouloir nous faire croire à une technique qui ne marchera sans doute jamais sauf dans l’esprit des financiers pouvant en tirer profit.
Le seul but comme cela a déjà été dit étant de continuer à brûler du charbon en toute impunité.
Quel intérêts peuvent tirer le PCF charbon propre a soutenir de tel projets ?
Chronique de CHRISTIAN BUCHET ce matin sur EUROPE N° 1 : « Le charbon propre, ce n’est pas avant 20 ans minimum si on peut mettre en place la capture-séquestration du CO2″. Voila encore l’avis d’un éminent spécialiste, certainement plus au fait que les « têtes » nivernaises du PC, CGT et autre Charbon propre. Il convient de se demander pourquoi ils sont si pressés de voir cette concession octroyée, pour une mine qui ne sera pas rentable, même sans capture-séquestration, avec la CSC ce serait alors un gouffre financier sans fond. Nous allons voir à la réunion du 23 janvier, il faudra qu’ils expliquent leurs intérêts. Il sera intéressant de voir aussi comment la Direction des Mines peut donner un avis à partir de deux dossiers bâclés qui comportent des oublis, de grossières erreurs et même des mensonges, le fameux rapport SOFREMINES sera utile car on a vraiment l’inpression que personne ne veut en parler.
On peut également se demander pourquoi le journal local soutient ces projets au point de ne pas rendre compte du rapport sofremines, de la décision de la drire qui se prononce contre, de l’abandon par Powéo du projet de centrale charbon au havre…
On a vraiment l’impression d’une presse d’un autre temps.
La plupart des « pro-charbon » le sont par ignorance.
Europe, Chine, USA, l’avenir est aux «supergrids»
GreenUnivers
26/12/2008 | Mise à jour : 23:50 | Ajouter à ma sélection
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A l’avenir, un super-réseau pourrait relier les producteurs d’électricité du Nord au Sud, depuis les éoliennes scandinaves jusqu’à des centrales solaires d’Espagne ou d’ Afrique, pour fournir de l’électricité à tout le continent. Avec GreenUnivers.
Imaginez des câbles qui courent du Sahara jusqu’en Norvège, pour transporter l’énergie solaire du Sahara et et l’éolien de la mer du nord aux quatre coins de l’Europe… L’engagement réaffirmé de l’UE pour 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020 pourrait rendre ce rêve réalité : un «supergrid», un super-réseau électrique interconnecté, relierait les producteurs d’électricité du Nord au Sud, depuis les éoliennes au large de la Scandinavie jusqu’à des centrales solaires en Espagne ou en Afrique, pour fournir de l’électricité à tout le continent.
La Commission européenne a déjà dessiné les contours de ces supergrids dans sa «Strategic Energy Review» parue le 13 novembre, qui sera la base de travail de la nouvelle politique énergétique de l’UE qui sera discutée au printemps 2010.
L’idée est de relier d’abord les milliers d’éoliennes de la Baltique et de la Mer du nord, où les pays riverains multiplient les projets de parcs offshore, ce qui permettrait d’alimenter un pays où le vent tombe avec le vent d’un autre, ou de laisser les centrales hydro-électriques de la Suède ou de la Norvège prendre le relais.
L’Europe recommande donc de créer à la fois un réseau d’éoliennes en mer du Nord grâce à des câbles sous-marins à haute capacité, un anneau énergétique méditerranéen – et aussi un corridor d’acheminement du gaz de la Caspienne dans l’UE pour réduire la dépendance au gaz russe.
Dans une interview, Amulf Jaeger-Walden, l’expert de l’Institute for Energy, un centre de recherche de la Commission européenne, explique que capturer 0,3% de la lumière solaire du Sahara suffirait en théorie à alimenter toute l’Europe en énergie. Y installer des centrales d’une capacité de 100 GW coûterait 450 milliards d’euros.
Un supergrid européen coûtera cher également : 1 milliard d’euros par an jusqu’en 2050, selon Jaeger-Walden. Mais c’est peu comparé aux dépenses énergétiques globales nécessaires.
Il faudra des lignes capables de transporter plus d’électricité sur de plus grandes distances, la solution en pointe étant les lignes en courant continu haute tension (High Voltage Direct Current, ou HVDC).
Le premier jalon est posé : en septembre un câble sous-marin haute tension d’une capacité de 700 MW et de 580 kilomètres de long a été posé entre la Norvège et les Pays-Bas par la société ABB, reliant leurs réseaux électriques : les Hollandais peuvent désormais recourir à l’hydroélectricité norvégienne au moment des pics de consommation, un atout précieux devant la croissance des fermes éoliennes aux Pays-Bas, dont la production est bien sûr aléatoire.
Et au Danemark, où l’éolien représente 20% de l’énergie produite, les jours venteux les éoliennes fournissent plus que nécessaire et le surplus est revendu à l’Allemagne, grâce à la connexion des deux réseaux.
En Espagne, il y a parfois trop de vent et les éoliennes doivent être arrêtées, car le réseau électrique ne supporte pas cet excès de courant. Plus il y aura d’éoliennes ou de solaire en Europe, plus il faudra lisser la production.
L’idée est dans l’air depuis 2003, soutenue par le groupement TREC (Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation) ou encore la société écossaise Airtricity, pour qui un tel réseau pourrait assurer 30% de l’électricité européenne.
L’Europe n’est pas la seule à rêver de super-réseau : la Chine construit un réseau haute tension HVDC entre le Yunnan et Canton et compte investir 170 milliards de dollars pour améliorer son réseau dans les deux ans.
Quant au Etats-Unis, non seulement Barack Obama a promis de moderniser un réseau électrique vétuste, où se produisent régulièrement des pannes spectaculaires, mais déjà quelques super-câbles vont relier plusieurs Etats : une liaison de 400 km HVDC vient d’être autorisée entre les Etats de Pennsylvanie et Virginie.
100% de renouvelable c’est possible !!!
Dans le contexte du réchauffement climatique global [1], de la volatilité des prix des combustibles fossiles par définition non durables et d’un taux de dépendance croissant envers ceux-ci, il est urgent de construire en Europe une économie, génératrice de millions d’emplois, basée sur les énergies décarbonées. La bonne nouvelle est que le potentiel des énergies renouvelables en Europe est très largement supérieur à la demande électrique européenne et que les technologies sont suffisament matures pour que soient lancés des systèmes à tailles industrielles.
REPOWER-Europe 2030 (RPE) est un scénario inspiré du plan REPOWER-America [2] d’Al Gore et du Plan Clean Energy 2030 de Google, mais appliqué à l’Union Européenne à 27. Il a émergé dans le cadre de débats d’idées au sein du réseau TREC-France [3]. RPE-2030 consiste notamment en:
(1) une génération électrique 100% basée sur les énergies décarbonées (investissement de 2000 milliards d’euros)
(2) une mise en réseau des centrales électriques décarbonées via l’introduction de lignes à courant continu à haute tension (HVDC) pour une réduction d’un facteur 4 à 5 des pertes en ligne et une mise en place d’une gestion intelligente des flux électriques : V2G/G2V etc. (investissement global de 400 milliards d’euros)
(3) un passage à un parc automobile 100% électrique (investissement de 100 milliards d’euros dans la mise en place d’un réseau de stations de recharge pour voitures électriques)
(4) une volonté constante d’améliorer l’efficacité énergétique des procédés consommateurs d’énergie et de réduction des pertes thermiques par l’amélioration de l’isolation thermique des systèmes.
RPE conduit a une réduction de 100% des importations en pétrole et en gaz, d’où une économie de plus de 10 000 milliards d’euros sur 20 ans (hypothèse basse de durée de vie moyenne des centrales d’énergie renouvelable), et une réduction de plus de 80% des émissions de Gaz à Effet de Serre de l’Union Européenne. Dans ce scénario, l’UE dépensera 4 fois moins qu’aujourd’hui dans le domaine énergétique, grâce aux économies réalisées sur les importations de pétrole et de gaz, ceci pour un confort énergétique équivalent pour les usagers. De plus, ce renouveau industriel permettra la création de millions d’emplois durables vue que ces ressources énergétiques sont durables. Les pays exportateurs de pétrole et de gaz (Russie, Vénézuela, Algérie, pays du Moyen-Orient: Iran, Irak, Arabie Saoudite etc.) seront fortement touchés par cette révolution énergétique et devront se restructurer vers la pétrochimie verte. Nombre d’entre-eux étant également très bien dotés en énergie solaire, la mise en oeuvre de centrales solaires (CSP, PV) de grande capacité associé à des réseaux HVDC devra être favorisé pour le développement des économies locales de l’électricité produite. Les compagnies pétrolières (Total, Shell etc.) ont également la possibilité et les moyens de se recycler et de se diriger vers un horizon Beyond Petroleum (slogan de BP) toute en apportant leur expertise technologique au déploiement de ces technologies vertes. L’industrie automobile est également devant un formidable défi et une belle opportunité de croissance pour permettre le remplacement des véhicules à moteurs thermiques par des véhicules 100% électriques tout en assurant le démentèlement et le recyclage des automobiles trop polluantes.
« Au niveau européen on ne peut que constater l’absence d’une véritable politique de l’énergie.Les questions énergétiques ne sont plus, comme au temps de la CECA, gérées de façon communautaire. Il n’existe aucun accord entre les Etats et aucun outil institutionnel n’a été mis en place pour le moment. L’influence de l’UE est seulement indirecte (construction d’un marché intérieur de l’énergie). » [4]
RPE permettrait de donner un nouveau souffle et une nouvelle ambition à l’Europe…
COMMENTAIRES DES DEUX DERNIERS ARTICLES
Les sommes nécessaires pour parvenir à 100% d’énergie renouvelable paraissent considérables, mais à bien y réfléchir elles ne sont pas si importantes que cela si on les comparent aux sommes mises en jeu actuellement dans les différents plans de relance. Il suffirait donc d’un plan de relance bien orienté dans certaines directions et on joindrait l’utile (des emplois créés) à un développement durable.
Les solutions existent ! Il suffit d’un peu de volonté politique, et ne pas subir la loi des lobbies (très dur). On voit bien ici que ces lobbies ne veulent pas perdre leur monopole (charbon propre). Ils n’ont pas le courage de s’adapter ni l’intelligence de se remettre en question. Et pourtant, c’est l’avenir de la planète qui est en jeu. Puissent nos décideurs en tenir compte.
a contrelamine
quelle est cette réunion du 23 Janvier dont vous parlez?
Quand on pense que la loi des lobbies atteint le parti des travailleurs .
Qu’ est ce que c’est que cette alliance avec le grand capital ?
Un mauvais scénario pour un mauvais film.
A l’Ours : pour la réunion du 23 Janvier, voir le JdC du 24 Décembre, page 5.
Nous l’avons tous appris par cette presse, comme d’habitude..
Désolé Eliane, en période de fête je n’utilise les torchons que pour ouvrir les huitres !
J’ ai donc loupé l’info peut-on m’éclairer un peu afin que j’aille donner un ou deux coups de griffes à cette occasion?
Pouvez vous me donné des renseignements sur cette réunion
du 23 jeanvier ou a lieu cette réunion .
Bocou de chosse a dire sur le JdC Car il son manipulé par
certain politique du canton ?
Les océans intoxiqués par le gaz carbonique Pierre Kaldy
L’augmentation continue du CO2 dans l’atmosphère entraîne le réchauffement de la planète mais aussi l’acidification des océans. Certains organismes marins commencent déjà à en souffrir sérieusement.
Quelques semaines après que 190 pays se sont réunis à Poznan, en Pologne, pour négocier l’application des accords de Kyoto pour lutter contre le réchauffement climatique, des chercheurs américains montrent pour la première fois que le gaz carbonique dissous dans les océans commence déjà à modifier les écosystèmes marins, avec une réduction notamment des moules dans certains secteurs de l’ordre de 30 %.
Durant huit ans, les chercheurs de l’Université de Chicago ont étudié la répartition des organismes vivant dans la zone de marée sur l’île Tatoosh, près de Seattle, dans le Pacifique. Parallèlement, un appareil mesurait la salinité, la température et l’acidité de l’eau, effectuant ainsi le plus long enregistrement continu de ces paramètres en zone côtière tempérée. Les résultats de l’étude, publiés tout récemment dans les comptes rendus de l’Académie nationale des sciences américaine (1), ont surpris tous les spécialistes. «Nous avons observé une augmentation de l’acidité dix fois plus rapide que celle prédite par les modèles, indique J. Timothy Wootton, premier auteur du travail. Et de tous les paramètres étudiés qui pouvaient être liés à ce changement, seule la concentration en gaz carbonique atmosphérique évoluait de la même manière.» Or, la dissolution du gaz carbonique dans l’eau augmente son acidité.
L’autre surprise de l’étude est la grande sensibilité de certains organismes à cette augmentation d’acidité : beaucoup d’espèces fixant le calcaire, telles que les moules, les algues calcaires et certains crustacés, commencent déjà à régresser sur le littoral.
Concentration critique
«En moins de dix ans, nous avons observé une réduction des moules qui doit être globalement de 30 %, précise Timothy Wootton, et cela dans un environnement que l’on peut retrouver le long de toute la côte pacifique, du sud-est de l’Alaska au sud de la Californie.» Jusqu’à présent, seules des mesures faites en laboratoire ou dans des conditions naturelles particulières avaient montré la sensibilité d’organismes marins à l’augmentation du gaz carbonique dissous. «Mais ici, pour la première fois, il s’agit d’observations sur le terrain, qui portent de plus non sur une seule espèce mais sur tout l’écosystème côtier», commentent Jean-Pierre Gattuso et Laurent Bopp, spécialistes français respectivement au laboratoire d’océanologie de Villefranche-sur-Mer (CNRS – Université Paris-VI) et à l’Institut Pierre-Simon-Laplace des sciences de l’environnement à Paris.
Coorganisateur du deuxième congrès international sur la question, qui s’est tenu en octobre dernier à Monaco, Jean-Pierre Gattuso souligne que les signaux alarmants d’acidification affluent maintenant de tous les coins du globe. Dans l’océan Antarctique, où les eaux froides et ventées sont propices à la dissolution du gaz carbonique, les analyses effectuées en pleine mer depuis dix ans par une équipe australienne révèlent une solubilisation progressive du calcaire. Selon eux, elle va devenir problématique pour une grosse partie du zooplancton dès 2030, lorsque la concentration critique en gaz carbonique atmosphérique de 450 ppm (parties pour million) sera franchie. «Cette disparition du zooplancton aura des conséquences incalculables sur tout le réseau alimentaire des océans polaires, s’inquiète Jean-Pierre Gattuso. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé pour 2009-2010 la campagne d’étude européenne Epoca (European Project on Ocean Acidification) et que les Américains s’apprêtent à faire de même.»
Bien plus au sud, dans le vaste espace des Caraïbes, les chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) tirent eux aussi la sonnette d’alarme : là encore, la solubilisation du calcium n’a cessé d’augmenter ces dernières années et menace de bientôt perturber la calcification des nombreux récifs coralliens de la région. Et ils montrent que ce changement est directement en rapport avec l’augmentation du gaz carbonique dissous dans les eaux tropicales.
Acidification
En Australie, la fixation du calcium dans la Grande Barrière de corail a chuté de 21 % en seize ans, une première depuis des siècles, selon une étude du gouvernement australien publiée cette année. Outre les effets néfastes du réchauffement et de la pollution sur la croissance des coraux, l’acidification due au CO2 dissous pourrait aussi en être la cause, estiment les chercheurs.
Depuis deux siècles, les océans ont patiemment absorbé le tiers des émissions de gaz carbonique dues à l’homme, mais cette capacité semble avoir atteint ses limites. «Une augmentation aussi forte et aussi rapide de l’acidité des océans ne s’est pas produite depuis plus de 20 millions d’années au moins, prévient Jean-Pierre Gattuso. Nous savons que toute augmentation supplémentaire du gaz carbonique atmosphérique affecte désormais profondément la vie dans les océans.»
(1) «Pnas», 105, 18848-53 (2 décembre 2008)
Natura Vox
lundi 29 décembre 2008
Mythe et réalité du charbon propre
Une publicité trouvée dans l’avant-dernier numéro du New Yorker nous a permis de découvrir l’existence, outre-Atlantique, d’une importante campagne anti-charbon. On y voit la façade d’une usine fonctionnant au charbon propre, façon décor de cinéma, avec derrière un paysage calciné et au-dessus de gros nuages gris dont on peut se demander s’ils sont uniquement faits de vapeur d’eau.
Le message est simple : ce que l’industrie charbonnière présente comme du « charbon propre » est une tromperie. Tant que le CO2 émis par la combustion du charbon ne sera pas intégralement capté et séquestré, on ne peut prétendre que les centrales dites « à charbon propre » sont sans impact climatique. C’est le slogan inscrit en capitales sous l’image : « en réalité, le charbon propre n’existe pas ».
Le « charbon propre », c’est juste du charbon qui brûle sans dégager (trop) de gaz soufrés pestilentiels et dangereux, grâce à des filtres sophistiqués qui sont sont généralisés… en grande partie du fait de la législation, et non de l’initiative des opérateurs de centrales au charbon.
A-t-on déjà fait des campagnes aussi claires et visibles en France sur des sujets similaires ? Nous n’en avons hélas pas le souvenir. On pourrait par exemple rêver d’une campagne – avec un visuel pas forcément très différent – sur la question des déchets nucléaires.
Nos ONG françaises préfèrent les campagnes tapageuses ; nous ne sommes pas sûrs qu’une telle approche porte ses fruits. « Tout ce qui est exagéré est insignifiant ». L’approche états-unienne est plus adulte : on sent que les Etats-Unis sont en train de changer de braquet sur les questions environnementales : nous sommes peut-être toujours devant, mais ils vont bientôt aller plus vite que nous.
Hasard de la pagination, cette publicité anti « langue de charbon » a pour dos de page une autre publicité, de la De Beers cette fois-ci, à propos du charbon le plus propre du monde : les diamants !
Bonne pioche Jean Vénuat !
Il y a un plus: dans le texte de l’article dans Google (natura vox charbon) en cliquant sur le lien « campagne anti-charbon on a accès à des vidéos pas tristes…
Enfin de bonne nouvelles des USA: Allez sur http://www.coal-is-dirty.com/. Pendant que nos écolos s’acharnent contre le nucléaire, l’évidence semble commencer à s’imposer que le déchet invisible qui nous menace en priorité est le CO2.
L’appel du climatologue en chef de la NASA à « Michelle et Barack »
LE MONDE | 03.01.09 | 14h52 • Mis à jour le 03.01.09 | 14h52
Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par l’influent climatologue James Hansen au président élu des Etats-Unis et à son épouse. Figure mondiale de la climatologie, directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, l’auteur écrit à « Michelle et Barack » sans s’embarrasser de convenances. Mais, pour être sûr qu’elle soit lue par ses destinataires, il a confié sa missive au physicien John Holdren, le nouveau premier conseiller scientifique de la Maison Blanche.
Certes, s’excuse M. Hansen en préambule, la lettre est un peu longue – quatre pages. Mais « l’attention personnelle que vous aurez pour ses détails pourrait faire toute la différence sur ce qui est sûrement le sujet le plus important de notre temps », poursuit-il. Le climatologue, célèbre pour avoir alerté le premier, en 1988, de la réalité des périls du réchauffement, formule trois requêtes. Trois conditions pour combler la « profonde déconnexion entre les actions envisagées dans les cercles dirigeants et ce qui est exigé par la science pour la préservation de la planète ».
M. Hansen propose d’abord au président élu l’adoption d’un moratoire sur toute nouvelle construction de centrales électriques à charbon ne capturant pas le dioxyde de carbone (CO2) émis. Puis la mise au rencart progressive de celles en activité. Engagé dans une croisade contre le charbon, M. Hansen avait, voilà quelques mois, formulé la même demande à Angela Merkel et à Gordon Brown.
BANNISSEMENT DU CHARBON
Outre le bannissement du charbon, très émetteur de CO2, M. Hansen propose un mécanisme de taxation du carbone capable, selon lui, de » décarboner » l’économie » américaine et d’ »aiguillonner l’innovation », tout en aidant » les plus démunis et le climat ».
L’idée est d’une désarmante simplicité. Au lieu de recourir à la machinerie complexe du marché des émissions, il s’agit d’instaurer une taxe carbone sur tous les produits, proportionnelle à leur contribution au changement climatique. « Pas un centime » de cette taxe n’irait grossir le budget fédéral américain : son produit serait reversé à la population, tous les mois, « sur la base de parts égales, avec une demi-part par enfant et un maximum de deux enfants par foyer », écrit James Hansen.
Au terme de ce mécanisme, « une personne réduisant plus que la moyenne son empreinte carbone gagnerait de l’argent ». Le système aurait d’autres vertus : les produits locaux n’ayant pas nécessité de longs transports seraient moins coûteux. Quant à l’immigration illégale, elle serait découragée, car « tout monde paie la taxe, mais seuls les citoyens légaux en collectent le produit »…
Enfin, estime le climatologue, bien que « l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et un réseau électrique intelligent méritent la priorité », il est « urgent de soutenir fortement la recherche et le développement sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération ».
Stéphane Foucart
voeux du maire à Decize hier soir.
Notre bon docteur en remet une couche et relance le thème du charbon qui sauvera l’emploi de la Nièvre et autres inepties…
Il claironne qu’il ne faut pas que les intérêts particuliers ne doivent pas ne doivent pas empêcher l’intérêt collectif.
Entièrement d’accord avec vous M Lassus,c’est pourquoi nous sommes résolument contre l’exploitation du charbon!
Quelques intérêts particuliers, fussent-ils financiers ou politiques, ne doivent pas prendre le pas sur la santé et l’environnement du plus grand nombre, puisque le problème du charbon se joue à l’échelle planétaire.
M LASSUS est atteint du virus du « charbon propre », il doit sans doute boire trop de Perrier qui comme chacun le sait contient du CO2 !
La particularité de ce virus est de provoquer chez le malade la répétition de phrases types comme celles utilisées à une époque pas si lointaine derrière le rideau de fer…
Le bilan CO2 serait-il « globalement positif » ?
En espérant que durant les voeux des maires de Cossaye et de Lucenay
les répliques soient à la hauteur de l’acharnement du maire de Decize.
Mais ne rêvons pas trop.
M Lassus en s’exprimant sur ce sujet à l’occasion des vœux montre qu’il est le maire des « pour » mais pas des « contres ».
Il est sorti de son rôle !
Profiter d’une telle manifestation pour promouvoir ce projet ressemble à une pratique de régime d’un autre age.
Si son vœu de voir s’ouvrir la mine est exaucé, ce qu’à Dieu ne plaise, mon cher Confrère Lassus n’aura plus de souci à se faire pour son hôpital, les malades ne lui manqueront pas.
Pendant la vague de froid, le réchauffement global continue
PARIS (AFP) – 08/01/2009 13h21
La vague de froid qui s’est abattue sur l’Europe occidentale surprend mais ne doit pas, mettent en garde les scientifiques, aboutir à une redoutable confusion entre « le temps qu’il fait » et le réchauffement climatique en cours.
L’hiver rigoureux dans cette partie du monde ne doit pas faire oublier que l’étude des températures globales de la planète depuis 1850 – date à partir de laquelle on dispose de données fiables – montre un réchauffement sans équivoque.
« La tendance lourde, cela ne fait aucun doute, est toujours au réchauffement », explique à l’AFP Michel Jarraud, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui rappelle que, depuis le milieu du XIXe siècle, la température à la surface du globe a augmenté de près de un degré.
« Si on regarde cette tendance sur 160 ans, elle se superpose à une variabilité naturelle importante et c’est cela qui introduit la confusion », ajoute-t-il.
Ainsi, l’année 2008 a été plus fraîche que 2007, mais se classe cependant au dixième rang des années les plus chaudes depuis le début des statistiques. Ce léger refroidissement s’explique en particulier par le phénomène connu sous le nom de La Nina, refroidissement des eaux de surface du Pacifique.
« Le problème est que les gens confondent le temps et le climat », explique la climatologue américaine Susan Solomon, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) selon lequel la température moyenne de la planète pourrait augmenter de 1,1°C à 6,4° d’ici 2100.
« Le temps est très important localement, et d’une année sur l’autre. Mais si vous cherchez à comprendre l’évolution du climat, vous devez retenir une plus grande échelle dans l’espace (le monde entier) et dans le temps (de nombreuses années) », explique-t-elle.
Le « réchauffement climatique moyen » de la planète attendu d’une année sur l’autre est d’environ deux centièmes de degrés par an donc très difficilement perceptible, rappelle en écho le climatologue français Jean Jouzel, médaille d’or du CNRS, alors que « si vous vous placez d’une année sur l’autre à un endroit donné, la variabilité peut être de quelques degrés ».
Pour une meilleure perception, le vice-président du Giec invite à regarder des tendances de fond sur la végétation, indicateur précieux: « On voit bien par exemple que les vendanges ont irrésistiblement avancé de plusieurs semaines en 50 ans. Après, d’une année sur l’autre, elles peuvent commencer plus tôt ou plus tard ».
S’ajoute à cette double grille de lecture l’extrême complexité de la science du climat: si la majorité des scientifiques s’accordent sur le réchauffement en cours et la responsabilité humaine dans le processus via les émissions de gaz à effet de serre, ils soulignent aussi qu’il ne s’agira en aucun cas d’un phénomène linéaire.
Selon une étude publiée en avril dans la revue Nature, le réchauffement pourrait ainsi marquer une pause dans la décennie à venir en raison de l’évolution naturelle de la circulation des courants océaniques, avec en particulier un affaiblissement temporaire du Gulf Stream, qui fait remonter dans l’Atlantique nord les eaux chaudes du sud.
Les « sceptiques » du réchauffement climatique sont immanquablement plus véhéments lorsque le froid pique, reconnaît Jean Jouzel, mais il appartient aussi aux climatologues de faire preuve de pédagogie… et de mesure.
« C’est aussi à nous de faire attention quand l’été sera chaud de ne pas dire: +c’est le réchauffement climatique+ ! »
© 2009 AFP
DE QUOI REFROIDIR ALLEGRE ET CABROL.
IL FAUDRAIT AUSSI QUE CA REFROIDISSE LES ELUS NIVERNAIS, PAUL,CHARMANT,LASSUS ET AUTRES DU COMITE….
IL NE LISENT SANS DOUTE PAS CES INFORMATIONS PUISQUE SANS DOUTE LEUR SEULES SOURCES SONT DANS LE JOURNAL LOCAL…
L’éolien une alternative aux centrales à charbon ?
Écrit par Alexandra Lianes Le 08 janvier 2009
- Communiqué du Syndicat des énergies renouvelables, France Energie Eolienne – Au moment où nous vivons une pointe historique de consommation électrique, supérieure à 91 000 MW, le parc éolien français contribue à l’approvisionnement électrique de notre pays, avec une production proche de 1 000 MW, soit environ l’équivalent de consommation d’une ville comme Marseille.
Et d’après Le Syndicat des énergies renouvelables, « les éoliennes nous permettent déjà d’économiser l’usage de deux centrales thermiques ». De plus, poursuit le SER dans son communiqué, « le coût de l’électricité éolienne est inférieur à celui des centrales thermiques permettant un gain net pour la collectivité ».
Avec un parc de 25 000 MW installés en 2020, tel que le prévoit le Grenelle de l’environnement, près de 10 % de la consommation électrique sera d’origine éolienne, soit l’équivalent de la totalité de la production thermique (charbon et gaz)
actuelle.
« Grâce aux trois régimes de vent décorrélés dont bénéficie l’hexagone, la production éolienne française est plus stable que dans tous les autres pays européens : la production éolienne du 6 janvier dernier a été d’environ 800 MW et celle du
lendemain a légèrement augmenté pour atteindre les 1 000 MW en soirée, au moment du pic de consommation. »
En outre, la production éolienne est, durant cette période de froid, supérieure à sa moyenne annuelle illustrant, encore une fois, la forte contribution de l’éolien en période hivernale.
Réduire les émissions du charbon, le meilleur scénario
(src : Nasa)
Nasa : limiter les émissions de CO2 du charbon, la meilleure solution
La combustion des combustibles fossiles, en particulier le charbon, le pétrole et le gaz, est responsable d’environ 80% de l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone depuis l’ère industrielle. Une étude menée par la Nasa préconise de concentrer les efforts sur une réduction des émissions issues du charbon. Une solution présentée comme la plus réaliste pour limiter la concentration du gaz à effet de serre dans l’atmosphère en-deçà des niveaux dangereux.
Une équipe de chercheurs de la Nasa a mis au point une série de scénarios qui envisagent différentes perspectives d’évolution de l’exploitation des ressources fossiles dans le monde. Il en ressort un scénario qualifié de réaliste, qui permettrait de limiter la présence de dioxyde de carbone sous les niveaux que les scientifiques considèrent comme dangereux pour le climat.
Déterminer quand et comment la production de pétrole aura atteint son niveau le plus élevé est une question depuis longtemps débattue. Il est donc difficile d’anticiper le niveau des émissions futures, et d’estimer avec précision l’impact de cette combustion sur le climat, préviennent les chercheurs.
Afin de mieux comprendre comment les émissions pourraient évoluer à l’avenir, Pushker Kharecha, de la Nasa et James Hansen, du Goddard Institute for Space Studies, ont examiné un éventail de scénarios de consommation des combustibles fossiles.
Cette recherche, publiée l’été dernier dans l’American Union’s Global Biogeochemical Cycles, montre que la hausse des émissions de CO2 imputables aux combustibles fossiles peut être contenue en-deçà des niveaux dangereux, pour autant que les émissions des centrales au charbon soient réduites à néant au niveau mondial, et ce, au cours des prochaines décennies.
« C’est le premier document de la littérature scientifique qui mêle explicitement les deux questions essentielles relatives à la fois à la production pétrolière mondiale de pétrole et à l’impact des hommes sur le chanement climatique » explique Karecha.
L’étude s’appuie sur des recherches récentes, qui définissent un niveau de concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère qu’il serait dangereux de dépasser. Ce seuil est de 450 parties par millions (ppm). Soit une concentration de 61% supérieur à celle de l’ère pré-industrielle, de 280 ppm, mais de seulement 17% supérieur au niveau actuel de 385 ppm.
Le deux scientifiques ont mis au point 5 scénarios qui englobent la période 1850-2100. Chacun de ces scénarios reflète une estimation différente du pic de production mondial de pétrole, dépendant de la taille des réserves, de leur valorisation et de la technologie.
Le premier scénario prend en compte une absence de restriction des émissions du combustibles fossiles et prolongent la tendance actuelle, avec une croissance annuelle des émissions de 2% , jusqu’à ce que la moitié de chaque gisement ait été récupéré. S’ensuit une baisse de 2% par an.
Dans ce scénario, la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère aura plus que doublé par rapport à l’ère pré-industrielle, dépasseant le seuil de 450 ppm en 2035. Même en prenant en compte une hypothèse basse des réserves en combustibles fossiles, le niveau fatidique est dépassé en 2050.
Le deuxième scénario considère une réduction des émissions en provenance du charbon, d’abord par les pays développés à partir de 2013, et dans les pays en développement une décennie plus tard. Les émissions des centrales à charbon seraient ainsi progressivement éliminées d’ici à 2050. Les trois autres scénarios reprennent cette hypothèse, mais en l’assortissant de différentes situations d’utilisation et de fourniture de pétrole. L’un des cas considère la possibilité d’un recul du pic de production de 21 ans, soit en 2037. Un autre examine les implications d’une surestimation des réserves, ou encore l’addition d’une taxe sur les émissions qui rendrait le pétrole trop coûteux à extraire. Le dernier scenario, enfin, remplace la notion de pic par un « plateau » s’étendant de 2020 à 2040.
Ces 4 scénarios conduisent à des niveaux de concentration de CO2 dépassant les 450 ppm à des dates différentes, mais tous ont vu leur niveau de concentration baisser sous ce niveau au plus tard autour de 2080. Deux des scénarios permettent de maintenir le niveau sous la barre des 450 ppm.
A partir de chacune de ces hypothèses, l’équipe de chercheurs à utilisé un modèle mathématique, appelé Bern carbon cycle model, pour convertir les émissions de dioxyde de carbone de chaque scénario en concentration dans l’atmosphère.
Karecha commente les résultats obtenus : « Parce que le charbon est bien plus abondant que le pétrole et le gaz, la réduction des émissions du charbon est absolument essentielle pour éviter un changement climatique ‘dangereux’, avec une concentration de dioxyde de carbone qui excéderait les 450 ppm » .
« La stratégie de limitation que nous préconisons, une élimination progressive des émissions de CO2 à partir de la houille au cours des prochaines décennies, est réalisable compte tenu des technologies actuelles ou disponibles à court terme » conclut-il.
Chaleur et électricité verte bon marché 24H sur 24 et 365 jours sur 365 – Un potentiel colossal dans le monde entier. En Europe, le potentiel est très élevé en Hongrie, Serbie, Bosnie, Toscane, Catalogne, Massif central, Alsace et Islande – O.D.
» Si 2008 fut l’année du grand retour des centrales solaires thermiques dans les déserts, 2009 devrait être celle de la géothermie profonde (…) Selon le gouvernement australien, la géothermie devrait produire près de 7% de l’électricité du pays à l’horizon 2030, à un coût comparable à celui du charbon! Ce chiffre est confirmé par une étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology), publiée en 2006, qui insiste sur le potentiel énorme offert par la géothermie comme source d’énergie renouvelable et propre; le MIT y recommandait vivement son développement à grande échelle. Dans un rapport récent (février 2008) consacré à la géothermie*, l’IPCC estime son potentiel à 8% de l’électricité mondiale (équivalent à plus de 100 centrales nucléaires) et insiste sur le fait que les développements technologiques en cours devraient permettre une large diffusion qui ne se limite plus à certaines spécificités géologiques. Autrement dit, le potentiel de la géothermie va bien au-delà des pompes à chaleur et des centrales situées sur les zones volcaniques (…) – Pierre Veya, LeTemps.ch
Toujours plus de canicules
LE MONDE | 09.01.09 | 17h44 • Mis à jour le 09.01.09 | 17h44
En déclarant, après la canicule de 2003 (52 000 morts en Europe), qu’un tel été paraîtrait « frais » à la fin du siècle, Roselyne Bachelot exagérait à peine. Si l’on en croit des projections publiées dans la revue Science du 9 janvier sur les températures à la surface du globe à l’horizon 2080-2100, les étés caniculaires vont devenir monnaie courante. Le planisphère dressé par David Battisti (université de Washington, Seattle) et Rosamond Naylor (université Stanford), à partir de 23 modèles climatiques, montre ainsi que, pour la partie ouest de la France, les étés risquent d’être entre 50 % et 70 % plus chauds que les étés les plus chauds observés entre 1900 et 2006. La ceinture intertropicale verra cette proportion monter autour de 90 %.
Trois épisodes caniculaires suggèrent que l’insécurité alimentaire va s’accroître, écrivent-ils : en 2003, le rendement du maïs a chuté de 30 % en France ; en 1972 en Ukraine, la production de céréales a baissé de 10 % ; au Sahel, il arrive que la pluie s’évapore avant même d’avoir touché le sol. La hausse de la teneur en CO2 de l’air, qui stimule les végétaux, ne compensera pas l’impact de chaleurs extrêmes sur les rendements, estiment-ils. Ignorer les projections climatiques n’aboutira, selon eux, « qu’à la pire forme de triage ».
Hervé Morin
Article paru dans l’édition du 10.01.09.
Toujours a propos de la réunion du 23 Janvier
L’article parle de présence d’associations.
Quelqu’un sait quelles associations seront présentes?
Ce moment me semble important, c’est là que tout risque de se jouer. Si seul le camp des pro charbo est représenté, cela rique d’ être catastrophique.
Je pense que la mobilisation doit être à son comble ce jour là.
Le Docteur LASSUS compte sur la mine pour sauver Decize et son hôpital. Il a raison mais il oublie de dire que les futurs clients seront ses administrés eux-mêmes puisqu’il est écrit en toutes lettres dans la conclusion de l’enquête publique transmise par le Préfet aux autorités supérieures : « Pollution atmosphérique – Le projet de centrale thermique sera très fortement émetteur de polluants atmosphériques (SO2, NOx, COV, NH4, particules) dont les effets seront ressentis par la population locale et même à longue distance ». Voila de quoi inquiéter tous ceux qui sont un peu loin et sont pour l’ouverture de cette mine. Quant à notre bon docteur, il confond « Serment d’Hippocrate » avec serment d’hypocrite.
En ce qui concerne la réunion du 23, une seule certitude : l’ADSN sera présente mais on ne connaît pas les autres associations qui seront invitées
Bravo CONTRELAMINE, effectivement M LASSUS confond et avec lui le comité (petit)
Vive la pollution
Par Denis Delbecq • 12 janvier 2009 à 12:25 •
Paradoxalement, l’accident de pollution provoqué par la rupture d’un bassin de stockage de cendres de charbon aux Etats-Unis est peut-être une bonne nouvelle. Car il devrait renforcer la prise de conscience outre-Atlantique de la dangerosité de cette source d’énergie qui, rappelons-le, tue des dizaines de milliers de personnes dans le monde chaque année: dans les mines, et ensuite en raison des fumées qui empoisonnent l’atmosphère et réchauffent la planète plus que n’importe quelle autre source d’énergie.
Un petit rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire. Aux Etats-Unis, les cendres de charbon sont stockées dans des étangs artificiels. L’eau permet d’éviter la dispersion aérienne de la pollution. Il y a une semaine, le New York Times rappelait qu’il existe 1300 sites de stockage à travers les Etats-Unis. Ces décharges ne servent à rien d’autre qu’à se débarrasser des millions de tonnes de cette infâme soupe noire (1). Les exploitants ne font qu’attendre le déluge… En essayant de faire croire que le «charbon propre» est pour demain.
Dans le Tennessee, le déluge s’est produit le 22 décembre dernier. Plusieurs millions de mètres cubes se sont échappés dans la nature, après la rupture d’une digue de confinement. Avec les cendres, ce sont aussi d’importantes quantités de toxiques qui se sont répandus: arsenic, plomb, mercure, sélénium… Un joli cocktail pour les nappes et rivières! En moyenne, une centrale rejette chaque année 20 tonnes d’arsenic, 25 tonnes de plomb, 40 tonnes de chrome, etc. Et grâce à un efficace lobbying des industriels, les cendres de charbon ne sont toujours pas considérées comme des déchets dangereux. Près de la moitié des sites de stockage ne sont pas isolés de l’environnement… Les Etats-Unis tirent 40% de leur électricité du charbon.
Cet accident grave aux Etats-Unis ne doit pas nous faire oublier que le charbon reste une source importante d’énergie chez nos voisins. A commencer par l’Allemagne et la Grande-Bretagne, qui restent très discrets sur ce qu’il advient des résidus de combustion. Outre-Manche, le charbon reste même très utilisé par les particuliers et dans les pubs pour réchauffer l’atmosphère quand la bise fut venue.
(1) 131 millions de tonnes aux Etats-Unis en 2007, contre 90 millions de tonnes en 1990.
MÊME SI L’USINE A GAZ DE LA CSC FONCTIONNAIT, CE QUI EST TRES LOIN D’ÊTRE PROUVE, LE CHARBON SERAIT TOUJOURS SALE !
ET UNE AUTRE BONNE NOUVELLE:
Bretagne
PLOUFRAGAN. LE PROJET DE CENTRALE ELECTRIQUE AJOURNE
« La centrale de Ploufragan ne se fera pas ». L’annonce faite hier par Claudy Lebreton, le président du conseil général des Côtes-d’Armor a été confirmée, en soirée par le ministère de l’Écologie. Après deux ans de lutte, les opposants au projet ont gagné.
La centrale électrique de Ploufragan et ses quatre turbines de 50 mégawatts ne verront vraisemblablement pas le jour. Ainsi en a décidé Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Écologie. La nouvelle a été communiquée par Claudy Lebreton, dans un communiqué de presse. Saluant « une excellente nouvelle, couronnant de succès la mobilisation des milieux associatifs et des élus locaux », le président du conseil général des Côtes-d’Armor a enterré un projet « surdimensionné et inadapté aux exigences du développement durable ». Une information confirmée, à quelques nuances près, par le service de presse du ministère : « Notre souci est d’être efficace et de penser développement durable. En l’état, le projet ne correspond pas à ces objectifs ».
La Bretagne produit 6 % de son énergie
L’annonce de ce lundi vient donc sans doute, mettre un point définitif à un feuilleton débuté il y a un peu plus de deux ans. Partant du constat que la Bretagne ne produisait que 6 % de son énergie,
RTE (filiale d’EDF qui exploite, entretient et développe le réseau public français de transport d’électricité) avait décidé à l’époque de confier à GDF la construction d’une centrale à gaz sur la commune de Ploufragan. Vingt-quatre mois plus tard, les prises de positions d’élus de tous bords se sont faites chaque semaine un peu plus nombreuses et les manifestations organisées par le Curc 22 (collectif urgence réchauffement climatique) se sont multipliées. Le 18 juin dernier, après la découverte d’une zone humide sur le lieu d’implantation de la centrale, Philippe Rey, alors préfet des Côtes-d’Armor, refusait même de se prononcer pour ou contre l’équipement. À l’issue de la première enquête publique, le haut fonctionnaire décidait d’en lancer une seconde… qui n’aura finalement jamais lieu.
Victoire de la résistance écologique populaire
« Si effectivement, le projet est abandonné, c’est super », se réjouissait hier soir André Ollivro, l’un des membres actif du Curc 22. « C’est le résultat d’un combat de deux ans et une grande victoire de la résistance écologique populaire. Le bon sens l’emporte ». Car pour ses opposants, le projet de GDF, en plus d’être contraire aux engagements du Grenelle de l’environnement, était avant tout commercial : dans son appel d’offres, RTE exigeait une centrale d’une puissance de 150 Mégawatts fonctionnant 300 à 400 heures par an. Seulement, pour GDF, l’équipement n’était économiquement viable que s’il fonctionnait 3.000 heures par an.
Réunion de travail à venir
Hier soir, tant du côté de la préfecture des Côtes-d’Armor, que de celui de RTE, on se refusait au moindre commentaire.
Julien Vaillant.
IL NE S’AGISSAIT QUE D’UNE CENTRALE FONCTIONNANT AU FUEL ET AU GAZ, ALORS QUE CELLE QUE L’ON VOUDRAIT NOUS COLLER AVEC SON CHARBON SERAIT ENCORE TROIS FOIS PLUS SALE.
Re Journal local de ce jour 13/1.
La Machine : la municipalité présente des voeux teintés d’espoir. M. barbier rapelle les projets concernant sa commmune (logique !!!) et M.Marcel Charmant, invité d’honneur, en remet une couche sur l’espoir :
Une année prometteuse donc, que Marcel Charmant a ironiquement souhaitée « noire »,fondant » beaucoup d’espoirs dans l’autorisation éventuelle de l’exploitation du charbon lucenay-Cossaye ».
Pour ceux qui s’intéressent à la réunion du 23 janv. nul doute que M. Charmant y participera. et vous constatez qu’il n’a pas changé d’avis…. le contraire eût été étonnant d’ailleurs !!!!
L’Art du Mensonge politique est le titre d’un petit livre écrit en 1733 par le Révérend Jonathan Swift, c’est aussi assurément l’art indispensable à tout élu tenant à le demeurer.
Imaginons notre charmant Président de Conseil Général disant devant les amis du prétendu charbon propre: « un projet de mine à ciel ouvert pour l’extraction du charbon de Lucenay-les-Aix n’est ni viable économiquement ni acceptable du point de vue de l’environnement. » L’énoncé de cette vérité qui dérange lui ferait perdre tout son charme et les futures élections.
A l’art du mensonge de nos politiciens, il faut ajouter l’art de la dissimulation.
Que devient l’observatoire?
Grande page sur le JDC « MERCI DE NOUS LIRE »
Avons-nous le choix?
En matière de diversité de la presse, la nièvre est sinistrée!
Il y a effectivement le poids des mots mais à sens unique.(La pensée unique)
Souvenez-vous le sondage sur le blog jdc qui donnait 80% contre le charbon, il a depuis longtemps disparu.
Encore une vérité qui dérange!
http://www.campagnesetenvironnement.fr
Electricité
Du photovotaïque pour moins d’impôts
La loi de finances rectificative pour 2008 parue au Journal officiel le 31 décembre, prévoit que le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera désormais exonéré d’impôt sur le revenu, lorsque la puissance des panneaux photovoltaïques n’excède pas 3 kilowatts-crête (soit environ 30 m2 de panneaux). Par ailleurs, un appel d’offres sera lancé au mois de février par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire pour la construction de centrales photovoltaïques d’une puissance cumulée d’environ 300 MW. Celle-ci sera répartie en fonction du potentiel solaire de chaque région, précise-t-on au ministère. Enfin, un tarif spécifique de 45 centimes d’euro le kWh a été créé afin de favoriser le développement du photovoltaïque sur les supermarchés et les bâtiments industriels et agricoles de grande taille (usines, hangars…). Ces mesures devraient permettre de multiplier par 400 la production d’électricité d’origine photovoltaïque pour atteindre 5400 MW en 2020. C’est à cet horizon que l’énergie solaire pourrait s’avérer compétitive avec le prix du marché de l’électricité, considère-t-on au ministère
J.P. – 15/01/2009
DE QUOI CLOUER LE BEC AUX PETITS MALINS QUI VOUS ATTAQUENT SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SOUS PRETEXTE QU’IL FAIT UN PEU FROID EN FRANCE CES JOURS-CI:
14/01/2009 : Le sud de l’Australie est frappé par une canicule sans précédent. La température dépasse 35 degrés depuis douze jours (46° hier). A Adelaïde, la capitale de l’Etat, qui n’avait jamais enregistré une si longue période de chaleur à cette époque de l’année, les autorités ont fermé tous les parcs et imposé aux trains de ralentir par crainte de surchauffe des rails.
14/01/2009:
Météo Italie: Tempête en Sicile et en Calabre.
15/01/2009:
Vague de froid dans le nord-est des Etats-Unis et au Canada.
15/01/2009:
Fortes pluies en Tunisie et dans l’Est de l’Algérie: 6 morts
16/01/2009:
Inondations et glissements de terrain aux Fidji: au moins 11 morts.
17/01/2009:
Alerte maximale en Irlande à l’approche d’une tempête !
Réaction au mini remaniement ministériel, à savoir « départ de la secrétaire d’état à l’Ecologie » et non remplacement. réaction presse du 15/1/2009 de l’Association AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT :
» ce remaniement n’a dons pas été placé sous le signe de l’ECOLOGIE. En pleine procédure parlementaire visant à adopter les lois dites Grenelle 1 et 2, l’équipe gouvernementale,au lieu de s’étoffer pour répondre à la crise écologique, s’en trouve réduite. Selon Agir pour l’Environnement , au grand jeu des chaises musicales, nous ne pouvons qu’entendre la fausse note de ce remaniement, à savoir la suppression pure et simple du Secrétariat d’Etat à l’Ecologie .
Plus l’agenda parlementaire se densifie, moins il y aura de ministres à défendre des lois censées transposer en droit français les conclusions du Grenelle. C’est donc un mauvais signal envoyé aux défenseurs de l’Environnement « .
Le Charbon propre et ses partisans en remettent une couche dans le JDC aujourd(hui. Les « scientifiques » du PC par la voix de l’éminent M. Lebrun nous confirment que le stockage ne pose plus de problème !!!… Il suffit qu’ils nous disent où ??? Ce sont les experts mondiaux qui vont être contents de savoir que la solution de ce casse-tête se trouve dans les cartons d’une cellule PC de la Nièvre. Quant à M. Surieu, autre spécialiste de la question, il nous apprend que la population est en « grande majorité » pour le projet. Là encore, le sondage a dû être effectué auprès des adhérents PC ou CGT de la région. Nous attendons avec impatience qu’il organise une réunion à Cossaye ou Lucenay pour que nous lui fassions entendre la voix du NON et il verra où se trouve la majorité.
CONTRELAMINE A RAISON:
On comprend mieux pourquoi le blog charbon du jdc qui dans son sondage donnait 80% contre la mine a disparut.
Maintenant c’est le sondage auprès des sympathisants PC-CGT qui représente la population…
Au vu du score des partisans du charbon propre aux élections locales, se permettre d’écrire de telles âneries relève de la pure désinformation !
Quant au rapport sofremines, il est toujours ignoré par le journal local…
Tout comme une multitude d’autres informations.
Consolez-vous en lisant les reportages sur la galette des rois…
a contrelamine
ça tombe bien, les adorateurs du dieu Perrier organisent une grand messe, non pas a Lucenay ou Cossaye (pas assez courageux!) mais à Decize.
C’est parfaitement l’occasion de leur faire entendre notre voix non?
EXTRAIT DE: « Position et propositions FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT (FEDERATION DES ASSOCIATIONS DE PROTECTION DE LA NATURE ET DE L’ENVIRONNEMENT).
Elles reposent sur l’analyse suivante : la CSC n’est qu’une TECHNOLOGIE DE PIS-ALLER, dont les promoteurs espèrent disposer à court terme alors qu’ ON N’EN EST ENCORE QU’AU STADE DE LA RECHERCHE ET DE L’EXPERIMENTATION . Ce décalage entre l’urgence et le temps nécessaire pour une solution fiable et durable est souligné par le récent rapport « False Hope » de Greenpeace. C’est donc une technologie qui ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et qui ne doit pas détourner les efforts pour développer les 3 solutions réellement durables : sobriété et efficacité énergétique, énergies renouvelables. D’où la position associative sur ce dossier :
A.- Principes :
- ne pas évacuer a priori cette technique, mais en réserver l’utilisation à des cas précis et soumis à des conditions strictes.
- donner systématiquement la priorité aux autres solutions plus durables : sobriété et efficacité énergétique (économies d’énergie), énergies renouvelables
- n’admettre la CSC que dans les cas où les autres solutions ont été appliquées mais sont insuffisantes :
o Cas des centrales de production d’énergie existantes, dont il s’agirait de réduire les émissions ou – au cas par cas – de centrales nouvelles qui viennent remplacer une centrale qui ferme, MAIS EN TOUS CAS PAS POUR UNE CENTRALE NOUVELLE PERMETTANT DE PEODUIRE DE L’ENERGIE SUPPLEMENTAIRE . Le principe de la nécessité d’une réduction globale de la consommation énergétique a en effet été acté lors des travaux du Grenelle (Groupe 1 Energie-Climat), et doit absolument être appliqué.
- réfléchir à la possibilité d’imposer aux sociétés privées le principe d’une « subsidiarité de la CSC » : n’accepter les projets que si l’exploitant fait la preuve de la priorité de ses efforts en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables (comparaison des budgets alloués)
- travailler à la fois sur la sûreté des stockages et sur leur réversibilité.
B.- Financement :
- REFUSER TOUT FINANCEMENT PUBLIC des recherches et de la pratique de la CSC : les financements publics doivent être réservés uniquement à l’amélioration de l’efficacité énergétique et aux modes de production d’énergie renouvelables et les moins impactants.
- accompagnement financier du choix des sites : réfléchir à la possibilité d’imposer à l’exploitant un versement financier, orienté vers l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, pour les collectivités accueillant un site de recherche ou de stockage
- refuser que la CSC soit pris en compte dans le cadre des crédits d’émissions. Il ne s’agit pas d’une limitation des émissions, mais d’un simple stockage qui pourrait, à long terme, n’être que provisoire
C.- Participation du public, communication :
- les procédures d’autorisation, y compris des sites « pilotes » doivent entrer dans le cadre de la réglementation ICPE et de la directive Seveso (prévention des risques, POI, PPI)
- la participation du public doit être assurée dans le cadre :
o d’un débat public sur le principe même de la CSC
o d’une enquête publique sur le site retenu
o de la mise en place d’un CLIC ou d’une CLIS
- interdire toute communication et publicité portant sur l’image « propre » de la CSC.
D.- Garanties juridiques :
- REFUSER LA SOUMISSION DE LA CSC AU REGIME DU CODE MINIER : ce dernier opère en effet un transfert de la propriété et de la charge de l’entretien du stockage à l’Etat (collectivité publique) au bout d’un certain nombre d’années. Ceci n’est pas acceptable dans la mesure où la CSC n’a pas réellement d’avantages collectifs. Préférer un système de garanties financières et de responsabilité à long terme de l’exploitant ou de la filière industrielle
- soutenir les propositions et la pression du Bureau Européen de l’Environnement (BEE) pour assurer le développement d’un régime juridique strict :
o obligations strictes en matière de sécurité et d’environnement, définies par l’U.E. sur les bases d’études et de tests indépendants, et inscrites dans la réglementation européenne.
o L’U.E. devrait entreprendre des recherches et des tests pour définir ce qui sera évalué comme un stockage sûr. Des contributions pour la gestion de ce dossier devraient être imposées aux principaux utilisateurs d’énergies fossiles aux fins de production d’électricité ou de chaleur en grandes quantités.
o la mise en œuvre de la CSC pourrait être autorisée seulement si un régime de responsabilité environnementale est imposé par l’U.E. aux sociétés directement responsables de fuites de leurs stockages de CO2.
o l’U.E. devrait s’engager à définir une réglementation qui garantisse que les centrales thermiques améliorent régulièrement leurs performances environnementales. Elle devrait contrôler la mise en œuvre avec des exigences rigoureuses en matière d’émissions et de traitement des déchets pour toute la chaîne, depuis sa production jusqu’à son utilisation finale, en se basant sur une politique régulièrement ré-actualisée de type « meilleures technologies disponibles ».
UNE VERITE QUI DEVRAIT DERANGER CERTAINS.
ROTTERDAM – (Pays-Bas) – 20/01/2009 -
Blog Les énergies de la mer – 3B Conseils -
L’OMA (Office for Metropolitan Architecture) et son turbulent (et génial) architecte Rem Koolhaas viennent de révéler (ICI) les plans de construction en mer du nord d’un projet de plusieurs parcs éoliens offshore formant un gigantesque ensemble en anneau qui pourraient produire autant d’énergie que celle fournit par le golfe Persique à l’Europe entière. Le projet intitulé Dubbed Zeekracht que l’on peut traduire par « énergie de la mer » (ça va on est pas jaloux), consiste donc en une sorte de vaste « anneau » formé de plusieurs parcs éoliens à proximité des Pays-Bas mais qui implique la participation de pas moins de 7 pays limitrophes européens (Norvège, Danemark, Allemagne, Pays Bas, Belgique, France et Angleterre). Ce grand réseau d’infrastructures éoliennes offshore commun à plusieurs pays pourrait permettre, selon ses concepteurs, de fournir rien de moins qu’une totale indépendance énergétique européenne entre 2025 et 2050. Une fois achevé, le mega anneau Dubbed Zeekracht pourrait générer 13.400 TW (Terra Watt). Au centre de l’anneau les concepteurs prévoient de construire avec l’appui financier de la Netherlands’ Society for Nature & Environment (Natuur en Milieu) un institut international pour les énergies renouvelables. Mais le projet ne s’arrête pas là puisqu’il prévoit de transformer l’espace interne de l’anneau en gigantesque réserve naturelle étant entendu que toute pêche industrielle ou artisanale est impossible dans l’enceinte d’un si grand ensemble de parcs éoliens.
C’est un projet très ambitieux d’autant que l’implantation des parcs éoliens en mer de façon aussi massive n’a jamais été tentée. Leur interconnection et la connection aux divers réseaux nationaux soulèveront des problèmes technologiques mais aussi juridiques et politiques dont on a même pas encore idée aujourd’hui. Cependant ce magnifique projet européen, le premier d’une aussi vaste ampleur, bénéficie du soutien réel des Pays-Bas et de certains gouvernements riverains (pas de tous hélas!) et surtout de la Netherlands’ Society for Nature & Environment. Certains n’hésitent pas à qualifier le projet d’utopique, alors dans ce cas c’est le jour où jamais de dire » Faisons un rêve « … mais pour l’Europe cette fois-ci !
Article : Francis ROUSSEAU
Catastrophes naturelles 2008: 235.816 morts, dont la quasi-totalité en Asie
GENÈVE (AFP) – 22/01/2009 13h59
Un total de 235.816 personnes ont été tuées en 2008 par des catastrophes naturelles, dont la quasi-totalité ont succombé en Birmanie à cause du cyclone Nargis, et en Chine lors du séisme qui a frappé la province du Sichuan, selon les statistiques présentées jeudi par l’ONU.
Il s’agit du bilan de victimes le plus lourd depuis le tsunami qui avait frappé les côtes d’Asie du sud-est en 2004, selon les statistiques du Centre de recherches sur l’épidémiologie des catastrophes (CRED) de Louvain (Belgique).
Le cyclone Nargis en Birmanie a été l’événement le plus meurtrier de l’année écoulée, faisant 138.366 victimes au mois de mai, suivi, le même mois, par le séisme du Sichuan (87.476 morts).
Les 319 autres catastrophes recensées l’année dernière ont fait au total moins de 10.000 morts, dont deux ont tué plus d’un millier de personnes: les inondations en Inde en juillet-août (1.963 morts) et une vague de froid hivernale en Afghanistan en janvier (1.317 morts).
Signe de l’importance croissante du facteur climatique, les tempêtes et inondations (284 en 2008 contre 255 l’année antérieure) sont, et de loin, le type de catastrophes le plus fréquent, a souligné Mme Debarati Guha-Sapir, directrice du CRED. De même, il y a eu l’année dernière 24 vagues de températures extrêmes, vers le haut ou le bas du thermomètre, contre 8 en 2007.
Au-delà des victimes mortelles, 211 millions de personnes ont été affectées par les désastres naturels de 2008.
ET NOS CHERS AMIS DU CHARBON PROPRE CONTNUENT DE VIVRE AU XIX ème SIECLE.
Jean-François Hénin condamné pour divulgation d’information non exacte : ses informations sur la mine sont-elles exactes ?
Jean-François Hénin, Président du Directoire de Maurel & Prom et Frédéric Boulet, ancien Directeur Général ont été sanctionnés par l’AMF à des amendes respectives de 200 000 Euros et 1,5 Million d’Euros. La société a pour sa part écopé d’une sanction de 300.000 Euros.
Ces lourdes sanctions résultent d’une enquête ouverte par l’AMF en 2005. Il est fait grief à Jean-François Hénin d’être responsable de la divulgation d’information non exacte, délivrée au public par des communiqués en date des 10 juin et 26 octobre 2005. Pour ce qui est de Frédéric Boulet, il lui est reproché d’avoir, entre le 22 et le 28 juin 2005, vendu des titres alors qu’il connaissait le caractère erroné du communiqué du 10 juin 2005.
L’AMF a considéré que la vente de 1 435 450 titres pour un montant total de 25,88 ME, à laquelle il a été procédé pour son compte personnel contrevient à l’obligation d’abstention prévue à l’article 622-1 (toute personne doit s’abstenir d’utiliser l’information privilégiée qu’elle détient en acquérant ou en cédant des titres).
Le Service de la Surveillance des Marchés de l’AMF avait constaté des mouvements inhabituels sur le titre Maurel & Prom peu de temps avant la publication d’un communiqué relatif à la production de pétrole en Colombie et Vénézuela.
Le 26 octobre 2005 au soir, Maurel avait informé le marché que sa production s’élevait à 60 000 b/j, que ses réserves » 2P » n’étaient pas de 459 millions de barils mais de 310 millions de barils et que ses prévisions de résultat net consolidé s’établissaient à 100 millions d’euros contre 205 millions d’euros précédemment annoncé. Le lendemain de l’annonce, dès l’ouverture, le cours du titre a enregistré une baisse de 25,57 %. Le Secrétaire général de l’AMF a décidé, le 25 novembre 2005, d’ouvrir une enquête sur l’information financière et le marché du titre MAUREL & PROM à compter du 1er mars 2005.
S’agissant du communiqué du 26 octobre 2005, il résulte de l’instruction que Jean-François Hénin, conscient de l’impact que pourrait avoir la reconnaissance d’une » erreur » portant sur des données essentielles d’une société de ce secteur a, en connaissance de cause, cherché à dissimuler au public l’erreur contenue dans le premier communiqué du 10 juin 2005, notamment en laissant entendre que la différence entre les chiffres du 26 octobre 2005 et ceux du 10 juin 2005 était principalement due aux normes IFRS.
L’AMF rappelle notamment l’article 632-1 du Règlement général de l’AMF « toute personne doit s’abstenir de communiquer, ou de diffuser sciemment, des informations, quel que soit le support utilisé, qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications inexactes, imprécises ou trompeuses sur des instruments financiers émis par voie d’appel public à l’épargne alors que cette personne savait ou aurait dû savoir que les informations étaient inexactes ou trompeuses ».
Les pro- charbon nous ont fait leur grand messe.
Avant de lire le compte rendu dans le JDC qui sera forcément objectif (si si, comme d’habitude) voici quelques impressions.
Au premier rang, Charmant et Barbier, le PC la CGT.Point de Lassus et un Lebrun excusé. Beaucoup de Machinois, de retraités, et finalement peu de familles Decizoise, aucun jeune.
Au fond, pas moins de 4 « journalistes » de notre pravda locale ne prenant même pas la peine de prendre des notes.Par contre,visiblement aucun opposant, ou presque. Très regrettable!
En tout une centaine de personnes.
Rien de très nouveau dans les méthodes, on se félicite, et on émet des contres vérités énormes. On apprend que le projet créera des centaines d’emplois.On est donc content d’apprendre que ce ne sont pas des milliers comme annoncé en 2006…ça baisse, ça baisse.
Les Cossayais et Lucenayais seront heureux d’apprendre qu’ils sont de plus en plus nombreux à approuver le projet. Personnellement je n’ai pas été sondé, et vous?
A moins qu’ils ne lisent des prophéties dans les bulles de Perrier.
Et leur éternel représentant du BRGM avec son sempiternel refrain sur le captage du CO2.
Je m’attendait à ce que au sortir de la réunion à la préfecture, on parte dans des élans éxagérés d’enthousiasme,comme ceux de 2006. Il n’en était rien , et ça c’est plutôt bon signe.
Malgré tout, ces gens là ayant tendance à vendre la peau de l’ours, je me suis éclipsé avant la fin.
Communiqué
Une mine de charbon dans la Nièvre : quand l’argument économique vient narguer l’écologie
WWF – 23/01/2009 15:15:00
Découvert en 1986 par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), ce site permettrait d’extraire 67 millions de tonnes de charbon en 35 ans. Si ces chiffres, correspondant aux prévisions de la SEREN (Société d’exploitation des ressources énergétiques du Nivernais créée spécialement pour valoriser ce gisement) se vérifient, le gisement deviendra le plus important d’Europe. L’exploitation de ce filon s’accompagnera de la construction d’une centrale thermique susceptible de produire 1000 mégawatts d’électricité par an…
Certes, le contexte social de la région est difficile. Suite aux vagues de licenciements qui se sont succédées au cours des derniers mois, on peut comprendre que la perspective de la création de près de 1400 emplois, selon les estimations des journaux, ravisse. D’où le salut quasiment unanime de la presse locale et des élus à l’annonce de la nouvelle. Pourtant…Ces chiffres plein de promesses ne sont absolument pas validés et ont même tendance à régresser au fil du temps. Même dans le document présenté par la SEREN, le chiffre de 300 emplois se transforme en 200 après quelques années.
Par ailleurs, la région y gagnera t-elle vraiment si la pollution générée par la nouvelle centrale freine le tourisme et stoppe les activités agricoles des alentours ? A ce propos, comme il l’explicite dans son rapport « – 30% de CO2=+ 684 000 emplois, l’équation gagnante pour la France », le WWF demeure convaincu que le fait d’investir dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique créerait plus d’attractivité et d’activités dans la région.
Mais surtout, au delà de surestimer la plus value économique d’un tel projet, ses promoteurs occultent les dommages collatéraux que l’exploitation de la mine engendrera inéluctablement.
En effet, première nuisance générée par de tels aménagements : un bouleversement du paysage rural et du cadre de vie des habitants. Le périmètre de la zone d’exploitation couvre une superficie de 6700 hectares qui comprend les communes de Lucenay-lès-Aix, Cossaye et Toury-Lurcy. Le nombre des personnes expropriées, exploitants agricoles et propriétaires individuels, sera loin d’être infime. Le détournement de la rivière l’Acolin et de son affluent l’Ozon sont d’ores et déjà planifiés, ainsi que la modification du tracé de la départementale et la disparition des bois environnants, faisant naître les habituels désagréments du bruit, du passage incessant des camions, des explosions…
Bien plus préoccupant, la combustion de cette centrale « moderne » ne devrait pas permettre de réduire les émissions de plus de 15% par rapport aux équipements plus anciens. Personne n’ose plus aujourd’hui récuser le fait que l’impact d’une centrale thermique sur l’environnement est désastreux. Hydrocarbures, matière organique, cendres et métaux lourds toxiques, elle ne nous épargnera aucun de ces composants nuisibles générant cancers, maladies respiratoires et pluies acides, sans oublier, au passage, de contaminer les eaux superficielles et souterraines.
Rappelons en outre que la mine nécessitera de défricher 250 hectares de bois privés. Or, la forêt a un rôle écologique très important : elle assure la protection du sol, en atténuant les phénomènes d’érosion, participe à la régulation du climat et stocke le dioxyde de carbone.
Autre point noir : la nécessité de construire des lignes à haute tension, particulièrement nocives, elles aussi, pour la santé des riverains, afin de transporter l’électricité produite par la centrale.
Est-il bien nécessaire de poursuivre notre argumentation ? Le constat est limpide : un tel projet ne semble pas grenello-compatible et est effectivement en totale contradiction avec la politique énergétique menée par la France. Comme l’a rappelé Serge Lepeltier, ancien Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, « le charbon propre ça n’existe pas ! » Et d’ajouter : « le charbon est l’énergie qui contribue le plus aux changements climatiques. Même si des recherches sont actuellement en cours, il n’est pas possible de séquestrer aujourd’hui la totalité du CO2. La France ne peut pas, d’un côté, avoir signé le protocole de Kyoto et, de l’autre, dire oui au charbon ».
Rappelons en effet que le secteur de l’énergie est responsable de 37% de l’ensemble des émissions de CO2 d’origine humaine. La stratégie énergétique ne saurait donc être prise à la légère en déclinant des options si controversées…
Enfin, le risque de perte de biodiversité provoqué par l’installation du futur site d’exploitation mérite d’être mentionné. En effet, le site classé Natura 2000 se trouvant à proximité du chantier, nul doute que les espèces remarquables, telles que le sonneur à ventre jaune, le castor d’Europe et plusieurs espèces d’oiseaux que la zone héberge actuellement contourneront désormais cet axe de migration infecté et bruyant.
Pourtant, l’Etat français s’est engagé à protéger la biodiversité, menacée par une extinction de masse provoquée par les activités humaines. Un tel projet va donc totalement à l’encontre de cet engagement.
De même, la Loire demeure l’un des derniers fleuves sauvages d’Europe et se trouve au coeur d’un programme de protection au niveau européen.Les forums internationaux ne cessent d’interpeller sur l’urgence de préserver les ressources en eau potable et la qualité des eaux douces (rivières, lacs, fleuves….), écosystèmes fragiles et indispensables à notre survie. Pourtant, au nom de l’indépendance énergétique et de la rentabilité économique, on est prêt à détourner une rivière et à la polluer, en un mot, à la sacrifier !
Le MEDDAT met en avant le fait que la production du charbon sur notre sol limitera son importation,contribuant de cette façon à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à son transport. On ne peut récuser un tel argument. En revanche, le gouvernement peut-il nous promettre que cette production locale ne s’accompagnera pas d’une relance de la consommation globale de ce type d’énergie, à l’instar de la construction d’une nouvelle centrale électrique destinée à optimiser l’exploitation de la mine ? Cette volonté de miser sur le charbon dans la Nièvre ne risque t-elle pas de freiner, voire même, d’empêcher la nécessaire transition vers un modèle durable basé sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ?
Face à la montée de la contestation locale, réunie autour de l’Association de Défense du Sud Nivernais (ou ADSN), les élus ont demandé qu’un débat public soit organisé. Mais dès le 4 septembre 2006, la préfecture de la Nièvre a annoncé que l’exploitation de la mine de charbon avait été jugée recevable et que les avis de mise en concurrence et d’enquête publique seraient publiés prochainement au Journal officiel. Nelly Olin, alors Ministre de l’Ecologie et du Développement durable s’est prononcée contre le chantier minier, le jugeant « beaucoup trop polluant ». Plusieurs autres personnalités politiques se sont insurgées, notamment Albert de Monaco, Albert Jacquard, Roselyne Bachelot-Narquin, Ségolène Royal, Corine Lepage ou Dominique Voynet. Des associations comme le WWF, Sud-Nièvre environnement ou Loire-vivante ont également pris position en se mobilisant lors des diverses manifestations organisées pour protester contre ce projet toxique.
La partie n’est pas encore jouée. C’est pourquoi, le WWF exhorte l’Etat à renoncer au charbon et à investir dans le futur, en pariant sur l’efficacité énergétique, aussi bénéfique pour l’emploi que pour la planète.
Parce que des alternatives peuvent être trouvées, notamment en développant des énergies renouvelables, nous devons nous battre pour que ce projet d’exploitation d’énergies fossiles et polluantes ne voit jamais le jour. Parce que l’augmentation des prix du pétrole ne justifie pas que l’on sacrifie notre qualité de vie et notre santé !
Grosse publicité du Charbon Propre pour la réunion de Decize, parfaitement relayée comme il se doit par le JDC? Résultat : la (petite) suite habituelle des élus, des sympathisants PC et CGT et des retraités mineurs nostalgiques de La Machine. Peu ou pas de decizois, quelques « observateurs » anti-charbon, l’ASDN ayant visiblement décidé d’ignorer cette réunion, plus préoccupée par la réunion en Préfecture. Encore une fois, les interlocuteurs ont repris leurs éternels arguments : site pilote, emplois (mais le nombre diminue), revitalisation industrielle de la Nièvre, etc. Mais il manque toujours des réponses : endroit où on va stocker le CO2 ? M. Bonijoly continue de nous affirmer que le captage est totalement au point et nous donne l’exemple d’une centrale de… 30 MgW qui capte et stoke, mais Cossaye ce serait 30 fois plus et n’en déplaise à ce monsieur, ça on ne sait pas encore le faire. Et quand on insiste auprès d’un pro-charbon sur le lieu éventuel de stockage, la réponse est surprenante : « On ne va pas faire des études coûteuses pour chercher un site si on n’a pas l’autorisation de faire la centrale ». Autrement dit : laissez nous lancer le projet et on verra bien. Et quand Mme Garrant parle de désinformation de la part des opposants, là encore elle oublie le dossier Sofremines, les conclusions du Préfet (qui était pourtant favorable à la mine) qui disait clairement que l’impact sur la santé de la population locale et alentours serait « non négligeable » (sic), et quand M. Surieu (qui prend ses désirs pour des réalités) clâme que la majorité de la population est maintenant pour le projet, on voit bien où est la vérité car nous n’avons pas vu beaucoup de Cossayais et Lucenayais à Decize, et pas non plus de gens de la ville. Nous étion loin de la grande offensive promise par M. Fumat et son équipe.
La prise de position catégorique du WWF contre la mine est une excellente nouvelle.
Par contre ceci, qui témoigne d’une bonne dose d’aveuglement et de clientélisme, devrait quelque peu nous alarmer:
PARIS (AFP) – 23/01/2009 18h54
La majorité sénatoriale a adopté, vendredi dans le cadre du plan de relance, un amendement permettant l’autorisation expresse d’un circuit de Formule 1 en région parisienne, dans les Yvelines, au grand dam de l’opposition et des écologistes.
Souhaitons que l’AFP ne nous serve pas un jour le scoop suivant:
La majorité sénatoriale a adopté, vendredi dans le cadre du plan de relance, un amendement permettant l’autorisation expresse de l’ouverture d’une mine de charbon dans la Nièvre.
Demeurons vigilants.
Réunion pro-charbon à Decize.
Pour ceux qui seraient intéressés par cette grand-messe allez voir la vidéo sur :
France3 Bourgogne – l’édition régionale de la Bourgogne – 19/20 – Samedi 24 janvier. Si vous ne voulez pas toutes les infos précédant notre sujet, allez à 6’23. NOtez bien la dernière phrase du reportage…
Merci à Eliane !
On se serait cru à Moscou au temps bénis des Soviets. Il n’y manquait même pas le technicien chargé de la désinformation.
Autre chose:
La tempête qui a soufflé samedi dans le sud-ouest a été d’une intensité similaire à celle de 1999 et a dévasté par endroits 60% des forêts, dans le sud de la Gironde et dans les Landes (AFP).
Qui a entendu dans les journaux télévisés évoquer à ce sujet le changement climatique ??
PARIS (AFP) – 25/01/2009 19h46
Le climatologue français Jean Jouzel, vice-président du Groupe international d’experts sur le climat (GIEC) a relevé dimanche une « cohérence » entre l’intensité de la tempête Klaus et les prévisions sur le changement climatique.
A LIRE OU A RELIRE
Le charbon, c’est pas bon
Par Denis Delbecq • 19 octobre 2008 à 20:49 •
Categorie: A la Une, Actualité
Les charbonniers croyaient s’en tirer à bon compte avec les techniques encore balbutiantes de séquestration du gaz carbonique. Il ne faudra pas trop compter dessus, si l’on en croit l’Union des chercheurs concernés (Union of concerned scientists), une organisation américaine qui regroupe des scientifiques. Dans un rapport intitulé «le charbon dans un monde réchauffé», l’ONG américain tire à boulet rouges sur l’eldorado noir.
Le charbon, on connaît. De nombreux pays comme la Chine, l’Inde, les Etats-Unis ou, plus près de nous, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, en tirent une part importante de leur électricité. Le charbon est un tueur de mineurs en série, il décime aussi les populations, il est nettement plus radioactif qu’une centrale nucléaire en état de marche, il provoque des dégâts écologiques indénombrables et il détient la palme des émissions de carbone par unité d’énergie produite (ça va, BMD, j’ai été bon?). Mais les industriels et les gouvernements ont découvert le Graal, la capture et la séquestration du carbon, CCS pour les intimes. On piège le gaz carbonique émis par les centrales, on le transporte et on l’enfouit sous terre en croisant les doigts pour qu’il reste assez longtemps, et surtout qu’il ne rejaillisse pas dans l’atmosphère d’un seul coup.
Mais n’en déplaise aux Monthy Python, le Graal, ça n’existe pas. D’abord parce que d’ici à ce que la séquestration soit utilisable à grande ampleur (entre 2030 et 2050 suivant les sources), la température de notre atmosphère aura déjà grimpé d’un gros iota. Comme le soulignait récemment l’auteur américain Jeff Goodell, cité par Desmogblog, le charbon propre c’est aussi vrai que les gâteaux sans lipides et les prêts sans intérêts.
Car la capture et la séquestration de carbone, ça bouffe de l’énergie. Entre 10% et 40% de la puissance de la centrale, soulignait récemment Coal is dirty, un site qui combat le recours au charbon. Et toutes les centrales qui sont en projet aujourd’hui ne captureront pas le gaz carbonique. Et il faudra en construire de nouvelles, si on parvient à mettre au point une technique efficace et pas trop coûteuse. Aucun site aujourd’hui ne peut prétendre être à la page pour une technologie qui n’existe pas encore. Croire les partisans du charbon aujourd’hui c’est comme écouter les fabricants de téléviseurs qui ont convaincu des dizaines de millions de personnes d’investir dans le HD-Ready, avant de leur expliquer trois ans plus tard de jeter leur écran plat pour acheter un “Full HD” et profiter, en vrai, des joies de la télévision en haute-définition (1).
Je vous recommande tout particulièrement la page “9″ du rapport de l’UCS. On y découvre l’ampleur des projets de centrales à charbon aux Etats-Unis… Ça fait froid dans le dos! De plus, il faudra choisir avec soin les sites de stockage du gaz carbonique. Car dissout dans l’eau, ça fait de l’acide et ça creuse les roches alentours. D’ailleurs rien ne permet de dire que le gaz carbonique enfoui restera le temps que la surchauffe climatique se calme un peu. Bref, pour paraphraser ledit rapport, il est urgent d’attendre quelques décennies avant de renvoyer les jeunes à la mine!
Mercantile : caractérisé par l’appât du gain. C’est la définition du Petit Larousse.
Alors quand M. Hourcabie déclare « On a entendu des opposants à la mine pour des raisons mercantiles », c’est une insulte pour ceux qui défendents leurs maisons, leurs terres ou leurs outils de travail. Eux n’ont rien à gagner dans cette affaire alors que les promoteurs et les partisans ne regardent que l’argent qui va tomber dans les caisses, sans compter les petits dessous de table qui ne manqueront pas d’être distribués pour ceux qui auront oeuvré pour la bonne cause. Notre politicien local ferait mieux de peser ses mots quand il parle au JDC, lui qui se défend de porter depuis le début le projet de la SEREN et qui n’a pas donné son avis de maire de Toury lors de l’enquête publique.
Connaîtrons-nous un jour les dessous de cette affaire?
Le conseil régional fait faire une étude à sofremines qui conclut dans son rapport que ce projet est « inacceptable »mais qu’importe on laisse se dérouler l’enquête sans le rendre public.
Nous avons été trompés, manipulés !
Pourtant ce rapport a été payer avec l’argent du contribuable.
Le journal local a encore une fois donner la parole a bon nombre de partisans du projet, les adversaires n’ont pas droit à la parole.
C’est sans doute cela la démocratie…
La liberté de la presse …
Pour info.
Série d’émissions ce soir sur la 5 (arte)
20h50: guerre froide au pôle nord
21h30: la chine au Congo
22h.00 :le grand retour du charbon
22h30: la course aux matières premières
Débat
La Chine mise sur le développement de l’énergie solaire pour 2050
Source : Bati Depot ( Hier )
Le plan solaire chinois dévoilé !
La Chine prévoit de développer massivement l’énergie solaire pour 2050 !
L’Académie des sciences de Chine (ASC) a annoncé aujourd’hui à Pékin le lancement d’une mesure permettant le développement massif de l’énergie solaire pour 2050. En effet, la Chine s’intéresse de plus en plus à ce type d’énergie propre pour trouver des alternatives aux énergies fossiles. En 2050, l’énergie solaire devrait êtres la principale source d’énergie en Chine, ce qui laisse présager une extension massive de ce secteur pour les années à venir.
Le plan d’action élaboré par des officiels du régime communiste et des membres de l’ASC (académiciens et experts), prévoit de monter une plateforme dédiée aux innovations relatives au secteur de l’énergie solaire. Le plan se découpera en trois étapes distinctes, une « utilisation distribuée » pour 2015, une « utilisation alternative » pour 2025 et une « utilisation à grande échelle » pour 2035 ! La Chine semble persuadée de la réussite de ce plan et croit au développement de cette énergie nouvelle et propre pour réduire ses émissions de gaz à effets de serre.
Les experts de l’ASC ont su démontrer aux autorités les avantages d’un tel plan pour le développement économique futur de la Chine. Le territoire chinois est si vaste qu’il pourra aisément permettre l’installation de centrales photovoltaïques au sol capables de produire de l’électricité. De nombreux déserts arides pourront abriter ce type d’installation et la Chine possède un taux d’ensoleillement supérieur à 2200 heures par an pour les deux tiers de son territoire, ce qui est un avantage non négligeable lorsque l’on prévoit l’installation massive de panneaux solaires. En outre, la Chine compte quelques entreprises leader du marché de l’énergie solaire, comme Sanyo (cf précédente actu) qui pourrait répondre aux appels d’offre du parti et ainsi devenir quasi incontournable à l’échelle mondiale. Cela créerait également de nombreux emplois sur un marché très porteur où la Chine aimerait se positionner. Tous ces arguments ont finis par convaincre les autorités de la faisabilité d’un tel plan énergétique en Chine.
Les pays occidentaux (l’Europe et les Etats Unis) ne peuvent que se féliciter d’une telle décision pour l’avenir de notre planète car la Chine est amenée à devenir une des plus fortes puissances économiques à très court terme. Or une économie développée implique forcément une augmentation de la pollution industrielle. Quant on sait que la Chine fait déjà parti du cercle restreint des plus gros pollueurs de la planète avec les Etats Unis et l’Europe, ce pas fait par la Chine pour la sauvegarde de notre environnement est à souligner. Il ne reste plus qu’à espérer que Barack Obama sera remettre, lui aussi, les Etats Unis devant leurs obligations en matière de pollution afin que les principaux acteurs de l’économie mondiale cessent de se rejeter la faute sur ce dossier sensible et urgent.
Impact du changement climatique: le point de non retour serait déjà atteint
WASHINGTON (AFP) – 27/01/2009 15h14
Le changement climatique a déjà des conséquences largement irréversibles pour un millénaire et les décisions prises aujourd’hui seront cruciales pour en minimiser l’ampleur, mettent en garde des scientifiques dans une étude publiée lundi aux Etats-Unis.
Ces travaux menés par Susan Solomon principale scientifique de l’Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA), montrent comment le changement de la température à la surface des océans, des précipitations dans certaines régions du globe et la montée du niveau des océans « sont largement irréversibles pour plus de mille ans après que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront complètement cessé ».
Cette étude paraît dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 26 janvier.
« Notre recherche nous persuade que les choix faits actuellement concernant les émissions de CO2 auront des retombées qui changeront irrémédiablement notre planète », déclare Susan Solomon, une des principales scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).
« On savait que le CO2 provenant des activités humaines et émis dans l’atmosphère peut y rester pendant des milliers d’années », ajoute cette climatologue.
« Mais cette nouvelle étude permet de faire avancer la compréhension de la manière dont ce phénomène affecte le système climatique », poursuit-elle.
Le réchauffement de la planète est freiné par les océans qui, tel un gigantesque radiateur, absorbent une grande quantité de la chaleur de l’atmosphère faisant monter leur température et fondre les glaces arctiques et antarctiques.
Non seulement cet effet va s’atténuer avec le temps mais les océans contribueront à maintenir des températures plus chaudes en dégageant la chaleur emmagasinée et ce pendant très longtemps, expliquent ces scientifiques.
Cette recherche examine les conséquences de laisser le CO2 s’accumuler dans l’atmosphère selon différents niveaux au-delà de la teneur actuelle moyenne de 385 parties par million (ppm) de CO2 et ce avant un arrêt complet de ces émissions.
Avant le début de l’ère industrielle l’atmosphère contenait seulement 280 parties par million de CO2 .
Les auteurs de ces travaux, basés sur de nombreuses mesures et plusieurs modèles informatiques, ont conclu que les preuves scientifiques étaient suffisamment solides pour d’ores et déjà quantifier certaines conséquences irréversibles du réchauffement dont le changement de la pluviosité dans plusieurs régions clé du globe ainsi que la montée du niveau des océans.
Laisser le CO2 atteindre de 450 à 600 ppm aurait pour conséquence une diminution persistante des précipitations en été comparable à la sécheresse du « Dust Bowl » en Amérique du Nord dans les années 30, en Europe du Sud, en Afrique du Nord, dans le sud-ouest des Etats-Unis, l’Afrique septentrionale et l’ouest de l’Australie.
Cette diminution des pluies qui persistera plusieurs siècles aura différentes conséquences selon les zones géographiques. Ces chercheurs citent une diminution de l’eau disponible, une plus grande fréquence des incendies, des changements de l’écosystème et une plus grande désertification.
Avec une teneur de 600 ppm de CO2, les océans monteraient de façon irréversible en moyenne de 40 centimètres à un mètre d’ici l’an 3.000 et du double, si le CO2 atmosphérique atteignait 1.000 ppm, selon ces scientifiques.
Cette étude est publiée le jour même où le président Barack Obama a annoncé plusieurs décisions inversant la politique de son prédécesseur et qui visent à lutter sérieusement contre le réchauffement.
Il a notamment demandé un réexamen immédiat du rejet par l’administration Bush de la décision de la Californie (ouest) d’imposer des normes plus strictes que celles de l’Etat fédéral pour réduire les émissions de CO2 des automobiles.
© 2009 AFP
DIEU MERCI MONSIEUR BONJOLLY EST LA POUR SAUVER LA PLANETE.
BENITO JUAREZ (AFP) – 28/01/2009 08h10
L’Argentine, qui vient de déclarer en état d’urgence son agriculture frappée par la pire sécheresse en cinquante ans, a déjà perdu entre 1,5 et 1,8 million de bovins : à Benito Juarez, en pleine pampa, les producteurs disent leur désespoir.
Les preuves du changement climatique s’accumulent.
Très intéressante soirée avec « Théma » sur Arte où on parlait pétrole, gaz et charbon. Une seule conclusion : avec une grande volonté politique, on pourrait se passer d’une grande partie des énergies fossiles ; mais on continue à vouloir les exploiter au maximum pour le FRIC et uniquement au bénéfice de quelques multinationales et de leurs grands dirigeants, au détriment de la nature, de la santé des gens et de leur bien-être. En utilisant pétrole, gaz et charbon, on provoque le changement climatique, celui-ci déclenche la fonte des glaces du Pôle qui libère l’accès à des réserves inespérées que l’on va se dépêcher d’exploiter et alimenter ainsi « la machine infernale » qui va finir par nous broyer. Faudra-t-il que les « petits » se révoltent pour arrêter cette spirale, la question risque de se poser dans un avenir proche !
PS. Nous avons des « copains » du NON à Courson, pour eux c’est « Non à la carrière ». Nous allons suivre leur combat.
Allez sur Arte, vous pouvez encore capter le documentaire passé hier,mardi 27/1 :
http://referenceur-tv.com/vod/arteplus7.htm
documentaires courts – mardi 27/01 – cliquez deux fois sur l’image « le grand retour du charbon ». Les autres docu. sont bien aussi, mais celui-là résume tout ce que Contrelamine a exposé, et surtout le FRIC (même pour la conductrice de cet engin hors norme..)
Conclusion de l’article : Il n’y a pas de place, en France, pour des acteurs de second plan.
La SEREN n’est même pas un acteur de second plan. Que doit-on en conclure ? Qu’elle n’a pas les moyens de ses piètres ambitions dans la Nièvre et que le projet n’est que purement spéculatif. Le charbon propre appréciera !!!
Fragilisé par la crise économique, POWEO pourrait être racheté par un grand groupe d’énergie
LE MONDE | 28.01.09 | 15h10 • Mis à jour le 28.01.09 | 15h10
Charles Beigbeder sera-t-il encore le patron de Poweo dans quelques semaines ? Des rumeurs insistantes courent, ces derniers jours, sur la cession à une grande compagnie du secteur du groupe d’énergie (gaz et électricité) qu’il a fondé en 2002. La crise économique, conjuguée à une concentration croissante (GDF-Suez, RWE-Essent, Enel-Endesa… ), à la volatilité des prix et à la dimension très capitalistique du secteur, rend cette perspective très plausible.
« J’ai confié un mandat de conseil à des banques d’affaires afin d’étudier différentes options stratégiques. Toutes les options sont sur la table, mais aucune n’est privilégiée à l’heure actuelle », affirme M. Beigbeder. S’il refuse de « commenter des discussions avec tel ou tel acteur », il ne dément pas qu’elles ont bien lieu. Il s’agit d’ »accompagner le développement industriel et commercial du groupe ».
DIFFICULTÉS DE LOBBYING
Dès la révélation du projet par Le Figaro, mardi, le titre a pris 14 % à la Bourse de Paris. La société autrichienne Verbund, actionnaire à 30 % de Poweo et à 40 % de la centrale au gaz bientôt mise en service à Pont-sur-Sambre (Nord), a annoncé avoir saisi de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Dans un monde de géants, la vie est rude pour les groupes de taille moyenne. La chute du titre Poweo de près de 60 % depuis octobre 2008 rend l’entreprise très bon marché. « Les sociétés n’ayant pas un bilan solide (en particulier les nouveaux entrants) seront particulièrement vulnérables », notait récemment le cabinet Capgemini dans l’édition 2008 de son Observatoire européen des marchés de l’énergie. Elles ont aussi plus de difficultés dans leur lobbying pour imposer des implantations industrielles. Poweo en a récemment fait l’expérience avec les obstacles rencontrés, au Havre, pour construire une centrale au charbon et un terminal méthanier.
Qu’est-ce que Poweo peut offrir à des acheteurs comme les allemands E.ON et RWE ou le français Direct Energie, l’autre fournisseur alternatif d’énergie sur le marché français de l’électricité ? Quelques centaines de milliers de clients, une marque qui a fini par s’implanter dans le paysage énergétique et quelques actifs industriels, répond M. Beigbeder.
Si Poweo était absorbé par une grande société européenne, cela confirmerait qu’il n’y a pas de place, en France, pour des acteurs de second plan.
Jean-Michel Bezat
LE PLAN OBAMA APPROUVE PAR AL GORE !
OBAMA : « Côté production d’énergie, le pays prévoit d’augmenter la part d’électricité provenant de sources renouvelables à 10% d’ici 2012 et 25% d’ici 2025 et de développer et déployer la TECHNOLOGIE DU CHARBON PROPRE. Enfin, les Etats-Unis envisagent de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% d’ici 2050 et de devenir le chef de file sur les changements climatiques. (Actu Environnement.) ».
GORE : « M. Gore a appelé les parlementaires américains à « prendre des décisions audacieuses dès maintenant » en adoptant sans tarder le plan de relance de l’économie de M. Obama, dont il a salué les aspects environnementaux, comme les investissements dans les énergies renouvelables. »Ces investissements cruciaux vont créer des millions de nouveaux emplois et accélérer le redémarrage de notre économie (…) et commencer à résoudre la crise climatique », a-t-il dit, soulignant que relance de l’économie et environnement étaient compatibles. (AFP) » .
Le 24 septembre dernier le même Al Gore déclarait : « En dépit de ce que proclame le demi-million de dollars en publicités de l’industrie du charbon, le charbon propre n’existe pas » et «LE CHARBON PROPRE EST UNE ILLUSION, N’INVESTISSEZ PAS LA-DEDANS ».
ON SE DEMANDE CE QUI A PU LE FAIRE CHANGER D’AVIS…
Les récents documentaires diffusés par ARTE nous donnent la clé du problème : C’est la superpuissance des lobbies de l’exploitation des matières premières et en particulier de celui du charbon. BUSINESS AS USUAL ET CRÊVE LA PLANETE !
UNE MUNICIPALITE SOCIALISTE QUI S’INTERESSE AU DEVELOPPEMENT DURABLE
LOIN DE LA POTION DU « CHARBON PROPRE » QUE NOS ELUS SOCIALISTES NIVERNAIS VEULENT NOUS FAIRE AVALER.
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VENDREDI 30 JANVIER mise à jour à 20h58
« Des hydroliennes sous les ponts de la Seine »
Créé le 29.01.09 à 07h24 | Mis à jour le 29.01.09 à 07h24
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Quelles sont les prochaines étapes pour Paris en matière de développement durable ?
Quelles sont les prochaines étapes pour Paris en matière de développement durable ?
Nous déciderons lundi prochain en Conseil de Paris de forer le premier puits de géothermie depuis 1964 dans la capitale. Le seul qui existe actuellement se trouve sous la Maison de Radio-France (16e) et sert à chauffer le bâtiment. Ce nouveau forage, situé sur la ZAC Paris-Nord-Est, permettra de chauffer 12 000 logements, soit une économie de 14 200 tonnes de CO2 par an.
Vous aviez déjà des projets de ce type pour le sud de Paris…
Oui, mais ce ne sera finalement pas possible sur la ZAC de Rungis (13e). Nous allons étudier les potentialités aux Batignolles (17e).
Quelles sont vos propositions pour le chauffage urbain ?
Nous comptons profiter des travaux de l’extension du tramway T3 vers l’est pour amener le réseau de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) le long du nouveau tracé. Actuellement, le 19e, le 20e, et une partie du 18e ne sont pas desservis. La direction de la CPCU nous a alertés au début du mandat sur cette opportunité incroyable de profiter des forages pour étendre son réseau, et nous avons travaillé à toute vitesse pour que ce soit possible dans les temps, car les travaux viennent de commencer. Si on l’avait fait plus tard, ça aurait coûté 100 millions d’euros de plus. Cela permettra d’alimenter 50 000 logements et équipements publics. C’est intéressant, car la CPCU s’est engagée à utiliser 60 % d’énergies renouvelables d’ici à 2012.
Où en êtes-vous de votre réflexion sur les éoliennes dans Paris ?
Nous ne pourrons pas en mettre beaucoup, et ce seront de petites éoliennes, horizontales, aux Batignolles par exemple. Mais j’ai eu une autre idée il y a six mois : profiter du fait que Paris soit traversé par un fleuve pour en tirer de l’énergie. Je pense à mettre des hydroliennes sous les ponts de la Seine, là où l’eau coule le plus rapidement, pour alimenter une partie des bâtiments publics. J’aimerais que la première hydrolienne raccordée à Paris permette de fournir Paris-plages en électricité. Des bureaux d’études travaillent sur ce projet pour en vérifier la faisabilité technique. ■
Recueilli par Magali Gruet
Australie:
Canicule , 46° à l’ombre, une sécheresse qui s’aggrave deppuis 5 ans. Qu’importe les multinationales extraient du sol toujours plus de charbon qui ira brûler dans le monde entier et rendre inéluctable la catastrophe climatique, n’en déplaise à Mr Laurent Cabrol qui osait ce matin encore se livrer à son activité de désinformation au service du lobby charbonier.
Information sur JdC du 31/1.
A la réunion de l’Amicale des Maires à Nevers, le Préfet Gilbert Payet est interpellé sur les causes du dépeuplement de la Nièvre :
« .. ce qui manque, ce sont les EMPLOIS .. »
FAUX, rétorque le Préfet : » le taux d’activité dans le département est en hausse constante, comme le nombre d’emplois à longue durée ».
On ne peut qualifier ceci de désinformation !
A méditer par certains….
Par Mickael Finkelstein
Rubrique: Environnement
Publié le 1 février 2009 à 11:59
Greenpeace, qui lutte en ce moment contre la construction d’une deuxième centrale électrique à Ashkelon, a envoyé un militant déguisé en ours polaire dans un congrès avec la Présidente de Kadima, Tzipi Livni.
Livni a rencontré des étudiants de l’Université hébraïque de jeudi. Les «ours» ont alors demandé à Livni d’expliquer ses projets pour la centrale électrique.
“Je voudrais que vous sachiez que, au cours de mon mandat comme ministre des Affaires étrangères, j’ai travaillé avec différents organismes des Nations Unies sur l’écologie, ainsi qu’avec d’Al Gore. Je pense que ce problème est important, mais je pense également que les élections en Israël ne devraient pas se concentrer uniquement dessus », a-t-elle affirmé.
Nili Grossman, militante de Greenpeace, a déclaré à Ynet que le gouvernement israélien devra rendre compte de l’utilisation du charbon, qui aurait des répercussions désastreuses pour la planète et ses habitants.
“Il existe des alternatives viables à l’utilisation du charbon pour la production d’énergie», dit-elle. “Nous devons nous efforcer de produire de l’énergie propre, telle que l’énergie solaire.
Tous les candidats de premier ordre doivent assumer cette responsabilité et doivent voter contre ce projet de loi. Après tout, les ministères de la Santé et de l’Intérieur sont opposés à ce projet, de même que différentes communautés locales. Nous n’abandonnerons pas sur ce point. “
Greenpeace a déclaré son intention d’envoyer d’autres «ours» à d’autres meetings politiques avant les élections.—
M.F
L’OURS DE GREENPEACE EST CORDIALEMENT INVITE A VENIR MANIFESTER CHEZ NOUS !
Chine : toutes les 30 secondes, un bébé naît avec une malformation
PEKIN (AFP) – 02/02/2009 10h01
En Chine, toutes les 30 secondes, un bébé naît avec une malformation en partie explicable par la pollution QUI FRAPPE NOTAMMENT LES ZONES CHARBONNIERES DU PAYS, a indiqué dimanche le journal China Daily, citant des hauts responsables du planning familial.
SANS COMMENTAIRES !
VOICI L’ARTICLE COMPLET.
Chine : toutes les 30 secondes, un bébé naît avec une malformation
PEKIN (AFP) – 02/02/2009 10h01
En Chine, toutes les 30 secondes, un bébé naît avec une malformation en partie explicable par la pollution qui frappe notamment les zones charbonnières du pays, a indiqué dimanche le journal China Daily, citant des hauts responsables du planning familial.
Selon l’édition du week-end de China Daily, au total 1,1 million de bébés nés chaque année en Chine présentent une anomalie physique, soit environ 7% des naissances dans le pays le plus peuplé au monde.
« Le nombre de nouveau-nés présentant des anomalies à la naissance augmente constamment que ce soit dans les zones urbaines ou rurales », a indiqué Jiang Fan, vice-ministre en charge de la Commission du planning familial, citée par China Daily. Mme Jiang n’a toutefois pas donné de chiffres sur cette progression ces dernières années.
China Daily relève que la province du Shanxi (nord), très active dans l’extraction de charbon et où les usines chimiques sont la principale source d’émissions toxiques, enregistre le taux le plus élevé de bébés nés avec des défauts.
« Le problème des anomalies de naissance est lié à la pollution environnementale surtout dans les huit grandes zones charbonnières », a déclaré au journal, An Huanxiao, directeur de l’agence de planning familial de la province du Shanxi.
Pour Pan Jianping, professeur au Centre de recherche sur la santé infantile et des femmes de l’Université Xi’an Jiaotong, ce phénomène aura à la longue « un impact sur le développement économique et la qualité de la vie ». « La pression économique est très lourde pour les familles devant élever des enfants ayant des problèmes physiques surtout dans les zones rurales », a-t-il ajouté.
Le journal Ta Kung Pao, basé à Hong Kong, avait fait état le mois dernier d’une proportion moindre de malformations, estimée à entre 4 et 6% des naissances.
Selon Hu Yali, professeur dans un hôpital affilié à l’Université de Nankin (est), qui était citée par Ta Kung Pao, les facteurs expliquant les défauts de naissance sont « très complexes ». Selon elle, 10% d’entre eux proviennent de la pollution, 25 à 30% de facteurs génétiques, le reste d’un mélange des deux.
© 2009 AFP
EN FAIT CETTE INFORMATION MERITE UN COMMENTAIRE, CE QUI, HIER SOIR, M’AVAIT SEMBLE SUPERFLU…
Si vous vous reportez à la page 9 (impact sur la santé) de l’Argumentaire rédigé pour être présenté à la commission diligentée par J.L. Borloo (Argumentaire que vous pouvez consulter sur le site de l’ADSN), vous y verrez que les poussières de charbon sont hautement radioactives. Ce fait est soigneusement caché par le lobby charbonnier.
Or la radioactivité agit dans nos cellules en détériorant l’ADN où est inscrit tout le code assurant leur bon fonctionnement. L’ADN, altéré par les éléments radioactifs apportés par les poussières de charbon, envoie aux cellules des messages inappropriés. Chez l’individu ayant atteint son développement complet ces messages incitent les cellules à se multiplier sans contrôle, c’estle cancer. Chez l’embryon, ils déterminent, en faussant le programme génétique, des malformations.
L’analyse proposée de l’origine des malformations constatées est aberrante, la nature de la pollution n’étant pas identifiée et le fait de leur prédominance dans les huit grandes zones charbonnière étant négligé.
Al Gore au Sénat:
Interrogé sur les solutions technologiques possibles, le Vice Président Gore a réaffirmé son opposition à la construction de toute nouvelle centrale thermique au charbon, arguant du fait que la technologie de capture et de stockage du CO2 était encore loin d’être déployable à grande échelle.
OUF !!!
Et pendant ce temps la, que font nos sénateurs a propos du grenelle de l’ environnement?
Ce soir sur France 2
20h35: Documentaire fiction :LES TEMPS CHANGENT….Le réchauffement de la planète
22h10:Emission spéciale et Débat sur « Les temps changent:il est temps d’agir »
L’état de catastrophe naturelle a été décrété sur plus de 60% de l’État du Queensland, en Australie.
Le passage de deux cyclones a provoqué des pluies diluviennes et causé des inondations historiques. L’armée a été mobilisée pour les opérations de secours. Plusieurs milliers de maisons sont touchées et des quartiers entiers sont isolés par les eaux.
Depuis hier, plus de 360 millimètres d’eau sont tombés sur certaines régions. Au-delà de l’eau qui monte, le nouveau danger, ce sont les crocodiles qui ont été vus dans les rues inondées.
Alors que les pluies sévissent dans le nord, le sud-est de l’Australie vit sa pire canicule depuis un siècle. Au moins 35 personnes sont mortes.
APRES LA CANICULE, LES INONDATIONS.
QUAND LES AUSTRALIENS COMPRENDRONT-ILS QU’AVEC LEUR EXPLOITATION INTENSIVE DU CHARBON ILS CONTRIBUENT AU DESASTRE ?
Docu-fiction « les temps changent » sur france2.
La scène la plus touchante est celle où en 2075 les personnages traversent une mine de charbon… abandonnée.heureux présage
et dire qu’à partir de cet été je pourrais rejouer cette scène tous les jours !
« Les temps changent ». La Docu-fiction était très intéressante mais le débat qui a suivi l’était encore plus. Il a posé la vraie question : Que voulons nous pour les générations futures ? L’exemple de la maison à « énergie passive » est flagrant, on peut diviser par quatre la consommation par rapport aux constructions plus anciennes avec un coût supérieur de 10%. Plusieurs constructeurs ont la certification et les avantages fiscaux ramènent le prix à celui d’une construction traditionnelle. M. Borloo est apparu très motivé et très partisan des énergies renouvelables, nous allons voir si ses actes correspondent à ses paroles. En tout état de cause, cette émission a une fois de plus prouvé que la solution n’est pas dans le « produisons plus pour consommer plus », il faut préserver les bois, l’eau et l’air et le projet de Cossaye-Lucenay fait exactement tout le contraire mais les promoteurs s’en moquent complètement. Notre combat contre les imposteurs du « charbon propre » doit s’intensifier.
Les routes : un gigantesque panneau solaire !!
Partant du principe simple que les routes sont en permanence exposées aux rayons du soleil, un ingénieur américain, Scott Brusaw, s’est servi de ce constat simple pour mettre au point avec sa société Solar Roadways un système génial capable de capter l’énergie solaire grâce aux routes. En effet, il a mis au point un système tri-bande qui remplacerait le revêtement des routes par une première couche translucide qui laisserait passer les rayons solaires, une deuxième qui contiendrait les cellules photovoltaïques capables de capturer les rayons (…) Une des applications possibles serait que cette électricité serve à chauffer la route en hiver pour éviter les risques de formation de verglas ou pour empêcher la neige de se fixer durablement. La dernière couche du système servirait à protéger l’ensemble de l’humidité et assurerait la connexion avec le réseau électrique pour fournir de l’énergie aux communes alentours. Si l’ensemble du réseau routier américain était équipé de ce système révolutionnaire, les Etats Unis pourraient n’avoir recours qu’à l’énergie solaire pour leur consommation électrique en moins de 5 ans ! (…) – http://www.bati-depot.fr/actualite/la-route-comme-panneau-solaire-geant-1826.html
Les prévisions du Giec sont chaque jour plus vérifiées. Tandis que la canicule s’aggrave dans le Sud Est australien où des incendies non maîtrisés ont déjà fait 14 mort et que les inondations dévastent le Queensland , en Chine une sécheresse comme il n’y en eut pas depuis 50 ans tourne à la catastrophe. Sommes-nous en 2075 ? …
Un reportage de TF1 ce jour
Cliquez sur le lien çi dessous:
http://videos.tf1.fr/video/emissions/septahuit/0,,4249083,00-tf1-en-video-bangladesh-un-pays-qui-disparait-.html
IMPRESSIONNANT!
Autre reportage intéressant
Cliquez sur le lien çi dessous:
http://videos.tf1.fr/video/emissions/magazine-reportages/0,,4249053,00-tf1-en-video-c-est-bon-pour-la-planete-.html
SYDNEY (AFP) – 09/02/2009 09h35
L’Australie, en proie à des incendies meurtriers, est le pays habité le plus sec au monde avec un environnement naturellement propice aux feux, mais les effets du réchauffement climatique sont de nature à décupler leur gravité, ont averti lundi des experts. (On en est maintenant à 152 morts).
Le mercure a frôlé samedi les 47° près de Melbourne, un record pour un mois de février.
« Je n’ai jamais vu des conditions climatiques aussi extrêmes que celles qui ont été observées samedi. C’est sans précédent », a souligné Mark Adams, spécialiste des incendies à l’université de Sydney.
Et tandis que les feux ravageaient des milliers de kilomètres carrés au sud, l’Etat du Queensland (nord-est) a été récemment en proie à des inondations provoquées par des pluies diluviennes à la suite de cyclones.
L’organisation écologiste Greenpeace a de son côté établi de noires prédictions pour le pays-continent en lien avec les effets du réchauffement: « l’Australie risque des épisodes de sécheresse plus fréquents, des températures plus élevées, des feux plus intenses, de même des cyclones et des inondations aux conséquences plus lourdes. L’échelle de la tragédie devrait être un aiguillon pour les responsables politiques sur la nécessité de s’attaquer de façon urgente au réchauffement climatique », a estimé John Hepburn, l’un des responsables de campagne de l’organisation.
(Kevin Rud, qui a succédé en novembre dernier à l’hyperpollueur John Howard avait promis de s’attaquer au changement climatique. Comme on a pu le voir, la semaine dernière avec le reportage sur l’exploitation du charbon australien, il n’en a rien été…).
RABAT (AFP) — Vingt-quatre personnes ont été tuées au Maroc depuis le 31 janvier à la suite des fortes pluies qui se sont abattues sur le nord et le centre du pays, a-t-on appris samedi auprès du ministère de l’Intérieur.
Les victimes ont trouvé la mort dans des crues de rivières ou à la suite de l’effondrement de leurs maisons en pisé dans différentes régions, a-t-on précisé de même source.
VA-T-ON ENFIN RECONNAÎTRE L’ETAT D’URGENCE PLANETAIRE ET ADMETTRE ENFIN QUE LE SEUL VERITABLE REMEDE EST L REDUCTION DRASTIQUE DE LA CONSOMMATION DES COMBUSTIBLES FOSSILES ET SURTOUT DU CHARBON ;
Dans un autre genre, parlons EPR.
« LA CGT ET LE NUCLEAIRE », titre de Natura Vox vendredi 6/2 :
» A la lecture de ce titre, vous avez sans doute pensé qu’il s’agissait d’un article reflétant une position NEGATIVE de la CGT sur ce sujet connaissant les liens qui unissent partis de gauche, Verts, syndicats et ONG.
ERREUR, la CGT est en faveur du nucléaire et soutient l’initiative du Chef de l’Etat de construire un deuxième EPR. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de la Fédération Nationale CGT des Mines et de l’Energie, Frédéric Imbrecht. Il va même plus loin, il estime que ce sont 3 ou 4 EPR qu’il faudrait construire pour mise en service d’ici 2020…. »
Lire la suite sur http://www.naturavox.fr/la-CGT-et-le-nucleaire.html
Voilà qui devrait donner du grain à moudre à nos élus locaux..et à d’autres.
OUI MAIS
NOS ELUS LOCAUX SONT SOUS L’INFLUANCE DU CO2 DONT ILS DOIVENT ABUSER DANS LES BOISSONS…..GAZEUSES.
Que pensent nos politiciens « charbon propre » de la suppression de la taxe professionnelle?
Concernant la mine+la centrale, un beau magot qui s’envolerait avec le CO2.
Au fait M Mitterrand n’avait-il pas déclarer en son temps que c’était « un impôt imbécile »
Le sénat a voté le grennelle 1 de l’environnement à la quasi unanimité sauf… le PCF.
sans commentaire…
Australie, France, réchauffement…
Depuis quelques temps, les conséquences visibles du réchauffement climatique abondent. Mais aujourd’hui elles touchent des pays riches et du coup… Les médias font le service minimum !
L’Australie traverse sa canicule la plus haute jamais relevée. On parle de 48° à Melbourne, voir 55° à l’ombre dans certaines régions ! Et la sècheresse à entrainé, souvent pour que des spéculateurs récupèrent des terres, des incendies mortels (aujourd’hui le nombre de 150 morts est annoncé).
Mais personne ne fait le lien avec le réchauffement ! Pourtant c’est bien une de ses conséquences (prévue d’ailleurs dans les 4 derniers rapports du GIEC).
Dans le même temps, une nouvelle tempête est annoncée sur le territoire français. C’est là aussi une augmentation de la fréquence et de la force des tempêtes qui étaient prévues dans les rapports du GIEC. Mais chut, pas un mot !
Pourquoi ne pas faire le lien ? Tout simplement parce qu’il semble difficile de vouloir « relancer le tout automobile » et ralentir le réchauffement…
« Quand l’homme se retournera sur sa vie, il comprendra qu’on ne vit pas au passé »
NATURA VOX. 11 02 09.
Sécheresses et tempêtes avivent le débat sur le climat
Sécheresse historique en Australie, sécheresse d’une intensité inédite depuis cinquante ans en Chine, sécheresse séculaire en Argentine, inondations au Maroc, tempêtes en France : les désordres météorologiques intenses qui balaient la planète suscitent des drames humains et vont affecter l’agriculture, donc l’économie des pays touchés. Mais leur concomitance ranime le débat parmi les climatologues du monde entier : s’agit-il du hasard ou assiste-t-on aux premiers signes du changement climatique annoncé ?
En France, une tempête moins violente que prévueCinquante-cinq départements français restaient encore, mardi 10 février, en vigilance orange en raison de la tempête qui balaie l’Hexagone depuis lundi soir. Quelque 600 000 foyers ont été privés d’électricité dans l’ouest et le centre du pays et le trafic aérien a été suspendu en Ile-de-France, une première depuis 1974. Les vents, qui ont soufflé à 141 km/h à la pointe du Raz (Finistère) ont été cependant moins violents que prévus.
En Vendée, département le plus touché, les vents ont atteint 140 km/h sur la côte et les 600 pompiers mobilisés sont intervenus à 400 reprises, surtout pour des chutes d’arbres.
Durement frappée par la tem-pête du 24 janvier, la Gironde craint, quant à elle, les inondations dues aux fortes marées.
En Argentine, Vicente Barros, chercheur à l’université de Buenos Aires et membre du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), estime qu’aucun élément ne permet d’établir une relation entre la sécheresse et le changement climatique. Selon le scientifique, « l’occurrence d’un événement isolé ne caractérise pas le climat et encore moins le changement climatique ». Cela serait différent si cette sécheresse se répétait plusieurs années de suite. M. Barros envisage cependant une relation entre les sécheresses en Argentine et en Australie du fait de la Niña, un phénomène météorologique cyclique couvrant tout l’océan Pacifique.
En Australie, le débat est au contraire très vif, et l’idée que les excès actuels sont l’illustration du changement climatique gagne du terrain. Pour Barry Brook, directeur de l’Institut de recherche sur le climat de l’université d’Adélaïde, « le lien avec le changement climatique est très probable ». Observant la répétition de vagues de chaleur à Adélaïde, il observe que « si ces événements étaient totalement indépendants, la probabilité qu’ils adviennent dans un intervalle de douze mois serait d’une fois pour 1,2 million d’années ». Une probabilité si faible qu’elle plaide pour que les épisodes actuellement en cours ne soient pas le fait du hasard.
En Chine, les scientifiques restent extrêmement prudents, ce qui se manifeste par un refus de nous parler au téléphone. Lors d’un point presse rapporté par l’agence Blomberg, Zhai Panmao, directeur de la prévision de l’administration météorologique, a cependant jugé, vendredi 6 février, que la sécheresse que subit le pays était liée au changement climatique.
Globalement, la communauté des climatologues retient encore son jugement. « Un événement isolé ne peut être indicatif d’une tendance et il faut observer les choses sur de grandes échelles de temps pour dégager les influences du changement climatique », observe Laurent Terray, modélisateur du climat au Centre européen de recherche et de formation avancées en calcul scientifique (Cerfacs). Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du GIEC et chercheur à l’université catholique de Louvain, en Belgique, confirme l’analyse : « Ce qui se passe en ce moment à travers le monde est cohérent avec ce que le GIEC prévoyait dans son dernier rapport pour 2030. Mais des extrêmes, il y en a toujours eu. Ce n’est que si l’on observe une répétition ou une augmentation de l’intensité des événements – et on ne pourra le faire qu’avec le recul – qu’on pourra dire qu’il y a quelque chose d’anormal. » Mais ce qui arrive en Chine, en Australie et en Argentine, « correspond tout à fait au genre de choses que l’on attend pour le climat à venir », dit Valérie Masson-Delmotte au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) du CEA. « Tout comme d’ailleurs les incendies récents au Portugal et en Grèce. »
De nouveaux modèles indiquent les évolutions envisageables : l’équipe de Susan Solomon (National Oceanic and Atmospheric Administration) vient de publier dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) une carte des baisses de précipitations projetées à l’avenir pendant les saisons sèches, pour une augmentation d’un degré Celsius de température moyenne. Les zones les plus touchées, avec des baisses de près de 10 %, sont le sud de l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Afrique australe, l’ouest de l’Australie, le bassin amazonien, l’Asie du Sud-Est et le sud-ouest des Etats-Unis.
Quant aux deux tempêtes qui, coup sur coup, ont frappé la France et le nord de l’Espagne, leur interprétation reste délicate : « Les modèles ne prédisent pas une augmentation du nombre de tempêtes sur la façade ouest de l’Europe mais, peut-être, un accroissement de l’intensité de certaines tempêtes qui frappent le nord de l’Europe », dit Laurent Terray.
Mais, si la communauté scientifique est partagée sur l’implication du changement climatique dans la situation présente, le point d’accord se trouve sur la prévision faite par Mark Adams, un spécialiste des incendies de l’université de Sydney : « Tous les éléments scientifiques dont nous disposons jusqu’à présent démontrent que nous pouvons nous attendre à des conditions météorologiques extrêmes dans les années à venir. »
Stéphane Foucart, Hervé Kempf, Christine Legrand (Buenos Aires), Marie-Morgane Le Moel (Sydney), Brice Pedroletti (Shanghai)
JdC ce jour 12/2
Re-portrait Decizois, re -charbon :
La gérante d’un magasin de prêt-à-porter -après avoir travaillé dans la métallurgie à Imphy (enfin dans les bureaux, pas au..charbon, pardon à la chaîne)s’est installée à Decize. Elle aime les chevaux -elle en a deux – les enfants, le chant des oiseaux et …..le charbon :
« ..Il faut que la mine de charbon se fasse, dans de bonnes conditions bien sûr.ça apportera un poumon à Decize et ses environs. C’est notre SURVIE. On a une qualité de vie certes mais il faut autre chose. » Ben oui ..de la pollution !
2e info trouvée dans JdC 12/2
dernière page :
Photo d’une jolie maison typique du Nord, clocheton gracieux, mais :
« DEMENAGER OU ETRE RAYEE DE LA CARTE »
« LAPONIE : La ville la plus septentrionale de Suède va encore se rapprocher un petit peu du pôle Nord : des FAILLES provoquées par une MINE voisine obligent Kiruna à se déplacer sous peine d’être rayée de la carte. »
Bon, à terme Lucenay-Cossaye ne vont pas se rapprocher du Pôle Nord, mais peut-être glisser corps et biens vers…. Decize !!!
Hier soir France 3 mettait en évidence la légèreté coupable avec laquelle avaient été répandus en France les déblais radioactifs de nos mines d’uranium aujourd’hui désaffectées.
Il aurait pu être ajouté que les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité. « Le charbon contient en moyenne 1.3 ppm d’uranium et 3,2 ppm de thorium. En 1982 les centrales thermiques au charbon des Etats-Unis on émis dans l’air 801 tonnes d’uranium et 1907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais contenus dans des fûts ou dans du béton. L’uranium-238 émis par les centrales thermiques est transformé par le rayonnement solaire et cosmique en plutonium-239 qui est éminemment toxique par inhalation. Il est donc beaucoup plus dangereux de vivre dans le voisinage d’une centrale thermique au charbon que près d’une centrale nucléaire.
Plusieurs centrales thermiques au charbon en Grande-Bretagne ont du fermer parce que leurs environs étaient devenus trop radioactifs. En plus les centrales au charbon émettent de grandes quantités de radon, gaz qu’il est difficile de capter par des filtres. Comme sont difficiles à capter les dioxines émises par les centrales thermiques. Les eaux usées des centrales au charbon sont également radioactives. L’Environmental Protection Agency des Etats-Unis calcule que toutes les centrales au charbon du monde émettent chaque année 6 630 tonnes d’uranium (Chernobyl avait mis 5 tonnes de substances radioactives dans l’air) et 16 320 tonnes de thorium dans la biosphère, soit un demi kilo pour chaque habitant de la terre ». (Pierre Lutgen Docteur es Sciences. Luxembourg.).
Rappelons que le taux élevé de radon mesuré à Cossaye témoigne de la richesse en éléments radioactifs du charbon que des candidats pollueurs veulent rentabiliser à leur profit.
Pour répondre à Eliane, moi j’aurai surtout peur que Lucenay et Cossaye glissent dans le trou de la mine.
Les partisans ont-ils idée de ce qu’est un trou de plus de 300m de profondeur entre 2 villages distant de moins de 5km ???
Le JDD.fr
Ségolène Royal face à la crise
Par Utica, jeudi 12 février 2009 à 17:04 dans Général / Général
Après la voiture électrique à 5000 Euro (1) et l’instauration du microcrédit à l’échelle de toute une région (2), voilà que la région de Poitou-Charentes présidée par Ségolène Royal a réussi à mettre sur pied et boucler le financement du plus grand projet européen d’énergie solaire photovoltaïque:
·
« Les objectifs fixés pour 2012 sont de 73 GWh (giga watt heure) de production d’électricité solaire en Poitou-Charentes (soit 1,5 fois ce que l’ensemble du pays a produit en 2007), représentant plus de 400 millions d’euros d’investissements et la création de mille emplois. A ce jour, il s’agit d’une expérience unique en Europe qui garantira des financements attractifs pour les collectivités publiques, les entreprises, les professionnels et les agriculteurs grâce au partenariat entre la BEI, qui est l’institution de financement de l’Union européenne, la Région Poitou-Charentes et le Crédit agricole, malgré la période de tension financière sur les marchés. Ce projet répond aux objectifs fixés par l’Union européenne d’atteindre 20 % d’énergie renouvelable en 2020. » Voir (3)
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Ces dernières décennies le prix de revient de l’énergie solaire photovoltaïque (production électrique à partir de la lumière du soleil) était nettement plus élevé que l’électricité produite à partir de centrales nucléaires, de barrages hydro-électriques ou de centrales thermiques à pétrole, gaz ou charbon. Ces dernières posent le désastreux problème du CO2 et les centrales nucléaires, celui des déchets radioactifs. La flambée du cours du pétrole de 2008 dans un contexte de raréfaction des ressources pétrolières et de croissance de la demande, est un signal avertisseur. Tôt ou tard, ça recommencera. Au plus tard à la sortie de cette crise le prix du pétrole va flamber à nouveau. En outre, tout le monde a pu voir comment le prix du gaz, de l’électricité et même du bois de chauffage, avaient augmenté parallèlement au pétrole. C’était le fait du report de la demande et aussi le résultat de spéculation sur ces énergies. Contrairement au pétrole, l’électricité n’est jamais redescendue.
