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NOUVEAU : voir article en bas de cette page (Comment capturer le CO2…)

modifié le 08/08/2009

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Voir sur le site de l’ ADSN : 

Suite à l’ article paru dans la revue du

1er trimestre 2009 de la Chambre de

commerce et d’industrie de la Nièvre,

 l’ADSN a rédigé un tract, distribué

 dans toutes les boites aux lettres de

 nos deux communes et envoyé

également à tous les maires

de la Nièvre et de l’Allier.

Pour voir le tract 

Pour voir l’article de la CCI  

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 SITES A VISITER :

 http://www.adsn58.fr/

L’ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais) est le fruit d’un collectif de riverains motivés pour lutter contre l’implantation d’une mine de charbon et la création d’une centrale thermique au charbon sur les communes de Cossaye, Lucenay-les-Aix et Toury-Lurcy.

——————————————————————————————————————————————————   ADENCA Association de Défense de l’ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

http://adenca.over-blog.com/article-30662171.html

http://cap21-bourgogne.over-blog.com/article-3714792.html  

http://www.sne.asso.fr/index.htm

  

http://www.rivernet.org/loire/loiremail/loiremail07_90.htm

 

http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17

———————————————————————————————————————–

Bonjour,

   Le visiteur s’engage à ce que les propos tenus sur le Blog soient en conformité avec les lois et règlements en vigueur.

Ne contiennent pas de propos diffamatoires ou portant atteinte à l’image ou à la réputation d’une quelquonque personne physique ou morale, de quelque manière que ce soit.   

  Ce blog est à votre disposition pour vous exprimer sur les projets d’une éventuelle exploitation de mine de charbon sur les communes de :    Lucenay-les-Aix, Cossaye et Toury-Lurcy          Département de la Nièvre   

 Deux projets sont déposés: l’un par la société SEREN, l’autre par la société VALORCA

  Grâce à vous nous souhaitons qu’un maximum d’avis et d’opinions puisse être partagés en toute objectivité, qu’un grand nombre d’informations puissent être réunies.

 Tout un chacun peut librement s’exprimer, faire valoir ses arguments, afficher ses positions. 

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                   ETUDE DU PROJET VALORCA.     

       Saisir la signification réelle du projet VALORCA est chose ardue tant sont nombreux les passages ambigus, les redites, les non-dits, les inexactitudes. Ceci est une étude de la deuxième version du projet, la première ayant été retirée. De l’aveu même d’un de ses dirigeants VALORCA a suivi de près la campagne d’information de la SEREN. Le flou de sa notice puis l’abandon allégué de l’exploitation à ciel ouvert semble témoigner du souci de ne pas susciter une opposition telle que celle rencontrée par son challenger.   

 Les extraits du projet sont imprimés en noir,

les commentaires et critiques en rouge.   

 PREAMBULE:             L’exploitation du site de Lucenay, tant en matière de charbon, qu’en matière de gaz de mine, semble pertinente et en accord avec les expertises des besoins énergétiques européens, notamment après les coupures du réseau du mois d’octobre 2006.   

         Audition de François Loos sur LCP le 24 01 O7: La panne en question ( survenue le 4 novembre et non en octobre) n’était pas due à un déficit d’énergie mais à une erreur humaine.

L’utilisation du méthane pour pallier un besoin critique d’énergie électrique lors d’une telle panne serait tout à fait inutile. Les centrales hydrauliques sont là pour remplir ce rôle. Quant aux centrales thermiques au charbon leur délai de mise en route les exclut d’une telle utilisation.       

     VALORCA prend le pari d’exploiter ce gisement français exceptionnel comme un site de « charbon propre » et de le faire bénéficier des dernières innovations françaises et européennes en matière d’exploitation minière souterraine de – captage ou ( ! ) de séquestration du CO2.            

 Compte tenu que le problème est l’élimination du CO2, on ne peut concevoir de captage sans séquestration.  

           Les délais nécessaire à l’accès au charbon et aux diverses installations coïncideront avec l’aboutissement des nombreuses recherches tant en matière de captage que de séquestration du CO2. 

           VALORCA prévoyant le début de l’exploitation en 2012, les techniques de captage-séquestration seront à cette date loin d’être industriellement  exploitables, si toutefois elles le sont un jour.

 Témoins:         

 -une déclaration de Gilbert Ruelle (Blog de l’Académie des Technologies du 08 septembre 2006 à 17h45) à propos d‘une interview publiée dans le Journal du Centre: « je lui indiqué que la capture, qui par ailleurs détériore le rendement, n’a de sens que si on sait séquestrer le CO2, et lui ai exposé les diverses filières de séquestration en développement, dont la souterraine en couche géologique aquifère ou saline est la plus prometteuse, mais à échéance de 15 à 30 ans, et avec tous les problèmes d’acceptationpar par la population locale comme pour tous les déchets. ». Je signale que ce passage était absent du compte rendu de l’interview, ce qui donne un exemple de la désinformation dont nous souffrons depuis le début de cette affaire.         

-Dans: « QUESTIONS SUR L’AVENIR DU CHARBON »: Gilbert Ruelle écrit encore: « Aujourd’hui cet espoir est tempéré par quelques questions non résolues: -l’acceptation sociale de la séquestration du CO2.… – les coûts de capture sont encore trop élevés…. On peut penser que dans les trente prochaines années des solutions seront trouvées.          

Pierre Radanne lors de sa conférence de Lucenay indiquait les mêmes délais que Gilbert Ruelle, pour l’application des techniques de captation séquestration.            

L’exploitation du gaz de mine qui pourrait débuter au début de l’octroi de la concession…           

La question se pose de savoir en quoi le simple octroi de la concession autorise un début d’exploitation.  

 DEMANDE DE CONCESSION:   

 -P.4:          L’évolution des techniques d’extraction minières, de valorisation du grisou, d’amélioration des performances des centrales thermiques, d’une part et les techniques de développement à grande échelle de projets de séquestration de CO2 d’autre part, constituent une opportunité exceptionnelle de réaliser en France un site pilote de « charbon propre. ».            

 Il ressort de ce que nous avons établi plus haut qu’en 2012 et bien après, il ne saurait être question « de charbon propre ». Nous voyons ici apparaître l’expression « pilote ».  

 -P.5:          Le « coalbed methane » désormais reconnu comme une ressource énergétique propre.!             L’appellation propre est inadéquate, la combustion du méthane rejette tout de même dans l’atmosphère une quantité importante de CO2, qui, bien que moindre que celle rejetée par le charbon (à peu près la moitié), n’en est pas moins considérable. Il faut aussi tenir compte des fuites inévitables de ce gaz dont l’effet de serre est encore bien supérieur à celui du CO2.          Le document de VALORCA ne fait par ailleurs aucune allusion aux modalités d’extraction du Coalbed methane qui comporte la soustraction de quantités considérables d’eaux souillées. « Cette technique est utilisée aux USA en particulier dans le Wyoming où l’on pompe 54.000 litres d’eau par jour pour extraire le méthane. L’eau se retrouve dans d’énormes bassins ou est simplement pulvérisée en l’air avant de retomber sur le sol. Les minéraux et le sel que contient cette eau ont un effet dévastateur sur le sol. Ils en changent l’équilibre chimique, le rendant aussi dur que du ciment. ». (Reportage Radio Canada.).            La valorisation de l’énergie sur site sera étudiée en priorité.             Etant donnée la production excédentaire française d’énergie électrique, cette activité est, du point de vue de l’intérêt général, superflue.    -P.6:          

1641 commentaires à “”


  1. 0 Jean V..... 14 mar 2007 à 20:31

    LE COMMENTAIRE QUI DERANGE
    VOIR OBSERVATIONS DE LA REDAC.
    SUR BLOG JOURNAL DU CENTRE DU 05/03/2007

    Dans une Région Proche :
    Voir le site : http://mmmialot.parti-socialiste.fr
    Pour info. Marie Madeleine Mialot est vice présidente de la région centre.
    Vous pourrez lire son article et les commentaires « Développement durable et énergies renouvelables »

    Au Niveau Européen :
    Autre article : PSE (Groupe socialiste au parlement Européen)
    LETTRE D’INFORMATION N°28B-SESSION DE DECEMBRE 2006
    EAUX SOUTERRAINES
    « Les parlementaires ont approuvé l’accord en comité de conciliation et adopté en 3eme lecture la directive sur la protection et la détérioration des eaux souterraines. Les députés se sont battus pour faire rajouter la notion de détérioration des eaux souterraines qui sont la principale source d’eau potable. En effet, plus de la moitié des nappes phréatiques de l’Union est polluée et ne peut être nettoyée. Les Etats membres devront aussi prendre toutes les mesures pour prévenir le rejet de substances dangereuses dans les eaux souterraines »
    Voir journal officiel de l’Union européenne : DIRECTIVE 2006/118CE DU PARLEMENT EUROPEEN ET DU CONSEIL du 12 décembre 2006
    Sur la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration.

    Il serait bien que les élus de la Nièvre et de la région en prennent connaissance.

    Peut-on continuer a soutenir des projets de mine de charbon quand on lit :

    « LA GESTION de L’EAU des MINES » par Robert Fabriol, Géochimiste service eau-BRGM

    « Avant l’ouverture de la mine, la roche est en équilibre dans son environnement géologique. Après l’ouverture des galeries, cette roche est brutalement mise en contact avec l’oxygène de l’air qui circule dans les travaux miniers. Des réactions d’oxydation des sulfures contenus dans la roche (comme la pyrite) se produisent alors avec la production d’acide sulfurique. Ce type de réactions très répandu produit les effluents acides des mines, connus sous le nom de drainage minier acide (DMA). Les tas de stériles en surface soumis au lessivage par la pluie sont le siège des mêmes réactions d’oxydation. L’augmentation de l’acidité de l’eau, dont le Ph peut atteindre dans les cas extrêmes des valeurs inférieures à 2, va favoriser l’attaque des minéraux de la roche avec mise en solution de contaminants comme le plomb, l’arsenic, le zinc, le cuivre. qui seront alors transportés vers les rivières et les aquifères. Le drainage minier acide est un des problèmes majeurs de l’industrie extractive et peut atteindre une ampleur catastrophique. »

    Quant à la gestion de l’eau à l’abandon de la mine le phénomène n’est pas nouveau, on pouvait lire dans le journal l’Humanité du 6 janvier 2001 :
    « Lorraine. Ennoyage. La mise en eau des anciennes mines de charbon fragilise géologiquement toute une partie de la région et prépare la spéculation sur le prix de l’eau.
    Quand la Lorraine s’effondrera ! ».
    « Les populations (presque) sans recours. ».
    Pour répondre au propos de Daniel Caille (journal du centre du 15 février 2007)
    Ce qui serait scandaleux c’est de revenir à cette source d’énergie qu’est le charbon et de laisser à nos enfants une terre dévastée sur un sous sol pollué ou l’eau, si nécessaire à la vie viendrait à leur manquer.

  2. 1 Expour 15 mar 2007 à 20:32

    A Véricharb.
    Existe t-il un site concernant ces deux colloques?
    Concernant le colloque des énergies renouvelable je n’ai encore rien vu dans la presse.
    Pourtant, il est prévu d’augmenter ces énergies jusqu’à 20%

  3. 2 Véricharb 15 mar 2007 à 20:34

    Pour le site énergies renouvelables: http://www.enr.fr

  4. 3 Véricharb 15 mar 2007 à 20:35

    PETITE REVUE DE PRESSE.
    Dans son édition du 13 mars 2007 le journal Le Monde
    De son envoyé spécial au colloque du Havre titre :

    « Environnement-Le retour des centrales à charbon en France est vivement contesté »

    « On dirait une histoire de Shadocks. L’effet de serre augmente à cause des émissions de gaz carbonique(CO2). On va donc réagir en. brûlant du charbon. Mais, pour épargner l’atmosphère, le CO2 obtenu sera capturé et enfoui dans le sol.
    Les associations d’environnement y ont bousculé les discours des ingénieurs.
    .Le débat révèle que l’utilisation du charbon dans les pays européens ne répond pas à une logique environnementale évidente. La contestation des centrales thermiques au charbon projetées au Havre, mais aussi dans la Nièvre ou l’Aveyron, se renforce ainsi au nom de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ».
    Concernant les difficultés que pourrait occasionner l’enfouissement du CO2 :
    « C’est un gaz acide qui réagira avec le milieu dans lequel il va être injecté », a rappelé Alain Bonneville, de l’institut de physique du globe. « On va fortement perturber le système souterrain avec le CO2, a confirmé Gilles Munier, de Geostock. Même si c’est en profondeur, il ne faut pas perturber l’écosystème. »

    Le groupe pétrolier TOTAL a annoncé début février le lancement d’un projet pilote de captage et de stockage géologique de CO2 à Lacq.
    Ce projet permettra d’injecter, pendant 2 ans, à partir de fin 2008, jusqu’à 150 000 tonnes de CO2 dans un ancien gisement de gaz naturel ; coût du projet 60 millions d’euros.
    Une centrale de 1000 Méga watts cracherait 4 250 000 tonnes de CO2 par an, soit 28 fois plus que ce que l’on va injecter à Lacq en 2 ans.
    Quant-on parle d’un coût à l’horizon. 2015 de 30 euros la tonne
    4 250 000T x 30 euros = 127 500 000 euros.
    On comprend mieux pourquoi il est écrit dans le projet VALORCA :
    « Des programmes européens sont incitateurs par le financement d’aides directes ou de programmes de recherche. Nous demanderons que Lucenay soit retenu comme site pilote. »

    Qu’en pensez-vous ?

  5. 4 Véricharb 13 mai 2007 à 20:39

    INFORMATION

    Tensions sur la séquestration 13/03/2007 12:10

    Deux jours durant, les experts français de la capture et de la séquestration du carbone ont tenu séminaire au Havre. L’occasion de faire un point sur l’avancée des recherches et du long chemin restant à parcourir avant d’industrialiser ces techniques. L’occasion, aussi, de constater que le grand public doit encore être convaincu de la pertinence de l’injection du carbone industriel dans le sous-sol.Analyserpar Valéry Laramée pour Enerpresse
    La séquestration du carbone n’est pas la panacée. En tout cas, pas pour les Havrais. Riverains de raffineries, d’usines pétrochimiques, de manufactures d’engrais et d’une centrale au charbon d’EDF, les Normands ont fait comprendre aux participants du colloque «Charbon propre, mythe ou réalité » qu’ils en avaient assez. Non seulement, ils ne veulent pas de deux nouvelles centrales thermiques promises pour 2011 (projets portés par Endesa et Poweo), mais ils ne souhaitent pas non plus voir leur sous-sol transformé en décharge de CO2.Après avoir longtemps dit que l’acceptation par le public était une condition sine qua non à la réussite des projets de séquestration, les partisans de l’enfouissement du gaz carbonique avaient une occasion unique de tenter d’emporter l’adhésion populaire. Ils ne l’ont pas saisie. Au contraire, scientifiques, experts, industriels et politiques ont bien montré qu’il y avait encore loin du laboratoire à l’industrialisation et que le chemin de l’injection du CO2 était long et parsemé de nombreux obstacles.Tout avait pourtant bien commencé. Jeudi 8 mars, en ouverture de la manifestation, Christian Brodhag, délégué interministériel au développement durable, publie une esquisse de feuille de route de politique française de la séquestration: réorganisation des mécanismes publics de financement de la R&D, instauration de la taxe sur la consommation de charbon, obligation pour les promoteurs de projets de centrales thermiques de prévoir les installations de capture. «Le captage et le stockage coûtent cher à ceux qui les mettent en ouvre. C’est pourquoi il faudra tôt ou tard les imposer, aussi bien pour les nouvelles centrales que pour les anciennes», précise même Christian Brodhag.Bref, avec la confirmation, le vendredi, de l’objectif européen de réduire de 20% en 13 ans les émissions de gaz carbonique, l’avenir de la capture et de la séquestration s’annonce plutôt ouvert. Mais en sommes-nous déjà là? «Vouloir réduire d’une gigatonne par an les émissions anthropiques de CO2, prévient Pierre Le Thiez de l’Institut français du pétrole, suppose la mise en exploitation d’un millier de stockages comparables à Sleipner 3».Or, si les projets sont légions au niveau international, le nombre de sites où l’on injecte du gaz carbonique à l’échelle industrielle se compte, pour le moment, sur les doigts d’une main. En France, certes, les besoins sont plus modestes. Malgré tout, «si nous voulons respecter l’objectif de division par quatre de nos émissions à l’échéance de 2050, il nous faut pouvoir stocker 32 millions de tonnes de carbone par an» (117,4 millions de tonnes de CO2), estime Didier Bonijoly, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Plus pessimiste, un rapport de la DGEMP et d’Enerdata double ce besoin.Les moyens techniques sont-ils à la hauteur? Non, à l’évidence. La France entend bien mettre en ouvre deux projets de CC&S. Piloté par Total, le premier devrait être opérationnel d’ici fin 2008. Situé à Lacq, il combinera production d’électricité par une chaudière fonctionnant à l’oxy-combustion, capture et injection dans le gisement de gaz. Cependant, modère Luc de Marliave, coordinateur changement climatique de Total, le projet de Lacq ne permettra d’injecter que 100.000 mètres cubes (m3) de gaz carbonique par jour pendant deux ans. Le tout pour un budget total de 60 millions d’euros. Ce qui fait très cher la tonne de dioxyde de carbone séquestrée.Soutenu par l’Agence nationale de la recherche, Picoref, l’autre projet hexagonal tentera de voir s’il est possible de stocker du CO2 dans les gisements épuisés d’hydrocarbures situés entre Paris et Troyes (Aube). Les sites candidats devront être, en effet, d’une étanchéité à toute épreuve, ce qui n’est pas facile à déterminer pour un terrain ayant déjà fait l’objet de forages.Le CO2 injecté ne devra pas non plus polluer le sous-sol, notamment en contaminant des nappes d’eau potable. Il faudra donc s’assurer de l’absence de failles ouvertes dans la structure de stockage. Des failles difficiles à détecter car parfois bouchées avec de la calcite, un carbonate de calcium qui peut être attaqué par l’acidité du gaz carbonique. On ne connaît pas non plus les réactions des micro-organismes prospérant dans les bas-fonds se trouvant plongés dans de grands volumes de CO2 supercritique.Finalement, en dépit de siècles d’exploitations, la capacité de rétention du carbone de l’Hexagone reste encore à peu près inconnue. Si les aquifères du bassin parisien suscitent de grands espoirs, le reste du territoire préserve son mystère. Une étude réalisée par l’Ineris et le BRGM estime entre 300 et 500 millions de tonnes de CO2 le potentiel maximal de rétention des anciennes mines de charbon. Intéressant, certes, car « le charbon peut absorber 6 fois plus de CO2 que de méthane», explique Christian Tauziede, directeur scientifique adjoint de l’Ineris. Mais les premières expérimentations d’injection du CO2 dans des mines américaines de charbon ont déçu. «On a démontré la faisabilité de l’opération. Mais on a vu aussi qu’il était difficile d’atteindre les veines de charbon.Par ailleurs, quand on injecte du gaz carbonique, les grains de charbon ont tendance à gonfler, ce qui s’oppose à l’injection. Nous n’avons pas encore une vraie maîtrise de ce genre de process», conclut le responsable de l’ancien Cerchar.Coup dur pour les dirigeants de la Seren et de Valorca, venus «vendre» au Havre leur projet de mine de charbon nivernaise en utilisant l’argument séquestration. Mais la technique et la science ne sont pas tout. À l’instar des pays s’intéressant au sujet, la France ne dispose d’aucun cadre juridique pour encadrer capture et séquestration du carbone. «Notre pilote est aussi un pilote administratif. Il nous faut organiser le dialogue avec les collectivités, les administrations», confirme Luc de Marliave.L’adaptation du droit minier était pourtant bien engagée. Mandaté par le gouvernement, François Bersani avait ouvert des pistes dans son rapport récemment rendu public. Hélas, confirme-t-on dans l’entourage de Christian Brodhag, ce dossier inachevé sera laissé au prochain gouvernement. Un dossier qui, au vu des questions qu’il pose, ne devrait pas être réglé de sitôt. «Les politiques doivent nous dire comment transférer les responsabilités des opérateurs vers les Etats ou les régions», répète Claude Roulet. Les mêmes Etats devront aussi imaginer comment assurer la surveillance des sites de stockage plusieurs siècles durant.Une question qui n’est pas sans rappeler celle (non encore résolue) de la surveillance des sites de stockage des déchets nucléaires à haute activité et à vie longue. Et si la prochaine équipe gouvernementale ne trouve pas de réponse à ces épineuses questions, la Commission européenne pourrait avoir le dernier mot. Certains annoncent un projet de directive sur le sujet avant 2008. Très franc, le débat ouvert par le colloque du Havre a plus inquiété les fameuses «parties prenantes» qu’il ne les a rassurées. «Vous nous annoncez des centrales au Havre pour 2011 sans pouvoir nous dire avec certitude quand seront opérationnelles les techniques de capture et de séquestration», se récrie la conseillère régionale de Basse-Normandie, Claudine Lelievre. Une remarque qui ne fut contredite par aucun des experts présents à la tribune.

  6. 5 Escaravage 13 mai 2007 à 20:41

    Actualité du mythe de Prométhée.

    « Le feu ne peut être volé à Zeus ( l’intellect ne peut se révolter contre l’esprit), sans que l’imagination perverse apparaisse selon les lois inhérentes à la nature humaine. Si le feu est séparé de la lumière, si l’intellect n’est pas guidé par l’esprit clairvoyant, il perd sa lucidité prévoyante, il s’aveugle et devient imaginatif. L’intellect, ne s’occupant que des seuls biens matériels, est très à même de découvrir les moyens de satisfaction les plus adaptés aux buts accidentels ; mais le but essentiel, l’adaptation au sens directif et évolutif de la vie étant. manqué, l’effort, pour ingénieux qu’il soit, n’est plus qu’insensé : la prévoyance quant au moyens de réalisation astucieux n’est plus qu’aveuglement : vaine imagination. L’homme ne sait plus – il s’imagine seulement – ce qui pourrait être vraiment utile, et tout ce qu’il créera par sa prévoyance aveuglée se tournera finalement contre lui, s’avérera, dans un avenir plus ou moins proche, non plus utile, mais néfaste et dangereux ». (Paul Diel : Le Symbolisme dans la Mythologie Grecque.).
    Depuis plus de deux siècles nous avons vécu le mythe de Prométhée. Homo faber a établi sa domination sur Homo sapiens, la technologie sur la sagesse, l’esprit de géométrie sur l’esprit de finesse. Eblouis par la puissance mise entre leurs mains, les hommes ont mis tous leurs espoirs dans le progrès matériel illimité. Hélas les rêves du XIX ème siècle ont engendré les cauchemars du XX ème. Nous nous sommes empressés d’appliquer les surprenants acquis technologiques à toutes les entreprises de destructions des vies humaines que nous avons pu imaginer. Au XXI ème siècle, il se révèle que c’est désormais la biosphère que nous menaçons de disparition par notre quête insatiable de richesse et de puissance. Rabelais écrivait il y a quatre siècle et demi : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». C’est ce qu’a hélas oublié la philosophie dite des « Lumières » en établissant la dictature de l’intellect.
    Alors que la catastrophe finale, rançon de leur démesure s’avère certaine, les tenants du paradigme fatal, n’ont qu’un souci, celui de le perpétuer. Ne pouvant plus nier la menace de la catastrophe climatique, ils nous proposent de l’affronter avec le même type de solutions que celles qui ont conduit au désastre. Leur prétention d’être à même de résoudre le problème grâce à la séquestration du CO2 est une imposture qu’ils voudraient imposer en tablant sur l’incompétence notoire et sur la veulerie de certains milieux politiques. Il est urgent de mettre un terme au règne des apprentis sorciers et de ne plus prêter l’oreille à leurs promesses fallacieuses.
    La sagesse nous dit : 1) le réchauffement de la planète est liée à l’excès de CO2 ; 2) cet excès de CO2 est le produit de la combustion du carbone fossile ; 3) nous devons donc réduire drastiquement ce mode de production d’énergie au lieu de chercher à le pérenniser par des artifices techniques dont les effets pervers ne sont que trop prévisibles.

  7. 6 Jean V..... 13 mai 2007 à 20:43

    Petit commentaire sur le 2eme projet présenté par la société Valorca

    A la lecture du préambule vous aurez l’impression que le nouveau Moïse est arrivé pour vous dicter les tables de la loi sur « l’environnement » et le « charbon propre », ces deux expressions étant abondamment employées.
    A moins que ce soit la méthode Coué ?
    Autres extraits :
    « Daniel Caille souhaite donner un caractère de renouveau à l’exploitation de la houille en France, en utilisant les meilleures technologies, en participant à l’indépendance énergétique de la France, en impliquant de façon préférentielle des leaders français et européens et créant ainsi un terrain D’EXPERIMENTATION, de validation et de référence mondiale dans le domaine technologique. »
    « Valorca étaye sur l’ensemble de ces informations sa volonté de faire du gisement de Lucenay-Cossaye un site pilote.
    Des programmes européens sont incitateurs par le FINANCEMENT D’AIDES DIRECTES ou de programmes de recherches. Nous demanderons que Lucenay-Cossaye soit retenu comme site pilote. »
    Ainsi allons nous devenir demain les nouveaux « cobaye » pour L’EXPERIMENTATION de nouvelles technologies et ce avec des fonds européens ?
    A la lecture de ce dossier, un cauchemar, on nous dit « exploitation souterraine » mais rien n’est défini, toutes les solutions sont décrites, le but étant d’obtenir la concession pour décider après de la technique. La plus rentable bien sur.
    A la fin de ce document vous pouvez prendre connaissance de la « notice d’impact »
    Ici plus d’expression  » charbon propre  » et « environnement » Il est clair que nous rejoindrons la longue liste des communes victimes «d’aléas minier », bel héritage pour les générations futures.
    Pendant ce temps dans le journal du centre du 20 janvier 2007 vous avez pu lire
    « PHOTOVOLTAÏQUE
    Une énergie créatrice d’emploi
    Le député PS et président du conseil général de l’Isère, André Vallini a évoqué, hier, à Grenoble la création à terme de 1400 emplois en Isère, dans le secteur de la mise au point et de la fabrication d’un nouveau type de panneaux photovoltaïques. »
    N’est ce pas là un bel exemple, des fonds européens ne pourraient-il pas servir à créer un site pilote sur les énergies renouvelables ?

  8. 7 Véricharb 13 mai 2007 à 20:44

    INFORMATION
    Source : Journal de l’environnement

    Séquestration du CO2: de lourds obstacles à franchir 29/03/2007

    Mardi 28 mars, lors d’une conférence de presse parisienne, une initiative internationale regroupant pays développés et émergents a présenté ses derniers résultats sur le développement des technologies de stockage de CO2. Ses représentants américain et australien en ont profité pour convaincre de leur intérêt.
    Analyser par Claire Avignon
    A l’heure où Nicolas Hulot ne cesse de promouvoir une société «plus sobre» et plus économe en énergie, le ton du Forum international sur le stockage géologique de CO2 (acronyme anglais CSLF) paraît discordant. Selon John Hartwell, membre australien de cette initiative internationale et conseiller du gouvernement de John Howard, le problème n’est pas tant d’éviter les émissions de CO2 que «d’éviter leur rejet dans l’atmosphère.» Pas besoin, donc, de modifier les modes de production industriels. Il suffit de capter, transporter et stocker le CO2.

    Principal argument avancé: les besoins en électricité vont encore augmenter dans les prochaines décennies, essentiellement dans les pays émergents. «Aujourd’hui encore, deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’électricité», rappelle Thomas D. Shope, représentant du DOE, équivalent américain du ministère chargé de l’industrie. Et il apparaît impossible à ses yeux de se passer des énergies fossiles -à commencer par le charbon.

    En France, la solution du stockage de carbone est peu évoquée, la production d’électricité provenant essentiellement du nucléaire, même si les grandes entreprises comme Total et Air liquide s’y intéressent de près. A l’échelle mondiale, de nombreux projets de recherche sont actuellement en cours. Ils se situent dans des pays comme l’Australie, premier exportateur mondial de charbon, et les Etats-Unis, mais aussi la Chine et l’Inde. Le CSLF compte ainsi 21 pays membres (1) plus la Commission européenne, qui représentent 75% des émissions carboniques du monde.

    Mais pour imposer cette technologie, reconnue comme l’une des solutions au problème du réchauffement climatique par le Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), d’importants obstacles doivent être franchis. Ils sont d’ordre technique -le stockage doit être sûr et ce à très long terme-, économique -le surcoût sur la production d’électricité évalué à environ 50% doit s’abaisser au moins jusqu’à 10%-, et social.

    Et c’est peut-être là que le bât blesse. Il est déjà difficile de faire accepter la construction d’une centrale électrique à des riverains, en Europe, et aussi dans les autres régions du monde, mais l’acceptabilité pourrait être encore davantage compromise pour un stockage de CO2. Les spécialistes du CSLF se disent confiants quant à la sécurité de la technologie, refusant de comparer ce type de stockage à celui des déchets radioactifs. Néanmoins, l’accident du lac de Nyos (Cameroun) dont le dégazage brutal a causé, en 1986, plus de 1.700 morts a marqué les esprits.

    Pour calmer ces craintes, les membres du CSLF évoquent l’importance de la réglementation. «L’Australie s’intéresse particulièrement à la création d’un cadre réglementaire qui est nécessaire pour instaurer la confiance dans cette technologie», indique ainsi John Hartwell.

    Dernier point majeur: le transfert de technologie entre les pays développés et émergents. Le Forum s’est engagé à le favoriser, tout en reconnaissant que certains processus seront protégés par la propriété intellectuelle.

    (1) Allemagne, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Australie, Brésil, Canada, Chine, Colombie, Corée, Danemark, Etats-Unis, France, Grèce, Inde, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, et Russie

  9. 8 Véricharb 13 mai 2007 à 20:45

    INFORMATION : suite

    Source : Journal de l’environnement

    L’objectif de réduction de CO2 de l’UE
    chiffré à 1,1 billion ?

    29/03/2007 Analyserpar Enerpresse

    1,1 billion (1) d’euros dépensés dans les 14 prochaines années pour atteindre l’objectif de l’Union européenne de diminuer les émissions de CO2 de 20% d’ici 2020. C’est le calcul établi par le bureau allemand du cabinet de consultants McKinsey et dévoilé dans l’édition de mardi 27 mars du quotidien Die Welt. Soit un coût moyen annuel de 60 à 80 milliards d’euros. Un effort qui, selon McKinsey, est possible d’un point de vue technique et économique, mais qui demandera un effort politique immense. Cependant, contrairement à ce que préconisent de nombreux pays (2), le cabinet ne parie pas sur le stockage du CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles, trop cher et complexe, mais sur les économies d’énergie, notamment dans le secteur du bâtiment.

    (1) un billion correspond à mille milliards
    (2) Voir l’article du JDLE intitulé «Séquestration du CO2: de lourds obstacles à franchir»

  10. 9 Escaravage 13 mai 2007 à 20:46

    Deux citations:
    Le monde moderne subit un grave déséquilibre par suite de l’action de l’homme qui tend non seulement à éradiquer la vie sauvage, mais aussi à détruire l’harmonie du cadre où il est appelé à vivre. Les ressources renouvelables sont compromises, fait particulièrement grave au moment où les populations humaines augmentent avec une vitesse croissante et où le besoins sont chaque jours plus importants. Certaines de nos activités semblent porter en elles mêmes les germes de la destruction de notre planète. (Bernhard, Prince des Pays-Bas. 1965.).

    Nous nous sommes enrichis de l’utilisation prodigue de nos ressources naturelles et nous avons de justes raisons d’être fiers de notre progrès. Mais le temps est venu d’envisager sérieusement ce qui arrivera quand nos forêts ne seront plus, quand le charbon, le fer et le pétrole seront épuisés, quand le sol aura été appauvri et lessivé par les fleuves, polluants leurs eaux, dénudant les champs. (Théodore Roosevelt. 1908.).

  11. 10 Commune de Bertholène 13 mai 2007 à 20:47

    Nous aussi, dans l’Aveyron, à Bertholène (village de 1000 habitants), nous sommes menacés par un projet Anglo/Ecossais d’exploitation d’une mine de charbon à ciel ouvert.
    Ce projet nous paraît d’autant plus insensé qu’il n’est question que de 4.5 millions de tonnes à extraire sur 5 ans, soit les besoins en charbon pour 3 mois d’une centrale electrique moderne.
    L’intervention sur votre blog de Jean V.. vient fort à point, dans le sens où, nous cherchons des éléments pour construire un argumentaire sur les problèmes liés au ruissellement des eaux, problèmes qui seraient amplifiés par une exploitation à proximité immédiate d’une ancienne mine d’uranium.
    Nous abonderons votre blog à mesure de l’avancement de nos connaissances.
    Pour l’heure nous avons trouvé sur le site de l’Agence de l’eau que certaines zones étaient classées à risques, dont notre village et quelques voisins. Vous pourriez chercher par là également..
    Enfin, où en sommes nous aujourd’hui ? pour le moment notre résistance est exclusivement juridique, de recours en recours aux tribunaux administratifs les sondages n’ont pas encore commencé,
    Nous remercions d’avoir cité notre site dans vos pages et vous souhaitons que cette folie contre l’environnement ne démarre pas chez vous.
    Bon courage, nous resterons au contact..
    La Commune de Bertholène. http://bertholène.aveyron.perso.cegetel.net/

  12. 11 Jean V..... 13 mai 2007 à 20:48

    La mine, la centrale et L’EMPLOI

    Vaste sujet qui a donné naissance au slogan « pour l’exploitation propre du charbon !!! »
    L’aboutissement du projet serait-il l’arrivée du messie au « vert pays des eaux vives » ???
    Ce débat m’a poussé à quelques recherches sur ce thème.
    J’ai ainsi découvert une déclaration de Gérard Larcher, ministre délégué à l’emploi.

    « Les travailleurs roumains et bulgares pourront rentrer dans 62 métiers qui ne trouvent pas aujourd’hui de réponse en termes d’offres d’emploi. »

    « Ces métiers, qui représentaient près de 700000 offres d’emploi en 2005 dont un tiers en moyenne ne pouvait être pourvu faute de demande, relèvent de sept secteurs économiques :
    Ø le bâtiment et les travaux publics,
    Ø l’hotellerie-restauration-alimentation,
    Ø l’agriculture,
    Ø la mécanique,
    Ø les industries de process,
    Ø le commerce et la vente,
    Ø la propreté. »

    Il est vrai que dans cette liste ne figurent pas les métiers de :

    MINEUR, INGENIEUR et TECHNICIEN de centrale thermique

    Emplois, qui seront sans doute réservés aux seuls français chômeurs de la région qui n’en doutons pas se précipiteront pour effectuer les formations proposées par la chambre de commerce de Nevers.
    Voir article journal du centre sur le site internet :
    « les formations prêtes dés 2008 »
    …« on ne peut pas passer à côté de 1000 emplois ».

    Juste à coté de chez nous, dans le département de l’Allier, nous pouvons également lire dans le journal la Montagne du 30/12/2006 :

    « BÂTIMENT. La fédération départementale s’inquiète du manque de main-d’ouvre qui guette la profession, 1000 emplois non pourvus fin 2006 »

    Y aurait t’il quelque retard dans les formations aux métiers du bâtiment ou souhaitons nous ne former que dans les filières qui n’intéressent qu’une certaine caste politique car cela fait bien ? Le métier de mineur serait t’il plus attractif et porteur d’avenir ?
    Quand allons nous cesser d’être aveuglé par les déclarations et fausses promesses des politiques ? Et les promoteurs qui vont-ils employer ? Des personnes de notre région ayant suivi une formation,
    ou suivre les analyses de Monsieur Gérard Larcher ?
    Quels intérêts personnels et financiers se cachent derrière ces projets ?
    Combien de temps les habitants et riverains du site vont t’il souffrir de l’attente de réponse et devoir subir les pressions de ceux qui nous « gouvernent » ?
    N’y a t’il pas préjudice moral et abus de position dominante?

  13. 12 Escaravage 13 mai 2007 à 20:49

    Extrait d’un texte de Kurt Kobb: (Le meilleur de Kurt Kobb transition énergétique sur GOOGLE.). Etant données les incertitudes, les coûts et les alternatives à notre disposition- conservation, efficience, éolien, solaire- est-ce que cela a un sens de construire une infrastructure énormément coûteuse qui sera essentiellement un subside géant pour l’industrie du charbon ? Peut-on même être certain qu’un taux de croissance exponentiel de la production de charbon est viable ? En d’autres termes, est-ce qu’on amènerait pas un pic de la production de charbon, peut-être vers le milieu de ce siècle pour ensuite faire face aux mêmes problèmes d’une transition vers une économie sans énergies fossiles ? Pour finir, étant donné qu’on ne peut pas garantir la réussite d’ une séquestration sur le long terme, serait-il moral d’entrainer les générations futures sur un chemin aussi risqué ?
    Quand on pense à cela jusqu’au bout, il y a une méthode de séquestration du carbone qui dépasse de la tête et des épaules toutes les autres. Laisser le charbon dans le sous-sol autant qu’on le peut et se mettre au projet de la création d’une véritable société durable.

  14. 13 Véricharb 13 mai 2007 à 20:51

    INFORMATION

    Guy Chambefort, conseiller général, maire d’Yzeure
    Candidats socialistes aux législatives, première circonscription de l’Allier.

    Suite à la réunion avec les élus nivernais concernant Lucenay : Guy Chambefort et Marie José Chassin s’expriment

    La nouvelle de l’ouverture possible d’une mine de charbon dans le sud nivernais a suscité
    immédiatement des réactions très vives et très contrastées. La proximité du site
    d’exploitation, situé en limite des départements de la Nièvre et de l’Allier exige des élus locaux
    et départementaux une attitude très responsable et très attentive au regard des potentialités économiques, mais aussi des conséquences environnementales incontournables.
    Consultations, rencontres, réunions ont permis à Guy Chambefort, à Marie José Chassin et à
    d’autres collègues élus, d’avancer sur le sujet tout en dépassant les discours enflammés et
    partiaux.
    Il est indéniable que la région possède effectivement une richesse potentielle d’une très
    grande valeur.
    Richesse utilisable, soit par combustion pour obtenir de l’électricité, soit par carbochimie, pour produire des matières premières indispensables à notre quotidien, comme les plastiques, les médicaments, les carburants.
    L’intérêt soudain porté à ces énormes gisements étonne.
    Le premier projet, extrayant le charbon dans une mine à ciel ouvert, propose de le brûler sur place dans une centrale thermique. C’est une formule reconnue comme étant la plus polluante en terme de production de CO2, gaz responsable principal du phénomène de réchauffement de l’atmosphère et qu’on est incapable de capter aujourd’hui et même dans un avenir proche. De plus, les rendements obtenus actuellement dans les centrales thermiques ne dépassent pas, selon les estimations les plus optimistes, le taux de 50%.
    Le second projet utiliserait un procédé d’extraction souterraine, puis transporterait le charbon
    vers une centrale thermique, en France ou à l’étranger, ce qui signifie des transports par
    routes, et à la fin, la même production de CO2. Mais pas sous les mêmes cieux et sans les
    retombées économiques sur la région.
    Dans les deux cas, les atteintes aux milieux naturels seront considérables, au-delà des destructions des paysages, notamment sur les ressources en eau des rivières voisines, de la Loire toute proche et des nappes qui seront irrémédiablement détruites. L’étonnement est d’autant plus grand quand on constate que d’autres pays, notamment en Europe, investissent massivement dans des techniques nouvelles de production d’électricité, respectueuses de l’environnement pour aujourd’hui et pour l’avenir, ainsi que dans les recherches d’économies de ces mêmes énergies.
    Il est en outre établi que nous épuisons sans aucune retenue les provisions de pétrole de la planète.
    Serions-nous aussi prêts à dilapider ces réserves de matières premières qui permettront aux
    générations futures de pouvoir vivre sur une terre dont certaines ressources ne sont pas
    substituables ?
    Sachant que notre production électrique couvre actuellement les besoins, et qu’on fait
    insuffisamment appel à des énergies propres, sachant aussi que l’on est loin d’avoir épuisé toutes les possibilités de moins consommer, laisser se développer de tels projets dans les années qui viennent ouvrirait la porte à un gaspillage irrémédiable et irresponsable. Mais cette richesse existe, et quand on vit dans notre région, où l’absence de perspectives d’emplois et d’activités entraîne le départ des habitants, en particulier des jeunes, elle ne peut laisser indifférent. La responsabilité des élus est là aussi. Peut-on priver nos territoires de la possibilité de profiter de ces « mines d’or noir » présentes sous nos pieds? Guy Chambefort et Marie José Chassin, maire de La Chapelle aux Chasses, commune limitrophe de celle de Lucenay, veulent faire de ce capital pour les générations futures, une chance pour le présent.
    S’appuyant sur toutes les potentialités existantes dont le bois, ne pourrait-on pas dès maintenant construire un pôle d’études et de développement dans le domaine des énergies renouvelables et des nouveaux matériaux respectueux de l’équilibre environnemental ? De même, en France, les carences énormes dans le secteur de la production des matériels nécessaires à ces nouvelles technologies que sont le solaire, la géothermie ou l’éolien, pourraient constituer des demandes industrielles que nous n’avons pas été capables de développer, par soumission aux intérêts des puissants lobbys nucléaires et pétroliers.
    Enfin, après la disparition de « Charbonnages de France » et du savoir-faire autour du charbon,
    l’opportunité pourrait être de rapidement mettre en place des structures de recherches de nouvelles techniques d’extraction et de transformation de la houille et de la formation dans les nouveaux métiers induits par ces technologies de demain. Envisager ainsi un développement réaliste et maîtrisé du territoire ouvrirait des perspectives à très long terme en matière de créations d’infrastructures, alors que l’exploitation brutale et avide de profits immédiats, ne déboucherait que sur des promesses dont la pérennité dépendra avant tout du cours des matières premières et de l’électricité. En outre, les emplois ainsi directement créés, appelés à rester sur place, susciteront bien évidemment d’autres emplois indirects, non délocalisables eux non plus, dans l’artisanat, les services et le commerce. Ils redonneront vie à toutes une série d’activités aujourd’hui disparues.
    Dans ce cadre, la première approche du Conseil général de la Nièvre a été ainsi de créer un « Observatoire économique et environnemental du projet minier » chargé de réunir toutes les informations nécessaires sur les conséquences économiques et environnementales de ce projet, pour se donner les moyens de bénéficier d’une analyse et d’un soutien technique adaptés.
    Plus largement, une nouvelle majorité parlementaire de gauche, dans laquelle Guy
    Chambefort prendra toute sa place, s’appuyant sur des Régions réellement maîtresses du
    développement économique et des Départements proches des réalités locales devra s’engager
    dans la mise en oeuvre d’une démarche, innovatrice mais aussi responsable du présent comme
    de l’avenir. C’est aussi la question de la gestion publique de l’énergie et des ressources vitales
    comme l’eau qui se trouve très clairement posée et devra être résolue, au profit des citoyens
    et non du capital.
    C’est le choix que font Guy Chambefort et Marie José Chassin de privilégier une approche
    soucieuse de préserver une qualité de vie, alliée à la volonté d’apporter des solutions aux problèmes des territoires dont ils sont les élus. Des solutions économiques durables s’appuyant sur les richesses existantes.
    Mars 2007 -Roland Fleury, directeur de campagne et conseiller général de Dompierre/Besbre

  15. 14 Andréa 13 mai 2007 à 20:52

    Voici une adresse pour sourire un peu …
    fautrigoler.free.fr/html/accident_mine.html – 4k

    Sauf qu’en Sibérie, on n’a pas le coeur à rigoler :
    108 personnes tuées par un coup de grisou, le mois dernier, le directeur de la mine, lui, était en vacances, c’est le seul qui en a réchappé,  » la quasi-totalité de la direction est morte dans l’accident  » a indiqué le gouverneur de la région, précisant que 20 hauts responsables , se trouvaient au fond de la mine et sont morts…
    La cause serait un éboulement de charbon, provoquant un effondrement de galerie, une concentration de méthane à certains endroits, prêt à exploser…
    La population, malheureusement, n’a plus que ses yeux pour pleurer, et ne peut que critiquer le laxisme concernant la sécurité et l’appat du gain des sociétés minières.
    Les articles complets concernant ce drame étaient publiés dans le cadre des actualités mondiales sur le portail Orange. Eloquent…

    Alors que ces messieurs qui pensent savoir ce qui est bon pour nous, en prennent de la graine, personne n’est immortel, et les accidents n’arrivent pas qu’aux autres, même un site pilote n’est pas infaillible, et ce n’est pas ce genre d’environnement ni de travail que nous souhaitons pour nos enfants !

  16. 15 Jean V..... 13 mai 2007 à 20:53

    (RELIRE)
    Ce commentaire fait référence au projet SEREN, la plupart des analyses s’appliquent également au projet VALORCA.

    Le climatologue Marcel Leroux dénonce la thèse du réchauffement climatique ???
    Faut-il rappeler que le protocole de Kyoto a été ratifié par 128 pays ?
    Une grande majorité de scientifiques dans le monde est d’accord sur l’effet de serre et du réchauffement de la planète qui en est la conséquence directe.

    ALORS, POURQUOI NIER L’ÉVIDENCE ?

    A la réunion de Dornes organisée par le parti communiste (pour une exploitation propre du charbon) Mr.A. Tristan Mocilnikar, ingénieur des mines, a bien confirmé le phénomène et confirme que la faisabilité du projet reste lier au captage et stockage du CO2, technologie encore au stade expérimental et dont le GIEC indique que d’importants obstacles doivent être franchis.

    Des sites pilotes testent actuellement le procédé de stockage géologique du CO2.

    « La question essentielle est de savoir si les réservoirs de stockage vont rester bien étanche, durant un millier d’années au moins, vis-à-vis des couches géologiques qui les encadre. Le problème majeur, c’est celui du couvercle, pas du réservoir. » (source Géo-ingénierie)
    Selon la même source, une expérience d’injection de CO2 dans le sous-sol, menée sur le site de Frio dans le golf du Texas en octobre 2004 a révélé une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l’étanchéité du stockage.

    Dans le rapport spécial du GIEC « Piégeage et stockage du dioxyde de carbone » (59 pages) nous pouvons lire :
    « Il existe deux types distincts de scénarios de fuite :

    Ø 1) la fuite soudaine par défaillance du puits d’injection ou par remontée dans un puits abandonné.

    Ø 2) La fuite progressive en raison d’une faille, d’une fracture ou d’un puits non détecté. »

    « Les conséquences d’une concentration élevée de CO2 dans le sous-sol peu profond, peuvent avoir des effets mortels pour les plantes et les animaux du sous-sol mais aussi la contamination des eaux souterraines.
    Des flux importants, associés à des conditions atmosphériques stables, peuvent entraîner des concentrations locales élevées de CO2 dans l’atmosphère pouvant nuire à toutes formes de vie sur la terre (hommes et animaux).
    L’élévation de la pression locale et interne, consécutive à l’injection de CO2 pourrait provoquer de petits phénomènes sismiques. »

    RASSURANT NON ?

    Que devient l’article 5 de la Charte de l’environnement (APPLICATION DU PRINCIPE DE PRECAUTION) ?
    Pouvons nous spéculer sur l’avenir en réalisant ce stockage sans avoir l’absolu certitude sur le résultat à long terme ?
    Avons-nous le droit de jouer aux apprentis sorciers et d’hypothéquer la sécurité du monde de demain?
    Qu’allons nous laisser aux générations futures ?

    Reste l’évidente question du coût et surtout de l’acceptation par la population ?

    PETITE PRECISION

    Mr.A. Tristan Mocilnikar est président d’energie-intelligence.
    Vous pourrez lire sur son site Internet ce qu’il écrit et que vous n’avez pas entendu à Dornes :
    « Dans le domaine de l’énergie, les résultats sont spectaculaires : de 2001 à 2005, le solaire photovoltaïque a cru de 185%, la géothermie tranformée en électricité de 375%, la valorisation des déchets urbains de 36,4%. L’éolien est passé de 90MW en 2001 à 1300MW actuellement.. »
    Il parle également du pacte écologique de Nicolas Hulot.
    Ségolène Royale, Nicolas Sarkozy, François Bayrou ont signer ce pacte .
    Même Marie Georges Buffet l’a signé et elle écrit dans sa lettre à Nicolas Hulot :
    « .face à la privatisation de bien communs de l’humanité (eau, énergie, transports, logement..), Je préconise des services publics du local au global concourant à la définition et à la mise en ouvre d’une politique efficace en faveur de la lutte contre les gaz à effet de serre, la défense de la biodiversité et la promotion d’une qualité de vie à la ville comme à la campagne. »
    Elle écrit également sur son site « AGIR POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ET SOLIDAIRE.
    « De même il faut s’engager résolument en faveur d’une mixité énergétique préparant la société post-pétrolière sur la base d’énergie non productrice de gaz à effet de serre : les énergies renouvelables mais également l’énergie nucléaire à propos de laquelle il faut ouvrir un débat citoyen transparent afin d’avancer grace à la recherche vers un nucléaire propre, sécurisé, durable et surtout 100% public »

    Pendant que dans la Nièvre nos responsables politiques et de la société civile s’agitent autour du charbon nous apprenons :

    Ø Que le groupe Suisse ATEL va construire à Bayet a coté de la ligne THT une centrale thermique au gaz de 500MW
    Ø Qu’il est question d’après le journal Bourgogne Magazine (édition novembre 2006) que la centrale de Montceau les Mines passe du charbon au gaz ?
    Pour mémoire, pour 1 tonne équivalent pétrole :
    Charbon=1,2 tonnes CO2 émis
    Pétrole=0,8 tonnes CO2 émis
    Gaz=0,6 tonnes CO2 émis

    En dehors de l’évidente pollution de l’air engendrée par un tel projet il serait bon de s’intéresser également :

    DES CONSEQUENCES et PROBLEMES SUR L’EAU

    Ø Deux rivières l’Ozon et l’Acolin vont être détournées de leur cours naturel.
    Ø Les milieux naturels de ces rivières vont être modifiées d’une façon irrémédiable
    Ø La Loire située à environ 6 km à vol d’oiseau du site pourrait subir des désordres dans son débit et son environnement naturel.
    Ø Dans le rapport de la SEREN il n’est pas fait mention de l’Abron qui se trouvant à proximité de la verse sera également concernée.

    En Allemagne de l’Ouest ou de telles exploitations de mines à ciel ouvert existent, entre Cologne, Aix la Chapelle et Münchengladbach, on vide par des puits les nappes phréatiques périphériques et situées à un niveau supérieur des zones d’extraction du charbon, conséquences assèchement des sols et sous-sol sur plusieurs kilomètres avec toutes les nuisances en résultant :
    Ø Disparition des prairies et cultures avoisinantes
    Ø Modification irréversible de l’équilibre écologique
    Ø Dégradation de la qualité des eaux retournant dans le milieu naturel par augmentation des sédiments charriés et la modification du chimisme

    DES EFFETS SUR LES SOLS

    La SEREN dans sa notice indique que les terrains sont dans leurs parties supérieures constitués de couches d’argiles silteuses et de marnes (voir rapport BRGM) pouvant atteindre plus de 100m d’épaisseur.

    Par leur structure particulière, ces minéraux argileux présentent de très fortes amplitudes de gonflement lorsque leur teneur en eau augmente et inversement se rétractent par assèchement.

    Ces modifications dans la nature des sols auront des répercussions graves sur les fondations des maisons des communes de Lucenay les Aix et de Cossaye, avec des effets identiques et mêmes voire amplifiés tels que nous pouvons les constater lors de périodes de sécheresse avec apparitions de fissures, lézardes, effondrement, jusqu’à rendre certaines maisons inhabitables.
    A cela s’ajouteront les tirs de mines (tous les deux jours) et dont les vibrations ne pourront qu’amplifier le phénomène, ceci étant fait courant et visible dans les zones minières, les exemples ne manquant pas. (Voir les sites GEODERIS DRIRE : cartes d’aléa minier portant sur 166 communes) et (direction régionale de l’industrie et de l’environnement : plan de prévention des risques miniers)
    Voir également « la maîtrise des séquelles techniques à long terme des exploitations minières » par Dominique Petit (57 pages)

    ECONOMIE

    Après la lecture de ces documents il est bon de rappeler que l’entreprise publique Charbonnages de France chargée de liquider les houillères sera dissoute le 31 décembre 2007, laissant une dette à la charge de l’état de près de 4,5 milliards d’euros (c’est à dire à nous contribuables)

    L’Allemagne citée comme exemple par les promoteurs du projet pour l’exploitation de son charbon a prévu d’annuler progressivement les subventions qui s’élèvent aujourd’hui à 2,6 milliards d’euros par an, puis d’arrêter complètement la production de houille au plus tard en 2018.

    Combien auront à payer nos enfants si nous permettons ce retour en arrière ?

    EMPLOIS

    Concernant les emplois, un nombre bien plus grand pourrait être créés dans les énergies renouvelables et le plan isolation des bâtiments et techniques nouvelles de construction.
    v Pour exemple l’entreprise Energia à Saint-Eloi, spécialisée dans les énergies renouvelables : 35 personnes l’an dernier, 120 dés l’an prochain. (voir journal du centre du 15/12/2006)
    v Concernant la filière éolienne selon le syndicat des énergies renouvelables (www.enr.fr), l’atteinte des objectifs que s’est fixée la France devrait permettre la création de plus de 30000 emplois
    La puissance installée en France s’élevait, au 15 octobre 2006 à 1350 MW, au premier semestre 2007 le parc devrait atteindre 2000 MW alors que nos voisins européens comme l’Allemagne ou l’Espagne comptent respectivement 19000 MW et 11000 MW.
    Selon les perspectives de croissance du parc éolien l’objectif de 10000 MW en 2010 est atteignable, (soit 10 fois la puissance du projet que l’on nous propose et ce sans émission de CO2 ni le casse tète pour son captage et son stockage)

    REFLEXIONS

    Avant de s’engager dans la création d’une centrale thermique fonctionnant au charbon nos Elus se doivent de méditer sur la déclaration de Georges Pompidou à Chicago en 1970 qui disait :
    « L’emprise de l’homme est devenue telle qu’elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même.
    Il est frappant de constater qu’au moment ou s’accumulent et se diffusent de plus en plus les biens dits de consommation, ce sont les biens élémentaires les plus nécessaire à la vie, comme l’air et l’eau, qui commencent à faire défaut.
    La nature nous apparaît de moins en moins comme la puissance redoutable que l’homme du début de ce siècle s’acharnait encore à maîtriser, mais comme un cadre précieux et fragile qu’il importe de protéger pour que la terre demeure habitable à l’homme. »

    CONCLUSION

    L’absurdité et l’inutilité d’un tel projet, ne doivent pas servir de tremplin à une minorité qui pour partie ne vise à servir que ses intérêts financiers et pour l’autre à ménager et développer ses visions politiques surannées.
    Alors nous tous qui sommes concernés directement ou indirectement par ce projet, ne baissons pas les bras, continuons à faire front et montrons à ceux qui veulent décider en nos lieux et places de notre avenir et de celui de nos enfants, que nous sommes là, déterminés à défendre nos valeurs, qu’ils doivent compter avec nous et tenir compte de nos aspirations.

  17. 16 Véricharb 13 mai 2007 à 20:54

    INFORMATION

    Mines

    Dissolution de l’Agence de prévention et de surveillance des risques miniers
    Le 1er avril 2007, l’Agence de prévention et de surveillance des risques miniers a été dissoute et mise en liquidation. Cette agence avait été créée par la loi n° 99-245 du 30 mars 1999 relative à la responsabilité en matière de dommages consécutifs à l’exploitation minière et à la prévention des risques miniers après la fin de l’exploitation. Cette dissolution a été prescrite par l’article 112 de la loi n° 2006-1666 du 21 décembre 2006, loi de finances pour 2007.

  18. 17 Escaravage 13 mai 2007 à 20:56

    Pourquoi je suis contre.
    De nos jours s’il est une chose à déconseiller, c’est de revenir sur les lieux qu’on a aimés. La déception est le plus souvent garantie. Il faut bien peu de temps à l’industrie, à l’urbanisme sauvage, à la pollution, aux infrastructures touristiques pour dévaster ou défigurer irrémédiablement un site.
    Miraculeusement, notre campagne jouit encore de l’exorbitant privilège d’avoir échappé aux excès du remembrement, à la canalisation de ses rivières (un temps envisagée.), à l’agriculture intensive. Au bout de plus de cinquante ans vécus à Lucenay, je constate avec toujours la même joie que son charme est demeuré intact.
    Et voici, qu’uniquement motivés par leur cupidité, des financiers, fidèles aux comportements de leurs pairs dont les agissements mènent notre planète à la catastrophe, menacent de tout massacrer.

  19. 18 Véricharb 13 mai 2007 à 20:56

    INFORMATION

    Aujourd’hui la Chine
    ECONOMIE > ACTUALITÉS

    Dans le pays minier chinois, la fortune du charbon ne sourit pas aux paysans

    le 1/3/2007 à 7h25 par François Bougon

    Les accidents dans les mines ne sont pas les seules catastrophes qui touchent le Shanxi. Si le charbon fait la fortune de cette région du nord de la Chine ( la première province houillère du pays) , il apporte aussi la misère à une partie de ses paysans, victimes du manque d’eau, des affaissements de terrains et d’un environnement qui se dégrade
    A Xiaoqinghe (« la petite rivière bleue »), un bourg niché dans une colline, la mine a imposé sa présence à partir de 1993.
    Sur le côté du portail, une grande mosaïque représente, tout sourire, trois des grands dirigeants de la Chine communiste, Mao Zedong, Deng Xiaoping et Jiang Zemin.
    Sur le visage de Mao, des pièces sont tombées, laissant le Grand timonier à moitié défiguré.
    « Il y a beaucoup de poussière ici, on est malade, on tousse », se plaint He Keyun, un villageois de 53 ans, dans la petite épicerie du village.
    Les mineurs viennent d’ailleurs. « Dans la mine, il y a peu de gens du village », dit M. He.
    Selon lui, les villageois n’ont jamais reçu l’argent que la mine aurait dû leur verser. Et le chef du village n’est guère là, la plupart du temps en ville, les habitants l’accusant d’ailleurs d’avoir reçu de l’argent du patron de cette mine gérée par le district (échelon au dessus du village).
    Autour de He, d’autres habitants se retrouvent pour « exposer les problèmes des paysans », qu’il écrit au fur et à mesure sur une feuille de papier.
    »Nos maisons sont inhabitables, notre terre est incultivable, les arbres que nous avions plantés sur la montagne ont commencé à mourir, il nous est même difficile de nous procurer de l’eau potable », peut-on lire sur la liste des doléances.
    En raison de l’extraction intensive de charbon, qui a transformé le sous-sol de cette province du nord de la Chine en un gruyère, des villages entiers s’enfoncent et les maisons sont traversées par des lézardes. D’autres sont abandonnées, gagnées par les herbes folles.
    A plus d’une heure de Xiaoqinghe, dans le village de Haojiazhai, les habitants se servent des poutres généralement utilisées au fond de la mine pour épauler leurs maisons. L’eau doit être apportée par camions citerne.
    Ils reçoivent régulièrement des lettres des autorités pour évacuer les lieux et se rendre dans de nouvelles maisons, plus bas dans la vallée.
    « On ne veut pas aller en bas, c’est encore plus dangereux, le sous-sol est aussi vide », lance cependant Hao Zhenfeng, une femme de 57 ans.
    Selon les chiffres officiels, en 2004, les zones affectées s’étendaient sur 2.940 km2 et elles s’accroissent chaque année de 94 km2. Près d’un million de personnes, sur une population totale de 33 millions, sont concernées par les affaissements de terrain, la sécheresse et les autres catastrophes écologiques entraînées par l’exploitation minière.
    Un plan de 6,8 milliards de yuans (870 millions de dollars) a été engagé en 2005 pour trois ans dans neuf zones de la province particulièrement touchées par les affaissements, le gouvernement central dégageant 40% des fonds, le reste étant apporté par les collectivités locales et les industriels.
    Mais, comme l’a souligné un responsable local chargé de ce dossier cité par la presse chinoise, cela ne règlera pas les problèmes de manque d’eau et les autres atteintes à l’environnement.
    « Les entreprises houillères devraient intégrer des fonds spéciaux dans leurs coûts de production pour indemniser les dégâts causés à l’environnement », a estimé ce cadre d’un des districts concernés, Jing Shan.

  20. 19 Véricharb 13 mai 2007 à 20:57

    INFORMATION
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-893178@51-893253,0.html

    Maudit charbon chinois
    LE MONDE | 07.04.07 | 13h27 . Mis à jour le 07.04.07 | 13h27

    La prévision fait froid dans le dos : avec une décennie d’avance sur le calendrier envisagé il y a quelques années, la Chine va devenir le plus gros émetteur de dioxyde de carbone (CO2). En 2009, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Dès cette année, selon des scientifiques américains. Le dragon asiatique ravira cette première place peu enviable aux Etats-Unis, et le charbon en sera le premier responsable avec, à lui seul, les trois quarts des émissions de CO2. La question énergétique chinoise est devenue un problème environnemental mondial avant même que la consommation énergétique du pays ne double, d’ici à 2020.

    L’utilisation de la houille dans les prochaines décennies est pour la Chine un enjeu aussi stratégique qu’économique. Sa croissance, de l’ordre de 10 % par an, absorbe toujours plus d’énergie. Importateur net de pétrole depuis 1993, le pays veut réduire sa dépendance à ses fournisseurs du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique. Le nucléaire et les énergies renouvelables, en plein boom, resteront néanmoins marginaux dans la production d’électricité. Que reste-t-il, sinon le gaz et surtout le charbon ? Avec 118 milliards de tonnes (13 % des réserves mondiales), le pays a pour un demi-siècle de réserves au rythme actuel d’extraction d’environ 2 milliards de tonnes par an, selon les prévisions du groupe pétrolier BP.

    Actuellement, les mines sont souvent vétustes et certaines même illégales. Elles paient chaque jour leur tribut en vies humaines (officiellement 6 000 morts en 2006). Le pays est encore parsemé de centrales de faible et moyenne puissances (25 à 660 MW), très polluantes et peu efficaces, où domine la vieille technique de la pulvérisation du charbon. Pékin a bien planifié leur disparition à l’horizon de la prochaine décennie, mais les autorités locales en construisent souvent de nouvelles, qui permettent de répondre à des besoins urgents en électricité et rapportent très gros à leurs exploitants.

    La menace environnementale a cependant incité Pékin à lancer des projets innovants, notamment en partenariat avec l’Union européenne. L’ex-empire du Milieu va-t-il réussir à devenir, avec les Etats-Unis, le laboratoire du charbon propre dans le monde ?

    Une grande partie de la réponse réside dans les procédés de gazéification et de liquéfaction du charbon, qui permettent de capter plus facilement le CO2 et d’éviter ainsi son rejet dans l’atmosphère. L’approche n’est pas nouvelle : mis au point dans les années 1920, ces procédés allemands (Bosch-Bergius, Fischer-Tropsch) ont permis à Hitler de se passer de pétrole pour alimenter sa machine de guerre.

    En Chine, leur application concerne tout d’abord l’automobile, le pays rêvant de faire rouler une partie de ses voitures… au charbon. Dès le début de la prochaine décennie, les autorités de Pékin ont programmé la production à grande échelle de ce type de carburant. Le pays n’a encore que 25 voitures pour 1 000 habitants (contre 800 aux Etats-Unis), mais l’AIE estime que leur nombre va exploser et que la demande de carburant progressera de plus de 4,6 % par an au cours des deux prochaines décennies.

    Pour alimenter cette demande future, les plus grands complexes industriels jamais réalisés depuis la seconde guerre mondiale sortent de terre dans le nord de la Chine, des régions très riches en charbon. Le pays prend ainsi une avance sur les Etats-Unis, indique Peter Fairley, spécialiste de l’énergie, dans un récent article de Technology Review, revue du Massachussets Institute of Technology.

    La province du Shaanxi et la Mongolie-Intérieure abritent les mines et les usines géantes de Shenhua Group. Sur 31 000 km2, la première entreprise charbonnière chinoise extrait et transforme directement le charbon en liquide grâce au procédé Bergius. La numéro deux chinoise, Yankuang, a des projets dans la même région avec le procédé Fischer-Tropsch. Le marché potentiel séduit de grands groupes étrangers : des projets avec l’anglo-néerlandais Shell et le sud- africain Sasol sont à l’étude dans le nord de la Chine.

    Groupe majoritairement public, Shenhua prend de gros risques financiers en développant des projets technologiquement aussi complexes. A partir de quand cela sera-t-il rentable ? Avec un baril à 30 dollars, répondent les autorités. A 45 dollars, corrigent des experts occidentaux plus prudents. De toute façon, assurent certains observateurs, le gouvernement soutiendra ces programmes jusqu’à la production du premier baril au nom de la sécurité énergétique du pays. Rentables ou non. Autre obstacle au développement de la liquéfaction du charbon : l’eau. Dans ces contrées aux mines géantes, c’est la pénurie d’ »or bleu » qui risque de compromettre la production à grande échelle, assurent certains experts chinois.

    Après l’alimentation du parc automobile, celle des centrales électriques est le second débouché de ces carburants de synthèse. Pour l’instant, les initiatives dans ce domaine sont moins avancées, notamment en raison du manque d’incitations économiques et politiques des autorités chinoises pour pousser les compagnies productrices d’électricité à renoncer au charbon sale et à se tourner vers des techniques plus respectueuses de l’environnement.

    Pour autant, des projets prometteurs sont sur les rails. A l’instar de FutureGen, lancé par le ministère américain de l’énergie (2003), et de l’HypoGen européen (2004), les Chinois élaborent leur propre programme expérimental, baptisé GreenGen : il en sortira, au milieu de la prochaine décennie, un prototype de centrale de grande taille capable de produire sans polluer de l’électricité et de l’hydrogène à partir du charbon, tout en captant et en séquestrant le CO2 et les autres gaz à effet de serre produits au cours du processus.

    Ce programme prévoit de développer le procédé IGCC (cycle combiné à gazéification intégrée), une technologie pour l’instant non mature et encore très chère. Cette approche prévoit, en bout de chaîne, le captage et la séquestration du CO2 sous terre. La Chine possède, dans ce domaine, un vaste terrain d’expérimentation, puisque les géologues estiment que les aquifères et les réservoirs naturels vidés de leur pétrole pourraient emprisonner pas moins de 1 000 milliards de tonnes de CO2, selon M. Fairley. De nombreux groupes, notamment français (Institut français du pétrole, Alstom…), y travaillent en collaboration avec la Chine.

    Les exigences environnementales ont transformé la filière charbon, naguère fruste, en une succession de procédés (gazéification et liquéfaction, production combinée d’électricité et hydrogène, captage et séquestration du C02) aussi complexes que ceux du pétrole ou du nucléaire. Mais cette phase de transition technologique, vitale pour la Chine et le monde, prendra de longues années. La planète peut-elle attendre jusqu’en 2020 ?

  21. 20 Escaravage 13 mai 2007 à 20:58

    A quoi rêvent nos rapaces.
    Vous qui par cette splendide journée de printemps prenez la route de Cossaye et contemplez le site promis à la mine, vous ne pouvez qu’être à la fois émerveillés par tant de beauté et consternés par la menace qui pèse sur lui.
    S’ils pouvaient voir ce que nous contemplons, ces beaux messieurs de Seren et Valorca ne pourraient que renoncer à leurs projets destructeurs. Hélas, plongés dans leurs rêves de lucre et de puissance, ils ne savent voir là que quelques hectares de cambrousse à dégager pour accéder au noir pactole, source de juteux dividendes et de stock-options. Peu leur importent nos prairies, nos rivières. Elles ne pèsent rien en regard des résidences secondaires luxueuses, des voyages en jets privés, des séjours dits « paradisiaques » dans les délirantes structures touristiques de Dubaï que leur promettent leurs sinistres entreprises.

  22. 21 Jean V..... 13 mai 2007 à 20:59

    Texte mis ce jour sur le blog de notre député Chistian PAUL.

    Enfin le témoignage d’un ingénieur des mines ayant participé chez Sofrémines (fin 2003) à l’étude de pré-faisabilité du gisement de charbon de Lucenay les Aix.

    Ne pensez-vous pas Monsieur le Député que pour éviter tout soupçon il serait bon de partager les informations contenues dans le rapport SOFREMINES en rendant public l’original dans son intégralité.

    vendredi 10 mars 2006
    interview d’un mineur passionné (publié par Pierre Miquet)
    Vous pouvez retrouver le texte complet sur le site :
    http://emmanuel-et-nelly.over-blog.com/article-2104694-6.html – anchorComment

    EXTRAIT :
    « .Je vous propose l’interview d’un ami qui est un passionné de son métier: ingénieur du fond. Il s’agit de Jean François que certains lecteurs connaissent déjà.
    Jean François,
    .retour en région parisienne: Ingénierie minière chez Sofremines, avec 4 années de découvertes de la diversité de ce métier sur différents projets miniers.

    Y a t’il encore du charbon en France ?
    Oui. Même beaucoup.
    L’objet de ma dernière mission chez Sofrémines (fin 2003) était une pré-faisabilité du gisement de charbon de Lucenay les Aix, dans la Nièvre: 300 millions de tonnes de ressources géologiques, d’un charbon d’excellente qualité calorifique. Des veines jusque 80 mètres, je suis allé vérifier les carottes qui existent encore. Trop profond pour du Ciel Ouvert (profondeur 250 à 400 m, il y aurait 13 fois plus de déblai que de charbon). Gisement trop morcelé par des failles verticales pour des tailles de havage intégral. Charbon trop flambant (dangereux) pour du havage intégral avec soutirage dans l’arrière taille, tel que Charbonnages de France l’avait développé à Blanzy (au passage, cette méthode est reprise dans certaines mines chinoises avec de l’assistance technique australienne …). Par contre, on peut piller ce gisement (et en récupérer au moins 5 à 10 % soit 15 à 30 millions de tonnes de réserves minières prouvées): en utilisant une méthode de chambres et piliers abandonnés, sans remblayage. La résistance mécanique du terrain le permet.. »

    Commentaire :
    Le mot « piller » porte ici tout son sens !

  23. 22 Escaravage 13 mai 2007 à 21:00

    Bruxelles prévoit la mise en chantier de 12 sites expérimentaux de captation-séquestration en Europe. Décidément le procédé a le vent en poupe. Pour les tenants de l’hyperconsommation qui nous conduit au désastre, ses avantages sont évidents : elle va permettre de continuer à consommer allégrement des combustibles fossiles, en particulier du charbon sans avoir recours aux économies d’énergie et elle va drainer des capitaux sous forme de crédits de recherche et d’investissement. Par ici la bonne soupe ! A votre bon cour, Messieurs, Dames, vous n’allez tout de même pas vous dérober à votre devoir de sauver la planète. Et si l’expérience échoue.soyez rassurés, on applique le principe de précaution : de bons parachutes en or.

  24. 23 Eric V. 13 mai 2007 à 21:01

    Guy Chambefort , maire d’Yzeure(03), conseiller général,
    Candidat socialiste aux élections législatives : première circonscription de l’Allier
    Sur journal La Montagne du 03/04/2007, vous pouvez lire :

    Guy Chambefort (PS) contre la mine

    Guy Chambefort vient de prendre position contre le projet de mine de Lucenay les Aix (Nièvre), exprimant en ce sens une orientation différente de celle d’une majorité d’élus socialistes de la Nièvre. Tout en demeurant prudent, le maire et conseiller général PS d’Yzeure note « notre production naturelle électrique couvre actuellement les besoins. on fait insuffisamment appel à des énergies propres. On est loin d’avoir épuisé toutes les possibilités de consommer. Donc laisser se développer de tels projets dans les années qui viennent, ouvrirait la porte à un gaspillage irrémédiable et irresponsable. ! ».

    L’information n’étant pas paru dans le journal local, je crois qu’il est intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de votre blog la réunion du 12 mars 2007 ou Guy Chambefort accompagné de Marie José Chassin (maire de La Chapelle aux Chasses) et du directeur de la campagne Roland Fleury (conseiller général de Dompierre sur Besbre) ont rencontré comme il était prévu, leurs collègues socialistes de la Nièvre, en particulier le Président Marcel Charmant, pour évoquer quelques thèmes important dont celui de la mine de Lucenay-les-Aix.
    Suite à cette réunion Guy Chambefort et Marie José Chassin ont mis en ligne sur leur blog un compte rendu très complet de cette séance de travail, voir site :

    http://guy-chambefort.typepad.fr/weblog/files/texte_mine.pdf

  25. 24 Escaravage 13 mai 2007 à 21:02

    Signons et faîsons signer notre nouvelle pétition sur le site ADSN58.FR

    Offrons à ceux qui n’ont pas encore internet de prendre en charge leur message

  26. 25 Escaravage 13 mai 2007 à 21:03

    Les réflexions suivantes sont adressées par Henrri mathonat (ingénieur INPG) et Josette son épouse :
    « 1) S’il s’agit d’un modèle expérimental Mine-Centrale, il doit être installé chez un client potentiel riche de charbon et pauvre d’électricité : la Chine, par exemple démarre une centrale par semaine.
    2) La France produit une électricité à 85 % nucléaire, donc pas chère, indispensable au maintien de ses dernières industries et en exporte 15 %.
    Sa carbochimie du futur aura besoin de nos réserves qu’il serait inepte de dilapider pour polluer, produire du courant cher, et engraisser de requins.
    3) « Faire bouillir de l’eau sur un feu de charbon est la pire façon de produire de l’électricité disait le Pr Louis Neel futur prix Nobel de physique. De tous les combustibles (pétrole, gaz) le charbon est de loin le plus gros producteur de CO2.
    4) En ces temps de chômage il est indécent d’utiliser le chantage des mille emplois pendant cinq ans. Le 26 octobre 2006 à Lucenay, Mr Besson directeur général de la SEREN a reconnu que pour la région ce ne serait que « entre 30 et 40 emplois ». Journalistes et « politiques » n’ont pas entendu.
    5) La combustion de 2000.000 de tonnes de charbon par an produirait près de 4000.000 de tonnes de CO2 dans l’atmosphère pour accélérer le dérèglement du climat et l’acidification des océans ? Captés puis liquéfiés il faudrait 250.000 camions, un toutes le 25 secondes pou l’évacuer… Où ??
    6) Le carbone est un corps simple irremplaçable en chimie organique et pharmaceutique. Quand le monde arrivera au bout de son charbon,sacrifié inutilement, nos réserves seront vitales. Gardons les à l’abri de la rapacité des requins de la finance. Interdisons toute ouverture de mine en France.

  27. 26 Véricharb 13 mai 2007 à 21:04

    INFORMATION
    Source: Le Journal de l’Environnement
    La France boucle son bilan énergétique 2006
    16/04/2007
    Devoir de réserve oblige de la part du gouvernement en cette période pré-électorale, c’est uniquement sur le site internet du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie que viennent d’être publiés le bilan et la facture énergétique de la France, sans conférence ni communiqué de presse.
    Evaluer par Enerpresse
    Toutefois, des données provisoires avaient été présentées début janvier par François Loos, le ministre délégué à l’industrie. Les chiffres définitifs pour l’année écoulée indiquent donc que la facture énergétique de 2006 a progressé de 18,5% pour atteindre 46,2 milliards d’euros (G?), notamment du fait du niveau élevé des prix de l’énergie. Ces 18,5% de hausse, s’ils marquent une moindre progression (+ 37,3% en 2005 et + 24,3% en 2004, en euros courants), n’entraînent pas moins un surcoût considérable: + 7,2 G? en 2006, après + 10,6 G? en 2005 (+ 5,6 G? en 2004). La facture payée en 2006 pour un approvisionnement énergétique d’origine étrangère est le double de celle de 2003. «Sans elle, le commerce extérieur de la France aurait été excédentaire de 15 milliards d’euros. Avec elle, il est déficitaire de 30 [milliards]», selon le document ministériel. Côté bilan, corrigée du climat, la consommation totale d’énergie primaire s’élève à 275,3 mégatonnes équivalent pétrole (Mtep), soit – 0,3% (après + 0,2%, en 2005), donc en net retrait par rapport au PIB. En données réelles, elle baisse de 1,0%, à 273,2 Mtep. La consommation d’énergie finale croît légèrement dans son ensemble (+ 0,6%). La consommation finale énergétique évolue de façon contrastée par énergie: quasi-stabilité à la fois pour le pétrole (- 0,1%) et le gaz (- 0,3%) mais + 4,1% pour le charbon (grâce à la bonne tenue de la sidérurgie), + 3,6% pour les énergies renouvelables thermiques et + 1,5% pour l’électricité.
    Enfin, la consommation primaire totale d’énergies renouvelables est celle qui croît le plus rapidement: + 5%, à 17,2 Mtep. En particulier, les biocarburants ont crû de 63%, après +15% en 2005.
    Le regain de l’hydraulique (+ 8%) grâce à une meilleure pluviosité qu’en 2005, allié à un fort développement de l’éolien, a permis une nette diminution de l’appel aux centrales thermiques classiques (- 9,3%).
    En conséquence des évolutions ainsi décrites, les
    émissions de CO2 dues à l’énergie ont baissé sensiblement, de 1,4%.

  28. 27 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:04

    INFORMATION

    Le Prix EnR 21 : un Concours National

    la Technopole Cherbourg Normandie, avec ses partenaires, lance un Concours National : le Prix EnR 21. Ce Concours récompense les porteurs de projets liés aux énergies renouvelables pour les secteurs du bâtiment et de l’industrie,particulièrement gourmands en énergie.

    La clôture des inscriptions a lieu le 23/04/2007 pour une remise des prix le 28 juin 2006.
    Tout candidat qui le souhaitera recevra une aide à l’élaboration de son projet, en particulier dans les domaines suivants : développement de l’innovation, assistance scientifique et gestion des compétences, marketing et commercial, conseil en propriété industrielle, ingénierie financière et conseil en fiscalité.
    Pourquoi EnR 21 ? A la fois pour faire référence aux Energies Renouvelables (EnR) et à l’Agenda 21, programme d’actions pour le 21ème siècle adopté par les pays signataires de la Déclaration de Rio de Janeiro (juin 1992) et qui a notamment pour objectif la protection de l’environnement.

    Le concours est parrainé par André ANTOLINI, Président du Syndicat des Energies Renouvelables : « Le Prix EnR 21 répond à un besoin fondamental de notre tissu industriel en termes d’innovation et de création d’entreprise. Les Energies Renouvelables pour l’industrie et le bâtiment doivent être soutenues, encouragées et développées au niveau national. » Le Prix EnR 21 reçoit le soutien de la plupart des acteurs socio-économiques locaux et régionaux,à savoir :

    LesFinanceurs :
    Conseil Régional de Basse Normandie
    Agence de développement Manche Expansion
    Syndicat Mixte du Cotentin
    Ville de Cherbourg-Octeville
    ADEME Basse-Normandie
    DRIRE de Basse-Normandie
    EDF
    Caisse des Dépôts et Consignations
    Crédit Agricole Normandie
    AREVA
    Direction des Constructions Navales(DCN)
    KPMG
    POLLUTEC

    Voir site:
    http://www.cherbourg.maville.com/actu/re/actudet/actu_loc-378838_.html

    Petite précision:
    Le président de la Région Basse-Normandie est Philippe DURON
    Premier secretaire fédéral de la fédération socialiste du Calvados depuis 2003.
    Député(1997-2002-première circonscription du Calvados)
    Au cours de son mandat parlementaire, Philippe DURON a été rapporteur de la Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire(LOADDT du 25 juin 1999, dite aussi loi Voynet) et président de la Délégation de l’Assemblée nationale à l’Aménagement et au développement durable du territoire(1999-2002)

  29. 28 EUREKA 13 mai 2007 à 21:06

    La Commission européenne lance une consulation publique sur la capture et la séquestration du carbone. Ce gaz est considéré comme l’un des facteurs majeurs du réchauffement climatique. Sa gestion future est donc primordiale pour l’avenir de la planète. Principal gaz à effet de serre émis par la combustion des énergies fossiles, le CO2 est l’une des menaces les plus préoccupantes pour le climat.

    Pour participer à la consultation (en français) et exprimer vos idées :

    http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=CCS&lang=fr

  30. 29 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:07

    INFORMATION

    Energies renouvelables:
    vent d’optimisme pour les entreprises allemandes

    BERLIN – Bénéficiant de l’engouement généralisé pour les énergies renouvelables, le fabricant d’éoliennes allemand Nordex a annoncé vendredi le plus gros contrat de son histoire tandis que Solarworld (panneaux solaires) lançait la construction d’une nouvelle usine.

    Nordex a signé un contrat portant sur des turbines pour une puissance totale de 640 mégawatts avec l’investisseur financier Babcock & Brown, destinées à des parcs d’éoliennes en France et au Portugal, et dont la valeur totale pourra dépasser 700 millions d’euros si toutes les options sont exercées.

    Dans un premier temps, la société allemande doit livrer 120 turbines pour une puissance de 289 mégawatts. Le restant de la commande a été passé sous forme d’options.

    Les éoliennes doivent être livrées entre 2008 et 2011.

    Nordex s’est fixé pour objectif une croissance de 50% par an de son chiffre d’affaires, qui avait atteint l’an dernier 514 millions d’euros.

    Vendredi, le spécialiste des panneaux solaires Solarworld a pour sa part annoncé qu’il comptait augmenter fortement ses capacités de production en construisant un nouveau site à Freiberg (est).

    Cette usine, qui produira des plaques de silicium, doit atteindre d’ici 2009 une puissance de 500 mégawatts, a précisé Solarworld.

    Le groupe allemand a vu son chiffre d’affaires augmenter de 45% l’an dernier à 515 millions d’euros.

    (©AFP / 13 avril 2007 12h01)

  31. 30 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:08

    INFORMATION INTERESSANTE

    Mr PIERRE MAUROY vient à Nevers ce jour avec les élus locaux pour soutenir la candidature de Ségolène Royal.

    Un écoquartier en projet à Lille:
    Les projets d’écoquartier fleurissent en France et en Europe.
    Rappelons qu’un des écoquartiers les plus connus est sans doute le quartier Vauban de Fribourg-en-Brisgau
    ( Allemagne) (http://www.vauban.de/ et http://www.vauban.de/info/abstract.html).
    La communauté urbaine de Lille, présidée par Pierre Mauroy, doit cette année choisir un quartier à des fins de réhabilitation selon les critères de développement durable. Une première en France pour un ensemble de plus de 10.000 habitants.
    Ce morceau de ville intégrera tous les principes de développement durable, qu’il s’agisse d’urbanisme, de déplacements ou d’économie d’énergie, dans un cadre de vie agréable…

    Un exemple à suivre ?

  32. 31 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:09

    INFORMATION

    Source «PLEIN SOLEIL »
    le magazine des énergies renouvelables dans le bâtiment
    16 avril 2007

    DERBI 2007 : Conférence internationale sur les énergies renouvelables

    La conférence internationale sur les énergies renouvelables se déroulera cette année les 31 mai, 1er et 2 juin au palais des congrès de Perpignan. La première manifestation, en 2006, a connu un franc succès avec plus de 500 participants. Le taux de satisfaction de ces derniers a atteint 94%, chiffre record pour une « première ».

    Aujourd’hui « DERBI 2007 » est sur les rails et nous nous employons à ce qu’il devienne le rendez-vous incontournable pour les acteurs de la filière des énergies renouvelables. Pour cela, avec l’aide de nos fidèles partenaires, de nouveaux moyens sont mis en ouvre relayés par une couverture médiatique ambitieuse. Pour cette nouvelle édition, nous proposons un programme ciblé autour de deux grands thèmes, à savoir « la production décentralisée d’énergie » et « le bâtiment basse énergie en climat méditerranéen » auquel sont associés, entre autres, les pôles de compétitivité CAPENERGIE et TENNERDIS. Enfin, l’Espagne sera le pays invité avec la participation de conférenciers ibériques dans toutes les tables rondes et ateliers.

    Et, comme pour « DERBI 2006 », vous profiterez de moments forts avec une soirée de Gala dans un lieu prestigieux et quatre circuits de visite inoubliables témoignant d’un savoir faire régional reconnu et associant « les » sites historiques du solaire (fours solaires de Mont-Louis et d’Odeillo) aux réalisations exemplaires les plus récentes.

    Il ne vous reste plus qu’à réserver 3 jours dans votre agenda … voire quelques uns de plus pour profiter de la douceur du climat du Languedoc Roussillon.

    http://www.pole-derbi.com

    Questions :
    Après le colloque du Havre sur « le charbon propre » avec la participation de nos élus locaux,
    Y aura t-il des partenaires de la région bourgogne à cette conférence ?
    Serons nous informer « par une couverture médiatique ambitieuse » du déroulement et des résultats dans le « journal local » ??

  33. 32 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:09

    INFORMATION
    Source : Le Journal De L’Environnement

    Energies renouvelables: l’UE encourage ses voisins
    23/04/2007

    11,2 milliards d’euros: c’est la somme que Bruxelles va consacrer d’ici 2013 à la coopération avec les pays voisins de l’Union européenne dans le domaine des énergies renouvelables. L’annonce a été faite jeudi 19 avril à Berlin par la présidence allemande du Conseil de l’Union Européenne (UE) dans le cadre d’une conférence consacrée au sujet, rassemblant des délégations venues d’une trentaine de pays, notamment d’Afrique du Nord, du Caucase du Sud et d’Europe centrale et orientale. Le ministre allemand chargé de l’environnement, Sigmar Gabriel, a évoqué à titre d’exemple pour cette coopération l’exploitation des ressources solaires en Afrique du Nord, et des projets dans l’énergie éolienne au Maroc, en Egypte et dans le Caucase.
    «Un consensus s’est dégagé quant à l’intention d’affecter une part plus importante au développement des énergies renouvelables et aux mesures renforçant l’efficacité énergétique», selon un communiqué. Le gouvernement fédéral allemand a fait du thème de l’énergie l’une des priorités de sa présidence du Conseil de l’UE qui s’achèvera fin juin. Lors du dernier Conseil européen qui s’est tenu les 8 et 9 mars derniers, les 27 Etats membres avaient déjà pris l’engagement contraignant de porter à 20% d’ici 2020 la proportion d’énergies renouvelables dans la consommation totale de l’Union.

  34. 33 Escaravage 13 mai 2007 à 21:10

    Je crains qu’une bonne partie des 11,2 milliards de l’Europe ne soit consacrée aux expérimentations de captation-séquestration du CO2. On ne peut que souhaiter que notre site ne soit pas choisi et continuer à s’opposer.
    En attendant d’y voir plus clair, ne pourrions-nous pas prouver dans nos communes que des économies d’électricité substancielles peuvent être réalisées, en utilisant des lampes « basse consommation », réduisant l’éclairage des rues etc…, un exemple, qui généralisé, rendrait superflue toute nouvelle centrale thermique.
    Je cherche le nombre exact d’emplois proposés et non pourvus dans le bâtiment. Il semble évident que ceux qui s’en détournent ne se précipiteront pas pour travailler à la mine, d’autant plus qu’ils ne pourront pas escompter les avantages qu’offraient les défunts « Charbonnages de France ».

  35. 34 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:11

    INFORMATION:
    Source « L’usine Nouvelle »
    L’ACTUALITE
    Energie
    L’Allemagne érige la plus grande centrale solaire au monde
    24/04/2007
    La construction de la centrale photovoltaïque, réalisée par le groupe Juwi, a commencé lundi à Brandis, près de Leipzig. D’un coût de 130 millions d’euros, elle devrait couvrir les besoins annuels de 10 000 foyers.
    C’est une centrale hors normes. Erigée sur une surface équivalente à deux cents terrains de football – une ancienne base militaire -, à Brandis dans la région de Saxe, elle produira 40 millions de kilowatts. Selon la société Juwi, elle doit permettre d’éviter l’émission d’environ 25 000 tonnes de CO2 chaque année.

    Les travaux doivent être achevés d’ici à 2009. Le ministre de l’Economie du Land de Saxe, Thomas Jurk, a souligné l’importance, dans la région, de l’énergie solaire qui emploie déjà 1 500 personnes.

    Avec plus de 300 000 systèmes photovoltaïques et une puissance totale de 2 300 MW (à la fin 2006), l’Allemage est l’un des premiers pays utilisateurs du solaire.

  36. 35 GARDUBAT 13 mai 2007 à 21:12

    En attendant le recrutement des métiers de la mine!

    Le BTP premier demandeur de main-d’ouvre en 2007

    L’enquête annuelle de l’Unedic sur les intentions d’embauche en 2007, publiée jeudi, révèle une hausse des besoins en main-d’ouvre par rapport à l’année dernière (+2,4%). L’amélioration des perspectives d’embauche concerne en premier lieu le secteur du BTP : +25.700 projets sur un total 161.000 recrutements déclarés.

    L’enquête* de l’Unedic fait état de 1.223.300 projets de recrutement pour l’année 2007 dans l’ensemble des 371 bassins d’emploi. Ce résultat correspond à une progression des perspectives de recrutement par rapport à l’année précédente.

    L’Unedic révèle que l’augmentation, par rapport à 2006, du nombre de recrutements envisagés découle principalement du dynamisme du BTP. Cette tendance, déjà observée en 2006, s’explique aussi par le fort taux de rotation du personnel dans le secteur du bâtiment (BTP). Ce sont d’abord les entreprises de grande taille qui disent vouloir embaucher. Les chiffres d’intention des entreprises de plus de 50 salariés sont en augmentation de 43% par rapport à 2006, notamment dans le gros oeuvre et les travaux publics.

    Par ailleurs, la proportion de projets de recrutement jugés difficiles par les employeurs s’élève à 46% en 2007, soit une progression de près de 2 points par rapport à l’an dernier. Dans plusieurs secteurs d’activité, la recrudescence des intentions d’embauche s’accompagne d’une progression des difficultés à recruter. Dans la construction, plus de 7 recrutements sur dix sont toujours jugés problématiques par les employeurs. Ce sont les établissements de taille modeste «à moindre visibilité» qui sont le plus en difficulté. Des métiers, souvent très qualifiés (maçons dans le gros oeuvre, plombiers, chauffagistes, électriciens, plâtriers…) restent convoités par les entreprises.

    Des problèmes de formation qui n’ont pas été prévues ?

    Mais rassurez-vous, pour notre département le président de la CCI va se saisir du problème et les formations seront prêtes dés…2008.

  37. 36 Véricharb 13 mai 2007 à 21:13

    POUR INFORMATION
    VOUS POUVEZ PRENDRE CONNAISSANCE AU DEBUT DE CE BLOG
    D’UNE ETUDE DU PROJET VALORCA REALISEE PAR LE DOCTEUR ESCARAVAGE.
    Bonne lecture.

  38. 37 Bernard (allier) 13 mai 2007 à 21:14

    Après la « filière bois » région centre.

    « Filière bois » région auvergne aussi.

    Selon « L’USINE NOUVELLE »
    LE QUOTIDIEN DES USINES

    « Matériaux
    Implantation d’un usine de granulés bois dans l’Allier
    26/04/2007

    Investissement

    La société Wood Pellets Industry, unité de production de granulés bois va s’implanter sur le parc logistique des Echerolles de Saint-Loup (Allier) près de Varennes-sur-Allier. Sur un terrain de 4 hectares, l’usine occupera une superficie de 4 500 m².

    A terme, elle produira 150 000 tonnes de granulés bois ou « wood pellets ». Ils sont obtenus par transformation de sous-produits et de déchets de l’industrie du bois qui ne seraient pas valorisés par ailleurs. L’approvisionnement de l’usine sera couvert à 100 % par les ressources régionales.

    La construction de l’unité de production débutera en 2007 et se terminera au printemps 2008, pour un lancement de la production en mai. L’investissement atteindra 20 millions d’euros. Ce projet est porté par trois actionnaires privés : Olivier Dupont, Hugues Vincent et Jurgen Krause qui apporteront chacun 25 % à la SAS. Les 25 % restants seront couverts par des capitaux risqueurs. Cette usine emploiera 23 personnes en 2008 pour atteindre 31 salariés en 2010. »

    Originaire de cette belle région que l’on veut poluer et défigurer par ce projet de charbon,il semblerait que dans l’allier les élus ont su créer ce parc logistique et attirer des industriels pour développer la « filière bois »

    Que vos élus de la bourgogne regardent et s’inspirent des projets qui voient le jour dans les régions voisines!

  39. 38 Maheu 13 mai 2007 à 21:14

    Attention danger!
    Le débat énergétique et climatique a énormémnt de mal à percer dans la campagne des présidentielles.
    On ne peut alors s’empêcher de faire le lien entre l’avenir du projet de la mine de Lucenay- Cossaye – Toury et les très proches échéances électorales.
    et là, horreur! dans la joute télévisée de mercredi soir, on s’aperçoit que notre soi disant favori ou futur président(ou en tous cas donné comme tel dans les sondages) ne maîtrise absolument pas la question énergétique française. Ayant pourtant signé des accords concernant le nucléaire, il est tout à fait ignorant de toutes les données concernant l’énergie en France!
    Je vous laisse imaginer ce qu’il en sera concernant la mine de charbon si cet individu devait être aux commandes.
    Le scénario le plus probable serait de contenter ses amis de la finance, et par l’intermédiaire de son gouvernement permettre l’exploitation de la mine de Cossaye-Lucenay-Toury sans plus de discernement.
    Il faut rajouter que concernant les questions environnementale, le programme du candidat UMP est un des plus mal noté(8/20!!!) par l’alliance pour la planète, organisme tout à fait indépendant.
    Le sort de la mine se jouera donc aussi à la sortie des urnes.

  40. 39 Escaravage 13 mai 2007 à 21:15

    Vous pouvez lire dans « Le voyage d’un Européen à travers le XX ème siècle » (P.278) le passage suivant à propos de la création du camp de concentration de Dachau:
    « Le camp de concentration s’avère être un simple élément de la zone industrielle, on n’a jamais fait mystère de son existence, il était intégré à la vie économique de la ville. Quand il fut installé le « Dachauer Zeitung » parla « de nouvel espoir pour les milieu d’affaire de Dachau », de « tournant économique » et d’ « aube de temps fastes pour la petite cité… ».
    Cela, toutes proportions gardées dans l’ignominie ne vous rappelle rien ??

  41. 40 Charles LESIRE 13 mai 2007 à 21:16

    En réponse à Maheu

    Le plus grand enjeu de civilisation en ce début de XXIe siècle c’est de réussir à mettre l’économie, la science et la technique au service d’un développement durable.
    Nicolas Sarkozy propose de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques en changeant nos modes de décision, de production, de transport. En mettant des objectifs environnementaux dans la commande publique. En investissant massivement dans la recherche et le développement des énergies renouvelables et des énergies nouvelles. En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.

    Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité. Mais ce que nous pouvons choisir, c’est d’en faire une chance pour la croissance et nos emplois. Je créerai un grand ministère du Développement durable, pour que l’environnement ait les moyens de ses ambitions.

    En effet, si Nicolas Sarkozy s’est légèrement emmêlé les crayons sur la question du nucléaire lors du débat télévisé mercredi soir, je me permets de rappeler que Nicolas Sarkozy maîtrise le sujet. Ministre des finances, il a souhaité et mis en place le renouvellement des centrales nucléaires par la troisième génération : EPR. Mais jugez-en par vous-même en lisant l’extrait d’une interview donnée par l’ancien Ministre de l’Intérieur au journal Le Monde de l’Industrie en janvier 2007 :
    « L’énergie nucléaire confère un véritable avantage comparatif incontestable à notre pays. C’est tout d’abord une filière industrielle d’excellence qui emploie des dizaines de milliers de salariés français. De plus, depuis des décennies, le parc nucléaire français nous garantit une très grande sécurité dans nos approvisionnements énergétiques. Alors que l’énergie devient rare, il s’agit d’un atout majeur pour la France et ses partenaires européens. Enfin, même si le stockage des déchets nucléaires ultimes est contraignant, c’est grâce à l’énergie nucléaire que la France émet par habitant 21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. Pour toutes ces raisons, nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire. C’est tout l’enjeu de la nouvelle génération de centrales EPR (dits de 3ème génération) qui devront être développées et implantées dans notre pays. Cet engagement est capital pour nous, mais il ne nous empêche pas d’être très exigeants quant au droit à l’information des Français sur les risques nucléaires et sur les politiques destinées à les prévenir ». Confiante dans la place incontournable que tient l’énergie nucléaire dans notre production électrique, la France entend s’engager fortement, dès à présent, dans la recherche sur les réacteurs nucléaires de 4ème génération, avec pour objectif de toujours mieux concilier demain cette énergie avec les exigences du développement durable ».

    Par une telle déclaration, il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy ne souhaite pas s’engager dans la construction d’une mine de charbon en France et la production d’électricité par le biais de centrale thermique.

    Concernant sont programme écologique, Nicolas Sarkozy est clair : il souhaite que la responsabilité de ceux qui polluent puisse être mise en cause de manière illimitée. Je créerai une fiscalité écologique pour inciter les Français à adopter des comportements vertueux, notamment une TVA à taux réduit sur les produits propres. Pour les autres propositions relatives à l’écologie, je vous invite à visiter le site http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?cat=Ecologie
    « Il ne s’agit pas de mettre une taxe sur l’essence, mais d’instaurer une fiscalité différenciée pour les produits propres et les produits polluants. Actuellement, la fiscalité écologique représente 2,5% du PIB. Il faut passer à 5% en faisant payer les pollueurs. Il faut aussi négocier avec nos partenaires européens des taux réduits de 19,6 à 5,5 % de TVA par exemple pour les voitures propres, les bâtiments à haute qualité environnementale ou les travaux d’isolation de son pavillon ».
    Source : Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

    Pour conclure, les Jeunes de l’UMP de la Nièvre, que je représente, sont fermement opposés au projet charbonnier de Lucenay, vous pouvez compter sur notre soutien. (voir sur notre blog : http://jeunespop58.blogmilitant.com/index.php/2007/03/09/88-la-mine-de-charbon-dans-la-nievre)

    Charles LESIRE
    Responsable des Jeunes
    UMP de la Nièvre

  42. 41 Bernard (allier) 13 mai 2007 à 21:18

    Pour compléter votre information, allez donc voir le site de votre député Christian Paul (Ruralité et développement durable)
    Tout un programme…

    http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17

  43. 42 Escaravage 13 mai 2007 à 21:19

    Salut l’artiste !
    Plus écolo que Monsieur Christian Paul tu meurs. Il fallait tout de même le faire: trouver dans le changement climatique un argument pour justifier l’ouverture de notre gisement de charbon et l’émission de quantités supplémentaires massives de CO2. Et bien sûr, il nous sert le mot magique de « pilote » qu’entre autres euphémismes ou oxymores comme « charbon propre » les financiers et industriels du lobby charbonnier utilisent pour blanchir leurs entreprises de pollution. Point n’est besoin d’extraire ce charbon pour émettre du CO2 supplémentaire que l’on tentera d’enfouir à titre expérimental. Les sources de ce CO2 ne manquent hélas pas, de même que les expérimentations d’une technologie dont l’aboutissement va demander plusieurs décennies, en admettant que son innocuité soit démontrée. Remarquons que l’argument des emplois hypothétiques n’est plus employé. Serait-ce parce que nos compatriotes qui ne manifestent pas un enthousiasme excessif à choisir les métiers du bâtiment, ne se précipiteront pas à la mine, et on les comprend, car il ne s’agira pas de travailler pour les défunts « Charbonnages de France », mais pour des intérêts financiers privés

  44. 43 Véricharb 13 mai 2007 à 21:20

    INFORMATION
    Source AFP 04/05/2007

    Le Danemark mise sur les vents de la mer pour l’énergie « verte »

    Surgissant d’une brume matinale de printemps, des éoliennes à perte de vue s’étendent comme un chapelet d’ilôts blancs à plus de 100 mètres au-dessus des vagues de la mer du Nord, « vitrine technologique offshore » du Danemark, leader mondial de l’énergie du vent.

    Au large du port d’Esbjerg, à l’ouest du Jutland, narguant au loin une centrale au charbon, Horns Rev, un parc de 80 turbines, le plus grand du monde, doté d’une capacité de 160 mégawatts, est la dernière attraction énergétique danoise.

    Construit entre 14 et 20 km des côtes, Horns Rev, avec ses éoliennes de 250 tonnes plantées dans la mer, permet de subvenir aux besoins annuels en électricité de 150.000 foyers.

    Il est le dernier des onze parcs en mer du Danemark établis depuis 1991. L’énergie provenant des turbines en mer représente 398 mégawatts, soit près de 13% des 3.101 mégawatts produits par les éoliennes pays fin 2006.

    Précurseur d’une politique éolienne du futur tournée de plus en plus vers la mer, ce parc modèle devrait être dédoublé avec Horns Rev 2 et suivi par 22 autres dans les eaux territoriales du royaume.

    Le gouvernement danois a présenté en janvier un plan dont l’objectif est de doubler la part des énergies renouvelables d’ici à 2025, massivement tirée du vent, pour la porter à au moins 30% de l’énergie consommée au Danemark.

    « Nous visons à rendre le Danemark indépendant du pétrole, du gaz et du charbon à long terme (…) et conforter sa position de leader dans le monde de l’énergie verte », affirmait le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen.

    Le Danemark, qui est l’un des grands émetteurs de CO2 (principal gaz à effet de serre) par habitant et qui accueillera en 2009 le sommet mondial du climat, veut ainsi montrer la voie dans la lutte contre le réchauffement climatique.

    Déjà, les quelque 5.200 éoliennes du pays, en majorité installées à terre, fournissent 20% des besoins en électricité, chiffre qui devrait être porté à 50%, voire 75% en 2025, selon une étude d’experts d’une commission gouvernementale.

    Pour le ministre de l’Energie, Flemming Hansen, « l’avenir appartient aux éoliennes offshore, et nous devons miser fortement là-dessus même si elles sont plus chères, pour tenir compte de la population qui souhaite les voir en mer ».

    Car à terre, dans ce pays de 43.000 km2, il y a de moins en moins de place pour les éoliennes, qui rencontrent une certaine résistance d’une frange de la population et des défenseurs de la nature.

    C’est pourquoi la ministre de l’Environnement Connie Hedegaard est favorable « à faire le ménage dans les 5.000 éoliennes », dont un certain nombre anciennes ont un faible rendement, pour « les remplacer par quelque 1.500 turbines plus performantes », s’élevant jusqu’à 150 mètres de haut.

    La majorité des Danois y seraient favorables et se disent prêts à payer plus cher l’électricité selon un dernier sondage.

    « L’énergie offshore a un avenir notamment dans les pays densément peuplés. Elle est certes plus coûteuse, de 50 à 100% plus cher, mais plus performante car le vent est plus fort et les turbines plus puissantes et elle dérange moins les populations » commente Birger T. Madsen, de BTM Consult, spécialisée dans les énergies renouvelables.

    A Ringkoebing, dans l’Ouest, où Vestas, premier constructeur mondial d’éoliennes (28,3% du marché), fabrique ses plus grosses turbines de 3 mégawatts, le directeur Ditlev Engel, partage le même avis.

    Vestas a livré les 80 éoliennes de Horns Rev, et près de 70% des turbines en mer dans le monde, soit 621.000 mégawatts sur les 904.000 installés depuis 1990.

    « Certes le marché des parcs maritimes est encore modeste (12% au Danemark et 1,3% dans le monde), mais croissant, notamment en Europe du Nord comme en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, assure M. Engel. Il ne fait guère de doute qu’il renferme de grands potentiels ».

  45. 44 Véricharb 13 mai 2007 à 21:21

    INFORMATION

    SITUATION des énergies renouvelables en Europe

    Voir site :

    http://resosol.org/situationEurope.html

  46. 45 Escaravage 13 mai 2007 à 21:22

    UE: la Commission met en garde l’Allemagne contre les centrales au charbon
    BERLIN – Le commissaire européen chargé de l’Energie, Stavros Dimas, a mis en garde l’Allemagne, dans un entretien à paraître dimanche, contre la construction de nouvelles centrales au charbon, une mesure selon lui particulièrement défavorable à la lutte contre l’effet de serre.

    « En matière de gaz à effet de serre, le charbon est la solution la plus défavorable », a dit M. Dimas au journal Bild am Sonntag. « Celui qui construit aujourd’hui de nouvelles centrales au charbon doit se rendre compte qu’une telle politique nous coûtera tous cher à long terme », a-t-il ajouté.

    L’Allemagne, qui comme ses partenaires de l’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990, a décidé en 2000 de sortir progressivement du nucléaire. Or, en 2020, les énergies renouvelables ne devraient couvrir que 25% au maximum de sa production d’électricité.

    Ces prévisions avaient conduit le ministre de l’Environnement, Sigmar Gabriel, à préciser en juin 2006 que l’Allemagne entendait se doter de nouvelles centrales au charbon. « Nous avons besoin du charbon. Ce que nous voulons, ce sont de nouvelles centrales au charbon, plus efficaces et moins polluantes », avait-il indiqué.

    Selon le Bild am Sonntag, les producteurs allemands d’électricité prévoient de construire dans les prochaines années au moins 26 nouvelles centrales au charbon.

    (©AFP / 05 mai 2007 10h45)

  47. 46 Maheu 13 mai 2007 à 21:23

    Suite au post de Monsieur Lesire
    Quelques précisions toutefois pour modérer ce morceau de propagande sarkoziste intervenant après la fermeture de la campagne officielle.
    Le « jeune »candidat à la rupture était déjà dans les arcanes du pouvoir en 1986. Et qu’y faisait-il? Chargé de mission au ministère de l’intérieur concernant les risques chimiques et radioactifs.
    86, vous connaissez?
    Et oui, c’est tchernobyl! C’est notre Sarko soi disant écolo qui a permis la campagne de désinformation concernant le nuage radio-actif lié à cette catastrophe nucléaire.
    L’histoire du nuage radioactif qui s’arrête à la frontière, c’est lui!
    (déjà les frontières…)
    Alors en termes de defenseur de l’environnement, il semble que vous vous trompez de Nicolas!

  48. 47 Escaravage 13 mai 2007 à 21:23

    Citation du jour:
    « Les enfants à naître n’ont point de lobby. (Hans Jonas) ».

  49. 48 Escaravage 13 mai 2007 à 21:24

    Citation du jour:
    L’opération qui établit l’homme comme « fin suprême »permet à l’homme, s’il le peut de soumettre toute la nature, c’est-à- dire de dégrader la nature et le monde au rang de moyens en les privant l’un et l’autre de leur dignité indépendante… Finalement, non seulement les objets fabriqués, mais aussi la « la terre en général et toutes les forces de la nature » qui, évidemment, sont venues à l’être sans l’aide de l’homme et qui existent indépendamment du monde humain perdent leur valeur parce qu’elles ne présentent pas la réification qui vient du travail. (Hannah Arendt: Condition de l’Homme Moderne).

    A consulter: en tapant GIEC dans GOOGLE l’article de Jancovici…

  50. 49 Véricharb 13 mai 2007 à 21:26

    INFORMATION

    3 juillet 2006
    Signature de la convention cadre et du protocole de création de l’INES

    en présence du Ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche

    Création de l’Institut National de l’Énergie Solaire
    (INES)

    La Savoie, département pionnier
    en matière d’énergie solaire accueille l’INES

    La Savoie a fait le choix depuis quinze ans des énergies nouvelles. Elle est aujourd’hui le
    département pilote en matière d’énergie solaire.

    En 1987, sous l’impulsion de Michel Barnier,
    son Président, le Conseil Général de la Savoie met en place le premier plan départemental pour l’environnement en France, qui accorde une large place aux problèmes d’énergie.

    En 1991, le Département impose aux collectivités locales de comparer dans toutes constructions nouvelles, l’intérêt économique et environnemental des énergies alternatives
    (solaire, hydraulique, bois.) par rapport aux sources classiques (fuel, gaz, électricité).
    A partir de 1994, cette obligation est étendue aux constructions décidées par les offices HLM. La même année, le Département lance avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et EDF un programme pilote auprès des particuliers et des collectivités pour la maîtrise de la consommation d’énergie. Parmi les actions entreprises,
    une campagne en faveur de l’emploi des lampes fluo-compactes aboutit à une hausse de 100% des achats de lampes à faible consommation par les savoyards.
    En 1998, Michel Barnier et Pierre Radanne, Président de l’ADEME, lancent l’idée d’un Institut National de l’Energie Solaire et Jean-Pierre Vial, alors Président de Savoie Technolac et de l’Agence Économique de la Savoie, pilote les études et mobilise les partenaires. En 2002,l’Association pour la création de l’Institut National de l’Energie Solaire avec l’ADEME et le Conseil Régional Rhône-Alpes est créée.
    Depuis 1999, le Conseil général de la Savoie, la Région Rhône-Alpes et l’ADEME accordent aux collectivités et aux particuliers d’importantes subventions pour l’installation d’équipements solaires. Ces subventions pour les particuliers peuvent désormais atteindre jusqu’à 50% du
    surcoût engendré par l’utilisation d’énergies renouvelables des équipements.
    La Savoie, 1er département français pour le solaire thermique
    Les systèmes solaires combinés installés en Savoie, qui réalisent le chauffage et l’eau chaude sanitaire des bâtiments, augmentent au rythme d’environ 55 installations par an. La surface cumulée de capteurs installés atteint 20.000 m² en 2006. Ce chiffre classe la Savoie au
    1er rang français avec l’Alsace. Avec 36 m² pour 1.000 habitants, la Savoie est dans la moyenne des pays de l’Union européenne (37,3 m²), en avance sur la moyenne française de 12 m², mais loin des 334 m² pour 1.000 Autrichiens. A noter le fort développement des installations solaires thermiques dans l’habitat collectif.

  51. 50 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:29

    Liste des ministres français de l’Environnement

    Concours pronostic

    Compléter la case mai 2007

    ·5 avril 1973 – 27 février 1974 : Robert Poujade
    ·27 février 1974 – 28 mai 1974 : Alain Peyrefitte
    ·29 mars 1977 – 22 mai 1981 : Michel d’Ornano
    ·22 mai 1981 – 22 mars 1983 : Michel Crépeau
    ·19 juillet 1984 – 20 mars 1986 : Huguette Bouchardeau
    ·15 mai 1991 – 2 avril 1992 : Brice Lalonde
    ·2 avril 1992 – 29 mars 1993 : Ségolène Royal
    ·29 mars 1993 – 18 mai 1995 : Michel Barnier
    ·18 mai 1995 – 4 juin 1997 : Corinne Lepage
    ·4 juin 1997 – 10 juillet 2001 : Dominique Voynet
    ·10 juillet 2001 – 7 mai 2002 : Yves Cochet
    ·7 mai 2002 – 31 mars 2004 : Roselyne Bachelot
    ·31 mars 2004 : Serge Lepeltier
    ·2 juin 2005 : Nelly Olin
    ·mai 2007 :……….

  52. 51 Escaravage 13 mai 2007 à 21:30

    Citation du jour:
    « L’homme est devenu avant tout un animal faiseur d’outils, et le monde lui apparaît comme une gigantesque boîte à outils, créée pour satisfaire ses besoins » (A.Heschel.).

  53. 52 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:31

    INFORMATION
    SUD NIEVRE ENVIRONNEMENT
    L’association Sud Nièvre Environnement est née à la suite du projet d exploitation du gisement minier de Lucenay-Cossaye. Elle est issue en fait d’une association créée il y a quelques années à Dornes pour lutter (avec succès) contre un projet d’ouverture de carrière, et dont les statuts ont donc été modifiés.

    Le sud du département en particulier est assez pauvre en associations de protection de l’environnement. Sud Nièvre Environnement souhaite donc traiter les dossiers environnementaux de manière générale (gestion des déchets, protection de la faune et la flore, préservation des milieux naturels &) et pas seulement le projet minier du canton, afin d être à la fois un relais pour tous les citoyens soucieux de préserver la nature et un interlocuteur de poids face aux administrations locales.

    AGENDA :
    Le 13 mai prochain aura lieu la 8ème foire écobio à la Ferme des Desrues (Dornes). Le collectif contre la mine de charbon y tiendra un stand, une occasion pour diffuser des tracts et faire signer les pétitions. Nous cherchons des bénévoles qui pourraient se relayer tout au long de la journée afin de tenir ce stand. Pour vous inscrire, écrivez à : assoc.sne@laposte.net

    A NE PAS MANQUER !

    L’association Solidaires avec les Paysans de la Nièvre organise une conférence-débat en présence de Fabrice Nicolino sur le thème des pesticides, et à l’occasion de la sortie de son livre « Pesticides, révélations sur un scandale français ».

    Cette conférence aura lieu le vendredi 22 juin à 20h30 au café Charbon à Nevers.

    L’association le MERLE (Mouvement pour l’Ecologie, le Respect de la Loire et de son Environnement) qui vient de rejoindre le collectif « Stop Charbon » propose une projection du film d’Al Gore, « une vérité qui dérange » au cinéma Crystal Palace à la Charité sur Loire, le jeudi 10 mai 2007 à 20h30.

    Ce film sera suivi d’un débat animé par Michel Moussel, responsable de la mission interministérielle « effet de serre » de 1997 à 2001 et président de « Dossiers et débats pour le développement durable ».

  54. 53 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:32

    L’ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais)

    Contre le charbon à Lucenay – Cossaye

    Afin de nous soutenir dans notre combat, vous pouvez signer la pétition INTERNET.
    Nous saurons ainsi que nous sommes chaque jour plus nombreux à défendre notre environnement afin de préserver l’avenir de nos enfants.
    Rendez vous sur le site :

    http://www.adsn58.fr/petition.htm

    Nouveau commentaire sur l’article #1 « Bonjour tout le monde ! »
    Auteur : Jean V….. (IP: 86.204.46.230 , ADijon-257-1-43-230.w86-204.abo.wanadoo.fr)
    E-mail : jvenuat.tb1@orange.fr
    URL :
    Commentaire:
    L’ADSN (Association de Défense du Sud Nivernais)

    Contre le charbon à Lucenay – Cossaye

    Afin de nous soutenir dans notre combat, vous pouvez signer la pétition INTERNET.
    Nous saurons ainsi que nous sommes chaque jour plus nombreux à défendre notre environnement afin de préserver l’avenir de nos enfants.
    Rendez vous sur le site :

    http://www.adsn58.fr/petition.htm

  55. 54 Escaravage 13 mai 2007 à 21:33

    CITATION DU JOUR:
    Alors que les hommes ont toujours été capables de détruire n’importe quel produit de la main humaine et qu’ils sont même capables aujourd’hui de détruire ce que l’homme n’a pas fait – la Terre et la nature terrestre – ils n’ont jamais pu ils ne pourront jamais anéantir ni même contrôler sûrement le moindre des processus que l’action aura déclanché… Et cette incapacité à défaire ce qui a été fait s’accompagne d’une incapacité presque aussi totale à prédire les conséquences de l’acte ou même à s’assurer des motifs de cet acte. (Annah Arendt.).

  56. 55 Michel V. 13 mai 2007 à 21:34

    Puisque pour une fois nous sommes d’accord avec l’Union Européenne
    ( Article AFP du 07 05 2007)

    L’UE défavorable à la construction de centrales à charbon en Allemagne

    L’Allemagne a été mise en garde dimanche par la Commission européenne concernant sa politique de construction de nouvelles centrales à charbon. Une mesure qui n’aiderait pas à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.
    «En matière de gaz à effet de serre, le charbon est la solution la plus défavorable», a déclaré le commissaire européen, Stavros Dimas, au journal Bild am Sonntag. «Celui qui construit aujourd’hui de nouvelles centrales au charbon doit se rendre compte qu’une telle politique nous coûtera tous cher à long terme», a-t-il ajouté.

    Comme ses partenaires de l’Union européenne, l’Allemagne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990, a décidé en 2000 de sortir progressivement du nucléaire. Or, en 2020, les énergies renouvelables ne devraient couvrir que 25% au maximum de sa production d’électricité. Ces prévisions avaient conduit le ministre de l’Environnement, Sigmar Gabriel, à préciser en juin 2006 que l’Allemagne entendait se doter de nouvelles centrales au charbon. «Nous avons besoin du charbon. Ce que nous voulons, ce sont de nouvelles centrales au charbon, plus efficaces et moins polluantes», avait-il indiqué. Selon le Bild am Sonntag, les producteurs allemands d’électricité prévoient de construire dans les prochaines années au moins 26 nouvelles centrales au charbon.

    CONCLUSION :
    Puisque chez nous, en France, la politique énergétique du Président Nicolas SARKOZY est tournée vers le nucléaire, nous n’avons pas besoin de centrale à charbon.
    Mais à la lecture de cet article et de la déclaration de Monsieur Sigmar Gabriel, Ministre de l’environnement en Allemagne qui dit:
    « Nous avons besoin du charbon »
    Nous comprenons mieux la présense de techniciens miniers allemands à la réunion publique organisée par VALLORCA à Cossaye .
    Tout s’éclaire, et VALLLORCA n’est là que pour satisfaire ses appetits financier et piller notre sous sol.

  57. 56 Jean V..... 13 mai 2007 à 21:35

    INFORMATION

    Selon le journal de l’environnement Le Pnue favorise l’énergie solaire dans les régions pauvres
    04/05/2007
    Un projet mené par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) dans le nord de l’Inde vise à convaincre les banquiers indiens de financer de petits prêts (entre 300 et 500 dollars) pour installer dans les villages des panneaux solaires permettant d’alimenter deux à quatre petites lampes. Selon un communiqué du Pnue en date du lundi 30 avril, la vie de plus de 100.000 personnes a de cette façon connu une amélioration: «Quelques heures de lumière électrique utilisant l’énergie solaire, de 20 à 40 watts, ont déjà permis aux enfants d’obtenir de meilleurs notes , aux ateliers de couture ou autres industries d’avoir une meilleure productivité, et même de meilleures ventes dans les stands de fruits qui ne sont plus salis par les fumées des lampes à pétrole», indique le communiqué.

    «Le pétrole utilisé par les pauvres pour s’éclairer est souvent inabordable, indisponible, peu sûr et malsain, et le réseau d’énergie électrique est peu fiable. Fournir un tant soit peu de fiabilité et d’indépendance électrique aux plus pauvres peut changer profondément leurs vies», a assuré Timothy Wirth, président de la fondation des Nations unies qui a financé la base du projet en partenariat avec la fondation Shell. Le secteur solaire est aujourd’hui financé à plus de 50% par les banques et les banques indiennes qui n’ont pas pris part au projet au départ ont, depuis, lancé des programmes de prêts concurrents autour de l’énergie solaire.

    Commentaire:
    Pendant ce temps, chez nous, on nous propose…..
    Le retour au charbon…
    Propre ???

  58. 57 Escaravage 13 mai 2007 à 21:37

    Le groupe international d’experts du climat mise sur les comportements, les pratiques et les technologies existantes pour réduire l’effet de serre.

    De nombreuses ruptures technologiques, comme la capture et le stockage du carbone, les énergies renouvelables, les systèmes nucléaires avancés ou l’hydrogène, prendront beaucoup de temps à se répandre. L’amélioration de l’efficacité énergétique offre bien plus d’opportunités à court terme. C’est pourquoi le bâtiment et l’industrie représentent les potentiels les plus importants d’ici à 2030. » Le paragraphe s’est discrètement invité en page 81 du rapport technique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
    L’analyse plane pourtant sur l’ensemble du rapport aux décideurs publié vendredi dernier. Elle discrédite l’approche de certains pays, comme celle des Etats-Unis, fondée entièrement sur le développement de technologies très sophistiquées. Dans un langage plus économiste, les experts estiment qu’« il est souvent plus rentable d’investir dans l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation finale de l’énergie que dans l’accroissement de la production d’énergie ». Les écologistes traduisent par : la meilleure énergie est celle que l’on de dépense pas. « Nous avons toutes les technologies et les outils économiques nécessaires », a enchéri le docteur Stephan Singer, spécialiste climat de WWF et expert au Giec.
    Dans le secteur du bâtiment, 80 études scientifiques ont déjà chiffré les gros gains possibles. Sur le terrain, de nombreuses expérimentations en Europe ou ailleurs ont affirmé l’efficacité et la diversité des architectures climatiques, des techniques d’isolation et des équipements à basse consommation. Le passage aux ampoules fluocompactes est l’exemple même de l’action facile à réaliser et pourtant encore minoritaire.
    L’industrie lourde, de son côté, a déjà réalisé moult efforts pour réduire sa consommation énergétique, en particulier dans la production d’aluminium, rappellent les experts. De nombreuses innovations simples sont pourtant encore possibles comme la modernisation des moteurs électriques dans les usines ou la récupération de la pression des fourneaux, selon l’exemple du Giec. Dans l’agriculture, l’essentiel des gains en gaz à effet de serre proviendra des changements de pratiques.
    Le rapport du Giec ne dissuade pas pour autant la recherche technologique. Les innovations de rupture sont surtout importantes sur le long terme, à l’échelle du climat, car leur diffusion se mesure en décennies ou au niveau d’un siècle. Les experts rappellent que l’investissement public en R&D a été divisé par deux entre 1970 et 2002. Une tendance à inverser pour préparer l’économie sans carbone de la fin du siècle. Pour le Giec, il s’agit de développer un spectre large de technologies car aucune en particulier ne se détache aujourd’hui et chaque région ou pays peut avoir des besoins différents.
    Filières prometteuses
    Dans chaque secteur, au moins deux filières technologiques s’affrontent sans laisser pointer de vainqueur. Dans la production d’énergie, le bouquet est même très vaste. Le rapport ne cesse de citer la capture et la séquestration géologique du carbone, mais avec prudence. Des pilotes expérimentaux montrent actuellement qu’il est possible de séparer le CO2 des fumées d’usines à charbon mais le coût énergétique reste élevé. L’injection du gaz sous terre a également été validée mais l’étanchéité des réservoirs géologiques à long terme suscite beaucoup de doutes. Les énergies renouvelables engendrent un nombre croissant de filières difficiles à comparer. L’exploitation de l’énergie marine ou de la géothermie, très prometteuses, n’en est par exemple qu’à son balbutiement.
    Dans le secteur des transports, l’industrialisation de la pile à combustible n’en finit pas de reculer. Le coût des matériaux rares du coeur de pile est en question. Mais le véritable problème reste la production du vecteur énergétique, l’hydrogène. Quant à la filière des biocarburants, les estimations de son efficacité contre l’effet de serre sont très variées. Le Giec rappelle que la production actuelle d’éthanol est défavorable, à quelques exceptions tropicales près. Seule la seconde génération de biomasse cellulosique a ses faveurs, mais, là encore, les chercheurs n’ont pas tranché entre ses deux technologies de production possible, biologique ou thermochimique.
    Après ce rapport, il sera plus difficile de se réfugier derrière de généreux financements de recherches amont pour éviter des actions rapides et concrètes. Certaines grandes entreprises adoptent aussi cette attitude en communiquant sur leurs travaux d’innovation pour masquer un vide d’action. Les centaines d’auteurs du Giec ont sonné la fin de la récréation, place aux résultats.
    MATTHIEU QUIRET
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  59. 58 Escaravage 13 mai 2007 à 21:38

    Citation du jour:
    « Que cela soit individuellement ou collectivement, nous ne sommes pas les détenteurs de la nature, nous en avons seulement la charge au nom de ceux qui viendront après nous. Nous sommes des invités et des gardiens sur la terre ». (Jonathan Sacks.).

  60. 59 Bernard (allier) 13 mai 2007 à 21:39

    INFORMATION
    Journal La Montagne du 11/05/2007
    L’association Attac organise le lundi 14 mai à 20h15 à Moulins
    une conférence débat sur « emploi et contrainte écologique ».
    Avec Dominique Plihon, président du conseil scientifique d’Attac et professeur d’économie à l’Université de Paris-Nord.
    Un événement ouvert à tous

    Dans l’article de La Montagne, vous pouvez lire:

    Le débat pourra s’élargir à des questions locales. Comme la mine de Lucenay, dans la Nièvre: »L’emploi comprend un certain nombre de nuisances. Peut être que ces nuisances sont acceptable? » En tout cas Dominique Plihon viendra « pour éclairer la démarche citoyenne ».

    Ce texte m’interpelle!
    Pour qui roule Dominique Plihon ?
    N’y a t-il pas la dessous un parti politique qui dans la Nièvre soutient le « charbon propre » ?
    Le professeur raisonne t-il uniquement en terme »d’économie »?

    En attendant, allez voir sur internet le parcours de ce professeur:
    Tapez dans recherche google:Dominique Plihon-conférence débat

    Pour en savoir plus, rendez vous le 14 mai
    Maison des associations
    9,11 impasse Dieudonné-Costes
    03000 Moulins

  61. 60 Escaravage 14 mai 2007 à 9:31

    Citation du jour:
    « Quand Dieu eut achevé de créer l’univers, il dit au premier humain: « Contemple mes oeuvres, comme elles sont belles, comme elles sont splendides. Tout ce que j’ai créé, je l’ai créé pour toi. Prends garde, par conséquent, de ne pas détruire mon monde, car si tu le fais, il n’y aura personne pour réparer ce que tu as détruit. (Midrash Qohelet Rabba.).

  62. 61 Jean V..... 15 mai 2007 à 12:20

    Actualisé le 15 mai 2007
    INFORMATION:
    Le radon est cancérigène, même à faibles doses
    UN NUMÉRO thématique spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) paru aujourd’hui, précise un ensemble de données épidémiologiques nouvelles sur les risques du radon. Ce gaz radioactif, produit de la désintégration en cascade de l’uranium 238 contenu dans le sol et la roche, est connu depuis des décennies pour être le facteur de risque majeur en santé environnementale : il tue des mineurs depuis des siècles, et il représente un risque même aux concentrations présentes habituellement dans les habitations.

    Pour mémoire, sur la commune de Cossaye, des mesures effectuées du 24 fevrier au 7 juin 2006
    Résultat=506Bq par m3

  63. 62 Véricharb 15 mai 2007 à 21:04

    INFORMATION
    Source : Le Journal De L’environnement

    Le Conseil économique et social se préoccupe d’écologie
    15/05/2007

    Le Conseil économique et social (CES) doit adopter, ce mercredi 15 mai, un avis sur la conjoncture économique et social en 2007. Les mesures à mettre en place pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre figurent en bonne position.

    «Le réchauffement climatique représente une menace pour notre modèle social, il conditionne donc de plus en plus les questions économiques et sociales». C’est en ces termes que Philippe Le Clézio a justifié l’intégration de la problématique environnementale dans son rapport sur la conjoncture économique et sociale en 2007, présentée à la presse le 14 mai. Le vice-président de la section des finances du Conseil économique et social (membre de la CFDT) a même abordé le sujet dès le premier chapitre, avant les questions de croissance, d’emploi, de pouvoir d’achat et de finances, sur lesquelles l’assemblée consultative a davantage l’habitude de se pencher.

    Dans son avis qui doit être adopté ce mercredi, Philippe Le Clézio estime «essentiel» la réforme du marché des quotas de CO2 à l’issue de la période 2008-2012. «Un prix du CO2 de 50 centimes d’euros la tonne ne permet pas d’inciter les industriels à investir dans des modes de production moins énergivores», analyse le syndicaliste. Le rapporteur propose également d’intégrer progressivement au marché «tous les secteurs d’activité économique et de réduire les quotas gratuits pour les nouveaux moyens de production». Enfin, un système pour réduire les rejets des autres gaz à effet de serre (hydrofluorocarbures, méthane, hexafluorure de soufre, perfluorocarbures, oxyde nitreux) devrait également être étudié.

    D’une manière plus globale, le CES se positionne pour une «intégration systématique des préoccupations environnementales dans les raisonnements économiques et sociaux», avec pour objectif d’«apprendre à faire de la contrainte écologique un atout». Pour cela, Philippe Le Clézio insiste sur la nécessité pour le prochain gouvernement de prendre des «décisions pérennes» rapidement. Outre les mesures industrielles déjà proposées, l’assemblée se prononce, dans le cas du bâtiment, pour une amélioration générale des connaissances relatives aux modèles de construction et aux dispositifs d’aide, et dans le cas des transports, pour la substitution d’une taxe carbone fonction des émissions de gaz à effet de serre à tout ou partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).

  64. 63 Véricharb 15 mai 2007 à 21:24

    ASSEMBLÉE NATIONALE ONZIÈME LÉGISLATURE

    Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 20 février 2002
    RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DE LA PRODUCTION ET DES ÉCHANGES (1) sur l’évaluation de l’application de la loi n° 99-245 du 30 mars 1999 relative à la responsabilité en matière de dommages consécutifs à l’exploitation minière et à la prévention des risques miniers après la fin de l’exploitation,
    ET PRÉSENTÉ PAR M. JEAN-YVES LE DÉAUT, Député.(socialiste)

    EXTRAIT:

    MESDAMES, MESSIEURS,

    L’arrêt de l’exploitation des mines a entraîné de véritables bouleversements dans la vie des régions concernées, tant sur un plan économique que social. Mais l’impact de l’arrêt des travaux ne se limite malheureusement pas à ces aspects. L’activité minière, lorsqu’elle arrive à son terme, s’accompagne également de risques résiduels (impacts sur la stabilité des terrains et sur la qualité de l’eau) dont le code minier a longtemps méconnu l’existence.

    Des régions entières sont ainsi concernées : en Lorraine, c’est le cas du bassin ferrifère, mais également des bassins houiller, potassique et salifère. Les problèmes sont également d’ampleur régionale dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, en Bourgogne, dans la région Midi-Pyrénées ou encore dans le bassin de Provence.

    Ce n’est que récemment que l’on a pris conscience de l’existence des risques miniers et que la nécessité de les prendre en compte dans la loi est apparue. Pour cela, il aura fallu que se déclenchent des sinistres parfois spectaculaires dans le bassin ferrifère sud lorrain.

    En juillet 1993, l’exploitation de la mine de Moyeuvre-Grande-Roncourt, propriété de la société Lormines (groupe Usinor) était arrêtée. L’exploitation des couches de minerai de fer ayant complètement détruit le réseau hydrographique souterrain, l’extraction du minerai n’était désormais possible qu’en pompant l’eau (eau d’exhaure) du fond de la mine. La décision d’ennoyage n’a alors pas fait l’objet d’une véritable étude d’impact. Les autorités administratives ont autorisé des abandons de concessions sans exiger en contrepartie les travaux appropriés de « remise en état » du sous-sol.0

    En mars 1995, le pompage des eaux d’exhaures était définitivement abandonné et le bassin sud commençait à être ennoyé. Peu de temps après, le 14 octobre et le 18 novembre 1996, le sol s’effondrait à Auboué et 160 maisons étaient évacuées. En mars 1997, des effondrements similaires survenaient à Moutiers, laissant plus de 200 familles sinistrées. Depuis 1997, des dégâts ont continué à se produire à Roncourt et Montois-la-Montagne. Un quartier entier de Moyeuvre-Grande a été inondé en août 1998 par des résurgences d’eau nécessitant le creusement de huit puits pour captage et d’une galerie d’exhaure ; puis, en novembre 1998, 63 familles ont été évacuées du quartier Curel de Moyeuvre-Grande, car il y avait risque de fontis (à savoir un affaissement soudain). Soulignons que dans cette zone, le minerai était exploité à moins de vingt mètres de profondeur. En raison des risques d’effondrements brutaux pesant sur la sécurité des personnes, l’Etat a été conduit à exproprier les habitants.

    Mais les dégâts miniers ne surviennent pas seulement à l’abandon des mines. Ainsi, des affaissements sont constatés dans le bassin charbonnier en raison de l’exploitation par foudroyage. Ces effondrements lents, puisque le bassin charbonnier est exploité à des profondeurs dépassant 1000 mètres, peuvent alors toucher des zones d’habitation. Des secousses sismiques récurrentes ont par exemple conduit à un affaissement du village de Rosbruck de plus de 13 mètres.

    Le problème des dégâts liés à l’après-mine est d’autant plus délicat que l’arrêt des exploitations se conjugue avec l’abandon des concessions et à terme la disparition des exploitants. Celle-ci a pour conséquence une perte de connaissance relative aux sites miniers qui rend d’autant plus ardues l’identification et l’évaluation des risques résiduels. Or, les populations sinistrées restent, elles, en place et attendent d’être équitablement indemnisées de leur préjudice.

    Quant aux collectivités locales, elles ont déjà à faire face à une situation économique difficile. Elles doivent en outre mener une politique pour faire face à la baisse de leurs ressources fiscales due notamment au départ des usines et des populations, au gel des constructions neuves et même aux contraintes pesant sur les améliorations du patrimoine bâti, à l’aide aux victimes de sinistres miniers, à la réfection des voiries ou encore à celle de bâtiments communaux.
    ….

    Texte complet voir site:

    http://www.assembleenationale.fr/rap-info/i3623.asp

  65. 64 Escaravage 16 mai 2007 à 10:09

    Citation du jour:
    « Si nous négligeons nos devoirs envers la nature et le futur, le rythme de la croissance économique ne sera plus que la mesure de la vitesse à laquelle nous approchons du gouffre. (J. Sacks.).

  66. 65 Véricharb 17 mai 2007 à 8:32

    INFORMATION:
    Source « LE JOURNAL DE L’ENVIRONNEMENT »
    Le Conseil économique et social se préoccupe d’écologie

    15/05/2007-Le Conseil économique et social (CES) doit adopter, ce mercredi 15 mai, un avis sur la conjoncture économique et social en 2007. Les mesures à mettre en place pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre figurent en bonne position.
    Analyserpar Claire Avignon
    «Le réchauffement climatique représente une menace pour notre modèle social, il conditionne donc de plus en plus les questions économiques et sociales». C’est en ces termes que Philippe Le Clézio a justifié l’intégration de la problématique environnementale dans son rapport sur la conjoncture économique et sociale en 2007, présentée à la presse le 14 mai. Le vice-président de la section des finances du Conseil économique et social (membre de la CFDT) a même abordé le sujet dès le premier chapitre, avant les questions de croissance, d’emploi, de pouvoir d’achat et de finances, sur lesquelles l’assemblée consultative a davantage l’habitude de se pencher.

    Dans son avis qui doit être adopté ce mercredi, Philippe Le Clézio estime «essentiel» la réforme du marché des quotas de CO2 à l’issue de la période 2008-2012. «Un prix du CO2 de 50 centimes d’euros la tonne ne permet pas d’inciter les industriels à investir dans des modes de production moins énergivores», analyse le syndicaliste. Le rapporteur propose également d’intégrer progressivement au marché «tous les secteurs d’activité économique et de réduire les quotas gratuits pour les nouveaux moyens de production». Enfin, un système pour réduire les rejets des autres gaz à effet de serre (hydrofluorocarbures, méthane, hexafluorure de soufre, perfluorocarbures, oxyde nitreux) devrait également être étudié.

    D’une manière plus globale, le CES se positionne pour une «intégration systématique des préoccupations environnementales dans les raisonnements économiques et sociaux», avec pour objectif d’«apprendre à faire de la contrainte écologique un atout». Pour cela, Philippe Le Clézio insiste sur la nécessité pour le prochain gouvernement de prendre des «décisions pérennes» rapidement. Outre les mesures industrielles déjà proposées, l’assemblée se prononce, dans le cas du bâtiment, pour une amélioration générale des connaissances relatives aux modèles de construction et aux dispositifs d’aide, et dans le cas des transports, pour la substitution d’une taxe carbone fonction des émissions de gaz à effet de serre à tout ou partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).

    Voir rapport complet sur site:

    http://www.ces.fr/rapport/Avis_PLECLEZIO.pdf

  67. 66 Escaravage 17 mai 2007 à 13:42

    Un calme trompeur.
    Nombreux désormais sont ceux qui pensent que nous avons gagné la partie et que le problème de l’exploitation de notre charbon ne se pose plus. En effet la Seren et Valorca se font discrètes sur le terrain, encore que certains aient vu roder deux individus tentant de débaucher certains d’entre nous.
    Après l’accueil fait à ses réunions de désinformation, on comprend que la Seren ait renoncé à toute communication de masse.
    Quant à Valorca la séance de streep tease de son projet à laquelle elle s’est livrée à Cossaye, ne nous ayant nullement séduits, il ne lui resterait plus pour y réussir que de se dépouiller de ce qui en reste : la mine elle-même.
    Ceci ne les empêche pas, soyons en assurés, de pratiquer leur lobbying auprès des instances décisionnelles nationales et européennes.
    Ne nous laissons pas démobiliser. Poursuivons notre action locale et intervenons dans toute la mesure de nos moyens auprès des futurs élus.
    Dr Escaravage.

  68. 67 Andréa 18 mai 2007 à 0:17

    A propos de nos élus, n’oublions pas ce que nous a dit Dominique Voynet, lors de sa visite à Lucenay-les-Aix, lorsque nous nous plaignions que ceux-ci étaient favorables à la mine et sourds aux récriminations de la population : « Changez-les ! » nous a-t-elle lancé, et bien, il va falloir sérieusement y réféchir…
    A bon entendeur…

  69. 68 Escaravage 18 mai 2007 à 15:52

    Le meilleur moyen pour tenter d’obtenir du « charbon propre »:
    Utiliser de l’argent sale…

  70. 69 Escaravage 20 mai 2007 à 10:14

    L’Arctique semble fondre trois plus vite que prévu
    Par Jean-Luc Goudet – Futura-Sciences
    Une équipe américaine conteste les modèles utilisés par le Giec et estime que la fonte de la calotte glaciaire arctique est beaucoup plus rapide. Des chercheurs belges et français arrivent à la même conclusion pour les glaces du Groenland.
    Tous les climatologues le prédisent : à plus ou moins long terme, l’océan Arctique sera libre de glace à la fin de chaque été. C’est l’échéance de cet événement qui divise les scientifiques. Selon les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’étude du climat), la fonte complète de la glace arctique en été interviendrait entre 2050 et 2100. Ces prévisions, qui ont été présentées dans le rapport 2007, sont établies à partir de modèles – le Giec en utilisent 18 -, qui partent d’une année de référence, 1800 en l’occurrence. Des données d’observation sont ensuite intégrées pour corriger l’évolution prédite par le modèle en le rapprochant de la réalité . Mais les phénomènes de petites ampleurs, spatiale ou temporelle, sont laissés de côté.
    Un groupe de climatologues mené par Julienne Stroeve (National Snow and Ice Data Center, Université de Colorado) estime qu’il faut avancer la date d’une trentaine d’années. Ces scientifiques ont comparé les 18 modèles du Giec avec des données recueillies par avions, satellites et bateaux. Selon eux, ces modèles collent mal avec la réalité qu’ils constatent. Selon les modèles du Giec, la surface des glaces en septembre, c’est-à-dire à son minimum estival, a décru de 2,5 % par décennie entre 1953 et 2006. Les scientifiques américains, eux, annoncent une diminution trois plus forte, atteignant 7,8 % tous les dix ans. De même, la réduction de surface au mois de mars, au maximum de l’extension des glaces, est selon eux de 1,8 %, soit, là encore, une valeur trois plus élevée que les estimations des modèles du Giec.

    Minimums annuels d’extension de la calotte glaciaire à 25 ans de distance,
    en 1979 et en 2005. Crédit : Nasa.
    Modèles à revoir
    La différence proviendrait d’une mauvaise prise en compte de l’impact des gaz à effet de serre ainsi que des remontées de chaleur vers le nord générées par la circulation océanique en Atlantique. Il est possible également, expliquent les chercheurs américains, que les modèles estiment mal les épaisseurs de la banquise.
    La fonte des glaces terrestres du Groenland pourrait elle aussi avoir été sous-estimée. C’est que concluaient au mois d’avril 2007 des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE, Grenoble) et de l’Université catholique de Louvain (Belgique), qui ont réinterprété des données existantes à l’aide d’un modèle numérique récent et d’un nouveau traitement des mesures satellitaires tenant mieux compte de la présence de nuages d’eau liquide. Ces derniers, en effet, faussent les mesures obtenues dans le domaine des micro-ondes, masquant en partie les traces d’eau dans le manteau neigeux, ce qui conduit à sous-estimer la fonte de la glace. Selon eux, l’accélération de la fonte superficielle de la calotte glaciaire du Groenland au cours des 25 dernières années est deux fois plus importante que ne l’indiquent les études antérieures. Elle aurait affecté 550 000 kilomètres carrés en 2005, soit 42 % de plus qu’en 1979. Durant cette période, selon un modèle climatique régional, la température estivale aurait grimpé de 2,4 °C. Au nord du Groenland, il arrive, depuis 2000, que la glace fonde l’été jusqu’à 1 500 mètres d’altitude, ce qui s’était jamais vu auparavant.
    Pour se convaincre de la réalité du phénomène, on peut consulter une animation très bien conçue sur le site Windows to the Universe, de l’UCAR (University Corporation for Atmospheric Research).

    Cet article, tout comme de nombreux autres, signifie que la catastrophe climatique n’est pas pour après-demain, ni pour demain, elle est en cours et son processus s’accélère au delà des prévisions les plus pessimistes. Souhaitons qu’il ne soit pas déjà trop tard pour agir, comme le pense le scientifique James Lovelocq.

  71. 70 Jean V..... 20 mai 2007 à 20:21

    Vous pouvez lire sur le blog du député Christian Paul
    Ce qu’il écrit :
    Un blog pour agir !
    « Chére citoyenne, Nous experimentons ensemble à chaque étape les outils numériques d’une démocratie qui doit conduire les élus à rendre compte en temps réel, et les citoyens à pouvoir contribuer et évaluer tout au long du mandat : C’est exigeant, mais c’est possible ! Ce blog de campagne permet de s´engager sur cette voie, et de préparer ainsi la future législature…et un véritable blog de mandat !. »

    Petit commentaire :
    Il semblerait que jusqu’ici le « rendre compte en temps réel » n’était pas la règle.
    En effet le fameux rapport SOFREMINES établit en 2003 à la demande du conseil régional et toujours pas rendu public, que dit-il, quelques extraits du résumé qu’il est déjà difficile de se procurer:

    Mine à ciel ouvert
    « Ce projet est non acceptable du point de vue de l’environnement »

    mine souterraine
    - « méthode de foudroyage ou sous-cavage : écartée à cause du risque de feu
    - méthode de longue taille foudroyée avec soutènement marchant : ne peut être adaptée à ce gisement car :
    trop morcelé
    sécurité (risque de feu)
    niveaux d’investissements importants et risques financiers liés au risque de feu
    méthode des chambres et piliers : + coûteuse à la tonne produite. Seulement 25 à 65% de la veine exploitée est ainsi récupérée »

    mine souterraine par chambres et piliers
    « Permet de récupérer 25 M t de charbon soit 10% de la ressource géologique. »
    Autres caractéristiques minières
    « présence de méthane (une mine souterraine traditionnelle sera forcément grisouteuse) »

    A noter que dans ce dernier cas l’expression qui convient est : piller le gisement pour en récupérer……….10%.

    A quand la publication complète du rapport réalisé avec l’argent du contribuable ?
    Dans cette affaire les habitants du site ont été manipulés !
    Les a t-on informer seulement de l’existence de ce rapport ?
    La réponse est non.
    Les élus socialistes qui ont soutenu ce projet de mine devront rendre des comptes à la population.

  72. 71 Jean V..... 20 mai 2007 à 21:50

    INFORMATION
    Bulletin épidémiologique de l’Institut de veille sanitaire de mai 2007 consacré au radon: voir site

    http://www.invs.sante.fr/beh/2007/18_19/beh_18_19_2007.pdf

  73. 72 Jean V..... 23 mai 2007 à 21:02

    Vous trouverez ci dessous une action à mener que vient de me transmettre Mr. Wilfrid Séjeau « à signer,et plus besoin de charbon! »
    J’en profite pour le remercier pour le soutient trés actif qu’il apporte à notre cause.

    Bonjour,

    Je vous invite à participer à cette action initiée par Greenpeace. En interdisant les ampoules classiques, très gaspilleuses d’énergie, on pourrait, selon Greenpeace, fermer en Europe 25 centrales thermiques moyennes : la question de l’exploitation du charbon du sud-nivernais ne se pose alors plus ! On peux réfléchir, en revanche, à une usine d’ampoules fluocompactes !

    Amicalement

    Wilfrid

    Dans les ampoules à incandescence, 90% de l’électricité utilisée est perdue en chaleur. L’Union Européenne devrait instaurer des standards d’efficacité énergétique garantissant que les ampoules soient économes et respectueuses du climat.

    Certains membres du Parlement Européen partagent cet avis et ont initié une “Déclaration Ecrite” appelant l’Union Européenne à interdire les ampoules à incandescence, énergétiquement inefficaces. Pour être officiellement approuvée, cette déclaration doit être signée par 400 membres du Parlement d’ici au 10 Juin 2007.

    En envoyant ce message aux députés français du Parlement Européen, vous leur demandez de signer cette déclaration !

    http://write-a-letter.greenpeace.org/233

    TEXTE DE LA DECLARATION ECRITE :

    0029/2007

    Déclaration écrite sur l’introduction d’une interdiction de vente des ampoules à incandescence dans l’Union européenne

    Le Parlement européen,

    – vu l’article 116 de son règlement,

    A. considérant que l’économie d’énergie est une partie essentielle de la stratégie de l’UE visant à réduire les émissions de CO2 et à améliorer la sécurité de l’approvisionnement,

    B. considérant que 80 % de l’éclairage domestique utilise actuellement des ampoules à incandescence hautement inefficaces qui ne convertissent que 5 % de l’énergie utilisée en lumière,

    C. considérant que ces ampoules pourraient être rapidement remplacées, permettant d’économiser entre 5 et 8 milliards d’euros sur la facture de combustible dans l’ensemble de l’Union européenne et environ 20 millions de tonnes de CO2,

    D. considérant qu’à l’échelon mondial, il existe une tendance croissante à l’adoption d’une législation interdisant les ampoules à incandescence, y compris à Cuba (mai 2006), au Venezuela (novembre 2006), en Californie (février 2007), en Australie (février 2007) et en Ontario (février 2007),

    1. invite la Commission à prendre des mesures législatives pour interdire la vente des ampoules à incandescence dans l’Union européenne d’ici à 2010;

    2. invite les États membres, avec le soutien de l’Union européenne, à lancer immédiatement des campagnes d’information du public sur les avantages économiques et environnementaux de systèmes d’éclairage efficaces et à utiliser toutes les possibilités offertes par la législation en vigueur pour faciliter la suppression progressive des ampoules à incandescence;

    3. demande instamment à la Commission d’utiliser la proposition relative à un nouvel accord international sur l’efficacité énergétique pour lancer une interdiction mondiale de l’utilisation des ampoules à incandescence,

    4. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, à la Commission et aux États membres.

  74. 73 Escaravage 25 mai 2007 à 14:05

    Ce matin était distribué à Moulins un tract de Guy Chambefort et de Marie-José Chassin sur lequel on peut lire le texte suivant :
    « Lucenay les Aix :
    non à la mine de charbon …
    oui au développement durable.
    Le projet apparu dans cette commune de la Nièvre, située en bordure de la Sologne bourbonnaise, non loin de l’agglomération moulinoise, est double : il s’agit d’extraire du charbon, et, par sa combustion dans une centrale, de produire de l’électricité. Or, en l’état actuel de la technologie, le rendement de la production d’électricité à partir du charbon demeure très faible, et l’extraction de celui-ci entraînerait de considérables atteintes à l’environnement : émissions de CO2, paysages défigurés, ressources en eau menacées… En conséquence de quoi il apparaît raisonnable de s’opposer à ce projet, d’autant que nos besoins en électricité sont actuellement largement couverts. Le charbon n’est pas à gaspiller, il sera une ressource indispensable de l’après pétrole ».
    Six petits kilomètres suffisent poour passer du délire au bon sens.
    Hélas nous sommes Nivernais !

  75. 74 Escaravage 25 mai 2007 à 14:56

    Le documentaire diffusé hier par France 2, décrivant l’exploitation des ouvriers chinois par des sociétés sans scrupules, devrait faire quelque peu réfléchir les tenants de la mine. Certes il n’est pas question de prétendre que les conditions de travail qui y sont décrites seraient celles qui règneraient chez nous. Cependant ils ne doivent pas non plus s’imaginer que la Seren ou Valorca auraient à cœur d’offrir à leurs salariés les avantages que leur garantissaient les Charbonnages de France, aujourd’hui disparus. Car, par définition, le but fondamental de ces sociétés privées, ce n’est pas de produire du courant dont nous n’avons nul besoin, ni de créer des emplois à la vérité peu attractifs, ni de contribuer à la recherche sur la séquestration du CO2, leur but est le profit. Les Charbonnages de France, chroniquement et largement subventionnés par l’impôt, pouvaient se permettre une politique sociale, compensant quelque peu les risques et les nuisances du travail à la mine. Soumises aux impératifs du marché, aux exigences de leurs actionnaires et à la rapacité de leurs dirigeants, Seren et Valorca seront loin d’avoir le même souci de la sécurité et de la qualité de vie de leurs salariés et, si touchés par la grâce, ces sociétés s’avisaient d’en avoir cure, elles ne survivraient pas longtemps.
    En voyant ce documentaire, me revenait en mémoire un article d’Alexandre Chamoret, paru dans le JDC du 10 février dernier, évoquant la participation éventuelle dans le financement de Valorca de Mickaël D.Kadoorie, chinois, fournissant via sa Holding China Light and Power 70% de l’électricité de Hong-Kong. Avec de tels investisseurs on peut s’attendre à bien des surprises.
    Le 25 mai.

  76. 75 Jean V..... 25 mai 2007 à 20:43

    INFORMATION (sans commentaire)
    Mardi 15 mai 2007

    Le boom minier sud-africain contrecarre la protection de l’environnement

    CAROLINA (AFP), 10:00
    Le président Thabo Mbeki le 4 mai 2007 au Cap
    En Afrique du Sud, les écologistes se tournent vers les tribunaux — un recours devait être examiné mardi à Pretoria–, tandis que le gouvernement peine à trouver un équilibre entre les intérêts de l’expansion minière et ceux de la protection de la nature.
    Plusieurs espèces d’animaux et éco-systèmes sont menacés par des projets miniers dangereux pour la biodiversité, clé du tourisme sud-africain, aussi crucial pour le développement économique du pays que ses ressources en minerais.
    Riverains et spécialistes de l’environnement accusent le gouvernement du président Thabo Mbeki de ne voir que les gains économiques immédiats lorsqu’il octroie des licences d’exploitation ou de prospection de plusieurs millions de dollars.
    « Le coût de l’impact socio-environnemental de l’activité minière sera élevé, mais ne sera perçu que lorsque cette activité cessera », avertit le directeur du Groupe de protection du District des Lacs du Mpumalanga, Koos Pretorius.
    Ce groupe a saisi la justice contre un projet de mine de charbon à ciel ouvert dans cette région de l’est du pays.
    « Nous sommes préoccupés qu’aucune étude d’impact sur l’environnement n’ait été menée et convaincus qu’une mine de charbon n’est pas la meilleure option à long terme pour la région », a déclaré M. Pretorius.
    Le recours, examiné à partir de mardi 15 mai par un tribunal de Pretoria, va mettre en lumière les conflits opposant le ministère des Minéraux et de l’Energie (DME) à celui de l’Environnement et du Tourisme (DEAT).
    Le porte-parole du DEAT, Blessing Manale, explique que la législation laisse ce ministère « pieds et poings liés », mais donne au DME toute latitude « pour décider des droits miniers et de la régulation sur l’impact environnemental ».
    « Une fois que la licence de prospection a été donnée, le ministère des Mines peut mener sa propre étude d’impact sur l’environnement, sans notre participation », a-t-il ajouté.
    Le DME s’est refusé à tout commentaire.
    Experts et habitants des régions concernées accusent les autorités d’irrégularités dans l’octroi des licences, et de ne pas respecter leurs obligations en matière de protection de l’environnement.
    Selon M. Pretorius, qui est agriculteur, 80% de la zone escarpée du Mpumalanga fait l’objet de demandes de licences minières, ce qui pourrait ne plus laisser de place à l’agriculture ou au tourisme.
    Les réserves de charbon de cette région sont proches de terres agricoles et d’écosystèmes fragiles comme le District des Lacs, en outre grande attraction touristique pour ses plus de 300 lacs et étangs, grottes et marais qui abritent des espèces uniques de batraciens et d’oiseaux.
    Terence McCarthy, spécialiste des sciences de la Terre à l’Université du Witwatersrand à Johannesburg, déplore que les coûts sociaux et environnementaux de l’activité minière, secteur créateur d’emplois, ne soient pas pris en compte.
    « Il faut peser les bénéfices relatifs de l’activité minière ou utiliser la terre à d’autres fins », estime-t-il, ajoutant que de nombreux terrains restent stériles et l’eau du sous-sol polluée. « Nous devons confiner l’activité minière à des zones qui n’ont aucune spécificité environnementale », conseille-t-il.
    « Si l’activité minière est autorisée (dans le District des Lacs), cela sera la fin des étangs et des lacs. Ils ne seront plus que des réserves de déchets toxiques », avertit-il.
    Selon des habitants, l’expansion minière décourage les investissements dans l’agriculture et l’éco-tourisme.
    Pierre du Hain, agriculteur d’origine belge installé dans le Mpumalanga depuis cinq ans, est déçu et aurait investi ailleurs s’il avait su.
    « C’est mauvais pour l’économie et je n’encouragerais personne à venir exploiter une ferme en Afrique du Sud si ce genre de situation continue. »

  77. 76 Jean V..... 26 mai 2007 à 7:42

    INFORMATION :

    le journal d’RJFM du mercredi 25 avril 2007

    Bientôt à Commentry sur le site d’Adisseo, on élaborera du biocarburant à partir du bois. Hier le conseil régional d’auvergne a voté unanimement la deuxième phase d’étude de ce procédé révolutionnaire, en effet jusqu alors une seule usine utilisant cette technique existe en Europe. Ce projet consiste à produire à terme un agro carburant de synthèse liquide qui pourra remplacer le gasoil dans les moteurs diesel. Dans cette étude, 2 phases, la première créée de la chaleur et de l’électricité, la deuxième phase, du biocarburant. Coté calendrier, d’ici 2 a 3 ans le carburant devrait être sur le marché. Avec 150 000 tonnes de biomasse ont réaliserait de l’électricité et 15 000 tonnes de biocarburant par an.