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Vu les manœuvres actuelles de la Federal Reserve US (FED) qui rachète aux Américains les bons du trésor US qu’elle avait émis (4) (pour les revendre aux étrangers), on peut s’attendre à ce que les planches à billets pour fabriquer des dollars tournent bientôt à nouveau jour et nuit. Les coûts US des plans de sauvetage, de relance et la dette américaine vont ainsi s’évaporer dans l’augmentation de la masse monétaire, entrainant la dévaluation du dollar, au détriment des bientôt étrangers qui auront acheté les bons du trésor US. Il n’est pas du tout irréaliste, à voir ce qu’avait fait la FED par le passé, que l’on se retrouve au sortir de la crise avec une inflation durable d’au moins 10% par année. Ils liquideront leur dette ainsi, mais au prix d’une inflation mondiale. Cela implique une augmentation prévisible et importante des coûts à moyen terme, dont l’électricité.
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Gouverner, c’est prévoir. Il est prévisible que le seuil de rentabilité compétitive de l’énergie solaire va ainsi bientôt être atteint. Dans cette optique, Ségolène Royal a fait une excellente opération qui va non seulement améliorer l’indépendance énergétique de la France, mais aussi créer des emplois, tout en réduisant les émissions de CO2 et la production de déchets radioactifs.
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Peut-être, les médias qui ont vendu leur âme vont encore la traîner dans la boue…
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Si une femme a du génie, on dit qu’elle est folle. Si un homme est fou, on dit qu’il a du génie.
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On sait que le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d’années plus tard (Aragon)
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1) http://www.sudouest.com/charente/actualite/article/498820/mil/4154687.html?auth=5fea23bf&cHash=577d4d6237
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2) http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3845885,00-micro-credit-regional-poitou-charentes-.html
·
3) http://www.poitou-charentes.fr/actus-region/a-la-une/-/alaune/13b986f0-f6a7-11dd-8b23-e36dd7d384ca
·
4) http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/January2009/23/c2280.html
Encore une info ignorée par le jdc!
Et par les élus Nivernais qui sont pourtant du même parti…
L’émission de l’autre soir a mis en lumière plusieurs choses :
1) Les Ministres, Députés ou Sénateurs n’ont plus aucun pouvoir ni contrôle lorsque l’on touche à certains domaines, dont le nucléaire :
2) Des grands groupes comme Aréva ou Total se moquent éperdument de l’environnement et de la santé des simples citoyens, seul le « profit à tout prix, et à n’importe quel prix » compte (et ça marche!!!).
3) On a contaté dans cette émission que l’on parlait beaucoup de ces messieurs « des mines » et lorsque l’on voit les procédés, les mensonges, les silences ou la langue de bois pratiquée, on est en droit de se poser la question de savoir ce que vaut la parole d’une certaine catégorie de ces gens là une fois qu’ils ont obtenu de qu’ils veulent. Les pro-charbon feraient biend’y réfléchir.
PS Le lendemain de l’émission, on a appris sur RMC que les firmes incriminées étaient intervenues auprès du CSA pour tenter d’empêcher la diffusion de ce reportage. Sans commentaire…
Réchauffement climatique: la situation plus sérieuse que prévu
CHICAGO (AFP) – 14/02/2009 17h10
Les gaz à effets de serre s’accumulent plus rapidement que prévu dans l’atmosphère terrestre augmentant le danger d’un changement irréversible du climat d’ici la fin du siècle, à moins d’adopter des mesures agressives, a prévenu samedi un des principaux experts sur le sujet.
« Les mesures montrent que les émissions de gaz à effet de serre s’accélèrent plus rapidement que nous pensions », a expliqué Chris Field, de la Carnegie Institution et membre du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat de l’ONU (GIEC).
« Au cours de la dernière décennie, les pays en développement comme la Chine et l’Inde ont accru leurs capacités de production électrique en brûlant plus de charbon », a-t-il précisé.
De ce fait « les économies du monde en développement continuent à émettre de plus en plus de carbone (CO2) dans l’atmosphère et nous sommes désormais dans une situation nouvelle quant à l’évolution du changement climatique », a poursuivi ce climatologue dans une présentation à la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Chicago (Illinois, nord) depuis jeudi.
« Ceci aura un impact très probablement bien pire que prédit dans le 4e rapport du GIEC », a-t-il prévenu.
De nouvelles études révèlent également des effets potentiellement dangereux dans le système climatique qui pourrait convertir des zones d’absorption du CO2 en source de ce puissant gaz à effet de serre, a également relevé Chris Field.
Il a surtout évoqué la destruction de la forêt tropicale qui retient de vastes quantités de CO2 dans sa végétation et dont la grande humidité permet de bien résister aux incendies.
Mais le réchauffement du climat et la modification de la distribution des précipitations sur le globe menace d’assécher les forêts tropicales, les exposant à des incendies.
Les chercheurs estiment que la perte de massifs forestiers notamment à cause des incendies au cours de ce siècle pourrait faire augmenter la concentration en CO2 dans l’atmosphère jusqu’à 100 parts par million (ppm) au-dessus des 386 ppm actuels et ce avec des conséquences dévastatrices potentielles pour le climat terrestre.
© 2009 AFP
CEPENDANT CLAUDE ALLEGRE « LE GRAND SCIENTIFIQUE » CONTINUE CETTE SEMAINE DANS LE POINT A NIER L’EVIDENCE.
COMMUNIQUE DU CNRS
Paris, 13 FEVRIER 2009
« L’océan moins efficace pour absorber le CO2 émis par les activités humaines
Dans l’océan Indien Austral, le changement climatique se traduit par des vents plus forts qui brassent les eaux et entraînent une remontée de CO2 en surface depuis les profondeurs. C’est l’analyse des chercheurs qui ont travaillé sur les dernières mesures de terrain réalisées par l’INSU (1) du CNRS, l’IPEV (2) et l’IPSL (3). Résultat : l’océan Austral ne peut plus absorber autant de CO2 atmosphérique qu’auparavant. Son rôle de « puits de carbone » diminue. Il serait même dix fois plus faible que précédemment estimé. On observe la même tendance dans les hautes latitudes de l’Atlantique Nord.
L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, responsable du réchauffement climatique, est le résultat des activités humaines (utilisation de combustibles fossiles et déforestation). Mais le réchauffement est atténué par les océans et les écosystèmes continentaux, capables d’absorber une grande partie des émissions de CO2. L’océan est le principal puits de carbone (4) planétaire, mais depuis dix ans, il est de moins en moins capable de jouer ce rôle, au nord comme au sud.
Ce constat est celui de Nicolas Metzl et de son équipe au laboratoire LOCEAN (5) de l’IPSL. Il s’appuie sur les mesures du Service d’observation OISO (6), qui a vu le jour il y a dix ans, grâce au soutien de l’INSU du CNRS, de l’IPEV et de l’IPSL, pour mieux évaluer les variations du cycle du CO2 océanique sur des échelles saisonnières à décennales. De 1998 à 2008, l’observatoire OISO a mené des campagnes répétées de mesures de CO2 dans le sud de l’océan indien, entre 20 et 60 degrés de latitude, à bord du navire Marion-Dufresne (7). Les données ainsi récoltées, associées à des données plus anciennes (1991-1995), indiquent que la quantité de CO2 augmente plus rapidement dans les eaux de surface que dans l’atmosphère (de 2.1 microatmosphères/an dans l’eau contre 1.7 seulement dans l’air). Ainsi, bien que le taux de CO2 dans l’atmosphère reste supérieur à celui des eaux de surface, la différence s’amenuise.
Selon l’analyse de N. Metzl, responsable du programme OISO, cette augmentation est la conséquence des changements climatiques dans les hautes latitudes, qui se traduisent par une différence relative des pressions atmosphériques entre 40 et 60 degrés de latitude sud. Cette différence accrue entraîne une augmentation de la vitesse des vents, qui a pour effet un brassage plus important de l’océan : les eaux de surface se mélangent avec les eaux profondes. Or, les eaux de surface contiennent moins de CO2 qu’en profondeur, car ce gaz est pompé par l’activité de photosynthèse du phytoplancton marin. De plus, quand ces organismes meurent, ils sédimentent dans les eaux profondes où ils sont dégradés par les bactéries contribuant ainsi à enrichir les eaux profondes en CO2. Ainsi, lorsque l’océan est d’avantage brassé par les vents, cela conduit à des apports plus importants de CO2 en surface depuis les couches profondes et par conséquent une moindre capacité d’absorption par l’océan du CO2. C’est la première fois que des mesures de terrain viennent confirmer le rôle des changements climatiques sur le cycle du CO2 océanique dans l’hémisphère sud.
Les chercheurs de l’IPSL ont utilisé leurs mesures pour estimer l’efficacité du puits de carbone océanique sur une plus grande échelle géographique : celle de tout l’océan Austral. Ils ont mis en commun les données du programme OISO avec d’autres données internationales de CO2 océanique. Avec leurs collègues, ils ont revu à la baisse le puits de carbone dans l’océan Austral, grâce notamment aux observations menées pendant l’hiver austral. Le puits de carbone serait 10 fois inférieur aux précédentes estimations : il serait ainsi de 0,05 gigatonne de carbone/an (GtC/an) au lieu de 0,5 GtC/an).
N. Metzl et ses collègues ont également pris part à l’analyse du puits de CO2 océanique dans l’Atlantique Nord (8), en associant les données récoltées dans cette région depuis 1993 (9) à d’autres données internationales. Conclusion : le puits de CO2 a diminué de 50 pour cent de 1996 à 2005 dans l’Atlantique nord. Le mécanisme proposé par les chercheurs semble pour l’instant davantage lié à l’oscillation des conditions météorologiques qu’au changement climatique (10).
Au sud comme au nord, on assiste depuis plus de dix ans à une diminution des puits de carbone océaniques, ce qui va dans le sens d’un renforcement du taux de CO2 dans l’atmosphère et donc du réchauffement climatique. Jusqu’où cela peut-il aller et quelles seront les conséquences sur le climat futur ? Pour le savoir, les chercheurs doivent poursuivre ces observations et tenir compte de ces nouveaux résultats pour valider les modèles, notamment les modèles couplés climat/carbone intégrant la biologie marine tels ceux utilisés dans le cadre des rapports du GIEC . En effet, les modèles actuellement utilisés pour les prédictions climatiques ne simulent pas correctement l’évolution du CO2 océanique observé depuis deux décennies dans les hautes latitudes nord et sud ».
Le LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002 Jacques Chirac lisait à Johanesburg, avec beaucoup de conviction… un très beau discours: « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».
Au cours des 6 années passées les catastrophes climatiques se sont multipliées, pratiquement rien n’a été fait, et le sujet continue à être marginalisé dans les médias qui, lorsqu’ils évoquent le désastre, ne parlent que de 2050, 2075, voire de la fin du siècle. Quand fera-t-on taire certains qui pratiquent un négationisme encore plus criminel, que celui dont ils ont fait preuve en contribuant si longtemps à la dissimulation du fléau de l’amiante ?
Documentaire à voir sur france 5 mardi 17 février à 16h30:
J’ai vu changer la terre
Espagne, un désert annoncé 3/10
NordJob.com
Actualité 16/02/2009
Les emplois verts, alternative durable à la crise
Face à la crise d’autres emplois sont possibles… des emplois verts et durables dans l’éolien, le solaire ou le bâtiment. Les emplois verts ont le vent en poupe en ce moment. A commencer par l’éolien, un secteur qui a créé 33 emplois par jour en Europe depuis 5 ans. Selon un rapport de l’Ewea (Association européenne de l’énergie éolienne), intitulé Wind at Work, le secteur représente ainsi en Europe plus de 108.000 emplois directs. Un chiffre en constante augmentation : un doublement des effectifs est prévu d’ici 2020. En France aussi le secteur emploie de plus en plus de main-d’oeuvre et le doublement des emplois est prévu dès 2012 avec 16.000 emplois directs (contre 7000 actuellement). Mais nous sommes encore loin derrière l’Allemagne (près de 40.000 emplois), et même l’Espagne (un peu plus de 20.000 emplois) où le secteur éolien fait travailler beaucoup plus de monde. Au niveau des postes créés, l’Ewea indique que 37% de ces emplois concernent les entreprises qui fabriquent les éoliennes. Mais beaucoup d’autres métiers en découlent : dans le domaine des composants, de l’installation, de la maintenance.
> Solaire : 1500 postes à pourvoir en 2009
L’énergie solaire apporte aussi un rayon de soleil en cette période de crise. 1500 postes sont à pourvoir en 2009 dans le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque dont le marché a triplé en 2008. Le groupement professionnel Soler parie ainsi sur une augmentation de 100% du parc en 2009. De quoi créer de l’activité et des emplois (techniciens, commerciaux, chefs de production…) pour lesquels il n’y a pas encore assez de formations spécifiques. Dans ce domaine la France essaie de rattraper son retard par rapport à ses voisins notamment l’Allemagne où l’énergie solaire représente 40.000 emplois. Un niveau d’effectifs que la France pourrait atteindre en 2020 suite aux mesures décidées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.
> Déficit de formation
Autre secteur concerné par le Grenelle de l’Environnement : le bâtiment. Traditionnellement, le BTP embauche en masse à tous niveaux de qualification, le défi de la rénovation et de la performance énergétique permet aux entreprises de construction de compenser le ralentissement de l’activité. Il y a moins d’un an, Jean-Louis Borloo estimait à 500.000 le nombre d’emplois verts qui seront créés sur la période 2009-2020 dans le domaine (en particulier pour les énergies renouvelables et la rénovation thermique). Des chiffres optimistes qui selon le site Actu-environnement sous-estiment le manque de compétences disponibles : « Sur le terrain, les entreprises peinent d’ores et déjà à recruter du personnel technique et qualifié. Les jeunes diplômés sont rarement formés à la maîtrise de l’énergie, les professionnels ne sont pas forcément familiarisés aux nouvelles techniques… Le défi ne se situe donc peut-être pas uniquement au niveau du financement des mesures ». Conclusion de cette enquête d’Actu-environnement sur le BTP, « la formation constitue donc de toute évidence LE talon d’Achille du Grenelle de l’Environnement ». Pour répondre aux besoins du BTP il faudrait ainsi que 212 500 personnes par an suivent une formation continue et initiale d’ici 2020, nécessitant au préalable la formation de 10.000 enseignants…
> Nouveau gisement d’emplois
L’intérêt pour ces métiers est d’ailleurs très important. Selon un récent sondage réalisé pour l’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) 3 Français sur 4 croient à l’avenir des métiers liés à l’environnement et aux économies d’énergie. Et 52% d’entre eux se déclarent intéressés par une formation liée aux métiers du développement durable « dans le cadre d’une nouvelle étape ou d’une réorientation de leur parcours professionnel ». Les jeunes sont particulièrement attirés par ces emplois durables, 85% des 25-34 ans estiment d’ailleurs qu’ils constituent un gisement de nouveaux emplois. On le voit, les métiers verts, dans leur diversité et leur transversalité, sont assurément une piste durable pour créer des emplois. Les aides et mesures fiscales encouragent le mouvement mais ne suffisent pas. Si les jeunes sont naturellement attirés par ces jobs durables et écologiques il faut aussi leur proposer des formations adaptées. Et à ce niveau-là, comme pour la protection de l’environnement, il y a urgence.
L’emploi: Le maître mot de nos politiques locaux qui sont prêts à sacrifier notre coin de nature pour des emplois non durable et au prix d’une pollution que l’on veut nous faire croire qu’elle sera maîtrisée par des techniques qui n’existent pas actuellement.
Projet pilote = gaspillage d’argent qui pourrait être mieux employer dans le développement des énergies renouvelables.
La majorité des français sont pour les énergies renouvelables !
Romandie News
Le PNUE espère parvenir à un accord sur la pollution par le mercure
NAIROBI – L’ONU était sur le point de franchir un pas décisif jeudi au siège du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi dans la lutte contre la pollution par le mercure. »On est presque arrivés à une décision sur le lancement d’un processus de négociations internationales limitant les risques du mercure pour la santé humaine et l’environnement », a déclaré à l’AFP la secrétaire d’Etat française à l’Environnement, Chantal Jouanno.Le PNUE devrait prendre une décision à ce sujet vendredi en séance plénière.Ces négociations viseraient à mettre en place une convention internationale qui soit juridiquement contraignante sur le mercure.Les Européens sont pour mais d’autres pays préféreraient une approche volontaire. »Il ne doit plus y avoir d’obstacles car les risques sont trop grands », a estimé la ministre française.Il n’existe encore aucun instrument mondial pour limiter la pollution par le mercure, un métal lourd hautement toxique, qui a des effets désastreux sur la santé humaine et que l’organisme ne peut pas éliminer.La menace est mondiale et pèse sur la santé de millions de personnes avec les rejets de mercure dans l’atmosphère, dans l’eau et dans les sols.Sur les 6.000 tonnes de mercure rejetées chaque année dans l’environnement, environ 2.000 tonnes proviennent de centrales électriques au charbon ou de la combustion du charbon dans les foyers, selon le PNUE.
En Suède, quelque 50.000 lacs abritent des brochets avec des niveaux de mercure dépassant les limites internationales en matière de santé.Le PNUE a mené d’ »intenses discussions » à ce sujet depuis sept ans, ce qui représente « le premier effort mondial coordonné pour lutter contre la pollution au mercure », selon son directeur Achim Steiner.Si le processus de négociations pour arriver à une convention internationale est lancé, il faudra cependant rentrer dans le concret et étudier les moyens de lutter contre la pollution par le mercure.L’idée serait de réduire à la fois la demande et l’offre de mercure dans le monde, dans l’industrie et le commerce comme par exemple la suppression des thermomètres à mercure.
L’Europe et les Etats-Unis ont pris des mesures pour interdire à terme l’exportation du mercure.Les mines d’or sont également en cause: en Amérique latine et en Asie, l’extraction artisanale du métal jaune a déjà fait des millions de victimes parmi les mineurs.
Certains pays, soucieux de préserver leur industrie, comme les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, hésitent à s’engager plus avant.A Nairobi, les Etats-Unis ont assuré qu’ils n’étaient plus opposés à une convention internationale, signe d’un revirement opéré par la nouvelle administration américaine.
« Nous sommes prêts à négocier », assure Daniel Reifsnyder, le chef de la délégation américaine à Nairobi.
Mais, ajoute-t-il, « les Européens veulent un traité que l’on pourrait par la suite étendre à d’autres produits, comme le cadmium ou le plomb ».
« Nous les avons prévenus que s’ils maintenaient cette position, nous quitterions Nairobi sans conclure d’accord », a averti M. Reifsnyder.
La Chine et l’Inde sont dans une position plus délicate avec des centrales à charbon qui génèrent des émissions importantes de mercure dans l’atmosphère.
Le Brésil assure soutenir la proposition d’une convention sur le mercure.
Le ministre brésilien de l’Environnement Carlos Minc rappelle qu’il a lui-même pris une loi interdisant l’utilisation du mercure par les entreprises produisant du chlore, et que la précédente titulaire du portefeuille de l’Environnement, Marina Silva, est elle-même contaminée par le mercure.
(©AFP / 19 février 2009 19h18)
Quelqu’un peut-il m’expliquer ce que devient le mercure dans la centrale (pilote) proposée ou imposée par je ne sais quelle « idéologie » que je ne soutient pas.
L’exploitation du charbon engendre t-elle une pollution au mercure?
Mercure et environnement
Source de pollution de l’environnement:
Malgré des mesures de limitation, d’importantes quantités de mercure s’échappent encore des cheminées des centrales thermiques au charbon, des incinérateurs, des cimenteries et des aciéries en raison des combustibles qu’ils utilisent. Une fois dans l’air, les composés au mercure peuvent être transportés par les vents dominants à des centaines de kilomètres sur le continent. Le dépôt atmosphérique est maintenant la principale source de mercure dans les lacs, le sol et la végétation.
LE FIGARO.fr Sciences
Unanimité à l’ONU pour
un traité contre le mercure
Marielle Court
20/02/2009 | Mise à jour : 21:16
Ce métal lourd est, depuis de nombreuses années, reconnu comme un produit hautement toxique pour l’homme et son environnement.
Le mercure est mis au ban du monde. Les quelque 140 ministres de l’Environnement réunis cette semaine à Nairobi (Kenya), à l’occasion du forum annuel du Pnue (Programme des Nations unies pour l’environnement) ont décidé, vendredi après-midi, à l’unanimité, d’ouvrir des négociations pour élaborer un traité visant à en diminuer, voire, à terme, en supprimer l’usage.
Les derniers récalcitrants qu’étaient le Brésil, l’Inde et surtout la Chine ont cédé. Cette décision doit beaucoup au ralliement de la nouvelle Administration américaine. Alors que George Bush y était farouchement opposé, Barack Obama a de longue date dénoncé les méfaits de ce métal lourd. Encore sénateur, il avait proposé au vote le texte qui vise à interdire aux États-Unis d’exporter ses stocks de mercure à partir de 2013. De son côté, l’Europe a adopté une mesure similaire prenant effet en 2011.
Sur les 6 000 tonnes de mercure qui sont tous les ans rejetées dans l’environnement, près de 2 000 proviennent des centrales au charbon ou de la combustion du charbon dans les foyers. Mais le mercure est également utilisé dans l’industrie du chlore (en France, notamment), par les cimenteries ou est rejeté par les incinérateurs. On le trouve aussi dans certains produits cosmétiques (blanchiment de la peau). Il est également manipulé par les chercheurs d’or, qui le rejettent dans les rivières, ou par de nombreux dentistes pour des alliages… Bref, il se faufile partout. Il est dangereux de l’inhaler comme de le toucher, tout particulièrement sous la forme de méthylmercure, avec des affections qui peuvent aller de la simple allergie aux troubles neurologiques irréversibles.
Chaîne alimentaire contaminée
Et, une fois qu’il est disséminé, il ne se dégrade jamais. On en trouve dans l’air, dans l’eau, dans les sédiments ou dans les sols avec une conséquence dramatique : la contamination de la chaîne alimentaire. Il s’accumule notamment dans la chair des poissons, y compris dans des zones très éloignées de toute production. Relâché dans l’atmosphère, le mercure peut en effet être transporté sur des centaines de kilomètres avant de retomber.
« En Suède », explique Hachim Steiner, le directeur exécutif du Pnue, « environ 50 000 lacs abritent des brochets avec des niveaux de mercure dépassant les limites internationales en matière de santé » et il est vivement recommandé aux femmes en âge d’avoir des enfants de ne pas en consommer, ainsi d’ailleurs que la perche, la lotte ou l’anguille.
Et le responsable de l’ONU d’enchaîner les exemples : « Aux États-Unis, une étude a révélé qu’une femme sur douze présentait des niveaux de mercure supérieurs à ceux considérés comme sains par l’agence de protection de l’environnement » (300 ng/m3). Du côté des mineurs, « environ 10 millions d’entre eux ainsi que leur famille seraient touchés », ajoute-t-il.
Dans l’attente du traité qui peut mettre trois ou quatre ans à être rédigé, les gouvernements sont convenus d’instaurer « un partenariat mondial sur le mercure ». Et parmi les questions qu’il faudra résoudre rapidement se trouve celle du stockage. « Aujourd’hui, le mercure est placé dans des fûts entreposés très profondément sous terre ou dans des mines de sel désaffectée », explique Marc Senant, responsable de ce dossier au sein de France Nature Environnement, l’une des soixante-quinze ONG internationales qui, à l’initiative des américaines, se battent pour faire interdire ce métal. « Mais on se rend compte qu’il y a parfois des problèmes d’étanchéité. Il faut donc accélérer la réflexion pour le solidifier », poursuit-il.
En attendant, il ne boude pas son plaisir, tout comme le ministère de l’Écologie français bien décidé à engager sans tarder des discussions avec les entreprises françaises qui utilisent du mercure.
EXTRAIT D’UNE DEPÊCHE DE L’AFP:
NAIROBI (AFP) – 20/02/2009 13h46
La 25e session du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le 18 février 2009 à Nairobi
Les ministres de l’Environnement et délégués de 140 pays ont décidé vendredi à l’unanimité à Nairobi d’ouvrir des négociations sur un traité limitant la pollution par le mercure, lors du conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).
La menace est mondiale et pèse sur la santé de millions de personnes avec les rejets de mercure dans l’atmosphère, dans l’eau et dans les sols.
SUR LES 6000 TONNES DE MERCURE REJETEES CHAQUE ANNEE DANS L’ENVIRONNEMENT, ENVIRON 2000 PROVIENNENT DE CENTRALES ELECTRIQUES AU CHARBON OU DE LA COMBUSTION DU CHARBON DANS LES FOYERS, selon le Pnue).
A ajouter aux notices d’impact de SEREN ET VALORCA à côté de la radioactivité du charbon.
Risques liés au changement climatique plus élevés qu’il y a quelques années
WASHINGTON (AFP) – 23/02/2009 22h16
Les risques pour l’humanité et l’environnement terrestre liés au changement climatique sont plus élevés qu’il y a seulement quelques années, selon des chercheurs européens et américains dont l’étude est publiée lundi aux Etats-Unis.
« Aujourd’hui nous devons considérer la possibilité que le risque d’impacts négatifs du changement climatique sur les humains et la nature sont plus grands qu’il y a juste quelques années », observe Hans-Martin Füssel de l’Institut Potsdam de recherche sur l’impact du climat (PIK), un des co-auteurs de cette recherche parue dans la version en ligne des Annales de l’Académie Nationale américaine des Sciences (PNAS) datées du 23 février.
Les risques s’accroîtraient de façon drastique avec seulement de petites augmentations des températures médianes terrestres au-dessus du niveau de 1990, affirment ces chercheurs.
De nombreux écosystèmes comme les glaciers et les récifs coralliens dans les tropiques se sont avérés être beaucoup plus sensibles au réchauffement climatique et à l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère et les océans que ne l’avait anticipé le troisième Rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) en 2001, soulignent-ils.
Des sécheresses, des vagues de chaleurs et des ouragans plus violents se produisent plus fréquemment et provoquent des dégâts plus importants que prévu au début de cette décennie.
« Si le risque est plus important, la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est aussi plus grande tout comme le besoin d’aider les régions les plus vulnérables dans le monde à faire face aux conséquences du changement climatique », conclut Hans-Martin Füssel.
« Une telle approche est aussi une question de justice puisque nombre de pays émettant le moins de gaz à effet de serre sont aussi les plus faibles et les les plus affectés », ajoute-t-il.
Cette nouvelle évaluation de l’impact du réchauffement s’appuie sur des observations autour de la planète basées sur une plus profonde compréhension du système climatique.
De plus, depuis la publication du troisième rapport du GIEC en 2001, les régions du globe, les secteurs et les populations affectés ont été identifiés plus précisément.
Enfin, il y a de plus en plus d’indices montrant que même de faibles augmentations des températures médianes au-dessus du niveau de 1990 peuvent provoquer au cours de plusieurs siècles des changements climatiques avec des impacts très importants sur l’environnement comme la fonte accélérée de la banquise au Groenland, souligne l’étude.
Trois des co-auteurs des travaux ont contribué au chapitre du rapport du GIEC en 2001 où ces craintes avaient tout d’abord été examinées.
Cette étude plus pessimiste sur le changement climatique et ses conséquences est la troisième publiée ces dernière semaines.
Le 14 février, un rapport de Chris Field, de la Carnegie Institution indiquait que les gaz à effets de serre s’accumulent plus rapidement que prévu dans l’atmosphère, augmentant le danger d’un changement irréversible du climat d’ici la fin du siècle.
Trois semaines avant, une étude de Susan Solomon, principale scientifique de la National Oceanic and Atmospheric Administration, affirmait que le changement de température à la surface des océans, des précipitations et la montée du niveau des océans « sont (déjà) largement irréversibles, pour plus de mille ans, après que les émissions de CO2 auront complètement cessé ».
© 2009 AFP
SI NOS DECIDEURS PRENAIENT ENFIN CONSCIENCE DE L’IMMINENCE DU DESASTRE, LA QUESTION DE L’OCTROI DE LA CONCESSION MINIERE NE SE POSERAIT MÊME PAS !
VALORCA OU LA STRATEGIE DU MENSONGE.
S’il est une constante dans le comportement de VALORCA c’est assurément la dissimulation.
VALORCA a d’emblée pris la mesure de l’erreur commise par la SEREN en voulant naïvement passer en force et elle a opté pour la ruse. Ce n’est que sous la contrainte, qu’en 2007, elle avait consenti à tenir sa réunion de désinformation où elle avait pratiqué un savant déshabillage de son projet initial en en supprimant la centrale thermique et en promettant de s’en tenir à l’exploitation souterraine du gisement.
Depuis elle a observé un silence total et nous constatons qu’en fait, dans l’ombre, elle travaillait sur le terrain à établir le plan de forage qu’elle présente aujourd’hui, en voulant faire croire qu’il s’agit vraiment d’études préalables à l’exploitation du méthane.
C’est ici que sa duplicité éclate au grand jour :
Prétendant s’appuyer sur le rapport Sofrémines elle écrit : « Le rapport admet que les conditions sont favorables à l’existence d’accumulation de quantités de « méthane exploitable par sondage » et que ce gaz est susceptible des se trouver « EN FORTE QUANTITE » dans les couches de charbon du gisement de Lucenay »… et plus loin : « le rapport estime par analogie avec des bassins houillers présentant des caractéristiques géologiques semblables que le gaz total en place potentiel serait compris entre 550 millions et 1 milliar de M3… ».
Or que lit-on en réalité dans le Rapport Sofrémines : « CE MODE DE VALORISATION NE CONVIENT PAS AU GISEMENT DE LUCENAY QUI NE PRESENTE A PRIORI PAS SUFFISAMMENT DE RESSOURCES GEOLOGIQUES MOBILISABLES » et plus loin : « le gaz total en place potentiel serait de l’ordre de 5 millions à 1 milliard de m3 , RESSOURCE MODESTE comparée aux bassins exploités ou dont la mise en exploitation est envisagée ».
En fait la démarche actuelle vise uniquement à introduire Valorca dans la place pour ultérieurement y agir plus facilement à sa guise.
Il est vrai que Sofrémines envisage l’extraction éventuelle du méthane en ces termes : « une récupération des gaz du charbon préalablement à une exploitation en souterrain contribuerait à sécuriser cette dernière vis à vis des risques liés à la présence du grisou ». Ce que reprend VALORCA en écrivant : « l’extraction préalable du grisou est un facteur de sécurisation des exploitations ultérieures pour la récupération des « extraits solides du gisement » (Bel euphémisme ! Je propose que nous ne parlions plus de charbon mais d’extraits solides du gisement…cela fait plus propre).
Le but de VALORCA demeure donc l’ouverture de la mine. Envisage-t-elle vraiment une exploitation souterraine ? Il est permis d’en douter pour quatre raisons :
1) l’expérience que nous avons du comportement de VALORCA nous incite à n’avoir aucune confiance en ses affirmations.
2) la description de la mine à ciel ouvert persistait dans sa notice modifiée.
3) le 10 février 2007 son PDG Daniel Caille déclarait au très regretté Alexandre Chamoret : « On va essayer de privilégier l’option d’une mine souterraine beaucoup moins agressive, MÊME SI ON N’EXCLUT PAS DE CHANGER».
4) Quoi qu’en dise Sofrémines la présence de nombreuses failles au sein du gisement parait constituer un obstacle à l’exploitation souterraine. Lors de sa conférence à l’Ecole des Mines Jean Charles Besson, exposant le projet de la SEREN déclarait : « les nombreuses « fracturations » du gisement rendent difficile une exploitation souterraine », sans que personne dans le parterre d’ingénieurs des mines ne le contredise.
Fidèle à sa pratique de l’anesthésie, Valorca dissimule soigneusement l’impact environnemental de son projet d’exploitation du méthane. On lit dans le nouveau document : « les charbons sont toujours saturés en eau. Cette eau occupe toute la porosité utile des fractures et bloque la désorption du gaz tant que la pression dans le gisement n’a pas été abaissée par pompage ». Ce qui est dissimulé, c’est que cette eau est très abondante, très salée, acide et particulièrement polluante. De nombreux exemples des désastres environnementaux qu’elle provoque existent aux USA et au Canada.
Il est à craindre que nous ayons jusqu’ici sous-estimé VALORCA. La qualité d’ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole des Ponts et Chaussées de Daniel Caille et celle d’ancien élève de Polytechnique et de l’ENA de Jean-Pascal Tranié donnent à penser que le niveau de leurs relations dans les milieux industriels et ceux de la haute administration est de loin supérieur à celui auquel peuvent prétendre les dirigeants de la SEREN. En contrepartie leurs diplômes prestigieux semblent les inciter à ne pas prendre la mesure de notre capacité de résistance. C’est du moins l’impression qu’ils ont donnée lors de l’unique réunion qu’ils ont daigné nous accorder.
La sophistication de la désinformation pratiquée par Valorca laisse supposer qu’elle dispose des conseils de publicistes, psychologues et sociologues de tous poils. Par malheur pour elle ces personnages, accoutumés à produire les publicités débiles dont nous abreuvent les chaînes de télévision, ont eux aussi probablement ciblé un peu bas leur public.
VALORCA 2 : pour expliciter les propos de M.Escaravage, il faut retenir que VALORCA a déposé une demande de permis exclusif de recherches d’hydrocarbures sur les communes de Lucenay-Cossaye-Toury. Copie de cette demande a été transmise en Mairies le 2 Février 2009.
Il s’agit, pour Valorca d’effectuer des carottages au-dessus du gisement pour évaluer, le plus précisément possible, la quantité de METHANE présent dans le gisement. Précision : il s’agit de recherches et non d’exploitation.
Affaire à suivre attentivement.
Le 1er décembre 2005, Daniel Caille, alors à la tête de la banque Dexia patronnait une campagne écologique et remettait des rubans bleus aux communes et aux entreprises méritantes. Il est permis de penser que sa déclaration du 10 février 2007 : « on n’exclut pas de changer », constitue sa devise, tant VALORCA menace l’environnement. Je propose donc que lui soit solennellement décerné un ruban noir, tout comme au géologue Bernard Gavoille qui est passé du talc au charbon.
Les frères Cohen contre le “charbon propre”
Le “charbon propre” est l’une des priorités de la politique énergétique du président Obama. Il compte sur l’industrie charbonnière pour développer à court terme des techniques efficaces de capture et de stockage des émissions de gaz à effet de serre. Or “aucune maison, centre commercial ou église alimentés par une centrale à charbon n’est capable de capturer et stocker ses émissions”, affirme l’organisation écologiste Alliance for Climate Protection. Elle vient de recevoir le soutien d’alliés de poids : les frères Joel et Ethan Cohen. Les réalisateurs du “Big Lebowski” ont réalisé plusieurs spots publicitaires pour moquer les prétendues vertus écologiques du “charbon propre”. Une vidéo à découvrir sur Green Inc., le blog vert du New York Times.
ALLEZ VOIR LA VIDEO! ELLE VAUT VRAIMENT LE COUP!
Certains doivent se parfumer au CLEAN COAL.
Le Capitole américain se met au vert
Le Capitole, qui abrite aux Etats-Unis le pouvoir législatif, va transformer ses deux centrales à charbon afin de passer au gaz naturel, un combustible moins polluant. Deux parlementaires en ont fait la demande à l’architecte du bâtiment, pour des travaux qui devraient avoir lieu avant la fin de l’année.
Les leaders démocrates du Congrès veulent rendre l’Amérique plus verte, à commencer par leur propre lieu de travail. Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, et Harry Reid, chef de la majorité démocrate du Sénat, ont demandé à l’architecte du Capitole d’en transformer les centrales thermiques pour qu’elles fonctionnent 100% au gaz naturel pour remplacer définitivement le charbon. Situé dans la capitale fédérale de Washington, le Capitole est le bâtiment qui sert de siège au pouvoir législatif des États-Unis : l’aile nord est le siège du Sénat, et l’aile sud abrite celui de la Chambre des représentants.
«Cette étape majeure vers l’assainissement des émissions de la centrale du Capitole serait une importante manifestation de la volonté du Congrès de faire face au défi du réchauffement climatique», indiquent Nancy Pelosi et Harry Reid. La centrale, construite au début du XXe siècle, fournit de la vapeur pour le chauffage et de l’eau réfrigérée pour la climatisation. Dans la lettre adressée à l’architecte Stephen Ayers, les deux parlementaires demandent que les deux chaudières soient modernisées d’ici à la fin de l’année. «Le passage au gaz naturel permettra à la centrale de réduire considérablement les émissions carboniques et celles des polluants, éliminant plus de 95% des dioxydes de soufre et au moins 50% des monoxydes de carbone», estiment les deux représentants démocrates.
Cette initiative vient compléter un dispositif lancé par Nancy Pelosi en 2007 intitulé «Green the Capitol» (verdir le Capitole), visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre émanant du Capitole.(27/02/2009)
N’EN DEPLAISE A Mr OBAMA ET A SON AMI CANADIEN HARPER, LE CHARBON DEMEURE SALE A WASHINGTON !
Viva magazine
SANTE
Plus de 140 pays votent le principe d’un traité restreignant l’utilisation du mercure
Lors de la réunion du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), au Kenya, fin février, plus de 140 pays ont voté pour la mise en place d’un traité international restreignant l’utilisation du mercure.
Le vote a été rendu possible par le revirement des Etats-Unis, jusqu’ici réticents à un tel accord.
Ce métal lourd est connu comme toxique dangereux depuis très longtemps – il attaque le système nerveux des personnes contaminées –, notamment depuis l’empoisonnement des populations de Minamata (Japon) où, dans les années 1950 de très nombreuses victimes sont mortes après avoir mangé des poissons pollués au mercure.
L’essentiel de la pollution au mercure est le produit de l’activité des centrales électriques au charbon. La Chine est fréquemment montrée du doigt : 70 % de ses besoins énergétiques sont fournis par des centrales à charbon.
La France n’est pas sans responsabilité. Il y a quelques semaines, France Nature environnement a rendu public une étude sur la qualité de l’air à proximité de sites industriels utilisant le mercure pour produire du chlore. Les résultats en étaient inquiétants : la pollution de l’air par le mercure dépassait de 100 fois le taux naturel sur certains sites.
Fne avait protesté contre « un report de 10 ans sur un engagement initial à abandonner la technologie [mercure-chlore, Ndlr] en 2010. »
[02.03.09]
L’enquête de France Nature Environnement :
http://www.fne.asso.fr
EXTRAITS de portée générale D’UN TRES LONG DOCUMENTS DU Collectif Urgence Réchauffement Climatique – (CURC22 A.V.E.C., Terre & Mer, Cost ar Bio, Vivarmor Nature, Réseau Cohérence, Côtes-d’Armor Nature Environnement), en lutte contre l’implantation de centrales thermiques en Bretagne.
…Diminuer la consommation d’électricité, implique de trouver le moyen de briser la dynamique du toujours plus afin de permettre aux énergies renouvelables, souvent locales, de répondre en proportion croissante à la demande en énergie et d’occuper une place de plus en plus significative dans le paysage énergétique global. Et ceci pour des raisons climatiques et économiques mais aussi de sécurité, pour que la pénurie n’entraîne pas guerres et chaos. N’oublions pas que Al Gore et le GIEC ont obtenu en 2007 le Prix Nobel… de la Paix. Nous avons la responsabilité de défendre cette voie de l’intelligence en rejetant les fausses bonnes solutions d’une centrale thermique d’extrême pointe ou d’une nouvelle ligne THT…
…« Il n’y a pas un lobby de l’efficacité énergétique aussi puissant que le lobby des énergies renouvelables », tente d’expliquer WWF. Certes, mais il faut pousser l’analyse au-delà et expliquer qu’il y a en revanche un lobby très puissant de la gabegie énergétique, qui est plus engagé qu’il ne l’a jamais été dans la politique du « toujours plus d’électricité » pour maximiser les profits…
… Quotidiennement, tout un chacun peut constater autour de lui que les sources d’économie ne manquent pas : la lumière coule à flot dans les villes, les bourgs, les zones artisanales, y compris à des heures indues, dans des lieux désertés. Chacun connaît un bureau surchauffé, un radiateur sans thermostat, une fenêtre qui ferme mal placée juste au-dessus du radiateur en marche, de locaux allumés à midi, des maisons regorgeant d’appareils en veille…
…La liste est sans fin des exemples de la gabegie ambiante auquel on s’est habitué, comme la grenouille du philosophe Olivier Clerc qui s’habitue à l’eau de son bain qui s’échauffe doucement, jusqu’à ce que cuite, elle en meurt…
…N’oublions pas que, selon le délégué régional de l’ADEME, si chaque foyer breton remplace trois lampes à incandescence par des lampes à basse consommation, la puissance appelée en période de pointe diminue de 400 MW (à comparer avec les 120 MW de l’appel d’offres RTE et les 232 MW du projet GdF-Suez)…
…D’un côté, avec de gros moyens de communication et de manipulation, les lobbys du « toujours plus » martèlent que la croissance de la production-consommation d’électricité est inéluctable. De l’autre, nous savons que nous sommes condamnés à réduire drastiquement nos consommations énergétiques pour sauver notre climat, pour composer avec les ressources qui nous restent, pour préserver la paix. Nous savons, preuves à l’appui, que c’est possible…
… La priorité est à la réduction de la consommation par une sobriété et une efficacité énergétique maximales…
…L’heure n’est surtout pas à investir dans des centrales de production d’extrême pointe, destinées à servir seulement 60 à 400 h par an et qui, en tant que telles, sont déjà un défi au bon sens…
…En matière d’énergies renouvelables – que nous appelons tous de nos vœux – après avoir pris 30 ans de retard, l’heure n’est plus à la timidité : biomasse, énergies de la mer, éolien, solaire… sans oublier la cogénération…
DE QUOI DETRUIRE LE MENSONGE DU « TOUJOURS PLUS D’ELECTRICITE ».
LE « TOUJOURS PLUS » PERMETTRAIT SURTOUT D’ENRICHIR ENCORE PLUS CEUX QUI LE SONT DEJA ET CE SUR LE DOS DU PAUVRE TRAVAILLEUR.
MISE EN LIGNE LE 3 MARS 2009
1 000 emplois grâce au plan énergie solaire…
La Région Poitou- Charentes, lance avec la Banque européenne d’investissement et le Crédit agricole les grands travaux 2009-2012 du Plan énergie solaire régional, soit un investissement de 400 millions d’euros.
Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou- Charentes, lance avec la Banque européenne d’investissement et le Crédit agricole les grands travaux 2009-2012 du Plan énergie solaire régional, soit un investissement de 400 millions d’euros.
Ce Plan a été adopté par la Région Poitou-Charentes en janvier 2008, avec comme priorités d’action :
- Le développement de la production d’énergie renouvelable, soit l’installation de 650 000 m² de panneaux solaires.
- Le renforcement de l’autonomie énergétique des territoires.
- La création de 1 000 emplois sur l’ensemble du territoire régional.
- La constitution d’une véritable filière énergie solaire en région Poitou-Charentes.
- La réduction des gaz à effet de serre.
Télécharger le dossier de presse…
http://www.poitou-charentes.fr
Qu’en pensent les élus de la région bourgogne ?
Quelle « filière énergie » soutiennent t-ils?
De puissants orages s’abattent sur le centre et le sud de la Malaisie depuis le début du mois.
Des températures le plus souvent comprises entre 6 et 12°C au dessus des normales saisonnières touchent le Pakistan et l’Inde. Dans le Centre de l’inde, on a relevé 39.8°C sur Kurnool, 39.3°C à Sholapur, 39°C à Nagpur Sonegaon soit une température de 9°C au-dessus de la normale saisonnière, 39°C à Pbo Anantapur.
Des températures caniculaires touchent à nouveau le Centre et l’ouest de l’état de Victoria en Australie.Dans la région du sud de l’Australie, le thermomètre a affiché 43.3°C sur l’aéroport de Oodnadatta, une température qui dépasse de 6°C la moyenne saisonnière.
On relevait également 43.2°C à Marree , 42.4°C à Roxby Downs, 41.5°C à Woomera.
Un air de printemps a soufflé hier sur le sud de la France.
On a pu relever 22.9°C à Perpignan (moyenne saisonnière 12.9°C), 20.8°C à Montpellier, 19.5°C à Saint-Girons.
De quoi montrer à certains que le réchauffement climatique est une réalité.
195 degré à Saint-Girons?
Alerte Docteur, il y a surchauffe !!!
L’ours : vous ne voyez pas les points ..
19.5° c’est clair pourtant !
merci Eliane pour cette cette « mise au point ».
CONSTRUCTION DE NOUVELLES CENTRALES DANS LE MONDE ET DEVELOPPEMENT DE NOUVELLES EXPLOITATIONS DU CHARBON.
PAR ICI LA BONNE SOUPE !
Angleterre : Alors que l’exploitation des gisements d’anthracite de la région semblait toucher à sa fin, notamment face à la concurrence venue d’Afrique du Sud, les mineurs reprennent aujourd’hui du service.
Suez Energy International et Mimag-Samko ont conclu un protocole d’accord pour le développement, la construction et l’exploitation d’une centrale thermique en Turquie, dont la puissance installée sera comprise entre 800 MW et 1300 MW. La centrale sera alimentée à l’aide de charbon importé.
RWE prévoit de construire une centrale à charbon de 800 MW en Pologne, pour un investissement d’1,5 milliards d’euros ; ce qui en fait l’un des plus grands projets jamais réalisé dans le secteur énergétique polonais.
Alstom a remporté un contrat de plus de 1,3 milliard d’euros auprès d’Eskom, la compagnie sud-africaine d’électricité, portant sur l’équipement d’une centrale à charbon de 4740 MW située dans la province de Mpumalanga, à l’est de Johannesburg (Afrique du Sud).
L’électricien suisse BKW FMB Energie SA (FMB) renforce sa présence en Allemagne, via l’acquisition d’une participation minoritaire dans une centrale à charbon prévue par Electrabel Deutschland AG (Electrabel).
CEPENDAT ICI ET LA, L’OPINOIN PUBLIQUE SE MOBILISE.
WWF Grèce et 7 municipalités ont joint leurs forces pour marquer leur opposition à plusieurs projets de construction de centrales au charbon.
Confronté à la contestation des populations concernées, Rätia Energie a décidé de suspendre un projet de centrale électrique au charbon, en Calabre (Sud-Ouest de l’Italie).
Poweo a décidé d’abandonner son projet de construction d’une centrale thermique au charbon à proximité du port du Havre.
MAIS J’AI VAINEMENT CHERCHE LUCENAY-COSSAYE DANS LES MEDIA…
Plus d’un milliard d’euros pour réhabiliter les anciens sites miniers
06/03/2009
Dans son rapport annuel 2009, la Cour des comptes consacre un chapitre à la fin de l’exploitation charbonnière. Elle évalue globalement le coût de l’après-mines à 5 milliards (Md) d’euros dont plus d’un quart est consacré à la remise en état des sites.
Maîtriser
par Sonia Pignet
JDLE
En avril 2004, la dernière tonne de charbon français est extraite de la mine de la Houve (Lorraine). Moins de 4 ans après, le 1er janvier 2008, la société Charbonnages de France (CdF) est mise en liquidation et une cellule du même nom est mise en place. Parmi ses missions: assurer le suivi des travaux des anciens sites. Lorsque la mine ferme, l’exploitant a l’obligation de mettre ces sites en sécurité, pour protéger les hommes et l’environnement. Que les mines soient souterraines ou en surface, il a fallu réaliser des travaux de réhabilitation, travaux aussi longs que coûteux.
Pour les mines en surface, les travaux consistent essentiellement à assurer la stabilité du terrain, notamment en gérant les écoulements d’eau et en végétalisant. Pour les mines souterraines, les risques sont plus importants et la réhabilitation demande plus d’efforts. La première étape est de condamner les accès au chantier et aux puits, en bouchant tous les trous. Mais cela n’empêche pas l’eau de s’infiltrer et, puisque le pompage n’est plus effectué, elle remplit peu à peu les anciennes mines. Il est donc indispensable de réaliser des études géologiques et hydrologiques pour savoir où et quand l’eau sortira et surtout quelle sera sa qualité. En remplissant les puits, l’eau peut en effet se charger d’éléments en teneur trop importante pour être relarguée telle quelle dans la nature. Dans 10, 20 ans ou plus encore en fonction des mines, il pourrait donc être nécessaire d’installer des stations de traitements de ces eaux.
Autre chantier: le gaz. Plus l’eau comble les galeries, plus le gaz -le grisou tant redouté des mineurs- s’en échappe. Il faut donc percer pour permettre son évacuation et, éventuellement le récupérer et l’utiliser. «En France, deux sites (en Lorraine et dans le Nord) réinjectent le grisou dans le réseau de gaz», indique Patrick Bouzenot, responsable technique et administratif au sein de la cellule Liquidation de CdF. Lorsque tout le gaz aura été récupéré, il faudra procéder au démantèlement des installations. Dans les mois qui suivent l’arrêt de l’exploitation et durant la période d’ennoiement de la mine, il peut également y avoir des affaissements de terrain, dont les conséquences coûtent parfois cher.
Sans oublier le démantèlement des installations de surface (qui vont des machines d’extraction jusqu’aux bureaux en passant par les voies ferrées), et la dépollution des sols des usines annexes si nécessaire.
La Cour des comptes a fait le total: depuis 1990 (date qui correspond à l’arrêt de l’exploitation dans le Nord-Pas de Calais), la remise en état des sites arrêtés a déjà coûté plus de 1.033 millions d’euros. Et ce n’est pas fini. La cellule Liquidation, qui compte aujourd’hui une vingtaine de personnes, poursuit cette tâche jusqu’en 2011. Elle s’occupe de gérer les travaux déjà engagés en 2007, qui représentent un coût de 9,5 millions €. Après cette date, d’autres travaux, notamment liés à la montée des eaux dans les puits ou à l’arrêt des installations de récupération du gaz, seront pris en charge par l’Etat. Ils sont évalués à 13,2 millions € d’ici 2013. Si tout se passe bien, il ne devrait demeurer à partir de cette date que des dépenses récurrentes relatives à des activités de surveillance et de prévention, prises en charge par le département Prévention et sécurité minière du BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières). Elles représenteront tout de même environ 10 millions € chaque année. On est donc loin d’avoir fini de payer pour le charbon.
par Sonia Pignet
États-Unis – Des millions de tonnes de cendres de charbon menacent l’environnement
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Louis-Gilles Francoeur
Édition du vendredi 06 mars 2009
Plus d’une centaine de groupes environnementaux des États-Unis ont réclamé mardi de Washington un règlement général sur l’élimination et l’entreposage sécuritaire des cendres des centrales thermiques au charbon.
Ce problème environnemental oublié a refait surface le 24 décembre, quand une digue attenante à la centrale thermique Kingston, propriété de la Tennessee Valley Authority — la TVA a été la première et demeure la plus importante agence de bassin versant en Amérique du Nord –, s’est effondrée. Ce bris a laissé échapper 4,3 millions de mètres cubes d’une épaisse boue de cendres provenant de sa centrale thermique.
Des tests ultérieurs d’un organisme indépendant devaient détecter dans les cours d’eau voisins des concentrations élevées d’arsenic, de cuivre, de barium, de calcium, de chrome, de plomb, de mercure, de nickel et de cadmium. Trois propriétés privées ont été noyées sous la coulée de boue toxique et une quarantaine ont subi des dommages.
Aux États-Unis, où la moitié de l’électricité est produite au charbon, on entrepose présentement dans des étangs, des sablières et des mines 100 millions de tonnes de cendres de charbon en vertu de méthodes de confinement non réglementées. Les centrales thermiques sont la première source en importance de gaz à effet de serre chez nos voisins ainsi que pour les émissions de mercure et de composés acides.
Il existe deux sortes de cendres. Celles qui sortent des fours des centrales thermiques, qui ont la forme de scories qu’on enfouit généralement. Leurs lixiviats contamineraient moins les nappes souterraines. Quant aux cendres volantes qui s’échappent par les cheminées des centrales thermiques, on les récupère en pulvérisant de l’eau dans les suies acides, ce qui les alourdit et permet de les capter au sol pour les entreposer. On entrepose ces boues dans des bassins afin d’en faire évaporer l’eau et d’en concentrer les solides, sur le modèle des étangs de résidus miniers.
La plupart des grands groupes environnementaux des États-Unis, Greenpeace, le Sierra Club et le Natural Resources Defense Council (NRDC), estiment que l’Environmental Protection Agency doit édicter des normes réglementaires nationales afin de mieux contrôler l’élimination que les États, et même une agence de bassin comme la TVA, qui se voit confier la gestion des ressources et de l’environnement de l’énorme bassin du fleuve Tennessee. Au Canada, les filiales de ces groupes s’inquiètent tout autant de l’absence de protection à long terme contre des fuites ou des dommages environnementaux.
Les 109 groupes qui ont adressé hier leur requête à l’Environmental Protection Agency estiment que les centrales thermiques doivent assumer la responsabilité d’une élimination sécuritaire de leurs cendres. Cette production d’électricité, ont-ils fait valoir, affiche des prix plus bas parce qu’ils n’assument aucune exigence environnementale rigoureuse. Selon la requête adressée à l’EPA, les actionnaires des centrales au charbon doivent être tenus pour responsables des dommages causés par ces cendres au moins 30 ans après la fermeture des dépôts au moyen d’une assurance à long terme.
SORTIR DU N’IMPORTE QUOI.
Aussi bien à propos de la mine, que de la centrale, que de la captation séquestration du carbone, on entend dire tout et son contraire. Les affirmations des promoteurs, de même que celles de certains politiques relèvent de la désinformation pure et simple. Le seul document permettant une appréciation objective des projets proposés a été dissimulé depuis le début de l’affaire. Il s’agit du rapport de la société Sofrémines à laquelle le Conseil régional de Bourgogne avait confié une « étude prospective concernant la mise en valeur du gisement de charbon de Lucenay – Cossaye ». Dans l’introduction de ce rapport il est indiqué qu’il « est susceptible de fournir au Conseil Régional de Bourgogne « AINSI QU’A L’ENSEMBLE DES PARTIES INTERESSEES DES ELEMENTS DE CONTRIBUTION A CE DEBAT ». On sait le cas qui a été fait des « parties intéressées »…
L’explication de la dissimulation de ce document réside dans la condamnation sans appel de l’exploitation à ciel ouvert du gisement, qui avait manifestement la faveur des décideurs locaux. Je cite :
« POUR CONCLURE, UN PROJET DE MINE A CIEL OUVERT POUR L’EXTRACTION DU CHARBON DE LUCENAY–LES-AIX N’EST NI VIABLE ECONOMIQUEMENT, NI ACCEPTABLE DU POINT DE VUE DE L’ENVIRONNEMENT ».
Si l’on se fie aux données de Sofrémines (avec la réserve que le BRGM ne doive pas être très loin derrière, mais et aucun autre document objectif n’est à notre disposition), le projet SEREN est hors course.
VALORCA demeure donc, pour le moment seul en piste. On conçoit facilement que la SEREN lui ait été préférée par les tenants du charbon, l’argument choc des « emplois locaux » n’ayant dans le cas de l’exploitation souterraine guère de crédibilité, comme permet de le penser cette phrase de Sofrémines :
« DES COMPETENCES SPECIFIQUES NON DISPONIBLES EN FRANCE DEVRONT ÊTRE RECHERCHEES VRAISSEMBLABLEMENT HORS D’EUROPE ».
D’autre part, quoi qu’en dise Sofrémines, la présence de nombreuses failles au sein du gisement parait constituer un obstacle à l’exploitation souterraine. Lors de sa conférence à l’Ecole des Mines Jean Charles Besson, exposant le projet de la SEREN déclarait : « les nombreuses « fracturations » du gisement rendent difficile une exploitation souterraine », sans que personne dans le parterre d’ingénieurs des mines ne le contredise.
Fidèle à sa tactique de profil bas, Daniel Caille PDG de VALORCA nous a rendu visite. L’astuce qu’il met en œuvre pour s’introduire en douceur dans la place est l’exploitation du méthane, gaz de houille, alias grisou. Il prétend que les conditions sont favorables à « l’existence d’accumulation de quantités de méthane exploitable par sondage » et que « ce gaz est susceptible des se trouver « en forte quantité dans les couches de charbon du gisement de Lucenay », alors que Sofrémines souligne : « Ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de Lucenay qui ne présente à priori pas suffisamment de ressources géologiques mobilisables ».
Qu’importe, Valorca demande une autorisation pour ne pratiquer que deux petits sondages exploratoires destinés à apprécier la quantité de méthane exploitable. En fait d’après SOFREMINES, l’extraction du méthane est une phase de sécurisation préalable à l’exploitation du charbon, phase elle-même éminemment polluante.
L’intention de VALORCA est donc bien l’exploitation du charbon, joliment dénommé « extraits solides du gisement », et, cependant Daniel Caille serait disposé à attendre pour l’exploiter que les techniques de captage et de stockage du CO2 soient mûres et que la science ait évolué. (C’est probablement pour faire évoluer la science qu’il signale au passage que l’un des sondages prévu permettrait d’apprécier les possibilités de stockage du CO2 à cet endroit. On est là dans le « n’importe quoi de chez n’importe quoi » : le CO2 stocké en plein cœur du gisement !!…). Il déclare aussi que : « sur le plan de l’intérêt public à très long terme, le charbon sera toujours là dans 200 ans. Je comprends très bien qu’on le laisse et qu’on attende ». Pourquoi alors tant s’agiter ?
Il semble toutefois ne pas vouloir attendre si longtemps. Il a abandonné la construction de la centrale. On le comprend si l’on en prend en compte le coût estimé par SOFREMINES à « 800 millions d’€, alors que l’investissement pour la mine est de l’ordre de 100 millions d’€… Il annonce donc que « le charbon serait transporté par chemin de fer jusqu’à Fos et en Lorraine, pour remplacer une partie du charbon importé ».
Hélas pour VALORCA, SOFREMINES nous dit:
« Les charbons importés à Gardanne sont acheminés depuis le port de Fos pour un prix modique qui est en première approche négligé. De même on néglige le coût du transport des charbons importés jusqu’à Carling en Moselle, acheminés depuis Rotterdam par l’axe fluvial Rhin-Moselle à gros gabarit (barges de 3000 tonnes) pour un coût n’excédant pas quelques € la tonne ».
Première conclusion de SOFREMINES :
« Le charbon de Lucenay-Cossaye, pénalisé par les coûts de transport non maritime ne doit être utilisé que dans la région ».
Deuxième conclusion de SOFREMINES :
« Seule, une centrale thermique locale nouvelle, puisque celle de Montceau-les-Mines ne peut consommer le charbon de Lucenay-Cossaye, peut être le client de ce gisement ».
DONC, considérée chacune objectivement, SEREN est inacceptable du point de vue environnemental et VALORCA, du fait de ses multiples incohérences, ne tient pas la route.
La compagnie pétrolière australienne Santos a suspendu son (très ambitieux) projet de capture du carbone sur son site de Moomba, faute d’aide financières du gouvernement et en raison de la dégringolade du prix des droits d’émissions de CO2. Il s’agissait de pomper le CO2 de centrales à charbon de l’est du pays qui serait transporté via des pipelines jusqu’aux champs gaziers désaffectés de Moomba, où il serait enfoui.
Royal Dutch Shell Plc et Anglo American ont annoncé en
décembre qu’il reportaient un projet de « charbon propre »
qui aurait coûté 5 millliards de dollars australiens. Santos et General Electric Co. ont déjà annulé en 2007 un projet similaire ainsi que BP et Rio Tinto qui ont abandonné en mai un projet de site de capture du carbone.
Décidemment, avec la crise, la CSC s’avère beaucoup moins prometteuses de profit pour les méga-pollueurs qui rêvaient de pratiquer leur « grenwashing » aux frais des contribuables.
Je conseille à nos amis du « charbon propre decizois » d’ouvrir une souscription, ou encore d’organiser un loto ou un concours de belote…
CO2 : l’article ci-dessus cité par M.Escaravage est paru sur le site de :
http://www.greenunivers.com
qui présente une multitude d’informations sur le CO2, le marché du carbone, etc.. pour celles et ceux qui s’intéressent à ce sujet, oh combien « brulant » ….
Acidification des océans: les coquilles des organismes marins diminuent
PARIS (AFP) – 08/03/2009 18h16
L’acidification des océans, provoquée par l’augmentation des rejets de CO2, provoque « clairement » une perte de calcification d’organismes marins, constate pour la première fois une étude publiée dans la revue Nature Geoscience.
Les chercheurs ont découvert dans l’océan Austral que le poids de la coquille d’animaux marins microscopiques, des foraminifères, était en moyenne 30 à 35% plus légers que celui de ces protozoaires vivant avant l’ère industrielle et retrouvés à l’état de fossiles dans des sédiments.
« Nous avons été capables d’établir une corrélation claire avec l’acidification des océans, mettant ce facteur en évidence par rapport à d’autres », a déclaré à l’AFP le principal auteur de l’étude, William Howard, de l’Université de Tasmanie (Australie).
Selon lui, c’est la première fois que cette liaison a pu être faite dans la nature, alors que jusqu’à présent les scientifiques se basaient sur des expériences menées en laboratoire et des simulations.
Les scientifiques ont en effet constaté parallèlement dans les carottes de sédiments analysées une augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère au cours des derniers 50.000 ans. L’absorption du CO2 par l’océan augmente l’acidité (ph) des eaux.
Selon une étude diffusée la semaine dernière au 11e inter-congrès des sciences du Pacifique à Papeete (Polynésie française) le ph de l’eau de mer est passé dans certains océans de 8,2 avant la révolution industrielle à 8,1 aujourd’hui, et pourrait tomber à 7,9 ou 7,8 à la fin du siècle.
« L’océan Austral nous donne une bonne indication d’un processus d’acidification qui se répandra dans tous les océans du globe », a estimé William Howard.
Cette baisse de calcification risque d’affecter à terme la chaîne alimentaire, estime-t-il.
Par ailleurs, le phénomène « pourrait changer le transfert de carbone de la surface des océans vers le fond, c’est-à-dire modifier le bon fonctionnement de la pompe biologique » et « tendre à réduire la capacité des océans à absorber le carbone ». Or l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est une des causes majeures du réchauffement climatique.
CHAQUE JOUR DE NOUVEAUX CLIGNOTTANTS S’ALLUMENT ET CHAQUE JOUR, AU LIEU DE METTRE EN OEUVRE LES ECONOMIES D’ENERGIE SEULES PARADES A LA CATASTROPHE, LES TECHNICIENS AU SERVICE DES LOBBYES NOUS SERVENT DES GADGETS TELS QUE CE QUI SUIT:
Une nouvelle étude récemment publiée aux Etats-Unis fait état des avancées obtenues sur les roches qui ont la capacité d’absorber de grandes quantités de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Si les scientifiques trouvent un moyen d’exploiter ce potentiel pour le rendre plus efficace, ces roches seraient un moyen inespéré de ralentir le changement climatique et les bouleversements qu’il fait peser sur la planète.
(Publié le 09-03-2009 Source : actualités-news-environnement Auteur : Gaboneco).
Petit tour sur le site entre Lucenay et Cossaye:
Travaux pour passage du câble de la fibre optique
Au cas ou la mine se ferait, il faudrait le déterrer et le déplacer tout comme la conduite de gaz
Ce serait troublant que l’état ait donné l’autorisation de faire ces travaux et donne demain le feu vert à la mine.
Il est vrai qu’en ces temps de crise, « faire et défaire c’est travailler quand même. »
Ce serait du gaspillage « d’énergie »
Question : les élus département et région sont- ils à l’origine du passage de la fibre optique ?
LE JDC RELAIE LES MENSONGES DE
VALORCA QUI, PRETENDANT S’APPUYER SUR LE RAPPORT SOFREMINES, AVAIT ECRIT:
« Le rapport admet que les conditions sont favorables à l’existence d’accumulation de quantités de « méthane exploitable par sondage » et que ce gaz est susceptible de se trouver « en forte quantité dans les couches de charbon du gisement de Lucenay »… et plus loin : « le rapport estime par analogie avec des bassins houillers présentant des caractéristiques géologiques semblables que le gaz total en place potentiel serait compris entre 550 millions et 1 milliard de M3.
OR QUE LIT-ON EN REALITE DANS LE RAPPORT: « Ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de Lucenay qui ne présente à priori pas suffisamment de ressources géologiques mobilisables »… et plus loin : « le gaz total en place potentiel serait de l’ordre de 5 millions à 1 milliard de m3 , ressource modeste comparée aux bassins exploités ou dont la mise en exploitation est envisagée ».
De telles distorsions constituent un exemple de désinformation inadmissible.
SECOND MENSONGE DU JDC
On lit dans l’article du JDC que le projet d’exploitation du méthane est « PRATIQUEMENT NON POLLUANT »
C’EST FAUX !
Pour récupérer le méthane il faut pomper de grandes quantités d’eau d’infiltration chargée en sels minéraux conduisant à une dégradation des propriétés physicochimiques des sols les rendant impropres à l’agriculture.
De plus cette extraction d’eau peut conduire à une baisse de niveau des nappes phréatiques pouvant amener au tarissement des nappes et des sources.
Fred Vargas et la planète : »On s’est bien amusé »
(Publié sur internet le 11-03-2009)
L’écrivain Fred Vargas nous présente dans un texte saisissant, sa vision des enjeux environnementaux. De manière simple et directe, elle nous explique que nous nous sommes franchement bien amusé. Mais que maitenant il va falloir respecter cette terre, si l’on veut pouvoir un jour se remettre à danser avec elle. Voici l’intégralité du texte.
« Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis nous , entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.Certes.
Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, LAISSER LE CHARBON LA OU IL EST –ATTENTION, NE NOUS LAISSONS PAS TENTER, LAISSONS CE CHARBON TRANQUILLE – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore ».
FRED VARGAS EST CHERCHEUSE AU CNRS;
On lit dans l’article du JDC que le projet d’exploitation du méthane est
« PRATIQUEMENT NON POLLUANT »
Il serait surtout rentable pour les actionnaires de « valorgaz »
Toujours étonnant le soutient de ce journal au grand capital.
Pour cela l’emploi de contrevérités est plus facile que de publier le rapport sofremines.
En attendant d’être polluer par l’exploitation du gaz, nous sommes intoxiquer par la presse locale.
Les camarades du comité charbon propre sont bien silencieux sur valorca, il est vrai que dés le départ ils ont choisi la SEREN dont le « capital »est sans doute plus grand…
LA HONTE…
Puisque c’est du méthane que recherche valorca,la principale production de ce précieux gaz ne résulte-t-elle pas des bovins et de leurs flatulences.(15 % de emissions mondiales)
ça tombe bien, nous en avons plein dans la région…(des bovins, pas des flatulences!)
Reste à cette société à trouver des procédés de récolte.
Et puisque le méthane peut aussi être émis par les humains, je propose que nous leur fassions parvenir un maximum de dons pour faire avancer la recherche.En guise de message de paix.
Merci pour eux
Le plus noir des scénarios climatiques se profile
LE MONDE | 13.03.09
COPENHAGUE ENVOYÉE SPÉCIALE
A neuf mois de la conférence de Copenhague, où la communauté internationale s’est fixé un ultime rendez-vous pour s’accorder sur un plan de réduction des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, rien ne garantit qu’un accord sera trouvé. C’est dans l’espoir de conjurer un possible échec que près de 2 000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, se sont réunis du 10 au 12 mars dans la capitale danoise.
« Imaginez un avion dont la probabilité d’arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non… » Stefan Rahmstorf, de l’Institut de recherches de Potsdam sur le climat, aime bien cette métaphore pour expliquer ce qui est en train de se passer : depuis le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié en 2007, il est certain, à 90 %, que l’homme est à l’origine de la transformation du climat qui menace les grands équilibres planétaires.
Or tout se passe comme si les gouvernements s’interrogeaient encore sur la possibilité d’embarquer dans cet avion promis à la catastrophe. A Copenhague, la communauté scientifique a voulu démontrer une dernière fois, avant la fin des négociations, que le doute n’était plus permis. « Nous avons accumulé beaucoup de données depuis le dernier rapport du GIEC, en 2007. Nous voulons que les gouvernements décident en connaissance de cause », a expliqué Katherine Richardson, de l’université de Copenhague, l’une des neuf universités à l’origine de cette initiative.
Les conclusions du GIEC s’appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l’ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites », a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.
Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci – et le GIEC avait pris soin de le souligner – ne prenaient pas en compte l’évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur « écoulement » dans la mer. « Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions », confirme Eric Rignot, professeur à l’UC Irvine en Californie.
Lucka Kajfez Bogataj, de l’université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l’ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : « L’impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu. » Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l’ère industrielle, cite-t-elle en exemple.
Spécialiste des écosystèmes, Andreas Fischlin, de l’Institut fédéral de technologie de Zurich, va dans ce sens : « Les écosystèmes stockent 25 % des émissions mondiales de carbone. Cette capacité de stockage devrait culminer vers 2050, avant que les écosystèmes fragilisés par le réchauffement ne se mettent à leur tour à relâcher du CO2 dans l’atmosphère aggravant ainsi le phénomène. Ce problème est beaucoup plus important que nous ne le pensions il y a cinq ans. »
Ce que les scientifiques ont baptisé des tipping points, soit des seuils au-delà desquels les conséquences du réchauffement deviennent irréversibles et incontrôlables, pourraient être plus bas. « Nous pensions que la survie des ours polaires serait menacée à partir d’une hausse des températures de 2,8 °C, il est probable que cela soit déjà vrai à partir de 1,5°C », avance M. Fischlin.
La richesse des hotspots (« points chauds ») de la biodiversité, ces régions qui concentrent quantité d’espèces rares ou endémiques, serait en danger à partir d’un réchauffement de 1,6 °C. « Les nouveaux modèles dont nous disposons nous montrent que beaucoup de seuils de rupture se trouvent dans la bande des 2 °C à 3 °C. Et qu’il faudrait mieux garder une distance de sécurité pour ne pas risquer de s’en approcher », poursuit le chercheur. Sir Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport sur « l’économie du changement climatique », a indiqué que « le coût de l’inaction sera supérieur à ce qu’il avait présenté en 2006″.
Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n’est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l’échéance, il a jugé « utile que cette conférence rappelle aux politiques qu’il existe une crise plus grave que la crise économique ». James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l’un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : « Il faut que l’opinion soit sûre d’une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n’existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s’abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir. » En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur.
Laurence Caramel
BRAVO L’ARTISTE !
Saluons la performance de Daniel Caille PDG de VALORCA.
Craignant le rejet des demandes de concession, il a trouvé le moyen de prendre une longueur d’avance sur la SEREN en déposant sa demande de permis pour la pratique de sondages destinés à évaluer la possibilité d’une exploitation du méthane. Dans la foulée il a réussi à éviter l’épreuve de la présentation en séance publique de son nouveau projet et il s’est même offert à nos frais une publicité dans notre cher quotidien local où nous pouvons lire les contrevérités suivantes:
1) «Le potentiel gaz sur le site minier représente, selon les études de Sofrémines un tonnage très important, d’où une exploitation plus que rentable», alors que tout le monde peut lire dans le rapport (page 32): «Ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de Lucenay qui ne présente à priori pas suffisamment de ressources géologiques mobilisables».
2)«Un projet pratiquement non polluant», alors que pour récupérer le méthane il faut pomper de grandes quantités d’eau d’infiltration chargée en sels minéraux conduisant à une dégradation des propriétés physicochimiques des sols les rendant impropres à l’agriculture. De plus cette extraction d’eau peut conduire à une baisse de niveau des nappes phréatiques pouvant amener au tarissement des nappes et des sources.
De grâce résignons nous tous à lire enfin le rapport SOFREMINES, seul document objectif, si aride soit-il !
Notons que l’article en question ne fait aucune mention de l’opposition valeureuse qu’a rencontrée Monsieur Caille lors de cette réunion des élus locaux.
Dès le début Monsieur Caille a tiré les leçons de l’accueil reçu à Lucenay-Cossaye par la SEREN qui avait commis l’erreur d’attaquer à la hussarde, comme le pratique sa grande sœur, la société Maurel et Prom sur ses gisements pétroliers du Congo*. Aussi n’a-t-il pas cessé de se livrer au camouflage de ses intentions réelles. Depuis le début 2007, où j’écrivais: «Saisir la signification réelle du projet VALORCA est chose ardue tant sont nombreux les passages ambigus, les redites, les non-dits, les inexactitudes»,Sa tactique n’a pas varié, mieux il recourt à la falsification de documents.
Nous sommes aujourd’hui face au summum de l’imposture, ne nous y laissons pas prendre !
*Lire à ce propos sur Google: «La torchère brûle à Kouilou».
VALORCA est, je pense, l’acronyme de «Valorisation du Carbone». Cette valorisation consiste à convertir le charbon et éventuellement le méthane du gisement de Lucenay-Cossaye en dividendes et en stocks-options, avec à la clé une bonne louche de CO2 dans l’atmosphère.
La vraie valorisation du carbone est celle que la nature opère sous nos yeux par ces belles journées ensoleillée en le transformant, grâce à la chlorophylle, en fleurs, en feuillages, en céréales.
Le méthane albertain
Journaliste : Margo McDiarmid
Réalisateur : Jean Fontaine 7 mars 2004
Un gaz naturel : le méthane…
Sous le sol albertain, enfoui dans des couches de charbon se trouve des masses gigantesques d’énergie : du méthanea. Ou si vous préférez du gaz naturel.
Plusieurs entreprises se bousculent au portillon dans le but d’exploiter ce qui pourrait devenir une nouvelle manne pour l’Alberta.
L’exploitation du méthane de gisement houiller a cours dans le Wyoming depuis déjà une dizaine d’année.
Les résultats sont mixtes… oui, le méthane est abondant, mais les conséquences de son extraction occasionnent de graves problèmes environnementaux.
En Alberta…
Le gaz naturel est cœur de la fournaise économique de l’Alberta. En fait, 80% des revenus de royautés perçus par cette province proviennent de cette ressource.
Mais il y a un problème: nous consommons beaucoup plus de gaz que nous en produisons.
Le Canada pourrait se retrouver à court de gaz naturel d’ici 5 ans. C’est un problème domestique, mais aussi international, puisqu’une partie importante du gaz canadien est exporté aux Etats-Unis. Pour certaines entreprises la solution se trouve dans le charbon.
Le charbon et les États-Unis…
On retrouve beaucoup de charbon au Canada et en Colombie-Britannique. L’Office nationale de l’énergie calcule qu’une quantité impressionnante de méthane est enfouie dans les gisements houillers: entre 20 et 60 billions de pieds cube d’un gaz aussi pur que celui qui brûle dans votre fournaise. Cela suffirait pour approvisionner le Canada pour plusieurs décennies.
Ce genre de développement est récent au Canada mais aux États-Unis cela fait déjà plusieurs décennies qu’on extrait le méthane. Les dommages environnementaux résultant de l’extraction de méthane ont été dévastateurs chez nos voisins du sud.
Le bassin de Powder River se trouve le long des montagnes Big Horn, dans le Wyoming. La région est reconnue pour ses paysages d’une grande beauté. C’est un endroit idéal pour la pêche, la chasse et l’agriculture. Mais il y a 10 ans, les exploitants de méthane ont envahi le territoire. Les collines verdoyantes ont été transformé en sites industriels. Un résultat bien différent de ce qu’avaient promis les exploitants.
La première critique touche la dégradation des sols. Le gaz naturel reste emprisonné dans le charbon à cause de l’intense pression qu’exerce l’eau souterraine. Pour extraire le gaz, il faut d’abord pomper l’eau.
Au Wyoming, on pompe 54 000 litres d’eau chaque jour pour libérer le méthane. L’eau se retrouve dans d’énormes bassins ou est simplement pulvérisée dans les airs, avant de retomber au sol.
Les minéraux et le sel que contient cette eau ont un effet dévastateur sur le sol. Ils en changent l’équilibre chimique, le rendant aussi dur que du ciment.
Et finalement, il y les puits. Pour être efficace, les exploitations doivent en placer un à tous les 15 hectares. Ce qui fait qu’il y a des compresseurs, des pipelines et des routes partout.
Au Canada…
Aujourd’hui, il n’y a que 400 puits de méthane de gisements houillers au Canada. Selon l’Office nationale de l’énergie, 20 000 de ces puits pourraient bientôt être creusés chaque année.
Les puits forés en Alberta sont différents de ceux du Wyoming. Il sont à la fois simples et peu bruyants et contrairement à ceux du Wyoming, ils produisent très peu d’eau.
L’industrie affirme que le gaspillage de l’eau et les dommages observés au Wyoming ne se produiront pas en Alberta. La réglementation provinciale prévoit déjà que l’eau salée produite par certains puits soit réinjectée dans le sol.
Mais dans le passé, l’Alberta a été très indulgente avec l’industrie énergétique et elle l’est déjà avec les exploitants de méthane.
En outre, comme l’activité est encore au stade expérimental, la province permet aux entreprises de garder leurs procédés secrets, de ne pas révéler ce qu’elles cherchent en forant le sol, ni ce qu’elles y ont trouvé pour une période de trois ans.
La peur des opposants, c’est qu’en donnant du temps ainsi à l’industrie, celle-ci ne prenne ses aises.
ARTICLE A MEDITER PAR CEUX QUI SONT TENTES DE CROIRE LES MENSONGES DE VALORCA.
L’électricité géothermique; plus économique que le charbon
La firme d’investissement Credit Suisse vient tout juste de publier un rapport qui affirme que l’électricité produite par la géothermie est désormais plus abordable que celle produite par la combustion du charbon.
Les bénéfices environnementaux rattachés à l’utilisation d’énergies renouvelables pour la production d’électricité telles que la géothermie, l’hydro-électricité ou l’énergie éolienne et solaire sont nombreux, cependant, peu d’installations sont exploitées pour la simple raison de leur coût. En effet, jusqu’à maintenant, le recours aux énergies renouvelables était plus dispendieux au kilowattheure que la combustion de charbon ou l’énergie nucléaire.
La situation semble changer en ce qui concerne la géothermie. Le principe de la géothermie est de pomper de l’eau très chaude provenant des profondeurs terrestres pour ensuite l’utiliser sous forme de vapeur afin d’actionner des turbines qui produiront de l’électricité. Déjà, la géothermie est la principale source d’énergie en Islande alors qu’elle atteint 28 % de toute l’énergie produite aux Philippines. Plus discrète en Amérique du Nord, les États-Unis ont néanmoins le complexe « The Geysers » datant de 1960 et qui produit 2000 mégawatts.
Avec l’arrivée au pouvoir d’un président conscient des problèmes environnementaux, les États-Unis pourraient très prochainement adopter cette source d’énergie. Dans son dernier budget, ce sont plus de 28 milliards de dollars qui seront injectés sous forme de subventions et 13 milliards dans la recherche et développement d’énergies renouvelables. La géothermie devient de plus en plus attrayante puisque son coût s’élève dorénavant à 3,6 cents le kilowattheure alors que l’énergie produite par le charbon atteint 5,5 cents.
Néanmoins, il ne faut pas s’attendre à voir apparaître des centrales géothermiques partout. En effet, le coût de 3,6 cents tient compte de la réduction de taxe de 1,9 cent sur les énergies renouvelables. Rien n’indique que cet incitatif demeurera au-delà de 2013. De plus, l’investissement initial nécessaire à la construction de ces centrales est très important et le contexte économique actuel ne garantit pas des taux d’emprunt très bas.
Le US Geological Survey a estimé en 2008 que les États-Unis ont une capacité de 40 000 mégawatts de production d’électricité géothermique avec la technologique actuelle.
Source: Scientific American
On pouvait lire dans le projet d’avis du conseil Régional de Bourgogne sur la mine de Lucenay-Cossaye, présenté par Messieurs Fourcade et Lorin : « Le paysage de bocage n’attire pas particulièrement de tourisme ».
Cette déclaration signifiait manifestement que la destruction de ce malheureux paysage de bocage ne serait pas une grosse perte en regard des bénéfices financiers escomptés.
Ainsi la logique du profit finirait par venir à bout d’un environnement qui avait su résister aux délires du remembrement, aux projets déments de canalisation de nos rivières et à l’agriculture intensive.
C’est cette logique qui bétonne notre littoral et ravage les pentes de nos sites de montagne. Ainsi ne pas trop attirer les touristes et les promoteurs qui vivent sur leur dos peut être considéré comme ce qui a gardé intact notre cadre de vie, richesse inestimable, alors que chaque jour nous parviennent les preuves de la destruction accélérée et irréversible des écosystèmes.
La crise générale qui va définitivement bouleverser nos modes de vie donne désormais un prix inestimable à des ilots de nature préservée tels que celui où nous avons la chance de vivre. Ne le laissons par détruire par des irresponsables et des rapaces !
Le comité « charbon propre » peut être qualifié de « comité d’irresponsables » à la solde du grand capital.
Que ce soit SEREN ou VALORCA dont les dirigeants sont déjà très riches, ce serait sur le dos des travailleurs qu’ils le deviendraient encore plus au mépris de notre environnement.
RAPPEL POUR CEUX QUI SERAIENT TENTES DE PENSER QU’APRES TOUT VALORCA EST UN MOINDRE MAL,BIEN NOTER LE « MÊME SI ON N’EXCLUT PAS DE CHANGER ».
Journal du Centre | Alexandre Chamoret – le 9 février 2007
PROJET ENERGETIQUE DE LUCENAY-COSSAYE : « On veut préciser les choses »
Pour le ministère de l’Industrie, Valorca doit compléter son dossier de demande de concessions et profiter du délai pour affiner son projet.
L e dossier de demande de concession de Valorca, les promoteurs concurrents de la Seren pour l’exploitation du gisement de charbon de Lucenay-Cossaye (Nièvre), est toujours en instance. Le ministère de l’Industrie ne l’a pas encore jugé recevable. « Je ne pense pas qu’il y ait de problèmes de fond mais il manque quelques pièces. S’il n’y a pas de problèmes, cette recevabilité devrait être effective d’ici huit à dix jours », explique le préfet de la Nièvre, François Burdeyron. Selon toute vraisemblance, la prochaine enquête publique devrait démarrer autour du 8-10 janvier 2007, pour 30 jours, exactement dans les mêmes conditions que pour la Seren (du 16 octobre au 14 novembre). « On va remettre les documents qui manquent, sans problème, mais on a demandé un petit délai au ministère pour approfondir nos recherches. On a dû répondre à la mise en concurrence en urgence. On veut préciser les choses. On discute avec des spécialistes terrassiers, de l’exploitation minière souterraine et énergétique.
Certaines de nos hypothèses restent encore à être validées. on travaille avec des anciens de Charbonnage de France et du BRGM mais on est serein sur la qualité de notre projet. On travaille aussi sur la biomasse par exemple », explique Éric Rippel, le secrétaire général de Valorca. Comme nous vous le révélions le 9 novembre dernier, Valorca projette d’exploiter les 250 millions de tonnes de charbon du gisement de Lucenay-Cossaye.
« On va essayer de privilégier l’option d’une mine souterraine, beaucoup moins agressive, MÊME SI ON N’EXCLUT PAS DE CHANGER. Notre projet est moins rentable mais je tiens à cette option et il faudra me démontrer le contraire. Ce que j’apporte c’est une détermination à aller le plus loin possible dans le captage – stockage du CO2. Il y a aussi un potentiel d’exploitation du grisou que l’on veut explorer », confie Daniel Caille, ex-numéro 2 du groupe Vivendi.
L’homme d’affaires prévoit l’implantation d’une centrale thermique supercritique de 600 mégawatts. Le périmètre d’exploitation (24 km²) serait le même que celui de la Seren.
Une richissime famille asiatique Valorca s’appuierait sur des fonds d’investissements. Le principal d’entre eux aurait été valorisé à hauteur de 36 millions d’euros, il y a deux ans. Baptisé Allaway, il aurait en grande partie pour origine une richissime famille asiatique juive de Hong-Kong : la dynastie Kadoorie, dirigé par Sir Michael D. Kadoorie, 178 e fortune mondiale (Forbes). La dynastie fournit notamment, via sa holding China Light and Power (CLP), 70 % de l’électricité de Hong-Kong.
AUJOURD’HUI IL SERAIT INTERESSANT DE SE DOCUMENTER SUR L’IMPACT DE LA CRISE SUR LES INVESTISSEMENTS ACTUELS DE SIR MICHAËL KADOORIE. NOTONS QU’AU DERNIERES NOUVELLES DANIEL CAILLE A ABANDONNE LE PROJET DE CENTRALE HUIT FOIS PLUS COÛTEUX QUE LA MINE SELON LE RAPPORT SOFREMINES, QUI, PAR AILLEURS, RAPPELONS LE, AFFIRME QUE LA QUANTITE DE METHANE DU GISEMENT EST INSUFFISANTE POUR ÊTRE EXPLOITABLE.
SIR N’INVESTISSEZ PAS LA-DEDANS !!!
Echec d’une expérience visant à piéger le CO2 dans l’océan
BERLIN, 24 mars 2009 (AFP)
Une expérience scientifique visant à piéger le carbone de l’atmosphère au fond des océans pour combattre le réchauffement climatique a fait chou blanc en raison de l’appétit de petits crustacés, selon les premiers résultats publiés cette semaine à Berlin.
L’expérience, menée par un mission scientifique germano-indienne à partir d’un navire dans les 40ème rugissants de l’Atlantique sud, visait à répandre six tonnes de fer sur une superficie d’environ 300 km² pour y faire fleurir des microalgues marines et évaluer leur potentiel comme réservoir de carbone.
« Comme prévu, ces ajouts de fer ont stimulé la croissance de phytoplancton dont la biomasse a doublé en deux semaines grâce à l’absortion de CO2 dans l’eau », selon le docteur Wajih Naqvi, de l’Institut national océanographique indien.
« Toutefois l’explosion de phytoplanction a été limitée par une pression accrue de petits crustacés du zooplancton (copépodes) qui se nourrissent de ces microalgues », selon M. Naqvi, cité par le site internet de l’Institut de recherche polaire allemand Alfred Wegener (AWI) qui participait à l’expérience.
Ces microalgues marines jouent un rôle clé dans le niveau mondial de carbone car elles absorbent le dioxyde de carbone situé dans l’eau et l’atmosphère autour d’elles, selon l’Institut.
Après une courte vie, les restes de ces organismes viennent se déposer sur le plancher océanique sous forme de sédiment.
Lors de cette expérience « seule une petite quantité de carbone a été fixée dans les profondeurs », selon M. Naqvi.
D’autres expériences du même type menées par le passé avaient été plus convaincantes, car le plancton qui avait fleuri était essentiellement composé de diatomées, des microalgues unicellulaires protégées par un squelette externe silicieux que les copépodes ne peuvent absorber.
L’étude, baptisée Lohafex, avait provoquée un vif débat en Allemagne, où les ministères de l’Environnement et de la Recherche s’étaient affrontés sur le bien-fondé de ces expériences.
Le ministère de l’Environnement avait estimé que l’expérience était en contradiction avec un moratoire sur la fertilisation artificielle des océans décidé lors de la Conférence de l’Onu sur la biodiversité en mai à Bonn.
Le ministère de la Recherche et l’Institut AWI, invoquant une clause de la convention, avaient affirmé pour leur part que le moratoire ne concernait pas « des recherches scientifiques à petite échelle ».
JOURNAL DU CENTRE
Demain mercredi 25 Mars, tous à votre journal favori : le JdC annonce en effet
« CHARBON : DEUX PAGES SPECIALES SUR L’ETAT DU DOSSIER SUD-NIVERNAIS ». A lire attentivement, entre les lignes, au-dessus et au-dessous des lignes, car nul doute possible : ils vont nous pondre un chef-d’oeuvre ….
Aujourd’hui dans la Montagne, édition de Montluçon :
« Pourquoi Brian Coppack (PDG de la société des ressources minières du massif Central)ne s’intéresse pas, comme deux autres sociétés minières, au filon nivernais de Lucenay-les-Aix, un des plus importants d’Europe avec 150 à 200 millions de tonnes ? Parce qu’il a des doutes sur la rentabilité du gisement… »
Et lui c’est un vrai spécialiste du charbon !…
Il faudrait surtout savoir dans cette affaire qui sont les spécialistes du charbon?
J’ai bien peur que nous ayons à faire pour Lucenay-Cossaye a des spécialistes de la finance qui sont prêts à tout pour faire de l’argent.
Le JDC de ce jour : la pensée unique
Pas un mot sur le rapport sofremines.
Pas un mot sur le rapport de la DRIRE.
Les opposants et leurs arguments totalement ignorés.
Que faut-il faire devant un tel déploiement de contrevérités ?
Le JDC vous exaspère?
Faites comme moi, arrosez les de mails et de commentaires sur leur site, suite à leurs articles de m…auvaise foi.Ecrivez et faites écrire.
Protestez quand ils vous censurent, réécrivez.Utilisez le droit de réponse quand c’est possible etc
Au mieux, ça leur fait comprendre que la population n’est pas dupe, au pire ça défoule.
Plus nous seront nombreux,plus cela aura de l’effet.
Faites passer le message.
LE DOSSIER CHARBON DU JDD.
Craignant que ce ne soit pris par certains pour un compliment, je n’écrirai pas que les deux pages consacrées au charbon par notre unique quotidien local auraient été dignes de figurer dans un best off de la très regrettée Pravda.
D’emblée j’y relève deux omissions majeures qui suffisent à les condamner sans appel pour désinformation aggravée.
1)Il n’y est fait aucune mention du rapport SOFREMINES, seule référence de données objectives pour l’étude des projets.
2)Nulle part il n’est question de l’opposition massive aux projets. Bien au contraire, Monsieur Fumat affirme : « La majorité des Nivernais y est favorable », et Monsieur Lebrun déclare « la majeure partie des réactions montre que les Nivernais attendent beaucoup de ce projet d’exploitation du charbon, pour l’économie et l’emploi et y sont favorables !».
Outre ces dissimulations délibérées, ce serait un plaisir de relever toutes les contrevérités contenues dans ce prétendu « DOSSIER CHARBON », si l’on avait quelque espoir d’un accès aux médias. Hélas nous savons trop ce qui en est.
Dans le désordre de la présentation dudit « dossier », il convient d’opérer un classement des assertions des procharbons qui, avec les deux promoteurs sont, comme d’habitude, les seuls à pouvoir s’exprimer dans les colonnes du JDC.
POUR LA SEREN, Jean-Charles Besson parle d’une centrale autonome fonctionnant avec 100 personnes. Je rappelle qu’en Australie l’entreprise MILLMERRAN LA OPERATING COMPANY, comparable à la SEREN, associe une mine de charbon à ciel ouvert à une centrale thermique de 850 MW et emploie 50 personnes à la centrale.
Dans l’encadré titré « Repères » on peut lire « La terre serait creusée par des roues-pelles électriques… ». Que nous dit Sofrémines : « Ces terrains ne présentent pas à priori les caractéristiques les plus favorables pour être abattus avec une roue-pelle en raison de leur induration et de leur compacité. » et « En présence d’eau on risque de rencontrer les problèmes suivants :- des pistes impraticables pour les engins sur pneus, le collage des matériaux dans les godets des roues-pelles rendant ces dernières inopérantes , ainsi que dans les godets des pelles et dans les bennes des camions, faisant fortement chuter la productivité de ces derniers ».
Surtout la conclusion de SOFREMINES est la suivante :
POUR CONCLURE, UN PROJET DE MINE A CIEL OUVERT POUR L’EXTRACTION DU CHARBON DE LUCENAY – LES – AIX N’EST NI VIABLE ECONOMIQUEMENT NI ACCEPTABLE DU POINT DE VUE DE L’ENVIRONNEMENT.
Cela, en l’absence d’une autre étude objectivement opposable, constitue une condamnation du projet SEREN.
POUR CE QUI EST DE VALORCA et de son projet souterrain Monsieur Caille laisse échapper : « Tout est extrêmement robotisé ».
Ceci laisse rêveur quant au nombre des emplois, d’autant plus qu’on lit dans SOFREMINES : « des compétences spécifiques, non disponibles en France, devront être recherchées vraisemblablement hors« d’Europe. »
Et Monsieur Caille qui a abandonné sa centrale (investissement 8 fois plus coûteux que celui de la mine elle-même, toujours d’après Sofrémines), nous dit : « Il y a d’autres pistes qu’une centrale thermique : par exemple la gazéification pour faire de l’hydrogène, du combustible pour le transport par poids lourds… »
Décidément, monsieur Caille vous n’avez pas de chance! Que lit-on dans SOFREMINES: ceci : « Cette technologie produit un mélange gazeux qui nécessite un traitement lourd pour que le gaz valorisable soit extrait. Toutes les études actuelles montrent que ce traitement pèse lourd surl’économie des projets éventuels… Il convient de considérer qu’en l’état actuel des techniques disponibles, il n’existe pas de procédé industriel suffisamment éprouvé. Il apparaît donc déraisonnable d’envisager cette technologie trop aventureuse dans le cas du gisement de Lucenay ».
Notons au passage que Monsieur Caille ne parle plus de son projet d’exploitation du méthane. Craindrait-il d’être confronté de nouveau au fait qu’il avait falsifié le texte du rapport SOFREMINES en écrivant : « Le rapport admet que les conditions sont favorables à l’existence d’accumulation de quantités de « méthane exploitable par sondage » et que ce gaz est susceptible des se trouver « en forte quantité dans les couches de charbon du gisement de Lucenay »… alors que le rapport dit exactement le contraire : « « Ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de Lucenay qui ne présente à priori pas suffisamment de ressources géologiques mobilisables »…
Enfin, last but not least, on nous parle du stockage du CO2., avec des phrases telles que : « Le CO2, c’est une question aujourd’hui maîtrisée » (Bernard Dubresson), ou encore : « Il y a plus que jamais urgence à avancer vers l’exploitation du charbon de Lucenay-Cossaye dans le cadre d’un site pilote pour le captage et le stockage du CO2. Un tel projet participe aux enjeux climatiques de notre planète ». (PCF). Ou enfin : « A la Seren : On considère que la question des émissions de CO2 et son captage ne constitue plus aujourd’hui un point de blocage… La Seren, en partenariat aves des organismes et instituts spécialisés, a défini les modalités de mise en œuvre d’une expérimentation du stockage du CO2 ».
Il suffit de lire les publications émanant de ceux qui ne sont pas parties prenantes de tels projets, ou dont les oreilles sont insensibles aux chants des lobbyistes du charbon pour apprécier de tels propos !
En voici trois parmi des centaines :
Rapport de l’Académie des sciences
ÉNERGIE 2007-2050
LES CHOIX ET LES PIÈGES.
On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’àl’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination
du CO2.
Captage et séquestration du carbone : un remède pire que le mal.
Source/auteur : Greenpeace Mis en ligne le mardi 6 mai 2008.
Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre… L’idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport publié par Greenpeace le 5 mai et intitulé « Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ».
Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :
-ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030. Pas question d’attendre jusque-là ! Selon le Giec, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de 2015.
-gaspille l’énergie et réduit l’efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d’énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait d’annuler les gains d’efficacité des cinquante dernières années et augmenter d’un tiers la consommation des ressources.
-coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d’une centrale et, par conséquent, d’aboutir à une augmentation du coût de l’électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC réduiront d’autant les investissements pour les solutions durables aux changements climatiques.
-présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat. L’importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d’accélérer l’acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d’injection.
Au lieu d’investir de l’argent public dans un « remède » qui pourrait s’avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur les véritables solutions que sont l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment qu’il faut contenir l’augmentation globale de la température en deçà de 2 °C d’ici à 2100, si l’on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables. Selon Greenpeace, relever ce challenge n’a rien d’impossible. En combinant mesures d’efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.
Communiqué de presse d’ISIS en date du 11/07/2008
Malheureusement, le piégeage et le stockage du carbone doivent encore faire leur preuve, restent à prouver comme un paquet technologique’ à mettre en œuvre. Selon l’organisme Conseil mondial des entreprises pour le développement durable, ou en anglais World Business Council for Sustainable Développent, l’échéance la plus proche pour le déploiement de ces technologies se situerait vers 2030, tandis que le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat ne s’attend pas à ce que le piégeage etle stockage du carbone soient commercialement viables avant la deuxième moitié du présent siècle (voir [2] Carbon Capture and Storage, A False Solution, SiS 39). Lorsque d’autres effets sont pris en compte [1] les technologies du piégeage et du stockage du carbone augmentent les teneurs en photo-oxydants (qui endommagent l’ADN), provoquent l’eutrophisation (qui détruit la vie aquatique) et l’acidification du milieu naturel (qui endommage les arbres et les autres végétaux), ainsi que la toxicité pour l’homme, tous d’environ 40 pour cent.
A lire aujourd’hui dans le J D C ,La Rose des Vents du Nohain se mobilise contre le projet d implantation de dix éoliennes!!!Contrairement à certaines déclarations,dans le J D C les opposants aux énergies renouvelables peuvent s ‘exprimer.
Il est vrai que le jdc fait davantage de place aux opposants des éoliennes qu’a ceux du charbon.
Le lobbying du charbon propre y est sans doute pour quelque chose.
Ne pas rendre public le rapport sofremines et celui de la DRIRE relève des méthodes d’une presse d’un autre temps.
Comme cela a déjà été dit ci dessus, on a l’impression de lire la PRAVDA et par la même la « pensée unique » celle du charbon propre bien sur.
Nous vivons dans une région ou règne la dictature de la presse écrite, le droit de réponse n’existe pas.
Eliane m’avait passé hier l’article qui suit :
Le groupe industriel français a remporté un contrat d’environ 500 millions d’euros pour une centrale au charbon de 1600 MW aux Pays- Bas, auprès de l’électricien allemand RWE Power AG.
Alstom, l’un des leaders mondiaux dans les infrastructures d’énergie et de transport ferroviaire a remporté un contrat s’élevant à environ 500 millions d’euros auprès de l’électricien allemand RWE Power AG. Ce contrat porte sur la fourniture de deux nouvelles chaudières destinées à une centrale au charbon aux Pays-Bas, selon un communiqué publié par le groupe ce mardi.
Concernant ce contrat, les deux chaudières de 800 mégawatts chacune, dont la constructiondevrait s’achever en 2013 sont destinées à la centrale d’Eemshaven. Ces nouvelles chaudières au charbon vont permettre « de fournir de l’électricité propre et fiable à plus de 3 millions de foyers et de réduire les émissions de CO2 d’environ 2,5 millions de tonnes par an par rapport aux générations précédentes », a déclaré Alstom.
« Le fait que RWE ait opté pour les chaudières ultramodernes d’Alstom et choisi une centrale susceptible d’être équipée d’un système de captage du CO2 lorsque les technologies appropriées seront disponibles témoigne de sa volonté de préparer l’avenir », a précisé Philippe Joubert, vice-président exécutif d’Alstom et président du secteur « Power ».
J’ai demandé à Vincent Escaravage si ce contrat était bien accueilli aux Pays-Bas :
Voici sa réponse :
Greenpeace conduit une campagne de pétitions (+/- démarrée en 2007) contre les ‘centrales propres’: http://www.stopnieuwekolencentrales.nl/ tu peux y laisser ton nom ainsi que ton email.
Des documents interceptés par Greenpeace prouvent que même E.ON (l’exploitant) ne croit pas en cette technologie:
http://www.greenpeace.org.uk/blog/climate/coal-giant-dictates-government-climate-policy-20080131
A la suite du dépot d’une reclamation des associations de defense de l’environnement (y compris Greenpeace) auprès du conseil d’état, le permis d’exploitation a été retiré ce mois-ci par ce dernier dans l’attente d’une decision de la cour de justice européenne en relation avec les emissions de ces centrales dans la période avant l’entrée en fonction (st glinglin?) du système de captation. Le projet est ainsi remis au placard pour au moins 1an et demi…Un peu comme chez vous donc: la persévérance dans l’erreur sert les desseins diaboliques des entrepreneurs sans scrupules.
Notre Cher JdC *
*25 mars, 27 mars et 28 Mars
Après 2 pleines pages sur « CHARBON » du mercredi 25/3 : où nous n’apprenons rien de nouveau. Forcément, côté Projets : attente légale, côté Défenseurs de ces projets : toujours la même rengaine.
Après 9 pleines pages sur « LA NIEVRE FACE A LA CRISE » du vendredi 27/3 : où c’est le catastrophisme total : après lecture tout le monde déménage et fuit ce département maudit.
Après 1 page « ACTUALITE NIEVRE » du samedi 28/3 : entretien avec François Patriat, plus une vidéo d’interview sur http://www.lejdc.fr –> Nevers –> temps forts.
Qu’apprend-t-on ?
1/ que la Bourgogne est « une terre industrielle » (cf.F.Patriat) … (moi qui associait Vin et Bourgogne, j’ai tout faux !)
2/ que l’on jongle avec des millions d’euros soi-disant pour l’avenir de la Nièvre : projets concrets ? pas grand-chose. des phrases et mots : oui
3/ tout de même « un contrat de territoire du Pays Nevers-Sud Nivernais qui lie le Territoire du Pays (10 communautés de communes, 1 communauté d’agglomération – celle de Nevers,3 villes – Decize, Imphy, La Machine – 128 771 habitants) jusqu’en 2013 .
But : développement d’entreprises, accompagnement de création d’entreprises, favoriser les liens entre les différents acteurs,etc…
Bien : aucune référence au projet CHARBON pour aider tout ce petit monde. Les deux pages du 25/3 n’ayant rien apporté de concret, on est bien obligé de boucler les budgets sans cette perspective – sauf à Decize bien entendu. Est-ce que ce projet n’est plus crédible ? J’y crois ? J’y crois plus ?
Pour ma part je crois qu’il vaudrait mieux garder la Nièvre pour ce qu’elle est, et a toujours été
« LE VERT PAYS DES EAUX VIVES »
« Dis-nous l’histoire du cheval et comment le divin Ulysse introduisit ce piège dans la ville avec son chargement des pilleurs de Troie ! » (Odyssée VIII 490).
Pédale douce, profil bas et faux nez Valorca est entré dans la brèche ouverte par notre combat contre la SEREN. Son « cheval de Troie s’appelle Méthane !
DIJON NEWS
Une marianne d’or pour la région Bourgogne
Écrit par Jérémie LORAND Mardi, 31 Mars 2009 16:56
En 2008, les colonies d’abeilles ont diminué de plus de 40 % en Bourgogne, contre 10 à 20 % en moyenne depuis une dizaine d’années. A l’occasion de l’installation de 4 ruches dans le parc du lycée agricole Félix Kir de Plombières-lès-Dijon dans le cadre d’un programme de sensibilisation à la préservation des abeilles, François Patriat, président de la région Bourgogne a reçu la Marianne d’Or de l’environnement et du développement durable des mains de Trampoglieri, secrétaire général du concours national de la Marianne d’Or. Ce titre vient entre autre récompenser les quelques 140 millions d’euros engagés par la région dans le cadre du plan Énergie Climat lancé en 2004 avec l’ADEME et l’Europe.
Je doute que mon commentaire adressé à Dijon News ait été publié: « Je signale que Mr Patriat est un des plus chaud partisan de l’ouverture de la mine de charbon nivernaise. Sans autre commentaire… ».
Stockage souterrain du CO2 : une « fausse bonne idée »
Publié : 01/04/2009
Auteur : Yann Cohignac
los_tenacos_d – Fotolia.com
“Le captage et stockage souterrain de CO2 (CSC) conforte l’utilisation des énergies carbonés dans les pays qui les importent, avec même le risque d’accroître leur dépendance énergétique, puisque l’implantation d’un tel dispositif impose un supplément de consommation d’énergie“
Depuis les années 1990, une technologie expérimentale promet d’excellents résultats pour combattre le réchauffement climatique : le stockage géologique du CO2. Mais aujourd’hui, l’engouement risque d’en prendre un coup : un rapport parlementaire émet de sérieuses réserves sur le procédé, confortant les convictions de l’association écologiste France Nature Environnement.
Le confinement géologique du dioxyde de carbone. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Les forêts, tourbières et puits océaniques ne suffisant plus à absorber les émissions humaines de CO2, des chercheurs eurent donc l’idée de développer une méthode pour séquestrer le carbone dans des cavités souterraines hermétiques. Cette dernière limiterait la contribution du gaz à effet de serre à l’acidification des milieux et aux modifications climatiques.
Mais voilà, la solution présentée comme miracle semble souffrir de quelques défauts de taille : « Le captage et stockage souterrain de CO2 (CSC) conforte l’utilisation des énergies carbonées dans les pays qui les importent, avec même le risque d’accroître leur dépendance énergétique, puisque l’implantation d’un tel dispositif impose un supplément de consommation d’énergie (pouvant aller jusqu’à 40 %) », note le député Claude Birraux, auteur d’un récent rapport sur l’Évaluation de la stratégie nationale de recherche en matière d’énergie.
Certains scientifiques redoutent également les possibles fuites brutales de carbone : le CO2 est un gaz asphyxiant et acide (lorsqu’il est dissous). Un rejet massif de grande quantité dans une zone urbanisée aurait ainsi des conséquences humaines et écologiques catastrophiques. Un risque qui n’est pas à exclure en cas de tremblement de terre, d’attentat, de guerre, ou de failles non repérées.
Haro sur le premier projet français
La première expérimentation française est menée par le groupe pétrolier Total dans les Pyrénées-Atlantiques. Un test que les associations locales et nationales critiques vivement : « Pour verdir son image et surtout récupérer des permis d’émission, Total fore actuellement un nouveau puits sous le vignoble de Jurançon, méprisant le risque de fuites pour les riverains et l’acidification des terrains, protégé par un régime juridique sur mesure qui le dégagera, en 2013, de toute responsabilité en matière de surveillance, d’entretien du site et d’intervention en cas d’accident », accuse Marie-Lambert, membre du directoire du réseau juridique de France Nature Environnement.
L’association écologiste réclame un débat public national sur l’intérêt de la technique. « Il permettra une discussion approfondie et démocratique sur tous les aspects de ce dossier (risques, intérêt collectif, financement, responsabilité), et la mise à plat du régime juridique qui aujourd’hui, transfère les responsabilités à long terme sur l’Etat et les finances publiques ». Ce qui révolte surtout FNE, c’est que le CSC « détourne » des financements publics de la recherche sur les énergies renouvelables : « 26 milliards d’euros pour seulement 2 milliards d’euros pour l’éolien et 2 milliards d’euros pour la géothermie », précise le rapport Birraux.
Les défenseurs de l’environnement appuient donc les conclusions des parlementaires : « Le soutien public accordé à l’effort technologique doit être ajusté pour éviter d’encourager par contrecoup une nouvelle expansion des énergies carbonées en France. En particulier, l’installation des équipements de CSC ne doit pas être subventionnée ».
Pour consulter le rapport sur l’Évaluation de la stratégie nationale de recherche en matière d’énergie :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-off/i1493.asp
Voir également le site de l’ADSN
Mon commentaire de la remise d’une Mariane d’or à Mr Patria a dû être pris pour un compliment, car il est sur le site de Dijon News… Il mérite Maintenant une Mariane de charbon !
Information de dernière minute
De source bien informée, une grosse société norvégienne aurait pris contact avec les prétendants à l’exploitation du charbon pour créer un immense bassin d’élevage de saumons sur le site à l’embranchement des deux rivières.
Un canal Gannay -Lucenay -Decize serait réaliser et relier à la Loire par de puissantes pompes électriques alimenter par la centrale pour assurer un apport d’eau suffisant, ce canal servirait également au transport du charbon.
La production et le conditionnement sur place du saumon (fumé) seront également assurés.
On ne sait pas pour l’instant combien d’emplois seront créer mais tout laisse à penser que la aussi tout sera « robotiser »
Le comité de soutient à la pèche locale suit l’affaire de très prêt.
Une autre société envisagerait la construction d’un aéroport sur Toury pour amener les touristes dans la région.
Un projet de parc d’attraction serait créer au lieu dit Retz à Toury avec un immense bassin à crocodile alimenter en eau chaude par la centrale.
Lucenay-Cossaye-Toury deviendront-ils le nouvel ELDORADO ?
Certains voyants consultés affirment même qu’il y aurait de l’or sous le charbon…
De quoi faire rebondir le CAC 40…
IE CDJ : BRAVO, BRAVO, enfin on constate que l’on peut en rigoler. J’aime beaucoup ce programme.. même s’il risque de finir « en queue de poisson »….
Pour l’instant nos frétillants politiques locaux se contentent de noyer le poisson.
(UN PANIER DE CRABES)
Hier soir sur M6, reportage sur les jusque-boutistes de l’écologie: Activisme, manifestaions pacifiques mais spectaculaires, opérations coup de poing,pour obtenir le regard de la presse ou une entrevue avec un ministre, souvent avec succès.Cela fait du bien de voir que des gens vont jusqu’au bout pour empêcher des projets ruinant notre environnement.
Nous sommes loin de notre calme, trop calme campagne.
Pourtant il ne reste que quelques mois avant la réponse du ministre.Un rapport est maintenant sur son bureau. Les lobbies, eux sont très actifs. Ne serait-il pas temps de faire du bruit?
SEMAINE DU DEVELOPPEMENT DURABLE
On espérait 2 grandes pages dans le jdc sur cet évènement!
Peut-être demain?
Ne rêvons pas…le lobying « charbon propre » veille…
A L’Ours : pourquoi vouloir faire du bruit à tout prix, et à n’importe quel prix ? nous pouvons aussi agir, efficacement, sans tumulte et sans ostentation. Ce que nous essayons de faire sans l’étaler sur la place publique, ce qui est peut-être notre tort… mais soyez rassuré le « charbon propre » ne passera pas . No passaran ! ok ?
« no pasaran » était le slogan des républicains espagnols, donc de personnes qui n’ont pas hésité à prendre les armes et agir de manière « ostentatoire »
Peut être ici utilisé abusivement non?
DE QUOI TEMPERER L’OBAMANIA :
Virage incomplet. (Mathieu Lavallée).
Il s’en est fallu de peu pour que les environnementalistes aient fait de Barack Obama un messie. Après les huit années que George W. Bush a passé à la présidence des États-Unis, la plupart des écologistes considèrent le 43e président américain comme l’une des pires catastrophes environnementales des dernières années. Au Canada, David Suzuki fait partie du nombre.
M. Suzuki prédit un virage à 180 degrés par rapport à l’administration précédente. Et à en juger par l’impressionnante liste d’épicerie que constitue la politique d’Obama en la matière, le changement de cap sera draconien. Réduction tous azimuts des gaz à effet de serre (GES), bien sûr, mais aussi efficacité énergétique, électricité provenant de sources renouvelables, bourse du carbone, etc. C’est sans compter les nombreux emplois verts qu’il veut créer en investissant dans plusieurs technologies d’avenir.
Il reste cependant une ombre au tableau, qui empêchera Obama de faire un virage complet. Une tache dans ce plan vert porte bien mal son nom : le charbon propre. La présence de cet élément dans le programme environnemental et énergétique du président Obama nous force à faire un difficile retour à la réalité. Cette grande démocratie reste ingouvernable sans l’appui de certains états clés et de puissants lobbys.
Un écran de fumée
Au sud de la frontière, le charbon joue un rôle crucial sur une base quotidienne. Selon le Département américain de l’Énergie, la moitié de l’électricité américaine était produite dans des centrales au charbon en 2007. Pourtant, c’est l’une des sources d’électricité les plus polluantes qui soit, en plus d’émettre dans l’atmosphère des quantités incroyables de dioxyde de carbone, l’un des principaux responsables du réchauffement de la planète.
Le charbon propre est un ensemble de technologies dont l’objectif est de diminuer la quantité de polluants causés par la combustion de ce combustible fossile. Certaines sont déjà en application et permettent de rendre plus propre l’utilisation du charbon. D’autres ne pourront être commercialisées avant plusieurs années.
Le captage du dioxyde de carbone fait partie des techniques qui ne sont pas mise en application pour l’instant. Après avoir été capté à la source d’émission, le gaz serait stocké en masse sous la terre. Pour l’instant, le coût de commercialisation du captage de carbone est encore beaucoup trop élevé.
La partie de la politique environnementale d’Obama dédiée au charbon propre tourne autour de cette technologie. Le président américain veut mettre en place des incitatifs aux investissements privés dans ce secteur. Aussi, le Département de l’Énergie sera mandaté pour mettre au point en partenariat public-privé cinq centrales comportant un système de capture de dioxyde de carbone.
Mais on semble encore loin de la coupe aux lèvres. Malgré tous les efforts des dernières années, tant du gouvernement américain que des entreprises, l’opinion la plus répandue veut qu’on soit à des décennies de la viabilité commerciale d’une telle technologie.
À ce jour, une seule compagnie norvégienne stocke du dioxyde de carbone dans des caves rocheuses sous la mer du Nord. Aux États-Unis, avant l’élection d’Obama, le Département de l’Énergie planifiait d’implanter depuis sept ans une centrale pilote qui capterait ce gaz. Le projet a été fermé lorsque jugé trop dispendieux. Pour convertir les centrales américaines, les estimations de coûts les plus conservatrices se chiffrent en billions de dollars.
La mise en place de ces technologies pose elle-même de nombreux obstacles. Mais en regardant de plus près les usages du gaz ainsi capturé, il nous est permis de douter des effets positifs de cette partie de la politique environnementale d’Obama.
Le stockage du dioxyde de carbone sous terre soulève de graves questions de sécurité, vu les quantités énormes qui seraient injectées sous la surface terrestre. Selon Curt M. White, un ancien directeur du groupe de séquestration du carbone au Département de l’Énergie, il y aurait des risques de fuites ou de tremblements de terre. Assez de risques pour qu’une mer de drapeaux rouges se lève, considérant la quantité de gaz qui serait enfoui.
En plus des risques qui sont inhérents à cette méthode, le stockage de ce gaz pourrait contribuer à en émettre davantage. À l’heure actuelle, les compagnies pétrolières injectent dans leurs puits de pétrole du dioxyde de carbone afin d’en retirer le maximum d’or noir.
La technique du stockage de carbone sous la terre pourrait en fournir encore plus pour l’exploitation pétrolière. Elle peut aussi être injectée à l’intérieur d’anciennes mines de charbon pour en extraire du méthane, qui peut servir de carburant.
Dans sa politique environnementale et énergétique, le président Obama prévoit faire un tel usage du dioxyde de carbone, afin d’augmenter la production pétrolière des États-Unis. Bref, les GES que l’on veut stocker sous la terre serviront à extraire plus de pétrole ou d’autres combustibles qui, une fois consommés, dégageront à nouveau des GES dans l’atmosphère.
Plutôt que d’atteindre un objectif de réduction, nous tombons dans un cercle vicieux, en remplaçant les émissions captées par d’autres. Pour une politique environnementale, le résultat est plutôt inattendu.
Quand le charbon vote
Les conséquences possibles du charbon propre pourraient être néfastes pour l’environnement. Alors pourquoi retrouve-t-on cet élément dans le plan du président Obama? Les chances sont bonnes pour que les lobbys et des motifs électoraux soient derrière l’idée.
Aux États-Unis, le charbon ne représente pas uniquement 50 % de l’électricité qui y est produite. Le quart des réserves mondiales de charbon se trouvent au sud du Canada. Pour certains des états américains, c’est donc une industrie majeure, fondée sur une ressource beaucoup plus présente sur leur territoire que le pétrole et le gaz naturel.
Par exemple, la Pennsylvanie a produit plus de 65 millions de tonnes de charbon en 2007. Le Kentucky, plus de 115 millions. Ajoutez à ça les 153 millions de tonnes de la Virginie-Occidentale… et les 453 millions de tonnes du Wyoming, les États-Unis ont extrait plus d’un milliard de tonnes de leurs mines en 2007.
Parmi ces états débordants de charbon, il y a cependant des états « bascules » (swing states), dont l’importance est cruciale dans n’importe quelle élection présidentielle. Puisqu’aucun parti ne domine véritablement dans le vote populaire, les candidats y consacrent beaucoup d’efforts dans leurs campagnes.
Dans cette liste, on retrouve notamment la Pennsylvanie et la Virginie-Occidentale. Et c’est à partir d’ici que l’on peut saisir toute l’importance électorale du charbon. Qu’ils soient « bascules » ou pas, les dix principaux états producteurs de charbon représentent 118 voix au collège électoral américain, soit 44 % du total de 270 voix nécessaire à un candidat pour être élu président.
Au regard de ces chiffres, on comprend pourquoi John McCain appuyait également les technologies du charbon propre. On comprend aussi pourquoi le lobby du charbon a sauté dans la mêlée.
En pleine croisade électorale, une campagne publicitaire et de relations publiques de 40 millions de dollars a été lancée pour vendre le charbon propre. Derrière cette offensive se trouve l’American Coalition for Clean Coal Electricity (ACCCE), un groupe de la région de Washington financé par l’industrie du charbon et de l’électricité.
Des groupes comme l’ACCCE représentent un ennemi redoutable pour un président américain qui a soif de changement. Et selon M. Suzuki, il s’agit probablement du plus grand défi que devra surmonter Barack Obama.
Les groupes de pression ayant pour objectif d’influencer le président américain sont non seulement nombreux, mais parfois très puissants. Parmi ces industries très influentes, il y a bien sûr l’industrie automobile et pétrolière, mais il y a aussi le charbon. Et dans un contexte électoral où il est crucial de gagner les états vous procurant le plus grand nombre de voix au collège électoral, il est difficile d’ignorer une industrie importante pour 10 états représentant presque la moitié du travail à accomplir.