    Commentaire :
    Pour mémoire, il y a aussi à Commentry une demande d’ouverture de mine de charbon par un groupe Anglais…
    Le conseil régional d’Auvergne comme celui de la région Centre s’intéressent au développement de la filière bois.
    Encore une information qui n’est pas parvenu à la rédaction du journal local et dont nos élus de la région Bourgogne n’ont sans doute pas eut connaissance…

  78. 77 Jean V..... 26 mai 2007 à 8:51

    INFORMATION, SUITE SOMMENTRY
    Dans le journal La Montagne du 24/05/2007, vous pouvez lire :
    « Auvergne. La région croit au biocarburant
    L’usine chimique Adisseo de Commentry pourrait voir se créer, en deux temps, d’ici 2015, une unité de biocarburant produisant de l’ordre de 15.000 tonnes par an ; elle serait située entre l’usine actuelle et sa station d’épuration. Dans un premier temps, en 2010, cette centrale de cogénération alimentée par de la biomasse (bois) produirait chaleur (pour Adisseo) et électricité (revendue à EDF). Ce n’est qu’à partir de 2015 que le biocarburant sortirait de cette unité de gazéification du bois. Une délégation régionale emmenée par le président de Région René Souchon vient de visiter le site allemand de Freiberg, dont le projet commentryen s’inspire. La région entend en profiter pour structurer sa filière bois. »

  79. 78 Escaravage 27 mai 2007 à 16:24

    La Vérité risque fort de déranger certains.
    L’imminence de la catastrophe climatique est confirmée par la publication d’une profusion d’études scientifiques: ces jours derniers un rapport nous annonce que l’Arctique fond deux fois plus vite que prévu, une étude publiée dans « Sciences » constate que l’Océan Austral est de moins en moins efficace dans sa captation du CO2, enfin entre 2000 et 2004, les rejets de C02 dans l’atmosphère ont augmenté de 3,1% par an. Le réchauffement de notre climat est évident pour tout un chacun et il est remarquable que dans les énoncés des bulletins météorologiques le mot exceptionnel apparaît de plus en plus souvent à tel point que l’exception devient la règle. Le désastre n’est plus pour demain, il est en cours au point qu’un scientifique tel que James Lovelock estime qu’il est déjà trop tard. : « même si nous n’avons pas encore atteint le point de basculement, dit-il, l’inertie phénoménale de la société industrielle va bientôt nous le faire dépasser ».
    Les financiers qui tirent leurs profits de cette société industrielle, après avoir épuisé les ressources pétrolières, dans une frénésie de gaspillage lucratif, voient avec horreur leur standing menacé, plus de jets privés, de résidences dans les émirats. Alors ils s’attaquent au charbon. Mais là ils rencontrent un obstacle : le changement climatique, contre l’évidence duquel ils ne trouvent plus de scientifiques acceptant de se ridiculiser ou de vendre leur honneur.
    Qu’à cela ne tienne, pour justifier leur entreprise, ils utilisent les mensonges : mensonges sur le rapport du BRGM, sur la qualité du charbon, sur les conclusions du rapport de la Sofrémine et surtout mensonge sur la faisabilité de la captation séquestration du CO2 qui, si son innocuité problématique est établie, ne sera industriellement applicable qu’aux horizons 2020 2030.
    C’est exactement la stratégie employée par Georges W. Bush au service des lobbys financiers des USA, après avoir tout tenté pour faire nier l’origine anthropique du réchauffement de la planète. Au lieu d’appliquer les réformes urgentes de la consommation énergétique qui s’imposent, il préconise la solution utopique de la séquestration avec le seul souci de perpétuer la source des profits de ceux qui l’ont placé à la tête de la première puissance mondiale. On le voit ici, au service des mêmes intérêts, mentir comme il l’a fait pour conduire son pays à la guerre.
    Dieu merci, l’Europe commence à prendre conscience de la supercherie. Renaud Crassous, délégué français à la conférence du GIEC à Bangkok déclare : « il faut être prudent sur l’usage possible de la séquestration géologique du carbone à cause des barrières importantes d’acceptabilité sociale et de faisabilité.
    Aux USA, l’opposition aux centrales thermiques au charbon se fait de plus en plus vive. Joseph E.Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001, professeur à l’université de Columbia écrit : « il est nécessaire que naisse une nouvelle « coalition of the willing » (nom donné par Bush à la coalition intervenue en Irak), peut-être menée par l’Europe et dirigée cette fois contre un danger réel ; cette coalition pourrait se mettre d’accord sur certains principes de base : renoncer à construire des centrales à charbon… ».
    Nous pouvons donc espérer que la vérité triomphera bientôt des mensonges de nos financiers pollueurs.

  80. 79 EUREKA 29 mai 2007 à 16:31

    EUREKA

     » pour ceux qui en doutait encore  »

    Mise à jour le mardi 29 mai 2007, 10 h 18 .

    Charbon (archives)

    Le groupe minier Canadian Dehua International propose d’embaucher 400 Chinois pour construire une mine de charbon dans le Nord de la Colombie-Britannique.

    L’entreprise, détenue en partie par des investisseurs chinois, fait valoir que la pénurie de travailleurs dans la province la force à se tourner vers des employés étrangers.

    Le président de l’Association minière de la Colombie-Britannique, Micheal McPhie, croit qu’il est nécessaire d’évaluer les effets de la venue d’un nombre aussi important de travailleurs étrangers avant d’approuver le projet.

    Canadian Dehua International projette d’exploiter d’ici 2009 une mine de charbon à 25 kilomètres au nord-ouest de Hudson Hope. Les installations permettraient de produire deux millions de tonnes de combustible par année pendant 40 ans.

  81. 80 Escaravage 30 mai 2007 à 10:25

    Hommage à l’habileté de Christian Paul qui a su éviter de parler de la mine dans sa profession de foi… !

  82. 81 Eliane 30 mai 2007 à 12:40

    Journal du centre du Mardi 29 Mai 2007
    article : désindustrialisation : des mutations innovantes dans la Nièvre

    Avis de deux candidats aux législatives à la question : « face à la désindustrialisation de la Nièvre, quelles mesures vous semblent-elles urgentes de prendre ?

  83. 82 Eliane 30 mai 2007 à 13:05

    Suite (interruption intempestive)
    Candidat 1 : Dans le domaine des énergies renouvelables, il y a des débouchés. Par exemple, les panneaux solaires installés un peu partout sont importés. Il y a une opportunité à saisir. Idem pour le bois-énergie. Les granulés sont fabriqués ailleurs, alors que dans la Nièvre nous avons d’immenses ressources. Dans le secteur du Bio, on manque cruellement d’unités de transformation. Il y a toute une petite industrie à créer, avec le soutien des pouvoirs publics. Par ailleurs, des entreprises viables ferment parce que les actionnaires venlent des taux de rentabilité excessifs. Nous soutenons les SCOP (coopératives), pour que les salariés puissent les reprendre avec l’aide de l’état.

  84. 83 Eliane 30 mai 2007 à 13:13

    2e interruption ….
    Candidat 2 : D’abord nous sommes aux côtés des salariés menacés dans leurs emplois. Nous revendiquons de nouveaux droits, dont un regard de gestion dans les entreprises. Ensuite, pour développer la Nièvre, nous nous battons pour l’exploitation du charbon propre à Lucenay-Cossaye, qui peut créer mille emplois. Il faut aussi penser à un site de recherches pour les ingénieurs, et à une filière au lycée de Decize. Des réserves d’emplois, il y en a aussi beaucoup en développant les services publics, notamment pour les personnes âgées. Il faut aussi penser au développement du rail dans notre département , source d’emplois multiples, avec notamment la voie ferrée Europe-Atlantique.

    A votre avis : qui roule pour qui ?

  85. 84 Eliane 30 mai 2007 à 22:42

    Jeudi 31 MAI à 19 h 30 réunion des VERTS (législatives) à COSSAYE
    (et non Lucenay comme indiqué par le Journal du Centre ) avec
    Wilfrid SEJEAU et Bernadette ORPHELIN, candidate 3e circonscription,
    à la Salle polyvalente (face à la mairie)

  86. 85 Escaravage 31 mai 2007 à 9:17

    Je lis dans la profession de foi de Brigitte Freytag, candidate UMP:
    « Non à la mine !
    Il faut s’opposer à la mine parce que les conséquences néfastes sont nombreuses, à la fois sur l’air, l’eau, le sol, la faune et la flore; désastreuse pour le paysage des communes concernées, et au final, sur la santé et la qualité des Nivernais ».
    Qui dit mieux ?
    Chez nous: personne!
    J’avais salué la nette prise de position contre le charbon de Guy Chambefort, PS, mais candidat dans l’Allier.
    Il faut remarquer qu’ici le projet ne recueille plus qu’un seul malheureux soutien explicite, alors que les autres se contorsionnent pour n’en pas parler. Il ressemble de plus en plus au mistigri dont certains voudraient bien se débarrasser, par d’évidents tours de passe-passe.

  87. 86 maheu 31 mai 2007 à 15:39

    tres facile de la part de la candidate ump de jouer la certe démagogique de l’environnement à des fins electoralistes.
    ne soyons pas dupes.
    ces gens là défendent un sytème centré sur la recherche de profit à tous prix y compris au détriment de notre santé même.Si la droite, même décomplexée était écolo cela se saurait…

    MME Freytag est contre le charbon? , nous en reparlerons…
    récupération politique que tout cela.

  88. 87 Escaravage 1 juin 2007 à 15:52

    Très heureux d’apprendre que, dans notre circonscription, les opposants au charbon sont désormais à tel point nombreux qu’il devient démagogique d’abonder dans leur sens. Ce n’était pas jusqu’ici l’impression que nous donnait la presse locale. Merci quand même pour la bonne nouvelle.
    De grâce, ne politisons pas le débat !

  89. 88 Escaravage 1 juin 2007 à 17:03

    P.S.: Remarquons que la citation que j’ai faite de la prise de position de Guy Chambefort contre le charbon n’a suscité aucune réaction…

  90. 89 EUREKA 1 juin 2007 à 20:48

    Pour ceux qui ont raté l’émission sur France 3 « la voix libre » de samedi dernier (26 mai) où 4 des candidats à la 3ème circonscription s’affrontaient, vous pouvez retrouver les 20 mn de débat à l’adresse suivante :

    http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e21b_voixlibre

    Ils parlent bien sûr du charbon …

  91. 90 Bernard (allier) 3 juin 2007 à 17:57

    Un livre à lire (aux éditions du cerf)
    Le Changement climatique : Aubaine ou désastre ?
    Avec les contibutions de François Bayrou, Sylvie Faucheux, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Yves Le Déaut, Hervé Le Treut, Gilles Pennequin, Michel Rocard, Hubert Védrine, Loup Verlet, Dominique Voynet
    Paru en : Février 2007
    Résumé, source éditeur
    « Il ne fait plus de doute que le changement climatique est très largement dû aux activités des pays industrialisés. Si les émissions de gaz carbonique et d’autres gaz à effet de serre ne sont pas fortement réduites dans les décennies à venir, il en résultera des dégâts immenses et irréversibles.

    Ce livre pluridisciplinaire rassemble des points de vue scientifiques et politiques de sensibilités diverses, tous convaincus que la lutte contre le réchauffement de la planète est l’urgence de l’urgence et peut offrir l’occasion d’une conversion salutaire de notre système économique.

    Dans la situation historique, à nulle autre pareille, que nous vivons, c’est l’avenir de l’humanité en tant que telle qui se joue. Il est indispensable d’ouvrir les yeux sur le désastre et de saisir l’aubaine qui se présente à nous. »

    En parlant de « politiques de sensibilités diverses », petit commentaire emprunter sur le site de l’adsn
    « Samedi 2 Juin : La Montagne – Position des candidats aux législatives de la 1ère circonscription de l’Allier (Moulins)
    Les principaux candidats de cette circonscription sont opposés à l’ouverture de la mine de charbon et plus encore à l’exploitation d’une centrale thermique sur le site. Citons entre autres : Pierre André Périssol (UMP), Guy Chambefort (DVG), Delphine Mayrargue (PS), Danielle Demure (MODEM), Gérard Matichard (LES VERTS), Hugues Auvray (DVD) »

    « Nos élus du département feraient bien d’en prendre de la graine … Ils doivent se sentir bien seuls à soutenir des projets aussi insensés. A l’évidence, le bon sens n’est pas nivernais … »
    En attendant, les Nivernais ont droit de la part de leurs élus à la langue …de bois…
    Le candidat « sortant » CHRISTIAN PAUL est muet sur la question dans sa profession de foi adressée aux électeurs !

    Q’en est-il du rapport SOFREMINES établit en 2003 à la demande du conseil régional dont M. Paul est vice-président et qui donne un avis défavorable au projet ?
    Sera t-il rendu public ?
    Sur le blog de Christian Paul « Ruralité et développement durable »
    Site : http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17
    Vous pouvez lire ce qu’il écrit :
    « Je dois reconnaître qu’avant l’été 2006, je n’avais pas anticipé l’importance que pourrait avoir ce gisement charbonnier.. ! Quand j’ai rencontré pour la première fois la Sofremines en juin 2006 à sa demande pour des projets économiques régionaux extérieurs au charbon, ce sujet n’a quasiment pas été évoqué ! C’est tout dire. Cherchant à me documenter le plus complètement, j’ai pris connaissance de ce rapport en septembre dernier. Sofremines a par ailleurs fait des offres de services d’ingiénérie, c’est son droit, aux deux porteurs de projets actuellement connus.
    nb : sur ce dossier complexe, et quelque soit l’approche de chacun, il serait bon de ne pas manier le soupçon, mais de partager informations et arguments. Je ne me départirai pas de cette méthode. »

    La publication de ce fameux rapport SOFREMINES serait un bon moyen de
    « partager informations… »

    Sachez aussi qu’il écrit sur son site « un blog pour agir »
    « … Nous expérimentons ensemble à chaque étape les outils numériques d’une démocratie qui doit conduire les élus à rendre compte en temps réel, et les citoyens à pouvoir contribuer et évaluer tout au long du mandat : C’est exigeant, mais c’est possible ! Ce blog de campagne permet de s´engager sur cette voie, et de préparer ainsi la future législature…et un véritable blog de mandat ! »

    Les Nivernais seront ravis d’apprendre que l’information qui mettait trois ans à leur parvenir sera désormais disponible « en temps réel »……

  92. 91 Jean V..... 3 juin 2007 à 21:37

    INFORMATION:
    Source France Matin

    Environnement
    Jeudi 31 mai 2007
    Le pacte écologique signé par 800 candidats aux législatives
    Après avoir interpellé les candidats à la présidentielle sur les enjeux écologiques, Nicolas Hulot a soumis son « pacte écologique » aux candidats aux législatives.

    « Pour l’instant, on a déjà 800 candidats qui ont signé le pacte écologique législatif », a annoncé l’animateur de télévision, interrogé sur France-Inter.

    « Si l’exécutif a une volonté d’engager la mutation écologique, il faudra que nos députés soient dans le même état d’esprit, sinon la moisson sera faible », a expliqué Nicolas Hulot. Il a précisé demander notamment la création d’une « septième commission » permanente consacrée au développement durable, ce qui nécessiterait une réforme constitutionnelle.

    « Ce qui est important, c’est d’engager en permanence un dialogue, une réflexion sur des sujets complexes », a estimé le militant écologiste.

  93. 92 Véricharb 6 juin 2007 à 12:14

    Serge LEPELTIER, ancien ministre de l’écologie et du développement durable est de passage chez nous jeudi.

    Il tient une réunion à Decize à 21h avec Brigitte Freytag
    Sur son blog :
    http://www.valeur-ecologie.fr/blog/index.php?ID=97

    vous pouvez lire
    « La France se lance dans la séquestration du carbone :
    Bonne nouvelle ou nouveau risque ?

    Enterrer le CO2, principal gaz à effet de serre, permet d’éviter qu’il ne se répande dans l’atmosphère en contribuant au réchauffement de la planète.

    Avec la dernière réunion de la Commission Européenne des 8 et 9 mars dernier et la confirmation de l’objectif de réduire de 20% en 13 ans les émissions de gaz carbonique, l’avenir de la capture et de la séquestration s’annonce plutôt ouvert.

    Or, si les projets sont légions au niveau international, le nombre de sites où l’on injecte du gaz carbonique à l’échelle industrielle se compte, pour le moment, sur les doigts d’une main.

    En France, les besoins sont plus modestes. Malgré tout, si nous voulons respecter l’objectif de division par quatre de nos émissions à l’échéance de 2050, il nous faut pouvoir stocker 32 millions de tonnes de carbone par an.

    La séquestration de CO2 dans les couches géologiques sous-marines est déjà autorisée depuis le 10 février 2007.

    Mais une question se pose : les moyens techniques et financiers sont-ils à la hauteur ?

    Le projet de Lacq ne permettra d’injecter que 100.000 m3 de gaz carbonique par jour pendant deux ans. Le tout pour un budget total de 60 millions d’euros. Ce qui fait très cher la tonne de dioxyde de carbone séquestrée.

    Les autres sites candidats devront être, quant à eux, d’une étanchéité à toute épreuve, et le CO2 injecté ne devra pas polluer le sous-sol, notamment en contaminant les nappes d’eau potable. Il faudra donc s’assurer de l’absence de failles ouvertes dans la structure de stockage.

    Finalement, la capacité de rétention du carbone reste encore à peu près inconnue.

    Donc si la séquestration de CO2 est une bonne idée sur le fond, on ignore les risques à long terme et les coûts engendrés. »
    20.03.2007

    Commentaire :
    Enterrer le CO2 , n’est ce pas créer un « nouveau risque à long terme.. »
    que l’on va laisser aux générations futures ?

  94. 93 Jean V..... 6 juin 2007 à 13:08

    INFORMATION:
    Source Enviro2b
    Just another WordPress weblog

    EOLIEN – Greffes d’éoliennes sur les pylônes electriques
    juin 6th, 2007
    Le bureau d’études Elioth et le cabinet d’architectes Encore Heureux ont peut-être trouvé la solution à l’insertion paysagère des parcs éoliens.
    Ils viennent en effet de développer un concept d’intégration des éoliennes dans les pylônes électriques. Ces pylônes deviendraient alors eux-mêmes producteurs d’une énergie renouvelable directement raccordée au réseau.
    Ainsi, selon une étude réalisée par Elioth, « l’équipement d’un tiers des pylones sur le territoire permettrait de générer environ 15TWh par an ».
    Ce concept est présenté jusqu’au 9 septembre dans le cadre de l’exposition « So Watt! Du design dans l’énergie », qui se tient à Paris, espace EDF Electra.
    > Pour en savoir + : Espace EDF Electra – 6 rue Récamier Paris 7ème.

  95. 94 Jean V..... 6 juin 2007 à 13:33

    INFORMATION :
    Source Enviro2b
    Just another WordPress weblog

    Gordon Brown promet des « éco-villes »
    mai 15th, 2007
    Gordon Brown, l’actuel ministre britannique des Finances et probable successeur de Tony Blair au poste de 1er ministre, a pris son premier engagement de campagne. Il souhaite construire plusieurs « éco-villes » dans le pays.
    « Nous devons construire 200 000 nouveaux logements par an aussi vite que possible et les éco-villes vont y contribuer » confie-t-il à la BBC. Ces nouveaux logements seront principalement destinés aux primo-accédants puisque très abordables par rapport à ce qui se pratique dans le pays. Ce projet démontre également la volonté d’engagement de Gordon Brown en matière de protection de l’environnement.
    Ainsi, ces logements ont vocation à être neutres en émission de gaz à effet de serre, et « bénéficieront de toute une gamme de mesures écologiques, y compris de meilleurs transports publics, de pistes cyclables ». L’électricité distribuée devrait être produite localement par des énergies renouvelables.
    100 000 nouveaux logements
    Ces « éco-villes » devraient être construites sur des terrains inoccupés ou en réhabilitation. Une ancienne caserne militaire de Cambridgeshire, dans l’est de l’Angleterre pourrait servir de site pilote. Au total ce sont 100 000 nouveaux logements qui pourraient voir le jour dans tout le pays.

    Commentaire :
    A chacun son site pilote…….

  96. 95 Jean V..... 7 juin 2007 à 8:03

    LE CHARBON ET LES LEGISLATIVES

    Deux candidates, Mmes FREYTAG (UMP) et ORPHELIN (verts) se sont prononcées clairement contre la mine de CHARBON dans leur profession de foi. Mme GARNIER-LORETTE (UDF) a déclaré son hostilité au Journal du Centre.
    Mr PAUL a oublié la mine et la centrale !…
    Mr SERGE LEPELTIER, ancien ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, Président de « Valeurs Ecologiques », sera avec Brigitte FREYTAG le JEUDI 7 JUIN.
    - Salle des Fêtes de COSSAYE : 18h30 – 19h30
    - Salle des Fêtes de DECIZE : 21h

    « PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT et LE DEVELOPPEMENT
    DURABLE CONTRE LA MINE DE CHARBON DE COSSAYE – LUCENAY »

    Venez nombreux à cette réunion publique.

  97. 96 Escaravage 8 juin 2007 à 14:13

    8 juin.
    Dieu merci nous ne sommes pas seuls !
    Des déclarations de Serge Lepelletier, hier à Cossaye, je retiens les quatre points suivants :
    1)Le bouleversement climatique s’accélère de façon évidente et catastrophique. Dans les conditions actuelles l’utilisation du charbon, principal facteur de l’effet de serre est intolérable.
    2)L’environnement bocager exceptionnel de nos villages doit être préservé à tous prix.
    3)Le charbon propre est un mythe et l’affirmation que la séquestration du CO2 est actuellement réalisable est un mensonge caractérisé.
    4)Nous devons continuer à lutter.

  98. 97 Escaravage 10 juin 2007 à 15:09

    Univers nature. (05 06 2007).
    La Grande-Bretagne en quête d’énergie :
    Début 2006, la Grande-Bretagne est passée du stade de pays exportateur de pétrole à importateur. Les gisements de pétrole et de gaz, exploités principalement en mer du Nord, sont en effet en train de s’épuiser et avant la fin de la décennie le pays pourrait devenir très tributaire de ses approvisionnements extérieurs. Pour pallier à cette situation nouvelle, avant de quitter le poste de Premier ministre, Tony Blair a présenté un Livre blanc énergie qui vise à sécuriser les approvisionnements du pays et à lutter contre le réchauffement climatique. Pour cela 2 stratégies sont envisagées : les économies d’énergie et le remplacement du plus vieux parc de centrales nucléaires d’Europe.

    Constitué de 19 centrales, le renouvellement du parc anglais n’est pas encore chose sûre, bien que des centrales aient déjà été arrêtées. Sous la pression des opposants, le débat public devrait se prolonger avec une décision attendue vers la fin 2007. Aussi, entre les études et les travaux, la première centrale pourrait mettre une dizaine d’années avant d’être opérationnelle. Une date qui semble tardive alors que de nombreux réacteurs existants auront été arrêtés.
    De plus, perdre les mauvaises habitudes n’est pas chose facile, et le programme d’économie d’énergie est loin d’être gagné lorsque l’on sait que les Britanniques sont de gros gaspilleurs d’énergie (1). Si les Britanniques ne changeaient pas leurs habitudes, d’ici 2010 la Grande-Bretagne pourrait avoir dépensé 16 milliards d’euros et émis 43 millions de tonnes de CO2 pour rien. Une addition dont se passerait bien volontiers le gouvernement, lequel s’est engagé à réduire de 60 % ses émissions de CO2 d’ici à 2050 (par rapport à leur niveau de 1990).
    Face à cette situation, les constructeurs de centrales de production d’électricité se pressent pour proposer leurs produits, notamment AREVA pour ses centrales nucléaires (EPR…) et Alstom pour des solutions thermiques (gaz et/ou fioul).
    C’est ainsi que ce dernier vient d’annoncer la signature d’un contrat pour la construction et l’entretien (pour une période de 12 ans) d’une centrale thermique à gaz de 1 275 MW, qui sera implantée dans l’île de Grain (Kent) au Royaume-Uni. Cette centrale sera la plus importante du pays à fonctionner sur le principe du ‘cycle combiné en cogénération’ (2), la chaleur résultant de la production d’électricité étant récupérée par une usine de liquéfaction de gaz naturel, voisine, qui l’utilisera pour ses propres besoins.

    Commentaire : remarquons que l’utilisation du charbon n’est même pas envisagée et, par conséquent, qu’il n’est pas question de la séquestration du CO2. Nous voyons là un exemple du pragmatisme britannique. Souhaitons que nos nouveaux dirigeants en fassent leur modèle.

  99. 98 EUREKA 11 juin 2007 à 12:51

    La Chine suspendrait la production de charbon liquéfié (10/6/2007)

    BEIJING, 10 juin (XINHUA) — La Chine, riche en charbon mais pauvre en pétrole et en gaz, pourrait mettre un terme aux projets destinés à produire du pétrole à partir du charbon liquéfié, selon un officiel chinois.

    Cette considération est venue après l’évaluation des ressources énergiques limitées du pays et de son environnement écologique, a dit un directeur adjoint du département industriel de la Commission d’Etat pour le développement et la réforme (CEDR) lors d’un séminaire sur le développement de l’éthanol combustible en Chine, organisé samedi à Beijing par l’Académie d’Ingénierie de Chine et sponsorisé par Novozymes, géant danois des enzymes et micro-organismes.

    « Les projets de charbon liquéfié consomment beaucoup d’énergie, même si la réussite de l’industrialisation du charbon liquéfié aiderait à réduire la dépendance du pays au pétrole », a dit l’officiel qui a demandé à garder l’anonymat.

    Le gouvernement chinois avait auparavant promis d’investir plus dans le développement des ressources énergiques alternatives, y compris dans les combustibles biomasses et le charbon liquéfié, pour les substituer au pétrole pendant la période du 11e plan quinquenal (2006-2010).

    La Chine, deuxième plus grand consommateur d’énergie au monde, a importé 162,87 millions de tonnes de pétrole en 2006 pour porter la dépendance du pays à l’importation de pétrole à 47 %, soit 4,1 % de plus par rapport à l’année précédente, selon des statistiques officielles.

    Le pays doit faire face à une demande énorme en capitaux et à une consommation accrue d’eau et de charbon pour produire le charbon liquéfié, a dit l’officiel en ajoutant que le charbon était une ressource énergétique non renouvelable comme le pétrole.

    La Chine a dit mardi qu’elle avait réussi à extraire de la glace combustible, une sorte d’hydrate de gaz naturel, et était devenu le quatrième pays à maîtriser cette technologie après les Etats-Unis, le Japon et l’Inde.

    Le gouvernement chinois a dit récemment qu’il avait fait du développement des ressources renouvelables une stratégie nationale d’importance et qu’il continuerait à promouvoir le développement des énergies hydraulique, solaire et éolienne, du combustible biomasse et du méthane.

    Source : http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-06/10/content_440162.htm

  100. 99 Jean V..... 11 juin 2007 à 14:31

    Citation laissée par un anonyme sur le blog de Christian PAUL:

    « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe… » Jean Jaurès

    A propos du rapport SOFREMINES, nous avons subit « la loi du mensonge »
    et nous cherchons toujours « la vérité »

    la saurons nous un jour?

  101. 100 Escaravage 12 juin 2007 à 10:01

    Le triomphe du double langage.
    L’exemple local en est la prestation de Christian Paul dans son blog au sujet de notre mine. Dans notre département, il est étrange de voir la gauche et maintenant, objectivement, les Verts, soutenir de sordides intérêts financiers, éminemment pollueurs, tout en proclamant haut et fort leurs convictions écologiques.
    Mais ce double langage n’est-il pas pratiqué universellement lorsque dans tous les pays dits développés, et ceux qui rêvent de le devenir, toutes les décisions visent à entretenir et à accélérer le mode de croissance à l’origine de la catastrophe, en contradiction flagrante avec de beaux discours témoignant de la prise de conscience de l’urgence de la lutte contre le changement climatique. Même l’hôte de la Maison Blanche s’y met (l’aspect de son visage sur les images du G8 et le verre de bière posé devant lui ne me laisse que peu de doute sur la probabilité d’une récidive de son imprégnation). Il ne lui coûte guère de reconnaître du bout des lèvres la réalité du phénomène, du moment qu’il n’envisage dans son pays aucune autre réduction des émissions de CO2 que celles résultant d’hypothétiques progrès technologiques.
    Et cependant que sur la scène nos comédiens internationaux entonnent leurs numéros de bravoure, en marchant sur place comme il se doit, la météo s’affole, les inondations se multiplient, les glaces polaires disparaissent trois fois plus vite qu’on ne le prévoyait. Quelles canicules, quelles tempêtes faudra-t-il pour qu’enfin soient prises les seules décisions d’économies énergétiques susceptibles de nous sauver.

  102. 101 Jean V..... 13 juin 2007 à 21:33

  103. 102 Jean V..... 15 juin 2007 à 19:05

    INFORMATION :
    Source « le jounal de l’environnement»
    Eolien: la France progresse doucement
    15/06/2007 11:04
    Alors que l’Association européenne de l’énergie éolienne (EWEA) organise le 15 juin la première campagne européenne de promotion de l’éolien, le parc français a enfin dépassé au 1er juin 2007 le cap des 2.000 mégawatts installés.
    Evaluerpar Bérangère Lepetit

    «Encourageant, mais pas suffisant»: c’est le verdict du Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui annonce, dans un communiqué daté du 11 juin, l’évolution tant attendue de l’éolien français. 500 mégawatts (MW) installés en moins de 6 mois et, au 1er juin, le cap des 2.000 MW enfin dépassé. Un démarrage de la filière? Un boom de l’éolien français? Responsable de l’éolien au SER, Marion Lettry relativise. «Cette évolution rapide s’explique simplement par l’aboutissement début 2007 de nombreux projets entamés en 2001-2002. En France, tout prend beaucoup de temps. Le potentiel de développement existe mais l’administration n’est pas adaptée». Le délai nécessaire à la finalisation d’un projet de parc éolien s’élève en moyenne à 4 ans.

    Comparée à ses voisins allemands ou espagnols, la France n’a en effet aucune raison de se vanter. Selon le rapport 2006 de Greenpeace sur les perspectives mondiales de l’énergie éolienne, les pays dont la capacité installée totale est la plus élevée sont l’Allemagne (18.428 MW), l’Espagne (10.027 MW), les Etats-Unis (9.149 MW), l’Inde (4.430MW) et le Danemark (3.122 MW). Au Danemark, l’éolien assure plus de 20% de la production électrique du pays, et en Espagne, la part de l’éolien a atteint 8% et devrait parvenir à 15% d’ici la fin de la décennie. Selon Greenpeace, le marché mondial de l’énergie éolienne progresse plus rapidement que celui de toute autre source d’énergie renouvelable. Le total mondial a été multiplié par 12 en 10 ans pour atteindre plus de 59.000 MW.

    En France, ce n’est pourtant pas le potentiel qui fait défaut. La branche éolienne du SER, qui rappelle que «les professionnels sont en ordre de marche», a recensé dans une étude récente un cumul de projets à différents stades de développement de plus de 25.000 MW. L’objectif fixé par la programmation pluriannuelle des investissements (PPI), de 18.000 MW en 2015, a d’ailleurs été jugé «réaliste» par le SER.

    Autre domaine où le potentiel demeure non exploité: l’éolien offshore. Certes, l’Hexagone dispose d’atouts moins intéressants que ses voisins du Nord, venteux et aux littoraux peu profonds. Mais les projets ne manquent pas. Ils tardent simplement à aboutir. C’est le cas par exemple du projet d’installation du parc éolien maritime «des Deux-Côtes», au large de la Seine-Maritime, défendu par la Compagnie du vent et retardé suite à un refus de la préfecture.

    «Le cap des 2.000 MW franchi est un signal fort, poursuit Marion Lettry. Aujourd’hui, il faut encourager la création des zones de développement de l’éolien (ZDE) (1) pour éviter que la dynamique engagée ne soit enrayée». En attendant, la journée européenne de l’éolien sera célébrée sur l’ensemble du continent. Berlin, Bruxelles, Copenhague, Madrid, ou encore Budapest organisent des événements. En France, une régate de voile sera organisée dans le sud de la France.

    (1) Les éoliennes situées en métropole devront être implantées dans une zone de développement de l’éolien (ZDE), zones proposées par les communes et définies par le préfet après avis des communes limitrophes et de la commission départementale des sites. Les communes préciseront dans leur proposition le périmètre de la zone et définiront la puissance minimale et maximale des installations éoliennes situées dans cette zone. Seules les éoliennes implantées dans le périmètre d’une zone de développement de l’éolien bénéficieront de l’obligation imposée à EDF d’acheter l’électricité ainsi produite.

  104. 103 Jean V..... 15 juin 2007 à 19:47

    INFORMATION:
    Source :Le Moniteur-expert

    Alain Juppé s’intéresse aux possibilités de développement de l’éolien
    Le ministre de l’Ecologie Alain Juppé a indiqué qu’il s’était entretenu lundi à Bordeaux avec les dirigeants du groupe canadien AAER des « possibilités de développement en France » du marché des éoliennes.

    M. Juppé, qui est également maire de Bordeaux, « a reçu les dirigeants du groupe canadien AAER spécialisé dans le montage de nacelles et la fabrication d’éoliennes », a indiqué un communiqué de la mairie.
    « Ce groupe qui vient d’ouvrir un bureau à Mérignac (ndlr: dans la banlieue de Bordeaux), souhaite étendre ses activités en Europe et en France », a-t-il précisé ajoutant que l’entretien « a porté sur le marché des éoliennes à haute capacité en Amérique du nord et sur les possibilités de développement en France ».
    « J’y crois beaucoup. La France est très en retard dans ce domaine », par rapport à l’Espagne notamment, dont « 9% de l’énergie électrique sont fournis par l’énergie éolienne », a indiqué par ailleurs M. Juppé lors d’une conférence de presse précédent le conseil municipal.
    « Nous allons essayer de faire de Bordeaux (…) une ville aussi exemplaire que possible » en matière de développement durable, a-t-il ajouté, soulignant que Bordeaux a « lancé une étude de faisabilité » en vue d’implanter un petit parc d’éoliennes en périphérie de la ville.

    (04/06/2007)

  105. 104 Escaravage 18 juin 2007 à 16:35

    La défense de l’Emploi grâce à l’ouverture de la mine parait avoir été un argument électoral efficace. Mais il ne suffit pas de se payer de mots. Les emplois proposés trouveront-ils preneurs chez nous. Il est sérieusement permis d’en douter, lorsque, comme je le fais depuis quelques mois, vous posez à ceux que vous rencontrez la question : « seriez-vous disposés à travailler à la mine qu’elle soit souterraine ou à ciel ouvert ? » La réponse est invariablement non. Certains avancent cependant que la technologie a évolué et que les conditions de travail doivent s’être quelque peu améliorées depuis la période héroïque. Certes, mais il faut tenir compte en contrepartie que les conditions financières d’exploitation ne seront plus celles dont bénéficiaient les défunts Charbonnages de France, auxquels un déficit institutionnel permanent permettait d’assurer à leurs mineurs des avantages sociaux substantiels. Bien loin de là, la motivation des beaux messieurs que nous avons vus nous vanter les charmes de leurs projets respectifs est uniquement celle du profit, le leur, et celui de leurs investisseurs boursiers, en particulier ceux des fameux fonds de pension dont le principal souci est loin d’être le bien-être des mineurs. Il a même été question de capitaux chinois…Et cependant la partie est loin d’être gagnée. Nous avons affaire à des adversaires passés maîtres dans l’art du lobbying et du mensonge. Tout leur est bon. Voyant que leur technologie de captation-séquestration du CO2 parait faire long feu, ils utilisent actuellement tous les négationnistes du changement climatique qu’ils peuvent encore recruter. Un exemple flagrant : à la sortie du G8 G.W.Busch a rendu visite au premier ministre tchèque. Le lendemain celui-ci niait énergiquement contre toute évidence le réchauffement. Heureusement pour notre cause et malheureusement pour la planète, chaque jour nous apprend qu’une nouvelle catastrophe climatique vient de se produire, si bien que l’on peut espérer que les entreprises criminelles de tous ceux qui ont pour devise « après nous le déluge » ne seront bientôt plus tolérables, et que s’ouvrirons les yeux de ceux qu’ils réussissent encore à abuser.

  106. 105 Eliane 20 juin 2007 à 8:08

    Journal du Centre. 19 Juin
    « Comme avant, mais différemment » : Christian Paul, qui avait rayé de son vocabulaire le mot « MINE », déclare : Il sera nécessaire de comprendre une idée venue d’ailleurs si elle est bonne, et de taper dur si elle présente un danger ….nous comptons rencontrer les membres du gouvernement sur des dossiers qui concernent la Nièvre et me préoccupent particulièrement, comme les hôpitaux ruraux …. et la Revitalisation INDUSTRIELLE … »
    Devinez ce que cache cette petite expression (mine ? charbon ? ou bien éolienne ? ou solaire ?)

  107. 106 Escaravage 23 juin 2007 à 9:45

    Les charbonnages de France disparaissent en laissant derrière eux un trou de 4.500.000.000 d’Euros, quatre milliards cinq cents millions d’Euros ! 29.279.000.000 de Francs. La SEREN ou VALORCA auront-elles la même gestion, seule capable d’assurer un minimum de sécurité dans leurs entreprises ?? Il est permis d’en douter…

  108. 107 Jean V..... 24 juin 2007 à 11:15

    INFORMATION :

    Intersolar 2007: l’Allemagne domine le marché mondial de l’énergie photovoltaique

    Voir le site :

    http://www.newswire.ca/en/releases/archive/June2007/20/c7358.html

  109. 108 Escaravage 25 juin 2007 à 11:48

    Le conseil d’administration d’EDF, réuni le 14 juin, a décidé d’investir 900 millions d’euros dans de nouveaux moyens de production thermique à flamme. Trois turbines à gaz de 555 MW seront construites sur les sites de Vaires sur Marnes et de Montereau, une centrale au gaz de dernière génération de 440 MW sera construite sur le site de Blénod lès Pont à Mousson. La centrale thermique au fuel de Martigues sera transformée en deux cycles combinés gaz d’une puissance totale de 930 MW. Quant au charbon on se contente de moderniser des centrales existantes.Il n’est donc pas besoin en France de nouvelles centrales à charbon.

  110. 109 Escaravage 25 juin 2007 à 17:01

    Les grands groupes cigarettiers, pour compenser les pertes liées à la baisse de consommation des cigarettes aux USA et en Europe, s’attaquent aux pays pauvres d’Afrique et d’Asie, chez lesquels les préoccupations de santé publique sont inexistantes et la publicité sur le tabac non contrôlée.
    Les commandes de jets privés ont explosé au semestre dernier.
    Des orages d’une rare violence ont fait 228 morts à Karachi. Pratiquement chaque jour des catastrophes météorologiques semblables témoignent du changement climatique qui ne fait que commencer.
    Ces trois scoops semblent ne rien avoir de commun entre eux, ni avec l’ouverture de la mine de charbon de Lucenay-Cossaye.
    Et pourtant tous trois témoignent de la rapacité et de l’immoralité de certains milieux d’affaires qui ne tiennent aucun compte des conséquences de leurs entreprises.
    Ceux qui, pour subvenir à leur passion du luxe, cherchent à tous prix à brûler le charbon en rejetant dans l’atmosphère du CO2 , bouleversent le fragile équilibre climatique et menacent la survie même du genre humain. Au même titre que les marchands de tabac ce sont des meurtriers en puissance.

  111. 110 Jean V..... 26 juin 2007 à 13:05

    INFORMATION:
    Record d’investissements dans les énergies renouvelables
    Publié dans Les Echos Date : 21/06/2007
    Les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables sont passés de 80milliards de dollars en 2005 à 100milliards en 2006, un chiffre record dû à l’envolée des prix du pétrole, aux inquiétudes face au changement climatique et à un soutien accru des gouvernements, selon un rapport de l’ONU… …

  112. 111 Jean V..... 28 juin 2007 à 9:07

    Le Collectif  » STOP CHARBON  » vous informe :
    A l’occasion de la première étape du voyage au cœur de la Loire et en soutien à la population, nous vous convions à rencontrer les membres du Collectif STOP CHARBON, qui regroupe les associations opposées au projet minier du sud-Nivernais.
    Jeudi 28 juin
    Accueil à partir de 17h00.
    Visite guidée du site de la mine à 17h30 Rencontre avec la presse 19h00 Buffet
    Composition du Collectif STOP CHARBON :
    ADSN (Association de défense du sud nivernais) — SNE (Sud Nièvre environnement) — Fédération Allier Nature — Loire Vivante NAC — APPBSB (Association du Patrimoine Paysager et Bâti de la Sologne Bourbonnaise) — Les Trois Prés — Autun Morvan Ecologie — Le WWF France — Le CNAD (Collectif pour une agriculture durable) — Les Verts 58 — Les Verts 03 — Le VARNE Association pour la protection du confluent de la Loire et de l’Allier — SOBA Nature Nièvre — Puisaye Environnement — Le MERLE — Allier Sauvage

  113. 112 EUREKA 30 juin 2007 à 11:15

    Encore une pierre dans le jardin de nos élus qui n’ont pas la clairvoyance de certains !!!

    Le conseil muncipal de Gonfreville l’Orcher s’oppose aux centrales à charbon
    Le conseil municipal de Gonfreville l’Orcher dont le maire est le député PCF, Jean-Paul Lecoq, s’est prononcé à l’unanimité contre les projets d’installation de deux centrales à charbon sur la zone industrielle du Havre présentés par les sociétés Poweo et Snet. « Notre agglomération, par la densité de ses industries ne peut plus absorber de nouvelles usines polluantes. Le charbon est un matériau qui dégage dans l’atmosphère une forte concentration de CO2 et la recherche actuelle ne permet pas de lutter contre cette réalité », considèrent les élus…

  114. 113 Jean V..... 30 juin 2007 à 20:52

    Pour faire suite au commentaire d’EUREKA
    Vous pouvez signer la pétition contre les deux centrales a charbon du Havre sur le site:
    http://eplh.free.fr/

  115. 114 Escaravage 1 juil 2007 à 16:39

    S’il est une idéologie qui persiste, triomphante malgré les catastrophes qu’elle entraîne depuis plus d’un siècle, c’est la foi dans les techno sciences. Elle implique la confiance dans le progrès matériel indéfini et la certitude de pouvoir résoudre tous les problèmes en utilisant des moyens simples. Ses serviteurs ne sont plus des « savants », mais des techniciens hautement spécialisés, ce qui implique une carence culturelle manifeste. Ils sont utilisés par des financiers dont le but est de réaliser le maximum de profit. Ceux-ci, constatant que le changement climatique est désormais flagrant, sont en passe de le considérer comme une aubaine. Ce qu’ils redoutent le plus c’est que soient appliqués les seuls remèdes, économisant l’énergie sous toute ses formes, susceptibles d’atténuer le désastre, mais remettant radicalement en cause leur standing. C’est pourquoi ils s’empressent de proposer des solutions technologiques, allant de la captation séquestration du CO2 , à la manipulation climatique à l’échelle planétaire ou à la modification de la chimie des océans.
    Il est consternant que les responsables politiques et économiques du XXIème siècle, confrontés à un cataclysme menaçant la survie de notre espèce, ne sachent tenir aucun compte de certains acquits scientifiques élémentaires qui devraient rendre évidents les périls auxquels nous exposent les applications irresponsables de techniques approchant de la sience-fiction.
    Il s’agit de deux notions très simples.
    L’une mise en évidence par la cybernétique est celle de rétroaction positive. Un exemple en est : le réchauffement climatique, provoqué par nos émissions de CO2 fait fondre le sol gelé du Grand Nord – les végétaux qui y étaient inclus pourrissent et émettent du méthane – le méthane, gaz à effet de serre, accentue le réchauffement.
    L’autre, relevant de la théorie du chaos, est l’effet papillon: une perturbation minime d’un ensemble complexe est susceptible d’y provoquer des effets non seulement imprévisibles mais potentiellement cataclysmiques.
    De ces deux faits découle l’impératif de l’application du principe de précaution, auquel s’opposent avec véhémence les serviteurs des lobbys financiers et industriels, dans leur frénésie de poursuivre leurs entreprises prométhéennes.

  116. 115 Escaravage 2 juil 2007 à 15:41

    Lundi 2 juillet 2007

    Environnnement: Bruxelles demande aux pays européens de s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique.

    La Commission européenne invite les pays européens à prendre dès maintenant les mesures qu’impose le réchauffement climatique afin d’en limiter les effets néfastes sur leurs populations, leur économie et l’environnement du Vieux continent.

    Citant les récentes inondations destructrices au Royaume-Uni et la vague de chaleur qui sévit actuellement en Grèce, le commissaire en charge de l’Environnement, Stavros Dimas, a pressé jeudi les Vingt-sept d’anticiper les catastrophes futures. « Si nous ne planifions pas à l’avance une réponse stratégique, il se peut que nous soyons contraints de prendre des mesures d’adaptation soudaines, non préparées, pour répondre à la multiplication des crises et des catastrophes, ce qui sera bien plus coûteux », a-t-il averti.

    Au cours du XXème siècle, la température moyenne en Europe a déjà augmenté de 1°C par rapport à la période pré-industrielle, soit plus que la hausse moyenne de +0,76°C enregistrée à la surface du globe sur la même période. Si les tendances actuelles se confirment, la température mondiale devrait encore augmenter de 1,8°C à 4°C d’ici la fin de ce siècle.

    Cette augmentation devrait entraîner une multiplication d’épisodes caniculaires, d’inondations, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer dans les zones littorales, des perturbations dans les productions agricoles, ce qui ne sera pas sans conséquence sur différents secteurs, notamment l’agriculture, la sylviculture, la pêche, le tourisme et la santé. Mais, insiste le commissaire, « les efforts d’adaptation ne doivent pas se substituer aux efforts de réduction. La bataille contre le réchauffement doit être menée sur ces deux fronts en même temps ».

    Les mesures d’adaptation nécessaires iront, selon les pays, d’un relèvement des digues pour les zones côtières, à la création de zones permettant aux rivières européennes de déborder, le renforcement d’infrastructures sanitaires pour gérer les catastrophes, mais aussi une redéfinition des modes de production d’électricité (les centrales étant tributaires du niveau des cours d’eau pour leur refroidissement) et d’eau. « Huit des neuf glaciers alpins auront disparu d’ici à 2050, ce qui posera des problèmes pour l’alimentation en eau d’une partie de l’Europe auxquels nous devons nous préparer dès maintenant », plaide encore M. Dimas.

    Pour la Commission, ces politiques d’adaptation doivent être menées à tous les niveaux politiques, du local au national, sans oublier le niveau européen qui influe aujourd’hui sur de nombreuses politiques (agriculture, pêche, fonds structurels, aide au développement, etc.). « L’adaptation exigera des Etats membres qu’ils fassent preuve de solidarité les uns envers les autres afin que les régions défavorisées ainsi que les régions les plus durement touchées soient à même de prendre les mesures qui s’imposent », avertit encore M. Dimas.

    Par ailleurs un large débat public s’est ouvert dimanche à Bruxelles comprenant une consultation publique via Internet sur le thème de l’adaptation au réchauffement. Sur base des avis qu’elle recevra, la Commission déposera d’ici à 2008 une série de propositions plus concrètes, voire des projets législatifs, pour relever plus efficacement ce défi. R.M.

    Ouvrir une mine de charbon est-elle la solution la plus appropriée ???

  117. 116 Escaravage 7 juil 2007 à 12:09

    7 juillet:
    Parmi les personnalités reçues hier par Nicolas Sarkosy et Jean-Louis Borloo figurait Joseph E.Stiglitz, prix nobel et professeur à l’Université Columbia. Or celui-ci déclarait le 3 mars dernier:
    « Ces derniers temps le président GW Bush semble s’être réveillé. Mais il a placé les intérêts de ses soutiens de campagne, les industriels du charbon et du pétrole, avant ceux de la planète. S’il s’inquiétait vraiment du réchauffement, comment aurait-il pu approuver la construction de centrales électriques au charbon, même si ces centrales utilisent des technologies plus efficaces que jamais ? …Il est nécessaire que naisse une nouvelle coalition… cette fois peut-être menée par l’Europe et dirigée cotre un danger réel. Cette coalition pourrait se mettre d’accord sur certains principes de base: renoncer à construire des centrales à charbon… »
    Un sérieux motif d’espérer que l’imposture ne triomphera pas chez nous.

  118. 117 Escaravage 8 juil 2007 à 9:30

    Les mines de Hongay
    « Elles sont, je crois, uniques au monde, ces mines de Hongay, où l’on extrait le charbon à ciel ouvert. Campha, Haut, Monplanet, grands pans d’amphithéâtres taillées dans le mamelons. Ce sont de gigantesques escaliers noirs qui escaladent le ciel et leurs parois sont si lisses, si droites, qu’on croirait que le charbon fut découpé en tranche, ainsi qu’un monstrueux gâteau. Rien n’est à l’échelle humaine. Tout est trop haut, trop vaste, et les indigènes qui piochent sur les pentes ne font qu’une poussière humaine, sur ces gradins de jais.
    A qui appartiennent toutes ces terres ? Au Charbonnages du Tonkin. La société possède tout : les champs, les bois, les maisons, les routes, et jusqu’au entrailles de la terre. Ce chemin de fer, c’est à elle ; ce port, ces jetées, ces passes balisés, c’est à elle. Cette église au clocher pointu, ce grand marché couvert, c’est à elle.
    Car c’est cela le moins facile, trouver des coolies, des milliers de coolies, et les retenir à Hongay, les empêcher de s’enfuir. On a tout essayé : rien n’y fait. Dès que le tonkinois a quelques piastres dans sa bourse , il quitte l’ouvrage et retourne à se rizière. A l’époque du têt, aux approches de la moisson, tous veulent revoir leur village, et c’est alors par milliers qu’ils s’échappent. Tous les surveillants massés n’y peuvent rien : en quelques jours, tous les découverts sont déserts.
    Que faire ? On cherche d’autres stratagèmes. On multiplie les ruses. Ainsi on ne leur paye leur salaire que la deuxième quinzaine du mois suivant, si bien que , courant toujours après leur dû, ils sont obliger de rester. Cependant, pour qu’ils ne meurent pas de faim et par pure philanthropie, on leur verse, s’ils ont bien travaillé, une piastre tous les 10 jours : c’est ce qu’on appelle ici  » faire une avance « . C’est également pour les retenir qu’on leur a donné ce grand marché couvert, ce cinéma.. Que ne leur a t-on construit un hôpital ! Un administrateur de la société a trouvé mieux : la religion. Des missionnaires installés à la mine retiendront au moins les catholiques, a t-il pensé. On en a donc fait venir un, un père Annamite, des Missions espagnoles. On lui a construit cette petite église et la paroisse à peine né, groupe déjà 700 coolies. …
    Quand je visitai Hongay, les carrières noires grouillaient d’ouvriers. Etres vêtus de loques. Piocheurs aux bras maigres. Des femmes aussi, dont la bouche rougie de bétel semble saigner. Derrière les wagonnets, des  » nhos  » de 10 ans s’arc-boutent, petits corps secs, visages épuisés sous le masque du charbon.
    La société est riche, très riche : 29 millions de bénéfices nets l’an dernier, c’est à dire plus que son capital. Près de 20 millions de réserve avoue, des actions gratuites distribué aux actionnaires, le titre de 250 francs coté maintenant de 7 à 10 mille.
    Oui formidablement riche : les 74000 actions qui représentaient à l’émission 16 millions valent plus d’un demi milliard !
    Et savez vous combien ce royaume du charbon rapporte à l’Indochine, à la France ?
    Rien…
    Je dis rien, car je ne vais pas compter les quelques francs de taxe superficiaire, les quelques sous de taxe minière. Il en est des Charbonnages comme de la plupart des riches entreprises de la bas : de puissants inconnus se partagent les bénéfices, sucent la moelle de ce pays, et la colonie n’a rien et la France n’a rien, elle qui a payé cette terre de tant de sang.
    Hongay donne au moins à l’Indochine tout son charbon ?
    Pas même. Presque tout est pour le Japon, qui paye bien. Et Saigon réclame en vain, nos usines doivent passer par Cardiff, et les chemins de fer chauffent au bois, dévastant les forêts. Ni argent ni charbon : Hongay ne nous rapporte que la haine des milliers de coolies… »
    C’est ce qu’écrivais Roland Dorgelès en 1926. Nous n’avons guère à attendre mieux de nos modernes futurs exploiteurs…

  119. 118 Jean V..... 8 juil 2007 à 20:08

    Avant le Grenelle de l’environnement

    Vous avez bien lu !
    Journal du centre le 02/07/2007
    « DECIZE. La communauté de communes envisage le bois comme moyen de chauffage
    On n’a pas de pétrole mais du bois
    A l’heure ou le développement durable est élevé au rang de ministère prioritaire
    La ville de Decize pourrait, d’ici trois ans, se doter d’un système de chauffage à bois pour les bâtiments publics et les logements collectifs »

    Journal du centre le 07/07/2007
    « LA MACHINE
    En direction d’une nouvelle source d’énergie
    Une étude de faisabilité d’une unité de production d’énergie électrique et thermique
    à partir des déchets bois des connexes de scierie et de la biomasse, a déjà été réalisée. Le développement territorial passe par celui de la filière bois.
    L’état a labellisé le pôle de la Machine et notamment les cinq hectares, situés aux Fontaines Douces(Z.I. en direction du Pré-Charpin) La zone est déjà viabilisée, au niveau du réseau et de la voirie, souligne le président de la communauté, Guy Leblanc. Il peut, outre l’apport financier non négligeable de 235000 euros, se prévaloir « d’un bon moyen de communication nationale et internationale, au vu des contacts que nous avons eu depuis un an ».
    Parmi les projets à venir, à citer celui de la centrale de production d’énergie à partir de la biomasse nivernaise
    Projet :
    Principaux objectifs
    Moderniser et développer les moyens de mobilisation de la ressource forestière…
    Développer rapidement une capacité de sciage de gros bois de Douglas en Bourgogne(36000m3/an à court terme)…
    Créer une unité de seconde transformation de bois pour raboter des charpentes traditionnelles, produire des bardages et des lames de parquets. Valoriser des connexes et déchets dans le cadre du « bois énergie » par la fabrication de plaquettes forestières… »

    Que devient le projet VALORCA qui prévoyait dans son « Etude de la valorisation de la Biomasse » l’utilisation de plaquettes forestières comme combustible ?
    Il est vrai que cette société n’a pas le soutient des élus du département ni de la presse locale !

    Concernant le projet de LA MACHINE vous apprenez que « l’étude de faisabilité a déjà été réalisée »….Sans doute dans le plus grand secret pour ne pas plomber le « charbon propre »
    Et les prévisions pour l’emploi, pas de chiffre…
    Il y a presque un an déjà vous étiez mieux informés sur un certain projet de mine à ciel ouvert avec centrale thermique….

  120. 119 Escaravage 9 juil 2007 à 16:59

    Kouilou : la torchère brûle entre Zetah et les populations
    5 janvier 2007
    par Daniel Lobé Diboto (Congo page.).
    Lorsque Zetah Maurel & Prom fora son premier puits rentable à Boundi en 2001, tout près de la petite ville de Hinda, les populations s’en réjouirent. La région, depuis la fermeture des mines de potasse, manquait cruellement d’emplois et l’exode rural battait son plein. Elles crurent avec naïveté aux promesses de prospérité qui leur étaient faites.

    Le pétrole est source de richesse, mais pas pour ceux qui vivent au dessus. Sans scrupule les magnats de l’or noir promettent monts et merveilles aux populations délocalisées et environnantes essorer en toute quiétude leur terre de précieuse huile qu’elle contient. Une fois les plates formes implantées, les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer. A Boundi dans le département du Kouilou, les habitants des villages Tchicanou, Mboukou et Tchibanda n’ont pas échappé à cette rude réalité.
    Il est de notoriété que le pétrole n’a pas vocation de servir les peuples qui entendent en être les légitimes propriétaires. Au Nigeria, c’est par milliers qu’on compte des morts carbonisées pour avoir voulu récupérer un peu du précieux produit dans les pipelines. La misère contraint parfois à des tentatives désespérées. En Angola, au Tchad, au Gabon et au Congo, pays reconnus comme producteurs de pétrole, la pauvreté est le lot quotidien de 70 % de la population. La paupérisation croissante des classes populaires contraste avec l’énorme masse des revenus pétroliers dont ces pays sont générateurs.
    On se souvient que le Collectif des Originaires du Kouilou (COK) a eu l’audace de demander au chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, 1 % des revenus pétroliers pour le département du Kouilou et 1% supplémentaire à se partager entre tous les autres départements du pays afin d’y booster la municipalisation accélérée. Ce collectif, très attentifs sur la gestion du pétrole au Kouilou en particulier et au Congo et en général, a fait passer un communiqué de presse que nous vous proposons intégralement.
    « Depuis 1999, la société Zetah, filiale de la société Maurel et Prom, exploite d’importants gisements de pétrole On shore dans la zone de Bondi, Tchicanou, Mboukou, et Tchibanda.
    La société Zetha y a construit neuf plates-formes. Or, depuis cinq ans, les activités pétrolières de Zetha causent d’énormes préjudices aux populations riveraines et environnantes, en raisons d’importants dégâts à la flore, à la faune, à la nappe phréatique, ainsi qu’à la santé même des populations riveraines.
    En effet, les torchères, par leur forte luminosité, le dégagement de chaleurs intenses et l’émission de gaz à effet de serre sur des rayons très importants, ont chassé les animaux, détruit la végétation, et portent atteinte à la santé des populations riveraines. Les habitants souffrent actuellement de maladies pulmonaires, et maladies de peau et de toutes sortes d’intoxications.
    De même, Zetha a pollué les cours d’eau par les émissions des torchères, les déblais de forage, ainsi que l’évacuation des eaux usées dans les rivières, à telle enseigne que les populations manquent cruellement d’eau potable.
    Enfin, Zetha a détruit les nappes phréatiques par l’enfouissement sur site des boues d’épuration et de déblais de forage hautement toxique qui s’infiltrent dans le sous sol. Les eaux usées des campements sont déversées directement dans les cours d’eau, rendant ainsi les eaux impropres à la consommation humaine.
    Zetha a détruit également la fertilité des sols par la combustion d’hydrocarbures sur les plates-formes, par les cendres et résidus des torchères, et la pollution par le rejet dans l’atmosphère de gaz toxiques tels le dioxyde de souffre et l’oxyde d’azote. Ces gaz toxiques reviennent sur terre sous la forme de pluies acides qui polluent les sources d’eaux, détruisent les sols et nuisent à la santé humaine.
    C’est ainsi qu’au cours des dernières années, toute la zone a connu une baisse de productivité agricole, au point que cette année les populations qui vivent d’agriculture n’ont rien pu récolter et son acculées à la famine.
    Ainsi les activités d Zetha ont causé aux populations des préjudices considérables sous la forme de dommages à la santé, de dommages à ‘économie rurale et de dommages à l’écosystème tout entier.
    Or, l’article 36 de la Constitution stipule : « Toute pollution ou destruction résultant d’une activité économique, donne lieu à compensation »….
    Au Congo, le principe pollueur payeur, demeure théorique tant bien même il y a une cellule anti-pollution dirigée par monsieur Tchibota Goma Valentin, outillé de la chose pétrolière, cependant il ne dispose pas d’un cadre juridique efficace pour la répression des délinquants en la matière. Et, les toutes puissantes compagnies pétrolières seraient en accointance avec la hiérarchie au grand dam de la population, abandonnée à son sort. Boundi est sans nul doute la sonnette d’alarme d’une situation qui perdure peut être par les grâces du gouvernement qui prime la fiscalité pétrolière et le partage de production soit 33 % dans chaque baril.
    Les dispositions constitutionnelles encore un écran de fumée ?
    Alors les populations prennent en charge leur protection à l’instar du Collectif des Originaires du Kouilou (COK), qui demande réparation :
    « ….En conséquence, le collectif des Originaires du Kouilou et les populations riveraines, font sommation à la société Zetha, d’avoir à procéder de toute urgence, à la réparation intégrale des dommages causés aux populations et à l’environnement, et ce par la prise des mesures d’urgence suivantes :
    Récupération des gaz actuellement brûlés à la torche, par la construction d’une mini centrale à gaz, qui donnera de l’électricité aux habitants ;
    Dépollution et ré oxygénation des cours d’eau :
    Développement de la pisciculture en vue du repeuplement des rivières ;
    Retraitement des déblais de forages et de boues d’épuration afin d’éviter toute pollution des rivières et des nappes phréatiques ;
    Construction d’égouts d’évacuation des eaux usées et des eaux de pluies Reafin de mettre un terme aux érosions et à la pollution des cours d’eau ; fertilisation des terres agricoles aux moyens d’apport en humus et engrais ;
    Création d’un centre de soins intégrés doté de médicaments gratuits et de personnel médical, avec des visites périodiques de spécialistes en maladies broncho-pulmonaires et cutanées ;
    Construction d’écoles avec dotation en personnel enseignant et fournitures scolaires gratuites ;
    Implantation de forages pour l’approvisionnement en eau de chaque village ;
    Construction de la route Pointe-Noire-Tchikanou ;
    Indemnisation des populations en réparation des dommages causés à la santé, à l’environnement, ainsi qu’aux activités économiques agricoles, de chasse, de pêche et cueillette ;
    Indemnisation des propriétaires fonciers spoliés par l’implantation des plates-formes et des pipe-lines. »
    Il y a donc urgence que le gouvernement renonce à sa politique laxiste et démissionnaire à l’égard de ceux qui le chouchoutent somptuairement et qu’il reprenne en main les problèmes induits par la pollution. A défaut il risque une radicalisation des populations telles qu’on a pu le voir au Nigeria ou au Venezuela.
    .
    Daniel Lobé Diboto.
    Ceci en dit long sur le souci de l’environnement de la Société Maurel et Prom dont le P.D.G. et directeur général est notre ami Jean François Hénin.

  121. 120 Eliane 10 juil 2007 à 8:38

    JdC du 7.7.07 (suite) : après le bois comme moyen de chauffage à Decize, la production d’énergie à partir de la biomasse à La Machine : titre « AU VERT CITOYENS, SOYEZ ECOLOS  » :
    Réunion , organisée par ACTIVITAL, sté qui gère les lacs des Settons, de Chaumonçon et les étangs de Baye, autour du respect de l’environnement et du développement durable : journée écocitoyenne.
    Différents partenaires étaient présents sur les stands : Le parc du Morvan vantait les mérites du tri des déchets, EDF proposait une expo sur les énergies propres (soleil, vent, bois ou énergie hydraulique), l’ADEME exposait des panneaux sur l’évolution du climat et ses conséquences.
    1/ ET pendant ce temps-là …MM. Hénin, Besson, Caille et les autres.. mais, au fait, que sont-ils devenus ?
    2/ ACTIVITAL est-elle au courant d’un projet de mine de charbon à quelques encablures de ses lacs ?
    contact ACTIVITAL : activital-envir@orange.fr

  122. 121 Jean V..... 10 juil 2007 à 21:38

    Vous avez bien lu !
    Journal du centre le 09/07/2007
    « CONSTRUCTION : Les petites et moyennes entreprises bourguignonnes peinent à répondre à la demande
    La filière bois doit vite s’organiser.
    La construction à ossature bois est en pleine expansion.
    Mais les industriels de Bourgogne ne peuvent répondre à la demande que par une offre limitée
    Note Jacques Ducerf, président d’Aprovalbois notamment parce que, organisés en très petites entreprises, ils ne peuvent proposer que des produits sur mesure haut de gamme, sans être capable de répondre à une demande massive. Résultat : le tissus économique bourguignon risque de perdre des marchés et des emplois au profit des régions voisines ou des importateurs….
    ….un petit nombre d’architectes et de bureaux d’études spécialisés sur le bois ; une offre de formation insuffisante ; des capacités de recherche limitées. »

    Commentaire :
    Je vous invite à la lecture sur le blog de notre député Christian Paul des articles concernant la filière bois…
    Site : http://www.christianpaul2007.fr/spip.php?article17

    Pensez à notre président de la CCI qui déclarait à ce même journal le 14/11/2006 concernant les métiers de la mine « Les formations prêtes dés 2008 », il risque d’être perturber jusque dans son sommeil s’il faut du jour au lendemain aller au bois au lieu d’aller ..« au charbon »…

    Sans doute pensera t-il à la fable de Jean de La Fontaine : Le lièvre et la tortue
    « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. »….

  123. 122 EUREKA 11 juil 2007 à 18:10

    Réchauffement climatique : le soleil n’y est pour rien !!!(dépêche AFP du 11-07-2007)

    Le réchauffement climatique observé au cours des dernières décades n’est pas dû au soleil, a confirmé une étude scientifique publiée mercredi, allant ainsi à l’encontre de ceux qui doutent encore de l’origine anthropique (humaine) du réchauffement.

    Le soleil a été moins actif depuis 1985 alors que les températures moyennes sur la Terre continuaient d’augmenter, selon cette étude menée par une équipe de chercheurs britanniques et suisses et publiée dans les documents de la Royal Society A, journal de l’académie des sciences britannique.

    Selon cette étude, le soleil a certes eu un effet sur le climat de la Terre dans le passé, avant la révolution industrielle, mais « au cours des vingt dernières années, toutes les tendances dans le soleil qui auraient pu avoir une influence sur le climat de la Terre sont allées dans la direction opposée à celle susceptible d’expliquer la hausse globale des températures moyennes ».

    L’étude est dirigée par Mike Lockwood du laboratoire britannique de Rutherford Appleton et Claus Froehlich du Centre mondial de radiation de Davos, en Suisse.

    Dans leur dernier rapport cette année, les délégués du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) ont affirmé Le changement du climat est « sans équivoque ». Les émissions de gaz à effet de serre (GES), émises par les activités humaines (principalement le recours aux énergies fossiles comme le pétrole ou le charbon), sont responsables de l’augmentation accélérée des températures depuis cent ans (+0,74°C), selon leurs conclusions.

  124. 123 Escaravage 22 juil 2007 à 11:40

    Dimanche 22 juillet :
    La radio annonce de nouvelles inondations catastrophiques en Grande Bretagne à la suite de violents orages et une canicule est en cours en Europe centrale où sont relevées des températures de 42 °.
    Il ne se passe guère de jour sans que la Météo qualifie d’exceptionnel le temps qu’il fait chez nous. L’exception parait être devenue la règle.
    De plus en plus de climatologues estiment que les rapports du GIEC pêchent par un excès d’optimisme et déclarent que le processus de changement climatique est en cours d’emballement.
    Et ce ne sont là que les prémisses des cataclysmes annoncés. De nombreux facteurs d’aggravation risquent d’intervenir à court terme et même certains se manifestent déjà, tels la fonte du permafrost libérant le méthane, gaz 24 fois plus générateur d’effet de serre que le CO2, la disparition de la banquise réduisant l’effet d’albedo, réverbérant la lumière solaire, l’acidification des océans entraînant la disparition du squelette calcaire des algues qui fixent le carbone et libèrent l’oxygène permettant la vie animale et donc humaine sur notre planète.
    L’humanité se trouve confrontée au risque majeur de sa disparition prochaine, si elle poursuit ses émissions de CO2 dans l’atmosphère et le point de non-retour ne se situe pas dans cinquante ans. Certains comme James Lovelock pensent qu’il est dès aujourd’hui en passe d’être dépassé.
    Les conséquences de la majoration de l’effet de serre sont désormais inéluctables du fait de la rémanence du CO2 dans l’atmosphère. Elles peuvent seulement être atténuées par une réduction urgente et massive de notre consommation d’énergie. Les solutions du type « usines à gaz », proposées par les pollueurs responsables de la catastrophe, ne sont que des alibis destinés à leur permettre de poursuivre encore un peu de temps leurs entreprises, car leur devise est : « après nous le déluge ».
    Dès aujourd’hui les économies d’énergie requises peuvent être mises en œuvre. Le gaspillage pratiqué dans tous les domaines est flagrant. Mais il est consternant de voir les médias imperturbables, tout en faisant trop rarement état de la menace, persister à encourager l’hyperconsommation d’énergie…, consternant de voir EDF annoncer un « développement important des moyens de production prévoyant une augmentation de 1,3 % par an d’ici 2010 et de 1% d’ici 2020…, consternant de voir l’industrie automobile allemande refuser la réduction pourtant modeste que la Commission Européenne lui demande d’appliquer à ses modèles.
    Certes il est évident que la mise en exploitation de notre charbon serait une aberration. Cependant les deux exemples ci-dessus témoignent de la puissance des lobbys pollueurs. Notre vigilance et notre combativité doivent, plus que jamais demeurer intactes.

  125. 124 Escaravage 23 juil 2007 à 13:12

    Economiser l’énergie ?? Mais vous n’y pensez pas !
    Vous ne voulez tout de même faire baisser les cours des titres EDF ou TOTAL au CAC40 et risquer d’écorner les 1 % prélevés sur nos factures d’électricité pour alimenter la CGT via le comité d’entreprise d’EDF. On ne pourrait plus prétendre que l’on a besoin de notre charbon. Pitié pour la SEREN. Patronat et syndicats « tous ensemble » pour continuer à polluer allègrement. Et tant pis pour la planète !
    Pour les petits malins qui tirent argument de notre été frisquet pour se gausser du réchauffement climatique : qu’ils aillent se chauffer en Grèce, en Italie, en Roumanie, ou patauger en Angleterre !

  126. 125 Escaravage 24 juil 2007 à 10:12

    En attendant l’ouverture, à Dieu ne plaise, du gisement Lucenayais, internet nous offre une mine où creuser. Ce qu’on y découvre dépasse en noirceur toute celle du charbon qui gît sous nos pieds.
    En quelques clics, nous voici au Congo Brazzaville, où nous avons pu constater les conséquences consternantes d’une certaine exploitation pétrolière. C’est là que sous un régime de dictature corrompue se sont prises de détestables habitudes qui expliquent qu’ait germé dans certain cerveau l’idée de venir impunément saccager notre campagne, sans même imaginer que nous pourrions réagir.
    Nous voyons comment une courageuse opposition congolaise lutte désespérément contre ces abominations. Ne nous laissons pas dominer par les nouveaux colonisateurs !

  127. 126 Jean V..... 25 juil 2007 à 21:23

    INFORMATION:
    24 juillet 2007
    La ville de Trenet devient capitale française du photovoltaïque
    Michel Moynier, le maire de Narbonne qui sera bien présent au Grenelle de l’Environnement, a une obsession depuis quelques années maintenant : Donner à la Ville de Narbonne (bâtiments administratifs, stades et éclairage public) son indépendance énergétique. Et il se donne les moyens d’y parvenir. La Ville vient ainsi de mettre à disposition d’EDF Energies Nouvelles 23 ha moyennant un loyer de 1000 euros l’hectare. Sur ce terrain va être installée une centrale photovoltaïque unique en France et placée troisième sur le podium européen comprenant 80 000 m² de capteurs.
    L’investissement se monte à 40 millions d’euros soit 5 euros le Wc. L’innovation majeure de cette installation repose sur le fait que les capteurs, positionnés à quatre mètres de hauteur hors-sol, sont montés sur trackers et qu’ils suivent le soleil comme des tournesols. Ainsi orientés en fonction des déplacements journaliers et saisonniers du soleil, les capteurs affichent un rendement maximal. Pour preuve la production annoncée : 11 MW ce qui correspond à la consommation annuelle de la Ville de Narbonne et même de Narbonne Plage. Il y a la mer de Trenet et désormais le soleil de Narbonne !

  128. 127 Jean V..... 25 juil 2007 à 21:26

    INFORMATION:

    SophiaNet.com

    EDF investit dans les énergies nouvelles
    Emmanuel Maumon, le 17 juillet 2007
    Comme les autres poids lourds du secteur de l’énergie, EDF s’intéresse de plus en plus au développement des énergies nouvelles. Elle vient d’ailleurs de mettre en bourse sa filiale dans ce domaine et compte investir dans ce secteur autant d’argent que pour le projet de l’EPR.

    Lors du dernier salon ENR Agora, qui s’est déroulé à Sophia Antipolis, les visiteurs ont pu s’apercevoir de l’intérêt de plus en plus marqué d’EDF pour les énergies nouvelles renouvelables. Non seulement elle apporte son soutien aux initiatives de ses clients qui souhaitent utiliser ce type d’énergie, mais elle vient de mettre en bourse sa filiale, EDF Énergies Nouvelles, pour laquelle elle affiche de grandes ambitions.De nombreux programmes sont ainsi lancés dans l’éolien, le solaire ou la biomasse. Au total, pour Philippe Malapert, expert énergétique au sein d’EDF, sa société va investir plus de 3 milliards d’euros dans les énergies renouvelables, soit l’équivalent de l’investissement dans l’EPR.

  129. 128 Jean V..... 25 juil 2007 à 21:31

    INFORMATION :
    Source NaturaVox
    20 juillet 2007

    Des cellules photovoltaiques au cadmium.

    Vous avez peut être lu dans la presse que simultanement deux sociétés française, EDF EN, la filiale Energies Nouvelles d’EDF recemment introduite en bourse et Séchilienne-Sidec, spécialiste des centrales electriques fonctionnant à la biomasse et ancienne filiale d’Air Liquide, ont signé respectivement avec la société américaine First Solar pour la fourniture de panneaux solaires de type « couche mince » pour une capacité de production de 230 MW pour EDF EN et de 150 MW pour Séchilienne-Sidec à livrer sur la période 2007/2012.
    First Solar est le fabricant de panneaux photovoltaiques qui utilisent comme semi conducteurs des combinaisons métalliques à base d’un métal lourd cousin du zinc,le Cadmium et d’un métalloîde cousin du soufre le Tellurium, en lieu et place du silicium traditionel.Sur le plan de la performance technique, ces metaux offrent quelques avantage sur le silicium en terme de moindre diminution de performance en fonction de la température et de meilleur rendement en atmosphère brumeuse. Mais son avantage majeur et considérable est de pouvoir utiliser des metaux sans utilisation industrielle importante alors que le silicium est au contraire un metal en forte demande pour toutes les applications électroniques et couteux à fabriquer sous la forme cristalline.De par leur utilisation en couche mince, il suffit de cent fois moins de materiau semiconducteur Tellure de Cadmium que ce qu’il serait nécessaire d’utiliser en materiau semi conducteur à base de Silicium.
    Globalement le prix des panneaux photovoltaiques en Cadmum/Tellure est donc très largement inférieur à celui des panneaux Silicium.Tout ceci devait permettre d’abaisser le cout du MW photovoltaique installé d’environ 5 à 6 millions d’euros actuellement à moins de 4 millions d’euros dés maintenant et à 3 millions d’euros à l’horizon 2010. De quoi cette fois rendre la filière photovoltaique économiquement compétitive hors subventions.
    First Solar a déjà prouvé les performances de son produit aux Etats Unis, en Allemagne et en Asie du Sud Est.Il vend quasiment toute sa production en Allemagne, premier marché mondial ppur le photovoltaîque.Il dispose d’une usine opérationnelle d’une capacité de production de 75 MW dans l’Ohio, vient de poser la première pierre de sa nouvelle usine de 100MW de capacité de production à Kedag en Malaisie et va commencer à produire ses panneaux dans une usine de 120 MW de capacité à Francfort sur Oder.
    Le Cadmium et le Tellure sont des corps chimiques lourds que l’on rencontre comme sous produits dans l’extraction du minerai de Zinc ou encore dans les phases de raffinage du Cuivre. Ce sont des corps, en particulier le cadmium, dont on souhaite plutôt se débarrasser.Les séquestrer dans des semi conducteur extrèmement stables est donc quasiment une aubaine. C’est dire combien cette nouvelle technique de production de panneaux photovoltaiques offre d’avantages!
    A suivre

  130. 129 Jean V..... 26 juil 2007 à 13:09

    Les actualités d’ECO-CHOIX

    deux nouvelles centrales à charbon au Havre ???
    lundi 28 mai 2007.