Malgré tout, il n’y a aucun doute que le contraste entre la politique de Bush en environnement et celle d’Obama sera radical. En fait, parler de contraste entre les visions de ces deux hommes en la matière constitue probablement un euphémisme.
Mais qu’on s’appelle Obama ou pas, pour gagner une campagne électorale, il faut savoir choisir ses batailles. Dans la croisade environnementale, Obama a dû céder devant le royaume du charbon.
L’Europe avance en Allemagne
Extrait du journal Développement durable le journal
http://www.developpementdurablelejournal.com
Stockage de CO2
L’Europe avance en Allemagne
- Journal – 21 EME -
Date de mise en ligne : mardi 7 avril 2009
Patrick Cros
Précurseur dans le développement du stockage de CO2, l’Allemagne veut se
donner les moyens de passer à la vitesse supérieure. Le gouvernement a
adopté mercredi dernier un projet de loi pour encadrer cette technique
encore expérimentale. Elle pourrait, selon ses défenseurs, aider l’UE à
atteindre ses objectifs de réduction d’émission de CO2, en attendant de se
débarrasser de ses centrales à charbon. Alors que plusieurs associations
comme Greenpeace s’inquiètent de ce choix, une nouvelle étude suggère que
le procédé est fiable.
Encore largement dépendante des centrales à charbon, l’Allemagne cherche, avec l’appui de
plusieurs pays européens, des solutions qui permettent de continuer à les utiliser tout en
respectant les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. « Le charbon et la
lignite sont indispensables pour la production de l’électricité en Allemagne à moyen terme,
explique le gouvernement dans un communiqué. Mais cette production doit respecter l’impératif
de la lutte contre le réchauffement climatique ». Plus d’une vingtaine de nouvelles centrales au
charbon seraient en chantier en Allemagne, selon Greenpeace qui s’inquiète du choix
germanique et dénonce la solution du stockage de CO2, qu’elle juge dangereuse à long terme.
L’association trouve en effet le procédé trop couteux et met en garde contre de possibles fuites,
nocives pour l’environnement et pour la santé.
Des chercheurs américains avaient, il est vrai, indiqué en 2006 que la dissolution par le CO2 des
minéraux présents dans le sous-sol pouvait présenter un risque dans le stockage du gaz. Une
analyse contredite aujourd’hui par une nouvelle étude réalisée par une équipe internationale sur
le comportement de plusieurs réservoirs naturels de dioxyde de carbone, vieux de plusieurs
dizaines de milliers à plusieurs millions d’années. Les travaux, publiés jeudi 2 avril dans la revue
Nature, démontreraient que le CO2, bien qu’il acidifie l’eau, n’entraînerait pas de destruction
notable de la roche qui le piège. Les auteurs du rapport restent toutefois prudents sur l’évolution
à long terme.
Considérée comme l’un des pionniers en matière de stockage de CO2, l’Allemagne s’est placée
au-dessus de ces batailles d’experts, inaugurant en juin dernier, à Ketzin (près de Berlin), son
premier site de stockage souterrain. Pas moins de 60 000 tonnes de CO2 liquéfiés vont y être
déposés au cours des deux prochaines années, transférés par camions-citernes de centrales
polluantes.
Ce projet pilote, intitulé CO2Sink, est mené par le Centre de recherche de la Terre (GFZ) de
Potsdam en partenariat avec neufs pays européens, dont la France. Il permet de tester en
grandeur nature cette méthode originale de lutte contre le réchauffement de la planète. Trois
tubes, enfoncés à près de 800 mètres de profondeur pour injecter le gaz et étudier l’efficacité du
système, mènent à un ancien réservoir de gaz naturel datant de l’ex-RDA, qui contient
aujourd’hui une nappe d’eau salée sans contact avec les nappes phréatiques.
L’objectif des chercheurs est de constituer, à termes, des réserves tampons qui permettent de
différer l’émission de CO2 dans l’atmosphère en attendant l’utilisation de technologies plus
performantes. Le projet de loi adopté mercredi dernier par le gouvernement permet de donner un
cadre juridique à une solution encore expérimentale. Au total, trois sites pilotes doivent être
aménagés en Allemagne d’ici d’ici à six ans, pour tester cette technique qui « en est encore à ses
premiers balbutiements », selon les autorités allemandes. Après une période test, l’Etat fera le
bilan en 2015 pour éventuellement passer à la vitesse supérieure.
Pitoyable exercice de style du journal du centre qui dans sa rubrique nécrologique concernant M Montaigut, président de L’ADSN, arrive à évincer le mot « charbon » et à édulcorer son combat en parlant de « défenseur du territoire communal. »
L’auteur pousse même l’ironie jusqu’à le présenter comme « lecteur assidu du journal du centre »
Purement scandaleux ! Au moins dans ces tristes circonstances la pravda de la Nièvre aurait pu faire preuve d’un peu plus d ‘honnêteté que d’habitude.
J’en profite pour m’associer à la peine de la famille de M Montégut tout en rendant hommage à son grand courage.
Chine: découverte d’une énorme réserve de charbon dans le Xinjiang
2009-04-08 19:18:38
» URUMQI, 8 avril (Xinhua) — La Chine annonce la découverte d’une réserve de 3 milliards de tonne de charbon au lac Aiding dans la Région autonome Ouïgoure du Xinjiang ,dans le nord-ouest de la Chine.
Le Bureau de la géologie du charbon du Xinjiang (Xinjiang Bureau of Coal Geology) a annoncé mercredi que ce gisement avait 16 kilomètres de long et 10 kilomètres de large. La veine a 10 à 22 mètres d’épaisseur.
Le bureau a commencé en février l’exploration de ce lac dont l’altitude est la moins élevée pays. Il a découvert le gisement fin mars mais n’a révélé l’information que mercredi.
Selon le bureau, qui poursuit ses travaux d’exploration, davantage de charbon devrait exister dans les alentours du lac, ce qui pourrait porter les réserves totales de la région à 27 milliards de tonnes. »
Nous avons bonne ..mine.. à Lucenay-Cossaye avec seulement 250 millions de tonnes !
Un voile levé sur la radioactivité du charbon et des engrais
A la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, l’association Robin des bois a conduit une étude sur la pollution, notamment radioactive, liée aux usages du charbon et des phosphates. Un état des lieux précieux.
A force, on finira par en savoir un peu plus sur les conséquences de l’usage du charbon, et en particulier sur la radioactivité que diffusent ses cendres dans l’environnement. L’association Robin des bois a remis début avril la longue étude que lui avait commandé l’Autorité de sûreté nucléaire (1). Une plongée dans un univers méconnu qui ne se limite pas, loin s’en faut, aux aspects radiologiques des cendres de charbon.
Le minerai est un véritable cocktail de produits radioactifs. On y trouve notamment du potassium 40, du radium 228, du thorium 232, mais aussi du polonium 210, du plomb 210 et de l’uranium 238. Avec des variations spectaculaires d’un gisement à l’autre, et même dans un même gisement. Certains minerais, comme en Croatie, la radioactivité du charbon atteint 1000 Becquerels par kilogramme. C’est relativement peu, puisqu’un être humain émet à lui seul 7-8000 Bq (notamment par la radioactivité du potassium 40 et du carbone 14 contenu dans le corps). Mais la combustion du charbon concentre fortement la radioactivité dans les cendres: elle est multipliée par 7 à 10, explique le rapport de Robin des bois.
De fait, une centrale à charbon expose le public vivant dans un rayon d’un kilomètre à une dose individuelle d’un micro-Sievert par an (1). En moyenne, les français sont soumis à une irradiation ambiante de 3,5 milli-sievert par an (radioactivité naturelle, effet des radiographies, retombées des essais nucléaires, etc.) Mais bien évidemment, ce sont les travailleurs qui opèrent dans les centrales à charbon qui sont les plus exposés: les ouvriers de maintenance des chaudières et les conducteurs d’engins sur les sites de stockage des cendres, même si leur exposition à la radioactivité liée au charbon reste inférieure à la radioactivité ambiante. Il n’existe aucune obligation de suivi radiologique, a expliqué EDF à Robin des bois: «l’activité des charbons ne fait pas partie des critères internationaux de caractérisation de ce type de combustible»
La France compte 47 centrales à charbon en activité d’une puissance supérieure à 50 MW. S’ajoutent 21 centrales qui ont été fermées ou qui sont passés au gaz. Chaque année, les centrales produisent 1,8 millions de tonnes de cendres, qui contiennent un savant cocktails de métaux lourds, peu recommandables pour la santé quand ils contaminent les nappes d’eau.
Ces cendres sont souvent réutilisées, et apportent leur radioactivité aux matériaux qui les intègrent. En 2003, explique Robin des bois, ce sont par exemple 181 000 tonnes de cendres qui ont été utilisées dans les cimenteries. Il y a ainsi plus de 20 000 tonnes de cendres dans le béton de la partie souterraine de la gare du Nord, à Paris. On a construit ainsi des digues portuaires et des millions de poteaux électriques. Avec l’avantage de fixer les polluants contenus dans les cendres, à l’exception de la radioactivité, bien sûr. Autre technique de valorisation moins cool pour l’environnement, l’utilisation de cendres comme sous-couche pour les infrastructures routières. N’en déplaise à Dany Boon, l’autoroute A1 en contient 2 millions de tonnes entre Lille et Bergues. De même, des cendres sont utilisées pour leurs propriétés de drainage de l’eau sous les pelouses du Stade de France et du Parc des Princes, et même pour produire de la toile émeri.
La France dispose de nombreux sites de stockage historique des cendres: pas moins de 40 millions de tonnes sont réparties dans une quarantaine de centres, principalement dans le Nord-pas de Calais, la Lorraine et l’Île de France. Les plus gros sites se trouvent dans les Bouches-du-Rhône. A noter que l’Allemagne, gourmande en charbon devant l’éternel, ne dispose pas de tels stocks anciens, la réutilisation des cendres ayant depuis longtemps été aidée par les pouvoirs publics.
Bien évidemment, Robin des bois ne se contente pas de décrire en détail les caractéristiques et le devenir des cendres de charbon. Les auteurs du rapport énoncent une série de recommandations pour permettre un meilleur suivi de l’impact environnemental de ces déchets: contraindre par exemple les importateurs de charbon à conduire des analyses de radioactivité, sachant que les importations proviennent majoritairement de pays où les gisements sont réputés être les plus radioactifs (Pologne, Afrique du Sud, Australie). L’étude recommande aussi un suivi radiologique des dépots de cendres par un organisme indépendant du détenteur du stock, une révision de la réglementation sur la gestion des cendres de combustion, surveiller les rejets éventuels de radium et de métaux lourds dans les ressources aquatiques à proximité des centres de stockage et lancer des études pour déterminer une éventuelle contamination de la chaîne alimentaire. De même, Robin des bois préconise de revoir les procédures de démontage de certains éléments dans les centrales à charbon.
DECIDEMENT LE CHARBON PROPRE EST VRAIMENT UNE IMPOSTURE.
ANTINUCLEAIRES ? CESSEZ D’OUBLIER LE CHARBON !!
1) Le charbon est de loin le combustible fossile émettant le plus de CO2 et prétendre stocker le CO2 sans risque et en quantité suffisante est une imposture.
2) La première source de rejets de mercure est la combustion du charbon (45% du mercure retrouvé dans l’environnement selon « Science et Vie »).
3) Ce minerai est un véritable cocktail de produits radioactifs. On y trouve notamment du potassium 40, du radium 228, du thorium 232, mais aussi du polonium 210, du plomb 210 et de l’uranium 238. La combustion du charbon concentre fortement la radioactivité dans les cendres: elle est multipliée par 7 à 10, explique le rapport de Robin des Bois rédigé à la demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.
Et certains osent encore nous parler de charbon propre !
Serait-ce un effet du réchauffement climatique ?
On constate l’apparition de caméléons dans notre belle Bourgogne. Noirs comme le charbon à Decize, ils deviennent du plus beau vert à Dijon.
Car on ne saurait être plus écolo que le dernier numéro de « Bourgogne notre Région », publication du Conseil Régional. Vous n’y trouverez aucune allusion au projet qui doit faire la fortune de la Nièvre, même pas parmi les 27
« mesures concrètes » destinées à faire face à la crise.
Décidément on ne doit pas trouver le charbon si propre que ça dans la capitale bourguignonne !
Ne soyons pas abusés par les mensonges de VALORCA qui a truqué le rapport Sofrémines pour faire croire qu’elle va seulement exploiter le méthane et dissimule que cette exploitation est extrêmement polluante.
En fait elle vise tout comme la SEREN à exploiter le charbon, peut-être même à ciel ouvert, puisque son PDG avait déclaré qu’il pouvait changer d’avis.
Sa stratégie est de s’introduire dans la place en nous anesthésiant par de beaux discours et y polluer tout à son aise.
Ne nous y laissons pas prendre !
On peut lire sur le blog du canadien Steve Proulx à propos du gouvernement du superpollueur Harper :
C’est ce même gouvernement qui, devant un défi de taille, préfère croire aux miracles. Je parle bien sûr du miracle du captage et de la séquestration du CO2. Les conservateurs semblent voir là-dedans la solution magique aux problèmes des changements climatiques. Et pourtant, c’est une technologie qui, selon les experts, ne sera pas au point avant 2030 (alors que c’est aujourd’hui qu’il faut agir). Une technologie, par ailleurs, qui est excessivement coûteuse, qui présente des risques importants, qui gaspille de l’énergie (une centrale au charbon devra brûler entre 10 % et 30 % plus de charbon pour arriver à séquestrer le CO2 qu’elle génère). Et surtout, c’est un moyen de continuer à dépendre des combustibles fossiles, alors que c’est le contraire qu’il faut viser.
Puissent ces propos avoir quelques échos chez nous !
De bonnes nouvelles des Pays-Bas. (par Vincent Escaravage).
Les trois projets de nouvelles centrales au charbon sont mises au frigo. Elles ne pourront voir le jour qu’après la demonstration d’un système de captation efficace. Çà va donc plutôt dans le bon sens…
Avec le projet de centrale solaire de Decize,on croyait les élus decizois enfin tournés vers l’avenir et convaincus par le développement des énergies renouvelables.
On allait en fin élever le débat: Parler de l’abandon du fossile pour les énergies renouvelables, dont le solaire.
On pensait pouvoir rêver à la Nièvre montrant l’exemple en ce domaine.
c’était compter sans les brillantes interventions de notre brave docteur, maire de Decize, qui lui, veut les deux centrales: solaire et charbon.
Lâchez du lest M Lassus vous êtes de moins en moins crédible.
Crédibilité contestable mais d’une efficacite redoutable lui!!!!!!
On lit dans le dernier numéro de Sciences et Avenir, dans un dossier sur les séismes déclenchés par les sondages et l’exploitation minière :
« Des failles en milieu de cycle peuvent être déclenchées par l’homme pour peu qu’elles soient très proches du lieu de l’installation … Si la faille est sur le point de rompre, il peut suffire d’un changement de contrainte de la faille d’un dixième de bar (c’est-à-dire équivalent à un dixième de la pression atmosphérique) pour déclencher la rupture ». (Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de physique du Globe de Paris).
Or que lit-on dans le rapport Sofrémines (Page 28) : « le gisement est constitué de panneaux plurihectométriques, séparés par des FAILLES DE REJETS IMPORTANTS ».
De grâce, Monsieur Caille, laissez notre terre en repos !
Et ne prétendez pas que nous ne craignons rien car nous ne sommes pas dans une zone sismisque, car Christian Klose géologue à l’Observatoire de la Terre Lamont-Doherty de l’Université Comumbia (N.Y) a écrit:
« Si l’on regarde la distribution des séismes déclenchés par l’homme à l’échelle du globe, il apparait que la majorité d’entre eux est située dans les régions continentales stables, pour lesquelles le niveau de sismicité est historiquement bas ».
Comme vous pouvez le constater, Monsieur le Président Directeur Général, les ruraux que nous sommes sauront se défendre.
Notre PS local à l’honneur
Dans le JDC du 16/04/2009
Les « chercheurs du PS entrent en labo »
« Le Parti socialiste vient de lancer son laboratoire des idées avec une dizaine de groupes de travail. »
M Christian Paul chargé par Martine Aubry d’installer ce laboratoire
Il est presque temps !
Personne n’y avait donc penser en 1981…
Comme avait dit en son temps le général De Gaule, ce dont on a besoin ce sont « des chercheurs qui trouvent »… des solutions pour consommer mieux, polluer moins( en deux mots ce qu’on appel le développement durable).
M Lassus, maire de Decize fera sans doute parti d’un « observatoire environnemental » qui sera charger de prouver que l’exploitation du charbon est sans danger pour la santé puisqu’il sera… devenu propre.
Laboratoires, commissions, comités, observatoires, colloques, au travail, il y a du CO2 sur la planche.
Et dire que l’on veut enterrer le CO2 sous le plancher des vaches…
Ces mêmes vaches qui périraient si le CO2 remontait (accidentellement) à la surface mais aussi l’Homme dont on fait peu de cas en lui proposant un projet de développement qualifié par certains « d’écologiquement acceptable »…
« On a besoin que la politique réapprenne à penser global » déclare M Paul au JDC
Reste à savoir distinguer le « globalement positif » déjà employé pour ceux qui s’en souviennent en d’autre temps…du globalement négatif pour qualifier le projet qui nous menace.
Attendez-vous à savoir que M Paul a sans doute des ambitions…
« Ecologiquement acceptable » ???
Nos politiques locaux sont surtout globalement langue de bois ou plutot langue de charbon (ils raisonnent comme ceux de la 4eme république)
Un docteur qui ignore les dangers du charbon, il faudrait peut-être se cotiser pour lui payer un voyage (d’étude) en chine.
Notre Ministre de l’Ecologie était ce matin sur la 4. Il a notamment déclaré : « Nous lançons à partir de demain les appels d’offres pour que chaque région soit dotée d’une centrale… SOLAIRE !!!. Bravo Monsieur le Ministre. Monsieur Lassus qui tient tant à ce que notre coin devienne la « lumière » du département devrait se mettre sur les rangs, l’opposition sera moins importante.
M LASSUS étant
parait-il « lui » « d’une efficacité redoutable » va sans doute s’intéresser a ce projet de centrale solaire…
Oui sans doute, car plus écolo que Decize cela n’existe pas : JdC du 21/4
« Le Four à Chaux » passe au vert. « ..tendance verte pour un bâtiment relais à l’entrée de la zone d’aménagement concerté qui fait appel aux matériaux bio…Volonté affichée de la Communauté de communes du Sud-Nivernais de faire rimer CROISSANCE ECONOMIQUE AVEC SOUCI ECOLOGIQUE…le four à chaux : zone grenellement compatible .. implantation prévue d’entreprises travaillant dans le développement durable.. Porte drapeau du BIO… »
Ouf !! on a peine à s’en remettre. A peine à 10 km de cet endroit idylliquement bio il y a un autre projet, non bio, et non grenellement compatible : du charbon, une mine, une centrale fumante… Allez comprendre !!!
re JdC 22/4 – mon commentaire précédent : mais,en fait, il n’y a rien à comprendre : M. Lassus veut le VERT et le NOIR – çà on avait compris depuis longtemps : l’écologie et le charbon, ça va bien ensemble !! Donc : »… M Lassus a répété sa volonté de voir également aboutir le dossier de la mine de charbon à Lucenay-Cossaye. Il s’agit-là aussi d’un projet expérimental et il est important qu’il voie le jour ».
Et oui, cette centrale solaire sur 29 hectares .. » ça fait un potentiel de 29 vaches en moins, donc autant de sources de flatulences nocives à la couche d’ozone. Finalement on participe à la préservation de l’environnement… « . Badinerie ?, certes, mais en pleine zone rurale, le mauvais goût n’a vraiment plus de limites.
On ne sait plus qui féliciter : le JdC, M. Lassus, les autres élus J.N Le Bras et même M.Gautheron, maire de Sougy ???
Bon, on va les féliciter tous , ils sont vraiment trop …. écolos !
« trop …. écolos ! »
le qualificatif me parait ne pas convenir…
Quant au mot « expérimental », ça veut dire expériences.
Et qui sont les COBAYES ?
Après les camps de concentration, les camps du « charbon propre » (avec concentration du CO2)
Les nouveaux bourreaux sont arrivés!
11h09 : 20 avril 2009
USA : les GES dangereux pour la santé
[ ENVIRONNEMENT - GAZ A EFFET DE SERRE ]
L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a classé, vendredi, les gaz à effet de serre comme gaz dangereux pour la santé publique, confirmant ainsi la volonté du président américain Barack Obama de s’attaquer au problème du réchauffement climatique. Cette décision attendue ouvre la voie à des réglementations de ces émissions de gaz à effet de serre, dont le plus important est le dioxyde de carbone (CO2). Ces émissions vont désormais tomber sous le coup de la loi antipollution, dite « Clean Air Act », en vigueur depuis 1970. Pourquoi cette décision sur les émissions de gaz à effet de serre ? Après un examen scientifique approfondi, ordonné par la Cour Suprême en 2007, l’EPA a conclu que six gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxyde nitreux, hydrofluorocarbone, hydrocarbure fluoré et l’hexafluorure de soufre) contribuaient à la pollution et risquaient de mettre en danger la santé publique, explique l’Agence de Protection de l’Environnement dans un Communiqué. « Ces gaz représentent un grave problème aujourd’hui et pour les générations futures », affirme la directrice de l’EPA, Lisa Jackson. Elle souligne que la décision de l’EPA s’inscrit dans un contexte favorable pour la mise en place d’une nouvelle politique environnementale, avec « l’appel lancé par le président Obama pour une économie plus verte », et des responsables de la majorité au Congrès « en faveur d’une énergie propre et d’une loi sur le climat ». Lisa Jackson souligne par ailleurs que des mesures fortes pourraient créer « des millions d’emplois verts et mettront fin » à la dépendance énergétique des Etats-Unis au « pétrole étrange ». Conséquences de cette décision : Les autorités fédérales pourront désormais prendre des mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, dégagées par les voitures, avions, centrales électriques au charbon ou raffineries de pétrole, et qui contribuent au réchauffement de la planète. La Maison Blanche met ainsi la pression sur le Congrès pour l’adoption d’une loi créant un système de marché de permis d’émissions (« cap and trade ») pénalisant les pollueurs et encourageant les énergies vertes. Il s’agit là d’une législation à laquelle nombre d’élus de tous bords des Etats charbonniers et industriels sont hostiles. Barack Obama souhaiterait qu’un tel texte soit voté avant la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague.
Stockage du CO2 : le BRGM crée une unité dédiée à la sécurité et aux impacts de la technique.
GARANTIR LA SECURITE :
« La technique ne pourra donc être généralisée au-delà des opérations de démonstration que si des garanties suffisantes sont apportées sur la sécurité et les mesures correctives possibles – BRGM »
« Les caractéristiques du CO2 n’en font pas un gaz dangereux mais les quantités qui seraient stockées et la durée de stockage envisagée nécessitent des garanties. Compte tenu de la durée d’utilisation du charbon et du temps de résidence du CO2 dans l’atmosphère terrestre, le BRGM fixe à 1.000 ans environ la durée d’un stockage. La technique ne pourra donc être généralisée au-delà des opérations de démonstration que si des garanties suffisantes sont apportées sur la sécurité et les mesures correctives possibles, explique le BRGM.
Les questions clés à résoudre seront notamment la compréhension des impacts locaux du stockage, notamment sur les aquifères d’eau potable situés au-dessus ou sur la stabilité géomécanique du réservoir de la couverture ».
A retenir : … »n’en font pas un gaz dangereux « . Etonnant !!, il y a du Bonijoly là-dessous (vous vous souvenez, c’est l’expert BRGM préféré de nos amis pro-charbon)
Lire l’article complet sur :
http://www.actu-environnement.com
STOCKAGE DU CO2=CHAMBRES A GAZ
Les experts en captage et stockage du CO2 sont surtout(experts)en organisation de colloques et conférences qui leurs rapportent de l’argent, du bizness en somme.
Au début du siècle dernier, il y avait les prédicateurs qui prêchaient la parole de Dieu .
Aujourd’hui il y a ces prédicateurs (experts) du captage et stockage du CO2 qui servent un autre Dieu, celui du CAC40 !
Produire l’hydrogène de manière économique et écologique grâce au soleil
Le recours à l’hydrogène comme vecteur énergétique propre est l’une des solutions pour répondre aux actuels défis énergétiques. Afin de produire ce carburant du futur, l’électrolyse de l’eau figure parmi les filières « écologiques » les plus prometteuses. Principal écueil : son rendement. Mais une équipe de chercheurs regroupant des laboratoires du CNRS et les entreprises AREVA NP et SCT, est parvenue, pour la première fois, à produire de l’hydrogène en quantité notable par une nouvelle méthode.
Plus énergétique que le pétrole ou le gaz naturel, non polluant et non toxique, l’hydrogène pourrait progressivement suppléer les énergies fossiles et répondre à l’essentiel de nos besoins énergétiques. Problème : si l’atome d’hydrogène, lié à l’oxygène, est très abondant sous forme d’eau, les molécules d’hydrogène, elles, ne se trouvent pas à l’état pur. Le défi auquel s’attèlent les chercheurs est donc de produire de l’hydrogène, sans dégagement de dioxyde de carbone. Pour cela, l’électrolyse de l’eau, c’est-à-dire sa décomposition en hydrogène (H) et oxygène (O), est l’une des solutions envisagées. Aujourd’hui maitrisée, cette technique présente toutefois des inconvénients majeurs : son rendement ne dépasse pas 80 %, son coût de production est trop élevé et certains matériaux utilisés polluants ou même dangereux.
Pour surmonter ces obstacles majeurs, quatre équipes de recherche se sont ainsi associées aux entreprises AREVA NP, filiale du groupe AREVA, et SCT, dans un programme de recherche sur la production massive d’hydrogène propre. Pour obtenir de l’hydrogène par électrolyse de l’eau avec un meilleur rendement, il faut chauffer : deux voies sont alors possibles. La première plus « traditionnelle » utilise la conduction par ions O2- tandis que la seconde s’appuie sur la circulation des protons (ions H+). Principal avantage de la voie protonique : elle requiert des températures plus faibles, de l’ordre de 600°C. À de telles températures, une bonne conductivité des protons peut être envisagée, tout en utilisant des matériaux peu onéreux et fiables. C’est pourquoi les scientifiques ont choisi d’explorer et d’optimiser cette voie.
Leur travail s’est déroulé en deux étapes : ils ont tout d’abord conçu un dispositif pour étudier in situ les matériaux constituant l’électrolyseur, puis ils ont mis au point deux électrolyseurs instrumentés, c’est-à-dire comportant entre autres, des capteurs de température, de pression, de mesure de l’intensité du courant produite.
Les scientifiques ont ainsi pu déterminer avec précision les conditions requises pour obtenir de l’hydrogène en grande quantité et de façon fiable. L’une de leurs idées novatrices a été d’effectuer l’électrolyse sous pression (entre 50 et 100 bars). Et elle s’est révélée efficace… En effet, les principaux paramètres des électrolyseurs s’en sont trouvés améliorés : les premiers essais effectués permettent d’atteindre des quantités d’hydrogène notables, avec un niveau de courant bien supérieur à ce qui avait été fait précédemment par leurs concurrents étrangers travaillant sur la filière protonique. De plus, cette nouvelle technologie abaisse de près de 200°C la température de fonctionnement par rapport à la solution par conduction ionique. Un dernier atout : en permettant l’usage d’alliages commerciaux, elle diminue le coût de l’hydrogène produit. Ce résultat, prometteur et capital pour l’avenir économique de la filière hydrogène, laisse espérer le développement de technologies rentables et économiques.
Cette percée majeure survient quelques semaines après une autre avancée remarquable : des chercheurs du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) sont parvenus, fin 2008, à synthétiser de l’hydrogène grâce à de l’énergie solaire et sans émission de CO2 dans une installation pilote de 100 kilowatts, située en Espagne. Les rendements atteints dépassent les attentes des chercheurs. Dans les mois qui viennent, les tests de production d’hydrogène sur la tour SSPS (Small Solar Power System) de la PSA seront poursuivis et intensifiés.
Le projet HYDROSOL est porté par un consortium d’acteurs allemands, espagnols, grecs, danois et britanniques. Les travaux de recherche et développement d’HYDROSOL I ont été, compte tenu de leur portée potentielle, récompensés par le Prix européen de la recherche Descartes et le Technical Achievement Award du Partenariat international pour l’économie de l’hydrogène (IPHE). Le succès des chercheurs du DLR ouvre de nouvelles possibilités de stockage de l’énergie solaire sous forme d’hydrogène.
Le département de recherche solaire de l’Institut de thermodynamique technique du DLR travaille depuis plus de 6 ans au développement de réacteurs innovants pour la décomposition thermochimique solaire de l’eau, dans le cadre des projets européens HYDROSOL I et II. Dans ces réacteurs, l’eau est clivée en hydrogène et oxygène à l’aide d’énergie solaire, sans passer par la production de courant électrique. Les résultats de leurs recherches, obtenus jusqu’à présent dans des installations de 10 kilowatts, ont désormais pu être observés avec succès pour une puissance de 100 kilowatts.
Outre Atlantique, des chercheurs du MIT proposent pour leur part une solution à la fois efficace, peu chère, et très simple à mettre en place. Et qui n’emploie que des matières premières abondantes et non toxiques. « L’énergie solaire a toujours été une solution un peu lointaine, limitée, explique le professeur Nocera. A présent, nous pouvons sérieusement penser à une énergie solaire non limitée, et pour bientôt. » Son équipe a mis au point un processus inspiré de la photosynthèse des plantes, qui permet d’utiliser l’énergie tirée du soleil pour décomposer l’eau en hydrogène et en oxygène. Les gaz peuvent ensuite être recombinés via une pile à combustible et alimenter en énergie une maison ou une voiture électrique indépendamment de l’ensoleillement. L’élément clé de ce nouveau processus est un nouveau catalyseur qui produit de l’oxygène à partir de l’eau. Lorsque le courant passe par l’électrode, le cobalt et le phosphate qui le composent forment un mince film, et de l’oxygène y est produit.
Il est conjugué à un autre catalyseur qui produit de l’hydrogène. Le nouveau catalyseur fonctionne à une température ambiante, à un Ph neutre, et s’avère simple à utiliser. « C’est une découverte majeure avec d’énormes conséquences pour la prospérité future de l’humanité », a commenté le professeur Barber de l’Impérial College de Londres. « L’importance de leur découverte ne peut être sous-estimée, insiste-t-il, car elle ouvre la porte au développement de nouvelles technologies pour la production d’énergie, permettant de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles et de répondre aux problèmes de changement climatique ». Nocera espère que d’ici 10 ans, les propriétaires seront en mesures d’alimenter leurs foyers le jour par des cellules photovoltaïques, tout en utilisant l’énergie solaire excédentaire pour produire de l’hydrogène et de l’oxygène et continuer de s’éclairer le reste du temps.
Au Japon, un groupe de recherche de l’Institute of Multidisciplinary Research for Advanced Materials de l’Université de Tohoku a développé et mis au point un procédé naturel de fabrication de l’hydrogène à partir de la cellulose du bois. L’équipe du Professeur Fumio Saïto a mis en évidence qu’un simple broyage physico-chimique à sec de la cellulose, suivi d’un chauffage en absence d’oxygène et donc sans combustion, entrainait la synthèse à haut rendement d’hydrogène d’une grande pureté.
Ces avancées décisives dans la production propre et abondante d’hydrogène à partir d’énergies renouvelables sont en train de lever le principal obstacle – le stockage de l’énergie- à la généralisation de l’utilisation des énergies propres, notamment solaire et éolienne qui sont par nature intermittentes. Souhaitons que l’Europe, qui a développé dans ce domaine un savoir faire technologique remarquable, ait la volonté politique de franchir une nouvelle étape vers le remplacement total des énergies fossiles à l’horizon 2050, par l’utilisation combinée de l’hydrogène et des énergies renouvelables.
Source : http://www.tregouet.org
Une étude montre que le CO2 des champs de gaz naturel se dissout dans l’eau
Mercredi 08/04/2009 •
Une étude internationale menée par des chercheurs au Royaume-Uni a montré que dans les champs de gaz naturel qui ont stocké pendant des millénaires du dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre, l’essentiel du CO2 est dissous dans l’eau au lieu d’être précipité sous forme de minéraux. Publiés dans la revue Nature, ces résultats ont des implications majeures sur l’étude des effets à long terme du stockage souterrain du carbone.
Les politiques mondiales et l’engagement public à réduire l’utilisation des carburants fossiles n’ont pas suivi le rythme de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Une solution temporaire souvent mise en avant consiste à récupérer le CO2 émis par les centrales électriques à charbon et à le stocker en sous-sol.
Mais nous en savons actuellement très peu sur la sécurité ou l’efficacité à long terme de cette approche.
Au mieux, les études d’ingénierie sur le stockage géologique du CO2 ont donné une idée de ce qui pourrait se produire sur quelques décennies. De leur côté, les modèles informatiques conçus pour simuler ce qui pourrait arriver au CO2 injecté dans le sous-sol ont produit des résultats variés. Dans cette récente étude, les scientifiques ont examiné des champs de gaz naturel en Chine, en Hongrie et aux États-Unis pour étudier la façon dont le CO2 a été stocké naturellement dans le sous-sol pendant des millénaires. Ce mécanisme est un analogue naturel aux futurs projets de stockage du carbone.
«Nous avons pris à l’envers la technique classique des modèles informatiques et examiné des champs de gaz naturel qui piègent le dioxyde de carbone depuis très longtemps», a déclaré le Dr Stuart Gilfillan de l’université de Manchester au Royaume-Uni, auteur principal de l’étude.
Les chercheurs ont utilisé des isotopes de gaz rares et du carbone pour déterminer si le CO2 était stocké par dissolution dans l’eau ou par précipitation sous forme de minéraux carbonatés. La précipitation minérale est préférable car le carbone est «piégé» pendant une période extrêmement longue.
«En combinant deux techniques, nous avons pu pour la première fois déterminer précisément l’endroit où était stocké le dioxyde de carbone», explique le Dr Gilfillan. «Nous savions déjà que le pétrole et le gaz avaient été stockés en sécurité dans ces champs pendant des millions d’années. Notre étude montre clairement que le dioxyde de carbone a été retenu naturellement et de façon stable dans les eaux souterraines.»
Les chercheurs ont constaté que la quantité de CO2 stockée par précipitation sous forme minérale était négligeable par rapport aux 90% du gaz éliminé suite à sa dissolution dans l’eau. Mais cette eau «gazeuse» peut relâcher ce CO2 si elle remonte à la surface (à l’image d’un geyser laissant s’échapper du gaz dans l’atmosphère), aussi les chercheurs insistent sur la nécessité d’examiner de près la mobilité potentielle du CO2 dissous dans l’eau.
Cette étude du gaz a fait appel à une méthodologie de recherche originale. Comme l’explique le professeur Chris Ballentine de l’université de Manchester, les partenaires canadiens et britanniques ont apporté leur expertise sur différents aspects du suivi du gaz. «En associant nos expertises, nous avons pu inventer un moyen d’étudier les champs de dioxyde de carbone. Cette nouvelle approche sera également essentielle pour assurer le suivi et la traçabilité du dioxyde de carbone capturé dans les centrales à charbon, afin de voir où il va lorsqu’il est injecté dans le sous-sol. Elle est donc très importante pour les futurs contrôles de sécurité.»
Dans un commentaire d’accompagnement, le Dr Werner Aeschbach-Herting de l’université de Heidelberg en Allemagne déclare: «La dissolution dans les eaux souterraines s’accompagne des risques de transport du CO2 et d’éventuelles fuites dans l’atmosphère ; on pense que cela se produit dans les champs de gaz naturel, mais ceci ne signifie pas qu’un stockage géologique sûr est impossible. Par contre, ceci montre la nécessité d’une évaluation approfondie de l’environnement hydrogéologique des sites potentiels de stockage.»
Les nouvelles méthodes proposées par les chercheurs apportent également un outil puissant pour les futures recherches sur les mécanismes de séquestration géochimique. Ces découvertes représentent un progrès important dans la compréhension des effets à long terme de la capture des gaz à effet de serre et de leur stockage géologique.
Pour de plus amples informations, consulter:
Revue Nature :
http://www.nature.com/nature
CECI DEVRAIT TEMPERER L’ENTHOUSIASME DE MESSIEURS LASSUS BONJOLY ET CONSORTS.
Charbon : une source d’énergie propre pour l’avenir? [FR][en][de]
Publié: lundi 17 juillet 2006 | Mis à jour: mercredi 16 mai 2007
Le charbon revient sur le devant de la scène en tant que source d’énergie économique et fiable. La demande énergétique mondiale augmentant à une vitesse sans précédent, les importantes réserves de charbon dans le monde suscitent de plus en plus l’intérêt des gouvernements en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Cependant, tandis que l’efficacité et la propreté des centrales au charbon s’améliorent, le charbon reste le carburant fossile le plus polluant. De plus, le charbon propre, soit celui qui n’émet presque pas d’émissions de CO2 grâce à la capture du carbone et aux technologies de stockage, ne devrait pas être viable sur le plan économique avant vingt ans. La question de la lutte contre le réchauffement climatique se faisant de plus en plus pressante, le charbon n’est donc tout simplement pas la solution, estiment les écologistes.
VOICI QUELQUES EXTRAITS D’UN ARTICLE PARU DANS LA PRESSE MEDICALE. (Vol 38 N°4 Avril 2009 P. 551).
Le réchauffement climatique et son origine anthropogénique ne font plus guère de doute…
Le réchauffement climatique a quatre groupes de conséquences :
1)L’élévation de la température de la température moyenne du globe s’accompagne d’une augmentation de la mortalité et de la morbidité globale. Une étude sur 50 villes a confirmé que la mortalité globale, cardiovasculaire en particulier, augmentait aux températures extrêmes.
2)La mortalité due aux dernières grosses vagues de chaleur n’a pas (ou peu) été suivie d’une suivie d’une diminution de la mortalité ; Ceci suggère qu’il s’est agi d’un effet thermique direct indépendant du niveau de santé antérieur et que, en d’autres termes, une telle mortalité reflète surtout les limites de nos capacités d’adaptation, même si elles peuvent être amplifiée par l’environnement.
3)Les variations climatiques ont modifié la répartition et la virulence des agents pathogènes parasites (dengue, paludisme) et surtout de leurs vecteurs ; cette modification a pu revêtir un aspect exponentiel dû à la biologie de certains parasites.
4)Les effets indirects dus aux variations extrêmes du cycle de l’eau, aux changements dans la fréquence et l’intensité des cyclones tropicaux et aux changements de la biodiversité et de l’écosystème ont eu et auront des conséquences en termes de pauvreté, facteur de risque médical considérable…
Il y a conflit ente notre génome qui est le résultat de millions d’années d’une pression sélective et le nouveau type d’environnement…
Il semble que l’élévation de la température extérieure exacerbe les effets délétères de plusieurs agents toxiques dont les agents responsables de la pollution atmosphérique…
L’augmentation des températures s’accompagne d’une élévation du niveau de pollution particulaire et d’une diminution de l’ozone. Il semble bien que, même en tenant compte de ces deux facteurs l’effet de chaleur persiste…
Ce que l’on peut dire, c’est que, depuis 3 ou 4 années, les effets des vagues de chaleur sont entrain de changer de nature et sont moins des aggravations d’états de santé préexistants que des effets propres aux changements thermiques survenant sur u terrain particulier…
Les vagues de chaleur récentes ont montré leurs effets délétères chez les personnes âgées, spécialement en France…
Le monde médiatique se réveille enfin, peut-être trop tard.
CERTAINS FERAIENT BIEN D’EN TIRER LES CONSEQUENCES, PLUTÔT QUE DE CHERCHER PAR UNE EXPLOITATION IRRESPONSABLE DU CHARBON A AGGRAVER LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.
Le Canadien Steve Proulx écrivait le 11 avril dans Angle mort au sujet de la CCS, prônée par le gouvernement du superpollueur Harper :
C’est ce gouvernement qui, devant un défi de taille, préfère croire aux miracles. Je parle bien sûr du miracle du captage et de la séquestration du CO2. Les conservateurs semblent voir là-dedans la solution magique aux problèmes des changements climatiques. Et pourtant, c’est une technologie qui, selon les experts, ne sera pas au point avant 2030 (alors que c’est aujourd’hui qu’il faut agir). Une technologie, par ailleurs, qui est excessivement coûteuse, qui présente des risques importants, qui gaspille de l’énergie (une centrale au charbon devra brûler entre 10 % et 30 % plus de charbon pour arriver à séquestrer le CO2 qu’elle génère). Et surtout, c’est un moyen de continuer à dépendre des combustibles fossiles, alors que c’est le contraire qu’il faut viser.
L’URGENCE QUE TAISENT LES MEDIAS :
-C’est un fait, il est inexorable : les glaces fondent. A une allure vertigineuse que personne n’avait prédit. Au cours de la conférence de Tromsoe, qui s’est tenue hier et aujourd’hui (28 et 29 avril) en Norvège, Al Gore a tiré la sonnette d’alarme.
-BRASILIA (AFP) – 07/05/2009 Les fortes pluies qui s’abattent depuis début avril sur les régions nord et nord-est du Brésil se sont soldées par 29 morts et près de 738.000 personnes affectées à divers degrés, selon le dernier bilan de la Défense civile.
-8 M 40 nouveau record de crue pour l’Amazone.
A la station hydrologique d’Obidos, des scientifiques de l’IRD et leurs collègues brésiliens voient, ces derniers jours, l’Amazone atteindre des niveaux d’eau jamais égalés.
-Fortes pluies en Martinique: 2 morts, de nombreuses communes inondées .
-Cyclone Chan Hom: Inondations et glissements de terrain aux Philippines
-Fortes chutes de grêle et inondations dans le nord de l’Equateur
-Violents orages sur la capitale du Gabon, Libreville: 1 mort
-REUTERS | 08.05.2009 | 21:38 : Les incendies font rage en Californie, 30.000 personnes évacuées. ESPERONS QUE LES DECIDEURS PRENDRONT CONSCIENCE DU DANGER AVANT QUE NE REUSSISSE L’IMPOSTURE DE VALORCA.
Lula: les intempéries au Brésil sont le signe des changements climatiques
BRASILIA (Brésil), (AFP) – 11/05/2009 18h04
Les graves inondations dans la région nord et nord-est du Brésil et la pire sécheresse des 80 dernières années dans le sud sont le signe des changements climatiques qui affectent la planète, a estimé lundi le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
« C’est quelque chose qui doit attirer notre attention, afin que nous traitions mieux la planète terre », a déclaré lula dans son programme hebdomadaire de radio.
Selon la Défense civile nationale, dans les régions nord et nord-est du pays 44 personnes ont trouvé la mort et 900.000 autres ont été affectées à divers degrés par des pluies torrentielles depuis début avril.
Le chef de l’Etat a rappelé que plus de 180.000 personnes avaient dû abandonner leur maison en raison des inondations dans ces régions alors que les Etats de Santa Catarina et Rio Grande do Sul (sud) connaissent une grave sécheresse qui affecte les cultures de céréales.
« Le Brésil se ressent des changements climatiques qui ont lieu dans le monde, quand il y a une forte sécheresse là où il n’y en a jamais eu ou lorsqu’il pleut dans des endroits ou il ne pleuvait jamais », a souligné Lula.
A Salvador de Bahia, 50 maisons d’un même quartier se sont écroulées et 50 autres ont été condamnées par la Défense civile, selon la presse.
Dans l’Etat d’Amazonas (nord) le niveau du Rio Negro monte de trois centimètres par jour et les eaux ont commencé à inonder le centre historique de Manaus, la capitale.
Dans l’Etat du Maranhao (nord-est), à plus de 3.200 Km de Rio de Janeiro et le plus touché, les habitants évitent de quitter leur maison en dépit des inondations en raison de craintes de pillages.
Selon la presse lundi, des bandits profitent de l’abandon de centaines de maisons et commerces pour emporter des tuiles, des briques, des portes et des fenêtres.
Dans la commune de Trizidela do Vale, pratiquement submergée, à 260 km de la capitale Sao Luis do Maranhao, le chef de la police José Maria Honorio a dit au quotidien Estado de Sao Paulo qu’une quarantaine de policiers patrouillaient la ville en barque mais que « les voleurs en profitent dès que nous avons le dos tourné ».
Le président Lula a survolé la semaine dernière le nord-est inondé, une région traditionnellement touchée par la sécheresse endémique, et cette semaine il devait se rendre dans le sud du pays touché par la sécheresse.
Un bilan initial du gouvernement a estimé à un milliard de reals (près de 500 millions de dollars) les dégâts provoqués par les pluies dans le nord-est.
© 2009 AFP
Suite a la dernière publication de l’ADSN mes camarades sont étrangement silencieux, sans doute occupés dans les jardins pour cultiver des légumes qui pour l’instant échappent à la pollution…
Shell mise tout sur les systèmes de captage et la séquestration de CO2 12/05/2009 09:21 (Extraits d’un article de Sandra BESSON).
La compagnie pétrolière Shell ATTEND BEAUCOUP des systèmes de captage et de séquestration du dioxyde de carbone (CO2), qui consistent à capter les émissions de CO2 à leur source et à les enterrer sous terre pour les empêcher de polluer l’atmosphère.
Mais Shell espère devenir le leader de cette industrie en stockant ses propres émissions de CO2 et celles d’autres compagnies POUR POUVOIR BENEFICIER DES AVANTAGES FINANCIERS donnés pour une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.
Les systèmes de captage et de séquestration du CO2 dépendent des RECOMPENSES FINANCIERES pour la réduction des émissions, dont font partie les programmes de marchés de permis d’émissions, que Shell soutient fortement.
PAR ICI LA BONNE SOUPE !
Journées Européennes du Solaire :
les professionnels à la rencontre des citoyens
I D-G | 13/05/2009 | 12:54 | Eau & énergie
Pour la deuxième édition de cette campagne de promotion de l’énergie solaire, les 15 et 16 mai, plus de mille manifestations sont prévues en France.
Enerplan, l’association professionnelle de l’énergie solaire, organise en France avec l’Ademe et Qualit’EnR la deuxième édition des Journées Européennes du Solaire, les 15 et 16 mai 2009. Cette campagne de sensibilisation à l’usage de l’énergie solaire comme source d’énergie renouvelable pour la production de chaleur et d’électricité, soutenue par la Commission Européenne, se tiendra simultanément dans quinze pays européens partenaires. En 2008, la campagne avait réuni neuf pays européens parmi lesquels la France avait accueilli quelque 800 manifestations et 20 000 visiteurs.
« La force de cette campagne est la proximité », assure André Joffre, président d’Enerplan. Les particuliers pourront ainsi s’informer sur les solutions solaires photovoltaïques et thermiques dans les 22 régions de France. Et pour démontrer que le solaire ne prendra un véritable essor qu’avec l’engagement des collectivités locales, une conférence des maires et des élus pour le solaire ouvrira la campagne le 14 mai à Paris.
Pour en savoir plus : http://www.journees-du-solaire.fr
LE JDC NE MANQUERA PAS DE NOUS TENIR INFORMER…
Le 14/05/2009 LE PRESIDENT BRESILIEN LULA DECLARAIT:
« Les graves inondations dans la région nord et nord-est du Brésil et la pire sécheresse des 80 dernières années dans le sud sont le signe des changements climatiques qui affectent la planète. C’est quelque chose qui doit attirer notre attention, afin que nous traitions mieux la planète terre”. (AFP)
ET NOUS LISONS AUJOURD’HUI CECI:
Les écologistes brésiliens se sont insurgés jeudi contre une nouvelle loi donnant des titres de propriété aux grands fermiers installés sur des terres depuis plusieurs décennies en Amazonie, une mesure qui dans la pratique menace la préservation de la forêt. (AFP)
UN BEL EXEMPLE D’IRRESPONSABILITE, POUR NE PAS DIRE PLUS, FACE AU DESASTRE QUI MENACE LA PLANETE !
200 emplois (sans faire un trou de 300m de profondeur ni creuser de galerie)
Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise [11/03/2009]
EVASOL est une entreprise leader en matière de fourniture et d’installation d’équipements solaires photovoltaïques clés en main.
Fondée et dirigée par Stéphane Maureau, ingénieur de 41 ans dans le domaine du solaire depuis de nombreuses années, cette jeune société s’est faite une place de choix sur un marché fortement concurrencé. EVASOL a créé 200 emplois en 18 mois et multiplié son chiffre d’affaires par 3 en 2008.
Cette réussite s’appuie sur un véritable savoir-faire pour réaliser des installations clés en main : de l’étude de faisabilité aux travaux d’installation, avec en outre des offres de financement. Ses maîtres mots : formation, qualité et sécurité. Cette PME, à l’étoffe d’un grand groupe, tient à se développer autour de vraies valeurs et préserver cette réactivité et cette adaptabilité qui lui sont propres.
Pour en savoir plus sur la société EVASOL, visitez son site Internet.
Des dossiers très intéressants dans « Sciences&Vie » de ce mois :
- l’Europe du Sud de moins en moins arrosée ;
- les sécheresses menacent le puits de carbone amazonien ;
- En Arctique, les étés s’annoncent dégelés ;
- Le premier tracteur qui roule à l’hydrogène ;
et surtout : « Le solaire, pourquoi on peut enfin y croire ».
Tous ces dossiers démontrent que les énergies nouvelles sont en plein essor, que le changement climatique est bien réel et qu’il ne faut plus attendre : il faut arrêter de polluer notre planète. Les Etats-Unis, sous l’implulsion de Barack Obama, vont consacrer 150 milliards de dollars dans les 10 prochaines années pour sortir le pays de sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Le nouveau secrétaire américain à l’Energie, Steven Chu (Nobel de physique en 1997) a déclaré que le charbon était « son pire cauchemar » et il prévoit également de taxer lourdement l’industrie pétrolière. La France avait raté le coche du solaire en coupant tout financement dès la fin des années 1970, au profit du nucléaire. Les responsables se posent la question de l’action à mener pour ne pas laisser aux USA le place libre dans le domaine du solaire. Jean-Louis BORLOO vient de donner une partie de la réponse en lançant aujourd’hui les appels d’offres officiels pour la construction d’une centrale solaire par région. L’avenir est là et les partisans du « Charbon propre » et M. Lassus devraient lire ce n° de « Sciences&Vie », il faut regarder en l’air et non sous terre.
Notre combat contre cette mine était donc juste depuis le début et nous allons continuer pour que les rapaces de la finance laissent notre petit bout de verdure vivre calmement.
IL N’Y A PAS QU’EN FRANCE QUE LES ORAGES SE DECHAINENT, LA METEO INTERNATIONALE EN TEMOIGNE :
Encore et toujours ces fortes chaleurs dans la région des Balkans. Macédoine, Serbie et Monténégro, Roumanie, Autriche, Croatie, Slovaquie.
De violents orages accompagnés de fortes rafales de vent (jusqu’à 110 km/h sous certaines cellules orageuses), se sont abattus sur l’état indien de l’Uttar Pradesh, Nord de l’Inde.
Les autorités ont annoncé la mort d’au moins 27 personnes.
De virulentes cellules orageuses ont éclaté en début de soirée entre Angoulême et Poitiers, là aussi des chutes de grêle ont été signalées, parfois très conséquentes.
Le nord de la Nouvelle-Zélande a été touché par de violents orages parfois accompagnés de chutes de grêle intenses comme ce fut le cas sur l’ouest de la baie de Planty ou certaines plages ressemblaient carrément à des stations de sports d’hiver.
Des grêlons parfois gros comme la taille de balles de golf ont recouvert certains secteurs, la couche de glace atteignait parfois les 10 centimètres d’épaisseur.
De violents orages et des tornades ont sévit ces dernières 48h00 dans les états du centre des États-Unis. Des centaines de maisons et entreprises ont été endommagées ou détruites, ce vendredi dans le Kansas, le Kentucky, l’Illinois, le Kentucky et le Missouri. Selon les autorités, 5 personnes ont perdu la vie dans ces violentes intempéries.
IL DEVIENT DE PLUS EN PLUS DIFFICILE DE NIER QUE TOUS CES « PHENOMENES EXTRÊMES » SONT LIES AU CHANGEMENT CLIMATIQUE QUI S’ACCELERE COMME EN TEMOIGNE LA FONTE BEAUCOUP PLUS RAPIDE QUE PREVUE DES GLACES ARCTIQUES ET ANTARCTIQUES.
Le Canada publie le premier atlas géologique complet de l’Arctique
OTTAWA (AFP) – 17/05/2009 08h43
Le Canada vient de publier le premier atlas géologique complet de l’Arctique qui détaille les emplacements des gisements gaziers, pétroliers et des minerais précieux de cette région hautement convoitée.
Pour réaliser ces 1.222 cartes, dont une vue d’ensemble est disponible sur internet, la Commission géologique du Canada (CGC) a rassemblé des données recueillies pendant plusieurs années par le Canada, la Russie, les Etats-Unis, le Danemark, la Norvège, la Finlande et la Suède.
Carte de localisation des cinq pays ayant des domaines maritimes riverains de l’Océan Arctique
« Il s’agit du premier atlas complet des régions polaires situées au nord du 60e parallèle », a indiqué à l’AFP Marc St-Onge, de la CGC.
Selon lui, ces cartes devraient faciliter l’exploration minière, ainsi que participer à la résolution des différends territoriaux qui opposent plusieurs pays riverains du Grand Nord.
Pour mener à bien leur travail, les géologues canadiens ont réuni des relevés sous-marins pris par des brise-glaces à l’aide de sonars, des photos aériennes, des études sismiques et des recherches menées par des expéditions à ski ou en traîneau à chien.
Les cartes indiquent la composition des sous-sols et l’emplacement des plaques tectoniques, des lignes de faille ou encore des volcans sous-marins, dont la localisation est souvent synonyme de gisement de minerais précieux.
Jusqu’à présent, chaque pays riverain de l’Arctique publiait ses propres cartes géologiques de la région en utilisant des données et des systèmes de classification différents.
« Les cartes classiques des Russes montrent l’âge des roches, alors que la convention nord-américaine est de montrer leur composition, comme par exemple calcaire ou gréseuse », a souligné M. St-Onge.
Des inconnues perdurent cependant, notamment autour du Pôle Nord où la glace permanente freine l’étude des sous-sols.
L’atlas démontre que la dorsale de Lomonossov — une chaîne de montagnes sous-marine qui passe sous le Pôle Nord et sur laquelle la Russie a planté l’année dernière un drapeau pour y signifier ses revendications territoriales — fait partie du plateau continental nord-américain, affirme M. St-Onge.
« Elle faisait d’abord partie du plateau de la Mer de Béring, qui appartient en partie à la Russie, mais s’en est séparée il y a 61 millions d’années et s’est déplacée de 900 kilomètres », a-t-il précisé.
« Davantage d’études de cette zone sont nécessaires, évidemment, mais il semble qu’elle soit canadienne », a poursuivi le chercheur de la Commission géologique du Canada.
La fonte accélérée de la calotte glaciaire, attribuée au réchauffement climatique, a avivé les convoitises des cinq pays riverains de l’Arctique (Etats-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark) qui se sont lancés dans une course pour revendiquer la souveraineté des fonds sous-marins auprès de l’ONU.
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 permet à un pays ayant une façade maritime d’étendre ses droits pour l’exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles s’il peut prouver que cette extension constitue « la prolongation naturelle du plateau continental ».
Et alors que des glaciologues estiment que l’océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d’ici à 2030, l’exploitation de ses hydrocarbures apparaît comme un moyen de pallier l’assèchement prévu des réserves des pays pétroliers.
Les services géologiques américains estiment que ces fonds marins pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète.
© 2009 AFP
CONSTERNANT !!!
Energie / Climat le 12 mars 2009
Victoire en Pologne : la construction d’une mine de charbon est suspendue.
Greenpeace se félicite de la suspension d’un projet de construction d’une mine de charbon prévu à Tomislawice, au centre de la Pologne. Un projet contre lequel s’était érigé Greenpeace, en amont du sommet des Nations unies sur le climat organisé à Poznan, en décembre 2008.
Pour soutenir le mouvement d’opposition locale contre ce projet ainsi qu’un autre projet concernant l’extension d’une mine existante située non loin de là, à Konin, Greenpeace avait notamment installé, pendant un mois, une « Climate Rescue Station ». Sous ce dôme de toile peint aux couleurs de la Terre, durant près d’un mois, dix à douze militants se sont relayés pour accueillir les médias et donner un coup de main aux habitants des villages situés aux alentours et fortement mobilisés contre ces projets. Une manifestation rassemblant plus de 400 personnes avait été organisée, et Greenpeace avait aussi occupé pendant 50 heures la centrale à charbon de Patnow, implantée non loin de Konin.
C’est la Cour polonaise qui vient de suspendre le projet de Tomislawice, parce qu’apparemment, le processus d’évaluation environnemental autorisant le projet a subi des infractions à la loi. La lignite, qui devait être extraite de cette mine, constitue le type de charbon qui émet le plus de CO2. La construction de cette mine aurait représenté 50 millions de tonnes d’émission de CO2 et causé le déplacement de centaines de personnes.
Le charbon constitue la plus polluante de toutes les énergies fossiles, et à ce titre la principale menace pour notre climat. Fin 2008, la Pologne s’est illustrée tristement par ses tentatives de saper la politique climatique européenne et les négociations européennes sur le paquet climat/énergie. Dans ce pays, qui recourt au charbon pour produire plus de 93% de son électricité (soit plus du double de la moyenne mondiale), la suspension d’un projet de construction d’une mine de charbon constitue donc une victoire très importante.
ENCORE UNE INFORMATION QUI A ECHAPPEE AUX MEDIAS LOCAUX
Devant un tel succès, on accueillerait volontiers Greenpeace à Cossaye et Lucenay!
Mais peut-être ne serait-ce pas du goût de ceux qui pensent lutter contre la mine sans trop de « tumulte et d’ostentation ».Chut, pas de bruit…
Dommage ça a l’air d’être efficace.
Remarque:L’article parle d’une manifestation de 400 personnes. C’est moins que le nombre d’adhérents de L’ADSN.
L’Ours : que savez-vous exactement du nombre d’adhérents de l’ADSN ?
vous ne devez pas annoncer des chiffres – par ailleurs complétement fantaisistes – sans savoir. merci de vous en souvenir.
Au fait l’Ours, pourquoi ne faites-vous pas le bruit et l’ostentation dont vous êtes si friand ? et par la même occasion venir faire le « plus » ou le « moins » des 400 personnes ?
C’est facile d’écrire anonymement sur un blog, çà ce n’est ni bruyant, ni ostentatoire (les termes sont de moi dans un précédent échange), mais depuis nous avons fait du boulot et vous qu’avez-vous fait ?
Soutient à Eliane
Le tract distribué par l’ADSN rétablissant certaines vérités prouve bien que l’association ne reste pas les « deux pieds dans le même sabot »
D’autre part je crois savoir que de nombreuses actions ont été faites par des membres actifs qui n’ont pas juger bon d’en faire état.
La publicité ne rime pas forcément avec efficacité !
De nombreuses « informations » circulent déjà dont il est difficile de séparer le vrai du faux.
L’Australie projette une centrale solaire record
(src : ABC, Xinhua)
Le gouvernement australien s’apprête à lancer le développement de la plus importante centrale solaire au monde.
Le Premier ministre australien Kevin Rudd a annoncé un investissement de 1,4 milliard de dollars australiens (1,1 miliard d’euros) pour la construction d’un parc de production d’énergie solaire. Le projet comprendra jusqu’à 4 centrales qui, selon le Premier ministre, offriront autant de puissance qu’une centrale à charbon. Une puissance installée de l’ordre de 1 000 MW, soit trois fois celle de la plus importante centrale solaire californienne.
Son développement s’inscrira dans le cadre du plan australien pour la réduction des émissions de dioxyde de carbone, d’un montant équivalent à 3,3 milliards d’euros.
Les sites d’implantation devraient être déterminés dans le courant de l’année prochaine, a précisé le Premier ministre. Ils seront choisis en fonction de la proximité du réseau et de la qualité d’ensoleillement.
Kevin Rudd a par ailleurs annoncé que l’Australie intégrerait L’Agence Internationale de l’Energie Renouvelable (IREA), qui regroupe actuellement plus de 80 pays. L’Agence tiendra sa première réunion en juin prochain.
[mis à jour le 18/05 à 10:49]
1000 MW SOLAIRE ,C’EST POSSIBLE POUR 1,1 MILIARD D’EUROS
LA SEREN (1000 MW EGALEMENT)PREVOIT DANS SON PROJET :
« L’investissement global (mine + centrale) s’élèvera à 1.4 milliards d’euros. »
ETONNANT NON !
Mieux encore! Etant donné que « dans tous les cas » l’exploitation du charbon « ne pourrait se faire sans captation et séquestration du carbone » (dixit ce soir même Chantal Jouanno)le surcoût à prévoir devrait faire réfléchir certains investisseurs que l’on dit très avisés…
A la question: « Que pensez-vous des projets d’exploitation d’un gisement de charbon dans la Nièvre ? »
Chantal Jouanno, nouvelle secrétaire d’état à l’Ecologie, a répondu:
« Nous avons arrêté l’exploitation du charbon en 2004. Il y a 3 demandes d’exploitation en France. Elles sont actuellement soumises à une évaluation environnementale indépendante. Dans tous les cas, elles ne pourraient pas se faire sans captage et stockage du carbone. Le charbon n’est pas l’énergie d’avenir en France.
Par contre, elle se développera à l’International, notamment en Chine à qui nous ne pouvons pas interdire le développement, et nous devons maîtriser la technique du captage stockage du carbone ».
RETENONS DONC QUE LE CHARBON N’EST PAS L’ENERGIE D’AVENIR EN FRANCE.
Allègre au gouvernement ?: « de la folie » (Goulard, UMP)
Par AFP, publié le 19/05/2009 à 20:08 – mis à jour le 19/05/2009 à 20:10
PARIS – François Goulard, ancien ministre UMP à l’enseignement supérieur, a jugé mardi que l’entrée de Claude Allègre au gouvernement « serait une folie ».
« Il y a des ministres d’ouverture qui sont plutôt de bons ministres mais Allègre ce serait de la folie », a dit M. Goulard dans les couloirs de l’Assemblée.
« Dans le monde de l’éducation, il est complètement décrédibilisé, dans le monde de la recherche, il est littéralement ridicule », a-t-il dit. Car « l’espèce de débat qu’il a essayé d’avoir sur le réchauffement climatique l’a entaché d’illégitimité aux yeux de la communauté scientifique ».
Selon M. Goulard, « le remettre dans les fonctions qu’il a occupées autrefois serait une erreur politique de premier ordre. Quand à faire autre chose, je ne sais pas très bien quoi… ».
Le nom de Claude Allègre pour entrer au gouvernement circule régulièrement et les spéculations ont été relancées par l’attente d’un remaniement gouvernemental après les élections européennes de juin.
L’hypothèse d’un retour de M. Allègre fait débat chez les chercheurs. Le climatologue français Jean Jouzel, membre du Groupe international d’experts sur le climat (Giec), a jugé qu’on ne pouvait pas avoir un ministre « qui nie la réalité du changement climatique, qui nie les résultats de toute une communauté scientifique ».
Si le CHARBON n’est pas l’énergie d’avenir en France, la FILIERE BOIS l’est, en NIEVRE en particulier, pour preuve,l’article,pleine page, du JDC du 20 Mai : « Sardy-lès-Epiry : sciage, transformation, valorisation, production électrique dans une même unité, en 2012. Deux cents emplois … si tout va bien »
« 120 à 150 millions d’euros d’investissement, 200 emplois directs en 2012… »
« Le projet : une scierie sur 17 ha (rendement de 500.000 m3, plus des extensions pour la valorisation des sous-produits (sciures, écorces,..) et une unité de cogénération pour produire de l’électricité…
Appel d’offres : le projet concourt à un appel d’offres de l’Etat pour la production d’électricité à partir de biomasse. Copie à rendre le 15 Juillet prochain. »
Article complet, page 5, JDC du 20 mai.
A NOTER :en fin d’article une remarque étonnante : « ..Seule la position géopolitique de la Nièvre peut jouer contre elle. Mais côté politique, les militants du projet ont déjà su se vendre au-delà des sensibilités…. »
A méditer Messieurs les Politiques Nivernais !!!!
Les politiques nivernais peuvent méditer en effet.
Si on peut faire du solaire(en Australie) en produisant la même quantité d’électricité pour moins chère qu’avec du charbon, nous Français ne sommes pas plus bêtes alors messieurs les politiques réfléchissez.
Solaire +filière bois : il y a de quoi créer des emplois.
Camarades, regardez vers le ciel avant qu’il ne vous tombe sur la tête.
La CHINE et le méthane :
La Banque mondiale prête 80 millions de dollars à la Chine pour financer son projet de méthane de charbon.
La Banque mondiale a déclaré mercredi qu’elle accorderait un prêt de 80 millions de dollars à la Chine pour aider à l’exploitation et à l’utilisation du méthane de charbon dans le pays, afin de satisfaire la demande croissante en énergie et de réduire les gaz à effet de serre et la pollution de l’air associés à la combustion du charbon.
Le Projet de développement et d’utilisation du méthane de charbon au Shanxi permettra à la province de développer et d’appliquer un projet intégré de développement de méthane de charbon et un cadre de politiques en la matière, selon la Banque mondiale.
Le méthane de charbon, produit à partir des couches de charbon souterraines, est 21 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, polluant et hautement explosif.
La province du Shanxi produit un quart du charbon de la Chine et possède un tiers des ressources de méthane de charbon du pays.
Selon la Banque mondiale, le projet financera l’exploitation et le développement d’environ 350 puits verticaux de méthane de charbon avec une capacité de production annuelle de 250 millions de mètres cubes.
Le projet soutiendra également la construction d’une usine de gaz naturel liquifié composée de quatre modules ayant une capacité de production individuelle de 50 000 tonnes par an.
Agence de presse Xinhua 2009/05/21
Ce que l’agence de presse XINHUA se garde bien de dire, c’est que l’extraction du méthane de houille, « coalbed methane », est une opération extrêmement polluante. Elle nécessite pour permettre l’issue du gaz une diminution de la pression au sein du gisement. Pour ce faire on doit pomper de grandes quantités d’eau acide, chargée en sels minéraux, qui, épandue dans la nature engendre une pollution majeure. Les malheureux Chinois n’ont vraiment pas besoin de cette atteinte supplémentaire à leur environnement. C’est celle que cherche à nous infliger la société Valorca, avec en prime, étant donné la présence de radon signifiant la richesse du gisement en éléments radioactifs, une radioactivité prévisible de l’eau qui polluera nos sols, nos nappes et nos rivières. Les malheureux Chinois qui tenteraient de protester se retouveraient vite en prison ou pire, mais nous qui le pouvons encore, faisons entendre notre voix.
JdC Actualités : ALLEGRE « Grenello-incompatible »
(tiens, tiens, comme notre mine …)
Article dans le JdC de ce jour sur l’hypothèse d’une entrée au gouvernement de Claude Allègre. Article sans grand intérêt, sauf ….certains commentaires :
« Il est grenello-incompatible a critiqué Laurence Rossignol, secrétaire à l’environnement du PS. Docteur en sciences physiques, Claude Allègre s’est , en effet, crée beaucoup d’ennemis avec ses positions iconoclastes quand il conteste le lien entre l’activité humaine et le réchauffement planétaire, pourtant reconnu par la communauté scientifique ». » Claude Allègre est l’une des seules personnes au monde qui dit qu’il n’y a pas de problème climatique et que l’homme n’est pas responsable des rejets de CO2, a affirmé José Bové qui l’a traité d’
« ANACHRONISME SCIENTIFIQUE ».
Petite précision : je cite cet article, mais je ne me situe nulle part politiquement, je suis simplement « grenello-positionnée ».
Autre sujet, cette fois-ci « grenello-compatible » :
Toujours le JdC ce jour : »POUR UNE GESTION ECOLOGIQUE DE L’EAU »
Saint-Vairain (commune de 350 habitants, Nord Nivernais, dans le canton de Saint-Amand en Puisaye). Un adhérent de l’association « E-cologie » a organisé un stage sur le thème de la gestion écologique de l’eau. « La phase pratique s’est concrétisée par la réalisation d’une station de traitement des eaux grises par phyto-épuration, à bases de filtres plantés de roseaux et autres plantes naturelles ». Ce stage sera suivi d’un autre consacré à la fabrication d’un chauffe-eau solaire.
Folklore écolo, me direz-vous ? peut-être … Mais nous devrions donner cette recette de « traitement des eaux grises » à notre chère SEREN et autres pollueurs.
32 ° à l’ombre, de nouveaux orages en perspective, une météo que je n’ai jamais en 52 ans vécus à Lucenay.
De fortes chaleurs remontent de péninsule ibérique et d’Afrique que ce soit sur la France, l’Italie y compris même de nombreux pays du sud de l’Europe Centrale.
Violents orages et possible tornade dans le nord de l’Allemagne
La Loire touchée par de violents orages de grêle
Violent orage sur Pamplune, Espagne: 80 mm en 20 minutes
Inondations records sur l’Est du Queensland, Australie
Glissement de terrain dans le Sud des Philippines: 26 morts, 20 disparus
Météo Europe: Chaleurs dans les Balkans, et tout le sud de l’Europe.
Les calottes polaires et les glaciers fondent à vue d’œil.
Et cependant, dans leurs bureaux si bien climatisés qu’ils semblent se croire à l’abri du cataclysme, de beaux messieurs rêvent de dividendes.
Des éoliennes de plus en plus, des panneaux solaires un peu partout, c’est bon pour la planète. Et ce matin sur RTL : « Pour la première fois depuis 1946, baisse historique de la consommation d’électricité dans le monde ». Nous n’avons vraiment pas besoin de cette mine et de la centrale.
Mon fournisseur de bois ne trouve plus de bûcherons. Certains peuvent-ils encore faire semblant de penser que le travail à la mine sera plus attractif…
USINENOUVELLE.com
Energie
Alstom se lance dans les hydroliennes avec Clean Current
25/05/2009
La coentreprise entre les groupes français Alstom et Bouygues, Alstom Hydro, vient de conclure un accord de coopération sous licence exclusive mondiale avec Clean Current Power Systems Incorporated, société canadienne spécialisée dans la conception et la réalisation de tests dans la technologie hydrolienne. La licence porte sur les applications de courant océanique et de courant de marée utilisant la technologie brevetée de Clean Current. Celle-ci se compose d’une turbine à axe horizontal munie d’un alternateur à aimants permanents à vitesse variable et à entraînement direct. Enveloppée dans un carénage extérieur, l’hydrolienne du Canadien fonctionne dans les deux sens.
Ensemble, Alstom Hydro (6 000 salariés dans 19 pays) et son partenaire vont développer le projet et déployer des unités de démonstration. Deux produits, le premier de 1 MW, le second de 2 MW, sont à l’étude. S’appuyant sur ses compétences en matière d’hydroélectricité (secteur où elle est numéro 1 mondial, avec près de 25 % des capacités installées) et d’éoliennes, la joint-venture entre Alstom et Bouygues vise à se positionner à la fois comme équipementier et comme fournisseur de solutions clés en main. Elle envisage de commercialiser ses premières hydroliennes à l’horizon 2012.
Selon l’Agence Internationale de l’Energie, si, à l’échelle planétaire, tous les sites soumis à des courants de marée assez puissants étaient équipés d’hydroliennes, il serait possible de produire annuellement 100 TWh d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de 20 millions de foyers d’Europe de l’Ouest.
Climat: la bataille des industriels pour s’imposer dans le captage de CO2PARIS (AFP) – 26/05/2009 13h06
La centrale électrique d’Ashkelon en Israël le 8 septembre 2008
agrandirréduireimprimerCapter le CO2 des fumées de centrales ou d’usines avant de les enfouir sous terre ou sous la mer apparaît de plus en plus comme une stratégie pour lutter contre le réchauffement climatique, et fait déjà l’objet d’une bataille technologique entre les industriels.
Encore à un stade expérimental précoce, un déploiement commercial du captage de CO2 est plutôt envisagé pour 2020, mais « pour les industriels, l’intérêt est de se positionner dès maintenant face à leurs concurrents », explique François Kalaydjian, directeur des technologies de développement durable de l’Institut français du pétrole (IFP).
Les cheminées du complexe pétrochimique de l’étang de Berre, le 3 septembre 2005
Les annonces d’essais se multiplient mais les stratégies et investissements restent encore jalousement cachés. Le groupe français Alstom s’affirme en avance, avec 10 projets pilote, dont trois déjà lancés, et deux qui doivent l’être dans les prochains mois.
A Karlshamn, en Suède, des tubes en inox flamboyants, enfermés dans une enceinte blanche à l’extrémité d’une centrale d’appoint EON, captent depuis peu 90% du CO2 émis par une petite chaudière de 5 mégawatts.
Les cristaux blancs de carbone récupérés ne sont pas encore stockés, mais ce pilote permet à Alstom de tester à échelle très réduite sa technologie à l’ammoniaque refroidi.
Mais le Français est loin d’être le seul à prendre ses marques sur un secteur qui, dans 10 ans, pourrait devenir un marché lucratif: les autres constructeurs de centrales électriques, comme GE, Siemens ou Mitsubishi Heavy Industries, les groupes énergétiques Enel, EON ou Vattenfall, mais aussi les chimistes, comme Rhodia, Dow Chemical ou Air Liquide, s’impliquent dans différents projets.
ArcelorMittal prévoit également un test sur son usine de Florange (France) car pour être captées, les sources de CO2 doivent être stationnaires et importantes. Cela exclut les émissions des transports, mais rend le captage envisageable pour les centrales, les raffineries, les aciéries, les cimenteries ou les sites de pétrochimie.
Pour partager les risques et inciter les industriels à aller vite, des financements publics sont promis, une dizaine de milliards d’euros au total pour le moment, soit la moitié de la somme jugée nécessaire par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour les 20 grands démonstrateurs escomptés d’ici 2020.
L’Union européenne, qui vise une douzaine de démonstrateurs industriels d’ici 2015, est l’une des zones motrices dans ce domaine avec les Etats-Unis, l’Australie et le Canada, selon Tom Kerr de l’AIE.
« Il y a encore tout un éventail de solutions et de scénarios à tester », explique M. Kalaydjian, avec différents modes de captage, de transport (pipelines ou bateau) et de stockage (aquifères salins ou réserves pétrolières et gazières).
Les industriels sont aussi confrontés au défi de rendre leurs technologies moins coûteuses et moins gourmandes en énergie, car pour l’instant, elles ne réduiraient le rendement d’une centrale que d’environ un quart.
Vu l’ampleur des investissements nécessaires, « il faudra donner à ce marché de la visibilité à long terme », juge Philippe Joubert, président d’Alstom Power. Or les incertitudes restent grandes en termes de calendrier, d’encadrement juridique, de prix du carbone récupéré, mais aussi d’acceptation par l’opinion publique.
Pour les organisations environnementales, le captage et stockage de CO2 apparaît plutôt comme une fausse bonne idée. Trop gourmande en énergie, trop chère et trop risquée, cette stratégie est, d’après Greenpeace, surtout une excuse pour continuer à utiliser charbon, fioul et gaz.
2009 AFP
DIEU MERCI IL EN EST QUI NE SE LAISSENT PAS ABUSER PAR CEUX DONT LA RAPACITE EST LA CAUSE DIRECTE DE LA CATASTROPHE ET DONT LE SEUL SOUCI EST DE « VALORISER » LES COMBUSTIBLES FOSSILES.
,LeJournal de l’Environnement passe en revue les programmes nationaux en matière d’environnement des principales listes :
Les socialistes : « Côté énergie, réclament une taxe carbone sur les produits importés pour lutter contre les délocalisations environnementales, et, sans plus de détails, souhaitent un «plan massif en faveur des énergies renouvelables AINSI QUE LA FIN LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE DES CENTRALES ELECTRIQUES AU CHARBON.
Qu’en pense notre député ??
Total obtient l’autorisation sans vote de stockage souterrain de CO2
29/05/2009 17:13 (Par Nadja NASDALA)
Total obtient l’autorisation sans vote de stockage souterrain de CO2
Total obtient l’autorisation sans vote de stockage souterrain de CO2. Face à une telle situation, les associations vont saisir la justice.
La société Total a obtenu l’autorisation d’enfouir 120000 tonnes de C02 pendant deux ans, sur le site industriel de Lacq (Pyrénées-atlantiques). Les associations déposent un recours.
Pour Total la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre serait apparemment très simple car il suffirait de pomper. Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples et la technique de Capture et de Stockage de Carbone présente plusieurs risques inacceptables.
Premièrement la Capture et Stockage de Carbone est énergivore. Le rapport parlementaire de M Birraux du 3 mars 2009 note sur ce point: « Le Capture et de Stockage de Carbone est d’ailleurs présenté comme une technologie de l’énergie, alors qu’en soi, il ne procure aucun apport nouveau d’énergie (…) il induit au contraire une consommation supplémentaire d’énergie ». La Capture de Stockage de Carbone utilise en effet de l’énergie pour les opérations de capture, de transport et d’injection souterraine.
Total obtient l’autorisation sans vote de stockage souterrain de CO2. Face à une telle situation, les associations vont saisir la justice.
Deuxièmement la Capture et Stockage de Carbone est polluante. Cette technologie a pour raison première le développement des centrales thermiques au charbon à l’heure ou il faut au contraire développer les sources d’énergies renouvelables, les économies d’énergie et l’efficacité énergétique. Le rapport Birraux note que la Capture et Stockage de Carbone « conforte aussi l’utilisation des énergies carbonées dans les pays qui les importent avec même le risque d’accroître leur dépendance énergétique, puisque l’implantation d’un dispositif de Capture et Stockage de Carbone impose un supplément de consommation d’énergie ».
Troisièmement la capture et Stockage de Carbone présente des risques pour l’environnement car l’enfouissement industriel de carbone sous terre présente des risques pour la santé et l’environnement qui ne sont pas maîtrisés. Aucune expertise indépendante et contradictoire n’a été financée à ce sujet.
Puis la Capture et Stockage de Carbone est coûteuse. Elle peut, selon un rapport Greenpeace « doubler le coût de fonctionnement d’une centrale et, par conséquent, aboutir a une augmentation du coût de l’électricité de 21 à 91% ».
La Capture et Stockage de Carbone est tardive, ainsi le précise le PNUE : « Le CSC arrive beaucoup trop tard sur le champ de bataille pour aider le monde a éviter les changements climatiques ». Rappelons que les industriels eux-mêmes rappellent que la CSC ne sera pas opérationnelle avant 2030. Or, il nous faut réduire drastiquement nos émissions de GES dès 2015….
La Capture et Stockage de Carbone n’est pas viable selon l’Agence internationale de l’énergie, il faudrait créer plus de 6000 installations de CSC, chacune d’une capacité d’enfouissement d’un million de tonnes de CO2 pour espérer stocker 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Or, les cavités géologiques adéquates et non exposées à un risque sismique sont rares et l’acceptabilité sociale de ce procédé est très incertaine.
La Capture et Stockage de Carbone est fondée sur un mensonge car elle ne permet pas de réduire mais uniquement d’enfouir nos émissions de gaz à effet de serre qui sont en quelque sorte mises sous le tapis. La tonne de CO2 a bien été émise avant d’être stockée.
Total sera le seul bénéficiaire du projet et le contribuable sera mis à contribution avant et après les opérations d’enfouissement.
Le plan Borloo sur les énergies renouvelables, présenté le 17 novembre 2008, prévoit la création d’un « fond de soutien aux démonstrateurs industriels » doté de 400 millions d’euros sur quatre ans dont bénéficieront notamment les projets de Capture et Stockage de Carbone.
L’autorisation délivrée à Total prévoit que c’est l’Etat qui assurera la surveillance du site après injection et prendra donc en charge les éventuels problèmes.
Remarquons qu’aucune loi n’autorise la Capture et le Stockage de Carbone. C’est si vrai que le Gouvernement a inséré dans le projet de Grenelle 2 des dispositions, jamais débattues lors du Grenelle, tendant a donner un cadre juridique aux opérations d’enfouissement de CO2.
Mais le problème est que Total ne souhaitait pas attendre. Et c’est donc sans attendre le vote des parlementaires et a la veille de la Table ronde sur le risque industriel, I’Etat a donc accepte d’autoriser le projet de Lacq de manière absolument illégale et à la suite d’un simulacre de concertation.
Les associations demandent très clairement un moratoire sur tout projet de Capture et Stockage de Carbone, l’organisation d’un débat public par la Commission nationale du débat public, l’organisation d’un débat parlementaire sur le cadre juridique applicable et une expertise réellement indépendante des risques.
1 – Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a donc donné son accord pour que Total expérimente le captage et stockage du carbone (CSC) à Jurançon. L’objectif du groupe pétrolier, selon le journal Sud Ouest, est de séquestrer 120 000 tonnes de gaz à effet de serre sur deux ans, en l’occurrence du dioxyde de carbone rejeté par une cheminée se son usine de Lacq. Donc 60 000 tonnes par an.
2 – Aujourd’hui, on émet grosso modo 29 milliards de tonnes de gaz carbonique chaque année. Au rythme actuel, selon l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA), nous en serons à 40 milliards en 2030, dont 62% viendront des pays émergents, et 38% des pays industrialisés… ( Denis Delbeq Effets de Terre).
3 – 29.000.000.000 divisé par 60 000 = 483.333 sites de captage et de stockage. 40.000.000.000 divisé par 60 000 = 666.6666.
Même en tenant compte du fait que Lacq est une expérimentation, le nombre d’unités de stockage et de sites d’enfouissement devrait être colossal pour qu’une relative efficacité soit atteinte.
La CSC présentée comme la solution du problème du réchauffement climatique est une imposture.
TROP PEU – TROP CHER – TROP TARD
ET EN PLUS TROP RISQUEE.
Suggestion à souffler au comité:
La recherche (par des fonds publics) et la mise en service d’avions renifleurs qui seraient capable de détecter les sites d’enfouissement du CO2…
Ca nous ferait une couleuvre de plus à avaler.
Que pense la cour des comptes sur l’utilisation de fonds publics pour étudier le captage et stockage du CO2?
Un investissement à fond perdu…enfin pas pour tout le monde…
Encore une manipulation du grand capital.
L’Humanité du 28 Mai :
Un investissement à fonds perdu, une manipulation du grand capital ? pas si sûr…
Les amis nivernais « charbon propre » si adeptes d’un site pilote de CSC à Lucenay sont bien silencieux en ce moment. Tant mieux ! mais les autres amis de l’Humanité le sont moins.
Article paru dans l’Humanité le 28 Mai : « Le charbon pourrait rester l’une des principales sources d’énergie des deux prochains siècles. A condition de parvenir à stocker le dioxyde de carbone ».
Tout l’article fait l’apologie de l’utilisation du charbon et prône, évidemment, le captage et stockage du CO2 – c’est devenu très tendance ….
Pour lire l’article complet : http://www.humanite.fr/2009-05-28_Societe_Coke-en-stock
QUAND LE « GRAND CAPITAL » VIENT A NOTRE SECOURS:
IBM veut amener la gestion de l’énergie dans le monde du service
30-05-2009
Par David Feugey
À cet effet, la compagnie dévoile un nouveau centre de compétence, situé sur son site de La Gaude, près de Nice
clair.
L’IBM Forum de La Gaude proposera dorénavant des ressources spécifiquement dédiées au domaine de la gestion de l’énergie. Ce secteur se trouve aujourd’hui au centre des préoccupations des producteurs et distributeurs, des États et des consommateurs.
Les premiers doivent conjuguer avec l’arrivée des énergies renouvelables (éolien, solaire, etc.), qui posent des problèmes de disponibilité et imposent de créer un parc de centrales thermiques capables de prendre le relai à tout moment. Les gouvernements se doivent de réduire les émissions de CO² de leurs pays respectifs ainsi que les importations de matières premières. Enfin, si la production est mieux distribuée, les consommateurs ne paieront plus pour les pertes engendrées par les grilles énergétiques actuelles.
L’Energy & Utilities Solutions Center vise à répondre à cette problématique. Le but est ici d’apporter des outils informatiques modernes à l’industrie chargée de la gestion des ressources : énergie, eau, mais aussi gestion des flux routiers, consommation des bâtiments privés, etc. L’idée centrale est de réduire le gaspillage actuel.
Par exemple, dans le domaine de l’électricité, il convient de noter que l’énergie ne pouvant être facilement stockée (hors barrages hydrauliques), la production est largement supérieure à la consommation. C’est la condition sine qua non pour répondre aux pics de consommation. Sinon c’est tout le réseau qui peut s’effondrer, comme cela est arrivé plusieurs fois sur la côte ouest des États-Unis. Nous estimons aujourd’hui que40 % à 70 % de l’énergie produite est ainsi perdu.
Optimiser la production, la distribution et la consommation
IBM propose donc de gérer finement production, distribution et consommation, au travers de l’outil informatique. C’est la solution SAFE (Solution Architecture For Energy) qui est ici à l’œuvre.
Reprenons le problème de la fourniture d’électricité. Chez le client, des compteurs intelligents mesureront en temps réel la consommation électrique du foyer et transmettront ces chiffres aux unités de production, qui pourront alors s’adapter aux pics de charge. C’est la technique de l’AMM pour Advanced Meter Management, qui prône l’utilisation massive de capteurs.
IBM ajoute à ceci des techniques d’IPLM (Intelligent Plant Lifecyle Management) qui gèrent complètement les unités de production de l’énergie, y compris la maintenance : lorsque le superviseur détecte une anomalie, c’est tout un processus qui se met en route. En bout de chaine, le technicien disposera d’un outil capable non seulement de lui indiquer où se trouve la panne, mais aussi de lui expliquer comment la corriger.
Cette automatisation est également valable d’un bout à l’autre du réseau. Il ne sera plus nécessaire de faire déplacer un technicien pour ouvrir/fermer un compteur, relever la consommation, ou même changer la puissance fournie, puisque tout ceci pourra être réalisé à distance. Là encore, IBM met à profit ses technologies pour créer un maillage informatique capable de supporter une telle masse d’informations.
Le service en ligne de mire
À partir du moment où le compteur peut être administré librement et à distance, c’est tout un panel de services qui pourrait faire son apparition. Il est aujourd’hui difficile de gérer l’apport électrique produit par des éoliennes. En cas de baisse de production, EDF doit mettre en fonction des centrales thermiques classiques pour compenser le manque (le nucléaire met plusieurs heures pour monter en charge). Or qui dit thermique, dit CO². Une solution future consistera à proposer des contrats spécifiques, où le client acceptera que certains produits « non essentiels » puissent être délestés à distance, en contrepartie d’un tarif au kWh plus faible.
Certes, ce genre de service existe déjà auprès de certains opérateurs alternatifs. Toutefois, il ne fonctionnera pleinement que s’il est applicable à une grille énergétique de très grande taille. Et c’est bien là que l’offre d’IBM est intéressante. Non seulement la firme est une des seules à avoir la taille nécessaire pour pouvoir traiter directement avec des agences gouvernementales, mais elle est aussi un prescripteur en terme de nouveaux marchés.
Pour mieux comprendre les implications de cette révolution, les responsables de l’Energy & Utilities Solutions Center de La Gaude font un parallèle intéressant : « il y a 20 ans, la téléphonie, se composait d’un abonnement et de communications. Aujourd’hui, le panel de services proposé par les acteurs des télécoms est presque infini. En utilisant massivement l’outil informatique dans le secteur de l’énergie, un phénomène identique sera constaté dans le futur ».
C’EST,ESPERONS LE, LA MORT PROGRAMMEE DES CENTRALES THERMIQUES, ET LE CHARBON, SI CHER A L’HUMA, RESTERA SOUS TERRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN !
Article paru dans l’Humanité le 28 Mai : “Le charbon pourrait rester l’une des principales sources d’énergie des deux prochains siècles. A condition de parvenir à stocker le dioxyde de carbone ».
A condition que le le petit peuple avale la pillule qui est un peu grosse.
Pour l’instant a ce que je sache on veut nous faire croire que la technique est au point au même titre que l’amiante était sans risque .
Du bla bla bla mais pas de résultat.
Sauf pour le cac 40.
Demandez au mineur chinois (de base) ce qu’il en pense du charbon, ca lui permet de manger et encore pour combien de temps…
UN PAYSAGE BOCAGER SANS INTERÊT TOURISTIQUE:
C’est ainsi que nos pollueurs qualifient notre cadre de vie.
En fait pour ces messieurs le paysage présentant un intérêt touristique est celui que l’on peut « valoriser » et « exploiter » en le bétonnant pour y installer des parkings, des attractions débiles, des commerces de souvenirs kitchs.
Confortablement installés dans leurs bureaux climatisés, ils détestent la campagne authentique où nous aimons vivre. Et comme il leur faut beaucoup de sous pour leurs résidences secondaires, les jets privés, les hôtels de luxe au bout du monde, ils sont incapables de lui reconnaître une autre valeur que celle de son charbon.
Re- Capture du CO2 :
Scottish Power lance une unité de capture du carbone :
Avec la mise en route d’une unité de capture du carbone associée à une centrale au charbon, Scottish Power franchit une étape décisive vers un déploiement commercial de ces technologies.
Le prototype a été implanté sur le site de la centrale de Longannet, la deuxième centrale au charbon de Grande-Bretagne. L’unité de capture, de 30 tonnes et 85 m² de surface, sera capable de traiter 1 000 mètres cubes de gaz par heure.
Le prototype, développé par Aker Clean Carbon, est une réplique exacte, à petite échelle, d’un projet commercial programmé pour 2014.
Pour Scottish Power, il s’agit de démontrer la viabilité des procédés chimiques employés, ainsi que l’efficacité du procédé (la quantité de chaleur nécessaire pour briser le lien entre le CO2 et l’amine).
« Ce test emploie la même technologie qui équipera une centrale à échelle commerciale d’ici 2014. Le saut de 1 MW à 330 MW est maintenant à portée de main », a déclaré le directeur de Scottish Power, Nick Horler. « Il existe plus de 50 000 centrales électriques à combustible fossile en fonctionnement dans le monde entier. »
« La Mer du Nord pourrait potentiellement stocker l’ensemble des émissions de CO2 de l’Europe au cours du prochain siècle, a estimé le dirigeant. Cela signifie qu’une nouvelle industrie est maintenant sur le point de se former au Royaume-Uni. »
La centrale de Longannet se trouve sur les rives de l’estuaire de Forth. Depuis 1973, elle exploite 4 turbines de 600 MW.
SCOTTISH POWERCCS
PUISSE LA SAGESSE TRIOMPHER DU DELIRE TECHNOLOGIQUE !
FNE dépose un recours contre un projet de stockage de CO2
02/06/2009 12:33
par Sabine Casalonga
La fédération France nature environnement (FNE) et deux associations locales (1) vont déposer un recours contre le projet de stockage de CO2 de Total à Lacq (Pyrénées-atlantiques) selon un communiqué du 28 mai.
Le groupe Total a reçu l’autorisation de lancer un projet pilote de captage et de stockage de carbone (CSC) sur deux ans, par un arrêté préfectoral du 13 mai, selon l’AFP. L’expérimentation qui représente un investissement de 60 millions d’euros, a pour objectif d’enfouir jusqu’à 150.000 tonnes de C02 dans un ancien gisement de gaz naturel à 4.500 mètres de profondeur. Le projet est mené en partenariat avec le groupe Air Liquide, l’Institut français du pétrole (IFP) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
FNE considère que la technique de CSC présente «plusieurs risques inacceptables». La fédération s’appuie sur Ie rapport parlementaire du député Claude Birraux (UMP, Haute-Savoie) (2) pour dénoncer son caractère «énergivore», «polluant» -puisqu’associé au développement des centrales à charbon- «risqué pour la santé et l’environnement» et «coûteux» -pouvant entraîner une «augmentation du coût de l’éIectricité de 21 à 91%».
La fédération estime que ces technologies qui ne seront pas opérationnelles avant 2030 arrivent «trop tard» puisque les émissions de gaz à effet de serre (GES) devront être réduites dès 2015.
FNE dénonce enfin un «projet illégal», aucun cadre juridique n’encadrant le CSC, à l’exception des dispositions insérées dans Ie projet de loi Grenelle II [pas encore examiné par le Parlement] et «jamais débattues lors du Grenelle».
Les associations demandent un moratoire sur tout projet de CSC, l’organisation d’un débat public et d’un débat parlementaire, ainsi qu’une expertise «réellement indépendante» des risques.
(1) Sepanso Béarn et Coteaux du Jurançon
(2) «Rapport sur l’évaluation de la stratégie nationale de recherche en matière d’énergie», Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (3 mars 2009)
Encore faut-il ajouter que le « délire technologique » se double d’un délire financier de ces messieurs qui pour réaliser encore plus de profits sont prêts à nous faire croire que l’on peut sauver la planète avec cette technique de stockage du co2.
Bonjour les dégâts pour la santé de nos enfants et aussi pour le contribuable de demain qui aura. à payer un impôt (sécheresse+pollution.)
Hier l’amiante, aujourd’hui le co2.
L’histoire nous prouve que tôt ou tard l’homme paye pour ses erreurs.
Hélas les pollueurs ne sont pas toujours les payeurs !
INFORMATION:
vendredi 5 juin : le film HOME de Yann Artus Bertrand passe sur France 2 à 20h30
L’ agence conseil en biodiversité
Montagnes des Appalaches : l’exploitation du charbon tourne au désastre écologique
Depuis plus de 150 ans, l’exploitation du charbon bat son plein dans les Appalaches, ces fameuses montagnes situées dans l’est des Etats-Unis et classées parmi les plus vieilles du monde. Cette activité est la principale source d’emplois en Virginie occidentale mais aussi un véritable désastre écologique. Depuis plus de 20 ans, la technique du « mountain top removal » a dévasté près de 500 monts pour laisser place à de vastes mines à ciel ouvert. Des mineurs dynamitent ainsi le sommet des montagnes, modifiant le paysage et la biodiversité de cette région pour toujours. Sans parler des cours d’eau ensevelis par la roche détachée à l’explosif et poussée vers le fond des vallées et des lacs et rivières pollués par les produits chimiques utilisés pour les explosifs. L’industrie charbonnière a beau avoir été condamnée plusieurs fois pour violation de la loi sur la protection des cours d’eau, la délivrance des permis d’exploitation n’a pas fléchi. Il est vrai que le charbon est une ressource stratégique pour les Etats-Unis qui disposent du quart des réserves mondiales.Mais un vent nouveau semble souffler sur la cime des Appalaches. Barack Obama vient de s’opposer à une législation de dernière minute de l’administration Bush autorisant le rejet de débris de montagne dans les cours d’eau et l’Agence américaine de protection de l’environnement a indiqué qu’elle réexaminerait un certain nombre de permis en cours de délivrance.
Article publié le 03 juin 2009
N’y aurait il pas non plus chez nous violation de la loi sur la protection des cours d’eau?
L’ozon et l’acolin, quel avenir?
« Un paysage touristique sans grand intérêt »
Sauf pour le comité qui soutient ces projets pour les « intérêts » du grand capital.
Article paru dans « Science et Vie » de Juin 2009
On en reparle
Stocker le CO2 sous terre bute sur l’eau.
En mars, Science et Vie relayait le scepticisme de certains chercheurs quant au stockage souterrain du gaz carbonique émis par l’industrie.
Leur constat : une technique trop risquée, trop chère, trop peu efficace et arrivant trop tard. D’autres spécialistes viennent aujourd’hui d’enfoncer le clou. Ils ont étudié la présence souterraine et très ancienne de CO2 dans les champs de gaz naturel en Chine, en Hongrie et aux Etats-Unis.
…….
Or les chercheurs ont observé que 90 % du CO2 contenu dans ces terrains était dissous dans l’eau des profondeurs.
Une mauvaise surprise car le gaz peut alors retourner rapidement dans l’atmosphère lorsque l’eau jaillit du sol, dans le cas de geysers par exemple.
……
Pour plus amples informations, consultez « Science et Vie » de Juin 2009.
« HOME », le film de Yan Arthus Bertrand, est d’une qualité exceptionnelle, mais il faut espérer que son message sera entendu. Il est permis d’en douter après avoir assisté au débat qui a suivi sur France 2. Malgré la figuration de Jean Jouzel, la question de la responsabilité des combustibles fossiles, en particulier du charbon et de l’urgence de réduire leur consommation a été pratiquement escamotée. Est-ce vraiment un hasard, ou s’agit-il surtout d’éviter à tout prix une mise en cause de la société de consommation. Monsieur Yves Calvi n’aurait-il pas profité du départ de Yan Arthus Bertrand en cours d’émission ??
voici un extrait de la feuille de route énergetique du gouvernement:
« Autres conditions prévues par la feuille de route : la révision du parc de production thermique d’électricité qui sert à répondre notamment aux besoins en période de pointe. La moitié des centrales à charbon seront déclassées d’ici 2015 et remplacées par des centrales à gaz, moins polluantes et aucune nouvelle centrale à charbon ne pourra être autorisée sans mise en place d’une chaîne complète de démonstration de captage, transport, et stockage du dioxyde de carbone, dans l’attente de la disponibilité des technologies de capture et stockage du CO2. »
source:Actu environnement
Personne n’étant capable( à par nos amis amateurs de perrier bien sûr) de mettre en place le captage et stockage du CO2, le projet de Lucenay-Cossaye parait de plus en plus absurde.
« …dans l’attente de la disponibilité des technologies de capture et stockage du CO2.”
Et en plus
« TROP PEU – TROP CHER – TROP TARD
ET EN PLUS TROP RISQUEE. »
Le film HOME nous démontre bien qu’il faut aller vite.
Alors vite Messieurs les politiques abandonnez ces projets absurdes.
La poussées des verts aux élections européennes est un signal fort en ce sens !
En effet les résultats des européennes signifient que la prise de conscience de l’urgence climatique est beaucoup plus aigue dans l’électorat que ne le pensaient les politiques. Ils vont assurément avoir à en tenir compte et c’est une excellente chose pour nous.
Cependant ne baissons pas la garde. Valorca,l’illusioniste, tente de séduire certains avec son dernier avatar d’exploiteur de gaz de houille, présenté comme super clean. C’est là un nouveau mensonge à ajouter à une longue liste, car l’extraction du méthane d’un gisement de charbon exige le pompage de très grandes quantités d’eau. Ces eaux acides, chargées en minéraux, en métaux lourds et en éléments radioactifs viendront polluer nos sols, nos nappes phéatique, nos rivières. Il ne s’agit là en fait que de mettre un pied dans la place.
Le PDG de Valorca s’inspire de la fable de Jean de la Fontaine en imitant ce Renard qui, pour faire tomber les « poulets d’Inde » de leur perchoir,
« Eut recours à son sac de ruses scélérates,
Feignit vouloir gravir, se guinda sur ses pattes,
Puis contrefit le mort, puis le ressuscité.
Arlequin n’eut exécuté
Tant de différents personnages ».
Ne soyons pas ses dindons !!
Aussi dans « Sciences & Vie » de Juin : Echec complet de l’expérience tentée pour stocker le CO2 dans l’eau. Des scientifiques avaient imaginé stocker le CO2 dans l’eau des océans en injectant d’énormes quantités de limaille de fer en profondeur. La tentative n’aura pas duré bien longtemps et s’est soldée par un échec complet. Au lieu de se triturer les neurones avec des idées plus ou moins baroques, nos savants feraient mieux de se lancer à fond dans la seule voie qui sera sûre de marcher : produire de moins en moins de CO2, mais là évidemment les industriels et la finance vont y laisser des plumes et ils ne sont guère disposés en ce moment. Les électeurs de dimanche ont compris, eux, où se trouvait la solution pour sauver notre planète, le message est clair et nos décideurs feraient bien de ne pas l’oublier.
Réchauffement climatique : avec les forêts, les tourbières sont un atout majeur
Lundi 8 juin, 15h35
LeMonde.fr
Pour lutter contre le réchauffement climatique, les solutions ne manquent pas : réduire la consommation d’énergie, en inventer de nouvelles, renouvelables et non polluantes, stocker les émissions de CO2, etc. Or, à côté de ces pistes, qui reposent sur des investissements en dizaines de milliards de dollars, il en existe une autre qui consisterait à mieux protéger les puits de carbone naturels que représentent quelques grands écosystèmes planétaires.
pour l’environnement (PNUE) estime que près de 15 % du chemin à parcourir pour limiter la hausse des températures à 20 C d’ici à 2100 pourrait être ainsi réalisé. Un plus certain, car cet objectif de 20 C est loin d’être atteint. Les scénarios établis par le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que, pour y parvenir, il faudra réduire de 85 % les émissions mondiales de gaz à effet de serre sur le siècle.
Le carbone séquestré par les écosystèmes terrestres est trois fois plus important que celui présent dans l’atmosphère. Mais les espaces naturels ne contribuent pas tous de la même manière à la lutte contre le réchauffement. Le PNUE suggère de concentrer les efforts sur les forêts tropicales, dont on sait que la disparition alimente 20 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Il insiste aussi sur le rôle des tourbières, dont l’exploitation ou l’assèchement, pour les convertir par exemple en aires de production d’agrocarburants, jouent un rôle dans la dégradation du climat. Une tourbière stocke en moyenne 1 450 tonnes de carbone à l’hectare, beaucoup plus que n’importe quel autre écosystème. Le monde compterait environ 65 millions d’hectares de tourbières dégradées, dont une part importante en Asie du Sud-Est.
Il ne s’agit pas seulement de protéger ces espaces de futures dégradations, il faut aussi envisager leur restauration et la création de nouveaux puits de carbone au travers, par exemple, de vastes programmes de plantations.
Les experts du PNUE mettent en avant l’argument très convaincant du prix. Alors que les technologies développées pour capturer et stocker 1 tonne de carbone sur les rejets des usines nécessitent de 20 à 270 dollars (sans un total gage de succès), 10 dollars suffiraient pour obtenir le même résultat en utilisant différemment les sols. Tout en faisant d’une pierre deux coups : lutter contre le réchauffement et protéger la biodiversité.
MIS CELA NE FAIT PAS LE COMPTE POUR CES MESSIEURS DU LOBBY DU CHARBON.
Il semble que la plupart de commentateurs politiques n’aient pas saisi la signification véritable du vote écologique de la semaine dernière. Ils accusent le film « HOME » d’avoir pu influencer les électeurs et pourtant se refusent à admettre que, malgré les publicités débiles, les spectacles infantilisants, les faits divers à la une, il existe chez nos concitoyens une prise de conscience de plus en plus prégnante de l’urgence climatique.
Le 08-06-2009 à 06h55 : Une tornade s’abat sur le Nord de l’Italie: 28 blessés.
Le 10-06-2009 à 09h19 : Vague de chaleur en Europe centrale.
Le 11-06-2009 à 12h35 : Des inondations entre le Pays de Galles et le Nord de l’Angleterre
Le 13-06-2009 à 07h36 : Vigilance sur 17 provinces Espagnoles en raison de fortes chaleurs
Aujourd’hui à 06h57 Une tornade et de violents orages font 1 morts et plusieurs blessés aux Philippines .
Aujourd’hui à 07h00 : De violents orages font 8 morts et 121 blessés dans l’Est de la Chine .
AP 15.06.2009 09:52 De violents orages ont provoqué dimanche dans la soirée des inondations et des coulées de boues sans le sud du département de l’Aisne.
POUR CES MESSIEURS DU LOBBY CHARBON LA PLUS GRANDE CRAINTE C’EST LA « TEMPETE » SUR LA BOURSE.
Portail-environnement.com
Investir dans les arbres et les sols sera moins coûteux que le captage et le stockage du CO2 08/06/2009 09:55 (Par Sandra BESSON)
Investir dans les arbres et les sols pour réduire les émissions de gaz à effet de serre rejetées dans l’atmosphère sera moins coûteux que d’investir dans la technologie de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CO2) sur laquelle misent beaucoup de pays.
Le fait d’abattre moins d’arbres et de mieux s’occuper de nos sols pourrait être moins cher et plus efficace pour lutter contre le changement climatique que la réduction des émissions provenant des centrales électriques à charbon, d’après ce qu’a déclaré le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) vendredi.
De nombreuses compagnies énergétiques et analystes affirment que le monde devrait investir dans la technologie qui capte les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant des centrales à charbon, puis les enterre sous terre (ce qu’on appelle la séquestration géologique du CO2 ou technologie de captage et de stockage du CO2).
Si cette technologie est souvent citée comme prometteuse, elle n’a pas été testée à échelle commerciale, et il reste beaucoup d’incertitude concernant le degré de dangerosité d’enterrer du CO2 sous la terre.
Les arbres absorbent et stockent le CO2 pendant leur croissance, tandis que les sols le piègent également dans leurs matières organiques
Ainsi, d’après le rapport du PNUE, il y a des façons naturelles bien meilleures de stocker le dioxyde de carbone et de limiter les émissions de gaz à effet de serre rejetées dans l’atmosphère.
En effet, les arbres absorbent et stockent le CO2 pendant leur croissance, tandis que les sols le piègent également dans leurs matières organiques –racines et petits organismes vivant sous terre.
« Des dizaines de milliards de dollars sont réservés actuellement pour le captage et le stockage du dioxyde de carbone dans les centrales électriques, le CO2 étant enterré sous terre ou sous la mer » indique Achim Steiner, directeur du PNUE, dans le rapport intitulé : « La solution naturelle ? Le rôle des écosystèmes dans la limitation du changement climatique ».
« Les systèmes vivants de la Terre pourraient être capables de séquestrer plus de 50 gigatonnes (milliards de tonnes) de dioxyde de carbone au cours des prochaines décennies » d’après lui.
Avec la combustion d’énergies fossiles, le monde a rejeté dans l’atmosphère 8,5 milliards de tonnes de CO2 en 2007.
Les émissions mondiales de gaz à effet de serre augmentent d’environ 3% par an et doivent commencer à amorcer une chute d’ici dix ans si le monde veut éviter les pires conséquences du changement climatique, d’après les scientifiques.
La récession ne devrait ralentir la croissance annuelle des émissions que de manière temporaire, d’après les analystes.
Les sols stockent plus de CO2 lorsque le pâturage des animaux est limité et que les cultures sont cultivées de manière moins intensive –des mesures qui coûtent environ 5 à 10 dollars pour chaque tonne de dioxyde de carbone qui n’est pas rejeté dans l’atmosphère, d’après le rapport.
En comparaison, le coût du captage des gaz à effet de serre dans les centrales électriques varie entre 20 et 270 dollars par tonne de CO2.
Les systèmes de captage et de stockage du CO2 fonctionnent en captant le dioxyde de carbone des cheminées des centrales électriques et en le stockant dans des réservoirs souterrains, tels que des puits à pétrole inutilisés.
L’Union Européenne espère développer 10 à 12 systèmes de captage et de stockage du CO2 d’ici 2015. Les analystes pensent que cela coûtera environ 1 milliard de dollars pour chaque centrale électrique équipée d’un tel système.
Parmi les pays qui misent également beaucoup sur cette technologie, on trouve les Etats-Unis, la Chine, le Canada et l’Australie.
Le coût du stockage du dioxyde de carbone dans les forêts et les fermes augmente de plus en plus cependant parce que cela entraîne une compétition avec les alternatives (d’utilisation des terres) plus rentables telles que la production intensive alimentaire.
Cela pourrait également provoquer des tensions sociales si, par exemple, la plantation d’un arbre se fait sur une terre utilisée pour du pâturage traditionnel.
« Parfois, la terre peut être d’une grande importance pour la population locale, en tant que terre de pâturage pour le bétail, ou que source de nourriture sauvage ou d’autres ressources » précise ainsi le rapport.
Communiqué de Presse du R.A.C. – RESEAU ACTION CLIMAT – du 16 Juin 2009 : en parlant du Grenelle de l’Environnement
Energie : le charbon toujours d’actualité en France !
Côté énergie, l’article 17 donne la possibilité de construire des centrales à charbon à condition de « pouvoir être équipées, dans les meilleurs délais, d’un dispositif de stockage et de transport du CO2 ». Une loi environnementale qui fixe la lutte contre le changement climatique au premier rang de ses priorités ne peut pas faire en même temps la promotion des centrales à charbon, technologie parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre. Les dispositifs de stockage du CO2 sont par ailleurs loin d’être sûrs et opérationnels.
Le Grenelle ne permettra pas à la France d’atteindre le «facteur 4»
17/06/2009 11:44
La France pourra seulement atteindre le facteur 3 en 2050 si elle concrétise les engagements du Grenelle de l’environnement, selon le directeur associé du Boston consulting group. Ce cabinet de consultants a réalisé pour le Meeddat une étude d’impact du Grenelle, qui table, dans certaines conditions, sur une activité de 450 milliards d’euros et la création de 600.000 emplois d’ici 2020.
Evaluer
par Victor Roux-Goeken
La concrétisation des mesures issues du Grenelle de l’environnement devrait générer d’ici 2020 une activité d’environ 450 milliards d’euros, financés à hauteur d’environ 170 milliards par l’Etat et les collectivités, selon une étude réalisée par le cabinet Boston consulting group (BCG) pour le compte du Meeddat. Présentées mardi 16 juin au ministère par Marc Benayoun, directeur associé du BCG, ces «réflexions sur le portefeuille de mesures» issues du Grenelle tablent sur 600.000 créations d’emplois, intérimaires compris. Jusqu’en 2014, 95% des emplois seront liés à la mise en place des infrastructures (au sens large du terme), avant que ceux liés à leur exploitation ne commencent à gagner du poids.
Entre 2005 et 2020, la France devrait réduire ses émissions de 27%, 14% de cette baisse étant attribuables à la mise en œuvre du Grenelle. «Si nous continuons sur cette lancée, nous arriverons à un facteur 3 en 2050», a prévenu Marc Benayoun, au lieu du fameux «facteur 4» (baisse de 75% des émissions en 2050) auquel la France s’est engagée et que réaffirme le projet de loi «Grenelle I». A l’horizon 2020, la consommation d’énergie fossile devrait baisser de 25% –19% grâce au Grenelle– améliorant d’autant la balance commerciale du pays.
Le bâtiment, les transports et les énergies renouvelables sont les activités qui profiteront le plus de la mise en œuvre du Grenelle et devraient connaître une forte croissance jusqu’en 2014. Au plus fort du financement du Grenelle, l’Etat devra débourser 11 milliards € par an, un montant qui n’est pas «de nature à déstabiliser les dépenses publiques», a assuré Marc Benayoun.
Le cabinet s’est aussi penché sur les rapports coûts/gains de CO2 et créations d’emplois. Le bonus/malus et «véhicules propres», les énergies renouvelables hors photovoltaïque et la rénovation thermique du bâtiment capteront 45% du financement public tout en générant 88% des gains de CO2 et 61% des emplois. Les travaux «lignes à grande vitesse (LGV), le photovoltaïque, les transports et la rénovation des bâtiments publics capteront 55% du financement public et généreront 12% des gains de CO2 et 39% des emplois. «Nous ne partageons pas l’analyse du BCG sur l’impact des transports», a rétorqué le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo, pour qui «une offre de transport de qualité est source d’amélioration sociale».
Tous ces effets se concrétiseront à condition que l’Etat entretienne ce mouvement d’ascension jusqu’en 2014. Un effort qui nécessitera une deuxième phase de mesures en 2011, à étudier dès 2010, a indiqué Jean-Louis Borloo. La France devra aussi se doter d’un champion des énergies renouvelables, pourquoi pas dans le photovoltaïque, afin de garder les emplois induits par cette hausse d’activité. Le ministre a déclaré être «frappé [de voir] à quel point on a loupé le virage des énergies renouvelables».
Pour France nature environnement, l’étude du BCG constitue un «signal clair» quant à l’intérêt écologique et économique du Grenelle de l’environnement, a contrario du plan de relance de janvier dernier, entre lesquels le gouvernement doit cesser de slalomer.
voici une très bonne campagne de Greenpeace contre le terminal charbonnier de Cherbourg ou on voit notre bon président et son ministre de l’écologie fort intéressés par le projet.
http://www.greenpeace.fr/stop-charbon/
C’est certes un peu ostentatoire (du calme Eliane, je plaisante!)
mais bien fait. A voir et à soutenir!
En attendant sur le jdc d’hier M Charmant et le maire de La Machine en remettent une couche comme ils savent si bien le faire « le projet charbon est une nécessité absolue »
Tandis que les verts remontent, eux ne pensent qu’a descendre (au fond de la mine)
Notre environnement les importe peu !
J’ai du mal à comprendre ce soutient à des « envahisseurs » d’un autre siècle.
Mais dites moi, ce n’est pas très tendance de la part de nos duettistes pro charbon.
A l’heure où les « camarades » socialistes font des appels du pied aux verts,suite aux européennes.
Il ne serait pas bon que cela arrive aux oreilles de leur direction nationale.S’il en reste une…
Le 20 mai dernier, Madame Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Environnement, répondait à la question « Que pensez-vous des projets d’exploitation d’un gisement de charbon dans la Nièvre ? » « Dans tous les cas, elle ne pourrait pas se faire sans captage et stockage du carbone. Le charbon n’est pas l’énergie d’avenir en France.
Par contre, elle se développera à l’International, notamment en Chine à qui nous ne pouvons pas interdire le développement, et nous devons maîtriser la technique du captage stockage du carbone ».
On peut donc en conclure que l’apport énergétique du charbon nivernais n’est pas à prendre en considération. Il ne reste donc aux prétendants à l’exploitation du gisement que l’argument d’en faire un site « pilote », un « démonstrateur » de la technologie très controversée de la CSC, la capture-séquestration du CO2.
François Moisan, directeur de la stratégie et de la recherche de l’ADEME, annonçait le 6 juin que 5 projets de démonstrateurs avaient été retenus. Aucun d’eux n’envisage d’ouvrir une mine de charbon et de mettre en chantier une centrale. Et pour cause, le fond démonstrateur de l’ADEME de 400 millions d’€ est à répartir en cinq, alors que le projet nivernais couterait à lui seul plusieurs milliards, pour seulement alimenter un démonstrateur avec du CO2 que les centrales existantes, les aciéries, les cimenteries émettent gratuitement.
Mais il y a mieux : la couverture des sites géologiques de stockage du CO2 doit être absolument étanche pour en éviter les fuites, autant que faire se peut. Or il suffit de regarder les cartes géologiques de notre région, en particulier celles établies par le BRGM, pour constater l’importance et le nombre de failles qui fragmentent cette éventuelle couverture, en particulier au niveau de Devay, lieu proposé par la SEREN. Le CO2 stocké n’y demeurerait pas longtemps.
Rien ne justifie donc l’ouverture de la mine de Lucenay-Cossaye, ni la production d’énergie, ni le fameux « pilote ».
Le fiasco du circuit de Magny-Cours devrait inciter à la prudence les responsables politiques locaux, fervents partisans du charbon et les dissuader de rêver d’un nouvel investissement aussi hasardeux.
Que Monsieur Charmant se rassure. Si les intérêts économiques de la SEREN et de VALORCA sont sacrifiés, ce sera, comme je le souhaite, à la sauvegarde de l’environnement.
Le 6 juin dernier, jean Vénuat nous signalait l’article de Science et Vie « Stocker le CO2 sous terre bute sur l’eau ».
On y lisait :
« En mars, Science et vie relayait le scepticisme de certains chercheurs quant au stockage souterrain du gaz carbonique émis par l’industrie. Leur constat : une technique trop risquée, trop chère, trop peu efficace et arrivée trop tard. D’autres spécialistes viennent aujourd’hui enfoncer le clou. Ils ont étudié la présence souterraine et très ancienne de CO2 dans des champs de gaz naturel en Chine, en Hongrie et aux USA. Ces champs donnent une idée de ce qui pourrait se passer à long terme si l’on décidait d’enfouir artificiellement le gaz carbonique produit massivement par l’industrie. Or les chercheurs ont observé que 90% du cO2 contenu dans ces terrains étaient dissous dans l’eau des profondeurs. Une mauvaise surprise, car le gaz peut alors rapidement retourner dans l’atmosphère, lorsque l’eau jaillit du sol, dans le cas de geysers par exemple. Il aurait été plus rassurant de découvrir le CO2 sous l’autre forme qu’il est susceptible d’adopter une fois piégé : en minéraux carbonés. Une forme stable, qui facilite le stockage à très long terme et minimise les fuites. »
Cet article faisait allusion aux travaux de l’équipe du Dr Stuart Gilfillan de l’université de Manchester au Royaume-Uni, auteur principal de l’étude publiée dans Nature le 2 avril dernier. Outre que le fait que le CO2 soit dissous et non minéralisé, le rapport soulignait que les champs de gaz étudiés étaient demeurés étanches au CO2 depuis des millions d’années.
Ce dernier élément a été considéré comme « une bonne nouvelle » par le Chef du Département de Géochimie de l’Institut Français du Pétrole (IFP), qui en a déduit l’étanchéité de tous les sites de séquestration future du CO2.
Et les commentateurs de crier victoire :
« Des chercheurs attestent la stabilité du CO2 stocké en couches géologiques profondes » titre le MONDE.
« Pendant des millions d’années, du dioxyde de carbone a été stocké naturellement et en toute sécurité dans les champs de gaz naturel. Une équipe de chercheurs a observé la façon dont se comporte le CO2 en sous-sol, en vue d’en faire profiter les techniques de séquestration artificielles ». (Enerzine).
« L’eau souterraine pourrait bien devenir la nouvelle arme de lutte contre le changement climatique puisqu’elle permet de stocker de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2) de manière naturelle et sécurisée ». (Portail environnement.com).
Considérer l’étanchéité des sites naturels, objets de l’étude en question, comme une garantie d’étanchéité des futurs lieux de stockage du CO2 industriel, relève soit de la débilité mentale, soit de l’imposture. Car il est bien évident qu’on ne peut constater l’existence de sites perméables au CO2, par définition disparus, encore que l’explosion tristement célèbre du lac Nyos en ait apporté un exemple.
Contrairement à ce que certains voudraient faire croire la communication du Dr Stuart Gilfilan constitue en fait une pièce à charge à verser au dossier de la CSC, du fait souligné plus haut de la persistance pendant des millénaires, sous forme dissoute du CO2 au sein de l’eau des gisements. Alors que minéralisé, il demeurait inerte, dissous il conserve indéfiniment son potentiel explosif, lors d’une décompression éventuelle. Si Monsieur le Chef du Département de Géochimie de l’IFP arrose au champagne la « bonne nouvelle » avec ses collègues, il pourra constater la force avec laquelle peut s’échapper le CO2 de sa prison.