    Menace sur la région de l’estuaire
    NON à la construction de deux nouvelles centrales à charbon près du Havre
    Il n’est pas urgent de construire des centrales au Havre. En effet, la France est en capacité d‘économiser 50% de l’électricité actuellement consommée selon l’ADEME sans aucune perte de confort ni de compétitivité. Par ailleurs, en nous appuyant sur le rapport récent de la DIDD (Délégation Interministérielle au Développement Durable) intitulé : « Charbon propre, mythe ou réalité ? », il apparaît nettement dans ses conclusions que le charbon propre est un mythe car il y a :
    Pollution à l’extraction, Pollution pendant le transport Pollution lors du déchargement Pollution pendant le fonctionnement de la centrale, avec émission très importante de CO2, gaz à effet de serre redoutable, qui nous écartera des engagements pris à Kyoto Pollution par les résidus de combustion.
    Enfin, les données suivantes ne doivent pas être ignorées :Le charbon est une matière première irremplaçable pour la fabrication des aciers et qui le deviendra pour celle des matières plastiques lorsque le pétrole se fera rare. Même si ses réserves sont encore relativement abondantes, il faut éviter de les gaspiller en les utilisant pour produire de l’électricité avec un rendement par principe faible, alors qu’il existe des formes alternatives de production de l’électricité, notamment celles qui font appel aux énergies renouvelables. Les procédés industriels de séquestration de CO2 ne sont pas encore au point
    Six associations ( EPLH – SOS Estuaire – Estuaire SUD – ATTAC – UFC Que choisir et ECO-CHOIX ) se sont regroupées pour alerter la population et les élus. Ils forment le Collectif Contre les Nouvelles Centrales à Charbon ( 2C-n-2C) Une pétition ( ci-jointe ) circule sur les deux rives de la Seine car la pollution n’a pas de limites. Vous pouvez la demander à vos associations ou au 06 09 66 59 85 et à l’adresse : bclelievre@wanado.fr EPLH 3 rue Casimir Delavigne 76600 Le Havre.
    Vous pouvez aussi signer la pétition en ligne sur http://eplh.free.fr/

  131. 130 Escaravage 27 juil 2007 à 14:11

    Nos amis havrais ont du mauvais sang à se faire et on peut légitimement penser que leur combat est aussi le nôtre. Car il parait évident que leur deux centrales thermiques au charbon sont celles qu’EDF prévoit de construire. De là à soupçonner que notre charbon risque d’y brûler, il n’y a qu’un pas.
    Il convient donc de les soutenir énergiquement en leur demandant de nous aider en retour.
    Il faut reconnaître que la réussite de notre action est menacée par ceux mêmes qui disent la soutenir, mais qui, par une opposition inconditionnelle au nucléaire, se font les alliés objectifs du lobby charbonnier.
    Certes les tares du nucléaire sont à très sérieusement à considérer, mais plutôt que de s’obstiner dans un combat irréaliste et perdu d’avance, nos amis ne pourraient-ils pas adopter une attitude pragmatique consistant à viser le renforcement des normes de sécurité, une transparence accrue et surtout une gestion des déchets prévoyant leur neutralisation ultérieure, compte tenu qu’en raison de l’extrême urgence climatique, l’utilisation de l’énergie nucléaire est un moindre mal.
    Celle-ci pourrait d’ailleurs être considérablement réduite si, dès aujourd’hui les économies d’énergie immédiatement réalisables étaient mises en œuvre. Nous en sommes hélas loin, car la croissance dont on nous rebat les oreilles est toujours la même, fondée sur un gaspillage toujours plus effréné des ressources de la planète, malgré de très beaux et vertueux discours en décalage total avec ce qui est pratiqué pour le plus grand profit des lobbys pollueurs.
    Nous avons une étrange aptitude à anticiper les catastrophes. Les cataclysmes météorologiques qui viennent de frapper l’Europe méridionale et la Grande Bretagne sont, après bien d’autres, des avertissements ultimes. Le premier ministre britannique Gordon Brown ne s’y est pas trompé.
    L’urgence n’est pas de bricoler des dispositifs d’enfouissement sous nos pieds du déchet majeur qu’est le CO2, c’est d’en tarir toutes les sources inutiles.
    (Ne pourrait-on pas dialoguer un peu plus sur ce blog… ?).

  132. 131 Escaravage 29 juil 2007 à 10:09

    Les nuisibles.

    Primum non noscere !

    Surtout ne pas nuire ! Ce principe hippocratique vieux de bientôt deux millénaires et demi s’impose toujours aux médecins. Que ne s’impose-t-il à ceux qui veulent la destruction de notre cadre de vie, de nos bois et de nos prairies, de nos rivières et de nos sources.
    Alors que seuls des enjeux de survie pourraient justifier de tels sacrifices, le véritable but de cette sinistre entreprise est de s’emparer de ce charbon pour, comme l’indique si bien l’un des deux prétendants dans son sigle VALORCA, le valoriser, c’est-à-dire en empocher la valeur. Le sigle de l’autre promoteur est tout aussi significatif : SEREN : société d’ « exploitation ». Il a suffit de se reporter à la façon dont Maurel et Prom, dont le Président Directeur Général demeure le principal investisseur de la SEREN, conçoit ce que signifie exploiter, pour n’avoir aucune illusion sur le mode d’exploitation dont il s’agit.
    Il est plus que temps de rompre avec ces pratiques irresponsables d’exploitation des ressources de la planète, pratiques suicidaires qui ont désertifié une grande part des plaines de l’ouest américain et ravagé les pays de l’ancien bloc communiste.
    Espérons que les conclusions du « Grenelle de l’Environnement » seront assez catégoriques pour nous débarrasser de nos « nuisibles ».

  133. 132 Escaravage 30 juil 2007 à 15:49

    J’ai de bonnes raisons de penser que nos amis de la Seren et de Valorca lisent ce qui s’écrit sur ce blog. D’autre part, il est certain que les renseignents généraux, dont c’est le métier, s’y intéressent et le transmettent aux instances décisionnelles, s’ils le jugent important.
    A la veille de l’ouverture du « Grenelle de l’Environnement » qui va définir la politique environnementale de la France il serait très fâcheux qu’un certain silence puisse, de part et d’autre, être interprété comme de la lassitude, de l’indifférence voire un acquiescement.
    Vous êtes nombreux à penser que l’exploitation de ce charbon est une abomination, encore faut-il le faire savoir en vous exprimant ici.

  134. 133 Boudot 1 août 2007 à 17:39

    « Il faudrait dialoguer plus », ai-je lu plus haut, voici donc mon opinion :

    Il me semble purement incroyable qu’on relance les mines de charbon, j’ai toujours cru que c’était fini, relégué au rang des vielleries crasseuses du XIX° siècle du grand Emile Zola.
    Comment peut-on accepter un tel archaïsme et croire qu’on pourra sans souci brûler en quelques décénies des matières que la nature a mis des millions d’années à produire et accumuler à partir d’autres matières synthétisées par des millions d’années de photosynthèse. (gaz, pétrole, tourbe, charbon, et ceux que j’ignore)
    Stocker du CO2 me semble un alibi facile plus qu’une perspective réaliste. Et comment on évite les fuites, et que se passe-t-il en cas de séïsme ?

    Il ne faut plus opposer le système fossile au système nucléaire, on retrouve en chacun les mêmes abérrations :

    -ressource limitée (uranium vs carbone)

    -extraction détruisant les écosystèmes locaux (mines et carrières entraînant ce que vous savez)

    -transport polluant et consommateur d’énergie (camions, bâteaux, naufrages…)

    -déchets (CO2, fuite de gaz vs plutonium)

    -risques (explosions gaz, transports de déchets nucléaires, affaissements du sol, fuites, cancers et autres maladies, marées noires…)

    -transport lourd d’électricité produite par de grosses unités avec les pertes que celà entraîne

    -mensonges rassurants (séquestration du CO2, enfouissement des déchets…)

    Donc, je soutiens ceux qui s’opposent à l’ouverture de mines et centrales à charbon en France, mais n’allez pas croire que le nucléaire vous sauvera !
    Et que dire des mines à l’étranger, existe-t-il des groupes internationaux contre toutes les centrales à charbon ?
    Peut-on savoir combien de personnes ont déjà signé la pétition ?

    Ne vous laissez pas faire.

  135. 134 Escaravage 4 août 2007 à 16:17

    Que la contestation était facile et gratifiante lorsque nos adveraires venaient naïvement s’exposer à nos coups. Nous avons même eu le plaisir de voir le principal d’entre eux faire mine de se retirer de l’affaire. Une photo, qui a fait beaucoup pleurer dans les chaumières, témoignait de son accablement devant tant d’ingratitude.
    Tirant la conclusion de l’échec flagrant de leur offensive de séduction, nos pollueurs ont effectué un repli stratégique sur leurs bases parisiennes, se contentant disent certains d’envoyer deux discrets agents de renseignement et de débauchage sur le terrain. Ce faisant ils ont tout loisir d’interesser à leur cause leurs très puissantes relations ainsi que le lobby charbonnier, pendant que s’endorment les bouseux.
    Nous, qui ne pouvons guère intriguer à ce point en haut lieu, nous devons, en attendant la prochaine offensive:
    -demeurer en alerte.
    -manifester notre opposition sur ce blog (merci à celui qui a répondu !).
    -rechercher tous les arguments contre l’utilisation du charbon et contre la séquestration du CO2 qui n’est qu’un alibi pour continuer à polluer allègrement.
    -relever toutes les prises de position, d’où qu’elles viennent, contre la mine et les centrales au charbon. Par exemple le 31 juillet la CFDT déclarait: « l’appel à un fournisseur qui développe des centrales thermiques à gaz et peut-être au charbon – énergies génératrices de gaz responsables du réchauffement climatique – est particulièrement malvenu ».

  136. 135 Escaravage 5 août 2007 à 13:53

    Je viens de m’apercevoir que la photo témoignant de l’accablement de notre ami, parue à la une du JDC le 10 novembre dernier était celle qui illustrait un article sorti à l’occasion de l’affaire « Executive Life » dans « Paradis fiscaux et judiciaires  » du samedi » 30 avril 2005 sous le titre « Résilié par son assurance ».(On peut vérifier sur Google…). Espérons qu’elle reservira !!

  137. 136 Jean V..... 7 août 2007 à 13:14

    INFORMATION: source « news invest »
    le: 06/08/2007
    Thenergo développe un nouveau site de cogénération au biogaz (3MWe)
    THENERGO , leader dans le développement de solutions d’énergie durable par cogénération (CHP), annonce le développement, dans la région de Flandres occidentale (Belgique), d’une unité de cogénération issue de l’agriculture (E-farm) d’une puissance de 3,2 MWe. Ce nouveau projet, aura une capacité opérationnelle maximale de 8 000 heures par an, permettant ainsi la génération de 24 000 MWh d’énergie propre par an, soit suffisamment d’électricité pour alimenter près de 6 000 foyers 24h/24. Les E-farms THENERGO produiront de l’énergie à partir de déchets organiques issus d’exploitations agricoles, qu’il s’agisse de petits éleveurs de bétail ou de producteurs et exploitants agricoles à échelle industrielle. Elles constituent à la fois une solution efficace de traitement des déchets, remplaçant décharges et incinérateurs, ainsi qu’une source précieuse d’énergie renouvelable pour l’Europe. Ces E-farms, qui représentent une source d’énergie sur site fiable et rentable pour la filière agricole, permettent également aux réseaux de distribution électrique locaux et nationaux de bénéficier de l’énergie renouvelable excédentaire.
    L’E-farm, dont les travaux débuteront en octobre 2007, devrait être opérationnelle dans 15 mois. Les coûts de développement et de construction représentent un investissement de 20 millions d’euros. THENERGO détiendra une participation de 75% dans ce projet.
    L’énergie produite par l’E-farm est générée à partir de fumier (60 000 t/an) et de déchets issus de l’industrie alimentaire (60 000 t/an), dont la livraison sera assurée sur les 20 ans de vie du site grâce à des contrats à long terme passés avec des fournisseurs locaux. L’installation devrait dégager un chiffre d’affaires annuel de 6 millions d’euros.
    Kurt ALEN, CEO de THENERGO, a déclaré : « Les E-farms cristallisent toutes les composantes du Business Model de THENERGO. Qu’il s’agisse d’achats, d’ingénierie du concept, de gestion opérationnelle, de négociation d’électricité ou encore de vente de certificats verts et de sous-produits, THENERGO capitalise sur sa connaissance du secteur et son expertise en matière d’ingénierie, permettant ainsi de créer de la valeur à chaque maillon de la chaîne. THENERGO s’impose comme un acteur majeur dans ce secteur en pleine expansion, grâce à ses nombreux projets, dont celui de Valmass E-farm, station de cogénération de 1,6 MWe également en construction en Flandres occidentale. ».
    Projets en cours
    Depuis l’introduction en Bourse de THENERGO en juin 2007, la puissance totale installée est passée de 25,2 MWe à 33,4 MWe et la puissance prévisionnelle de 19,7 MWe à 25,5 MWe. ,
    A propos de THENERGO Créée en 2002 et basée à Anvers (Belgique), THENERGO est une société leader en Europe en matière de développement et d’exploitation de projets d’unités décentralisées de production d’énergie, basés sur la biomasse, le biogaz et le gaz naturel. THENERGO conçoit, construit, finance, exploite et commercialise l’énergie des projets de cogénération directement et pour le compte de ses clients
    A ce jour, THENERGO dispose d’une puissance installée brute de 33,4 MW et une capacité de production d’électricité annuelle de 135 GWh. Depuis le 14 juin 2007, THENERGO est inscrite sur Alternext d’Euronext Paris (ALTHE). http://www.thenergo.eu

  138. 137 Escaravage 8 août 2007 à 12:14

    Tout comme l’argent sale le radon n’a pas d’odeur.
    Chaque gisement de charbon a ses caractéristiques particulières. Tout spécialement ils diffèrent beaucoup par la quantité d’éléments radioactifs qui s’y trouvent à côté du charbon. Ces éléments sont l’uranium 238 , l’uranium 235, le thorium 232. En se désintégrant ils produisent du radon, gaz qui lui-même donne naissance au polonium 218, au polonium 214, au plomb 214 et au bismuth 214. Ceux-ci sont éminemment radioactifs et donc cancérigènes. On a vu récemment que le polonium était très efficace pour l’élimination des agents secrets…
    Uranium, thorium, polonium, plomb et bismuth radioactifs sont des solides qui restent sagement dans le sol si l’on ne va pas les y chercher.
    Il n’en va pas de même du radon qui, lui, est un gaz et se répand en surface.
    En Auvergne, en Bretagne, dans les Vosges, il émane du sous-sol constitué de roches cristallines, contenant les radioéléments que le volcanisme a fait remonter des entrailles de la Terre.
    Le radon détecté sur le territoire de la commune de Cossaye, dont le sous-sol est formé de roches sédimentaires, ne peut provenir que du gisement de charbon et l’ abondance de ce radon témoigne que ce gisement est particulièrement riche en éléments radioactifs.
    Lors de l’exploitation de la mine les micropoussières émises, dont tout le monde s’accorde à reconnaître la nocivité pour les voies respiratoires et le système cardiovasculaire, présenteront un danger supplémentaire du fait de leur radioactivité.
    Car il est une particularité qui rend encore plus agressives ces micropoussières. Elle ressort d’un document rapporté d’Allemagne par ceux d’entre nous qui s’y étaient rendus à l’automne dernier. Il s’agit d’une étude publiée par le « Bund » (Association allemande pour l’Environnement et la protection de la Nature). Cette particularité est l’affinité du radon pour le charbon. Elle est connue de longue date, puisque l’un des moyens de fixer le radon est de l’absorber sur du charbon. Elle explique comment le radon se fixe sur les micropoussières, qui le véhiculent au plus profond de nos poumons, où il a tout loisir d’exercer son action cancérigène en se transformant en polonium, en plomb et en bismuth radioactifs. Vingt huit citations de travaux scientifiques allemands, américains du nord, australiens, britanniques, confirment ce fait qui est systématiquement occulté par la censure officielle au service du lobby du charbon sévissant outre-rhin aussi bien que chez nous.
    Ainsi nos futurs pollueurs grâce à la radioactivité du gisement qu’ils rêvent d’exploiter, nous serviront une dose exceptionnelle de polonium. Eux qui nient la nocivité du radon, que ne s’en administrent-ils , mais il ne faut pas rêver !

  139. 138 Escaravage 12 août 2007 à 9:11

    Le 12 AOÛT

    Lettre ouverte à Monsieur Christian Paul.
    Aux bons soins de Monsieur le Rédacteur en chef du JDC.

    Monsieur le Député.

    En ce jour anniversaire de l’annonce du projet minier de la Seren, n’ayant pas reçu de réponse à mon message concernant la signification de la présence de radon en abondance sur la commune de Cossaye, je m’adresse publiquement à vous. Ce radon ne peut émaner que du gisement de charbon et son abondance témoigne de la présence en grande quantité d’éléments radioactifs à son niveau, uranium et thorium dont émane le radon. Grâce à l’affinité démontrée du radon pour le charbon, il est évident que les micropoussières issues de la mine seront éminemment radioactives et d’autant plus nocives.
    Lors d’une des réunion de désinformation de la Seren, je vous ai entendu déclarer que s’il y avait du radon vous seriez contre le projet.
    Je souhaite qu’il en soit ainsi, d’autant que d’autres arguments militent pour son abandon. Je pose la question de savoir comment une entreprise privée dont la vocation est le profit pourra assurer aux travailleurs de la mine de Lucenay-Cossaye, les garanties de sécurité et les compensations sociales qu’assuraient les défunts Charbonnages de France au prix d’un déficit de quatre milliards cinq cents millions d’Euros.
    De plus certains antécédents donnent fortement à réfléchir, sur le souci que peut nourrir une société privée quant à l’environnement et à la santé des populations voisines. Vous pourrez trouver un exemple troublant de la façon dont sont exploités certains gisements pétroliers du Congo-Brazaville. En tapant: « Kouilou » sur Google, vous trouverez le site « La torchère brûle ente Zetah et les populations ». Je pense que vous hésiterez à me répondre : « mais il s’agit du Congo… ». Il a l’air en tous cas de s’y prendre de bien mauvaises habitudes.
    Le calme régnant jusqu’au « Grenelle de l’Environnement » est propice à la réflexion et je ne doute pas que vous rejoindrez finalement Guy Chambefort dans son opposition aux projets d’exploitation du charbon dans notre belle région.

    Veuillez croire, Monsieur le Député, à ma considération distinguée,

    Docteur Escaravage.

  140. 139 Bernard (Allier) 12 août 2007 à 21:38

    Un an déjà
    12 août 2006
    Gros titre sur le JDC
    La SEREN allait sauver notre département du marasme économique.
    Aujourd’hui, silence sur ce projet !
    La  » filière bois  » semble prendre le pas sur le charbon du moins c’est ce que l’on pourrait croire à la lecture de la page 3 du JDC le 7 août 2007, mais restons vigilant, ce n’est pas encore demain que les élus nivernais abandonneront la ……. »langue de bois »

  141. 140 Jean V..... 15 août 2007 à 10:57

    LE SAVIEZ-VOUS?
    LA CENTRALE SOLAIRE AEROTHERMIQUE
    Voir le site:
    http://quanthomme.free.fr/energieencore/carnet14.htm

    Qu’en pensez-vous?

  142. 141 Escaravage 16 août 2007 à 13:15

    Le 7 août dernier Al Gore mettait en garde contre la campagne négationniste des géants de l’énergie, entre autres le superpollueur ExonMobil, qui financent à coup de dollars (10.000 $ par article) toute étude visant à contredire l’évidence du réchauffement climatique.

    Les auteurs des deux émissions environnementales de ce mercredi sur France 5 : « Paradis en sursis » et « Un monde sans glaces » seraient sensibles aux « arguments » des pollueurs qu’ils n’auraient pas plus insidieusement manié l’équivoque de façon à abuser le téléspectateur. Dans la séquence « Paradis en sursis » on assiste à la disparition d’un village esquimau dans le dégel du pergélisol sous les yeux d’un glaciologue rigolard et québécois dont la seule conclusion est qu’il n’y a rien à faire. De la deuxième « Un monde sans glaces », on risque fort de tirer la conclusion qu’après tout ce réchauffement ce n’est pas si mal. Youpi ! on ne va plus être gêné par cette foutue banquise pour circuler et à nous le pétrole, les diamants et tous les minéraux imaginables de l’arctique. Les esquimaux n’ont pas à se plaindre puisque madame la ministre canadienne de l’industrie leur promet indemnités et emplois.
    Certes Jean Louis Etienne y va de temps en temps de petits couplets écolos, timides évocations de quelques nuisances localisées aux latitudes extrêmes, mais tout a été fait pour, qu’au total, l’impression générale demeure mitigée. Pas une seule allusion n’est faite aux émissions mortifères de CO2 et à l’urgence absolue d’économies d’énergies incompatibles avec les projets délirants et criminels de financiers et d’industriels de l’espèce de ceux qui menacent l’environnement de notre village.

  143. 142 Escaravage 19 août 2007 à 8:01

    Revue de l’Agriculture et de l’Agro-industrie

    Affaires d’Etat de Mehenna Hamadouche

    A LIRE ABSOLUMENT !

    Debat

    Climat
    Nouvelles mises en garde adressées à nos dirigeants
    Pendant que les dirigeants du G8 s’auto-congratulaient, avec Nicolas Sarkozy, d’avoir osé ajouter le terme «sérieusement» à leur prise en compte minimale d’objectifs imprécis et non-contraignants de lutte contre le réchauffement climatique à l’horizon 2050, deux nouvelles études publiées dans des revues scientifiques sérieuses par des scientifiques éminents constituent autant de nouvelles mises en garde d’urgence, sans ambiguïté aucune, adressée à l’ensemble de la communauté internationale.
    La première étude, publiée par l’Académie des sciences américaines, concerne les travaux conduits par l’Australien Michael Raupach dans le cadre du «Global Carbon Project», Global and regional drivers of accelerating CO2 emissions Michael R. Raupach, Gregg Marland, Philippe Ciais, Corinne Le Quéré, Josep G. Canadell, Gernot Klepper, and Christopher B. Field – PNAS June 12, 2007 vol. 104 no. 24 10288-10293.
    Elle constate l’accélération foudroyante des émissions de C02 lors des cinq premières années du XXIe siècle. Alors que l’augmentation du CO2 était de 1% par an auparavant, elle est passée à plus de 3% par an depuis le début de ce siècle et «leur croissance a été plus grande que les scénarios liés aux énergies fossiles les plus intensifs développés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).»
    Comme le constatait, dans une interview donnée au journal belge Le Soir, le chercheur français Philippe Ciais, (Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement), co-auteur de l’étude Raupach, «Le Giec est un processus différent étalé sur plusieurs années et dont les données sont moins récentes… Nous sommes à mi-parcours dans notre travail. Nous nous sommes rendus compte que les prévisions d’émissions et surtout leur évolution étaient bien en dessous de la réalité . Nous avons donc décidé de publier les résultats sans attendre…» La deuxième étude a été publiée dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society par des chercheurs mondialement réputés qui ont travaillé sous la direction de James Hansen, directeur de l’Institut Goddard des Etudes Spatiales de la NASA (James Hansen fut le premier à alerter le Congrès US sur le réchauffement climatique),
    Climate Change and trace gases James Hansen, Makiko Sato, Pushker Kharecha, Gary Russell, David W. Lea, Mark Siddall – Royal Society – Philosophical Transactions Volume 365, Number 1856 / July 15, 2007
    Ces chercheurs critiquent également le Groupe Intergouvernemental pour l’Etude du Changement Climatique de l’ONU (GIEC), lui reprochant de sous estimer l’ampleur de l’élévation du niveau des mers provoquée par la fonte des glaciers et de la banquise durant ce siècle. Au lieu de 40 cm, comme le prévoit le GIEC avec ses modèles informatiques, cette élévation pourrait atteindre plusieurs mètres d’ici 2100.
    C’est pourquoi, écrivent-ils, la planète terre affronte un «péril imminent». «Les émissions récentes de gaz à effet de serre rapprochent dangereusement la terre d’un changement climatique énorme qui pourrait échapper à tout contrôle, mettant en grand danger les hommes et les créatures vivantes», écrivent-ils. Seul d’intenses efforts pour limiter les émissions d’origine humaine de dioxyde de carbone et des gaz à effets de serre, permettront de conserver le climat dans la moyenne du dernier million d’année.
    Le réchauffement climatique résultant des émissions humaines de dioxyde de carbone et de gaz à effets de serre menace de provoquer une bascule du climat qui pourrait «déclencher un cataclysme» dans les glaces de l’Antarctique et du Groenland, alertent les auteurs de l’étude, et, dans un courrier adressé au journal The Independent, le Dr Hansen confirme la menace : «à mon avis, parmi nos publications, celle-ci a sans doute le mieux réussi à rendre clair que la terre se rapproche dangereusement de changements climatiques qui pourraient échapper à tout contrôle».
    Le Dr Hansen affirme que nous disposons de 10 ans pour mettre en place les mesures draconiennes requises pour limiter les émissions de CO2 suffisamment rapidement pour prévenir une élévation dangereuse de la température moyenne.
    Si tel n’est pas le cas, la chaleur accrue pourrait déclencher une fonte rapide des glaces des pôles, rendue bien plus grave par une «inversion de l’albedo», se produisant lorsque les rayons lumineux aujourd’hui, réfléchis par les surfaces gelées blanches seront absorbés par la surface sombre de la mer.
    «L’inversion de l’Albedo fournit un mécanisme déclencheur. Si cet effet se poursuit suffisamment longtemps, de nombreuses rétroactions dynamiques s’enclencheront, provoquant l’effondrement des banquises», insistent les scientifiques réunis autour du Dr Hansen. «Nous affirmons que la durée requise pour déclencher ce mécanisme est au plus d’un siècle, probablement moins». La dernière évaluation publiée par le GIEC prévoit peu ou pas de contribution de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique à l’élévation du niveau des mers, mais les auteurs de l’étude contestent leur conclusions. «Les analyses et les projections du GIEC ne prennent pas bien en compte les lois physiques non linéaires présidant à la désintégration des glaciers humides, des fontes de glaces et de l’érosion, et ne sont pas non plus consistantes avec les preuves issues de l’étude des paléoclimats que nous avons produites pour montrer l’absence de décalage perceptible entre la fonte des glaces et l’élévation de la mer.»

    19-08-2007
    Jean-Philippe Miginiac

  144. 143 Jean V..... 19 août 2007 à 20:42

    INFORMATION :
    Source :Ontario, Ministère de l’Energie
    Plan axé sur les résultats publié 2007-2008
    Vue d’ensemble du ministère
    Vision, mission et mandat, priorités et résultats clés du ministère
    Un approvisionnement énergétique fiable, abordable et durable est essentiel à la qualité de vie et au bien-être de l’ensemble des Ontariens et des Ontariennes ainsi que des générations futures. Par sa politique énergétique, le ministère de l’Énergie continue de jouer un rôle important pour faire de la province un des meilleurs endroits en Amérique du Nord où vivre, travailler, investir et élever une famille.
    Mission et mandat
    Le ministère de l’Énergie a pour mandat de soutenir le développement d’un approvisionnement énergétique rentable, fiable et durable sur le plan de l’environnement, tout en instaurant une culture de l’économie d’énergie.
    Le ministère définit tous les aspects de la politique énergétique de l’Ontario et fournit des conseils en la matière. Il doit établir, en supervisant les activités de la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO), de l’Office de l’électricité de l’Ontario (OEO) et de la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE), le cadre stratégique législatif qui assurera un approvisionnement sûr et fiable en électricité et gaz naturel au consommateur ontarien. Le ministère représente aussi l’actionnaire auprès d’Hydro One et de l’Ontario Power Generation (OPG).
    L’Ontario demeure déterminé à établir un réseau d’électricité plus propre en remplaçant les centrales au charbon et en encourageant les économies d’énergie et une production moins polluante.

    Remplacement du charbon
    Le gouvernement demeure déterminé à remplacer les centrales thermiques au charbon. Dans le cadre de l’élaboration du Plan pour le système d’électricité intégré (PSEI), l’OEO collabore avec la SIERE pour établir le calendrier du remplacement, le plus tôt possible, des centrales au charbon par des sources plus propres, tout en maintenant une capacité de production et une fiabilité suffisantes.
    L’OEO prévoit que la mise hors service des centrales au charbon pourra commencer d’ici 2010. Il préconise la prudence en matière de planification en suggérant que certaines centrales au charbon demeurent en service au-delà de 2011 afin d’assurer la fiabilité du réseau. Selon l’information actuellement disponible, les autres centrales au charbon seront remplacées progressivement par une capacité de production plus propre entre 2011 et 2014.
    Document complet, voir site :
    http://www.energy.gov.on.ca/index.cfm?fuseaction=apropos.plan0708

  145. 144 Eliane 21 août 2007 à 13:33

    Nos élus nivernais ne désarment pas !..
    Nos deux compères sénateurs nivernais (D.Boulaud et R.P. Signé) seraient-ils en campagne de démarchage (définition : recherche à domicile de clients éventuels) et de promotion pour le circuit de Magny-Cours et notre … mine de charbon.
    Article du JdC du 20.08.2007 : « Les deux sénateurs à l’écoute du maire de Fleury-sur-Loire » (commune de 263 h). Après les problèmes de réfection de la toiture de la salle des fêtes, la rénovation de l’église, la voirie, un autre problème est soumis aux sénateurs : les maisons inoccupées.. et là, bien entendu évocation de la survie du circuit de Magny-Cours et la mise en exploitation d’une mine de charbon à Cossaye….
    A suivre de près : les futurs périples de nos deux sénateurs, surtout dans les communes aux maisons inoccupées, et ailleurs…

  146. 145 Escaravage 21 août 2007 à 15:15

    Bien naïfs seraient ceux qui penseraient que le lobbying politique médiatique et financiers de la promotion du charbon va s’éteindre. Le démarchage de nos deux « représentants » signalé ci-dessus en témoigne. Ils ont bien de la chance,eux, d’avoir l’oreille de notre quotidien local.
    Raison de plus pour ne pas nous laisser endormir. La déclaration d’intention du gouvernement de l’Ontario de réduire l’utilisation du charbon est une bonne nouvelle, mais qu’en sera-t-il après les élections qui vont avoir lieu en octobre? d’autant plus que nombre d’autres états canadiens et le gouvernement fédéral sont loin d’être sur la même ligne. que va-t-il se passer à la conférence que va réunir G.W. Bush, tout nouveau converti à la défense de l’environnement. Le but de cette manoeuvre est de toute évidence de promouvoir les solutions technologiques, permettant la poursuite de l’utilisation des combustibles fossiles, dont ses commanditaires escomptent de juteux profits.
    Le texte suivant dont je vous prie d’excuser la longueur ne laisse guère de doute à ce sujet:
    « Les centrales à charbon et la réduction des émissions de gaz carbonique
    par Florent Breuil le 12/06/2007 | Rubrique: Contributions | Thématique: Energie

    modéré par :

    fbreuil
    Par Cheryl Pellerin
    Rédactrice de l’USINFO

    Washington – Le charbon est le principal combustible utilisé dans la production d’électricité à travers le monde, mais sa combustion émet plus de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère par unité de chaleur que celle d’autres combustibles fossiles, tels que le pétrole et le gaz naturel.

    Afin de garantir que l’emploi du charbon cesse de contribuer aux problèmes en matière d’environnement et de climat, des chercheurs et des ingénieurs du ministère de l’énergie étudient divers procédés susceptibles de permettre de réduire les émissions de gaz carbonique des installations servant à la production d’électricité.

    Un haut responsable du service de l’énergie fossile du ministère de l’énergie, M. Thomas Shope, a déclaré à l’USINFO : « La majorité de nos travaux portent sur les centrales parce que c’est là la possibilité la plus grande d’obtenir les résultats les plus importants. »

    Selon une étude sur l’avenir du charbon dont l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) a publié les résultats en mars 2007, il existe cinq possibilités de réduire les émissions de gaz carbonique provenant de la combustion de combustibles fossiles :

    - améliorer le rendement énergétique, notamment dans le secteur des transports et dans celui de la production énergétique, – augmenter le recours aux sources d’énergie renouvelables, telles que l’énergie éolienne, l’énergie solaire et la biomasse, – accroître la production d’électricité d’origine nucléaire, – utiliser davantage les combustibles fossiles dont la combustion émet moins de gaz carbonique, – enfin, continuer d’utiliser des combustibles fossiles, en particulier le charbon, en mettant en place des installations permettant de piéger le gaz carbonique et de le stocker.

    Les auteurs de cette étude indiquent dans leur rapport : « Nous concluons que le piégeage du gaz carbonique et son stockage (.) constituent la technologie essentielle qui permettrait de réduire les émissions de gaz carbonique de façon importante tout en continuant d’utiliser le charbon pour satisfaire les besoins pressants du monde en matière d’énergie. »

    Le piégeage du gaz carbonique et son stockage.

    Les procédés de piégeage et de stockage permettent de recueillir le gaz carbonique provenant de centrales au charbon ou d’installations de production de gaz naturel et de le stocker sous terre dans des formations géologiques, telles que des aquifères salins ou d’anciens gisements de pétrole et de gaz. Lors de son pompage sous terre, le gaz carbonique est comprimé et devient un liquide qui est retenu dans les petits espaces situés dans la roche.

    Les chercheurs du Laboratoire national des technologies de l’énergie (NETL) en Pennsylvanie, qui relève du ministère de l’énergie, effectuent des travaux portant sur la conception d’une centrale dénommée FutureGen qui n’émettra pas de gaz carbonique grâce aux procédés de piégeage et de stockage et qui devrait entrer en activité en 2012.

    Le directeur de ce laboratoire, M. Carl Bauer, a déclaré à une sous-commission parlementaire, le 15 mai, que les deux grandes difficultés en ce qui concerne la construction d’une telle centrale tenaient à la réduction du coût du piégeage du gaz carbonique et à la garantie de l’efficacité et de la sûreté du stockage à long terme du gaz carbonique dans des formations géologiques.

    L’objectif pour 2012 est de montrer que l’on peut mettre au point des procédés perfectionnés de piégeage et de stockage d’au moins 90 % des émissions de gaz carbonique des centrales à charbon sans que le coût de production de l’électricité n’augmente de plus de 10 %.

    Le stockage de gaz carbonique dans des formations géologiques, auquel le secteur pétrolier a recours depuis plus de trente ans, fait l’objet d’essais de grande ampleur notamment en Norvège dans la mer du Nord, au Canada et en Algérie.

    Vingt-cinq essais de moindre ampleur ont actuellement lieu dans le cadre de 7 partenariats entre les États-Unis et le Canada, sous l’égide du ministère de l’énergie des États-Unis. Il s’agit de sélectionner les possibilités de piégeage et de stockage les plus prometteuses et de faire des essais.

    Tous ces projets et une quinzaine d’autres font partie d’un programme international dénommé le Carbon Sequestration Leadership Forum (Forum sur le leadership en matière de séquestration du carbone), auxquels participent vingt et un pays, à savoir l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Colombie, la Corée du Sud, le Danemark, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie et l’Union européenne.

    L’intégration des technologies

    Les procédés de piégeage et de stockage du gaz carbonique ne sont pas encore utilisés dans le cadre de la production courante d’électricité, mais plusieurs projets sont destinés à intégrer ces procédés, notamment le projet ZeroGen en Australie et le projet FutureGen aux États-Unis.

    Le projet FutureGen, dont le budget atteint 1 milliard de dollars, vise à construire le premier prototype de centrale équipée d’appareils de piégeage du gaz carbonique et productrice d’hydrogène. Lorsqu’elle entrera en activité en 2012, ce sera la centrale à combustible fossile la moins polluante du monde.

    Selon M. Shoppe, les procédés de piégeage du carbone et de son stockage seront mis sur le marché d’ici à 2020, et le facteur principal a trait à leur coût. Il faut se rendre compte, selon lui, qu’ils ne seront adoptés tant aux États-Unis que dans d’autres pays que s’ils n’entraînent qu’une hausse minime du prix de l’électricité.

    Source : Washington File ».
    Nous n’en avons pas fini avec le charbon. Espérons que Bush ne convaincra pas les Européens.

  147. 146 Bernard(Allier) 21 août 2007 à 20:15

    Pour en revenir au commentaire d’Eliane concernant nos deux compères sénateurs nivernais, la vrai information de la part du JDC serait de faire savoir en quelles termes « l’évocation de la survie du circuit de Magny Cours et la mise en exploitation d’une mine de charbon à Cossaye » ont été abordés ?
    Rappelons que le sénateur R.P. Signé est médecin…
    Que pense t-il de la pollution et des risques pour la santé d’un tel projet?

  148. 147 Jean V..... 22 août 2007 à 21:41

    INFORMATION :
    Source AP Associated Press
    L’Algérie veut exploiter l’énergie solaire
    Par Aidan Lewis AP – Mardi 21 août, 14h04
    ALGER – Consciente que ses ressources en pétrole et en gaz naturel ne sont pas inépuisables, l’Algérie ambitionne d’exploiter à une échelle industrielle le généreux soleil qui inonde son territoire, pour ses propres besoins en énergie mais aussi pour l’exportation vers l’Europe.

    La construction d’une première centrale hybride, utilisant le soleil et le gaz naturel pour produire 150 mégawatts, a commencé le mois dernier à Hassi R’mel, à 420 kilomètres au sud d’Alger. Elle utilisera 180.000 mètres carrés de miroirs paraboliques géants, soit l’équivalent de 45 stades de football, pour générer 25 mégawatts. Selon les experts, il s’agit de la première centrale à combiner turbines à gaz et à vapeur avec l’énergie solaire.

    L’ouvrage devrait être prêt en 2010, et l’objectif sera ensuite d’exporter 6.000 mégawatts d’énergie solaire en Europe d’ici 2020. Soit un dixième de la consommation actuelle d’électricité de l’Allemagne.

    « Notre potentiel en énergie solaire thermique représente quatre fois la consommation énergétique mondiale », affirme Tewfik Hasni, dirigeant de New Energy Algeria (NEAL), compagnie fondée par le gouvernement algérien en 2002, pour développer les énergies renouvelables.

    Restent des obstacles financiers et technologiques majeurs. Les partisans de l’énergie solaire estiment qu’il faudra dix ans pour qu’elle devienne compétitive économiquement. Mais sur fond de changement climatique et de déclin annoncé des énergies fossiles, des projets qui auraient jadis semblé relever de la science-fiction apparaissent de plus en plus crédibles.

    Deuxième pays d’Afrique par la taille, dont plus des quatre cinquièmes du territoire sont désertiques, l’Algérie reçoit assez de soleil pour couvrir 60 fois les besoins de l’Europe de l’Ouest, selon le ministère algérien de l’Energie.

    « Le potentiel solaire de l’Algérie est énorme car le rayonnement solaire est élevé et il y a beaucoup de terrain pour des centrales solaires », résume Eduardo Zarza Moya, expert du CIEMAT, le Centre de recherche public espagnol sur l’énergie. « Le prix du terrain est bas et il y a également de la main d’oeuvre. »

    L’Algérie utilise déjà des panneaux solaires photovoltaïques pour approvisionner en électricité 18 villages isolés du Sahara et des installations similaires devraient alimenter 16 autres localités d’ici 2009.

    Dans le cas de Hassi R’Mel, il s’agit de produire du courant à grande échelle. Cette première centrale hybride, pour un total de quatre prévues, utilisera le gaz naturel, abondant en Algérie, en complément du soleil pour maintenir la production la nuit et par temps nuageux. Le complexe produira du courant pour la consommation intérieure et abritera un centre de recherche pour étudier les moyens de réduire les coûts de l’énergie solaire.

    La firme espagnole Abener, qui a remporté un appel d’offres pour construire avec NEAL ce site évalué à 425 millions de dollars (310 millions d’euros), en détiendra 66%.

    Les centrales hybrides utiliseront la technologie dite de la concentration de l’énergie solaire (CSP) dans laquelle les rayons du soleil chauffent des fluides pour faire fonctionner une turbine produisant de l’électricité.

    Le système est considéré comme moins cher et avec une plus grande capacité de stockage pour la production à grande échelle que la technologie photovoltaïque, qui convertit directement la lumière du soleil en électricité. L’Algérie espère construire trois autres centrales hybrides générant 400 mégawatts chacune d’ici 2015.

    Les experts croient dans le solaire sur le long terme. Selon Franz Trieb, de l’Agence spatiale allemande à Stuttgart, d’ici 2020 le coût de la collecte de l’énergie solaire pourrait être équivalent à payer le baril de pétrole seulement 15 dollars. « En 2020, nous aurons une capacité considérable de CSP installés dans le monde et cela conduira à des réductions de coûts », dit-il. Les systèmes de distribution « augmenteront un peu le coût mais pas trop ».

    Selon l’Agence internationale de l’énergie, les énergies renouvelables, à l’exception de l’hydroélectricité, représentent seulement 2% de l’électricité mondiale. Mais si les énergies fossiles devraient rester dominantes au moins jusqu’en 2030, les investissements dans les renouvelables sont passées de 80 milliards de dollars (58 mds d’euros) en 2005 à 100 milliards (73 mds d’euros) en 2006 dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement. APPa

  149. 148 Jean V..... 23 août 2007 à 9:22

    INFORMATION :
    Jeudi 12 Juillet 2007
    Energies Renouvelables : Objectifs allemands revus à la hausse
    Le gouvernement allemand veut augmenter la part de l’électricité à base d’énergies renouvelables à 45% d’ici à 2030 et à au moins 27% d’ici à 2020, a annoncé jeudi le ministre allemand de l’environnement Sigmar Gabriel. Au premier semestre 2007, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité a augmenté de 34% par rapport au premier semestre 2006. Elle s’élève actuellement à 13,3%.

    Ainsi, l’Allemagne a déjà dépassé son objectif fixé en 2000 d’atteindre une part de 12,5% d’ici à 2010. La loi sur les énergies renouvelables de 2000 prévoyait d’augmenter la part de l’électricité verte à au moins 20% d’ici 2020 et à 50% d’ici 2050.

    En 2006, 70% des installations éoliennes produites en Allemagne ont été exportées.
    Source : Dépêche AFP – 05/07/2007
    Origine : BE Allemagne numéro 343 (11/07/2007) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43587.htm
    Redacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr

  150. 149 Jean V..... 24 août 2007 à 7:38

    INFORMATION :
    Source : ACTU-ENVIRONNEMENT

    Energies – Article publié le : 23/08/2007
    L’Islande ou le laboratoire des énergies renouvelables

    Alors qu’en Europe les débats sur l’approvisionnement énergétique s’intensifient, l’Islande apparaît comme un pays précurseur avec plus de 70 % de sa consommation d’énergie provenant de ses ressources énergétiques hydroélectriques et géothermiques.
    L’Islande c’est avant tout un pays où le feu et la glace cohabitent : 10% de son territoire sont recouverts de roches volcaniques issues de la centaine de volcans recensés sur l’île et encore en activité pour certains, tandis que 11% de la superficie de l’île, soit 11.900 kilomètres carrés, sont recouverts de glace. Cette particularité géographique qui rend cette île si atypique masque souvent une autre particularité du pays : plus de 70 % de la consommation d’énergie islandaise proviennent de ressources énergétiques renouvelables. L’Islande s’est même donné pour objectif, à l’horizon 2050, de devenir le premier pays au monde totalement indépendant des ressources fossiles.

    Article complet, cliquer sur le lien suivant :

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/islande_energie_renouvelable_geothermie_3245.php4

  151. 150 Eliane 26 août 2007 à 13:52

    Re:Journal du Centre, du 25.08.2007
    Page La Machine, article : »la filière bois veut se transformer » :
    concerne « le Comité de pilotage du Pôle d’excellence rural autour du développement de la filière Bois sur La Machine « (ouf !!)
    Objectif :( je cite le jdC).. » se servir du patrimoine forestier local (cela ne vous rappelle rien : notre patrimoine charbon, qui veut s’en servir ?) pour essayer de transformer de A à Z, avec, en matière de développement durable, l’implantation d’une centrale de cogénération…. Cette future centrale de production d’énergie à partir de la biomasse pourrait répondre à une production d’énergie de 5 à 6 mégawatts correspondant à une ressource de 60 à 70 000 tonnes (12 à 15 MW thermiques « ..
    Ah, la biomasse : grand sujet auquel s’intéresse aussi J.F. Hénin, et oui ! soir site http://www.eo2.fr (merci Sylvie).
    Et pendant ce temps-là, Christian (Paul),Gaëtan (Gorce)Arnaud (Montebourg) s’emploient à réformer leur PS : article,page 2, même journal,).Il y a tout juste un an, les mêmes personnages étaient concentrés, graves, sur notre mine. Autre temps, autre préoccupation… Oui, mais voilà, nous, nous restons avec notre épée de Damoclès au-dessus de notre tête … et au lieu de « biomasse », et bien nous avons du « charbon »….

  152. 151 Escaravage 28 août 2007 à 12:21

    Le Grenelle de tous les dangers.

    Certes le contexte météorologique, marqué sur toute la planète par des événements extrêmes, est une confirmation sans appel de la réalité du changement climatique, et constitue un argument incontestable contre toute émission intempestive de CO2.
    C’est hélas cet argument dont s’empare le lobby charbonnier pour justifier ses projets de captation séquestration de ce gaz, utilisant le slogan du « charbon propre », oxymore s’il en fût, et par là même légitimer le projet minier de Lucenay-Cossaye.
    Il s’agit-là d’un alibi dont le but est d’investir un marché que le BRGM dans une publication du 19 avril 2004 estimait être «colossal », et de détourner des économies drastiques d’énergies imposées par le péril climatique immédiat.

    De l’avis des climatologues les plus compétents, il ne nous reste plus que 8 à 10 ans pour prendre les mesures sans lesquelles la catastrophe est inéluctable. Or, si l’on fait abstraction des incertitudes sur la faisabilité à grande échelle et de la dangerosité des technologies de captation séquestration du CO2, leur application ne saurait intervenir qu’à une échéance de plusieurs décennies, donc bien trop tard.

    A l’appui de cette certitude, je cite entre autres :

    Christian Brodhag, délégué interministériel au Développement Durable. Avril 2006 : « Certains pensent que la technologie va tout régler, par exemple que demain, grâce à la séquestration du carbone et à son stockage, on pourra continuer à brûler du charbon dans les centrales thermiques sans que cela contribue à l’effet de serre. Une telle approche a un effet très démobilisateur et pourrait dissuader de faire des efforts au quotidien ».

    Gilbert Ruelle, spécialiste reconnu du charbon, sur le blog de l’Académie des Technologies le 8 septembre 2006 : « La capture, qui par ailleurs détériore le rendement n’a de sens que si on sait séquestrer le CO2… La filière de séquestration souterraine est la plus prometteuse, mais à l’échéance industrielle de 15 à 30 ans et avec tous les problèmes d’acceptation par la population locale comme pour tous les « déchets ».

    Pierre Gadonneix PDG d’EDF : « En dépit des recherches approfondies en matière de capture du CO2, aucun procédé ne deviendra compétitif avant 2025 2030 » (Mission d’Information du Sénat sur la sécurité d’approvisionnement électrique , le 8 février 2007.).

    Enfin aujourd’hui même dans le rapport de l’Académie des Sciences : ENERGIE 2007 2050 LES CHOIX ET LES PIEGES : « On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage de CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’à l’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination du CO2. ».

    Enfin au moment où G.W. Bush, ne pouvant plus nier le changement climatique cherche à le rentabiliser, lisons Joseph E. Stiglitz, prix Nobel 2001, Pr à l’Université Columbia New York : « Ces derniers temps, même le président Bush semble s’être réveillé. Mais il a placé les intérêts de ses soutiens de campagne, les industries du charbon et du pétrole, avant ceux de la planète. S’il s’inquiétait vraiment du réchauffement, comment aurait-il pu autoriser la construction de certaines centrales électriques au charbon… Il est nécessaire que naisse une nouvelle « coalition of the willing » (nom donné par l’administration Bush à la coalition en Irak), cette fois peut-être menée par l’Europe, et dirigée contre un danger réel. Cette coalition pourrait se mettre d’accord sur certains principes de base : renoncer à construire des centrales au charbon… ». ( Le faux réveil de George W.Bush – Les Echos.).
    Souhaitons que le Professeur Stiglitz soit plus écouté au Grenelle de l’Environnement que George W. Bush ou notre Mozart lucenayais de la finance.
    Nos arguments sont donc solides, mais ne nous leurrons pas, les prétendants à l’exploitation du charbon disposent de deux armes majeures qui nous font défaut : les capitaux dont ils peuvent largement disposer pour séduire et leurs relations en haut lieu dont, comme le révèle facilement internet, l’étendue et la gamme sont consternantes. C’est pourquoi nous ne devons avoir de cesse de nous faire entendre pour démasquer leurs impostures, avant que ce Grenelle de l’Environnement ait déposé ses conclusions et que des décisions soient prises.

    Michel Escaravage.

  153. 152 Jean V..... 29 août 2007 à 21:47

    INFORMATION :

    Lundi 23 Juillet 2007
    LE CAUCHEMAR ECOLOGIQUE CHINOIS
    Avec une croissance économique exceptionnelle : 12% au 2ème trimestre 2007, la Chine est devenue la 3ème puissance économique mondiale (PIB de 2 245 mds d’€ prévus en fin d’année). La Chine est pourtant un pays qui reste pauvre au100ème rang en terme de PIB ramené au nombre d’habitants. Mais le « miracle  » économique chinois cache mal une véritable situation catastrophique : graves inégalités, accroissement inédit en ce pays des conflits sociaux, hausse des prix alimentaires et immobiliers, inflation, insécurité alimentaire et surtout dégradation écologique sans précédent . Chaque année les dégâts environnementaux coûteraient à la Chine l’équivalent de 6% de son PIB.

    Pékin accueille chaque jour sur ses voies saturées plus de 1000 véhicules de plus. La circulation automobile est la principale cause de dégradation de la qualité de l’air dans les villes. La Chine compte aujourd’hui 25 véhicules pour 1000 habitants, contre 749 dans les pays de l’OCDE. On élargit les voies urbaines pour faire place aux voitures, interdisant même parfois la circulation des vélos. L’empire de la petite reine fait progressivement place au royaume des pots d’échappement et des maladies respiratoires …
    En 2006, la Chine est devenue le plus gros émetteur mondial de CO2, avec une population en pleine conversion aux habitudes de consommation des économies industrialisées. La croissance est tirée par les secteurs gourmands en énergie, polluants et peu régulés. Les autorités locales concèdent avoir des difficultés à agir sur les gouvernements locaux qui protègent les industries polluantes.

    La ressource en eau en danger
    Selon la SEPA, agence gouvernementale, 7 des plus gros fleuves et rivières seraient tellement pollués que le simple contact de l’eau serait dangereux. Un contrôle récent effectué par la SEPA auprès de 529 usines situées le long des cours d’eau importants montre que 44% d’entre elles ont violé les lois environnementales. En ce moment c’est l’algue bleue qui fait l’actualité, elle est responsable de la pollution de plusieurs grands lacs, privant d’eau potable des millions d’habitants. Les 2/3 des 600 grandes villes du pays souffrent de pénuries d’eau. Au Nord de la rivière Huai, le ratio entre évaporation et précipitations s’élève désormais à 75% (contre 50% plus au sud). Le désert gagne du terrain au Nord qui se dépeuple, la mousson se fait plus destructrice au sud. La ressource en eau est en danger, en cause la pollution industrielle mais aussi l’agriculture intensive : elle absorbe jusqu’à 75% des eaux de surface et souterraines pour l’irrigation.

    « la situation actuelle demeure tout à fait lugubre », c’est à la sortie d’un conseil des ministres consacré à l’environnement que ce constat est tombé.

    En 2003, l’empreinte écologique de la Chine représentait 1,6 fois sa capacité (en hectares globaux par personne), contre 9,6 pour les USA et 5,6 pour la France. Au rythme de sa croissance, il est à craindre que le développement auquel aspire légitimement la Chine, continue de se faire dans des conditions insoutenables pour la Chine elle-même et la planète plus globalement.

    L’énergie qui alimente la croissance chinoise est majoritairement tirée du charbon, et la pollution qui en résulte ne connaît pas de frontières. Des scientifiques européens ont pu voir une masse gigantesque d’ozone, de poussières et de suie à l’œil nu, c’était un nuage brunâtre qui ne se voyait qu’à 10 000 mètres au-dessus du sol. Ce mélange polluants s’étendait de l’Allemagne à la Méditerranée. Le phénomène est loin de constituer une exception. Les experts européens montés à bord d’un avion pour étudier cette masse ont pu en retracer l’origine : la Chine »,

    Maintenant les climatologues s’alertent de voir la pollution chinoise gagner la planète.
    Le Globe and Mail de Toronto relate la pollution liée à l’exploitation minière dans la ville de Linfen, au nord-est du pays. « Il s’agit sans doute de l’endroit le plus pollué de la planète. Les lanternes à l’extérieur des restaurants sont souvent noires de suie. Les voitures doivent rouler avec leurs phares allumés le jour. Plus personne ne porte de vêtements blancs, ils tournent rapidement au gris. L’eau est polluée. Les personnes âgées restent à l’intérieur pour ne pas respirer l’air extérieur. Les enfants ne voient pas les étoiles briller la nuit à cause du smog. »

    Il semble bien que le charbon soit le principal responsable des émissions : 69 % de l’électricité produite en Chine est tirée du charbon, la consommation chinoise de ce combustible dépasse celles des Etats-Unis, de l’Union européenne et du Japon réunies.

    La Chine a ratifié le protocole de Kyoto. Mais, en tant que pays émergent, n’a pas de contrainte visant à réduire ses émissions de gaz carbonique.

    Le charbon n’est pas près de disparaître de la politique énergétique chinoise avec des réserves estimées à 115 milliards de tonnes, mais c’est un charbon à forte teneur en souffre ce qui le rend très dangereux pour la santé publique. De toute façon le charbon chinois ne suffit déjà plus à combler les besoins énergétiques de la Chine. En pétrole, le pays était autosuffisant il y a dix ans, mais doit aujourd’hui importer 40 % de sa consommation ; la Chine est devenue le deuxième consommateur de pétrole du monde après les Etats-Unis.

    La Chine est prise au piège de son développement non durable et les risques qui pèsent sur son approvisionnement ont des conséquences mondiales. Il est devenu urgent et indispensable que la Chine investisse non seulement dans les énergies renouvelables, les économies d’énergie, mais aussi dans l’innovation environnementale.

    C’est probablement aussi notre responsabilité, d’une façon ou d’une autre…

    ( Sources : Rapport planète vivante 2006 du WWF; Libé 21/07/07; Chine Plus N°3 2ème trim 07; Asieplus courrier international 12/02/07; L.Bougier HEC Eurasia institute dans Repères )

  154. 153 Eliane 30 août 2007 à 14:19

    Mon propos sera plus anodin que les deux précédents, mais il est « local », et il nous incombe de ne rien laisser passer, surtout lorsqu’il s’agit d’article paru dans le JdC.
    Donc, article du 29/08 : page Decize, rubrique Tourisme :
    « Une mine de renseignements » (ce titre ne manque pas d’humour !!) :
    une nouvelle brochure, Guide Découverte Decize et sa Région :.. » 36 pages pour savoir tout, ou presque sur le Decize touristique et sa région « . Il s’agit bien d’un guide « découvertes » : saveurs et plaisirs du terroir, canaux, pêche, ballades et l’inconcournable véloroute… Mais, Mr le directeur de l’Office du tourisme, Mr le Maire, Mr.C.Paul, avez-vous songé à mentionner notre probable mine de charbon ? certes futur patrimoine industriel , mais qui pourrait bien décourager vos visiteurs. Non, bien sûr, plus personne ne fais allusion à cette mine: surtout au niveau tourisme…
    Ce jour, j’ai manifesté ma révolte auprès des élus decizois contre cette hypocrisie consistant à accepter la défiguration d’une région et en même temps à en vanter sa beauté.

  155. 154 Jean V..... 31 août 2007 à 21:35

    INFORMATION :
    Journal La Montagne du 29/08/2007

    BUXIERES LES MINES : conseil municipal

    Les eaux de mines traitées à Gagaudière

    Aliénation du chemin rural de Jagaudière
    Une émergence d’eaux de mines étant apparue sur une propriété de Gagaudière, la DRIRE Auvergne a demandé à Charbonnage de France d’implanter une station de traitement des eaux de mines avant de les rejeter dans la rivière.
    Un accord a été trouvé entre la commune, le propriétaire des parcelles et un représentant de Charbonnage de France. Une enquête publique sur ce projet d’aliénation est ouverte. Le chemin rural de Jagaudière étant utilisé par le site labellisé FFCT du plan d’eau de Vieure, le président du SI Centre Bocage de Vieure sera informé des modifications à venir.

    Sur le site de la mairie vous pouvez lire :
    « POUR LA PETITE HISTOIRE…
    Au XIXème siècle, Buxières représentait alors le centre d’un bassin minier, s’étendant du Montet à Souvigny. Au début du XXème siècle la plus grande usine française de distillation des schistes bitumineux s’installait à Buxière. Aujourd’hui, la mine a disparu, sa fermeture définitive en 2001 a laissé des millions de tonnes de charbon non exploité sous nos pieds. »

    Commentaire :
    Encore un exemple de pollution d’un ancien site minier.
    Les Buxièrois sont-ils à l’abri de l’arrivée d’un nouveau promoteur qui proposerait de rouvrir le site ? …..avec exploitation du…….. « CHARBON PROPRE »

  156. 155 Escaravage 2 sept 2007 à 16:19

    Ce que nous avons appris en un an :

    -Que le changement climatique est une réalité qui n’est plus contestable.
    -Qu’il est en cours et s’accélère à une vitesse que personne n’avait prévu et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes est là pour en témoigner.
    -Que si des mesures immédiates de réduction des émissions de CO2 ne sont pas prises la catastrophe va inéluctablement survenir.
    -Que l’hypothétique réalisation de la séquestration du CO2, si elle se réalisait n’interviendrait que beaucoup trop tard.
    -Que les tenants du lobby pétrolier, conscients de l’épuisement de cette source de profit, se tournent vers l’exploitation du charbon, au mépris total du sort de la planète, et mentent effrontément en parlant de charbon propre.

    Ce que les investisseurs en pollution ont appris :

    - Qu’ils ne pouvaient plus nier le changement climatique.
    - Qu’il était tout de même moins facile d’exploiter un gisement ici que chez de malheureux africains soumis à des dictateurs corrompus.
    - Mais qu’à la faveur de la nouvelle politique de l’administration Bush, au service du lobby énergétique, prônant le recours au charbon en utilisant l’alibi de la séquestration, ils ont une chance de parvenir à leurs fins. Ne doutons pas qu’ils sont en train d’agir auprès de leurs très hautes relations financières et politiques pour infléchir dans ce sens les conclusions du Grenelle de l’Environnement.

    Quant à nous, continuons à crier bien fort que nous ne voulons pas de cette mine.

  157. 156 Jean V..... 6 sept 2007 à 12:16

    INFORMATION
    Source :ACTU » ÉNERGIE
    05/09/07 – énergie
    La Chine souhaite développer les énergies renouvelables
    La Chine prévoit que sa part d’énergies renouvelables dans sa consommation totale soit de 15% en 2020. Selon le plan national publié hier, l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
    L’utilisation d’énergies renouvelables en Chine devrait être équivalente à 6 000 millions de tonnes de charbon en 2020. En 2005, l’énergie renouvelable équivalait à 166 millions de tonnes de charbon, représentant 7,5% de la consommation totale énergétique du pays.
    Selon Chen Deming, vice-ministre à la Commission Nationale de Développement et de Réforme (NDRC), entre 2006 et 2020, le plan coûtera à la Chine 2 milliards de yuans, soit près de 195 000 euros.
    Réduire l’utilisation du charbon
    Du fait que l’énergie est majoritairement issue du charbon et que ceci entraîne une importante pollution, le plan met l’accent sur le développement de l’énergie hydraulique, éolienne, solaire et issue de la biomasse.
    D’ici à 2020, on souhaite que la capacité d’énergie hydraulique installée en Chine atteigne les 300 millions de kilowatts. On espère également que l’énergie éolienne et celle issue de la biomasse produisent chacune 30 millions de kilowatts, et que l’énergie solaire génère 1,8 millions de kilowatts.

  158. 157 Escaravage 6 sept 2007 à 16:43

    Plus écolo que George W. Bush tu meurs. Le voici courant les conférences internationales traitant du changement climatique, et même, organisant sur mesure les siennes propres. Doit-on admirer ce zèle tout neuf et s’en réjouir ? En fait après avoir servi scrupuleusement les intérêts de ses commanditaires pétroliers le voici, avec l’aide de ses complices, Harper et Howard, respectivement premiers ministres du Canada et d’Australie, au service du lobby mondial du charbon. Il s’agit de tirer profit de cette ressource et surtout d’accaparer de colossaux investissements en agitant le leurre des technologies du « charbon propre ». Souhaitons qu’il ne réussisse pas, grâce à son pouvoir de séduction célèbre, à faire chez nous des émules. Il a déjà à ses côtés la gauche nivernaise.

  159. 158 Jean V..... 6 sept 2007 à 21:35

    INFORMATION :
    Festival international du film écologique
    Cher, 4 au 7 octobre 2007- Festival
    Le film, support de l’action écologique !
    Amener la population à l’écologie, sensibiliser un public aussi large que possible à travers des projections cinématographiques ; la mission principale du Festival International du Film Ecologique de Bourges est bien tracée.
    Le succès de la seconde édition, souvent complexe puisque synonyme de concrétisation ou de remise en cause, renforce notre conviction qu’un tel festival ne cessera de prendre de l’ampleur au fil des ans.
    Pour cela, les trois catégories, fiction, documentaire et reportage vont s’ouvrir désormais à l’ensemble des thématiques environnementales. La qualité des oeuvres en la matière est en effet trop importante pour que nous puissions ne retenir qu’un seul thème !L’Agence Culturelle de Bourges organise le Festival International du Film Ecologique, pour présenter et récompenser les meilleures réalisations, pour poursuivre notre réflexion sur un partage équitable et la transmettre à toutes les personnes préoccupées par l’avenir de l’homme et de la planète.
    Dans la continuité de l’œuvre initiée en 2005, cette 3e édition va en plus des projections, poursuivre les Entretiens de Bourges qui permettent à de grands spécialistes de débattre avec le public, et développer le Forum des organisations environnementales, le Marché bio ou encore, le Salon des partenaires.
    Connaissant l’importance de votre travail et de votre engagement, nous serions honorés par votre participation qui ne manquera pas d’enrichir cette grande manifestation.
    Serge Lepeltier
    Ancien Ministre
    Maire de Bourges
    Président de BOURGES PLUS

    Jean-Louis Borloo, Ministre d’État, choisit Bourges pour débattre du Grenelle de l’environnement
    Voir le site
    http://www.valeur-ecologie.fr/blog/index.php?ID=119

  160. 159 Escaravage 9 sept 2007 à 16:50

    ??
    Nos élus de gauche seraient-ils des « bushistes » ?
    Tout comme le président américain ils veulent exploiter le charbon et emplir les poches de financiers pollueurs.
    Tout comme lui ils se soucient comme d’une guigne de l’avenir de notre planète.

    ??
    Les rats quitteraient-ils le navire ?
    François Jaclot a été nommé le 25 juin 2007 vice-président du conseil de surveillance d’Unibail-Rodamco.
    Tous les communiqués de la presse financière signalent qu’il « a été » PDG de la SEREN » et non qu’il l’est encore…

  161. 160 jean V..... 10 sept 2007 à 21:47

    INFORMATION
    SUR LE SITE DU CONSEIL GENERAL DE LA NIEVRE, VOUS POUVEZ LIRE :
    « LE BOIS EN FETE
    La Nièvre : une forêt d’avantages !
    Le Conseil Général vous invite les 21, 22 et 23 septembre à  » la découverte du bois et des énergies vertes « , sur le site de la Ferme du Marault à Magny-Cours.
    Cette manifestation grand public, ouverte de 10 h à 19 heures, est destinée à promouvoir la filière bois en tant que filière économique d’avenir pour notre département : conférences, débats, stands d’information, animations culturelles et festives seront au rendez-vous… L’entrée est gratuite ! »
    Voir site :
    http://www.cg58.fr/actualites/a-la-une/le-bois-en-fete,431.html

    Sur la plaquette de présentation :
    « Avec les énergies renouvelables, l’avenir commence aujourd’hui.
    Lutter contre la pollution atmosphérique, le réchauffement climatique, continuer à vivre sans détruire…Des solutions existent…Sortir du pétrole, c’est une question de volonté individuelle et d’investissement collectif. Avec 200 jours d’ensoleillement annuel, un nivernais rentabilise son installation solaire en moins de 6 ans.
    Avec plus d’un hectare de forêt par habitant, la Nièvre fournit une énergie propre, renouvelable, abondante et créatrice d’emploi.
    Réflexion faite, passons à l’action. »

    Voir le texte complet sur site :
    http://www.cg58.fr/IMG/pdf/quizz.pdf

    Commentaire :
    Monsieur Charmant a t-il pris exemple sur l’action des élus de la région centre en faveur de la filière bois ?
    Vous avez bien lu : « Sortir du pétrole, c’est une question de volonté individuelle et d’investissement collectif. »
    Encore un petit effort et on verra peut-être la phrase : Sortir du charbon, c’est une question de volonté individuelle et d’investissement collectif.
    En attendant essayons de « continuer à vivre sans détruire… »

  162. 161 jean V..... 17 sept 2007 à 21:41

    INFORMATION :
    Sur le blog de
    CONAN Nathalie : http://nathalieconan.blogspirit.com/archive/2007/09/06/hydrolienne-a-benodet.html
    Conseillère générale de Fouesnant (socialiste)
    06.09.2007
    Hydrolienne à Bénodet !
    SABELLA : C’est le nom d’un ver marin qui à la forme d’une hydrolienne. C’est aussi le nom d’un projet innovant et précurseur dont le Finistère peut être fier et qui consiste à immerger dans l’estuaire de l’Odet, au Sud du phare du Coq à une profondeur de 19 mètres un démonstrateur d’hydrolienne.

    Mercredi 5 septembre, j’étais en effet invité à participer au lancement du projet SABELLA à la CCI de Quimper. Initié par la Société Hydrohélix de Quimper, avec comme partenaire, notamment la société In Vivo de la Forêt Fouesnant, ce projet consiste à immerger une hydrolienne. Ainsi une partie de l’énergie des courants de marée est transformée en énergie mécanique grâce à une hélice.

    A l’heure où la question énergétique devient une priorité pour la France comme pour les autres pays du monde, les réflexions et dorénavant les actions concrètes en matière de développement des énergies renouvelables sont à mettre en exergue.

    Le projet Sabella est un projet expérimental. Mais si les résultats escomptés sont bons, une véritable filière énergétique peut voir le jour dans le Finistère. C’est pour cette raison et pour d’autres que le Conseil Général a souhaité être partenaire.

  163. 162 Escaravage 20 sept 2007 à 12:06

    Ce qu’en une année nous avons appris :
    Le 12 août 2006 nous était annoncé que nous avions gagné le Jack Pot. Un généreux investisseur nous offrait la fortune et le bonheur.
    Dieu merci la bonne nouvelle était assortie d’une notice décrivant dans les détails le paradis qui nous attendait. En échange d’avantages économiques et sociaux facilement contestables, c’est l’acceptation de la mise à sac de notre cadre de vie que nous devions accepter.
    Ainsi le choc a été salutaire, ceci grâce à la seule qualité, la franchise dont nous créditerons, en la circonstance, l’investisseur en question. Notre regard sur cette campagne, des charmes de laquelle nous jouissions, sans trop en avoir conscience, a brusquement changé. Nous avons réalisé combien elle était belle, mais aussi combien elle était vulnérable et menacée par les appétits de ceux pour lesquels seul compte le profit.
    La rapidité de notre mobilisation, que l’on peut dire massive, a été à la mesure de la brutalité de l’agression, et surtout notre motivation ne s’est pas éteinte avec le temps.
    Grâce à l’Internet rapide nous avons pu apprendre à contrer efficacement et au coup par coup la désinformation qui nous était administrée par les promoteurs et les politiciens locaux. Nous avons su ne pas nous laisser séduire par le streap tease de Valorca, consciente de l’erreur de la Seren et cherchant à faire passer son projet en douceur.
    Nous avons pris une conscience aigue de l’imminence du changement climatique et de son origine liée à une consommation démente des combustibles fossiles et en particulier du charbon, principal pourvoyeur de CO2.
    Il a été facile de se rendre compte que l’efficacité prochaine et l’innocuité alléguées de la captation-séquestration du carbone était un leurre et un alibi, utilisé par le lobby du charbon pour continuer à exploiter à outrance cette source de profit au mépris de la survie de notre planète.
    Nous avons mis à jour la signification de la présence en quantité considérable du radon à l’aplomb du gisement. Ce phénomène, mis en évidence par nos amis allemands, témoigne de la présence abondante d’éléments radioactifs qui rendront les micropoussières de charbon encore plus cancérigènes. Il faut noter que le lobby charbonnier outre-Rhin a fait en sorte d’étouffer cette « vérité qui dérange ».
    Nous ont été révélées par la presse africaine les méthodes très particulières d’exploitation du pétrole d’une certaine société très proche d’une de celles qui lorgnent sur notre charbon.
    Bref, on ne s’en sort pas si mal, mais face à des adversaires dont l’absence de scrupule est démontrée, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Mais eux, qu’ont-ils pu apprendre ?
    Ils doivent avoir appris que l’on ne gagne rien à sous-estimer l’adversaire, que les ruraux français ne sont pas plus bêtes que les citadins, que le bas peuple dispose du haut débit et a désormais accès à leurs CV…, que Lucenay et Cossaye ce n’est pas le Congo Brazzaville…
    Et il leur reste beaucoup à apprendre. On peut toujours rêver du jour où devant la splendeur d’un matin de printemps les écailles leur tomberont des yeux et qu’ils s’écrieront : « Mon Dieu, qu’allions nous faire ! ».
    .

  164. 163 Escaravage 24 sept 2007 à 12:12

    Alerte au « charbon propre ».
    Des arguments incontestables s’opposent à l’utilisation du charbon. Qu’à cela ne tienne ! Son lobby est en passe de les contourner. Derrière le rideau de fumée de leur slogan du « charbon propre », il s’active à promouvoir les solutions technologiques au changement climatique. Partout dans le monde à l’instigation de l’administration de Bush et de ses complices Canadiens et Australiens, on s’active à blanchir le charbon et cette imposture trouve chez nous de solides supporters. Ce qu’ils veulent cacher à tous prix, c’est, qu’à supposer que les expérimentations actuelles débouchent sur des réalisations industrielles fiables, elles ne commenceront à être efficaces qu’après 2030.

    Or nous n’en sommes plus aux prémisses de la catastrophe. Toutes les données scientifiques témoignent de son accélération cataclysmique. Au cours des deux décades qui nous séparent de 2030 les émissions de CO2 , poursuivies à leur intensité actuelle auront pour conséquence de rendre le désastre irréversible.

    Chaque jour de nouveaux désordres climatiques se manifestent, mais ils sont systématiquement marginalisés par nos médias. Cette semaine, les inondations dramatiques en cours de l’est à l’ouest de l’Afrique, avec leurs 300 morts et leur million cinq cent mille personnes déplacées, n’ont pas leur place à côté du rugby et des faits divers qui font la une des journaux télévisés.

    Il est à craindre que, dans ces conditions, les Français ne prennent pas conscience de l’urgence absolue de réduire leur consommation d’énergie, et c’est là le but des financiers et des industriels du charbon qui ne songent qu’à faire durer cette source de profit. Tels des chacals, pendant que les grands fauves se repaissent, Seren et Valorca n’ont nul besoin de s’activer. Il leur suffit d’attendre dans le plus grand silence, et c’est manifestement ce qu’elles font.
    Puissent nos décideurs, à l’issue du Grenelle de l’environnement, ne pas prêter une oreille trop complaisante aux mensonges des prétendus blanchisseurs de charbon.

  165. 164 jean V..... 24 sept 2007 à 21:03

    Source : Toute l’actu
    Reportages, interviews, analyses et débats
    Par la rédaction de l’hebdo des socialistes

    Le pari des énergies renouvelables

    Le conseil régional franc-comtois met en place une politique globale, passant par la constitution d’un pôle spécifique, pour promouvoir les énergies renouvelables et la maîtrise de la consommation énergétique.

    Face à une facture qui ne cesse de s’alourdir et à l’épuisement progressif des énergies fossiles, le conseil régional de Franche-Comté vient d’amorcer un virage décisif en matière de développement durable…..
    Suite, cliquez sur le lien ci dessous
    http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/09/19/906/

  166. 165 EUREKA 25 sept 2007 à 16:40

    De mieux en mieux

    Un climatologue américain de l’université du Wisconsin fait la constatation suivante, le 12 septembre 2001, en se rendant à son travail. « Le ciel était bleu et dégagé. En fait, il était anormalement dégagé », remarque-t-il. Voila quinze ans qu’il étudie les répercussions possibles sur le climat des traînées de condensation laissées dans le ciel par les avions à réaction. Pendant trois jours, à partir du 11 septembre 2001, les avions de ligne américains sont cloués au sol.

    Pendant ces trois jours, la température a augmenté en moyenne de 1 % sur l’ensemble des Etats-Unis… Ainsi commence le passionnant documentaire britannique intitulé Dans l’ombre du ciel, diffusé lundi 24 septembre sur Arte. « Il se peut que nous ayons grossièrement sous-estimé la vitesse à laquelle notre climat se modifie », explique le réalisateur, Duncan Copp. Le réchauffement de la planète a été en quelque sorte masqué, depuis des années, par un autre phénomène tout aussi inquiétant, mais agissant dans le sens contraire : l’obscurcissement du ciel.
    Celui-ci est dû aux minuscules particules de suie et de cendre rejetées dans l’atmosphère par l’activité humaine et qui réfléchissent les rayons du soleil. D’un côté, les gaz à effet de serre font augmenter la température, de l’autre ces particules, en réduisant l’ensoleillement, la réduisent. En d’autres termes, l’augmentation générale de la température serait beaucoup plus forte sans ce nuage de pollution, créé par les voitures, les usines et les avions, qui réduit, sur de vastes surfaces du globe, l’effet du rayonnement solaire.
    De quoi décourager les efforts entrepris, notamment en Europe, pour lutter contre la pollution. « On croyait vivre dans un monde qui se réchauffait, mais c’était faux. On vit dans un monde qui se réchauffe et qui s’obscurcit. Maintenant qu’on réduit l’obscurcissement, il ne va plus rester que le réchauffement, et il sera bien plus fort qu’on ne le pensait », affirme la climatologue allemande Beate Liepert.
    C’est un biologiste britannique immigré en Israël, Gerald Stanhill, qui a inventé l’expression d’ »obscurcissement de la planète ». Il a mesuré l’ensoleillement en Israël dans les années 1960, puis de nouveau dans les années 1990. A sa grande surprise, celui-ci avait diminué de 22 %. Ses travaux n’ont guère eu d’écho, car on lui rétorquait que la température aurait dû diminuer en proportion, ce qui n’était nullement le cas.
    D’autres chercheurs ont abouti à des conclusions comparables dans d’autres parties du monde. Entre les années 1950 et le début des années 1990, le rayonnement solaire a diminué de 10 % aux Etats-Unis, et de presque 30 % en Russie. L’humanité serait ainsi malencontreusement placée entre Charybde, le réchauffement, et Scylla, l’obscurcissement.

  167. 166 souvarine 27 sept 2007 à 12:55

    suite a l’article du jdc « il faut que l’opinion se manifeste »
    espérons que M Lebrun et ses camarades PC, partisans du charbon soient aussi rassembleurs que pour les dernières élections et qu’ils attirent autant d’engouement!

  168. 167 Charles LESIRE 28 sept 2007 à 9:00

    Suite à l’article paru hier dans le JdC, j’ai transmis à la rédaction de l’unique journal nivernais un communiqué de presse, précisant, une fois n’est pas coutume, la position des Jeunes de l’UMP de la Nièvre sur le projet charbonnier.

    Espérant que cet article sera publié (et ce sera bien la première fois sur ce sujet, malgré des demandes répétées…), je peux vous assurer du total soutien des Jeunes de l’UMP de la Nièvre.

    Vous trouverez ci-dessous le communiqué transmis au JdC :

    « Le projet minier de Lucenay-Cossaye, peu réaliste techniquement et n’apportant aucune garantie environnementale, menace les habitants du Sud Nivernais et des départements limitrophes.

    Le retour à cette énergie fossile est un pas en arrière, alors que la Bourgogne est promue Pôle d’Excellence nucléaire et où la France s’apprête à renouveler son parc nucléaire avec les nouvelles centrales EPR.

    Les élus de gauche se reposent sur les projets encours en attendant les élections. Ils soutiennent le projet charbonnier car c’est leur seule et unique bouffée d’oxygène, à l’approche des élections locales. Je maintiens que, pour la gauche, cette mine reste avant tout un projet électoral et non un projet pour l’avenir de la Nièvre.

    Les risques sanitaires doivent guider les décisions car le l’extraction du charbons présentent les dangers suivants : allergies et maladies respiratoires, risque non négligeable de cancer des poumons, maladies cardio-vasculaires, répercussions neurologiques par bioaccumulation dans la chaîne alimentaire (mercure).

    Nous devons impérativement sauver l’emploi nivernais et développer intensément l’enseignement supérieur pour maintenir notre jeunesse dans notre département, en axant nos actions sur l’attraction de nouvelles entreprises, notamment dans les domaines du bois, de la recherche et de l’innovation. Mais ceci ne peu émaner que d’une volonté politique forte de sortir notre département de l’enclavement actuel. Les Jeunes Populaires s’interrogent donc sur la capacité de la gauche à préparer notre territoire dans une action positive.

    Nous avons adressé un courrier au Grenelle de l’Environnement, attirant leur attention sur les risques environnementaux et sanitaire liés à ce projet. »

    Charles LESIRE
    Responsable des Jeunes
    UMP de la Nièvre

  169. 168 Eliane 28 sept 2007 à 11:46

    Merci M. Lesire. Mais nos chers élus nivernais et bourguignons ne désarment toujours pas (suite). 2E article du JdC du 28/9 : Pays Nivernais-Morvan en pôle position :
    François Patriat, Pst du Cons.Régional de Bourgogne, veut donner la priorité au tissu industriel (devinez lequel ?).
    Le Charbon : bonne ou mauvaise idée ?
    « On ne peut éviter d’en parler. Pour les besoins en matériaux énergétiques, pour l’emploi et pour la cogénération. Personnellement, j’y suis favorable, sous réserve d’un stockage du CO2″ . fin de citation.
    Comment allons-nous leur faire entendre raison ? Pauvre « petite » région sud-nivernaise, avec ses deux « petites » rivières, son « pauvre bocage » qui n’intéresse personne, sa population vieillissante (qui a dit cela ? Le CSER bien sûr…

  170. 169 Escaravage 28 sept 2007 à 14:58

    Lettre adressée au Rédacteur en chef du Journal du Centre.

    Docteur Escaravage. Lucenay le 27 septembre 2007.

    Monsieur le Rédacteur en Chef,

    L’article publié dans votre quotidien ce jeudi 27 septembre, me parait, en vertu du respect de l’objectivité de l’information, mériter le commentaire d’un citoyen opposé à l’ouverture de la mine.
    Du contenu de cet article, fondé sur le document du Conseil économique et social de Bourgogne, se déduit la condamnation de cette entreprise :
    Nous y lisons en effet que le CESR demande que l’exploitation du charbon du Sud-Nivernais ne conduise pas à une augmentation des émissions de CO2.
    Monsieur Jean Charles Besson déclare : « Il y a deux choses à prendre en considération : la captation et le stockage du CO2… Des technologies se développent pour la captation. Dans trois ans elles seront au point. » Ce délai parait bien court, mais acceptons le.
    Or :
    -1) Gilbert Ruelle, présenté dans un numéro du Journal du Centre comme le meilleur spécialiste du charbon, déclare à la Commission-Energie-Environnement de l’Académie des Technologies:
    «On doit souligner que la capture du CO2 n’aura d’intérêt qu’en cas de succès de sa séquestration ».
    - 2) On peut lire dans le rapport de l’Académie des Sciences :
    « Energie 2007 2050 : Les Choix et les Pièges » (page-32) :
    « On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’à l’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination du CO2. » .
    La conclusion s’impose donc, au su de la condition posée par le CESR, que l’exploitation du gisement de Lucenay-cossaye n’est actuellement pas réalisable.
    Je signale enfin que, lors de la conférence donnée à Lucenay, Jean-Pierre Radanne, contrairement à Monsieur Besson, a exclu la possibilité de stocker le CO2 dans notre région, les seuls sites susceptibles de l’accueillir en France étant : le Bassin parisien, le Bassin aquitain et la basse vallée du Rhône.

    Veuillez croire, monsieur Le rédacteur en Chef à ma considération distinguée,
    Michel Escaravage.
    (Prière de diffuser dans la mesure du possible cette lettre qui risque d’avoir le même sort auprès du JDC que la lettre ouverte à Mr Christian Paul.).

  171. 170 Jean V..... 30 sept 2007 à 13:00

    ETUDE CRITIQUE DU DOCUMENT DE TRAVAIL DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL DE BOURGOGNE.
    Voir article en début de blog à la suite de l’analyse du projet VALORCA.
    Merci.

  172. 171 EUREKA 1 oct 2007 à 17:37

    Participez au Grenelle de l’Environnement

    Que tous les participants à ce blog n’oublient pas de participer activement au Forum du Grenelle de l’Environnement. Date limite : 12 Octobre.
    Faites valoir votre point de vue contre le charbon et contre le projet d’ouverture de cette mine.
    Adresse du forum :
    http://forums.gouv.fr/

  173. 172 MILVIL 1 oct 2007 à 19:18

    LES NANOPARTICULES et la SANTE au TRAVAIL

    par Claire AVIGNON

    Mais SANTE tout simplement, merci et bonjour les dégats à proximité d’une mine de charbon.

    prévenir l’exposition aux nanoparticules article du 01/10/2007 publié dans le journal de l’environnement

    A l’occasion de la publication d’un ouvrage sur les nanoparticules, l’INRS a insisté sur l’importance pour les entreprises de prendre des mesures de prévention, malgré la quasi-absence de données toxicologiques dans le domaine.

    N’attendons pas d’éventuels effets sanitaires des nanoparticules pour réagir. C’est en substance le message lancé par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) lors d’une conférence de presse, mardi 25 septembre. «Les entreprises et les laboratoires de recherche peuvent, d’ores et déjà, mettre en place des mesures générales de prévention pour éviter l’exposition des travailleurs aux particules ultra fines (PUF). Cela passe par le port de masque et de gants, mais aussi par des recommandations plus globales, comme procéder aux synthèses en phase liquide» pour éviter les émissions particulaires, a expliqué, lors d’une conférence de presse, Benoît Hervé-Bazin, principal auteur du livre intitulé «Les nanoparticules, un enjeu majeur pour la santé au travail?».

    Des conseils qui seront utiles pour les industriels fabriquant des substances «nanostructurées» comme les secteurs de la cosmétique et des peintures, pour les laboratoires de recherche, mais aussi pour les patrons dont les travailleurs sont exposés à des «particules secondaires», comme les fumées de soudure ou les gaz d’échappement
    des moteurs diesel

    Pour le moment, les connaissances ne sont pas suffisantes pour imposer une réglementation spécifique pour chaque nanoparticule. «Nous n’avons pas encore de preuve de la toxicité des particules ultra fines sur les humains, mais il y en a chez les animaux», précise Christian Dame, du département polluants et santé de l’INRS. Et l’évolution des connaissances devrait continuer à être lente: «Les nanoparticules se rajoutent aux 100.000 substances chimiques sur lesquelles nous avons déjà très peu d’informations», note Jean-Claude André, directeur scientifique de l’INRS. Par ailleurs, les risques sanitaires des nanomatériaux n’apparaissent pas encore comme prioritaires: sur 1,4 milliard d’euros alloué par la Commission européenne aux nanotechnologies, seuls 38 millions sont destinés aux travaux sur les risques pour l’environnement et les opérateurs.

    Malgré tout, il est déjà avéré que les nanoparticules ont des propriétés spécifiques dont il faut tenir compte en matière de santé au travail. D’abord, est-il rappelé dans l’ouvrage de l’INRS, «elles sont susceptibles de se déposer dans l’ensemble des voies respiratoires avec une efficacité supérieure à celle de particules plus grosses», ces dépôts étant «d’autant plus marqués que la respiration est accusée (donc en toutes conditions impliquant un effort physique) ou la fonction pulmonaire altérée (broncho-pneumopathie chronique obstructive par exemple)». Par ailleurs, «le passage de certaines PUF depuis les fosses nasales jusqu’au cerveau doit être considéré comme probable». Enfin, après avoir étudié les différentes publications sur le sujet, les auteurs du livre concluent que «globalement, il semble qu’une certaine pénétration cutanée soit possible».

  174. 173 souvarine 3 oct 2007 à 19:34

    le blog de notre député Christian Paul vient de se mettre à jour et consacre une rubrique sur « les énergies renouvelables » qui traite essentiellement du charbon.( cherchez l’erreur!)
    Je vous invite à participer à ce haut lieu d’expression libre (hihihi!)
    en innondant ce blog de messages réclamant que le rapport SOFREMINE
    soit rendu public: voici un exemple, modifiable à volonté.
    Pour ma part je l’enverrai tous les jours tant que je n’aurai pas de réponse:
    « Monsieur Paul,
    le conseil régional détient de puis longtemps un rapport de la société SOFREMINES concernant le gisement de LUCENAY COSSAYE TOURY.
    Nous ne connaissons que les arguments des sociétés candidates à l’exploitation.
    Pourquoi ne pas rendre ce rapport public afin d’avoir une vue plus objective? »

  175. 174 jean V..... 4 oct 2007 à 21:57

    De quoi rassurer les pêcheurs de la région!
    INFORMATION :
    Source Cyberpresse environnement
    Le mercredi 03 oct 2007
    Moins de pollution, meilleur poisson
    Éric Moreault
    Le Soleil
    Québec

    Les émanations des centrales thermiques au charbon comme celles de la Nouvelle-Angleterre et de l’Ontario sont la principale source de pollution au mercure, qui voyage bien avec le vent. Une réglementation plus sévère ou l’utilisation accrue d’énergies renouvelables pour la production d’énergie permettraient donc de diminuer rapidement la présence de ce polluant dans la chair des poissons. Ça, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que l’inverse est aussi vrai, fait remarquer Marc Amyot, professeur de l’Université de Montréal qui fait partie des 22 chercheurs.

    Le mercure est un polluant « global ». L’Arctique canadien est contaminé par le mercure chinois. Or, l’essentiel de l’énergie des pays émergents comme l’Inde, la Chine et les pays de l’ex-URSS provient des centrales au charbon ! Même si les États-Unis veulent réduire leurs émissions de 89 % d’ici 2018, rien n’indique qu’il y aura une amélioration en raison des pays en croissance.

  176. 175 mestries 5 oct 2007 à 8:53

    Quand on voit qu’il a fallu 2 ans pour découvrir la corruption chez ADS, quand on voit que la justice commence à annoncer qu’il faut prendre son temps, que penser des lobbys de l’énergie qui font passer l’EPR sans aucune concertation et ferons passer ce projet si ça leur rapporte, quelle importance l’impact sur l’environnement, vive les stock options non taxées!!!!!!!!

  177. 176 Jaco(ssaye) 7 oct 2007 à 20:02

    Bonjour à tous, voici le texte que nous venons d’envoyer à Ch. paul. Comme d’habitude il ne répondra sûrement pas. Lui qui nous compte les bienfaits sur les avancées technologiques, numériques, internet, etc…. et même plus… il est le premier à ne pas communiquer et à ne pas divulguer les informations qu’il détient (Dossier SOFREMINES.
    .. entre autres… la suite viendra).

    «  »"Mine Cossaye-Lucenay
    « … L’absence de volonté politique, ces dernières années, et la priorité donnée au profit à court terme ont accentué la dégradation de notre environnement commun. Nous avons aujourd’hui une responsabilité…)……. c’est vous Ch. paul qui avez rédigé ce texte dans votre site… là encore on peut voir qu’entre la parole et les actes vous êtes très fort. Si vous menez tous vos dossiers comme celui de Cossaye-Lucenay on ne peut que s’inquiéter sur les projets à venir… entre nous faire croire que vous êtes presque écologique et en même temps vouloir à tout prix ouvrir une mine de charbon, source de pollution, on peut légitimement avoir quelques doutes… même vos amis élus socialistes de l’Allier se posent des questions sur votre empressement à finaliser ce dossier…
    Vous n’avez toujours pas donné votre avis sur le Dossier SOFREMINES… il ne faut pas chercher entre les lignes, sa lecture doit être simple et sa conclusion facile à trouver… Si vous voulez on peut vous l’expliquer….

  178. 177 jean V..... 8 oct 2007 à 21:11

    Suite à notre déplacement vendredi 5 octobre à la séance publique de 14h du grenelle de l’environnement à Bourges, vous avez pu lire le compte rendu dans le journal local auquel il convient d’ajouter un passage du journal le Berry Républicain, je cite :
    La matinée était consacrée à des ateliers réunissant experts, membres d’associations, élus locaux (peu)…
    Le moment pour chacun de s’exprimer sur un thème précis même si, à peine les discussions terminées, les critiques de plusieurs participants se faisaient jour pour parler « DE DEBATS FAUSSES PAR UN LOBBYING PESANT »
    Fin de citation.

    Nous aimerions que ces participants s’expriment davantage et fassent connaître quel sont les noms des sociétés et des dirigeants qui pratiquent ce « LOBBYING PESANT »
    N’est ce pas non plus le rôle des journalistes de nous informer sur ce sujet !…
    La façon dont nous avons vécu la promotion du projet SEREN par nos élus locaux et le journal local en dit long sur les pratiques de ce « LOBBYING »…

    Quant à nos élus de la région Bourgogne, aucun n’a fait le déplacement de Bourges…

    Retenons quand même, selon Alain Boudard, délégué régional de l’Ademe et rapporteur du groupe de travail « le renouveau du charbon a été évoqué mais n’a pas rencontré l’unanimité de l’atelier et reste conditionné au stockage du CO2. »
    Vaste programme que certains industriels et politiques s’emploient à essayer de développer, joli cadeau aux générations futures qui auraient à gérer les quantités colossales de ce CO2 enfoui sous nos pieds…

  179. 178 Escaravage 11 oct 2007 à 11:08

    Copie de la traduction d’une lettre de Wolfgang Schaefer:

    « Votre requête concernant la problématique de la radioactivité de la poussière de charbon m’est parvenue par l’intermédiaire du « Bund » (groupement écologiste). Je suis membre du collectif de citoyens de la commune de Niederzier. En périphérie de notre commune se trouve la plus grande et la plus profonde exploitation de lignite à ciel ouvert au monde.

    Je suis au regret de ne pouvoir vous répondre en français.

    Permettez-moi d’abord de me présenter brièvement. Depuis environ 1967 jusqu’à 2003, j’avais en charge la réalisation des mesures de taux de radioactivité nécessitant un traitement radio-chimique préalable, au centre de recherches de Jülich. Dans cette catégorie se rangeaient les rayons alpha et beta ainsi que les produits d’activation nécessaires à la surveillance de l’activité, de l’incorporation, de l’environnement et du traitement des déchets.
    Depuis la mise en service de l’exploitation de lignite à ciel ouvert de Nierderzier-Hambrach, en proximité immédiate du centre de recherches, il est apparu qu’en présence de vents en provenance de la zone de l’exploitation, la quantité en masse sèche de retombées radioactives ainsi que la quantité d’aérosols augmentaient considérablement. En parallèle, on a pu constater une nette augmentation de l’activité alpha. Le centre de recherches, conformément aux directives légales, s’est tenu à son obligation de prouver qu’aucun nuclide (dont le maniement est d’ailleurs soumis, au sein du centre, à autorisation), n’a contribué à cette augmentation. L’agent responsable de l’activité alpha (dans plus de 95% des cas : le polonium 210) ne devait pas être mis à jour ni désigné publiquement, puisqu’il s’agit dans le cas présent de radioactivité (dite) naturelle.
    Une fois à la retraite, j’ai présenté ce phénomène au grand public.
    Il n’existe à l’heure actuelle presque aucune publication scientifique à ce sujet.
    Le manque d’intérêt à mener des recherches et à en publier les résultats est flagrant !
    Je joins à ce courrier trois extraits de littérature.
    Dans ces travaux, il est prouvé que lors de l’exploitation du charbon, il s’opère un « déséquilibre » (« Ungleichgewicht ») dans le processus naturel de dégradation.
    1 – il est montré que le radium 226 est déjà à lui seul enrichi à hauteur d’environ 10 fois sa contenance réelle dans le charbon.
    2 – il est montré que dans les poussières, le polonium 210 en particulier, affiche des concentrations liées à l’activité largement supérieures à ce qu’on pourrait attendre d’après la concentration en uranium 235 et
    3 – si on se fie à la « théorie de l’équilibre », ce polonium 210 offre un bon aperçu de la pollution radioactive provoquée par des exploitations de lignite à ciel ouvert. Hélas, cette étude ne fait aucun état de l’activité alpha dans les poussières inhalables. Le centre de recherches Jülich n’a pas pu, depuis l’ouverture du débat public (avril 2003), trouver d’autres agents responsables, mais s’abstient en tout état de cause, de lier de manière directe et univoque la haute activité alpha des aérosols à l’activité de l’exploitation.
    A partir des valeurs disponibles de l’activité alpha, on peut calculer un facteur d’enrichissement
    Activité Po-210 dans la poussière volatile / concentration de l’activité uranium 238 dans le charbon = 10/0,0003 soit 3300. Le polonium 210 ne se trouvait pas encore, au moment de la mesure au centre de recherches Jülich, contrebalancé par la 1ère substance « fille » persistante du radon 222, le plomb 210. Il convient d’ajouter un « facteur exponentiel » lors de l’étude des conséquences néfastes de l’inhalation de poussière pour la santé, afin d’établir un équilibre. Ce facteur est en moyenne (selon estimation du centre de recherches) de 4,0. Ainsi, il faut escompter un facteur d’enrichissement Po-210 / U-238 > (supérieur ou égal à) 104 Si vous disposez des taux de concentration de l’uranium dans « votre » charbon, vous pouvez évaluer à l’aide du coefficient 4,6×105 (Sv/becquerel) pour l’inhalation de polonium 210, les futures doses annuelles que devront inhaler les poumons des personnes âgées de plus de 17 ans.
    En ce qui nous concerne, les doses annuelles (les valeurs maximales annoncées restant discutables) pour la population se situent autour du taux maximal autorisé par la directive de protection contre les radiations radioactives, pouvant être assimilé par l’organisme, soit 0,9 mSv/a. Si on pense au fait que dans notre zone locale, la concentration en radon 222 atteint environ 20 Bq/m3 alors que chez vous elle atteindrait environ 500 Bq/m3, il est à craindre que dans votre cas, les valeurs maximales autorisées soient largement dépassées une fois l’exploitation de charbon amorcée. »

    Ceci confirme la particularité de notre charbon qui est de contenir une quantité intolérable d’éléments radioactifs.

  180. 179 EUREKA 11 oct 2007 à 20:33

    TOTAL

    Une dépêche de l’AFP d’aujourd’hui concerne le groupe TOTAL. D’après son patron, le groupe souhaite investir dans la biomasse, le solaire et éventuellement dans le nucléaire.

    Il n’a pas écarté l’idée de développer le charbon propre, mais à plus long terme. Cela signifie en termes à peine voilés que cette technique n’est pas prête et qu’il est urgent d’attendre.

    Encore une pierre dans le jardin des pro « charbon propre et sites pilotes ».

    Il est grand temps de dénoncer l’imposture de ces sites pilotes : très peu de CO² capté, beaucoup de subventions captées, et beaucoup de CO² relâché dans l’atmosphère.

    Et on n’arrête pas de nous rabâcher les oreilles avec ce genre de site à COSSAYE LUCENAY. Nos élus vont fermer pudiquement les yeux sur les sommes que l’état va verser pour des prétendues recherches. Peut-être devra-t-on faire appel à certaines personnes pour alimenter la caisse avec des sommes en liquide (affaire du MEDEF et des syndicats) ?

    Messieurs les élus cessez de prendre les habitants de nos deux communes pour des imbéciles et soyez responsables.

  181. 180 CADRE.Dubat(03) 12 oct 2007 à 20:57

    Journal La Montagne (Allier) du 01/10/2007
    Gros titre :
    « …le bâtiment est un secteur en plein essor
    UN SECTEUR OU LE CHOMAGE N’EXISTE PAS
    …en quelques chiffres.
    Aujourd’hui, le département compte 1600 offres d’emploi non pourvues. Un chiffre qui témoigne de la forte demande de main-d’œuvre de la part des entreprises.
    …sur les 6500 salariés dans le bâtiment que compte le département, 48% auront plus de 55 ans d’ici 2010, et pourront faire valoir leurs droits à la retraite, il faut trouver le moyen de renouveler cette main-d’œuvre. »
    Le département de l’Allier étant voisin de Cossaye- Lucenay, je conseille vivement à ceux qui attendent un emploi lors de l’ouverture de la mine de ne pas rester au chômage et de venir travailler dans le bâtiment, métier sans doute pas plus pénible que celui de mineur !
    Il est vrai que votre journal local qui appartient pourtant au même groupe ne s’est pas fait l’écho de cette information.
    Reprenons l’expression de l’article du Berry Républicain, peut-être y a t’il un « Loobying pesant » qui agit dans l’ombre pour bloquer ce genre d’information et ainsi mieux valoriser des promesses d’emploi dans une entreprise de destruction de notre nature jusque la préservée.

    A propos, vos élus n’ont toujours pas rendu public le rapport SOFREMINE !

    Pourtant votre député dans son blog plaide pour une « information en temps réel »

    Quand on demande à l’Etat plus de transparence, il faut commencer à balayer devant sa porte !

  182. 181 jean V..... 12 oct 2007 à 22:35

    INFORMATION:
    Source :SFEN (Société Française d’Energie Nucléaire)

    Une centrale à charbon rejette-t-elle de la radioactivité ?

    Le charbon contient de nombreuses impuretés, en quantités variables suivant les gisements. Parmi elles, de l’uranium et du thorium accompagnés de leurs produits de filiation tels que radium, radon, polonium, bismuth et plomb (il convient de noter également la présence de potassium 40). Certains de ces corps sont (naturellement) radioactifs.

    Ces corps, et donc la radioactivité correspondante, se retrouvent dans les rejets de la centrale, cendres, gaz et aérosols. De fait, dans les centrales modernes, les aérosols sont piégés dans des filtres avant rejet à l’atmosphère avec une efficacité de l’ordre de 99,5 % et les corps correspondants (notamment métaux lourds) se retrouvent donc dans les cendres. Par contre, les gaz, essentiellement constitués, comme l’on sait, de dioxyde de carbone et d’oxydes de soufre et d’azote, emportent les aérosols résiduels et les corps radioactifs gazeux, tel le radon.

    En définitive, ce sont les cendres qui contiennent l’essentiel de la radioactivité rejetée. Les précautions prises pour éviter leur dispersion, notamment sous l’effet du vent, limitent la présence dans l’atmosphère à la fois des métaux lourds toxiques et des radio-nucléides présents dans les terrils où elles sont stockées.

    Le charbon est très peu utilisé en France pour la production d’électricité et nous ne disposons pas de statistique sur ce point. Par contre des chiffres américains montrent que l’exposition de la population du fait de l’exploitation de certaines centrales à charbon est très supérieure à celle d’une centrale nucléaire de même capacité.

  183. 182 EUREKA 13 oct 2007 à 12:48

    SITES PILOTES : UNE VERITE QUI DERANGE

    Ce que ne disent pas ceux qui veulent promouvoir les sites pilotes :

    - le but des sites pilotes est d’expérimenter les techniques pour pouvoir à un stade ultérieur passer à une échelle industrielle.

    La quantité de CO² captée est dérisoire, environ 5 000 tonnes de CO² sur des centrales émettant environ 5 millions de tonnes. Il est donc évident que ces techniques doivent éventuellement être appliquées sur des centrales existantes et non sur de nouvelles centrales. En effet le surplus de CO² rejeté viendrait s’ajouter au CO² déjà émis, d’où un surplus considérable de CO² émis.

    En réalité, le terme de site pilote va servir à certains promoteurs peu scrupuleux, sous couvert de cette appellation, de rejeter dans l’atmosphère tout le CO² qu’ils voudront et en plus de toucher nombre de subventions. Cette situation est intolérable.

    Il faut donc impérativement lancer des sites pilotes sur des sites existants, si on a besoin de créer de nouveaux sites pilotes, ce qui est loin d’être établi.

    Il suffit pour s’en persuader de consulter le rapport SYROTA qui conclut que la technique du captage sera peut-être au point vers 2020, mais le stockage à grande échelle pas avant 2030 voire 2050.

    Doit-on en attendant envoyer des quantités considérables de CO² dans l’atmosphère sous couvert de prétendues recherches ? Evidemment non.

    Il faut donc un moratoire sur toutes les nouvelles centrales au charbon qui sont dans les cartons. En France, on peut se passer du charbon, alors n’hésitons pas.

    Pour ceux qui pensent que ces projets sont importants pour notre industrie. Halte à la désinformation. Ils sont déjà partie prenante dans de nombreux projets européens.

  184. 183 jean V..... 15 oct 2007 à 21:21

    INFORMATION:
    Grenelle de l’environnement en Haute-Normandie
    Lundi 8 octobre 2007
    Dans le compte rendu de la journée vous pouvez lire :
    « Parmi les oppositions radicales
    Arrêt des projets de centrales électriques au charbon dans la région havraise (5 avis). »

  185. 184 Escaravage 16 oct 2007 à 13:42

    La honte ? ?
    Même en cherchant bien, on ne trouve aucune mention du charbon nivernais dans le magazine du Conseil Régional de Bourgogne…
    Est-ce vraiment un sujet trop sale ?

  186. 185 EUREKA 16 oct 2007 à 20:17

    Réunion Grenelle de BESANCON

    Atelier « énergie »

    « Une personne a suggeré un moratoire sur toutes les centrales thermiques à flammes »

    Plutôt réconfortant….

  187. 186 EUREKA 16 oct 2007 à 20:45

    Sites pilotes suite…

    Bonjour,

    Une reflexion sur les sites pilotes :

    Les sites pilotes et leurs mensonges.

    Les arguments de la SEREN et consorts :

    « Les centrales au charbon nouvelle génération ont un rendement bien supérieur, donc elles vont rejeter beaucoup moins de CO² dans l’atmosphère. Le captage d’une petite partie du CO² va permettre d’émettre encore moins de CO². Elles vont donc permettre de remplacer des centrales existantes qui émettent plus de CO², d’où un gain net de CO² émis. »

    Un raisonnement tronqué :

    Un calcul simple permet de mettre en défaut cet argument. Prenons le cas de la SEREN.

    La quantité de CO² émis est environ 850 G/Kw produit. Soit pour la centrale de 1 000 Mw, 850 tonnes de CO². La SEREN envisage de faire fonctionner la centrale 5 000 heures par an. La quantité de CO² produite est de 4 250 000 tonnes par an. Les sites pilotes permettent de capter le CO² pour environ une puissance de 50 Mw. La quantité de CO² captée sera donc : 50 X 0,850 X 5 000 = 212 500 tonnes. Restera une quantité de CO² émise de 4 037 500 tonnes.

    Reprenons le calcul avec deux centrales ancienne génération (utilisées 1500 à 2000 heures par an).

    La quantité de CO² émis est de 1 000 G/Kw produit. Soit pour une centrale de 500 Mw, 500 tonnes de CO². Pour une durée d’utilisation de 2 000 heures, 1 000 000 tonnes de CO² produit. Si l’on capte le CO² sur une centrale ancienne génération, la quantité captée est de 50 X 1 X 2 000 = 100 000 tonnes. Reste donc 900 000 tonnes de CO² émis par une centrale de 500 Mw. Soit pour une puissance équivalente à la centrale de la SEREN : 1 800 000 tonnes de CO² émis.

    Faites vos calcul : la SEREN va émettre environ 2 200 000 tonnes de CO² de plus que les centrales ancienne génération.

    D’où provient cette différence ? Simplement du nombre d’heures d’utilisation des centrales. Les centrales ancienne génération ne sont utilisées que pour les périodes de pointe. Les centrales nouvelle génération vont être utilisée en semi-base, donc beaucoup plus longtemps. En terme de rentabilité c’est normal. En terme d’émission de CO², c’est tout à fait anormal.

    Conclusion.

    Si site pilote il doit y avoir, autant le faire sur des centrales anciennes. Ce raisonnement est d’autant plus vrai que la centrale prévue par la SEREN ne pourra recevoir qu’un système de captation Post combustion, tout comme les centrales ancienne génération. Par conséquent, il n’y a aucun intérêt technique à réaliser un site pilote à COSSAYE LUCENAY.

    Mais pourquoi alors veulent-ils faire des sites pilotes ?

    Y aurait-il quelques subventions à grignoter ?

  188. 187 Escaravage 17 oct 2007 à 9:56

    Un pas dans la dénonciation de l’imposture:
    Bush, le climat et l’illusion technologique, par Hervé Kempf
    LE MONDE | 12.10.07 | 14h39 • Mis à jour le 12.10.07 | 14h39
    Le discours qu’a prononcé le président des Etats-Unis lors de la conférence sur « la sécurité énergétique et le climat » qu’il a organisée à Washington mérite une attention particulière : c’est la première fois depuis son élection, en 2000, que M. Bush consacre une intervention exclusivement sur le thème du changement climatique et y expose sa doctrine. Jusqu’à présent, ses prises de position sur le sujet ne s’étaient faites qu’intégrées, de manière assez brève, dans des discours plus généraux.
    Dans cette allocution prononcée le 28 septembre, l’occupant actuel de la Maison Blanche reconnaît la réalité du changement climatique en se référant au rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et affirme la nécessité « de produire moins d’émissions de gaz à effet de serre ». M. Bush propose ensuite que chaque nation trouve elle-même le moyen de réduire ses émissions, hors engagement international contraignant.
    Mais le plus intéressant est la façon dont il envisage de contrôler le niveau d’émissions de gaz à effet de serre. Non pas en réduisant la consommation d’énergie, dont au contraire l’augmentation est posée comme inéluctable – « dans ce nouveau siècle, le besoin d’énergie ne fera que croître » – y compris dans les pays les plus développés. Le changement climatique n’est alors qu’un des deux défis auxquels sera confrontée l’humanité selon lui, l’autre étant la « sécurité énergétique ». « Depuis de nombreuses années, poursuit M. Bush, ceux qui se préoccupaient du changement climatique et ceux qui s’inquiétaient de la sécurité énergétique étaient aux deux extrêmes opposés du débat. Il était dit que nous faisions face à un choix entre la protection de l’environnement et la production d’énergie en quantité suffisante. Aujourd’hui, nous savons mieux. Ces deux défis ont une solution commune : la technologie. En développant de nouvelles technologies à basses émissions, nous pouvons satisfaire la demande croissante d’énergie et, en même temps, réduire la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre. » Et le président américain d’énumérer diverses techniques en cours d’étude qui nous permettront « d’être les gérants responsables de la Terre que le Tout-Puissant nous a confiée ».
    On ne saurait souligner assez l’importance de cette vision, très représentative non seulement de ce que pense M. Bush, mais aussi de la doctrine qui s’est formée chez une large part des défenseurs d’un système économique inchangé dans ses fondements face au défi du changement climatique.
    Le problème, bien sûr, est que sa pertinence n’est pas assurée. M. Bush cite en effet une série de techniques présentant deux caractéristiques : elles ne sont pas opérationnelles et leur succès n’est pas garanti. La première citée par M. Bush, et qui suscite un vaste intérêt des milieux industriels, est la « technologie avancée du charbon propre ». Elle vise à enfouir en sous-sol le gaz carbonique produit par la combustion du charbon. Mais, d’une part, son efficacité reste à prouver, et d’autre part, en cas de succès, les premières centrales thermiques adaptées ne viendraient sur le marché qu’après 2020, si bien que toutes les centrales construites d’ici à cette date rejetteraient leurs gaz dans l’atmosphère.
    Deuxième solution proposée : « la puissance nucléaire sûre ». George Bush se réfère à ce que les spécialistes appellent la quatrième génération des réacteurs nucléaires, présentant un risque minime d’accident, une faible production de déchets radioactifs et une conception empêchant de leur trouver une application militaire. Mais cette quatrième génération, si elle aboutit, ne le ferait, d’après les prévisions les plus optimistes, que vers 2040. Quant à la possibilité d’accroître la part du nucléaire avec la technologie actuelle dans le bilan électrique mondial, elle n’est pas envisagée par l’Agence internationale de l’énergie, qui prévoit même, dans son rapport « World Energy Outlook 2006″, la baisse de cette part de 16 % aujourd’hui à 10 % en 2030 !
    MÊME DÉFAUT MAJEUR
    Le vent et le soleil, cités par M. Bush, sont-ils alors la solution ? Leur contribution – et celle d’autres énergies renouvelables qu’il a oubliées, comme le bois ou la géothermie – est certainement appelée à croître. Mais pas dans une proportion suffisante pour satisfaire une demande d’énergie qui continuerait à augmenter, à moins qu’un saut technologique imprévisible n’intervienne. Les autres technologies citées – agrocarburants de deuxième génération, véhicules à hydrogène – souffrent du même défaut majeur : elles ne présentent pas, dans leur état de développement actuel, des performances suffisantes pour répondre aux problèmes d’aujourd’hui et des années à venir. On ne peut exclure qu’elles y parviennent, mais pas avant 2040 à une large échelle.
    Le problème de l’échéance est ici fondamental. Pourquoi ? Parce que le même rapport du GIEC évoqué par M. Bush conclut que ce n’est pas en 2040 ou en 2050 qu’il faudra commencer à réduire nos émissions, mais dès maintenant. Les climatologues redoutent que, si la concentration de gaz à effet de serre continue à augmenter, le réchauffement dépasse 2 degrés, seuil au-delà duquel un dérèglement incontrôlable du système climatique est envisageable. C’est donc dès maintenant qu’il faut commencer à réduire les émissions, sans attendre que les technologies soient disponibles.
    Ainsi une politique de « gérant responsable » conduit à appliquer dès aujourd’hui le moyen le plus efficace et disponible, qui est de réduire la consommation d’énergie. Cela n’implique pas de remettre en cause la recherche dans de nouvelles technologies, mais contraint à accepter que le mode de vie actuel des pays développés doive se transformer. Cela suppose aussi une affectation modifiée des moyens financiers : s’il est utile d’investir dans des technologies qui pourraient être disponibles dans quarante ans, il est non moins nécessaire d’investir dans l’amélioration des moyens connus et efficaces de réduction de la consommation énergétique.
    C’est l’inflexion qu’a prise l’Union européenne lors du conseil des chefs d’Etat au printemps, en adoptant l’objectif d’une diminution de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en 2020. Il reste aux Etats-Unis à suivre la même voie, seul moyen de convaincre les grands pays émergents de s’associer réellement à l’effort collectif. La technologie peut beaucoup mais pas tout, et elle ne peut pas remplacer la volonté commune.
    Hervé Kempf
    Article paru dans l’édition du 13.10.07.
    Puissent nos décideurs lire cet article avant de s’aligner sur Bush et ses semblables !

  189. 188 EUREKA 17 oct 2007 à 12:46

    Allemagne : le stockage du CO2 créé la polémique

    Le projet expérimental européen d’enfouissement du CO2 à Ketzin, en Allemagne, vient d’entamer une étape décisive. 60 000 tonnes de CO2 vont être injectés, pendant les deux prochaines années, à 800 mètres sous terre. Si l’expérience s’avère concluante, elle stimulerait de manière significative le développement de cette technologie pourtant décriée par les organisations environnementales.

    Intitulé CO2Sink, le projet est mené à Ketzin, une commune située à 30 kilomètres à l’ouest de Berlin, par le Centre de recherche de la Terre (GFZ) de Potsdam en partenariat avec neufs pays européens, dont la France. L’équipe de chercheurs européens a, dans un premier temps, foré le sol pour atteindre une nappe d’eau salée souterraine située à près de 800 mètres de profondeur. Il s’agit maintenant d’extraire l’eau salée située dans les cavités du puit pour ensuite injecter le CO2 sous forme de gaz. Le but de l’opération vise à développer et optimiser les outils de surveillance du comportement du CO2 sous terre. Plus généralement, il s’agit de démontrer que le CO2 peut être stocké sous la terre de manière durable et sans risque pour les populations et l’environnement.

    Just stock it

    « Le stockage de ce gaz à effet de serre peut être une option pour gagner du temps et développer des technologies sans CO2. Pour cela, on doit éclaircir plusiers points : les réactions déclenchées par le stockage souterrain de CO2 et les conséquences à moyen et long terme. C’est précisément ce que nous voulons examiner dans le cadre de notre projet, » explique Rolf Emmermann, qui dirige le GFZ. A cette fin, le site a été équipé d’une série de capteurs chargés de vérifier la pérennité d’un tel stockage. Un consortium d’entreprises, dont Shell, Statoil, RWE, E.ON et Vattenfall, participent financièrement au projet. Mais ce sont principalement l’Union européenne et l’Allemagne qui apportent le principal soutien financier à cette expérience à grande échelle dont le coût est chiffré entre 30 et 35 millions d’euros.

    Le Ministère français des affaires étrangères rappelle dans une note favorable à la technologie de la capture et du stockage du CO2 (CCS) que deux opérations de séquestration industrielles de CO2 fonctionnent déjà : depuis 1996 sur le site de Sleipner au large de la Norvège, et depuis 2000 sur le champs pétrolier de Weyburn au Canada. En France, des recherches sont menées par des industriels (Total, Gaz de France, ALSTOM, Air Liquide, ARCELOR) ainsi que des organismes de recherche (BRGM, IFP, INSU) qui explorent eux aussi la faisabilité économique et technique de la séquestration du carbone(voir article lié). Le groupe pétrolier Total prévoit d’expérimenter d’ici la fin 2008 le stockage de 150 000 tonnes de CO2 en deux ans sur l’ancien gisement de gaz naturel de la Rousse, dans les Pyrénées. Par ailleurs, des études sont en cours sur un projet pilote dans le bassin parisien qui serait opérationnel d’ici 2010.

    En Allemagne, le charbon demeure une des principales sources d’énergie, et ce, alors que le gouvernement a, en 2000, signé un protocole d’accord avec les fournisseurs d’énergie pour un retrait graduel de l’énergie nucléaire. Aussi, afin d’assurer l’approvisionnement en énergie, le gouvernement prévoit la construction dans les prochaines années de 28 nouvelles centrales au charbon au moins, selon des chiffres fournis par l’ONG environnementale Bund. Or, les ONG ne manquent pas de souligner que l’Allemagne s’est fixé comme un objectif de réduction de ses émissions de 40% d’ici 2020, sans faire appel à l’énergie nucléaire. Rappelons que le géant énergétique allemand RWE produit à lui seul 127 millions de tonnes par an de CO2, ce qui en fait le plus grand émetteur européen.

    La CCS, un écran de fumée ?

    « La technologie du CCS n’est prévue pour aucune des nouvelles centrales. Et équiper ultérieurement ces centrales avec cette technologie se montre bien trop coûteux et techniquement difficile, » déplore Werner Neumann, de Bund. Pour cet activiste environnemental, les choses sont claires : le charbon propre n’existe pas. Si les fournisseurs d’énergie évoquent volontiers le potentiel de la technologie CCS, « c’est en premier lieu pour se donner une image propre ». Pour Gabriela von Goerne, de Greenpeace, « on ne peut parler de centrales au charbon sans CO2. Le nom induit sciemment en erreur. Car au lieu de réduire les émissions de CO2, la nouvelle technologie, au contraire, en produit plus : la capture du CO2 dans les usines fortement émettrices est très demandeuse en énergie, et provoque encore plus d’incinération de charbon. »

    Au Bund comme chez Greenpeace et Germanwatch, une ONG spécialisée sur le réchauffement climatique, la technologie du CCS soulève bien trop de questions quant à son efficacité, la sécurité pour les riverains et l’environnement (risques de fuite de gaz, transport du CO2) et la question de la responsabilité en cas d’accident. Les ONG s’accordent pour dire que les fournisseurs d’énergie s’emparent de la nouvelle technologie pour « pouvoir émettre autant de CO2 qu’actuellement » et réfutent l’argument selon lequel cette technologie serait une solution transitoire jusqu’à ce que les énergies renouvelables puissent couvrir entièrement les besoins en énergie. « La CCS va permettre de poursuivre la production d’énergie au charbon et retarder encore l’expansion des énergies renouvelables, » remarque Werner Neumann. De plus le coût de la tonne de CO2 enfouie est évaluée entre 40 et 60 euros alors que les fournisseurs d’énergie au charbon se sont vus allouer des quotas d’émission de CO2 gratuits qui leur offre une marge de maneuvre supplémentaire

    Claire Stam à Francfort (Allemagne)
    Mis en ligne le : 16/10/2007
    Source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=111688&titre=Allemagne%20:%20le%20stockage%20du%20CO2%20cr%C3%A9%C3%A9%20la%20pol%C3%A9mique

  190. 189 EUREKA 19 oct 2007 à 18:05

    Les USA abandonnent les projets de centrales au charbon !!!

    Au moins 16 projets de centrales au charbon ont été abandonnés en 2007, et plusieurs dizaines d’autres ont été repoussées, face à l’incertitude entourant les restrictions futures sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à une hausse des coûts de construction évaluée à 40 %.
    Un récent rapport du Département de l’Énergie (DOE) des États-Unis révèle que 14 000 MW d’électricité au charbon ont été annulés depuis le début de l’année, et que des projets additionnels totalisant 32 000 MW ont été repoussés. À titre comparatif, la capacité installée totale d’Hydro-Québec est d’environ 36 000 MW. Le document préparé par le National Energy Technology Laboratory (NETL) stipule qu’historiquement, seulement le tiers des mégawatts annoncés se réalisent. Beaucoup de projets annoncés publiquement ne se réalisent donc pas. Cette tendance semble s’être accentuée depuis quelques années toutefois. L’édition 2002 du même rapport du NETL prévoyait 11 455 MW de capacité additionnelle en 2005, alors que seulement 329 MW ont finalement été ajoutés au réseau électrique américain cette année-là. L’étude du NETL précise que 121 projets de centrales au charbon sont toujours sur la table, mais que la réalisation de 76 d’entre eux est dorénavant jugée « incertaine » par le gouvernement. L’annonce plus tôt cette année de l’abandon de huit centrales au charbon par le géant texan TXU incarne bien ce mouvement. L’entreprise s’est depuis tournée vers les filières nucléaires et éoliennes, rapporte The Associated Press. Le retour en force du charbon annoncé depuis quelques années ne serait-il qu’un mirage ? Ce qui est certain c’est que la Chine et l’Inde continuent d’être très actives dans la construction de nouvelles centrales au charbon, leur enthousiasme pour cette forme d’énergie poussant à la hausse les coûts des matériaux et de la main-d’œuvre. Vu les réserves énormes de charbon aux États-Unis, il est improbable que cette filière soit abandonnée de sitôt. Les entreprises du secteur électrique attendent toutefois un encadrement réglementaire prévisible sur le long terme afin de choisir entre les différentes technologies permettant de transformer le charbon en électricité. La sévérité des restrictions sur les GES décidera des choix technologiques. Or l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis estime que 6000 MW de capacité doivent être ajoutés au réseau électrique américain chaque année jusqu’en 2030 afin de répondre aux besoins énergétique prévus. Plusieurs groupes écologistes, et un nombre grandissant d’entreprises du secteur électrique, soulignent qu’il sera impératif de maximiser les économies d’énergie par l’efficacité énergétique et la conservation.

  191. 190 Escaravage 22 oct 2007 à 9:51

    Enquête
    Alberta : la ruée vers l’or sale
    LE MONDE | 25.09.07 | 14h35 • Mis à jour le 25.09.07 | 14h35
    FORT MCMURRAY (CANADA) ENVOYÉ SPÉCIAL

    Le petit Cessna s’élève au-dessus de la piste. Il vire sur l’aile, et le voyageur contemple un manteau ondulé de forêt verte, que traverse un fleuve aux courbes nonchalantes. Vision fugace. Le décor change brutalement. Maintenant, les arbres ont disparu, la terre est décapée, exhibant de vastes superficies de sol brun et nu que parcourent des bulldozers et des camions qui avancent comme au ralenti.
    Voici une immense usine : un enchevêtrement de tuyaux et de cubes métalliques d’où émergent des colonnes de fumée qui montent haut dans le ciel. Sur le sol arasé s’éparpillent de grandes plaques jaunes (des entrepôts de soufre), de vastes lacs aux teintes mordorées (des bassins de rétention d’eaux polluées), des alignements de parallélépipèdes blancs (des camps de travailleurs), puis à nouveau le sol retourné, des usines, des lacs salis. Au loin, on aperçoit la forêt, et d’autres taches brunes, comme un cancer qui gagnerait sur la sylve.
    « Ce lieu est exactement comme une orange, qu’on écrase et dont on jette l’écorce derrière soi », résume Etienne White, le jeune pilote. Arrivé voici quelques mois à Fort McMurray, trou perdu et capitale canadienne des sables bitumineux, il résume la contradiction du lieu : « Les gens viennent ici parce qu’ils gagnent bien leur vie – et moi aussi. Mais cela sera un problème pour la prochaine génération, je le sais. »
    Ici, c’est l’Arabie saoudite – pardon, l’Alberta. Une province de l’Ouest canadien qui recèle dans son sol 174 milliards de barils de pétrole sous forme de sables bitumineux, ce qui fait du Canada la deuxième réserve de pétrole du monde, derrière le royaume de Riyad (260 milliards de barils), devant l’Iran (126), l’Irak (115) et le Koweït (90).
    La hausse du prix du pétrole a transformé la citrouille boréale en carrosse énergétique. A 20 dollars le baril, creuser des tonnes de terre imbibée de bitume, séparer l’hydrocarbure gluant du sable à grand renfort d’énergie et d’eau, transformer la mixture en pétrole avec moult produits chimiques, présentait un intérêt économique limité. A partir de 40 dollars, c’est devenu une bonne affaire. Et quand le baril dépasse les 70 dollars, cela transforme un massif d’immenses forêts dont personne ne se souciait, hormis les autochtones, en un pactole où se précipite le gotha pétrolier.
    Pour ceux que les arbres, les castors et les orignaux indiffèrent, cette ruée vers l’or noir est fascinante. Fort McMurray en est l’épicentre, ancien poste de trappeurs transformé en gros bourg dont la population (80 000 habitants) double tous les dix ans. Les abords de la ville sont un chantier perpétuel où les lotissements repoussent la forêt. La zone industrielle pourrait être un Salon permanent d’engins de travaux publics. Sur l’autoroute en cours d’élargissement, de longs camions chargés de poutrelles métalliques ou de troncs d’arbres croisent camionnettes et pick-up dans un flux incessant.
    La main-d’oeuvre qualifiée n’est jamais assez nombreuse pour creuser, bâtir, transformer, et tout le Canada se retrouve ici, en provenance notamment des provinces pauvres de l’est du pays. Cela n’empêche pas les sans-logis. « Beaucoup lisent dans le journal qu’il y a du travail ici et rappliquent », dit Sylvia Thompson, la directrice de l’abri de l’Armée du salut. L’association caritative refuse du monde tous les soirs. « Mais, sans diplôme, il n’y a pas de travail. Alors certains restent et se débrouillent entre la drogue et l’alcool. Il y a aussi pas mal de jeunes femmes qui se prostituent. »
    La grande majorité de ceux qui travaillent dans les compagnies exploitant les sables vivent en revanche avec de bons salaires – et s’ennuient. Le week-end, dans la ville boueuse où les pick-up constituent une bonne moitié du parc automobile, les hommes, casquette vissée sur la tête, vaquent entre le casino et le centre commercial aux nombreuses bijouteries, en attendant le principal événement culturel présenté par le night-club Cowboys, un concours de tee-shirts mouillés.
    « Les gars sont fatigués, dit Lary Matychuk, un syndicaliste : ils vivent souvent dans des camps inconfortables, les transports sont longs, ils sont presque toujours loin de chez eux et de leur famille. » Mais les salaires sont meilleurs que partout ailleurs : 7 000 euros pour un bon charpentier qui ne compte pas ses heures, par exemple. De quoi réaliser ses rêves : « Bientôt, je prendrai ma retraite, dit Leo Legere, le chef d’équipe d’une entreprise de construction. Je pourrai retourner au Nouveau-Brunswick, et me construire un yacht, c’est ma passion. »
    Le pick-up de Leo arbore un fanion au bout d’une tige de deux mètres de haut, comme presque tous les pick-up de la ville. C’est pour se faire voir des plus gros camions du monde quand il va travailler dans les mines de sables. Les conducteurs sont perchés à plusieurs mètres de haut, au volant d’engins capables de charrier 400 tonnes de terre. Un spectacle : les camions avancent prudemment sur leurs énormes roues – plus hautes qu’un homme de grande taille – après avoir été chargés par des excavatrices grosses comme des immeubles de quatre étages.
    Les principaux opérateurs, comme Syncrude, Suncor, Shell, croyaient déjà au sable quand le cours du pétrole frôlait le plancher des vaches. Maintenant, ils investissent à tour de bras, rejoints par de nouvelles compagnies – Total, CNRL, Petro-Canada – et des investisseurs, comme l’émirat d’Abou Dhabi.
    Des concessions ont déjà été accordées sur près de 50 000 km2, le dixième de la superficie de la France. Entre 1995 et 2010, selon le gouvernement de l’Alberta, les compagnies auront investi l’équivalent de 100 milliards d’euros dans le développement de l’exploitation des sables bitumineux. La production, qui dépasse aujourd’hui 1 million de barils par jour (1,2 % de la production mondiale de pétrole) pourrait quadrupler d’ici à 2015. Etanchant une bonne partie de l’insatiable soif de pétrole du voisin américain.

    Hervé Kempf
    Article paru dans l’édition du 26.09.07.

  192. 191 jean V..... 23 oct 2007 à 12:22

    INFORMATION
    Source:Romandie News

    PETROLE/Le pic a eu lieu, la production va décliner de 3% par an (EWG)
    Londres (AWP/AFX) – Le pic pétrolier a eu lieu en 2006 et la production mondiale d’or noir va désormais décliner à un rythme soutenu: le monde doit investir d’urgence dans les énergies renouvelables, a prévenu lundi le groupe scientifique Energy Watch Group, lors d’une conférence à Londres.
    Selon ce groupe d’étude, la production de pétrole aurait atteint son pic en 2006 et va dorénavant décliner au rythme de 3% environ par an.
    Selon les chiffres publiés par l’EWG, le monde a produit 81 millions de barils par jour (mbj) en 2006. En 2020, il devrait en produire 58 mbj, puis simplement 39 mbj en 2030, une baisse de plus de 50% par rapport aux niveaux actuels.
    Cette hypothèse baissière contraste avec les projections de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), qui table sur 105 mbj en 2020 (extrapolation de l’EWG à partir d’une projection de l’AIE pour 2015), et 116 mbj en 2030.
    Le cabinet fonde ce scénario sur un comptage très pessimiste des réserves fossiles dans le monde. Le cabinet IHS (qui compile les données de l’industrie pétrolière) estime les réserves pétrolières mondiales à 1.255 milliards de barils. Selon EWG, il ne resterait que 854 milliards de barils dans le sous-sol.
    L’écart provient essentiellement du Moyen-Orient: pour l’IHS, les réserves du Moyen-Orient seraient de 677 milliards de barils, tandis que le cabinet EWG les évalue à seulement 362 milliards.
    Contrairement aux institutions comme l’AIE, qui fondent leurs calculs sur l’estimation des réserves encore dans le sous-sol, le cabinet EWG s’appuie sur les chiffres de production actuelle. L’estimation de l’EWG tient compte aussi des comportements de l’industrie, notamment les retards observés dans le développement de champs pétroliers.
    «C’est grâce à cette méthode de calcul que nous avons pu annoncer sans nous tromper que la production pétrolière en Mer du Nord atteindrait son pic en 2000 et commencerait ensuite à décliner», a rappelé Jörg Schindler, l’auteur du rapport «Oil supply» présenté lundi à Londres. «Le monde doit se préparer à une mutation de fond et miser sur les énergies renouvelables», a-t-il conclu.
    En effet, selon Energy Watch Group, seules les énergies renouvelables offrent une alternative durable au pétrole. L’énergie nucléaire et le charbon propre ne sont pas des solutions d’avenir car «il existe déjà une pénurie d’uranium et les technologies permettant d’exploiter du charbon propre n’existent pas encore», a estimé Jörg Schindler.
    «Nous sommes face à un déni institutionnel. Les sociétés pétrolières ne peuvent que taire la vérité, sans quoi le cours de leur action risquerait de s’effondrer» a ajouté le député allemand Hans-Joseph Fell, co-fondateur de EWG.
    Selon lui, le «pic pétrolier» n’est pas une théorie mais déjà une réalité. Il a établi un parallèle avec le changement climatique: considéré au début des années 1990 comme une prophétie douteuse émanant de scientifiques isolés, le changement climatique est aujourd’hui une réalité dont plus personne ne doute, a-t-il rappelé.
    Fondé par Hans-Joseph Fell, Energy Watch Group rassemble des scientifiques, des experts et des parlementaires de plusieurs pays. Son objectif est de produire une information indépendante pour la mise en place de politiques énergétiques durables.
    La théorie du «pic pétrolier» est soutenue également par l’Association for the Study of Peak Oil and Gas (ASPO), un réseau de scientifiques qui entend démontrer que la production de pétrole est sur le point d’amorcer son déclin, avec à la clé de graves conséquences politiques et économiques.
    afx/ds
    (AWP/22 octobre 2007 18h14)

  193. 192 EUREKA 23 oct 2007 à 17:23

    Davantage de CO2 dans l’atmosphère que prévu

    La hausse accélérée du dioxyde de carbone s’explique par la baisse de l’efficacité énergétique et une capture réduite par les océans et la végétation.
    MAUVAISES nouvelles pour la planète sur le front du CO2. La teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté de 35 % entre le début des années 1990 et la période 2000-2006, passant de 7 à 10 milliards de tonnes de gaz carbonique par an, si l’on en croit les résultats d’une étude publiée par une équipe de chercheurs internationaux dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

    Le grand responsable de cette augmentation ? La croissance économique, à laquelle on impute les deux tiers de ce dérapage. Quelque 17 % de cette hausse de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère est par ailleurs à mettre sur le compte de la stagnation de l’efficacité énergétique au niveau mondial. Depuis une trentaine d’années, ce paramètre ne cessait de s’améliorer. Or, depuis 2000, on ne constate plus aucune amélioration. « Depuis 2000, l’intensité énergétique moyenne en carbone s’est détériorée, autrement dit a augmenté, et aucune région ne montre de signe encourageant à cet égard », s’inquiète Pep Canadell, directeur exécutif du Projet global sur le carbone, qui a mené ces travaux. Certaines régions industrialisées, comme le Japon ou l’Europe des Quinze, se situent même en deçà des prévisions. Les États-Unis sont, eux, en ligne avec ce qui était prévu.

    Les pays en développement tirent naturellement le bilan vers le bas. « La substitution du gaz naturel et du pétrole par le charbon, surtout en Chine, participe grandement de ce phénomène », explique Corinne Le Quéré, chercheuse à l’université d’East Anglia et au British Antarctic Survey, et coauteur de l’étude.

    Rejets polluants

    Mais qu’on ne se méprenne pas sur ces chiffres, qui pourraient être utilisés par certains pays industrialisés, comme les États-Unis, pour se défausser de leur reponsabilité planétaire dans la lutte contre le changement climatique. Et Michael Raupach, chercheur au CSIRO australien et coauteur de l’étude, de remettre les pendules à l’heure : « Les pays industrialisés, qui représentent seulement 20 % de la population mondiale, sont responsables de 60 % des émissions actuelles et de 80 % du cumul de celles rejetées depuis le début de la révolution industrielle. Or ces rejets polluants accumulés depuis des années sont la principale cause du changement climatique. »

    Les 18 % restants responsables de cette augmentation de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère sont liés à un déclin de la capacité d’absorption des gaz à effet de serre par les forêts et les océans, selon cette étude. « Il y a cinquante ans, pour chaque tonne de CO2 émise, 600 kilogrammes étaient éliminés naturellement. En 2006, seuls 550 kg ont été éliminés par tonne et ce chiffre diminue », affirme Pep Canadell. Le CO2 est ainsi moins capturé par les océans et la végétation, dont le rôle est prépondérant puisqu’ils absorbent chacun un quart des émissions de carbone à l’échelle de la planète.

    « La moitié du ralentissement de ces puits de carbone vient du rôle moindre joué par l’océan austral », explique l’océanographe Corinne Le Quéré (voir ci-dessous).

    Le stress hydrique et les sécheresses à répétition qui sévissent depuis quelques années contribuent également à accélérer les rejets de CO2 dans l’atmosphère, sans que ce phénomène soit pour autant quantifié. Car lorsque les précipitations sont insuffisantes, les forêts, au lieu d’absorber du carbone, ont au contraire tendance à en recracher. Il ne s’agit pour l’instant que de suppositions, mais pendant la vague de chaleur de l’été 2003 on avait bien assisté à un dégazage de CO2.

    Ces résultats obligent à une révision à la hausse des prévisions du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Ce dernier a bien expliqué dans son rapport de janvier dernier que le ralentissement du rôle joué par les puits de carbone n’avait pas été pris en compte par les modèles climatiques et qu’il convenait de ce fait d’ajouter aux projections de température à l’horizon 2100 une hausse de 0,1 à 1,5 °C. « Il faut viser le haut de la fourchette », en déduit donc Corinne Le Quéré.

    Dans ce contexte, la stabilisation de la concentration en gaz à effet de serre dans l’atmosphère va s’avérer encore plus ardue que prévu. Aussi le protocole de Kyoto, qui a fixé en 1997 pour objectif de ramener en 2012 les émissions de gaz à effet de serre de la planète à un niveau inférieur de 5 % par rapport au niveau de 1990, semble-t-il relever de plus en plus de la gageure.

    Article paru dans le Figaro
    CAROLINE DE MALET. Publié le 23 octobre 2007

  194. 193 Escaravage 24 oct 2007 à 9:34

    CLIMAT

    Société \ Environnement \ Climat

    CAPTURE ET STOCKAGE DU CO2 : LES LIMITES D’UNE TECHNIQUE EN VOIE DE DEVELOPPEMENT

    Organismes de recherche et entreprises imposent la technique de stockage géologique du CO2 comme un passage obligé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les ONG restent dubitatives sur la méthode, et craignent qu’elle n’accapare l’attention des investisseurs, au détriment d’autres solutions plus conventionnelles, mais plus concrètes. Début octobre 2007 s’est tenu à Paris le deuxième colloque international sur la capture et le stockage géologique du CO2
    Enfouir le dioxyde de carbone dans des cavités inexploitées : une idée simple, mais ingénieuse, qui fascine les organismes de recherche. Capture et stockage du CO2 bénéficient aujourd’hui d’un intérêt croissant en France, ce dont témoignaient les débats du deuxième colloque international sur la capture et le stockage géologique du CO2, organisé du 2au 5 octobre par l’Institut Français du Pétrole (IFP), l’Ademe et le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM).
    Les espoirs sur cette technique (appelée CCS) sont d’autant plus forts que l’Europe alloue des fonds importants aux projets de recherche sur le sujet. L’enthousiasme a très vite gagné les entreprises, en particulier celles du secteur pétrolier, et les investissements se multiplient. Sept opérations de stockage géologique du CO2 sont déjà en cours dans le monde, dont deux en Europe, avec succès jusqu’à présent. Pourtant, dix ans après le lancement des premiers travaux d’enfouissement, 55% des Français n’ont jamais entendu parler du CCS, alors même qu’un projet de stockage dans le bassin parisien se profile.
    « L’option du captage du CO2 est incontournable dans l’étude des solutions au réchauffement climatique » martèle François Moisan, directeur de la Stratégie et de la Recherche de l’Ademe. La motivation des organismes de recherche pour améliorer les connaissances sur le CCS ne fait aucun doute. Philippe Vesseron, président du BRGM, explique que le sujet commence même à faire partie des débats du Grenelle de l’environnement. L’Union Européenne est la plus prompte à parier sur cette solution : elle a alloué 6 millions d’euros sur 5 ans au projet CO2GéoNet (réseau de recherche européen indépendant sur le stockage géologique de CO2) et a subventionné 27 projets de l’IFP depuis 2002.
    Apparemment, cela ne suffit pas aux partisans du CCS, qui réclament un programme phare européen. « L’implication de l’Union est essentielle si on veut aller plus loin », insiste Frédéric Hauge, président de la Fondation Bellona, une ONG environnementale internationale. Plus que le financement des travaux d’enfouissement, les acteurs souhaiterait que l’Union Européenne contribue à coordonner les recherches en cours. « Les crédits européens seraient un plus, mais les investissements privés sont indispensables. Et nous savons où les trouver » explique Graeme Sweeney, directeur général de Shell Renewables et président de Shell Hydrogen. « Nous avons surtout besoin de l’Europe pour conquérir l’opinion publique ». Encore au stade d’expérimentation il y a quelques années, le stockage de CO2 se développe très rapidement. Statoil, exploitant de gaz naturel à Sleipner en Norvège, est un des rares à avoir 10 ans d’expérience d’injection de CO2 dans une cavité aquifère profonde. « En 1997, à l’époque du protocole de Kyoto, personne n’envisageait la réussite d’une telle technique », explique Olivier Appert, président de l’IFP. « Dans les deux dernières années, l’évolution des connaissances sur le sujet a été très rapide ».
    Le BRGM, l’IFP et l’Ademe ont fondé, dès 2002, le Club CO2, qui réunit les grands de l’industrie énergétique française autour de la question de la séquestration du carbone. En 2005, s’est créée la plateforme ZEP (Zero Emission Fossil Fuel Power Plants), qui regroupe ONG et entreprises, et dont le but est d’atteindre, d’ici 2020, des émissions de CO2 nulles au sortir des centrales électriques à énergie fossile. ZEP encourage largement le développement de l’enfouissement en Europe dans sa stratégie de développement. On y croise Air Liquide, Alstom, Total, BP, Shell et Statoil, mais également WWF international. La même année, le GIEC confirmait que la capture du CO2 pourrait être une arme pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
    Tester la technique à grande échelle et baisser les coûts
    Il semble que les investisseurs se précipitent un peu vite sur une technique dont beaucoup d’aspects restent à améliorer. Enfouir le CO2 ne le détruit pas. Les chercheurs l’avouent eux-mêmes : il faudra étudier en amont l’imperméabilité des cavités et l’activité sismique, estimer les conséquences de la forte pression à laquelle est injecté le CO2, et prévoir la pérennité des installations. Mais surtout, il faudra surveiller éternellement les sites, à la recherche d’éventuelles fuites, qui pourraient contaminer les nappes d’eau potable ou intoxiquer la population. « On estime que d’ici 50 ans, seul 0,1% du carbone se sera échappé des puits » rassure Hubert Fabriol, chef de projet CO2 au BRGM.
    Au-delà de ces questions techniques de sécurité, la séquestration du CO2 présente encore un tarif très peu compétitif face au prix dérisoire de la tonne de carbone au marché des quotas. Le coût actuel de la méthode s’élève à 60€/tonne de CO2 évitée, soit 600 fois plus cher qu’une tonne évitée dans le cadre des PNAQ. « Cela ne peut pas marcher sans une réglementation européenne sur le prix de la tonne de CO2, insiste Christian Fouillac, directeur de recherche au BRGM. Tout le monde est d’accord pour dire que les quotas sont trop laxistes ». Les recherches sont essentiellement axées sur la mise au point de techniques moins coûteuses. 85 % du coût du CCS est lié au captage, et l’adaptation d’installations de captage à d’anciennes usines ne serait pas rentable, en l’état actuel.
    Pour toutes ces raisons, la généralisation de cette technologie ne peut concrètement être envisagée qu’à l’horizon 2050. C’est ce que le Réseau Energie Climat et Greenpeace France appellent une méthode « end-of-pipe », qui ne peut être considérée comme une solution unique. Les deux ONG craignent que le CCS n’accapare les moyens financiers de l’Union européenne, et ne prive les technologies plus classiques de financements. « Nous ne nous opposerons pas à la recherche dans le domaine, explique Karine Gavand, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France. Mais nous pensons que les techniques déjà en cours d’application suffiraient à lutter contre le réchauffement climatique, car elles prévoient de diminuer les émissions à la source ».
    Paradoxalement, l’enfouissement ne pourra être généralisé qu’en 2050, où théoriquement les diverses actions de réduction des émissions de CO2 auront produit leurs effets. D’ici là, l’industrie pétrolière a tout intérêt à valoriser cette technique, puisqu’elle lui offre la possibilité de continuer à exploiter les énergies fossiles, en stockant le CO2 dans les espaces libérés par leur exploitation.

    Rouba Naaman (Article disponible sur le site internet : http://www.novethic.fr )

    L’imposture fatale triomphera-t-elle, entraînant dans le même désastre les « Grands de l’Industrie Energétique » et leurs malheureuses dupes ? ( Escaravage).

  195. 194 jean V..... 24 oct 2007 à 20:00

    Petit passage du document synthèse des débats du Grenelle :

    La piste du stockage du CO2 a été assez discutée. Plusieurs internautes indiquent que la technique ne
    sera pas au point avant 2020 au plus tôt.

    Les discussions font apparaître beaucoup d’incertitudes quant à
    son coût et son efficacité.

    Quelques messages font également part des risques que présenterait
    l’enfouissement (stockage souterrain).

    Les autres solutions envisagées passent par la fixation naturelle
    du CO2 dans la biomasse dont la production serait donc à encourager. Les exemples cités sont le
    reboisement, l’usage du bois et du béton de chanvre comme matériau de construction dans le bâtiment, la
    culture de micro-algues pour produire du biocarburant, la réhabilitation des tourbières.

    Document complet voir site :
    http://www.legrenelle-environnement.gouv.fr/grenelle-environnement/IMG/pdf/doc_laville-2.pdf

  196. 195 COMCONTRE 27 oct 2007 à 22:08

    Le jdc du 25/10/2007
    Exploitation du charbon
    Le comité pour une exploitation propre du charbon écrit : « Pour notre part, nous demandons que la décision de concession soit accordée le plus rapidement possible au projet le plus ambitieux, et qu’elle soit conditionnée à la mise en place d’un site pilote pour le captage et stockage du CO2.
    Parallèlement, nous demandons que soient anticipés les besoins de formation pour la main-d’œuvre locale et que toutes les dispositions soient prises pour une information claire et transparente de la population… »
    Concernant le stockage du CO2, nul doute que la municipalité de La Machine est prête à accepter qu’il soit réalisé dans les anciennes mines et que les habitants pourront continuer à se promener en toute quiétude au bord de l’étang Grénetier sans penser à ce qui s’est passé le 21 août 1986 au lac Nyos (Cameroun)
    Bien que n’ayant rien à voir avec l’exploitation du charbon, il s’agit quand même d’une fuite de CO2 en provenance du sous-sol qui provoqua la mort de 1746 personnes.
    Cela peut donner envie… d’habiter à coté d’un « site pilote pour le captage et stockage du CO2 »
    Bonjour les dépressions !
    Rappelons une fois de plus qu’il existe un rapport SOFREMINE.
    Le comité ne demande pas sa publication, Pourquoi ?
    Le volet emploi, la lecture du journal La Montagne du 01/10/2007 nous apprend que dans les métiers du bâtiment l’Allier compte 1600 offres d’emploi non pourvues.
    Le site de Lucenay-Cossaye est à moins de 30km de l’Allier !
    Il est permis de se poser des questions sur l’anticipation des « besoins de formation pour la main-d’œuvre locale »

    Effectivement, à quand « une information claire et transparente de la population… »

    .

  197. 196 ESCARAVAGE 31 oct 2007 à 10:57

    Citation: « Pourquoi les occidentaux ne se sont jamais avoué qu’ils avaient horreur de la nature. L’Occident moderne n’a pas seulement désenchanté la nature, il a entrepris de la reconstruire selon ses propres normes. Avec une belle constance, il se comporte comme si son obsession secrète était de remplacer le monde naturel par un monde artificiel. Il n’est même pas besoin de vouloir la destruction de la « nature naturelle », cela se fait tout seul ». (Pierre Thuillier.).

  198. 197 Jean V..... 31 oct 2007 à 17:41

    INFORMATION :
    Site : http://www.airnormand.fr/

    Pollution par le dioxyde de soufre sur Gonfreville l’Orcher Seuil d’alerte

    Concentration en Dioxyde de soufre (mesure en microgr/m3)
    mesures du 30/10/2007 31 Octobre 2007
    Heure 01h 02h 03h 04h 05h 06h 07h 08h 09h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h 20h 21h 22h 23h 24h
    Gonfreville l’Orcher 0 5 28 326 760 603 951 370 300 245 187 97 48 23 14 10

    mesures du 30/10/2007

    Les rejets industriels associés à des conditions météorologiques défavorables à leur dispersion (vent faible et inversion thermique), ont donné lieu à une augmentation des concentrations en dioxyde de soufre à Gonfreville l’Orcher. Le seuil d’alerte a été dépassé ce mercredi 31 octobre 2007. Une procédure de réduction des émissions industrielles a été déclenchée de 6h à 13h.

    Commentaire :
    Qu’en sera t-il si l’on rajoute 2 centrales thermiques charbon au Havre ?

  199. 198 Jean V..... 31 oct 2007 à 21:45

    INFORMATION :
    Comme le dit une certaine publicité « c’est possible, c’est réalisable »

    Le premier immeuble de bureaux à énergie positive et à carbone zéro

    De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas. Energy plus l’a franchi.

    LE CHIFFRE : 16 kWh/m²

    C’est la consommation totale d’énergie d’Energy Plus,

    Un ensemble de 70 000 m² de bureaux en cours de réalisation à Gennevilliers (92). Ce projet, fondateur d’une nouvelle génération de bureaux, consommera ainsi 15 fois moins d’énergie qu’un immeuble classique grâce à l’utilisation de 10 500 m² de capteurs photovoltaïques répartis sur le toit et 5 000 m² de tubes thermiques sur les façades. Mieux : Energy Plus produira 20 % de plus que l’énergie consommée et dépassera l’objectif carbone zéro avec un crédit de 48 tonnes de CO2/an dans le contexte énergétique français où un bâtiment standard rejette 3 240 tonnes de CO2/an. « Construire un immeuble écologique de cette envergure engendre un surcoût de 25 %, mais le locataire dégage 1,5 million€ d’économies de charges par an ! », souligne Marc Eisenberg, maître d’ouvrage de l’opération, président-fondateur d’Alma Consulting Group, société de conseil en réduction de coûts. Le cabinet d’architectes américain Skidmore Owings & Merrill LLP a réalisé la conception d’Energy Plus. Oasiis (Aubagne, France), société spécialisée dans l’optimisation énergétique des bâtiments, a fourni toute l’expertise nécessaire à la réalisation du projet.

    Le journal Le Monde titre sur ce sujet « Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance du premier bébé du Grenelle de l’environnement »

    Le point, Le Parisien, La Tribune, Le Figaro, Business-immo, Herald-Tribune ont également publié cette « naissance »

    Peut-être demain votre journal local publiera cette information, à moins qu’un certain lobbying pesant…

  200. 199 COMCONTRE 1 nov 2007 à 9:50

    Souvenez vous
    Fin août 2006 le JDC, gros titre sur le résultat du sondage sur le blog consacré au charbon
    Voir site : http://nievre.blognaute.fr/index.php?2006/08/22/193-nouvelle-ruee-vers-l-or-charbon
    A la question : faut-il rouvrir des mines de charbon
    Août 2006, à 1% près les pour et les contre

    Aujourd’hui 01/11/2007 le résultat est :
    83% contre
    17% pour

    Ces chiffres sont stables depuis déjà plusieurs mois.
    Que fait le journal, silence !
    Nos politiques locaux et les investisseurs veillent…
    Effectivement on sent un certain « lobbying pesant »
    Il est toujours écrit en tête du blog
    « Retrouvez, tous les lundis, dans votre quotidien Le Journal du Centre, le meilleur de vos commentaires »
    Depuis longtemps cette rubrique a disparu de votre journal, les contre étant actuellement les seuls à s’exprimer, à croire que les pour manquent d’arguments à part l’expression « charbon propre » (méthode Coué)
    « La méthode Coué est une forme d’autosuggestion qui s’inscrit dans une perspective de développement personnel basée sur la persuasion par la répétition, … »

    Ce n’est pas encore demain que vous verrez la publication de ce sondage !

  201. 200 EUREKA 2 nov 2007 à 8:06

    La Banquise fond encore plus vite que prévu :

    La dérive du voilier Tara dans les glaces arctiques se terminera avant Noël, soit avec neuf à dix mois d’avance. Ce navire scientifique, qui mène des recherches pour le programme européen Damoclès d’étude de la banquise arctique, « a effectué un trajet trois fois plus rapide que les modèles ne l’avaient prédit », a expliqué, mardi 30 octobre, Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS et responsable de Damoclès. Cela en raison d’une dérive transpolaire très rapide.
    Projet pilote de l’Union européenne pour l’Année polaire internationale, Damoclès, lancé en 2005, a déjà permis d’établir que la fonte de la glace de mer en Arctique avait été exceptionnelle pendant l’été (Le Monde du 19 septembre) et que l’épaisseur moyenne de la banquise n’était plus que de 1,5 mètre, au lieu des 3 mètres observés il y a trente ou quarante ans. On constate aussi que « la glace est plus jeune (moins de quatre ans), moins comprimée et donc plus facile à faire fondre », a ajouté M. Gascard. Au 15 octobre, la période de formation de la banquise n’avait pas véritablement commencé, malgré l’arrivée de la nuit polaire.
    Au rythme actuel, on peut craindre que la banquise arctique aura disparu en été dans les dix à quinze années à venir, soit beaucoup plus tôt que ne le prévoient les modèles climatiques, qui envisagent plutôt cette disparition pour 2050. « Mais cette date n’est pas certaine », estime Ralf Doescher, du Swedish Meteorological and Hydrological Institute, co-coordinateur du projet Damoclès.
    Les scientifiques estiment que la disparition de la glace de mer en été aura pour effet d’accélérer le processus de réchauffement, car l’énergie solaire incidente ne sera plus réfléchie vers l’espace.
    Par ailleurs, Peter Schlosser, coordinateur d’un programme américain d’étude de l’Arctique, Search, a indiqué que la glace d’eau douce qui recouvre le Groenland, dont l’épaisseur peut atteindre 3 000 mètres, commence à fondre en surface et sur les pourtours de l’île. Or l’arrivée d’eau douce a pour effet mécanique de relever le niveau de la mer.

    Selon un des experts, cette élévation pourrait atteindre un mètre, voire plus, à la fin du siècle, soit davantage que les prévisions du Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui table sur une élévation maximale de 59 centimètres .

    Christiane Galus
    Article paru dans l’édition du Monde le 01.11.07.

  202. 201 Jean V..... 2 nov 2007 à 10:39

    QUELQUES INFORMATIONS
    Source site : http://blog.environnemental.info/?cat=6

    Japon: de l’électricité à partir de l’énergie des vagues
    Mercredi 24 octobre 2007
    L’équipe du professeur Hiroshi KANKI de l’université de Kobe a mis au point un nouveau mécanisme permettant de générer de l’électricité à partir du mouvement des vagues.

    La Norvège initie la première centrale à eau de mer
    Jeudi 4 octobre 2007
    La Norvège va construire le premier prototype au monde de centrale à eau de mer afin de défricher une nouvelle forme d’énergie renouvelable, a annoncé mercredi le groupe énergétique norvégien Statkraft, à l’origine du projet.

    Une île solaire flottante pour produire de l’électricité
    Dimanche 23 septembre 2007
    Le Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique (CSEM) a signé avec le gouvernement de Ras Al Khaimah (RAK), l’un des sept états des Emirats arabes unis (EAU), un contrat pour le développement d’un prototype d’« île solaire ».

    Oberhausen-Holten: un lotissement sous le signe du solaire et de la géothermie
    Samedi 6 octobre 2007
    Le 26 septembre 2007 a débuté la construction d’un lotissement solaire à Oberhausen (Rhénanie du Nord-Westphalie, RNW). Celui-ci sera chauffé par géothermie et énergie solaire…..
    …..Cette solution qui combine économies d’énergie, efficacité énergétique, recours à la géothermie et au photovoltaïque et qui inclut un système de chauffage innovant, s’inscrit dans le cadre du projet “50 lotissements solaires en RNW”, qui a déjà donné naissance à 17 lotissements, où habitent 4.000 personnes. 14 lotissements supplémentaires sont actuellement en construction, et 10 autres sont prévus. Avec ces 41 projets, la Rhénanie du Nord-Westphalie est leader européen dans le domaine des lotissements solaires. De nombreuses délégations internationales sont déjà venues visiter ces lotissements et montrent un grand intérêt pour ce projet.

    Commentaire :
    Encore des informations qui ne franchissent pas les frontières….. du département.
    Sans doute par l’action d’un certain … « LOBBYING PESANT »….

  203. 202 Jean V..... 3 nov 2007 à 8:37

    Le blog des Energies Renouvelables
    Jeudi 25 Octobre 2007
    Démonstration de la faisabilité technique d’un système de production d’électricité 100% renouvelable
    En coopération avec l’institut des techniques solaires de production d’énergie (ISET) de l’Université de Kassel, les entreprises Schmack Biogas AG, Solarworld AG et Enercon AG ont présenté, mardi 9 octobre 2007 à Berlin, un système décentralisé de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables réparties sur l’ensemble du territoire allemand, l’objectif affiché étant de couvrir, à terme, 100% de la demande électrique nationale.

    Combinant différentes technologies de production et de stockage de l’énergie à partir de sources renouvelables (éolien, solaire, hydraulique et biogaz), ce système pilote innovant, raccordé au réseau électrique depuis deux mois, relie et régule 36 centrales isolées. Le système est capable de fournir de l’électricité 100% renouvelable en continu, en fonction de la demande, de manière fiable et indépendante des conditions météorologiques.

    Le concept consiste à combiner de manière optimale les avantages de différentes sources d’énergies renouvelables (d’où son nom de « Kombikraftwerk » ou « centrale-combi ») : centrales hydroélectriques à pompe et centrales à biogaz sont utilisées pour compenser les fluctuations de l’éolien et du photovoltaïque. Le système permet par ailleurs de compenser les inégalités régionales en termes de ressources énergétiques.

    Comme le souligne Frank Asbeck, président de SolarWorld, dans un communiqué : « Ce projet-pilote permet de répondre aux besoins annuels en électricité d’une petite ville comme Stade qui compte 12.000 foyers, soit de fournir 4,15 millions de kWh. Il montre ainsi en petit ce qui est possible en grand, une couverture totale (des besoins en électricité) grâce aux énergies renouvelables ».

    « Le Kombikraftwerk montre que les énergies renouvelables fournissent assez d’électricité, qu’elles sont régulables à tout moment, peuvent fonctionner en association et se compensent l’une l’autre via le réseau », a renchéri Ulrich Schmack, président de la société du même nom.

    Le système a été mis en place à la suite d’une demande de la chancelière fédérale lors du sommet allemand de l’énergie en avril 2006. Pour plus d’informations (en allemand), vous pouvez consulter le site Internet du projet : http://www.kombikraftwerk.de
    (Source : Communiqué du Bundesverband Windenergie – 09/10/2007 )
    (Origine : BE Allemagne numéro 357 (18/10/2007) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51447.htm – rédacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr )

    Fini de dire que quand il n’y a plus de vent ou de soleil, il faut mettre en route une centrale au charbon. Ce projet montre bien qu’il y a toujours une énergie renouvelable qui peut être disponible! Prochaine étape : un système décentralisé au niveau Européen.