OUF
M BORLOO reste,
Ses premières déclarations laissent à penser qu’ il est encore plus vert…
Attendons la décision « de rejet » de ces projets qui nous menacent mais surtout ne baissons pas la garde!
Il est des réactifs sous forme de bandelettes qui, trempés dans l’urine changent de couleur selon la composition de ce liquide, tout comme certains qui, plongés dans la nouvelle ambiance écolo, virent au vert,couleur de l’espérance…
Faut-il comprendre que la « nouvelle ambiance écolo » c’est rien que du pipi?
Pour savoir si ce n’est « rien que du pipi », vous allez à la page 7 du JdC du 24 Juin où vous verrez qu’à l’initiative du SIEEEN – vous savez Guy Hourcabie, noir charbon il y a environ 3 ans, vert éclatant aujourd’hui – nous entraîne vers « les assises nivernaises de l’énergie », vertes et durables bien entendu. Du « pipi », à voir ?
Pour l’Ours:
Merci pour le coup de griffe. Pourquoi pas un coup de main de temps en temps.
Au demeurant la teinture verte dont il est ici question est-elle de si bonne qualité ??
JdC 25 Juin : Decize, compte-rendu du Conseil Municipal : rien de bien original, on parle de la politique sociale. Mais, un petit encart intitulé « TENDANCE VERTE » attire l’attention :
« Durable :…. l’une des promesses de campagne d’A. Lassus était de surfer sur la vague du développement durable : efforts réalisés avec le soutien au projet de centrale photovoltaïque. de même que la production de chaleur à partir de la biomasse… »
et puis :
« Baignant dans CET OCEAN VERT,le conseil a aussi été l’occasion de rappeler que cela ne remettait nullement en cause la volonté de la Ville de voir aboutir le dossier de la mine de charbon de Lucenay-Cossaye, sans omettre la petite touche ECOLO : Là aussi dans un contexte expérimental pour ce qui a trait au captage du CO2″.
La TENDANCE VERTE de Decize n’est pas complètement au point….
D’autant que, petite précision : sur 29 membres de l’équipe municipale, 10 étaient excusés et un conseiller devrait prochainement démissioner….
Il est bien évident que le vert dont se parent nos politiques et/ou industriels redevient très vite gris lorsque l’on gratte un peu.
Le vert tendance Artus (aussi belles soient ses images) ne sert qu’à garder bonne conscience, de même que le vert Borloo avec le grenelle pantalonnade dont les résolutions n’ont toujours pas été légiférées.
Ne parlons même pas du vert Sarko, le roi de la récupération… d’idées et de voix.
Quant aux élus nivernais:même combat. Même le maire de Decize se met au vert (jdc du 25/06) tout en réclamant le charbon!!!
Tout cela peut troubler en effet même s’il existe une réelle prise de conscience de la part de la population. Malheureusement récupérée à mauvais escient.L’écologie comme fin 80 début 90, risque de finir simplement en argument publicitaire.
Camarades « cobayes » préparez-vous pour l’expérience de la « chambre à gaz » sous vos pieds.
Reste à savoir ou?
Nous sommes en plein « contexte » vert… caca.
CAPTURE DU CO2 : le projet plombé par le prix de revient.
Un groupe d’experts indépendants vient de publier le résultat de l’étude qu’ils effectuée. La capture et le transport du CO2 produit par une centrale jusqu’au lieu d’enfouissement serait de l’ordre de… 150 euros la tonne. Resterait ensuite l’enfouissement, autant dire que le prix de revient serait prohibitif. On comprend pourquoi les « pro-charbon » nous bassinent avec leur site pilote, le projet ne sera jamais viable sans subvention. Et comme on peut penser que l’Etat ne versera pas indéfiniment de l’argent, il y a gros à parier que les 2 communes concernées se retrouveraient bien vite avec une superbe « friche industrielle » et les petits malins (MM Charmant, Lassus, Fumat, etc) qui attendent les retombées financières se trouveraient au contraire avec de l’argent à sortir et des RMI à financer. A l’heure où l’Amérique vient de prendre la décision de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, l’octroi de la concession serait une reculade inadmissible de la part du gouvernement par rapport au Grenelle de l’Environnement; mais nous savons bien qu’il faut s’attendre à tout…
Encore notre conseiller général dans le JDC (26/06) et toujours à propos de sa nouvelle couleur favorite. Décidément, notre Guitou cantonal verdit de jour en jour.Même la cravate y est passée!!!
Après la cravate verte espérons qu’il ne nous amènera pas la ceinture noire.
MRS Camarades + M Hourcabie + M Lassus seraient plutôt « CAMELEON »
Changer de couleur ne leur posent aucun problème!
Un peu de vert et beaucoup de noir…
Site pilote sans pilote mais avec la couleur de l’argent.
Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas lancer un « grand emprunt » pour capter et stocker le co2 ?
Nos élus y mettraient sans doute leurs économies puisque à leurs yeux c’est une solution d’avenir…..
Cliquez sur le lien suivant:
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/633266/mil/4710955.html
« 30 % des émissions de CO2 mondiales »
SANS COMMENTAIRE !
Cliquez sur le lien suivant et regardez la vidéo.
Pourtant c’est un site « socialiste » qui ne reflète sans doute pas la pensée des élus nivernais.
http://www.lachalouperassemble.com/article-32884921.html
Voir également :
http://www.lachalouperassemble.com/article-32987727-6.html#comment43991066
cette video est tirée du site de greenpeace qui lutte contre le terminal charbonnier de Cherbourg.
Et voici sur le même site, la vidéo de l’action devant le ministère.
8 tonnes de charbon déversées devant le ministère.
http://www.greenpeace.fr/stop-charbon/
La Française Hélène Pelosse a été élue mardi (30 juin) directrice générale de l’Institut international pour les énergies renouvelables (Irena). Diplômée de l’ESSEC et de l’Institut politique de Paris, Hélène Pelosse est une spécialiste des négociations internationales sur le climat et l’énergie.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
Née le 5 mars 1970 à Montréal, elle était jusqu’à aujourd’hui directrice-adjointe du cabinet du ministre français du Développement durable, de l’Energie et du Climat Jean-Louis Borloo.
Cette énarque, qui parle couramment l’anglais, l’allemand et l’espagnol, en était également la conseillère diplomatique sur les négociations internationales contre le changement climatique notamment.
En 2006/2007, Hélène Pelosse avait été détachée par la France comme conseillère au cabinet de la chancelière allemande Angela Merkel, durant la présidence allemande de l’Union Européenne. Elle a participé activement aux négociations du « paquet énergie/climat » en négociant notamment la directive Energies renouvelables, qui vise un objectif de 20% de renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2020. Elle est mariée et mère de trois enfants.
Sa mission ?
Elle doit favoriser une transition mondiale rapide vers les énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).
Lundi, les Etats membres de l’Irena avaient choisi l’émirat d’Abou Dhabi comme siège de cette première organisation internationale consacrée aux énergies renouvelables.
ESPERONS QUE DANS « Sa mission » ELLE SAURA AUSSI CONVAINCRE LES POLITIQUES DE « favoriser une transition mondiale rapide vers les énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). »
Tempête en Uruguay: 1 mort et plusieurs blessés.
Fortes chaleurs dans le Sud de la France et en Espagne.
Tempête et violents orages dans le Sud-Ouest de l’Australie.
Météo Moyen Orient: On frôle les 50°C.
Intempéries en Europe centrale: 6 morts en République Tchèque.
Un vraiment sale temps sur toute la planète y compris chez nous où jamais n’a été constatée une telle succession d’orages.
Mais soyez donc patients ! La CSC va tout arranger.
Article du jdc
LES SHADOKS SONT DE RETOUR
Le comité :
« Dans les prochains jours, ils ont adressé…. »
«… Il explique également que le premier temps serait l’exploitation et un projet expérimental de captage et stockage du CO2, avant l’installation de la centrale thermique. »
On expérimente avant de produire le CO2 ?
Sans doute avec un poêle à charbon.
A propos de « cohérence avec ses écrits » j’aimerai bien quelques explications sur le sens de cet article.
« Conforme aux intérêts du pays et des conclusions du grenelle de l’environnement. »
Quelles conclusions ?
Extrait de la BD Les Shadoks
Citation à l’attention du comité:
« Quand on ne sait pas où l’on va, il faut y aller… Et le plus vite possible. »
Dans une tribune publiée lundi par « Le Monde », M. Rocard estime que la reprise ne peut venir que de l’investissement, notamment « dans les énergies renouvelables, les techniques et produits bio ». « Relancer exclusivement la consommation n’a guère de sens: on importerait davantage, notamment de Chine et d’Inde », dit l’ancien Premier ministre à rebours de la position du PS.
Que pensent Mrs PAUL,CHARMANT, HOURCABIE, LASSUS et autres de cette prise de position ???
Sur ce site vous pouvez avoir accès à une séance de l’Académie des Sciences consacrée à la captation-séquestration du carbone, présidée par Claude Allègre. http://www.canalacademie.com/Comment-capturer-le-CO2-emis-dans.html.
Au cours de 3 émissions, durant chacune environ 50 minutes, des technoscientifiques impliqués dans la CCS s’exprimment sur tous ses aspects.
Des comptes-rendus écrits sont faits de chaque prestation. Ils en donnent une version très édulcorée, car, si vous avez la patience d’écouter les exposés, il est facile d’y voir les risques majeurs et les incertitudes de cette technologie que l’on cherche à nous présenter comme la solution miracle. J’en ai fait une analyse trop longue pour être mise sur le blog mais qui est à la disposition de ceux que cela peut intéresser.
JdC ce jour 9 juillet : pourquoi écrire JdC ? Pravda locale et obsolète convient mieux. Vraiment :
en moins de 6 jours, deux articles, en page « bien placée » c’est-à-dire Page ECONOMIE de la Nièvre. Le dernier en date : ce jour : redite certes ,mais regroupant les élus nivernais et conseillers régionaux bourguignons (là M.Rossignol n’a pas digéré notre réponse lucide à ses rêveries charbonnières – M.Charmant n’a pas avalé ses échecs Magny-Cours – et JC Lebrun communise de plus en plus, c’est-à-dire s’isole de plus en plus des réalités de terrain), et cette fois, le CFDT s’en mêle….
C’en est trop Messieurs les journalistes du JdC . L’ADSN vous a fait parvenir un communiqué de presse précisant les « vraies » réalités et du charbon et de la CCS – voir ci-dessus les risques majeurs et les incertitudes, sans compter les coûts financiers – financés par qui, au fait ?
Bon, pas d’énervement – n’est-ce-pas l’Ours ? mais c’est « légèrement » agaçant….
“légèrement” agaçant….
Le légèrement est un peu faible.
c’est de l’intox pure et simple.
De l’information à sens unique.
LES OPPOSANTS N’ONT PAS DROIT A LA PAROLE!
Lamantable, écoeurant, révoltant….les mots me manquent.
Une telle agitation de la part de ces messieurs n’est-elle pas le signe qu’ils ne sont pas débiles au point de ne pas sentir que ça tourne mal pour eux…
A noter que M paul n’est pas citer dans les diverses personnalités ayant écrit à M Borloo, il est sans doute trop occupé en temps que président du « laboratoire des idées » du PS.
Sachant que beaucoup de socialistes pensent énergie renouvelable, que va-t-il nous sortir du laboratoire ?
Rappelons quand même qu’avant de parler séquestration du CO2,il y a séquestration de l’information concernant le rapport sofrémines dont notre journal local ignore toujours l’existence.
« notre pays se doit d’être un acteur important dans le développement des technologies de charbon propre. »
Reste à savoir qui va payer le cachet de « l’acteur » ?
Tempête dans le Nord de la Nouvelle Zélande: 1 mort
Inondations dans le Sud de la Chine: 15 morts
Météo Europe de l’Ouest et Moyen Orient: Fortes chaleurs
Dix trombes marines au large des côtes de Oliva, Espagne
Et chez nous, ne trouvez vous pas que ça fait vraiment beaucoup d’orages ??
Il y a aussi beaucoup d’orages médiatiques déclenchés par le comité « charbon propre » qui provoquent des démangeaisons…
Et, croyez moi ça me démange!
Plus léger : Nuits du Vieux Chateau à Cosne S/Loire, festival éco-responsable -
Manifestation culturelle, doublée d’une approche développement durable, spectacles de ballets : thèmes La Terre, l’Air, l’Eau et le Feu. L’ADSN sera présente sous forme d’affiches, panneaux, tracts et documents « éco-responsables ». NOtre JdC s’en fait l’écho depuis deux jours. Peut-être ne savent-ils pas que « la mine de charbon » a été invitée à cette éco-responsabilité ….
Pour en savoir plus, visitez leur site :
http://www.myspace.com/nuitsduvieuxchateau
« éco responsable »
Belle formule mais qui ne s’applique pas au jdc pas plus qu’au fameux « comité du charbon propre »
« Manifestation culturelle » qui pour ce qui les concernent se limite à la pensée unique :la culture du CO2 sous terre.
Etrange qu’aucun commentaire favorable ne s’exprime sur ce blog ?
Y a t-il de leur part un manque d’arguments ?
Violents orages en Autriche. Jusqu’à 30 cm de grêle par endroit
Tempête Molave: Ecoles et administrations fermées sur le Nord des Philippines
De fortes pluies font 26 morts en Inde
Et chez nous :
Les derniers orages ont été particulièrement violents entre les Pyrénées et la frontière belge. Sur la région parisienne, on signale au moins 9 blessés légers à cause de divers objets ayant été déplacés sous l’effet des rafales de vent. Au sommet de la tour Eiffel, une rafale de vent à 137 km/h a été enregistrée. De nombreuses branches d’arbres ainsi que des poteaux électriques sont à terre.Dans la somme, 2 femmes sont dans un état grave après qu’un arbre leur soit tombé dessus. Sur les Haute Pyrénées, c’est la commune d’Ogeu qui semble avoir été la plus touchée. Des grêlons gros comme des balles de tennis ont ravagé le secteur. De nombreuses toitures ont été totalement détruites. Tarbes aussi a vu des grêlons recouvrir la ville. De nombreux arbres et pylônes électriques ont été arrachés dans le département. Sur tout le territoire, les pompiers sont intervenus plus de 1500 fois.
Et la météo nous promet de nouveaux orages pour le milieu de la semaine prochaine.
Manifestement nous assistons au début de la catastrophe. Les lobbies ne s’y trompent d’ailleurs pas. Y voyant une bonne occasion de bénéfices, ils s’agitent de plus en plus pour vendre leurs usines à gaz du « charbon dit propre ». Dormez tranquilles braves gogos ! Va-t-on longtemps encore faire confiance à ceux qui, par leur rapacité, ont conduit la Planète au bord du gouffre.
Source :BATIACTU
EDF Energies Nouvelles et First Solar lancent une usine de panneaux photovoltaïques
Avec une capacité de 100 MWc par an, le nouveau projet d’usine de construction de panneaux photovoltaïques d’EDF Energies Nouvelles et First Solar devrait être le plus grand site de France. Le choix de l’implantation reste encore à déterminer.
EDF Energies Nouvelles et First Solar Inc viennent de s’associer en un projet commun, pour construire une usine de fabrication de panneaux solaires qui sera «la plus grande de France». En effet, la capacité initiale de cette installation, qui concevra les panneaux selon la technologie photovoltaïque à couche mince de First Solar, devrait s’élever à plus de 100 MWc par an.
Le choix du site doit être annoncé dans les prochains mois. À plein régime, soit à partir du second semestre 2011, le site emploiera plus de 300 personnes, selon EDF Energies Nouvelles.
First Solar prendra à sa charge la construction et l’exploitation de l’usine, qui devrait représenter un investissement de plus de 90 millions d’euros. De son côté, EDF Energies Nouvelles financera la moitié des dépenses d’investissement et des coûts de démarrage de l’usine et bénéficiera, pour son propre approvisionnement, de la totalité de la production du site pendant les dix premières années.
Energie compétitive
«Sécuriser un approvisionnement compétitif est indispensable pour prendre part au développement d’un grand marché français du solaire», a déclaré Pâris Mouratoglou, président du conseil d’administration d’EDF Energies Nouvelles. Mike Ahearn, président et directeur général de First Solar, a indiqué que «la décision d’investir en France est un acte de foi en le marché français et son grand potentiel. (…) L’énergie solaire devient de plus en plus compétitive et financièrement abordable et sera, dans quelques années, à même de concurrencer les autres formes d’énergie. »
23/07/2009
Je reviens sur la communication publiée dans la Revue Nature sous le titre :
Solubility trapping in formation water as dominant
CO2 sink in natural gas fields.
En voici le résumé traduit :
Injecter du CO2 au sein de couches géologiques profondes est proposé comme un moyen sûr et économique de stockage du CO2 capté à partir de sites industriels.
Il est cependant difficile d’évaluer les conséquences à long terme de la présence de CO2 dans le sous sol à partir d’une dizaine d’études dont on dispose sur les sites existants.
Aussi bien la configuration du site de stockage que les modèles pour l’évaluation des risques à long terme dépendent en grande partie du mode de stockage du CO2 et de son emplacement.
Dans un site géologique, le CO2 injecté peut se dissoudre ou précipiter sous forme de carbonate.
Nous décrivons ici et quantifions le principal mécanisme de dégazage du CO2 dissous dans la phase liquide dans neuf champs de gaz naturel, en Amérique du Nord, en Chine et en Europe à l’aide de gaz rares et de traceurs isotopes de carbone.
Dans les champs de gaz naturel explorés dans notre étude le carbone se présente principalement sous la forme de CO2. Ces sites fournissent ainsi un modèle naturel pour l’évaluation du stockage géologique du CO2 d’origine industriel à l’échelle des millénaires.
Nous trouvons que, dans sept champs de gaz situés dans des couches géologiques à base de silicates ou de carbonates, la dissolution dans l’eau à un pH entre 5 et 5,8 représente le seul moyen de rétention pour le CO2 dans le champs.
Dans deux champs situés au sein de couches siliceuses, la précipitation d’une partie du CO2 sous forme de carbonate ne peut être exclue, mais il ne pourra s’agir tout au plus que de 18% du CO2 injecté dans le site.
Nos résultats démontrant que la fixation minérale est un mécanisme mineur de stockage du CO2 dans les champs de gaz naturel, nous suggérons que les modèles pour le stockage à long terme du CO2 d’origine industrielle dans des systèmes géologiques analogues devraient prendre en compte LA MOBILITE POTENTIELLE DU CO2 DISSOUS DANS L’EAU. (Stuart M. V. Gilfillan1,2, Barbara Sherwood Lollar3, Greg Holland1, Dave Blagburn1, Scott Stevens4, Martin Schoell5,Martin Cassidy6, Zhenju Ding1,7, Zheng Zhou1, Georges Lacrampe-Couloume3 & Chris J. Ballentine1).
Il est scandaleux que certains aient mis cette étude au crédit de la captation séquestration du carbone. Tout au contraire, le fait que ce dernier ne se minéralise que dans une proportion négligeable et demeure dissous, prêt à s’échapper du liquide où il a été confiné sous pression, constitue un risque majeur.
Dans le cas de notre région, dont le sous sol est fracturé par de très nombreuses failles, ce risque serait maximum. C’est l’éventualité signalée par TOTAL GEOSTOCK dans une publication récente où l’on trouve la nécessité de prendre en compte « LA FUITE LE LONG DE FAILLES EXISTANTES ROUVERTES PAR LE CO2 ».
Serait-il dans les projets de la Faculté de Decize de nous euthanasier au CO2 ?
.
« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » (Prophétie d’un Amérindien Cree).
« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches »
Victor Hugo
LE PARADIS DU « CHARBON PROPRE » selon les apôtres du « Comité »
A propos du risque de fuite du CO2 à travers les failles P. Benoit, Laboratoire d’Hydrologie, Méry sur Seine,écrit:
En ce qui concerne le CO2 injecté, il ne peut qu’augmenter la
fracturation préexistante et diffuser latéralement.
Par exemple, dans la craie, les forages d’irrigation sont souvent
associés à de l’injection de 500 l à 1 tonne d’acide chlorhydrique,
pour décolmater .Ce décolmatage est lié tant à l’acide employé qu’au
gaz carbonique formé qui va solubiliser la craie.
Pour preuve, sur les sites d’enfouissement technique d’ordure
ménagère, quand il y a eu des fuites de lixiviats chargés de biogaz
dissous (méthane et gaz carbonique ou CO2) on observe une
augmentation de la perméabilité et une diffusion latérale. Le site de la Fermeté, dans la Nièvre en est un très bon exemple.
Mais nos amis Decizois sont très au-dessus ou au dessous de tels détails.
Re- Nuits du Vieux Château à Cosne S/Loire
Je vous avais signalé cette manifestation qui se déroulait sous le signe du Développement Durable.
L’ADSN ,sollicitée par les organisateurs, a donc participé sous forme d’affichage ,à l’entrée : plan de la concession minière, photos « parlantes »,affiches, tracts et documents divers. Mais aussi, l’ADSN a été mise en valeur par une citation orale des organisateurs,à chaque spectacle, expliquant « l’anomalie nivernaise » avec son projet de mine de charbon dans le contexte actuel de développement durable et de protection de l’environnement.
Le projet, nos deux communes, notre Association ont donc été cités, détaillés lors du discours d’introduction destiné à sensibiliser les spectateurs à une approche éco-responsable de leur comportement en matière d’environnement.
En résumé :
. Marc Jolivet a su faire , à sa façon, allusion à ce projet charbon.
. Le spectacle Ballets Développement Durable, sur fond d’images du film « Home » en particulier, était une pure réussite.
. Les organisateurs ont produit leur propre électricité par 32 panneaux photovoltaïques installés sur le dessus de la scène.
. Enfin les organisateurs nous ont réservé un accueil chaleureux et c’était une « vraie et belle rencontre » avec cette démarche innovante et participative.
L’impact de notre présence sera ,sans doute limité, mais positif au final. Et tout ceci vaut mieux qu’une absence d’article dans notre journal préféré…..
Mercredi 29 Juillet 2009 : naissance du CAC 50 : autrement dit
Collectif Anti Charbon pour dire NON au terminal charbonnier de Cherbourg.
http://www.nonaucharbon.com
Benjamin Dessus
Bulle nucléaire, le retour
[ 31/07/09 ] 5 commentaire(s)
BENJAMIN DESSUS EST PRESIDENT DE GLOBAL CHANCE.
A la fin de l’année dernière (« Les Echos » du 24-12-2008), nous mettions en garde l’opinion et le gouvernement contre le risque de voir la France surdimensionner très largement son parc de production électrique en 2020, comme elle l’a déjà fait dans les années 1980. L’analyse du document préparatoire de Programmation pluriannuelle des investissements électrique (PPI) montrait en effet que, si les engagements du Grenelle étaient tenus, 130 TWh d’électricité ne trouveraient pas preneurs en France en 2020 et devraient donc être exportés (contre 80 TWh en 2008).
Six mois plus tard, alors que le président d’EDF demande une augmentation des tarifs de 20 % pour financer ses investissements, où en est-on ?
Jean-Louis Borloo a présenté le 3 juin dernier à la presse un document PPI en tout point semblable au document préparatoire, alors que la situation a profondément évolué. La crise est passée par là, alors que la PPI continue à l’ignorer en affichant une croissance annuelle du PIB de 2,1 % par an de 2008 à 2020. On sait pourtant que l’indice de production industrielle qui a déjà perdu 11 % en 2008 va continuer à chuter en 2009, d’au moins 15 %. Au total sur ces deux années le retard de croissance est de l’ordre de 30 % par rapport aux prévisions de la PPI. Il est donc tout à fait improbable que la consommation d’électricité du secteur industriel atteigne 158 TWh en 2020 (contre 132 en 2008) comme s’obstine à le prévoir la PPI, en maintenant l’hypothèse d’une réindustrialisation massive de la France, inverse de la tendance historique, et en niant la crise. Il est bien plus probable que cette production, continue à perdre des points dans l’ensemble du PIB français. On peut donc très sérieusement se demander si la consommation de l’industrie en 2020 affichée par la PPI n’est pas surestimée de 20 à 30 TWh. Compte tenu de ce ralentissement, ce sont plutôt 150 à 160 TWh d’électricité excédentaire qu’il faudrait essayer d’exporter en 2020.
Comment exporter 160 TWh par an alors que nos lignes transfrontalières à haute tension sont aujourd’hui limitées à moins de 100 TWh ? Il faudrait, d’ici à 2020, un effort d’investissement de lignes 400.000 volts sans précédent qui se heurtera certainement à des questions d’acceptation sociale majeures, avec des retards et des surcoûts importants.
A qui exporter ? A nos voisins européens nous dit-on. A ceci près que eux aussi connaissent la crise et parfois plus durement que nous, qu’ils ont entrepris des politiques de maîtrise de l’électricité volontaristes (contrairement à la France) et de production d’électricité renouvelable et que certains d’entre eux, avec l’appui de notre président VRP en réacteurs nucléaires, envisagent de nouveaux réacteurs .
Enfin, à quel coût ? Là encore on nage en pleine incertitude : depuis 2003, dernière date à laquelle la direction générale de l’énergie (DGEMP), a publié des chiffres concernant l’EPR, les coûts d’investissement ont été multipliés par 2,5. Rien qu’entre 2006 et 2008, le coût complet de production d’électricité en base de l’EPR de Flamanville, selon EDF, passe de 46 euros/MWh à 54 euros/MWh, et à 60 pour Penly, contre 28,40 euros/MWh en 2003 (DGEMP), plus qu’un doublement en cinq ans ! Et les difficultés que rencontre aujourd’hui EDF dans la construction de Flamanville ne sont pas pour nous rassurer.
On a le sentiment qu’on reproduit les mêmes erreurs que dans les années 1970-1980 : on « prévoyait » en 1975, sous la pression du lobby nucléaire, une consommation de 1.000 TWh en 2000 (contre 474 TWh en réalité) d’où le surdimensionnement du parc nucléaire, d’une douzaine de tranches, qu’on a connu.
Et ce n’est pas la perspective d’une percée du véhicule électrique (« Les Echos » du 26 décembre 2008) qui risque de changer la donne : si l’objectif ambitieux de 1 million de véhicules électriques en 2020 était tenu, pour 10.000 km/an par véhicule, cela ne représenterait que 2, 5 TWh/an de consommation supplémentaire, moins d’un quart de la production d’un EPR, 0,5 % de la consommation nationale …
On comprendrait mal dans ces conditions que le débat national sur le nouvel EPR de Penly, qui va s’ouvrir, se borne à des considérations locales et ne soit pas l’occasion de revenir sur les prévisions de demande et la pertinence des choix d’investissement. Et puis, dans la période actuelle, ne vaudrait-il pas mieux investir dans la réhabilitation thermique des bâtiments dont le contenu en emplois par million d’euros dépensé est au moins 5 fois supérieur à celui d’une centrale nucléaire.
Les investisseurs éventuels qui s’intéressent à l’EPR de Penly seraient bien inspirés de ne pas trop se fier à ces « prévisions » officielles, mais de faire sérieusement leurs calculs de rentabilité en fonction de perspectives plus réalistes.
L’ARTICLE CI-DESSUS N’ENVISAGE QUE LA QUESTION DU NUCLEAIRE, MAIS IL EST BIEN EVIDENT QU’IL S’APPLIQUE AUSSI BIEN A LA CONSOMMATION D’ENERGIE PRODUITE A PARTIR DES COMBUSTIBLES FOSSILES ET EN PARTICULIER DU CHARBON. EN FAIT NOS PREVISIONNISTES ET NOS DECIDEURS, INCAPABLES DE PRENDRE LES MESURES D’ECONOMIES QUI S’IMPOSENT D’URGENCE,NE SAVENT? COMME TOUJOURS,QUE PROLONGER LES COURBES.
Formidable : le CO2 capturé est relâché dans l’atmosphère !!!
Capture et stockage du CO2 : « Pas dans mon jardin ! »
Écrit par Valérie Tremblay Le 31 juillet 2009
Les allemands étaient prêts à mettre en oeuvre un plan de capture et de stockage du gaz carbonique (CSC). Depuis septembre dernier, le site pilote de Spremberg, dans le nord de l’Allemagne, capturait même le CO2. Mais plutôt que de le stocker, comme c’était prévu au départ, le carbone était rejeté dans l’atmosphère. Pourquoi ? Parce que la population locale s’est opposée au stockage souterrain du carbone. Elle y voit une menace à la santé publique.
« D’accord, mais pas dans mon jardin. » Telle est la façon dont nos voisins allemands ont réagi face à la mise en service du site de capture et de stockage du gaz carbonique (CSC) de Vattenfall Schwarze, à Spremberg, en Allemagne. Devant la vive opposition rencontrée par la population locale, les responsables du site, qui capture le CO2 depuis septembre dernier, n’ont d’autre choix que de recracher le CO2 dans les airs.
La population craint que le stockage souterrain de CO2 soulève des questions de santé publique. Mais pour les scientifiques, cette menace est infondée : l’émission du CO2 influe sur le climat, pas sur la santé publique.
Le plan prévoit le stockage de plus de 100 000 tonnes de dioxyde de carbone annuellement. Une fois capté, le gaz doit être réacheminé vers un ancien réservoir de gaz désaffecté, près de la frontière polonaise. C’est là qu’il sera stocké.
Cette opposition à la CSC n’aide pas, de manière générale, à la cote de popularité des projets sur les énergies renouvelables. Cet exemple laisse présager que l’Europe devra lutter très fort afin de rencontrer ses objectifs de réduction de gaz à effets de serre.
La CSC est sujette à controverses. Les uns (principalement les industriels, mais aussi le WWF) la voit comme une arme nécessaire dans la lutte contre le réchauffement, sauf à se passer de combustibles fossiles ; d’autres comme Greenpeace pensent que la technologie ne sera pas prête à temps (pas avant 2030) et que les coûts énormes de développement pourraient profiter à d’autres technologies ; enfin les risques de stabilité dans le temps du stockage sont aussi pointés du doigt.
Source : The Guardian
Les habitants de Spremberg ne sont pas si « nimby » que le prétend la journaliste Valéry Tremblay.
Dans le cas de « Schartze pumpe », le réservoir destiné à recueillir le CO2 est situé au voisinage de la frontière polonaise « à 350 kilomètres de là, au nord du pays », a déclaré Tuomo Hatakka, patron de Vattenfall pour l’Europe centrale.
Nos voisins d’Outre-Rhin semblent beaucoup plus convaincus que nous que la CCS est une escroquerie.
Une raison de plus de combattre avec nos amis de CLaye Souilly menacés d’un stockage de CO2 sous leurs pieds.
Cette année 2009 est déjà sure de battre un record non pas au niveau des températures mais du côté des orages.
En effet depuis le 1er janvier dernier pas moins de 700.000 impacts ont été enregistrés sur notre pays. La saison orageuse 2009 est marquée par un axe orageux souvent violent notamment du Midi-Pyrénées au centre est.
En ce lundi 3 août 2009 nous sommes exactement à 702.000 impacts de foudre alors que c’est à peine le milieu de la saison orageuse sur la France !
L’ancien record était de 700.000 impacts de foudre durant l’année 2006.
A DONNER A MEDITER AUX DERNIERS ANTIWARMINGS EN PARTICULIER A UN CERTAIN CABROL.
Impressionnant glissement de terrain en Allemagne
18.07.2009 20:03
Les deux bâtiments, situés au bord d’une ancienne mine de charbon à ciel ouvert partiellement transformée en lac, ont été emportés par le glissement de terrain jusqu’au lac.
Voir l’article complet et la vidéo en cliquant sur le lien suivant :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=10972583
Voir autres sites sur le même sujet avec photos :
http://www.7sur7.be/7s7/fr/2664/Catastrophes-Naturelles/article/detail/934662/2009/07/18/Trois-disparus-dans-un-glissement-de-terrain-en-Allemagne.dhtml
http://www.lameuse.be/actualite/monde/2009-07-18/allemagne-3-disparus-glissement-terrain-715463.shtml
Encore une information qui n’est pas parvenu à la rédaction de notre journal local…
Les informations concernant les gesticulations du « comité pour le charbon propre » sont sans doute beaucoup plus importantes!
Même le journal « gratuit » 20 minutes a donné l’information
Voir site:
http://www.20min.ch/ro/print/story/21509086
Certaines études orientées couplage réservoir mécanique des roches tendent à prouver que, en cas de pression interstitielle importante, les pertes d’étanchéité à la base des couvertures sont davantage dues à la réactivation de failles existantes qu’à la création de fractures d’extension à proximité de l’interface réservoir-couverture.
Il semble néanmoins qu’aient été négligés, pour l’estimation des risques, la présence dans le réservoir de systèmes de fractures dont on connaît la variété: diaclases en familles systématiques, couloirs de fracturation, réseaux avec fractures transverses, brèches… Des
facteurs aggravants sont les hétérogénéités de dépôt sédimentaire. Il semble donc évident que la réduction de l’analyse du problème à un critère macroscopique se révèle parfois insuffisante pour saisir la variété des situations.
Le cadre est délibérément celui de la rupture fragile, la pression interstitielle excessive neutralisant l’effet favorable de confinement qui procure à la roche sa résistance parfois considérable en profondeur.
Laboratoires d’accueil: Direction Mécanique appliquée IFP et Laboratoire IJLRA
(Institut Jean le Rond d’Alembert CNRS UMR 7607 à Paris 6).
C’EST UN PEU TECHNIQUE, MAIS CELA CONFIRME L’IMPOSSIBILITE DE STOCKER LE CO2 DANS NOTRE REGION.
Taïwan au secours de 1.000 sinistrés, le bilan du typhon atteint 107 morts
De Ben YEH (AFP) – Il y a 14 heures
CHISHAN, Taïwan — Les secours taïwanais, aidés d’une noria d’hélicoptères, ont commencé mercredi à évacuer près d’un millier de personnes isolées dans des villages ravagés par des coulées de boue alors que le bilan du typhon Morakot sur l’île s’est alourdi à 107 morts.
Morakot est le typhon le plus meurtrier depuis 50 ans à Taïwan. En août 1959, un typhon avait fait 667 morts sur l’île et 1.000 disparus.
Le dernier bilan, qui fait également état de 61 disparus et 45 blessés, inclut 32 personnes ensevelies sous des coulées de boue à Liukuai, une zone montagneuse reculée dans le comté de Kaohsiung.
Selon les services de secours, quelque 200 personnes étaient bloquées et attendaient d’être évacuées dans un autre village du secteur de Liukuai.
Le bilan ne comprend pas la centaine de personnes, selon les secours, qui pourraient avoir été ensevelies par une coulée de boue à Hsiaolin, un village du sud.
L’armée a poursuivi ses opérations de secours à Hsiaolin, où les survivants de la catastrophe étaient évacués par hélicoptère.
« Nous avons découvert 700 personnes vivantes dans trois villages hier soir (mardi) et 26 ce matin. Nous déployons 25 hélicoptères pour les évacuer », a déclaré le général Richard Hu, responsable militaire. Plus de 17.000 soldats participent aux opérations.
Les opérations ont été interrompues en milieu d’après-midi en raison de fortes pluies. Les militaires ont évacué jusqu’à présent 192 personnes.
M. Hu a ajouté ne pas être en mesure de confirmer le nombre de personnes ensevelies par une coulée de boue à Hsiaolin et dans deux villages voisins. Des médias avaient évoqué le chiffre, non confirmé par les autorités, de 600 personnes enterrées dans le seul village de Hsiaolin.
« J’ai vu la montagne s’écrouler en quelques secondes, comme dans une explosion, et recouvrir la moitié du voisinage. Je pense que 600 ou 700 personnes ont été enterrées et il y a peu de chances qu’elles aient survécu », a témoigné Hung Chin-bao, habitant de Hsiaolin.
Cet homme de 56 ans et une quarantaine de voisins ont été guidés par deux chiens vers un point haut et sûr. « Les chiens nous ont sauvés », a-t-il raconté.
« La vague de boue s’est abattue sur notre maison et ma mère a été tuée par des pierres reçues à la tête. Nous avons fui vers le sommet de la montagne », a témoigné Lee Hsiu-ying, habitante de Shanmin, un autre village ravagé.
Morakot, qui a balayé Taïwan durant le week-end avant d’atteindre la Chine, a provoqué les pires inondations en cinquante ans sur l’île. Des villages entiers ont été submergés par les eaux. De nombreuses routes ont été coupées et des ponts se sont effondrés, rendant l’accès à de nombreuses localités impossible.
Morakot a causé à Taïwan des dégâts d’au moins 7,2 milliards de dollars de Taïwan (225 millions de dollars américains). Environ 30.000 foyers étaient encore privés d’électricité mercredi et 750.000 d’eau, selon les autorités.
De nombreux dons sont arrivés d’oeuvres caritatives, d’entreprises et de particuliers, pour aider les sinistrés. L’ex-président taïwanais Chen Shui-bian, accusé de corruption et emprisonné, a donné 1 million de dollars de Taïwan. Un téléthon, réunissant des vedettes taïwanaises et hongkongaises doit être organisé vendredi pour récolter des fonds.
Huit personnes ont également péri en Chine dans des glissements de terrain et des inondations provoqués par Morakot ainsi que quinze au Japon, où les responsables craignent que le puissant tremblement de terre qui s’est produit mardi matin n’ait fragilisé des sols déjà imbibés d’eau à la suite du passage d’un autre typhon, Etau.
Quelque 17 personnes étaient toujours portées disparues mercredi dans l’ouest du Japon, deux jours après le passage de Etau, alors que le bilan du séisme de mardi dans le centre du pays s’est alourdi à un mort et 122 blessés.
Trois patrouilleurs des garde-côtes et 400 policiers et militaires recherchaient des disparus dans une rivière en crue dans la ville de Sayocho (centre-ouest), la zone la plus touchée par le cyclone.
Copyright © 2009 AFP. »
ENCORE UN SCOOP PASSE A LA TRAPPE.
Pourquoi l’imposture de la captation séquestration du carbone n’éclate-t-elle pas au grand jour ?
1)Par ce que pour les marchands de charbon elle permet de continuer leur business en pratiquant le « greenwashing ».
2)Ils se remplissent les poches avec les subventions européennes obtenues grâce à un lobbying scandaleux.
3)Les décideurs en prennent argument pour ne pas réaliser les économies d’énergies qui s’imposent d’urgence et nécessiteraient de faire preuve d’une imagination dont ils sont dépourvus et peut-être d’un certain désintéressement…
Communiqué SER
ANCRE : Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie
Les professionnels des énergies renouvelables soutiennent cette initiative
jeudi 13 août 2009
Posté par cyrille souche
Jean-Louis BORLOO, Valérie PECRESSE et Chantal JOUANNO ont annoncé le 30 juillet dernier la création d’une nouvelle organisation de la recherche française dans le secteur énergétique, avec la création d’une Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie (ANCRE).
Cette alliance vise à mieux coordonner et renforcer l’efficacité des recherches sur l’énergie menées par les différents organismes publics nationaux (CEA, IFP et CNRS en particulier).
En France, l’effort consenti en faveur de la recherche dans le domaine des énergies renouvelables a toujours été très largement insuffisant. Ce profond déficit en matière de recherche publique n’a pas permis à notre pays de créer une véritable industrie des énergies renouvelables.
Pour la première fois, la France, au travers de cette nouvelle organisation, fait le choix d’amplifier ses efforts dans le domaine énergétique dans le but de susciter de nouveaux développements industriels dans le domaine des énergies propres.
Le 9 juin dernier, le Président de la République Nicolas SARKOZY, à l’occasion d’une visite de l’INES (Institut National de l’Energie Solaire) au Bourget du Lac, avait pris l’engagement, pour chaque euro dépensé dans le nucléaire, d’affecter un euro à la recherche dans le domaine des énergies renouvelables.
Les professionnels des énergies renouvelables se félicitent que cet engagement se concrétise aujourd’hui par la création d’une nouvelle organisation à laquelle ils se disent prêts à contribuer. Le Syndicat des énergies renouvelables a déjà réalisé un travail d’identification des compétences et des savoir-faire des entreprises françaises qui pourraient être mis au service d’un développement industriel à plus grande échelle. Dans le seul secteur éolien, plus d’une centaine d’entreprises dans des secteurs très spécialisés (électronique, mécatronique, matériaux composites, etc.) ont ainsi été recensées.
La réalisation des objectifs du Grenelle de l’environnement (23 % d’énergies renouvelables en 2020) doit s’accompagner d’une véritable politique industrielle qui passe nécessairement par un effort accru dans la recherche et développement. La création de l’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie encourage, une fois encore, les industriels français à persévérer dans la création de solides filières énergétiques renouvelables.
Françoise JOUET
Publié le 13/11/2008 N°1887 Le Point
Climat
Ne plus aller au charbon
Frédéric Lewino
Il faut absolument renoncer au charbon-et vite !-pour que la Terre puisse conserver le climat qui a permis aux civilisations d’éclore. C’est le cri d’alarme poussé par dix scientifiques américains, britanniques et français dans la revue Open Atmospheric Science Journal . Sans l’abandon du charbon, il serait impossible de repasser au-dessous de la barre des 350 ppm (parties par million) de CO2 dans l’air. Le temps presse car la Terre affiche déjà 385 ppm et gagne 2 ppm par an. Ils sont bien gentils, ces climatologues, mais on voit mal les Chinois et les Américains, pour ne parler que d’eux, renoncer à leurs centrales électriques au charbon. Seule solution : les doter de pièges à CO2. Selon les simulations des chercheurs, en jugulant les émissions entre 2010 et 2030, une diminution du CO2 pourrait se produire d’ici à la fin du siècle. Ajoutons à cela une forte reforestation et une meilleure utilisation des terres agricoles qui peuvent faire gagner encore 50 ppm. La partie est donc encore jouable. Mais l’homme est-il prêt à effectuer l’effort nécessaire ? Et, après tout, susurreront les cyniques, l’espèce humaine ne s’est-elle pas forgée au fil des ères glaciaires et interglaciaires ?
ENCORE UNE INFORMATION QUE VOUS NE TROUVEREZ PAS DANS LE JOURNAL LOCAL !
LA VERITE SUR LE DERNIER PROJET VALORCA: N° I.
Les malheurs de RON MOSS qui vit s’effondrer son rêve de retraite heureuse à Gillette Wyoming
.Venu pour un entretien d’embauche au Nord Wyoming Community Collège, l’endroit lui avait tant plu qu’il avait été très heureux d’obtenir le poste. Il y avait même acheté une maison et 20 hectares dans une zone rurale à l’ouest de Gillette, en pensant y vivre après sa retraite.
Pendant les dix premières années il y vécu très heureux.
Puis a commencé l’exploitation du méthane.
Le méthane a fait son apparition dans l’eau du robinet au point que l’état du Wyoming a recommandé de ne pas craquer d’allumettes à proximité. Interpelé, l’exploitant du gisement a déclaré qu’il n’avait qu’à faire la preuve de l’origine du méthane…
Mais il y eut pire : le bruit épouvantable produit par les stations de compression si fort que le chien refusait de sortir. Ce bruit était le même que celui d’un avion à réaction faisant des cercles au-dessus de sa maison 24 heures sur 24.
Certains ont fini par craquer et un de ses voisins a même tiré 17 coups de fusil en direction d’une des stations, ce qui lui a valu quelques ennuis.
Enfin la pollution de l’air a provoqué de graves crises d’asthme chez son épouse.
UN GRAND MERCI A CEUX QUI ONT MANIFESTE DE NOUVEAU SUR NOS ROUTES LEUR OPPOSITION A LA MINE !
Malgré tout, certaines propositions pour résoudre la crise climatique sont absurdes au regard des limites d’approvisionnement en combustibles fossiles. Prenons un exemple, celui de la récupération et du stockage du carbone émis par les centrales thermiques fonctionnant au charbon. C’est un projet qui nécessiterait un investissement énorme et des décennies de mise en œuvre ; en même temps, le prix du charbon montera en flèche ; c’est un aspect du problème qui n’a que très peu été pris en compte dans les coûts prévisionnels de ce « charbon propre ». A priori, moins de vingt ans nous séparent du pic de production mondiale de charbon, comme je le dis dans mon dernier livre Blackout. Il serait alors plus raisonnable d’investir des capitaux plus modérés pour développer la production d’énergies renouvelables plutôt que de déployer une infrastructure vaste et coûteuse destinée à maintenir une consommation ininterrompue d’un combustible en raréfaction, coûtant de plus en plus cher et émettant de grandes quantités de carbone.
Richard Heinberg
(Richard Heinberg est un journaliste américain et conférencier au New College of California où il dispense un cours sur l’écologie et la collectivité durable ainsi que sur la déplétion énergétique et en particulier le concept de pic pétrolier).
AUX USA LA PRESSE EST LIBRE !
LA VERITE SUR LE DERNIER PROJET VALORCA: N° II.
Effects of coal-bed methane discharge waters on the vegetation and soil ecosystem in Powder River Basin, Wyoming
Auteur(s) / Author(s)
STEARNS M. (1) ; TINDALL J. A. (1) ; CRONIN G. (2) ; FRIEDEL M. J. (3) ; BERGQUIST E. (4) ;
Afin d’extraire le méthane à partir de charbon, l’entreprise pompe de près de 2 millions de barils d’eau par jour dans les aquifères du gisement et les déverse à la surface. Cette eau apporte une quantité sodium susceptible de nuire aux cultures et à l’élevage.
Energy policy — oil and gas: Methane pollution
April 27, 2009
Au pied de la colline sur la route Carter, Richard Seymour dirige une exploitation agricole certifiée bio qui distribue ses produits dans l’ensemble de l’état. L’eau de sa source est devenue rouge et trouble et contient beaucoup de bulles de gaz si bien qu’il craint de perdre sa certification.
LA VERITE SUR LE DERNIER PROJET VALORCA N° 3:
Archive for the ‘WYOMING COAL/COAL BED METHANE’ Category
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Tuesday, March 4th, 2008
L’administrateur régional de l’Environmental Protection Agency, Robert E. Roberts, a demandé à BLM le 14 février que près de 4400 nouveaux puits de gaz naturel sur l’anticlinal de Pinedale soient révisés. Il a fait état d’une augmentation des niveaux d’ozone due ces dernières années aux activités de forage, ainsi que d’une détérioration de la qualité de l’air et de la contamination des eaux souterraines, raisons pour lesquelles l’APE a abaissé sa notation pour impact environnemental non satisfaisant.
La semaine dernière, le Wyoming Department of Environmental Quality a émis un avis sans précédent sur la pollution de l’air dans la région de Pinedale en raison de niveaux d’ozone élevés. En 1995, des tests avaient indiqué que l’air de la région était parmi les plus purs. Désormais, malgré la faible densité de la population, les alertes au smog sont aussi fréquentes qu’en zone urbaine.
Mardi, 26 Février, 2008
CHEYENNE, Wyo. (AP).
Un projet de loi qui aurait permis une plus grande régulation de l’Etat des eaux rejetées à partir de puits de méthane de houille n’a pas été voté dans l’État du Wyoming. Certains sénateurs ont dit qu’il y avait eu de fortes pressions de la part des lobbies de l’industrie de l’énergie.
LA VERITE SUR LE DERNIER PROJET VALORCA N° 4:
Les ranchs et les dépendances de beaucoup de malheureux propriétaires dans le Powder River Basin ont rapidement souffert du côté sale du « coal bed methane ». Bien que le méthane comme la plupart des autres formes de gaz naturel soit considéré comme le plus propre des combustibles fossiles, sa production n’en est pas moins tout sauf propre.
L’extraction de méthane de houille diffère de méthodes conventionnelles de forage. Le plus souvent, la technique est un processus qui soustrait les eaux souterraines des couches de charbon pour diminuer la pression et permettre au méthane d’atteindre la surface. Contrairement aux autres modes de forages, elle nécessite de nombreux sites de production. Actuellement 10.000 puits sont opérationnels sur le Powder River Basin et on en prévoit 100.000.
L’impact en surface de l’exploitation du méthane de houille est manifeste. L’eau épandue accroit l’érosion et la sédimentation dans le lit des cours d’eau, entrainant la dégradation de la qualité de l’eau des ruisseaux et des rivières. De fortes concentrations de sodium, de calcium et de magnésium dans ces rejets favorisent cette dégradation et rendent cette eau impropre à l’irrigation. Au contraire elle cause de sérieux dommages aux exploitations agricoles.
Outre l’impact environnemental de ces eaux usées, cette entreprise entraîne bien d’autres perturbations. Comme la plupart des exploitations minières, celle du CBM requière un vaste réseau de routes, de pipelines, de lignes électriques, de puits, et de stations de pompage. Ces installations concourent à modifier radicalement le paysage et les écosystèmes.
L’extraction du méthane entraîne aussi de graves perturbation des aquifères. L’extraction des eaux profondes (dewatering) cause inévitablement un drainage des nappes aquifères obérant leur utilisation future.
Le « dewatering » (pompage de l’eau profonde) conduit à la migration du méthane décompressé non seulement vers le haut, mais aussi horizontalement, parfois sur de longues distances et il peut éventuellement trouver une issue à la surface. (rappelons qu’ il s’agit d’un gaz éminemment inflammable…).
En dépit de ces impacts environnementaux significatifs, le Wyoming, maintient sans restriction l’autorisation d’exploitation du CBM…
VERMONT JOURNAL OF ENVIRONMENTAL LAW
The Dirty Side of Clean Energy: Coalbed Methane Production in Wyoming’s Powder River
Basin
Jason King
…
LA VERITE SUR LE DERNIER PROJET VALORCA: N°5.
Ce premier rapport met l’accent sur une nouvelle menace contre la paix et le calme dans l’Ouest américain: l’exploitation du « Coalbed Methane ». Nous remercions Susan M. Romanella pour ses recherches sur ce sujet important.
«Une énorme station de compression vient de s’installer à deux miles de chez moi. Ce truc fonctionne 24 heures par jour, ainsi que les camions de la société. Il n’ya plus de paix ni de calme ici. »
Chris Velasquez,
Nouveau-Mexique éleveur
La pollution sonore est une caractéristique de l’exploitation du méthane de houille. A côté des camions, des divers engins de construction, des perceuses, des pompes électriques, les compresseurs sont de loin les plus bruyants. Selon le Dr J. Fisher Berton, professeur de géologie, Université de Tulsa, « en fonction de la direction du vent, le rugissement d’une unité de compression peut être entendu trois à quatre miles. Près des stations de compression, les gens ont besoin de crier pour se faire entendre ».
Les séquelles environnementales de l’extraction de méthane de houille portent sur la terre de surface et le sous-sol, la gestion de l’eau et la pollution atmosphérique, la dégradation des écosystèmes, la perturbation des habitats des espèces sauvages, les risques pour la santé humaine, la valeur esthétique de l’environnement. Les prairies vallonnées de l’Ouest américain sont ravagées par la construction de routes, les camions, les pipelines, le forage de puits, les stations de compression qui émettent une cacophonie.
Il suffit de discuter avec John Dewey, un propriétaire de la région de Gillette dont les 248 hectares regroupent cinq puits. Lorsque les huit compresseurs démarrent » C’est un enfer», déclare Dewey.
Dans le sud-ouest du Colorado et le nord-ouest du Nouveau-Mexique, l’Alliance des citoyens de San Juan (SJCA) informe les citoyens sur les impacts liés à l’exploitation du méthane.
La SJCA dresse un tableau alarmant de l’entretien des puits en cours: « Après le forage du puits, la compagnie du gaz a recours régulièrement à sa retouche par des procédures de cavitation, de fracturation et de torchage. Ces procédures peuvent ébranler le sol si violemment que l’ensemble de votre maison vibre, et peuvent aussi provoquer la combustion du méthane en profondeur et en surface. Le «torchage» émet des panaches de feu s’élevant à des dizaines de pieds en l’air. (VERMONT JOURNAL OF ENVIRONMENTAL LAW: The Dirty Side of Clean Energy: Coalbed Methane Production in Wyoming’s Powder River Basin.
Jason King
« Dave Bullach, un soudeur qui habite près de Gillette, n’en pouvait plus. Privé de sommeil pendant deux ans, il a enduré les incessantes hurlements d’un compresseur de méthane, une gigantesque pompe qui envoie le méthane dans une canalisation. Il ya des milliers de ces machines hurlant dans le Wyoming, où ni l’État ni le droit fédéral ne réglemente le bruit. M. Bullach a tiré sur le compresseur jusqu’à un shérif le jette en prison. (New York Times 2001).
Si vous faîtes du méthane de houille une super affaire, vous détruisez pour cette seule ressource votre cadre et votre style de vie, votre tranquillité et la faune sauvage. Tout ce que vous aimez ressemblera à une charogne ! (Randy Udall, Community Office for Resource Efficiency.
MAIS CE CADRE DE VIE IMPORTE FORT PEU A VALORCA !
UNE NOUVELLE ALARME PASSE AU ROUGE.
Le 17 août 2009 à 12h43
250 suintements de méthane découverts en Arctique : un risque pour le climat ?
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Les preuves montrant que les gisements de méthane sous forme de clathrates en Arctique sont en train de se déstabiliser se multiplient. Une récente campagne océanographique a découvert pas moins de 250 suintements de méthane dans cette région du globe. La menace d’une accélération brutale du réchauffement climatique se précise donc.
Cela fait des dizaines d’années que les géologues et les océanographes savent qu’il existe en bordure des continents de gigantesques zones où s’accumulent des clathrates. Il s’agit de glaces contenant, en plus de l’eau habituelle, des quantités non négligeables de méthane. Ce dernier est un puissant gaz à effet de serre puisqu’un seul kilogramme de CH4 équivaut à 25 kilogrammes de CO2 dans l’atmosphère.
Or, si le méthane piégé dans les clathrates est stable dans des conditions de température et de pression données, il suffit que les océans se réchauffent un peu pour qu’il se libère. On comprend aisément, vu le pouvoir d’amplification de l’effet de serre du méthane, que le processus pourrait s’emballer avec libération de plus en plus massive de ce gaz, au fur et à mesure que la température de la planète augmenterait. Les prédictions les plus pessimistes du GIEC pourraient donc devenir non seulement une réalité mais être dépassées, en gravité mais aussi du point de vue de la chronologie.
Malheureusement, depuis quelques temps déjà, on a bel et bien détecté des suintements de méthane en Arctique et l’incertitude règne quant à savoir si ces derniers étaient déjà présents il y a des dizaines d’années ou pas et sur l’impact du phénomène sur le climat. En effet, une bonne partie de ce méthane se dissout dans l’eau de mer et ne rentre donc pas massivement dans l’atmosphère. Il n’en reste pas moins qu’une évaluation et une surveillance du phénomène est nécessaire pour mieux en comprendre les implications sur le climat de notre planète à court terme.
Dans le cadre des recherches sur cet important problème, des scientifiques du National Oceanography Centre Southampton, des Universités de Birmingham et de Royal Holloway (Londres) ont effectué une campagne océanographique en Arctique avec le RRS James Clark Ross. Avec leurs collègues allemands du IFM-Geomar, les océanographes britanniques ont découvert pas moins de 250 panaches de bulles de méthane s’élevant de la marge continentale du Spitzberg occidental.
Les suintements de méthane détectés sont répartis dans des zones dont les profondeurs sont comprises entre 150 et 400 mètres. Il y a 30 ans, un courant arctique dans la région a commencé à ce réchauffer et aujourd’hui sa température a augmenté de 1°C, ce faisant, il accélère le taux de libération du méthane piégé dans les clathrates. Alors que ces derniers étaient parfaitement stables à une profondeur de 360 mètres il faut désormais descendre à 400 mètres pour retrouver une stabilité. Un article sur la découverte vient d’être publié dans Geophysical Research Letters.
Je salue la lucidité de mon cher confrère Lassus qui, jeudi dernier, au 19-20 de France 3, admettait que l’absence de décision ministérielle au sujet de la concession demandée par la SEREN au-delà du délai de 3 ans prévu par le droit minier signifiait que l’« on repartait de zéro ». Zéro convient en effet parfaitement à un tel projet.
Cependant gardons-nous de crier victoire. Valorca a habilement anticipé un rejet des concessions en déposant son projet de sondages préalables à l’exploitation du méthane de houille. Elle compte ainsi mettre un pied dans la place. Si l’on en croit Sofrémines l’extraction du méthane, elle-même éminemment polluante, comme nous l’avons vu, ne saurait être que le préalable à l’exploitation du charbon.
Demeurons donc mobilisés et combatifs.
J’espère que nos fidèles blogueurs terminent d’agréables vacances et que nous ne tarderons pas à les lire de nouveau.
Ces 3 dernières années ont été particulièrement riches en enseignements:
Elles nous ont, entre autres, appris, grâce à une maîtrise grandissante d’internet, à découvrir la vérité derrière toutes les dissimulations et tous les mensonges.
A la SEREN elles ont peut-être montré que Lucenay et Cossaye n’étaient pas le Congo.
Elles devraient conduire VALORCA à réaliser que la ruse grossière et la dissimulation systématique ne paient pas.
Puissent-elles enfin amener une certaine presse à ne plus prendre ses lecteurs pour de fieffés imbéciles.
SEREN…ne vois- tu rien venir?
FR3 Bourgogne-FR3 Auvergne : petit reportage ou l’ADSN n’apparaît que par une seconde d’image du site.
Pourquoi n’avons-nous pas droit à la parole ?
Les centrales électriques au charbon empoisonnent le poisson
ÉCRIT PAR VALERIE TREMBLAY LE 28 AOUT 2009
Une contamination au mercure a été décelée dans tous les échantillons en provenance de 291 cours d’eau des États-Unis, rapporte une nouvelle étude menée par le U.S. Geological Survey (U.S.G.S). Entre 1998 à 2005, ils ont étudié la contamination par le mercure chez les poissons, dans les sédiments des fonds, et dans l’eau.
Résultat : environ le quart des poissons testés contiennent plus de mercure que le seuil de sécurité décrété par la U.S. Environmental Protection Agency (E.P.A., en français l’Agence américaine de Protection environnementale), et plus des deux-tiers des poissons excèdent le taux admis en ce qui a trait à l’ingestion de mercure par les mammifères.
Le mercure atmosphérique est la principale source de pollution des cours d’eau : les centrales de production d’énergie au charbon sont la source d’émissions de mercure la plus importante aux Etats-Unis. Le mercure se dépose dans les cours d’eau avec les précipitations.
La fonte des glaciers du Groenland s’accélère. »
Gordon Hamilton, glaciologue et professeur à l’Institut du changement climatique (ICC) de l’université du Maine, a embarqué sur l’Arctic Sunrise pour trois semaines d’expérimentations. Gordon est un habitué du Groenland: il a déjà constaté en 2005 l’accélération de cinq de ses plus gros glaciers (Helheim, Kangerdlugssuaq, Petermann, Humboldt, Jacobshavn). A eux cinq, ces mastodontes rejettent environ 30% de la calotte glaciaire du Groenland dans les océans. Avec sa collègue Leigh Stearns, le glaciologue arpente les monticules de glace les plus stables pour y installer des balises GPS. Il profite de l’expédition de Greenpeace pour récupérer son matériel déposé il y a déjà trois mois (appareils photo à la mémoire pleine et valises GPS ayant envoyé leurs coordonnées toutes les cinq secondes). Interview depuis les sommets qui surplombent le glacier Kangerdlugssuaq, un géant qui déverse environ 6% de la plaque de glace du Groenland sur 6 kilomètres de large.
Quel est le rôle des glaciers de l’Arctique dans la machine climatique mondiale?
Principalement, ils influencent le niveau des mers et océans. Si l’ensemble de la glace qui recouvre l’île du Groenland venait à fondre, cela représenterait l’équivalent de 7 mètres d’élévation du niveau des eaux à la surface du globe. L’île est recouverte à 85% par de la glace. Cette masse d’eau gelée est lentement transportée par les glaciers avant d’être rejetée dans les fjords sous la forme d’icebergs. Ceux-ci dérivent lentement jusque dans les océans. Au contact d’eaux plus chaudes, ils fondent ce qui va provoquer une élévation du niveau des eaux.
Pourquoi sont-ils si importants?
Si les rejets d’icebergs s’accélèrent et s’intensifient, alors l’élévation du niveau des eaux va également s’accélérer. C’est exactement ce que l’on voit avec le Kangerdlugssuaq. Depuis 2004, il a triplé la vitesse à laquelle il rejette des icebergs. D’autres glaciers suivent le même comportement que le Kanger, comme le glacier Helheim ou le glacier Petermann sur la cote ouest de l’île, alors le niveau des océans va probablement augmenter plus que l’on croit, en tout cas.
Comment se comportent les glaciers groenlandais?
Ce qui nous a le plus surpris, c’est que sept des glaciers les plus gros de l’île ont accéléré leurs mouvements. Cela a commencé il y a cinq ans environ. Par exemple, le glacier Kangerdlugssuaq avançait de 5 km par an en 2003, mais en 2005, il a bondi de 14 km! C’est une accélération pour le moins impressionnante! D’autres accélèrent de la même façon, et au même rythme, ce qui nous amène à penser que ce sont les mêmes mécanismes qui conduisent à ces changements.
L’élévation du niveau des eaux est-elle la seule conséquence de la fonte de la calotte groenlandaise?
C’est la plus évidente mais il y a beaucoup d’autres choses. Chaque déversement de glace est un rejet d’eau douce, solide et froide dans des eaux salées. La fonte des glaciers modifie les milieux, et surtout l’équilibre de la salinité des océans, spécialement dans l’océan Atlantique nord. Or, la partie de l’océan atlantique nord qui touche le Groenland est très importante. C’est là que l’on trouve la courroie océanique qui transporte la chaleur à travers toute la planète. Avec plus d’eau fraîche, la courroie risque de ralentir voire de se gripper, ce qui peut avoir des conséquences: moins de chaleur transportée des eaux subtropicales jusqu’en Europe. Cela peut très bien mener à un refroidissement global du climat européen. Je reconnais que c’est un effet guère évident du réchauffement global.
Comment le Giec a-t-il pris en compte le rôle des glaciers de l’Arctique?
Les scientifiques du Giec n’ont pas pris en compte le rôle des glaciers du Groenland, tout simplement parce que leur 4ème évaluation est sortie il y a plus de 18 mois et qu’il était impossible alors d’inclure les dernières données dont nous disposions. Les changements dynamiques comme l’accélération de l’avancée du glacier ou l’augmentation des températures océaniques, qui impactent aussi la fonte des glaciers, n’ont donc pas pu être pris en compte. C’est pourquoi les estimations du Giec -comme l’augmentation du niveau des océans de 30 à 60 cm d’ici à 2100- nous semblent sous-estimées. Politiquement, la façon dont on anticipe une élévation de 30 cm n’est pas du tout la même que lorsqu’il faut anticiper une élévation d’1 mètre ou plus.
Qu’est-ce qui est à l’origine de l’accélération des glaciers?
Nous ne savons pas vraiment. C’est bien pour cela que nous venons ici chaque été pour comprendre ce qui se passe. Ce que l’on sait, c’est qu’il y a un réchauffement de l’atmosphère, et que ce faisant, la glace en contact avec l’air ambiant fond plus vite, se transformant ensuite en eau qui forme des lacs ou s’infiltre dans les crevasses. Comme cette eau fraîche est plus dense, plus lourde, elle trouve sa voie jusqu’à la base du glacier. Elle joue alors le rôle d’un lubrifiant sur lequel le glacier va glisser encore plus vite. Par ailleurs, le glacier entre directement en contact avec l’océan. Or, ces dernières années, les océanographes ont constaté des changements importants dans les courants. Les plus chauds issus des eaux subtropicales parviennent désormais jusqu’ici. Donc, il se pourrait que les glaciers fondent également à partir de leur base. Fragilisé, le glacier rejette davantage d’icebergs. On a également constaté l’apparition de lacs de surface de plusieurs kilomètres de long. Ils ont la particularité de pouvoir se drainer en une seule journée. Or l’ajout de toute cette eau à la base des glaciers doit probablement les fragiliser. Ces lacs à la surface du Groenland changent d’un jour à l’autre. Or, cette eau va au pied du glacier et elle doit bien avoir un effet sur l’avancement des glaces. Tout cela fait partie des phénomènes que l’on étudie, on ne sait pas encore lequel domine, mais la totalité de ces phénomènes accélère le processus global.
Tout fout le camp?
Vous savez, la science parle d’elle même en ce moment et il est inutile d’être un spécialiste pour comprendre que la magnitude des changements en cours est énorme. Les changements sont tellement rapides, dans tous les domaines. Rien qu’au Groenland, la fonte des glaces de l’Arctique et du permafrost s’accélèrent. D’ailleurs, c’est assez frustrant de constater la rapidité de ces changements dans l’environnement pendant que les décideurs politiques se demandent encore comment agir le moins brutalement possible. Obsédés par leurs échéances électorales, ils semblent incapables de prendre les décisions à la hauteur des enjeux.
Recueilli par Laure Noualhat
Rédigé le 29/08/2009 à 15:58 dans Climat | Lien permanent
L’URGENCE ABSOLUE .
TOUT LES JOURS NOUS PARVIENNENT DES ALERTES TELLE QUE CELLE APPORTEE CI-DESSUS PAR EUREKA.
ENCORE CE MATIN : Les services américains du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) viennent d’annoncer avoir détecté des taux inquiétants de méthane au-dessus de l’Alaska.
CECI CONFIRME QUE SE MET EN MARCHE UN PROCESSUS CYBERNETIQUE INCONTROLABLE DE « RETROACTION POSITIVE ». LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE COMMENCE A S’AUTOALIMENTER.
L’EXTRAIT SUIVANT D’UN ARTICLE PARU DANS NATURA VOX SOUS LE TITRE « Le changement climatique n’est pas une conjecture, c’est un état de guerre. » SOULIGNE L’IRRESPONSABILITE DE TOUS LES DECIDEURS MONDIAUX FACE AU DESASTRE.
Depuis des décennies plus d’un l’avaient prédit, et maintenant nous y sommes. Parmi ceux qui se sont fait entendre, le discours de James Hansen, directeur de la Nasa est singulier. Le plaidoyer tient en 3 mots d’ordre à l’adresse des époux Obama : moratoire sur le charbon, taxe carbone, recherche nucléaire. Sa rhétorique a cela de saisissant que ces quelques lignes nous font comprendre la cruauté de la situation : ce n’est pas que l’heure tourne, c’est que l’on s’est déjà trompé de rendez-vous. Les seuils de dangers sont déjà franchis, et les pôles partent déjà en morceaux…
Les programmes mis au point par les politiques conçoivent les solutions comme si l’Humanité avait l’éternité pour s’y mettre. James Hansen, en bon scientifique, sait que la réalité est têtue et ne tient pas compte de toutes nos bonnes intentions. M. Hansen avait choqué en disant que les centrales à charbon sont des usines de mort. Bien que la formule déplaise, son principe s’impose, et les espèces tombent les unes après les autres.
Amis lecteurs, sortez du syndrome de l’ampoule ! Il ne s’agit plus seulement d’éteindre la lumière en partant, de visser des ampoules à basse conso, ou de faire du tri sélectif, il faut sortir l’épée et aller batailler sur le terrain des vrais débats. Il est question de débat autant que de combat, de manifestations sous les fenêtres de vos élus, que d’empoignades familiales autour de l’énergie et du climat.
Petites nouvelles locales, relevées dans notre JdC du 2 Sept.
« DECIZE EN ….2029″ : « petit » article à la suite d’un « long » article consacré au développement du Four à Chaux 2 cher à nos amis decizois. Jean-Noël Le Bras, président de la CCSN (Communauté de Communes Sud-Nivernais) veut organiser prochainement un » brain storming » associant élus et acteurs économiques locaux pour discuter de l’avenir de Decize et de son environnement. .. » : J’aimerais qu’on se réunisse pour voir à quoi peut ressembler DECIZE DANS 20 ans.. »
Intention louable certes, mais à suivre attentivement : M. Lassus déclarant récemment sur FR3 qu’il « fallait repartir de zéro » concernant l’exploitation du charbon, ne vont-ils pas incorporer, et le charbon, et le méthanne, dans leurs réflexions de développement…
Restons très vigilants sur ces « louables intentions ».
Le projet serait-il plomber par la taxe carbone?
Beaucoup d’agitation autour de cette taxe.
Un impot de plus.
De quoi alimenter la chronique du « charbon propre »,donc sans taxe…
Un rêve !
Il parait que bon nombre de camarades n’y croient plus.
J’ai même entendu un membre du comité dire: »c’est foutu, ça ne se fera pas »
En attendant toujours pas d’information donnant le résultat des courses.
Le résultat des courses est faussé d’avance, les chevaux et les jockeys sont dopés…….
Comment ne pas réagir en découvrant la vraie personnalité d’un élu local qui,enfin se dévoile totalement!
Vexé par certaines vérités peintes avec intelligence et subtilité sur nos belles routes sud-nivernaises, il n’hésite pas à s’attaquer au fief: la belle ligne droite de Cossaye-Lucenay,fierté de notre combat et de notre attachement à notre si beau bocage local.
Après avoir manipulé notre si cher quotidien local,menti à sa population afin d’être élu, il s’accommode maintenant à diriger les actions prioritaires de notre chère DDE. Bravo Monsieur,votre courage est éblouissant, mais soyez beau joueur et laissez en paix les gens s’exprimer pour une cause juste, noble et surtout arrêter de prôner votre attachement à un pays que vous voulez détruire pour récolter quoi?… Honte à vous!
Le combat continue!!!
Donc, on a effacé les traces du « crime » ! plus d’ADN, plus d’analyses chimiques de la peinture et des traces de pinceaux (à moins qu’elles aient été faites avant ?). Ah, si Hercule Poirot ou Maigret s’occupaient de l’enquête, quelle engueulade d’avoir tout piétiné et en plus tout gravillonné !
Donc, notre belle route Lucenay-Cossaye ressemble maintenant à un patchwork, limitée à 50 : c’est bien tout cela, nous ralentissons, avons le temps d’admirer notre beau bocage et de réfléchir (enfin certains !. .) au saccage prévu de ce paysage, de notre cadre de vie, de nos souvenirs d’enfance de petits pêcheurs de vairons, d’ablettes scientillantes, et … je m’égare !
DEVINETTE que vous allez sans nul doute résoudre : qui a pouvoir sur la DDE pour « patchworker » une route ? les maires ? (la route Lucenay-Cossaye elle appartient à qui au fait ?) un Président de Conseil Général (lequel ?) ? le Préfet ? La direction des Phares et Balises … je me re-égare.
A vous de jouer ?
PLAN DE RELANCE DE LA PROVOCATION…
La nouvelle façon d’effacer « certaines vérités peintes avec intelligence et subtilité sur nos belles routes sud-nivernaises » est pour le moins inattendu : Une couche de goudron plus une couche de gravillons.
Ceci bien entendu au frais du contribuable qui devrait être en droit de savoir combien ça coûte et qui a donné l’ordre d’utiliser une telle méthode ?
Il y avait sans doute mieux à faire sur des portions de route en mauvais état !
Si vous en connaissez faites le savoir, il y a sans doute des crédits disponibles !
N’hésitez pas a nous faire connaître toute les informations permettant de faire avancer le débat.
Merci d’avance.
Et bien moi, je tiens à remercier chaleureusement le conseil général de limiter cette ligne droite à 50 km/h.
Cela permet entre Cossaye et Lucenay d’admirer paisiblement et tout en roulant le superbe paysage préservé de notre belle campagne.
Cela renforce d’autant plus le refus de voir un jour une mine détruire ce site.
Alors, automobilistes, roulez au pas, appréciez le paysage dans les détails et imaginez ce que serait le cauchemar du charbon ici !
En plus, cela permettra de lire encore mieux les nouvelles inscriptions qui réapparaitrons certainement bientôt. Je n’en doute pas.
En revanche,en ce week end de bol d’or, je doute que les nombreux motards sillonnant les routes nivernaises pour l’occasion apprécieront ces excès de gravillons sur ces tronçons fréquentés.Eux vont trouver cela plutôt criminel…
C’est tellement facile de gaspiller l’argent quand elle ne sort pas de votre poche.
Pour une fois que le nettoyage aurait pu se faire au Karcher.
Tout cela pour une route qui va peut-être un jour disparaître dans le trou de la mine.
Il s’agit la en effet d’une provocation.
Mes camarades de la DDE, qu’en pensez-vous ?
Article paru ce jour sur le Monde.fr :
En France, une mine pourrait rouvrir dans le département de la Nièvre
LE MONDE | 08.09.09 | 14h39
Coincé entre la proximité du sommet de Copenhague sur le climat, les engagements du Grenelle de l’environnement, les prochaines élections régionales, et la volonté des élus locaux de développer l’emploi, le gouvernement prend son temps avant de se prononcer sur le projet de concession d’une mine de charbon dans la Nièvre.
La France ne produit plus de charbon depuis la fermeture des derniers puits en 2004. Pourtant, le renchérissement du pétrole et du gaz provoque un regain d’intérêt pour le minerai. Ce qui explique qu’un gisement de 250 millions à 300 millions de tonnes découvert en 1986 par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), à 40 km au sud-est de Nevers, suscite aujourd’hui des projets d’exploitation.
Fin juillet 2006, la Société d’exploitation des ressources énergétiques du Nivernais (Seren) a sollicité la concession d’une mine, suivie en novembre 2006 de la société Valorca. Les deux projets concurrents, soutenus par des acteurs financiers, visent une zone d’exploitation située sur les communes de Lucenay-lès-Aix, Cossaye et Toury-Lurcy.
La demande, déposée fin juillet 2006 par la Seren, a déclenché la procédure administrative habituelle : avis de mise en concurrence, enquête publique et missions d’inspection. Selon le code minier, une décision doit être prise dans les trois ans suivant la première demande.
« Complexité »
Pourtant, début septembre, le gouvernement n’a pas tranché. Le ministère de l’écologie, qui a reçu un rapport d’experts fin mai, invoque la « complexité » du dossier, qui justifierait un délai supplémentaire de quelques mois avant de décider, sans doute en novembre ou décembre.
Dans la région, le projet minier divise. De nombreux élus soulignent l’intérêt économique d’une mine, qui permettrait la création de dizaines d’emplois liés à la construction des infrastructures, puis à l’exploitation du gisement. Un argument de poids dans ce bassin de population affaibli économiquement. Mais, parallèlement, ces mêmes élus souhaitent voir la production du charbon nivernais la plus « propre » possible.
Wilfrid Sejeau, conseiller régional Verts de Bourgogne, fustige cette « attitude hypocrite » qui consiste à soutenir le projet sans bien tenir compte de l’impact sur la qualité de la vie et la nécessaire action contre le réchauffement climatique. De son côté, Pierre Kaluzny, de l’association de riverains Stop Charbon, pointe que la solution de captage de CO2, présente dans les dossiers de candidature à la concession, est « coûteuse et ne devrait pas être au point avant 2020 au plus tôt ».
Le dossier est donc un vrai casse-tête pour Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie. A son ministère, on rappelle qu’au-delà des considérations techniques et économiques, ce sera au gouvernement de trancher.
Bertrand d’Armagnac
Problème de date de réponse du gouvernement.
Si on lit bien les trois ans sont écoulés donc la réponse est non.
Ou est la vérité ?
Il y a peut être une autre explication à ce gravillonnage intensif sur ces portions de route.
Souvent,quand on cherche rapidement à gommer toute trace d’opposition,c’est que l’on attend une visite officielle.
Donc vigilance!
Si c’est le cas d’une visite officielle , on ne regarde pas à la dépense.
Le charbon propre veut sans doute inventer un nouveau dicton : « Les paroles passent mais les écrits restent… sauf si on les efface ». Un porteur du projet se plaisait à dire il y a quelque temps que l’opposition était maintenant silencieuse, il faut croire que les slogans peints ont gêné certains responsables bien placés car il faut avoir du poids pour faire « goudronner » cette route. Une idée, en barbouillant bien les mauvais chemins, on pourrait peut-être avoir une réfection totale !!! En attendant, comme on dit chez nous, C’EST PETIT, VRAIMENT PETIT !!!
A noter que le département de l’allier n’a pas effacé les écrits anti mine sur ses routes.
Il est vrai que pour ne citer que le député maire d’Yzeure, il est contre la mine.
Ces écrits représentaient « Une vérité qui dérange »
En effet « C’EST PETIT, VRAIMENT PETIT!!! »
TAXE CARBONE SUR LES ENERGIES POLLUANTES.
Encore une nouvelle qui devrait faire réfléchir les partisans du projet. Il devient évident que la mine et la centrale ne seront jamais rentables pour personne. Pas pour les promoteurs car l’investissement serait phénoménal et les frais énormes. Pas pour les collectivités qui devraient elles-aussi investir énormément pour des rentrées aléatoires : il faut tenir compte de la suppression de la taxe professionnelle et des éxonérations diverses qui seraient demandées… et obtenues. On a l’impression que le Charbon propre se bat maintenant uniquement pour dire « nous avions raison depuis longtemps ». C’est une position archaïque et ridicule, il serait temps d’enlever les oeillères, nous sommes en 2009.
« Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillères. »
[Anatole France]
AVIS D’IMPOSITION (NIEVRE)
TAXES FONCIERES –Propriétés non bâties
Part du Département
Taux 2008 : 42,16%
Taux 2009 : 46,17%
Soit + 4,01%
C’est sans doute pour reboucher les trous sur nos routes même quand il n’y en a pas !
ON RASE GRATIS !!!
Pour faire écho à de nombreuses remarques sur ce blog, je voudrais d’abord remercier les « artistes peintres sur route » qui nous ont permis d’avoir des routes nouvellement goudronnées. Je voudrais simplement leur faire un reproche : pourquoi n’ont-ils pas mis des slogans anti-charbon partout ? Cela nous aurait permis d’avoir des routes toutes goudronnées et non pas des rustines.
Je voudrais également remercier le Conseil Général de la Nievre pour sa promptitude à réparer les routes. Nul besoin de demander à goudronner les routes, il suffit maintenant de porter des inscriptions anti-charbon et le tour est joué !!! Si vous avez une cour ou un chemin à goudronner pensez-y.
J’ai quand même des reproches à faire au CG58. Paraît-il qu’à DORNES, certaines routes contiennent des remarques PRO-CHARBON. Pourquoi ces routes n’ont-elles pas été réparées ? Bizarre bizarre. Qu’en pense le maire de Dornes ?
D’autre part, il me semble que les panneaux posés par l’équipement ne sont pas les bons. Ils indiquent ‘GOUDRONNAGE ». Il me semble qu’ils auraient du indiquer « MARQUAGE AU SOL EFFACE ».
Autre revers de la médaille : certains d’entre vous ont certainement reçu leur avis de taxe foncière. Regardez attentivement l’augmentation du taux pratiqué par le département : 9,50% d’augmentation !!!!
Ceci explique cela. C’est le prix à payer pour avoir des routes goudronnées.
Tout cela pourrait prêter à sourire s’il ne s’agissait pas de l’argent de tous. On peut également se demander ce que cachent de tels agissements : marquages PRO-CHARBON, effacement des remarques ANTI-CHARBON. La venue de quelqu’un à qui on veut soigneusement cacher les oppositions ? La question reste pour l’heure sans réponse.
Pro-charbon, Anti-charbon, quelle importance, puisque DECIZE devient vert…. et le maire est « presque »notre allié.
JdC de ce jour 12/9 : DECIZE – LA LIGNE VERTE DEVIENT LE FIL ROUGE –
Bonne nouvelle : la maire Alain Lassus place le développement durable en PRIORITE pour la suite de son mandat.
Decize sera une ville grenellement compatible. Déclaration : « ..le XXIe siècle , ce sera le siècle de l’écologie ou la mort de la planète ».
Génial .., donc plus de soucis à se faire concernant notre mine et notre gaz : M. Lassus devrait nous soutenir dans notre combat contre le charbon. ??
Si nous devions définir le personnage, ce n’est pas en terme de « girouette », mais en terme d’ »éolienne » : ça tourne plus vite, plus haut, c’est dans le vent écolo, et en plus, à un moment, ça nous ECLAIRE. C’est pas génial ?…..
Suggestion d’un ami :
Plan de relance du « développement durable »
M Lassus n’a t-il pas l’idée de faire partie de l’équipe régionale ?
Le soutient des verts ne serait pas de trop!
Comme pour les éoliennes, il vaut mieux être du coté ou le vent vient…
Restons vigilant, demain il peut nous dire que le charbon est « grenellement compatible » puisqu’il deviendra propre ( ???) et donc entrer dans le processus du « développement durable »…
Et si toute cette agitation avait pour but de nous endormir.
Plus d’opposition?
Bizare-bizare
Retour d’Italie où, dit-on, sévit la mafia, je constate que nous ne sommes pas en reste. Non content de nous interdire tout accès à la presse, le pouvoir local veut nous bâillonner en détruisant les quelques moyens d’expression qui nous restent. Sa honteuse réaction a eu au moins le mérite de sortir ce blog de sa torpeur estivale. Mais cela n’est pas suffisant. Dieu merci, il n’est pas encore de loi nous interdisant d’afficher notre détermination, devant nos maisons, dans nos champs et à l’intérieur de nos voitures (il est facile de scotcher une affiche portant : « NON AU CHARBON » sur la face interne de la glace arrière).
E-On et Siemens vont lancer leur pilote industriel d’extraction du CO2 des gaz d’une centrale au charbon
Par Raymond Bonnaterre
Le captage et la séquestration du CO2 des fumées de combustion d’une centrale au charbon ne doit pas être une mince affaire. L’opération commence par l’extraction du CO2 de ce gaz que l’on a préalablement refroidi, dépoussiéré, désulfuré et au moins partiellement déshydraté et neutralisé, à l’aide de solvants ad’ hoc, peu volatils (ioniques) et inertes chimiquement. Par la suite il faut récupérer et comprimer le CO2 en utilisant le minimum d’énergie. Quand au solvant après un retraitement, il va être recyclé dans la boucle d’extraction. Les allemands E-On et Siemens ont décidé de s’associer pour mettre au point et valider un tel procédé qui serait mis à la sortie des effluents gazeux des centrales thermiques existantes.
Parfait me direz-vous! C’est exactement ce qu’il nous faut pour sauver la planète.
Mais voila, il y a un hic: le procédé n’a été testé pour l’instant qu’en laboratoire. Alors E-On et Siemens annoncent qu’ils démarrent une unité pilote qui va tester le procédé sur une dérivation partielle des gaz d’une chaudière de la centrale au charbon de Staudinger. Le planning prévisionnel prévoit que les tests vont être réalisés jusqu’en fin 2010. Puis, si les résultats sont concluants, une première unité industrielle de validation pourrait être mise en place vers 2015, ce qui conduirait à un procédé industriel validé à partir de 2020.
La conclusion de tout cela est que les centrales au charbon allemandes vont poursuivre gaillardement leurs émissions de gaz carbonique pendant une à deux bonnes dizaines d’années, en attendant un procédé de CCS industriel et à condition que l’on ait trouvé pour chacune d’entre elle un site sous-terrain où l’on saura stocker, en toute sécurité, le CO2 à l’aide d’un procédé de stockage validé entre temps.
Je n’ai qu’une question simple: faut-il croire à toutes ces Fables destinées à endormir les enfants?
IL EN EST UN QUI CROIT DUR COMME FER A CES FABLES, UN CERTAIN MR DUBRESSON QUI REAFFIRME AUJOURD’HUI DANS NOTRE CHER QUOTIDIEN QUE C’EST DANS LA POCHE…
JdC de ce jour : « CHARBON NIVERNAIS, UNE MINE DE SILENCES » (quel humour !) : tissu de contre-vérités, article à prendre avec des pincettes, et de longues pincettes de surcroît !
M Dubresson lui, a droit à la parole pour déclarer dans le journal local de ce jour : » Il faudra bien un jour que l’opinion nivernaise soit entendue . »
Pour le moment, l’opinion des opposants est muselée !
L’ADSN est totalement ignorée
« Le Code minier donne toute latitude au ministre en terme de délai », explique Jean-Charles Besson, directeur général délégué de la Seren, qui se dit « dans l’attente » de la décision ministérielle.
Il serait intéressant qu’il nous fournisse l’article du code minier précisant cette affirmation.
L’article du JDC est visible en cliquant sur le lien suivant
(A noter que la position contre du collectif stop charbon qui est exprimée dans le journal n’apparaît pas sur le site…)
http://www.lejdc.fr/editions_locales/decize/charbon_la_balle_est_dans_le_camp_du_ministre@CARGNjFdJSsHExgHBBo-.html
En bas de l’article vous pouvez tenter d’insérer votre réaction.
Est-ce que quelqu’un ici peut fournir l’article du code minier qui parle de cette règle des trois ans afin de remettre ce M Besson à Sa place et également apporter des précisions à notre torchon local?
Pour répondre à la demande de l’ours :
Le code minier fait référence à un décret de conseil d’Etat :
Article 25 du code minier : La concession est accordée par décret en Conseil d’Etat après enquête publique et mise en concurrence sous réserve de l’application des dispositions de l’article 26 et de l’engagement à respecter des conditions générales. Le cas échéant, ces conditions générales sont complétées par des conditions spécifiques faisant l’objet d’un cahier des charges. Les conditions générales et spécifiques sont définies par décret en Conseil d’Etat et préalablement portées à la connaissance des pétitionnaires
Article 31 du Décret n°2006-648 du 2 juin 2006 (voir dernier paragraphe essentiellement)
La concession est accordée par décret en Conseil d’Etat. Le rejet des demandes de concession est prononcé par arrêté du ministre chargé des mines.
En ce qui concerne les concessions de stockage souterrain, le décret de concession précise notamment le périmètre et la superficie de la concession, les formations géologiques auxquelles elle s’applique, la capacité maximum du stockage et la nature des produits à stocker, le périmètre de protection prévu à l’article 104-3 du code minier, la
profondeur qu’aucun travail effectué dans ces périmètres ne peut dépasser sans une autorisation préalable du préfet et la redevance due à l’Etat dans les conditions fixées à l’article 32. Celles de ses dispositions relatives au périmètre de protection font l’objet, par les soins de l’administration, de la publicité foncière prévue à l’article 36 du décret du 4 janvier 1955 susvisé.
Le silence gardé pendant plus de trois ans sur la demande d’octroi de concession mentionnée à l’article 24 vaut décision de rejet de cette demande et, le cas échéant, des demandes concurrentes.
Pour l’ours et tous les autres :
Les références au code minier et aux différents décrets sont sur le site internet de l’ADSN (rubrique « quelques sites intéressants », en bas de la page)
et également sur la page « Les projets que nous combattons » – projet Valorca gaz
Le jdc aurait mieux fait de garder le « silence. »
Des informations publiés sans aucune vérification.
Lundi 21 septembre 2009
Pologne: douze morts, 15 blessés graves dans un accident de mine
2009 AFP (Janek Skarzynski)
Le bilan d’une explosion de méthane vendredi dans une mine de charbon du sud de la Pologne s’est alourdi à 13 morts tandis que le président Lech Kaczynski a décrété un deuil national, a-t-on indiqué samedi de source officielle.
Douze mineurs ont trouvé la mort et quinze ont été grièvement blessés vendredi dans une explosion de méthane suivie d’un incendie dans la mine de charbon de Wujek-Slask en Silésie (sud de la Pologne), a indiqué Edyta Tomaszewska, la porte-parole de l’Office national des mines.
« Douze mineurs sont morts et quinze se trouvent dans un état grave. Trente mineurs ont été hospitalisés », a déclaré Mme Tomaszewska à l’AFP.
Une explosion suivie d’un incendie s’est produite peu après 10H00 locales (08h00 GMT) à 1.015 mètres de profondeur. 29 blessés ont pu remonter à la surface par leurs propres moyens et d’autres ont été évacués par des secouristes, a indiqué le porte-parole de la mine, Andrzej Bielecki.
« Il n’y a plus personne dans la zone sinistrée, les secouristes sont sur place. L’incendie a été maîtrisé », a-t-il ajouté.
Le ministre polonais de l’Intérieur Grzegorz Schetyna a annoncé qu’il se rendait vendredi sur les lieux de la catastrophe.
L’accident de mine le plus meurtier en Pologne ces dernières années fut celui de la mine Halemba à Ruda Slaska (Silésie), où un coup de grisou avait tué 23 mineurs en novembre 2006. Plusieurs responsables de la mine ont ensuite été mis en examen pour négligences et comparaissent toujours devant la justice.
Le Figaro.fr
First Solar cherche un site de production en France
Alexandre Debouté
21/09/2009
La plus belle des start-up américaines du solaire, associée à une filiale d’EDF, s’implantera dans le Rhône ou en Savoie.
Grosse déception à Peyruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence. First Solar n’y installera pas la plus grande usine de panneaux solaires de France comme on voulait le croire en juillet. Le champion américain du secteur, qui n’a pas encore choisi son site, vise plutôt la vallée du Rhône ou la Savoie, plus industrialisées. Associé à EDF Énergies Nouvelles, filiale à 50 % d’EDF, First Solar ne remet pas en cause son implantation en France mais il veut s’installer dans une région mieux desservie.
Sur le marché des composants (modules et panneaux) destinés à l’énergie solaire, First Solar (1,24 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2008) rivalise avec le chinois Suntech (1,9 milliard de dollars), l’allemand Q-Cells (1,25 milliard d’euros) ou le japonais Sharp. Une vingtaine d’entreprises, surtout chinoises, se partagent 80 % du gâteau. Même si la crise de surcapacité se traduit aujourd’hui par des coupes drastiques dans les coûts, avec des licenciements à la clé, l’avenir de la filière reste radieux. En termes de coût, l’électricité solaire sera aussi compétitive que l’électricité classique d’ici cinq à dix ans.
Des projets pharaoniques sont programmés, comme Desertec dans le Sahara, ou la construction de la plus grande centrale solaire en Chine, où intervient également First Solar… Tous les coups sont permis. Suntech, qui exporte 70 % de sa production, a récemment cassé les prix de 20 à 30 % pour prendre des parts de marché.
Prévue en 2011, l’arrivée de lignes de production First Solar en France est évidemment une bonne nouvelle. L’usine va générer 90 millions d’investissement direct et au moins 300 emplois. Mais surtout, elle doit contribuer à développer le marché hexagonal.
«Acte de foi»
Sa technologie de couches ultra-minces au cadmium présente le triple avantage d’être moins coûteuse, plus verte et à fort potentiel. Elle est plus respectueuse de l’environnement, car elle n’utilise pas le silicium, plus onéreux, employé par la quasi-totalité du marché, et elle consomme cent fois moins de matière. Elle est aussi plus prometteuse, car elle absorbe mieux le rayonnement. Certains émettent toutefois des doutes sur la résistance du produit aux fortes intempéries.
Qu’importe. Créée il y a dix ans, First Solar est une start-up qui grandit à la vitesse grand V. En cinq ans, l’entreprise a multiplié sa capacité de production par trente. Elle dispose déjà d’usines aux États-Unis, en Allemagne et en Malaisie, pour un effectif de 3.500 personnes fin 2008.
Son président, Michael J. Ahearn, a qualifié l’implantation de son groupe en France d’«acte de foi dans le marché et son grand potentiel». En Europe, dans dix ans, l’énergie solaire pourrait représenter entre 4 et 6 % de la consommation d’électricité, contre moins de 1 % aujourd’hui, selon le cabinet AT Kearney. En France, la filière est en pleine accélération. Elle bénéficie de l’activisme de l’État, qui investit, au rythme actuel, 250 millions d’euros de subventions directes pour faire décoller le secteur, sans compter les déductions fiscales.
Une pierre dans le jardin de M. DUBRESSON et de tous les partisans du charbon propre !!!
Extrait d’un article paru sur
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2802
« Les gouvernements américain et européens ont développé ensemble le fantasme que le charbon pourrait être rendu « propre » en « épurant » le carbone émis par les cheminées, puis en le stockant définitivement quelque part. Dans le monde réel, l’une des plus grandes usines pilotes de « charbon propre » en activité est la centrale électrique d’Hazelwood, située dans la vallée de Latrobe. Les captures représentent seulement 0,05% de ses émissions de carbone. Le professeur Howard Herzog, expert de renom pour cette technologie, a été récemment interrogé sur ce qu’étaient les chances qu’elle permette d’obtenir les réductions dont nous avons besoin. Sa réponse a été : « Zéro ».
Un petit nombre de gens gagnent beaucoup d’argent avec le charbon, le pétrole et le gaz. Une réorientation vers l’énergie fournie par le soleil, le vent et les vagues réduirait à rien les fortunes qu’ils ont dépensé – de sorte qu’ils sont prêts à payer des hommes politiques pour maintenir un système qui est en leur faveur, et à financer somptueusement à coup de milliards des campagnes de désinformation destinées à entretenir la confusion. »
« campagnes de désinformation »
Pour ce qui nous concerne, la presse locale s’en charge depuis le début.
Pour reprendre une formule bien connu:
« C’est pas de l’info, c’est de l’intox »
Notation= »Zéro »
E-On et Siemens vont lancer leur pilote industriel d’extraction du CO2 des gaz d’une centrale au charbon
Par Raymond Bonnaterre | (24) Commentaires
Le captage et la séquestration du CO2 des fumées de combustion d’une centrale au charbon ne doit pas être une mince affaire. L’opération commence par l’extraction du CO2 de ce gaz que l’on a préalablement refroidi, dépoussiéré, désulfuré et au moins partiellement déshydraté et neutralisé, à l’aide de solvants ad’ hoc, peu volatils (ioniques) et inertes chimiquement. Par la suite il faut récupérer et comprimer le CO2 en utilisant le minimum d’énergie. Quand au solvant après un retraitement, il va être recyclé dans la boucle d’extraction. Les allemands E-On et Siemens ont décidé de s’associer pour mettre au point et valider un tel procédé qui serait mis à la sortie des effluents gazeux des centrales thermiques existantes.
Parfait me direz-vous! C’est exactement ce qu’il nous faut pour sauver la planète. Mais voila, il y a un hic: le procédé n’a été testé pour l’instant qu’en laboratoire. Alors E-On et Siemens annoncent qu’ils démarrent une unité pilote qui va tester le procédé sur une dérivation partielle des gaz d’une chaudière de la centrale au charbon de Staudinger. Le planning prévisionnel prévoit que les tests vont être réalisés jusqu’en fin 2010. Puis, si les résultats sont concluants, une première unité industrielle de validation pourrait être mise en place vers 2015, ce qui conduirait à un procédé industriel validé à partir de 2020.
La conclusion de tout cela est que les centrales au charbon allemandes vont poursuivre gaillardement leurs émissions de gaz carbonique pendant une à deux bonnes dizaines d’années, en attendant un procédé de CCS industriel et à condition que l’on ait trouvé pour chacune d’entre elle un site sous-terrain où l’on saura stocker, en toute sécurité, le CO2 à l’aide d’un procédé de stockage validé entre temps.
Je n’ai qu’une question simple: faut-il croire à toutes ces Fables destinées à endormir les enfants?
S’IL NE S’AGISSAIT QUE D’ENDORMIR. EN FAIT C’EST D’EUTHANASIE QU’IL EST QUESTTION, CAR LA CCS N’A POUR BUT QUE DE DIFFERER LES MESURES D’ECONOMIE A PRENDRE D’URGENCE FACE A LA CATASTROPHE CLIMATIQUE.
» JDC MON AMOUR » :
N’ayant pas eu l’occasion de lire notre cher JDC depuis un certain temps, je n’ai pas été déçue par cette dernière semaine en ce qui concerne le Sud-Nivernais. Que d’articles sur la Communauté de Communes du Sud-Nivernais – la ComCom désignée ainsi par son Président – En fond de toile, tout au fond …, y-aurait-il un projet minier ??
En tout cas, ce projet reste bien ancré dans la tête de certains responsables et décideurs économiques nivernais : preuve les deux pages « Economie » du JDC 24 Septembre . En fin d’articles, les 4 acteurs s’expriment séparemment et on retrouve notre Mine dans les PROJETS DE DEVELOPPEMENT exprimés par Jean-Luc Bourgeot, Pst départemental de la CGPME : « .. trois grands projets PRIVES mis en avant, Sardy-les-Epiry avec sa scierie et sa centrale thermique, LA MINE DE CHARBON DE LUCENAY-COSSAYE, et les dossiers des pôles commerciaux. » Ce Monsieur aurait-il eu une réponse, privée, de Monsieur J.L.Borloo ???
Esso continue à financer les lobbys sceptiques du réchauffement climatique
Le Guardian rapporte que la plus grande compagnie pétrolière, ExxonMobil (mieux connue sous la bannière Esso en France et au Canada), continue à financer des lobbys remettant en cause les fondements scientifiques du réchauffement climatique. Des centaines de milliers de dollars ont ainsi été distribués, une broutille pour une compagnie qui fait 45 milliards de bénéfices par an.
NE NOUS ETONNONS DONC PAS DU RENOUVEAU DE ZELE DES « ANTIWARMINGS.
Le bilan de la tempête tropicale qui a balayé la capitale des Philippines, Manille, et ses environs et provoqué les pires inondations en 40 ans, est monté à 140 morts, a annoncé lundi le gouvernement.
Une vague de chaleur inhabituelle a affecté le sud-ouest du Canada.
Pluie orageuses en Italie: 4 morts en Sardaigne.
Inondations en Turquie: 5 morts.
La Tunisie affectée par des inondations.
Tempête de poussière sur Sydney et sa région.
MAIS à par ça tout va très bien et les affaires reprennent.
Selon le revue « Challenges » de cet été, la famille HENIN se situe au 73ème rang des fortunes de France, devant la famille MICHELIN!!!!
Ce monsieur dispose de beaucoup de moyens pour arroser les personnes sensibles à son beau projet, il soutient peut être le département pour faire camoufler les marquages en son honneur sur la route de la mine.
Camouflage à base de bitume + gravillon + balai…
Combien ça coûte ?
Ils auraient pu utiliser le « karcher »……
A moins que ce soit du travail créé pour justifier les emplois à la DDE.
Les élus de Cossaye-Lucenay sont en droit d’avoir des explications sur l’emploi de l’argent public utilisé de cette manière.
Surtout que nous, pauvres contribuables qui ont reçu la taxe foncière avec une augmentation importante de la part du département.
Sans doute un transfert de charges de l’état au département pour l’entretient des routes.
On nous prend vraiment pour des …
Cet épisode a complètement échappé à notre cher journal local.
JDC du 25/09/2009
Page 9 : Vers un nouveau journalisme
2 extraits
De Jean Yves Vif (Rédacteur en chef du JDC)
« Professionnalisme
Dans ce contexte, le journaliste n’est plus l’incontournable gardien de l’information. Mais se pose la question de la qualité du traitement de cette information. Vérification des faits, compréhension d’actes, remise dans leur cadre, pertinence : en clair dépasser le seul flot des mots qui ne peut valoir journalisme à lui seul.
Le métier de journaliste n’est pas remis en cause. Pas plus il ne se trouve pas sur la sellette. C’est sa manière de l’exercer qui l’est. Depuis quelques temps déjà, la mono-information est morte. La presse régionale et le journal du centre en particulier le comprennent. … »
« Vérifier l’information
la synthétiser »
De Philippe Dépalle (Journaliste au JDC)
« Ce qui demeure encourageant, c’est de voir, année après année, que le métier de journaliste provoque intérêt et interrogation chez les jeunes. Bien évidemment, quand ils passent à la pratique, ils découvrent la difficulté et la rigueur d’un métier. Ou l’on se doit d’être rigoureux pou délivrer une information. Ou un article n’est pas l’expression d’une pensée mais une histoire vérifiée qu’il faut savoir raconter »
Nous pouvons être rassurer à l’avenir vous aurez une information de qualité, tout sera vérifier et pas du tout orienté ?
Un travail de pro.
A VOUS DE JUGER.
ENVIRONNEMENT
28/09/2009 | 17:39
Dijon : colloque sur le Plan Climat Territorial.
« En France, une centaine de collectivités territoriales se sont lancées dans un Plan Climat Territorial.
250 personnes plancheront, demain à Dijon, sur les Plans Climat Territoriaux. Explications.
Qu’est-ce qu’un Plan Climat Territorial? Comment le construire? Et avec qui? Ce sont les questions auxquelles répondront des experts à l’occasion d’un colloque, organisé par l’ADEME et le Conseil régional de Bourgogne, mardi 29 septembre 2009 à Dijon. 250 congressistes, des élus de la région, sont attendus.
LES PLANS TERRITORIAUX CONSTTITUENT UNE REPONSE POSSIBLE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE. ILS PERMETTENT AUX COLLECTIVITES DE DEVELOPPER UNE STRATEGIE POUR REDUIRE LES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE. ILS ANTICIPENT EGALEMENT L’ADAPTATION DU TERRITOIRE AUX EFFETS POTENTIELS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE. (SIC).
L’objectif poursuivi par la mise en œuvre d’un Plan Climat Territorial est de permettre à la collectivité locale d’adopter une politique climat qui influe de façon transversale sur toutes ses décisions. Il nécessite un dispositif de pilotage organisé autour des acteurs internes et externes, un diagnostic de territoire pour connaître les émissions de gaz à effet de serre, des objectifs stratégiques et opérationnels, un plan d’action visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à adapter le territoire au contexte climatique à venir, ainsi que les moyens et leviers permettant sa réalisation et un dispositif de suivi et d’évaluation des résultats ».
JE SUIS CURIEUX D’APPRENDRE QUELLE PLACE LES PROJETS D’EXPLOITATION DU CHARBON DE LUCENAY-COSSAYE TIENDRONT DANS CE PLAN CLIMAT TERRITORIAL.
A SUIVRE…
« un article n’est pas l’expression d’une pensée mais une histoire vérifiée qu’il faut savoir raconter »
Jusqu’a présent c’est plutot la pensée unique.
Du bla bla bla sur le rêve du charbon propre.
On enterre le co2 et silence, on attend.
Pas un mot sur les risques.
« La gazette des shadoks » nous prend pour des ….
Sommes-nous les seuls menacés par l’ exploitation d’une mine de charbon ? Réponse : non
Titre de Greenpeace Belgique : « UNE NOUVELLE CENTRALE AU CHARBON EN BELGIQUE. ET COPENHAGUE DANS TOUT CELA ?
*C’est l’électricien allemand E.ON qui a introduit un dossier pour la construction d’une nouvelle centrale au charbon à Anvers. Si elle voit le jour, cette centrale produirait annuellement 6 millions de tonnes de CO2, ce qui équivaut à 8 ou 9% des émissions totales de la Flandre. Sans parler des autres atteintes environnementales, comme les émissions de particules fines, engendrées par cette technologie polluante et dépassée.
La procédure d’autorisation est en cours en Flandre mais il est évident que les implications de ce dossier dépassent largement les frontières de la région flamande. En autorisant la construction d’une nouvelle centrale au charbon sur son territoire, la Flandre donnerait un signal particulièrement négatif à quelques semaines du début des négociations de Copenhague. On ne peut pas s’engager sur le plan international à réduire ses émissions de CO2 et envisager d’un bon œil la construction sur son territoire d’une véritable «usine à carbone».
Le fond de recherches sur la CCS est en fait une publicité offerte à des compagnies privées et payée par les citoyens de l’ALBERTA.
Financial Post – Toronto,Ontario,Canada : 28 September 2009.
Par Kenneth P. Green, (Resident Scholar at the American Enterprise Institute).
Pour désamorcer certaines critiques de l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta, le premier ministre Ed. Stelmach a promis d’investir 2 milliards de dollars dans la recherche sur les technologies de captage e de stockage duCO2 émis. Il espère ainsi se débarrasser de la question des gaz à effet de serre.
Mais à bien des égards le fond ce recherche sur la CCS est au sens littéral comme au figuré une chimère, car au lieu de servir à un contrôle effectif des gaz à effet de serre, les 2 milliards de dollars des contribuables financeront une campagne publicitaire gratuite pour les sables bitumineux.
Enumérons les obstacles à la CCS qui rendent invraisemblable son rôle de sauveur de l’environnement. Le processus de la CCCS comporte 3 stades principaux :
-la capture du CO2 lors du flux des émissions.
-sa compression sous forme liquide (phase supercritique).
-son stockage souterrain où en théorie il doit demeurer pour des centaines ou des milliers d’années.
Cela peut vous sembler très simple, jusqu’à ce que vous abordiez les détails de ces opérations.
Premièrement, il y a le problème du captage du CO2. Une des raisons pour lesquelles il est si difficile à traiter est que le CO2 est une molécule extrêmement stable, difficile à combiner chimiquement. Cette opération demande beaucoup d’énergie. On estime que cette capture à partir des centrales à charbon peut con sommer jusqu’à 40% de la puissance totale sortie de l’usine. Le ministère américain de l’énergie que l’adjonction de la CCS aux centrales revient à doubler leur coût et à augmenter le prix de l’énergie de 21% à 91%.
Deuxièmement, le transport de la majeure partie du CO2 qui devrait être stocké n’est pas un cadeau : Dans le CO2 les atomes de carbone sont associés à 2 atomes d’oxygène, de sorte que la masse du CO2 est 2 fois plus grande que celle du combustible fossile d’origine. Par exemple si vous brûlez une tonne de charbon dont la teneur en carbone est de 78% vous obtenez 3 tonnes de CO2. Les coûts d’infrastructure de transport d’une telle masse à une certaine distance sont un problème. Une étude l’ « Australia’s Commonwealth Scientific and Research Organization » suggère que ce coût devient prohibitif au delà de 100 kilomètres.
Troisièmement reste le problème de la durabilité et de la sécurité du stockage. Ce qui est mis sous terre n’y reste pas toujours et dans le cas du CO2 qui est 1,5 fois plus lourd que l’air, les conséquences d’une fuite à grande échelle peuvent être dévastatrices. Lors de la catastrophe du lac Nyos en 1986, une masse de cO2 et d’eau a été éjectée et a étouffé 1700 personnes et 3500 têtes de bétail. Imaginez la fuite d’un stockage de CO2 ou la rupture d’une importante canalisation en Alberta.
La CCS est confrontée à d’innombrables problèmes et beaucoup d’experts pensent que cette technologie est « plus du vent que du solide ». On comprend que le premier ministre Stelmach veuille améliorer la cote environnementale de l’Alberta et il peut penser que 2 milliards de dollars investis dans des recherches technologiques douteuses est un moyen de s’assurer une publicité à bon marché. Mais il faut se demander qui devrait payer cette publicité pour les sables bitumineux, les contribuables de l’Alberta ou les entreprises qui en tirent profit.
A MEDITER AU MOMENT OU LE LOBBY CHARBONNIER ET LES MULTINATIONALES QUI LUI SONT LIEES S’ACTIVENT EN EUROPE POUR SE FAIRE FINANCER PAR NOS IMPÔTS.
La France doit mieux contrôler les traces de radioactivité dans les dépôts industriels de cendres de charbon
LE MONDE | 29.09.09 | 15h51 • Mis à jour le 29.09.09 | 15h51
La France se chauffe de moins en moins au charbon. Sous les coups de boutoir du nucléaire et du gaz, il ne représente plus qu’environ 4 % de la production d’électricité. Mais l’héritage des centrales thermiques à base de houille est encore bien présent. Plus d’une douzaine de millions de tonnes de cendres issues de la combustion du charbon sont stockées un peu partout en France. Et ces résidus contiennent parfois des métaux lourds ou des éléments radioactifs. Ce qui n’empêche pas leur valorisation par le secteur de la construction.
Entre terrils, silos et bassins de stockage, les stocks de cendres de charbon font souvent partie du paysage. La majeure partie dépend des centrales thermiques d’EDF et de la SNET, filiale du groupe allemand d’énergie E.ON. Malgré leur volume, ces sites n’attirent pourtant pas souvent l’attention. « Les dépôts de cendres sont oubliés », lance Jacky Bonnemains, de l’association de défense de l’environnement Robin des bois, qui a mené, pour l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une étude sur ces dépôts.
Aux Etats-unis, la question fait en revanche du bruit depuis le début de l’été. En juillet, des élus et des associations ont demandé à connaître la liste des dépôts à risque. Après un premier refus, l’Environment Protection Agency (EPA) a cédé et, depuis la mi-septembre, livre des éléments sur ces dépôts, dont certains sont gérés dans des conditions de sécurité « faibles », selon l’EPA.
Si les conditions de stockage paraissent plus maîtrisées en France qu’aux Etats-Unis, le suivi des dépôts est encore insuffisant selon Robin des bois. « Il est dangereux de considérer de manière définitive les cendres comme des déchets inertes », note l’auteur du rapport, qui souligne que, selon le pays d’origine du charbon importé, elles pourraient contenir non seulement des métaux lourds, mais aussi des éléments radioactifs tels le thorium ou l’uranium. Or, bien qu’en principe interdits d’accès au public, ces sites sont parfois visités par des adeptes du moto-cross ou des chasseurs. Et surtout, les grandes quantités de cendres pourraient avoir un effet polluant sur les eaux proches du site ou, en s’envolant, sur l’air respiré alentour.
Du point de vue de la réglementation, les dépôts de cendres sont considérés comme des installations connexes des centrales thermiques, devant faire l’objet d’une déclaration. Leur gestion est confiée à l’opérateur de la centrale thermique – en service ou non.
« Les caractéristiques chimiques des cendres sont relativement connues », estime Stéphane Noël, responsable de la mission « sûreté nucléaire et radioprotection » à la direction générale de la prévention des risques du ministère de l’écologie, « mais le suivi radiologique, notamment de la qualité des eaux environnantes au plan radiologique, est le chaînon manquant ». Joël Brogat, délégué technique et patrimoine au sein de la division d’EDF en charge des installations thermiques, affirme pour sa part que « les métaux lourds et les éléments radioactifs ne se trouvent que dans des quantités très très faibles » dans les cendres gérées par EDF. Il pointe le fait que les cendres des sites dépendant d’EDF sont soit conservées dans des silos, ou gardées sous forme humide, ce qui limiterait le risque d’envol.
« Création d’une structure »
Le ministre de l’écologie a adressé aux préfets une circulaire le 18 juin 2009 leur demandant de mettre en place des mesures de surveillance autour des sites de déchets radioactifs, s’appliquant aussi aux dépôts de cendres contenant des éléments à « radioactivité naturelle renforcée ». Après un premier état des lieux, des décisions de renforcement du suivi pourraient être prises.
La France continue de produire plusieurs centaines de milliers de tonnes de cendres par an, résidus du travail des 9 centrales qui tournent au charbon en France, 5 pour EDF et 4 pour la SNET. Malgré cela, la valorisation de ces résidus réduit peu à peu les stocks. Les cendres sont utilisées pour leurs propriétés mécaniques dans le ciment ou le béton, ou comme matériau de remblais sur des infrastructures routières ou des grands ouvrages comme le chantier du TGV Est. D’où le nécessaire renforcement du suivi de la composition de ces cendres. Face à tous ces risques, M. Bonnemains estime qu’un meilleur contrôle des cendres de charbon devrait passer par « la création d’une structure extérieure aux producteurs pour assurer un suivi longitudinal et contradictoire ». Pour que l’héritage du charbon thermique ne soit pas trop lourd à supporter.
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Énergie
La fin de la centrale de Grand Lac
Mise à jour le mardi 29 septembre 2009 à 17 h 07
La centrale thermique de Grand Lac, au Nouveau-Brunswick, sera fermée à l’expiration de son permis d’exploitation, en juin 2010.
David Hay, président et chef de la direction de la société Énergie Nouveau-Brunswick, explique qu’il n’est plus rentable d’exploiter cette centrale au charbon vieillissante.
La société de la Couronne a aussi annoncé que sa filiale NB Coal sera fermée en décembre puisque son seul client, la centrale de Grand Lac, connaîtra le même sort.
Les 37 employés de la centrale seront postés ailleurs. Quant à NB Coal, une prime de départ est offerte aux 58 travailleurs qui seront mis à pied. Cette mesure inquiète le village voisin de Minto. Le conseiller Dwen Bart, affirme que la municipalité fera de son mieux pour attirer des employeurs.
David Hay a souligné que la centrale et NB Coal sont à la fin de leur durée de vie utile. Il a expliqué que la décision de les fermer a été prise après de mûres réflexions.
Grand Lac était la première centrale thermique de la province. Elle a été construite en 1931. L’unité actuelle est en service depuis 1963. La centrale alimentait la ville de Fredericton et la filature de coton de Marysville, qui est maintenant fermée. Elle produit 57 mégawatts d’électricité.
Le ministère de l’Environnement a effectué des tests de la qualité de l’eau dans le lac du même nom en 2007. Des citoyens se disaient inquiets de la présence d’arsenic et de thallium dans le secteur, des substances polluantes qui proviennent de la combustion du charbon à la centrale.
Les environnementalistes réclament depuis longtemps la fermeture de cette centrale, mais la bataille n’est pas terminée pour eux. Le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick déposera prochainement au gouvernement provincial une étude comparative qui démontrera les effets de l’arsenic de la centrale sur la santé des gens habitant dans les environs.
La fermeture de la centrale de Grand Lac avait d’abord été annoncée pour 2004, mais le gouvernement de Bernard Lord l’avait maintenue en service.
Le JDC de ce matin. M. GAUTHERON, Maire de Sougy interrogé par le journaliste à propos de son refus d’intégrer Cossaye dans la Communauté de Communes du Sud-Nivernais : « Et la mine de Cossaye-Lucenay ? ». Réponse claire : »La mine de Cossaye-Lucenay, c’est un mirage ! ». Il semble que quelques élus commencent à voir plus clair et se rendent compte de la réalité de la situation. Ne parlons pas de la CGT et consorts qui continuent tout droit dans le mur.
La réalité du réchauffement depasserait le pire des scénarios du GIEC
Jeudi, 01 Octobre 2009 09:36
Une étude réalisée par le Hadley Center au Met Office britannique, fait écho au rapport des Nations Unies de la semaine dernière qui a révélé que le changement climatique devançait les pires scénarios envisagés en 2007 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies (GIEC).
Les résultats de cette étude montrent des tendances similaires à celles du GIEC, mais suggèrent aussi la possibilité de voir des changements extrêmes encore plus importants se produire.
Les dirigeants des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre ont admis en juillet 2009 le point de vue scientifique selon lequel pour éviter davantage de changements climatiques dangereux, les températures ne devraient pas excéder deux degrés au-dessus des niveaux préindustriels.
Le GIEC a partagé en 2007 le prix Nobel de la Paix pour son quatrième rapport d’évaluation, ou AR4. L’une de ses conclusions était que les températures mondiales pourraient s’élever de quatre degrés à la fin des années 2050. L’étude britannique confirme que ce niveau de réchauffement pourrait se produire plus tôt, au milieu de la décennie 2050, et évoque des effets locaux plus importants.
Une des avancées notables depuis 2007 est la modélisation des effets des cycles carbone. Si, par exemple, une partie de la forêt tropicale amazonienne disparaissait après une sécheresse, les sols seraient exposés et relâcheraient alors du carbone provenant de la matière organique auparavant protégée du soleil.
La somme de dioxyde de carbone libérée dans l’atmosphère augmenterait alors et par là même le réchauffement global.
Les hausses de température sont comparées aux niveaux préindustriels. La planète s’est réchauffée de 0,7 degrés au XXème siècle, selon les scientifiques. Une augmentation moyenne mondiale de quatre degrés a masqué des augmentations régionales plus importantes, y compris des réchauffements de plus de 15 degrés dans certaines zones de l’Arctique, et jusqu’à 10 degrés de plus en Afrique de l’Ouest et du Nord, selon l’étude britannique.
Avec la fonte des glaciers, la région reflètera moins la lumière du soleil, ce qui peut contribuer à déclencher un effet d’emballement. Des telles températures dans l’Arctique pourraient aussi faire fondre le permafrost, qui a jusqu’ici piégé le méthane, ce puissant gaz à effet de serre, ce qui contribuera à déclencher des effets d’emballement.
L’étude indique que les précipitations de ce siècle pourraient chuter d’un cinquième ou plus dans certaines zones d’Afrique, d’Amérique centrale, de Méditerranée et d’Australie côtière ; il pourrait s’agir de résultats plus extrêmes que les conclusions du GIEC de 2007.
Source: Met Office
IL EST CERTAIN QUE DANS CE CONTEXTE L’OUVERTURE DE LA MINE FERAIT DESORDRE.
”La mine de Cossaye-Lucenay, c’est un mirage !”
M. GAUTHERON, Maire de Sougy est lucide et comme il est du bon coté du manche espérons qu’il voit juste………….
Ne généralisons pas, il en est à la « CGT et consorts » qui sont contre mais n’osent pas le dire publiquement de peur de se faire luncher par leurs camarades.
Le Lynchage existe donc chez les « camarades » ? Belle mentalité !
Je parle du lunchage au sens du relationnel à l’intérieur du parti,
si vous n’êtes pas d’accord avec la pensée unique (du charbon propre) vous êtes mis à l’écart.
Et ce « lunchage » il se fait plutôt le midi comme chez les anglais?
Passons…
Il est grand temps que les militants PC CGT voire PS qui ne voient pas cette mine d’un bon oeil sortent de leur réserve.
Ils sont certainement plus nombreux qu’ils le croient.
D’ailleurs il semblerait qu’à la dernière fête de l’huma, le charbon n’était même pas mis en valeur sur le stand de la Nièvre.
On commence à sentir le vent tourner ou on prépare les régionales?
A voir sur l’ édition de france 3 Auvergne, le reportage sur les cendres radiaoctives dues aux rejets d’une centrale charbon à saint Eloy les mines.
cliquez sur le lien
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c63a_1214part1
Merci à l’Ours. En effet le charbon est un véritable cocktail de produits radioactifs. On y trouve notamment du potassium 40, du radium 228, du thorium 232, mais aussi du polonium 210, du plomb 210 et de l’uranium 238.
Une centrale produisant 1000 MWe consomme environ 4 millions de tonnes de charbon par an. Elle produit près de 300 000 tonnes de cendres renfermant 400 tonnes de métaux lourds toxiques dont 5 tonnes d’uranium et 13 tonnes de thorium. Notons que ces radioéléments ne sont pas gérés, contrairement, bien sûr, à ceux produits dans le cycle nucléaire.
Voilà des déchets qui devraient un peu plus intéresser nos antinucléaires.
Et n’oublions pas que la présence de radon en surface signifie que le gisement de Lucenay-Cossaye est particulièrement riche en éléments radioactifs.
La presse locale continue de publier sans le moindre correctif les allégations de certains, prétendant que la technologie de la captation-séquestration du CO2 est dès maintenant opérationnelle.
La question se pose de savoir s’il s’agit d’une imposture délibérée ou d’une totale méconnaissance du sujet. Je penche pour la seconde hypothèse après avoir visionné une certaine vidéo (voir « youtube yes yes men » sur Google) montrant un député, ancien ministre, que rien ne pourrait à priori faire considérer comme un imbécile, considérer comme très intéressante une solution tout à fait farfelue au réchauffement climatique. Il s’agissait de fabriquer de la glace et de la transporter par avion au Groenland. On voit même, au cours de cette interview « bidon », cet estimable parlementaire, en ajouter une louche en envisageant la participation d’Airbus à l’opération.
Je ne me fais désormais plus aucune illusion sur le niveau de culture technologique moyen de nos décideurs dont certains et non des moindres, déclarent le CO2 responsable du trou de la couche d’ozone, tout comme un autre s’était enthousiasmé pour les avions renifleurs… Je crains qu’à l’instar de notre adepte de base du «charbon propre » ils ne soient prêts à se laisser abuser par cette usine à gaz.
Il semblerait que La montagne qui fait parti du même groupe que le jdc reprend certains articles d’ou la reparution de « La mine de charbon dans les cartons » le 7 octobre.
Le texte est de Jean François PERRET
Son adresse E mail est jean-francois.perret@centrefrance.com
Ne manquez pas de lui adresser vos félicitations pour la qualité de ce texte.
Roche-la-Molière : faut-il s’inquiéter de la radioactivité ?
le 11.10.2009 04h00
Il pourrait y avoir 140 tonnes d’uranium 238, à la frontière du Chambon-Feugerolles et de Firminy : minerai présent dans les cendres de charbon produites par l’ancienne centrale du Bec.
Voilà que la centrale thermique du Bec, fermée en 1982, vient se rappeler au bon souvenir des habitants de l’Ondaine et de la couronne stéphanoise. Cela à la faveur d’une enquête commandée à l’association « Robin des Bois » basée à Paris, par l’Autorité de Sûreté nucléaire, qui répondait à Euratome, une directive européenne adressée à tous les pays de l’Union en 1996.
L’intérêt était de rassembler des données sur la protection sanitaire tant de la population que des travailleurs, liées aux activités avec des matières premières contenant naturellement des radionucléides. Une soixantaine de sites, en France, ont ainsi été répertoriés, dont celui du Bec, à cheval entre Roche-la-Molière, Firminy et Le Chambon-Feugerolles, où la centrale a fabriqué de la chaleur pendant trente ans.
Entre 1952 et 1982, le charbon consommé par la centrale a produit des cendres qui ont été stockées près du centre d’enfouissement de déchets classiques de la Satrod, et à côté du ruisseau le Borde- Matin, lequel passe déjà sous la décharge. Le charbon contenant naturellement, en très faible quantité, des particules radioactives, ses cendres en condensent dix fois plus, ainsi qu’une certaine quantité de métaux lourds. Dès lors certains indicateurs peuvent paraître inquiétants. Les spécialistes estiment qu’en moyenne 200 grammes d’uranium 238 sont contenus dans une tonne de cendre de charbon. Or, la centrale a produit 700 000 tonnes de cendres de charbon, laissés sur place.
Il pourrait y avoir 140 tonnes d’uranium 238 sur le versant Nord de la colline Côte Gravelle, mais aussi des métaux lourds comme l’arsenic, le mercure, le plomb, le zinc, le cadmium, le manganèse.
EDF a réalisé des échantillonnages de radioactivité sur certains métaux contenus dans la cendre de charbon. L’uranium 238 génère 60 à 240 becquerels par kg de cendres. Par comparaison, le seuil d’alerte de présence d’uranium dans l’eau, selon l’OMS, est placé à 15 microgrammes par litre. Or, faut-il rappeler la présence du Borde-Matin, cours d’eau qui se jette dans l’Ondaine, affluent de la Loire au Pertuiset. Parmi tous les sites répertoriés en France, ce terril, près des quartiers de La Barge, des Trois-Ponts, de Malval et de la ZI du Bec, est parmi les plus particuliers du fait de la proximité du centre d’enfouissement de déchets, du cours d’eau et de l’instabilité géologique du terrain. En effet, des épisodes climatiques ont détérioré le site. Pour l’association Robin des Bois, le terril du Bec est un dépôt sauvage puisqu’il n’est pas rattaché à une nomenclature de sites classés pour la protection de l’environnement, comme c’est le cas pour la Satrod, juste à côté. Elle recommande ainsi un meilleur encadrement administratif, sur tout le territoire français, concernant ces dépôts industriels de cendre de charbon. Depuis l’installation il y a dix ans, par le SIVO, d’un collecteur menant jusqu’à la station du Pertuiset, l’Ondaine a retrouvé un qualité correcte, selon les prélèvements effectués par le Contrat de Rivière même si ponctuellement, les effets de certaines pollutions sont constatés. Non loin de l’ancienne station du Bec, se trouvent aujourd’hui des jardins familiaux, dont la production fait l’objet de contrôles.
Serge Spadiliero
Reportage
En Allemagne, des écologistes stoppent la construction d’une centrale au charbon
LE MONDE | 13.10.09 | 16h43 • Mis à jour le 13.10.09 | 16h43
Berlin Correspondante
On repère de loin son imposante silhouette en béton qui pointe à 180 mètres de hauteur : la tour de refroidissement de la centrale à charbon de Datteln, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Ouest), est pratiquement achevée. Selon les plans du géant allemand de l’énergie E.ON, cette installation thermique – la plus performante outre-Rhin, avec une capacité de 1 055 mégawatts (MW) – aurait dû être mise en service dès 2011.
Pourtant, l’immense chantier pourrait bien ne jamais être mené à son terme à la suite d’une décision de justice déclarant le projet non conforme aux critères environnementaux. Depuis un mois, les travaux ont cessé partiellement.
A l’origine, des plaintes avaient été déposées contre la centrale par des riverains et des associations écologistes. Début septembre, un tribunal régional a suspendu l’autorisation de construire, relevant des infractions aux plans d’urbanisme, aux lois sur la protection de la faune et la flore, aux directives contre le bruit, etc. Depuis, les autorités locales ont déjà retiré deux des cinq permis de construire.
« Cette décision de justice nous a vraiment pris par surprise », reconnaît un porte-parole d’E.ON. Le groupe a décidé d’en référer à la Cour constitutionnelle. La bataille juridique ne fait que commencer pour tenter d’obtenir, malgré tout, un accord permettant la mise en exploitation. D’autant que des investissements colossaux ont déjà été engagés : le numéro un allemand de l’énergie a indiqué avoir dépensé « plus de 50 % » du budget de 1,2 milliard d’euros prévu pour ce complexe ultramoderne. A terme, la centrale monobloc aurait dû livrer un tiers de sa production à la Deutsche Bahn, la compagnie des chemins de fer allemande.
L’ensemble du secteur suit avec attention l’évolution de ce dossier, devenu le symbole de la lutte anticharbon outre-Rhin. Le combustible représente actuellement 43 % de la production d’électricité en Allemagne, loin devant le gaz, l’atome et les énergies renouvelables.
En raison del’accord de sortie du nucléaire – sur lequel devrait revenir le nouveau gouvernement de centre droit -, les groupes d’énergie allemands ont beaucoup misé sur le charbon ces dernières années.
Trente sites en projet
Un développement jugé inacceptable par les écologistes qui pointent les objectifs ambitieux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre fixés par la chancelière, Angela Merkel. Une trentaine de nouveaux sites sont en projet. Or « la construction de telles centrales est de plus en plus mal perçue, au sein même de la population », confirme Claudia Kemfert, experte des questions d’énergie à l’institut d’économie de Berlin (DIW). En témoigne la multiplication des démarches juridiques lancées par des groupements d’habitants.
Fin 2007, le groupe RWE a même renoncé à construire une centrale, à Ensdorf, dans la Sarre (ouest), après la tenue d’un référendum populaire : les riverains avaient massivement rejeté le projet qu’ils jugeaient trop polluant.
Marie de Vergès
Article paru dans l’édition du 14.10.09
L’exemple ci-dessus confirme, si besoin en était encore, que seule est efficace l’action locale. On ne saurait faire confiance aux décideurs officiels qui font chaque jour preuve de leur incompétence et ont les yeux de Chimène pour les lobbyistes de tous poils.
ASSEMBLEE GENERALE DE L’ADSN ce vendredi.
Une salle bien remplie, le quorum atteint avec 316 votants, voila de quoi conforter les dirigeants dans leur volonté de combat contre les 2 projets miniers. Les opposants sont donc plus que jamais attentifs et mobilisés malgré le silence « assourdissant » des décideurs gouvernementaux, et contrairement aux affirmations des membres du Charbon propre, la « volonté nivernaise » qui se manifeste est bien celle du NON à ces projets. La preuve, nous n’avons pas beaucoup d’avis de partisans sur ce blog poutant ouvert à tous.
Peut-être sont-ils analphabètes ? pour soutenir le charbon, ça ne m’étonnerait pas…. ILs n’ont pas su lire …
Cyclone Rick: cyclone de catégorie 5/5 au large du Mexique
Typhon Lupit: Nouvelle menace pour les Philippines
De fortes chaleurs hier sur l’Est de l’Égypte. Des températures à 7 à 8°C au dessus des normales saisonnières.
Tempête et neige en République Tchèque: Des milliers de foyers sans électricité
Les preuves du dérèglement climatique s’accumulent.
« Malgré un regain de dernière heure le lobby du charbon doit reconnaître que ses campagnes « antiwarming »ont fait long feu.
Qu’à cela ne tienne, il opère une conversion à 180°. Derrière l’urgence climatique qu’il proclame désormais, se cache en fait l’urgence de s’emparer de l’aubaine financière que constitue la CCS, remède miracle. Pour faire plébisciter cette technologie dont les tares ont pu être décrites par la formule « trop risquée, trop chère, trop peu , trop tard », une nouvelle campagne de désinformation est engagée.
La dissimulation des risques majeurs de fuites hors des aquifères profonds est systématique. Les spécialistes du lobbying ont beau jeu d’abuser de décideurs qui multiplient publiquement les preuves des consternantes lacunes de leur culture technoscientifique.
Ainsi sont différées les mesures urgentes d’économies énergétiques et confisquées les ressources qui devraient s’investir dans les véritables énergies propres ».
Le commentaire ci-dessus d’un aticle paru dans Le Journal du Développement Durable et intitulé » Lutte contre le CO2 : Un milliard pour piéger le carbone » n’a pas été publié…
J’avais reçu immédiatement la réponse suivante:
« Nous avons bien reçu votre message.
Les forums de « planete le journal.com » étant modérés, votre message ne sera pas immédiatement publié : il sera d’abord relu par la « réaction » (sic) qui se réserve un droit de publication ».
Ce forum est modéré à priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.
Il faut croire que l’administrateur en question est plus soucieux des « réactions » du lobby du charbon que de l’objectivité de son journal.
Il fallait y penser « laveur de charbon »
C’est évident pour qu’il soit propre.
Il y en a sûrement pour y croire (les analphabètes).
En attendant, nous sommes toujours mener en bateau.
Pour combien de temps?
Merci docteur de votre contribution, si tous les camarades lisaients vos interventions ils changeraient peut-être d’avis.
ATTENTION : Charbon au programme du Développement Durable de la Nièvre.
Pour ceux qui ne lisent pas le JdC – et ceux qui le lisent d’ailleurs – on nous annonce, depuis quelques semaines que » « L’Avenir du Département passe par « NIEVRE 2021 » . C’est quoi :
Le Conseil Général s’engage dans une stratégie DURABLE. Présentation d’un nouveau logo « NIEVRE : Inventons DEMAIN ». M. Patrice Joly, Vice-Président du CG de la Nièvre nous explique : « la Nièvre dispose de nombreuses ressources énergétiques : bois, énergie hydraulique, éolien, CHARBON même si c’est un dossier plus complexe ». Nous y voilà, en matière de développement durable le CHARBON c’est épatant !!!
Suggérons à M. Joly de nous associer, nous pauvres habitants « charbonnés » et peu-être « charbonneux » à terme , à ses réflexions sur l’AVENIR DURABLE de notre Département et de notre environnement.
Voir JdC du 20.10.2009, pages 6 et 7.
IL FAUT GARDER LA RESERVE DE CHARBON POUR LE MOMENT !
Voilà l’idée qui semble faire son chemin chez nos politiciens locaux. Il y a 3 ans, à la réunion de Dornes, PIERRE RADANNE, éminent spécialiste de la question avait déclaré : « Vous avez un trésor sous les pieds, il ne faut pas le toucher pour le moment. Brûler le charbon maintenant est la chose la polluante et la plus idiote à faire ». Comme disaient les anciens « A chacun son métier et les vaches seront bien gardées ».
« A chacun son métier »
Celui de nos politiques consiste à dépenser l’argent public par exemple en goudronant la route pour effacer le non au charbon.
C’est tellement facile quand ça ne sort pas de leur poche.
Et maintenant d’utiliser comme toujours la langue de bois pour nous faire croire que le charbon peut être intégré dans le développement durable « même si c’est un dossier plus complexe »
INFO:
Soirée débat sur le réchauffement climatique le 24 Octobre à 20h,a Luzy, salle Jeanne d’Arc avec Elisabeth Michel climatologue ingénieur chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.
Entrée libre.
QUAND L’IMPOSTURE DU « CHARBON PROPRE » CESSERA-T-ELLE??
« La vraie question est de faire peu à peu disparaître les centrales au charbon des pays membre de l’OCDE, pour ensuite s’attaquer aux centrales chinoises et indiennes. C’est la seule méthode qui permettra de réduire significativement les émissions mondiales de CO2 qui sont à 40% originaires de la combustion de lignite ou de charbon. Les rêves éveillés de Tanaka, de l’Agence Internationale de l’Energie, qui veut équiper en CCS 850 centrales en 2030 pour capturer et séquestrer 2,5 milliards de tonnes de CO2, ne doivent pas être pris au sérieux. Si le dixième de cet objectif était atteint à cette date ce serait déjà bien ».
Le blog Energie – http://www.leblogenergie.com/
Alors que les données scientifiques confirmant la réalité du changement climatique, son accélération et la responsabilité des émissions anthropiques de CO2 à son origine se multiplient, les négationnistes, Allègre, Cabrol, Courtinot, Gérondeau et consorts, ne baissent pas les bras. Il en est de même dans le monde entier et en particulier aux USA, où la preuve a été faîte que des « antiwarmings » notoires sont au service des très puissants lobbys des combustibles fossiles.
Parallèlement ces lobbys se sont aperçus qu’ils pouvaient rentabiliser le phénomène tout en réussissant à ajourner les mesures d’économie énergétiques préjudiciables à leur « business ». C’est pourquoi ils font publier dans la presse, dont ils sont les propriétaires, de plus en plus d’articles vantant l’ « usine à gaz » que constitue la captation-séquestration du CO2 tout en en dissimulant les tares que seul le mensuel Science et Vie de mars dernier a soulignées en qualifiant la CCS de « Trop risquée – Trop chère – Trop peu – Trop tard ».
Et dans la nièvre qui sont les élus vantant l’ »usine à gaz »
IL FAUDRA S’EN SOUVENIR POUR LE VOTE DES REGIONALES.
Planète \Environnement \Climat
Emissions de CO2 : l’avertissement des experts
Le consensus est net. Plusieurs ouvrages, parus entre la fin 2008 et début 2009, aboutissent aux même conclusions. Il reste moins d’une décennie pour obtenir une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Au-delà, la réaction en chaîne climatique, visible en moins de deux générations, deviendra incontrôlable.
Banle-bas de combat ! Côté climat, les avertissements pleuvent en ce début d’année et s’inscrivent dans une véritable convergence internationale. Un consensus notamment relayé par le Worldwatch Institute, un organisme américain de recherche environnemental. « Nous avons le privilège de vivre à un moment de l’histoire où nous pouvons prévenir une catastrophe climatique qui rendrait la planète hostile au développement de l’homme et de son bien-être, » rappelle ainsi Robert Engelman, l’un des directeurs de l’ouvrage « State of World 2009 » rédigé par 47 experts. Le plus grand nombre jamais rassemblés au sein de l’état des lieux annuel du Worldwatch Institute. Parue mi-janvier 2009, sa 26e édition se consacre à « un monde qui se réchauffe ». Selon ce panel d’experts, le temps manque pour suffisamment réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Le calme avant la tempête…
Depuis le milieu du 18e siècle, les températures moyennes ont déjà globalement augmenté de 0,8°C. Un degré supplémentaire est d’ores et déjà attendu du fait de l’inertie thermique de la planète et des quantités de GES accumulés entretemps dans l’atmosphère. « Le monde va devoir réduire ses émissions plus drastiquement que prévu, résume le Worldwatch Institute, pour essentiellement ne plus émettre de C02 d’ici 2050 si l’on veut éviter une perturbation catastrophique du climat mondial. » Pour l’un des auteurs du rapport, le climatologue William Hare, il est même impératif que les émissions déclinent au point de devenir négatives après 2050. Sous peine de déclencher un emballement des températures et un compte à rebours climatique lourd de menaces.
A lire les scénarios du quatrième rapport de synthèse du GIEC, le groupe international d’experts de l’évolution du climat, la hausse des températures d’ici 2100 serait comprise entre + 1,1 et + 6,4 C°. C’est l’échelle adoptée par le journaliste Mark Lynas pour détailler dans « Six degrés » (Dunod) les multiples conséquences du réchauffement climatique. Acidification des océans et disparition du plancton, longues périodes de sécheresse, pénurie d’eau douce, érosion des sols et de la biodiversité, zônes côtières condamnées à être submergées… Son voyage dans le temps, au-delà des 2 degrés, se transforme en enfer sur Terre. « Les rétroactions climatiques lentes – retrait des glaces, modifications du cycle du carbone – sont désormais mieux prises en compte. Toutes tendent à confirmer l’urgence de réestimer le taux de réchauffement prévu, » écrit le journaliste britannique. Il nous reste moins d’une décennie pour commencer à réduire nos émissions. »
Deux degrés, point de bascule ?
Pour le GIEC, c’est bien en 2015 que les émissions globales doivent culminer si l’on veut que les concentrations CO² ne dépassent pas les 400 ppm (parties par million) et que les températures n’augmentent pas de plus de deux degrés. Au-delà, l’Amazonie va se transformer en désert et les sols gelés de Sibérie et du Canada « dégazer » de grandes quantités de méthane, amorçant la spirale du réchauffement. Un cercle vicieux impossible alors à réfréner.
Stabiliser le CO2 atmosphérique sous la barre des 400 ppm demande de baisser les émissions de GES de 60 % sur les dix prochaines années. Malheureusement, et malgré les accords de Kyoto, les émissions de CO2 ont augmenté de 3 % en 2007. Avec un objectif « politiquement réaliste » de 550 ppm, l’option évoquée par l’Union Européenne et le rapport Stern sur le coût du changement climatique, « nos chances alors de rester sous les trois degrés sont faibles, moins de 20 %, » calcule Mark Lynas. « Notre objectif dépend du risque que nous sommes prêt à prendre. »
La nouvelle guerre mondiale du climat
Le récent rapport du cabinet McKinsey, en janvier 2009, « Pathways for a low carbon economy » confirme la possibilité de maintenir le réchauffement en dessous de la barre des 2 C°… A condition d’y mettre les moyens. Un investissement politique et financier estimé à 530 milliards d’euros par an d’ici 2020, et à 810 milliards en 2030. La marge est étroite. « Chaque année de délai supplémentaire rend le défi encore plus difficile, avertit le rapport. Non seulement à cause de l’augmentation des émissions pendant cette année, mais aussi parce que cela conforte les infrastructures très consommatrices de CO2. »
« Le message est clair, explique l’économiste et polytechnicien Alain Grandjean, membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas Hulot, co-auteur avec Jean-Marc Jancovici de « C’est maintenant, 3 ans pour sauver le monde » (Seuil). Face au défi climatique et énergétique dont l’intensité et l’urgence deviennent croissantes, c’est maintenant qu’il faut prendre des mesures d’une ampleur très supérieure aux plans d’action décidés jusqu’ici. » Cet engagement en forme de mobilisation générale, les experts français le comparent aux cas concrets du projet Appolo, de la crise de 1929 ou la transformation des Etats-Unis, durant la Seconde Guerre Mondiale, en une économie de guerre. Lorsque la volonté politique ou l’urgence géopolitique ont dicté la refonte et l’essor de secteurs industriels complets.
« Les enjeux actuels demandent le même niveau de priorité, résume Alain Grandjean, avec des transferts d’emploi, des ruptures et reconversions industrielles à réaliser dans la poignée d’années qui vient. Il va falloir aller extrêmement vite et de manière extrêmement volontaire. » Un programme à entamer au plus tôt. « Explicitement, dans les 5 à 10 ans, » avertit McKinsey.
Maxence Layet
Mis en ligne le : 22/10/2009© 2009 Novethic – Tous droits réservés
Gaz et VALORCA Gaz : n’oublions pas cette demande…..
Pour info :
Méthane Nord : permis d’exploration accordé à EGL
(European Gas Limited (EGL), le producteur d’hydrocarbures australien, a annoncé jeudi que le gouvernement français avait officiellement accordé le permis d’exploration du « Valenciennois » une zone située dans le Nord-Pas de Calais.
La zone d’autorisation couvre un bassin de 423 km2 et s’associe au projet Gazonor propriété d’EGL à 100%. L’autorisation comprend le droit exclusif d’explorer tous les hydrocarbures, notamment le méthane de houille (CBM) et le méthane des mines de charbon (CMM).
Le permis renouvelable, est valide jusqu’en septembre 2014.
La stratégie d’EGL est de développer le méthane de houille de charbon et des projets de méthane provenant de mines d’Europe occidentale, et en particulier, en France, où la Société, possède des participations importantes sous licences.
Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle…
J’ai pu faire passer ces deux commentaires, j’espère qu’on ne les effacera pas .
Aujourd’hui 10:33:22
La vérité sur le méthane de houille
Pour extraire le méthane on pompe une grande quantité d’eau souterraine des couches de charbon.
L’eau extraite est riche en sodium. Elle entraine la dégradation de la qualité de l’eau des ruisseaux et des rivières .
Ce mode de forage nécessite de très nombreux sites de production.
Le méthane décompressé se déplace non seulement vers le haut, mais aussi horizontalement parfois sur de longues distances et il peut faire issue à la surface et s’enflammer.
Le bruit d’une unité de compression peut être entendu à 5 à 6 kms.
Le pompage entraîne le tarissement des sources et des puits.
Lors de l’assèchement des filons, de l’air ambiant est aspiré dans le lit de charbon, ce qui apporte l’oxygène favorisant les combustions spontanées. Ces feux souterrains sont pratiquement impossibles à éteindre.
Si vous considérez que le méthane de houille est une super affaire, vous détruisez pour cette seule ressource votre cadre et votre style de vie, votre tranquillité et la faune sauvage.
Aujourd’hui 14:44:19
Documentation sur le coalbed methane
Si vous en avez le temps allez dans GOOGLE, vous documenter en tappant: « Effects of coal-bed methane discharge waters on the vegetation and soil ecosystem in Powder River Basin, Wyoming « , ou : « Wyoming méthane de houille » etc… Vous avez l’embarras du choix…, et imaginez ce que ce genre d’entreprise va donner chez nous, ce que n’ont certainement pas fait nos décideurs, qui donnent chaque jours des preuves consternantes du niveau de leurs compétences technoscientifiques.
RESUME D’UN RAPPORT AUSTRALIEN SUR LES RISQUES DE L’EXPLOITATION DU METHANE DE HOUILLE EN NOUVELLE GALLES DU SUD.
(Rapport établi par CM Atkinson à la demande de l’Australian Gaz Alliance en Janvier 2005).
Les faits suivants on trait à la zone Wyong mais, sont applicables aux autres territoires.
Quatre forages y compris 2 puits expérimentaux ont été pratiqués à l’ouest de Wyong. La compagnie Sydney LTD indique que le champ d’exploitation pourrait comporter 200 puits.
Des études géologiques ont montré que les roches recouvrant les veines de charbon étaient le siège de nombreuses fractures. Cette zone fournit de l’eau potable provenant de nappes superficielle et profondes à environ ¼ de million d’habitants de cette région.
L’exploitation de cet important gisement de gaz aura de lourdes répercussions sur les niveaux et la pureté des eaux souterraines.
Les données des tests locaux et les retours d’expériences à l’étranger indiquent que des modifications importantes des pressions peuvent entrainer de graves fuites de méthane dans l’environnement.
Ailleurs on a constaté l’empoisonnement des sols et de la destruction de la végétation.
Le méthane peut faire issu dans des puits proches et des fuites peuvent se produire en surface et se collecter menaçant des vies humaines.
En outre quelques recherches ont démontré les risques cancérigènes et tératogènes des produits organiques dérivés du charbon issus du traitement du gaz.
Enfin il existe la possibilité d’importants affaissements de surface.
En janvier 2005 un forage a permis un essai de pompage prolongé. Du méthane s’est échappé dans l’atmosphère.
L’eau produite était stockée dans un réservoir à raison de 100.000 litres par semaine soit 5,2 millions de litres par an. Jones a calculé que cela représenterait pour un champ d’exploitation plus de 1000 millions de litres d’eau par an et que si cette eau devait être évacuée par camions citernes il en faudrait 600 par semaine.
Dés que suffisamment d’eau est extraite le méthane est mobile et peut migrer vers la surface par des voies non contrôlées et par des puits d’alimentation en eau.
En suintant à travers le sol le méthane déplace d’oxygène avec pour effet le mort de la végétation comme on l’a observé au sud de Sydney où il s’est répandu a travers les fissures induites par l’exploitation du charbon.
L’eau extraite du charbon est fortement alcaline, riche en sodium avec des niveaux élevés de chlorures, fluorures iodures et baryum.
A Stradford en Septembre 2004, s’est produit le premier cas de migration grave du méthane. La société Molopo Australia united a annoncé que tous ses essais avaient été interrompus après que le méthane se soit échappe à partir d’anciens forages avec un débit de 180000 pieds cubes par jour alors que le niveau de l’eau était encore à 300 mètres au-dessus des couches de charbon. Cet accident montre que même avec une baisse limitée de la pression hydrostatique le méthane peut migrer rapidement et dans des directions imprévisibles.
A Bohena se sont aussi manifestés les dangers de l’exploration à la recherche de méthane de houille. Lors d’un orage, un barrage construit pour contenir l’eau pompée a cédé. Une boue noirâtre s’est répandue dans la forêt empoisonnant les arbres.
VOILA CE QUE NOUS PREPARE VALORCA. ET CE QUI EST INQUIETANT C’EST QUE LA MODE EST AU CBM (COAL BED METHANE). European Gaz Limited semble avoir obtenu sans problème le permis de pratiquer des explorations dans le Valeciennois. Cette société sévit en Lorraine depuis 2006 et vient de reprendre ses sondages interrompus à la suite de l’inondation d’un puits. Nous n’en avons pas fini avec Valorca et son projet « superclean » ! Heureusement nous avons Sofrémines qui nous dit que la quantité de méthane n’est pas suffisante et la présence des fameuses failles par lesquelles le précieux gaz risque de s’échapper.
Charbon-gaz peu importe pour ces messieurs, ce qui compte c’est le profit et pour obtenir les autorisations tout ne doit pas être « superclean »
Et ici le mot risque ne pèse pas bien lourd.
ON LIT DANS LE RAPPORT SOFREMINES :
« Le risque de combustion spontanée est susceptible de se manifester en mine souterraine ou à ciel ouvert… Ce risque concerne toutes les catégories de charbon MAIS CERTAINES Y SONT PLUS SENSIBLES. LES CHARBONS DE LUCENAY FONT PARTIE DE CES QUALITES, en raison de leur composition « macérale » riche en composés réactifs, de l’existence de sulfures fins et de leur fort taux en matières volatiles ».
Sofrémines chiffre la teneur en soufre du charbon de Lucenay-Cossaye à 0, 9% et conclut : « ces caractéristiques classent le charbon de Lucenay parmi les lignites brillants et les houilles peu évolueés dites « FLAMBANT SEC ».
ON LIT D’AUTRE PART DANS UNE LETTRE D’INFORMATION D’ATIC TRAITANT DE l’APTITUDE A L’AUTO-ECHAUFFEMENT DU CHARBON :
(Direction des Services Techniques BP 4114 – F 76020 ROUEN Cedex Tel 33 235 71 17 60 Fax 33 235 88 75 19 Email : asrouen@atics.fr Web : www atics fr)
Certains charbons, dans certaines conditions d’exploitation ou de stockage et sans toujours de privilège apparent dû à leur rang, peuvent s’échauffer spontanément jusqu’au déclenchement de l’auto-inflammation. Ce sont les charbons les plus riches en oxygène, c.-à-d. les charbons de faible rang, qui s’avèrent les plus oxydables. Les charbons de rang inférieur sont les lignites, les sub-bitumineux A/B/C, les bitumineux hautement volatiles A/B/C, autrement dits FLAMBANTS SECS (dans la classification française le cas de notre charbon !).
La teneur en pyrite (FeS²) associé à l’eau et à l’oxygène permet le formation de sulfate de fer et d’acide sulfurique, ce qui produit une réaction exothermique : (S– -> SO4– -> + 217 Kcal/mole)
La présence de teneur en SOUFRE importante dans le charbon peut inciter les utilisateurs à ne pas prendre le risque de stocker ce produit pour de longues périodes.
ON LIT ENFIN DANS UNE COMMUNICATION DU « MONTANA ENVIRONNEMENTAL INFORMATION CENTER » TRAITANT DE L’EXPLOITATION DU METHANE DE HOUILLE :
Lors de l’assèchement des filons, de l’air ambiant est aspire dans le lit de charbon, ce qui apporte l’oxygène favorisant les combustions spontanées. Ces feux souterrains sont pratiquement impossibles à éteindre. Ils produisent des concentrations élevées de dioxyde de soufre et d’hydrogène sulfuré toxique pour les plantes. Ils peuvent aussi trouver une issue vers la surface. Au Colorado 5 feux de filons de charbon ont éclaté dans une région où étaient effectués des forages.
QU’EN CONCLURE ?
QUE LORS DES FORAGES QUE SE PROPOSE DE PRATIQUER VALORCA, LE RISQUE D’AUTOCOMBUSTION DU CHARBON SERA MAXIMUM.
La capture et le stockage artificiel géologique de CO2 est présenté comme une « filière prioritaire parmi la grande panoplie actuelle des filières vertes » par l’ADEME. Pour FNE, seul le stockge naturel du carbone est à privilégier.
Stockage artificiel du carbone : une nouvelle usine à gaz ?
Des expérimentations d’enfouissement de carbone sont en cours sur le territoire français, alors même que leur coût énergétique est considérable, leur efficacité inconnue et les risques de fuites sous-estimés. Ces techniques visent à capturer le CO2 émis par des sites pétroliers ou industriels pour l’injecter en sous-sol. Elles font d’ores et déjà l’objet de subventions publiques faramineuses ; 26 millions d’euros contre seulement 4 pour l’éolien et la géothermie.
Sébastien Genest, président de FNE, s’inquiète : « Investir dans des technologies coûteuses et encore balbutiantes relève de l’irrationnel face à l’urgence climatique actuelle. » Arnaud Gossement, porte parole de FNE, ajoute : « Mettre du carbone sous le tapis ou dans un grand trou ne permet pas de réduire nos émissions mais simplement de différer, voire même d’aggraver le problème. Observons la nature plutôt que ces mirages industriels».
Stockage naturel du carbone : économe et efficace
Sur terre comme en mer, la nature ne manque pas de ressources. Les océans et les végétaux absorbent chaque année la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre. Le carbone est stocké partout : 39 000 Gigatonnes dans les océans, 1 560 dans les sols, 610 dans la biosphère. Favoriser ce stockage naturel est donc la solution la moins coûteuse et la plus efficace rapidement.
Mais en l’état actuel, on estime que cette capacité arrivera à saturation en 2050. La restauration des milieux naturels et de leur fonctionnalité apparaît donc comme une priorité stratégique.
Préserver et améliorer le stockage naturel du carbone : une priorité climatique
Les forêts primaires tropicales sont aujourd’hui détruites, principalement pour alimenter l’économie des pays industrialisés, contribuant ainsi pour 18% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour Grégory Jean, chargé de mission forêt internationale à FNE : « Les pays industrialisés doivent assumer leurs responsabilités dans ce désastre annoncé. Aujourd’hui financièrement rentables, ces filières ne tarderont pas à prouver la pleine mesure de leurs coûts écologiques, climatiques et humains. »
Les politiques actuelles visent à aligner la production forestière sur le modèle de l’agriculture intensive. Pour Juliette Fatus, chargée de mission forêt à FNE : « Privilégier une exploitation respectant les capacités du milieu reste une valeur sûre, à la fois économiquement et écologiquement, pour préserver l’un des premiers puits de carbone de notre territoire. »
Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE, ajoute : « L’agriculture de Haute Valeur Environnementale, qui laisse une place à la nature et utilise peu d’intrants est en première ligne pour répondre au défi du changement climatique. »
Limiter l’étalement urbain et l’artificialisation des sols, qui grignotent l’équivalent d’un département tous les 10 ans et empêchent le stockage naturel de carbone par les sols, est une priorité incontournable.
Favoriser le stockage naturel de carbone par les sols est un choix gagnant à tous les niveaux. C’est ce qu’explique François Lefèvre, chargé des questions forestières à FNE : « favoriser ce stockage naturel de carbone par les sols, c’est augmenter leur teneur en matière organique, intensifier leur activité biologique, donc améliorer leur capacité de rétention des eaux et ainsi la résistance des écosystèmes face aux agressions climatiques. C’est gagnant pour la réduction de l’effet de serre et gagnant pour l’adaptation ! ». La Nature offre des solutions simples qu’il appartient à l’Homme de suivre, non de détruire.
Réduction des émissions – capture et stockage naturel : le duo gagnant
Pour FNE, la réduction des émissions de gaz à effet de serre grâce à la sobriété énergétique doit rester la priorité. Préserver et restaurer le potentiel naturel des écosystèmes à capter et stocker le carbone par des choix politiques durables et responsables est aujourd’hui la seule stratégie gagnant-gagnant : pour le climat, pour la biodiversité et pour l’homme.
TENONS BON, LA RESISTANCE S’ORGANISE !
les partisans et les financiers du charbon propre s’organisent aussi pour nous préparer un enterrement de 1ere classe du co2.
Sans risque qu’il remonte à la surface du moins en attendant qu’ils se remplissent les poches.
Combien d’éoliennes et de panneaux solaires pour le prix?
Ils méritent Ie prix NOBEL de la connerie.
Méfions nous de ce cher M. BORLOO et des lobbies
FRANCE – Alain LE VERN, Président de la région Haute-Normandie, proteste contre le blocage de l’éolien maritime par l’état
En façade, dans les discours, la France se lance dans l’éolien. Dans le monde réel, le travail des taupes bigotes de l’aristocratie nucléaire se poursuit. Après le coup de pute plaçant l’éolien sous le régime juridique des installations classées (un régime réservé aux installations industrielles dangereuses), voici maintenant d’autres chiures radioactives visant à retarder le développement de l’éolien, y compris l’éolien maritime. L’éolien dérange au plus haut point : compétitif et au bilan environnemental et sanitaire excellent, il menace directement l’industrie nucléaire cocorico-toxique.
C’est très clair, la secte nucléaire fait tout pour qu’il n’existe pas de parcs éoliens maritimes en France avant 2011, date de l’introduction de la voiture électrique, car sinon les français, voyant que l’éolien maritime fonctionne très bien, exigeraient que les bornes de recharge pour voitures électriques soient alimentées en électricité éolienne, et non en électricité nucléaire.
Les projets éoliens pour la façade maritime Manche Mer du Nord constituent selon Alain LE VERN « une véritable opportunité pour dynamiser l’économie et l’emploi en région. Malgré les intérêts écologiques et économiques évidents de ce projet, le directeur de cabinet du ministre Borloo est intervenu auprès du président de la commission nationale du débat public pour surseoir au débat sur ce projet. Cette décision risque de retarder encore une réalisation importante pour la Haute-Normandie et de pénaliser les nombreuses entreprises susceptibles de prendre part à ce chantier (…) »
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Le-debat-public-repousse-sur-le-projet-eolien-offshore
» (…) Le président de la région Haute-Normandie n’y va pas par quatre chemins. Dans la lettre qu’il a adressée mardi au ministre de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement durable, il met directement en cause l’entourage de Jean-Louis Borloo au ministère. « M. Jean-Michel Germa, président de la Compagnie du Vent m’a alerté au sujet de la demande de votre cabinet auprès de M. le président de la commission nationale de débat public de repousser le débat public sur ce projet dans l’attente de la finalisation des travaux de planification du développement éolien en mer pour la façade maritime Manche Mer du Nord » écrit Alain Le Vern. L’élu socialiste s’étonne auprès du ministre d’une démarche « qui pourrait retarder encore un projet engagé depuis 2004 » (…) »
» (…) L’autre projet, mis à mal par le ministère de l’Ecologie, est celui du parc éolien des « Deux Côtes », au large du Tréport en Seine-Maritime et porté par la Compagnie Vent, filiale de GDF-Suez. Dotée de 141 éoliennes pour un investissement d’1,5 milliard d’euros, cette ferme disposera d’une capacité de production de 705 MW, répondant aux besoins en électricité de 900 000 personnes et économisant 1,5 million de tonne de CO2 par an. Problème : le ministère de Jean-Louis Borloo a demandé que le débat public qui devait commencer soit repoussé sine die. Motif : la cartographie des implantations potentielles d’éoliennes offshore n’est pas encore réalisée. Ce qui a fait bondir le président de la région.
Dans une lettre adressée au ministre, il met directement en cause le ministère, intervenu près le président de la commission nationale du débat public et s’étonne de la démarche «qui pourrait retarder encore un projet engagé en 2004, représentant une opportunité pour l’économie, l’emploi et l’environnement. En pleine crise économique, cette attitude inacceptable va à l’encontre de nos objectifs économiques et environnementaux».
Sequestration géologique du CO2 : l’article que vous ne lirez jamais
Par Fabien Goubet, le 6 novembre 2009
Opinion. Chers amis du Bar des sciences, ça vous intéresserait un article sur tout ce qui s’est dit lors du 3ème colloque international sur le captage et stockage du CO2? Les dernières avancées techniques? Les questions sociétales? Les aspects juridiques? Oubliez tout cela, puisque les fonds du Bar seront amplement insuffisants : il faut débourser 800 euros pour y participer. Un colloque international sur ce genre de sujet, ce n’est pas tous les jours qu’on peut y assister. Organisé par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), l‘Institut français du pétrole (IFP), et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), il regroupe tous les principaux acteurs de la scène internationale de la séquestration géologique du dioxyde de carbone : politiques, industriels, scientifiques…
Le programme était alléchant : défis technologiques à relever, financements, aspects sociétaux, projets en cours… En tout ce sont plus d’une vingtaine d’intervenants qui sont venus exposer leurs idées à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, les 5 et 6 novembre 2009.
Hélas, lorsqu’on nous annonça le montant du tarif d’entrée, 800 euros, la fête fut quelque peu gâchée, avant même de commencer. Pourquoi un prix aussi élevé? Certainement pas pour payer les repas, subventionnés par des poids lourds de l’industrie comme Total ou Schlumberger. Serait-ce un tarif dissuasif afin d’éviter d’avoir trop de questions embarrassantes auxquelles répondre? A ce tarif, peu de rédactions ont du envoyer des journalistes sur place… Nous ne conclurons pas hâtivement sur cette question, bien que la tentation soit grande.
Alors, de manière aigrie, nous nous demanderons si après tout, ce colloque, sponsorisé par Veolia, Alstom, GDF-Suez, Total, et autres entreprises notoirement bienfaitrices de l’humanité, fut vraiment un espace de débat et d’information, ou une vitrine des dernières percées de ces groupes industriels? Y a-t-il eu des gens dans la salle pour s’intéresser aux aspects éthiques, juridiques soulevés par cette technique? Par exemple, pourquoi enterrer ce gaz au lieu d’inciter les industries à en produire moins? Y a-t-il eu un débat lors des tables rondes ou était-ce une banale séance de cirage de pompes, et de félicitations mutuelles? Nous ne le saurons jamais, car visiblement, le grand public ne sera mis au courant de tout cela que lorsque tout sera inauguré, et que nous dormirons sous des poches immenses de CO2. C’est bien dommage…
Un commentaire sur “Sequestration géologique du CO2 : l’article que vous ne lirez jamais”
Escaravage
7 novembre 2009 à 11:11
Business as usual : Par ici la bonne soupe ! Silence dans les rangs !
Malgré un regain de dernière heure le lobby du charbon doit reconnaître que ses campagnes « antiwarming »ont fait long feu. Qu’à cela ne tienne, il opère une conversion à 180°. Derrière l’urgence climatique qu’il proclame désormais, se cache en fait l’urgence de s’emparer de l’aubaine financière que constitue la CCS, remède miracle. Pour faire plébisciter cette technologie dont les tares ont pu être décrites par la formule « trop risquée, trop chère, trop peu , trop tard », une nouvelle campagne de désinformation est engagée. La dissimulation des risques majeurs de fuites hors des aquifères profonds est systématique. Les spécialistes du lobbying ont beau jeu d’abuser de décideurs qui multiplient publiquement les preuves des consternantes lacunes de leur culture technoscientifique. Ainsi sont différées les mesures urgentes d’économies énergétiques et confisquées les ressources qui devraient s’investir dans les véritables énergies propres. Compte-tenu de la progression cataclysmique du dérèglement climatique au cours des dix dernières années et de son accélération prévisible lors des dix prochaines du fait des rétroactions « positives » que constituent la réduction de l’albédo des pôles et la libération de méthane due à la fonte du permafrost, c’est se moquer que de promouvoir des « usines à gaz » prétendues opérationnelles à l’échéance 2020.
Plus d’un millier de manifestants disent non au charbon
Ils étaient un millier selon la police, 1 500 selon les organisateurs. La manifestation contre le projet de terminal charbonnier à Cherbourg vient de s’achever sous les averses. Un cortège très coloré, où fleurissaient de nombreux slogans : « noir c’est noir » ou encore « Charbon, non non non ! Houille, ouille ouille ouille ! » a défilé tranquillement dans les rues autour des bassins. Le cortège s’est arrêté devant la chambre de commerce et d’industrie, promoteur, avec Louis Dreyfus armement. Les militants, venus pour la plupart du Cotentin, ont fortement toussé avant de décorer l’entrée de la CCI d’autocollants anti-charbon. La manifestation s’est achevée vers 17 h par une prise de parole au cours de laquelle les organisateurs, Greenpeace et le CAC 50, ont expliqué « l’aberration » et « l’anachronisme » d’un tel projet.
Voir l’article : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Plus-d%E2%80%99un-millier-de-manifestants-disent-non-au-charbon_-1146705_actu.Htm
ADENCA Association de Défense de l’ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours.
Cette association soutient notre cause.
Pour en savoir plus
Cliquez sur le lien suivant :
http://adenca.over-blog.com/article-projet-de-stockage-co2-nievre-lucenay-les-aix-37985189.html
Ah la la quelle bande d’agitateurs à Cherbourg! 1500 personnes contre le charbon!
Ici ça ferait trop de bruit.Que de sifflements dans nos sonotones! Heureusement que notre lutte est plus calme.Bon,on parle moins de nous d’accord. Mais on est très actifs: On fait des recherches sur internet pour être sûrs que c’est nous qu’on a raison, na!
1500 manifestants à Cherbourg.
Le collectif anti-charbon et l’ADSN devaient être représentés à cette manifestation. Nous aurons des échos de ce qui s’est dit lors de cette journée, mais toujours pas de nouvelle des décideurs.
Les « sonotones » vous saluent bien ! dans un groupe, une société, une association, il y a ceux qui agissent,ouvertement ou dans l’ombre, ceux qui réfléchissent, ceux qui cherchent sur Internet, ceux qui défilent, ceux qui crient des slogans. Bref, ceux qui font quelque chose pour être positifs et défendre des valeurs. Et puis, il y a ceux qui ne savent que critiquer, démolir, se moquer des « actifs », ironiser, etc… A tous ceux-là, les « sonotones » vous disent : plonger la tête dans le charbon, dans la poussière de charbon de préférence, et ensuite nous débaterons sereinement.
Pour débattre, il faut deux « t », donc nous débattrons sereinement…
Extrait d’un article très intéressant !!!
James Hansen : les centrales à charbon sont des usines de mort.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2883.
« Le charbon n’est pas seulement le plus grand réservoir de combustible fossile de dioxyde de carbone, c’est aussi le carburant le plus sale. Le charbon pollue les océans et les fleuves avec du mercure, de l’arsenic et d’autres produits chimiques dangereux. Le plus sale tour que jouent les gouvernements à leurs citoyens consiste à prétendre qu’ils travaillent sur le « charbon propre » ou qu’ils vont construire des centrales qui sont seront équipées pour la « capture » du CO2, si jamais cette technologie est jamais mise au point et permet de traiter tous les polluants.
Les trains transportant du charbon aux centrales électriques sont des trains de la mort. Les centrales électriques au charbon sont des usines de mort. Lorsque j’ai témoigné contre le projet de centrale électrique de Kingsnorth, j’ai calculé que durant sa de vie, elle serait responsable de l’extermination d’environ 400 espèces. »
Les éoliennes ont le vent en poupe !!!
Eoliennes, le vent tourne t-il avant Copenhague ? A quelques encablures du sommet de Copenhague, l’Espagne a annoncé, dimanche, que 50% de l’électricité produite sur son territoire provenait d’éoliennes, de quoi rassurer les sceptiques selon FNE.
L’Espagne vient d’adresser un signe d’espoir à quelques jours des négociations sur le climat de Copanhague. En effet, à quelques encablures du sommet de Copenhague, l’Espagne a annoncé, dimanche, que 50% de l’électricité produite sur son territoire provenait d’éoliennes ! « De quoi tordre le cou à certains faux-arguments sur le peu de productivité des éoliennes et redonner de l’espoir pour Copenhague » selon FNE. Réactions.
« Pendant que la France met en œuvre les procédures afin d’éviter une réaction en chaîne au Tricastin, que les experts calculent la part d’énergie qu’il va falloir importer cet hiver, ou que le premier ministre vient à la rescousse d’AREVA attaqué sur la sécurité de son futur réacteur, l’Espagne montre la voie avec un retour d’expérience extrêmement encourageant pour l’avenir !
Pour Marc Sénant, Chargé de mission du pôle IPS : « Au même moment, l’Espagne récolte les fruits de ses efforts grâce au choix d’une politique énergétique durable tandis que la France panse les plaies d’un parc nucléaire dépassé, cherche des réponses à l’approvisionnement des français, investit dans du stockage de CO² au lieu d’éviter d’en rejeter… Nous avons ici deux modèles différents et sans doute aussi deux avenirs différents, à moins que les autorités françaises n’ouvrent les yeux très rapidement.»
A quelques encablures du sommet de Copenhague, l’Espagne a annoncé, dimanche, que 50% de l’électricité produite sur son territoire provenait d’éoliennes, de quoi rassurer les sceptiques selon FNE
RTE (Réseau Transport Electricité) a récemment annoncé que la France devra importer de l’électricité cet hiver. L’éolien présente là aussi un atout intéressant : lorsque sa production est maximale, c’est souvent là où les besoins en électricité sont les plus importants. Autrement dit, il y a concomitance dans le temps entre les demandes les plus élevées et l’offre la plus forte (période de grands vents : hiver).
Au total, la puissance de production éolienne totale a été de 11 500 mégawatts (pendant plus de 5 heures) soit l’équivalent de la puissance de production de 11 réacteurs nucléaires ou de dizaines de centrales à charbon.
Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Malgré le climat peu optimiste à quelques jours de Copenhague, cette annonce du gouvernement espagnol nous redonne des couleurs : Oui l’éolien ça marche ! Oui des alternatives au charbon et au nucléaire existent ! Oui nous pouvons sortir du modèle qui nous a menés là où nous sommes ! »
France Nature Environnement, qui a toujours cru au potentiel de l’éolien félicite les autorités espagnoles des choix qui les ont amené à ce résultat remarquable et invite les autorités françaises à reconsidérer les choix énergétiques de la France de demain. »
A BEURK « pour débattre sereinement »
Il faut 3T
Trop peu-Trop cher-Trop tard.
Thalassa : Après nous le déluge ?
Vendredi 13 Novembre 2009 – 20h35
Emission spéciale depuis Copenhague au Danemark
C’est une certitude, le réchauffement de la planète est en marche et le niveau de la mer va monter d’un mètre au minimum d’ici 2100.
Les émissions de gaz à effet de serre doivent impérativement baisser de moitié d’ici 2050.
L’heure n’est plus au bilan, il est à l’action !
La Commission Européenne a déjà fixé des objectifs pour 2012 :
les « 3 fois 20 ».
Soit 20% d’économie d’énergie, 20% d’énergie renouvelable dans la consommation et 20% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
Tels sont les enjeux de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain.
Pour l’humanité, c’est une occasion historique de se mesurer à un vrai défi et de le résoudre de manière décisive, si l’on veut éviter que le changement climatique ne tourne au chaos climatique.
Après « Ça va chauffer », diffusée en mai 2007, qui mesurait les risques que le réchauffement climatique faisait courir à la planète, Thalassa vous propose ce soir à quatre semaines du grand rendez-vous de Copenhague : « Après nous le déluge ? ». Un état des lieux sur ce qui est fait et surtout sur ce qui reste à faire pour ralentir un processus inexorable. Pour qu’après nous, ce ne soit pas le déluge…
Je suis à la recherche d’un compte-rendu détaillé du colloque de la Cité des Sciences sur la CCS. Il semble que l’on ne tienne pas à diffuser tout ce qui a pu s’y dire. Serais-ce que les perspectives de « l’usine à gaz » soient moins roses qu’on le dit??
GROENLAND
La fonte de la calotte glaciaire s’accélère
Les glaces de la calotte glaciaire du Groenland contiennent suffisamment d’eau pour provoquer une montée du niveau des océans de sept mètres.
La fonte de la calotte glaciaire du Groenland s’accélère. Depuis 2000, le niveau des océans a augmenté de 5 mm.
La fonte de la calotte glaciaire du Groenland s’accélère. Depuis 2000, le niveau des océans a augmenté de 5 mm.
La calotte glaciaire du Groenland diminue à un rythme accéléré, selon une étude publiée jeudi 12 novembre dans la revue américaine Science. Ce sont des observations satellitaires confirmées par un modèle informatique qui ont montré que la fonte a atteint 273 kilomètres cube par an durant la période 2006-2008, provoquant une montée de 0,75 millimètre par an du niveau des océans.
Etés plus chauds
« Il est clair que ces observations confirment l’accélération de la perte de masse de glace du Groenland depuis la fin des années 90 et les causes de ce phénomène laissent penser qu’il va probablement se poursuivre dans un proche avenir », explique le glaciologue Jonathan Bamber, un des auteurs de cette étude. Les derniers étés plus chauds accélèrent la fonte de ces glaces, qui contiennent suffisamment d’eau pour provoquer une montée du niveau des océans de sept mètres.
Justesse des hypothèses
« Nous avons établi la confirmation de ce phénomène avec deux estimations totalement séparées ce qui nous rend très confiants des chiffres obtenus et de la justesse de nos hypothèses pour l’expliquer », ajoute-t-il.
Depuis 2000, la calotte glaciaire du Groenland a perdu environ 1.500 kilomètres cubes (1.500 milliards de tonnes) au total, ce qui représente une augmentation du niveau des océans d’un demi-millimètre par an.
Le regel modère
Une partie importante de la glace fondue à la surface des glaciers regèle sous la neige qui les recouvre chaque hiver, expliquent les auteurs de l’étude. Sans cet effet modérateur, le volume de glace perdue depuis 1996 au Groenland aurait été deux fois plus grand qu’observé aujourd’hui.
Avant le DELUGE, ALSTHOM, après les USA, cherche en CHINE, pour développer cette CSC :
» PEKIN – Alstom Power cherche des partenaires chinois pour développer des projets de captation et stockage du CO2 (dioxyde de carbone) en Chine, a affirmé vendredi le China Daily, citant le président de cette branche du groupe industriel français….
L’usine de Wuhan a été inaugurée deux ans après que le groupe industriel français eut annoncé avoir pris le contrôle du fabricant chinois de chaudières pour centrales thermiques Wuhan Boiler Company.
Moyennant un investissement de 90 millions d’euros, Alstom Power estime que cette nouvelle usine, conçue en vue de son efficacité énergétique, permettra d’économiser 6.000 tonnes de CO2 par an, selon un communiqué du groupe.
Elle doit produire des chaudières faisant appel à la technologie « supercritique » et « ultra-supercritique » qui « permettront d’augmenter de près de 50% l’efficacité des centrales à charbon conventionnelles et ainsi de réduire considérableemnt les émissions de CO2 à long terme », a expliqué Alstom dans son communiqué du groupe.
Alstom, qui se présente comme « leader mondial des solutions d’énergie propre », estime qu’il va gagner avec sa nouvelle usine « un accès direct au marché chinois », primordial alors que la Chine dépend à 70% du charbon et veut se doter de technologies réduisant ses émissions de gaz à effet de serre.
Alstom estime que les technologies CSC devraient être pleinement commercialisables en 2015
(©AFP / 13 novembre 2009 07h14) « »
Et voilà, la CSC amène à « un accès direct au marché chinois », autrement dit à plus de FRIC et avec cela on s’auto-proclame « Leader mondial de l’énergie propre »…..
PLease , faites quelque chose avant ce déluge….
Changement climatique : plusieurs milliards d’euros par an pour la France 14/11/2009 10:42 (Par Pierre MELQUIOT) (Extraits).
Selon l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique le réchauffement constaté en France métropolitaine au cours du XXe siècle est d’environ 30 % plus important que le réchauffement moyen sur le globe et les impacts du changement climatique pour la France pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an.
L’évaluation réalisée indique que les coûts annuels des impacts du changement climatique pour la France pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an, si aucune mesure d’adaptation ne venait à être prise.
Depuis le quatrième rapport du GIEC, paru en 2007, le doute n’est plus permis quant à la réalité du réchauffement climatique actuel. Les modèles climatiques annoncent tous que ce réchauffement devrait se poursuivre dans les décennies à venir. Le réchauffement constaté en France métropolitaine au cours du XXe siècle est d’environ 30 % plus important que le réchauffement moyen sur le globe.
Selon l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique le réchauffement constaté en France métropolitaine au cours du XXe siècle est d’environ 30 % plus important que le réchauffement moyen sur le globe et les impacts du changement climatique pour la France pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an.
La température moyenne annuelle a augmenté de 0,95 °C en France métropolitaine, pour 0,74 °C sur le globe. Ces valeurs sont encore plus élevées si on ne s’intéresse qu’à la deuxième partie du XXe siècle : augmentation de 1,1 à 1,5 °C sur la période 1950-2000. Ce réchauffement moyen est accompagné d’une augmentation des précipitations hivernales et automnales (entre 5 et 35 %) et d’une baisse des précipitations estivales.
Si cette tendance devait se poursuivre dans les mêmes proportions ceci impliquerait qu’un réchauffement de 2 °C du globe se traduirait en France par un réchauffement de près de 3 °C ou, dans le cas le plus pessimiste, qu’un réchauffement global de 6 °C donnerait un réchauffement chez nous de 8 °C.
De plus, en France, le réchauffement estival serait nettement plus marqué que le réchauffement hivernal. Cela confirme notamment que des épisodes caniculaires similaires ou plus intenses que celui de 2003 se représenteraient inévitablement beaucoup plus fréquemment.
CECI N’EMPÊCHE PAS LES ALLEGRE, CABROL, COURTILLOT ET CONSORTS DE POURSUIVRE LEURS CAMPAGNES DE MENSONGE.
Les vrais risques de la capture du CO2
Écrit par : Yves Heuillard dans vidéos, technologie, industrie, CO2 le 25 mai 2008
Le journal Le Monde, dans un article du 19 mai 2008 consacré à la plate-forme norvégienne Sleipner de la compagnie StatoilHydro (production 39 millions de m3 de gaz par jour ), et par ailleurs pionnière de la capture et du stockage du gaz carbonique (CSC), présente cette technique comme l’une des voies prometteuses pour limiter le réchauffement climatique tout en faisant état des critiques de Greenpeace à son encontre. Dans une autre partie du monde, un petit phénomène géologique, très surprenant, a attiré l’attention de DDmagazine. Quel rapport ?
Voyons d’abord le principe de la séquestration du carbone avec l’exemple de la plate-forme d’extraction de gaz naturel Sleipner de StatoilHydro en mer du Nord. StatoilHydro sépare le gaz carbonique (9,5 %) contenu dans le gaz extrait et le réinjecte dans le sous-sol, un aquifère salin (une nappe d’eau salée), situé à 800 mètres de profondeur ( un million de tonnes par an). L’opération nécessite à elle seule une centrale électrique d’une puissance de 6 mégawatt, à gaz, qui elle-même émet du CO2.
Le gaz est injecté à une pression énorme de 60 bars. Dans ce cas précis le captage du CO2 est de toute façon nécessaire pour rendre le gaz compatible avec les normes européennes (2,5% de CO2 dans le gaz), et le coût est en partie compensé par des réductions de taxe (la Norvège taxe le CO2 à 43 euros par tonne). Toujours selon le journal Le Monde qui rapporte les propos de l’exploitant, les analyses faîtes par des géologues montre que le stockage est étanche. Une étanchéité à notre avis difficile à vérifier (sur des km² de fonds marins, où le CO2 liquide se dissoudrait dans l’eau).
Mais qui peut garantir que cette étanchéité durera…L’exploitation du gaz et du pétrole, modifie considérablement l’équilibre des forces géologiques souterraines et des affaissements de terrain ne sont pas à exclure, ce qui provoquerait la libération du gaz mélangé à l’eau salée sous sa forme liquide. Encore une idée saugrenue de DDmagazine. Pas vraiment…
Un tel phénomène vient de se produire dans la ville de Daisetta au Texas. Un trou s’est formé au début du mois de mai, d’abord de quelques mètres, le trou s’est transformé en un cratère de 300 mètres de diamètre sur 80 mètres de profondeur, avalant tout ce qui se trouvait au dessus. (Merci à Travis Hookham pour la photo ci-dessus ; voir son diaporama complet). Daisetta fut jadis une ville pétrolière, en témoigne encore des derricks en fonctionnement ici et là ; et les géologues avancent que le dôme de sel, au dessus des couches géologiques pétrolifères exploitées des années durant, peut avoir cédé sous la pression. Une autre hypothèse serait lié aux eaux salées, qui sont un sous-produit de l’exploitation pétrolière ; celles-ci doivent être réinjectées profondément dans le sous-sol pour éviter qu’elles ne contaminent les nappes phréatiques. Ces eaux salées auraient atteint le dôme de sel et provoqué sa dissolution partielle.
A VERSER AU DOSSIER CCS ET A CELUI DE VALORCA.
On ne pouvait trouver de titre plus justifié à l’émission Thalassa de vendredi dernier que celui d’ « APRES NOUS LE DELUGE ».
On a pu y voir de très estimables citoyens déclarer sans vergogne ne pas se sentir concernés et considérer que leurs descendants n’auraient qu’à se débrouiller. Il faut dire que le présentateur ne leur parlait que de la fin du siècle, comme si la montée catastrophique des eaux allait brusquement survenir le 1er janvier 2100. Pas un mot de l’extrême urgence de la situation.
Malgré les preuves de l’intérêt des éoliennes, les défenseurs farouches des paysages ont pu à loisir s’y attaquer, tournant le dos à des rangées de tristes constructions défigurant bien davantage le littoral.
Mises à part ces pauvres éoliennes, les remèdes proposés, bien que très sympathiques, tenaient du gadget.
Dans « Vivement dimanche prochain » il a fallu beaucoup de patience pour isoler du spectacle les déclarations de Jean Louis Borloo ayant trait au changement climatique. On peut considérer l’ensemble de ses propos comme « globalement positif ».
J’ai relevé :
-la nécessité des économies d’énergie.
-l’intérêt de la production locale d’énergie.
-le financement des énergies renouvelables : vent, soleil, géothermie, énergie marine.
-l’affirmation qu’en France, pays tempéré, on se rend mal compte de l’urgence climatique.
Il n’a pas été question du charbon dit propre. Pourvu que ça dure !!
Le charbon dit propre est sans doute aussi propre que ce que l’on pouvait nous dire de l’amiante à un autre époque.
Que de mensonges de la part des promoteurs de ces projets
L’argent n’a pas d’odeur « après nous le déluge »…
lundi 16 novembre 2009
LE CAPTAGE DU C02
LO N° 332 (1er novembre 2009)
Et les « gros gestes, alors ? Technologiques, de préférence, sinon à quoi on sert ?
LE CAPTAGE DU CO2, par exemple.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3129
11-05-2008
Captage et séquestration du CO2 : un remède pire que le mal
Afin de diminuer les émissions de CO2 des grosses unités industrielles consommatrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), le principe de capter le CO2 lors de la combustion, puis de le séquestrer en sous-sol, est de plus en plus mis en avant par les acteurs du secteur. Greenpeace a publié dès 2008 un rapport intitulé « Faux Espoir : pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat » qui dénonce les dangers de ce nouvel engouement. Le premier argument mis en avant est le délai trop long de mise en place de cette technologie. La capture et la séquestration du CO2 (CSC) ne seront pas disponibles à une échelle suffisante avant 2030, or on situe maintenant à 2015 la date à partir de laquelle les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent impérativement commencer à décroître.
Le deuxième argument est le côté énergivore de la CSC. Pour les centrales électriques, cette technologie consomme 10 à 40 % de l’énergie produite. La mise en place à grande échelle « risquerait d’annuler les gains d’efficacité des cinquante dernières années et d’augmenter d’un tiers la consommation des ressources ». En particulier, selon l’emplacement des centrales, le CO2 capturé doit être transporté pour être séquestré. Le transport peut s’effectuer soit via des gazoducs, technologie identique à celle utilisée pour le transport du gaz naturel, soit sous forme liquide dans des citernes isothermes. Dans le cas des citernes, les modes de transport sont alors très classiques : camion, train et bateau.
Si l’on ajoute à ce coût énergétique les coûts d’investissement et de fonctionnement, on peut aboutir à une augmentation du prix final de l’électricité de 21 à 91 %. Les sommes ainsi englouties réduisent d’autant les capacités de financement pour des solutions durables. Greenpeace cite l’exemple des Etats-Unis où le ministère de l’Energie a demandé une augmentation du budget CSC de 26,4 % (soit 623,6 millions de dollars) et a réduit dans le même temps de 27,1 % (soit 146,2 millions de dollars) les budgets consacrés à la recherche sur les énergies renouvelables.
Enfin, un autre argument développé est le risque technique et l’impossibilité de garantir une séquestration sûre du CO2 dans le temps. Des fuites, même faibles, pourraient « saper tout effort d’atténuation des changements climatiques ».
Par ce rapport, Greenpeace veut, entre autres, alerter les décideurs politiques sur les dangers d’investir de l’argent public dans un « remède qui pourrait s’avérer pire que le mal ». Elle met en garde contre une industrie minière qui « prône activement la généralisation de cette technologie pour justifier la construction de nouvelles centrales thermiques au charbon ».
Michel Sage
Pour débattre sereinement, il faut parler sérieusement.
Quand on reprend les termes de la lettre adressée à J.-L. Borloo par J.-F. Dreyfus (Secrétaire National CFE-CGC et Membre du Comité National du Développement Durable et du Grenelle de l’Environnement!!!), il y a de quoi se poser des questions. Le discours est le même qu’il y a 3 ans :
– une chance pour la Nièvre !
– des emplois pour les jeunes (alors que le chiffre des embauches sera ridicule);
– une centrale de dernière génération (mais toujours des millions de tonnes de CO2);
– un site pilote pour la capture et le stockage du CO2 (alors que les essais de cette technologie ne concernent que des quantités ridicules et que personne ne veut dire ou le CO2 serait enterré);
– une opinion nivernaise favorable (c’était facile, les personnes sondées n’étaient pas concernées directement et ne connaissaient rien du projet…);
Partout il y a des réunions, des colloques, des assises
(voir le JDC) où on ne parle que filière bois, développement durable, économies d’énergie, énergies nouvelles, etc., et un responsable national des cadres veut renvoyer la Nièvre au charbon, il y a de quoi être inquiet sur l’avenir de notre département.
COPENHAGUE 2009 • Un sommet plus important que Yalta !
L’avenir de l’humanité dépend des 12 jours de la 15e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, affirme l’écrivain et militant américain Bill McKibben.
19.11.2009| Bill Mckibben |
Les nations du monde se réunissent à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 pour une conférence sur le climat qui est annoncée comme celle de la dernière chance. Ça passe ou ça casse, marche ou crève ou peut-être, littéralement, nage ou coule. De fait, on peut avancer sans se tromper qu’il s’agit de la réunion diplomatique la plus importante de l’histoire du monde. Versailles, d’accord, Yalta, oui, oui – mais leur échec ne s’est mesuré qu’en décennies de souffrance et en millions de vies. Si on ne parvient pas à limiter le changement climatique, les conséquences s’étendront sur des dizaines de milliers d’années et toucheront des générations qu’on n’imagine même pas encore.
Ce qui ne veut pas dire que ces douze jours de négociations seront empreints de noblesse, faciles à suivre, ou même cohérents. Je me souviens des derniers grands pourparlers de ce type, à Kyoto, en 1997. Ils s’étaient déroulés, comme ce sera le cas à Copenhague, dans un centre de conférences situé à des kilomètres de la ville. Le lieu était devenu un monde à part où journalistes, délégués, lobbyistes de l’industrie pétrolière et représentants d’ONG se demandaient sans cesse les uns aux autres ce qui se passait. La réponse était toujours la même : on attend que les Etats-Unis et les Européens concluent un accord. Les pourparlers officiels avaient lieu dans une grande salle, mais les choses sérieuses se passaient derrière des portes closes.
La conférence semblait vouée à l’échec jusqu’à ce qu’Al Gore intervienne et demande aux négociateurs américains de “faire preuve de flexibilité”. Ce fut la touche suffisante pour parvenir laborieusement à une conclusion – l’ultime délai de minuit passa, et le lendemain nous étions tous chassés de la salle pour laisser la place à un séminaire de biologie moléculaire. Personne n’avait assez d’énergie pour faire autre chose qu’applaudir faiblement le document final, que le Sénat américain ne songea ensuite même pas à ratifier. Cette fois, la délégation américaine sera dirigée par un politicien de carrière, Todd Stern. Et peut-être par Hillary Clinton. Et peut-être même par Barack Obama. Et cette fois, ce n’est cependant pas la division Etats-Unis – Europe qui sera le plus grand défi, loin de là. Cette fois, le monde en développement a ses propres exigences et il sera donc beaucoup plus difficile de parvenir à un accord à Copenhague que ça n’avait été le cas à Kyoto. Car le monde en développement aimerait… se développer ! Et le moyen le plus évident pour lui d’y parvenir, c’est de brûler du charbon. Et il a un argument moral imparable : vous êtes devenus riches en brûlant du charbon, pourquoi ne pourrions-nous pas en faire autant ?
Vous imaginez le jeu d’échecs à plusieurs niveaux qui s’ensuit : tout le monde est sous la pression de quelqu’un d’autre et il faudra attendre les derniers jours, et plus probablement l’année 2010, avant que les négociateurs trouvent un terrain d’entente. A savoir, peut-être, un traité qui nous emmènerait dans la direction dont la plupart des gens parlent depuis cinq ans : maintenir l’augmentation des températures sous la barre des 2 °C et la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère à 450 ppm [parties par million]. Sauf qu’il y a deux facteurs – la physique et la chimie – qui sèment une belle pagaille dans cette affaire. Tout a commencé en 2007, quand l’Arctique s’est mis à fondre à une vitesse soudaine et inattendue, avec trente ans d’avance sur les prévisions scientifiques les plus pessimistes – tout ça après une augmentation de la température mondiale de 0,8 °C, soit un peu moins de la moitié des 2 °C vers lesquels on semble, au mieux, s’orienter à Copenhague. Quand les négociations d’après Kyoto avaient commencé voilà cinq ou six ans, on ne pensait pas que 1 °C suffirait à causer de vrais dégâts, mais on sait aujourd’hui que ce n’est pas le cas.
Quelques mois après la fonte brutale des glaces, en 2007, nos climatologues les plus éminents nous ont donné un nouvel objectif : 350 ppm. James Hansen, de la NASA, et son équipe ont publié une série d’articles montrant que toute concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère supérieure à ce chiffre ne semblait pas compatible avec “une planète similaire à celle où la civilisation s’est développée et à laquelle la vie sur Terre est adaptée”. Ça prendra du temps – la banquise de l’Antarctique fait des kilomètres d’épaisseur –, mais les choses changent déjà. Les cas de dengue, une maladie infectieuse transmise par des moustiques qui étendent rapidement leur rayon d’action dans notre monde en réchauffement, se sont multipliés par 30 au cours des cinquante dernières années (selon un récent rapport, aux Etats-Unis elle pourrait toucher plus de la moitié des Etats). Les glaciers fondent sous nos yeux. La sécheresse devient endémique dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans certaines parties de l’Australie. Pendant ce temps, comme toute l’eau qui s’évapore doit finir par retomber, les déluges empirent (comme ces pluies record qui ont chassé 1 million de personnes de chez elles en Inde en 2006). Voilà le genre de problèmes qu’on a déjà avec les 387 ppm d’aujourd’hui. Vous tenez vraiment à viser les 450 ?
Notons que parvenir à fixer une concentration de 350 ppm n’est pas impossible. Hansen et son équipe ont montré que, dans ce cadre, nous pourrions brûler la plus grande partie du pétrole qui est encore dans les puits (mais pas les sables bitumineux, désolé pour le Canada) ; SI NOUS ARRETIONS DE BRÛLER DU CHARBON D’ICI A 2030, ET PLUS TÔT DANS LE MONDE DEVELOPPE, d’ici à 2030, les forêts et les océans finiraient par assimiler suffisamment de gaz carbonique pour nous ramener à un niveau de sécurité. Il y aurait certes des dégâts – on n’a pas de méthode pour regeler l’Arctique –, mais on échapperait à la catastrophe. Il faudrait pour cela que toute la planète s’emploie pendant une génération à sortir des énergies fossiles. Il faudrait payer un prix politique énorme. Il faudrait viser une solution, pas un accord.
Je conseille la lecture du livre de Richard Heinberg: « Pétrole, la fête est finie. Avenir des sociétés industrielle après le pic pétrolier ».
Il fait prendre conscience que les quelques soixante dix dernières années ont été une période de dilapidation de toutes les ressources minérales et énergétiques et prévoit à très brève échéance l’implosion de notre société de consommation. En voici une citation: « Même si on ne lui explique pas clairement la situation, la jeunesse comprendra intuitivement que, durant l’existence de la génération des baby-boomers, près de la moitié de la totalité des réserves de pétrole de la planète a été consommée. Partout elle remarquera les traces de la fête débridée que la génération précédente a donnée, tandis que pour elle-même ne resteront que les miettes ».
Ceux, dont la durée de vie a correspondu exactement à cette période, peuvent mieux se rendre compte de l’emballement qui s’est produit en si peu de temps du fait de la mise à disposition de l’énergie épuisable du pétrole, que ceux qui sont nés au milieu de cette parenthèse sans lendemain. (A voir sur le même thème : Merccredi 25 novembre à 20 HRS 35 SUR FR3 : Vu du ciel : la fin du pétrole avec Yann Arthus-Bertrand, avec cependant une réserve : qu’il ne vante pas les mérites de l’alibi de la CCS…).
Mais certains font tout pour que la « fête continue » :
Une enquête documentaire sur France 4 a montré que les lobbies des combustibles fossiles américains et l’action des négationnistes climatiques au service de l’administration de G W. Bush nous a fait perdre 10 ans. Et maintenant ces mêmes lobbies, avec leur imposture de la CCS, cherchent encore à retarder de plus de dix ans les mesures d’économies de plus en plus urgentes, cependant que la dégradation climatique s’accélère de façon cataclysmique, témoins ces dernières informations : Tempête en Grande Bretagne: 11 disparus, plus de 200 évacués – Nouvelle vague de chaleur sur le sud de l’Europe: 30.8°C à Jerez de la Frontera – Les chutes de neige font 40 morts dans le Centre et l’Est de la Chine.
Il faut croire que l’appétit de richesse est plus fort chez ces Messieurs que l’instinct de conservation. A moins qu’ils s’imaginent être à l’abri de la catastrophe dans leurs bureaux climatisés.
Mondialisation.ca, Le 21 novembre 2009
Droit dans le mur, tant pis pour les pauvres et pour la planète !De Copenhague à Mexico et au-delà par Daniel Tanuro
Alors que l’urgence est maximale, le sommet des Nations Unies sur le climat, à Copenhague en décembre prochain, ne débouchera pas sur un traité international contraignant. Au mieux, les de millions de gouvernements s’accorderont sur une déclaration politique. Une de plus… Les négociations pourraient se conclure à Mexico, fin 2010. Sur base des positions en présence, elles ne peuvent qu’accoucher d’un texte écologiquement insuffisant, socialement inacceptable et technologiquement dangereux. Il convient donc de sonner le tocsin. La logique productiviste du capitalisme, sa course au profit planétaire et sa guerre de concurrence sont en train de nous précipiter droit dans le mur. Des centaines pauvres risquent d’en faire les frais, des richesses naturelles irremplaçables d’être détruites. Une mobilisation sans frontières, massive et unitaire, est absolument nécessaire pour imposer, dans la justice sociale, des objectifs et des mesures à la hauteur du danger. Au sein de cette mobilisation, une aile gauche, anticapitaliste, doit faire entendre sa voix.
Plus un seul responsable politique important ne doute que le réchauffement est dû principalement à la combustion de charbon, de pétrole et de gaz naturel. Tous connaissent les dangers de la situation. Le résumé à l’intention des décideurs du quatrième rapport du GIEC– un document qui engage les Etats – propose un tableau des impacts sur les ressources en eau douce, les écosystèmes, la production agricole, les zones côtières et la santé humaine. Il en ressort que le seuil de dangerosité est bien inférieur au chiffre de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. En réalité, dans les îles du Pacifique, les régions arctiques, les vallées andines, les zones côtières du Bangladesh, le seuil est déjà dépassé. Les représentants des petits Etats insulaires exigent de tout mettre en œuvre pour ne pas excéder 1,5°C de hausse. Comme le mercure a déjà gagné 0,7°C depuis 1780 et qu’une augmentation de 0,6°C est inévitable (vu la quantité de gaz à effet de serre accumulée dans l’atmosphère), la conclusion coule de source : il n’y a plus une minute à perdre ! Les conditions d’existence de centaines de millions de gens dépendent d’une action rapide, coordonnée, mondiale, pour réduire radicalement et rapidement les émissions, principalement les émissions de CO2. Mais cette action ne vient pas !
Fumisterie
Médias et responsables politiques continuent de dire que les négociations ont pour but de rester au-dessous des 2°C. C’est de la fumisterie. En réalité, les rapports du GIEC ne prévoient déjà plus cette possibilité. Dans le meilleur des cas, la température ne monterait « que » de 2 à 2,4°C et le niveau des mers de 40cm à 1,4m. Nous sommes donc déjà dans la zone dangereuse. Pour ne pas s’y enfoncer davantage, que faudrait-il faire ? 1°) Les pays développés devraient réduire leurs émissions de 80 à 95% d’ici 2050 (par rapport à 1990) en passant par une étape de 25 à 40% d’ici 2020 ; 2°) les pays en développement devraient prendre des mesures pour que leurs émissions, dès 2020 (2050 pour l’Afrique), soient inférieures de 15 à 30% aux projections ; 3°) les émissions mondiales devraient baisser de 50 à 85% d’ici 2050 (par rapport à 2000) et devenir nulles, voire négatives, avant la fin du siècle ; 4°) cette diminution au niveau mondial devrait débuter au plus tard en 2015. Ces chiffres sont à considérer comme des minima, car ils sont établis à partir de modèles qui tiennent insuffisamment compte de l’inquiétante désintégration des calottes glaciaires, entre autres. Selon le climatologue en chef de la NASA, James Hansen, en tenant compte de cette désintégration, la hausse des océans correspondant à la concentration actuelle en gaz à effet de serre pourrait être de « plusieurs mètres » en quelques décennies. Conclusion : au nom du principe de précaution, les objectifs de stabilisation du climat devraient être les suivants : au moins 95% de réduction des émissions des pays développés d’ici 2050 (par rapport à 1990), au moins 40% d’ici 2020, au moins 85% de réduction au niveau mondial d’ici 2050 (par rapport à 2000).
Ils s’en fichent
Réunis à Barcelone le 6 novembre, les gouvernements ont conclu à l’impossibilité de signer à Copenhague, en décembre, un traité international prenant le relais du Protocole de Kyoto. Ces messieurs-dames ont d’autres chats à fouetter : sauver les profits des banques et des trusts de l’automobile, réduire les déficits en attaquant la sécurité sociale et en démantelant les services publics, traquer les chômeurs et précariser l’emploi. La mobilisation en faveur du climat, ils la voient surtout comme un prétexte pour imposer plus de sacrifices au monde du travail et donner plus de cadeaux aux capitalistes. Serrer la ceinture aux travailleurs et créer de nouveaux marchés pour que le capital fasse encore plus de profits, voilà les seuls biais par lesquels le défi climatique pénètre les neurones des « décideurs ». En cette matière, leur imagination est aussi illimitée que la soif de plus-value de leurs maîtres : taxe carbone, marché des droits d’émission, marché des crédits de carbone, marché des fraudes au marché de ces crédits, marché des produits dérivés des assurances contre les accidents climatiques, etc… A défaut de faire baisser les quantités de gaz à effet de serre dans l’air, cette politique néolibérale fait maigrir les revenus des travailleurs et grossir ceux des agioteurs. Sur le marché climatique, chaque chef d’Etat se transforme en représentant de commerce pour faire la promotion de ses capitalistes « propres »: Obama ne jure que par le « charbon propre », qu’il veut vendre aux Chinois et aux Indiens ; Merkel se démène pour l’industrie allemande du photovoltaïque, qui dispute aux Japonais le leadership mondial ; Sarkozy tente de fourguer partout les centrales nucléaires d’Areva ; et les Danois voient dans la réunion de Copenhague une vitrine pour Vestas, le N°1 mondial de l’éolien. La décision de ne pas conclure de traité montre clairement les vraies priorités de ces gens. Mais le plus important est de prendre conscience du fait que, s’ils concluaient un accord, celui-ci serait écologiquement insuffisant, socialement criminel et technologiquement dangereux.
Ecologiquement insuffisant
Le « paquet énergie-climat » de l’Union Européenne prévoit d’ici 2020 de réduire les émissions de 20%, soit moins que le chiffre le plus bas du GIEC. En outre, plus de la moitié de l’objectif pourra être réalisé en recourant à l’achat de crédits de carbone, ces « droits de polluer » générés par des investissements « propres » dans les pays en développement. Le principe : quand un investissement au Sud permet de diminuer les émissions par rapport aux projections (hypothétiques), des droits de polluer peuvent être mis sur le marché au prorata de la quantité de gaz non émis (un droit = une tonne). Ces « crédits de carbone » peuvent remplacer les réductions d’émission dans les pays développés. Les multinationales sont très friandes de ce système qui leur permet de maquiller leurs investissements au Sud en contributions à la protection du climat, de faire des profits en vendant des crédits et d’éviter les investissements technologiques plus coûteux qui seraient nécessaires pour réduire leurs émissions au Nord. Au plus les gouvernements se rendent compte du fait que le réchauffement est une affaire sérieuse, au plus ils cherchent des astuces pour produire des crédits moins chers. C’est ainsi que le sommet de Bali a décidé que non seulement les plantation d’arbres mais aussi la protection des forêts existantes serait génératrice de crédits (les arbres en croissance absorbent le CO2 de l’air). Cela permet de mettre sur le marché des crédits dont le prix de revient tourne autour de 2-3 Euros/tonne, revendus sur le marché mondial au-dessus de 10 Euros/tonne. En fait, plus de 50% des crédits ne correspondent à aucune diminution réelle et structurelle des émissions. Soit parce qu’ils proviennent d’investissements qui auraient été réalisés de toute façon, soit parce qu’ils proviennent d’investissements forestiers, soit parce que la certification est entachée de fraude (les organismes qui certifient la réduction sont choisis et payés par les investisseurs). Selon des chercheurs de l’université de Stanford, jusqu’à 60% des crédits sont bidon. Si les entreprises et les gouvernements de l’UE utilisent à fond la possibilité qui leur est offerte de remplacer les réductions d’émission par ces achats de crédits, un simple calcul indique que la réduction effective d’émission sera de 15% à peine en huit ans (de 2012 à 2020). En base annuelle, c’est moins que ce qui était prévu par Kyoto (8% entre 20O8 et 2012). Le topo est identique aux Etats-Unis. Le projet de loi sur le climat adopté par la Chambre en juin prévoit une réduction de 80% d’ici 2050 (les USA, vu leurs responsabilités, devraient faire au moins 95%). L’année de référence est 2005, tandis que les 80 à 95% du GIEC sont calculés par rapport à 1990. Or, les rejets de CO2 des USA sont passées de 5,8 à 7 milliards de tonnes entre ces deux dates. D’ici 2020, le projet de loi prévoit 17% de réduction par rapport au présent. Cet objectif n’est pas seulement au-dessous des 25 à 40% par rapport à 1990 avancés par le GIEC, mais aussi inférieur à ce que les USA auraient dû réaliser avant 2012, s’ils avaient ratifié Kyoto. Quant aux crédits d’émission, Washington fait encore plus fort que Bruxelles : ils pourront provenir non seulement d’investissements propres au Sud mais aussi de la création de « puits de carbone » aux USA mêmes (par la plantation d’arbres, l’enterrement de charbon de bois et diverses pratiques agricoles censées accroître le stockage du carbone dans les sols). Si l’industrie utilisait intégralement la manne des crédits, elle pourrait se dispenser de réduire ses propres émissions jusqu’en 2026… Si ces projets européens et étasuniens servaient de base à un traité, la hausse de température oscillerait entre 3,2 et 4,9°C, et le niveau des océans monterait de 60cm à 2,9 mètres… sans compter la hausse due à la désintégration des calottes glaciaires. Selon le tableau des impacts (cf. plus haut), il en découlerait de « lourdes conséquences pour les services sanitaires », la « perte d’environ 30% des zones humides de la planète », « des millions de personnes supplémentaires exposées à des inondations côtières chaque année », une « baisse du rendement de toutes les cultures céréalières aux basses latitudes », une « tendance de la biosphère à devenir une source nette de carbone » (effet boule de neige du changement climatique), « jusqu’à 30% des espèces exposées à un risque d’extinction accru » et « l’exposition de centaines de millions de personnes à une stress hydrique accru ». Voilà, en termes très généraux, les catastrophes qui se profilent et dont les pauvres de la Terre sont déjà les victimes. Les dirigeants le savent, mais, comme on l’a dit, ils ont d’autres chats à fouetter. De toute manière, leur réélection ne dépend pas des damnés de la terre du Tuvalu, du Bangladesh, du Pérou ou du Mali.
Socialement criminel
Pas besoin de longs développements pour caractériser socialement cette politique climatique capitaliste: des centaines de millions de pauvres sont victimes des changements climatiques alors que leur responsabilité est proche de zéro. Peut-on imaginer plus grande injustice ? Une adaptation à un certain réchauffement est possible, mais elle requiert des moyens dont les pays les moins avancés ne disposent pas. Au nom du principe (libéral) pollueur-payeur, les pays développés devraient payer mais s’y refusent, tout simplement. Selon le PNUE, l’adaptation nécessiterait le transfert annuel de 86 milliards de dollars du Nord vers le Sud. Les différents fonds disponibles en contiennent à peine 26 millions. La dernière réunion du G20 n’a pas dégagé d’accord pour accroître ces montants. Cette avarice criminelle risque de coûter la vie à de très nombreuses personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées sans ressources. Certains parleront de « catastrophes naturelles » mais c’est de refus d’assistance à personnes en danger qu’il s’agit. Ce n’est pas que les dirigeants capitalistes soient inconscients, non. Simplement, pour eux, adaptation bien ordonnée commence par soi-même : les fonds que le land du Bade Wurtemberg investit dans les infrastructures contre les inondations, par exemple, sont supérieurs à l’ensemble des budgets disponibles pour l’adaptation dans les pays en développement. Il faut protéger les usines, le capital fixe, les infrastructures par où circulent les marchandises! Le passage du cyclone Katrina à la Nouvelle Orléans montre que les pauvres du Nord sont menacés également. Les canicules, inondations et autres accidents climatiques font toujours plus de victimes dans les groupes sociaux à bas revenus : travailleurs, précaires, chômeurs, spécialement les femmes. Plus largement, le but des classes dominantes est de faire payer leur politique climatique – mérite-t-elle ce nom ?- à la classe ouvrière, par le biais du prix du carbone. Pour les libéraux, en effet, tout problème peut se résoudre par des mécanismes de marché, en jouant sur les prix. Il y a du chômage parce que le prix du travail est trop élevé, tout le monde sait cela, et trop de carbone dans l’air parce que celui du CO2 est trop bas. On sait ce qu’il en est de l’efficacité de ce paradigme dans le domaine social : la crise sociale s’approfondit sans cesse. Eh bien, il en ira de même en matière climatique : la crise s’approfondira. Plaçons-nous un instant dans la logique de la régulation par les prix, et posons-nous la question : quel devrait être le prix d’une tonne de CO2 pour réduire les émissions de 50% ? Réponse de l’Agence Internationale de l’Energie: de 500 à 700 dollars. A la limite, les patrons peuvent s’accommoder d’une taxe carbone modérée s’ils ont la double garantie que tous les concurrents la paient et qu’elle sera répercutée intégralement sur les consommateurs finaux, c’est-à-dire essentiellement les travailleurs. Ils voient d’un bon œil les propositions visant à utiliser le produit de la taxe pour diminuer leurs cotisations à la sécurité sociale. Mais, à 500-700 dollars/tonne, tous ces scénarios deviennent absurdes car des montants de cet ordre signifieraient une récession sociale si brutale que plus personne ne pourrait acheter la camelote capitaliste.
Technologiquement dangereux
Dans le délai imparti, les réductions d’émissions à réaliser ne peuvent être atteintes sans diminuer sérieusement la consommation d’énergie, donc aussi, dans une certaine mesure, la production matérielle. Vu les conditions techniques, cette réduction est la condition nécessaire pour que les renouvelables puissent se substituer aux fossiles. Or, cette condition, le capitalisme est incapable de remplir. Chaque propriétaire de capitaux cherche en effet à remplacer des travailleurs par des machines afin d’augmenter la productivité du travail et de toucher un surprofit par rapport à ses concurrents. Tous font de même, de sorte que le système est agité en permanence d’une véritable danse de saint-gui productiviste qui met en circulation toujours plus de marchandises et crée artificiellement des besoins. Réchauffement ou pas, le capital a donc besoin de plus d’énergie, toujours plus d’énergie. Pour tenter de concilier tant soit peu cette exigence avec les contraintes physiques du climat, les trois solutions technologiques qui ont les faveurs des capitalistes sont les agrocarburants, le nucléaire et le « charbon propre ». La folie des agrocarburants a déjà été dénoncée si abondamment qu’on peut se permettre de ne pas y insister. On se contentera de souligner qu’un péril majeur vient des recherches sur la production d’agrocarburants par des organismes génétiquement modifiés. Le nucléaire fait un come-back remarqué en se présentant – à tort – comme une filière énergétique sans carbone. Outre les arguments bien connus – les déchets, la prolifération militaire, l’état policier, etc – il faut préciser que les projets qui circulent sont totalement irréalistes. Pour réduire les émissions de 50%, l’AIE mise sur un triplement du parc, soit la construction de 32 centrales par an, pendant 40 ans. C’est du délire : la construction d’une centrale prend 10 ans, et les réserves connues d’uranium permettent à peine de faire fonctionner le parc actuel pendant une cinquantaine d’années. Le dernier né des Frankenstein productivistes est le « charbon propre » – autrement dit l’exploitation massive des énormes réserves de charbon (300 ans au rythme de consommation actuel) avec stockage du CO2 dans les couches géologiques profondes. Il risque de réserver quelques surprises désagréables, car personne ne peut garantir l’étanchéité à long terme des réservoirs, en cas d’accident sismique notamment…
Choix de civilisation
Produire moins ? Le capitalisme n’en est capable que temporairement , par la crise qui sème le chômage et la misère. Dans ces conjonctures-là, oui, les émissions de gaz à effet de serre diminuent. Elles baisseront de 3% cette année. Mais, outre les dégâts sociaux qu’elle occasionne, la suppression d’activités opère à l’aveuglette, sur la seule base de la rentabilité, sans égard pour l’utilité sociale de la production. Il va de soi que seul des fous pourraient souhaiter plus de crises dans l’espoir qu’il y ait moins de production, donc moins d’émissions ! D’autant plus que trois milliards d’êtres humains manquent de tout, notamment de l’essentiel. Pour satisfaire leurs besoins fondamentaux – des maisons, des écoles, des soins de santé, des aliments, des transports en commun, un eau potable de qualité – il faut produire davantage. Mais cette production-là n’intéresse pas le capitalisme, car la demande est non solvable. Or, le capitalisme ne produit pas des valeurs d’usage pour les besoins mais des marchandises pour le profit. Il y a donc deux défis contradictoires: d’une part, pour stabiliser le climat au niveau le moins dangereux possible, il faut produire moins. D’autre part, pour satisfaire les besoins sociaux fondamentaux, il faut produire plus. L’économie de marché est incapable de relever chacun de ces défis séparément, les relever ensemble relèverait pour elle de la quadrature du cercle. Comment en sortir ? A moins d’accepter les technologies des apprentis sorciers (et encore), il n’y a pas d’issue possible sans incursions dans la propriété privée capitaliste. Pour stabiliser le climat tout en satisfaisant les besoins fondamentaux, il faut supprimer les productions inutiles ou nuisibles (armes, publicité, etc), reconvertir les travailleurs, réduire le temps de travail sans perte de salaire (avec baisse des cadences et embauche compensatoire), étendre radicalement le secteur public dans les secteurs du logement et des transports. La hausse de l’efficience énergétique et le passage aux renouvelables doivent être planifiés et réalisés indépendamment des coûts, et la plus grande partie de la production agricole doit être relocalisée via un soutien à l’agriculture paysanne. L’énergie et le crédit doivent être placés sous statut public, et un fonds mondial d’adaptation doit être créé à partir de ponctions sur les bénéfices de monopoles. Quant à la recherche, elle doit être refinancée et libérée de la tutelle de l’industrie. Toutes ces mesures devraient être prises sous le contrôle du monde du travail, dont la participation active est une condition de succès. C’est plus facile à dire qu’à faire, diront certains. Certes, cela implique une lutte à contre-courant contre un ennemi très puissant. Mais il n’y a pas d’autre issue possible. La première chose à faire, c’est de le dire. Il faut que les cadres des mouvements sociaux, notamment syndicaux, comprennent que la lutte pour le climat est beaucoup plus qu’une lubie environnementale : un choix de civilisation qui passe par une lutte à la fois écologique et sociale –une lutte écosocialiste- contre le capitalisme. Ce système, comme disait Marx, épuise à la fois les deux seules sources de toute richesse : la Terre et le travailleur – Il faut le liquider, sans quoi l’histoire risque vraiment de mal tourner.
Daniel Tanuro est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
Articles de Daniel Tanuro publiés par Mondialisation.ca
Bonjour à tous,
Messieurs (et Mesdames) les blogueurs – et non blagueurs – certains sont passionnants, et passionnés, mais, de grâce, vous êtes trop « longs » dans vos commentaires… Résumer, résumer, et donner les références – ce aui est fait la plupart du temps – Ceci n’est pas une critique, loin de moi cette pensée, mais juste une impression ressentie… A vous lire à nouveau.
PARIS, 24 nov 2009 (AFP) -
Le réchauffement climatique est pire que prévu et pourrait atteindre 7 degrés en 2100, affirment 24 climatologues de renom qui soulignent avant le sommet de Copenhague la nécessité d’actions rapides et efficaces.
L’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam, en Allemagne, publie mardi un document de 64 pages représentant une synthèse des travaux scientifiques sur le changement climatique parus depuis le 4e rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec, 2007), assorti d’un appel à agir.
« La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période pré-industrielle », selon les auteurs.
L’augmentation de 40% des émissions de CO2 entre 1990 et 2008, rend plus difficile à atteindre l’objectif fixé en juillet par plusieurs dirigeants de pays développés et émergents de limiter à 2 degrés le réchauffement global.
« Chaque année de retard dans l’action augmente les chances que le réchauffement dépasse 2°C », avertissent-ils.
Selon Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’institut de Potsdam et membre du Giec, le rapport est un « dernier appel des scientifiques à l’intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague », du 7 au 18 décembre.
« Ils doivent connaître la vérité sans détours sur le réchauffement global et les risques sans précédent qu’il implique », souligne M. Schellnhuber.
A l’attention de ceux qui douteraient encore de l’origine humaine du réchauffement, le document de Potsdam rappelle que durant le dernier quart de siècle, les températures moyennes ont augmenté de 0,19 degré par décennie, ce qui correspond parfaitement aux prévisions calculées sur la base des émissions de gaz à effet de serre.
L’un des effets les plus alarmants du changement à venir concerne la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, que ce soit au niveau des températures (canicules) ou des précipitations (sécheresses, inondations).
Un autre concerne l’élévation du niveau des mers.
« La montée actuelle du niveau des mers », de 3,4 mm par an durant les 15 dernières années, « est supérieure de 80% aux prévisions passées du Giec », selon les climatologues.
Au lieu d’une fourchette comprise entre 18 et 59 cm d’augmentation, les experts estiment désormais que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites, la fonte des calottes glaciaires provoquera une montée des eaux comprise entre un et deux mètres d’ici la fin du siècle.
La fonte de la banquise arctique, de 40% plus rapide que ce que le Giec avait prévu, signifie que les océans absorberont davantage la chaleur du Soleil, ce qui en retour accélèrera la fonte des glaces maritimes.
Si des mesures efficaces ne sont pas mises en place, plusieurs écosystèmes subiront des dommages irréversibles, souligne le rapport.
La déforestation et des sécheresses plus sévères en Amazonie pourraient ainsi, en quelques décennies, transformer la plus grande forêt tropicale du monde en savane. Ce poumon de la planète deviendrait alors émetteur net de CO2.
Pour limiter le réchauffement à 2 degrés, il faut que les émissions cessent d’augmenter entre 2015 et 2020 et diminuent ensuite rapidement. « Une société mondiale +décarbonée+ – avec zéro émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre durables – doit être atteinte bien avant la fin du siècle », espèrent les climatologues.
Et pendant ce temps -là, TF1 a diffusé hier 23 Novembre, au journal de 20 h, un reportage sur le MASSACRE DES APPALACHES qui continue de plus belle sans que cela ne dérange beaucoup les autorités américaines.
Pour ceux et celles qui ne l’auraient pas vu :
http://videos.tf1.fr/jt-20h/massacre-ecologique-aux-appalaches-5554525.html
PARTI DE GAUCHE-CHARBON
Le JDC du 23/11/2009 donne une version très allégée de la résolution départemental Nièvre du Parti de Gauche.
« L’exploitation du charbon dans le sud Nivernais n’est pas propre : Un moratoire, vite ! »
Une prise de position qui ne fait sans doute pas plaisir au comité « charbon propre » mais qui montre une réelle prise de conscience sur les dangers qui nous menacent.
Vous pouvez retrouver le texte complet en cliquant sur le lien suivant :
http://58.lepartidegauche.fr
Demain jeudi 26 novembre 14 heures à Moulins à l’initiative du conseil général, avec le professeur Hervé Le Treut membre du GIEC : conférence sur le réchauffement climatique à la chapelle de Bellevue à Yzeure.
Entrée libre.
Il est peu probable que le conseil général de la Nièvre organise une telle conférence…
A LIRE:
Le numéro spécial du COURRIER INTERNATIONAL : Pourquoi la Planète sera « peut-être » sauvée. Le dossier compte 54 pages décrivant la catastrophe en cours dans toutes les régions du monde. La captation- séquestration du CO2 n’y est mentionnée que dans l’article :
« Méfions nous des apprentis sorciers » en ces termes :
« Il y a dix ans, une idée sans fondement baptisée séquestration du carbone, consistant à piéger sous terre les émissions de CO2 des centrales électriques, fut envisagée par quelques uns, mais écartée par la majorité des observateurs qui jugeaient la méthode trop onéreuse et impraticable à grande échelle. Rebaptisée « captage et stockage du carbone, c’est désormais une politique énergétique courante dans divers pays dont la Grande-Bretagne, MÊME SI LES PREUVES DE SON EFFICACITE MANQUENT TOUJOURS et que pour certains les objections d’autrefois demeurent. Le mois dernier l’Agence internationale de l’énergie déclarait qu’il faudrait construire dans le monde 100 centrales de captage du carbone à l’horizon 2020 et 850 d’ici à 2030″.
A NOTER :
Dans un article intitulé : « La séquestration de CO2 : problèmes juridiques posés par la nouvelle arme contre le changement climatique »Le Conseil fédéral Suisse, suite à une interpellation, a pris position en juin 2008 sur la question de la possible utilisation de la séquestration de CO2 en Suisse et relevé que ce procédé pourrait déclencher des activités sismiques et présenterait également des risques de fuites.
Je rappelle que la Grèce refuse toute séquestration du CO2 pour la même raison, (il devrait en être de même en Italie, si le Cavaliere sautait pas allègrement ce risque) et que le territoire chinois que nous prétendons équiper d’installations de CCS est éminemment menacé par les tremblements de terre. Mais les malheureux Chinois ne sont pas à une catastrophe près.
A LIRE:
Le numéro spécial du COURRIER INTERNATIONAL : Pourquoi la Planète sera « peut-être » sauvée. Le dossier compte 54 pages décrivant la catastrophe en cours dans toutes les régions du monde. La captation- séquestration du CO2 n’y est mentionnée que dans l’article :
« Méfions nous des apprentis sorciers » en ces termes :
« Il y a dix ans, une idée sans fondement baptisée séquestration du carbone, consistant à piéger sous terre les émissions de CO2 des centrales électriques, fut envisagée par quelques uns, mais écartée par la majorité des observateurs qui jugeaient la méthode trop onéreuse et impraticable à grande échelle. Rebaptisée « captage et stockage du carbone, c’est désormais une politique énergétique courante dans divers pays dont la Grande-Bretagne, MÊME SI LES PREUVES DE SON EFFICACITE MANQUENT TOUJOURS et que pour certains les objections d’autrefois demeurent. Le mois dernier l’Agence internationale de l’énergie déclarait qu’il faudrait construire dans le monde 100 centrales de captage du carbone à l’horizon 2020 et 850 d’ici à 2030″.
A NOTER :
Dans un article intitulé : « La séquestration de CO2 : problèmes juridiques posés par la nouvelle arme contre le changement climatique »Le Conseil fédéral Suisse, suite à une interpellation, a pris position en juin 2008 sur la question de la possible utilisation de la séquestration de CO2 en Suisse et relevé que ce procédé pourrait déclencher des activités sismiques et présenterait également des risques de fuites.
Je rappelle que la Grèce refuse toute séquestration du CO2 pour la même raison, (il devrait en être de même en Italie, si le Cavaliere ne sautait pas allègrement ce risque) et que le territoire chinois que nous prétendons équiper d’installations de CCS est éminemment menacé par les tremblements de terre. Mais les malheureux Chinois ne sont pas à une catastrophe près.
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LES ESPOIRS DU « CHARBON PROPRE » !
Par Gilles Bourque ⋅ novembre 24, 2009 ⋅
Les promoteurs des énergies à forte intensité carbone ne désespèrent pas : ils veulent continuer à exploiter cette ressource extrêmement polluante pour la planète peu en importe le prix. Heureusement, plus justement le prix sera élevé et plus ce qu’ils seront prêts dépenser pour poursuivre leur exploitation permettra d’en diminuer les émissions.
Si la technologie de captage et de séquestration (CCS) du CO2 est déconsidérée par tous les environnementalistes ce n’est pas tant pour l’impossibilité technique; c’est plutôt qu’elle est tellement dispendieuse, qu’il est impensable qu’elle soit économiquement viable à moyen terme. Donc, pour eux, il est clair que les promoteurs les plus fervents de cette solution technologique ne s’en servent que pour légitimé la poursuite de leurs affaires « as usuel ».
Ainsi, Siemens Energy vient de recevoir une commande, de la part d’une utilitaire étatsunienne, pour 4 gazéifieurs de 500 MW qui seront alimentés au charbon. Ces unités, qui pourront engloutir quotidiennement 2 000 tonnes de poudre de charbon chacune, seront destinées à alimenter une centrale électrique de type IGCC (Integrated Gas Combined Cycle) en Illinois.
La centrale, d’une puissance électrique de 700 MW, devrait être équipée d’une unité de CCS destinée à piéger au moins 50 % du CO2 produit. Selon le fournisseur, ce taux de captage amènerait le niveau de rejets de CO2 semblable à celui d’une centrale au gaz naturel. Mais rien n’est spécifié sur qui sera en charge de la réalisation de la partie CCS du projet, bien qu’il bénéficie d’une garantie de prêt de la part du DOE (ministère de l’énergie) étatsunien à hauteur de plus de 2,5 milliards $.
En Californie, c’est l’alliance entre le géant minier producteur de charbon, Rio-Tinto, et la pétrolière BP qui se lancent dans un projet commun où les « déchets » de l’un (les CO2) deviendront les ressources de l’autre. En effet, BP disposent d’une panoplie de technologies parmi lesquelles figure l’injection de dioxyde de carbone pour fluidifier le pétrole sous-terrain et le rendre ainsi extractible.
Leur entreprise conjointe leur a permis, à eux aussi, de recevoir une aide de 308 M $ de l’Administration fédérale pour un projet de centrale électrique de 250 MW alimentée au coke de pétrole dans le comté de Kern, réserve centenaire de pétrole en Californie. L’objectif prétendu est de capter 90 % du gaz carbonique, mais selon le spécialiste Raymond Bonnaterre, animateur du Blog Énergie, il n’est pas économiquement évident que les coûts de la production du projet permettent de développer un procédé compétitif par rapport à la simple combustion du gaz naturel.
Bref, l’industrie du charbon profite de la générosité de l’Administration Obama pour les énergies propres en vendant des projets en bonne partie fictifs de charbon « propre ».
CQFD « CHARBON PROPRE » ET MAGOUILLES FONT BON MENAGE
Retour écœuré d’Yzeure, où le climatologue Hervé Le Treut donnait une conférence sur le réchauffement climatique avec à l’appui force schémas et diagrammes.
Lors du débat qui a suivi, à la question :
« Dans le contexte actuel, que penser de l’ouverture d’une mine de charbon, couplée à une centrale thermique entre les communes de Cossaye et de Lucenay-les-Aix, voisines de moulins ? ».
la réponse a été qu’il n’était pas au courant, mais qu’on ne pouvait se passer de charbon et que l’on pouvait séquestrer le CO2…
Manifestement nous en connaissons bien plus que cet éminent personnage sur ce problème.
Bel exemple de ce que produit la spécialisation scientifique à outrance : des êtres que Frédéric Nietzche appelait
« des infirmes à rebours, qui ont trop peu de tout et trop d’une seule chose ».
MORALITE : NOUS N’EN AVONS PAS FINI AVEC CETTE HORREUR DE CHARBON.
Pour compléter le commentaire de M.Escaravage sur la conférence de Hervé le Treut à laquelle j’assistais également : tout d’abord l’assistance était composée uniquement(sauf trois ou quatre « etrangers ») des membres du Conseil Général qui pointaient une feuille de présence à l’entrée !!!…. Une partie de ces gens bavardaient dans tous les sens, sans doute aussi lassés par un conférencier monotone et ronronnant et une sono totalement défectueuse qui, semble-t-il, ne dérangeait personne…
Donc ,selon ce monsieur, l’exploitation du charbon est nécessaire puisque l’on sait faire du charbon propre…. Les autorités du CG, qui n’ont pas été présentés , et pour cause, puisque l’auditoire était leur personnel, ne se sont pas exprimés non plus – peut-être au « pot » qui a suivi et que nous avons fui.
Bref, c’était NULLISSIME !
Dans le commentaire ci-dessus, j’ai oublié de mentionner, qu’à l’entrée, des brochures, éditées par la Commission Européenne, étaient à la disposition du public. En page 5 de cette brochure sous une superbe photo d’usines fumantes et polluantes on lit :
« BRULER DU CHARBON POUR PRODUIRE DE L’ELECTRICITE EST PARTICULIEREMENT NUISIBLE AU CLIMAT ». Donc ,notre climatologue n’a pas lu cette brochure, support de son exposé !!!! Ah oui, c’est vrai,il capte et stocke le CO2 : Comment ? Où ? quand ? mystère
Encore Bravo.
CE QUE L’ON PEUT LIRE dans le rapport de l’ INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques).du 19 juin 2009 : « Démarche intégrée d’évaluation des risques de la filière CO2 :
« Il faudra être capable de piéger de manière sûre le CO2 durant une longue période (de l’ordre du millier d’années ou davantage). »
« Comme toute technologie émergente celle-ci comporte des risques spécifiques qu’il convient de gérer dès l’amont. On peut citer : fuite massive accidentelle au niveau des installations de surface, émanations gazeuses en surface du fait d’un défaut d’étanchéité du réservoir souterrain, impacts sur la biosphère ou impact sur les eaux souterraines valorisables par l’homme. »
« Le CO2 injecté le sera dans un état « supercritique », c’est-à-dire que sa densité est proche de celle d’un liquide tandis que sa viscosité et sa compressibilité sont proches de celles d’un gaz. Les répercussions d’un tel état sur les processus de migration du gaz au sein des horizons rocheux restent encore à évaluer, surtout en présence d’hétérogénéités majeures comme peuvent l’être certaines failles.
« En surface, le comportement d’un nuage de CO2 résultant d’une fuite massive de canalisation reste, pour sa part, encore mal connu. On n’omettra pas, par ailleurs, d’étudier les répercussions sur le plan géochimique : mis en solution, le CO2 a un fort pouvoir acidifiant, d’où un impact sur la roche, dont il est susceptible de modifier les propriétés – telle la porosité ou la perméabilité. Il a aussi un fort pouvoir solvant et pourra mettre en solution des composés chimiques ou des métaux lourds contenus dans le sol, rendant ainsi possible leur migration. Ces mécanismes sont soupçonnés mais mal connus, surtout à long terme ».
« Pour étudier ces différents risques il est nécessaire de concilier plusieurs échelles de temps et plusieurs phases de vie de la filière : depuis les accidents sur les installations de surface en période d’exploitation jusqu’aux migrations sur plusieurs kilomètres de distance au cours des siècles à venir ».
Ce rapport nous a été adressé par Madame Lopez Présidente de l’ADENCA. Emanant d’un organisme officiel, il parait ne pas pouvoir être soupçonné de partialité à l’encontre de la CCS.
Il confirme que cette technologie comporte des risques graves nullement maîtrisés et donc qu’elle est loin d’être opérationnelle.
On aurait aimé que le brillant climatologue qui en a fait hier l’éloge ait été un peu plus documenté sur ce sujet.
Environnement Climat
James Hansen : les centrales à charbon sont des usines de mort.
Lire ou relire l’article en cliquant sur le lien suivant :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2883
Enfin un climatologue qui voit « loin » et « juste ». Mais … entre climatologues, les divergences sont, disons « sensibles » !!!
Jeudi 26 Novembre : initiative originale de Greenpeace : à l’entrée de la tour TOTAL, Greenpeace distribue aux salariés un quizz pour dénoncer les sables bitumineux. Le 1er prix sera un voyage au Canada – payé par Greenpeace -pour qu’un salarié de Total découvre dans quoi investit son employeur en Alberta.Cliquez sur le lien ci-dessous :
http://energie-climat.greenpeace.fr/greenpeace-propose-un-jeu-aux-salaries-de-total-pour-denoncer-les-sables-bitumineux
La vidéo est un peu « hâchée » mais intéressante.
Entre nos politiques les divergences sont aussi « sensibles »
L’arrivée des élections régionales va peut être les inciter à devenir un peu vert ???
En attendant, ils sont actuellement bien silencieux sur le charbon (propre)
Article publié le 29 décembre 2008
Une publicité trouvée dans l’avant-dernier numéro du New Yorker nous a permis de découvrir l’existence, outre-Atlantique, d’une importante campagne anti-charbon. On y voit la façade d’une usine fonctionnant au charbon propre, façon décor de cinéma, avec derrière un paysage calciné et au-dessus de gros nuages gris dont on peut se demander s’ils sont uniquement faits de vapeur d’eau.
Le message est simple : ce que l’industrie charbonnière présente comme du « charbon propre » est une tromperie. Tant que le CO2 émis par la combustion du charbon ne sera pas intégralement capté et séquestré, on ne peut prétendre que les centrales dites « à charbon propre » sont sans impact climatique. C’est le slogan inscrit en capitales sous l’image : « en réalité, le charbon propre n’existe pas ».
Le « charbon propre », c’est juste du charbon qui brûle sans dégager (trop) de gaz soufrés pestilentiels et dangereux, grâce à des filtres sophistiqués qui sont généralisés… en grande partie du fait de la législation, et non de l’initiative des opérateurs de centrales au charbon.
A-t-on déjà fait des campagnes aussi claires et visibles en France sur des sujets similaires ? Nous n’en avons hélas pas le souvenir. On pourrait par exemple rêver d’une campagne – avec un visuel pas forcément très différent – sur la question des déchets nucléaires.
Nos ONG françaises préfèrent les campagnes tapageuses ; nous ne sommes pas sûrs qu’une telle approche porte ses fruits. « Tout ce qui est exagéré est insignifiant ». L’approche états-unienne est plus adulte : on sent que les Etats-Unis sont en train de changer de braquet sur les questions environnementales : nous sommes peut-être toujours devant, mais ils vont bientôt aller plus vite que nous.
Hasard de la pagination, cette publicité anti « langue de charbon » a pour dos de page une autre publicité, de la De Beers cette fois-ci, à propos du charbon le plus propre du monde : les diamants !
Aerobar Films
Source / auteur : Agir pour l’environnement
Projet de circuit de F1 à Flins : sortie de piste !
mis en ligne mercredi 2 décembre 2009 par jesusparis
Le président du Conseil général des Yvelines vient d’annoncer l’abandon définitif du projet de circuit de Formule 1 qui était prévu à Flins. La mobilisation des collectifs locaux et associations de protection de l’environnement a ainsi eu raison de l’entêtement du Gouvernement et du Conseil général des Yvelines. Les terres réservées à l’agriculture biologique seront rendues à la Safer.
Pour Agir pour l’Environnement, « le Sommet de Copenhague commence à produire ses premiers résultats et rend caduque un certain nombre de projets climaticides. Un constat s’impose après cette victoire : les dizaines de projets contre-climatiques encore présents dans les cartons du Gouvernement et des collectivités locales doivent être abandonnés. L’aéroport de Notre Dame des Landes,LA MINE DE CHARBON DANS LA NIEVRE les multiples projets d’autoroutes, élargissements, contournements… doivent connaître le même sort que ce circuit de F1 : l’abandon pur et simple ».
La sensibilisation écologique grandissante de l’opinion publique commence à produire un effet significatif sur des décideurs politiques sous pression. L’abandon du circuit de F1 à Flins démontre qu’il est possible, moyennant une forte mobilisation, d’empêcher que certains projets destructeurs ne voient le jour.
Pour que Copenhague ne soit pas un Sommet d’incohérence, le Gouvernement français ne peut faire l’économie d’une mise en cohérence des discours et des actes. Pour Agir pour l’Environnement, « l’abandon du projet de circuit de F1 à Flins ne doit pas être la fin d’un combat mais le début d’une longue série de victoires écologiques. »
PUISSE CECI ÊTRE VRAI !!
Pour sauver le climat, le Parlement européen ouvre la porte au nucléaire, et demain aux OGM
Par Sophie Chapelle (1er décembre 2009)
Ce vote est presque passé inaperçu : le 25 novembre, les trois quarts des députés européens, dont – surprise ! – la plupart des écologistes, ont adopté une résolution lourde de conséquences : l’extension du marché carbone mis en place en Europe à l’ensemble de la planète. Le recours au marché pour acheter et vendre des « droits à polluer » est loin d’avoir rempli son objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pire : plusieurs techniques polluantes pourraient demain être considérées comme relevant du « développement durable » : l’énergie nucléaire, la culture de certains OGM ou LA CAPTATION ET SEQUESTRATION DU CO2 . Sans oublier les effets socialement néfastes de certains projets sur les populations locales.
Explications.
Une résolution adoptée à 76 % des voix le 25 novembre par le Parlement européen entérine la volonté de mettre en oeuvre « un marché du carbone mondial ». Objectif : réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 (par rapport au niveau de 1990). L’extension mondiale du « marché carbone », jusque là réservé à l’Union européenne (depuis 2005), permettra aux multinationales européennes d’investir dans de nouvelles techniques pour compenser au Sud leurs émissions industrielles au Nord. Parmi elles : le nucléaire, une « agriculture de conservation » dont certains OGM, la préservation de la forêt (parfois aux dépens des populations qui en vivent), LA CAPTURE ET LA SEQUESTRATION DU CARBONE figurent sur la table des négociations de Copenhague. Des projets entrant dans ce cadre pourront ainsi être financés par les grandes entreprises en échange de « droits à polluer ». La droite, les néo-libéraux et la gauche social-démocrate ont très largement voté pour. Plus surprenant : la grande majorité du groupe écologiste également (Yannick Jadot, député européen d’Europe écologie, s’en explique ici). Un vote lourd de conséquences….
…STOCKAGE DU CO2 et promotion du nucléaire
Autre technique en vogue dans les négociations climat, la capture et le stockage artificiel souterrain de CO². Cette technique est en cours d’expérimentation sur le sol français. Elle vise à capturer le CO² émis par des sites pétroliers ou industriels pour l’injecter en sous-sol. Pour Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement, « mettre du carbone sous le tapis ou dans un grand trou ne permet pas de réduire nos émissions mais simplement de différer, voire même d’aggraver le problème ». Le stockage de CO2 comporte également un risque pour les populations qui vivront à proximité du site en cas de fuite massive de gaz. Cette technologie – pas vraiment au point – entrera-t-elle demain dans les projets que l’Europe considère comme préservant l’environnement ?…
…La lutte contre le changement climatique est-elle soluble dans le marché ? C’est la voie que semble indiquer les parlementaires européens, y compris le groupe des députés écologistes français où seuls José Bové et Pascal Canfin ont exprimé leur réserve, l’un par l’abstention, l’autre par la non participation au vote, pendant que la Gauche unitaire européenne (gauche radicale et communistes) se divisait sur la question.
Sophie Chapelle
LES LOBBYISTES N’ONT PAS PERDU LEUR TEMPS; bON APPETIT MESDAMES ET MESSIEURS !!
Un éminent climatologue américain souhaite un échec à Copenhague
(AFP) – Il y a 9 heures
LONDRES — Le climatologue américain James Hansen, l’un des premiers scientifiques à avoir prévenu des dangers du réchauffement climatique dans les années 80, a estimé jeudi dans la presse britannique qu’il était préférable que le sommet de Copenhague soit un échec.
192 pays doivent participer du 7 au 18 décembre au sommet du climat de l’Onu à Copenhague pour tenter de décrocher un accord remplaçant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.
« Toute l’approche est si fondamentalement erronée qu’il serait mieux de réévaluer la situation. Si c’est pour avoir une chose comme le (protocole) de Kyoto, alors nous allons passer des années à essayer de déterminer exactement ce que cela signifie », a déclaré James Hansen, climatologue de la Nasa, au quotidien The Guardian.
« Je préfèrerais que cela n’arrive pas (un accord à Copenhague) si les gens doivent le considérer comme la bonne voie parce que c’est la voie du désastre », a déclaré M. Hansen.
Selon lui, la gestion du réchauffement climatique n’obéit pas à la règle du compromis qui régit le monde politique démocratique.
« C’est semblable au problème de l’esclavage affronté par Abraham Lincoln ou au problème du nazisme auquel Winston Churchill a fait face », a-t-il expliqué. « Sur ce genre de problèmes, vous ne pouvez pas faire de compromis. Vous ne pouvez pas dire: « réduisons l’esclavage, trouvons un compromis et réduisons-le de 50% ou réduisons-le de 40% ».
Le journal rappelle que M. Hansen est hostile aux marchés d’émissions de dioxyde de carbone, et qu’il se montre critique envers les hommes politiques qui, selon lui, n’ont pas été en mesure de relever le défi de l’époque moderne.
Dans le quotidien The Times, le climatologue a estimé que le système de « limitation et d’échange » des émissions de CO2 consistait à « vendre de la complaisance ».
« Le problème fondamental c’est que les énergies fossiles sont la forme d’énergie la moins chère. Tant que c’est le cas, elles seront utilisées », a-t-il estimé, considérant qu’une taxe croissante sur les émissions était « la seule façon » d’y remédier.
ETANT DONNEE LA PRISE DE POSITION DU PARLEMENT EUROPEEN, COPENHAGUE RISQUE EN EFFET DE NE SERVIR QU’A PERDRE UN TEMPS PRECIEUX.
VENDREDI 04 DECEMBRE 2009
Les indiens Wayuu contre les mines de charbon
Par Angèle Savino / Anne-Cécile Bras
Au Venezuela, les indiens Wayuu de la région du Socuy, dans la Sierra de Perija, sont mobilisés contre les menaces d’ouverture de mines de charbon.
La décision d’Hugo Chavez de suspendre les nouveaux projets d’extraction en 2007, les a soulagés un temps. Mais leur combat pour protéger la « madre tierra » ne s’arrêtera par tant que les concessions minières ne seront pas annulées par décret présidentiel.