  204. 203 COMCONTRE 3 nov 2007 à 18:16

    Il y a un début à tout, en visitant le site du conseil général rubrique environnement vous pouvez lire :
    « Développement durable : innovation au Conseil Général …
    Le Conseil Général agit en faveur du Développement durable
    Depuis quelques semaines, les agents départementaux ont à leur disposition plusieurs véhicules dits propres.

    Effectivement, dans une logique globale de développement durable et afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, le Conseil Général de la Nièvre s’est doté de deux vélos à assistance électrique.
    Ils sont utilisés par les agents, dans le cadre professionnel, pour effectuer de courts trajets urbains, en remplacement d’une voiture. Sur les deux premiers mois de mise en service, l’utilisation des vélos a permis de parcourir 144 km cumulés soit 21,6 kg de CO2 non émis.

    Pour information, une voiture émet en moyenne 150 grammes de CO2 par kilomètre, cette émission pouvant varier du simple au double selon le type de conduite : une conduite souple étant beaucoup moins émissive qu’une conduite agressive.

    Plus récemment, un scooter électrique a également rejoint le pool des véhicules à énergie non polluante. Ce dernier permettant d’effectuer des trajets un peu plus conséquents. A noter que le Conseil Général dispose depuis plus d’un an de véhicules automobiles roulant au gaz naturel. »

    A quand le gazogène ?
    Pour l’instant ce sont nos élus et un certain comité du « charbon propre » qui ont une « conduite agressive » envers notre environnement…

  205. 204 Jean V..... 6 nov 2007 à 21:36

    Article de Céline Lutz paru sur viva.fr le 12 décembre 2006

    Lorraine : les mines abandonnées noient les villages

    dimanche 17 décembre 2006 par Céline Lutz

    Un an jour pour jour après l’arrêt du pompage des eaux dans les galeries des mines, le sous-sol du bassin nord de la Lorraine est prêt à déborder. Aux menaces d’effondrements et d’inondations s’ajoute aujourd’hui le risque de contamination par le radon.

    Le 31 novembre 2005, les pompes qui purgeaient les mines du bassin nord de la Lorraine se sont arrêtées. L’Etat a tranché. La logique économique a été la plus forte. Pourtant, les effets qu’entraînera cette décision sont connus : des effondrements vont se produire dans ce sous-sol aux allures de gruyère, et, forcément, se répercuter en surface. Jœuf, Moutiers, Auboué… Le scénario a déjà été joué.

    Depuis le début, Bernard Boczkowski, « 80 ans dans quelques jours », s’est battu pour récrire l’histoire. « Quand les pompes se sont arrêtées, j’avais les larmes aux yeux, on a tout essayé, on a perdu », reconnaît ce retraité de la mine, descendu au fond dès l’âge de 14 ans.

    Une vie en suspens A Ottange-Nondkeil, à 2 kilomètres de la frontière luxembourgeoise, la vie est en suspens. La commune est située au-dessus de trois galeries juxtaposées, creusées à partir de 130 mètres de profondeur, exploitées bien au-delà du taux réglementaire de 30 % de défruitement. Bernard Boczkowski estime à une vingtaine de mètres le vide sous la plaque dure qui maintient Nondkeil d’aplomb. Si un jour le sous-sol se dérobe… « c’est tout le village qui s’éboule ».
    Un an après le démarrage de l’ennoyage, la majorité des collectifs d’habitants du bassin nord ont rendu les armes. Les irréductibles de Nondkeil maintiennent la pression. « Au 15 novembre 2006, l’eau est à la cote 144,03, cela n’a pas trop bougé, le 4 septembre l’eau se trouvait à la cote 130. » Selon les prévisions des experts, en juillet 2007, elle pourrait atteindre le plafond, la cote 207, le point où se perche Nondkeil. « Le trop-plein ne pourra jamais être absorbé par la Fench. Le débit sera bien trop important », Bernard en est convaincu, les galeries peuvent être encore consolidées.

    Son association a engagé deux recours contre l’Arbed, dernier exploitant en date, qui n’a « pas tenu ses engagements ». Au pénal, le tribunal de Metz s’est dit incompétent en la matière. Quant au tribunal administratif de Strasbourg, il a débouté l’association, estimant qu’aucun désordre n’a été constaté. L’affaire est en appel.
    100 millions de mètres cubes d’eau

    « Il ne faut pas oublier qu’à Moutiers le sol s’est effondré huit ans après l’ennoyage ! Mais une fois de plus c’est l’intérêt financier qui prime. L’eau, c’est le nouvel eldorado. Pensez : le bassin nord, c’est 100 millions de mètres cubes d’eau qui se remplissent tout seuls ! », peste M. Boczkowski.
    Au départ, Ottange-Nondkeil était classé en zone d’affaissement brutal. Puis, comme par magie, la Drire a revu sa copie en reclassant le village en zone d’affaissement progressif. « Au lieu de mourir brutalement, nous mourrons lentement », plaisante Bernard, un brin dépité.

    « Ici, 50 % des gens ont plus de 80 ans. Où voulez-vous qu’ils aillent », commente Christine, 48 ans, qui est née ici et habite à deux pas de chez sa mère : « On doit refaire la toiture et d’autres travaux, mais c’est délicat de se lancer, à quoi bon investir si un jour tout s’écroule ? »

    Pourtant de jeunes couples, souvent luxembourgeois, attirés par des prix très attractifs à un jet de pierre de la frontière, achètent les quelques demeures à vendre. Christelle et son mari ont craqué pour la belle maison d’un maçon, aujourd’hui décédé. Le notaire, comme il en a l’obligation, leur a décrit la situation, très succinctement. Ils se sont laissés tenter. « Moi j’y suis bien, mais aujourd’hui mon mari a peur, alors on cherche à revendre », regrette la jeune femme.

    Et maintenant, le radon…
    Aujourd’hui, une nouvelle menace empoisonne la vie des habitants. Le radon, présent en grande quantité dans les galeries et propulsé vers la surface sous la pression de l’eau. Les aérations permettant la ventilation des galeries ont été bouchées lors de la fermeture des mines alentour. Aujourd’hui, ce gaz inodore ressurgit par les caves des maisons. « Nous avons évoqué le problème lors de la commission interdépartementale permanente sur les conséquences de l’arrêt de l’activité minière (Ciam), mais le sujet a été dégagé en touche. Mais nous ne lâcherons pas le morceau. Notre santé est en jeu », conclut Bernard Boczkowski.

    Vous pouvez trouver cet article ainsi que d’autres sur le site du syndicat CGT de la centrale de Gardanne :
    http://www.cgt-snet-provence.ouvaton.org/spip.php?article4641

    Quand on sait que sur la commune de Cossaye le Radon est présent jusqu’à 514 Bq/m3.
    On se demande comment « le comité du charbon propre » peut encore soutenir un tel projet !

  206. 205 Jean V..... 8 nov 2007 à 10:14

    CANADA
    Le 8 Septembre 2007
    SaskPower abandonne le charbon écologique pour le moment
    SaskPower abandonne pour le moment son projet de charbon écologique, un projet de pointe mais coûteux, privilégiant plutôt la production d’électricité par des moyens plus classiques et plus abordables à base de gaz naturel, d’énergie éolienne et d’énergies renouvelables pour répondre aux besoins des habitants de la province jusqu’en 2014.

    FRANCE
    77 e CONFÉRENCE
    de l’ASSOCIATION DES AMIS DE LA BIBLIOTHÈQUE ET DES COLLECTIONS DE L’ÉCOLE DES MINES DE PARIS
    Le projet énergétique de la SEREN : La technologie au service de l’environnement
    par Jean Charles BESSON
    Directeur Général de la Société d’Exploitation des Ressources Energétiques du Nivernais (SEREN)
    Jeudi 8 novembre 2007, à 17 h 30
    à L’ÉCOLE DES MINES DE PARIS
    Le sujet : Le gisement de Lucenay-les-Aix (Nièvre)

    Commentaire :
    Oser écrire « La technologie au service de l’environnement » en dit long sur la continuation de la campagne de désinformation dont nous sommes victimes.
    On peut également lire dans le texte de présentation de cette conférence
    « L’extraction des terres de couverture s’effectuera à l’aide de roues-pelles, et l’ensemble des produits sera transporté par convoyeurs à bande. La fosse sera masquée par un merlon de terre périphérique, qui sera végétalisé. Des rideaux asperseurs limiteront la propagation des poussières. Tous ces dispositifs réduiront l’impact de l’exploitation pour les riverains. »
    En attendant méditons sur la signification des mots « limiteront » et « réduiront »……

  207. 206 Jean V..... 9 nov 2007 à 9:19

    Le discrédit du charbon ouvre un boulevard au nucléaire aux Etats-Unis

    09 novembre 08:28 – WASHINGTON (AFP) – Le discrédit grandissant qui entoure le charbon ouvre un boulevard au nucléaire aux Etats-Unis, où de nouvelles centrales doivent être impérativement construites dans les prochaines années pour soulager un réseau électrique au bord de la rupture.

    Centrales nucléaires à Byron (Illinois), le 12 mai 2007
    AFP – Jeff Haynes
    « Le nucléaire n’est plus l’ennemi. L’ennemi à abattre, c’est le charbon », lance Anne Lauvergeon, présidente du constructeur français de réacteurs Areva, qui fonde de grands espoirs sur la renaissance de l’atome civil dans ce pays.
    Le charbon fournit la moitié de l’énergie utilisée aux Etats-Unis pour produire de l’électricité, contre 20% pour le nucléaire. Mais les centrales au charbon, polluantes et rejetant beaucoup de gaz carbonique, n’ont plus la cote dans un pays qui se découvre depuis peu une fibre environnementaliste.
    Sur les 151 projets de centrales au charbon recensés par Areva, 16 ont été annulés et 76 sont jugés incertains. La volonté de l’électricien texan TXU d’édifier onze centrales au charbon avait suscité une tel tollé dans l’opinion que sa reprise récente par des fonds d’investissement lui a donné l’excuse parfaite pour renoncer à la construction de huit de ces unités.
    David Sandalow, un expert des questions énergétiques au centre de réflexion Brookings Institution, assure que le patron d’un électricien américain lui a raconté qu’il était aujourd’hui plus facile de proposer la construction aux Etats-Unis d’une centrale nucléaire que d’une centrale au charbon.
    La houille, bien que présente en abondance dans le sous-sol américain, n’est déjà plus compétitive face au nucléaire, du fait de l’envolée des cours, à l’instar de nombre d’autres matières premières. Et ce, avant même de prendre en compte les éventuels coûts de dépollution et de capture du carbone qui pourraient rendre cette technologie plus acceptable pour les populations…..

  208. 207 ESCARAVAGE 11 nov 2007 à 11:08

    Si vous doutez de l’extrême urgence du problème climatique, inscrivez-vous sur GOOGLE à une alerte GIEC et consultez le site de TV5 SCIENCES. vous prendrez vite conscience que la ctastrophe n’est pas pour demain, mais qu’elle est là, quoi que cherchent à faire croire certains lobbys.
    Exemples ces jours derniers:
    -un communiqué du programme Damoclès constatant le recul beaucoup plus important que prévu de la banquise arctique.
    - un bulletin de l’AIE estimant que les émissions de GES vont bondir de 57% d’ici 2030, faute de nouvelles mesures pour freiner la consommation d’énergie. Elle demande de privilègier les énergies autres que le charbon, la plus polluante.
    Je tiens à la disposition de ceux que cela intéresse le compte-rendu de la conférence de Jean Charles Besson à l’Ecole des Mines.

    (escaravage.michel@wanadoo.fr)

  209. 208 EUREKA 14 nov 2007 à 22:18

    Espagne: Greenpeace bloque le déchargement d’un navire de charbon

    TARRAGONE (Espagne) – Des militants de l’organisation écologiste Greenpeace ont bloqué mercredi matin le déchargement d’un navire cargo transportant du charbon dans le port espagnol de Tarragone (nord-est), a constaté un photographe de l’AFP.

    La garde civile a procédé en milieu de journée à l’interpellation de six militants de Greenpeace et de quatre journalistes et photographes de presse, présents à bord d’une embarcation pneumatique de l’organisation écologiste, près du navire cargo, selon la même source.

    Des militants de l’organisation ont peint sur la coque du navire sud-coréen « le charbon détruit le climat » tandis que d’autres se sont attachés aux grues, bloquant le déchargement de la cargaison de 155.000 tonnes de charbon de ce navire, le « C. Summit », en provenance d’Afrique du Sud.

    Une vingtaine de militants au total participaient à cette action destinée à attirer l’attention sur le fait que l’utilisation du charbon par les centrales thermiques reste l’une des causes principales de rejet de CO2, le dioxyde de carbone qui est le principal gaz à effet de serre.

    En début d’après-midi, des militants de Greenpeace continuaient d’occuper des grues, près du navire, empêchant toujours le déchargement, selon le photographe de l’AFP.

    Cette action intervient alors que les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, sont réunis depuis lundi à Valence (est) pour valider leur quatrième rapport sur le changement climatique.

    (©AFP / 14 novembre 2007 14h55)

  210. 209 EUREKA 17 nov 2007 à 7:50

    Le charbon comme carburant : encore plus polluant que l’essence !!!

    « Remplacer l’essence ou le diesel par du charbon liquide reviendrait à émettre davantage de gaz à effet de serre affirme un rapport d’une organisation américaine.
    Selon l’UCS, le charbon liquide envisagé pour remplacer les produits du pétrole conduit à relacher dans l’atmosphère 80% d’émissions polluantes de plus que l’essence.
    L’alternative la plus propre selon eux serait d’utiliser de l’éthanol cellulosique à partir de plantes ou de bois. Cette technique permettrait de réduire les émissions de gaz de 85%.
    Nous devons nous détourner du pétrole, mais nous devons le remplacer par les solutions les plus propres possibles. Ne nous défaisons pas d’une mauvaise habitude pour en prendre une plus mauvaise »

    Le charbon n’a vraiment pas la cote. Pour ceux qui en doutent encore (comité pour le charbon propre) il est difficile de trouver plus polluant que le charbon quelle que soit son utilisation !!!

  211. 210 EUREKA 17 nov 2007 à 9:17

    Le GIEC sous-estime la rapidité et l’ampleur du réchauffement climatique !!!

    Les experts mondiaux du climat qui finalisent cette semaine en Espagne leur rapport de référence sous-estiment l’ampleur et la rapidité du réchauffement planétaire, selon une étude publiée jeudi par un institut scientifique australien.

    « Le rapport du GIEC sur le changement climatique constitue la plus vaste expertise des sciences du climat, mais celle-ci se fonde sur du matériel, publié jusqu’à la mi-2006″ remarque le Climate Institue à Sydney qui a justement pris en considération les études parues ces douze mois.

    Pour ces chercheurs, le processus d’élaboration des travaux du GIEC « a conduit à sous-estimer les risques d’un réchauffement plus important et d’impacts plus rapidement perceptibles », notamment la montée du niveau des océans, la fonte des glaces de mer et la calotte en Antarctique ou le déstockage de méthane » au pouvoir particulièrement réchauffant, 21 fois plus que le CO2 – par la fonte des sols gelés (permafrost) ou les océans.

    « La récente rapide diminution des glaces de mer en Arctique s’est produite beaucoup plus rapidement que ne le suggéraient les projections modélisées » par ordinateur, soulignent-ils en citant une étude américiane de septembre 2007.

    « la tendance actuelle marque une avance d’environ 30 ans sur les simulations » et à ce rythme, il ne faudra pas attendre « 2050 ou 2100″ (prévisions du GIEC) pour que disparaissent les glaces d’été en Arctique.

    S’agissant des océans, le Rapport 2007 du GIEC anticipe une hausse de niveau de 18 à 59 cm d’ici 2100, tablant « sur une contribution négligeable d’ici 2100 de la fonte du Groenland ou de la péninsule occidentale de l’Antractique ».

    Plusieurs études récentes indiquent que cette conclusion est incorrecte, indique le « Climate Institue » au rythme actuel les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d’ici la fin du siècle.

    De même, l’étude souligne de récents travaux suggèrant que la capacité des sols et des océans à absorber le CO² s’amoindrit au fur et à mesure de leur réchauffement, au risque d’amplifier le phénomène.

  212. 211 EUREKA 18 nov 2007 à 8:10

    Encore une pierre dans le jardin du charbon propre !!!

    Oubliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l’avenir de l’énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n’est pas l’atome, mais le soleil. Un groupe d’ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l’époque.
    Deux techniques permettent de produire de l’électricité à partir du soleil. La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante. La seconde, thermique, utilise l’énergie solaire pour chauffer de l’eau. Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu’à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW).
    - L’énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d’électricité. Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l’électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale.
    L’idée est forte et simple : l’énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l’on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l’Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.
    Sur le papier, le raisonnement est imparable : « Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L’énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d’énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l’électricité nécessaire à l’ensemble de l’humanité. » Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d’alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.
    L’idée, dans l’air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d’experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l’équivalent du CNES français) et rédigée par l’ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes.
    Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d’énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L’énergie résiduelle de la production d’électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l’eau de mer – une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l’électricité vers les pays du Nord, malgré d’inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l’irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l’on observe en Europe.
    Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D’après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. « Aujourd’hui, une centrale solaire thermique produit l’électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh », précise Franz Trieb.
    « L’idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l’énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l’on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût. » Pour l’instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s’installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d’un point de vue environnemental, n’est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d’espace est moins préoccupant. D’où l’intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d’électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie.
    Détenteur d’un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d’un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l’acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l’énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d’une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R’mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire.
    Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d’une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. « C’est le début du réseau entre l’Europe et le Maghreb. Il transportera de l’électricité qui, à terme, sera solaire à 80 % », affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L’Europe s’étant fixé un objectif de 20 % d’électricité d’origine renouvelable d’ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar – Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d’un réseau à haute tension entre le Maghreb et l’Europe.
    Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d’électricité. Un autre imagine d’installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l’eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l’épuisement de ses réserves d’eau souterraine d’ici quinze ans.
    Plus globalement, le développement de l’énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l’énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire.
    Hervé Kempf

  213. 212 ESCARAVAGE 18 nov 2007 à 11:20

    Yves le Maréchal, Ingénieur des Mines écrit: « D’après le rapport du BGRM, le charbon en place n’est pas de bonne qualité, à la limite entre flambant sec et lignite avec par ailleurs un taux de cendre assez important, de 8,80 à 39 %, nécessitant probablement un lavage avant combustion dans une centrale, entraînant la constitution de terrils bien connus des habitants des zones minières… Si ce n’est pas le cas, il fera autant de cendres dégagées par la centrale dont il faudra bien aussi se débarrasser. A noter également le taux de soufre supérieur à 1%, source de pollution lors de la combustion ».
    A comparer avec les appréciations de nos amis.

  214. 213 ESCARAVAGE 18 nov 2007 à 13:00

    C0MPTE RENDU DE LA CONFERENCE DE JEAN-CHARLES BESSON DEVANT L’ASSOCIATION DES ANCIENS ELEVES DE L’ECOLE DES MINES DE PARIS :
    LE PROJET ENERGETIQUE DE LA SEREN :
    LA TECHNIQUE AU SERVICE DE L’ENVIRONNEMENT. (… !!)

    Très souriant Mr Besson nous salue visiblement surpris et nous demande si nous sommes en vacances à Paris. Réponse : « nous sommes venus spécialement vous apporter la contradiction ». Il estime que nous tirons des conclusions différentes des mêmes faits et convient que, grâce à notre âge nous ne verrons certainement pas la réalisation du projet. Il demande des nouvelles de notre Président… A notre question au sujet de Jaclot, il affirme qu’il est toujours le PDG de la Seren.
    Besson est cependant seul pour présenter le projet.

    Les membres de l’association présents sont une soixantaine et la moyenne d’âge paraît être de 75 ans au moins. Aucun étudiant ne s’est présenté.

    Le président de l’association annonce les prochaines conférences :
    -31 janvier : séquestration et stockage du CO2.
    -29 mars : la terre boule de neige ?? (BRGM).
    -29 mai : matières premières.
    Il qualifie le projet SEREN « d’iconoclaste mais intéressant ».

    Passe ensuite le film que nous connaissons…

    On apprend que la Seren travaille avec les techniciens rescapés du BRGM qui avaient pratiqué les études dans les années 80.

    Besson déclare que les nombreuses « fracturations » du gisement rendent difficile une exploitation souterraine.
    L’exploitation commencerait par le KM2 situé le plus au nord du gisement.

    La pertinence du projet est confirmée par l’étude des autres mines à ciel ouvert qu’ils ont visitées. Il avoue n’être pas spécialiste
    45 € la tonne c’est le prix du charbon au dessus duquel on lance l’affaire.
    Ils auraient déjà passé commande pour leurs 3 roues-pelles et 4 convoyeurs chez Tissen… (« on a acheté sur pack ??).

    Après les 200 mètres de terrains meubles enlevés par les roues-pelles, ils s’attaquent au grès par des procédés classiques : mines, camions, broyeurs, grosses pelles et petites pelles.
    La verse se constitue en 10 ans.
    L’emprise foncière sera de 1000 hectares dont 300 pour la fosse, 300 pour la verse, 30 pour l’usine.

    L’Auzon est transformé en bassin de rétention et en réserve d’eau.

    Emplois : 432 : 39% de conducteurs, 18% de manœuvres, 19% d’ouvriers du métier, 6% inaudible… 18% d’ingénieurs, de commerciaux etc… soit 1/3 emplois jeunes, 1/3 emplois avec expériences professionnelles diverses, 1/3 avec expérience dans le domaine.

    La parole est à la salle…

    -Un des membres de l’association demande si l’effet de serre est pris en compte :
    Réponse : « Nous serons un pilote de captation par oxycombustion et pour le problème du stockage, on ne démarrera pas avant d’avoir fait des essais de porosité sur un site qu’on connaît… ». Le site n’est pas précisé, mais ce détail laisse espérer que la réalisation du projet n’est pas pour demain.

    -Un autre membre demande quels sont les obstacles administratifs :
    Réponse : énumération de toutes les enquêtes à partir de celle de la concession, concession qui n’autorise pas le début des travaux en dehors de sondages.

    Un troisième demande quels sont les investisseurs :
    Réponse : holding familiaux… et compagnie d’assurance… pas de noms cités… Aurait-on honte de certains commanditaires…

    -Un paysagiste habitant dans le Cher intervient pour vanter les charmes du site et finit par demander qu’on en tienne compte.
    Réponse : Mr Besson est d’accord…

    -C’est mon tour : Besson semble un peu hésiter et me donne la parole. Nous sommes placés au dernier rang si bien que toute l’assistance se retourne.
    Je commence par remarquer que malgré le titre de la conférence, il n’a pratiquement pas été question d’environnement et je lis le texte que j’avais préparé :
    « De beaux dessins et beaucoup de vert, l’environnement est servi !
    C’est sa dévastation que vous nous proposez au cours des 35 années de la concession réclamée.
    Cet environnement c’est un paysage bocager, pas la Beauce.
    Deux petites rivières sur le site. Vous voulez les détourner sans expliquer clairement comment elles franchiront les nombreux dénivelés. Cinq kilomètres entre Lucenay et Cossaye où vous allez creuser votre fosse, large de 3 kilomètres et profonde de 300 mètres, bâtir votre usine, et entasser vos gravats, trois cinqièmes de l’espace. Votre notice d’impact ne nous laisse aucun doute sur la dévastation qui nous attend. Elle annonce le bruit des engins et des explosions, les poussières et j’en passe. Surtout elle fait état du tarissement des nappes phréatiques. Nous sommes dans la Sologne Bourbonnaise. Lucenay les Aix porte bien son nom, nos nombreux étangs ne sont jamais à sec. J’habite en haut du village et la nappe affleure dans ma cave. Cela signifie que notre terre est gorgé d’eau avec deux conséquences : 1) toute cette eau va être siphonnée par votre fosse. Préparez vos pompes ! 2) le sol en surface sera irrémédiablement asséché. Je ne donne pas cher du sort des arbres plantés sur vos merlons. Autre problème : le débit moyen des 2 rivières, manifestement insuffisant pour vous fournir l’eau dont vous avez besoin. (Je vous signale que votre concurrent, Valorca, veut puiser dans la Loire). Par contre j’ai vu plusieurs fois la rivière Ozon déborder et couper la route de Lucenay à Cossaye, précisément à l’endroit de la mine et de la centrale.
    On a constaté la présence abondante de radon à l’aplomb du gisement : 506 BQ par M3 dans des locaux scolaires de Cossaye. C’est l’indice de sa richesse en radioéléments. L’affinité très particulière du radon pour le charbon est solidement établie, mais pudiquement tue. Merci pour les micropoussières au polonium que respireront nos enfants. A signaler que l’humidification des poussières favorise les proliférations fungiques et bactériennes. (Légionellose).
    Depuis l’annonce de votre projet les preuves de l’accélération catastrophique du bouleversement climatique s’accumulent. L’extrême urgence est de réduire dès maintenant la consommation des combustibles fossiles. Une offre supplémentaire d’énergie est ainsi totalement superflue. La réalisation industrielle de la séquestration du CO2, si elle s’avère réalisable, sera beaucoup trop tardive pour conjurer le désastre. Ceci ressort, du récent rapport de l’Académie des Sciences : Energie 2007-2050 . Votre entreprise est donc désormais à proprement parler intempestive. En faire un site pilote redondant par rapport aux multiples expérimentations en cours, n’a aucune justification. Comme le souligne Jean Syrota : « l’hexagone dispose de peu de lieux de stockage souterrain et se pose le problème de l’acceptabilité de ce genre de stockage par la population locale ».
    Avec le Nobel Joseph Eugène Stiglitz, je conclue qu’il faut renoncer aux centrales au charbon, donc à l’exploitation de ce gisement. »

    Besson ne m’a pas répondu, mais il n’avait pas l’air content…

    Sauf un des membres de l’association qui a un peu protesté lorsqu’il a été question de radon, personne n’a manifesté d’hostilité, certains ont même approuvé. L’un d’eux a relevé la présence de l’eau en abondance pour demander comment fonctionneraient les fameuses roues pelles. Je n’ai pas bien saisi la réponse de Besson.

    Ensuite interviennent Monsieur Lefort de Cossaye et son épouse, qui contraignent Besson à avouer que la fosse ne serait pas éloignée du village de Cossaye de plus de 500 mètres.

    Enfin, le représentant de Loire Vivante évoque la nécessité qu’il y aura de puiser l’eau dans la Loire et les problèmes que rencontrera la Seren dans cette entreprise.

    Malgré l’invitation qui nous en a été faîte par un des organisateurs nous n’avons pas assisté au pot qui a suivi.

  215. 214 Eliane 20 nov 2007 à 13:54

    Comité pour le charbon propre (dans la série « je ne désarme pas .. »)
    Petite info (toute petite : 5 lignes) dans le JdC du Samedi 17/11 :
     » Le Comité pour une exploitation propre du charbon de Lucenay-Cossaye se réunira, lundi 19 Nov, à 18 h, à la salle des Fêtes (de Decize, on suppose ?) Toutes les personnes souhaitant renforcer l’action du Comité sont invitées à y participer ».
    Je suis un peu en retard pour le signaler, mais l’info m’avait echappée… A suivre dans les prochaines éditions de notre cher journal.

  216. 215 Eliane 24 nov 2007 à 18:13

    Comité pour le Charbon Propre (suite) : article JdC du 23/11/2007
    « LES DEFENSEURS DE LA MINE DE CHARBON SONT OPTIMISTES  » : selon les 7 personnes à la mine réjouie qui posent pour la photo du JdC :
    « Les techniques de capture et de stockage du charbon sont au point. Il faut passer maintenant de la phase expérimentale à une phase industrielle ». Et pour passer d’une étape à une autre, l’endroit est tout trouvé : la mine de charbon de Lucenay et de Cossaye. Elle serait un champ d’application et de recherche idéal…..
    …Pour l’instant ,le projet attend de recevoir l’aval du ministre de l’Ecologie. « IL FAUT QUE LES DECISIONS AILLENT VITE » répète Daniel Surieu (conseiller municipal à Nevers). Il ne faut pas perdre de temps. C’est ce que des membres du Comité ont expliqué, mercredi, au Préfet, Gilbert Payet, qui a reçu la délagation.
    Le Préfet a, parait-il, prêté une oreille attentive…..
    Voilà. Si vous souhaitez adhérer à ce Comité, la cotisation est de
    5 € par an ! Je ne vous donne pas le téléphone….

  217. 216 ESCARAVAGE 26 nov 2007 à 16:18

    Une récente émission télévisée constatait preuves à l’appui que le nombre des catastrophes météorologiques était multiplié par quatre. Tout comme le négationnisme de la Shoah, le négationnisme climatique est désormais le fait de malades mentaux quand il ne relève pas de manœuvre de corruption manifeste.

    Contraints d’admettre la réalité de la menace, les lobbys industriels qui sont, par leur comportement rapace, à son origine, font mine de vouloir la combattre en prétendant enfouir son nos pieds le poison émis par la poursuite de leurs activités lucratives, ou le faire absorber par l’Océan. Bien entendu le chantre incontesté de ces techniques périlleuses est l’inimitable George W. Busch, assisté de son complice canadien Harper et jusqu’à avant-hier du canadien Howard, Dieu merci sanctionné pour ses activités polluantes.

    Le hasard a voulu que des représentants de ce comportement, mettant directement en jeu la survie de notre planète, envisagent de passer à l’acte chez nous et qu’ils y recueillent l’assistance de ceux dont les convictions politiques devraient le plus les conduire à s’opposer à une entreprise dont le seul but est le profit de ses investisseurs. Mentent-ils consciemment ou feignent-ils de croire au mensonge prétendant que la séquestration est un problème résolu. Car il s’agit d’un mensonge éhonté. Aucune expérimentation en cours n’est garante de la faisabilité à l’échelle industrielle, ni de l’innocuité à court, moyen et long terme de ces technologies. De toutes façons tous les experts sérieux s’accordent pour fixer les délais nécessaire à leur éventuelle réalisation à plusieurs décennies.

    Après le Nobel Joseph E. Stiglitz, un autre Nobel l’Italien Carlo Rubbia déclare : »Mettre le gaz carbonique sous terre, c’est reporter le problème à plus tard car il ressortira un jour pour retrouver l’atmosphère », a averti lundi le scientifique en marge d’une conférence devant le Parlement européen sur les technologies de lutte contre le dérèglement climatique. « Il faut 35.000 ans pour que le CO2 soit réabsorbé par la biosphère. Si l’on veut piéger du carbone, il faut donc le faire durant plus de 35.000 ans. C’est un problème énorme et les solutions sont très difficiles. Je crois qu’il est mieux de parier sur les énergies renouvelables ».

    On me permettra de leur accorder plus de crédit qu’à certaines déclarations partisanes rapportées par notre unique quotidien local.

  218. 217 ESCARAVAGE 27 nov 2007 à 10:59

    Sur NATURA VOX, une confirmation de la désinformation à laquelle nous sommes soumis:
    « Bangladesh, ou l’oubli de circonstance
    Savez-vous à quoi l’on reconnait une catastrophe liée au réchauffement climatique ? A sa violence, répondront les écologistes convaincus. A sa capacité à soulever l’indignation, répondront les membres du GIEC. A rien, répondront les médias.
    Car nous en sommes là. Le Bangladesh vient de subir le pire cyclone de ces dernières années. Sont petit nom, Sidr. Des vents à 250 km/h, de la pluie comme jamais, et au final… 10 000 morts estimés et des millions de réfugiés. Plus de récoltes, rien. La misère, la détresse.
    Face à cela, les médias devraient en faire la une et nos gouvernants auraient dû déjà envoyer des milliers d’euros pour essayer de faire quelque chose. Mais on y réfléchit encore. Les ONG sont déjà sur place (le Bengladesh est un des pays les plus pauvre du monde) donc tout va bien… Ben oui déléguons encore et toujours sur les ONG.
    Mais, n’êtes vous pas un peu étonnés que l’on ne nous parle pas plus de ce cyclone ? D’autant plus qu’il était plus qu’exceptionnel…
    Et bien cela devient difficile. Car depuis des années, les médias, les gouvernements, la classe politique et les people, tentent de minimiser l’impact du réchauffement climatique, tout comme le GIEC et les dirigeants des grandes puissances. Comment maintenant dire que Sidr est le premier d’une longue série ? Que le réchauffement est déjà là et qu’on ne le stoppera pas ? Impossible ! Du coup, on minimise, ça passe. En plus c’est un pays pauvre dont tout le monde se fout, comme dirait Etienne Mougeotte, du moins sa marionnette dans les Guignols. N’y voyez pas une théorie du complot, non. C’est juste un appauvrissement de la presse et du journalisme. On fait plus du people et du spectacle qu’autre chose aujourd’hui.
    En attendant, le Bangladesh vient de subir l’un des traumatismes les plus violents que l’on puisse imaginer. Et ce n’est que le début. Pendant que certains continuent à faire « comme si tout allait bien, et au pire le réchauffement sera contrôler », d’autre paye le prix de la vanité de l’homme.
    Il est plus que temps de changer de politique, de mode de vie, non pour empêcher le réchauffement climatique (il est déjà là) mais pour essayer de le freiner, de le minimiser.
    Demain commence à s’écrire aujourd’hui.
    « Quand l’homme se retournera sur sa vie, il comprendra qu’on ne vit pas au passé. »
    Dormez tranquilles, braves gens, et surtout ne vous réveillez pas !

  219. 218 COMCONTRE 27 nov 2007 à 22:37

    Ainsi parle le comité dans le JDC
    « On essaie de raconter des histoires en réfutant la possibilité de stocker le CO2….»
    « Nous invitons les populations à s’exprimer pour l’exploitation d’un charbon propre ! »….

    « Créé en 1998, le comité pour une exploitation propre du charbon s’est notamment fait connaître en réclamant une étude financée par la région en 2004. »(Le fameux rapport SOFREMINES pour l’instant sans doute classé « secret défense »)

    « Il n’y a plus de jeunes. Cette centrale permettrait de relancer l’emploi…. »
    Le camarade Bernard, résidant à Cossaye, fait preuve du même enthousiasme et déclare :
    « Ça va développer l’économie. Il n’y a rien à Cossaye . Les agriculteurs qui se disent écologistes sont aussi des pollueurs. Cette commune meurt. Aujourd’hui, je crois à l’évolution technique ».

    Ce que je crois moi, c’est que l’on nous mène en bateau !
    Le stockage du CO2 « projet pilote »
    Ces pilotes vont-il devenir les « Kamikazes » du 21eme siècle, et laisser à nos enfants ces « bombes à retardement » sous nos pieds.

    Dans cette affaire, qui « essaie de raconter des histoires » ?????

    Le bâtiment manque de bras mais qu’importe……tous à la mine.
    Bientôt les formations seront ouvertes, commencez à vous inscrire….

  220. 219 EUREKA 28 nov 2007 à 13:54

    Le géant californien s’apprête à réaliser un investissement de plusieurs millions de dollars dans les énergies renouvelables. L’un des objectifs du groupe consiste à faire reculer la production à base de charbon et d’énergie fossile

    La réduction de la consommation d’énergie et la réduction de l’impact de l’industrie sur l’environnement restent des préoccupations de Google. Opération de communication ou véritable ambition citoyenne ?, la firme a annoncé son intention de dépenser plusieurs millions de dollars dans la conception d’ énergies propres et non polluantes.

    Les investissements consentis par la compagnie devraient dans un premier temps conduire à la fabrication d’équipements générateurs d’énergie électrique renouvelable. Ces équipement, aptes à produire 1.000 megawatts, pourraient produire plus d’électricité qu’une usine génératrice conventionnelle.
    Google devrait se concentrer sur l’énergie solaire, l’énergie éolienne ainsi que sur les systèmes géothermiques.

    L’un des objectifs avoué est de supplanter peu à peu l’usage d’énergie à base de charbon. D’après un rapport réalisé en 2006 par l’institut worldwatch, l’ensemble des énergies propres produites au États-Unis ne dépassent pas 6% de l’ensemble de la production.

    La compagnie devrait investir massivement dans la recherche et le développement. Des groupes dédiés devrait aussi être mis en place dans cet objectif. Selon Larry Page, l’un des co-fondateur, « Avec des ingénieurs talentueux, des partenaires importants et des investissements significatifs, nous espérons aller de l’avant. Notre objectif est de produire un gigawatt d’énergie renouvelable moins chère que le charbon. Et nous sommes optimistes. Ce projet peut être une question d’années, pas de décennies ».

    Le Googleplex, siège principal de la firme, représente déjà le début de cette révolution énergétique que prône Google. Le site compte un peu moins de 10.000 panneaux solaires d’où le bâtiment pourra tirer une partie de son énergie. Google pourrait aussi appliquer son programme au nombreux ordinateurs qui font fonctionner son moteur de recherche.

    Deux entreprises bénéficient déjà des investissement de Google. Makani Power Inc. Et eSolar, deux sociétés californiennes, travaillent respectivement sur les énergies éoliennes et solaires.

  221. 220 EUREKA 28 nov 2007 à 20:33

    Je viens rebondir sur le message de COMCONTRE du 27/11/2007.
    « Créé en 1998, le comité pour une exploitation propre du charbon s’est notamment fait connaître en réclamant une étude financée par la région en 2004. »

    Erreur, la consultation du journal officiel donne :

    Association : COMITE POUR UNE EXPLOITATION PROPRE DU CHARBON DE COSSAYE – LUCENAY – TOURY – LURCY.
    Activité(s) : Conduite d’activités économiques / Recherche
    No de parution : 20060050
    Département (Région) : Nièvre (Bourgogne)

    Lieu parution : Déclaration à la préfecture de la Nièvre.
    Type d’annonce : ASSOCIATION/CREATION

    Déclaration à la préfecture de la Nièvre. COMITE POUR UNE EXPLOITATION PROPRE DU CHARBON DE COSSAYE – LUCENAY – TOURY – LURCY. Objet : étudier les projets de mettre en place les manifestations et actions qu’elle juge favorable aux études à réaliser aux différentes utilisations du charbon et à son exploitation par des techniques dignes du XXIe siècle ; faire partager l’idée que le charbon a toute sa place dans l’avenir économique de la Nièvre, de la Bourgogne de la France, de l’Europe et du monde. Siège social : mairie, place de la Victoire, 58260 La Machine. Date de la déclaration : 23 novembre 2006.

  222. 221 COMCONTRE 28 nov 2007 à 22:41

    A EUREKA
    La phrase n’est pas du journal officiel mais de la PRAVDA locale
    Voir le texte complet sur le site:
    http://www.lejdc.fr/dossier_special_1-751.html

    Quant aux « techniques dignes du XXIe siècle », je ne partage pas
    l’idée que « le charbon a toute sa place dans l’avenir économique de la Nièvre, de la Bourgogne, de la France, de l’Europe et du monde. »

    Je crois à l’évolution technique dans le domaine des énergies renouvelables.

    Non à la bombe à retardement que l’on veut enterrer sous nos pieds!

  223. 222 Jean V..... 29 nov 2007 à 21:16

    INFORMATION :
    Endesa va doubler sa capacité de production en France grâce au gaz

    SAINT-AVOLD (Moselle) – Le groupe espagnol d’énergie Endesa va doubler sa capacité de production d’électricité en France grâce au gaz, dont deux nouvelles unités, permettant d’alimenter plus d’un million de foyers, ont été inaugurées mercredi en Moselle.

    Endesa France, contrôlé à 65% par Endesa, premier électricien en Espagne, qui se présente comme le troisième producteur et fournisseur d’électricité en France derrière EDF et Suez, compte déjà près de 2.500 mégawatts (MW) de capacités de production et va en ajouter autant d’ici 2010.

    Alors qu’il fabrique actuellement 100% de son électricité avec du charbon, Endesa France a fêté mercredi « son entrée dans une nouvelle source d’énergie prometteuse, le gaz », a déclaré son directeur général, Alberto Martin Rivals, à la pose de la première pierre de deux nouvelles unités à cycles combinés de gaz et de vapeur, sur la centrale d’Emile Huchet à Saint-Avold (Moselle).

    Ces unités, d’une puissance totale de 860 MW, et qui représentent un investissement de 470 millions d’euros, sont le « deuxième plus grand projet de construction de nouvelles capacités électriques en France » après la centrale nucléaire de Flamanville (Manche, ouest), qui aura une capacité de 1.600 MW, a-t-il fait valoir.

    Construites par l’allemand Siemens, elles permettront d’alimenter plus d’un million de foyers et seront mises en service en 2010. « Cela confirme la volonté de Siemens de développer son activité énergie en France », a souligné de son côté, Philippe Carli, président de Siemens France, groupe qui coopère déjà avec Areva.

    Ces centrales augmenteront la capacité d’Endesa France de 30%, sans compter les cinq autres unités à gaz prévues dans les autres sites d’Endesa dans le pays.

    Endesa entend « contribuer à la sécurité de la fourniture électrique en France », alors que le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, prévoit un hiver plus tendu en la matière.

    Une centrale à gaz, plus rapide à démarrer qu’une centrale nucléaire, répond à la forte demande des périodes de « pointe », pendant qu’une centrale nucléaire apporte l’électricité « en base ».

    Le cycle combiné, qui associe deux turbines à gaz et à vapeur, est aussi une technologie qui émet « trois fois moins d’émissions » polluantes qu’une centrale à charbon, souligne Endesa.

    En outre, une centrale à gaz se construit en deux ans et demi, contre quatre pour une centrale à charbon. Elle consomme moins d’eau, demande moins de terrain et réduit de plus de moitié le coût du kilowatt-heure.

    L’espagnol prévoit aussi de produire 200 MW d’électricité éolienne d’ici 2010 et envisage une centrale à « charbon propre » –avec capture et stockage du CO2– de 700 MW près du Havre (Seine-Maritime) aux alentours de 2015.

    Au final, le parc d’Endesa en France en 2010 sera, à parts égales, au charbon et au gaz et de 5 à 10% à l’éolien, moyennant un investissement global de 1,3 à 1,4 milliard d’euros.

    Endesa France a enregistré un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros et un bénéfice net de 72,2 millions en 2006.

    ENDESA
    EDF
    SUEZ
    SIEMENS
    AREVA
    (©AFP / 28 novembre 2007 16h36)

  224. 223 Jean V..... 29 nov 2007 à 21:34

    IFORMATION :source Le quotidien des usines
    Energie
    Endesa en Lorraine : première pierre aujourd’hui
    28/11/2007
    D’ici à 2010, la filiale française de l’électricien espagnol exploitera deux cycles combinés Gaz en Moselle.

    Ce matin, Jesus Olmos, directeur général d’Endesa Europe, et Bernard Miquet, Préfet de la région Lorraine, posent la première pierre des deux futurs cycles combinés Gaz de la centrale Emile Huchet, à Saint-Avold (Moselle). Les premiers que le groupe développe en France.

    Cette cérémonie marquera le début d’un chantier ambitieux. Siemens se chargera de fournir clé en main les cycles combinés pour 470 millions d’euros. Parallèlement, un gazoduc de 36 kilomètres de long doit être construit par GRTgaz pour alimenter en gaz naturel la centrale. Près de 300 personnes devraient travailler sur le site pendant la phase de construction.

    Les deux cycles combinés, d’une puissance globale de 860 mégawatts, doivent entrer en exploitation à partir du 1er semestre 2010 pour une durée de vie de 25 ans, précise Endesa dans un communiqué.
    « C’est le plus grand projet de construction de nouvelles capacités en cycle combiné Gaz en France », affirme le groupe.

    L’électricien espagnol veut développer 2000 mégawatts supplémentaires de puissance installée en France. Deux autres projets de centrales cycle combiné gaz sont également en cours. Endesa devrait construire une autre unité sur le site de la centrale d’Hornaing, dans le Nord, ainsi qu’à Lucy près de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).

    Solène Davesne

  225. 224 EUREKA 30 nov 2007 à 18:12

    De nouveaux refus de construction de centrales au charbon aux USA !!!

    Les futures centrales destinées à éclairer Washington devront désormais surveiller leurs émissions de gaz à effet de serre. Un tournant décisif dans la politique énergétique des Etats-Unis, qui impose désormais que les producteurs d’énergie proposent des solutions pour pallier leurs émissions.
    Le gouverneur de l’Etat de Washington a été enjoint, mardi, de refuser un projet de centrale à charbon jugé trop polluant. La décision du Conseil d’Evaluation des Installations Energétiques, qui évalue la puissance des centrales pour délivrer les permis, est un véritable camouflet pour Energy Northwest, la coalition de 20 sociétés publiques de washington qui défendait la construction de la centrale.
    Le projet, prévu pour 2012, devait produire 793 MW à partir de charbon ou de déchets de raffinerie de pétrole, pour un montant d’1,5 milliards de dollars.
    Motif du refus : la centrale ne comprenait pas de mesure de stockage du CO2 dégagé. Une décision en application d’une loi votée au printemps dernier, qui exige des nouvelles centrales électriques la maîtrise de ses émissions de gaz à effet de serres, préconisant leur capture et leur stockage en sous-sol. Une solution qui n’a pourtant pas encore fait ses preuves à une si grande échelle.
    Energy NorthWest a dès lors proposé d’acheter des crédits carbones, en attendant que la technologie soit disponible, évoquant l’horizon 2020 pour sa mise en place.
    Le Conseil est resté inflexible, arguant que le consortium lui proposait des plans sur la comète, et a fait valoir qu’ « il ne suffisait pas de faire un effort pour se conformer à la loi ».
    Ce refus s’inscrit dans une série de récents revers pour les centrales charbon des Etats-Unis, tant en Floride qu’au Kansas ou même au Texas.
    « Brûler du charbon pour produire de l’énergie est une réponse du 19ème siècle aux questions auxquelles nous devons faire face aujourd’hui.  » a déclaré Jan Hasselman, d’Earthjustice, représentant les groupes écologistes unis contre Energy Northwest.  » Nous pensons qu’il est temps de passer à autre chose. »
    La décision pourrait donner une nouvelle impulsion à d’autres projets, comme celui d’une centrale électrique le long de la rivière Columbia, dans l’Etat de Washington. Ses promoteurs pensent pouvoir stocker une grande partie des gaz à effet de serre dans les roches de basalte, sous le site. Des tests sont en cours de réalisation.

  226. 225 EUREKA 1 déc 2007 à 9:35

    Le summum de l’hypocrisie… (les deux derniers paragraphes de l’article, avant notre commentaire)

    Le charbon propre vu comme une alternative écologique en Floride 30/11/2007 15:34

    S’opposer à l’implantation de centrales électriques alimentées par du charbon propre c’est ignorer une approche viable pour l’environnement permettant de diversifier les sources d’énergie, d’après un responsable d’une compagnie électrique de Floride.

    Le charbon propre est le nom que l’on donne au charbon chimiquement lavé des minéraux et des impuretés qui le composent, et parfois gazéifié.

    L’expression « technologies du charbon propre » désigne de façon générale les technologies qui permettent de réduire l’impact environnemental de l’utilisation du charbon. Il n’existe pas encore de technologies qui permettent d’éliminer les émissions associées à cette utilisation.

    L’adoption de règlements environnementaux par les pays industrialisés dans les années 1970 a précipité l’installation généralisée d’appareils de réduction des émissions de SO2 et de NOX dans les centrales au charbon. Brûleurs, filtres et épurateurs évolués destinés à réduire les émissions sont devenus monnaie courante et continuent de s’améliorer. Les nouvelles inquiétudes relatives à la pollution atmosphérique et aux changements climatiques font progresser aussi les technologies visant à améliorer l’efficience et à réduire les émissions des centrales au charbon.

    La gazéification du charbon est, de l’avis de beaucoup, une des technologies de charbon propre les plus prometteuses et passe de plus en plus pour une technologie ouvrant l’accès à un avenir énergétique plus propre. En amenant le charbon, de la vapeur et de l’air ou de l’oxygène pur à réagir à des températures et à des pressions élevées, on obtient un gaz de synthèse. Ce gaz peut être épuré de la plupart de ses polluants puis, par un procédé dit de cycle combiné, brûlé dans une turbine à gaz pour produire de l’électricité. Comme la chaleur résiduelle sert à produire davantage d’électricité dans une turbine à vapeur, l’efficacité du procédé s’en trouve améliorée. C’est ce qu’on appelle une usine de gazéification du charbon intégrée à un cycle combiné.

    Mark Hornick, gestionnaire général de la centrale électrique Polk County Plant de la compagnie Tampa Electric Co, a déclaré qu’une opposition environnementale avait récemment poussé la compagnie électrique à reporter des plans d’extension de l’usine de Polk avec une version améliorée de sa technologie actuelle de charbon propre.

    « C’est ironique » a déclaré Mark Hornick faisant référence au refus de cette extension qui devait être opérationnelle en 2013.

    « La Floride va vraiment devenir dépendante du gaz naturel. Le charbon propre serait un moyen excellent de diversifier nos ressources en énergie ».

    Avec une croissance prévue de la demande, Mark Hornick a déclaré que d’autres options devront être considérées tout en continuant d’essayer de persuader les responsables que le projet de cycle combiné de gasification intégré de TECO est conforme aux règlementations environnementales.

    L’énergie nucléaire est une alternative possible, mais il faut plusieurs années avant d’obtenir une licence et de construire une telle centrale nucléaire. Les centrales alimentées au gaz sont une autre possibilité, en important du carburant d’autres états ou de l’étranger, même si Mark Hornick a fait savoir qu’aucune décision n’avait été prise.

    La centrale électrique fonctionnant au charbon du Polk County a été récompensée pour être la plus propre existant dans le monde, d’après Mark Hornick, mais le dioxyde de carbone est un plus grand défi que les autres polluants contrôlés par les compagnies électriques. Il doit être capturé et stocké quelque part.

    Tampa Electric envisage la possibilité de pomper le dioxyde de carbone dans un aquifère d’eau salée qui se trouverait à 1400 mètres sous la centrale électrique. La pression souterraine rendrait le gaz fluide, réduisant ainsi considérablement son volume.

    Mais il n’y a encore aucun processus en cours pour approuver une telle méthode en Floride.
    Les risques associés avec ce genre de capture et de stockage du dioxyde de carbone semblent raisonnables, d’après Mark Hornick, mais il reste à convaincre les propriétaires terriens, le public et les responsables que cela fonctionnera.

    Un autre défi est de trouver une assurance au cas où quelque chose se passe mal avec le système de stockage.

    Commentaire : la planète a du souci a se faire quand la seule préoccupation de ces industriels est de trouver des assurances en cas de risques pour la population. Les pollueurs ont de beaux jours devant eux.

  227. 226 ESCARAVAGE 1 déc 2007 à 14:59

    On n’a pas gagné !
    Tandis que le matraquage médiatique en faveur des solutions technologiques au changement climatique laisse désormais peu de place à ceux, quelle que soit leur niveau de compétence, qui s’aventurent à émettre des réserves, tout se passe comme si l’accès aux médias nous était systématiquement refusé.

    Je viens d’en avoir un dernier exemple. Le mois dernier, Jean Vénuat avait, ici-même signalé une publication canadienne sur l’incidence de l’utilisation du charbon sur la fréquence de la tuberculose. J’ai envoyé un mail à l’auteur qui m’a répondu en m’adressant le texte de son article. Il a ensuite écrit ceci à son ami Hervé Kempf, journaliste au monde : « Vous pourriez être intéressé par l’histoire de cette communauté dont le Dr Escaravage m’a parlé ». Voici trois semaines de cela et depuis, pas de réaction.

    J’avais écrit voici deux mois à Jean-Marc Jancovici pour lui rappeler notre problème. Il m’avait répondu et adressé mon courrier à Philippe Marzolf, Vice Président de la commission du débat public.
    Ce dernier m’a demandé des précisions. J’ai dû avoir le tort de citer Valorca, sans prendre garde que Mrs Caille et Tranié sont des anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, tout comme Philippe Marzolf.

    L’an dernier, Alexandre Duyck, du Journal du dimanche, paraissait s’intéresser à notre problème. Il demandait d’être tenu régulièrement au courant. Après quelques échanges de mails, toute correspondance à été interrompue.

    M’étant adressé à Nicolas Hulot, j’ai reçu la réponse suivante :
    « La fondation n’a pas dans son équipe les compétences nécessaires… nous ne disposons pas d’argumentaire dans la mesure où cela n’est pas du ressort de notre vocation et dépasse notre champ d’action… ».

    Après avoir appris que Georges Charpack était trop fatigué et Hubert Reeves trop occupé pour émettre une opinion sur la mine de Lucenay-Cossaye, j’ai tenté de contacter Yann Arthus Bertrand. En passant par son éditeur j’ai réussi à parler à sa secrétaire qui m’a donné son adresse électronique personnelle. Je pense qu’il doit attendre que le trou soit creusé pour pouvoir faire de beaux clichés…

    Si l’on ajoute la passion du charbon qui anime nos politiques départementaux et régionaux, soutenus par la presse locale, à laquelle nous n’avons pas le moindre accès, il y a de quoi être pessimiste ; d’autant plus que nombreux sont ceux qui croient que l’affaire est classée. : «Le charbon ? mais c’est terminé ! », entendons-nous lorsque nous nous éloignons quelque peu.

    Que faire pour accroître l’audience de ce blog. Pourrais-t-on faire apparaître dans son titre les noms de Lucenay et de Cossaye ?

  228. 227 ESCARAVAGE 4 déc 2007 à 11:27

    L’entreprise de désinformation est de plus en plus manifeste.
    Ce matin un cousin habitant dans les Côtes d’Armor m’apprend que les côtes bretonnes ont subi hier une tempête particulièrement violente : arbres arrachés, coupures prolongées de courant. Nos médias ont manifestement minimisé cet épisode météo. Le drame du Bengladesh est déjà oublié. De même la conférence de Bali, pourtant cruciale quant à la survie de notre planète, est évoquée loin derrière les faits divers. Tout se passe comme si les lobbys des combustibles fossiles et leurs acolytes, régnant sur la totalité de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle, après avoir échoué à faire triompher le négationnisme climatique, tentaient maintenant de faire passer le message que rien ne presse et que, de toutes façons, la technologie de la séquestration était prête à résoudre le problème.
    Il est tragique qu’il faille l’évidence et l’immédiateté de la catastrophe pour réagir enfin. C’est ce qui vient de se produire pour les Australiens qui, confrontés à la sécheresse établie depuis six années, aux incendies, à la mort de la grande barrière de corail, se sont débarrassés de leur premier ministre John Howard, le chantre du charbon.
    Espérons que nos compatriotes n’attendront pas que surviennent les cataclysmes annoncés pour prendre conscience du complot manifeste du lobby charbonnier et exiger les seules mesures susceptibles d’atténuer le désastre : les économies d’énergie qui, dès aujourd’hui, s’imposent. Est-il raisonnable que les illuminations de Noël débutent fin novembre, qu’à l’entrée d’un nombre croissant de commerces des souffleries dispensent un air chaud tout à fait inutile?… Les exemples du gaspillage gigantesque abondent dont la seule suppression rendrait superflues l’exploitation du charbon à Lucenay-Coossaye et plusieurs centrales thermiques telles que celle que certains rêvent de nous imposer.

  229. 228 Jean V..... 4 déc 2007 à 21:29

    BALI, Indonésie (Reuters) -
    L’Arabie saoudite, les Etats-Unis et le Canada se sont vu décerner, à la conférence de Bali sur le réchauffement climatique, le « Prix fossile du jour », matérialisé par un sachet de charbon orné de leur drapeau.
    A chaque réunion internationale annuelle sur le protocole de Kyoto, ce prix satirique est décerné quotidiennement par des délégations de jeunes du monde entier cherchant à dénoncer les pays accusés de ne pas se soucier suffisamment de l’environnement.

  230. 229 germain 6 déc 2007 à 23:37

    pour ma part je suis pour l’ouverture de la mine du projet valorca:passé minier retrouvé,moin de polution que le projet de la seren,emploies,augmentation des richesse des communes alentour et charbon plus propre que le charbon importé de chine ou d’australie.j’adore l’univers minier(souterrain)je veut vraiment travailler dans une mine et si possible en france.

  231. 230 Eliane 7 déc 2007 à 19:08

    Dites-moi Germain : êtes-vous prêt à venir nous exposer vos idées et préférences de vive-voix ?
    Vous adorez l’univers minier !!! soit, mais le connaissez-vous vraiment ?
    Avez-vous le courage de prendre contact avec l’ADSN ? Si oui, formidable, nous attendons vos propres idées (pas celles du JdC), A+ alors ?
    Bien à vous

  232. 231 COMCONTRE 7 déc 2007 à 21:52

    Je conseil vivement au camarade Germain la lecture attentive des articles de ce site ainsi que ceux du site de l’ADSN

    http://www.adsn58.fr/index.htm

  233. 232 COMCONTRE 7 déc 2007 à 22:45

    Le JDC du 05/12/2007
    2 (petits) articles
    1)CLIMAT
    L’Allemagne veut montrer l’exemple…….

    2)BOMBES A SOUS-MUNITIONS
    Une conférence pour les interdire enfin
    Quelque 130 pays participent, depuis hier, à une conférence à Vienne visant à interdire, dés fin 2008, l’utilisation mondiale des bombes à sous-munitions, particulièrement meurtrières…….

    LES PROJETS DE STOCKAGE DU CO2 EN SOUS-SOL ME PARAISSENT DEVOIR ETRE CLASSES DANS LA CATEGORIE DES BOMBES A SOUS-MUNITIONS !

  234. 233 Jean V..... 7 déc 2007 à 23:14

    Greenpeace Luxembourg
    · Presse >
    · Communiqués
    Le charbon mine le climat – Halte aux fausses solutions!
    24 Octobre 2007

    Luxembourg — Greenpeace a lancé ce matin lors d’une conférence de presse un appel au gouvernement luxembourgeois de s’opposer fermement contre tout investissement dans des projets de capture et de stockage de carbone (CSC) et de s’engager au niveau politique européen et international contre cette technologie qui est proclamée par l’industrie du charbon comme la solution aux changements climatiques.
    Pour Greenpeace cette nouvelle technologie du CSC qui est en train d’être développée par l’industrie du charbon ne pourra pas contribuer aux objectifs de lutte contre les changements climatiques et comporte de multiples risques.
    · Stockage du dioxyde de carbone: Le CO2 qui est capturé au point d’incinération doit être stocké quelque part. Il est actuellement envisagé de le séquestrer au fond des océans ou à plus de 3 000 pieds sous terre. Comme dans le cas des déchets nucléaires, la question se pose de savoir si cela ne fait pas que déplacer le problème.
    · Les dangers du stockage océanique: Le stockage océanique pourrait provoquer l’acidification (réduction du pH) accélérée de grandes zones marines à proximité des sites d’injection, ce qui nuirait à de nombreux organismes, si ce n’est à des écosystèmes entiers. Le CO2 ainsi supprimé est susceptible de retourner dans l’atmosphère en un temps relativement court.
    · Les dangers du stockage géologique: Les gisements pétroliers et gaziers vides sont criblés de trous qui ont été forés lors des phases de prospection et de production. Pour stocker le CO2, ces trous doivent être scellés. Un ciment spécial est normalement utilisé, mais le dioxyde de carbone réagit assez facilement avec l’eau et attaque le ciment et les métaux, ce qui fait que même des trous de forage scellés présentent peu de garanties de sûreté. Pour de nombreux experts la question n’est pas de savoir si des fuites auront lieu, mais dans quel délais.
    Pour éviter une dangereuse perturbation du climat, il nous faut réduire les émissions mondiales de CO2 de 50% d’ici 2050. Les centrales qui stockent le CO2 ne sont encore qu’en cours de développement et pourraient ne devenir une réalité que d’ici une quinzaine d’années au minimum. Cela signifie qu’elles ne contribueront en aucune façon à la protection du climat avant 2020. Elles sont par conséquent sans intérêt pour la poursuite des objectifs du Protocole de Kyoto.

    Début de l’année, Greenpeace avait publié un scénario énergétique global (1) qui prouve qu’il est possible de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050. Fondé sur la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, cette « révolution énergétique » écarte les fausses solutions comme le nucléaire, le charbon prétendument « propre » ou encore la capture et séquestration de carbone. Elle prend aussi en compte une augmentation de la consommation d’énergie et la croissance économique.

    Un rapport (2) publié récemment par Greenpeace et l’European Renewable Energy Council (EREC) a démontré que le secteur de l’électricité pourrait économiquement réduire ses émissions de CO2 de 60% (à l’horizon 2050). Pour y arriver, les énergies renouvelables devraient représenter 70% de la production électrique mondiale. Un investissement planétaire annuel de 22 milliards de dollars rendrait cette évolution économiquement possible. L’investissement à consentir étant largement compensé par les économies annuelles – estimées à 202 milliards de dollars – réalisées en réduisant l’utilisation des combustibles fossiles (gaz, charbon et pétrole) dans la production d’électricité.

    Au courant du mois de mai, la société Cegedel a annoncé qu’elle étudiait la possibilité d’investir dans une nouvelle centrale au charbon qui pourrait capturer et stocker le dioxyde de carbone. Lors d’une entrevue avec des représentants de Greenpeace, la société Cegedel a présenté ce projet d’investissement, qui devrait couvrir une tranche de 100 MW et dont les raisons seraient une augmentation de l’autoproduction et une diversification des sources d’approvisionnement de l’électricité.

    « Le gouvernement va perdre toute sa crédibilité dans sa politique climatique dans le cas où il ne s’oppose pas fermement au projet de la Cegedel d’investir dans une centrale au charbon pour importer de l’électricité », a déclaré Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg. « Il est urgent que le gouvernement développe une politique cohérente pour un avenir énergétique respectueux du climat », a ajouté Spautz.

    Greenpeace demande que le gouvernement luxembourgeois – comme actionnaire majoritaire de la société Cegedel – s’oppose à tout investissement dans une centrale au charbon quel quelle soit et qu’il se prononce fermement au niveau politique européen et international contre la capture et le stockage de carbone.

  235. 234 EUREKA 8 déc 2007 à 7:39

    Les energies renouvelables moins chères que le charbon !!!

    Après la Silicon Valley, la Bio Valley, la Nano Valley voici que la région de San Francisco est en passe de devenir aussi la Green Valley. Au cours des neuf premiers mois de l’année, les firmes de capital-risque ont investi pas moins de 2,6 milliards de dollars dans le secteur des énergies renouvelables ou « cleantech », contre 1,78 milliard sur l’ensemble de l’année dernière, selon une étude publiée par Thomson Financials. Si la cleantech représente encore moins de 10% du total des investissements en capital-risque, les signes d’une certaine effervescence se multiplient, notamment en Californie qui attire la majorité de l’argent et des projets. Le mois dernier, l’ancien vice-president et nouveau co-prix Nobel de la paix Al Gore a rejoint le célèbre fonds Kleiner Perkins, pour gérer ses investissements en la matière. Et récemment, c’est Google qui a annoncé son intention d’investir plusieurs centaines de millions de dollars dans les énergies renouvelables. Tour d’horizon du secteur de la cleantech, avec l’un de ses fervents défenseurs, Vinod Khosla, co-fondateur de Sun Microsystems, ancien partenaire chez Kleiner Perkins, et désormais à la tête de son propre fonds d’investissement dédié aux technologies vertes, Khosla Ventures.

    Quelles sont les technologies qui vous intéressent?
    J’investis dans quatre domaines: les technologies alternatives au pétrole et au charbon, celles qui améliorent l’efficacité des technologies existantes (solaire, géothermie, lumière…) et enfin les nouveaux matériaux comme les biocarburants, bioplastiques, le verre et le bio-ciment, qui sera d’ailleurs moins cher que le ciment traditionnel avec les mêmes propriétés. Cependant, tous nos investissements ne contribuent pas de la même façon à la réduction de la pollution climatique. Par exemple, la technologie des cellules photovoltaïques utilisées dans les panneaux solaires contribuera tout au plus a 4% de la production totale de l’énergie électrique dans le monde. Ce qui limite son impact. Tout comme l’énergie éolienne ou bien les voitures électriques (plug-in) qui sont un beau jouet tout au plus. En revanche, je suis convaincu que l’utilisation de biocarburants et l’adoption de centrales géothermiques de nouvelle génération sont à la fois de bons investissements financiers et contribueront de façon signifcative à notre lutte contre le réchauffement climatique.

    Vous avancez que l’essence produite à partir du pétrole sera totalement remplacée par des biocarcurants dans 10 ans. Comment est-ce possible?
    C’est une prédiction que j’ai faite pour les Etats-Unis mais elle peut absolument s’appliquer ailleurs. La consommation d’essence ici représente l’équivalent de la production de biomasses (maïs, soja, sorghum, bois…) réparties sur 24,3 milliards d’hectares environ. A titre de comparaison, environ 16 milliards d’hectares sont en friche, subventionnés par le gouvernement. Lorsque j’investis dans une jeune pousse, je ne tiens pas compte des subventions éventuelles ni même des effets bénéfiques pour l’environnement. Par ailleurs, je me base sur un prix du baril de pétrole à 45 dollars contre presque 100 aujourd’hui. En fait, je pense que dans 20 ans, il sera très difficile aux producteurs de pétrole de nous vendre leur produit même à 35 dollars le baril. Dans ces conditions, Wal-Mart proposera dans 10 ans et dans tous ses magasins de l’éthanol à 1,99 dollar le gallon. On sera tout simplement moins cher que le pétrole. Et c’est l’unique façon pour que ces technologies soient adoptées partout dans le monde, notamment en Chine et en Inde.

    Le gaz naturel ou le nucléaire ne sont pas pour vous des technologies du futur. Pourquoi?
    C’est vrai, je ne suis pas un fan du nucléaire. Mais si je devais choisir entre une usine à charbon ou une usine nucléaire, je prendrais la seconde sans hésiter. Le charbon c’est comme un Big Mac: c’est pas cher, il y en a beaucoup mais c’est mauvais pour votre santé! Tandis que le prix du gaz naturel est en augmentation constante et la majorité des centrales utilisant le gaz ne sont plus économiquement viables. Heureusement, ce ne sont pas les seules alternatives pour la production d’énergie. Je suis un fervent supporter de l’énergie solaire thermique et de la géothermie de nouvelle génération. Il suffit en effet de construire des puits de 3 a 5 kilomètres de profondeur et y installer une usine géothermale pour commencer à générer de l’électricité n’importe ou. Encore une fois, il faut que ces nouvelles technologies soient moins chères que les solutions actuelles, notamment le charbon (8 cents/KwH), le gaz naturel (10 cents) ou une nouvelle centrale nucléaire (13 cents). En France, les prix sont plus bas grâce à la standardisation du design des centrales et à leur amortissement. Mais déjà au Tennessee, un état très peu ensoleillé, le coût de l’électricité solaire atteint les 6 cents au KhW, soit moins cher ou au même prix que votre nucléaire!

  236. 235 COMCONTRE 8 déc 2007 à 9:42

    Suite aux deux précédents articles
    Imaginez, gros titre sur le JDC

    Le charbon mine le climat – Halte aux fausses solutions!
    Les énergies renouvelables moins chères que le charbon !!!

    Ne rêvons pas, nos élus et le « lobbying pesant » veillent
    Pour preuve le virage à 180° effectué par François Hollande (voir ses 2 lettres à un mois d’intervalle sur le site de l’ADSN)

    François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe, lui qui a courageusement décidé l’arrêt de l’exploitation du charbon en France.

    Comprenne qui pourra !

  237. 236 ESCARAVAGE 8 déc 2007 à 14:17

    Un sujet qui fâche :
    Face à l’accélération cataclysmique du changement climatique et à la progression incontrôlée des rejets de CO2 qui en sont l’origine, l’évidence est que le nucléaire, malgré ses défauts et ses risques, apparaît désormais comme un moindre mal. L’argument majeur de la catastrophe de Tchernobyl demande à être considérablement relativisé étant donnée la stupéfiante série d’erreurs humaines qui l’ont provoquée, et, même un très improbable nouveau Tchernobyl serait sans commune mesure avec le désastre climatique qui est en cours.

    A côté des énergies nouvelles et surtout des économies urgentes que nous nous refusons manifestement à mettre en œuvre, le nucléaire, qu’on le veuille ou non, est incontournable pour donner une chance de survie à notre espèce. Nier cette évidence c’est faire preuve d’une imprégnation idéologique fatale et se constituer, même à son corps défendant, partisan objectif de l’entreprise que nous combattons. Pour mesurer l’importance de ce phénomène, il n’est que d’imaginer l’ampleur des manifestations que n’aurait pas manqué de susciter l’annonce de l’édification d’une centrale nucléaire à Lucenay-Cossaye.

    Voici une citation extraite d’un article de Jean-Marc Jancovici:
    « Que l’on refuse toute idée de nucléaire civil pour lutter contre des menaces bien plus ennuyeuses (changement climatique, troubles géopolitiques liés à l’énergie fossile) que celles liées aux déchets ou à la possibilité d’un accident majeur de centrale, cela me semble désormais relever d’un choix sentimental et non découler d’un raisonnement « rationnel ».
    Vous pourrez trouver l’article sur: »http://www.manicore.com/actualités.html ».

  238. 237 yannick 9 déc 2007 à 12:46

    bonjours ,moi je pense que l’homme est comme un rat qui tourne en rond dans sa cage.

    il a abondoné le charbon ,trop poluant et trop couteux ,c’était une avancé pour l’environement et pour tous.
    aujourd’hui ,le pétrol et le gaz rendent les hommes fous ,la preuve en libye ,prés de trante sociétés mondiales se disputent aujourd’hui les gisement libyens.

    alors l’homme se voit deja ruiné ,le capitalisme mourir avec la fin des énergies fossilles, au diable la polution ,c’est gens sont de stupides mortelles qui veulent un maximum de fric en un minimum de temps ,aprés eux le déluge !

    malheureusement ,si l’homme primaire ,le vrai homme ,qui sait que sans la nature ,il va disparaitre ,ne se révolte pas ,au sence propre ,manifes a répétition ,blocage de chantiers routiers ,de rafineries et autres ,je vous le dis comme je le pense ,rien ne bougera ,l’économie de marcher l’emportera et l’humanité disparétra dans d’affreuses soufrance.

    vous vérez que bientot ,la france comercera avec l’iran qu’elle était préte a bombarder.
    dites vous bien que la moralle a finit d’exister ,que l’écologie passive doit se transformer pour devenir une écologie dure ,pas téroriste mais qui agit fort ,nous allons creuver ,tous cela pour du pétrol et du charbon ,il faut inévitablement changer ,révolutioner la société ,si non ,c’est foutu ! vous pouvez me contacter .

  239. 238 DI NARDO 9 déc 2007 à 14:21

    Je trouve scandaleux qu’en France on interdise toute industrie pouvant générer des emplois. Tout cela au nom l’écologie, pollution…
    L’industrie peut être autorisée mais avec respect des sites naturels.

    De plus en France, l’arrêt de la production charbonnière n’a pas été due à l’écologie-pollution mais au coût des charges sociales trop élevée qui nous empechent d’etre compétitif.

    L’Etat s’est désengagé et a ordonné cessation de toute activité
    d’extraction. Les mines étant nationalisé en 1946 pour servir
    Le projet Europe.
    Actuellement la France devient un pays réservé à une élite qui
    pourra venir faire du tourisme et à des entrepreneurs qui ne feront
    que de la revente de produits manufacturés ailleurs.

  240. 239 Jean V..... 9 déc 2007 à 14:56

    Les énergies renouvelables :
    Tout reste à faire. La seule entreprise française de capteurs solaires fait 95% de son chiffre d’affaire avec l’étranger. Elle se situe d’ailleurs en Rhône Alpes. Pour une installation solaire, il faut 6 mois d’attente.
    Jean Jacques Queyranne précise que sur sa région, les énergies renouvelables représentent 10000 emplois potentiels, et bien sûr, non délocalisables.

    Voir FR3, le 19/20 du 08/12/2007 :une maison écologique près de Chambéry sur le site
    http://jt.france3.fr/1920

    Au fait, à quelle famille politique appartient Jean Jacques Queyranne ?

    « on ne peut pas balayer d’un revers de main une telle opportunité en matière de développement économique…. »
    Fin de citation, de qui déjà……
    un certain François Hollande au sujet du projet… « charbon propre »

    A chaque région sa gestion du développement…..
    Durable ou provisoire !

  241. 240 ESCARAVAGE 10 déc 2007 à 11:03

    Monsieur Di Nardo semble croire que nous vivons encore au dix-neuvième siècle, et comme c’est le cas de beaucoup de nos cotemporains, il sera trop tard lorsqu’il prendra conscience du désastre généré par la consommation irresponsable des combustibles fossiles.

  242. 241 ESCARAVAGE 11 déc 2007 à 11:06

    J’ajoute à l’intention de Mr Di Nardo que le déficit de quatre milliards cinq cents millions des Charbonnages de France était lié au souci bien justifié de rendre acceptables aux mineurs leurs conditions de travail et d’en compenser la dangerosité et la pénibilité par des avantages tout à fait mérités.
    Les entrepreneurs, qu’il stigmatise, sont plutôt ceux qui veulent s’emparer de ce charbon avec un seul but: leur profit personnel. Rêver qu’ils sacrifieront la rentabilité à la qualté de vie de leurs ouvriers est bien le comble de la naÏveté. Je conseille à Mr Di Nardo de se reporter à la page 12 de ce blog où le 9 juillet est décrite la façon dont la société du principal prétendant, cherchant à accaparer notre charbon, exploite une concession pétrolière au Congo Brazzaville.
    Je lui signale enfin que ce sont les modestes habitants de Lucenay et de Cossaye qui s’élèvent contre un projet dévastateur. Ce qu’il appelle bien généreusement l’élite, est par nature favorable à tout ce qui peut être rentable et préfère à coup sûr le Lubéron à la Sologne Bourbonnaise.

  243. 242 Jean V..... 12 déc 2007 à 21:24

    INFORMATION: source Le Journal De L’environnement

    Londres fait décoller son éolien offshore

    12/12/2007 15:51
    Les côtes britanniques vont sérieusement changer de visage. Le secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, John Hutton, a en effet confirmé, ce week-end, le lancement d’un vaste plan de développement de l’éolien offshore outre-manche, après les révélations de The Independent.
    Gouverner par Enerpresse
    Les côtes britanniques vont sérieusement changer de visage. Le secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, John Hutton, a en effet confirmé, ce week-end, le lancement d’un vaste plan de développement de l’éolien offshore outre-manche, après les révélations de The Independent. «Un changement radical» a insisté le responsable, avec un équivalent de deux aérogénérateurs chaque kilomètre et demi. Le plan britannique prévoit en effet l’installation en mer, d’ici à 2020, de quelque 7.000 éoliennes, représentant un total de 34.000 mégawatts (MW). C’est ce que le secrétaire d’Etat devait aller défendre à Berlin, lundi, devant un parterre d’industriels.

    «Des possibilités existent au large si on veut utiliser tout le potentiel du Royaume-Uni dans le but de produire, peut-être, toute l’électricité nécessaire aux foyers… à partir de l’éolien», a précisé J. Hutton devant les caméras de la BBC, dimanche. «Le défi, pour le gouvernement et pour l’industrie, consiste à faire de ce potentiel -pour notre énergie et pour notre économie- une réalité rentable.»

    Pas si simple, quand on sait qu’à ce jour, à peine 2% de l’électricité britannique provient des énergies renouvelables (ENR), même si 8.000 MW éoliens sont déjà en projet. Le nouveau plan de Londres doit ainsi permettre d’ajouter environ 25.000MW dans les 12 ans à venir. J.Hutton devrait également annoncer le lancement d’une recherche des meilleurs sites pour ces implantations marines.

    Cette décision devrait plaire à l’exécutif écossais, qui a lui même lancé un vaste plan d’ENR avec comme objectif d’atteindre les 40% de courant renouvelable d’ici à 2020. L’Ecosse comptait, à la fin du mois de novembre, plus de 1.300 MW éoliens, mais bien peu offshore. Cela représente néanmoins plus de la moitié des aérogénérateurs construits outre-manche (2.200 MW).

    Le Royaume-Uni n’a de toute façon pas le choix, car ses performances climatiques semblent inférieures aux objectifs affichés par l’administration travailliste. Comme le révèle un rapport de trois économistes (Too Good to be True? The UK’s Climate Change Record), les émissions de gaz à effet de serre britanniques n’auraient pas baissé de 15% depuis 1990, mais augmenté de 19%. Le prix carbonique à payer de sa grande dépendance à «l’outre-mer».

    L’Union européenne s’est engagée à atteindre 20% d’énergie renouvelable d’ici 2020. Si les objectifs nationaux n’ont pas encore été fixés, ils pourraient dépendre du PIB, et donc être élevés pour le Royaume-Uni.

  244. 243 ESCARAVAGE 13 déc 2007 à 15:05

    Le nombre de catastrophes naturelles a bondi de 60% en dix ans, 2007 année record
    GENÈVE (AFP) – 13/12/2007 07h03
    Le nombre de catastrophes naturelles dans le monde a progressé d’environ 60% entre 1997 et 2006 par rapport à la décennie précédente, passant de 4.241 à 6.806 désastres, a alerté la Fédération internationale de la Croix-Rouge qui attribue cette tendance aux conséquences du réchauffement climatique.
    Le nombre de morts a même doublé par rapport à la période 1987-1996, passant de 600.000 à 1,2 million, selon le rapport annuel de la Fédération sur les catastrophes publié jeudi.
    Le nombre de personnes touchées en moyenne chaque année est passé de 230 millions à 270 millions entre les deux décennies.
    En 2007, le nombre de catastrophes a bondi de 20% par rapport à 2006, dépassant pour la première fois la barre des 500, selon la Fédération internationale.
    La Fédération avait recensé 427 catastrophes naturelles en 2006. La hausse a atteint 70 % entre 2004 et 2006, selon le rapport annuel de la Fédération sur les catastrophes publié jeudi.
    « Les chiffres confirment la tendance de ces dernières années », a souligné devant la presse Markku Niskala, secrétaire général de la Fédération de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
    © 2007 AFP

    C’est, n’en doutons pas, ce qui a incité, Monsieur Hénin, que l’on sait très soucieux de l’environnement, à abandonner son projet… (cf Le Point d’aujoudrd’hui P.13). A bientôt pour son prix Nobel !

  245. 244 ESCARAVAGE 13 déc 2007 à 16:23

    Ne nous leurrons pas ! Telle une charogne enfouie sous nos pieds, le charbon continera d’attirer hyennes, chacals et vautours…

  246. 245 Jean V..... 14 déc 2007 à 22:13

    INFORMATION :
    La Savoie et l’outre-mer dominent le Championnat de France Energies renouvelables des communes.

    La Savoie et l’outre-mer dominent le Championnat de France Energies renouvelables des communes. Lancé en 2004 par le Comité de liaison énergies renouvelables (Cler), le Championnat de France Energies renouvelables des communes 2007 a donné lieu, le 29 novembre, à une remise des prix plutôt réussie : 112 communes y ont participé contre 72 l’an dernier. Soutenue par l’Ademe, la Fondation Nicolas Hulot et l’Association des Maires de France, la manifestation s’est déroulée dans le cadre du salon Pollutec. Ce championnat gratuit vise à valoriser les collectivités déjà actives en matière d’énergies renouvelables et à encourager les autres à en développer. Pour les villes de 2 000 à 50 000 habitants, Montmélian est distinguée grâce à ses 1 273 m² de panneaux. Territoire précurseur et bien avancé en matière de solaire thermique, la Savoie en apprécie aujourd’hui les conséquences : une seconde ville savoyarde, Chambéry, décroche ainsi la palme des villes de plus de 50 000 habitants avec 2.840 m2 de panneaux. Deux communes antillaises ont été distinguées : Sainte-Anne (4 901 habitants, 196 kWc) en Guadeloupe, et Fort-de-France en Martinique (556 kWc).

    Jeudi 13 décembre TF1 20h : LA SAVOIE A LA POINTE DU SOLAIRE

    60000 emplois dans les 10 ans à venir !

    Voir sites :

    http://tf1.lci.fr/infos/media/jt/0,,3650523,00-savoie-pointe-solaire-.html

    +site :
    http://tf1.lci.fr/infos/media/jt/0,,3650519,00-conference-bali-environnement-cyur-debats-.html

  247. 246 Jean V..... 15 déc 2007 à 14:58

    INFORMATION : source radio Canada
    Site :
    http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2007/12/14/010-biomasse-charbon_n.shtml

    Mise à jour le vendredi 14 décembre 2007 à 21 h 15

    Énergie
    La biomasse plutôt que le charbon

    L’Ontario songe à utiliser des résidus forestiers pour remplacer le charbon comme carburant dans ses centrales thermiques.
    Certaines entreprises forestières veulent récupérer les branches, l’écorce et les copeaux de bois pour les transformer en pastilles de combustibles, qui peuvent remplacer le charbon dans les centrales thermiques.
    Ontario Power Generation admet discuter avec des entreprises forestières pour alimenter ses centrales en biomasse. Un des directeurs du producteur d’électricité, Bob Osbourne, révèle qu’OPG a déjà fait des tests pour remplacer jusqu’à 20 % du charbon brûlé par de la biomasse provenant de résidus agricoles. La prochaine étape, dit-il, c’est de passer aux résidus forestiers.

    La proposition d’utiliser la biomasse dans les centrales au charbon est une des solutions qui ressort des consultations provinciales sur la crise du secteur forestier et manufacturier en Ontario. Le responsable des consultations, l’ancien ministre David Ramsey, ne mâche pas ses mots. Selon lui, l’industrie forestière est en partie responsable des milliers pertes d’emplois dans le Nord au cours des dernières années. Les producteurs ontariens ont profité de la faiblesse du dollars canadien et de la proximité des États-Unis sans se préoccuper d’innover pour demeurer des leaders mondiaux, dit-il.

    L’idée d’utiliser la biomasse pour produire de l’électricité redonne espoir aux communautés du Nord de l’Ontario, qui ont été durement touchées par la crise de l’industrie forestière. Mais la technologie doit d’abord être mise au point, et un réseau de distribution fiable doit être établi. Ce qui pourrait prendre plusieurs années.

    L’Ontario a promis que ses quatre centrales au charbon seraient fermées au plus tard en 2014.

  248. 247 ESCARAVAGE 17 déc 2007 à 13:11

    « L’humanité n’apprend pas grand-chose des événements qui n’ont pas eu lieu. Elle a besoin de commettre des erreurs, et même parfois de vivre des catastrophes. (Thérèse Delpech : l’Ensauvagement.) ».

    C’est ainsi qu’en 1938, à la conférence de Munich, la France et l’Angleterre ne surent pas prévoir et éviter le cataclysme de la seconde guerre mondiale.
    Au contraire c’est grâce à l’horreur vécue d’Hiroshima et de Nagasaki que nous avons pu vivre une très exceptionnelle période de paix.

    Il y a un rapport évident entre Munich et Bali. Comme en 1938 les indices du prochain désastre abondent, et il s’agit d’une menace incomparablement plus grave, mettant en jeu la survie même de l’humanité et cette fois la leçon sera vaine. Nombreux sont ceux pour lesquels c’est une évidence. Cependant, aucune des mesures urgentes de réduction de la consommation énergétique, seules capables de donner une chance à notre Planète, n’est prise. A Bali on décide d’attendre et de financer des recherches technologiques, dont les résultats incertains n’interviendront au mieux que dans vingt ou trente ans, alors qu’il sera bien trop tard.

    Le but des tenants de ces technologies, en particulier de celles du charbon propre, est de continuer à piller sans vergogne ce qui reste des ressources de la planète, sans se soucier le moins du monde des conséquences fatales de leur rapacité.

  249. 248 Jean V..... 17 déc 2007 à 15:11

    • LES CHARBONNAGES DE FRANCE SERONT DISSOUS LE 1ER JANVIER
    Requiem pour le charbon français
    de JEAN-FRANCOIS POLO
    Publié dans Les Echos
    Date : 17/12/2007

    Un décret à paraître dans les prochains jours va officialiser la liquidation de Charbonnages de France. La fin d’un établissement public qui a joué un rôle majeur dans la reconstruction nationale après la Seconde Guerre mondiale. Mais aussi le terme, peut-être définitif, de l’histoire d’un minerai local qui a accompagné le quotidien des Français depuis le Moyen Age. …

  250. 249 Jean V..... 17 déc 2007 à 15:27

    Article du FIGARO

    ·Charbonnages de France disparaît du paysage
    Frédéric de Monicault
    17/12/2007 | Mise à jour : 08:13 |

    Au terme de plus de soixante ans d’existence, l’entreprise est dissoute cette semaine.
    Charbonnages de France (CdF), c’est fini. Un peu plus de soixante ans après la fondation de l’entreprise (en 1946), le décret prévoyant sa dissolution et sa mise en liquidation est en effet attendu cette semaine. Autant dire qu’une page sans précédent de l’histoire industrielle du pays se tourne : Charbonnages, qui comptait encore 8 000 salariés au début des années 2000, en affichait 120 000 en 1970 et 300 000 aux heures les plus glorieuses.
    Ces derniers temps, on ne comptait plus que 350 agents, plus 350 dans des filiales déjà vendues, essentiellement la cokerie de Carling (Moselle), rachetée au printemps 2004 par un sidérurgiste sarrois. Pour l’essentiel, les agents restés chez CdF partiront en retraite. Depuis plusieurs années, les départs se sont effectués progressivement, dans le sillage du « pacte charbonnier » adopté en 1994.
    Il s’agissait d’un plan unique dans l’histoire de l’industrie française, visant sur une durée exceptionnellement longue (dix ans), à accompagner la fermeture de l’entreprise. Celle-ci a en effet stoppé toute activité de production depuis le printemps 2004, avec la fin de l’extraction au puits de la Houve, à Creutzwald en Moselle. Elle avait été précédée, quelques mois auparavant, par la fermeture de la mine de Merlebach, la plus importante en Europe dans les années cinquante, avec plus de 5 000 mineurs.
    Alors que Charbonnages de France s’apprête à disparaître du paysage, une cellule de liquidation, composée d’une vingtaine de personnes, va prendre le relais. Il lui appartiendra en particulier de récupérer quelques créances et de clôturer les contentieux en cours. Avec la fin de l’année 2010 pour échéance.
    Travaux de réhabilitation
    Parallèlement, une Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs, au statut d’établissement public administratif, aura pour mission de gérer toutes les questions sociales. De son côté, le Bureau des recherches géologiques et minières veillera aux ultimes opérations des travaux de réhabilitation des sites, commencés il y a déjà plusieurs années.
    La disparition progressive des Charbonnages de France a évidemment coûté très cher. Le seul coût du pacte charbonnier pour mettre fin à l’exploitation des mines sur la période 1995-2005 était estimé à plus de 5 milliards d’euros. Sans compter le montant des aides versées à l’entreprise, qui dépassait les 35 milliards d’euros au début de la décennie (pour la période des trente dernières années).
    Aujourd’hui, l’endettement de Charbonnages de France s’élève à 2,8 milliards d’euros. La loi de finances prévoit que l’État le reprenne à sa charge. Entreprise sous perfusion pendant de nombreuses années, Charbonnages de France s’est cependant targuée d’une gestion pointue de sa dette, via la mise en place d’un comité opérationnel de trésorerie.
    Sur le plan financier, il ne reste plus maintenant qu’à solder quelques ultimes participations. Les dossiers des deux filiales Gazonor (qui exploitent des résidus de gaz) et Sofirem (en charge du financement de la réindustrialisation des sites) ne dépasseront pas les quelques dizaines de millions d’euros.
    En revanche, la part de Charbonnages dans la Snet (devenue Endesa France) pèse beaucoup plus lourd. Pour le moment, le groupe espagnol est propriétaire de 65 % de l’ancienne filiale électrique de CdF, dont celui-ci détient toujours 16,25 % et EDF 18,75 %. Des investissements importants dans de nouvelles installations ont été annoncés cet automne (pour près de 500 millions d’euros), mais ce n’est pas Endesa, a priori, qui devrait les exploiter.
    En effet, dans le cadre de leur OPA sur Endesa, l’électricien italien Enel et le groupe de travaux publics espagnol Acciona ont prévu de rétrocéder la filiale française d’Endesa au groupe allemand E.ON, le grand rival d’EDF en Europe.
    Sur ce dossier, CdF confie simplement avoir repris des contacts avec EDF pour trouver une issue. E.ON voudra-t-il prendre la totalité du contrôle de la société ? Rien n’est encore tranché pour le moment. Seule certitude : les positions sur le marché français de l’électricité valent cher.

  251. 250 ESCARAVAGE 18 déc 2007 à 11:01

    Certes l’entreprise « Charbonages de France » disparait,mais n’a de cesse que de renaître de ses cendres. Les ayatollahs du charbon reprennent le flambeau avec un fanatisme dopé par leur slogan mensonger et oxymorique du « charbon propre ». Nous sommes donc loin d’avoir gagné la partie.

  252. 251 ESCARAVAGE 19 déc 2007 à 10:51

    Le Portail territorial.
    Mauvaise mine à Lucenay-les-Aix (07/12/2006)
    Le projet d’exploitation d’une mine de charbon à ciel ouvert et de construction d’une centrale thermique dans le sud de la Nièvre est abandonné. Plus de deux ans après la fermeture de la dernière mine de charbon en Lorraine, l’homme d’affaire Jean-François Hénin renonce à relancer l’activité charbonnière en France en exploitant dès 2011 les 250 millions de tonnes de charbon du vieux gisement de Lucenay-les-Aix, avec à la clef un investissement de 1,4 millions d’euros et 450 emplois. Lâché par les élus, au départ favorables, sous pression des écologistes et riverains, il jette l’éponge, la mort dans l’âme. « C’était un beau projet, viable, intéressant pour la région. Mais j’en ai assez d’être une tête de turc » explique amer le père du projet qui aura, il est vrai, rencontré nombre d’embûches.
    Une confirmation de l’article du Point.
    Les élus qui ont lâché cette pauvre tête de Turc, gagneraient à se faire connaître pour que nous leur envoyions des fleurs…

  253. 252 Jean V..... 21 déc 2007 à 13:01

    INFORMATION:
    Google donne l’exemple pour les énergies renouvelables
    jeudi 20 décembre 2007

    Google veut devenir la première entreprise mondiale à vocation « verte »
    Avec l’agence Continental News
    Cette société, qui s’est donné pour mission d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible, entend également être la première entreprise mondiale à vocation « verte ».
    Récemment, les dirigeants de ce moteur de recherche ont révélé vouloir investir des centaines de millions de dollars dans les énergies renouvelables. « Au fur et à mesure que Google croît, nous ne voulons pas que notre principale activité fasse partie du problème, mais plutôt de la solution. Nous ne tentons pas de contrôler l’univers, mais nous sommes ambitieux dans le sens que nous voulons mettre fin au changement climatique, l’atténuer et le ralentir » explique Larry Brilliant, haut responsable de Google.
    L’entreprise explore diverses possibilités : énergie éolienne, géothermique, et surtout, solaire. « Nous pouvons réduire les coûts jusqu’à ce que cette énergie soit compétitive avec le charbon, et je pense qu’à ce point là, on assistera à une explosion » de la demande, fait valoir Bill Weihl, l’ingénieur chargé du programme énergétique de Google.
    Parmi les investissements les plus intéressants des deux fondateurs de Google, Larry

    Google envisage de produire un milliard de watts d’énergie renouvelable plus rentable que le charbon
    Page et Sergey Brin : les millions de dollars accordés ces dernières années à Nanosolar, une société qui vient de mettre en vente une pellicule solaire d’un type révolutionnaire. Cette mince pellicule, qui vient d’être sacrée « Innovation de l’année » par la revue Science, permet de créer des panneaux solaires à peu prés sur toutes les surfaces possibles, des toits aux murs. Les minuscules cellules solaires peuvent littéralement être imprimées, puis utilisées pour capter l’énergie solaire.
    « Notre but est d’atteindre une capacité de production d’un milliard de watts d’énergie renouvelable plus rentable que le charbon, et nous sommes optimistes, nous pensons que cet objectif pourra être atteint, d’ici quelques années, et non dans des décennies » a lancé Larry Page, co-fondateur de Google.
    Si certains reprochent à cette société de s’ingérer dans un domaine qui n’est pas le sien, d’autres rappellent que la fondation Bill et Melinda Gates de l’ancien patron du géant des logiciels Microsoft s’investit, depuis des années, dans le secteur de la santé, notamment dans la lutte contre le VIH/SIDA.
    D’ailleurs, Google pourrait faire des émules. Déjà toute une gamme de grandes entreprises, dont Wal-Mart, Cisco Systems, Microsoft, Intel et IBM, cherchent publiquement à être plus efficaces au niveau de la consommation d’énergie. Wal-Mart a même lancé cette année un appel d’offres considérable, afin d’équiper progressivement les toits de tous ses centres commerciaux de cellules photovoltaïques.
    © Voanews

  254. 253 EUREKA 21 déc 2007 à 17:48

    Pan sur le bec des négationistes !!!

    « Une étude climato-sceptique » soulève des soupsons de fraude

    Décrire une corrélation entre variation du magnétisme terrestre et changement climatique : publiée en janvier par la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL), l’étude conduite par une équipe de chercheurs français menée par Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), n’avait pas à l’époque défrayé la chronique. Elle fait, aujourd’hui, l’objet d’une virulente passe d’armes. Dans un article posté mardi 18 décembre sur RealClimate, un blog animé par des climatologues américains, Raymond Pierrehumbert, professeur de géosciences à l’université de Chicago, pose la question de savoir si ces travaux « franchissent la ligne séparant l’erreur simple de la tromperie active ».
    L’affaire n’aurait guère eu d’ampleur si les auteurs de ces travaux, en particulier Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël, proches de Claude Allègre, ne comptaient parmi les quelques rares scientifiques qui continuent d’exprimer des doutes sur la responsabilité humaine dans le changement climatique. Pour y opposer, par exemple, des explications fondées sur la variabilité naturelle de l’activité solaire ou du géomagnétisme.
    Les principaux griefs formulés contre le travail de M. Courtillot et de ses coauteurs ont été adressés à la revue EPSL, sous forme d’un « Commentaire » – litote qui désigne, dans le jargon des revues savantes, une communication contestant des travaux déjà publiés. Signé par Edouard Bard (Collège de France) et Gilles Delaygue (Cerege), cette réponse formelle a été revue, acceptée par l’éditeur d’EPSL et publiée en ligne sur le site Internet de la revue, en attendant une publication formelle et définitive.
    Parmi les erreurs relevées, deux revêtent une gravité particulière. Un des graphiques exhibés par M. Courtillot et ses coauteurs montre la correspondance entre les variations de quatre données : celle de la température moyenne globale d’une part, celle de l’éclairement du soleil et celles du champ magnétique terrestre en deux points du globe. Les quatre courbes apparaissent parfaitement corrélées.
    Mais ce que les auteurs présentent comme la variation de la température moyenne terrestre est en réalité la variation de la température estivale des continents, dans les régions de l’hémisphère Nord de latitude supérieure à 20°. Quant à la variation de l’irradiance du Soleil, il s’agit en fait d’un modèle de variation de la fraction des ultraviolets du spectre solaire – de surcroît invalidé en 2002.
    Ces deux fautes étaient relevées dans une « note ajoutée aux épreuves », à la fin du commentaire de MM. Bard et Delaygue. Or cette note, très embarrassante pour M. Courtillot, a disparu de la version définitive du Commentaire après être demeurée en ligne pendant un mois, accessible à toute la communauté scientifique. « Des changements étranges ont eu lieu sous la direction de l’éditeur responsable, Robert Van der Hilst. Il a effacé la « note ajoutée aux épreuves » de la version finale du commentaire de Bard et Delaygue, écrit M. Pierrehumbert. Bard et Delaygue ne l’ont découvert qu’en recevant les épreuves de leur texte. » Ce type de coupe, très inhabituel dans les revues savantes, soulève lui aussi le soupçon, d’autant que, comme le rappelle M. Pierrehumbert, M. Van der Hilst, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), est également chercheur affilié à l’IPGP. Confirmant ces informations, M. Bard refuse de les commenter.
    Les « climato-sceptiques » français n’en sont pas à leurs premières erreurs. Au cours d’un débat organisé par l’Académie des sciences en mars, Jean-Louis Le Mouël avait déjà affirmé que la variation de l’éclairement du Soleil était du même ordre (en W/m2) que l’effet du CO2 dans le bilan énergétique de l’atmosphère terrestre. Cette affirmation était fondée sur deux erreurs. D’abord sur la confusion entre la surface d’un disque et celle d’une sphère (Le Monde du 15 mars). Ensuite sur l’oubli du fait que la Terre réfléchit une part du rayonnement qu’elle reçoit. L’assertion de M. Le Mouël aurait ainsi été recevable si la Terre était un disque plat, noir, présentant toujours la même face au Soleil…
    La virulence de la polémique actuelle est à la mesure de l’envergure de M. Courtillot. Proche et fidèle de Claude Allègre, scientifique de renommée mondiale dans sa discipline, personnalité influente, il est non seulement directeur de l’IPGP, mais aussi président du conseil scientifique de la Ville de Paris, professeur d’université, membre de l’Académie des sciences. Il a aussi, dans le passé, exercé les fonctions de conseiller spécial de M. Allègre lorsque celui-ci était ministre de l’éducation. Avant d’en être le directeur de la recherche, c’est-à-dire d’être en mesure de peser sur les enveloppes budgétaires des laboratoires publics. « Souffrant », M. Courtillot n’était pas en mesure, mardi 18 décembre, de réagir à ces informations.
    Stéphane Foucart
    Article paru dans l’édition du Monde du 20.12.07.

    Président de la section géomagnétisme et paléomagnétisme de l’American Geophysical Union (AGU), Vincent Courtillot siège au conseil de cette organisation, qui dispose d’un grand poids sur la scène scientifique mondiale. Il a donc droit de vote sur ses déclarations officielles. Au cours de son dernier congrès d’automne, qui s’est tenu à San Francisco (Californie) du 10 au 14 décembre, la société savante devait renouveler le texte de sa position officielle sur le réchauffement climatique – marquant son appui aux travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont les conclusions servaient de base aux discussions engagées à la conférence de Bali (Indonésie). « M. Courtillot nous a fait savoir que cette déclaration (de l’AGU) lui posait problème, rapporte un membre du conseil de l’AGU. Il lui a été signifié qu’aucun travail scientifique sérieux n’était en mesure de remettre en cause notre texte. Nous avons ensuite tenu un débat sur sa teneur, débat auquel M. Courtillot n’a pas assisté. Les membres du conseil ont voté favorablement, à l’exception de M. Courtillot, qui s’est abstenu. »

  255. 254 ESCARAVAGE 23 déc 2007 à 11:18

    Désolé ! c’est plutôt long, mais ce texte de Jean-Marc Jancovici complète bien le précédent:
    « Commentaire de lecture : Ma Vérité sur la Planète
    septembre 2007
    site de l’auteur : http://www.manicore.com – contacter l’auteur : jean-marc@manicore.com
    Niveau minimum à mon sens
    Ma vérité sur la planète Claude Allègre 2007 240 18E Plon Tous publics
    Il est difficile de dire si la consternation, l’admiration ou l’ébahissement est le terme plus approprié pour caractériser ce qui vient à l’esprit une fois refermé ce livre. Ce dernier comporte une telle densité d’âneries au centimètre carré de page imprimée qu’il en devient une énigme. A-t-il seulement été écrit par un adulte, ou bien par un petit-neveu d’Allègre dont ce dernier n’aurait pas relu les propos ? Comment une personne qui détient – normalement – un doctorat en physique peut-il, même très énervé (car cela fait des années qu’Allègre ne supporte plus le changement climatique, après l’avoir très bien supporté dans un livre qu’il a écrit en 1987, ce qui est une énigme de plus) et même en dehors de son domaine de compétence (car Allègre n’a jamais publié de travaux scientifiques concernant l’influence de l’homme sur le climat) aligner une telle série de contre-vérités grossières, d’approximations qui en deviennent fausses, d’amalgames indus, d’erreurs de raisonnement indignes d’un collégien, de propos cités de travers pire que chez un très mauvais journaliste débutant, voire de tournures dignes d’un enfant de 6 ans ou de phrases qui ne sont même pas écrites en français ?
    Cette avalanche d’inepties pose du reste un problème spécifique à qui veut s’essayer à une critique : par où commencer quand, sur des chapitres entiers, chaque page (je dis bien chaque page) contient une démonstration qui n’en est pas une, un procès d’intention, une citation rapportée de manière inexacte (ce qui évidemment rend ensuite la critique plus facile !), ou encore une absence de précision – délibérée ? – qui rend impossible l’identification même de l’individu ou de l’entité visés (le pronom « on », qui dispense opportunément de préciser qui a dit quoi exactement, est employé à jet continu, et quand « on » ne sait pas qui est visé exactement, il est difficile de savoir quoi répondre…).
    A ce problème de fond vient s’ajouter un « détail » de forme, mais qui en dit long sur l’ego de l’auteur : l’emploi dans un seul ouvrage d’une quantité de « je », « moi », « me » et autres « nous » (de majesté ?) supérieure à ce que contient l’ensemble de la vugarisation scientifique française par ailleurs (où il est rare que l’auteur emploie la première personne du singulier 5 à 15 fois par page). Incidemment nous apprenons que Allègre est un héros parce qu’il a couché dans l’Himalaya et qu’il a gardé des vaches étant gamin, toutes choses qui pèsent indiscutablement plus lourd que la publication en bonne et due forme d’articles scientifiques pour étayer ses déclarations fracassantes partout où des journalistes peu regardants sur la véracité de ses propos continuent à l’inviter.
    A part le fait que personne n’était parvenu avant à un résultat aussi caricatural, ce livre n’apporte rien de neuf sous le soleil à la rubrique « constestations fantaisistes » des travaux scientifiques ou techniques sur le changement climatique ou l’énergie. Il en est même classique au point de mentionner tous ceux qui se sont essayés à des réfutations illégitimes avant lui, et défilent ainsi les noms de Lindzen (mentionné dans cette recension), Svensmark (mentionné dans cette recension), Leroux (dont les AMP sont mentionnés dans cette recension), Crichton (au demeurant plus agréable à lire), Lenoir, Fourçans, Lomborg, Kohler (qui affirme que la glace flotte sur l’eau parce qu’elle possède des bulles !), et Allègre est même allé râcler dans les coins de tiroir pour y dénicher Cécile Philippe, une économiste n’ayant aucune connaissance particulière sur le changement climatique mais néanmoins un avis très tranché sur la question, qui a publié un aimable pamphlet intitulé « c’est trop tard pour la Terre » (que j’ai lu, et son livre aurait mieux fait de s’intituler « c’est trop tard pour que j’y comprenne quelque chose » !), et un retraité sympathique mais au demeurant complètement incompétent sur le sujet, Jean Hermann.
    En si bonne compagnie, Allègre ne pouvait procéder diféremment des auteurs cités, et comme eux il amalgame joyeusement tout et son contraire, considère les scientifiques, les militants, les responsables politiques et la presse comme une catégorie homogène où chaque individu est solidaire de ce qui est déclaré ou fait par un autre, prête aux articles ou ouvrages qu’il cite des conclusions qui n’y figurent pas, ou pas de la manière citée, confond parfois 1 et 1000 (même pour des ordres de grandeur physiques, ce qui est un tantinet gênant pour un physicien), et à la confusion sur les opinions d’autrui Allègre y ajoute la sienne propre, puisque l’objet de sa vindicte page N peut devenir l’objectif à atteindre 20 pages plus loin sans que l’on ait bien compris ce qui justifie ce revirement (réduire les émissions de CO2 entre dans cette catégorie).

    Florilège
    Afin d’illustrer ce qui précède par quelques cas concrets, voici quelques citations – une toute petite partie, vraiment ! – extraites du livre avec commentaires. Commenter l’ensemble de l’ouvrage nécessiterait un travail de titan : à raison de 240 pages pour le livre d’Allègre, de – en moyenne – 1 à 3 âneries par page (parfois pas une seule, ca arrive, mais parfois beaucoup plus !), et de 1 paragraphe à 3 pages d’explications pour montrer en quoi telle phrase contient une ânerie, nous serions donc rendus à la valeur de 1000 pages de « réponse » ou plus… et j’espère que le lecteur (et la lectrice, bien sûr) acceptera que j’ai envie de faire autre chose !

    « J’ai peine à croire qu’on puisse prédire avec précision le temps qu’il fera dans un siècle alors qu’on ne peut pas prévoir celui qu’il fera dans une semaine » (page 89).

    Aucun physicien actif dans la modélisation climatique ne prétend que les outils utilisés (les modèles) servent à « prédire le temps qu’il fera dans un siècle » : ils savent que l’étude du climat sur des durées longues et la météo de demain matin ne sont pas exactement la même chose, et que les outils qu’ils manipulent donnent des indications sur les conditions moyennes à venir (le climat), au surplus dépendantes de notre comportement à venir, et absolument pas sur les conditions particulières d’un jour donné en un endroit donné (la météo, le « temps qu’il fera »). A qui Allègre donne-t-il la réplique exactement ?

    Ce qui gouverne l’évolution du système climatique sur des temps longs (le siècle ou le millénaire) n’est plus la variabilité de l’atmosphère, mais celle des océans et de la cryosphère. Dans n’importe quel système physique, quand on change d’échelle de temps ou d’espace, le déterminant le plus important de l’évolution future peut très bien changer. A ce moment, l’incertitude existante sur l’ancien déterminant majeur ne se reporte pas nécessairement sur le nouveau. Exemple : le déterminant majeur du climat planétaire à l’échelle de la centaine de milliers d’année est la modification des paramètres astrononomiques de la planète. Aucune incertitude sur le temps qu’il fera à Zanzibar dans un mois n’est susceptible de remettre cette conclusion en cause.

    « Les météorologues (…) se sont transformés à partir des années 1980 en climatologues » (page 98). Allègre devrait savoir que le titre de « climatologue » est une invention de journaliste. Aucune des disciplines scientifiques mise à contribution pour tenter de nous éclairer sur les conditions que connaitra l’humanité dans 50 ou 100 ans ne porte le titre de « climatologie », et l’essentiel des contributeurs à cette étude du climat futur ne sont en rien d’anciens météorologues ! Ici aussi Allègre confond volontairement l’étude du temps court (la météo) et du temps long (le climat) au seul motif que dans les deux cas de figure on parle températures et précipitations : pas très brillant pour un esprit qui prétend l’être…

    « Ainsi, si on modifie brutalement la teneur en CO2 de l’atmosphère, ce gaz modifiera le comportement de cette enveloppe gazeuse en des durées qui vont de 50 à 200 ans. » (page 95). C’est clair :-) ? Ce gloubi-boulga signifie probablement que toute augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère perdurera pendant 50 à 200 ans avant que le surplus de CO2 ne commence à s’épurer, mais je ne suis pas sûr que tout lecteur profane comprendra facilement cela….

    « La couche d’ozone est une couche chaude, chauffée par les UV, ces rayons ultra-violets chez lesquels le gradient thermique de l’atmosphère est inversé. » (page 34). C’est clair (bis) :-) ? On découvre ainsi que les rayons ultraviolets possèdent un gradient thermique de l’atmosphère (!), et accessoirement que la couche d’ozone est chaude (or il n’existe pas de couche d’ozone, avec un début et une fin bien précise : il n’existe « que » une concentration en ozone qui croit avec l’altitude entre 10 et 25 km puis décroit ensuite, cette variation de la concentration dans l’air ayant effectivement un rôle majeur dans la température de l’air dans la stratosphère et par suite dans la structure verticale de l’atmosphère).

    « On calcule alors ce que seraient les températures moyennes dans un siècle si on doublait au rythme actuel les teneurs en CO2 de l’atmosphère. Suivant le détail des modèles, on obtient entre 1 et 6 °C » (p 102). Aie aie aie ! Passe encore que « suivant les processus pris en compte » devienne « suivant le détail », passe encore que Allègre pense que c’est avec le même comportement des hommes que l’on a 1 ou 6° C d’augmentation, toute l’incertitude étant imputable aux outils peu fiables utilisés (ce qui est inexact) , mais « doubler le CO2 au rythme actuel dans un siècle », c’est quoi ?

    « [Le 4è rapport du GIEC] resserre les prévisions sur l’évolution des températures majeures » (p. 119) Je connaissais les températures minimales, maximales, et moyennes, mais les températures « majeures », ca c’est nouveau comme aurait dit Coluche ! Quesseca ?

    « Je doute que le gaz carbonique d’origine anthropique soit, dans un système aussi complexe que l’atmosphère, l’unique responsable du changement climatique. » (page 89). Encore un remarquable condensé de confusion en une seule phrase :

    Le système climatique ne se réduit pas à l’atmosphère,

    Dans cette phrase, « changement climatique » désigne le changement constaté au 20è siècle (pour lequel aucun scientifique compétent ne prétend que le CO2 d’origine humaine est seul en cause), ou bien celui qui nous attend au 21è si les émissions continuent sur leur lancée ?

    Cette phrase laisse entendre, de manière implicite, que les scientifiques orthodoxes n’ont pas le moindre doute sur la part attribuable au CO2 – évidemment écrasante, sans appel – dans leurs analyses, qu’il s’agisse du passé ou de l’avenir. Si tel était le cas, pourquoi donc un chapitre entier du rapport du GIEC serait-il consacré à cette seule question ? (la part de l’homme dans les évolutions récentes).

    « Vouloir s’opposer à la croissance et au progrès technologique, c’est engager la France dans le déclin et et la déterioration du niveau de vie des Français. » (page 51). Il est regrettable qu’Allègre, après avoir fustigé le manque de compétences en économie de l’homme qu’il vise à travers cet ouvrage, à savoir Nicolas Hulot (le livre d’Allègre comporte un plein chapitre sur Hulot et est vendu avec un bandeau titrant « Non, M. Hulot » sur la couverture – en gros c’est un livre qui se veut un « anti-pacte écologique ») propose en réponse un raisonnement aussi bancal. Il raisonne comme si le choix de la croissance ne dépendait que de la volonté des hommes : sûr que si c’était le cas, ca serait confortable ! Malheureusement, avec un système économique qui aujourd’hui ne sait croître qu’en consommant une fraction tout aussi croissante du capital naturel non renouvelable, n’importe quel collégien comprendra facilement que cela ne peut pas durer éternellement, et qu’à tout le moins se poser la question de la pérénité du système est légitime, et ne pas se la poser bien plus proche de l’erreur de raisonnement…

    « Les prédictions du Club de Rome et des Cassandres Américaines ont, comme on le sait, été démenties par les faits ». Je serais volontiers tenté de conclure, au vu de cette affirmation (inexacte), qu’Allègre n’a pas lu ce fameux « rapport du Club de Rome », comme tous ceux qui l’invoquent à tort. En effet, rien de ce qui s’est passé durant les 35 années qui nous séparent de la publication de ce fameux rapport en 1972 ne peut en invalider les conclusions, puisque ces dernières concernent essentiellement le déroulement du 21è siècle. Il faut donc encore un peu de patience pour savoir si ce travail est pertinent ou pas ! Une autre citation de ce « rapport » page 62 renforce l’impression d’un commentaire fait sur la base du oui-dire et non de l’étude des faits si chère à M. Allègre : ce rapport est cité avec le titre français, au surplus erroné (« Halte à la croissance ! » ; le vrai titre de la traduction en français était « Halte à la croissance ? », et la différence de ponctuation n’est pas mince) et non avec le titre original en anglais, bien moins polémique (il s’agissait de « The limits to growth »), mais il est vrai qu’il est plus commode de tordre la réalité avant d’éructer : c’est plus facile. Bref Allègre fait exactement ce qu’il reproche avec raison à la presse en d’autres circonstances : avoir un avis caricatural sur un travail qu’il n’a pas étudié en profondeur.

    « L’utilisation du pétrole est à peu près constante depuis 1975″ (page 132). Si pour Allègre une augmentation de 40% de quelque chose (la consommation annuelle de pétrole est passée de 2,7 à 3,8 milliards de tonnes par an entre 1975 et 2005) est du « à peu près constant », je vois mal ce qu’il reproche à tous ceux qui font des approximations !

    « Quant aux énergies dites renouvelables, elles n’atteignent pas 1% [de la consommation mondiale] » (page 133). Sachant que le bois – qui sauf erreur de ma part est rangé dans la catégorie « renouvelables » – fait 10% à lui tout seul, y’a comme un bug…

    « les réserves de charbon et de gaz sont considérables : aucun risque avant sans doute deux cents ans » (page 133). Voilà qui range tous les géologues pétroliers qui doutent de cette conclusion dans la catégorie des dangereux écologistes, car il n’est pas fréquent de rencontrer des ingénieurs de compagnies pétrolières pour affirmer la même chose qu’Allègre. De fait à peu près tous les représentants de cette profession que j’ai pu croiser mettent le plafonnement de la production pétrolière entre 2020 et 2030 au plus tard (et le président de Total, Thierry Desmarests, dit publiquement que cela se passera aux alentours de 2020, certains cadres de Total étant encore plus « pessimistes » : cela fait-il de lui un thuriféraire de fait de Hulot, pour reprendre une expression employée par Allègre ailleurs dans son bouquin ?). Les mêmes ingénieurs situent le pic de la production gazière 10 ans derrière environ, et celui de la production charbonnière pas très loin derrière 2050 au plus tard. Croyez qui vous voulez, mais que personne ayant cru Allègre ne vienne ensuite se plaindre de ne pas avoir eu les bonnes informations…

    [Si le programme de Nicolas Hulot était appliqué tel quel en France], le niveau de vie de la France ressemblerait à ce qu’elle a connu au 19è siècle. » (page 49). Retour au 19è, rien que cela ! Je vais faire plaisir à M. Allègre, et parler faits et chiffres :

    Au début du 19è siècle, l’espérance de vie à la naissance était de l’ordre de 30 ans à la campagne et 20 ans à la ville ; cette espérance de vie à la naissance était encore inférieure à 50 ans à la fin du 19è siècle. Est-ce vraiment cela que nous proposons dans le Pacte Ecologique (dont je fais partie des auteurs) : ramener l’espérance de vie à moins de 50 ans ?

    Au 19è siècle, le taux de motorisation des Français était nul. En proposant de rouler moins et dans des voitures plus petites, proposons nous de ne plus rouler du tout ?

    Au 19è siècle, la contraception n’existait pas, le droit de vote des femmes non plus, les congés payés pas plus, sans parler des médicaments et des chirurgiens réservés à une micro-fraction de la population. Proposons nous de rayer tout cela d’un trait de plume dans le Pacte Ecologique ?

    Un bon conseil : lisez le Pacte et faites vous votre propre opinion ! Ce livre n’est certes pas sans défaut (il est volontairement restreint sur le nombre de propositions – c’était un choix délibéré pour que ce ne soit pas la presse qui fasse le tri à notre place parmi 140 propositions qui auraient tout couvert – et certains chapitres sont moins bons que d’autres, dont celui sur la recherche – j’ose le dire !) mais il tente de faire des propositions compatibles avec ce que la situation permet, et n’est en rien un long plaidoyer pour le retour au passé « qui était tellement mieux ».

    « Le programme de Nicolas Hulot (…) est fondé sur trois postulats que je crois erronés : premièrement, la réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre (de trois quarts en dix ans), deuxièmement, le refus du nucléaire ou des centrales à charbon ou à pétrole, troisièmement le rejet des OGM ». (page 52). L’objectif de division des émissions par quatre en dix ans est à nouveau rappelé page 54, et Allègre indique implicitement au même endroit que votre serviteur prône la sortie du nucléaire aussi vite que possible. Allègre a raison de penser que ces postulats sont erronés, puisque… aucun d’entre eux n’est contenu dans le Pacte Ecologique ! Il n’y est pas question d’une diminution des émissions de CO2 de 75% en 10 ans, puisque l’objectif est celui, largement partagé (et inscrit dans la loi), d’une baisse de 75% en… 45 ans, ce qui n’est pas exactement pareil ; aucune proposition du pacte ne porte sur le nucléaire, dont l’usage ne saurait donc être « refusé » (et surtout pas par moi !) ; aucune proposition du pacte ne porte sur l’interdiction des OGM…

    « Sur les 250.000 personnes travaillant dans le transport aérien et 1 million de personnes vivant de la voiture, il est facile de penser qu’au bas mot la moitié se retrouverait sans travail, soit 375.000 chômeurs supplémentaires. » (page 54). 1.250.000 divisé par 2 = 375.000, voici une conception révolutionnaire de l’arithmétique, mais peut-être que là aussi M. Allègre est contre la pensée unique ?

    « En 2007, le GIEC vient de publier son quatrième rapport. Contrairement à la traduction qu’en ont donnée les media français, il est beaucoup plus modéré que les précédents. Il a abandonné la relation CO2/température des archives glaciaires. » (page 119). Je ne sais pas où Allègre est allé pêcher ces conclusions, car ce rapport n’est pas du tout plus modéré que les précédents (mon pari est qu’il a gentiment assimilé le rapport complet – 800 pages – qu’il n’a pas lu avec le vague communiqué de presse parlant du résumé pour décideurs – 20 pages résumant les 800, et que je ne garantirais même pas qu’il a lues). Le rapport 2007 du GIEC est au contraire plus affirmatif sur un certain nombre de points, et par ailleurs il « n’abandonne » aucune relation pour l’excellente raison que les éditions précédentes n’ont jamais affirmé que la variation de la teneur atmosphérique en CO2 précédait ou suivait la variation de la température planétaire au titre d’un mécanisme parfaitement élucidé…

    Après avoir dit tout cela, et il en resterait à dire, on peut néanmoins souligner, dans le livre d’Allègre, quelques remarques frappées au coin du bon sens (mais est-ce un éclair de lucidité, ou un pur effet du hasard comme un dé qui « statistiquement » tombe sur le 6 une fois sur 6 ?), dont une qui offrira l’illusion d’un raisonnement sain au profane, parce que pour le coup elle rappelle une évidence qui saute aux yeux : la dénonciation parfaitement justifiée des émotions qui remplacent trop souvent les raisonnements chez les militants radicaux de la cause environnementale, et de l’inclinaison au catastrophisme qui est un peu trop présente chez certains journalistes (Crichton et Lomborg utilisent aussi cette observation pour réfuter abusivement les travaux scientifiques, en supposant implicitement que la science est « coupable » des bêtises qui sont proférées en son nom par des gens en-dehors du domaine).

    Mais est-ce une raison pour faire exactement la même chose quand on se prétend scientifique, à savoir tout mélanger et prendre un malin plaisir à mentir au lecteur au lieu de l’aider à se clarifier les idées ? Ce serait risible si ce n’était honteux – honteux et immoral – que d’utiliser sa notoriété de scientifique (mais quand on lit ce livre on se demande vraiment comment elle a été acquise, sauf évidemment à ce que Allègre n’ait pas écrit une ligne de ce torchon) pour contribuer à ralentir la prise de conscience alors que le temps nous est compté.

    Comment expliquer, au passage, que l’Académie des Sciences n’ait aucune procédure de sanction prévue quand un des membres revendique ouvertement son appartenance à cette institution pour pouvoir propager des âneries indignes d’un élève de lycée, sur un sujet qui engage fortement vos (futurs) enfants et les miens ? Comment qualifier le comportement d’un individu qui met autant d’entrain à mentir et concourt de ce fait à alourdir le fardeau futur qu’il n’aura pas à supporter, bel exemple d’altruisme pour quelqu’un qui est censé avoir servi le bien commun comme ministre ? Et tout cela simplement pour revenir sous la lumière des projecteurs… il n’y a vraiment pas de quoi être fier de vous, M. Allègre !  »

    Pas étonnant que Courtillot se réclame d’un pareil bouffon.

  256. 255 ESCARAVAGE 27 déc 2007 à 14:58

    Alerte Google Actualités : charbon propre
    Energie : la Chine en appelle aux investisseurs étrangers
    Enerzine – Paris,France
    Pour « enrayer la dégradation écologique et réduire les émissions des pricipaux polluants », la Chine entend développer les technologies de « charbon propre » …

    Alerte Google Web : charbon propre
    Charbon propre
    le charbon propre) en 2004. En l’espace de deux ans, le charbon a donc réussi à …… Le présent rapport intitulé Charbon propre : Mythe ou réalité a été …

    Ceci est le texte de 2 alertes jointes reçues ce jour.
    C’est la 3 ème fois en 3 semaines que la version new look du rapport Mocilnikar, Ladoucette et consorts est citée en bonne place comme une nouveauté. Fond bleu ciel pour faire plus clean, dessins et schémas aux couleurs vives pour faire rêver les technophiles de tous poils, rien n’y manque.

    La première alerte donne la clé de l’offensive du lobby charbonnier. Il s’agit d’attirer les énormes capitaux engrangés par la Chine. Ne doutons pas que ces beaux Messieurs dont le standing est menacé, chercheront à transformer Lucenay et Cossaye en vitrine de promotion de leur usine à gaz.

    Raison de plus pour ne pas nous endormir !

  257. 256 Jean V..... 27 déc 2007 à 18:37

    Le journal La Montagne du 01/10/2007 nous apprend que dans les métiers du bâtiment l’Allier compte 1600 offres d’emploi non pourvues.

    Le JDC du17/12/2007 nous apprend, page 4 : « Economie- BAROMETRE DES ENTREPRISES
    …73% des entreprises de la Nièvre pensent qu’il n’y aura ni hausse, ni baisse de leurs effectifs.
    Une stabilité affirmée dans le commerce, avec 80% de chefs d’entreprises qui se prononcent en ce sens. L’emploi industriel et dans le bâtiment pourrait connaître une évolution plus favorable.
    Les effectifs devraient être stables voire en hausse dans les moyennes et grandes entreprises : 29% et 20% de celles-ci envisagent d’accroître leurs effectifs… »
    Sur l’ensemble de la région Bourgogne :
    « Hausse des effectifs prévue :
    Une légère hausse des effectifs est prévue : ils sont 23,5% à avoir constaté une hausse de leurs effectifs sur les six derniers mois et 21% à envisager une augmentation dans les six mois à venir. »
    « La CCI de la Nièvre est associée à la collecte des opinions de chefs d’entreprises pour le baromètre Bourguignon…. »

    Pour de l’information, c’est du « %% » sans doute 100% sous la pression du « lobbying pesant »

    Vous ne saurez pas en chiffre :
    Combien d’emplois ont été créés ?
    Combien d’offres d’emploi non pourvues ?
    Les formations sont-elle à la hauteur ?

    Lorsqu’il s’agit du projet non durable « Usine à gaz », pas d’hésitation sur la publication du nombre d’emplois !

  258. 257 ESCARAVAGE 29 déc 2007 à 12:49

    Tant que la réalité et l’imminence de la catastrophe climatique ne seront pas reconnues, que l’on ne cessera pas d’agir en feignant de les ignorer et que l’inadéquation voire l’imposture des solutions technologiques ne sera pas dénoncées, l’ouverture de la mine demeurera menaçante.
    Or nous assistons à deux phénomènes inquiétants :
    Le premier est la nouvelle offensive des négationnistes de l’effet de serre, les « antiwarmings », aux côtés desquels se rangent certains, qui, tout en l’admettant, en minimisent systématiquement la gravité, tel un célèbre chroniqueur qui condamnait violemment hier sur France Culture le « catastrophisme » du GIEC et celui d’Ale Gore. On peut se demander si l’exemple de certains de ses confrères d’outre-atlantique, à qui de tels propos ont rapporté 10 000 dollars par article, n’est pas suivi en France.
    Le deuxième phénomène est la promotion quasi-publicitaire du « charbon propre » qui est l’exploitation perverse de la prise de conscience du changement climatique avec le dessein objectif de perpétuer les conditions économiques juteuses qui l’ont provoqué. Nos amis américains viennent de créer pour désigner semblable imposture le mot de « greenwashing ». né de la contraction des mots «green» (vert) et «whitewash» (blanchir). Il désigne une opération de relation publique consistant à «verdir» ou rendre écologiquement corrects un objet ou une activité en réalité incompatibles avec la défense de l’environnement, comme d’autres blanchissent de l’argent sale. C’est exactement ce que pratiquent George Bush depuis qu’il se dit écolo et nos lobbyistes du charbon.

  259. 258 Jean V..... 29 déc 2007 à 16:16

    INFORMATION :
    Source: Lavoix eco.com – l’information économique du NORD-PAS-DE-CALAIS
    Sidérurgie et Métallurgie
    LA FIN DE CHARBONNAGES DE FRANCE (2/3)
    J.-P. Kucheida : « CDF qui disparaît, c’est surtout la fin des grandes illusions »

    samedi 29.12.2007, 05:50
    1971 – 2007… trente-six ans de négociations avec CDF pour Jean-Pierre Kucheida!
    Jean-Pierre Kucheida est président national de l’association des communes minières (ACM). Le député-maire de Liévin entretient des relations passionnées avec Charbonnages de France. À l’aube de 2008, il souhaite toujours placer CDF face à ses responsabilités.

    - Que représente la fin de CDF pour les élus des communes minières ?
    « C’est avant tout la fin d’une grande illusion. À sa création, en 1946, CDF a été décrit comme un outil extraordinaire qui allait relancer l’économie du pays tout entier. L’effet n’a pas profité à la région Nord – Pas-de-Calais, encore moins au bassin minier. Il n’a pas procuré le bonheur tant attendu. Il faut dire et répéter que Charbonnages de France a été conçu pour optimiser l’extraction du charbon, rien d’autre. L’homme était relégué au second plan. C’est mon principal reproche. »

    - Quels exemples précis de dérives peut-on évoquer ?
    « Durant les premières années de la « gouvernance » de Charbonnages de France, jamais le nombre de silicosés n’a été si important ! Les conditions d’hygiène et de sécurité étaient à peine prises en compte. Il fallait produire, toujours plus. Cette réalité n’a jamais été reconnue.
    C’est une des raisons de la grande grève de 1948 et de celle de 1963. »

    - Charbonnages de France était tout de même placé sous l’autorité de l’État, avec tout ce que cela implique comme règles à respecter.
    « Les seuls efforts consentis par CDF l’ont été sous la contrainte des mineurs. De Gaulle avait mesuré les conséquences des grèves de 1948 il ne voulait pas qu’elles se reproduisent. Mais les concessions étaient minimes. Pourtant, dès l’origine, CDF aurait dû s’acquitter chaque année de la « redevance des mines », dévolue aux communes minières. Entre 1946 et 1974, les sommes n’ont jamais été versées. On pourrait comparer cet impôt à la taxe professionnelle actuelle. Cet argent devait servir aux collectivités pour faire face à toutes sortes de dépenses : l’assainissement en particulier, la gestion de l’eau potable, etc. »

    - Quelles sont les conséquences aujourd’hui de cet « oubli » ?
    « CDF est responsable notamment de la pollution de l’eau dans le bassin minier, donc de son traitement spécifique qui coûte très cher. Nous continuons à réclamer justice. On devrait également revenir sur les tentatives de sorties bâclées de concessions minières ou l’oubli de l’entretien de l’habitat. Durant trente ans, aucune mise aux normes n’a été effectuée. C’est l’État finalement qui a pris le relais alors qu’à la fin des années 60, CDF gagnait beaucoup d’argent. »

    - Charbonnages de France pourtant, c’est l’État ?
    « CDF, c’est le bébé du ministère des Finances, un État dans l’État qui a toujours tout fait pour se désengager au maximum, quel que soit le ministre en place. Concernant le logement minier, les hauts fonctionnaires de Bercy ne souhaitaient qu’une chose en 2001, vendre le patrimoine des 70 000 maisons à une société privée, la SNI (Société nationale immobilière). L’ACM, Daniel Percheron à la Région mais aussi Roland Huguet pour le Pas-de-Calais, ont évité cette catastrophe de justesse. En 2002. Les élus ont récupéré la gestion du tout. Un prêt de 450 ME a été consenti, remboursable en 2012. Je peux vous dire que tout va bien et que les échéances seront respectées. L’ensemble du programme de rénovation du logement minier sera terminé et CDF n’a rien à voir là-dedans, rien. »

    - Quel rôle a joué CDF dans la reconversion économique du bassin minier ?
    « C’est François Mitterrand qui a pris les choses en main en 1981, pas Charbonnages de France. Il a doté FINORPA d’un budget annuel de 100 ME réservé pour la création d’entreprises. Les mêmes dispositions ont été prises pour le FIBM (Fonds d’industrialisation du Bassin minier) afin d’aménager plus de zones d’activités. Une réflexion sur le logement avait débuté, sans aboutir immédiatement. La bataille financière avec Bercy avait été terrible. « Ils » ne voulaient rien lâcher. C’était comme ça depuis le début. » •
    YVES PORTELLI

    Quel rôle pour l’association des communes minières ?
    L’association des communes minières (ACM) fédère, notamment, les collectivités concernées par l’extraction charbonnière dans le Nord – Pas-de-Calais. Depuis 1988, elle a pris une part importante dans toutes les négociations.
    C’est en 1988 que Jean-Pierre Kucheida décide de sortir l’ACM de l’association des maires de France dans laquelle elle végétait. Immédiatement, elle se pose en protectrice des collectivités du bassin minier et multiplie les interventions, notamment pour assurer le suivi des crédits GIRZOM. Sa première grande victoire date de 1994 lorsque le tribunal administratif annule une première proposition de CDF de sortie de concession minière, à Aniche, jugée trop contraignante pour les communes.

    Autre fait d’armes, en 2005, la négociation du code minier à l’Assemblée nationale. Les élus de l’ACM (gauche – droite confondues) arrivent à fléchir un règlement où c’était au plaignant de prouver qu’il avait raison.
    Dans la nouvelle donne, c’est à Charbonnages de France d’apporter les preuves de son innocence. L’ACM qui continuera son action après le 1e r janvier 2008. • Y. P.

    · M. Jean-Pierre Kucheida
    · Né le 24 février 1943 à Liévin (Pas-de-Calais)
    Circonscription d’élection : Pas-de-Calais (12ème)
    Groupe politique : Socialiste

  260. 259 Jean V..... 29 déc 2007 à 17:04

    INFORMATION :
    Source Lavoix eco.com – l’information économique du NORD-PAS-DE-CALAIS

    COMBAT
    Le Vieux-Bruay ne veut pas payer les pots cassés de son passé minier
    samedi 29.12.2007, 05:50

    Les riverains inquiets du Vieux-Bruay ont pu consulter à plusieurs reprises, en mairie, l’emprise foncière assujettie au PPRI.

    Il y a quatorze mois, la ville de Bruay-La Buissière et l’association de riverains de son quartier historique assignaient Charbonnages de France (CDF) devant le tribunal administratif. Le Vieux-Bruay et son maire contestent un Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) contraignant. À leurs yeux, si Bruay fait aujourd’hui figure de tache rouge sur l’atlas des zones inondables, c’est à l’héritage de l’exploitation minière qu’elle le doit…

    1920. Les gueules noires turbinent à tout-va à Bruay, à un point tel que les exploitants miniers décident de dévier le cours de la Lawe, cette rivière qui traverse la ville. Situation inédite, le quartier du Vieux-Bruay se retrouve alors dans une cuvette, dominé par les berges du cours d’eau surélevé à coups de tonnes de schistes… cinq ans plus tard, après un violent orage, une digue cède et le quartier tout entier se retrouve les pieds dans l’eau.
    Cet épisode aurait sans doute pu rester cantonné aux pages d’histoire locale, s’il n’avait pas conduit la ville, près d’un siècle plus tard, à s’engager, contre CDF, aux côtés de l’association de riverains du Vieux-Bruay.
    « En 2003, le préfet a décidé de placer le Vieux-Bruay en zone inondable via un PPRI anticipé, résume le maire Alain Wacheux. S’il est officialisé, plus aucun permis de construire ne pourra être déposé sur le quartier.
    Problème, ce plan n’est pas fondé sur le lieu d’implantation du Vieux-Bruay mais repose uniquement sur un événement dû au détournement minier de la Lawe.
    L’État doit donc aujourd’hui assumer ce passif minier… » Pour les riverains du quartier concerné, la pilule est dure à avaler. « Entériné, ce PPRI conduirait à une baisse de 30 % de la valeur de nos maisons, confie Nicole Dzieszynski, présidente de l’association Le Vieux-Bruay défend son patrimoine. Il nous interdirait de réaliser chez nous le moindre aménagement. Nous serions aussi dans l’obligation de faire des travaux d’étanchéité, de rehausser nos chaudières et d’aménager un refuge à l’étage de nos habitations ! Tout ça à nos frais ! » Épaulé par le cabinet d’avocats connu pour avoir fait capoter le projet d’agrandissement du stade Grimonprez-Joris, élus et riverains jouent aujourd’hui leur va-tout en demandant la requalification du fameux PPRI en PPRM (risques miniers).
    Ce dernier ouvrirait alors droit à des compensations financières pour les habitants, et conduirait l’État à devoir assumer les frais d’entretien des berges de la Lawe. Pour l’heure, on en est loin.
    ARNAUD DÉTHÉE

    Commentaire :
    « …Les exploitants miniers décident de dévier le cours de la Lawe, cette rivière qui traverse la ville. »
    Faut-il rappeler que le projet de la SEREN prévoit de dévier le cour de la rivière.
    Bonjour les dégâts !

  261. 260 COMCONTRE 29 déc 2007 à 21:21

    A propos du Canard %% – %%
    Le sondage du blog donnait aujourd’hui à 19h18
    A la question
    Faut-il rouvrir des mines de charbon
    NON=3508 (85%)
    OUI=616 (15%)

    Souvenez-vous le gros titre quand le résultat était 51% / 49% « .. à la limite… »
    Actuellement, silence, pas de publication le « LOBBYING PESANT » veille…

    Il y a longtemps que la limite de la manipulation est dépassée !
    Nous sommes maintenant en pleine intoxication…
    Même Mr. François Hollande ne sait pas de quelle coté vient la fumée !(voir ses deux lettres sur le site de l’ADSN)
    Va t-on continuer à suivre les signaux de fumée des (quelques) indiens du comité « charbon propre » qui veulent nous faire croire que demain en stockant le CO2 sous nos pieds, nos enfants pourront dormir tranquille et ne pas connaître le chômage.
    En attendant, à partir du 02/01/2008 on ne fume plus dans les lieux public.
    Mais, peut-être après demain… l’autorisation sera donnée de vous enfumée…. à domicile…
    Au fait, l’information du point annonçant l’abandon du projet par le Mozart de la finance est-elle un coup d’épée dans le charbon ou un signaux de fumée pour laisser le champ libre a VALORCA (la taupe propre… ???)
    A quand la fin « des grandes illusions » ?
    Mes « camarades » sont-il à ce point en manque d’arguments pour s’exprimer si peu sur les blogs consacrés à ce sujet…

  262. 261 Jean V..... 30 déc 2007 à 9:57

  263. 262 Jean V..... 30 déc 2007 à 15:10

    les impacts physiques, la tenue des terrains
    Un exemple fructueux
    de développement
    non durable :
    le bassin minier
    Nord-Pas-de-Calais

    Le temps géologique
    n’est pas le temps humain :
    conséquences.

    par Francis Meilliez
    Université des sciences
    et technologies de Lille -
    UFR des sciences de la Terre

    A LIRE
    Cliquez sur le lien suivant

    http://www.annales.org/re/1998/re10-98/meilliez053-060.pdf

  264. 263 ESCARAVAGE 31 déc 2007 à 15:26

    Voici quelques extraits de l’ouvrage du Professeur James Lovelock. : La Revanche de Gaïa. Curieusement ce livre publié en mars dernier est déjà introuvable. Le lobby du charbon y serait-il pour quelque chose ?

    « Même si nous cessions immédiatement d’accaparer les terres et l’eau pour la production alimentaire et énergétique, même si nous cessions de polluer l’air, il faudrait à la Terre plus de mille ans pour se remettre des dommages que nous lui avons déjà infligés. Il se peut aussi qu’il soit trop tard pour que cette mesure drastique nous sauve.

    Le système terre est pris dans un cercle vicieux de rétroactions positives, d’où l’extrême gravité et l’urgence du problème. Toute élévation de température – qu’elle provienne des gaz à effet de serre, de la disparition de la glace arctique et de la modification de la structure des océans, ou de la destruction de la forêt tropicale – est amplifiée et ses effets sont exponentiels. C’est un peu comme si nous avions allumé un feu pour nous réchauffer, sans remarquer, occupés par l’approvisionnement en combustible que le feu échappe à notre contrôle et que le meubles s’embrasent.

    Jusqu’ici notre réaction ressemble à la tentative d’apaisement qui a précédé la seconde guerre mondiale. Les accords de Kyoto rappellent étrangement ceux de Munich : les gouvernements veulent montrer qu’ils agissent, mais, en réalité, ils cherchent à gagner du temps.

    Le gros problème posé par la séquestration du CO2 tient à l’énormité de son volume et au choix d’un lieu de stockage… La stabilité du stockage n’est pas prouvée ni son étanchéité. La topographie risquerait de rendre ces fuites mortelles comme l’a montré une catastrophe naturelle survenue il y a quelques années au Cameroun. On parle inconsidérément d’enfouir le CO2, mais on ne semble guère mesurer la difficulté de la tâche. Comment faire face mondialement à ses innombrables sources ? Où mettre ces montagnes que nous produisons chaque année. La production annuelle mondiale de CO2 atteint 27 millions de tonnes. Si on le congelait en dioxyde de carbone solide à – 80 °, il formerait une montagne de 1500 Kms de haut et de 20 Kms de circonférence. Une vingtaine d’années sont nécessaires pour que nous réussissions techniquement à séquestrer une telle quantité de CO2 et il faut entre 20 et 40 ans pour qu’une nouvelle technologie se diffuse.

    Je suis un Vert et on me considère comme tel, mais je suis avant tout un scientifique ; c’est pourquoi je conjure mes amis écologistes de renoncer à leur conviction naïve : le développement durable et les énergies renouvelables ne constituent pas un remède. Je les conjure aussi d’ouvrir les yeux plutôt que de s’opposer aveuglément à l’énergie nucléaire et de dénoncer (à tort) ses dangers. Cette source d’énergie est suffisamment sûre et fiable pour représenter une menace insignifiante face aux vagues de chaleur et à l’élévation du niveau de la mer qui mettent en péril toutes les villes côtières de la planète. On comprend aisément pourquoi les Verts se montrent si opposés à l’énergie nucléaire ; ils sont souvent le fruit de l’union entre l’écologie et la campagne pour le désarmement nucléaire… Mais c’était là un péril propre au XX ème siècle. Celui qui nous guette est bien plus terrible : le retour d’une nouvelle période chaude. Ironie de l’histoire, s’il se produit, le plaidoyer antinucléaire l’aura hâté. Notre objectif devrait être d’interrompre aussi vite que possible l’usage des combustibles fossiles… Il nous faut recourir immédiatement à des sources d’énergie qui n’émettent pas de CO2. a cet égard la fission de l’atome n’a pas de concurrent sérieux.
    D’après une étude suisse le nucléaire est quarante fois plus sûr que la combustion du charbon. Comment se fait-il que ceux qui ont passé leur vie à travailler dans des centrales nucléaires vivent plus vieux que la moyenne des gens et bien plus longtemps que les mineurs ? »

  265. 264 Jean V..... 31 déc 2007 à 16:32

    Energies, le magazine de la ville
    Environnement
    Les communes face à l’après-mine
    Claude Durand
    Sercom
    Publié le jeudi 19 octobre 2006
    Modifié le jeudi 26 octobre 2006
    Les communes membres de l’Association des Communes Minières de France (ACOM) se sont réunies à Pau pour faire le point sur leur situation après la fermeture des bassins miniers.
    Des situations contrastées selon les formes d’exploitations et la nature du minerai exploité
    (charbon, fer, potasse, uranium), avec pour toutes le même vécu d’un État qui cherche à se désengager au plus vite.

    EXTRAIT :
    Philippe Brun est maire de Susville, commune de l’Isère de 1500 habitants. Dans sa commune les HBCM ont exploité le charbon, géré une centrale qui ensuite a été désaffectée, laissant à la
    commune une friche industrielle et un sol gravement pollué. Depuis la ville se bat contre Charbonnages de France et l’État pour obtenir la dépollution du site.

  266. 265 Sylvestre 31 déc 2007 à 17:53

    « Une nouvelle manière de penser est nécessaire si l’humanité veut survivre »
    A Einstein

  267. 266 Jean V..... 1 jan 2008 à 15:37

    France INFO-01/01/2008
    Cliquez sur le lien suivant:

    http://www.france-info.com/spip.php?article58569&theme=9&sous_theme=23

    Sur le site, écoutez
    1) Le dossier est loin d’être refermé… Cyril Destraque (0’54″)
    La fin de Charbonnages de France laisse un goût amer dans une cinquantaine de communes de la Moselle — pas parce que l’emploi a disparu, mais à cause des affaissements miniers. Quelque 500 familles ont vu leur maison endommagée…
    2) Reportage à Rosbruck, où près d’un quart des habitations sont détruites – Mohand Chibani (1’56″)

    Informations que vous ne verrez sans doute pas dans la presse locale !

    En attendant, bonne année à tous.

    Merci de vous exprimer pour faire avancer la « vérité qui dérange »

  268. 267 Andréa 2 jan 2008 à 19:44

    Merci à Monsieur Vénuat et au Docteur Escaravage ainsi qu’au Président de l’ADSN et aux membres du bureau pour leur détermination et leur continuité dans l’action et la recherche d’informations qui permettront, espérons-le, une prise de conscience collective des dangers inhérents à ce projet de mine de charbon.
    Meilleurs voeux à tous.

  269. 268 ESCARAVAGE 3 jan 2008 à 10:58

    La schysophrénie fatale :
    Hier au « vingt heures » le présentateur se félicitait de l’installation de systèmes de chauffage en terrasses des cafés, destinés aux fumeurs. Etait aussi annoncé le boum des commandes de 4X4, de grosses cylindrées et de voitures sportives.

    Suivait sans transition sur Arte une émission sur la catastrophe climatique en cours en Antarctique et sa signification tragique pour l’avenir proche de la planète Terre.

    Si, comme le considère James Lovelock, cette planète se comporte comme un organisme vivant, n’a-t-elle pas toutes les raisons de programmer l’élimination d’une espèce aussi stupide et nocive que la nôtre.

  270. 269 COMCONTRE 3 jan 2008 à 21:47

    Le JDC du jour
    MUNICIPALES
    Les éoliennes au cœur de la campagne à Varzy

    Demain peut-être
    Le charbon s’invite au cœur de la campagne à Lucenay-Cossaye !
    Il me paraît indispensable que les candidats aient une position claire sur ce sujet, il en va de leur crédibilité !

  271. 270 ESCARAVAGE 4 jan 2008 à 10:55

    « L’occidental authentique, c’est celui qui frétille à l’évocation du progrès scientifique et technique, qui se réjouit de toutes les innovations commerciales et industrielles, qui sent monter en lui des bouffées de désir lorsqu’on lui parle d’un procédé nouveau, d’une machine nouvelle, d’un gadget nouveau ». (Pierre Thuillier).

    Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, ce qu’à Dieu ne plaise, vous êtes pour la mine, pour la centrale, pour la séquestration du CO2, imposture que les « coal lovers » nous présentent à grand renfort de beaux dessins comme une solution miracle. Vous êtes semblables à ces touristes qui cet automne, sur la lagune de Venise, n’eurent pas un seul regard pour un magnifique héron blanc lissant ses plumes et fondirent d’admiration devant une drague monstrueuse.

    Tout à fait d’accord sur la proposition de Comcontre. Un engagement écrit de chaque candidat serait souhaitable.

  272. 271 Jean V..... 4 jan 2008 à 21:56

    · Endesa France concrétise son projet de croissance et confirme son ambition sur le marché électrique français.
    édité le 02/01/2008
    · Le 28 novembre, sur le site de la centrale Emile Huchet à Saint-Avold (Lorraine), Endesa France pose la 1ère pierre de ses deux premiers cycles combinés gaz en présence de Monsieur le Préfet, Bernard Niquet, Monsieur le Président du Conseil Général et Sénateur de Moselle, Philippe Leroy, Monsieur le Député-Maire de Saint-Avold, André Wojciechowski, Jesus Olmos, Directeur Général Endesa Europa et Directeur Général du
    Développement d’Endesa, André Sainjon, Président du Conseil
    d’Administration d’Endesa France, Alberto Martin Rivals, Directeur général d’Endesa France et de nombreuses personnalités nationales et locales.

    Ce groupe de 860 MW augmentera de 30 % la capacité installée de la compagnie.
    Il concrétise son grand projet de croissance et prouve sa détermination à contribuer à la sécurité de la fourniture électrique en France.

    “Aujourd’hui est un grand jour pour notre entreprise” a souligné Alberto Martin Rivals, Directeur Général d’Endesa France, “Nous fêtons le 1er projet de nouvelles capacités de production thermique de notre compagnie en 20 ans et son entrée dans une nouvelle source d’énergie prometteuse : le gaz naturel.”
    Conscient des besoins du système électrique français, estimés par RTE à 1,6 GW à l’été 2008 et à 7,3 GW à l’horizon 2015, et fort de sa longue tradition d’énergéticien initiée il y a 60 ans sur le site d’Emile Huchet même avec les Charbonnages de France, Endesa France inaugure aujourd’hui le chapitre stratégique de son plan industriel. Il privilégie les technologies à faibles
    émissions avec la construction de plus de 2 500 MW de cycles combinés gaz à l’horizon 2010 sur les sites de ses 4 centrales à charbon historiques (Emile Huchet, Hornaing, Lucy et Provence), ainsi que sur un nouveau site à Lacq.

    Il mise aussi sur les technologies “zéro émission” avec 200 MW minimum d’éolien, dont 105 MW déjà en construction ou en projet et une centrale à charbon propre “zéro émission” de 700 MW au Havre.

    Origine : Communiqué ENDESA

  273. 272 Contrelamine 5 jan 2008 à 10:43

    MUNICIPALES
    Pour la Commune de COSSAYE, il y a déja une équipe dont la position devra être sans équivoque : avec ses sympathisants PC, dirigeant du CHARBON PROPRE et l’opinion affichée de plusieurs de ses membres, la liste de M. ASTIER sera pour la mine et devra assumer devant les électeurs.
    Bonne Année à tous.

  274. 273 COMCONTRE 5 jan 2008 à 12:21

    Si j’ai bien compris mes « camarades » fervents partisans du « charbon propre » se présentent aux municipales à Cossaye.
    Il devront afficher clairement le menu
    J’ai bien peur qu’a sa lecture ce soit l’indigestion…voir la gastro…
    Demandez le programme !

  275. 274 ESCARAVAGE 5 jan 2008 à 14:37

    Pinçons-nous bien fort pour savoir si nous existons vraiment ou si l’ADSN est une association pédophile ou une secte qui fait honte à tel point que la « Revue Municipale » de Lucenay n’ose même en faire mention.

  276. 275 Sylvestre 5 jan 2008 à 21:43

    « Le coût de la protection du milieu naturel est beaucoup plus faible que le coût de sa reconstitution .La défense de la nature est rentable pour la nation  »
    Philippe St Marc / Socialisation de la Nature

  277. 276 ESCARAVAGE 6 jan 2008 à 15:55

    EDF, ENDESA, POWEO etc. ont un point commun : l’affirmation que la courbe de la consommation énergétique ne saurait que croître. Ces sociétés justifient ainsi la construction de centrales supplémentaires. Or nos besoins en énergie sont abusivement gonflés par un gaspillage colossal. Il n’est que de constater la chaleur régnant dans les locaux administratifs, dans les grandes surfaces qui agrémentent leurs accès de souffleries d’air chaud totalement superflues, dans tous les commerces dont les portes demeurent grandes ouvertes au cœur de l’hiver. J’ai déjà signalé le scandale des terrasses chauffées. Rien ne justifie que les illuminations de fin d’année durent au moins un mois et demi…etc… Les abus sont innombrables dont la correction suffirait à rendre inutile l’édification de toutes les nouvelles centrales thermiques entre autres celle qui nous menace.

  278. 277 Jean V..... 7 jan 2008 à 18:40

    Source l’express

    RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

    Des scientifiques mettent en garde contre les centrales à charbon

    Le charbon émet trop de dioxyde de carbone. C’est ainsi que des scientifiques de renom veulent sensibiliser aux dangers que représentent les centrales à charbon pour l’environnement.
    Dans un article publié dans le journal britannique «The Independent», le Pr américain James Hansen, a souligné les dangers que représentent les centrales à charbon pour la planète.

    Continuer à investir dans des centrales à charbon aura des effets irrémédiables sur le réchauffement climatique. Telle est la mise en garde d’éminents scientifiques internationaux, lors de la récente conférence de Bali sur le réchauffement climatique à laquelle Maurice avait participé. Ces scientifiques, qualifiés par la presse comme des gourous en matière d’environnement et de réchauffement climatique, ont fait remarquer que le charbon est le fossile combustible le plus impur qui existe. Il émet trop de dioxyde de carbone.

    Parmi les scientifiques qui ont mis en garde contre ces centrales figure le Pr américain James Hansen. Directeur du NASA Goddard Institute for Space Studies, il est le premier scientifique à avoir déclenché l’alerte sur le réchauffement climatique il y a 20 ans.

    «On ne va pas faire tout ce que les Européens et les autres vont dire en matière énergétique», réagit Patrick Assirvaden, président du conseil d’administration du Central Electricity Board (CEB), sollicité pour un commentaire à ce sujet.

    Le CEB est en fait en négociation avec CT Power pour un projet de centrale à charbon à Maurice. «CT Power et ceux qui investissent dans de telles centrales doivent s’assurer que leur projet est environment friendly. Car investir dans l’énergie renouvelable est très coûteux», ajoute le directeur du CEB.

    «There is no clean coal» Dans un article publié dans l’édition du 17 décembre 2007 du journal britannique The Independent, le Pr Hansen fait valoir qu’il faut investir dans l’énergie propre. Dans des cas tels que celui des centrales à charbon, il recommande que le dioxyde de carbone soit emprisonné par un procédé technique et les cendres enfouies dans le sol. Mais il fait ressortir qu’il est difficile d’évaluer les risques qui pourraient en découler. «There is no clean coal. The technology is still decades away», explique-t-il.

    Le Pr Hansen estime qu’à ce jour, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Allemagne sont le trio de tête dans le monde en termes de pollution de l’atmosphère avec des centrales à charbon. Il dit avoir envoyé une lettre au Premier ministre britannique Gordon Brown pour lui demander de cesser tout de suite son plan d’investissement dans de nouvelles centrales à charbon, soit pour les huit années à venir.

    L’action du Pr Hansen vise à mener une campagne internationale pour que deux autres gros producteurs d’énergie électrique avec du charbon, notamment l’Inde et la Chine, se joignent à la table des négociations. Ces deux pays ouvrent presque chaque mois une douzaine de centrales à charbon.

    A Maurice, outre CT Power, la centrale à charbon de St-Aubin est aussi polluante même si elle ne produit pas autant d’électricité que les géants européens, chinois et indiens.

    Suresh Boodhoo, directeur de la station météorologique de Vacoas, estime qu’investir dans la technologie propre est coûteux. Mais il ajoute que s’il faut le faire pour éviter des catastrophes liées au réchauffement climatique comme les inondations, sécheresse, cyclones intenses, températures extrêmes et disparition d’insectes et d’animaux sur la planète, il faut le faire «pour l’avenir même de la planète et de nos enfants».

    Prem Saddul, géomorphologue qui s’intéresse de près aux problèmes liés au réchauffement climatique, est du même avis que le Pr Hansen. Il met en garde contre les centrales à charbon qui sont, affirme-t-il, un véritable danger non seulement pour la pollution atmosphérique mais aussi pour l’océan. «Les cendres sont aussi polluantes que les fumées déversées dans l’atmosphère», souligne-t-il.

    «N’entrons pas dans leur piège car, eux, ils ont le nucléaire et, nous, avec nos moyens limités que pouvons-nous faire de mieux pour notre énergie ?», lâche cependant un haut responsable du gouvernement, en faisant référence aux grandes puissances.

    Bernard SAMINADEN

  279. 278 EUREKA 7 jan 2008 à 19:02

    JF HENIN A NOUVEAU DEVANT LA JUSTICE !!!

    Article paru ce jour sur le JDC :

    MARLAND jugé pour abus de biens sociaux.

    L’homme d’affaires, François MARLAND, informateur des autorités américaines dans l’affaire EXCECUTIVE LIFE, lié à la gestion de l’ex CREDIT LYONNAIS, doit répondre d’abus de biens sociaux à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de PARIS. Il doit comparaître avec sept autres personnes, dont JF HENIN l’ancien patron d’ALTUS FINANCE, qui avait monté le rachat frauduleux de l’assureur californien EXCECUTIVE LIFE par un groupe d’investisseurs français.

    A quand le rachat frauduleux de la mine de COSSAYE LUCENAY ?

  280. 279 Eliane 7 jan 2008 à 20:33

    MINE,MINE,MINE … étonnante source d’inspiration.
    Pour se détendre un peu, petite info « culturelle »:
    La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla rend un hommage au monde de la mine : spectacle de danse à MONTCEAU-LES-MINES le 11 Janvier. « C’est une allégorie de la condition de l’homme aliéné dans l’univers oppressant de l’usine où le corps se fait machine. Le travail au fond de la mine reste gravé dans le corps, ces corps noircis dans la pénombre… membres brisés par l’effort, gestes automatisés ont servi de guides à la chorégraphe ».
    Quel programme !!!M. Hénin, si vous en avez le temps, allez voir ce spectacle (le collectif Charbon Propre aussi ..)
    Donc, retenez-bien : Hommage au monde la Mine.

  281. 280 COMCONTRE 7 jan 2008 à 22:00

    EXCECUTIVE LIFE
    MARLAND jugé pour abus de biens sociaux.
    Article du JDC de ce jour qui mériterait un gros titre en 1ere page
    Ne rêvons pas SEREN et VALORCA mènent toujours la « danse »…
    Du scalp autour de nos têtes…avec la chorégraphie du « LOBBYING PESANT » et la participation des danseurs et danseuses du « collectif charbon propre »assistés par nos élus locaux qui assurent aussi la promotion du spectacle son et lumière (fond noire)
    A quand la fin du bal ?
    Attention on ne fume pas dans la salle!