Les transnationales du charbon présentent désormais un projet de mines dites « écologiques » : l’extraction souterraine ne provoque pas de déforestation, mais l’effondrement de galeries de mines et le déplacement de rivières.
Reportage d’Angèle Savino au Venezuela
A LIRE
LE NUMERO DE DECEMBRE DE:SCIENCES ET AVENIR
DOSSIER SPECIAL: CONTROLER LE CLIMAT
LES ENJEUX DE LA CONFERENCE DE COPENHAGUE
Pour ceux qui doutent du réchauffement climatique …
Voir l’article du Monde sept questions clés sur le réchauffement !
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article_interactif/2009/12/05/sept-questions-cles-sur-le-rechauffement_1276654_1270066.html#ens_id=1271197
Cet article très intéressant permet de comprendre certaines anomalies climatiques et de réfuter certains arguments que l’on entend çà et là (chroniqueur météo ou ancien ministre qui se prétendent scientifique) !!!
Les températures augmentent, mais le Groenland n’était-il pas verdoyant en l’an mil ?
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article_interactif/2009/12/05/sept-questions-cles-sur-le-rechauffement_1276654_1270066_2.html
Les variations de l’activité du Soleil, responsables de l’évolution récente des températures ?
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article_interactif/2009/12/05/sept-questions-cles-sur-le-rechauffement_1276654_1270066_4.html
N’est-ce pas plutôt l’élévation des températures qui fait monter le taux atmosphérique de CO2 ?
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article_interactif/2009/12/05/sept-questions-cles-sur-le-rechauffement_1276654_1270066_5.html
Dans le N° de décembre de Sciences et Avenir, que nous a signalé Jean Vénuat, à la question:
« Pensez-vous que la capture du gaz carbonique soit une solution d’avenir sur notre territoire? ».
Brice Lalonde, Ambassadeur français pour le climat,répond:
« Il n’est pas certain que la technolgie de captage et capture de carbone CCS) soit applicable à grande échelle en France en raison de son coût énergétique et de l’infrastructure nécessaire pour acheminer le gaz carbonique jusqu’à son lieu de stockage… ».
Souhaitons qu’il exprime la position de Jean-Louis Borloo.
LE DEVOIR.
Climat – 1570 lobbyistes à l’assaut du fédéral
LOUIS-GILLES FRANCOEUR 5 décembre 2009 Actualités sur l’environnement:
Les positions du gouvernement Harper dans le dossier des changements climatiques reflètent les énormes pressions exercées sur lui depuis 1996 par rien de moins que 1570 lobbyistes professionnels différents, payés par les industriels et en particulier les pétrolières, qui craignent la mise en place d’un plan obligatoire de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
C’est ce que révèle une étude du Consortium international du journalisme d’enquête (ICIJ), un organisme qui travaille de pair avec des journalistes enquêteurs de partout dans le monde et en collaboration avec le Center for Public Integrity des États-Unis. Au Québec, une partie de l’enquête a été effectuée par un journaliste du quotidien The Gazette, William Marsden, alors que les compilations des rendez-vous des lobbyistes auprès des ministres et des hauts fonctionnaires ont été méthodiquement analysées par M. B. Bell et Aaron Mehta.
Selon ce nouveau rapport du ICIJ, qui porte sur le Canada cette fois, la bataille des changements climatiques oppose des forces totalement inégales, avec, d’un côté, des groupes écologistes aux moyens modestes et, de l’autre, une armée invisible de lobbyistes payés à grands frais par l’industrie pétrolière et manufacturière et par plusieurs autres secteurs comme l’agriculture, les transports, les mines et le charbon, qui sont appuyés dans leurs efforts par les «sceptiques climatiques» et les «négationnistes».
En 1996, selon le registre du commissaire au lobbying d’Ottawa, seulement 13 entreprises avaient embauché des professionnels pour empêcher l’adoption de lois et de règlements en matière d’émissions de gaz à effet de serre, pour assouplir les règles existantes ou pour influencer l’évolution des politiques. En 2009, le nombre de clients fortunés des lobbyistes spécialisés dans des interventions sur le climat est passé à 109.
Des 1570 lobbyistes enregistrés dans les dossiers du climat et de l’énergie, il faut en soustraire en réalité une quarantaine qui travaillent pour le nouveau mais tout petit lobby industriel des énergies alternatives.
Après avoir poussé pour atténuer les répercussions financières des politiques sur le climat, les lobbyistes se spécialisent désormais dans l’obtention de subventions gouvernementales pour leurs clients, souvent des multinationales milliardaires. LEUR DERNIERE PRIORITE: LE FINANCEMENT DE LA RECHERCHE POUR STOCKER LEURS EMISSIONS DE « GES » DANS LE SOUS SOL DU PAYS. Au dernier budget, elles ont obtenu un programme de près de 100 millions, et les écologistes ajoutent qu’Ottawa a détourné vers les pétrolières l’argent qu’il consacrait auparavant aux sources d’énergie renouvelables.
Mark Rudolph est un vétéran dans le domaine. Il représente aujourd’hui Suncor Energy Ltd. Il a déclaré aux journalistes enquêteurs qu’en Alberta les pétrolières n’avaient pas besoin de lobbyistes, puisque le gouvernement était clairement de leur côté et qu’il adoptait encore presque entièrement le point de vue des négationnistes à propos des changements climatiques.
Rudolph a travaillé comme chef de cabinet du ministre fédéral de l’Environnement en 1983 et 1984. En plus de représenter Suncor, un des principaux exploitants des sables bitumineux de l’Alberta, il représente la Clean Air Renewable Energy Coalition, qu’il a fondée en 2000 et qui regroupe aussi Conoco Phillips Canada, Enbridge Inc, Shell Canada et des groupes écologistes comme les Amis de la Terre et le Fonds mondial pour la nature (WWF). Il espère ainsi mettre tout ce monde au même diapason.
Mais il a aussi les pieds bien installés dans le camp des pétrolières, car il représente l’Association canadienne des producteurs de pétrole (CAPP).
La CAPP emploie aussi Global Public Affairs, une entreprise d’Ottawa et ses huit lobbyistes. Cet organisme a aussi enregistré ses 42 employés comme lobbyistes fédéraux. De ses 50 lobbyistes actifs, la CAPP en compte 17 qui sont d’anciens employés du gouvernement, dont un a même été membre du cabinet de Stephen Harper quand celui-ci était dans l’opposition.
Six autres ont travaillé pour l’Office national de l’énergie (ONE), et trois autres, pour le ministère des Ressources naturelles (MRN) du Canada. D’août 2008 à octobre 2009, la CAPP a aussi recouru à 98 reprises aux services de David Collyer, un ancien directeur de l’ONE. Ce dernier a ainsi rencontré à deux reprises Michael Martin, le négociateur en chef du Canada dans le dossier du climat, deux ministres fédéraux (Environnement et Ressources naturelles), des députés et même des membres du Conseil privé.
Le négociateur canadien a aussi révélé dans cette enquête qu’il avait rencontré à trois reprises des membres de la direction de Shell, qui, eux, ont rencontré à sept reprises le ministre de l’Environnement, Jim Prentice. Selon le registre des lobbyistes, les représentants d’ExxonMobil ont eu droit à 11 rencontres avec le ministre Prentice et à une avec le premier ministre. De plus, le lobbyiste Tim Kennedy, de Global Public Affairs, qui a travaillé pour le Reform Party de 2000 à 2002 et plus tard pour le Parti conservateur, a rencontré à sept reprises, du 25 mars au 7 octobre dernier, des conseillers du premier ministre au profit de la CAPP.
Les plus haut dirigeants des pétrolières ont aussi des accès directs aux plus hautes sphères fédérales.
Toujours selon le Consortium international du journalisme d’enquête, de juillet 2008 à août 2009, Richard George, le président de Suncor Energy, a enregistré 48 réunions entre son personnel et de hauts fonctionnaires fédéraux. Des membres de la direction de Suncor ont eu sept rencontres avec le ministre Prentice, une avec le premier ministre Harper et huit avec les titulaires successifs du MRN, Gary Lunn et Rita Raitt.
En comparaison, les groupes écologistes ont parfois eu accès au négociateur canadien — la fondation Suzuki a eu 11 rencontres avec Michael Martin dans des conférences tenues en dehors du Canada — mais une seule avec le premier ministre Harper… quand il était dans l’opposition, raconte Dale Marshall. Ce dernier a précisé que son groupe se colle généralement à des groupes d’affaires pour avoir accès au négociateur canadien.
En plus de son personnel déclaré lobbyiste, Suncor a utilisé 56 lobbyistes de l’extérieur depuis 1997, selon l’enquête journalistique. Les exploitants des sables bitumineux utilisent maintenant 12 membres de leur personnel comme lobbyistes enregistrés, qui ont déclaré 20 % de leurs heures de travail en interventions effectuées auprès des autorités fédérales. Des six lobbyistes issus de l’extérieur que cette société emploie depuis quelque temps, quatre étaient d’anciens hauts fonctionnaires spécialisés dans la conception de politiques fédérales.
L’un d’eux, Ken Boessenkool, du groupe GCI Groupe Canada de Toronto, a été étroitement associé au premier ministre Harper, pour qui il a notamment agi comme conseiller électoral et conseiller politique quand il était le chef de l’opposition. Le registre des lobbyistes indique qu’il a fait le tour des ministres et des hauts fonctionnaires affectés au dossier, y compris le personnel du bureau du premier ministre.
IL EST FORT A CRAINDRE QUE LA MÊME CHOSE SE PASSE AUSSI A COPENHAGUE, A BRUXELLES ET A STRASBOURG, OU, DIT-ON, LES LOBBYISTES SONT ENCORE PLUS NOMBREUX.
sur France 2 hier soir, il y avait certes l’émission « Un soir pour la terre », mais aussi, au cours du Journal télévisé, un reportage sur le stockage du CO2 au Canada, province du Saskatchewan : 2 millions de tonnes CO2 enfouies à 1400 m de profondeur . Ce CO2 est enfoui dans les puits de pétrole et accroît sa production. Donc geste écologique et commercial !! Les commentaires ne sont pas de moi, mais de la journaliste.
Ce thème du stockage du CO2 devient donc le sujet principal des défenseurs de la planète.
Qu’en penser ?
Pour se remémorer le sujet du Saskatchewan :*www.planetedanger.org/enfouissement-du-co²
batiactu
Quatrième manifestation contre une centrale thermique en Moselle
Environ un millier de personnes ont manifesté samedi en Moselle contre le projet de centrale thermique prévu par un distributeur d’énergie. Il s’agit de la quatrième manifestation de ce type en quelques mois.
C’est pour protester contre un projet qu’elle estime «surdimensionné, inutile énergétiquement, trop polluant et peu créateur d’emploi», qu’une foule de manifestants a défilé samedi dans les rues de Sarreguemines (Moselle). Entre 800 et 1.500 personnes, selon les chiffres donnés par la police et les organisateurs, étaient rassemblées pour dire non à un projet du fournisseur d’électricité Direct énergie de construire une centrale thermique au gaz dans la ville voisine de Hambach. Il s’agissait de la quatrième manifestation de ce type, après celles de juin, juillet et septembre. Un autre rassemblement est prévu pour janvier.
Parmi les manifestants, se trouvaient deux élus au parlement régional de la région voisine de Sarre (en Allemagne), des élus locaux ainsi que la section régionale du Parti socialiste qui réclamait «l’application du principe de précaution». «Une centrale au gaz pollue environ trois fois moins qu’une centrale thermique au charbon, (…) mais elle continue tout de même à rejeter dans l’atmosphère des résidus toxiques. (…)La construction de ce type de centrales risque de se faire au détriment des énergies renouvelables alors que nous devons préparer l’après-pétrole», a indiqué le PS. Si le projet de a été approuvé en mars dernier par la communauté d’agglomération de Sarreguemines, il n’a pas encore reçu l’aval de l’Etat. Les promoteurs de la centrale, assurent que les centrales au gaz sont «les plus propres» et que leur projet est «conforme au Grenelle de l’Environnement».
(07/12/2009)
DES SOCIALISTES QUI MANIFESTENT CONTRE UNE CENTRALE AU GAZ ALORS QUE CHEZ NOUS ILS MANIFESTENT LEUR SOUTIENT AU CHARBON….PROPRE.
«l’application du principe de précaution»???
Paris-Match de cette semaine (du 10 AU 16 Déc),interview de Claude Allègre : « Nous subissons la dictature de la religion verte ».
Festival de « mots doux » comme d’habitude. Il combat : … »le terrorisme ambiant, les illuminés qui se croient un destin »… »l’orgueil et l’argent sont les deux facteurs qui mènent le monde… » « le sommet de Copenhague va coûter 400 millions de dollars qui auraient pû être utilisés autrement … » Nous sommes dans la politique du tintamare, des colloques et de l’inaction »..
Pour finir, il se prend pour le leader d’un banc de poissons .. « avez-vous déjà regardé un banc de poissons ? Ils filent tous dans le même sens à toute allure. Tout d’un coup, un seul change de cap, tous le suivent ! »…
Oui, cher Monsieur, mais il n’est pas sûr que le banc vous suive. Vous pourriez, bien vous retrouver tout seul dans l’océan.. réchauffé, et là … plouf !!!
Le Monde, 9/12/09, serie « Opinions »
PREMIERE EXPERIENCE DE STOCKAGE SOUTERRAIN DE CO2 EN FRANCE, article de Henri Pépin.
Il s’agit de l’expérience pilote sous la commune de Jurançon (communément désignée Lacq).
Outre des explications techniques, cet article pointe le doigt sur l’absence totale (!) de concertation avec les riverains. « … le groupe TOTAL annonce qu’il a le feu vert de l’administration et qu’il n’est pas tenu d’impliquer les riverains dans les exercices de sécurité qui les concernent, ni de les prévenir avant de démarrer les injections… »
Lire la suite sur :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/09/premiere-experience-de-stockage-souterrain-de-co2-en-france-par-henri-pepin_1278341_3232.html
Serions-nous dans un pays totalitaire ? le mot « total » revient en permanence ! mais cela devrait faire sérieusement réfléchir tous nos adeptes de la CCS !!!
CCS et éoliennes : les 15 projets retenus par l’UE
(src : Commission Européenne)
La Commission européenne a décidé d’attribuer une aide financière dépassant le milliard d’euros, à 15 projets européens dont 6 projets concernent le CCS (capture et séquestration du CO2) pour 1 milliard d’euros et 9 autres touchent des projets éoliens offshore pour 565 millions d’euros.
Vous trouverez ci-dessous le détail des 15 projets retenus.
Le cumul demeure supérieur à 15 puisque certains projets nécessitent la contribution de plusieurs pays. On notera l’absence remarquée de la France.
• 6 en Allemagne
• 1 en Italie
• 2 au Pays-Bas
• 1 en Pologne
• 1 en Espagne
• 3 à l’Angleterre
• 2 au Danemark,
• 1 à la Suède,
• 1 à la Belgique
CECI CONFIRME LES PROPOS DE BRICE LALONDE.
POLITIQUE ENVIRONNEMENT
Vie Politique Française et Européenne – Opinion – Sondage – Manifestations
Accord de Copenhague, le Danemark tente de passer en force 09/12/2009 10:21 (Par Pierre MELQUIOT)
Accord de Copenhague, le Danemark tente de passer en force
Accord de Copenhague, le Danemark tente de passer en force. Dans le cadre du sommet sur le climat de Copenhague, la proposition du Danemark, dite « Accord de Copenhague », rendue publique par une fuite, est déjà dénoncée par Les Amis de la Terre comme « un texte injuste et insuffisant ».
Dans le cadre du sommet sur le climat de Copenhague, la proposition du Danemark, dite « Accord de Copenhague », rendue publique par une fuite hier, est déjà dénoncée comme « un texte injuste et insuffisant ». Pire, négocié « entre pays riches », la proposition du Danemark, selon Les Amis de la Terre, « biaise les discussions dès le deuxième jour des négociations sur le climat en tentant de court-circuiter les discussions avec les pays en développement. »
Les Amis de la Terre International « dénoncent l’attitude du Danemark qui, en tant qu’organisateur de ce sommet climatique capital pour la planète, devrait au contraire se placer dans une position neutre pour engager la discussion entre tous les États du monde. C’est le seul moyen d’obtenir un accord ambitieux, équitable et contraignant. »
Dans le cadre du sommet sur le climat de Copenhague, la proposition du Danemark, dite « Accord de Copenhague », rendue publique par une fuite, est déjà dénoncée par Les Amis de la Terre comme « un texte injuste et insuffisant ».
Pour Meena Raman, des Amis de la Terre Malaisie la proposition du Danemark, déclarée d’« Accord de Copenhague », divulguée hier, « viole les principes démocratiques des Nations Unies et menace les négociations de Copenhague. En ayant une discussion secrète dans une arrière chambre avec seulement quelques pays sélectionnés, les Danois font exactement le contraire de ce qu’on attend d’eux en tant que pays hôte. Le gouvernement danois doit arrêter de conspirer avec les pays riches. Au contraire, il doit baser les discussions sur les positions des pays en développement, qui sont les moins responsables et pourtant les plus touchés par les changements climatiques. »
La proposition du Danemark sur le climat à Copenhague « est attaquée parce qu’elle est le fruit d’une négociation entre un petit groupe de pays riches outrepassant le processus des Nations Unies. En outre, ses objectifs sont insuffisants par rapport aux données scientifiques actuelles, et surtout, elle veut imposer des obligations aux pays en développement alors qu’ils ne sont pas responsables historiquement des changements climatiques. »
Pour Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre France, cette proposition du Danemark sur le climat, ou « Accord de Copenhague », « ne respecte pas la justice climatique. La seule façon d’obtenir un accord fort et juste à Copenhague est d’inclure tous les pays, en accord avec les principes de la CCNUCC. L’accord des pays riches » danois doit être enterré et le processus des Nations Unies doit reprendre. »
Pour les Amis de la Terre International, « les pays riches et industrialisés doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020. Ces réductions doivent être faite sur leur territoire sans compensations. Les compensations, y compris celles du Mécanisme de Développement Propre (MDP), sont de fausses solutions et doivent être écartées. »
« Les pays riches et industrialisés ont une dette climatique envers les pays en développement qui résulte de dizaines d’années de pollution. Cette dette doit être reconnue et remboursée par une réduction drastique des émissions et par la constitution démocratique via les Nations Unies de fonds publics suffisants pour combattre les changements climatiques et aider les pays les plus démunis à y faire face. La Banque Mondiale et ses financements climatiques doivent être rejetés car ils augmentent la dette des pays pauvres et promeuvent les énergies sales telles que le soi-disant « charbon propre ».
C’ETAIT UN PEU LONG… MAIS ON NE PEUT QU’APPROUVER CETTE CONCLUSION.
Romandie News
Copenhague:
les régions socialistes s’engagent sur l’environnement
TOURS – Les régions socialistes se sont engagées samedi à réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2016, pour atteindre 30% en 2020, dans une charte signée à la convention nationale de lancement de campagne du PS pour les régionales.
« C’est un engagement qui prolonge un bilan, les régions socialistes n’ont pas attendu la prise de conscience mondiale du sommet de Copenhague pour agir et n’attendront pas non plus son issue pour s’engager », a expliqué Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l’Environnement. « Soyons fiers d’être éco-socialistes », a-t-elle lancé.
Philippe Martin, secrétaire national adjoint, a rappelé que « l’Ile-de-France consacre 5% de son budget en faveur de l’environnement et du développement durable » et que « le Poitou-Charentes a organisé un plan régional de l’énergie solaire ».
Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes et qui n’est pas présente à Tours, est apparue dans une vidéo, au côté d’autres élus locaux, pour vanter notamment l’agriculture biologique : « le bio est une des dimensions du développement durable », a-t-elle dit.
Dans la charte, les régions socialistes s’engagent à une « agriculture 100% durable d’ici 2020, dont 20% de production bio », par un soutien aux filières courtes et bio. Elles développeront aussi cette alimentation dans les lycées.
Elles comptent également multiplier par deux les investissements dans les énergies propres et investir dans les « transports alternatifs au moins 15 milliards d’euros en six ans ».
Les régions PS consacreront 20% de leurs dépenses en faveur de la recherche et de l’innovation à la mutation écologique » des industries et entreprises, et 20% des dépenses de formation en faveur des métiers de l’environnement.
Côté bâtiment, il s’agit de viser la très haute performance énergétique et le bâti basse consommation.
Il s’agit également d’ »insérer dans tous les marchés publics une clause de responsabilité sociale et environnementale » et de « généraliser l’éco-conditionnalité des aides aux entreprises ».
(©AFP / 12 décembre 2009 13h16)
RESTE A SAVOIR SI NOS ELUS DU DEPARTEMENT ET DE LA REGION SONT « fiers d’être éco-socialistes » TOUT EN SOUTENANT
le soi-disant « charbon propre ».
GRENPEACE LUXEMBOURG
ENOVOS quitte l’ère du charbon et entre dans le XXIème siècle, …enfin, presque.
11 Décembre 2009
Luxembourg — Faisant suite à l’action de Greenpeace devant le siège d’ENOVOS, le 12 novembre dernier, au cours de laquelle les militants de l’organisation écologique dénonçaient l’intention de la société énergétique luxembourgeoise de continuer à investir dans la filière du charbon, le Président du Conseil d’administration d’ENOVOS, Monsieur Etienne Schneider et son directeur général, Monsieur Jean Lucius ont reçu les représentants de Greenpeace Luxembourg pour clarifier leur stratégie d’investissement.
Le gaz remplace le charbon,… à l’exception de l’ancien contrat
Monsieur Lucius a annoncé la modification du projet de la future centrale électrique construite par le groupe C.GEN à Rotterdam dans lequel ENOVOS sera partenaire qui abandonne l’utilisation du charbon au profil du gaz.
«Enfin, le bon sens l’emporte, expose soulagé Paul Delaunois, directeur de Greenpeace. Les responsables d’ENOVOS et de C.GEN ont finalement compris que le «charbon propre» est un miroir aux alouettes. La technologie du captage du CO2 est très loin d’être maitrisée au niveau industriel et cela ne fait aucun sens de construire une centrale basée sur une technique qui n’existe pas encore».
Pour rappel, le groupe C.GEN envisageait de construire une centrale électrique de 400 à 450 MWe dans le port de Rotterdam fonctionnant à partir du charbon. La technologie proposée voulait séparer le CO2 de l’hydrogène issu de la gazéification du charbon. L’hydrogène servant à faire fonctionner une turbine et il prévoyait à terme de transporter et stocker sous terre ou sous la mer le CO2 capté. En attendant une hypothétique mise au point du captage et du stockage du CO2, la centrale allait émettre dans l’atmosphère environ 2,4 million de tonnes de CO2 par an. Inacceptable dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.
Suite aux critiques de Greenpeace, le groupe C.GEN et ENOVOS ont décidé de revoir leur plan initial et de s’orienter vers une centrale turbine gaz vapeur traditionnelle. D’après les responsables d’ENOVOS, la vapeur produite serait utilisée industriellement par d’autres entreprises se trouvant à proximité du site de la future centrale.
Cependant, lors du dernier Conseil d’administration, ENOVOS a confirmé avoir passé avec le producteur d’électricité RWE un contrat à long terme pour la fourniture de 50 MW en provenance d’une nouvelle centrale à base de houille brune. D’après la direction d’ENOVOS, ce contrat avait été négocié par la CEGEDEL et il serait difficile d’en sortir. D’ailleurs ce n’est pas l’intention d’ENOVOS. L’unique raison évoquée semble être le très bon facteur de rentabilité de ce contrat.
«Quand on connait toutes les aspects négatifs liés à l’exploitation et à l’utilisation de la houille brune en Allemagne : dégradation des paysages, destruction de biotopes, appauvrissement et acidification des nappes phréatiques, expropriation de personnes et bien sûr les émissions extrêmement élevées de gaz à effet de serre, on a du mal à accepter l’unique argument de rentabilité avancé par ENOVOS pour justifier leur participation à ce projet» analyse Roger Spautz, responsable de la campagne énergie à Greenpeace.
Greenpeace maintient que si l’Etat luxembourgeois veut mener une politique cohérente pour la protection du climat, il ne devrait pas se rendre complice de l’exploitation de la houille brune et de ses impacts négatifs sur l’environnement et le climat et devrait donc ordonner à ENOVOS de sortir de ce contrat le plus rapidement possible.
Développement des Energies renouvelables
Autre bonne nouvelle, pour Greenpeace, Monsieur Lucius a déclaré: «La stratégie retenue par ENOVOS est (de pratiquer) une forte concentration sur les investissements en énergies renouvelables (…). L’enveloppe d’investissement prévue pour les énergies renouvelables est de 60 Moi €/an (…) pour réaliser des projets d’une envergure de 22 à 25 MW/an. En optimisant le financement, on pourrait atteindre le triple en terme de capacité installée».
Plusieurs projets de production d’énergie renouvelable ont déjà été réalisés ou sont en cours de négociations dans le secteur de la photovoltaïque, de l’éolien et du biogaz.
La planification à moyen terme (2010-2015) prévoit d’amener la production d’énergie renouvelable de 91 GWh à 547 GWH soit un effort considérable, qui permettra d’amener le ratio d’énergie renouvelable à environ 20% de la production totale.
«Dans le contexte de la révolution énergétique que nous allons connaître lors de la prochaine décennie, ENOVOS semble prendre le bon chemin. En abandonnant la mauvaise solution du charbon, pour investir dans l’énergie transitoire qu’est le gaz et développer les énergies renouvelables, ENOVOS devient conforme avec les attentes de Greenpeace. Mais attention, cette tendance devra être maintenue et renforcée à long terme en faveur des énergies renouvelables» prévient Roger Spautz.
Conclusions
D’après Greenpeace, il semble que la société ENOVOS a fait une importante marche arrière en abandonnant le nouveau projet de centrale au charbon prévu aux Pays-Bas et en concentrant sa politique d’investissement sur le gaz et les énergies renouvelables.
L’organisation de défense de l’environnement, va maintenant se tourner vers les responsables politiques, les parlementaires et le gouvernement, afin qu’ils confirment leurs intentions en matière de lutte contre le changement climatique. Greenpeace exige que le gouvernement, comme l’a sous entendu Monsieur Etienne Schneider, s’exprime très clairement sur le charbon et la technique de captage et du stockage du carbone, afin de mettre en pratique les déclarations gouvernementales en faveur de la protection du climat.
«Vu le revirement de position de la société ENOVOS par rapport à la centrale C.GEN, nous enterrons la hache de guerre, mais nous resterons vigilants et mobilisés. Nous orientons notre pression sur l’Etat. Il est essentiel que l’Etat confirme les déclarations de Monsieur Etienne Schneider et se prononce définitivement contre l’utilisation du charbon» conclut Paul Delaunois.
Même le JDC est obligé de s’avouer vaincu!!!!!
Borloo dit non.
Nos camarades charbonneux n’ont plus qu’à aller noyer leur chagrin dans le perrier!
Sauf que dans l’article sur le site du jdc M CHARMANT CROIT TOUJOURS AU PETIT JESUS DU CHARBON PROPRE.
Il ne doit pas faire parti des « éco- socialistes »
Il serait bon de lui demander sa définition du charbon propre.
Il un… TGV de retard…
Bravo au courage de Mr BORLOO qui a su résister aux sirènes du « grand capital » souvent décrié par certains.
Mr le Président du Conseil Général, vous et vos amis, depuis plus d’un siècle, par vos politiques ont fait de la Nièvre l’un des derniers départements français.
L’ouverture d’une mine n’aurait en aucun cas inversé la tendance qui hélas, risque bien de se prolonger.
« Vous aussi découvrez en NIEVRE une BOURGOGNE créative, inspirée et soucieuse de son environnement. Un espace préservé pour se préserver. »
Le bon sens a triomphé, m
… mais n’oublions pas VALORCA et son méthane de houille…
Nouveaux cahiers du socialisme.
Droit dans le mur à Copenhague
Par Daniel Tanuro
Plus un seul responsable politique important ne doute que le réchauffement est dû principalement à la combustion de charbon, de pétrole et de gaz naturel. Tous connaissent les dangers de la situation.
Pour lire la suite
Cliquez sur le lien suivant :
http://www.cahiersdusocialisme.org/2009/12/07/droit-dans-le-mur-a-copenhague/
Question : à la lecture des propos de M CHARMANT (jdc du jour) EST-IL ENCORE SOCIALISTE ?
Peut-être, mais pas « éco-socialiste » !
Le bon sens a prévalu et notre Ministre a tenu bon face aux partisans du « Charbon propre ». Tout n’était qu’une histoire de gros sous et l’alliance PC-PS-Grand Capital prêtait pour le moins à sourire dans cette affaire. A voir les réactions de MM. Fumat, Lebrun, Charmant et consorts, on se pose la question « Ont-ils vraiment compris que les deux candidats ne se servaient d’eux uniquement que pour avoir cette concession ? ». On en doute et on doit leur dire simplement de regarder maintenant devant pour sortir la Nièvre de la situation où elle se trouve. L’ADSN ne va pas s’endormir, nous allons rester vigilants car la « réserve » va attirer d’autres convoitises, les requins de la finance ne vont pas laisser tomber comme ça car ils se moquent éperdumment des enjeux environnementaux et du bien-être des gens de notre région (ou d’ailleurs). Cette épreuve aura au moins prouvé une chose : il y a des compétences énormes dans nos petits coins de France et il suffit de les mobiliser pour qu’un combat soit gagné. Beaucoup de gens nous disaient « C’est perdu d’avance, vous ne ferez pas le poids ». La SEREN et VALORCA ne s’attendaient pas à cette « jacquerie » et à son dénouement mais le « pot de fer » peut parfois se casser les dents sur le « pot de terre », M. de La Fontaine en aurait fait une autre fable.
Bonnes Fêtes à tous.
Dans le JDC d’aujourd’hui pas de réaction de M PAUL ni M HOURCABIE.
Ils sont bien silencieux depuis quelques temps…
En page 7 du JDC de ce vendredi notre cher député persiste et signe: »le dossier de la mine,pour moi n’est pas enterré. C’est une ressource collective qu’il ne faut pas négliger…Il fallait reprendre le dossier à zéro et travailler sur un projet de centrale propre. Je pense que maintenant il faut non seulement des financeurs (sic), mais surtout des industriels pour proposer un nouveau projet viable ».
Si les précédents projets n’étaient pas viables, pourquoi diable Christian Paul les soutenait-il.
Comme tous ses amis partisans du charbon il persiste à faire semblant de croire que la séquestration du CO2 est opérationnelle alors qu’il n’en est rien et que, de toutes façons, elle n’est pas réalisable sur place du fait des nombreuses failles fragmentant notre sous-sol.
En fait ces déclarations ne pèsent pas lourd.
Ce qui me fait me poser plus de questions c’est le passage où le jounaliste qui a interviewé Wilfried Séjeau écrit à propos des verts: « seul parti à avoir pris position contre les projets » mais pas forcément contre le charbon.
D’une façon générale, il apparait que le niveau de connaissance du problème est remarquablement bas. Par exemple un des journalistes ignore ce qu’est le méthane de houille. ce qui n’empêchera pas qu’on nous vante bientôt les mérites du méthane de Valorca.
NOUS AVONS GAGNE UNE BATAILLE MAIS CERTAINEMENT PAS LA GUERRE.
La SEREN et VAlORCA ne s’attendait pas à une telle opposition ! Il est certain que nous avons gagner une bataille mais pas la guerre. Mais je tiens à remercier les membres de l’ADSN et leurs adhérents pour leur mobilisation, et j’ ai une pensée particulière pour Monsieur Montaigut qui avait mis toute son énergie et son coeur dans cette bataille.
Continuons à préserver notre belle campagne.
Joyeux Noël à tous.
voici la copie de mon commentaire sur le site du JDC suite à leur reportage vidéo:
Le niveau du Jdc en presse écrite était déjà limite, mais alors en reportage vidéo c’est l’horreur.
Son pourri, cadrage inexistant (vas y coco, fais un gros plan sur les pieds du mossieur!)
etc.
A part l’interview de Bertrand, l’agriculteur qui sort du lot, qu’a voulut montrer l’apprenti « reporter » en trainant dans les bistrots locaux? A moins que ce ne soit pour s’alimenter lui même en liquides. Ce qui expliquerait les mouvements de houle sur le cadrage.
« Au chaud dans le petit bar de Cossaye » en pleine zone de « revitalisation rurale » la colère gronde.
Une colère sans doute due à un excès de…PERRIER.
Le « besoin de travailler » n’est pas toujours au rendez-vous, on est vraiment pas ici dans une succursale du pole emploi.
Les donneurs de leçons seraient sans doute à la peine s’il fallait qu’ils travaillent… à la mine.
Le lobby de « l’Ecologie Capitaliste » !!!, dernière trouvaille du « comité pour une exploitation propre du charbon ». (JDC du 17 12 Page 5).
Il suffit de constater la floraison actuelle des publications accompagnées d’images idylliques en couleur vantant la CCS, pour savoir où sont les véritables « lobbies capitalistes » dont certains se font les « alliés objectifs », voire les « compagnons de route ».
Fumat pète un plomb!(excès de CO2?)
Il est tombé dans le discours du grand complot en parlant de lobby ecolo capitaliste, en prenant des accents dignes du meilleur Peppone.
Non content d’avoir raconté n’importe quoi jusqu’à ce jour-souvenez vous du perrier- ils se ridiculisent maintenant par des propos revanchards.
Camarades machinois: quand on fait campagne main dans la main avec Hénin, de quel côté se situe le lobby capitaliste?
Il faut également visionner l’interview COMPLET de M. Charmant, c
Bon, je recommence : il faut voir l’interview COMPLET de M. Charmant par FR3, car lors du 19/20 FR3 Bourgogne du 17 Déc. il n’y en avait qu’une partie. Ce pauvre M. Charmant fait pitié !!
http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/info/bourgogne/Ni%C3%A8vre-:-Jean-Louis-Borloo-dit-non-au-charbon-59724243.html
vous descendez jusqu’à « Interview du pst du conseil général de la Nièvre ».
Le NON au charbon lance la campagne pour les élections régionales de mars 2010. Exemple, pour la Bourgogne, info trouvée sur infochalon.com :
« Les Verts, dont le conseiller régional Wilfrid Séjeau, ont été la seule formation politique à prendre position localement contre ce projet anti-écologique. Dominique Voynet était venue soutenir les opposants à la mine lors de sa campagne présidentielle. Aujourd’hui, les Verts et Europe Ecologie savourent cette victoire : c’est la reconnaissance de notre combat contre le dérèglement climatique. Ceci, d’autant que Jean-Louis Borloo a justifié sa décision en se fondant sur les arguments que les Verts et les associations locales n’ont eu de cesse de marteler. Le représentant du gouvernement confirme que les solutions de captage et de séquestration du
CO2 ne sont pas au point, que le « charbon propre » n’est donc pas pour aujourd’hui. Les tentatives de présenter ce projet comme « écolo-compatible » relevaient bien de la tartufferie. Qui plus est, le Ministre met en doute, comme l’avaient fait les défenseurs de l’environnement, la fiabilité technique et financière des porteurs du dossier.
Alors que les dirigeants de la planète sont réunis à Copenhague pour décider de notre avenir à tous, Les Verts se félicitent de la décision française de renoncer à l’exploitation du charbon nivernais. Il est temps désormais que les élus locaux de droite et de gauche se tournent désormais vers des projets de développement durable, notamment en faveur de la filière bois ou des énergies renouvelables. Autant de propositions qu’ Europe Ecologie Bourgogne placera au coeur de sa campagne pour les régionales de mars 2010. »
Djamila Sonzogni porte-parole nationale des Verts
Philippe Hervieu, tête de liste Europe Ecologie Bourgogne pour les élections régionales- mars 2010
Parmi les déclarations faîtes aux JDC, celle de Madame Brigitte Caille, directeur général de Valorca, est plus intéressante qu’il n’y parait à première vue. En effet, si elle se dit « ni contente, ni mécontente », je pense qu’elle est plutôt satisfaite de l’éviction de son concurrent qui « pose problème sur le plan environnemental », alors que Valorca « préservait le site naturel et tenait compte des cours d’eau ». Elle conclut modestement : « on verra si on poursuit… ».
Fidèle à la stratégie de son époux, elle joue profil bas et pédale douce, laissant supposer que Valorca pourrait éventuellement abandonner la partie et ne soufflant mot de l’exploitation du méthane de houille. Cependant ce dossier murit en catimini dans les ministères et l’acceptation des forages exploratoires ne sera soumise à aucune enquête publique.
Les autorisations de forages à Valenciennes et à Florange, accordées avec la bénédiction de la plus haute autorité de l’état, à la société « European Gas Limited », producteur d’hydrocarbures australien, permettent tous les espoirs à Valorca et doivent nous mettre plus que jamais sur nos gardes.
Nous serons vigilants. En lisant les compte-rendus du JDC, on s’aperçoit que la plupart des gens avaient une méconnaissance totale du dossier. « Intoxiqués » par la prose de notre cher « canard », ils étaient restés aux centaines d’emplois et pensent que la capture-séquestration fonctionne parfaitement de par le monde. Une preuve que malgré les moyens modernes de communication, on peut faire gober beaucoup de bobards à nos compatriotes.
Chut,
surtout ne critiquez pas notre cher JDC !
Ils le prennent très mal.
Je l’ai appris à mes dépends en recevant un e mail vengeur après avoir fait un commentaire sur leur site. (voir plus haut)
Il paraitrait même, des dires du « journaliste », qu’il existe un lobby anti JDC dans notre secteur.
Pauvres victimes!
WANTED !
Que s’est-il passé à la société Valorca?
De Président-Directeur-Général, Daniel Caille est devenu Président, tandis que son épouse a hérité du titre de Directeur-Général,remplaçant ainsi Jean-Pascal Tranié qui semble avoir disparu.
Mme CAILLE
C’est sans doute pour diminuer la masse salariale en ces temps difficiles.
Elle n’est peut-être que conjointe collaboratrice (sans salaire)…..
Actualité Solaire
Nouvelle usine de fabrication de panneaux solaire en Gironde
Nouvelle usine de fabrication de panneaux solaire en Gironde
Une nouvelle usine de fabrication de panneaux solaires devrait être construite en gironde, plus précisément sur le site de Ford à Blanquefort dans la banlieue de Bordeaux. La signature de l’accord doit se faire aujourd’hui même à Bordeaux avec les dirigeants des entreprises concernées et le ministre de l’Aménagement du territoire Michel Mercier. C’est le conseil régional d’Aquitaine qui a fait savoir cela vendredi soir.
L’usine de panneaux photovoltaïques qui va s’implanter à Bordeaux sera la propriété du leader américain de l’énergie solaire : l’entreprise First Solar. Cette usine produira des panneaux photovoltaïques de dernière génération utilisant la technologie de couches minces. Ce sera le plus gros site de production de panneaux solaires de France. Le chantier nécessitera 85 millions d’euros d’investissement et 385 emplois à la clef. Ce site de production avait été décidé par First Solar en partenariat avec l’entreprise EDF Energies Nouvelles (filiale d’EDF) le 23 juillet au ministère de l’écologie. A l’époque, les parties n’étaient pas arrivées à définir le lieu d’implantation de l’usine. On sait maintenant ce qu’il en est avec précision. L’Elysée, qui avait conseillé peu de temps après cette première réunion le choix de Saint Auban dans les Alpes de Haute Provence, n’aura donc pas été écouté.
Le projet initial prévoyait également que le site produise pour 100 MW par an de panneaux photovoltaïques. Cette capacité de production devrait être atteinte en 2011. EDF EN financera la moitié de l’investissement et des coûts de démarrage. L’accord prévoyaient également qu’EDF EN deviennent le seul client de l’usine pendant les dix premières années d’existence du site.
Alain Juppé, maire de Bordeaux et vice président de la Communauté urbaine de Bordeaux s’est félicité de l’implantation de First Solar en Gironde et des créations d’emplois qui découleraient de ce choix. Il a également tenu à rappeler que Bordeaux est très attractif au niveau de l’implantation de nouvelles entreprises et a salué le choix de First Solar. L’entreprise américaine avait en effet la possibilité d’implanter son usine sur quatre sites différents.
Source : Bati Depot ( Hier )
Geraud Imberti
EXEMPLE DE CREATION D’EMPLOIS DANS LE RENOUVELABLE.
Charbon Nivernais : le journal La Montagne de ce jour en rajoute une couche …
A la Une : « DES CENTAINES DEMPLOIS PERDUS AUTOUR DE LUCENAY ». En titre d’article :
« AMBIANCE FIN DE GUERRE POUR LA MINE »…
Quant à la réaction de Monsieur le Maire de Beaulon,conseiller général du canton de Chevagnes : inquiétude et déception .. »selon moi, c’est une erreur de ne pas avoir au moins mené une réflexion de fond autour de l’extraction du charbon, notamment par rapport à une possibilité de liquéfaction. Toute la réflexion autour de la protection de la planète n’est pas incompatible, à condition de chercher les solutions les moins polluantes. L’avenir nous dira si le ministre a eu raison de prendre cette décision que j’estime plus relever du populisme que d’autre chose… »
Monsieur le maire, vous ignorez sans aucun doute que des réflexions de fond, comme vous dites, ont été menées tous azimuts. En fait vous ignorez tout du dossier et vous vous accrochez aux 300 emplois virtuellement perdus… J’espère que vous lirez ce blog et le site de l’ADSN qui vous éclaireront sur les « réflexions de fond »…non politisées bien entendu.
Oublions pour le moment le charbon. Laissons ses fidèles le pleurer et leurs élus leur faire espérer sa résurrection pour conserver leurs suffrages.
Notre affaire, désormais, c’est VALORCA et l’exploitation du méthane de houille, alias coalbed methane.
Il est permis de penser que la demande d’autorisation de forages exploratoires de VALORCA n’est qu’une ruse pour prendre pied dans la place, si l’on prend en compte la conclusion de SOFREMINES disant : « ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de charbon de Lucenay qui ne présente à priori pas suffisamment de ressources géologiques mobilisables ».
Cependant la mode semble être la promotion de ce type d’exploitation : Le gouvernement français a officiellement accordé à la société australienne
« EUROPEAN GAZ LIMITED » un permis d’exploration dans le Valenciennois et la même société est déjà en train de sévir à Florange en Lorraine.
Comme ces projets de forages ne sont pas soumis à des enquêtes publiques préalables VALORCA risque fort de nous faire la surprise de débarquer chez nous sans crier gare.
Pour essayer de contrer ce champion de la dissimulation, il nous faut :
1)savoir où en est le dossier.
2)réunir les documents étrangers mettant en évidence les nuisances de l’exploitation du coaldbed methane. Ce n’est pas facile car les publications émanent pour la plupart des exploitants eux-mêmes.
3)rechercher les facteurs de risques locaux : failles du gisement, tendance du charbon à l’autocombustion,etc.
4)et, bien entendu, rester mobilisés…
Dans un article traitant de la récupération du méthane de houille lors du stockage du CO2, intitulé :
« Feuille de route technologique sur la capture et le stockage du CO2 du Canada. Une occasion pour le Canada : La capture et le stockage du CO2 »,
on peut lire:
« La production d’eau saumâtre est un autre point à étudier dans certaines exploitations de MH, notamment aux États-Unis. Le coût du forage des puits d’injection de même que les incidences et l’empreinte environnementales peuvent aussi poser problème étant donné l’important nombre de puits nécessaires à la production du méthane et que ce nombre serait accru par la RAMH-CO2.*
L’un des plus importants problèmes a trait à la caractérisation de la ressource et à l’identification des filons de charbon les mieux adaptés à la RAMH-CO2. Par exemple, le réservoir se doit d’être homogène dans les plans horizontal et vertical (avec le minimum de failles et de replis)
… La teneur en méthane doit être suffisamment élevée ».
On retiendra de cela:
1) L’évocation de la production d’eau saumâtre.
2) L’empreinte environnementale.
3) L’important nombre de puits, confirmant ce que nous savions.
4)Les caractères de continuité du gisement : MINIMUM DE FAILLES, alors que le gisement de Lucenay-Cossaye est abondamment faillé.
5) La teneur requise en méthane, Insuffisante selon SOFREMINES
*RAMH-CO2 : récupération améliorée du méthane avec injection de CO2.
Petit retour en arrière
Le JDC du 14 décembre
Pleins feux sur Techsolis
Solaire
« Créée à Bona, en février dernier l’entreprise Techsolis, spécialisée dans l’installation de panneaux photovoltaïques a, pour l’heure réussi son pari. Elle a déjà embauché trois salariés et les commandes sont là ».
Seul ombre au tableau Techsolis fait fabriquer ses modules en Chine.
Qu ‘en pensent Mrs Paul, Charmant et Rossignol (président de la CCI)
Il y a sans doute un manque de compétences en France et par la même dans notre région ???
Merci à tous de votre collaboration à faire vivre ce blog.
Je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année.
Continuez à vous exprimer !
Après le non de M Borloo aux deux demandes de concession, reste la demande de Valorca concernant le méthane de houille dont la presse locale est actuellement bien silencieuse…
INFORMATION A L’ATTENTION DES PARTISANS D’UN SITE PILOTE…
ET DE CEUX QUI REGRETTENT LA DECISION DE M BORLOO.
Mardi 5 janvier 2010
Expérimentation stockage co2 dans les aquifères salins à In Salah (Algérie)
Expérimentation stockage co2
dans les aquifères salins
à In Salah (Algérie)
Elévation de la surface du sol
de 5mm par an sur des kilomètres ?
CSC : Capture et Stockage du CO2. De quoi s’agit-il ?
Écrit par : rédaction dans technologie, Copenhague, comprendre le 13 décembre 2009
La capture et le stockage de CO2 (CSC) vise à enfouir le CO2 dans le sous-sol. Destinée principalement aux centrales électriques au charbon, encore expérimentale, cette technologie donne lieu au concept de charbon propre auquel s’opposent nombre d’associations pour l’environnement. [Illustration Bellona]
Les technologies de CSC consistent à séparer puis à capter le CO2 lors d’un processus industriel, avant, pendant, ou après la combustion de l’énergie fossile, puis à compresser ce CO2 et à l’enfouir sous terre. Les lieux de stockage sont des puits de pétrole ou de gaz vides, ou d’autres réservoirs géologiques naturels supposés étanches (les aquifères salins profonds, les veines de charbon non-exploitables), vers lesquels le CO2 séquestré et concentré est acheminé via des gazoducs.
Est-ce que ça pourrait fuir ?
le Dr. Vasco du Lawrence Berkeley National Laboratory fait des recherches sur les déformations de la surface du sol suite à l’injection de CO2 à In Salah dans le sahara algérien. Un million de tonnes de gaz sont injectées par an à environ 2 km de profondeur. L’interférométrie radar a permis d’observer une élévation de la surface du sol de de 5mm par an sur des kilomètres…
Pour Jack Century, un géologue expert à la retraite avec 50 ans d’expérience dans l’industrie pétrolière, le stockage du carbone est « survendu comme la panacée ». Interrogé par le quotidien canadien The Hill Times, le géologue dénonce les risques géologiques, l’équation économique terrifiante, et le gâchis d’argent public associé à la CSC : « quand vous injectez des liquides sous pression dans le sous-sol vous ne savez pas exactement ce que vous faites, la pression peut engendrer des micro-évenements sismiques, qui peuvent menacer l’intégrité du reservoir et mener à des fuites ».
Pour Greenpeace la présence à long terme du CO2 dans les sites géologiques comporte un risque de fuite : « pour le moment, personne ne peut quantifier un tel risque avec précision, mais tout rejet de CO2 a des conséquences sur l’environnement : l’air, le sol et les eaux souterraines. Une fuite continue, même si elle ne dépasse pas 1%, pourrait réduire à néant les efforts d’atténuation des changements climatiques ».
Qu’en pense les associations pour l’environnement ?
La grande majorité des associations environnementales ne croient pas à la pertinence du développement de la CSC, à l’exception notable de la WWF. La CSC est souvent présentée comme un mensonge dont les industriels tireront profit pour demander des quotas supplémentaires de CO2. Greenpeace appelle la CSC « un faux espoir », compte tenu du fait qu’il s’agit d’une technologie qui n’est pas éprouvée et peu sûre : nombreux risques, impossibilité de garantir un stockage sûr et permanent du CO2 ; menaces pour la santé publique, les écosystèmes et le climat ; remède pire que le mal. Les Amis de la Terre montrent du doigt le « soi disant charbon propre » promu comme solution pour les pays les plus pauvres.
France Nature Environement retient également que les économies d’énergie et les énergies renouvelables offrent une solution beaucoup plus sûres aux problèmes climatiques. L’association considère que la CSC est une solution peu fiable à long et très long terme, à cause des problèmes de sécurité que posent les forages et la gestion des puits, au-delà de 100 ans. Mais aussi en raison des exigences en matière de stabilité géologique et de séismicité. Elle suggère de réserver l’utilisation de la CSC à des cas précis et soumis à des conditions strictes, quand toutes les autres solutions ont été envisagées.
………
Les plus grands risques de la CSC
D’abord il faut bien comprendre que dans une installation avec CSC, le CO2 est bien émis, puis neutralisé. Donc du point de vue de la taxe carbone, ou du marché du carbone, la CSC doit être, tout au plus, neutre : elle évite de payer pour émettre du CO2. Dit autrement, elle s’achète son propre droit à polluer. En aucun cas donc, elle ne peut, en outre, générer des droits à polluer ailleurs. Mais cette position pourrait être discutée et aboutir à considérer qu’une centrale à charbon européenne puisse compenser ses émissions par une centrale à charbon chinoise avec CSC. D’où les oppositions croissantes de certaines associations de protection de l’environnement contre les mécanismes de compensation.
Ceci étant posé, l’économie de taxes ou de quotas de carbone permise par la CSC, qui peut être de l’ordre de centaines de millions d’euros par an pour un opérateur de centrales électriques, et la difficulté de toute vérification du bon enfouissement du CO2, qui peut se produire à des milliers de kilomètres de l’émetteur, dans des pays lointains via des gazoducs ou des navires méthaniers, peut très facilement donner lieu à un trafic incontrôlable, et très rémunérateur de blanchiment du charbon. D’autant plus facile, qu’après tout, le CO2 évaporé dans la nature ne tuerait personne. Curieusement ce sujet est rarement abordé, comme si nous vivions dans un monde parfait (voir ici l’index de corruption des états).
Article complet :
http://www.ddmagazine.com/1598-CSC-Capture-et-Stockage-du-CO2.-De-quoi-sagit-il.html
« comme si nous vivions dans un monde parfait »
Avec des hommes politiques parfait prêt à participer au « blanchiment du charbon »
Dans notre belle région, il y en a plein!
Qui étaient disposés à marcher dans la combine pour la « revitalisation rurale »
L’Australie vient de connaître les dix ans les plus chauds de son histoire, selon le Bureau de météorologie national.
Depuis 1940, chaque décennie a été plus chaude que la précédente, confirmant les craintes des experts qui y voient les conséquences du réchauffement de la planète.
Le Bureau de météorologie australien vient de dévoiler des chiffres qui confirment le réchauffement climatique de la planète annoncé par les experts du GIEC. Le continent vient de connaître la décennie la plus chaude de son histoire, entraînant vagues de chaleur, inondations, sécheresse, tempêtes de sable, pénurie d’eau et incendies. 2009 a également été la deuxième année la plus chaude depuis le début du relevé des données climatiques en 1910, avec une température annuelle supérieure de 0,9°C à la moyenne. La température au cours des dix dernières années a ainsi été supérieure de 0,48 degré Celsius par rapport à la décennie précédente, elle même la plus chaude depuis 1940. Le Bureau de la météorologie prédit une année 2010 encore plus estivale avec une hausse moyenne des températures qui pourrait atteindre les 0,5 à 1°C.
UN SCOOP QUI VA DEPLAIRE AUX ALLEGRE, COURTILLOT, CABROL & CO.
Le JDC du 08 01 2010
Marcel Charmant rend hommage à François Mitterrand
Gros titre : « Mitterrand le départementaliste »
« Le choix du département c’est le choix du progrès »
Photo page 6 :François Mitterrand et Marcel Charmant, le 15 juin 1994 …
Cette même année toujours sous la présidence de François Mitterrand
Signature en Octobre du « Pacte Charbonnier » qui prévoit l’arrêt de l’exploitation minière en France en 2005…
Alors qu’il connaissait déjà l’existence du gisement de Lucenay-Cossaye
Quelqu’un a-t-il souvenir d’une protestation de Marcel Charmant contre ce « Pacte Charbonnier » ?
Froid: une conjonction météo inhabituelle dans un contexte de réchauffement
PARIS (AFP) – 09/01/2010 19h32
Le froid et les chutes de neige inhabituellement fortes qui s’abattent sur l’Europe sont dues à une conjonction très rare de phénomènes atmosphériques dans un contexte général d’hivers plus doux, assurent les experts.
En Europe, c’est la combinaison d’un anticyclone situé sur la mer du Nord et d’une dépression centrée sur la Méditerranée qui est responsable des fortes chutes de neige de ces derniers jours.
Cette configuration empêche l’air doux et humide de l’Atlantique d’atteindre le continent européen, qui se trouve exposé à de l’air froid venu de l’Est et du Nord.
A nos latitudes, notre climat est lié à l’oscillation nord-atlantique, ou front polaire, entre les masses d’air chaud situées au sud du 45e parallèle, et qui remontent en été, et les masses d’air froid situées plus au Nord.
« La calotte polaire est moins éclairée par le soleil l’hiver, donc l’air se refroidit de plus en plus sur les pôles » avant de s’écouler vers les latitudes tempérées, explique Michel Daloz, ingénieur chez Météo France.
Juste au nord de la dépression centrée sur le sud de l’Europe, de l’air froid venant de l’Est ou du Nord-Est se dirige vers l’Ouest et le Sud, les vents tournant autour des dépressions dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
« D’autre part, on a le creusement d’une seconde dépression en Méditerranée à l’intérieur de cette grande dépression qui ramène de l’humidité de la Méditerranée vers le sud de la France », précise M. Daloz.
Les fortes chutes de neige dans la vallée du Rhône s’expliquent par un conflit entre l’air froid qui revient par le Nord et par l’Est et l’air humide de la Méditerranée.
« Ce sont des situations très rares », selon l’ingénieur de Météo France qui rappelle qu’un épisode de ce type, appelé marée blanche, avait provoqué 60 cm de neige à Montélimar en 1970, et de 15 à 20 cm à Aix-en-Provence en 1999.
Ailleurs en Europe, d’importantes chutes de neige se sont abattues samedi sur une grande partie de l’Allemagne et la Belgique, tandis que de la pluie et des vents violents ont balayé le centre de l’Italie.
Aux Etats-Unis, où une vague de froid très sévère sévit au centre du pays et affecte jusqu’à la Floride sur la côte Est, une entrée d’air polaire est également en cause, mais pas l’oscillation nord-atlantique.
Selon certains commentateurs, la vague de froid aux Etats-Unis pourrait être liée à « El Nino », réchauffement cyclique des eaux du Pacifique équatorial qui s’accompagne de manifestations atmosphériques inhabituelles dans le monde entier. Le phénomène a fait sa réapparition en juin 2009, et devrait persister jusqu’au premier trimestre 2010, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Une autre vague de froid dans le nord de l’Inde a fait plus de 40 morts début janvier, tandis que de fortes chutes de neige et des températures glaciales ont sévi en Chine du Nord.
CES EPISODES DE FROID DANS L’HEMISPHERE NORD NE REMETTENT TOUTEFOIS PAS EN CAUSE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, marqué sous nos latitudes par des hivers globalement de plus en plus doux. « Début décembre, on nous interrogeait encore sur la douceur », se souvient M. Daloz.
« La variabilité naturelle du climat fait qu’on enregistre des pics de froid de temps en temps », mais les températures actuelles, même si elles sont localement descendues en-dessous de -20°C au sud de Paris, n’ont encore rien à voir avec les dernières vagues de froid vraiment rigoureuses enregistrées en 1956, 1963 et 1985, « lorsqu’on a eu des températures entre -25°C et -15°C sur tout le pays », rappelle l’ingénieur de Météo France.
© 2010 AFP
DE QUOI REFROIDIR LE TRIOMPHALISME DES « ANTIWARMINGS » DE TOUS POILS.
Attention comcontre aux raccourcis douteux évoquant certaines périodes très douleureuses de l’histoire. Cela risque de desservir le propos et de banaliser certains termes. Qu’en pensent les animateurs de ce blog?
Cela dit, M Lebrun dit que le dossier du charbon sera présent dans la campagne des régionales « pas pour amuser la galerie ». Un peu quand même.
Le charbon redevient et doit rester ce qu’il a été avant 2006: Le vieux serpent de mer que l’on ressort avant les élections.
Qu’ils continuent de se ridiculiser. Ils n’ont pourtant pas besoin de ça.
Et voila le comité qui appel à manifester pour rouvrir le dossier.
Que des ignorants manipulés par le grand capital qui croient toujours au petit jésus du “charbon propre”
Projet pilote (à vue)
Attention au crash!
On voudrait nous faire vivre au dessus d’une bombe à retardement.
Et la toute dernière, transformer notre belle campagne en passoire.
Comme ça c’est mieux.
Mais j’avais « la gonfle »
J’ai honte pour eux.
Merci d’effacer les 2 précédents
OUI au Charbon : le PCF en fait un enjeu pour les régionales. Le JdC ce jour, petit article , mentionne : … »Ils déclarent ne pas se résigner à la décision de M.Borloo.. Beaucoup de nivernais sont déçus et en colère. On importe de l’électricité alors que nous avons sous les pieds de quoi en fabriquer, tout en créant DES MILLIERS D’EMPLOIS « …
Nous y re-voilà : les MILLIERS d’emplois. JC. Lebrun parlait de « menteurs » dans son interview à FR3 Bourgogne : les « menteurs » ne sont pas ceux que vous croyez Monsieur …
« L’erreur n’est pas grave, c’est persister dans l’erreur qui est grave ». Les membres du Charbon propre devraient réfléchir à ce dicton, ils sont toujours avec les centaines d’emplois et voudraient que le Ministre revienne en arrière. Ce n’est pas avec une trentaine de manifestants et des arguments éculés et rabâchés depuis 3 ans que le dossier va se rouvrir. M. Lebrun voudrait connaître le rapport qui a permis à M. Borloo de prendre sa décision, là encore on voit qu’il n’a même pas pris la peine de lire l’argumentaire de l’ADSN, tout est écrit et nos craintes que les gens des « Mines » ne se serrent les coudes sur ce dossier n’étaient pas fondées, leur travail a été fait avec objectivité et les doutes que nous avions sur les capacités des promoteurs, le nombre et la qualité des emplois, les atteintes à l’environnement ont fait partie des arguments repris dans les conclusions qui ont conduit au NON du Ministre. Il va falloir que M. Lebrun et consorts trouvent d’autres idées pour faire repartir le dossier, mais qu’ils ne s’inquiètent pas: notre regretté Président, J. Montégut et notre avocat nous l’avaient bien dit « Ne brûlons pas toutes nos cartouches sur ce premier projet, il faut s’attendre à une suite ». Ils avaient raison, le combat va continuer et nous sommes prêts mais il est désolant de voir ce que des gens décideurs et dits responsables ont trouvé pour seul avenir à notre département le retour 50 ans en arrière ! Nous n’avons pas de pétrole mais certains membres du PC et de la CGT n’ont qu’une seule idée, c’est mince!!!
S’agit-il de l’enterrement du charbon ou d’un simple répit? L’avenir nous le dira. Mais le présent c’est l’urgence de la lutte contre le nouveau projet VALORCA d’exploitation du CBM avec ses multiples impacts environnementaux soigneusement dissimulés.
M J.C. LEBRUN dit:
« Des milliers d’emplois » ?
Dire qu’il y en a pour y croire.
Si c’est pas de l’intox?
Le comble de l’intox: prétendre contre toute évidence que la CCS est possible chez nous. Qui songerait à remplir de vin un tonneau percé? Sur les cartes du BRGM apparaissent toutes les failles à travers lesquelles le CO2 ne demanderait qu’à s’échapper, si on osait l’injecter dans notre sous-sol. Le combat d’arrière-garde des « procharbons » est uniquement électoraliste et a toutes les chances de s’interrompre après les régionales quels qu’en soient les résultats. Nous allons donc bénéficier d’un répit. Mais n’oublions surtout pas VALORCA et son projet méthanier dont les impacts potentiels sur l’environnement ne sont guère moindres que ceux de la mine et de la centrale. VALORCA ne fait pas de bruit, mais n’en est que plus dangereuse.
Vous chercherez vainement dans le dernier N°17 janvier-mars 2010 de « Bourgogne notre Région », magazine d’information du Conseil Régional, la moindre mention du charbon.
Même aux pages 28 ET 29, consacrées à l’expression des partis politiques, les présidents des groupes socialiste, radical de gauche et communiste se gardent bien de l’évoquer.
Manifestement ce qui pourrait être électoralement payant ( et encore est-ce si sûr??) à Decize ne le serait pas du tout au niveau régional.
Lu dans: « La Nouvelle Donne du Charbon ». édité Par l’IFP.
Auteurs : François Kalaydjian directeur des Technologies de Développement Durable à l’IFP et Sylvie Cornot-Gandolphe Conseiller pour les Questions énergétiques auprès du groupe Atic Services. Pages : 81 – 82 – 83 et 88.
Le stockage dans les aquifères profonds :
Ces réservoirs, éventuellement de grandes tailles et mieux distribués sur le globe terrestres que les réservoirs pétroliers (ils devraient être disponibles à proximité des sites industriels produisant le CO2) sont a priori très attractifs…En revanche, plusieurs points sont à étudier, compte tenu de l’absence de données fiables (capacité, injectivité) les caractérisant et du maintien de pressions à réaliser exigeant ainsi dans certains cas la mise en œuvre de moyens de soutirage d’eau salée…
…Parmi les critères de sélection auxquels on peut faire appel, la seule capacité d’un stockage ne suffit pas pour le qualifier.
Sans prétendre à un caractère d’exhaustivité, d’autres paramètres sont à considérer :
1) le flux maximum de CO2 qu’il est possible d’injecter, le nombre maximum de puits à forer.
2) L’accroissement de pression résultant de l’injection et la nécessité éventuelle d’avoir à soutirer de fluides pour maintenir la pression du stockage à un niveau acceptable.
3) Le caractère confiné ou ouvert du stockage et dans ce dernier cas, le gradient hydrodynamique qui pourrait régner dans le stockage.
4) L’environnement du stockage, la présence d’aquifères potables situés à proximités qui peuvent être éventuellement traversés par les puits d’exploitation.
Si, pour ce qui concerne la reconversion des réservoirs d’hydrocarbure, on peut apporter des éléments de réponse à ces différentes questions, en revanche, pour les aquifères salins, du fait de l’absence de données suffisamment nombreuses et précises, il est très difficile sans étude préalable de pouvoir conclure. Ces études nécessitent des moyens assez lourds, similaires à ceux utilisés par l’industrie pétrolière et gazière pour mener à bien une phase d’exploration.
Par ailleurs, pour lutter contre le réchauffement climatique, il s’agit d’assurer le confinement du CO2 sur une durée de plusieurs siècles au minimum (correspondant à la durée d’utilisation des ressources fossiles émettrices de CO2), sachant que le législateur peut être à même de réclamer un confinement infini du CO2 !
Des études géologiques poussées sont donc indispensables afin de s’assurer de l’étanchéité du stockage sur le long terme et de l’inertie chimique du CO2 vis-à-vis du réservoir (problème de réactivité du CO2 avec la roche du réservoir). Pendant la durée du stockage, les risques de fuite (même faibles) vont imposer des contraintes particulières de surveillance et de monitoring.
Enfin, bien que pratiqué depuis des années pour l’EOR (enhanced oil recorvery), au même titre que le transport du CO2, le stockage géologique pose le problème de son acceptabilité sociale.
Le nombre considérable de projets tant au niveau pilote qu’industriel laisse entrevoir un développement significatif de la filière avant 2020, sous réserve que les deux défis majeurs qu’elle pose soient relevés :
-la réduction des coûts de captage à un niveau tel que le coût total de la filière sera inférieur au prix des quotas de cO2 sur le marché.
-la sécurité et la pérennité du stockage, conditions nécessites à son acceptabilité sociale.
CELA DEVRAIT CLORE LE BEC DE TOUS CEUX QUI REPANDENT LE MENSONGE QUE LA CCS EST UNE TECHNOLOGIE AU POINT, D’AUTANT PLUS QUE CE LIVRE A ETE ECRIT PAR DES TECHNICIENS A PRIORI FAVORABLES AU CHARBON ET A LA CCS.
LA FRANCE A ASSEZ DE CAPACITE DE PRODUCTION !!!!
Un article qui ne va surement pas plaire à M. LEBRUN et « les charbons propres ». Pourtant l’information vient de la CGT. A qui se fier ?
Extrait : Battre en brèche certaines idées reçues. C’est ce à quoi s’est employée la Fédération Mines-Energie de la CGT ce jeudi. Principale cible de ses déclarations, le groupe EDF, chez qui la CGT est le syndicat majoritaire et dispose de quatre administrateurs. Première mise au point : la vague de froid de 2010 n’est pas si exceptionnelle, indique le syndicat. Son ampleur et sa durée sont analogues à celle observée à la même période en 2009. Dans un cas comme dans l’autre, des consommations d’électricité de plus de 90 000 MW ont été observées plusieurs jours de suite.
Deuxième fait marquant : les importations d’électricité n’ont pas uniquement reposé sur la donne matérielle. « La France n’est techniquement pas condamnée à importer l’hiver, puisqu’en janvier 2009, lors du pic historique de consommation à 92 400 MW, la France restait globalement exportatrice. Donc des moyens de production existent ». Mais dans la même semaine, à d’autres moments de moindre consommation, la France importait. « Ce qui montre que certaines décisions d’importations reposent sur des choix financiers et non sur des contraintes techniques », souligne le syndicat.
Lire la totalité de l’article : http://www.usinenouvelle.com/article/arrets-de-tranches-nucleaires-1360-jours-de-trop-selon-la-cgt.N124866
Ceux qui croient aux milliers d’emplois qu’aurait pu apporter l’expoitation du charbon, évoluent probablement dans un monde virtuel, à l’image de ces personnes qui passent leur vie devant des vidéos, jeux ou autres, confondent le jour et la nuit, la réalité et la fiction, et n’ont plus aucun pouvoir de réflexion, ni aucun esprit critique.
C’est extraordinaire de ne toujours pas avoir compris que seule une poignée de personnes s’enrichirait et que ces gens-là donnent dans la démagogie et se servent de la masse des naïfs pour arriver à leurs fins !
Que faut-il donc pour ouvrir les yeux à tous ces innocents qui sont des manipulés consentants ?
Ce n’est pourtant pas faute d’informations sur les risques environnementaux à moyen et long terme avec tous les articles parus sur ce blog et sur le site de l’ADSN.
Pensez donc à vos enfants, petits-enfants, ayez à coeur de leur laisser une planète saine , ne comprenez-vous donc pas que leur bonheur passe par leur qualité de vie et leur santé ?
Cessez donc de soutenir des financiers et des industriels qui ne vivent qu’au travers des hausses du CAC 40 !
La Niña s’en va, le réchauffement persiste
L’année 2009 est la plus chaude que l’hémisphère sud ait connue depuis 1880.
La froidure des derniers mois de l’année 2009 dans l’hémisphère nord est trompeuse: il s’agit de la seconde année la plus chaude depuis 1880, après 2005, selon les données de l’institut de la Nasa dirigé par le climatologue James Hansen (Goddard Institute for Space Studies). C’est surtout sous les tropiques qu’il a fait chaud l’année dernière: dans l’hémisphère sud 2009 est l’année la plus chaude depuis l’enregistrement des températures de surface de la planète.
2008 avait été rafraîchie par un phénomène La Niña particulièrement fort qui avait fait baisser les températures dans l’océan Pacifique. 2009 inscrit donc un nouveau record de chaleur, aux côtés des années 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007. Dans l’hémisphère sud le phénomène El Niño n’a pas été très fort, contrairement à l’année 1998. La hausse des températures de cette partie de la planète serait donc bien liée à la tendance globale au réchauffement et non à ce phénomène particulier.
L’hiver très froid qui a notamment frappé l’Amérique du Nord en décembre s’explique par la présence de hautes pressions venant de l’Arctique qui ont modifié la circulation du jet stream qui, au lieu de souffler d’est en ouest, a davantage soufflé vers le sud, expliquent les chercheurs du GISS. De l’air très froid venu est donc descendu sur l’Amérique, tandis qu’en Arctique il faisait plus doux que la normale.
Au-delà du classement des années records –qui peut dissimuler des variabilités interannuelles- la tendance au réchauffement se poursuit, selon les chercheurs du GISS, qui compilent chaque année les températures de surface de la planète. Depuis 1880 les températures moyennes ont augmenté de 0,8°C. Selon les calculs de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, E-U), les températures de la dernière décennie étaient au-dessus des moyennes du 20ème siècle de 0,54°C, contre 0,36°C pour la décennie 1990-1999.
C.D.
Sciences-et-Avenir.com
25/01/10
A L’INTENTION DES « ANTIWARMINGS » QUI SE DECHAÎNENT PLUS QUE JAMAIS.
Voici quelques températures relevées aujourd’hui en Argentine:
42°C à Catamarca (33°C), 41.8°C à Santiago Del Estero (32°C), 41.7°C à La Rioja (33°C), 41.4°C à Villa Reynolds.
Les fortes pluies tombées dans la nuit de dimanche à lundi en Israël ont provoqué des inondations dans le sud du pays, faisant un mort et un disparu.
Tous les rapports confirment la fonte accélérée des glaces des régions arctiques.
La catastrophe climatique n’est que trop évidente. Cela n’empêche pas la recrudescence des campagnes des négationnistes climatiques sponsorisées par les lobbies des combustibles fossiles. Ils tirent leurs arguments minables d’un hiver dont les rigueurs n’ont rien à voir avec celles que les plus âgés d’entre nous ont connues et de quelques erreurs mineures relevées par leurs séides dans les rapports du GIEC. Ils viennent même de recruter le spécialiste en titre du négationnisme, Le Pen en personne qui , samedi, lors d’un colloque sur le réchauffement climatique, a éructé contre « l’écologisme ».
Remarquons que ce négationnisme n’empêche nullement nos lobbyistes de chercher à tirer profit du réchauffement climatique en demandant aux gouvernements européens d’investir dans la captation séquestration du CO2.
PS : N’oublions pas que, si VALORCA ne mène aucune campagne au grand jour, elle n’en intrigue pas moins dans l’ombre pour détruire irrémédiablement notre cadre de vie.
ATTENTION : CHARBON me revoilà !!
JdC ce jour, page Actualité Nièvre – Déclaration de nos « amis » CFE-CGC :
» Il faut se retrousser les manches pour la Nièvre …. Le Syndicat demandera au Préfet la nomination d’un COMMISSAIRE A LA RE-INDUSTRIALISATION. …. Nous ne serons pas absents du débat sur les élections régionales, nous allons peser sur les candidats pour qu’ils incluent nos propositions dans leurs programmes et s’expriment SUR LE DOSSIER CHARBON. »
Alors Nivernais : examinez bien les propositions des candidats ….
Il est certain que nous ne sommes pas près d’en avoir fini.
L’offensive des climatosceptiques prend de plus en plus d’ampleur, à coup de mensonges et de calomnies. Certains risquent d’y être sensibles et de ne plus ajouter foi à nos arguments les plus fondés.
Ne nous endormons pas.
USINENOUVELLE.com
Obama contre l’énergie sale
Le 02 février 2010 par Daniel Krajka
Le projet de budget de l’administration américaine fait la part belle aux énergies renouvelables, au détriment des énergies fossiles, en particulier du charbon.
Rendu public lundi, le projet de budget de 3 834 milliards de dollars proposé par l’administration de Barak Obama n’a probablement pas été reçu avec des cris d’allégresse par l’industrie minière du pays. Solaire, géothermie, éolien, les énergies dites propres se partagent un gâteau dont la part réservé au charbon, au pétrole et au gaz diminue sensiblement.
Pour la deuxième fois l’administration s’attaque aux 36,5 milliards de dollars de subventions diverses que reçoivent les hydrocarbures. Elle propose également d’éliminer les crédits d’impôts fédéraux dont bénéficie l’exploration charbonnière, au grand dam des mineurs qui affirment que les emplois seront menacés. Dorénavant, la principale tâche de l’US Geological Survey sera de répertorier les aléas sismiques plus que d’aider à la recherche minière.
Dorothy Kosich, une analyste de Mineweb, a synthétisé les principaux points du projet :
Département de l’énergie
– abandon de l’aide à la recherche de pétrole et de gaz naturel, 190 millions de dollars d’économies
– pas de fonds d’aide pour le « charbon propre »
– baisse de 12,8% des fonds consacrés à la recherche sur les énergies fossiles, 85,5 millions d’économies
– baisse de 43% du budget des réserves stratégiques de pétrole
– augmentation de 27,3% du budget de décontamination et de démantèlement des centrales nucléaires à 156,6 millions en 2010
Département de l’intérieur
– baisse de 16,7 millions du budget des mines de surface à 146,1 millions de dollars
– réduction du fonds consacré à la réhabilitation des mines de charbon à 30,4 millions en 2011
– Les indemnités aux Etats et aux tribus pour réhabiliter les zones minières seront dorénavant intégralement payées par les compagnies minières, sans participation du Trésor. Economie en quatre ans, 736 millions.
– Réduction de 99 millions du budget consacré à la régulation des ressources minérales.
Département de la santé
– réduction de 3 milliards à 524 millions du programme consacré à la silicose
augmentation de 10 millions à 357 millions de dollars du budget de l’administration de la santé et de la sécurité
Le Journal du Climat
Développer les biocarburants et le charbon propre
Barack Obama a souligné que cela signifiera 13 milliards de dollars de revenus supplémentaires pour les agriculteurs et des créations d’emplois.
Le président a également annoncé qu’une dizaine de projets de capture et stockage de carbone pour l’exploitation d’un charbon propre seraient mis en oeuvre d’ici 2016.
-(Pas tout à fait vert quand même Obama : le lobby du charbon et celui des agro-carburants y trouvent tout de même leur compte)-.
Extrait de l’article Obama courtise la droite républicaine
par Patrick Martin
Mondialisation.ca, Le 6 février 2010
Le président démocrate a promis de réfléchir sérieusement aux propositions avancées par les Républicains en signalant son soutien pour une extension des centrales nucléaires et de la soi-disant technologie du charbon propre comme étant un domaine se prêtant à un accord avec les propositions des Républicains en matière de politique énergétique.
CQFD !
Jean-Louis Borloo n’a pas fait disparaître d’un coup de baguette magique le gisement de charbon de Lucenay-Cossaye. Il a dit « non », mais il n’est pas ministre à vie et un de ses successeurs de droite ou de gauche pourra toujours dire oui à de nouvelles demandes de concession.
Ne désarmons pas.
lundi, 08 février 2010
CO2 : capture, stockage (08 02 2010)
CO2 : Capture, stockage
Question de député et réponse ministérielle publiées le 8 décembre 2009 sur le site de l’Assemblée Nationale:
Question n° 52176 de Mme Chantal Robin-Rodrigo (députée Socialiste, radical, citoyen et divers gauche des Hautes-Pyrénées)
Mme Chantal Robin-Rodrigo appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, sur le stockage de CO2. Le rapport du « programme des Nations-unies pour l’environnement » (PNUE) publié le 5 juin indique que, pour lutter contre le réchauffement climatique, les solutions ne manquent pas : réduire la consommation d’énergie, en inventer de nouvelles, renouvelables et non polluantes, stocker les émissions de CO2. Elle lui demande quelles mesures ont été prises afin de stocker le CO2 et quels sont les sites qui ont été retenus
Réponse du Ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer publiée au JO le 08/12/2009 page 11718:
Le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement intitulé « The Natural Fix ? The Rote of Ecosystems in Climate Mitigation » et publié le 5 juin 2009, attire l’attention de la communauté internationale sur le rôle des écosystèmes terrestres, notamment des forêts tropicales, des tourbières et des terres agricoles, par rapport à la séquestration naturelle du carbone.
La France est consciente de l’importance de la conservation et du renforcement des stocks naturels de carbone dans la lutte contre le changement climatique. La loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, précise en particulier, dans son article 28, que « le changement climatique impose à l’agriculture de contribuer à la réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre », et dans son article 29, que « l’État s’engage à prendre en compte la lutte contre le changement climatique dans la politique forestière et dans les modalités de gestion des peuplements forestiers ; à défendre aux plans communautaire et international la forêt comme un des piliers du cadre international de lutte contre le changement climatique, [...] notamment en soutenant la prise en compte de la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation forestière dans le marché international du carbone ». Elle prévoit également, dans son article 20, « l’acquisition de 20 000 hectares de zones humides par les collectivités publiques à des fins de lutte contre l’artificialisation des sols et de valorisation, notamment agricole ». Au niveau national, les terres boisées représentent un puits de dioxyde de carbone très important, estimé à 72,3 Mt CO2 en 2007 selon les règles de comptabilisation fixées par le protocole de Kyoto, en constante progression (+ 80 %) depuis 1990, compte tenu d’une exploitation de la ressource forestière inférieure à son accroissement naturel. Par ailleurs, les émissions liées aux déboisements (40 % ayant lieu dans les départements d’outre-mer) sont jusqu’à présent neutralisées en intégralité par les absorptions dues aux reboisements. En conséquence, la forêt française permet de compenser plus de 10 % des émissions brutes nationales de gaz à effet de serre.
Le Président de la République, lors de son discours du 19 mai 2009 à Urmatt sur le développement de la filière bois, a, par ailleurs, annoncé la mise en place d’une expérimentation de mécanisme de marché pour valoriser le stockage du carbone dans les produits en bois, et la multiplication par dix du seuil minimum d’incorporation du bois dans les constructions neuves, dès 2010. De même, afin de renforcer la séquestration du carbone dans les sols agricoles, le ministère chargé de l’agriculture a présenté, le 19 février 2009, le plan Objectifs terres 2020, qui prévoit notamment des mesures en faveur du maintien et de la restauration des prairies et des herbages, et encourage la promotion de l’agroforesterie, et le développement de la recherche sur le stockage du carbone par les systèmes agricoles.
Au niveau international, la France, dans le cadre des négociations engagées pour la définition du futur régime international de lutte contre le changement climatique, soutient activement, au sein de l’Union européenne, une approche holistique des secteurs de la forêt et de l’agriculture, y compris la prise en compte du stockage de carbone par les produits en bois, dans les pays développés. Dans les pays en développement, la France s’engage également dans des actions en faveur du boisement, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation forestière. Elle soutient également les initiatives permettant le maintien, voire l’augmentation des stocks de carbone par la gestion forestière. Enfin, elle participe financièrement au mécanisme « Forest Carbon Partnership Facility » mis en place par la Banque mondiale en 2007 pour encourager le développement d’expériences pilotes pour lutter contre la déforestation tropicale.
Je remarque avec une extrême satisfaction que dans la réponse du ministre il n’est nullement question de la séquestration géologique du CO2, solution trouvée par les lobbies des combustibles fossiles pour poursuivre leur business. Pourvu que ça dure !
Erreur : Le NON au charbon n’a pas PLU à tout le monde !!!
JdC ce jour : » Avec la révision de son PLU – Plan Local d’Urbanisme – Decize voulait prévoir grand. A la hauteur des projets qui se profilaient . Si le développement de la ZAC du Four-à-Chaux et l’aménagement du Port de la Jonction sont en bonne voie, le PROJET DE CHARBON DE LUCENAY-COSSAYE EST AUJOURD’HUI TOMBE A L’EAU. ET TOUS LES EMPLOIS PROMIS AVEC.
Nul doute qu’avec cette annonce, certaines données devraient être revues à la baisse.. »
Comme quoi, il ne faut jamais vendre ….. vous connaissez la suite….
USA: un feu souterrain menace les derniers habitants d’une ville fantôme
CENTRALIA (Etats-Unis) – Le camion de pompier étincelant garé au milieu de Centralia ne servira sans doute jamais. Car le feu qui ravage cette ville de Pennsylvanie, dans l’est des Etats-Unis, est souterrain et seul le temps – sans doute un siècle ou deux- parviendra à l’éteindre.
Tel est l’étrange destin de ce bourg à quatre heures de route de New York, qu’un feu de charbon qui s’est déclaré voilà 50 ans en sous-sol a transformé en ville fantôme.
Sur une population d’environ 1.000 habitants, moins d’une douzaine de personnes sont encore là, résistant farouchement aux ordres du gouvernement d’évacuer les lieux.
Jalonnant des rues aux noms de fruits (Plum street, Apple ou Grappe), subsistent des panneaux défraîchis, lampadaires et lignes téléphoniques, ainsi que quatre cimetières, mais il n’y a presque plus de maisons.
Le feu, qui continue de se consumer en rongeant les strates de charbon de cette région longtemps minière, n’est pas visible mais on le sent.
De la fumée s’échappe du sol craquelé et brûlant de la route 61, aujourd’hui impraticable et couverte de graffitis, complétant ce tableau de fin du monde.
Les visiteurs, en particulier les journalistes, ne sont pas les bienvenus.
« Ma mère me tuerait si elle me voyait vous parler », lance un homme depuis le seuil de sa maison.
Une légende raconte qu’au XIXe siècle un prêtre catholique aurait maudit Centralia en déclarant: « Un jour cette ville sera effacée de la surface de la Terre ».
La vérité est plus terre à terre: en mai 1962, un amas d’ordures brûlantes est entré en contact avec la couche de charbon qui se trouve dans le sous-sol de la ville.
Plusieurs opérations ont été tentées afin d’éteindre le feu, notamment le creusement de tranchées, mais l’incendie s’est propagé à tout le réseau des anciennes mines de charbon.
Les habitants de Centralia ne se sont aperçus des risques que progressivement: le taux de monoxyde de carbone dans l’air a grimpé, la route s’est craquelée, puis en 1981, un garçonnet a failli être englouti dans une crevasse soudainement apparue sous ses pieds.
Dans les années 1980, le Congrès américain a débloqué 42 millions de dollars afin de racheter les terrains aux résidents. Dix ans plus tard, les autorités de Pennsylvanie utilisaient leur droit de préemption sur toutes les propriétés, poussant le reste des habitants à la porte.
Mais cela n’a pas empêché une poignée d’irréductibles de s’accrocher à leur maison.
« Cela fait 50 ans que j’habite ici », jette un homme de son perron avant de claquer la porte. « Je n’aime pas changer d’adresse ».
Anne Marie Callahan Devine, maire de Centralia de 1985 à 1993, raconte que les habitants se sont sentis abandonnés par les autorités.
« Le gouvernement a trouvé plus facile et moins coûteux d’exclure les gens, plutôt que d’éteindre le feu », s’insurge l’ex-élue. « Ils estiment qu’il faudra entre 100 et 300 ans pour que le feu s’éteigne. C’est triste ».
Tout le destin de cette région est lié aux éléments qui occupent son sous-sol, dont l’anthracite, un type de roche carbonée très combustible.
Alors que le feu consume Centralia, une importante opération de minage a lieu un peu plus loin, au sommet d’une colline.
« Il y a du charbon juste sous les buissons, » relève un habitant de Centralia, avec une voix où percent à la fois fierté et amertume.
(©AFP / 09 février 2010 06h51)
Je rappelle que du fait des propriétés du charbon de Lucenay, particulièrement inflammable, le nouveau projet de Valorca nous expose spécialement à subir les mêmes phénomènes d’autocombustion que ceux signalés ci-dessus par Eureka.
Mercredi 10 février 2010
Le captage et le stockage du carbone, un procédé controversé
Paru sur le site Usine Nouvelle.com :
Le captage et le stockage du carbone, un procédé controversé
Le 02 février 2010 par Ana Lutzky
Commercialisable en 2015, la séquestration industrielle du CO2 doit répondre à deux défis : réduire la pénalité énergétique du captage et les risques du stockage
A côté des puits de carbone naturels, tels les océans ou les prairies, la séquestration industrielle du CO2 est une autre solution pour stocker sous terre ce gaz rejeté par les gros émetteurs, en attendant le développement des énergies renouvelables qui réduiraient l’émission à la source. Les États sont conscients de cet état de fait. La technologie du captage et du stockage de carbone (CCS en anglais), coûteuse, constitue un point d’achoppement des transferts de financements et de technologies des pays du Nord vers les pays du Sud. Les États-Unis s’activent sur ce secteur, la Chine a, bien sûr, commencé ses travaux de recherche en la matière. Parmi les pays les plus actifs, on doit citer la Norvège, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie, l’Allemagne, mais aussi la France. …..
Le stockage en ligne de mire
Aujourd’hui, l’enjeu de la technologie s’est déplacé vers le stockage…… L’inconvénient majeur du captage, en dehors du coût, vient de la pénalité énergétique. Aujourd’hui, absorber le CO2 contenu par les fumées d’une centrale au charbon prend encore… un quart de l’énergie de la centrale ! De quoi attirer la méfiance des associations environnementales.
Mais c’est bien plus le stockage qui retient l’attention. Domaine de prédilection de la plupart des pétroliers et gaziers mondiaux et des sociétés de services pétrolières, telles Schlumberger, HalliBurton, CGG Veritas, ou des géologues comme le BRGM, la situation y est beaucoup moins compétitive, et plus coopérative. D’autant que le stockage dépend de permis venant des autorités étatiques. Transporté par pipeline ou par container jusqu’au lieu sous-terrain de stockage, le CO2 sera le plus souvent injecté en aquifère salin : une poche d’eau de mer préhistorique enterrée sous une couche imperméable d’argile à 2 000 mètres de profondeur. Il peut aussi être injecté dans un gisement de pétrole ou de gaz déplété (ndr. : vidé), voire dans une veine de charbon inexploitée. Des interrogations existent encore sur les risques de fuite et de pollution des nappes phréatiques : le CO2 acidifie l’eau, il est toxique à une concentration de 5 % dans l’air et mortel à 20 %. Réinjecté dans des puits de pétrole déplétés, il peut migrer vers d’autres puits ouverts ou mal bouchés. Dès lors, les sites de stockage doivent faire l’objet d’études préalables poussées et d’une surveillance sur les milliers d’années qui suivent leur mise en service. D’autant que les lieux de stockage ne sont pas toujours les moins peuplés en surface : par exemple le Bassin parisien et Berlin constituent des sites privilégiés compte tenu de leur structure géologique !
Qui portera la responsabilité des risques ?
De nombreuses questions se posent à propos de la personne morale sur laquelle portera le risque. D’une part, les réservoirs souterrains seront sûrement partagés entre plusieurs opérateurs. D’autant plus qu’une directive européenne précise qu’un propriétaire ne pourra interdire l’accès à son stockage. D’autre part, la spécialité du stockage de carbone est souvent confiée à des filières des majors, plutôt destinées à être opératrices et non propriétaires : Geogreen pour le BRGM, Ruhrgas pour l’allemand E.ON. Les opérateurs sont trop petits pour prendre la responsabilité du stockage, même si ce sont eux qui gèrent, sur le terrain, les paramètres d’injection … et donc les risques.
A.L
Article complet :
http://adenca.over-blog.com/ext/http://www.usinenouvelle.com/article/le-captage-et-le-stockage-du-carbone-un-procede-controverse.N125609
« On n’avait pas vu ça depuis 1987 »
STÉPHANE HALLEGATTE climatologue à Météo France
F.M. | 10.02.2010, 07h00
Spécialiste du réchauffement climatique, Stéphane Hallegatte a participé à la rédaction du quatrième rapport du Giec en 2007.
La France connaît sa troisième vague de froid depuis le début de l’hiver. Est-ce exceptionnel ?
STÉPHANE HALLEGATTE. L’hiver a été plus rigoureux que d’habitude avec des températures nettement en dessous de la moyenne.
Ce ne sont ni les températures ni les chutes de neige qui sont exceptionnelles mais plutôt la durée et l’étendue géographique de ces vagues de froid. En janvier, toute la France a été touchée avec un effet paralysant sur les transports et la production électrique. On n’avait pas vu ça depuis 1987.
Tous ceux qui remettent en cause le réchauffement climatique doivent se frotter les mains.
C’était effectivement plus simple de parler de réchauffement après la canicule de 2003. Ce n’est pas parce que la Terre se réchauffe qu’on ne connaîtra pas en 2030 des hivers aussi froids que celui-ci. Mais il y aura à l’avenir davantage de vagues de chaud que de vagues de froid. En un siècle, la température a déjà augmenté de 0,7 o C sur le globe et de plus d’un degré en France.
Pourquoi cet hiver semble particulièrement interminable ?
Parce que les gens ont la mémoire courte. Habitués depuis quelques années à une exceptionnelle douceur, on avait oublié à quoi ressemble un véritable hiver. A température égale, on remarque moins un hiver avec quatre ou cinq petites vagues de froid de trois jours que le même hiver avec trois semaines de vague de froid. On vient de connaître en France l’un des automnes les plus doux depuis cent cinquante ans et personne ne l’a remarqué.
IL Y A CERTES CEUX QUI ONT LA MEMOIRE COURTE, MAIS IL Y A AUSSI CEUX QUI SONT TROP JEUNES POUR AVOIR CONNU LES VRAIS HIVERS QUE NOUS, LES VIEUX, AVONS VECUS 56 69 86. ET IL Y A SURTOUT CEUX QUI SE LAISSENT ABUSER PAR L’INTOX A OUTRANCE PRATIQUEE PAR LES NEGATIONNISTES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE AUX ORDRES DES LOBBIES.
Gazprom lance le premier projet russe d’extraction du gaz issu du charbon
MOSCOU – Le géant russe Gazprom a annoncé avoir lancé vendredi le premier projet russe d’extraction de gaz à partir de charbon en Sibérie, qui nécessite une technique de pointe actuellement en plein développement en raison du gigantesque potentiel de cette source d’énergie.
La cérémonie a eu lieu en présence du président russe Dmitri Medvedev, sur le gisement de Taldinskoïe, dans la région de Kemerovo, a indiqué le groupe dans un communiqué.
« Aujourd’hui, nous avons fait un pas important sur la voie de la création d’une nouvelle branche dans le complexe énergétique de Russie -l’extraction de méthane à partir de strates de charbon », s’est félicité le patron du groupe russe, Alexeï Miller, cité dans le communiqué.
Les réserves de méthane contenues dans le charbon dans le bassin du Kouzbass sont évaluées à 13.000 milliards de mètres cubes, selon Gazprom, qui a précisé tabler dans un premier temps sur une production annuelle de quatre milliards de mètres cubes de méthane.
A long terme, le groupe compte produire entre 18 et 21 milliards de mètres cubes de gaz par an.
L’exploitation du gaz issu du charbon et du gaz de schiste est coûteuse, mais elle est en plein développement, en raison de son immense potentiel.
Les Etats-Unis ont ainsi accru leur production de gaz et dépassé en 2009 la Russie grâce au développement de l’extraction du gaz de schiste.
Face à l’expansion de ces nouvelles techniques, M. Medvedev a chargé le gouvernement de lui fournir un rapport sur le développement de la production sur les plateaux continentaux, alors que la Russie a observé une chute drastique de la demande en gaz.
« Je voudrais des prévisions un peu plus précises sur ce qui va se passer, parce que c’est bien de reporter à plus tard, mais personne ne sait ce qui va se passer plus tard », a-t-il déclaré, cité par l’agence russe Interfax.
Vendredi, le consortium Shtokman Development a annoncé que le début de la production de gaz et de gaz naturel liquéfié du vaste gisement gazier de Chtokman, dans le grand Nord russe, allait être retardée en raison des « changements dans la situation du marché ».
M. Medvedev a souligné que les sources alternatives d’énergie se développaient et qu’il ne fallait « pas se voiler la face ».
Dans ce contexte, il a demandé à ce que « le gouvernement étudie de nouveau avec Gazprom la situation autour de Chtokman et le délai qui lui a été accordé ».
GAZPROM
(©AFP / 12 février 2010 17h16)
L’article ci-dessus apporte une confirmation de l’engouement actuel pour le CBM et de l’absence totale de prise en compte des impacts environnementaux que comporte son extraction. Il est vrai que les Russes n’en sont plus à cela près.
Quant à nous, voyons là une raison supplémentaire de prendre le projet Valorca Gaz au sérieux.
A qui profite le crime?
L’évidence du changement climatique, condamnant à court terme les pratiques de la civilisation dite de consommation, est devenue de plus en plus insupportable à tous ceux qui en tirent les profits que l’on sait. Aussi les lobbies des combustibles fossiles, les plus menacés s’emploient-ils depuis plusieurs années à recruter des climatoseptiques chargés de nier soit le réchauffement, soit son origine anthropique. L’impact, désormais patent dans l’opinion, de l’alarme climatique, venant s’ajouter aux conséquences de la crise financière, menace de modifier à court terme les comportements consuméristes. Les lobbyistes ont opportunément découvert dans la nature même du GIEC, organisation mal structurée, faisant appel aux prestations de plusieurs centaines de scientifiques de nationalités différentes et de niveaux disparates le talon d’Achille de la théorie du réchauffement. Il n’a pas été difficile à des limiers exercés de découvrir parmi des milliers de pages quelques détails contestables, quelques déclarations excessives ou mal fondées et le tour a été joué. Il a-été facile aux spécialistes du marketing d’orchestrer à partir de ces quelques défauts secondaires la montée en puissance de leur campagne de désinformation. Bien opportunément une vague de froid exceptionnelle s’abattant sur les USA leur sert à point nommé d’argument alors qu’en fait de tels phénomènes météorologiques extrêmes s’inscrivent parfaitement dans le scénario du bouleversement du climat.
Cette campagne, outre ceux qui émargent directement aux budgets des lobbies, comble d’aise tous ceux pour qui les options négationnistes, quelles qu’elles soient, sont un bon moyen de se valoriser à peu de frais et les adeptes de la maxime «après nous le déluge» à qui il importe peu de consommer et de consumer les ressources de la planète tout en sacrifiant la survie de leurs enfants.
Les véritables scientifiques, spécialistes du climat, paraissent bien mal armés pour répondre sur le même ton au flot de sarcasmes déversés où il n’est pas difficile de discerner le style de publicitaires patentés.
Cependant la fonte des glaces arctiques s’accélère, le permafrost exhale son méthane, les inondations et les sécheresses se multiplient. Combien de catastrophes faudra-t-il encore pour mettre un terme à cette tentative de désinformation d’un autre âge?
La peau du GIEC
LE MONDE | 13.02.10 | 13h45
La découverte d’une erreur dans le rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a donné, fin décembre 2009, le coup d’envoi à une campagne médiatique sans précédent dirigée contre le panel d’experts et son président, l’Indien Rajendra Pachauri. Il ne faut pas la minimiser : l’erreur est lourde. Dans son rapport 2007, qui lui a valu le prix Nobel de la paix, le GIEC écrivait que les glaciers de l’Himalaya – châteaux d’eau de l’Asie – disparaîtraient d’ici à 2035.
Pour sa défense, le GIEC, qui a reconnu son erreur, a expliqué qu’il s’agit d’une « coquille » perdue dans le corps des quelque 3 000 pages du rapport 2007. Cette coquille n’a pas été reprise dans les résumés rédigés à l’attention des décideurs politiques et elle a, à l’évidence, été commise sans intention de tromper.
Certes. Mais ce chiffre alarmant et erroné a été repris, pendant plus de deux ans, par les médias du monde entier, sous la caution du GIEC. Avec la conclusion qui s’impose : il est urgent d’agir pour se mettre à l’abri de ce scénario catastrophe.
Faut-il, pour autant, accuser les experts du climat de pessimisme excessif, voire d’alarmisme patenté ? Faut-il se prêter à la campagne de discrédit qui fait rage outre-Manche ? Faut-il, comme le suggèrent quelques scientifiques, réformer profondément la structure du groupe d’experts ? Ce serait ignorer la solidité du travail – accompli bénévolement par l’ensemble de la communauté scientifique – dans cette tâche titanesque qu’est la revue générale des connaissances dans le domaine des sciences du climat. Car le GIEC ne mène pas des travaux de recherche. Il synthétise les connaissances existantes pour en tirer un consensus le plus objectif possible. Et ce travail n’est pas fait avec légèreté.
Durant la vingtaine d’années de sa courte existence, cette organisation sans équivalent a largement démontré la robustesse des procédures de contrôle qu’elle s’applique. Appeler aujourd’hui à sa réforme ou à la démission de son président, au motif de la découverte d’une seule erreur reconnue comme telle par le panel, semble disproportionné par rapport aux faits reprochés.
Ce serait une manière d’essayer d’enrayer l’intense campagne de dénigrement dont le GIEC est la cible depuis deux mois. Le succès n’est pourtant nullement garanti : qui dit que cela suffirait à calmer ceux qui veulent de toute façon avoir la peau du GIEC ? Dans cette affaire, les idéologues ne sont pas du côté qu’on pourrait croire.
OK !IL RESTE ENCORE A IDENTIFIER « CEUX QUI VEULENT LA PEAU DU GIEC ».
AL GORE dénonce le captage et stockage du CO2
Al Gore donne la voie à suivre
Dès le début de sa carrière politique, Al Gore s’est illustré par sa maîtrise des dossiers énergétiques et environnementaux. (phot ap)
Dès le début de sa carrière politique, Al Gore s’est illustré par sa maîtrise des dossiers énergétiques et environnementaux. (phot ap)
C’est une voix singulière qui s’élève à nouveau au-dessus des égoïsmes nationaux et de l’échec corollaire de la conférence de Copenhague, en décembre dernier. Trois ans après la sortie en France d’« Une vérité qui dérange », un documentaire sur le réchauffement climatique, Al Gore revient avec un livre-somme, « Choisir maintenant ». Son titre est le fidèle décalque du credo. Que choisir ? Tout, répond l’ancien vice-président démocrate, prix Nobel de la paix en 2007. Choisir l’énergie et la façon de l’utiliser, choisir le modèle économique, choisir en conséquence la civilisation dans laquelle nous vivrons et l’avenir qui se dessine. Vaste ambition éditoriale.
L’auteur a quelque compétence à la poursuivre. Al Gore n’a rien d’un écologiste de la 25e heure, « greenwashed » à la faveur du vent qui tourne. Dès le début de sa carrière politique dans le Tennessee, il s’est illustré par sa maîtrise hors du commun des dossiers énergétiques et environnementaux. Le contexte – les années 80 aux États-Unis – n’était pourtant guère propice à une telle curiosité scientifique. Sa défaite à l’élection présidentielle de 2000 n’a rien changé sur ce plan. Al Gore continue à creuser son sillon.
Les solutions existent
Là où « Une vérité qui dérange » s’arrêtait pour l’essentiel au constat anxiogène, « Choisir maintenant » s’apparente à un bréviaire vitaminé sur la (les) façon(s) de sortir par le haut de la crise écologique. Très documenté, richement illustré, le propos souffre toutefois d’un léger décalage avec l’actualité. Paru l’an passé aux États-Unis, l’ouvrage postule un accord – même minimal – des nations sur leurs émissions de gaz à effet de serre à Copenhague. Il parie du moins sur la bonne volonté des acteurs internationaux pour fixer un prix au carbone. Dans le vaste champ des mésententes sino-américaines, on peine aujourd’hui à discerner un frémissement sur ce chapitre crucial…
Pour Al Gore, fixer le prix du carbone est pourtant la pierre angulaire d’un nouveau modèle économique et environnemental. Il dénomme « subprimes carbone » les investissements qui ignorent le risque écologique, comme les subprimes immobilières ignoraient le risque financier. Ils sont, selon lui, le fruit du courtermisme des acteurs économiques.
Regard sur le nucléaire
Gore ne se contente pas de le déplorer, il esquisse les voies qui permettraient d’en sortir. En suivant celles qui ont permis l’érection de la cathédrale de Chartres sur plus de cent ans, ou celles qui ont plus récemment remédié aux pluies acides aux États-Unis ou au trou dans la couche d’ozone. En balayant l’argumentaire des climato-sceptiques, dont il décortique de façon très convaincante la mécanique copiée sur celle du lobby du tabac.
Dans la foulée, Al Gore entend démontrer que l’on peut accepter l’idée d’un autre développement qui ferait fi des solutions de replâtrage. Dans les rangs de celles-ci, l’auteur mitraille allègrement les trouvailles de la géo-ingénierie, tout comme le captage-stockage du CO2 et le nucléaire. Le regard froidement économique – et très américain – qu’il porte sur cette dernière filière tranche avec le discours dominant sur la question en France.
On peut, bien sûr, contester certains des points de vue avancés. Au bout de ces quelque 400 pages d’expertise appliquée, on en revient tout de même à cette question obsédante : que serait le monde devenu si cet homme avait obtenu 538 voix supplémentaires en Floride, le 7 novembre 2000 ?
On comprend pourquoi Al gore:
1) a décliné l’offre de faire partie de l’équipe Obama qui opte pour le « charbon propre ».
2) est la cible privilégiée de la campagne actuelle d’ »antiwarmings » qui n’hésitent pas à user d’arguments diffamatoires sous couvert de l’anonymat.
Ce qu’on nous cache sur les déchets des centrales au charbon
L’Agence américaine de la protection de l’environnement (EPA) a publié le 4 février les plans d’action de 22 centrales électriques dotées de 43 zones de stockage de cendres de charbon, selon un communiqué de l’agence.
Ces plans d’action ont été exigés par l’EPA à la suite de la rupture en décembre 2008 d’une telle zone de stockage dans l’est du Tennessee, répandant plus de 4 millions de mètres cubes de boues toxiques (1). L’EPA a qualifié l’événement de «pire désastre environnemental de ce type dans l’histoire».
Le même jour, l’agence a publié des rapports d’évaluation sur la structure de 40 autres zones de stockage de ces déchets, dans 16 centrales. La plupart sont jugées comme «à haut» potentiel de danger, ou «significatif». Le premier critère implique un risque de mort humaine; le second des pertes économiques, environnementales ou des dommages à des infrastructures…
QUATRE RAISONS DE RESTER HYPERVIGILANTS:
1) l’avenir politique peut nous réserver bien des surprises et personne ne peut nous garantir qu’un autre ministre de l’Environnement refusera une nouvelle demande de concession.
2) la crise de l’emploi est manifestement en train de s’aggraver et les emplois de la mine, bien qu’illusoires, constituent le seul argument des pro-charbons.
3) la campagne anti réchauffement , derrière laquelle il n’est pas difficile de deviner l’action du lobby du charbon, prend une ampleur inquiétante.
4) Valorca risque de disposer d’atouts que n’avait pas la Seren :
-ses deux dirigeants sont d’anciens élèves de l’école Polytechnique et peuvent compter sur l’appui de nombreux décideurs qui comme eux en sont issus.
-l’obtention d’une autorisation de forages sur le site lui faciliterai l’accès à une concession.
Info JdC ce jour – dernière page
LE FEU COUVE SOUS UNE VILLE EN PENSYLVANIE –
« Le feu qui ravage Centralia, en Pensylvanie, est souterrain et seul le temps – sans doute un siècle ou deux – parviendra à l’éteindre. Tel est l’étrange destin de ce bourg qu’un feu de CHARBON, qui s’est déclaré voilà 50 ans, a transformé en ville fantôme. »
Méthane ? vous avez dit Méthane ? Alors voilà :
Le Conseil Régional de Bourgogne vient d’annoncer le financement de projets régionaux. Parmi ces projets, un dossier Nivernais tout à fait novateur – JdC du 20/2 – :
« Premier projet de METHANISATION mené en Bourgogne. Porté par le GAEC des Plots à Devay, ce projet vise à transformer les effluents d’élevage (le fumier) et les graisses alimentaires usagées en gaz, pour alimenter un co-générateur. L’élecricité produite sera revendue à EDF trandis que l’eau chaude résiduelle, produite par l’installation, ira à un réseau de chaleur pour le poulailler et pour les habitations des associés du GAEC. L’investissement, 2,8 M eur.a bénéficié du soutien de la région à hauteur de 556.000 eur.auxquels s’ajoutent les aides de l’ADEME (300 000 eur)et du Ministère de l’Agriculture (275 000 eur). »
Comme quoi, dans la Nièvre, on n’a pas de pétrole, on a du charbon, mais surtout on a du fumier ….
EXTRAIT D’UN ARTICLE DE LIBERATION.FR SUR LE LOBBYING AUX USA:
19/02/2010
« En coulisses, les lobbys retracent les contours de la loi climat
Défenseurs du «charbon propre», coalition pétrolière… Une armée de groupes de pression s’active pour gagner les faveurs des sénateurs US.
Le charbon est l’un des secteurs qui emploie le plus de lobbyistes à Washington : les grands producteurs se sont rassemblés dans un groupe de pression, l’ACCCE (American Coalition for Clean Coal Electricity), qui promet un «charbon propre» à condition qu’on lui assure assez de subventions pour y parvenir. Lors de la présidentielle de 2008, l’ACCCE a arrosé le Congrès de 15,6 millions de dollars, estime le Center for Responsive Politics, qui fouille aussi le sujet. Le premier bénéficiaire fut le républicain John McCain (302 474 dollars), suivi par Barack Obama, crédité de 241 870 dollars. Mais la loi a suscité l’intérêt d’autres lobbyistes : énergies renouvelables, agroalimentaire, nucléaire… Très inquiets des projets démocrates, de grands groupes industriels, notamment pétroliers, se sont groupés depuis 2007 au sein d’un US Climate Action Partnership (Uscap), favorable à la loi Cap and Trade… dans l’espoir qu’elle ménage leurs intérêts. Trois de ses membres, ConocoPhillips, BP et Caterpillar viennent d’ailleurs de le quitter avec fracas : un signe que les industriels n’ont plus très peur qu’Obama leur fasse grand mal ».
N’EN SERAIT-IL PAS DE MÊME DE CE CÔTE-CI DE L’ATLANTIQUE ??
Par Sophie Chapelle (1er décembre 2009)
Ce vote est presque passé inaperçu : le 25 novembre, les trois quarts des députés européens, dont – surprise ! – la plupart des écologistes, ont adopté une résolution lourde de conséquences : l’extension du marché carbone mis en place en Europe à l’ensemble de la planète. Le recours au marché pour acheter et vendre des « droits à polluer » est loin d’avoir rempli son objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pire : plusieurs techniques polluantes pourraient demain être considérées comme relevant du « développement durable » : l’énergie nucléaire, la culture de certains OGM ou LA CAPTATION SEQUESTRATION DU CO2. Sans oublier les effets socialement néfastes de certains projets sur les populations locales.
IL ME SEMBLE URGENT DE CONNAÎTRE SANS AMBIGÜITE LA POSITION DE TOUS LES CANDIDATS DU SCRUTIN DE MARS A L’EGARD DE LA CSC.
A L’ADRESSE DE TOUS CEUX QUI ACCORDENT ENCORE QUELQUE CONSIDERATION AU CELEBRE CHASSEUR DE MAMOUTHS !
La liste imaginaire des « cautions » scientifiques enrôlées par l’ancien ministre lLe Monde: 27 02 10
À la page 132 de L’Imposture climatique, Claude Allègre écrit : « Il y a, dans divers pays, de nombreux spécialistes climatologues qui, souvent au péril de leur survie scientifique, ont combattu les théories du GIEC. » « Je donne donc quelques noms parmi les plus prestigieux, et sans être exhaustif, poursuit-il. Les Scandinaves Svensmark et Christensen, Dudok de Wit, Richard Courtney, Martin Hertzberg, Denis Haucourt, Funkel et Solansky, Usoskiev, Hartmann, Wendler, Nir Shaviv, Syun-ichi-Akasofu. »
L’Américano-Israélien Nir Shaviv et les Danois Henrik Svensmark et Eigil Friis-Christensen, spécialistes du Soleil, sont connus pour leurs travaux – très controversés – liant l’activité solaire et les variations climatiques au XXe siècle. Tous les physiciens solaires ne sont cependant pas sur cette ligne, tant s’en faut. Ainsi, Thierry Dudok de Wit (Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace), également « enrôlé », dit ainsi : « L’influence du Soleil sur le climat terrestre est incontestable et est toujours l’objet de nombreux travaux, mais, depuis le XXe siècle, il est clair que les gaz à effet de serre émis par les activités humaines ont une influence dominante. L’influence de la variabilité solaire est largement secondaire, au moins pour ce que nous en savons aujourd’hui. »
Quant à Richard Courtney, également mentionné par M. Allègre, il n’est pas climatologue, mais « consultant indépendant en énergie et environnement », à en croire la page qui lui est consacrée sur le site Web du Heartland Institute – un think tank conservateur américain. Celle-ci précise notamment que « ses réussites ont été saluées par l’association pour la gestion des industries minières de Pologne ».
Martin Hertzberg n’est pas non plus un « spécialiste climatologue », mais « consultant en science et technologie » – c’est en tout cas ce qu’il indique en préambule d’un article (sans apport de résultats scientifiques) publié récemment dans Energy & Environment.
ETUDES INTROUVABLES
Autre caution supposée prestigieuse de M. Allègre, « Denis Haucourt » : ce nom est absent des bases de données de la littérature scientifique. Ce spécialiste présumé du climat semble ne pas exister, à moins que l’orthographe de son nom ne soit erronée. De même, interroger l’index de Google Scholar avec le nom d’auteur « Funkel » renvoie à 17 études. Elles portent sur des travaux en dermatologie, en sciences de l’informatique, sur le traitement des appendicites chez des patients atteints de tuberculose… mais aucune ne traite du climat ou même des sciences de la Terre. On cherche aussi en vain les études publiées par un certain « Usoskiev ». Elles sont introuvables.
« Solansky » n’existe pas non plus. Mais on reconnaît là Sami Solanki, l’un des plus grands spécialistes mondiaux de physique solaire (Institut Max-Planck de recherche sur le système solaire, Allemagne). Interrogé par Le Monde, M. Solanki réfute avec vigueur les idées qui lui sont attribuées par M. Allègre. « Je ne suis pas opposé aux principales conclusions du GIEC, c’est-à-dire que la Terre s’est globalement réchauffée de 0,8 ° C dans le dernier siècle environ, et qu’une large fraction de cela est due aux gaz à effet de serre émis par l’homme, explique-t-il. En particulier, la forte augmentation de température sur les derniers 40 ans n’est définitivement pas due à la variabilité solaire, mais le plus vraisemblablement, à l’effet dominant des gaz à effet de serre. »
Dans la longue liste égrenée par M. Allègre, on trouve aussi Dennis Hartmann, professeur à l’université de Washington. Mais lui aussi réfute son « enrôlement ». « Je pense que l’ensemble de preuves présenté par les scientifiques travaillant sur les rapports du GIEC est très convaincant sur le fait que la Terre se réchauffe en conséquence directe des activités humaines, explique-t-il. Et que si nous continuons à augmenter la quantité de CO2 dans l’atmosphère, la Terre continuera à se réchauffer pendant ce siècle. »
Egalement sollicité par Le Monde, Gerd Wendler, directeur du Centre de recherche climatique de l’université d’Alaska, autre enlisté de M. Allègre, explique : « Je pense que les changements anthropiques (les gaz à effet de serre et les modifications de paysages) mais aussi les changements naturels détermineront le climat du futur. » Et, s’il dément être un opposant farouche au GIEC, M. Wendler ajoute : « Ignorer les changements naturels comme l’a fait le rapport du GIEC est incomplet. »
Ailleurs dans son livre, M. Allègre étaye son opinion, très négative, sur les modèles numériques de prévision du climat en convoquant la prestigieuse caution de Carl Wunsch, l’un des plus grands océanographes vivants, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT). M. Allègre cite ainsi un extrait d’une allocution récemment donnée par M. Wunsch : « Notre insuffisante connaissance de l’océan met toute prédiction du climat à long ou moyen terme hors du champ de la science. » Contacté par Le Monde, M. Wunsch se reconnaît dans cette opinion. Mais il tient à ajouter : « Je pense que les modèles ne sont pas pertinents pour prédire le climat, mais qu’ils montrent de manière plausible les conséquences du réchauffement climatique, c’est-à-dire les risques que nous encourons. Et je trouve que ces risques sont extrêmement inquiétants. »
S. Fo.
BRICE LALONDE REPOND A CLAUDE ALLEGRE: « IRRESPONSABLE! »
Propos recueillis par Frédéric Lewino:
Brice Lalonde, ancien secrétaire d’État puis ministre de l’Environnement (1988-1992), aujourd’hui ambassadeur chargé des négociations internationales sur le changement climatique, lance un défi à l’auteur de L’Imposture climatique .
-Le Point : Faites-vous partie de cette « bien-pensance écologique » dénoncée par Claude Allègre ?
-Brice Lalonde : En réalité, c’est le changement climatique qui a longtemps été nié par les « bien-pensances » scientifiques et politiques. Allègre n’est pas Galilée. Il serait plutôt du côté de Ptolémée que de Copernic, un représentant de la science ancienne. Et, d’abord, s’agit-il de science ou de théâtre ? Les débats scientifiques progressent dans les labos, les colloques, les publications, non dans les vociférations de mandarins péremptoires, quels qu’ils soient.
-Allègre dénonce un complot international.
-B.L.La bonne blague ! Qui seraient les comploteurs ? Pas les États-Unis, décidément réfractaires. Pas les partis verts, qui ont longtemps considéré le changement climatique comme une propagande en faveur de l’industrie nucléaire. Plus simplement, les recherches ont progressé. Une majorité de scientifiques établissent une corrélation entre le changement climatique, que nul ne remet en question, et l’accroissement de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Allègre propose-t-il une autre explication ? Prendrait-il la responsabilité politique de signer un document affirmant qu’il faut mettre fin aux politiques publiques contre le changement climatique, que l’humanité peut continuer à envoyer dans l’atmosphère autant de gaz que les réserves de combustibles fossiles le permettent et qu’il n’y a aucun risque à cela ?
-Pourtant, le Giec a dû reconnaître des erreurs.
- B.L.Mais vive la critique ! Les contributions du Giec reposent sur des milliers d’études. Que certaines soient réfutées, qu’il y ait des erreurs, c’est normal. La science fonctionne comme ça. Que le Giec améliore ses procédures, parfait. Cet organisme rassemble les données et en propose la synthèse. Rien n’interdit aux hommes politiques d’aller chercher leurs informations auprès de leurs instances scientifiques nationales, de leurs académies. Mais, entre nous, tout le monde fait le même constat : que les activités humaines commencent à menacer la biosphère, que l’on doit s’organiser à l’échelle mondiale, que l’économie doit intégrer l’écologie. C’est une dimension nouvelle et je comprends que des hommes du passé ont du mal à l’avaler. Est-on ayatollah en disant cela ?
-Pourtant, Claude Allègre n’est pas n’importe qui. Il a reçu les plus hautes distinctions scientifiques.
B.L.Comme tout bon scientifique, Allègre doit considérer qu’il peut avoir tort. Un sceptique doit pouvoir douter de ses propres propos. Une gloire doit tempérer par des scrupules son désir de paraître. Qu’il s’exprime au moins avec prudence et mesure ! Par le passé, il s’est déjà fourvoyé. Je me souviens qu’il minimisait le danger de l’amiante ou qu’il suggérait de déverser le lisier breton au large des côtes. « Acceptons de prendre des risques », dit-il. Pourtant, quand il était à la tête de l’Institut de physique du globe – en quelque sorte le Giec français des volcans – il a recommandé d’évacuer la population autour de la Soufrière, malgré l’avis de Tazieff, à titre de précaution. Finalement, l’éruption n’eut pas lieu. Mais qui le lui reprocherait ? Pourquoi n’agit-il pas de la même manière aujourd’hui ? Un responsable se doit de faire attention à ses propos. Il se répand dans les médias sans mesurer le moins du monde les conséquences de ses paroles. De mon point de vue, c’est irresponsable.
-Donc, les gouvernements ont raison d’écouter les scientifiques, d’après vous ?
B.L.Quand je suis au volant d’un bus et que neuf savants sur dix me disent qu’il y a un mur devant, je change de direction. Eh bien, les politiques sont exactement comme cela. Dans cette affaire, ce qui compte, c’est de maintenir le nouveau cap en se gardant des à-coups et des outrances, d’où qu’ils viennent.
ALLEGRE AVAIT DIT: « ACCEPTONS DE PRENDRE DES RISQUES ». IL PREND CELUI DE PERDRE DEFINITIVEMENT TOUTE CREDIBILITE.
JE RAPPELLE QUE L’EPISODE DE L SOUFRIERE S’EST MAL TERMINE POUR TAZIEFF QU’ALLEGRE S’EST EMPRESSE DE LIMOGER…
ALLEGRE : pour compléter les deux textes ci-dessus, à lire l’analyse, par Libération, du texte de Claude Allègre paru dans le Monde : Les Cent-fautes de Cl. Allegre :
http://www.liberation.fr/marbre/010115396-polemique-claude-allegre-les-reponses-de-liberation
A revoir également l’émission de France 5 du Dimanche 28 Février, C Politique, l’invité de N. Demorand étant « encore » Cl. Allègre – mais aussi une interview de Jean Jouzel essayant de contrer ce « petit mammouth ».
Chauffage urbain à Forbach
Après le charbon, retour au bois
Par Matthieu VILLEROY • Journaliste La Semaine • 22/02/2010 à 17h06
Jusqu’à la fin de l’année dernière, le chauffage urbain de Forbach, Behren et Stiring-Wendel était assuré par le gaz de mine. Dans deux ans, la nouvelle chaufferie basculera au bois ! Un investissement de 30 millions d’euros supporté par Cofely, l’opérateur privé qui possède déjà un équipement similaire à Epinal. Une volonté de sauter le pas vers les énergies renouvelables, à l’heure où les applications du Grenelle se concrétisent un peu partout en France. Largement soutenue par les élus locaux, cette initiative va également permettre, en plus de la chaleur, de produire de l’électricité.
Article complet cliquez sur le lien suivant :
http://www.lasemaine.fr/2010/02/22/apres-le-charbon-retour-au-bois
L’apparent succès de la campagne actuelle orchestrée contre le GIEC témoigne à la fois d’une méconnaissance totale de faits pourtant solidement établis tels que la fonte de toutes les glaces à la surface de notre planète, et d’une volonté concertée de désinformation.
Nous qui, depuis bientôt quatre ans sommes, du fait de la menace pesant sur notre cadre de vie, hypersensibilisés au problème du changement climatique, concevons mal que l’évidence n’en soit pas unanimement reconnue. C’est ne pas tenir compte de l’insuffisance de l’information diffusée sur le sujet par les médias et aussi du plaisir que prennent certains à cultiver quelque négationnisme que ce soit depuis la réalité des camps nazis, jusqu’au onze septembre en passant par le succès du programme lunaire Apollo.
Qu’importe que le dernier livre d’Allègre soit bourré de mensonges, les commentaires que l’on en peut trouver sur internet sont en majorité approbateurs. Certains sont d’une violence consternante à l’égard des «réchauffistes» et les condamnations radicales de l’Ecologie n’y sont pas rares.
Deux faits me paraissent désigner ceux qui se cachent derrière cette manipulation.
1) Le coup d’envoi de la campagne actuelle a été donné par le Sunday Times organe du groupe de presse international de Rupert Murdoch, ennemi déclaré de l’écologie et climatonégationniste acharné.
2) Les attaques visant Ale Gore sont particulièrement nombreuses et virulentes. C’est manifestement l’homme à abattre pour les lobbies du charbon et du pétrole qui l’ont prouvé en truquant les présidentielles de 2001 pour faire élire l’inoubliable G.W. Busch.
L’action de ces très puissants lobbies est de toute évidence derrière cette campagne. Dieu merci un certain Allègre s’emploie à la discréditer. J’ai été surpris d’entendre ce matin sur Europe1, Jacques Attali parler, à propos de la tempête Xynthia, du changement climatique comme d’un fait acquis.
L’AMAZONGATE S’ECROULE
mar
2010
Climategate ou mediagate ? L’Amazongate fait pencher la balance vers mediagate. Lancé par le Sunday Times, l’Amazongate accuse le Giec d’avoir dupé le public et les gouvernements sur le risque de secheresses menaçant l’Amazonie en citant un rapport du WWF et de l’UICN écrit par Andy Rowell et Peter Moore publié en 2000.
Raté !!! : le chiffre de 40% cité par ce rapport provient directement d’un article publié par Nature en 1999, et son premier auteur, Daniel Nepstad, un scientifique réputé du Woods Hole Research Center (Massachussets, USA) vient de publier un communiqué énervé contre cette nouvelle manipulation médiatique.
Ce nouveau scandale a démarré par un article du Sunday Times du 24 janvier, repris par le Wall Street Journal. Argument : le rapport 2007 du Giec, en citant un texte du WWF et non la littérature scientifique, aurait exagéré le risque de sécheresse en Amazonie. Or, ce rapport cite en référence un très grand nombre d’articles scientifiques parus dans les meilleures revues. Dont celui de Daniel Nepstad d’où est tiré le chiffre cité. Même si le rapport Rowell ou sa citation dans le rapport 2007 du Giec sont parfois imprécis quant aux surfaces étudiées, l’avis de Daniel Nepstad est catégorique : «en résumé, la conclusion du Giec est correcte.»
L’énervement de Daniel Nepstad est logique : un éditeur du journal l’avait contacté avant parution de l’article soit disant en quête « d »informations ». Et Daniel Nepstad lui avait donné des informations, par oral et par ecrit (un mail) qui auraient dû empêcher le journal de monter ce soi-disant scandale amazonien. Pire : l’auteur du rapport du WWF, Rowell, affirme n’avoir jamais été contacté par le journaliste qui a signé l’article, Jonathan Leake. (Informations données ici ) Mais il semble que désormais toute déontologie professionnelle devient inutile dès lors que l’on cherche à casser du Giec. Tous les coups sont bons, surtout s’ils sont sous la ceinture.
Il est intéressant de noter que ces études sur le risque de sécheresse en Amazonie sont multiples et que les dernières parues confirment celles de Nepstad. Ainsi, une équipe de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) vient de publier deux articles sur l’évolution des pluies depuis 40 ans en Amazonie. Cet article paru dans International Journal of Climatology en décembre 2008, et cet autre dans Journal of Hydrology en 2009.
Ce travail, permis par l’implantation de l’IRD en Amérique latine et des collaborations scientifiques est expliqué ici en termes simples par une fiche scientifique de l’IRD. On y lit ceci : «En 40 ans, sur l’ensemble du bassin, ces dernières montrent une nette tendance à la diminution des précipitations, avec une baisse relative estimée à 9% entre 1975 et 2003 (avec des disparités saisonnières et régionales). Leurs recherches, basées sur les données de plus de 750 stations pluviométriques réparties dans les cinq pays du bassin, complètent les études précédentes, focalisées sur l’Amazonie brésilienne.
Les chercheurs de l’IRD ont pu étudier une plus vaste zone, alors que jusqu’à présent, les recherches restaient centrées sur la partie brésilienne du bassin du fait d’une politique de diffusion libre des données météorologiques au Brésil, ce qui en facilite l’accès pour les chercheurs. «Dans les pays andins, explique l’IRD, en raison de la politique des services météorologiques, ces informations étaient moins facilement disponibles. Mais elles sont surtout plus rares dans les régions escarpées, couvertes de forêts impénétrables et difficiles d’accès, du versant amazonien des Andes. Dans cette étude, menée en partenariat entre institutions de recherche et services météorologiques et hydrologiques des pays du bassin, la base de données exploitée est particulièrement riche sur la région andine (Bolivie, Pérou, Équateur et Colombie). Cette étude a donc permis de compléter les travaux précédents et de proposer, pour la première fois, une analyse de la variabilité spatio-temporelle des précipitations sur l’ensemble du bassin amazonien.»
UN PEU LONG… MAIS C’EST DEMONSTRATIF, CAR LE SUNDAY TIMES ET LE WALLSTREET JOURNAL QUI ONT MAGOUILLE CE MENSONGE APPARTIENT A RUPPERT MURDOCH !!
Je conseille vivement la lecture du numéro spécial de
Science & Vie:
« Climat le réchauffement est-il sûr »?
Du sérieux ! de quoi faire oublier rapidement les délires d’un certain Allègre et considérer la campagne climatoseptique pour ce qu’elle est:
une oppération de désinformation au service des intérêts des grands pollueurs.
Encore mieux !!
L’éditorial du dernier N° de NATURE (464, 141 11 March 2010,)la plus prestigieuse au monde des publications scientifiques, réagit à la campagne antiGIEC et place les climato-négationnistes là où leur style et leurs arguments leur mérite d’être: dans le caniveau…
EXTRAIT DE:
Terre climat environnement
Le climat en France et dans le monde en février 2010
13 mar
2010
… »Récemment, à la télévision, quelqu’un (je tais son nom pour éviter les polémiques inutiles) a lancé « regardez dehors, vous le voyez le réchauffement ? ». Ben oui…, à condition de ne pas être comme les «imbéciles heureux» de la chanson de Brassens, incapables de voir plus loin que leur clocher. Il suffit de prendre de la hauteur, de satellite par exemple, pour observer le monde dans son entier. Et l’on a, alors, sous les yeux une planète où le mois de janvier se situe (pour Hansen) au deuxième rang des plus chauds depuis 131 ans. Ce qui ne dit rien de plus que cela. On verra bien ce que donneront les onze autres mois de l’année. Puis la décennie en cours. Puis celle qui suivra, etc…, bref, on fera de la climatologie et pas de la démagogie »…
SIX RAISONS DE NE PAS ÊTRE TROP OPTIMISTES:
1) Le constat, au vu des résultats du premier tour des régionales, que les partisans de la mine de Lucenay-Cossaye sont et de loin en majorité.
2) L’impact de la campagne «anti-réchauffiste» sponsorisée entre autres par le lobby du charbon. En témoignent les réactions des internautes et en particulier les commentaires de l’émission de désinformation du 10 mars sur France 2.
3) Le fait évident que Jean-Louis Borloo n’est pas éternel et que son successeur aura toute latitude pour donner son accord à une nouvelle demande de concession minière.
4) La crise économique et sociale ne fait que commencer et l’argument de l’emploi, bien que fallacieux, nous sera resservi.
5) Il ne faut pas douter que VALORCA est, en catimini en, train de pousser ses pions.
ET MALGRE TOUT, NOUS DONNONS L’IMPRESSION D’UNE TOTALE DEMOBILISATION. PEUT-ÊTRE CERTAINS PENSENT-ILS QUE LA MINE, CELA NE SERAIT PAS SI MAL. C’est pourquoi personnellement étant donné mon grand âge, ayant peu de «chances» d’assister au désastre qui se prépare, je me pose sérieusement la question de l’opportunité de continuer à perdre mon temps.
Allons, pas de découragement!
Vu le taux d’abstension les majoritaires sont en réalité des minoritaires.
Cher M ESCARAVAGE
Vous n’avez pas perdu votre temps au contraire, vous avez sans doute apporter une grosse contribution à la manifestation de la vérité sur le danger qui nous menace.
Continuez et merci pour le travail accompli.
CHARBON : 7e raison de ne pas être optimiste, car minoritaire, majoritaire, dans la Nièvre tout se confond : preuve :
JdC ce jour : « .. Nous avons de l’or noir sous les pieds, lance Christian Paul (tête liste PS nièvre) à propos du gisement de Lucenay-Cossaye. Il y verrait bien un site de captage de CO2 pour produire de l’électricité : »il faut COMMENCER DES MAINTENANT, IL Y A DES CENTAINES D’EMPLOIS EN JEU ! ». J.Luc Martinat (tête de liste UMP Nièvre) lui, regarde toujours du côté du charbon : « si un projet tient la route, NOUS LE SOUTIENDRONS, mais pas à n’importe quelles conditions »…..
Où sont les conditions environnementales, où sont nos conditions de vie rurale, où sont les qualités touristiques de la Nièvre, en un mot où en est la Nièvre ???? A vos bulletins de vote les amis !!!!
Qu’en pensent les verts?
Encore une fois ils vont se faire…
Mais pour avoir des places…
Après ils hurleront au loup.
Si nos candidats croient vraiment au charbon propre et même à la possibilité d’exploitation de cette mine malgré ce qu’en dit SOFREMINES c’est qu’ils sont atteints de débilité profonde, hypothèse à retenir. Je pense tout de même qu’ils se contentent de manœuvrer au plus près pour être élus. C’est hélas vrai des verts à qui le rose sale ne fait pas peur.
Nous pouvons espérer que les futurs conseillers régionaux une fois bien au chaud seront moins pressés d’aller au charbon mais ne nous y fions pas trop et sortons de la torpeur dans laquelle je crains que nous soyons en train de plonger.
GRENOBLE / CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le bilan grenoblois de 60 experts internationaux. Robert Delmas : « Le GIEC ? Un outil unique »
par La Rédaction du DL | le 20/03/10 à 05h02
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« Nous essayons de défendre le GIEC, outil de travail unique et important. » Robert Delmas, directeur de recherche CNRS Emerite au LGGE ¹, a établi hier un contrefeu aux attaques portées contre le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, et notamment concernant son dernier rapport, en date de 2007. Le scientifique s’exprimait ainsi hier en marge de la réunion annuelle du Comité directeur d’IGBP (International Geosphere Biosphere Programme) qui s’est déroulé durant trois jours à Grenoble, réunissant 60 scientifiques experts du climat. Une réunion d’envergure pour ces personnalités dont beaucoup travaillent, justement, pour le GIEC.
Le GIEC (organisme dépendant de l’ONU fondé en 1988) subit en effet les foudres de la contestation contre la thèse du réchauffement climatique, et, entre autres, contre ses implications, telles que la fonte des glaciers de l’Himalaya, qui, aux termes de son rapport 2007, « pourrait être totale d’ici 2035 ».
Une « erreur de frappe », selon l’organisation, la bonne date étant « 2350 ». Soit un délai supplémentaire de… trois cents ans, avant que ne fondent les glaciers du grand pourvoyeur d’eau des fleuves d’Asie…
« Le rapport du GIEC, c’est un rapport imposant de 3 000 pages. Et deux ans se sont écoulés avant qu’on ne relève l’erreur. Des points ont été montés en épingle. Les contestations sont politiques aux États-Unis, sous la pression des grands pétroliers, et venant de certaines personnalités ailleurs, dont en France »…
Les scientifiques présents à Grenoble étaient, pour leur part, plutôt concentrés sur leurs travaux et sur le partage de leurs expertises, concernant l’atmosphère, les océans, le climat, l’hydrologie ou la glaciologie. Avec le souhait d’élargir leur communauté aux sciences humaines, au monde économique ou à celui de la biodiversité…
¹ Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement
Olivier PENTIER
Paru dans l’édition 38H du 20/03/2010 (202303396732)
DE QUOI CLOUER LE BEC A ALLEGRE § CO.
ALERTE ROUGE
Sarko avait déclaré:
«l’Environnement, ça commence à bien faire ! » ; ça n’a pas traîné : la taxe carbone et, sans doute pour bientôt, le refus des concessions minières… au panier !
Borloo mange son chapeau, Jouanno se désespère.
Gauche et droite expriment leur soulagement et manœuvrent pour balancer les écolos par-dessus bord.
La campagne mondiale orchestrée par les lobbies d’Outre-Atlantique et reprise en cœur par les Allègre & Co, arrive à point nommé pour fournir leurs arguments aux fossoyeurs de la Planète. Lundi, lors de l’émission « Mots croisés » Luc Ferry philosophe, conférencier et ancien ministre enfourchait les thèses farfelues du pourfendeur de mammouths, devant Hollande et Coppé approbatifs.
Le temps des illusions n’a pas duré, nous ne pouvons compter que sur nous seuls pour faire échec aux pollueurs.
C’est demain, samedi, mais il vous faut vous préparer dès aujourd’hui, pensez à vous organiser pour éteindre les lumières pendant 1 heure entre 20h30 et 21h30 . Ce geste, très simple, permet d’économiser du courant électrique de manière non négligeable et montrer que l’on s’intéresse à l’avenir de notre planète …
Ainsi en France, 1% des 800 mégawatts ont été économisés, cela équivaut à un ville telle que Lyon et ses 1 millions d’habitants ! Les petits ruisseaux font les grandes rivières, pensez-y !
Pour cette troisième édition organisée en France par le prix Nobel de la paix Jean Jouzel qui fait parti du GIEC entre parenthèse, ce sont 140 pays et 1616 villes qui participent à l’opération ! À Paris, au pied de la tour Eiffel, 1600 bougies qui forment le nombre 60 seront allumées symboliquement …
Alors pensez bien samedi soir entre 20h30 et 21h30 à éteindre les lumières. Ce petit geste qui fait avancer notre conscience. C’est earth hour …
Désolé,mais je me sens un peu seul sur ce blog… Et pourtant ce n’est pas vraiment le moment de démobliliser.
Ce matin dans le journal de 7 heures de’Europe 1 le chroniqueur économique faisait l’éloge du méthane de houille, abondant,pas cher, largement exploité aux USA. Pas question des énormes dégats environnementaux.
Mais comme chacun sait: l’environnement ça commence à bien faire…
A Lucenay-Cossaye
Evitez de fumer dans les caves, il parait qu’il y aurait des remontées de gaz.
Une étude est en cour.
Le jdc n’a pas encore publier d’enquête
En attendant soyez prudent.
Qui a intérêt de subventionner les climato-sceptiques ?
• Posté par Alice Muntz-Portal le 31.03.2010
Quels conspirateurs ont intérêt à subventionner les climato-sceptiques ? Telle est la question que Greenpeace a essayé d’élucider, à travers une étude complexe réalisée aux Etats-Unis dans le monde « financier » des climato-sceptiques.
Dans la catégorie « climato-sceptiques », on demande la famille « intérêts économiques ». Pour ou contre le réchauffement climatique, la question n’est plus là chez ceux qui sont payés ou instrumentalisés par les compagnies pétrolières ayant de bonnes raisons à calmer le jeu du débat climatique. Une récente étude de Greenpeace révèle enfin qui se cache derrière les climato-sceptiques américains, en dévoilant au grand jour les rouages occultes de la machine.
« La machine à nier le dérèglement climatique »
Méconnue du grand public, Koch industries est un vaste regroupement d’entreprises opérant pour la pétrochimie et réalisant 100 milliards de dollars de bénéfices dans 60 pays. Elle ne vend rien à son nom, mais certaines activités du groupe sont largement diffusées en France. Selon le rapport de Greenpeace, le rôle de Koch industries dans la « machine à nier le dérèglement climatique » n’est pas anodin. En effet, la multinationale s’implique dans les débats médiatisés et s’oppose à l’adoption de politiques progressistes sur les énergies vertes et le changement climatique aux USA.
Koch industries, les grands financeurs des climato-sceptiques
Côté financier, pas moins de 24,9 millions de subventions auraient été versées par Koch industries aux climato-sceptiques américains entre 2005 et 2008 ! En s’associant à Exxon Mobil et à l’American Petroleum Institute (organisme représentant les compagnies pétrolières américaines), les conspirateurs climato-sceptiques guettent. Le réseau de Koch industries couvre des lobbyistes, anciens dirigeants d’états et organismes écrans divers. Le but ? Développer la désinformation et la propagande climato-sceptiques, pour donner l’assaut contre les scientifiques et les climatologues convaincus du réchauffement climatique. Ainsi, progrès et législations sur le climat peinent à percer rapidement aux Etats-Unis.
Derrière le « climate gate » se cache koch industries
Koch industries ne se cache pas loin derrière chaque scandale ayant éclaboussé les débats sur le climat. Souvenez-vous du « Climate Gate », déclenché par le piratage et la diffusion d’une partie des mails dérobés aux climatologues du GIEC, juste avant Copenhague. Information révélée par Greenpeace : 20 organismes, qui se sont institués porte-paroles du « climate gate », étaient financés par Koch industries. Cette « affaire » fut la plus médiatique, mais le rapport de la célèbre ONG révèle d’autres financements douteux. Les lobbyings américains auraient des relations financières suspectes avec certains scientifiques qui controversent les études du GIEC ou seraient à l’origine de communications erronées à grande échelle.
Koch industrie, rois du pétrole, sont-ils vraiment persuadés que le changement climatique n’existe pas ou ont-il tout intérêt à maintenir la dépendance aux énergies fossiles ?
CQFD !!
Italie: Accident dans une centrale à charbon
Par Europe1.fr
Publié le 03 Avril 2010 à 17h05 Mis à jour le 03 Avril 2010 à 17h06
Un ouvrier est mort et quatre autres ont été intoxiqués, suite à la fuite d’ammoniaque dans une centrale à charbon du groupe italien Enel, au nord de Rome, ce samedi. Les ouvriers travaillaient à quinze mètres de haut, sur un tuyau à pression plein d’eau et d’ammoniaque, qui s’est rompu. L’ouvrier décédé, âgé de 34 ans, a été projeté sur un poteau par un jet d’ammoniaque. Cinq équipes de pompiers sont intervenues pour mettre le site en sécurité.
Extrait d’un article démontrant que le stockage de CO2 ne sera jamais étanche à 100% !!!
Le gisement de pétrole de Sleipner en mer du nord apporte des enseignements. Depuis 1996, un million de tonnes de CO2 y est pompé chaque année. Selon M. Haszeldine, la nappe d’huile s’étend et se déplace d’un mètre par jour latéralement. La pression exercée dans le sol s’est nettement élevée au-dessus de l’emplacement des injections. De fines fissures pourraient ainsi se former sur la couverture terrestre. Il n’existerait pas de réservoir souterrain imperméable à 100%, et il est nécessaire de considérer la possibilité de fuites, selon les collaborateurs du GFZ. Le stockage de CO2 pourrait aussi déclencher des tremblements de terre, selon Nicolaus Deichmann du service de tremblements de terre Suisse.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62470.htm
2009, la cinquième année la plus chaude depuis 1850
Par Marielle Court
Difficile à croire tant l’hiver aura été rude. Mais l’année dernière a bien été une des plus chaudes depuis les débuts des relevés météorologiques modernes.
2009 aura été la cinquième année la plus chaude depuis 1850. En publiant ces résultats, l’OMM (Organisation météorologique mondiale) a confirmé ce qu’elle avait déjà laissé entendre en octobre dernier. «Sur une échelle de dix ans, la période 2000-2009 a été plus chaude que la période 1990-1999 qui était elle-même plus chaude que les années 1980», précise le document. Compte tenu des incertitudes, l’anomalie de température se situe entre +0,34°C et +0,56°C poursuit l’organisation qui a la charge de présenter le résultat des températures mondiales.
Ce type de données semble toujours compliqué à entendre quand on se trouve soi-même confronté à des températures anormalement basses. Ce fut le cas de l’hiver français qui a débuté avec une importante vague de froid. Mais également dans les pays scandinaves ou en Grande-Bretagne «qui a connu le plus long épisode de neige et de températures froides depuis l’hiver 1981-1982». Ou encore du nord de la Chine ou des États-Unis…
Un pic de 47°C à Catamarca
A contrario, l’automne a été anormalement chaud en France et, sur l’ensemble de l’année, l’Europe a enregistré «des températures plus chaudes que la normale» souligne encore l’organisation. Sans oublier les records de chaleur relevés durant l’été en Italie (40°C voire 45°C en juillet), en Inde au mois de mai, dans le nord de la Chine en juin ou encore en Australie et en Argentine avec un pic absolu de 47°C à Catamarca.
Cette année aura été marquée par une pluviométrie moyenne, avec toutefois des records en Afrique du Nord «causant d’énormes dégâts», mais a compté de nombreuses tempêtes. l’OMM évoque notamment l’épisode Klaus qui a balayé la France, «la pire tempête enregistrée en dehors des tropiques depuis dix ans», et classée au niveau trois sur une échelle qui en compte cinq. Elle souligne également les sérieuses sécheresses qui ont frappé aussi bien la Chine, durant la majorité de 2009, que l’Inde et l’Afrique de l’Est.
COMME A SLEIPNER !
Le Dr. Vasco du Lawrence Berkeley National Laboratory fait des recherches sur les déformations de la surface du sol suite à l’injection de CO2 à In Salah dans le sahara algérien. Un million de tonnes de gaz sont injectées par an à environ 2 km de profondeur. L’interférométrie radar a permis d’observer une élévation de la surface du sol de de 5mm par an sur des kilomètres… (Surface Heave Detection Related With CO2 Injection by DInSAR at In Salah, Algeria).
CE QUI N’EMPECHE PAS LE COMMISSARIAT GENERAL DU DEVELOPPEMENT DURABLE DE PRECONISER L’ENGAGEMENT A FOND DE LA FRANCE DANS LES PROJETS DE CCS.
Rapport mars 2010: http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/rapport.pdf (documents communiqués par Mme Lopez d’ADENCA).
Vague de chaleur inhabituelle au Québec
Depuis 2 jours, une vague de chaleur assez inhabituelle pour un mois d’avril a affecté le nord-est des États-Unis, ainsi que les régions canadiennes que sont : le sud-est de l’Ontario, Le Nouveau-Brunswick, le Québec et dans une moindre mesure la Nouvelle-Ecosse.
Au Québec, le mercure a atteint les 29.6°C à Sherbrooke, ce qui constitue un nouveau record pour un mois d’avril sur cette ville. La moyenne saisonnière étant de 8°C pour un mois d’avril.
Toujours de fortes chaleurs au Pakistan ces dernières 24h00 :
Nawabshah 43.5°C, Chlor 43°C, Pad Idan 42°C, Hyderabad 41°C, Jacobabad 40.5°C.
On observe encore des températures souvent supérieures à 40°C du centre au nord-est de l’Inde.
En Australie, les températures sont au-dessus des 40°C sur la partie nord-ouest du pays.
On a relevé 41.5°C à Port Hedland, 41.4°C à Fitzroy Crossing, 41.2°C à Telfer, 39.7°C à Derby. Il s’agit de température de 5 à 6°C au dessus des moyennes saisonnières pour ces stations.
NOS MEDIAS SE GARDENT BIEN D’EN FAIRE ETAT.
LE TORCHON D’ALLEGRE RISQUERAIT D’AVOIR MOINS DE SUCCES AUPRES DES GOGOS.
Accidents en série dans les mines de charbon :
Cent vingt-cinq ans après Germinal, les mines de charbon tuent encore. Et pas seulement dans les pays les plus pauvres. Une semaine après l’inondation d’une mine dans la province du Shanxi en Chine, c’est au tour des États-Unis d’être frappés. Lundi 5 avril, une explosion au méthane dans une mine de charbon en Virginie Occidentale a fait au moins 25 morts et 4 disparus. Le pire accident dans une mine américaine depuis le décès de 27 mineurs dans une mine de l’Utah en 1984. Les opérations de secours ont du être reportées mardi matin. La concentration en méthane mettait la vie des sauveteurs en danger. Pendant ce temps, les efforts redoublent en Chine pour sortir les 33 mineurs toujours piégés par l’eau. Lundi 5 avril, 115 de leurs compagnons avaient été extraits de la mine, après huit jours d’enfer. L’an dernier, 2 631 personnes sont mortes dans les mines de charbon chinoises qui fournissent 70% de l’énergie du pays. Avec 35 morts en 2009, les États-Unis pensaient, eux, avoir tourné la page des catastrophes aux coups de grisou. (terraeco.net).
DE QUOI FAIRE REFLECHIR CEUX QUE LES MOLLAHS DE LA MINE VEULENT ENVOYER AU CHARBON.
Le service météorologique Américain (National Weather Service), a indiqué avoir relevé jusqu’à 33°C à Providence dans l’état de Rhode Island, ainsi qu’à Gartford dans le Connecticut. Il s’agit de records dans ces deux villes pour un mois d’avril.
Dans le Massachusetts, on a relevé 32.2°C à Boston, un record également sur cette ville.
Voici d’autres valeurs maximales relevées hier :
33.9°C à Windsor Locks, 33.2°C à Richmond, 32.8°C à Atlantic City, 32.2°C à Washington, 31.7°C à Philadelphia.
Les fortes chaleurs persistent en Afrique subsaharienne. Le Sénégal, le Sud du Mali et le Burkina Faso sont les 3 pays les plus touchés.
Voici quelques valeurs relevées hier au meilleur de la journée.
Mali : 46.7°C à Yelimane, 45.7°C à Kayes (40°C), 45°C à Segou (38°C), 44.4°C à Tombouctou, 44.2°C à San (38°C), 44°C à Kenieba, 44°C à Nara.
Sénégal : 45.5°C à Matam (40°C), 43.4°C à Tambacounda (39°C), 43.1°C à Linguere (38°C), 43°C à Podor, 43°C à Kolda.
Burkina Faso : 43.2°C à Degougou (38°C), 43.1°C à Dori (40°C), 42.9°C à Ouahigouya (39°C), 42.2°C à Bohomo, 42.1°C à Fada N’Gourma.
La chaleur sévit également sur une grande partie de l’Inde, y compris sur le nord ou les températures sont généralement comprises entre 39 et 42°C, on a relevé hier jusqu’à 44.7°C à Akola dans le centre du pays.
L’Est du Pakistan est aussi touché avec des températures de 40 à 42°C.
De fortes chaleurs en Thaïlande : 43.5°C à Tak, 43.1°C à Thoen, 43°C à Thong Phaphum, 42.9°C à Bhumibol Dam, 42.3°C à Mae Hong Son (36°C).
SANS COMMENTAIRES !
JdC ce jour : 12 avril 2010
Rappel d’un « fait d’Hier » daté 8 Avril 1986 :
« LE CHARBON DE LUCENAY FERA-T-IL UN JOUR SURFACE ? » On nous rappelle gentiment que nous avons 200 millions de tonnes de charbon sous les pieds. Ce charbon sera-t-il extrait un jour ? les optimistes pensent d’ici (1986) à dix ans… Depuis 1980, date de début des sondages l’opération a coûté 35 millions de francs. Qui va donner le feu vert ?…. Aux Nivernais de prendre ce dossier en mains. Personne ne le fera à leur place… fin de citation.
Voilà ce qui se disait en 1986, et cela a sans doute laissé indifférents tous les sud-nivernais et les autres ..jusqu’à ce qu’un certain M.Hénin réfléchisse à la question. On connait la suite. Mais le jDC ne rate aucune occasion : ce mot CHARBON a un pouvoir magique sur ses journalistes…..
SITE A VISITER
CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT:
http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-claye-souilly-projet-de-captage-et-stockage-co2-par-veolia-dans-les-aquiferes-salins-les-risques-pour-les-populations-et-l-environnement-48428288.html
Pour ajouter au commentaire d’ Eliane le charbon a un tel pouvoir sur la rédaction du jdc que les 4 morceaux de charbon sur la photo ont un reflet rose, tout un symbole MRS PAUL et CHARMANT…
Demain il aura surement des reflets vert!
Les arguments d’Allègre fondent comme neige au soleil (TERRA ECO).
Face à la contre-attaque des climato-sceptiques, les climatologues ne désarment pas. Après l’appel – aujourd’hui signé par 604 chercheurs – contre Claude Allègre, voici trois documents accusateurs. Ils recensent les mensonges de l’ex-ministre, les erreurs de son ami Vincent Courtillot et les expressions insultantes contenues dans le livre « L’imposture climatique ».
Voici quelques-uns des éléments mis en cause par les climatologues dans le 1er des trois documents, intitulé « Commentaires sur le livre de Claude Allègre » (60 pages) :
Des observations erronées
La montée des océans. Le géochimiste la remet en cause. La montée mesurée depuis 1993 par les satellites altimétriques s’élève cependant bien à 3,3mm/an.
Les grosses chaleurs autour de l’an 1000. Pour Claude Allègre, le réchauffement n’est pas inédit. Or s’il est vrai que le Moyen-Age a été chaud au nord de la Scandinavie, il ne l’a pas été globalement. [1]
Le palier de température depuis 1998. L’ex-ministre soutient que l’hémisphère nord a atteint un palier, voire se refroidit, depuis 1998. Le GISS (Godard Institute for Space Studies, de la NASA) montre pourtant dans ses travaux que plusieurs années ont été plus chaudes que 1998. Claude Allègre ignore aussi volontairement la moitié de la Terre (l’hémisphère sud) qui continue à se réchauffer.
Des modèles mal compris
Effet du CO2 sur l’atmosphère. Selon Claude Allègre, la faible concentration du CO2 (0,038%) le place loin derrière la vapeur d’eau comme gaz à effet de serre. Or il est mensonger de faire croire que, parce que les concentrations de CO2 sont faibles, l’effet radiatif du CO2 l’est également. Un doublement de la concentration en CO2 entraîne un réchauffement de l’ordre de 1°C à la surface de la Terre.
Absorption du CO2 par les plantes et océans. Allègre l’évalue à 70% du CO2 dégagé par les activités humaines. En réalité, le chiffre tourne autour de 55%. [2] Et cela n’est pas sans conséquences sur les écosystèmes marins.
Le rôle du soleil. Il serait pour Claude Allègre le facteur dominant du climat. Les études statistiques montrent que le soleil a eu une influence notable sur le climat pendant le dernier millénaire. Le réchauffement mondial observé actuellement ne corrèle plus avec l’effet solaire, qu’on en considère l’éclairement, les rayons cosmiques, ou l’activité géomagnétique. [3]
…et des perles !
« La production agricole sera augmentée par une plus haute teneur en CO2 ». Ce qui pourrait à la rigueur passer pour la France (hors évènements extrêmes) devient une aberration ailleurs. Une diminution des précipitations dans les régions semi-arides va réduire la productivité.
« L’Antarctique ne fond pas ». Faux. Des données de terrain et satellitaires démontrent une perte de masse au moins équivalente aux pertes du Groenland. [4]
« L’ours polaire n’est pas menacé. Il a le temps, l’ours ! Si les glaces polaires disparaissent, l’ours blanc va, sans aucun doute, devoir s’adapter. » Sans commentaire.
Par ailleurs, le document des climatologues souligne que Claude Allègre a pratiqué la falsification de graphiques. Emblématique, la modification d’une figure du paléo-climatologue Hakan Grudd. Allègre a ainsi « imaginé » une évolution récente de la température globale tout à fait inédite… et décroissante. Or les études de Grudd ne concernaient que le nord de la Scandinavie.
TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE…
Je suis à la recherche de documents sur l’autocombustion du charbon sous le terrain de sport de La Machine. Hier un ancien client m’a dit avoir lu cet hiver dans le JDC un article sur ce sujet.
DCNS se jette à l’eau.
Le 13 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
Le constructeur français de navires de guerre nourrit de grandes ambitions dans les énergies marines…
Article complet
Cliquez sur le lien suivant :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/dcns-se-jette-a-l-eau,17250
16-04-2010 Record de chaleur pour la planète en mars
D’après la dernière publication des services américains du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), le mois de mars 2010 a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1880.
La température moyenne de la planète (terres et océans) a atteint le record de 13,5 °C, soit 0,77 °C de plus que la moyenne du XXe siècle. Au niveau des seuls océans, la température moyenne de surface se situe elle aussi à un niveau record, avec 16,46 °C, soit 0,56 °C de plus que la moyenne du XXe siècle. Pour les terres, le record n’a pas été atteint et le mois de mars se situe en quatrième position, avec une température supérieure de 1,36 °C par rapport à la moyenne du siècle dernier.
La NOAA souligne que ce mois de mars est le 34e mois de mars consécutif avec une température supérieure à la moyenne du XXe siècle.
Pour les trois premiers mois de 2010, la température moyenne combinée des terres et des océans est de 13,0 °C, soit le quatrième premier trimestre le plus chaud depuis 1880.
Michel Sage.
MAIS OUI MONSIEUR ALLEGRE…
La Nièvre n’ira pas au charbon
EXCLUSIF. Les projets d’exploitation de mines en Bourgogne sont abandonnés. La Société d’exploitation des ressources énergétiques du Nivernais (Seren) va se dissoudre.
Les opposants au projet de mine de charbon et de centrale électrique ont eu gain de cause.
Le charbon de la Nièvre restera sous terre. Après quatre années de procédure et d’agitation, les actionnaires de la Société d’exploitation des ressources énergétiques du Nivernais (Seren) jettent l’éponge. Dans un courrier daté du 12 avril et remis à Jean-Louis Borloo, ils annoncent leur décision de liquider leur société. Une façon de prendre acte de la décision de rejet du ministre de l’Ecologie annoncée en plein sommet de Copenhague à la fin du mois de décembre. Envolé le projet de mine de charbon et de centrale électrique de la Seren. Parce que « la France vise l’exemplarité en matière de respect de l’environnement », déclare alors Jean-Louis Borloo. Silence radio depuis, n’était-ce pour un arrêté de refus notifié mi-avril à l’entreprise.
Dans sa lettre, François Jaclot, président de la Seren, s’en étonne et dit sa déception. Et de rappeler l’impact positif de l’opération en termes « d’effet de serre, de transfert de technologie, d’emploi et même de balance commerciale ».
Suite de l’article : http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/La-Nievre-n-ira-pas-au-charbon-188717/
Bonne nouvelle, mais surtout n’oublions pas VALORCA !!
Enterrée la séquestration du carbone ?
Le scepticisme ne frappe pas seulement le changement climatique. Des scientifiques critiquent aussi l’efficacité annoncée des technologies capables d’abaisser l’empreinte carbone de l’industrie, à l’instar du captage-stockage de CO2.
Testées depuis 1996, ces technologies ont un but simple : capturer le gaz carbonique des effluents d’installations industrielles imposantes (centrales électriques thermiques, cimenteries, raffineries, etc.) pour l’injecter et le stocker dans des structures géologiques profondes. Le Giec estime, dans son rapport spécial de 2005, que 20 à 40% des émissions mondiales pourraient être ainsi traitées à l’horizon de 2050.
Tout le monde n’est pas de cet avis. Dans un article publié au mois de janvier dans le Journal of Petroleum Science and Engineering, deux géologues texans démontent le discours ambiant sur la séquestration géologique du carbone. Pour Michael et Christine Economides (respectivement de l’université du Texas et de l’université de Houston), les choses sont simples : le sous-sol ne pourra absorber tout le CO2 qu’on lui promet. Pour appuyer son affirmation, le couple de scientifiques met en avant plusieurs arguments. Tout d’abord, les structures géologiques idoines (réservoirs d’hydrocarbures déplétés ou aquifères salins) seraient des milieux étanches et fermés. Dans les anciens réservoirs d’hydrocarbures, les pores des roches mères (où s’accumulent le gaz ou l’huile) sont parfois obstrués par de l’eau, de l’or noir ou du gaz non extraits. « Nos résultats montrent que le CO2 ne peut pas occuper plus de 1% du volume de stockage, voire 100 fois moins », assènent les deux scientifiques.
Milieu étanche et fermé et dont la capacité de stockage est moindre du fait de la présence de résidus d’exploitation ou d’eau, le sous-sol serait donc pratiquement inapte à stocker le gaz carbonique industriel. Pire, cette solution serait dangereuse. Les deux universitaires expliquent, en effet, que le dioxyde de carbone sous pression ne se dissout pas et, du fait de la surpression à laquelle il est soumis, il a plutôt tendance à remonter à la surface. Ce qui pourrait poser quelques problèmes en cas de fuite ou de dysfonctionnement des installations de surface.
Bref, pour ces deux auteurs, la séquestration géologique du carbone est un leurre. A moins d’y consacrer une surface considérable. Pour injecter les émissions d’une centrale au charbon de 500 mégawatts (MW) pendant 30 ans (soit 30 mégatonnes de CO2 au total), les époux Economides estiment qu’il sera nécessaire d’occuper le sous-sol « d’un petit Etat des Etats-Unis ». Si l’on tient compte du fait que plusieurs milliers de sites industriels sont candidats à la séquestration du carbone, c’est du sous-sol de plusieurs planètes dont nous aurons besoin, si les calculs de Michael et de Christine Economides sont exacts.
Ce que contestent nombre de spécialistes. « Leur hypothèse selon laquelle on injecte du CO2 dans un réservoir fermé ne tient pas la route, tempête ainsi Hervé Quinquis, en charge du programme Capture et séquestration du carbone à l’Institut français du pétrole. Cela fait plus d’un siècle que l’on sait qu’un réservoir a des extensions latérales par lesquelles l’eau peut s’échapper. » Un avis partagé par Isabelle Czernichowski-Lauriol. « Un réservoir géologique n’est pas un container fermé. Seule sa couche supérieure devra être imperméable pour empêcher toute remontée du CO2. Le scénario décrit n’est donc pas représentatif des sites de stockage déjà en activité ou en cours d’évaluation », insiste la chef de projet Stockage de CO2 au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Cette objection annihile, en grande partie, l’hypothèse Economides. Car, si un réservoir n’est pas une structure étanche et close, soumise à une surpression intolérable dès lors que l’on y injecte du gaz, ses capacités de stockage se trouvent être considérablement accrues. « De plus, rappelle Hervé Quinquis, leurs chiffres sont faux. Car, même en partant de leur hypothèse extrême, on pourrait tout de même stocker 160 milliards de tonnes de gaz carbonique. »
Isabelle Czernichowski-Lauriol indique aussi qu’en réservoir ouvert, l’augmentation de pression est atténuée. Les sites de stockage seront soumis à des normes strictes pour ne pas dépasser la pression maximale autorisée. « La directive européenne impose de contrôler la pression dans les sites de stockage de CO2. C’est quelque chose que l’on sait faire depuis longtemps. Notamment en injectant le gaz à partir de plusieurs puits et non d’un seul. »
Les experts français soulignent également que le gaz carbonique commence à se dissoudre, même durant la phase d’injection, comme en témoignent les premières opérations-pilotes, ce qui contribue à atténuer l’augmentation de pression. C’est un phénomène qui a été négligé par les auteurs texans.
Discrètement publié, le papier des Economides inquiète pourtant les partisans de la séquestration. Raison pour laquelle des experts, membres du programme européen Zero Emission Platform, envisagent de publier une réponse officielle à l’article du Journal of Petroleum Science and Engineering. Le « séquestro-scepticime » va-t-il connaître le même succès que le « climato-scepticisme » ?
Source : le journal de l’environnement (http://www.journaldelenvironnement.net/article/enterree-la-sequestration-du-carbone,17342)
Le 27 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
Lettre de 258 membres de l’Académie des sciences américaine
7 mai 2010:
Ce matin est parue dans Science une lettre signée de 258 membres de l’Académie des sciences américaine. Intitulée Climate change and the integrity of science, elle s’élève contre «les attaques politiques menées contre les scientifiques en général et les scientifiques du climat en particulier.»
Plusieurs Français membres étrangers de cette Académie, comme le géologue Xavier Le Pichon, l’astrophysicien Jacques Blamont ou l’océanographe Anny Cazenave l’ont signé… mais pas Claude Allègre, lui aussi membre.
On le comprend, car le texte de cette lettre – ici en pdf – affirme de manière la plus nette possible que :
► «la planète se réchauffe en raison de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans notre atmosphère.»
►« L’essentiel de l’augmentation de cette concentration de ces gaz durant le dernier siècle est due aux activités humaines, en particulier la combustion de combustibles fossiles et la déforestation.»
► «Les causes naturelles jouent un rôle dans les changements climatiques de la Terre mais sont aujourd’hui dépassées par les changements dus aux hommes.»
►« le réchauffement de la planète va causer de nombreux autres changements climatiques à une vitesse sans précédents dans les temps récents, dont l’augmentation de la vitesse de l’élévation du niveau marin et le changement du cycle hydrologique. L’augmentation des concentration en gaz carbonique va acidifier les océans.»
► «La combinaison de ces changements climatiques complexes menace les communautés et villes côtières, nos ressources alimentaires et en eau, les écosystèmes marins et d’eau douce, les forêts, l’environnement des hautes montagnes et d’autres.»
La suite de leur lettre insiste pour que des politiques permettant de contenir cette menace climatique soient prises, y compris la limitation de l’usage des combustibles fossiles. Elle s’élève contre les menaces, le harcèlement des scientifiques par des politiciens et des associations.
L’absence de Claude Allègre dans la liste des signataires s’explique aisément : au mépris de son ancien statut de chercheur, il fait partie des acteurs de ce harcèlement, fondé sur une série de mensonges dont le livre « L’imposteur, c’est lui » à démonté les mécanismes et listé l’essentiel de ceux qui constituent l’essentiel du livre de l’ancien ministre « L’imposture climatique ».
(Libération Sciences).
DERNIER MESSAGE A CEUX QUI FONT ENCORE L’EFFORT D’OUVRIR CE BLOG.
La disparition de la SEREN a pu donner à penser que la menace que fait peser sur notre environnement la présence du charbon sous nos pieds était écartée. Il n’en est hélas rien et même il est permis d’estimer qu’elle n’a jamais été aussi prégnante car :
1) Les partisans de la mine de Lucenay-Cossaye sont et de loin en majorité au Conseil Régional de Bourgogne.
2) La campagne «anti-réchauffiste» sponsorisée entre autres par le lobby du charbon et relayée par le clan Allègre a un impact évident auprès de décideurs ignares. Le dépeçage du Grenelle 2 en témoigne.
4) Le pauvre Jean-Louis Borloo mange son chapeau. Il n’est pas éternel et son successeur aura toute latitude pour donner son accord à une nouvelle demande de concession minière.
5) La crise économique et sociale ne fait que commencer et l’argument de l’emploi, bien que fallacieux, nous sera resservi.
1) VALORCA est, en catimini en, train de pousser ses pions et a de grandes chances d’obtenir dans le cadre de son projet polluant d’exploitation du méthane, un permis de forages exploratoires, eux-mêmes comportant des risques certains pour l’environnement. Mais comme chacun sait ce pauvre environnement « ça commence à bien faire !… » et c’est sans doute pourquoi EGL , producteur d’hydrocarbure australien a obtenu de notre gouvernement deux permis d’explorations analogues, l’un dans le Pas-de-Calais, l’autre en Lorraine.
C’est dans ce contexte que nous offrons à nos adversaires un spectacle de démobilisation, devant lequel Messieurs Caille et Tranié doivent se frotter les mains. On peut se poser la question de savoir si pour certains l’ ouverture de la mine ou l’exploitation du méthane ne serait pas une éventualité acceptable.
De quoi désespérer avec Chantal Jouanno.
Certes, cette démobilisation risque de permettre de relancer le dossier.
Le danger est effectivement grand.
Et l ‘ADSN bien muette…résignés?
Production Naturbis – France 3 Bourgogne
Pas de Naturbis l’émission sans la rubrique « le Très gros mot » proposée par Denis Cheissoux que vous retrouvez également chaque samedi à 14h00 sur France-Inter pour CO2 Mon amour.
Cette semaine, pour Naturbis, Denis Cheissoux n’a pas hésité à aller au charbon car justement, c’est son très gros mot: le charbon !
Pourquoi ?
Pour le savoir, écoutez attentivement ses explications.
CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT:
http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/evenement/naturbis/Le-tres-gros-mot–charbon:8fd321ab-0efc-4475-96e8-72c9e529e5f3.html
Réponse à Escaravage et Yapapire : pourquoi parler d’un « spectacle de démobilisation » et de « résignation de l’ADSN » ? Il n’y a ni l’une ni l’autre, simplement un temps de répit propice à l’affût, donc à un certain silence. Valorca, même s’il agit dans l’ombre, sait très bien que nous sommes là et que la garde n’est pas baissée. Attentifs, en éveil, sur nos gardes, mais « silencieux » : ce n’est pas si mal , non ?
Je suis désolé, car je pense que pour ce qui nous concerne, le silence n’est pas d’or mais de plomb et que c’est assurément ce que Valorca attend de nous, lorsqu’elle avance ses pions dans la plus totale discrétion. Nous risquons fort d’entendre un beau matin le bruit de ses foreuses sans avoir rien vu venir et une fois le processus enclenché, il sera trop tard.
C’est dès maintenant que nous devons tenter de faire entendre nos arguments à l’aide de ce blog, trop déserté ces derniers temps, et du site de l’ADSN, soit dit en passant, silencieux depuis qu’il ait présenté son nouveau look (au demeurant excellent), le 9 avril dernier. Je viens de consulter ADENCA, le site de nos amis de Clay-Souilly et constaté qu’il a communiqué les 19-20-26-28 et 30 avril, les 2-7-11 12-13 mai.
Nous ne manquons nullement de matière à publication, par exemple les réfutations des mensonges des climatosceptiques, les risques de la séquestration du CO2 dans les aquifères salins, les catastrophes minières qui se multiplient, la radioactivité du charbon telle qu’une usine au Canada se propose de récupérer l’uranium dans ses cendres, en insistant sur le fait que le radon de Cossaye est la preuve de la richesse du gisement en éléments radioactifs, les multiples failles de notre sous-sol, les pollutions liées à la récupération du méthane, la richesse en soufre du charbon local interdisant son utilisation en Ile de France et le rendant particulièrement autoinflammable, bref de quoi donner des preuves que nous ne baissons pas les bras et de quoi, on peut toujours rêver, éclairer les décideurs.
N’oublions pas que c’est leur activisme qui a valu aux « procharbons » une audience préfectorale.
Proverbe à méditer:
Qui ne dit mot consent…
18 05 10 DOUBLE RECORD DE CHALEUR SUR LA PLANETE.
Alors que le printemps tarde à s’installer sur une grande partie de l’Europe en ce début mai, le mois d’avril a été le plus chaud jamais enregistré, sur l’ensemble de la planète, depuis le début des mesuresen1880.
D’après la publication des services américains du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la température moyenne de la planète (terres et océans) a atteint le record de 14,5 °C. Cela correspond à une valeur supérieure de 0,76 °C à la moyenne enregistrée pour les mois d’avril au XXe siècle. Au niveau des seuls océans, la température moyenne de surface se situe, elle aussi, à un niveau record, avec 16,57 °C. Soit 0,57 °C de plus que la moyenne des mois d’avril du XXe siècle. Pour les terres, le mois d’avril se situe en troisième position, avec une température supérieure de 1,29 °C par rapport à la moyenne du siècle dernier.
Ce record fait suite à celui du mois de mars 2010, enregistré par la NOAA. Selon les services américains, la température moyenne des terres et des océans pour la période janvier-avril a été la plus chaude observée depuis le début des mesures en 1880. La température moyenne de ces quatre premiers mois de l’année a atteint 13,3 °C, soit 0,69 °C de plus que la moyenne du XXe siècle.
Au niveau du territoire français, les températures moyennes du mois d’avril ont été supérieures aux normales mensuelles. Pour Météo France : « L’anomalie mensuelle à l’échelle de la France est de +1,7 °C et place ce mois au 7ème rang des mois d’avril les plus chauds depuis 1950, derrière 2007 (+4,3 °C), 1961 (+2,6 °C), 2009 (+2,0 °C), 2003 (+1,8 °C), 1987 et 1952 (+1,7 °C) ».
Michel Sage.
QU’EN DIT NOTRE « GRAND SCIENTIFIQUE ».
Air – Air industriel
La France se lance dans la séquestration du carbone Le 25 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
Energie, Production d’énergie, Energies thermiques, Gaz à effet de serre, Changements climatiques, Adaptation, Politique climatique
Centrale EDF du Havre
Avec quelques années de retard sur la Norvège ou le Canada, la France engage un programme de R&D important sur la capture et la séquestration géologique du carbone.
Le gaz carbonique étant le gaz à abattre, pourquoi ne pas l’enterrer profondément ? Délire scientifique digne d’un docteur Folamour ? Pas vraiment. Depuis 14 ans, Statoil, la compagnie pétrolière norvégienne injecte, chaque année, un million de tonne du dioxyde de carbone que produit l’un de ses gisements offshore de gaz naturel.
Plus proche de nous, Total mène, depuis quelques mois, une expérience somme toute comparable. Sur son site historique de Lacq, le pétrogazier français capte le CO2 émis par une chaudière à oxy-combustion (dont la combustion est dopée à l’oxygène), le sèche, le comprime, le transporte par gazoduc pour l’injecter dans un gisement de gaz déplété. Un peu partout dans le monde des expériences similaires sont menées à bien. En Algérie, BP et Statoil renvoient les molécules de CO2 dans les culs de basse fosse géologiques. Même chose à Weyburn, au Canada, où le gaz carbonique produit par une usine américaine de gazéification est injecté dans des puits pétroliers ; ce qui permet tout à la fois de se débarrasser du gaz à effet de serre tout en accroissant la production d’or noir.
Pour certaines industries lourdes, la capture et la séquestration géologique du carbone sont la solution pour alléger leur empreinte carbone. Dans un rapport spécial, publié en 2007, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estime que 15% à 20% des émissions industrielles de CO2 pourraient être ainsi traitées d’ici 2050. On en est encore loin.
Raison pour laquelle les Etats développés, les instituts de recherches et les entreprises concernées se lancent dans une course effrénée aux technologies et au savoir-faire. Dans le monde, 141 projets sont actuellement en cours de développement. En Europe, la Commission soutient la construction d’une petite dizaine de centrales électriques équipées d’un système de capture (ou captage) de gaz carbonique. Hélas, la technologie reste très coûteuse. D’autre part, le système complet est très volumineux et peut occuper un volume presque égal à celui de l’installation. Ce qui exclue de facto toute centrale ou usine urbaine ou ne disposant pas de réserve foncière.
Même si l’essentiel de son électricité est décarbonée (grâce aux énergies nucléaire et hydraulique) la France s’intéresse, elle aussi, à cette technologie émergeante. Mardi, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) a annoncé vouloir consacrer 45 millions d’euros au co-financement de trois expérimentations. Mené par EDF, le projet C2A2 vise à tester, sur l’une des chaudières de la centrale au charbon du Havre, un système de captage de gaz carbonique. Utilisant les amines (fournis par Dow Cheminal) comme solvants, ce dispositif pourra extraire, dès 2013, une tonne de CO2 par heure (et pas plus de 5.000t/an) des effluents gazeux de la centrale. Rien n’étant prévu pour « séquestrer » le CO2, il sera évacué « dans la cheminée ». Coût total de ces quatre ans de tests : 22 millions d’euros, dont 25% financé par l’Ademe.
Chez les géologues, il est de bon ton d’affirmer que les aquifères salins sont l’une des meilleures structures géologiques pour conserver longuement de grandes quantités de CO2. Problème, on connaît mal ces roches poreuses gorgées d’eau salée. D’où l’intérêt du second projet. Mené par un consortium de six groupes (Air Liquide, EDF, GDF Suez, Lafarge, Total et Vallourec), France Nord doit déterminer les zones les plus propices du nord de l’Hexagone pour injecter du gaz carbonique. Pendant deux ans, les sous-sols du Centre, de la Haute-Normandie, de la Bourgogne, de Champagne-Ardenne, de la Picardie et de l’Île-de-France seront auscultés avant qu’un site de stockage soit proposé. Dans un second temps, les chercheurs devront trouver des sites industriels susceptibles de se soulager dans ce puits de carbone. Coût du projet : 54 millions d’euros, dont 40% réglés par l’Ademe.
Les électriciens ne sont pas les seuls à vouloir se débarrasser de leur CO2 encombrant. Depuis de longues années, Arcelor (devenu ArcelorMittal) conçoit un nouveau type de four sidérurgique, à moindres émissions de CO2. Un démonstrateur industriel, utilisant cette technologie Ulcos, sera mis en œuvre sur le site lorrain du groupe, à Florange. Cette installation sera en outre dotée d’un système de captage. Collecté, le gaz carbonique sera ensuite transporté par pipeline vers un site d’injection. Le projet devrait être opérationnel vers 2016. L’Ademe devra lui octroyer environ 18 millions d’euros, soit 3,6% du montant total de l’opération.
COMME QUOI NOUS N’EN AVONS PAS FINI AVEC NOTRE CHARBON…
Devant nos députés Jamles Hansen a déclaré:
»La réalité, c’est que les gouvernements font l’autruche : on construit des centrales à charbon, on exploite les sables bitumineux, on extrait chaque dernière goutte de pétrole : tant que les combustibles fossiles resteront la source d’énergie la moins chère, les gouvernements la rechercheront » , martèle-t-il devant les parlementaires français. Il y a un »gouffre énorme » entre la rhétorique et la réalité : les intérêts des fossiles sont protégés, dans un contexte de désinformation et de »greenwashing » gagnant. Et ce n’est pas la technologie du CCS (séquestration du CO2) qui répondra au problème : trop coûteuse et énergivore, ELLE EST VOUEE A L’ECHEC ».
HELAS CE N’EST CETTE EVIDENCE QUI TRIOMPHE CHEZ NOUS MAIS LES LOBBIES DES ENERGIES FOSSILES.
Energies Renouvelables
Par Ariane Vennin
, Avocate et Porte-Parole d’Ecologie sans Frontière
Contribution sous : L’EXPANSION – LA CHAINE ENERGIE >> Energies Renouvelables
Energie solaire : circulez, il n’y a rien à voir !
mardi 25 mai 2010 09:11
Qu’elles semblent loin les ambitions gouvernementales de bâtir une véritable industrie du solaire! La France doit se réveiller, sinon, dans 10 ans, ce seront des chinois qui poseront nos panneaux…
Voir le blog d’Ariane Vennin
Le Grenelle de l’environnement a permis au Gouvernement d’annoncer des choix courageux dans l’optique de faire du solaire un mode de production d’énergie complémentaire du nucléaire. Tout le monde a suivi le Gouvernement dans sa démarche : les Français ont fait confiance à Nicolas Sarkozy quand il a dit vouloir «bâtir une véritable industrie solaire en France».
Les Français ont fait confiance à Jean-Louis Borloo lorsqu’il a promis de «faire sauter un à un tous les freins au développement du photovoltaïque». Aujourd’hui, les citoyens et les entrepreneurs qui y ont cru et qui y ont investi se sentent trahis.
Grenelle 2 : le volte-face de l’Etat
Au cours des 3 derniers mois, le gouvernement a baissé les tarifs de rachat de l’énergie solaire photovoltaïque par le biais de cinq arrêtés réglementaires tous plus illégaux les uns que les autres. Si la baisse des tarifs n’est pas contestée par les acteurs de cette filière, c’est sa rétroactivité sur les projets développés en 2009 qui leur pose problème : la rentabilité d’un investissement qui passe subitement de 60 cents d’euro à 42 cent d’euro n’est pas là même, et tous les plans de financement s’écroulent, ce qui paralyse la filière… Ainsi, face à la multitude de recours juridiques engagés par tous les acteurs de cette filière (agriculteurs, industriels, développeurs etc… plus de 90 requérants dénombrés à ce jour), le Gouvernement a fait adopter dans l’article 33 du Grenelle 2 un amendement de validation de ses arrêtés rétroactifs, afin d’empêcher tout recours. Donc, non content d’avoir changé les règles du jeu en cours de partie, le Gouvernement empêche aussi l’exercice du droit de recours. Circulez, il n’y a rien à voir…
C’est une atteinte à un droit fondamental qui me parait scandaleuse.
Au-delà de ce cas particulier, la situation est incompréhensible. Parce qu’après avoir encouragé pendant trois ans la création d’une véritable filière industrielle solaire, créatrice d’emploi et de valeur pour notre pays, on fait marche-arrière uniquement par manque d’ambition politique. Est-ce cela la «croissance verte» ?
Pourtant, en la matière, la France est très compétitive. Sans compter sa place de leader mondial du BTP. Or il y a des convergences très prometteuses à trouver entre le solaire et le BTP. Et cela représente un potentiel de croissance et d’emploi considérable… En Allemagne, par exemple, la filière a permis de créer 300 000 emplois. Aujourd’hui, la France dispose de savoir-faire uniques. Doit-on les encourager ou les abandonner ? La question est là : soit on se donne les moyens de mettre en place une véritable complémentarité entre le solaire et le nucléaire, soit dans dix ans on fait appel aux Chinois pour qu’ils viennent le faire à notre place…
En effet le solaire, de même que l’éolien, « ça commence aussi à bien faire »…
Il n’y en a plus que pour le charbon dit « propre » et quand on aime, comme chacun sait, on ne compte pas. Les millions d’Euros sont généreusement distribués à tous les projets de captage-séquestration du CO2 dont l’efficacité, la fiabilité, la sécurité sont très loin d’être établies. Qu’importe nos décideurs ne peuvent résister aux charmes du lobby du charbon.
J’ai eu ce matin un exemple du poids de ce lobby au journal de sept heures d’Europe 1, lors de l’émission « La Question Environnement du Jour ». Il y était fait un éloge enthousiaste de la « CCS », sans réserve d’aucune sorte. Il faut dire que le journaliste en charge de cette émission, sans doute jugé trop préoccupé de véritable écologie, a été viré il y a quelques mois et remplacé par une consoeur plus à l’écoute du dit lobby.
WASHINGTON , 27 mai 2010 (AFP)
Des scientifiques ont découvert au fond de l’océan antarctique les premières indications d’une énorme émission de dioxyde de carbone (CO2) il y a environ 18.000 ans qui a contribué à la fin de la dernière période glaciaire, selon leurs travaux publiés jeudi.
Les résultats de cette recherche fournissent la première indication concrète que le CO2 était piégé efficacement dans les grands fonds océaniques pendant la dernière glaciation, ce que soupçonnaient les chercheurs depuis longtemps sans en avoir la preuve.
Ces chercheurs ont analysé une carotte de sédiments récupérée au fond de l’océan entre l’Antarctique et l’Afrique du Sud. Ils ont pu ainsi dater au carbone 14 les coquilles laissées par des foraminifères, de petites créatures marines, qui se trouvaient dans cette carotte.
En comparant la teneur du carbone 14 dans ces coquillages avec celle contenue dans l’atmosphère à la même époque, ils ont pu déterminer la durée pendant laquelle le CO2 était resté piégé dans l’océan, explique Luke Skinner de l’Université de Cambridge (GB), principal auteur de l’étude parue dans le journal Science daté du 28 mai.
« Nos résultats montrent qu’au cours de la dernière glaciation, il y a environ 20.000 ans, le CO2 était dissous dans les eaux profondes circulant autour de l’Antarctique durant des périodes beaucoup plus longues qu’aujourd’hui », ajoute-t-il.
Les auteurs de cette recherche estiment que de vastes dégagements de CO2 provenant des fonds de l’océan Antarctique se sont produits tous les cent mille ans environ, contribuant à la fin de toutes les périodes glaciaires depuis les deux derniers millions d’années, soit la période qui correspond à l’ère quaternaire.
L’ampleur de chacun de ces énormes « rots » de CO2 provenant des eaux situées dans les fonds antarctiques équivaut à l’accroissement de ce gaz observé depuis le début de l’ére industrielle, précisent les chercheurs.
L’alternance de période glaciaires et inter-glaciaires pendant ces deux millions d’années a correspondu à des variations de l’orbite terrestre autour du soleil, selon la théorie de Milankovic sur les changements climatiques.
Ces changements d’orbite ont provoqué des modifications dans l’équilibre énergétique global de la Terre, dans lesquelles les changements de la quantité de CO2 dans l’atmosphère jouent un rôle clé, mais dont les scientifiques ne parvenaient pas jusqu’alors à vraiment expliquer le mécanisme.
Dans la mesure où les océans sont de gigantesques réservoirs de CO2, les climatologues suspectaient depuis longtemps que des changements dans la circulation des courants devaient jouer un rôle majeur dans le dégagement rapide de vastes quantités de gaz carbonique.
Ceci devrait inciter à la prudence quant aux projets d’injecter du CO2 dans les grands fonds marins comme moyens de réduire les émissions carboniques pour lutter contre le réchauffement climatique.
« Les résultats de notre recherche montrent que le CO2 finit par remonter à la surface et la question de savoir après combien de temps dépendra de la circulation océanique, comme le montre le dernier réchauffement de la Terre », il y a 18.000 ans, note Luke Skinner.
La catastrophe du golfe du Mexique est un exemple flagrant de la nocivité du lobby pétrolier qui a toujours sévi aux USA et a pris un essor désastreux au cours de l’ère Bush. Depuis le 22 avril dernier se sont déversées des quantités de pétrole équivalentes à huit fois les sinistres marées noires provoquées par les naufrages de l’Amoco Cadix ou celui de l’Exxon Valdés.
Sans doute pour n’être pas en reste, nous assistons actuellement en Europe et particulièrement ces dernières semaines en France, à la montée en puissance de la campagne du lobby du charbon en faveur de l’imposture de la captation-séquestration du CO2. Malgré les réserves qu’aurait dû susciter le rapport de l’INERIS, nos décideurs, via l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), distribuent généreusement des millions d’Euros à Air Liquide, EDF, GDF SUEZ, Lafarge, Total Vallourec, au BRGM, à l’IFP (Institut Français du Pétrole) et même à deux organismes de recherche allemands EIFER, basé à Karlsruhe, et GeoForschungsZentrum, basé à Potsdam.
Bon appétit, Messieurs ! On n’ose imaginer quels désastres nous préparent ces apprentis sorciers.
Ne sommmes nous pas gouverner par des sorciers?
Dernièrement on pouvait lire sur le jdc que la nièvre manque de piscines…
Mais on a le circuit de Magny Cours.
(LE BOULET) en attendant d’autres boulets!
Climat & énergie Consommation & production durables Développement durable Ressources naturelles.
Alors sous terre. Ca gaze ?
La séquestration du CO2 constitue une des solutions technologiques appelées à la rescousse pour atteindre les objectifs de Kyoto. Ainsi en 2005, une plateforme européenne sur les centrales électriques à combustibles fossiles sans émissions a été créée. Et pour cette année, l’Union Européenne prépare un cadre législatif pour commercialiser cette nouvelle technologie.
En quoi consiste la séquestration du dioxyde de carbone ? Dans un premier temps, il s’agit d’isoler le dioxyde de carbone des autres gaz produits par les grandes centrales thermiques. Une fois comprimé, il ne reste plus qu’à ranger méticuleusement ce CO2. Avec cette question épineuse : où le ranger ? Le placard à CO2 doit être étanche car ce gaz à forte concentration est hautement toxique. Toute fuite pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la vie aux alentours du stockage.
Sous l’eau ? Mauvaise idée. Les essais actuels montrent que le CO2 compressé tendrait malgré tout à se dissoudre dans l’eau, avec une réaction chimique en prime entre le H2O et le CO2.
Sous terre ? C’est la piste privilégiée. Une des pistes est la séquestration géologique, consistant alors à injecter le dioxyde de carbone dans des poches vides, des champs de pétroles et aquifères salins en fin d’exploitation. Alors, on va marcher sur le CO2 ? Pas si vite. La prudence s’impose. Les expériences de stockage ne datent que de 1996 et aucune garantie ne peut être offerte à long terme. Une étude américaine a relancé le risque de modification chimique du milieu où l’injection du CO2 a lieu, avec à terme des risques d’empoisonnement des nappes aquifères. Pas de temps à perdre répondent les partisans de la séquestration, le CO2 dans l’air étant trop destructeur pour encore tergiverser. Et aucune preuve de fuite de CO2 n’a été apportée.
Dans tous les cas, le potentiel de captage de ces poches oscille entre 10 et 30 ans. Pas de quoi sauver l’humanité donc. La solution la plus simple ne serait-elle pas de réduire nos émissions de CO2 ? Bizarrement, les investisseurs dans la recherche des techniques de stockage, à savoir des multinationales de gaz et de pétrole comme Shell, Statoil ou Total, sont plus discrets sur cette option. Surtout ne pas changer nos comportements, et tant pis s’il y a de l’eau dans le gaz avec la Terre…
Source : Olivier Bailly.
LA DISCRETION DE CES MAÎTRES EN POLLUTION EST INVERSEMENT PROPORTIONNELLE AUX BENEFICES QU’ILS ESCOMPTENT. « BUSINESS AS USUAL » ET APRES NOUS LE DELUGE.
Paradoxalement et malgré le rejet des demandes de concessions, jamais depuis quatre ans nous n’avons été aussi menacés par la mise en exploitation du charbon de Lucenay-Cossaye.
1)-En août 2006 Jean–François Hénin, se croyant encore au Congo, présentait brutalement un projet monstrueux manifestement inacceptable sur le plan environnemental.
-Aujourd’hui Valorca, fidèle à sa stratégie de dissimulation systématique, présente dans la plus grande discrétion son projet gazier dont l’acceptation lui permettra de mettre un pied dans la place pour une exploitation ultérieure du charbon, acceptation d’autant plus probable après celles accordées par le gouvernement à la compagnie australienne EGL (European Gas Limited) de forer dans le Nord-Pasde Calais et en Lorraine.
2)-En août 2006 les rapports du GIEC ne suscitaient pas encore de contradicteurs virulents.
-Il n’en est pas de même aujourd’hui où les mensonges d’Allègre, malgré leur énormité rencontrent l’approbation de nombres de responsables qui font leur le slogan : « l’environnement ça commence à bien faire ! ».
3)-En août 2006 il n’était pas question de la crise.
-Aujourd’hui les problèmes économiques et sociaux ont de loin pris le pas sur les préoccupations écologiques.
4)-En 2006, après la fermeture des Charbonnages de France, l’intérêt pour le charbon était encore des plus modérés.
-Aujourd’hui, l’approche du tarissement du pétrole et la catastrophe du golfe du Mexique montrant les risques de l’exploitation « offshore » fournissent à point nommé des arguments au lobby du charbon, qui envisage même de remettre au gout du jour le carburant synthétique des nazis.
5)-En 2006, on ne parlait encore à peine du charbon propre.
-Aujourd’hui, si vous allez surfer sur internet, vous constaterez que l’imposture de la CCS est partout, présentée à l’aide d’images aux couleurs chatoyantes et que ses insuffisances, ses incertitudes et ses risques évidents sont systématiquement occultés.
De quoi regretter le temps de cette bonne vieille SEREN.
Les maîtres du déni: la piste de l’argent
Pascal Lapointe, le 22 juin 2010, 14h34
(Agence Science-Presse)
Si on n’a pas étudié en science, comment peut-on distinguer un débat sincère entre deux groupes de scientifiques, d’un débat maquillé par une habile campagne de relations publiques? La réponse n’est pas simple, parce que le propre d’une bonne campagne de relations publiques… est de ne pas avoir l’air d’une campagne de relations publiques!
James Hoggan et Richard Littlemore, Climate Cover-Up. The Crusade to Deny Global Warming. Vancouver, Greystone Books, 2009, 250 pages.
Été 2008. Le concept de charbon propre fait son entrée dans la campagne présidentielle américaine. Les deux adversaires, aussi désireux l’un que l’autre de se démarquer de leur prédécesseur, se mettent à parler d’études scientifiques; l’industrie du charbon publie des communiqués encourageants sur les investissements en cours; et les partisans les plus écolos des deux candidats, dans les rassemblements politiques, se mettent spontanément à arborer des casquettes « Clean Coal ».
La réalité? Pas la moindre étude scientifique… et aucun partisan spontané, juste des casquettes et des t-shirt distribués aux quatre coins des États-Unis, en prévision de chaque visite d’un candidat, dans l’espoir que le slogan « charbon propre » soit capté par les caméras de télé. Une énorme campagne publicitaire de 40 millions de dollars, dont l’objectif premier est de contrer toute velléité de réglementer l’industrie du charbon.
Le Canadien James T. Hoggan, qui relève cette anecdote dans son livre Climate Cover-Up : The Crusade To Deny Global Warming, ne devrait pas être surpris : les relations publiques, c’est son métier. Président-fondateur de la firme Hoggan et Associés, à Vancouver, il dit croire en la valeur d’une bonne campagne de relations publiques, « pour rapprocher les gens et bâtir une meilleure compréhension ». Certes, dit-il, il y a toujours eu des pommes pourries —les relationnistes qui, pendant trois décennies, ont fait l’apologie du tabac, par exemple— mais il les avait toujours considérés comme des exceptions. Plus maintenant.
D’autres avant lui ont enquêté sur la lutte féroce menée par l’industrie du pétrole pour nier le réchauffement climatique, depuis le journaliste américain Ross Gelbspan en 1997 (The Heat is On). Plus récemment, des auteurs comme Chris Mooney (Republican War on Science, 2006) ou Michael Specter (Denialism, 2009) ont creusé respectivement les accointances politiques ou la psychologie du déni. Mais Hoggan a l’avantage de bien connaître les trucs et astuces de sa profession, et avec son associé Richard Littlemore, il s’est employé depuis 2006, dans le blogue DeSmogBlog, à ramasser des tonnes d’informations sur le fonctionnement de cette « industrie du doute ».
C’est cette recherche qui est devenue Climate Cover-Up. Et le résultat est particulièrement déprimant quand Hoggan nous rappelle qu’en 1988, quand le concept de réchauffement climatique a quitté le confinement des revues scientifiques pour entrer dans l’arène politique, personne ne niait le réchauffement. La cause était entendue. Seules subsistaient des incertitudes sur ses impacts et sur la vitesse à laquelle ceux-ci se produiraient.
Vingt-deux ans plus tard, si des centaines de millions de personnes ont l’impression que les scientifiques en débattent encore, ce n’est pas parce que des données contradictoires sont apparues entretemps : c’est uniquement parce que des milliards de dollars ont permis de financer des lobbyistes à Washington, Ottawa et dans les autres capitales, des « think tank », des politiciens sympathiques à l’industrie et des relationnistes maquillés en « groupes de citoyens ».
Rien de tout cela ne constitue un scoop : au fil des années, des documents embarrassants ont été obtenus par la presse, révélant la stratégie de l’industrie du pétrole et du charbon, par exemple par la création d’un groupe financé secrètement et soi-disant indépendant, appelé le Conseil d’information sur l’environnement. L’idée étant que les médias, soucieux de présenter « l’autre côté de la médaille », citeraient abondamment le Conseil, sans se demander si les opinions qu’il avançait s’appuyaient vraiment sur des données nouvelles.
Le Canada a eu un tel groupe, fondé en 2002 sous le joli nom de Friends of Science, présenté comme un regroupement de climatologues « sceptiques », jusqu’à ce qu’en 2006, un journaliste du Globe and Mail ne révèle qu’aucun n’avait publié la moindre étude sur le climat… et qu’il était financé à 100% par l’industrie du pétrole et du gaz naturel.
Mais pour revenir à la question du début : comment savoir, si on n’est pas soi-même scientifique et qu’on n’a pas le temps de se transformer en journaliste d’enquête? Un truc à retenir :
Le succès d’une campagne de fausse science (junk science) repose sur trois facteurs. D’abord, la conversation sur la « science » a lieu le plus souvent en-dehors des institutions scientifiques… [Ensuite] les talents de ses praticiens… Ce sont des gens charmants et divertissants. [Enfin] la chambre d’écho : c’est le réseau de réverbération des think tanks, blogues et médias idéologiquement sympathiques [à la cause].
Autrement dit, ces « climato-sceptiques » n’ont rien publié et n’ont même pas l’intention de publier quelque donnée solide que ce soit. Par contre, ils sont très bons devant la caméra. Et ils ont une légion de gens prêts à répercuter leurs propos.
Quant aux scientifiques, leur timidité face à la communication les dessert. Les événements des derniers mois —le « climategate »— survenus après la publication de ce livre, auraient pu fournir un ou deux chapitres de plus à James Hoggan.
CQFD.
Journal de l’Environnement
L’Europe repart au charbon
Le 25 juin 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
Est-ce parce qu’il est à l’origine de la création de l’Europe ou qu’il fournit du travail dans des régions défavorisées ? Quoi qu’il en soit, le charbon garde un statut particulier en Europe. Contrairement à la plupart des autres secteurs économiques, il bénéficie toujours d’aides publiques, destinées à garantir sa rentabilité face à la houille importée, d’Afrique du Sud, par exemple. Et bien que son statut spécial arrive à échéance cette année, les aides devraient être autorisées de nouveau.
Le 6 juillet prochain, le commissaire européen à la concurrence, Joachim Almunia, présentera une nouvelle mouture de l’encadrement des aides européennes à la production de charbon. Selon un document préliminaire, divulgué jeudi 24 juin par la presse, près de 3,2 milliards d’euros devraient être débloqués, entre 2011 et 2022, aux 6 derniers grands pays charbonniers de l’UE : l’Allemagne, l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie. Cette décision, qui devra être prise à l’unanimité des 27, apparaît contraire aux objectifs du paquet Energie-climat, qui prévoit de réduire de 20 % les émissions européennes de gaz à effet de serre d’ici 2020. Le charbon est, en effet, le combustible fossile dont la combustion émet le plus de gaz carbonique dans l’atmosphère.
A en croire plusieurs sources, la commissaire danoise aux affaires climatiques, Connie Hedegaard, aurait manifesté son désaccord avec le projet défendu par son collègue espagnol. Selon une estimation réalisée en 2006 par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les subventions publiques à l’énergie représentent un montant annuel d’environ 300 milliards de dollars (244,2 milliards d’euros) par an, soit 0,7 % du produit brut mondial.
NE DOUTONS PAS QUE CERTAINS RÊVENT DE VOIR AJOUTER LA FRANCE A LA LISTE DES « 6 DERNIERS GRANDS PAYS CHARBONNIERS »…
EXTRAITS DE:
Captation et stockage du CO2 :
Concept, avancement, enjeux. (Salon des Energies Renouvelables
18 Juin 2010
Présenté par BEARING POINT
(Management and Technology Consultants).
Le défi industriel comporte encore un degré
d’incertitude notable lié aux technologies.
Impossibilité actuelle de garantir un stockage sûr et permanent du CO2 car l’injection de liquides sous pression
dans le sous-sol peut engendrer des micro-évènements sismiques menaçant l’intégrité du réservoir et menant à
des fuites
Nécessité de comprendre les risques à court terme et à long terme du stockage (comportement géochimique et
géomécanique du réservoir et de la couverture) afin de répondre aux exigences fortes de stabilité géologique et
de séismicité
Besoin de développer des méthodes de surveillance et des techniques d’assainissement en cas de comportement
anormal du stockage
Un manque de maturité de la chaine de valeur complète du CSC.
Peu d’exemple de captage total sur une centrale à charbon moyenne de 500MW électrique qui produit plus de 10000 tonnes de CO2 par jour
Besoin de dépasser les projets de démonstration existants et opérés par l’industrie pour lancer des projets à
grande échelle
La généralisation au-delà des projets pilotes n’est envisageable que si des garanties suffisantes sont apportées sur la sécurité et les mesures correctives.
A MEDITER PAR CEUX QUI CONSIDERENT QUE LA CSC EST UNE TECHNOLOGIE FIABLE
Une nouvelle étude met en lumière les risques du captage et stockage du CO2
PARIS –
Le captage et stockage sous mer ou sous terre du CO2, technique expérimentée pour freiner le réchauffement climatique, est loin d’être la panacée car il comporte de nombreux risques, notamment celui des fuites, avertit une nouvelle étude publiée dimanche.
« Les dangers du stockage de carbone sont réels et le développement du captage et stockage du carbone (CSC) ne devrait pas être utilisé pour justifier, en parallèle, la poursuite des émissions de gaz issus d’énergies fossiles », écrit Gary Shaffer, professeur au Centre danois pour la Science de la Terre, à Humlebaek, et auteur de l’étude.
Cette nouvelle étude, publiée par Nature Geoscience, se base sur un scénario de captage de CO2, émis notamment par les centrales électriques, suffisamment important pour contribuer à limiter à 2% la hausse de la température moyenne de la planète.
Cet objectif est inscrit dans l’accord obtenu lors de la dernière grande réunion climatique à Copenhague, en décembre 2009.
Stocké au fond de l’océan, le CO2 va contribuer à l’acidification des eaux et risque de créer de « graves problèmes » pour la vie sous-marine, et donc la chaine alimentaire, avertit Gary Shaffer.
Mais il y a un risque encore plus important que ce gaz soit rejeté dans l’atmosphère en raison des courants océaniques ou des tempêtes.
Le stockage souterrain est une meilleure option, selon l’étude, mais uniquement si la cavité dans laquelle est enfermé le gaz ne fuit pas de manière significative, soit pas plus d’1% du CO2 capté sur une période de 1000 ans. A cet égard, les tremblements de terre sont un danger.
En cas de fuite importante, il serait toujours possible d’avoir recours au « re-captage ». « Mais il serait difficile de mesurer la quantité de gaz qui a fui » afin de la compenser, estime le professeur Shaffer.
Aussi, « nous devrions grandement limiter les émissions de CO2 dès maintenant pour réduire les besoins de stockage de carbone », estime-t-il.
Les pays développés s’interessent de plus en plus à la technique du CSC. Entre 19 et 43 projets d’expérimentation à grande échelle devraient être lancés d’ici 2020.
(©AFP / 27 juin 2010 19h16)
NIEVRE : Le Conseil Général prépare son projet de développement pour les DIX ans qui viennent (JDC du 26 Juin). Entre autres un projet ENERGIES :
… » Assurer l’autosuffisance énergétique de la Nièvre dans le cadre du Plan « Energie » Départemental. Des réunions citoyennes sont organisées dans le département, dont
JEUDI 1er JUILLET à DECIZE, salle des Fêtes Théodore-Gérard, de 18 h 30 à 20 h 30.
Venez nombreux pour écouter les « bonnes paroles » dès lors qu’il ne s’agit pas de charbon ou de méthane.
NIEVRE Développement (suite) :
JdC Dimanche 27 juin : « EOLIEN : La Bourgogne espère créer 5000 emplois dans les dix ans. : … « Le Préfet de Région et le Président du Conseil Régional ont l’ambition de faire de la Bourgogne « LA » région réunissant l’ensemble des savoit-faire dans la filière éolienne ».
JdC du Mardi 29 juin : FILIERE BOIS : Une scierie et 120 emplois en 2013.
Projet très avancé de Sardy-les-Epiry : sciage, cogénération et granulés en bois.
JdC du Mardi 29 Juin : Sud-Nivernais : DES EOLIENNES DANS LE SUD-NIVERNAIS :
« … Une société spécialisée dans les énergies renouvelables a approché les intercommunalités Nivernais-Bourbonnais et Loire & Allier afin de leur présenter un projet de parc éolien (communes concernées Azy-le-Vif, Saint-Pierre et Sainte-Parize le Chatel)
Il ne s’agit, pour l’heure, que d’études… A suivre ….car les consentements dans les intercommunalités étant ce qu’ils sont…. C’est loin d’être « gagné » !!!!
En attendant, personne n’a parlé, ni de charbon, ni de méthane ????
ENVIRONNEMENT • Les risques liés à la séquestration du CO2
01.07.2010
La séquestration de CO2 ne serait pas une si bonne solution pour éviter le réchauffement planétaire, nous rapporte Science Daily. Le géophysicien danois Gary Shaffer a effectué plusieurs scénarios de stockage de CO2 en se penchant sur les problèmes de fuites. Ses résultats publiés dans Nature Geoscience montrent que ces fuites de CO2 pourraient fortement réchauffer l’atmosphère, augmenter le niveau des mers et leur acidité et baisser leur taux en oxygène. De plus le stockage en eau profonde créerait de graves problèmes pour la vie sous-marine et le CO2 retournerait rapidement dans l’atmosphère. « Les dangers de la séquestration du CO2 sont réels et le développement de cette technique ne doit pas être un argument pour garder la même consommation d’énergie fossile qu’actuellement » déclare Gary Shaffer.
NIEVRE 2021 : dans mon message du 29 Juin, j’avais évoqué l’idée d’aller écouter la bonne parole à Decize le1er Juillet, dès lors que l’on ne parlait pas de … charbon.
Et bien, cette réunion n’a pas mobilisé les foules – même nos amis machinois étaient absents, sauf une taupe inconnue ? – Par contre l’ADSN était représentée et a participé à l’atelier « Produire autrement » et nous, nous avons parlé charbon. Beaucoup de notes ont été prises par notre responsable d’atelier, le directeur de la Communauté de communes de Decize.
Allez sur le site du conseil général, rencontres citoyennes et plus particulièrement sur « NIEVRE 2021, Projet territoire durable » à Chantiers majeurs : il est bien précisé :
« Exploiter tous nos gisements » et « valorisation ressources locales » : bien sûr , il pourrait s’agir de tomates, mais aussi, et plus probablement, de CHARBON !!!
http://www.cg58.fr/IMG/pdf/Chantiers_majeurs_Nievre_2021.pdf
Produire autrement!!!! Lucenay Cossaye:
Candidats à l éolien ???
Ils ont flingué Al Gore!
Il avait osé déclarer: « l’industrie du charbon a dépensé des millions pour vendre une illusion », comme l’a fait Wall Street ces dernières années. Le charbon propre est une illusion. N’investissez pas là-dedans ».
Le lobby du charbon se venge en sponsorisant une « masseuse » qui l’accuse d’attouchements sexuels…
Depuis plus de deux mois le pétrole continue de s’écouler dans le golfe du Mexique.
Les techniciens de BP ont été totalement incapables de maîtriser la fuite. Voici une quarantaine d’années que l’exploitation offshore du pétrole est pratiquée à grande échelle. Des accidents analogues se sont multipliés, mais ont été tenu secrets ou n’ont guère attiré l’attention des médias parce qu’ils survenaient dans les malheureux pays du Tiers-Monde. En quarante ans, on a pas réussi à mettre au point une méthode valable pour y faire face.
Comment les compagnies qui prétendent mettre au point les technologies de la séquestration du CO2 seront-elles capables d’en contrôler les fuites?
« Lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour les projets éligibles au fonds démonstrateur européen NER300
8 juillet 2010 – Énergie et climat
Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, et Chantal JOUANNO, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, lancent aujourd’hui un appel à manifestation d’intérêt destiné à identifier les projets français de démonstrateurs de captage et de stockage du CO2 et d’énergies renouvelables susceptibles d’être financés dans le cadre du fonds démonstrateur européen NER300.
UNE BONNE NOUVELLE POUR LE LOBBY DU CHARBON.
Encore des fonds perdus alors qu’il y a surement mieux à faire.
Actualité
Séquestration du CO2, les promesses s’évaporent
Agence Science-Presse, le 8 juillet 2010, 15h09
(Agence Science-Presse) La séquestration du dioxyde de carbone à des kilomètres sous la surface terrestre ou des fonds marins donnerait meilleure conscience que de résultats positifs à long terme.
Dioxyde de carbone
Une équipe danoise a projeté les effets de la capture du CO2 sous l’océan ou sous terre pour les 100 000 prochaines années, rien de moins. Ces conclusions sont rapportées dans la dernière livraison de la revue Nature GeoScience. Elles portent sérieusement ombrage aux espoirs d’atténuer le réchauffement climatique. « La plupart des scénarios étudiés dévoilent plutôt une raréfaction de l’oxygène dans l’atmosphère et un délai du réchauffement atmosphérique, dû aux gaz qui finissent par s’échapper. » Rien pour ébranler le gouvernement de l’Alberta, la deuxième réserve mondiale de pétrole, qui a investi jusqu’ici 2 milliards dans la recapture et le stockage du C02 sous terre.
Deux enquêtes indépendantes viennent de conclure à l’honnêteté intellectuelle des chercheurs du GIEC et de confirmer ainsi la validité du rapport 2007 sur le réchauffement climatique.
Alors que Claude Allègre, après avoir violemment contesté les conclusions du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) sur le réchauffement climatique, lance son mouvement » Ecologie d’Avenir « , deux rapports viennent de laver les experts des soupçons de mensonges et de manipulation que les climato-sceptiques avaient diffusés.
L’Agence indépendante hollandaise d’évaluation de l’environnement (PBL) chargée d’évaluer la qualité du rapport du GIEC vient de confirmer la crédibilité du rapport.
Selon l’agence, les experts n’ont pas commis d’erreurs significatives. La date estimée de la disparition des glaces de l’Himalaya en 2035, par exemple, ne serait donc qu’une faute de frappe grossière.
Par ailleurs, suite au piratage des courriers électroniques des chercheurs de la Climat Research Unit (CRU) de l’Université d’East Anglia (GB), qui avait déclenché un véritable » climatgate « , une enquête a été menée sous la direction de l’ancien Doyen de l’Université de Glasgow, Sir Muir Russel.
L’enquête conclut que la rigueur et l’honnêteté des chercheurs du CRU » ne peut pas être mise en doute » et que les chercheurs n’ont pas dissimulé, ni manipulé des résultats, ni cherché à bloquer des travaux contradictoires menés par d’autres équipes; et qu’ » il n’existe aucune preuve montrant que le comportement des chercheurs du CRU fragilise les conclusions du GIEC « .
H de M
LE RIDICULE FINIRA-T-IL PAR TUER NOTRE CHASSEUR DE MAMOUTHS ??
LES AVIS DES EXPERTS
Changement climatique \ Les avis des experts
Les rapports qui réhabilitent le Giec seront-ils suffisants ?
Deux récents rapports rendus à quelques jours d’intervalle, réhabilitent le GIEC, fortement malmené par le Climategate. A cette occasion, Naomi Oreskes, professeur d’histoire des sciences à l’Université de San Diego, aux Etats-Unis, et auteur du livre « Marchands de doutes »*, revient sur l’impact de ces rapports sur la diffusion des idées climatosceptiques.
Début juillet deux rapports relatifs à l’affaire du Climategate, l’un de l’agence néerlandaise d’évaluation de l’environnement et l’autre mené par une commission scientifique indépendante à la demande de l’Université anglaise d’East Anglia ont été publiés (voir documents liés). Le premier estime que le Giec n’a pas commis d’erreurs « majeures » dans son rapport de 2007. Le deuxième minimise la polémique initiée en novembre 2009 par la publication de mails provenant des chercheurs de l’Université d’East Anglia (CRU) et qui tendaient à montrer que les chercheurs avaient manipulé et dissimulé des données pour accréditer la réalité du réchauffement climatique. Selon le rapport britannique dirigé par Sir Muir Russel, les chercheurs du CRU ont certes produit une courbe de variation « trompeuse » destinée à illustrer un rapport de l’organisation météorologique mondiale publiée en 1999 mais celle ne visait pas à « manipuler » les données. « Il n’y a aucune preuve que le comportement des chercheurs du CRU fragilise les conclusions du rapport du GIEC », conclut ainsi le rapport qui estime que la « rigueur et l’honnêteté » des scientifiques « ne peuvent être mises en doute ». Pour autant cela sera-t-il suffisant pour convaincre l’opinion, notamment dans les pays anglo-saxon où la polémique a été extrêmement violente? L’historienne des sciences, Naomi Oreskes et le coauteur du livre « Merchants of doubt »*, Eric Conway, nous expliquent pourquoi cela sera difficile.
Novethic. Après l’affaire du climategate qui remettait en cause les méthodes des scientifiques du GIEC, deux rapports viennent de blanchir le panel scientifique. Cela va-t-il mettre un point final à la polémique ?
Naomi Oreskes. Dans l’immédiat : non, car les « semeurs de doutes » ne sont pas motivés par le souci d’une science de qualité mais par un engagement idéologique à la fois en faveur du libre marché et en hostilité à la règlementation gouvernementale destinée à prévenir les méfaits de l’environnement. Ils vont maintenant prétendre à une dissimulation et trouver de nouveaux moyens de semer le doute. Si l’histoire est un guide, mettons cette affaire au regard d’autres polémiques que nous chroniquons dans le livre et où les méthodes employées ont été similaires : le tabac, les pluies acides, l’appauvrissement de la couche d’ozone. Même si la science l’emporte, ma crainte est double : qu’avant que cela ne soit établi, des dommages irréparables soient causés et qu’il faille attendre qu’une catastrophe arrive avec des dizaines de milliers de morts pour qu’ils perdent toute crédibilité.
Qui sont-ils finalement les climato-sceptiques aux Etats-Unis ?
Naomi Oreskes. Nous ne les appelons pas sceptiques car ce terme est en fait inapproprié pour eux. Tous les vrais scientifiques sont sceptiques, dans le sens où un doute sain fait partie de la science au même titre que la curiosité, l’ouverture d’esprit, la démarche explicative et surtout, le respect des preuves. Les « semeurs de doutes » ne sont pas sceptiques. Ils ne basent pas leurs conclusions sur le poids des preuves scientifiques, au contraire. Sur le réchauffement climatique, les premiers ont prétendu qu’il n’y avait pas de réchauffement, puis ils ont fait valoir qu’il s’agissait simplement d’une variabilité naturelle due au soleil notamment et maintenant ils font valoir qu’il reste minime et que nous pouvons nous y adapter. Chacune de ces étapes sont contraires aux conclusions de la vaste majorité d’experts scientifiques qui ont produits des éléments de preuves. Certaines personnes les appellent donc plus « contradicteurs » parce que leurs opinions sont toujours contraires à la grande majorité des experts scientifiques.
Quelles sont leurs méthodes ?
Naomi Oreskes. Leur tactique est la création d’un village Potemkine autour de la science : un travail qui ressemble à de la science mais qui n’en est pas. Et l’utilisation des médias bien sûr.
Eric Conway. Par exemple, ils ont créé une organisation appelée le George C.Marshall Institute, à l’origine pour promouvoir l’initiative de défense stratégique du Président Reagan. Mais après la Guerre froide, l’institut à commencé à produire des « livres blancs » mettant en doute la réalité de la dégradation de la couche d’ozone et du réchauffement climatique. Ils étaient faits à la manière scientifique, avec des tableaux, des graphiques, des notes de bas de page, mais sans rigueur, ni respect pour les preuves et souvent sans cohérence avec ce que la science demande. Le premier travail concernant le réchauffement climatique que nous avons trouvé est intitulé : « Réchauffement climatique : qu’est ce que la science nous dit ? » et a été présenté à la Maison blanche sous l’ère du premier Bush en 1989.
Comment les « marchants de doutes » ont réussi à avoir une telle influence ?
Naomi Oreskes. Ils sont à la fois très bien financés et bien organisés. Ils travaillent par le biais de think-tanks qui apparaissent à première vue indépendants et objectifs, comme le George Marshall Institute et le Cato Institute, puis ils produisent des rapports qui semblent être de nature scientifique. Le fait que ceux-ci soient cités par la presse ne permet pas au public de comprendre qu’ils ne sont pas des instituts scientifiques mais qu’en fait ils sont financés par des industries règlementées ou qui ont un intérêt à contester les preuves scientifiques, comme l’industrie du charbon. Les « semeurs de doutes » ont aussi exploité le « sens de l’équité » des journalistes en demandant à ce qu’ils aient un espace équivalent pour exposer leurs vues. Et l’ont souvent obtenu.
Certains médias anglo-saxons ont fait leur mea culpa comme le Sunday Times. Quel a été leur rôle dans cette affaire ?
Naomi Oreskes. Un rôle honteux. Les médias se sont précipités sur les allégations fondées sur les courriels et qui ont été prises totalement hors contexte. Certains étaient vieux de plusieurs années, voire de plus de dix ans…les médias n’ont pas enquêté sur ce qui se passait réellement. Ils ont juste sautés dans le train de Schadenfreude (ils ont profité du malheur d’autrui, ndlr).
PLUS LA CATASTROPHE CLIMATIQUE SERA EVIDENTE, PLUS LES LOBBIES MULTIPLIERONT LES MENSONGES POUR LA NIER ET CONTINUER LEUR « BUSINESS » !!
Un danger méconnu, enfoui dans le sol, menace l’atmosphère de notre planète…
Les gaz emprisonnés dans le permafrost? Non !
Ce sont les feux de mine souterrains qui consument la planète, rejetant toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Les feux de mines de charbon sont un phénomène très ancien, datant de plusieurs millions d’années et sont « sources naturelles » de CO2, partout sur la planète.
Pourtant, aujourd’hui, l’exploitation industrielle de l’homme des mines de charbon a extrêmement développé le phénomène. il menace les sols, les hommes et l’atmosphère.
Feux de mines, où se situe le danger immédiat?
C’est l’air amené par les galeries creusées par l’homme qui dans les mines désaffectées provoquent une oxydation source de combustion spontanée du charbon à 80°c.
Lorsqu’ils commencent à brûler, ils ne s’arrêtent pas, et suivent les veines de charbon dans le sol pendant parfois des centaines d’années.
Aujourd’hui, des feux de charbon brûlent en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, en Indonésie, en Australie et en Inde, mais aussi en Allemagne.
En Chine, c’est plus de 750 feux souterrains qui se consument en permanence.
Les feux de mine, l’ampleur des dégâts
En Chine plus de 30 millions de tonnes de charbon disparaissent en fumée chaque année le long de la frontière mongole.
La quantité de fumée émise par ces feux de mines justifie le rang de la Chine en tant que 1er émetteur de GES : l’ensemble du parc automobile français et allemand réuni.
C’est le lieu de l’émission de gaz d’hydrocarbures la plus élevée de la planète.
Les infrastructures aussi, en plus de l’atmosphère sont menacées par ces feux souterrains : routes, industries, câbles de communications risquent de disparaître en fumée.
En Inde, ce sont des milliers de personnes qui sont directement menacés par ces feux de mines, parfois exploitées illégalement.
Les gaz toxiques comme le monoxyde de carbone, les effondrements, les contraignent à quitter leur maison et ruinent leur source de revenu.
Aux Etats-Unis, mêmes dommages: la ville de Centralia par exemple y est abandonnée progressivement depuis 50 ans, en raison d’un feu de mine qui brûle depuis 1962…
Etrangement pourtant, ce feu génère aussi une nouvelle forme de tourisme et attire les curieux.
Des solutions?
En Chine comme ailleurs, le risque critique génère des tentatives pour si ce n’est éteindre, tout au moins juguler ces feux de mines.
Un enjeu tout autant planétaire, en raison des quantités de GES émises, que locales (ressources, menace des infrastructures, de la vie…).
Des sociétés allemandes notamment se sont mobilisées pour lutter contre ces feux souterrains et des partenariats internationaux se sont mis en place, notamment en Chine, où ces feux ont dépassé le stade du contrôle.
Pour en savoir plus !
Si vous souhaitez en savoir plus sur ces feux de mines, et en particulier sur les mesures prises pour les maîtriser, vous pouvez consulter l’excellent reportage de France 5 « Feux de mines, Quand le charbon part en fumée », principale source de cet article.
Source : http://www.greenzer.fr
RAPPELONS QUE « NOTRE » CHARBON, DU FAIT DE SA RICHESSE EN SOUFRE, EST PARTICULIEREMENT INFLAMMABLE.
Le lobby climatosceptique financé par le pétrolier Exxon
Par Thomas Vampouille
19/07/2010
En 2007, la compagnie pétrolière avait promis d’arrêter de financer ce genre de groupes. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Le géant américain a versé l’an dernier plus d’un million d’euros à plusieurs groupes d’influence luttant contre le contrôle des gaz à effet de serre, révèle la presse britannique.
Le temps se couvre pour les climatosceptiques. Le quotidien britannique Times a révélé lundi que plusieurs organisations qui luttent contre les projets de limitation des gaz à effet de serre sont financées par le géant pétrolier américain ExxonMobil (maison mère d’Esso), à hauteur de presque un million de livres (1,2 million d’euros).
Les climatosceptiques, qui réfutent la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique – quand ils ne mettent pas en cause le réchauffement lui-même -, s’opposent aux tentatives de régulations des émissions de gaz à effet de serre. De fait, leurs positions convergent donc avec les intérêts des groupes pétroliers. Mais la collusion irait beaucoup plus loin puisque plusieurs de ces organisations – dont the Media Research Center, the Atlas Economic Research Foundation, the Pacific Research Institute et the Heritage Foundation – auraient bénéficié de la générosité d’ExxonMobil. Le quotidien britannique ne précise toutefois pas comment cet argent a concrètement été utilisé.
Parole non tenue
La révélation est gênante dans le contexte de bras-de-fer qui oppose depuis plusieurs mois le camp des sceptiques aux chercheurs du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Il y a dix jours, le premier avait déjà subi un revers dans l’affaire dite du «climategate», tentative de discréditation des seconds. Une enquête indépendante avait en effet blanchi les climatologues, accusés d’avoir falsifié des données scientifiques pour accréditer leur théorie. L’enquête a au contraire établi leur «rigueur» et leur «honnêteté».
Désormais, c’est l’intégrité des sceptiques qui est donc mise en cause. Par exemple, the Media Research Center, qui a justement contesté le rapport d’enquête établissant l’honnêteté des climatologues du Giec, aurait reçu l’an dernier 50.000 livres (presque 60.000 euros).
Le lobby climatosceptique n’est pas le seul à être discrédité par ces révélations. À un moment où le secteur pétrolier n’est pas en odeur de sainteté, suite à la marée noire dans le golfe du Mexique, Exxon se trouve également pris en flagrant délit de mensonge. Dans un rapport datant de 2007, la compagnie avait en effet promis d’«arrêter de contribuer aux groupes dont la position sur le changement climatique pourrait détourner l’attention de l’importante discussion sur la sécurité énergétique». Parole non tenue. Cette fois, contactée par le Times, Exxon a promis que trois des fondations citées par le quotidien ne seraient plus financées. Mais rien en revanche sur les vingt-et-uns autres groupes qui auraient reçu de l’argent l’an dernier.
CQFD.
US : Fin du réchauffement , chute de Gore
Par Guy Sorman – Mis en ligne le 26.07.2010 à 11:15
Le Parti Démocrate a largué Barack Obama : la majorité des électeurs américains ne partageant pas la peur du réchauffement répandu par Al Gore et récupéré par Obama, les Démocrates ont renoncé à contrôler les émissions de carbone. On imagine mal le Congrès américain revenant sur le sujet dans les années qui viennent : par suite , la Chine et l’Inde ne se sentiront plus contraints de gérer cette grande frousse carbonique.
On ne saura donc jamais s’il aurait été possible ou non, d’influencer les émissions de carbone et d’agir ou non sur le réchauffement ou non de l’atmosphère. Reste l’Union européenne qui s’est enfermée dans un cadre juridique peu contraignant plafonnant les émissions : je doute que l’industrie européenne s’impose des normes qui nuiraient à sa capacité de concurrence. Reste à Nicolas Sarkozy de plier bagage avec discrétion et de ne plus mentionner le péril climatique : hors une secte verte, on imagine mal les Français manifestant pour cantonner le carbone.
LES LOBBIES DES COMBUSTIBLES FOSSILES SONT EN PASSE DE REUSSIR A COUPS DE DOLLLARS LEURS CAMPAGNES DE DESINFORMATIONL; bUSINESS AS USUAL ET APRES NOUS LE DELUGE.
Chronique d’un monde addict au pétrole
Posté par Denis Delbecq le 28 juil 2010.
© Denis Delbecq
Puisque le pétrole est à la mode en ce moment, je me suis livré ce matin à un intéressant exercice. Passer en revue Google Actualités pendant 30 minutes, chronomètre en main, et relever tout ce qui concerne des rejets de pétrole. Et croyez-moi, ce n’est pas exhaustif tant il m’a fallu de temps pour filtrer le déluge d’articles concernant le puits de BP, dans le Golfe du Mexique, dont le New York Times se demande où le pétrole a bien pu passer. Je vous livre cette chronique d’un monde accro au pétrole.
Dans le Golfe du Mexique, toujours, une fontaine de pétrole s’est formée, après la collision entre une barge et un puits installé à faible profondeur (2 mètres).
Dans le Michigan, c’est une fuite de pipeline qui a libéré 800000 gallons de carburant dans la Kalamazoo River (l’équivalent de 10 jours de Deepwater Horizon).
Toujours aux Etats-Unis, une petite fuite a frappé un puits à terre, près de Santa Barbara. 168 gallons ont été récupérés. Par ailleurs, un véhicule inconnu a largué 30 gallons de pétrole dans le New Jersey lundi. A Salt Lake City, une rupture d’un pipeline de Chevron avait largué 33000 gallons dans une rivière le 12 juin dernier.
En Chine, les opérations de nettoyage de la marée noire survenue à Dalian ont été achevées. Environ 1500 tonnes ont été libérées, après la rupture d’un pipeline dans le port de la ville.
Au Canada, ce sont vingt tonnes de pétrole qui ont été déversée le 12 juillet dernier dans le fleuve St Laurent, après le percement du réservoir d’un cargo. Deux semaines ont été nécessaires pour nettoyer.
Aux Philippines, il y a quelques jours, un accident sur un pipeline sous-marin —heurté par une ancre pendant un typhon— avait provoqué une nappe de pétrole, à Cavite. Une autre nappe s’est formée dans une mangrove, à Catalagan, début juillet.
En juin, la fuite d’une plateforme en Mer rouge égyptienne avait pollué 160 kilomètres de côtes.
Au Vénézuela, cinq fuites avaient largué du pétrole en mai dernier dans le lac de Maracaïbo, un véritable « golfe du Mexique » au pays de Chavez. La faute à des «pirates» selon Petroleos. Il y a 14000 puits de pétrole et de gaz dans le lac, qui est traversé par 45000 kilomètres de pipelines vétustes.
En France, une fuite de brut est survenue le 16 juillet dans une raffinerie Total de Gonfreville-Lorcher, près du Havre, qui a été semble-t-il contenue par un bac de rétention.
Par ailleurs, l’Indonésie demande des réparations à la compagnie responsable d’une fuite dans un puits de pétrole sous-marin, en août 2009, dans la mer de Timor, au large de l’Australie. Une mini marée noire de 400 000 litres (en deux mois), pour laquelle l’Indonésie réclame 5 millions de dollars. Et un exploitant a payé une amende de 93100 dollars, après une fuite de pipeline souterrain survenue dans l’état américain du Montana en novembre dernier.
PAS DE RAPPORT AVEC LE CHARBON PROPRE, DIREZ-VOUS ?
ET BIEN SI, PARCE QUE SI LE PETROLE FUIT SI FACILEMENT ET SI SOUVENT, ON PEUT IMAGINER CE QUI EN SERA DU CO2 STOCKE.
Articles sponsorisés, il suffit!
Posté par Denis Delbecq le 28 juil 2010
Je viens de recevoir un mail, écrit l’auteur, me proposant d’écrire des papiers «sponsorisés» par des annonceurs. Le genre de message que je reçois une fois par mois et qui agace.
Il va finir par falloir créer un logo « 100% non sponsorisé » pour les blogs indépendants. Cette fois, il s’agit de Buzzea qui propose, excusez du peu, «entre 30 euros et 1500 euros» par article (1)… Voyez quelques extraits de la page de leur site consacrée aux auteurs de blogs. «(…) il vous faut rédiger un article personnel propre à votre site. Celui-ci sera soumis à validation afin d’être sûr d’obtenir la satisfaction de l’initiateur de la campagne. Aussi vous devrez suivre les consignes de campagne fixées par l’annonceur et vous les approprier afin de créer un contenu original et plaisant (…)» Et patati, et patata. Ensuite l’annonceur a le droit de vie ou de mort sur le papier. Mieux: «Les annonceurs ont la possibilité d’agrémenter les articles avec des documents de natures diverses. Ils peuvent ainsi joindre une vidéo, un lien ou autre à leur brief de campagne que vous pourrez, là encore, choisir de relayer avec l’article ou non. Comme cela a été expliqué précédemment, vous avez tout intérêt à être fidèle à la volonté de l’annonceur en vue d’obtenir de bonnes notes et ainsi espérer une réévaluation de vos prix d’articles.» Fort heureusement, ils invitent les internautes à bien mentionner qu’il s’agit d’un papier sponsorisé. Moi j’appelle ça de la pub, et on devrait obliger à mettre des logos sur chaque papier «Garanti 100% publicité»… Qu’en pense le législateur?
(1) Et comme ils sont sympa, chez Buzzea, ils vous donnent la démarche à suivre pour obtenir un statut d’auto-entrepreneur… parce que c’est indispensable pour qu’ils paient…
VOILA QUI EXPLIQUE QU’ON TROUVE DANS LES MEDIAS TANT D’ELOGES DU « CHARBON PROPRE » ACHETES AVEC DE L’ARGENT SALE.
30-07-2010 2010 : la planète vers un record de chaleur
Selon la dernière publication des services américains du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), le mois de juin 2010 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1880. Depuis le début de l’année, d’après les relevés de la NOAA, chaque mois, soit est proche d’un record, soit établit un nouveau record.
Pour le mois de juin, la température moyenne de la planète (terres et océans) a atteint le record de 16,2 °C, soit 0,68 °C de plus que la moyenne du XXe siècle des mois de juin. Les trois mois qui viennent de s’écouler, avril-mai-juin, avec une température supérieure de 0,70 °C à la moyenne du XXe siècle constituent eux aussi un record depuis le début des mesures.
Si la tendance observée se poursuit, l’année 2010 devrait passer devant 1998 et afficher un nouveau record planétaire de chaleur.
Avec ces températures moyennes élevées, certaines régions du globe sont confrontées à des conditions caniculaires exceptionnelles. Ainsi, l’agence de presse russe, RIA Novosti, a indiqué que la ville de Moscou, avec 37,2 °C a battu le record absolu de chaleur établi à 36,8 °C en 1920. D’après Pavel Konstantinov, chef du département météorologique de l’observatoire de l’Université d’Etat de Moscou, ce mois de juillet restera dans la mémoire des Moscovites comme le mois le plus sec et le plus chaud de ces 50 dernières années. La quantité des précipitations enregistrées en juillet ne dépassait pas le seuil de 5mm, le précédent record datant de juillet 1997, avec 12 mm. Actuellement, suite à la sécheresse, l’état d’urgence a été décrété dans 27 régions du pays. Selon RIA Novosti : « La chaleur inhabituelle qui touche pratiquement toutes les régions de la Russie provoque un nombre croissant d’incendies. Les incendies ont ravagé plus de 800 maisons et fait quatre morts dans les régions de Nijni-Novgorod (Volga) et de Voronej (sud-est). Dans la région de Voronej 556 personnes sont sans abri, les incendies ayant fait quatre morts et 21 blessés. Dans la région de Nijni-Novgorod 1.662 personnes ont été évacuées, il n’y a pas eu de victimes. ».
Michel Sage
Etats-Unis: la justice renonce à poursuivre Gore pour abus sexuels
LOS ANGELES | La justice américaine a renoncé à poursuivre vendredi l’ancien vice-président démocrate Al Gore, accusé d’abus sexuels par une masseuse professionnelle. Elle a justifié sa décision par un « manque de preuves crédibles ».
31.07.2010 | 15:38
La justice américaine a renoncé à poursuivre vendredi l’ancien vice-président démocrate Al Gore, accusé d’abus sexuels par une masseuse professionnelle. Elle a justifié sa décision par un « manque de preuves crédibles ».
Une masseuse accusait l’ancien vice-président d’avoir tenté d’avoir une relation sexuelle avec elle alors qu’il se trouvait dans un hôtel de Portland en octobre 2006, en marge d’un déplacement consacré au réchauffement climatique.
Le mémo, s’appuyant sur l’enquête, dresse la liste des incohérences du récit de la plaignante et observe qu’elle n’a jamais fourni à la police les dossiers médicaux liés à l’agression présumée, ni les résultats d’un test volontaire de détecteur de mensonges, auquel elle avait échoué.
Enfin, il apparaît que la masseuse a été payée par le tabloïd qui avait publié ses « révélations » pour raconter son histoire. « Et M. Gore a volontairement rencontré les enquêteurs et nié toutes les allégations », écrit le procureur-adjoint.
UN BEL EXEMPLE DES PRATIQUES DU LOBBY DU CHARBON.
Changements climatiques — Retour vers le futur
Nouvelles générales – Environnement
Écrit par Jessica Nadeau
Mercredi, 28 juillet 2010 10:50
Mise à jour le Mercredi, 28 juillet 2010 15:04
René Laprise, scientifique québécois, auteur du dernier rapport du GIEC et l’un des colauréats du Nobel de la Paix en 2007 avec Al Gore, estime que le Canada doit arrêter de se fermer les yeux et entamer, dès à présent, la période d’adaptation aux changements climatiques pour éviter le pire.
«Je peux accepter, à la limite, que le gouvernement canadien ne fasse rien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, puisque après tout, ce n’est pas vraiment nous le problème, mais le gouvernement n’a pas le droit de se fermer les yeux face aux changements qui vont survenir et aux besoins pressants pour le Canada de s’adapter aux changements climatiques pour réduire notre vulnérabilité.»
Or, c’est ce que le gouvernement Harper fait en faisant des coupes notamment dans la recherche sur le climat, dénonce René Laprise, qui dirige le Centre pour l’étude et la simulation du climat à l’échelle régionale (ESCER) de l’UQAM. Ce centre conçoit des outils prévisionnels et forme des spécialistes du climat dans le but d’élaborer les meilleures stratégies d’adaptation aux répercussions des changements climatiques.
René Laprise aimerait que le gouvernement se penche davantage sur les impacts des changements climatiques que sur les technologies incertaines et potentiellement dangereuses du géo-engineering.
«Il faut être réaliste: je ne pense pas qu’on va réussir à réduire nos émissions de GES assez rapidement pour éviter de devoir faire face aux changements climatiques et à leurs répercussions. Et toute société responsable se doit de savoir quels seront ces impacts et dans quelle mesure ils vont s’imposer afin de réduire sa vulnérabilité.»
Adaptation 101
Les illustrations des adaptations prévisibles ou déjà nécessaires ne manquent pas, selon le scientifique.
Dans le Grand Nord, par exemple, l’un des endroits où les impacts des changements climatiques se font le plus sentir sur la planète, le pergélisol commence à fondre. Mais les autorités continuent d’y construire comme sur du béton. Un non-sens selon René Laprise, puisque le pergélisol n’est plus solide comme du béton et le sera encore moins dans les prochaines décennies en raison des changements climatiques qui vont s’amplifier.
Il donne également l’exemple des routes qui sont rongées par l’érosion côtière, mais qui sont systématiquement reconstruites considération pour le fait que l’érosion va encore s’aggraver dans les prochaines années. Selon René Laprise, il faudrait être prévoyant et, plutôt que de reconstruire au même endroit, déplacer ces routes qui longent la côte et les reconstruire un peu plus loin dans les terres.
Et c’est comme ça dans chacun des secteurs, poursuit le scientifique, citant encore les égouts dans les villes qui doivent absorber des quantités de pluie beaucoup plus abondantes dans de cours laps de temps. Ces épisodes de pluie très intense vont également aller en s’amplifiant et le diamètre des égouts devrait être repensé en conséquence.
Les épisodes de pluie très intense vont aller en s’amplifiant et le diamètre des égouts devrait être repensé en conséquence.
«Mais les ingénieurs regardent vers le passé pour savoir combien il est tombé de pluie dans les 50 dernières années et font leurs plans selon ces chiffres. Nous, nous savons que ces chiffres n’auront plus aucune valeur dans les prochaines années; nous travaillons en fonction du futur. Et c’est ce qu’il faut faire si on veut diminuer notre vulnérabilité par rapport aux changements climatiques. Alors oui, peut-être, nos études coûtent des millions, mais ce n’est rien comparativement à ce qui s’en vient si on ne fait rien. Car il n’y aura pas un secteur qui va être épargné.»
Les fausses promesses du géo-engineering
Là où le bât blesse pour le scientifique, c’est que le gouvernement Harper refuse de financer la recherche sur le climat, mais qu’il investit à coups de milliards dans la recherche sur le géo-engineering, et plus particulièrement dans la capture et séquestration de carbone. Pour René Laprise, ces méthodes ne sont en fait que de fausses promesses élaborées par les mêmes ingénieurs qui exploitent les puits de pétrole et qui ont l’oreille — et le porte-feuille — du gouvernement Harper.
«Les théories sur la séquestration, qui consistent à enfouir le CO2 dans le sous-sol de la Terre et dans la nappe phréatique, sont très critiquées et sont, sur le plan environnemental, potentiellement très dangereuses. Si on veut mettre du CO2 dans la nappe phréatique par exemple, ça risque de changer le pH et de dissoudre les métaux lourds, ce qui va avoir comme résultat d’hypothéquer notre eau pour des millénaires. Alors oui, on va réduire le CO2 à la surface de la Terre, ça c’est vrai, mais quelles seront les conséquences à long terme? Il me semble ici que le remède soit pire que la maladie.»
Il parle aussi de cette idée, développée par certains autres adeptes du géo-engineering, qui consiste à créer un petit parapluie au-dessus de la Terre en lançant des aérosols dans la stratosphère pour compenser le réchauffement et refroidir la planète. «Ça n’a aucun bon sens, s’insurge le scientifique du centre ESCER. Ça me fait penser à un adolescent qui tente de trouver des solutions sans avoir aucune idée de ce qu’il fait. On n’a pas la moindre idée de comment on pourrait faire cela, comment on pourrait répartir ces aérosols en fonction des zones du globe. Ça n’a aucun bon sens.»
Pour René Laprise, on ne peut plus plaider l’ignorance. «On a fait des erreurs dans le passé en libérant toutes sortes de produits chimiques, simplement par inconscience et par manque de connaissances, mais aujourd’hui, on ne peut plus jouer à l’autruche. Nous savons que tout ce que nous faisons a des répercussions. Il faut arrêter de se fermer les yeux.»
Aux termes d’une délibération en date du 1er juillet 2010 l’assemblée générale des actionnaires de la SEREN a décidé la dissolution anticipée de la société.
Jean Charles Besson a été nommé liquidateur…
DE PROFONDIS.
29 juillet :
-Six personnes, dont deux enfants ont été tués par une tornade Saint-Pétersbourg. La tornade a frappé la ville vers minuit, arrachant un grand nombre d’arbres et faisant six morts.
30 juillet :
-Une tornade a touché la petite ville australienne de Penola (province de l’Australie du Sud) et a causé des dommages matériels notables. 4 maisons ont été détruites et 60 autres ont été sinistrées par la tornade qui s’est produite à 6 heure du matin et à parcouru une distance de 3 kilomètres.
-Le centre de la Catalogne Espagnole a été affectée par de très puissants orages accompagnés de pluies diluviennes qui ont causé des inondations torrentielle dans la région de Barcelone.
31 juillet :
-Inondations dans le nord-est de la Chine: 37 morts
1er août :
- Les violents orages qui ont touché une partie de la Suisse ont fait une victime. Un jeune homme de 20 ans est décédé après avoir été frappé par la foudre dans l’Oberland bernois. Il s’était réfugié sous un sapin pour échapper à l’orage.
-De violents orages accompagnés de fortes rafales de vent se sont produits en Isère et en Haute-Loire et ont fait 3 victimes et des dommages matériels.
Plus de 300 ha de forêt ont été ravagés par un incendie aux environs de la préfecture d’Agadir Ida outanane,au sud du Maroc.
2 août :
-Plus de 1100 personnes sont mortes au Pakistan au cours des derniers jours dans des inondations considérées comme les plus importantes depuis 1929, ont indiqué des responsables du gouvernement.
3 aout :
-De fortes chutes de pluie accompagnées de vents violents se sont abattues durant ces dernières 48 heures, sur la wilaya de Bordj Bou-Arréridj dans le Nord de l’Algérie, causant la mort d’une personne et des blessures à une autre, ainsi que d’importants dégâts matériels.
07 août :
-Russie : ça ne s’arrange pas sur le front des incendies. Alors que Moscou continue de suffoquer, accablée par la chaleur et envahie par la fumée des feux de forêts, les autorités ont lancé vendredi un appel aux volontaires pour lutter contre les flammes.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET SON ACCELERATION NE FONT PLUS DE DOUTE que pour les pseudo-scientifiques à la solde du lobby du charbon.
Les publications démontrant l’imposture du « charbon propre » se multiplient.
ET CEPENDANT :
La croissance de la consommation de charbon est impressionnante : + 3,2 % par an en moyenne au cours des dix dernières années, + 5,3 % en 2008. En Chine, elle a progressé de 6,8 % .
A Bonn les discussions de l’Onu sur le climat ont cessé d’avancer vers un accord espéré cette année.
Le projet américain sur le changement climatique, ne sera même pas présenté au sénat. Les promesses faites par l’administration américaine il y a à peine sept mois au Sommet de Copenhague sont sans valeur. La stratégie européenne est en ruine .
Pour René Laprise, scientifique québécois, auteur du dernier rapport du GIEC et l’un des colauréats du Nobel de la Paix en 2007, on ne peut plus plaider l’ignorance. «On a fait des erreurs dans le passé en libérant toutes sortes de produits chimiques, simplement par inconscience et par manque de connaissances, mais aujourd’hui, on ne peut plus jouer à l’autruche. Nous savons que tout ce que nous faisons a des répercussions. Il faut arrêter de se fermer les yeux.»
QUAND CEUX QUI NE SONGENT QU’AU BUSINESS REALISERONT-ILS ENFIN QU’EUX AUSSI COURENT A LA CATASTROPHE ?
Un bloc de glace géant se détache d’un glacier du Groenland
LEMONDE.FR avec AFP | 07.08.10 | 20h09
REUTERS/HO
Une photo d’une partie du glacier.
Un immense bloc de glace de plus de deux fois la taille de Paris s’est détaché d’un glacier polaire dans le nord du Groenland, à environ 1 000 kilomètres au sud du Pôle Nord. Selon Andreas Muenchow, de l’université de Delaware (est), l’Arctique n’avait pas perdu une telle masse de glace depuis 1962.
Des images satellites de la Nasa montrent que le glacier Petermann, qui mesure 70 kilomètre de long, a ainsi rétréci d’environ un quart avec le détachement du bloc de glace, d’une superficie d’au moins 260 kilomètres carrés.
L’eau douce contenue dans cet iceberg pourrait « alimenter l’ensemble du réseau public d’eau potable américain pendant 120 jours », affirme-t-il. La calotte glaciaire du Groenland, le plus grand réservoir d’eau douce de l’hémisphère Nord, a fondu à un rythme alarmant au cours des dernières années sous l’effet du réchauffement climatique, selon un rapport du Conseil arctique publié fin 2009.
La vitesse d’écoulement des glaciers du Groenland qui débouchent sur la mer affecte directement le niveau des océans, qui monte actuellement d’environ 3 mm par an.
Selon les chercheurs, l’eau douce contenue dans cet iceberg pourrait « alimenter l’ensemble du réseau public d’eau potable américain pendant 120 jours ».
8 août AFP: Huit personnes ont été tuées en Europe centrale. Ce sont les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la République tchèque, l’Allemagne et la Pologne qui sont à l’origine de ces décès.
Nos médias se montrent d’une remarquable discrétion au sujet de la multiplication des inondations sur la planète. Ne s’agit-il pas de masquer le plus possible la catastrophe climatique aux consommateurs qui assurent les superprofits des exploitants des combustibles fossiles.
Quoi-qu’ils fassent, il semble bien que, comme le montre le scoop cité plus haut par Eureka, le nombre des manifestations du réchauffement s’accroit de façon de plus en plus alarmante.
Les catastrophes météo de l’été, signaux d’alerte pour le climat du futur.
PARIS – Entre canicule, sécheresse et inondations, les événements exceptionnels qui s’enchaînent cet été de la Russie au Pakistan renvoient aux sombres perspectives sur les effets futurs des changements climatiques.
Les climatologues interrogés lundi par l’AFP refusent de lier aussi directement les catastrophes qui frappent la Russie, le Pakistan, la Chine ou l’Europe de l’Est, arguant du « manque de recul ». Mais tous les jugent « cohérentes » avec les conclusions du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur les changements climatiques, depuis vingt ans.
« Ce sont des événements qui sont appelés se reproduire et à s’intensifier dans un climat perturbé par la pollution des gaz à effet de serre », explique Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du GIEC. « On ne peut pas jurer à 100% que rien de tout cela ne se serait passé il y a 200 ans, mais le soupçon est bien là. Même s’il ne s’agit que d’un soupçon ».
« Les événements extrêmes sont une des manières dont les changements climatiques deviennent dramatiquement perceptibles », ajoute-t-il.
Selon l’Agence américaine de l’océan et de l’atmosphère (NOAA), la planète n’a jamais eu aussi chaud qu’au cours du premier semestre 2010. Or, selon le GIEC, dans un climat qui se réchauffe sécheresses et vagues de chaleur, comme en Russie et dans 18 des 51 Etats américains, deviendront plus intenses et plus longues.
« Qu’il s’agisse de fréquence ou d’intensité, pratiquement chaque année on bat des records et même plusieurs parfois en une semaine: en Russie, le record absolu observé à Moscou, jamais vu depuis le début des enregistrements météo il y a 130 ans (38,2°C fin juillet) a été battu dès le début août. Au Pakistan, les inondations n’ont jamais connu une telle ampleur géographique », relève Omar Baddour, chargé du suivi du climat mondial à l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
« On se trouve bien, dans les deux cas, dans une situation sans précédent », assure-t-il. « La succession d’extrêmes et l’accélération des records sont conformes aux projections du GIEC. Mais il faudra observer ces extrêmes sur plusieurs années pour en tirer des conclusions en terme de climat », nuance-t-il.
D’autant que les inondations au Pakistan pourraient être imputables au phénomène La Nina qui – à l’inverse d’El Nino, auquel il succède généralement -, est provoqué par un refroidissement de la température en surface de l’océan Pacifique central.
« D’une manière générale, El Nino entraîne une sécheresse dans le sous-continent indien et au Sahel: avec La Nina, c’est le contraire », souligne M. Baddour.
D’ailleurs, pour le climatologue anglais, le Pr Andrew Watson, la chaleur inhabituelle de 2010 est liée au El Nino de l’année passée: « Nous savons qu’après El Nino, suit une année particulièrement chaude et c’est certainement ce qui se passe cette année », prévient-il.
Reste que les extrêmes observés cet été sont « totalement cohérents avec les rapports du GIEC et ce que 99% des scientifiques pensent qu’il se passera », lâche-t-il.
Rattaché à l’Université d’East Anglia, entachée par le scandale du « climategate » et les accusations de fraude contre le GIEC, le Pr Watson se montre prudent: « Je suis pratiquement sûr que l’augmentation de la fréquence de ce type d’étés depuis les 20, 30 dernières années est liée au changement climatique. Mais vous ne pouvez pas vous appuyer sur un seul événement ou sur un seul été. Parce que par définition, il s’agit de météo, pas de climat. Et que le changement climatique se mesure sur la moyenne d’une décennie ».
(©AFP / 09 août 2010 18h55)
ENFIN UNE LUEUR DE LUCIDITE. Gare à la réaction du chasseur de mamouths !
Obama relance la centrale « propre » chère à Bush.
Le 06 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
Energie, Production d’énergie, Energies thermiques, Politique climatique, Politique & Société, Recherche, Politique
Dans le domaine de l’énergie, les politiques de rupture sont rares. Et l’administration Obama semble découvrir ce principe. Après avoir amorcé un début de reculade sur la gestion des déchets radioactifs, le secrétariat à l’énergie [DOE selon l’acronyme américain] relance un projet de centrale au charbon, initié puis abandonné par le gouvernement de George W. Bush.
Baptisé FutureGen, ce projet visait à construire une centrale au charbon utilisant la gazéification intégrée à un cycle combiné (GICC). Peu employée, car complexe et coûteuse, cette technologie permet de gazéifier le combustible avant de le brûler. Ce qui réduit sensiblement les émissions de polluants. A cette chaudière particulière, les promoteurs du projet entendaient raccorder un dispositif de capture du CO2. Le gaz carbonique devant être ensuite séché et comprimé pour pouvoir être injecté dans une formation géologique étanche.
Coût de la centrale de 270 mégawatts (MW) : 1,8 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). Après 5 ans d’études, le DOE avait fini par jeter l’éponge. Trop cher. Même pour une technologie qui aurait permis d’utiliser le lit de charbon sur lequel sont assis les Etats-Unis sans accroître les émissions de gaz à effet de serre.
Après deux ans et demi de placard, FutureGen revient. Mais sensiblement modifié. Mercredi 4 août, le DOE a annoncé vouloir consacrer 1 milliard $ [issus du Plan de relance de l’économie américaine, ndlr] à la mise au point d’une nouvelle centrale à charbon « propre », à Mattoon [Illinois, l’Etat de Barack Obama], sur le site initial du premier projet.
Cette fois, la technologie sera différente. Les partenaires de FutureGen 2.0 ont choisi de modifier l’une des 4 chaudières (de 200 MW) de la centrale électrique de Mattoon, exploitée par Ameren. Vieille de 64 ans, cette installation sera « retroffitée », de sorte que la combustion du charbon s’y déroule dans une atmosphère saturée d’oxygène. Cette « oxy-combustion » produit des effluents gazeux très concentrés en CO2, ce qui facilite par la suite sa capture. Calqué sur le dispositif mis en œuvre par Total et Air Liquide sur le site de Lacq, FutureGen 2.0 sera raccordé à un pipeline qui transportera sur quelques kilomètres un million de tonnes par an de dioxyde de carbone comprimé. Le gaz sera ensuite injecté dans le sous-sol de Meredosia. Les partenaires industriels de l’opération sont Ameren, Babcock & Wilcox et Air Liquide.
LE CHARBON CONTINUE A MARQUER DES POINTS. Nous voici loin de la campagne électorale où Obama fit un temps mine d’approuver Al Gore qui déclarait: « « Le charbon propre est une illusion. N’investissez pas là-dedans! » Le « charbon dit propre » n’a pas eu de peine à avoir le dernier mot grâce aux milliards investis dans la campagne et dans un lobbying forcené. Quant à Al Gore on a tenté de lui régler son compte en utilisant les plus basses calomnies.
http://www.climatecamp.org.uk/press...
Camp Action Climat au Pays de Galles contre le charbon du 13 au 17 août
mis en ligne mercredi 11 août 2010 par jesusparis
Il y aura un Camp Action Climat contre le charbon au sud du Pays de galles au mois d’août.
Le réseau d’action directe convergera vers un lieu à Cardiff vendredi 13 août ; de là les gens seront emmenés au camp lui-même.
« En brûlant le Charbon, un des combustibles fossiles les plus sales en termes de carbone, on détruit notre climat. Les mines de charbon à ciel ouvert saccagent la région et détraquent la santé des habitants. Le charbon propre est une mauvaise plaisanterie », a déclaré le porte-parole Tim Jones.
« Après l’échec du sommet sur le climat de Copenhague il est clair pour chacun que nous ne pouvons pas compter sur des gouvernements qui ont les mains dans les poches des sociétés de combustibles fossiles. Nous devons agir nous-mêmes », a déclaré Mr Jones.
Le Camp Action Climat se tiendra dans le sud du Pays de galles du 13 au 17 août.
Le camp de l’année dernière [1] s’est tenu à côté de Ffos-y-fran à Merthyr Tydfil, la plus grande mine de charbon à ciel ouvert au Royaume-Uni. [2] Lors du camp il y avait des ateliers sur la climatologie, des entrainements à l’action directe, un cinéma solaire, des toilettes sèches, des douches solaires et des éoliennes.
QUE NE PRENONS-NOUS MODELE SUR NOS VOISINS D’OUTRE-MANCHE !
Coucou … Que devenez-vous, vous tous ?? A part notre fidèle M.Escaravage et un Cassandre épisodique, plus personne ne se manifeste sur ce blog… Désintérêt ? rien à dire ? abandon de l’engagement anti-charbon ?…
Le charbon est toujours là, le méthane aussi, Valorca aussi, les prédateurs aussi. Alors que faisons-nous ?
A plus.
En effet, il s’agit hélas d’un calme trompeur. Fidèle à la tactique qu’elle a dès le début adoptée, Valorca continue d’agir en sous-main. Le contexte politique et économique est de plus en plus favorable au retour du charbon et le lobby de la CCS marque tous les jours des points.Ce n’est vraiment pas le moment de sembler baisser la garde. Merci de votre soutien, car on se sent parfois un peu seul…
Merci d’avoir réagi , mais c’est vous, encore vous, et les autres ????
Romandie News
Hyundai va construire deux centrales électriques solaires aux Etats-Unis
SEOUL – Le premier constructeur naval au monde, Hyundai Heavy Industries, a annoncé mercredi avoir signé un contrat de 700 millions de dollars pour construire deux centrales électriques fonctionnant à l’énergie solaire aux Etats-Unis.
Le contrat porte sur des centrales d’une capacité de 150 mégawatts (MW) et 25 MW en Arizona (sud-ouest) dont la construction devrait être achevée d’ici à la fin 2012, selon le groupe.
Hyundai Heavy a indiqué que ce contrat, passé avec le groupe d’électricité américain Matinee Energy, lui permettrait de devenir un acteur international de l’énergie solaire.
Le constructeur naval a diversifié sa gamme d’activités en se spécialisant dans l’énergie renouvelable et la construction de centrales électriques.
HYUNDAI HEAVY INDUSTRIES
(©AFP / 11 août 2010 11h49
USA: un comité interministériel se prononce en faveur du captage du CO2
13/08/2010 12:24 pm
WASHINGTON (AFP) – Un comité interministériel a transmis jeudi des recommandations au président américain Barack Obama visant à surmonter dans les dix ans les obstacles techniques et légaux présentés par la capture et le stockage du CO2 produit notamment par la combustion du charbon.
Une telle approche, non seulement jouerait un rôle important pour réduire les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis mais ferait aussi du pays le leader mondial des énergies propres tout en préservant l’option de continuer à utiliser le charbon et d’autres sources abondantes d’énergies fossiles du pays, conclut le comité créé par M. Obama en février 2010.
Près de la moitié de l’électricité produite aux Etats-Unis provient des centrales au charbon.
Le ministère de l’Energie, qui co-préside ce comité avec l’Agence de protection de l’Environnement (EPA), met déjà en oeuvre plusieurs projets pilotes avec près de quatre milliards de dollars de fonds fédéraux et plus de sept milliards d’investissements privés.
Ces projets ouvriront la voie au déploiement étendu de technologies de capture, de transport et de stockage de CO2 dans les dix ans, assure le comité interministériel.
Pour sa part « l’EPA oeuvre à clarifier le cadre réglementaire existant pour intégrer ces technologies de manière à réduire l’incertitude légale et contribuer à assurer la sûreté et l’efficacité de leur déploiement », souligne sa directrice Lisa Jackson dans un communiqué.
Une fuite soudaine et importante de CO2 dans les couches géologiques de captage peut avoir des conséquences catastrophiques. Si en petites quantités le CO2 ne présente aucun danger, à des concentrations dans l’air supérieures de 7 à 10% il peut tuer instantanément.
En août 1986 au Cameroun, près du Lac Nyos, du CO2 d’origine volcanique a été projeté dans les airs à la suite d’une explosion gazeuse. L’énorme quantité de CO2 libéré s’est ensuite répandue dans les vallées avoisinantes, asphyxiant 1.700 personnes.
Le comité interministériel souligne également que le déploiement de ces techniques de capture et stockage du gaz carbonique nécessite, pour être économiquement viable, d’attribuer un coût au CO2.
Or, le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a renoncé fin juillet, du moins provisoirement, à soumettre au vote le projet de loi sur l’énergie et le climat en raison du blocage de la minorité républicaine.
Tous les sénateurs républicains et des démocrates des Etats dépendants du charbon sont hostiles à la création d’un marché d’émissions de CO2 dit « cap and trade » pénalisant les industries les plus polluantes et encourageant les énergies propres.
Toutefois, le comité estime que les incitations existantes et les actions entreprises actuellement sont essentielles pour soutenir les projets pilotes de capture à court terme, transport et stockage du CO2 qui permettent de préparer les Etats-Unis à un déploiement à grande échelle une fois qu’un marché d’émissions carboniques sera mis en place.
« Partout dans le monde les pays investissent activement dans l’énergie propre », observe dans un communiqué le secrétaire américain à l’Energie Steven Chu. « Les Etats-Unis ont la capacité de développer chez eux des technologies innovantes pour produire de telles énergies », poursuit-il.
« Et plutôt que de dépenser des milliards de dollars pour acquérir à l’étranger ces technologies nous devrions investir cet argent dans les industries, la force de travail et les innovations de notre pays », insiste M. Chu.
© AFP
ON PEUT HELAS CRAINDRE QUE LES ENERGIES VRAIMENT PROPRES NE FASSENT PAS LE POIDS FACE A LA PUISSANCE MEDIATIQUE DEPLOYEE POUR PROMOUVOIR L’IMPOSTURE DE LA CCS.
Bonjour , réponse à Charlie : ce n’est pas facile de faire des commentaires actuellement sur le charbon, le méthane, Valorca, à part relayer des infos générales de presse qui, certes, peuvent nous concerner, mais pas directement. Aucune info nouvelle sur Valorca. L’ADSN est, bien entendu, toujours en éveil, mais a-t-elle un véritable moyen de pression aujourd’hui ? Vos suggestions sont toujours les bienvenues….
Un glaciologue éminent supervisant les travaux du GIEC au Groenland ose enfin briser l’omerta qui impose aux scientifiques à chaque événement confirmant le changement climatique d’ajouter un commentaire prudent dans le genre « il est trop tôt pour conclure ».
Konrad Stephen a déclaré que la rupture du glacier Petersen libérant un iceberg monstrueux, signalée il ya dix jours par Eureka, était « un signal d’alarme qui rappelle que les changements sont déjà perceptibles ».
Dont acte…
Ce soir dans l’émission « Sale temps pour la Planète » le reportage sur la sécheresse au Kénya ne laissait aucun doute sur l’actualité brûlante du réchauffement climatique.
Des inondations catastrophiques sont de nouveau en cours en Espagne.
Et on nous dit que nous avons jusqu’à 2050 pour nous préparer à affronter le désastre…
Flagrant délit !
Ce matin à la sortie du Prisunic un sans-abri vendait son journal.
On y trouvait un article intitulé : Mars, la planète rouge se réchauffe aussi.
L’auteur un nommé Ladislasz von Martinidesz,écrivain, journaliste, chroniqueur, sans compétence scientifique de quelque sorte que ce soit, prétend sur deux pleines pages réfuter l’origine anthropique du réchauffement climatique en s’appuyant sur les publications de Khabibullo Ismailovich Abdusamatov, physicien russe dont les thèses, unanimement considérées comme farfelues par la communauté scientifique, n’ont pour but manifeste que de justifier une politique environnementale catastrophique héritée de soixante dix ans de marxisme.
Une preuve, entre bien d’autres, que les techniques d’intox des lobbies du pétrole et du charbon n’ont rien à envier à celles des totalitarismes du siècle dernier.
Le Journal de l’Environnement nous apprend dans un article daté du 19 août que, je cite : « Les industriels chinois freinent devant les techniques de captages et de séquestration du CO2 ».
Il semble évident que dans ce pays où se multiplient séismes et glissements de terrain, les énormes quantités de CO2 enfouies risquent fort de ne pas demeurer longtemps sous terre.
Est-ce un signe qu’après bien des folies la Chine renouerait avec sa sagesse ancestrale, dont l’Occident ferait bien de s’inspirer ?
Du temps de la SEREN nous avions devant nous une cible que nous ne pouvions pas manquer. Le chiffon rouge d’un projet quasiment monstrueux était agité devant nos yeux.
Dès son apparition VALORCA au contraire s’est faîte la plus discrète possible, usant de tous les subterfuges pour nous démobiliser. Sa demande de concession ayant malgré tout été refusée, elle redouble de dissimulation pour faire progresser son projet gazier qui n’a pour but que de s’introduire dans la place, au point qu’elle parvient à nous maintenir dans l’ignorance la plus totale de son avancement. Elle fait là preuve de plus d’astuce que la piètre prestation de ses dirigeants, lors de leur unique réunion d’information, ne l’avait laissée prévoir. Où porter nos coups au sein d’un tel brouillard ?…
Pour le dissiper quelque peu, l’un des lecteurs de ce blog aurait-il accès à des informations concernant les manœuvres actuelles de VALORCA ? Car malgré ce calme trompeur la menace sur notre environnement demeure aussi prégnante.
LE RECHAUFFEMENT SE CONFIRME.
Il est maintenant avéré que la campagne
« anti-réchauffiste », alimentée par les milliards des lobbys du pétrole et du charbon, ne reposait sur aucune base solide. Les uns après les autres les arguments qu’elle mettait en avant se sont effondrés. Les multiples catastrophes climatiques à type d’inondations survenues ces derniers mois, la confirmation spectaculaire de la fonte des glaces, constituent des symptômes du processus tels que certains des plus grands climatologues, sortant de la réserve imposée traditionnellement aux chercheurs, n’hésitent plus à parler de signes d’alarme évidents.
L’échéance de la fin du siècle voire celle de 2050 pour la survenue de la catastrophe apparaît désormais d’un optimisme injustifié et n’est manifestement plus qu’une raison de temporiser pour des décideurs n’ayant en vue que le court terme. Il en est de même de la prétention de stocker sous terre le CO2 responsable. Les études les plus sérieuses insistent sur la dangerosité, les insuffisances, les incertitudes de cette solution qui, même si elle parvenait à justifier les espoirs placés en elle, interviendrait beaucoup trop tard.
Car chaque jour vient confirmer l’extrême urgence. La vie sur la planète ne se maintient que grâce à un délicat équilibre faisant intervenir des rétroactions (actions en retour, feedback pour les anglo-saxons) agissant de manière à corriger de trop grands écarts. La cybernétique les appelle des rétroactions négatives. Mais il existe aussi des rétroactions « positives » qui, elles, viennent au contraire majorer les écarts. L’effet de serre, dû au CO2 que nous rejetons en excès, génère plusieurs types de ces rétroactions positives qui vont contribuer à le majorer et à l’accélérer d’une façon qui risque de s’avérer cataclysmique et irréversible à brève échéance. Ces rétroactions sont, entre autres, la diminution de l’ « albédo » de la banquise, le relargage du méthane du permafrost, l’acidification des océans diminuant la fixation du CO2 par le plancton, l’accumulation de la vapeur d’eau créée par l’évaporation sous l’effet de l’excès de chaleur et l’on vient d’apprendre que, contrairement à ce qui était annoncé, les arbres stockaient moins de CO2 du fait des sécheresses répétées.
C’est pourquoi la seule solution de survie est l’abandon le plus rapide de l’utilisation du charbon principale source émettrice de CO2 et la réduction programmée de celle des autres combustibles fossiles, pétrole et gaz.
Centrales thermiques aux États-Unis – Plus de 130 sites d’enfouissement de cendres contaminent les nappes d’eau.
Ciquez sur le lien suivant:
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/295052/centrales-thermiques-aux-etats-unis-plus-de-130-sites-d-enfouissement-de-cendres-contaminent-les-nappes-d-eau
Une association australienne indépendante “Beyond Zero Emissions” vient de publier une rapport intitulé « Zero Carbon Australia Stationary Energy Plan”, établissant la possibilité d’assurer 98 % des besoins énergétiques de l’Australie grâce à l’énergie éolienne et à l’énergie solaire dans un délai de dix ans ce qui permettrait d’arrêter les centrales au charbon et au gaz et, si les USA appliquaient la même politique de sauver la planète d’un désastre imminent.
On peut toujours rêver…
Plan Seeks 100 Pct Renewable Energy in Australia in Ten Years
By Robert Kropp, SocialFunds.com
Published August 24, 2010
http://www.greenbiz.com/news/2010/08/24/plan-seeks-100-pct-renewable-energy-australia-ten-years#ixzz0xz6TB8SB
CALOMNIEZ, CALOMNIEZ, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE !
La commission de l’ONU chargée d’expertiser le fonctionnement du GIEC vient de conclure à la validité de ses conclusions quant au réchauffement climatique et n’a relevé que quelques erreurs bénignes ne les remettant nullement en cause.
De même un audit des comptes personnels du président du GIEC, l’indien Rajandra Pachauri l’a blanchi de toute malversation.
Il est remarquable que la plupart des informations mensongères diffusées au cours de la campagne anti réchauffiste l’ont été par l’intermédiaire du Sunday Times, tabloïd appartenant à Rupert Murdoch, magnat international de la presse people, au service des lobbies du pétrole et du charbon. (Il l’est au point que tout en niant le réchauffement climatique, il fait la promotion du stockage du CO2).
L’annonce des conclusions du rapport de l’ONU devrait logiquement réduire les antiréchauffistes au silence. Il risque fort de n’en être rien. Les médias ont déjà mis l’accent sur les critiques de détails au lieu d’insister sur la confirmation de la catastrophe climatique.
Priorité au business !
UNE BONNE NOUVELLE ??
Le clan des anti-réchauffistes vient de perdre sa principale caution en la personne de Bjorn Lomborg, scientifique danois de haut niveau, qui reconnaît avoir commis une erreur en niant le réchauffement climatique. Il recommande même, vu l’extrême urgence de la combattre sans tarder.
EST-CE UNE SI BONNE NOUVELLE ?
Certainement non, car cela signifie qu’il ne subsiste plus aucun doute sur l’imminence de la catastrophe. James Hansen, directeur de l’institut Goddard d’études spatiales de la NASA, l’a affirmé encore ces jours derniers.
En avez-vous entendu parler dans les médias qui préfèrent s’étendre sur les pitoyables querelles de nos politiques ?
La biomasse remplacera le charbon à Atikokan (Ontario)
L’Ontario cesse l’utilisation du charbon au profit de la biomasse à la centrale d’Atikokan, située au nord ouest du lac supérieur – une initiative qui rapproche l’Ontario de son objectif : éliminer toute production d’électricité à partir du charbon d’ici fin 2014.
Article complet, cliquez sur le lien suivant :
http://www.enerzine.com/41/10266+la-biomasse-remplacera-le-charbon-a-atikokan-ontario+.html
Bravo à la province de l’Ontario qui relève l’honneur du Canada, dont le premier ministre fédéral Stephan Harper, grand ami de G.W Bush,poursuit « allègrement » l’exploitation des sables bitumineux et du charbon.
Ces jours-ci des pluies torrentielles dévastent le Mexique et le Guatemala. Les phénomènes météorologiques extrêmes se sont multipliés au cours de l’été, inondations monstres au Pakistan, canicule catastrophique en Russie, inondations meurtrières en Pologne, en Autriche, en Tchéquie, multiplication des orages en France. La fracture d’un énorme glacier au Groenland confirme la fonte des calottes glacières.
Il est maintenant démontré que les attaques menées contre le GIEC reposaient sur des mensonges et des truquages sponsorisés par les lobbies du pétrole et du charbon et diffusés par la presse people anglo-saxonne.
Le principal scientifique qui doutait encore vient de reconnaître son erreur.
L’accélération du processus fatal ne peut plus être niée et James Hansen tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : « il ne reste plus que quatre ans ! » .
Le 6 juillet dernier le commissaire européen à la concurrence, Joachim Almunia, a présenté une nouvelle mouture de l’encadrement des aides européennes à la production de charbon. Près de 3,2 milliards d’euros devraient être débloqués, entre 2011 et 2022,.
Le 8 juillet, Jean-Louis BORLOO, et Chantal JOUANNO, ont lancé un appel à manifestation d’intérêt destiné à identifier les projets français de démonstrateurs de captage et de stockage du CO2 dans le cadre du fond démonstrateur européen.
Le 16 septembre, on a appris que la Banque Mondiale continuait à financer des projets de centrale au charbon.
Enfin le 17 septembre, l’Usine Nouvelle signale que la commission européenne «a lancé l’outil européen qui permet la démonstration à grande échelle des technologies de captage et de stockage de CO2 ».
Les publications vantant les mérites du « charbon propre » se multiplient.
Il faut vraiment une sacrée dose d’optimisme pour penser que nous en avons fini avec notre charbon…
Outre l’imminence de la raréfaction inéluctable de la ressource pétrolière, la prise d’otages employés d’AREVA au Niger, mettant en évidence la fragilité de notre approvisionnement en uranium, apporte un nouvel argument aux tenants de l’exploitation du charbon. Un habile matraquage médiatique, leur permet de faire croire au mythe du « charbon propre ». Certains « écolos » s’y laissent même prendre. Ceci n’est guère surprenant si l’on considère que, plus que conscients des risques du nucléaire, ils font montre d’une profonde ignorance de ceux du charbon, en particulier de la radioactivité de ses cendres.
Craignons que le refus des concessions n’ait été qu’un répit.
Le National Climatic Data Center, considère que l’année 2010 pourrait être l’une des années les plus chaudes jamais observées. Le niveau des glaces dans l’Arctique est l’un des plus bas de ces dernières années. Ces jours-ci alors que nous commençons à nous plaindre du froid, en nous gardant bien de regarder ce qui se passe ailleurs, la canicule sévit en Californie : record battu à Los Angeles : 45 °.
Les inondations catastrophiques sont de plus en plus fréquentes de par le monde.
18 février : Inondations et glissements de terrain en Calabre et en Sicile : des milliers d’habitants évacués
6 mai : inondations en Pologne : 20 morts.
3 juillet : Inondations dans le var : 25 morts, 13 disparus –
22 juillet : le Sud de la Chine fait face à des inondations d’une ampleur sans précédent.
5 août : Inondations au Pakistan : au moins 1.500 morts et près de quatre millions de réfugiés
8août: nouvelles inondations meurtrières en Pologne : 14 morts, 4 morts en Lituanie, 4 en Tchéquie
12 septembre : des inondations record au Mexique : 25 morts, 1 million de sinistrés.
28 septembre : glissement de terrain au Mexique : 16 morts.
30 septembre : glissement de terrain en Colombie : 20 à 30 morts.
Les preuves de l’accélération de la catastrophe climatique s’accumulent, mais elles n’intéressent manifestement pas nos médias, ni nos décideurs trop contents que les affairistes leur apportent une bonne raison de ne pas agir avec l’imposture du « charbon propre ».
-26 septembre: tornades et trombes en Belgique.
-29 septembre: inondations et coulées de boue à l’est de l’Allemagne: 1 mort.
-Tempête tropicale Nicole en Jamaïque: 20 morts
-30 septembre:
Inondations et coulées de boue au Niger: 6 morts.
En avez-vous entendu parler ??
Ce dont on parle par exemple c’est du charbon dit propre!
Pas moins que 16 alertes Google dans mon courrier en 24 heures et toutes pour faire l’éloge de cette usine à gaz.
Ne doutons pas que les amis du charbon vont se sentir pousser des ailes…
JEUDI 7 OCTOBRE:
-Une dépression tropicale fait 200 disparus dans le S-E du Bangladesh
-Inondations dans le Nord-Ouest de l’Italie : 3 morts
LUNDI 4 OCTOBRE:
-Inondations dans l’Ouest de la Thaïland 1mort.
-Inondations à Borneo 110 morts.
SANS COMMENTAIRE.
L’ADSN vous informe que son Assemblée Générale se tiendra :
le Vendredi 29 Octobre 2010 à 18 h
à Cossaye, Salle Polyvalente.
. .Le charbon est toujours là, ne l’oubliez pas.
. .Valorca est toujours là
. .D’autres sociétés aussi, donc
RESTONS VIGILANTS et venez nombreux à cette Assemblée Générale.
13 octobre:inndations dans le nord de l’Algérie: 3 morts.
14 octobre: Chine District de Yuang glissement de terrain dû à des pluies continues:4 morts.
17 octobre: pluies torrentielles en Russie dans le district de Touapsé (mer Noire, région de Krasnodar) 13 morts.
Bonjour, je suis tombé par hasard sur ce blog qui parle de notre société Techsolis et je ne peux m enpecher de donner quelques précisions, étant un des fondateur de cette société…
Le tableau Techsolis est composé aujourd’hui de 9 personnes qui travaillent a plein temps dans le seul but d’ apporter une partie de la réponse sur un plan environnemental et économique a la fois à la planète et à ses individus…étant agriculteur bio, je considère que les énergies renouvelables sont simplement une reponse de bon sens a la problematique de la demande croissante en énergie ; le soleil est une sourçe illimitée qui s oppose justement a la politique courante de restriction de notre pays ; pour ces raisons, entre autres, « l ombre au tableau » dont vous parlez n en est pas une pour nous ! Nous nous sommes tournés vers un pays qui possède a nos yeux sinon les mêmes compétences, des moyens qui n ont rien d’ équivalent chez nous, avec en plus une volonté et une vision du monde sans « restrictions », tant sur le plan de l énergie que sur le plan humain…
Le soleil brille pour tous, en Chine comme ailleurs, et nous sommes fiers de proposer une solution qui soit le fruit d’ une collaboration entre deux cultures aussi riches et complémentaires… Seul le bilan est a nos yeux important et les solutions que propose Techsolis sont le fruit de cette fusion…
Il n’est jamais trop tard:
GREENPEACE PREND ENFIN NETTEMENT PARTI.
Lire sur: http://www.greenpeace.org/france/campagnes/energie-et-climat/fiches-thematiques/captage-et-stockage-du-co2
Captage et stockage du CO2: une très mauvaise idée… Pour Greenpeace, le captage et le stockage du charbon ne peuvent pas être une solution. C’est une option à abandonner.
Où vont nos sous ?
Le CREDIT AGRICOLE accorde un prêt de 63,7 millions d’euros à la compagnie sud-africaine Eskom pour la construction d’une monstrueuse centrale au charbon de 4.764 MW qui émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an.
N’oubliez pas
l’Assemblée Générale de l’ ADSN
DEMAIN
VENDREDI 29 OCTOBRE
18 HEURES
SALLE DES FÊTES DE COSSAYE.
(Je dis bien de Cossaye).
Le réchauffement climatique est une réalité.
Dans son rapport daté du 26 octobre 2010, l’académie des sciences a enfoncé le clou sur le réchauffement climatique. Effectué à la demande de la ministre Mme PECRESSE les conclusions sont sans appel :
- il y a bien un réchauffement climatique.
- celui-ci est dû en grande partie aux activités de l’homme.
- l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère rejeté par les activités humaines en est la cause principale.
Cerise sur le gâteau, M. ALLEGRE a signé ce rapport.
De quoi clouer le bec à tous les climato sceptiques. Pas du tout. Le pourfendeur du mammouth a enfourché un nouveau cheval de bataille: l’enfouissement du CO2.
On en a décidément pas fini avec le charbon de COSSAYE LUCENAY.
C’est du bout des lèvres que notre Académie des Sciences s’est résignée après un mois d’hésitation, à désavouer les thèses farfelues de certains de ses membres dont Allègre et Courtinot. C’est que les preuves de la catastrophe climatique s’accumulent et qu’il devient de plus en plus difficile de les ignorer. Point n’est besoin d’aller mesurer la fonte accélérée des glaces polaires, nos concitoyens du sud-est, soumis aux orages, aux pluies torrentielles et aux inondations liées à la surchauffe et à l’évaporation accrues de la Méditerranée voisine, ne doivent plus guère avoir de doute.
Allègre passe d’une imposture à une autre. En vantant les mérites de la CCS, il se range aux côtés du lobby du charbon qui a pris conscience que son sponsoring des antiréchauffistes ne va plus être payant. Cette association de défense des pollueurs alimente désormais avec la même vigueur la promotion du «charbon propre» à grand renfort de mensonges et de non-dits.
Allègre déclarait le 19 mai 2009 à l’Académie des sciences : « Nous pouvons injecter le CO2 en profondeur à l’état supercritique, mais s’il se produit un accident géologique, il y a une explosion (Blow up). Le but ultime est donc de transformer ce CO2 en carbonates solides, sinon on court le risque d’explosions ». 0r il est démontré que 80% du CO2 échappe à cette minéralisation (Nature (Vol 458|2 April 2009| doi:10.1038/nature07852 : Solubility trapping in formation water as dominant CO2 sink in natural gas fields Stuart Gillifan and al.).
Merci Monsieur Allègre !
Mais qu’à cela ne tienne le «grand scientifique» n’aura aucun mal à, une fois de plus, se contredire…
CAPTAGE DE CO2 : « UN DEPLOIEMENT AUTOUR DE 2020 »
Le 29 octobre 2010
Interview de Gilles Munier directeur général de Geogreen, l’ingénieriste spécialisé dans le captage-stockage de CO2.
« La roche doit avoir une bonne porosité. L’eau présente doit être impropre à la consommation, parce qu’elle est salée par exemple. Le réservoir doit être surmonté d’une couverture rocheuse imperméable, sans faille, ni risque sismique. A long terme, l’idée est d’avoir un piégeage permanent du CO2 par des transformations chimiques ».
On peut se demander où Mr Munier va dénicher des réservoirs présentant toutes les garanties qu’il énumère…
ADSN : Suite Assemblée Générale du 29.10.10 à Cossaye : Le journal du Centre nous a consacré un bon article, paru ce jour 2/11.
titre : « NOUS DEVONS RESTER VIGILANTS »
à lire sur le lien suivant
http://www.lejdc.fr/editions_locales/decize/_nous_devons_rester_vigilants_face_au_charbon_@CARGNjFdJSsBFxsCAxk-.html.
Le conseil de VIGILANCE est valable pour nous tous,et pour vous lecteurs assidus ou occasionnels de ce blog.
re commentaire ci-dessus :
le lien pour lire l’article est :
http://www.lejdc.fr/editions_locales/decize.html
http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article20222
Cet article décrivant l’exploitation d’une mine de charbon en Inde décrit ce à quoi nous avons(provisoirement ??) échappé.
Les Pays-Bas renoncent à un projet de stockage de CO2:
Le retard de près de trois ans du projet de stockage de CO2 et le manque total de soutien local sont les raisons principales de l’abandon.
Voila comment fonctionne une vraie démocratie.
Chez nous au plus haut sommet de l’Etat on ne cesse de vanter les mérites de notre charbon propre.
Après la visite du président chinois, Total étend son activité de pollution en Chine. Son PDG, le très sympathique de Marjorie, prétend exploiter le charbon et séquestrer le CO2, dans une région de très forte sismicité, la Mongolie extérieure. Ainsi lors des futurs séismes les victimes ne souffriront pas. Elles seront gazées au CO2 qui quittera ses réservoirs soit-disant étanches. On n’arrête pas le progrès…
Deux poids deux mesures :
Nos écrans nous montrent la mobilisation massive des antinucléaires contre les déchets radioactifs des centrales atomiques, déchets, certes radioactifs, mais compactés et localisés.
Il est impossible que certains parmi eux n’ignorent pas que « les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité. Le charbon contient en moyenne 1.3 ppm d’uranium et 3,2 ppm de thorium. En 1982 les centrales thermiques au charbon des Etats-Unis on émis dans l’air 801 tonnes d’uranium et 1907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais contenus dans des fûts ou dans du béton ». (Pierre Lutgen Docteur es Sciences. Luxembourg.).
Alors pourquoi n’assistons-nous pas à de telles manifestations contre le charbon ???
La question se pose de savoir si ces écolos purs et durs ne sont pas instrumentés par les puissants lobbies du charbon allemand…
Les procédés d’exploitation du gaz de schiste sont très voisins de ceux du gaz de charbon en particulier l’extraction par fracturation hydraulique.
Halliburton, déjà célèbre par ses implications dans la guerre d’Irak et dans le scandale de Deepwater se livre entre autre pour le plus grand profit de Dick Cheney ancien acolyte de Bush à cette activité qui «consiste à injecter à forte pression de grands volumes d’eau, de sable et de produits chimiques dans les roches souterraines afin d’en extraire du pétrole et du gaz naturel » dixit le Journal de l’Environnement qui signale que « l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a assigné le géant de l’énergie pour ne pas avoir fourni, dans les délais requis, les informations sur les produits chimiques utilisés… Cette technique est en effet suspectée de polluer les eaux souterraines».
A bon entendeur salut.
Les « ATOUTS DU CHARBON », version « lA Chronique Agora » /
Le charbon, la seule vraie alternative au pétrole (1)
par Marc Mayor
Vendredi 12 Novembre 2010
▪ Vous cherchez une source d’énergie abondante, bon marché et efficace ?
Pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures : il suffit de trouver du charbon. Le charbon demeurera la principale source d’énergie pour les usines électriques de la planète au cours des deux prochaines décennies.
L’augmentation de la demande mondiale d’énergie provient déjà des pays émergents, grands consommateurs de charbon — Chine en tête. Ce n’est pas moi qui prédis ce brillant avenir au charbon, c’est Daniel Yergin, lors d’une présentation remarquée au récent Congrès mondial de l’énergie de Montréal. Yergin est devenu mondialement célèbre avec son livre The prize : the epic quest for oil, money, and power, qui en a fait un gourou de l’énergie.
Au centre de sa thèse : le prix du pétrole. Et, contrairement aux adeptes de la théorie du pic de production (le fameux Peak Oil), Yergin ne croit pas que nous allons en manquer prochainement. Il ne croit pas non plus que le charbon va remplacer le pétrole. Mais il a démontré que les atouts du charbon sont tels qu’il va rester une force dominante dans le paysage énergétique mondial ».
Bon, nous ne sommes pas encore sortis des « convoitises » du milieu charbonnier ……
__________________________
DU CHARBON PROPRE,PROPRE,PROPRE….
Agence Science-Presse.
Cliquez sur le lien suivant:
http://www.sciencepresse.qc.ca/revue-presse/2010/11/13/charbon-propre-propre-propre
Un commentaire intéressant par le Dr ESCARAVAGE.
Borloo évincé, son ministère démantelé et qui donc avait dit: « l’environnement ça commence à bien faire » ???
Seule consolation: nous avons donné la preuve le 29 novembre que nous demeurons mobilisés contre les pollueurs.
A ajouter au lourd dossier à charge de la CCS :
Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Duke (Department of Energy’s National Energy Technology Laboratory and Duke’s Center on Global Change), le CO2 stocké dans les aquifères profonds est susceptible de remonter vers la surface et de souiller les nappes d’eau potable, en y apportant divers contaminants entre autres des métaux lourds. Les auteurs, en bons scientifiques, tempèrent leurs conclusions en conseillant de bien choisir les sites de stockage. Il est évident que si toutes les précautions étaient vraiment prises, il ne resterait guère de place où enterrer ce maudit CO2.
Pas très rassurant:
Notre nouvelle ministre de l’Environnement,Nathalie Kosciusko-Morizet avait confirmé le 10 juillet 2008 la création d’un fonds d’investissement technologique de l’Ademe. A l’époque, le fonds était spécialisé dans trois domaines : les biocarburants de deuxième génération, LE CAPTAGE ET LE STOCKAGE DU CO2 , et les véhicules du futur. L’appel à projets sur les biocarburants et les véhicules propres ayant été lancé le 22 juillet 2008, l’appel lancé le 24 septembre 2008 concernait cette fois-ci « des processus consistant à récupérer le CO2 contenu dans les fumées de combustion de grosses installations industrielles ou des gaz de procédés, à le transporter et à l’injecter dans un lieu de stockage géologique adapté en sous-sol ».
QUI DIT CAPTAGE ET STOCKAGE DU CO2 DIT CHARBON PROPRE.
LE CHARBON , LA MINE, LA MACHINE et le JDC…
Le JdC : « Le 4 Décembre, à l’occasion de l’inauguration du chevalement du puits des Glénans, La Machine mettra ses anciens mineurs à l’honneur. En attendant, le JdC leur donne la parole ».
Donc, jusqu’ 4 Décembre, les lecteurs du JdC auront droit à tous les souvenirs sur la mine !
1er épisode : « AP est entré à la mine à l’âge de 16 ans . Quels souvenirs ? »
« Des Bons souvenirs ? Aucun » Dont acte…
2e épisode : « EM est entré à la mine à l’âge de 14 ans « Souvenirs ?
« La mine dans la peau ! » Ah Bon ! Oui, bien sûr, il a reçu la médaille d’or du Mérite des Mines (vous connaissez cet ordre ??) et son meilleur souvenir est la fête de Sainte Barbe ( mais la Saint Barbe n’est pas la fête des mineurs, mais celle des Pompiers, qu’importe, on était heureux !!!!)
Nous n’allons pas relater tous les jours, jusqu’au 4 Déc., les souvenirs de ces mineurs nostalgiques d’une époque révolue.
Quand La Machine ( ou le JdC) va-t-elle enfin tourner la page de la mine et passer à autre chose ??? A moins, que dans un avenir « incertain » l’on parle du chevalement du puits de Lucenay-Cossaye !!! Je plaisante, bien entendu …. Quoique !!!
Merci à Eliane pour le scoop !
Après avoir publié un compte-rendu remarquablement objectif de l’Assemblée Générale de l’ADSN, notre quotidien local titre en tête d’une interview d’un ancien mineur de La Machine : « MALGRE TOUT VOUS GARDEZ DE BONS SOUVENIRS. » réponse : « AUCUN ».Saluons cette nouvelle orientation. Pourvu que ça dure!
Voila qui risque de ne pas susciter beaucoup de vocations… d’autant plus que nous apprenons que 29 mineurs sont ensevelis dans une mine néozélandaise et dans ce cas, il s’agit d’un pays disposant d’une technologie minière équivalente à la nôtre.
On nous objectera qu’une mine à ciel ouvert n’offre pas le même niveau de risque. C’est oublier que le rapport SOFREMINES a jugé cette option totalement inacceptable en ces termes : « Pour conclure, un projet de mine à ciel ouvert pour l’extraction du charbon de Lucenay-les-Aix n’est ni viable économiquement ni acceptable du point de vue de l’environnement. »
On apprenait récemment que les services de pôle emploi de la Région Bourgogne vont recruter à la Réunion… Ils « ont identifié 250 postes à pourvoir dans les 3/4 mois qui viennent, notamment dans le domaine de la métallurgie. Malheureusement, la région souffre d’une pénurie de candidats pour une multitude de raisons ».
On imagine facilement de quelle pénurie de candidats souffrira la région lorsqu’elle offrira des emplois de mineurs.
D’ailleurs SOFREMINES écrit : « Des compétences spécifiques, non disponibles en France, devront être recherchées vraisemblablement hors d’Europe».
La sainte barbe est aussi la patronne des mineurs ainsi que des artilleurs…
Réponse à POURTACULTURE : exact ! mea culpa …
HELAS NOS HOMMES POLITIQUES NE FONT JAMAIS LEUR « MEA CULPA »
Leur devise serait plutôt hélas: PERSEVERARE DIABOLICUM IN ERRATA !
Ne doutons pas que les Allègre, Courtillot et autres climatosceptiques vont s’emparer de la petite vague de froid que nous subissons pour tenter à nouveau d’étayer leurs mensonges.
En fait cet épisode qui s’inscrit parmi les phénomènes extrêmes prévus par les véritables climatologues et multipliés ces derniers temps sur toute la planète, vient renforcer, si besoin en était, la thèse du changement climatique.
La vérité est que le réchauffement global se poursuit. La fonte des glaciers et des banquises s’accélère et le « Goddard Institute for space studies, (Nasa et Université Columbia de New-York) » vient de communiquer que nous venons de vivre le deuxième mois d’octobre le plus chaud enregistré depuis 1880 et que si l’on cumule les mois de janvier à octobre, 2010 demeure l’année record de chaleur, comme d’ailleurs les 12 derniers mois au regard de toute autre période d’un an.
Les citoyens du Québec se mobilisent contre l’exploitation du méthane de schiste. Une pétition, faisant état de ses impacts environnementaux catastrophiques aux USA et dans la Province canadienne de l’Alberta, circule. Elle est signée en masse.
Les gaz de schiste sont l’équivalent du méthane de charbon que Valorca prétendrait exploiter chez nous et qu’une compagnie australienne s’apprête, avec la bénédiction de nos décideurs, à exploiter en Loraine et dans le Valenciennois.
A quand une pétition en France contre de telles activités polluantes ?
Après les éoliennes sacrifiées pour acheter les suffrages de Monsieur de Villiers, c’est maintenant le solaire qui passe à la trappe.
Adieu le Grenelle et vive le charbon !
Si vous êtes de ceux qui doutent du changement climatique ALLEZ SUR CE SITE:
http://www.terra-economica.info/Le-typhon-Morakot-a-detruit-mon,14112.html
« Cool it » : le film polémique climatosceptique en salles aux US ! et bientôt en France.
Il n’est que trop évident qu’un tel film s’inscrit dans la stratégie des lobbies des énergies fossiles qui, après avoir vainement tenté de faire nier la catastrophe climatique, se résolvent à l’accepter tout en la minimisant au maximum et en faisant croire que la technologie, dont les effets pervers prométhéens ravagent la planète, est à même de contrôler le processus fatal. Business as usual.
Gaz de schiste : l’inquiétant nouveau filon des compagnies pétrolières
Allez sur le lien suivant :
http://www.bastamag.net/article1330.html
Vous verrez que même en France, ce fléau commence à apparaître. Total vient d’obtenir un PER qui va de Montélimar à Montpellier.
Sans commentaire…
L’article découvert par Eureka devrait réveiller ceux qui pensent encore que notre cadre de vie est définitivement préservé. Il n’y a guère de différences entre le gaz de schiste et le gaz de charbon dont l’exploitation est tout aussi polluante.
De plus les milieux industriels ne jurent plus que par le charbon…
Témoin cette profession de foi d’Alstom à consulter sur ce site:
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101115-3182.html
Du nouveau sur les gaz non conventionnels.Cap 21 prend parti. Voir le site:
http://www.notre-planete.info/actualites/breve.php?id=78
DE MIEUX EN MIEUX !!
Un véritable tour de passe-passe.
LIRE: http://www.ddmagazine.com/…/A-Cancun-le-charbon-devient-deux-fois-plus-propre.html
Pour accèder à l’article cté ci-dessus, cliquer dans la rubrique actualités sur: « à Cancun le charbon devient deux fois plus propre ».
La menace se précise.Les forages polluants risquent de se multiplier avec la bénédiction de nos dirigeants irresponsables. On remarquera que les autorisations données portent indifféremment sur le CBM et le gaz de schiste donc que nous pouvons être concernés.
Lire:
http://www.cap21npdc.net/article-pour-un-moratoire-immediat-sur-l-exploitation-des-gaz-de-schiste-63450894.html
Gaz de schiste : pour compléter les articles ci-dessus voir le lien
http://ownipolitics.com/author/ownischistes/
Article : gaz de schiste, trésor empoisonné du sous-sol français.
Un article qui devrait donner à réfléchir aux fanatiques du charbon:
1) Les américains supportent de moins en moins bien les atteintes répétées à l’environnement.
2)Le charbon qui demeure demandé est le coke alors que le charbon de Lucenay-Cossaye est un charbon bas de gamme.
effetsdeterre.fr/2011/01/04/le-charbon-un-cadavre-qui-marche/
…
A suivre:
ownipolitics.com/…/josh-fox-un-realisateur-anti-gaz-de-schistes-classe-“terroriste”-gasland/
en fait la référence est celle-ci
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22685
Notez bien la référence ci-dessus : il faut que tout les lecteurs de ce blog lisent et voient ce qui, peu-être, nous attend à terme….
La vidéo est certes en anglais, mais on comprend très bien ce qui s’y passe. A MEDITER SERIEUSEMENT !!!!
Bon, désolée, le « ci-dessus » est sur l’autre page : voici à nouveau cette référence : http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22685
Les déboires de total à Lacq:
http://www.sudouest.fr/2011/01/…/mat-d-hercule-pour-une-sonde-286034-736.php
Et une autre bonne nouvelle…
http://www.radio-canada.ca/…/2011/…/001-schiste-bape-gaz.shtml
ça ne marche pas … Essayer ce site:
lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/…/20110105-062624.html -
Voici ce que J.L. Borloo nous a laissé en héritage: « Par arrêté du ministre d’État (…) le permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis de Villeneuve de Berg » est accordé à la société Schuepbach Energy LLC pour une durée de trois ans »
http://mega-streaming.info/video/6KKHKAY4484H/GasLand-VOSTFR
Le film Gasland en version intégrale sous-titré français montre ce qui nous attendrait si le méthane était exploité chez nous.
Signer la pétition contre les gaz de schiste !!
http://yonne.lautre.net/spip.php?article4629
On peut tout de même mieux faire…
Seuls trois d’entre nous ont signé !!
ETATS-UNIS : L’AGENCE POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT S’OPPOSE A UN PROJET CONTROVERSE DE MINE DE CHARBON :
’Agence pour la protection de l’environnement américaine (EPA) a décidé jeudi d’annuler l’un des plus importants projets de « mountaintop-removal » (raclage de montagne) afin de préserver l’environnement et les populations locales. Approuvé en 2007 par l’administration Bush, ce projet prévoyait de dynamiter le sommet d’une montagne sur près de 10 km2 pour pouvoir accéder ensuite à un gisement de charbon et rejeter ensuite les débris dans les vallées aux alentours. S’appuyant sur le Clean Water Act, la loi sur la protection de l’eau, l’EPA y a mis son veto en considérant que cela aurait pollué les rivières et mis en danger la santé des personnes qui vivent dans les Appalaches, rapporte le New York Times. « Nous avons la responsabilité de préserver la qualité de l’eau et de protéger les personnes qui en dépendent », souligne Peter S. Silva, du département de l’eau à l’EPA. Si cette décision a été accueilli avec enthousiasme par les écologistes, elle a en revanche provoqué la colère des industriels et des politiciens de Virginie Occidentale. Des critiques rejetées par l’EPA qui invite les compagnies minières à proposer un nouveau projet moins nuisible.
A qui profite le crime ?? Le site:
http://mega-streaming.info/video/6KKHKAY4484H/GasLand-VOSTFR
N’est plus accessible…
« Website is currently unavailable ».
Essayez avec le lien çi dessous
http://www.dailymotion.com/video/xg7ht8_danger-gaz-de-schiste-7-7-doc-choc_webcam
UN CALME TROMPEUR.
De même que les industriels de l’amiante ont caché pendant presque un siècle sa dangerosité, de même que ceux du tabac ont dépensé des milliards pour dissimuler les millions de morts qu’il entraîne, de même qu’un certain laboratoire ait réussi, (saura-t-on vraiment un jour comment ?) à distribuer pendant plus de dix ans le Médiator, malgré les preuves formelles de sa toxicité, le lobby des combustibles fossiles est en passe de réussir à faire croire que le changement climatique est un leurre ou, tout au moins, que des artifices techniques peuvent le maîtriser. Aussi a-t-on pu entendre au plus haut niveau que «l’ environnement, ça commence à bien faire ».
C’est pourquoi, en catimini, sont distribuées depuis l’an dernier à plusieurs grands groupes des autorisations de forages à la recherche des désormais fameux gaz de schiste. Aucune enquête préalable n’a été menée auprès des habitants des zones concernées. Aucune information ne leur a été donnée, et pour cause : l’exploitation de ces gaz s’est révélée extrêmement polluante au Canada et aux USA.
Certes notre région n’est pas concernée, les gaz de schiste se trouvant dans les profondeurs des grands bassins sédimentaires, parisien, aquitain, rhodanien. Mais les procédés d’extraction des gaz de charbon, que certains envisagent d’exploiter chez nous, bien que légèrement différents, sont tout aussi polluants. De même le charbon demeure sous nous pieds, toujours susceptible d’exciter les convoitises des pollueurs.
Soyons donc prêts à réagir à toute éventualité et, bien que dans notre lutte les soutiens extérieurs nous aient été plus que mesurés, soyons aux côtés de ceux qui luttent contre les projets irresponsables d’exploitation des gaz de schiste.
Gaz de schiste : Pour aider ceux qui luttent contre ces projets, comme le souligne M.Escaravage, petit rappel : signez la pétition http://www.petitions24.net/signatures/gaz_de_schiste__non_merci
Hier au Grand Jury RTL Le Monde, notre ministre de l’Environnement a brièvement répondu à une question de Philippe Aphatie au sujet des gaz de schiste. Elle s’est voulue rassurante, affirmant qu’exploration ne signifiait pas du tout exploitation et que jamais au grand jamais ne seraient employées les techniques qui massacrent l’environnement aux USA. « Circulez y’a rien à voir !… ».
Etant données la profondeur des gisements et l’intime liaison du gaz aux sédiments il n’existe aucun procédé autre que la fracturation et la multiplication des puits pour libérer ce gaz de schiste. S’il était vraiment exclu d’utiliser une telle technique les forages exploratoires actuels seraient superflus.
retour aux sources
des algues beaucoup de CO2 =petrole!!!!
a mediter…
LA CCS EN QUESTION ?
http://www.usinenouvelle.com/article/stockage-de-co2-nous-n-avons-pas-de-donnees-publiques-sur-les-impuretes.N145753?xtor=RSS-215
Pour accéder à l’article cité ci-dessus, cliquer sur le lien, dans la page qui apparait inscrire dans la fenêtre « rechercher un article »: stockage du CO2 nous n’avons pas de données publique et cliquer sur rechercher.
Du nouveau sur le gaz de schiste.
Cliquez sur le lien suivant:
http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/ressources_naturelles/gaz_schiste_gouvernement_demande_finalement_mission_risques/132761.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok
Les fédérations du Parti socialiste du Tarn, de l’Aveyron, du Tarn et Garonne, du Lot, demandent un moratoire sur la recherche de gaz de schiste…
Un exemple à suivre.
Gaz et huiles de schiste : CAP21 attaque le nouveau code minier devant le Conseil d’Etat
Cliquez sur le lien suivant:
http://www.deleaudanslegaz.com/?p=952
Il est tout à fait justifié de participer à la campagne contre les projets d’exploitation des gaz de schistes. C’est pour nous d’autant plus vertueux que nous aurions aimé recevoir un tel soutien de la part des politiques et de la presse dans notre propre lutte. Il est opportun de rappeler que, si le très médiatique Larzac est menacé par le gaz de schiste, notre plus discrète Sologne bourbonnaise ne l’est pas moins, par le méthane de charbon (CBM), dont l’exploitation est tout aussi polluante et qui est déjà l’objet de forages autorisés en catimini sur des gisements de charbon dans le Valenciennois, en Lorraine et, on vient de l’apprendre, sur le site de Gardanne.
Les réserves de gaz de charbon du gisement de Gardanne sont estimées à 2,803 milliards de m3 de gaz, soit grosso modo l’équivalent de 5% d’une année de consommation en France. Michele Rivasi, députée européenne se demande si le jeu en vaut la chandelle.
Que doit-on dire du gisement de Lucenay-Cossaye dont, selon Sofrémines le gaz total en place potentiel serait de l’ordre de « 500 millions à un milliard de M3 (ressource modeste comparée aux bassins exploités ou dont la mise en exploitation est envisagée) ». (P.8). Soit environ 1/3 de Gardanne ??
Un exemple de ce que peut apporter le rapport Sofrémines sur lequel il serait bon de se pencher plus attentivement que cela n’a jusqu’ici été fait…
L’extraction du charbon américain coûterait 500 milliards de dollars par an aux Etats-Unis.
Les temps sont rudes pour le charbon de l’autre côté de l’Atlantique. Progressivement supplanté par le gaz de schiste, il serait à l’origine de coûts cachés pour le moins faramineux.
Voir l’article complet : http://www.zegreenweb.com/sinformer/energie/l%E2%80%99extraction-du-charbon-americain-couterait-500-milliards-de-dollars-par-an-aux-etats-unis,21735
Gaz non conventionnels ou charbon = peste ou choléra.
Relocalisons notre centre d’intérêt. Le seul document objectif que nous possédions sur nos problèmes est le rapport Sofrémines.
En le relisant attentivement on réalise pourquoi il a été profondément enfoui dans un tiroir du Conseil Régional de
Bourgogne.
LE GISEMENT DE LUCENAY-COSSAYE SELON SOFREMINES LE RAPPORT CACHE (2004).
MINE A CIEL OUVERT.
« Un projet de mine à ciel ouvert pour l’extraction du charbon de Lucenay les Aix n’est ni viable économiquement, ni acceptable du point de vue de l’environnement ». (P.27).
MINE SOUTERRAINE.
En souterrain, « les méthodes les plus productives utilisant le sous-cavage ou le foudroyage sont a priori écartées à cause du risque de feu auquel le charbon de Lucenay est très sensible en raison de sa composition macérale ». (P.28).
« Les méthodes utilisant les longues tailles foudroyées ne sont pas retenues pour les raisons récapitulées ci-dessous :
-Gisement trop morcelé : la taille foudroyée et équipée d’un matériel lourd demande des panneaux de grande longueur que ce gisement n’a pas ». P. 29
« On note que les faisceaux de charbon sont subhorizontaux et réguliers et fractionnés en panneaux plurihectométriques par des familles de failles à rejets verticaux importants ». P.14.
(Lors de sa conférence à l’école des mines Mr Besson ingénieur de la SEREN a déclaré que les nombreuses « fracturations » du gisement rendent difficile une exploitation souterraine).
-Sécurité :
- »Le risque d’accidents corporels demeure important pour le personnel directement exposé à front.
-Risque de feu sans doute important en raison de la composition macérale du charbon et incontrôlable dans ce type d’exploitation.
-Niveaux d’investissement : importants et risque financier (lié au risque de feux) ».
P29
RISQUE DE COMBUSTION SPONTANEE :
« Le risque de combustion spontanée est susceptible de se manifester en mine, souterraine ou à ciel ouvert, au cours de la manutention ou du stockage du charbon, sur les parcs de stockage et sur les verses à stériles. Ce risque concerne toutes les qualités de charbon, mais certaines y sont plus sensibles. Les charbons de Lucenay font partie de ces qualités, eu raison de leur composition macérale riche en composés réactifs (vitrinite – exinite), de l’existence de sulfures fins, de leurs forts taux en matières volatiles ».
P16
PROJET RETENU.
« Projet de base par chambres et piliers abandonnés :
Le projet consiste en une exploitation souterraine par la méthode des chambres et piliers abandonnés, sans foudroyage, ni remblayage total. Il permet la récupération de 25 MT de charbon commercial, soit 10% environ de la ressource géologique ». P34.
« Des compétences spécifiques non disponibles en France devront être recherchées, vraisemblablement hors d’Europe ». P38
DEBOUCHES.
« La teneur en soufre interdit l’utilisation en Île de France » (teneur en soufre = 0,9 %. P.43).Nous ne pouvons envisager que les sites de Carling en Lorraine et de Gardanne en Provence, où ce charbon doit affronter la concurrence des charbons importés ».
P 43
« Le charbon de Lucenay-Cossaye pénalisé par les coûts de transport non maritime ne peut être utilisé que dans la région ».
NECESSITE D’UNE CENTRALE ASSOCIEE SUR PLACE .
« Il n’y a pas de consommateur industriel dans la région capable d’absorber la production autre qu’une centrale thermique.
La possibilité d’un projet minier à Lucenay ne peut s’envisager que dans le cadre d’un projet industriel intégré (mine + centrale) de production d’énergie électrique ». P41
« Seule une centrale thermique locale nouvelle, puisque l’actuelle de Montceau-les-Mines ne peut consommer le charbon de Lucenay-Cossaye, peut être le client de ce gisement.
Le projet de mine préconisé ne peut être séparé de celui d’une centrale, dont le niveau d’investissement sera 8 à 10 fois supérieur à celui de la mine » P.44.
RENDEMENT INSUFFISANT DE LA MINE .
« Le modèle d’exploitation préconisé ne récupère que 10 à 15 % du gisement. Pendant cette phase des tests devront être faits pour déterminer si le reste du gisement pourra être exploité par une autre technique, probablement de gazéification. Sinon il faudra le laisser aux générations futures ». P 44.
EXPLOITATION DES GAZ DE CHARBON.
« Le gaz total en place potentiel serait de l’ordre de 500 millions à un milliard de M3 (ressource modeste comparée aux bassins exploités ou dont la mise en exploitation est envisagée) ». (P.8).
« Ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de Lucenay qui ne présente pas à priori suffisamment de ressources géologiques mobilisables ».
P. 32.
QUE CONCLURE ?
I) L’exploitation à ciel ouvert est inacceptable.
II) Seule une exploitation souterraine peut être retenue.
III) Du fait du morcellement du gisement et du risque très élevé de combustion spontanée, la méthode des chambres et piliers abandonnés, sans foudroyage, ni remblayage total, est la seule acceptable et elle ne permet que la récupération de 25 MT de charbon commercial, soit 10% environ de la ressource géologique.
IV) L’exploitation devra faire appel à de la main d’œuvre étrangère.
V) Le charbon de Lucenay-Cossaye est trop riche en soufre et doit être utilisé sur place.
VI) Seule une centrale couplée à la mine peut l’utiliser avec un coût d’investissement 8 à 10 fois supérieur à celui de la mine.
VII) La quantité de gaz de charbon estimée n’est pas suffisante pour envisager son exploitation.
« Je continue de penser que nous ne sommes concernés par les gaz de schiste que dans la mesure où ils font partie de la catégorie des « gaz non conventionnels » à laquelle appartiennent aussi les « gaz de charbon » (l’expression gaz de houille s’applique au gaz dit d’éclairage l’oxyde de carbone CO produit autrefois dans les usines à gaz).
C’est très bien de signer les pétitions mais, en voyant les 20 à 30 alertes Google qui arrivent chaque jour à mon ordinateur, je regrette que notre problème n’en ait pas suscité ne serait-ce que le dixième et je considère que ceux que menacent les gaz de schistes sont très
bien défendus.
Ce qui m’embête c’est ceci, tiré d’un article sorti dans Terra Eco:
« En Lorraine, la même société australienne European Gas Limited (EGL) prospecte aussi depuis plusieurs années du gaz de charbon (ou grisou), du côté de Folschviller. En 2006, elle a utilisé une méthode américaine dite de « forage en parapluie », consistant à faire craquer la couche de charbon afin de libérer le gaz. Si cette technique est différente de la fracturation hydraulique utilisée pour extraire les gaz de schiste et semble ne pas présenter les mêmes risques pour l’environnement, les écologistes ne devraient pas non plus tarder à s’y intéresser de près »…
C’est là que Sofrémines qui considère qu’il n’y a pas assez de gaz nous est utile, ce que certains se refusent à comprendre.
NON AU GAZ DE SHISTE
OUI AU GAZ DE CHARBON.
Parmi les 31 alertes « gaz de schiste » tombées ce matin sur mon écran, une d’entre elles m’apprends que le Président du Conseil Général de la Loire s’est alarmé d’une autorisation de prospection accordée à l’Australien EGL par Mr Borloo avant de quitter son fauteuil au gouvernement.
Ce brave Président craignait qu’il s’agisse de la recherche de gaz de schiste.
Il est rassuré !!
Frédéric Marti, géologue chez EGL lui a déclaré : « NOTRE PERMIS DE RECHERCHE ET D’EXPLORATION A PORTE SUR LE GAZ DE COUCHE DE CHARBON ET LE GAZ DE MINE (LE FAMEUX GRISOU) CŒUR DE NOTRE METIER ET PAS AUTRE CHOSE »…
SOLIDARITE AVEC GARDANNE
Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 13:20
L’appel du « Collectif de Vigilance Gaz de Gardanne »
(la signature de cet appel vaut adhésion au collectif)
L’Etat Français a accordé dans la plus grande opacité des permis de recherches de « gaz non conventionnels » sur un territoire correspondant à l’ancien bassin houiller du pays de Gardanne, situé entre Fuveau à l’est et le plateau de l’Arbois à l’ouest.
Vu les conséquences environnementales probablement désastreuses et non exposées à ce jour par les autorités
Vu l’ignorance et/ou l’inaction des élus locaux à ce jour
Nous appelons à l’arrêt immédiat des explorations gazières sur notre territoire
Nous demandons l’ouverture sans délai d’un débat public sur les Gaz Non Conventionnels
Pour signer l’appel ou nous contacter il vous suffit de nous adresser un mail à collectifgazgardanne@laposte.net
Vous y indiquerez votre nom, prénom et votre ville et « je signe l’appel »
(la signature de cet appel vaut adhésion au collectif)
AVIS AUX INVESTISSEURS !
A LUCENAY-COSSAYE, selon Sofrémines le gaz total en place potentiel serait de l’ordre de CINQ CENT MILLIONS A UN MILLIARD DE M3(ressource modeste comparée aux bassins exploités ou dont la mise en exploitation est envisagée). (P.8).
A GARDANNE: les réserves sont estimées à 2 MILLIARDS HUIT CENT TROIS MILLE M3 milliards de m3 de gaz. (5% d’une année de consommation en France).
A FOLSCHVILLER le potentiel de gaz à capter atteindrait CENT MILLIARDS DE M3 indique Mathieu Sutter consultant d’EGL .
UNE DECEPTION POUR EGL.
La compagnie australienne, invitée à polluer en France, avait entrepris des forages à Diebling près de Sarreguemines, mais du fait de failles importantes au niveau du gisement, l’eau de la nappe phréatique sus-jacente a envahi le puits. « Le responsable des travaux a déclaré : «Nous pourrons pomper l’eau durant des années avant de voir sortir du gaz ! »
Ceux qui ont pris la peine de se pencher sur le rapport Sofrémines, se rappelleront que le gisement de Lucenay Cossaye est fragmenté par de nombreuses failles et que la même mésaventure a de fortes chances d’échoir à ceux qui viendront y forer.
Dans son édition du 26 février, The New York Times publie un très sévère réquisitoire contre l’exploitation des gaz non conventionnels (GNC) aux Etats-Unis.
http://www.journaldelenvironnement.net/…/gaz-de-schiste-et-en-plus-c-est-radioactif,21825
Pour une fois le gaz de charbon est mis sur le même plan que le gaz de schiste et sa radioactivité potentielle est soulignée. Puissent nos décideurs méditer cet article. Mais il ne faut pas trop rêver…
La référence ci-dessus de l’article du NY Times conduit à un message d’erreur.
Ilsuffit de cliquer sur le petit texte en rouge: (« Cliquez ici pour être redirigé vers la page d’accueil »)pour y accéder.
Décidément pas facile de tomber sur l’article. Si vous êtes patient après avoir été dirigé sur un article concernant la Chine vous descendez sur cette page à la rubrique »air » et cliquez sur » et en plus c’est radioactif ! »
Essayez avec le lien suivant:
http://www.journaldelenvironnement.net/article/gaz-de-schiste-et-en-plus-c-est-radioactif,21825
La radioactivité des gaz « non conventionnels » en particulier du gaz de charbon, ne devrait pas nous étonner. Le radon qui parvient, à partir du gisement de Lucenay-Cossaye, à filtrer en abondance à travers le sol en est le témoin.
Un excellent résumé de l’horreur que constituent les gaz dits non conventionnels, qui comprennent, il ne faut pas l’oublier, les gaz de charbon, auxquels s’appliquent aussi la technique des forages horizontaux avec fracturation. Certains ont le culot de prétendre que cette technique est respectueuse de l’environnement…
http://www.journaldelenvironnement.net/…/gaz-non-conventionnels-un-bilan-environnemental,21904
Toujours le même problème pour accéder aux articles du JDE. Il faut se reporter à la page d’accueil et cliquer sur l’article en question.
Résolu en cliquant sur le lien suivant:
http://www.journaldelenvironnement.net/article/gaz-non-conventionnels-un-bilan-environnemental,21904
Un éclairage nouveau concernant le nouveau code minier et le permis de recherche est visible à l’adresse ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/video/xh8njf_gaz-de-schiste-en-france-m-lepage-deputee-eu-nous-explique_news
Les explications sont très claires.
Nous devons tous rester vigilants… Toutes les inquiétudes figurant sur ce blog paraissent tout à fait fondées.
Ne doutons pas que les lobbies des combustibles fossiles, en particulier du charbon et des gaz non conventionnels, vont utiliser à fond l’argument que leur apportent les graves problèmes des centrales japonaises. Une bonne partie des écologistes, pour lesquels le nucléaire représente de loin le danger majeur, vont faire de même.
Déjà on se garde de tenir compte du fait que c’est le tsunami qui a entraîné le dysfonctionnement des deux centrales et non directement le séisme auquel elles ont résisté.
Soyons prêts à réagir ! et rappelons aux éventuels investisseurs
1) qu’une exploitation du gisement de Lucenay-Cossaye à ciel ouvert est intolérable du point de vue de l’environnement.
2) que, du fait des nombreuses failles qui fragmentent ce gisement, son exploitation en souterrain ne permettrait d’extraire que 10 à 15 % du charbon.
3) que le gaz de charbon est en quantité insuffisante et que la présence des failles en rendrait la récupération impossible, comme cela s’est produit en Lorraine sur le site de Diebling.
Le drame japonais ne doit pas faire oublier la catastrophe climatique.
Chaque semaine la liste des phénomènes extrêmes s’allonge sans que les médias en fassent état et que nos décideurs s’en soucient le moins du monde.
7 mars : ILE MAURICE : inondations et coulées de boue.
9 mars : AUSTRALIE : nouvelles pluies diluviennes.
USA : tornades et fortes pluies.
10 mars : INDONESIE : pluies torrentielles. 19 disparus. Des milliers d’habitants ont été contraints de fuir leur domicile.
Une étude scientifique montre que la fonte des calottes polaires s’accélère et fait monter le niveau des océans. (Geophysical Research Letters).
Une autre étude scientifique («Glaciers – Passé-présent du Rhône au Mont-Blanc» Editions Slatkine) montre l’ampleur de la fonte de 50 glaciers alpins.
Selon 2 études publiées dans Nature. Les inondations et pluies diluviennes qui ont ravagé récemment le Pakistan, l’Australie ou encore le Brésil seraient bien la conséquence des émissions croissantes de gaz à effet de serre.
Rappelons que ces émissions sont en grande partie générées par les centrales thermiques et que l’alibi de la CCS avancé par les lobbies des combustibles fossiles ne tient pas, car en cas de séisme des fuites majeures se produiraient au niveau de leurs sites de stockage de CO2.
Les écolos sortent du bois.
Camarades, a vos bougies!
Profiter du malheur d’un peuple pour faire monter en épingle les argumants des anti nucléaire.
Une honte!
Raison garder.
Les réactions des écolos face à la catastrophe Nippone sont surprenantes et frisent la paranoïa. Elles rappellent celles du temps de la guerre froide où, manipulés par les soviétiques, ils s’attaquaient avec la meilleure conscience du monde à l’arsenal nucléaire occidental.
Que se passe-t-il au Japon ?
-Un séisme de magnitude exceptionnel auquel les structures des centrales ont résisté.
-Un tsunami lui aussi exceptionnel qui a compromis le fonctionnement des circuits de refroidissement du cœur des réacteurs.
Quels enseignements devrait-on rationnellement en tirer en France ?
1) que des centrales édifiées avec le maximum de précautions résistent à des séismes majeurs.
2) que la probabilité d’un tsunami y étant égale à zéro à l’exception, contestée, de la côte dite « d’Azur ».*
3) que néanmoins il parait sage de ne pas édifier de centrales nucléaires dans des zones de risque sismique élevé.
Quelles réflexions les réactions des milieux écologiques conventionnels inspirent-elles ?
1)qu’avec une telle allergie au nucléaire nos écolos se soucient comme d’une guigne des quantités monstrueuses d’éléments radioactifs rejetés dans l’atmosphère par les centrales au charbon.
2)qu’ils ne reconnaissent pas au nucléaire au moins le mérite de ne pas émettre de CO2.
3)qu’ils manifestent une bien étrange mansuétude à l’égard du dit charbon et des autres combustibles fossiles, certains, j’en ai entendu, se déclarant favorables à l’imposture de la CSC.
4) qu’ils paraissent ignorer l’extrême urgence de la lutte contre le changement climatique.
*A propos , si vous avez écouté la météo de ce mardi, vous aurez remarqué qu’une nouvelle fois le Sud Est est menacé de pluies torrentielles (l’équivalent d’un mois de précipitations) et d’inondations dont les malheureux méridionaux ont maintenant, hélas, l’habitude. On peut y voir une illustration des articles publiés dans la très sérieuse revue Nature.
Le premier enseignement à tirer de la catastrophe japonaise est qu’il est hyper-urgent de mettre un terme à notre boulimie d’énergie. Notre consommation n’a cessé de croître depuis que la réalité et la gravité extrême de la crise climatique sont avérées. Il suffit de constater la débauche d’éclairages publicitaires à laquelle se livrent toutes les villes des pays dits développés, les excès de chauffages des bâtiments commerciaux ou publics, les vitesses mortifères pratiquées sur les routes, pour imaginer le niveau des économies d’énergie praticable immédiatement.
Ainsi seraient enfin réduites les émissions de CO2 dans l’atmosphère et l’on pourrait diminuer le nombre de centrales nucléaires en ne les implantant que sur des terrains géologiquement surs.
Mais il y a à cela un obstacle majeur : les intérêts financiers des producteurs d’énergie seraient en baisse et nos décideurs n’osent même pas y songer.
Business as usual et après nous le déluge !
MESSIEURS LES ECOLOS « BOUGIE » : Il f
A MESSIEURS LES ECOLOS « RETOUR A LA BOUGIE » ET AUX « ENCORE »PARTISANS DU CHARBON / Dans France-Soir de ce jour, lire l’interview de Jean de Kervasdoué, à propos des événements au Japon : « Il ne faut pas que la folie collective s’ajoute au drame » : lien
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/jean-kervasdoue-il-ne-faut-pas-que-folie-collective-s-ajoute-au-drame-82594.html
A la question : »L’énergie nucléaire reste-t-elle viable ? » : réponse
« elle est dangereuse, mais beaucoup moins que d’autres comme le CHARBON qui provoque 10 000 décès par an en Chine dans les mines et est à l’origine de 400 000 décès prématurés …. »
Rappel : presque tous les candidats PC aux cantonales nivernaises ont remis l’exploitation de notre charbon à leurs programmes ….
GAZ DE SCHISTE ET GAZ DE CHARBON MEME COMBAT :
Suivez le lien suivant. Vous découvrirez qu’à GARDANNE le collectif demande un moratoire sur les deux gaz.
http://www.marsactu.fr/2011/03/18/permis-gaz-de-gardanne-23-maires-demandent-un-moratoire/
La ville de GARDANNE, dont le maire est communiste, demande un moratoire sur le gaz de schiste et sur le gaz de charbon.
Par contre dans la Nievre, les mêmes communistes sont pour. Ils prônent même le charbon propre, supercherie parmi les supercheries !!!
Comprenne qui pourra …
Le problème c’est que les camarades de la nièvre consomment trop de perrier et ont des hallucinations due au co2 contenu dans ce même perrier.
Et la ils se mettent à rêver charbon propre…
Le chiffon rouge du nucléaire a été agité devant les yeux des verts et les voilà se livrant à une campagne sans précédent. Ce faisant ils ouvrent un boulevard à la poursuite de l’utilisation des combustibles fossiles. On remarque d’ailleurs leur timidité dans le rejet du charbon et de ses gaz ainsi que dans celui des gaz de schistes, qui, pourtant du point de vue de l’émission de radionucléides, n’ont rien à envier au nucléaire.
Certes le nucléaire est une énergie sale, mais, tant que les véritables énergies propres ne pourront pas prendre le relais, il constitue, avec les économies d’énergie hélas toujours différées, un élément incontournable dans la lutte contre le changement climatique, de loin le péril majeur qui nous menace.
Sans minimiser les risques des expositions aux radiations ionisantes, il ne faut pas oublier que nous leur sommes en permanence exposés, du fait du bombardement constant des rayons cosmiques, dont les impacts sont décuplés lorsque nous prenons l’avion, du fait de la radioactivité du granit, du charbon et de ses cendres qui nous environne, du fait aussi des examens radiologiques que nous subissons. Enfin les 2.400 essais nucléaires, dont les trois quarts étaient atmosphériques, ont répandu de 1942 à 1980, des quantités monstrueuses d’éléments radioactifs, sans commune mesure avec un Tchernobyl. Elles n’ont pas provoqué de ralentissement de l’augmentation régulière de la longévité humaine ni de la démographie planétaire.
GAZ DE SCHISTE ET GAZ DE CHARBON
Ces deux exploitations sont assez similaires en ce sens que le gaz enfoui (dans le charbon ou la roche) peut migrer partout et notamment dans les nappes phréatiques.
Lisez l’article ci-dessous et vous verrez que les compagnies sont incapables de maitriser les fuites …
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/03/24/009-fermeture-puits-gaz-de-schiste.shtml
Autant ne pas exploiter ces sources d’énergie si polluantes !!!
A qui profite le crime ?
La catastrophe japonaise risque d’avoir encore un peu plus compromis la prise de conscience du changement climatique, déjà mise mal en point par les menées des climatoseptiques et des lobbies des énergies fossiles.
La mouvance écologique a retrouvé son thème favori et se déchaîne au point que le risque nucléaire parait désormais aux yeux d’une majorité l’urgence absolue.
Si la disparition des centrales atomiques pouvait rapidement être compensée par la mise en service de processus de production d’énergie vraiment propre, il est évident qu’aucune hésitation ne serait permise. Il est hélas loin d’en être ainsi et il est à craindre que l’on ne trouve comme solution de remplacement que les gaz non conventionnels et le charbon dit propre.
Les centrales de Fukushima cumulaient tous les risques imaginables au point que l’on peut considérer que la société Tepco prenait les japonais pour de véritables kamikazes. L’article ci-dessous en témoigne.
http://www.terra-economica.info › Actualité › Fukushima
La seule leçon à retenir de la catastrophe japonaise est qu’il existe un risque en zone sismique, encore que les centrales en cause aient résisté au séisme et que seul le tsunami en soit venu à bout.
LE CHARBON PIRE QUE LE NUCLEAIRE
http://www.lepost.fr/article/2011/03/28/2448191_nucleaire-ou-charbon-il-faut-choisir.html
ET ENCORE L’ARTICLE NE TIENT PAS COMPTE DE LA RADIOACTIVITE DU CHARBON.
La mobilisation sur le terrain contre les permis d’exploration à la recherche de gaz de schiste ne faiblit pas, encore que les écologistes déclarés, trop obsédés par le nucléaire, n’assurent que le service minimum. Des préoccupations électoralistes poussent certains élus à prendre parti, mais la position du gouvernement est des plus ambiguë. Le moratoire accordé est manifestement un moyen de gagner du temps et notre ministre de l’Environnement vient de déclarer : «Dès à présent, les gaz non conventionnels représentent plus de 50 % de la production gazière américaine et freinent le redémarrage du nucléaire dans ce pays. Certains d’entre vous s’en féliciteront ; d’autres s’en désoleront ».
Notre problème à nous est le gaz de charbon qui n’est toujours pas concerné par le fameux moratoire. Des permis exclusifs de recherche ont été accordés en catimini, sans aucune consultation préalable des populations, dans le Valenciennois, en Lorraine où les travaux de forage sont bien avancés et à Gardanne.
Quant à nous, nous sommes tenus dans l’ignorance du devenir de la demande formulée par Valorca, si bien que rien ne nous garantit que nous n’allons pas voir ses engins débarquer un beau jour chez nous.
Ne croyons surtout pas que cette phase préalable de recherche ne comporte pas de risques environnementaux
En Australie à Stradford en Septembre 2004, s’est produit le premier cas de migration grave du méthane. La société Molopo Australia united a annoncé que tous ses essais avaient été interrompus après que le méthane se soit échappé à partir d’anciens forages avec un débit de 180000 pieds cubes par jour alors que le niveau de l’eau était encore à 300 mètres au-dessus des couches de charbon. Cet accident montre que même avec une baisse limitée de la pression hydrostatique le méthane peut migrer rapidement et dans des directions imprévisibles. (Rappelons nous que chez nous existent d’anciens forages pratiqués par le BRGM dans les années quatre-vingt).
C’est aussi en Australie à Bohena que se sont manifestés les dangers de l’exploration à la recherche de gaz de charbon. Lors d’un orage, un barrage construit pour contenir l’eau pompée a cédé. Une boue noirâtre s’est répandue dans la forêt empoisonnant les arbres.
Ne soyons pas cependant trop pessimistes.
L’argument des emplois ne tient pas au sujet du gaz de charbon. Mathieu Sutter directeur de travaux à Folschviller en Lorraine déclare : «son exploitation n’aura toutefois que de faibles retombées en termes d’emplois ».
Bien plus, l’exploitation du gaz de charbon de Lucenay Cossaye, avec ses pauvres cinq cents mille mètres cubes estimés par Sofrémines, comparés aux cent milliards prévus en Lorraine, ne devrait pas tenter des investisseurs sérieux, d’autant plus que les nombreuses failles du gisement nivernais rendraient cette exploitation infructueuse. C’est ce qui s’est produit à Diebling près de Sarguemines.Il parait donc que le projet gazier de Valorca n’est qu’un alibi lui permettant d’accéder au charbon, mais cela c’est une autre histoire.
Pétain avait déclaré:
« Français vous avez la mémoire courte ».
Il en est deux qui ont retenu la leçon:
-Borloo, qui, après avoir généreusement distribué les autorisations de forages à la recherche des gaz non conventionnels, propose maintenant de les interdire…
De Marjorie, PDG de total, qui annonce à propos des mêmes gaz: « Nous allons attendre que les choses se calment. Je ne suis pas pressé ».
Tous deux ont un point commun avec le Maréchal:
Ce pour quoi ils prennent les Français et que je ne saurais dire ici…
Tout était parfaitement plié, les PER accordés, sans que, grâce à une habile modification du code minier, ne soit lancées d’importunes enquêtes publiques.
Sauf qu’on avait pas tenu compte des réactions de ceux sous les pieds desquels le précieux gaz se trouvait, qu’ils étaient très nombreux et que les législatives, c’est dans un an…
Alors de toute urgence, après avoir tenté de proposer un moratoire bidon, nos parlementaires et le généreux et distrait dispensateur des autorisations se proposent de voter une loi interdisant la recherche et l’exploitation des gaz de schiste.
Qu’en est-il des gaz de charbon qui n’étaient pas concernés par le moratoire et qui, grâce à des autorisations accordées à l’automne 2009 à l’australien EGL sont l’objet de forages intensifs dans le Valenciennois (fief de Jean-Louis Borloo) et en Lorraine ? La loi devrait logiquement s’appliquer au gaz de charbon et ces forages interrompus, de même la demande de PER déposée par Valorca devrait être sans objet.
Il ne faut pas trop rêver et on peut se demander ce qui adviendra lorsque députés et sénateurs, qui craignent aujourd’hui pour leurs sièges, seront bientôt confortablement installés pour cinq ans. N’est-ce pas pour cela que le PDG de Total a dit : « Nous allons attendre que les choses se calment. Je ne suis pas pressé»…
Le DEVOIR journal Québéquois révèle une étude de l’Université Cornell, sur le point d’être publiée dans la revue scientifique Climatic Change, qui estime que l’impact des gaz de schiste sur le réchauffement du climat pourrait dépasser de 20 % celui du charbon.
On sait que le méthane est un gaz dont l’effet de serre est 23 fois supérieur à celui du C02. La quantité de méthane dans l’atmosphère avait quelque peu baissé du fait de l’assèchement des zones humides, mais il faut redouter son augmentation rapide due à la fonte du permafrost.
A cela l’étude en question fait prévoir que les forages d’exploration, de fracturation et d’exploitation des gaz de schistes vont ajouter des quantités de méthane supplémentaires du fait de fuites incontrolables.
Mais qui se soucie encore du problème climatique ?
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/295827/climat-le-gaz-de-schiste-serait-aussi-polluant-que-le-charbon
La mode est désormais de vilipender le principe de précaution accusé de nous empêcher de progresser sur la voie de la croissance indéfinie seule solution à tous nos maux. Récemment deux livres l’un de Jean-Pierre Chevènement, l’autre de Jean de Kervasdoué s’y sont attaqués avec violence. Luc Ferry disciple, fidèle de Claude Allègre, ne manque jamais d’en dire tout le mal qu’il en pense. Les partisans de l’exploitation des gaz non conventionnels font tout pour le discréditer..
Avec la plus totale mauvaise foi la grotesque campagne de prévention de la pandémie de grippe H1N1 est prise pour exemple alors qu’il ne s’est agi là que d’une mauvaise gestion ministérielle, liée au souvenir de la canicule de 2003 où la non application du principe avait eu la conséquence que l’on sait, c’est-à-dire le départ du ministre de la santé de l’époque…
Que de scandales tels que celui de l’amiante auraient été évités si ce principe avait été appliqué. Il en aurait été de même de la catastrophe de Fukushima si l’avis de nombreux experts et simplement le vulgaire bon sens, interdisant l’implantation de centrales nucléaires en zone sismique, avaient été écoutés. *
Les lobbies des combustibles fossiles en ont fait leur cible préférée et leurs menées criminelles sont en passe de rendre inéluctable la catastrophe climatique, faute de mettre un terme d’extrême urgence à tout ce qui assure leurs profits.
Nos politiques (l’un d’eux après avoir même cautionné leur recherche…) sont, avec un bel ensemble, montés en marche dans le mouvement de protestation contre les gaz non conventionnels. En sera-t-il de même après les présidentielles et les législatives ?? Il est fortement permis d’en douter…
* Il convient de noter que cette sismicité contrindiquerait tout autant l’installation de centrales thermiques avec séquestration d’un CO2 que le premier tremblement de terre viendrait libérer.
ARRIERE CEUX DONT LA BOUCHE SOUFFLE LE CHAUD ET LE FROID (Jean de La Fontaine)
Ecoutons notre Premier Ministre parlant des gaz de schistes!
« Je considère QU’AUJOURD’HUI pour qu’il n’y ait aucun doute dans le débat entre les Français et le gouvernement sur le sujet, il faut tout remettre à plat, et donc il faut annuler les autorisations qui ont déjà été données ».
ET POUR DEMAIN :
« Je ne veux pas que nous fermions la porte à toute possibilité d’exploiter avec d’autres techniques demain ces gisements ».
« Il n’est pas question de sacrifier notre environnement, mais il n’est pas question non plus de fermer la porte à des progrès technologiques qui permettraient demain d’accéder à de nouvelles ressources énergétiques »
Évacuations après un accident dans un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie
Un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie (archives)
Les habitants de la localité de Leroy Township, dans l’État américain de Pennsylvanie, ont été évacués en raison d’un accident survenu dans un puits de gaz de schiste.Les autorités ont indiqué que des milliers de litres d’eaux usées de forage se sont échappés du puits à la suite d’une explosion survenue durant une opération de fracturation hydraulique. Celle-ci consiste à injecter de l’eau, du sable et des produits chimiques afin de briser les roches.Des équipes de secours travaillaient à colmater la brèche et à endiguer les eaux usées, qui ont rejoint un cours d’eau situé dans le voisinage du puits.Les autorités locales s’inquiètent de l’impact de cet accident sur l’environnement.
Radio-Canada.ca avec Reuters
Rapport provisoire gaz de schiste : un plaidoyer pour ouvrir la porte à l’exploitation en France.
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Pour Eric Delhaye, président délégué de CAP21 et membre de la coordination nationale contre l’exploitation des gaz et huiles de schiste, le rapport provisoire remis par les Conseils Généraux de l’Industrie et de l’Environnement ouvre la porte à l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels sur le territoire.
Ses conclusions ne sont pour autant pas surprenantes. Comment imaginer en effet que les auteurs, membres des grands corps de l’Etat déjugent leurs pairs qui ont instruit les permis à l’époque ?
Les propositions de lancer un programme de recherche scientifique et d’autoriser la réalisation par les industriels de puits expérimentaux pour mieux connaître la ressource et former des opérateurs susceptibles de se positionner sur le marché mondial s’apparente à un véritable marché de dupes. On pourrait le comparer à celui du moratoire de la chasse à la baleine et à la vaste hypocrisie des dérogations accordées à des fins de pêche scientifique.
Que dire de la proposition de révision de la fiscalité pétrolière pour intéresser financièrement les collectivités si ce n’est qu’elle montre bien la volonté de permettre le développement de projets d’extraction en « achetant » l’acceptation des communes.
A l’instar des Etats-Unis où plusieurs millions de dollars sont investis par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) pour réaliser une évaluation précise des impacts environnementaux et sanitaires liés à l’exploitation des gaz de schiste suite à de nombreux cas de pollution et de contamination des eaux, des sols et de l’air, nous demandons une évaluation environnementale et sanitaire conduite à l’échelle de l’Europe définie dans un cadre rigoureux, participatif et transparent.
Nous allons être particulièrement attentifs au débat parlementaire qui sera prochainement consacré à l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en France. Nous réitérons notre demande d’interdiction de l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique et des produits chimiques qui lui sont associés lors de toute opération de forage.
La mobilisation citoyenne ne repose pas sur une incompréhension mais bien sur l’expression d’un refus catégorique de brader à n’importe quel prix notre territoire, notre environnement, notre santé, nos paysages.
Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21
Membre de la coordination nationale contre les gaz et les huiles de schiste
Il existe un contraste saisissant entre l’ampleur des manifestations contre les gaz de schiste qui demeurent localisées aux régions menacées et celle de la frénésie antinucléaire nationale et internationale. Quant à l’opposition aux gaz de charbon elle est presque inaudible grâce au lobbying d’E.G.L., la compagnie australienne qui poursuit depuis deux ans ses forages en Lorraine et dans le Valenciennois, comme par hasard fief de Borloo.
Il ne saurait être question de nier les risques que comportent les centrales nucléaires, mais il convient de faire remarquer que les deux catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima n’auraient pas eu lieu si le principe de précaution avait été appliqué. A Tchernobyl s’était produite une suite ahurissante d’erreurs humaines, sous un régime cultivant le culte du secret et à Fukushima, il n’était que trop évident que la sismicité interdisait formellement l’édification de centrales.
De loin le péril climatique dépasse le risque du nucléaire, mais tout se passe comme si les climatosceptiques avaient réussi, malgré la multiplication des alertes, à le faire oublier au grand bénéfice des lobbies des combustibles fossiles. Parmi les écologistes nombreux sont ceux qui pensent que la séquestration du CO2 est la solution. Lors de notre lutte contre la mine j’ai été stupéfait d’entendre un élu vert faire l’apologie.de la CCS. Le WWF et SAUVONS LE CLIMAT sont franchement pour, Hulot l’a considérée comme une piste intéressante bien que couteuse. Ce dernier vient de rejoindre les antinucléaires. A propos d’Hulot, je dois signaler qu’à un de mes courriels, alertant sa fondation au sujet de notre charbon, il m’avait été répondu qu’elle n’était pas concernée par un tel problème.
Si les antinucléaires étaient le moins du monde conséquents ils prendraient pour cibles les centrales thermiques au charbon qui rejettent des quantités d’éléments radioactifs bien supérieures aux déchets des centrales nucléaires et s’ils étaient vraiment soucieux de l’avenir de la planète, ils lutteraient en priorité contre le changement climatique que l’accroissement des émissions de CO2 et de méthane rend inéluctable.
Quoi de neuf depuis fin avril ?
Les manifestations contre le gaz de schiste se poursuivent ce qui n’a pas empêché nos députés de pondre une loi qui, en se contentant de proscrire la fracturation hydraulique, permettra la poursuite des explorations voire l’exploitation par des variantes que les industriels sauront proposer. On peut leur faire confiance…
Quant au gaz de charbon, qui peut être exploité par soustraction d’eau polluée, il demeure entièrement à la disposition de ces messieurs. Il y a tout de même un léger espoir, c’est qu’ils sont tout sauf idiots et que nous avons toutes les chances pour qu’un gisement pauvre en gaz et parcouru de nombreuses failles ne les tente guère.
Au cas où certains s’intéresseraient de nouveau à notre charbon et (ou) à son gaz et que nous devions sortir brutalement du sommeil où nous paraissons plongés, gardons présents à l’esprit les arguments objectifs que nous offre SOFREMINES.
LA VERITE SUR LE CHARBON:
CE QUE DIT SOFREMINES LE RAPPORT CACHE PAR LE CONSEIL REGIONAL DE BOURGOGNE
MINE A CIEL OUVERT.
Un projet de mine à ciel ouvert pour l’extraction du charbon de Lucenay les Aix n’est ni viable économiquement, ni acceptable du point de vue de l’environnement. (P.27).
MINE SOUTERRAINE.
En souterrain, les méthodes les plus productives utilisant le sous-cavage ou le foudroyage sont a priori écartées à cause du risque de feu auquel le charbon de Lucenay est très sensible en raison de sa composition macérale. (P.28).
Les méthodes utilisant les longues tailles foudroyées ne sont pas retenues pour les raisons récapitulées ci-dessous :
-1) Gisement trop morcelé : la taille foudroyée et équipée d’un matériel lourd demande des panneaux de grande longueur que ce gisement n’a pas. P. 29
On note que les faisceaux de charbon sont subhorizontaux et réguliers et fractionnés en panneaux plurihectométriques par des familles de failles à rejets verticaux importants. (P.14).
(Lors de sa conférence à l’école des mines Mr Besson ingénieur de la SEREN a déclaré que les nombreuses
« fracturations » du gisement rendent difficile une exploitation souterraine).
-2).Sécurité :
-Le risque d’accidents corporels demeure important pour le personnel directement exposé à front.
-Risque de feu sans doute important en raison de la composition macérale du charbon et incontrôlable dans ce type d’exploitation.
-3).Niveaux d’investissement : importants et risque financier (lié au risque de feux). (P29)
II
RISQUE DE COMBUSTION SPONTANEE :
Le risque de combustion spontanée est susceptible de se manifester en mine, souterraine ou à ciel ouvert, au cours de la manutention ou du stockage du charbon, sur les parcs de stockage et sur les verses à stériles. Ce risque con
cerne toutes les qualités de charbon, mais certaines y sont plus sensibles. Les charbons de Lucenay font partie de ces qualités, en raison de leur composition macérale riche en composés réactifs (vitrinite – exinite), de l’existence de sulfures fins, de leurs forts taux en matières volatiles. (P16).
PROJET RETENU.
Projet de base par chambres et piliers abandonnés :
Le projet consiste en une exploitation souterraine par la méthode des chambres et piliers abandonnés, sans foudroyage, ni remblayage total. Il permet la récupération de 25 MT de charbon commercial, soit 10% environ de la ressource géologique. (P34).
Des compétences spécifiques non disponibles en France devront être recherchées, vraisemblablement hors d’Europe. (P38).
DEBOUCHES.
La teneur en soufre interdit l’utilisation en Île de France (teneur en soufre = 0,9 %. P.43).Nous ne pouvons envisager que les sites de Carling en Lorraine et de Gardanne en Provence, où ce charbon doit affronter la concurrence des charbons importés.(P 43).
Le charbon de Lucenay-Cossaye pénalisé par les coûts de transport non maritime ne peut être utilisé que dans la région. (P.44).
III
NECESSITE D’UNE CENTRALE ASSOCIEE SUR PLACE .
Il n’y a pas de consommateur industriel dans la région capable d’absorber la production autre qu’une centrale thermique.
La possibilité d’un projet minier à Lucenay ne peut s’envisager que dans le cadre d’un projet industriel intégré (mine + centrale) de production d’énergie électrique. (P41).
Seule une centrale thermique locale nouvelle, puisque l’actuelle de Montceau-les-Mines ne peut consommer le charbon de Lucenay-Cossaye, peut être le client de ce gisement.
Le projet de mine préconisé ne peut être séparé de celui d’une centrale, dont le niveau d’investissement sera 8 à 10 fois supérieur à celui de la mine (P.44).
RENDEMENT INSUFFISANT DE LA MINE .
Le modèle d’exploitation préconisé ne récupère que 10 à 15 % du gisement. (P.44).
EXPLOITATION DES GAZ DE CHARBON.
Le gaz total en place potentiel serait de l’ordre de 500 millions à un milliard de M3 (ressource modeste comparée aux bassins exploités ou dont la mise en exploitation est envisagée). (P.8).
Ce mode de valorisation ne convient pas au gisement de Lucenay qui ne présente pas à priori suffisamment de ressources géologiques mobilisables.
(P.32).
IV
QUE CONCLURE ?
I) L’exploitation à ciel ouvert est inacceptable.
II) Seule une exploitation souterraine pourrait être retenue.
III) Du fait du morcellement du gisement et du risque très élevé de combustion spontanée, la méthode des chambres et piliers abandonnés, sans foudroyage, ni remblayage total, est la seule acceptable et elle ne permet que la récupération de 25 MT de charbon commercial, soit 10% environ de la ressource géologique.
IV) L’exploitation devra faire appel à de la main d’œuvre étrangère.
V) Le charbon de Lucenay-Cossaye est trop riche en soufre et doit être utilisé sur place.
VI) Du fait de cette richesse en soufre il est très inflammable.
VII) Seule une centrale couplée à la mine peut l’utiliser avec un coût d’investissement 8 à 10 fois supérieur à celui de la mine.
VIII) La quantité de gaz de charbon estimée n’est pas suffisante pour envisager son exploitation.
André WOJCIECHOWSKI député UMP de la Moselle a déclaré :
« L’exploitation du gaz de charbon ne nécessite pas obligatoirement l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique. Chez nous, le puits de FOLSCHVILLER utilise une technique de drain qui consomme nettement moins d’eau et pas de produits chimiques, le charbon est souvent plus poreux et perméable que la pierre ce qui autorise une exploitation « plus simple » au travers de drain. Le gaz est alors extrait du charbon par dépressurisation, il migre plus ou moins rapidement au travers du charbon sans interventions autres. En résumé :
Je soutiendrai la loi sur l’abrogation des permis d’exploitation des gaz de schiste ou des gaz de houille par la technique de l’hydro fracturation.
Par contre, je continuerai à soutenir l’exploitation du gaz de houille par d’autres techniques comme le drainage, par exemple.
Le gaz de houille est déjà largement capté et utilisé à proximité des anciennes exploitations minières comme MERLEBACH ou dans le NORD, il ne faut pas se priver de ce gisement ».
Ce député feint d’ignorer que l’exploitation du gaz de charbon, même lorsque qu’elle ne fait pas appel aux techniques d’hydro-fracturation, est pratiquement tout aussi polluante que celle des gaz de schiste, par ses rejets massifs d’eau polluée, ses fuites de méthane, les processus d’auto-combustion du charbon qu’elle entraîne, comme nous avons pu l’apprendre en étudiant ce qui se passe aux USA. Il s’agit là d’un alibi pour justifier les forages pratiqué par l’australien GEL.
Le lobbying pratiqué par cette compagnie semble avoir été à l’origine de la proposition de loi visant à interdire seulement l’hydro-fracturation et non pas l’exploitation des gaz non conventionnels ce qui laisse toute liberté à l’exploitation du gaz de charbon.
On ne peut donc pas dire: « Gaz de charbon, gaz de schiste: même combat ».
Question : QUE SIGNIFIE LA SORTIE DU NUCLEAIRE ?
Réponse : une utilisation accrue des combustibles fossiles et donc des rejets supplémentaires de CO2 causes de la catastrophe climatique en cours.
Or ces derniers jours trois publications nous rappellent l’extrême urgence climatique :
1)Dans : «Le climat à découvert. Outils et méthodes en recherche climatique», 120 scientifiques du CNRS mettent à bas les thèses mensongères d’Allègre et confirment la réalité du changement climatique.
2), l’Agence internationale de l’énergie (AIE) émet un signal d’alarme en publiant ses dernières estimations a publié ses dernières estimations d’émission de CO2 . Elles ne sont pas bonnes. En brûlant du charbon et des hydrocarbures, l’Humanité a émis l’an passé 30,6 milliards de tonnes de gaz carbonique, chiffre catastrophique. Les climatologues ne se font d’ailleurs plus guère d’illusion. Les plus optimistes tablent sur un réchauffement de 3 à 3,5°C entre l’ère pré-industrielle et la fin du XXIe siècle: du jamais vu! Les plus pessimistes craignent que le mercure du thermomètre mondial ne bondisse au-delà des 4°C. Rappelons que seule une élévation de 2° serait supportable et encore.
3) Le dernier livre de Jean Marc Jancovici vient de paraître : « CHANGER LE MONDE TOUT UN PROGRAMME » Lui aussi signifie que si l’on ne réduit pas dès aujourd’hui de façon drastique les émissions de CO2 la catastrophe est inéluctable et qu’on le veuille ou non le nucléaire est un moindre mal incontournable.
Sourds et aveugles, les écolos ignorent ces alarmes, de même que la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. Fukushima a été le prétexte saisi pour justifier la vague de paranoïa qui s’est emparée d’eux, sans qu’ils tiennent compte le moins du monde du caractère spécifique de cette catastrophe qui n’aurait jamais dû se produire si le principe de précaution avait été quelque peu appliqué avant de décider l’implantation d’une centrale nucléaire dans une telle zone sismique.
Il est urgent de cesser de délirer et de reconnaître la prééminence absolue du risque climatique sur tous les dangers qui nous menacent.
L’état va-t-il investir dans les usines à gaz de la CCS??
http://lecercle.lesechos.fr/node/34935
La perspective de l’épuisement à court terme des réserves pétrolières et gazières et la frénésie des anti-nucléaires apportent des arguments au lobby du charbon qui utilise à fond l’alibi de la CCS. Les verts d’Outre-Rhin, après avoir eu la peau du nucléaire s’aperçoivent un peu tard qu’ils ont ouvert un boulevard au charbon dit propre. Et les voici manifestant contre cette CCS à laquelle certains d’entre eux dont le WWF ont donné leur aval. J’ai personnellement eu l’occasion d’entendre un de nos élus verts la défendre énergiquement ce qui signifie que, si le choix lui été proposé entre une centrale au charbon prétendument «propre » et une centrale nucléaire, c’est de loin la première qui recueillerait ses faveurs. Le danger climatique, pourtant si évident et si prégnant, passe à leurs yeux bien loin derrière le risque nucléaire. Ils ignorent ou feignent d’ignorer que le charbon et a fortiori ses cendres et ses poussières sont la source d’émissions incontrôlables dans l’atmosphère de quantités d’éléments radioactifs bien supérieures à celles que représentées par les déchets nucléaires.
Dans le contexte actuel, nous ne devrions guère compter que sur nous-mêmes, s’il était de nouveau question d’exploiter le charbon ou son gaz. Ce qui devrait nous apporter un brin d’optimisme ce sont les arguments que nous fournit le rapport Sofrémines, arguments que jusqu’ici nous n’avons pas su utiliser. Il est permis de se demander si l’analyse de ce rapport n’explique pas que les seuls à s’intéresser au gisement de Lucenay-Cossaye, n’aient été qu’un aventurier de la finance et deux ringards de l’administration sans compétence minière aucune.
SORTIR DU DELIRE.
« Gaz, charbon, fioul. Autant de sources d’énergie au bilan carbone catastrophique, là où le nucléaire n’émet quasiment pas de CO². Un coût écologique élevé qui remettrait en cause les efforts des gouvernements et des opinions publiques européennes pour combattre le réchauffement climatique. Un coût qui n’est pas irréaliste en soi, mais qui doit être fait en toute connaissance de cause ».
CQFD.
Lire la totalité de l’article:
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quel-prix-a-payer-pour-sortir-du-95323
Discours de Jacques Chirac à Johannesbourg, le 2 septembre 2002:
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… Il est temps, je crois, d’ouvrir les yeux ».
Depuis bientôt neuf ans,les responsables politiques de la planète y compris celui qui prononçait ces paroles mémorables ont gardé les yeux clos, malgré la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et les preuves scientifiques de l’imminence de la catastrophe climatique telles que l’article qui suit:
http://www.romandie.com/news/n/_Rechauffement_et_CO2_la_Prehistoire_porteuse_d_une_mauvaise_nouvelle050620111906.asp
24 HEURES DU MANS : 700 TONNES DE CO2
+ GRAND PRIX DU CANADA : 9000 TONNES
= AU TOTAL : 15.000 TONNES!
SANS COMMENTAIRES …
Les italiens disent non au nucléaire.
Leur vote se justifie par le niveau du risque sismique sur tout leur territoire , encore que la catastrophe de Fukushima, origine de la bronca antinucléaire à laquelle nous assistons, ait été la conséquence du tsunami.
Je voudrais encore rappeler que, si toutes les manifestations auxquelles nous assistons ont pour prétexte le refus des déchets nucléaires des centrales atomiques, elles devraient encore plus avoir pour cibles les centrales au charbon et leurs rejets non contrôlables d’éléments radioactifs. Car l’abandon du nucléaire aura comme conséquence le retour du charbon.
Les trois documents suivants devraient faire réfléchir :
I) Une étude publiée par le « Bund » (Association allemande pour l’Environnement et la protection de la Nature) a mis en évidence l’affinité du radon pour le charbon. Elle est connue de longue date, puisque l’un des moyens de fixer le radon est de l’absorber sur du charbon. Elle explique comment le radon se fixe sur les micropoussières, qui le véhiculent au plus profond de nos poumons, où il a tout loisir d’exercer son action cancérigène en se transformant en polonium, en plomb et en bismuth radioactifs.
II) Effluents gazeux radioactifs des centrales à charbon.
Le charbon contient une radioactivité naturelle due aux familles radioactives de l’uranium 238 et du thorium 232 présents avec leurs produits de filiation, parmi lesquels des isotopes de l’uranium, du thorium, du radium, du polonium… Une centrale à charbon rejette chaque jour dans l’environnement, par GWE (gigawatt-électrique) produit, douze tonnes de poussières, dont la radioactivité entraîne dans l’environnement un risque d’exposition, par contamination interne, du même ordre que celle existant près d’une centrale nucléaire. (SCÉRÉN – CNDP Centre national de la documentation pédagogique. (Créé en décembre 2006).
III) « Peu de gens savent que les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité. Le charbon contient en moyenne 1.3 ppm d’uranium et 3,2 ppm de thorium. En 1982 les centrales thermiques au charbon des Etats-Unis on émis dans l’air 801 tonnes d’uranium et 1907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais contenus dans des fûts ou dans du béton. L’uranium-238 émis par les centrales thermiques est transformé par le rayonnement solaire et cosmique en plutonium-239 qui est éminemment toxique par inhalation. Il est donc beaucoup plus dangereux de vivre dans le voisinage d’une centrale thermique au charbon que près d’une centrale nucléaire.
Plusieurs centrales thermiques au charbon en Grande-Bretagne ont du fermer parce que leurs environs étaient devenus trop radioactifs. En plus les centrales au charbon émettent de grandes quantités de radon, gaz qu’il est difficile de capter par des filtres. Comme sont difficiles à capter les dioxines émises par les centrales thermiques. Les eaux usées des centrales au charbon sont également radioactives. L’Environmental Protection Agency des Etats-Unis calcule que toutes les centrales au charbon du monde émettent chaque année 6 630 tonnes d’uranium (Chernobyl avait mis 5 tonnes de substances radioactives dans l’air) et 16 320 tonnes de thorium dans la biosphère, soit un demi kilo pour chaque habitant de la terre ». (Pierre Lutgen Docteur es Sciences. Luxembourg.).
LES PHENOMENES METEOROLOGIQUES EXTRÊMES SE MULTIPLIENT :
17 février. 2010 … Les fortes pluies qui affectent depuis plusieurs jours le centre et le sud de l’Espagne ont occasionné de nombreuses inondations.
21 février. 2010 … Samedi, des pluies diluviennes se sont abattues sur l’île de Madère, provoquant des inondations et des glissements de terrain. …
11 juin 2010 : Inondations dans le Var : 20 morts.
18 février. 2011 … Au moins six personnes ont péri depuis janvier et 10.000 ont été sinistrées par les fortes pluies qui ont affecté plusieurs régions du Pérou …
28 FEVRIER 2010 – La tempête Xynthia, annoncée comme l’une des plus violentes depuis celle de 1999, a entraîné dimanche des inondations en Vendée et Charente-Maritime, après avoir fait un mort en Haute-Garonne samedi et privé 800.000 foyers d’électricité dimanche
7 avril. 2010 … Au moins 100 personnes sont mortes dans des inondations à Rio, mardi, notamment à la suite de glissements de terrains. …
17 juin 2010 Des inondations font plus de 100 morts en Birmanie et
-au-Bangladesh.
Janvier 2011 inondation dans le Nord de la France
10 janvier 2011 En Australie de nouvelles pluies torrentielles ont fait 8 morts et 72 disparus dans le Queensland.
13 JANVIER 2011 Inondations au Brésil Le bilan dépasse les 500 morts….
29 avril. 2011 Depuis une semaine, ce ne sont pas moins de 300 tornades qui ont touché le sud-est des Etats-Unis.
USA : tornades et tempêtes ont fait plus de 300 morts
-23 mai 2011 USA: 116 morts dans la tornade la plus violente …
… Des équipes de secouristes tentaient lundi de retrouver des survivants sous les décombres à Joplin, petite ville du Missouri.
La vague récente de tornades dans le sud des Etats-Unis a été la pire de toute l’histoire américaine, selon des chiffres du service météorologique « National Weather Service
Rien que la semaine dernière :
Une tornade a dévasté près de quarante habitations dans une rue du petit village des Maillys en Côte d’Or.
- Inondations et coulées de boue en Afrique du Sud
- Inondations et averses de grêle à Chypre
- Importantes inondations et tornade dans l’Est de l’Australie
- Fortes averses de grêle et de pluie dans le N-O du Pakistan
- Fortes pluies et inondations dans le Sud du Japon
- Le centre de la Roumanie touché par des inondations
- Inondations dans le centre sud de la Norvège
Et j’en passe …
LA CATASTROPHE CLIMATIQUE EST DE LOIN UNE MENACE INFINIMENT PLUS CERTAINE ET PLUS GRAVE QUE LE RISQUE NUCLEAIRE.
TOUT REJET SUPPLEMENTAIRE DE CO2 DANS L’ATMOSPHERE NOUS EN RAPPROCHE.
Et que lit-on dans le tract de STOP NUCLEAIRE appelant à un rassemblement :
« Nous savons que de nouvelles centrales thermiques au gaz ou charbon peuvent être construites très rapidement, et que le remplacement des centrales nucléaires par du thermique classique n’influera que très marginalement sur les émissions globales de gaz à effet de serre ».
SI VOUS N’ÊTES PAS CONVAINCUS, PRENEZ LE TEMPS DE LIRE CECI:
http://www.alertes-meteo.com/vague_de_froid/rechauffement-climatique.htm
Chronique de la catastrophe annoncée :
Une centaine de morts, des centaines de milliers d’évacués en Chine à la suite de pluies diluviennes, et aux USA 14 tornades dimanche et 43 pour la seule journée de lundi.
NOS AMIS DE GARDANNE SE DEFENDENT,TEMOIN LE TRACT SUIVANT:
http://www.canalaero.org/adsbouc/IMG/pdf/Tract-Collectif-Gardanne.pdf
POURQUOI CONTINUER A SE BATTRE ?
Certes Borloo n’a pas accordé les concessions d’exploitation du charbon et manifestement aucune demande de PER du gaz de charbon à Lucenay-Cossaye ne lui avait été soumise, contrairement à ce qui s’est passé pour Gardanne et Folschviller.
Certes cela peut s’expliquer par les problèmes d’exploitabilité du gisement et la faible réserve de gaz que le rapport Sofrémines a mis en évidence.
Cependant nous ne sommes pas à l’abri d’initiatives locales escomptant d’illusoires ressources pour nos communes et peut-être de moins illusoires profits personnels, ou encore de manœuvres électoralistes départementales ou régionales. Les exemples abondent de chantiers entrepris, alors que tout les condamnait à l’échec, témoin Magny-Cours…
C’est faire preuve d’un manque total d’imagination ou pire de mépris total de la Nature que de ne pas se représenter l’ampleur du massacre environnemental que perpétrerait
l’exploitation du charbon ou celle du gaz. Certains n’ont pas assez conscience du capital représenté par l’intégrité de notre cadre de vie rural miraculeusement préservé du remembrement et de la canalisation programmée de ses rivières.
Le changement climatique va mettre un terme à l’urbanisation sans frein et un renouveau des campagnes s’ensuivra inéluctablement à condition qu’elles ne soient pas défigurées par des entreprises irresponsables.
METEO DE LA SEMAINE PASSEE A L’INTENTION DES CLIMATOSEPTIQUES :
Ce sur quoi nos médias se gardent bien de s’étendre. Il faut surtout que le blaireau continue « Allégrement …» à consommer n’importe quoi et à polluer… Et après nous le déluge !
La tempête tropicale Haima fait 4 morts dans le Nord du Vietnam
La tempête tropicale Meari fait onze morts dans le centre Est des Philippines
Tornade dans centre-Nord de la République Tchèque
Le Nord du Midwest américain balayé par de forts orages
Plusieurs randonneurs foudroyés dans le Massif du Canigou
Le cyclone Beatriz fait 4 morts dans l’Ouest du Mexique
Violents orages dans le centre Est et l’Est de la France
Inondations dans le Nord du Nigeria : 6 morts
Pardon pour la faute…:
climatoseptiques, pour climatosceptiques !
Mais après tout la nocivité de ceux qui font tout pour aggraver la catastrophe leur fait mériter d’être considérés comme porteurs d’un virus mortel.
Il fallait être être branché sur Europe 1 ce matin à 6 Hrs 30 pour apprendre la sortie du dernier numéro de GEO. Il faut y lire en page 56 l’article sur l’autocombustion du charbon.
C’est le genre de sujets sur lesquels nos médias sont très discrets aux heures de grande écoute…
Sur toute la planète le charbon s’enflamme spontanément, en Inde, en Chine, mais aussi en Allemagne et aux Etats-Unis où une centaine de foyers sont répertoriés. On ne relira jamais assez Sofrémines (p.16) qui souligne que:
« ce risque concerne toutes les qualités de charbon, mais certaines y sont plus sensibles. Les charbons de Lucenay font partie de ces qualités, eu raison de leur composition macérale riche en composés réactifs (vitrinite – exinite), de l’existence de sulfures fins, de leurs forts taux en matières volatiles ».
Cette particularité majore encore les risques de l’exploitation éventuelle du gaz de charbon, car, lors de l’assèchement des filons, de l’air ambiant est aspiré ce qui apporte l’oxygène favorisant les combustions spontanées. Ces feux souterrains sont pratiquement impossibles à éteindre. Ils peuvent aussi trouver une issue vers la surface. Au Colorado 5 feux ont éclaté dans une région où étaient effectués des forages.
A bon entendeur salut !
PS : Je suis à la recherche de documents sur l’autocombustion du charbon au niveau du terrain de sport de La Machine.
ET SI L’AFFAIRE DES GAZ DE SCHISTES N’ETAIT QU’UNE VASTE ESCROQUERIE…
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-bulle-des-gaz-de-schiste-va-t-elle-exploser,23859
QUESTION:
CHERCHER A MAINTENIR CE BLOG A FLOT SERT-IL A QUELQUE CHOSE ???
Les incendies dans les mines de charbon
Les feux de charbon dans les mines désaffectées sont souvent impossible à arrêter quand les conditions pour une auto-alimentation en oxygène et en combustible sont remplies.
http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/les-incendies-dans-les-mines-de-98981
Ah, la biomasse : grand sujet auquel s’intéresse aussi J.F. Hénin, et oui ! soir site http://www.pelleo.eu (merci Sylvie).
Et pendant ce temps-là, Christian (Paul),Gaëtan (Gorce)Arnaud (Montebourg) s’emploient à réformer leur PS : article,page 2, même journal,).Il y a tout juste un an, les mêmes personnages étaient concentrés, graves, sur notre mine. Autre temps, autre préoccupation… Oui, mais voilà, nous, nous restons avec notre épée de Damoclès au-dessus de notre tête … et au lieu de “biomasse”, et bien nous avons du “charbon”….
Ke journaliste de L’Itinérant, Ladislasz von Martinidesz, est « X72″. Il est polytechnicien. Quant à son article, il ne nie pas la pollution, ni les désastres industriels dus à l’usage excessif des carburants solides ou liquides tirés de la terre. Ce qu’il dit, c’est que le réchauffement climatique est un fait UNIVERSEL, que TOUT le système solaire en est « victime ». Y compris Mars, Jupiter, etc. Il ne dit rien d’autre et votre commentaire est imbécile.
Voici ce que J.L. Borloo nous a laissé en héritage: « Par arrêté du ministre d’État (…) le permis exclusif de recherches de
http://it.pelleo.eu mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis de Villeneuve de Berg » est accordé à la société Schuepbach Energy LLC pour une durée de trois ans”
Je vous souhaite à tous de passer de très bonne fête.