  282. 281 Sylvestre 7 jan 2008 à 22:45

    « A l’Ouest comme à l’ Est, c’est la même marche, le même système visant à l’augmentation des « moyens de faire » où l’on voit se réaliser la vocation de l’homme. Ce phénomène a l’ampleur d’une loi de la nature .L’amplification des moyens de faire est la passion dominante de notre société à laquelle toute sensibilité ainsi que l’environnement sont sacrifiés. Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l’épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu’elle est aveugle à ce qu’elle détruit et myope à l’égard du monde qu’elle risque de faire »
    Bertrand de Jouvenel , 1972 , membre du Club de Rome

  283. 282 ESCARAVAGE 8 jan 2008 à 10:45

    Ecrit ce matin dans le Figaro:
    « Le prix du pétrole dope les ventes de charbon
    Contrairement à une opinion de bon sens largement répandue, il n’est pas certain que les prix élevés du pétrole contribuent de facto à résoudre les problèmes environnementaux. Le risque est en effet que cela encourage le recours à des énergies plus polluantes comme le charbon, notamment en Chine. L’Agence internationale pour l’énergie, qui regroupe les pays de l’OCDE, est pessimiste à cet égard : elle estime, dans son dernier rapport annuel, qu’à l’horizon 2030, la consommation de charbon augmentera trois fois plus par an que l’utilisation d’énergie nucléaire. »
    Il ne doit pas y avoir que les Chinois à être intéressés…

  284. 283 Eliane 9 jan 2008 à 19:56

    Au-delà de la Chine et des Etats-Unis, Decize: Jd C du 9/1/2008
    Testament d’André Vallet, « futur ancien maire » à son « potentiel » successeur Dr Alain Lassus, à l’occasion des voeux : description des grands chantiers à venir, avec entre autres :
    …meilleure cohésion du Sud-Nivernais : Tourisme et Environnement peuvent être les ciments de cette action de territoire…
    … Développement économique : soutien à l’exploitation du charbon de Lucenay : … loin des positions pour le moins tiédasses de la majorité des autres élus, il faut tout faire pour que le charbon de Lucenay-les-Aix constitue une relance économique, dès que les solutions permettront la capture du C02. L’exploitation de cette ressource est une vraie chance pour l’avenir du Sud-Nivernais et elle est inéluctable dans un temps plus ou moins long … » fin ce citation.
    1/ Comment concilier Tourisme Environnement et Charbon ?
    A vous de jouer M. Lassus !!!!
    2/ Les autres « tiédasses » élus : vous pensez quoi de tout cela ?
    3/ Nous espérons vivement que vous allez développer tout cela dans vos programmes électoraux.
    A vous lire.

  285. 284 Anticapt(58300) 9 jan 2008 à 22:12

    Bon commentaire de Mme Eliane.
    Continuons :
    Le JDC du jour
    Bravo M. Vallet maire sortant de Decize (ancien vétérinaire) !
    Dés que l’on a la solution pour la capture du CO2 , plus de chômage !
    Vive la mine et la centrale.
    L’hôpital de Decize est sauvé !
    A croire que le projet n’apporte pas d’autres pollution !
    Que devient le radon ?
    La pollution des eaux, de l’air ? etc. etc.
    « La ville doit penser ses propres investissements en terme de retours… »… « une culture du résultat »
    Tant pis pour nos enfants qui, eux auront le « résultat »(aléas que connaissent aujourd’hui les anciens pays miniers)
    M. Lassus (médecin) candidat à sa succession partage on le sait la même idée que M. Vallet
    Belle perspective pour les autres élus et candidats a « positions pour le moins tiédasses… »

    Hypothèse de travail (à creuser..) pour le prochain conseil :
    Le CO2 capté peut être stocker dans les anciennes mines de La Machine, les canalisations doivent traverser Decize, débat sur les risques au conseil municipal…..

    Un sujet à développer dans les programmes électoraux des communes concernés !

    Que devient le « lobbying pesant » ?
    Nous manquons d’information sur ce sujet !

  286. 285 Sylvestre 10 jan 2008 à 22:43

    Les découvertes scientifiques engendrent l’innovation technologique; puis le monde économique s’en empare et, pressé par les intérêts financiers, «pousse les feux» de sorte que la société est sommé d’accepter le progrès, de se transformer, de se «moderniser» sans relâche. Quels sont les risques, pour l’homme, de ces bouleversements qu’il n’a pas choisis et qu’on lui impose «d’en haut»?
    Jean-Marie Pelt / Plantes et aliments transgéniques

  287. 286 ESCARAVAGE 11 jan 2008 à 13:27

    Les membres de la Faculté des Sciences de Decize doivent trouver d’urgence un site où séquestrer leurs âneries.

    Il faut reconnaître à leur décharge qu’ils semblent n’avoir pour références que les mensonges d’une certaine presse au service du lobby du charbon .

    Soucieux de leur apporter une documentation plus respectable, je leur conseille de lire ceci :
    Extraits d’un article de Laurence Tubiana : (Laurence Tubiana est directrice de la chaire de développement durable de Sciences-Po. Hubert Kieken Hubert Kieken est chargé du programme « Changement climatique » de l’IDDRI).

    « La science du climat ne fait donc plus débat : le changement climatique présente des risques sérieux à l’échelle de la planète. Pour en limiter les conséquences, les experts du climat estiment qu’il faut stabiliser la concentration de CO2 à 400 ppm maximum, ce qui correspond à un réchauffement planétaire de +2 °C environ. Cet objectif a été adopté par l’Union européenne. Au rythme de changement actuel, le seuil de 400 ppm de CO2 sera franchi dans une dizaine d’années.
    Le potentiel de stockage de la séquestration géologique est fortement limité en raison d’une inadéquation entre sources deCO2 et lieux de stockage possible. Ainsi, les dix huit pays principaux émetteurs de CO2 dans le monde ne pourraient stocker que 126 Gt de CO2, évitant seulement 16 % de leurs émissions d’origine électrique cumulées entre 2000 et 2050 … Si la capture du carbone peut constituer un volet non négligeable des politiques de précaution face à l’effet de serre, elle n’apporte qu’une solution partielle, différée et mal répartie sur l’ensemble de la planète. Les réductions d’émissions nettes qu’elles permettent ne sont significatives qu’au-delà de 2030 ou 2050, voire plus ».

    Ils peuvent aussi se reporter au rapport de l’Académies des Sciences « Energie 2007 2050 : Les Choix et le Pièges », qui exprime les mêmes évidences et attendre patiemment 2050.

  288. 287 Sylvestre 12 jan 2008 à 9:34

    « La révolution écologique commencera vraiment
    quand chacun d’entre nous comprendra
    qu’il y a d’autres façons d’être riche »

    Jean-Charles Hourcade,
    l’un des principaux auteurs du rapport du GIEC (IPCC)

  289. 288 Electeurchoqué 12 jan 2008 à 16:13

    Le jdc du 12/01/2008
    Municipales
    Canton de Dornes
    « Sur des charbons ardents »

    Tout et son contraire

    1) Cossaye
    -Liste Robert Astier
    « La position de notre liste dans laquelle il y a des partisans et des opposants au projet de mine, c’est qu’il faut faire une commission spécifique, avec toutes les sensibilités, pour réunir toutes les informations nécessaires » explique Robert Astier, qui fait partie des animateurs de cette équipe. « Mais actuellement, nous sommes ni pour, ni contre. »
    Comprenne qui pourra, pour ceux qui connaissent la composition de la liste la pilule est un peu dure à avaler !

    -Concernant la liste menée par les six conseillers sortants, la position contre la mine est claire.

    -Liste Meunier, « évidemment, qui sera le reflet de la population de Lucenay. »(Il y a la sans doute une coquille)

    2) Lucenay-Les-Aix
    -Robert Tuloup arrête
    Qui aurait mieux fait ?

    -Liste Christian Dubuis
    « Notre position est la défense et la protection de la commune » plaide christian Dubuis
    Faut-il en penser que jusqu’à présent la commune a été mal défendu et mal protégée !
    « Mais il faut déjà connaître mieux les projets et attendre la décision de l’Etat. Mais dans le contexte actuel, qui est pour l’ouverture d’une mine de charbon ? »
    En fait, c’est ce que la plupart des électeurs voudraient bien savoir !

    -Jean Pierre Fréty est plus nuancé.
    « On ne peut pas être pour ou contre. Il faut discuter et affiner le projet. On ne peut pas être systématiquement contre. »

    3) Toury-Lurcy
    Liste Guy Hourcabie
    « On attend avec prudence et on espère que l’Etat agira avec discernement. Nous sommes d’accord pour la poursuite des enquêtes, ce qui n’est pas un « oui » au charbon. »
    Tout en nuance !

    4)Lamenay-sur-Loire
    -Liste Guy Mazoire
    Opinion sur la mine ?

    4) Neuville-les-Decize
    Liste René Allaud
    Opinion sur la mine ?

    5)Toury-sur Jour
    -Liste Nicole Robert
    Opinion sur la mine ?

    5) Tresnay
    Opinion sur la mine ?

    Conclusion :
    « réunir toutes les informations nécessaires »
    « il faut déjà connaître mieux les projets »
    « Il faut discuter et affiner le projet »
    « Nous sommes d’accord pour la poursuite des enquêtes »

    Il faut vite demander à la SEREN et à VALORCA de revenir expliquer leur projet, il semblerait que les réunions publiques et les deux enquêtes n’aient pas suffit.
    Le manque d’information serait-il à ce point pour que l’on en soit rendu au « ni oui » « ni non » afin de ne pas froisser l’électorat.
    L’importance du débat ne doit pas se limiter à la « langue de bois »
    Chacun doit exprimer une position claire !
    En bon entendeur salut.

  290. 289 ESCARAVAGE 12 jan 2008 à 18:13

    Actualité Valenciennes
    mardi 08 janvier 2008

    Rien ne changera pour le versement de la pension des ayants droit
    La liquidation des Charbonnages de France est effective depuis le 1er janvier. L’ANGDM, Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs, assure seule la succession dans son domaine de compétence. C’est elle qui continue à verser les pensions des anciens mineurs. Stéphane Layani, directeur général de l’ANGDM depuis 2006, se veut rassurant.
    - Avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous vous présenter rapidement ?
    « Je suis un haut fonctionnaire de 47 ans, ancien élève de l’ENA. Le gouvernement m’a demandé de remplir cette fonction de directeur général de l’ANGDM que j’occupe depuis le 1er septembre 2006. » – Qu’est-ce qui va changer concrètement pour les ayants droit des ex-Charbonnages de France ?
    « Rien pour eux ! Les ayants droit vont continuer à recevoir leur prestation. Avec toujours plus d’efficacité, je le souhaite. Les comités d’entreprise vont être dissous et une commission va assumer dorénavant les prestations prises en charge auparavant par ces comités. » – Pourriez-vous présenter l’agence que vous dirigez, emblématique de l’univers des mines françaises ?
    « L’ANGDM est en quelque sorte l’héritière de Charbonnages de France. L’agence que je dirige est un établissement public administratif qui a une double mission. D’une part, assurer les droits sociaux des anciens mineurs, le logement et le chauffage, mais aussi dans certains cas, leur verser un complément de ressources qui s’apparente à une pré-retraite. D’autre part, l’ANGDM assure toutes les obligations de l’employeur après les fermetures successives des mines. » – Ça représente combien d’ayants droit dans le Nord – Pas-de-Calais ?
    « Il y a environ 50 000 personnes qui dépendent de l’ANGDM dans la région dont 38 000 dans le Pas-de-Calais. En France, nous en sommes à quelque 180 000 ayants droit pour un budget annuel national de huit cents millions d’euros. Nous gérons environ 38 000 logements dans le département. Attention, l’ANGDM n’est pas propriétaire des habitations. Mais elle verse aux bailleurs, soit directement soit indirectement, les loyers. » – Question subsidiaire : croyez-vous qu’un jour on exploitera à nouveau les mines de charbon dans la région ?
    « Il y a des discussions en France, pour exploiter une mine à ciel ouvert dans la Nièvre. Mais les considérations environnementales entrent en jeu. De même que se posent les questions de la capacité financière pour extraire le charbon et celle de la quantité des ressources disponibles. Je ne crois donc pas, à court terme je précise, que la France extraira du charbon à nouveau. Et puis ce n’est pas le choix énergétique de notre pays. » •
    SÉBASTIEN ROSELÉ
    Les rédactions de La Voix du Nord

    Puisse-t-il dire vrai!!!

  291. 290 Eliane 12 jan 2008 à 18:43

    Canton de Dornes : CHARBONS ARDENTS (Ah ! ce cher JdC et ses titres !!)
    ELECTEURCHOQUE a raison, mille fois raison : qu’avez-vous tous retenu des réunion publiques d’information ?
    Je vous conseille un site formidable et très bien documenté :
    http://www.adsn58.fr
    Je vous conseille aussi un blog très bien documenté (répétition, mais cela paraît nécessaire ) :
    http://veriteminecharbon.unblog.fr
    A vos claviers les candidats et candidates

  292. 291 Eliane 12 jan 2008 à 18:48

    suite : j’ai été coupée par un « spam » espion sans doute ….
    Donc à vos claviers candidats et candidates et n’hésitez pas à demander des explications à tous ceux qui savent, et surtout, qui s’intéressent à ce sujet « ardent ». Merci.

  293. 292 Jean V..... 13 jan 2008 à 15:25

    http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant

    Un site à visiter et bien suivre le film reportage concernant les OGM mais qui en dit long sur l’action des « lobbys. »
    Il n’y a qu’un pas à franchir pour faire le parallèle avec le projet qui nous menace.
    Eldorado aujourd’hui ?….
    Désert industriel demain !
    Qu’en pensez-vous ?

  294. 293 Electeurchoqué 13 jan 2008 à 19:27

    Eldorado Eldorado, pour les investisseurs !
    Carotte pour les travailleurs, avant le bâton.
    Tout est fait pour nous empêcher de penser, nous devons subir….La pensée de ceux qui ont la science infuse du « charbon propre. »
    Qu’importe demain, le profit c’est pour aujourd’hui !
    La filière bois aurait pu au moins effleurer la pensée des candidats aux municipales qui :
    Manquent d’information….
    Voudraient connaître mieux les projets….
    Discuter, affiner, poursuivre les enquêtes…..
    La commission créée par le conseil général…. Comment déjà… « économique et environnemental »… ne semble pas avoir diffusé toutes les informations sur les projets !
    Le rapport SOFREMINES qui paraît-il déconseille un certain projet pourtant soutenu par nos élus est-il toujours dans les cartons…..du conseil général …ou régional ?????
    Serions-nous revenu à l’époque de la censure ???
    Ce document serait-il la goutte d’eau qui ferait déborder le vase !

    Membres du comité « charbon propre », soyez rassurer les « LOBBYS » veillent.

    Le charbon serait-il plus propre que les ogm ?????

  295. 294 Contrelamine 14 jan 2008 à 10:04

    A MEDITER
    Jeudi à la radio, d’un « philosophe » dont le nom m’a échappé : « Dans un avenir prochain, et beaucoup plus proche qu’on ne pourrait le penser, le bien-être des gens ne se mesurera pas au nombre de pièces de la maison, à la grandeur de leur écran plat ou à la marque de la belle voiture, mais à la qualité de l’air qu’ils vont respirer et à la beauté de leur environnement ». Vendredi : « 9 rivières sur 10 sont polluées en France ». Au vu de la diversité de la faune et de la flore de l’Acolin et de l’Ozon, nos 2 rivières sont encore propres et si nous roulons quelques fois dans la bouse, nos paysages sont trop beaux pour les laisser se faire dévaster pour le profit de quelque « Mozart » de la finance dont la partition est lue en ce moment… au Tribunal de Paris.

  296. 295 ESCARAVAGE 14 jan 2008 à 10:44

    Sommes-nous devenus Normands ??

    Si ça continue nous n’aurons plus à choisir qu’entre des listes de
    « ptêt-ben-qu’oui » et des listes de « ptêt-ben-qu’non ». Mesdames et Messieurs les candidats un peu de courage et moins de faux-fuyants. Chacun de vous doit dire clairement s’il est pour ou s’il est contre cette mine.

    En attendant nous taillons nos crayons.

  297. 296 COMCONTRE 14 jan 2008 à 11:40

    A Contrelamine
    En parlant de bouse, il y a sur la commune de Cossaye (vu sur le film de la SEREN) un monsieur qui pourrait avoir comme pseudo « contrelabouse »

    Il paraît que…..on dit….le bruit court… que ce monsieur serait candidat aux municipales
    Il ne semble pas aimer nos éleveurs de charolais, il est sans doute ….végétarien!
    La bouse plus sale que le charbon « propre » ???
    Après l’interdiction des ogm, demain interdiction de la bouse !

    Devenez jardinier
    A vos pelles, à vos pioches…..à vos faucilles ???

    Devenez mineur
    Et à vos marteaux (piqueur)

  298. 297 SYLVESTRE 14 jan 2008 à 16:30

    «Le plus nécessaire et le plus difficile dans la musique c’est le tempo.»
    [ Wolfgang Amadeus Mozart ]

  299. 298 EUREKA 14 jan 2008 à 17:49

    L’illusion technologique

    Éric Moreault
    Le Soleil

    Québec
    À en croire les ténors des pouvoirs politique et économique d’Amérique du Nord, le développement technologique s’avère la panacée aux émissions polluantes, en particulier la séquestration du CO2. Ce procédé permettrait d’éliminer la majorité des émissions mondiales des gaz à effet de serre (GES), rien de moins. Ne serait-ce pas plutôt une dangereuse illusion?
    La séquestration du carbone, peu connue du public, fait l’objet de projets-pilotes depuis une dizaine d’années, dont un à Weyburn, en Saskatchewan. Il s’agit, en gros, de séparer le CO2 de ses sources industrielles et énergétiques, de le transporter, puis de l’isoler de l’atmosphère en le piégeant sous terre ou sous l’eau. Les États-Unis, en particulier, fondent de grands espoirs dans le procédé.

    Ils investissent d’ailleurs un milliard de dollars dans FutureGen, avec une douzaine de partenaires privés. Le projet consiste en la construction d’une centrale thermique de production d’électricité de 275 MW qui carburerait au «charbon propre» (clean coal). Il ne s’agit pas que de considérations environnementales, on s’en doute, mais aussi géopolitiques puisque le procédé permettrait de substituer le charbon à l’importation de pétrole.

    Les limites de la méthode

    On vous épargne les détails techniques, voire les appréhensions des écologistes sur l’énergie requise dans le procédé qui annulerait, en quelque sorte, les gains en GES. Retenons simplement qu’on veut tester une méthode d’enfouissement sur les lieux mêmes (Mattoon, Illinois).

    L’idée divise les milieux scientifique et écologique. D’abord parce que l’extraction même du charbon a un impact important sur les écosystèmes, même si les méthodes ont grandement évolué depuis Germinal. Ensuite, parce qu’il y a une limite à enfermer le CO2 dans les anciens réservoirs de pétrole et de gaz naturel.

    «C’est clair qu’il y a une capacité limitée», souligne Georges Beaudoin, un expert de l’Université Laval. Le professeur, qui endosse l’idée de la séquestration, émet tout de même des réserves.

    Il souligne qu’avant de s’emballer, il faut prendre en considération les coûts de la capture (entre 20 $ et 70 $ la tonne de CO2 selon Ressources naturelles Canada) et du transport par pipeline (1 $ la tonne par 100 km). Il faut aussi analyser les autres impacts sur l’environnement.

    L’extraction des éléments toxiques du charbon crée des boues qui peuvent finir par contaminer la nappe phréatique. La conversion du charbon, par liquéfaction ou gazéification, pour qu’il soit «propre» exige de stupéfiantes quantités d’eau : des millions de litres. On connaît mal la quantité de sous-produits et leur niveau de toxicité.

    Au fait, la technologie est loin d’être au point. Selon le rapport «L’avenir du charbon» (2007) du réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT), «il n’existe aucune norme pour mesurer, contrôler et vérifier (la séquestration) du CO2. La durée requise de surveillance du carbone séquestré demeure une inconnue».

    Il plane en effet de grandes inconnues sur les effets à long terme de la séquestration comme telle, notamment sur les nappes d’eau souterraines que le carbone pourrait contribuer à acidifier. Il y aussi la question de la perpétuité de l’enfermement.

    Une question de consommation

    Ce serait vraiment bien si la séquestration permettait d’éliminer d’un coup de baguette magique les GES. Mais l’humanité se berce d’illusions si elle met tous ses œufs dans le panier technologique, d’une grandeur limitée.

    Évidemment, il est tout aussi illusoire de croire que les énergies renouvelables vont remplacer les hydrocarbures. Tous les scénarios énergétiques actuels se rejoignent sur le fait que la demande en énergie va en augmentant, au moins jusqu’au milieu du siècle, et que les énergies fossiles continueront à en satisfaire plus de 80 %.

    Dans ce contexte, la séquestration de CO2 demeure prometteuse, mais il s’agit d’une partie seulement de la solution à une réduction mondiale de la pollution. Car le début de la solution, c’est la diminution de notre consommation et l’élimination du gaspillage d’énergie.

  300. 299 BOUZEUDUCOIN 15 jan 2008 à 20:57

    La vache folle :principe de précaution
    La grippe aviaire : principe de précaution
    La fièvre catharale : principe de précaution
    Les OGM : principe de précaution.
    La cigarette : principe de précaution.
    Le charbon :principe de….profits ????
    Attendons , mais ça commence à être long !
    On veut nous avoir à l’usure.

    A qui profite le crime contre l’environnement?

    Yaca « discuter »
    Y faut « affiner »
    Yaca « préciser »
    Y faut « faire une commission spécifique, avec toutes les sensibilités, pour réunir toutes les informations nécessaires »
    Une commission de plus !
    Il est vrai que la commission « économique et environnementale » du conseil général est
    Actuellement en… hibernation et le rapport SOFREMINES sous scellée en un lieu tenu secret sans doute….
    Comme dit notre cher Docteur (merci au passage pour vos articles )
    Pour ménager la chèvre et le choux
    Un« ptêt-ben-qu’oui » et « ptêt-ben-qu’non ».bien enveloppé pour les élections et nous prendrons les vessies pour des lanternes.
    Avant d’être intoxiqué par le CO2 , On tente de nous faire une anesthésie « locale » avec des injections de produits douteux (Faussinfo-Lobbyspasfon-Emploimopral)

    Bon, je vais prendre ma tisane « nuit calme » et ma gélule de « charbon végétal » et essayer
    de dormir en comptant les moutons et peut-être rêver que ce cauchemar est terminé…

    Combien d’heures de sommeil en moins depuis cette «sombre »histoire ?

  301. 300 Sylvestre 15 jan 2008 à 22:08

    Grenouilles et couleuvres
    Ca n’est pas aux grenouilles que l’on fait avaler des couleuvres…Ou comment digérer l’information sans l’avaler tout rond…Hommes de tous poils, femmes de toutes épilations, lâchez-vous ! Exprimez-vous ! Halte à la médiocrité ! Non au nivellement ! Vive l’esprit critique !
    Source Le Post-me mix de l’info

  302. 301 Jean V..... 16 jan 2008 à 22:32

    DOHA (Reuters) – Areva a signé un contrat de 470 millions d’euros dans le domaine de la distribution électrique avec le Qatar à l’occasion de la visite du président de la République, Nicolas Sarkozy, dans ce pays.
    Selon un document fourni par l’Elysée, ce contrat signé avec la General Electricity and Water Corporation porte sur la fourniture de sous-stations électriques.
    De son côté, EDF a signé un mémorandum d’entente « pour engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d’énergies renouvelables (solaire et éolien) », selon le document.
    « Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d’assistance pour une étude de faisabilité et d’acceptabilité », peut-on lire.
    Cet accord prévoit aussi qu’EDF examine avec Qatar Petroleum International « des opportunités d’investissement dans la chaîne gazière ».
    Emmanuel Jarry

    Commentaire :
    « pour engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d’énergies renouvelables (solaire et éolien) ».
    Chez nous, sur quoi porte les discussions ?
    Sur le charbon « propre » bien sur !
    Ou sont les gros titres sur le renouvelable ?
    Que devient la filière bois ?

  303. 302 ESCARAVAGE 17 jan 2008 à 11:31

    Etat de siège.
    A gauche nous sommes attaqués à coups d’emplois. Qu’importe s’ils n’ont que peu de chances d’être occupés par nos compatriotes.
    A droite, les perspectives de rentabilité ne peuvent que faire réfléchir.
    Dans la haute administration, on a, je le crains bien de la sympathie pour les anciens élèves de Polytechnique que sont Messieurs Caille et Tranié.
    Le lobby du charbon propre unit les nostalgiques de la mine, et les technophiles de tous poils.
    Il est superflu d’évoquer l’attitude de la presse locale. Quant à la presse nationale, dont les capitaux ont la même origine que ceux qui veulent s’investir chez nous, elle excelle à clore le bec des quelques rares journalistes qui s’intéresseraient à notre sort. Nous en avons eu plusieurs exemples.
    La paranoïa antinucléaire de ceux qui devraient être le plus à nos côtés, en fait des partisans objectifs non avoués du charbon.
    Enfin il suffit de s’éloigner de quelques kilomètres pour rencontrer une indifférence à peine gênée.
    Il ne nous reste que notre combativité. Nous avons prouvé l’an dernier qu’elle pouvait être grande. Ne la laissons pas dépérir.

  304. 303 ESCARAVAGE 17 jan 2008 à 18:03

    Nos amis allemands sont engagés dans la même lutte que nous.

    Leur devise est:„Wer kämpft, kann verlieren. Wer nicht kämpft, hat schon verloren.“
    Qui combat peut perdre, qui ne combat pas a déjà perdu.

    Qu’elle soit aussi la nôtre.

  305. 304 Jean V..... 17 jan 2008 à 22:40

    Solaire : l’Espagne se dote de la plus grande centrale solaire d’Europe

    La ville de Séville a inauguré la plus grande centrale d’Europe. Elle permettra de répondre aux besoins électriques de 10 000 habitants.Cliquez sur le lien suivant et lancez la vidéo

    http://videos.tf1.fr/video/news/sciences/0,,3685270,00-solaire-espagne-dote-plus-grande-centrale-europe-.html

    Beaucoup plus intéressant qu’un certain reportage sur le projet de mine en août 2006.

  306. 305 radicalement anticharbon 18 jan 2008 à 14:19

    quelle triste campagne municipale sur les communes menacées par le charbon!
    Notamment sur Lucenay ou nous aurons le choix entre entre une liste de sortants qui ont autrefois voté contre le charbon (seule action d’ailleurs)mais pas franchement virulente sur le sujet et une liste « d’opposition plus que tiède sur le sujet ».
    déculottage généralisé donc!
    le point commun de ces tristes candidats consiste à dire qu’il faut avoir plus d’infos et d’attendre.
    plus d’infos?
    Mais messieurs les prétendants à la mairie, depuis 2006,n’avez vous pas eu le temps de vous faire une opinion. Les sources d’information ne manquent pourtant pas!
    (sauf le rapport sofremines qui reste bien caché)
    « Bref dormez braves gens et votez comme d’habitude, surtout pas de vagues »
    pendant ce temps nos fabricants de CO2 avancent.
    Il est temps que ceux qui ont le courage de lutter contre cette aberration de charbon.
    Il est grand temps que le débat sur le charbon entre dans la campagne municipale!!!

  307. 306 Rouba NAAMAN 18 jan 2008 à 17:50

    Merci de préciser que l’article sur le captage et le stockage de CO2, situé page 20 de ce blog, et publié sans l’autorisation de son auteur, est disponible sur le site internet http://www.novethic.fr

  308. 307 ESCARAVAGE 19 jan 2008 à 11:10

    Un miracle ?
    On ne compterait plus de partisans de la mine à Lucenay-les Aix. Telle qu’à Saint Paul sur le chemin de Damas, la vérité leur serait apparue, éblouissante. Si la nouvelle se confirme, elle est si surprenante qu’il convient de la traiter avec le maximum de prudence et d’exiger des gages formels et écrits des nouveaux convertis. Aux yeux d’Henri IV Paris valait bien une messe…

  309. 308 ESCARAVAGE 19 jan 2008 à 12:52

    Je m’excuse auprès de Rouba Naaman. Le « copier coller » mal utilisé est responsable de la disparition de la référence de son article, dont je le remercie. Joint à tous ceux de journalistes et de scientifiques honnêtes et lucides, il apporte un argument à notre combat. De plus sa réaction nous est un réconfort, car elle témoigne que l’audience de notre blog dépasse les limites de nos villages.

  310. 309 Jean V..... 19 jan 2008 à 15:58

    BRGM
    Département Prévention et Sécurité Minière
    Jean-Luc Foucher
    Orléans, le 3 janvier 2008

    NOTE D’INFORMATION
    Une importante secousse sismique d’origine minière est survenue
    le 3 janvier dans le bassin houiller lorrain

    Une importante secousse sismique d’origine minière a été ressentie le 3 janvier 2008 à 7h07 (heure locale) dans le bassin houiller lorrain.

    Cette secousse de magnitude 3,6 enregistrée tant par le RéNaSS (Réseau National de Surveillance Sismique) de Strasbourg que par les réseaux de surveillance gérés par le BRGM, a été localisée en Sarre (Allemagne) au droit des exploitations de charbon du siège d’Ensdorf. Ce phénomène caractéristique de certains gisements de
    charbon de la région est relativement fréquent pendant l’exploitation, ce qui est encore le cas du gisement sarrois, ainsi que dans les années qui suivent.

    Les missions nouvelles de sécurité et de surveillance confiées depuis le 1er janvier 2008 par l’Etat au BRGM suite à la dissolution de Charbonnages de France sont exercées par le Département Prévention et Sécurité Minière (DPSM), dont les équipes sont implantées à Freyming Merlebach (57), Gardanne (13), Billy Montigny
    (62) et Orléans (45).
    Pour en savoir plus consulter les pages internet
    http://www.brgm.fr/brgm/apres_mine/accueil.htm

    Document visible sur site : http://www.brgm.fr/dcenewsFile?ID=532

    Une « NOTE D’INFORMATION » qui n’est sans doute pas parvenu à la rédaction du journal local !

    Si vous avez connaissance d’une publication sur ce sujet, merci de nous transmettre « l’information »

  311. 310 DECIZE-INSOMNIAQUE 19 jan 2008 à 22:04

    Pour faire suite à l’article précédent.
    La terre tremble, qu’importe ! On enterre le CO2
    Celui-ci pourrait remonter à la surface et provoquer une catastrophe comme au lac Nyos…
    Pour l’instant, la seule information qui « remonte » c’est qu’il faut vite mettre au point cette technique de stockage.
    Le maire de Decize, son possible successeur et avec eux nos élus du département et de la région pensent de même.
    Qu’en pensent les « verts » qui défendent notre cause et qui vont sans doute participer à la liste ?
    Nos enfant n’attendent pas de nous qu’on leur laisse une possible « importante secousse sismique d’origine minière »

  312. 311 TOURNEZMANEGE 20 jan 2008 à 9:12

    Commentaire du Dr ESCARAVAGE DU 19 janvier « Un miracle »…..

    Le JDC du samedi 19 janvier
    Un autre miracle ?
    Titre : « En avance sur le Grenelle de l’environnement »
    SIEEEN
    Vœux du président HOURCABIE.

    « ….A l’heure des allocutions, ce dernier mettait en exergue les efforts de ce syndicat en faveur du développement durable « mis en place avant le grenelle de l’environnement »
    Le SIEEEN qui effectue désormais ses chantiers sous le signe de la HQE (Haute qualité environnementale) s’est particulièrement investi, dans le domaine des économies d’énergie. »

    Ainsi comme saint Paul sur le chemin de Damas…
    La messe serait dite ?
    Le nouveau saint Guy sur le chemin de Toury serait-il touché par la grâce ?

  313. 312 Eliane 20 jan 2008 à 14:55

    JDC du 10/01/2008 : Mr Hourcabie « en avance sur le Grenelle de l’Environnement ». Fichtre, saviez-vous cela ?
    Bon, cérémonie de voeux du SIEEN (Syndicat d’Electricité, d’Equipement et d’Environnement) devant les forces vives du Département. M. Hourcabie mettait en exergue les efforts de ce syndicat en faveur du développement durable « mis en place bien en avant le Grenelle de l’Environnement », et qui effectue désormais des chantiers sous le signe de la HQE – Haute Qualité Environnementale -
    Fait-il référence aux projets SEREN et VALORCA qu’il a défendu avec force et qui se situaient, en effet, avant le Grenelle de l’Environnement ? Si oui : quel développement durable et quelle économie d’énergie préconisez-vous avec une centrale à charbon
    Si non : avez-vous changé de casquette, pardon de girouette ?
    Ah oui ! les vents sont assez contraires, et contrariants, en cette période de municipales et cantonnales.
    Vous avez un droit de réponse sur ce blog ….

  314. 313 COMCONTRE 20 jan 2008 à 20:06

    SIEEEN
    Label HQE
    M. Hourcabie voit sûrement le label…. Haute Qualité Electorale !
    « En avance sur le Grenelle de l’environnement », ça doit bien mieux passer dans l’électorat
    que de parler des risques encouru par l’exploitation minière pendant et après le « pillage »
    Il est dommage que tout le monde n’est pas accès aux informations concernant ce sujet !
    Serait-il possible d’organiser une visite guidée des communes sinistrées après mine ?
    Le comité pourrait organiser un voyage qui nous montrerait les bienfaits de l’exploitation du charbon.
    J’avais oublié, entre temps il est devenu propre !

  315. 314 ESCARAVAGE 20 jan 2008 à 22:09

    Certains candidats prétendent attendre de nouvelles informations pour pouvoir se prononcer sur l’opportunité d’ouvrir la mine.

    Or toutes les données sont clairement accessibles à condition de ne pas avoir décidé de les ignorer.

    Qu’en conclure ?
    Ou ils sont irrémédiablement (demeurons corrects) stupides et inaptes de ce fait à administrer une commune.

    Ou ils cherchent à nous rouler dans la farine et ne méritent pas que quiconque leur fasse confiance.

    Dans les deux cas leur attitude devrait objectivement entraîner leur inéligibilité.

  316. 315 ANTICOCOMITE 21 jan 2008 à 16:56

    ALERTE :
    APRES INCINERATION DU CHARBON MISE EN TERRE DU CO2.
    LE COMITE « CHARBON PROPRE » EST DE RETOUR.
    REUNION D’INTOXICATION A NEVERS.
    PAS DE DANGER TOUT EST AU POINT.
    HIER L’AMIANTE, AUJOURD’HUI LE CO2…
    A VOS MASQUES, PRET, PARTEZ !
    ABANDONNONS LA CULTURE DES OGM ET CULTIVONS LE CO2….
    PLUS UN MOT DE LA FILIERE BOIS.
    LE RENOUVELABLE NE FAIT PLUS RECETTE.

  317. 316 PINDER 21 jan 2008 à 17:26

    Municipales-cantonales
    Il y a de nouveaux convertis???? ( de circonstance)
    En tout cas il y en a qui sont des précurseurs au Grenelle de l’environnement « HQE »(pour enterrer les lignes électriques dans nos villages de campagne)
    Demain, il faudra enterrer les lignes THT ???
    On enterre , on enterre….. beaucoup, vous ne trouvez pas ?

  318. 317 Sylvestre 21 jan 2008 à 23:19

    « La langue de bois est l’ingrédient de certains slogans, formules très générales, censées frapper les esprits et faciles à retenir, mais cachant une certaine obscurité de l’argumentation et des buts recherchés.
    Une forme particulière de langue de bois est la logorrhée (ou le blabla), qui cherche à noyer l’interlocuteur sous un flot de paroles inutiles, par exemple dans le but de faire passer une idéologie ou d’éluder une question délicate. »

    Ce langage est largement employé par le charmant comité « charbon propre »pour faire passer la pilule du CO2.

  319. 318 COMCONTRE 22 jan 2008 à 11:50

    Réunion publique de conditionnement organisé par le comité « charbon propre »à Nevers le 25 janvier
    QUESTIONS A POSER:
    On enterre le CO2 et on le laisse dormir pendant combien de temps ?
    Un tremblement de terre survient, que se passe t-il ?
    Cette dernière question est certainement embarrassante quand on constate qu’aucun média
    n’a fait état du séisme d’origine minière survenue le 3 janvier 2008 dans le bassin houiller lorrain.
    Le vieux démon du « lobbying pesant » a encore frappé, personne ne doit savoir !
    Camarades, imaginez le projet : le CO2 serait stocké dans les anciennes mines de LA MACHINE !
    Je suis sure que le maire est prêt à donner son accord.
    Quant à la population, si elle ne connaît pas les risques, pourquoi serait-elle contre ?
    A moins que….le nouveau format du journal local….

  320. 319 DUCRU 22 jan 2008 à 13:23

    Le JDC 2/01/2007

    Page 2 (9cmx5cm)
    « Charbon Rencontre publique le 31 janvier à Nevers (et non le 25 comme indiqué ci dessus)
    Le comité pour une exploitation propre du charbon…organise… »
    En réalité, qui organise… « avec la participation de Didier Bonijoly , coordonnateur des projets de stockage du CO2, Anna Newnham, membre du groupe communication d’Alsthom… »
    La messe est dite : le mariage du communiste et du capitaliste…
    Il faut croire que la mariée est belle !

    Page 3 (18cmx25cm)
    « COMMUNICATION-Antennes relais de téléphonie mobile
    Ces ondes qui inquiètent »
    Après les OGM, il est à craindre que le téléphone portable soit plus dangereux que l’exploitation du charbon et le stockage du CO2,
    Trouvons vite un moyen de stocker les ondes…sous terre !
    « Prendre des précautions »
    Le principe de…..(ça dépend pourquoi)
    On nous prend vraiment pour des moutons…

  321. 320 ESCARAVAGE 22 jan 2008 à 18:02

    La semaine dernière la visite à Paris de Rajendra Pachaudry Président du Giec, lauréat avec Ale gore du prix Nobel de la Paix, a bénéficié d’une audience médiatique minimale. On peut penser que ses propos plaidant pour un changement de comportement radical tournant le dos à notre société de consommation et de gaspillage ont déplu aux seigneurs des médias, les mêmes qui ne voient dans le changement climatique qu’une occasion de profit.

  322. 321 Jean V..... 22 jan 2008 à 22:24

    mardi 22 janvier 2008
    L’humanité va bientôt devenir « solaire »
    La 3 eme génération de panneaux solaires vient d’arrivé et il était grand temps!

    dans cette crise de l’énergie que nous vivons en ce moment, principalement générée par la flambée du prix du pétrole, une fin heureuse semble enfin en vue. En ressources de notre bonne vieille terre ne soient bientôt plus a l’ordre du jour. Plus de raison donc d’occuper des territoires comme l’Afghanistan pour y protéger des pipelines ou l’Irak pour en voler les ressources (pardon, « sécuriser le proche orient » comme le définirais l’administration Bush). A espérer également, une diminution des rejets de CO2 dans l’atmosphère par les centrales électriques au charbon de part le monde.

    La plus grande ressource énergétique à notre disposition sur terre ne se trouve pas sous terre. Notre plus grande source d’énergie nous vient de notre soleil qui nous bombarde avec assez d’énergie pour couvrir plus que largement le besoin énergétique mondial (5% de la surface des déserts suffirait). D’ailleurs, le charbon ou le pétrole ne serait pas présent sur notre planète s’il n’y avait pas de plantes qui pour vivre et se développer, captent les rayons du soleil. Le soleil est à la source de toute énergie sur terre. De plus, pourquoi ne pas utiliser l’une des causes du réchauffement climatique (un accroissement de l’activité solaire en cette dernière décennie) pour nous débarrasser des émissions de carbone dans notre atmosphère. Après tout, la planète en produit déjà suffisamment de CO2 sans nous.

    Le seul problème jusqu’à maintenant était que nous ne savions pas comme capter cette énergie directement, ou plus exactement nous ne savions le faire a un coût raisonnable. Au jour d’aujourd’hui, si l’on veut s’équiper de panneaux solaires, cet investissement de taille se fait généralement sur une période moyenne de 10 ans. A la vue des prix de l’immobilier, très peu de gens (même ceux ayant à cœur le respect de la nature) ont les moyens de financer l’installation de panneaux solaires ou bien se résignent à n’en installer qu’assez pour leur chauffe eau. La majorité se retourne malheureusement vers des solutions plus conventionnelles.

    Tout cela risque de changer très rapidement. Plusieurs startups viennent de se lancer dans la production de panneaux solaires de 3ème génération.

    La première génération de panneaux solaires fut mise au point il y a plus de 3 décennies et était basée sur l’usage de plaques de silicium utilisées dans la production de processeurs. Même si cette technologie fut innovatrice, il reste indéniable qu’elle ne saurait répondre aux demandes du marché en terme de coût de fabrication.

    La seconde génération de panneaux solaires vit le jour il y a à peu près 10 ans avec l’arrivée des premières cellules dites « thin film ». Ces cellules sont 100 fois plus minces qu’une cellule a base de silicium et ont un niveau de performance tout aussi efficace, voir supérieur.

    La troisième génération, issue de la nanotechnologie, qui physiquement ressemble fortement aux « thin film », a quand à elle l’énorme avantage d’avoir un coup de production très bas car les cellules sont imprimées sur un support. Tout comme vous pouvez imprimer cet article sur une feuille de papier, quelques entreprises se sont, ou vont se lancer comme défit d’imprimer des milliers de panneaux solaires. La production en masse, cent fois plus rapide que la méthode conventionnelle, risquerait bien de rendre les panneaux solaires accessibles à tous.

    Cela risque de devenir un tournant majeur pour l’humanité tout entière et une solution pour répondre a la demande énergétique grandissante des pays développés et en voie de développement. L’énergie ne nous viendra non pas d’une centrale nucléaire, mais de nos propres panneaux solaires. On peut même continuer à rêver et se dire que dans un future proche, ces panneaux se trouveront également sur nos voitures électriques ou hybrides possédant des batteries Nanosafe et qui se rechargeront toutes seules lorsqu’elles ne sont pas utilisées ou bien profiteront du surplus énergétique produit dans nos foyers. Un rêve qui décidément persiste, et qui est a notre portée.

    Pourquoi ce changement se fera très rapidement ? La principale raison est comme bien souvent économique. Avec ce nouveau procédé de fabrication, le coût de production a atteint un seuil critique, à savoir un prix de revient de moins de 1$ par watt, c’est-à-dire moins cher que le charbon. Il ne fait aucun doute que si ces entreprises tiennent leurs promesses, elles vont se développer très rapidement et fournir au marché des panneaux solaires ayant un prix très attractif. De plus, on peut raisonnablement spéculer sur le fait que des gouvernements vont investir massivement dans cette nouvelle technologie respectueuse de l’environnement et qui propose enfin une solution économiquement viable.

    Autre signe avant-coureur, est l’arrivée de managers de très grands groupes au sein de la plus prometteuse de ces startups. Nanosolar avait déjà rempli son carnet de commandes pour les 18 prochains mois avant même d’avoir commencé la production dans ses locaux tout neufs.

    Il est certain qu’il faudra encore attendre quelques années avant que l’usage de cette technologie ne se soit démocratisé, mais en attendant, cela nous redonne un peu d’espoir en ce début d’année.

    par Kobayachi (Cincinnati)
    Source site : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3071

  323. 322 Jean V..... 24 jan 2008 à 13:19

    Charbon
    La rencontre publique prévu le 31 janvier à Nevers aurait lieu aujourd’hui à 18h selon le jdc.(merci pour ceux qui travaillent)
    Organisée par « le comité pour une exploitation propre du charbon » avec la participation de Didier Bonijoly , coordonnateur des projets de stockage du CO2, Anna Newnham, membre du groupe communication d’Alsthom.
    Prévenu au dernier moment, surtout pour ceux qui lisent le journal le soir.
    Il auront pas ou peu d’opposition !
    Demain sans doute un compte rendu sur les bienfaits du « stockage CO2 »….

  324. 323 COMCONTRE 24 jan 2008 à 16:56

    LE RENDEZ-VOUS(PUBLIQUE????) DU COMITE « CHARBON PROPRE »
    Pour parler cru
    C’est ce qu’on appel poser un lapin.
    Ou se faire mener en bateau.
    Le comité dit :
    « Il faut que l’opinion se manifeste »
    En procédant de cette façon, pas de risque, ce sera la réunion de l’autosatisfaction !
    Silence,la communication d’Alsthom passe!

    La filière bois (oublié)…pas de réunion prévu….

  325. 324 Jean V..... 24 jan 2008 à 21:28

    INFORMATION
    Source : journal de l’environnement
    Les électeurs sensibles aux questions écologiques
    24/01/2008 09:21
    Les spécialistes de la politique française s’accordent à donner à l’environnement une place très importante lors de la campagne municipale.
    Analyser
    par Claire Avignon

    Non, l’environnement n’est plus une mode, il est devenu un véritable enjeu électoral. C’est ce que devraient prouver les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars. Selon un sondage Ipsos de novembre 2007 pour la Gazette des communes, l’environnement et le développement durable sont placés en tête de la hiérarchie des thèmes déterminants pour les Français: ils sont 31% à citer ce thème, devant les écoles et les crèches (30%), et l’action en faveur des personnes âgées (29%). D’après une autre enquête du même institut pour le Courrier des maires, également réalisée en novembre dernier, 44% des maires mentionnent l’environnement et le cadre de vie comme des thèmes qui seront davantage abordés en 2008 que lors de la campagne de 2001, loin devant la gestion de l’augmentation de la population (33%).

    Une lecture nationale, voire mondiale, peut être faite de cette évolution. «Dans les baromètres non publiés, nous avons observé un pic de l’intérêt pour cette thématique en 2007, lié à la médiatisation du pacte de Nicolas Hulot, du Grenelle, du film et du prix Nobel d’Al Gore, etc.», note Stéphane Zumsteeg, directeur du département Opinion à l’institut de sondage Ipsos. «Les exigences qui sont portées à l’échelle nationale devraient faire bouger les choses à l’échelle locale», analyse de son côté Daniel Boy, directeur de recherches au centre de recherches politiques de Science-Po (Cevipof).

    Mais la lecture peut également être beaucoup plus locale. «L’environnement, dans le sens de la qualité de vie, est un enjeu prégnant dans les villes, surtout dans les plus grandes où les maires ont la capacité, la possibilité, et même le devoir d’agir», estime Jean-Daniel Lévy, directeur adjoint de CSA opinion. Cela passe par une politique des transports efficace qui diminue les embouteillages, le bruit, la pollution de l’air. D’ailleurs, chaque maire de grande ville veut son tramway, et désormais, son système de location de vélos type Vélo’v (Lyon) ou Vélib’ (Paris), excellents arguments de campagne pour se faire réélire. Autre interprétation très locale de l’environnement par Daniel Boy: «Pour les Français, l’environnement, ce n’est pas quelque chose de sophistiqué comme le développement durable, ils sont surtout très sensibles à la propreté.»

    Cette montée en puissance signifie aussi un électorat plus large sensible aux questions environnementales. «Même les chômeurs et les ouvriers ne font plus l’arbitrage entre qualité de vie et efficacité économique», note Jean-Daniel Lévy. Toutefois, il n’est pas sûr que cela profite aux Verts, qui avaient obtenu d’excellents résultats aux municipales de 2001, puisque les autres grands partis ne méprisent plus cette thématique.

  326. 325 radicalement anticharbon 25 jan 2008 à 8:09

    visiblement, à Lucenay,pour les municipales pas question pour les listes constituées d’organiser un débat public.
    Pour une fois qu’il pouvait y’avoir débat!
    « surtout pas de polémique »
    excellent moyen de ne pas se prononcer avec une position claire sur la question du charbon.
    Mesdames et Messieurs les candidats, un peu de courage !

  327. 326 SYLVESTRE 25 jan 2008 à 14:44

    Définition du mot séquestrer
    Dictionnaire de la langue Française
    séquestrer, verbe transitif

    Sens 1 Confier un objet de litige à une tierce personne jusqu’au règlement de l’affaire
    Sens 2 Enfermer une personne contre sa volonté et illégalement.

    Synonymes :cloîtrer, détenir, emprisonner, enfermer, garder, kidnapper.

    SEQUESTRATION DU CO2 ?
    Pas de sens!
    Sauf pour de l’argent.

  328. 327 BOUZEUSE 25 jan 2008 à 23:30

    COSSAYE-LUCENAY
    La campagne bat son plein
    On dit
    Le bruit court
    Apparition des représentants(es) en poignées de main
    On sillonne les villages…
    Passage de pommade.
    Main dans le dos.
    N’oublions pas, « la critique est facile, l’art est difficile. »
    Et ce charbon bof…
    Qui est pour ?
    Qui est contre ?
    Il va falloir que l’on sache la position de chacun.
    C’est à croire qu’aucun candidat n’a internet dans ces villages !
    Surtout les « pour » qui semblent totalement muets, pourquoi ?

  329. 328 Sylvestre 26 jan 2008 à 13:07

    A propos des municipales et cantonales
    « Le flatteur est comme l’eau de Cologne, fait pour être senti et non avalé. »
    [Somerset Maugham]

  330. 329 EUREKA 26 jan 2008 à 20:16

    De plus en plus préocupant !!

    LONGYEARBYEN (Norvège), 24 jan 2008 (AFP) –

    « Une préoccupante mécanique de réchauffement climatique s’est enclenchée sur l’Arctique », estime l’océanographe Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS et coordinateur du programme Damoclès, à l’issue de la dérive du voilier polaire Tara.
    Damoclès (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) regroupe 49 laboratoires de 10 pays européens, des Etats-Unis, du Canada et de Russie.
    Projet pilote de l’union européenne pour l’année Polaire Internationale (API), il vise à observer, comprendre et quantifier les changements climatiques en Arctique afin d’aider à la prise de décisions face au réchauffement de la planète.
    Q: Quel est le principal enseignement des premières analyses de Damoclès, lors de la dérive arctique de Tara ?
    R: « Le traitement de l’énorme masse de données recueillies depuis 16 mois, dans les profondeurs de l’océan, sur la banquise et dans la basse atmosphère, est toujours en cours. Mais force est de constater qu’une préoccupante mécanique de réchauffement climatique s’est maintenant enclenchée sur la zone arctique dont l’effet de serre n’est pas l’unique et semble-t-il principal responsable ».
    Q: Quelle est la première conséquence observée durant la dérive de Tara, de cette mécanique de réchauffement ?
    R: « Un recul spectaculaire de la banquise a été constaté à la fin de cet été. Si ce phénomène se poursuit, on peut avancer la probabilité d’une fonte totale en été à l’orée des années 2015 alors que les précédents modèles pointaient 2050″.
    Q: Quel est le principal facteur responsable de cette situation?
    R: « Il y a plusieurs facteurs mesurables, tant dans l’océan que dans l’atmosphère. L’effet de serre et l’émission des gaz qui le provoquent et le renforcent a évidemment sa part importante de responsabilité, mais il semble, selon nos premières observations et études toujours en cours, que l’effet Albédo a pris maintenant le dessus. »
    Q: Qu’est-ce que l’effet Albédo ?
    R: « Le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface sur l’énergie solaire incidente. C’est l’histoire de la page blanche et de la page noire. 8O% de l’énergie solaire est réfléchie par une surface de glace ou de neige, contre seulement 10% par l’océan. Donc moins il y a de glace pour renvoyer les rayons du soleil, plus la température augmente et se maintient sur et sous la surface intéressée. L’océan a de la mémoire et le réchauffement provoque … du réchauffement. Ainsi, la chaleur emmagasinée cette année pendant l’été dans l’Arctique a provoqué un retard sans précédent d’un mois sur la formation de la banquise d’hiver ».
    Q: La rapidité de la dérive de Tara depuis la Sibérie jusqu’au détroit de Fram entre Groenland et Spitzberg est-elle à mettre au compte de cet effet Albédo ?
    R: « En partie, oui. Depuis une vingtaine d’années, l’épaisseur de la glace a diminué de quelque 50%. On est passé d’une épaisseur moyenne de la banquise de 3 mètres à environ la moitié (1,50m). Or, plus la croûte glacée sur laquelle dérivait Tara est fine, plus elle est véloce, poussée par les vents. C’est pourquoi cette dérive que nous estimions au départ devoir durer deux ans, sur la foi des modèles alors existants, a été écourtée de huit mois ».
    Q: Quel est l’arsenal scientifique mobilisé par le programme Damoclès ?
    R: » Damoclès a commencé en 2006 et prendra fin en 2009. Tara était notre principal support logistique et poste d’observations et d’analyses avec la vingtaine de scientifiques internationaux qui ont pu venir travailler à bord en avril dernier. Mais nous procédons également à des observations par satellite, ainsi qu’à des mesures enregistrées par une vingtaine de bouées dérivantes et +mouillées+ (amarrées) sur et autour de la banquise. En avril et août prochains, nous mettront enfin en place, sous la banquise, une demi-douzaine de flotteurs équipés de sonars, qui en mesureront l’épaisseur avec plus de précisions ».

  331. 330 ESCARAVAGE 27 jan 2008 à 10:47

    Mensonges et intox !
    Quand le prolétariat sert la soupe au capital.

    Nous lisons dans le tract du Comité pour une Exploitation Propre du Charbon :

    Le charbon propre c’est pour demain. On ne parle plus en décennies mais en années.

    On croirait lire Georges W. Busch.

    Ce qui suit est un extrait du rapport de l’Académie des Sciences : Energie 2007 – 2050 : Les Choix et les Pièges :

    « En fait, on mesure mal la somme des difficultés qui doivent être contournées, ainsi que les ordres de grandeur respectifs de ces essais et des quantités de gaz carbonique à stocker chaque année. Les émissions mondiales de CO2 dues aux combustibles fossiles dépassent déjà 25 Gt et se situeront en 2050 au-delà de 50 milliards de tonnes par an. Pour apporter une contribution significative, à cette échéance, il faudrait en capturer 10 à 20 milliards de tonnes chaque année et les stocker pour plusieurs siècles. Les essais d’injection menés à Sleipner (mer du Nord, Norvège) portent sur 1 Mt par an et ceux menés à Weyburn (Canada) sur 2 Mt par an. Il est bien difficile de faire passer un procédé industriel directement à une échelle 10 000 à 20 000 fois plus grande. De plus, divers aspects de ce genre d’opération restent encore mal connus. Les recherches sur l’injection dans les couches géologiques profondes(500 m ou plus) devront évidemment s’appuyer sur les études de réservoir menées par les pétroliers et le stockage de gaz naturel, tout en étant conscient des différences de nature du fluide injecté, des interactions entre la roche et le fluide, de la nécessité de confinement du CO2 pendant une longue période de stockage et de surveillance, etc. La recherche pose des problèmes de reconnaissance des terrains pour s’assurer que les caractéristiques de ces roches sont satisfaisantes (réservoir à porosité suffisante, couverture imperméable), pour envisager le problème des fuites possibles vers des aquifères moins profonds et éventuellement vers des nappes d’eau douce exploitées dès maintenant ou à moyen terme. De plus, l’eau chargée de gaz carbonique dissout le calcaire, on le sait depuis longtemps et les formes karstiques, notamment les dolines en surface et les cavités souterraines en profondeur, sont connues de longue date. Or, de nombreuses roches autres que les calcaires proprement dits contiennent du carbonate de calcium comme constituant important ou ciment de la roche. Quel sera le comportement de ces terrains en présence d’eau naturellement présente et de gaz carbonique injecté? Il s’agit là d’un problème de géochimie minérale bien peu documenté et dont les conclusions sont particulièrement importantes pour des stockages pluriséculaires. De son côté, le changement du pH dû au CO2 dissous pourrait affecter certains silicates. Enfin, une attention particulière devra être portée au problème d’étanchéité des couvertures, pour empêcher totalement tout retour vers des aquifères exploités ou susceptibles de l’être, ou vers la surface. Il ne faut pas oublier que, à partir d’une concentration dans l’air de 5 à 6 %, les effets sur la santé humaine peuvent être très graves. Il faut aussi être conscient que même une faible concentration de CO2 gazeux dans l’eau serait de nature à susciter l’inquiétude des populations et à. entraîner un rejet sociétal. On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’à l’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. ».

    Messieurs les « Coallovers » nous sommes en 2008, il est temps de vous apercevoir qu’un certain mode de propagande a fait son temps. Vive la glasnost !

  332. 331 Jean V..... 27 jan 2008 à 18:44

    Source :Le journal développement durable
    Energies renouvelables : Perpignan positive
    Perpignan va être la toute première ville à énergie positive en Europe. Vendredi, la ville a signé en présence de Jean-Louis Borloo, le Ministre de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables, la convention « Grenelle 2015″ qui promeut la diminution de la consommation énergétique ainsi que l’expansion des énergies renouvelables. Photovoltaïque, éolien…un investissement de 500 millions d’euros devrait permettre de financer les infrastructures nécessaires pour couvrir largement les besoins des 200 000 habitants de l’agglomération.

    La semaine dernière, la ville de Perpignan a signé une convention-cadre avec l’Etat, intitulée « Grenelle 2015″ qui vise à permettre à l’agglomération de fournir plus d’énergie que ce qu’elle ne consomme, grâce aux énergies renouvelables. C’est ce qu’on appelle une ville à énergie positive. Cet accord formalise la réduction de la consommation d’énergie de l’agglomération, d’une part, et de l’autre le développement des énergies renouvelables. L’objectif est de couvrir les besoins énergétiques des 200 000 habitants que compte l’agglomération perpignane. …..
    Un investissement rentable pour l’agglomération.

    Commentaire :
    Dans le même temps :
    -nos élus écrivent au Ministre de l’écologie pour savoir « l’état des demandes de concession du gisement de charbon de Lucenay-les-Aix »(voir article jdc du 26/01/2008)

    -Le comité pour une exploitation propre du charbon organise une réunion à Nevers qui serait toujours prévu le 31 janvier. « Le charbon propre c’est pour demain »
    Chacun sa vision du développement durable !

    Autre information que vous avez peut-être vu dans la presse locale (petit article)
    Energie renouvelable: 200.000 emplois à créer en France
    PARIS – Quelque 200.000 emplois seront créés d’ici 2020 si la France atteint à cette échéance l’objectif que lui a fixé mercredi la Commission européenne de 23% d’énergies renouvelables dans sa consommation, a estimé jeudi le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
    « L’atteinte de ces objectifs conduira à la création de 200.000 emplois nouveaux en France d’ici 2020″, affirme dans un communiqué le SER, qui représente les entreprises du secteur de l’éolien, de la biomasse, de l’hydraulique et du solaire.

  333. 332 Contrelamine 27 jan 2008 à 21:56

    CONTRELAMINE
    Question qui a été posée par un riverain inquiet : « Le bruit court que les travaux de la mine commenceraient en mars ». Il peut être rassuré, il n’y aura rien en mars. Nous assistons à une offensive du « Charbon propre » qui tient toujours le même discours archaïque et mensonger : les centaines d’emplois, le site pilote, la séquestration du CO2, c’est pour demain !!! Mais la concession n’est pas encore accordée… Le préfet aurait donné un avis favorable lors de la conclusion de l’enquête publique… si le problème du CO2 est réglé, les maires de Cossaye et Lucenay un avis défavorable ainsi que la DRIRE, mais le maire de Toury se serait abstenu, voila qui est intéressant, nous attendons confirmation. La France va devoir réduire ses émissions de CO2 et ce n’est pas en ouvrant la mine et la centrale qu’elle atteindra ses objectifs, quant à la séquestration, si elle fonctionne, il faudrait annoncer au habitants situés au-dessus du site, (certainement Devay), qu’on va leur déposer un bombe sous les pieds. Nul doute que la population va réagir et inutile de préciser que si le CO2 ressortait (comme au lac Nyos en Afrique, plus de 1500 morts), c’est une bonne partie de la région qui serait rayée démographiquement de la carte. Alors, qui osera prendre ce risque, les membres du « Charbon propre » devraient se renseigner aux bonnes sources avant de faire leur propagande.

  334. 333 COMCONTRE 28 jan 2008 à 17:11

    « Le maire de Toury se serait abstenu d’écrire lors de l’enquète publique»…A confirmer
    Ce serait vraiment un scoop !
    C’est sans doute qu’il a, lui aussi à l’image de certains candidats…manquer d’informations ?
    Pourtant il fait parti de la commission « économique et environnementale »
    Une fois de plus serait-il
    « En avance sur le Grenelle de l’environnement »
    Le « Label HQE » (Haute Qualité Electorale) est passé par la
    Relisez ses déclarations de 2006……
    Il est vrai qu’il vaut mieux rien écrire que d’écrire des …….

  335. 334 Contrelamine 28 jan 2008 à 22:45

    Conseil Général vendredi. Réponse de Marcel Charmant à une question sur le dossier « charbon ». Il donne lecture de la réponse toute fraîche du Ministre J.-L. Borloo : « Les demandes sont en cours d’examen, une concertation est indispensable, il y a le problème du CO2 et des progrès à faire pour que la France tire profit de la production d’électricité à base de charbon ». Voila qui peut rassurer pour le moment les gens inquiets. Mais devinez qui avait posé la question (je vous le donne Emile…) ? C’était M. Hourcabie en personne… qui là n’oublie pas le dossier. Au fait, peut-on se procurer le rapport de l’enquête publique ou est-il « top-secret » comme le rapport Sofremines que M. Paul devait transmettre à l’Observatoire… dont nous n’entendons plus parler!!! Mais le Général de Gaulle disait : « Si on veut enterrer un problème, on crée une commission », s’il pouvait avoir encore raison.

  336. 335 Contrelamine 30 jan 2008 à 13:35

    Chronique de Christian Buchet ce matin sur Europe 1 : « Capture et séquestration du CO2″
    - le procédé est au point… pour des petites quantités ;
    - il coûte très cher : 60 euros la tonne actuellemnt ;
    - il faut trouver les terrains propices… qui doivent être très près de la source de production sinon le coût augmente encore lourdement :
    - ces poches doivent être absolument étanches sinon c’est la fuite et là, le remède sera pire que le mal ;
    - enfin, le passage à la séquestration industrielle ce n’est pas avant 2020, et il faudra garantir la stabilité de ce stockage pendant 500 ans ou plus.
    En un mot, le CHARBON PROPRE CE N’EST NI POUR DEMAIN, NI POUR APRES-DEMAIN, n’en déplaise à certains candidats.

  337. 336 ESCARAVAGE 30 jan 2008 à 13:47

    Douze ans, c’est ce que demandent les technoscientifiques les plus optimistes pour obtenir la réalisation du stockage du CO2 sur le plan industriel. Certains fixent plutôt l’échéance à 2030 voire 2050. D’autres émettent des doutes sur son innocuité et son efficacité.
    Les événements climatiques des 12 années qui viennent de s’écouler ont apporté les preuves incontestables du réchauffement engendré par les rejets de CO2 dans l’atmosphère. Surtout au fil des ans la fréquence et la violence des phénomènes météorologiques extrêmes s’accroissent de façon certaine.
    On peut donc prévoir qu’au cours des 12 ans que se donnent les « clean-washers » du charbon, les émissions de CO2 ne faisant qu’augmenter, la catastrophe va se précipiter encore vers le point de non-retour.
    La solution qui s’impose, comme l’affirme le professeur Stiglitz, est la fermeture des centrales brûlant du charbon, gagée par des économies drastiques d’énergie.

  338. 337 SYLVESTRE 30 jan 2008 à 18:09

    La calomnie est comme la fausse monnaie: bien des gens qui ne voudraient pas l’avoir émise la font circuler sans scrupule.

    Diane de Beausacq

  339. 338 SYLVESTRE 30 jan 2008 à 18:35

    Il est plus facile de critiquer que d’imiter.
    [Zeuxis]

  340. 339 Jean V..... 30 jan 2008 à 23:11

    Stockage géologique du CO2 en France:
    Connaissance commune sur l’acceptabilité
    et
    Primeur sondage TNS SOFRES-CIRED
    Minh Ha-Duong
    CIRED, UMR 8568 CNRS/EHESS
    Atelier sur les enjeux sociaux du stockage du CO2 en France
    CIRED/APESA, Nogent sur Marne, 27 avril 2007

    Conclusion
    Finalement, êtes-vous tout à fait favorable [....] à
    l’utilisation de la séquestration / du stockage géologique
    du CO2 en France ?

    ● Favorable: 38%
    ● Opposé: 42%
    ● Sans opinion: 20%

    Visible sur site :
    http://www.centre-cired.fr/forum/IMG/pdf/main.pdf

    Encore un sondage que vous n’avez pas vu dans le journal local !

    Quel serait le résultat si la population était bien informée sur les possibles risques de cette technique ???

    Petit rappel d’une partie du commentaire référence (RELIRE) page 2 de ce blog

    Des sites pilotes testent actuellement le procédé de stockage géologique du CO2.

    « La question essentielle est de savoir si les réservoirs de stockage vont rester bien étanche, durant un millier d’années au moins, vis-à-vis des couches géologiques qui les encadre. Le problème majeur, c’est celui du couvercle, pas du réservoir. » (source Géo-ingénierie)
    Selon la même source, une expérience d’injection de CO2 dans le sous-sol, menée sur le site de Frio dans le golf du Texas en octobre 2004 a révélé une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l’étanchéité du stockage.

    Dans le rapport spécial du GIEC « Piégeage et stockage du dioxyde de carbone » (59 pages) nous pouvons lire :
    « Il existe deux types distincts de scénarios de fuite :

    - 1) la fuite soudaine par défaillance du puits d’injection ou par remontée dans un puits abandonné.

    - 2) La fuite progressive en raison d’une faille, d’une fracture ou d’un puits non détecté. »

    « Les conséquences d’une concentration élevée de CO2 dans le sous-sol peu profond, peuvent avoir des effets mortels pour les plantes et les animaux du sous-sol mais aussi la contamination des eaux souterraines.
    Des flux importants, associés à des conditions atmosphériques stables, peuvent entraîner des concentrations locales élevées de CO2 dans l’atmosphère pouvant nuire à toutes formes de vie sur la terre (hommes et animaux).
    L’élévation de la pression locale et interne, consécutive à l’injection de CO2 pourrait provoquer de petits phénomènes sismiques. »

    RASSURANT NON ?

    Que devient l’article 5 de la Charte de l’environnement (APPLICATION DU PRINCIPE DE PRECAUTION) ?
    Pouvons nous spéculer sur l’avenir en réalisant ce stockage sans avoir l’absolu certitude sur le résultat à long terme ?
    Avons-nous le droit de jouer aux apprentis sorciers et d’hypothéquer la sécurité du monde de demain?
    Qu’allons nous laisser aux générations futures ?

    Reste l’évidente question du coût et surtout de l’acceptation par la population ?

  341. 340 COMCONTRE 31 jan 2008 à 13:27

    MUNICIPALES LUCENAY-COSSAYE

    LA CAMPAGNE BAT SON PLEIN
    C’EST PLUS FACILE DE DENIGRER QUE DE PARLER DES VRAIS PROBLEMES

    IL N’Y A PAS QUE DANS LA HAUTE POLITIQUE QUE L’ON ECOUTE DES PETITES PHRASES ASSASSINES.

    ON VEUX ELIMINER, CASSER…..
    LES AMIS D’HIER DEVIENNENT DES PESTIFERES.
    DROLE DE METHODE.

    MAIS PRENDRE UNE POSITION CLAIRE C’EST AUTRE CHOSE !

    ATTENTION A L’EFFET BOUMERANG !

  342. 341 SYLVESTRE 31 jan 2008 à 14:15

    Il n’existe que deux choses infinies : l’univers et la bêtise humaine…
    Mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolue.
    Albert Einstein

  343. 342 TOURNEZMANEGE 2 fév 2008 à 10:27

    Le jdc 02/02/2008
    Tournée des popotes
    Francois et Paul sur le chemin de Decize
    « Déviation de Decize…Et si cette route se faisait, il suffirait de la prolonger de six km pour rejoindre la zone d’exploitation de l’hypothétique mine de charbon… »
    Sans doute pour transporter le CO2 , puisque paraît-il on peut en stocker (une partie) à Devay.
    Et le reste dans le bassin parisien !
    Pas de risque bien sur, la technique est au point !
    Garanti éternel ?
    A moins qu’un séisme d’origine minière comme celui survenu le 3 janvier 2008 dans le bassin houiller Lorrain(information soigneusement occulté par la presse) ne vienne bousculer les prévisions que soutiennent les membres du comité « charbon propre »
    Ou est la transparence de l’information ?

  344. 343 ESCARAVAGE 2 fév 2008 à 10:56

    Le gouvernement américain abandonne le charbon « propre »
    par Alexis Beauchamp
    Voir tous les articles de Alexis Beauchamp
    Texte mis en ligne le 1 février 2008 à 12:10
    Soyez le premier à commenter ce texte

    Une esquisse du projet FutureGen, qui est en péril suite au retrait du gouvernement américain. Image: DOE
    Le plus grand projet de centrale électrique au charbon « propre » au monde vient de perdre son plus important bailleur de fonds, le gouvernement fédéral américain.
    Le Département de l’Énergie justifie sa décision en indiquant que les coûts du projet FutureGen ont doublé en cinq ans. La douzaine d’entreprises partenaires du projet, qui inclus Rio Tinto Alca, se retrouvent ainsi le bec à l’eau.
    Celles-ci affirment toutefois vouloir aller de l’avant malgré le retrait subit du Département de l’Énergie.

    Le fédéral devait investir 1,1 milliard de dollars, ou 60 % de la facture totale, qui pourrait encore augmenter.

    Le Secrétaire à l’énergie, Samuel Bodman, a annoncé hier que le gouvernement préférait plutôt investir dans quatre projets de capture et de séquestration du carbone (CSC), qui restent à déterminer.

    Propre, vraiment ?

    Le concept même de charbon « propre » demeure controversé aux Etats-Unis, où la moitié de l’électricité est produite avec cette énergie fossile.

    En effet, plusieurs groupes écologistes dénonçaient le mégaprojet « FutureGen » comme un mirage qui servait à détourner l’attention de la pollution actuelle en promettant des « innovations technologiques révolutionnaires », pour utiliser les mots du Département de l’énergie lors de l’annonce initiale du projet en 2003.

    Pourquoi chercher à réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre (GES) à grands frais maintenant alors qu’on pourra bientôt régler la question de manière définitive ?, résonnait le gouvernement fédéral et l’industrie.

    Or le projet de charbon « propre » était particulièrement ambitieux. Il s’appuie sur une technologie appelée Integrated Gasification Combined Cycle (IGCC), qui « purifie » le charbon de ses impuretés en le transformant en gaz synthétique. Cette gazéification réduit de manière importante les émissions de dioxyde de souffre.

    Le gaz synthétique permet également d’extraire le maximum d’énergie du charbon et facilite la capture et la séquestration du dioxyde de carbone (CO2).

    Ce gaz synthétique (syngas en anglais) est ensuite brûlé afin de faire tourner une turbine, produisant de l’électricité, et la chaleur produite par cette combustion est ensuite récupérée pour faire tourner une seconde turbine, qui elle aussi produit de l’électricité.

    Certaines installations d’IGCC existent actuellement, mais la technologie est peu répandue à cause de ses coûts importants. Ceux-ci seraient de 20 % plus importants qu’une centrale au charbon conventionnelle selon l’Energy Information Administration.

    Le projet FutureGen incluait de plus un volet qui visait à produire de l’hydrogène et un autre qui visait à capturer et enfouir les émissions de GES sous terre.

    Un autre mirage ?

    L’abandon de FutureGen par le Département de l’Énergie rappelle son retrait d’un programme similaire en 2001, qui visait lui à construire la « supervoiture » de demain. Après avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le projet « Partnership for a New Generation of Vehicles », l’administration Bush a laissé tomber ce partenariat qui rassemblait les constructeurs automobiles américains.

    Le Département de l’Énergie a depuis recentré le tir sur le développement de la voiture à hydrogène. Alors que l’une des entreprises pionnières dans ce secteur, Ballard, annonce cette semaine qu’elle abandonne cette filière, plusieurs questionnent le bien-fondé de cette stratégie…

    Ceci dit, le fait de favoriser la capture et la séquestration du carbone pourrait s’avérer la meilleure décision. C’est en tout cas la conclusion d’une étude récente du Massachussetts Institute of Technology (MIT), « The Future of Coal », qui recommandait explicitement au gouvernement américain de convertir le projet FutureGen en projet de CSC.

    Pour aller plus loin :

    http://www.energy.gov Communiqué du Département de l’Énergie

    http://www.greenbiz.com GreenBiz

    C’est toujours ça ! Espérons que lesrecommandations du MIT ne seront pas écoutées par la prochaine administration…

  345. 344 EUREKA 2 fév 2008 à 13:24

    Le gouvernement américain abandonne le charbon « propre »
    par Alexis Beauchamp
    Source : http://www.visiondurable.com/article-180203-Le-gouvernement-americain-abandonne-le-charbon-propre.html

    Le plus grand projet de centrale électrique au charbon « propre » au monde vient de perdre son plus important bailleur de fonds, le gouvernement fédéral américain.
    Le Département de l’Énergie justifie sa décision en indiquant que les coûts du projet FutureGen ont doublé en cinq ans. La douzaine d’entreprises partenaires du projet, qui inclus Rio Tinto Alca, se retrouvent ainsi le bec à l’eau.

    Celles-ci affirment toutefois vouloir aller de l’avant malgré le retrait subit du Département de l’Énergie.

    Le fédéral devait investir 1,1 milliard de dollars, ou 60 % de la facture totale, qui pourrait encore augmenter.

    Le Secrétaire à l’énergie, Samuel Bodman, a annoncé hier que le gouvernement préférait plutôt investir dans quatre projets de capture et de séquestration du carbone (CSC), qui restent à déterminer.

    Propre, vraiment ?

    Le concept même de charbon « propre » demeure controversé aux Etats-Unis, où la moitié de l’électricité est produite avec cette énergie fossile.

    En effet, plusieurs groupes écologistes dénonçaient le mégaprojet « FutureGen » comme un mirage qui servait à détourner l’attention de la pollution actuelle en promettant des « innovations technologiques révolutionnaires », pour utiliser les mots du Département de l’énergie lors de l’annonce initiale du projet en 2003.

    Pourquoi chercher à réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre (GES) à grands frais maintenant alors qu’on pourra bientôt régler la question de manière définitive ?, résonnait le gouvernement fédéral et l’industrie.

    Or le projet de charbon « propre » était particulièrement ambitieux. Il s’appuie sur une technologie appelée Integrated Gasification Combined Cycle (IGCC), qui « purifie » le charbon de ses impuretés en le transformant en gaz synthétique. Cette gazéification réduit de manière importante les émissions de dioxyde de souffre.

    Le gaz synthétique permet également d’extraire le maximum d’énergie du charbon et facilite la capture et la séquestration du dioxyde de carbone (CO2).

    Ce gaz synthétique (syngas en anglais) est ensuite brûlé afin de faire tourner une turbine, produisant de l’électricité, et la chaleur produite par cette combustion est ensuite récupérée pour faire tourner une seconde turbine, qui elle aussi produit de l’électricité.

    Certaines installations d’IGCC existent actuellement, mais la technologie est peu répandue à cause de ses coûts importants. Ceux-ci seraient de 20 % plus importants qu’une centrale au charbon conventionnelle selon l’Energy Information Administration.

    Le projet FutureGen incluait de plus un volet qui visait à produire de l’hydrogène et un autre qui visait à capturer et enfouir les émissions de GES sous terre.

    Un autre mirage ?

    L’abandon de FutureGen par le Département de l’Énergie rappelle son retrait d’un programme similaire en 2001, qui visait lui à construire la « supervoiture » de demain. Après avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le projet « Partnership for a New Generation of Vehicles », l’administration Bush a laissé tomber ce partenariat qui rassemblait les constructeurs automobiles américains.

    Le Département de l’Énergie a depuis recentré le tir sur le développement de la voiture à hydrogène. Alors que l’une des entreprises pionnières dans ce secteur, Ballard, annonce cette semaine qu’elle abandonne cette filière, plusieurs questionnent le bien-fondé de cette stratégie…

    Ceci dit, le fait de favoriser la capture et la séquestration du carbone pourrait s’avérer la meilleure décision. C’est en tout cas la conclusion d’une étude récente du Massachussetts Institute of Technology (MIT), « The Future of Coal », qui recommandait explicitement au gouvernement américain de convertir le projet FutureGen en projet de CSC.

  346. 345 ESCARAVAGE 2 fév 2008 à 15:27

    On peut penser que cette décision d’abandon de Futurgen est liée à la situation catastrophique des finances de l’administration Bush. Considérant que la situation de la France
    n’est pas meilleure, que « les caisses sont vides » et la dette abyssale, le
    financement public de SEREN ou de VALORCA est plus que problématique et, quant aux investissement de la CEE, il est permis de penser qu’ils ne rempliront pas les poches de tels guignols.

  347. 346 ESCARAVAGE 2 fév 2008 à 15:30

    « Parmi les conséquences inattendues du réchauffement, des séismes touchent le Groenland à mesure que les glaciers fondent.
    par Paul Brown for The Guardian
    Au Groenland, la calotte glaciaire fond à une telle rapidité que les blocs de glace de plusieurs kilomètres cubes qui s’en détachent provoquent des tremblements de terre. Des scientifiques qui surveillaient la zone pendant l’été 2007 ont déclaré que l’accélération de la fonte des glaces pourrait être catastrophique en termes d’élévation du niveau de la mer et que les estimations faites en février par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) étaient largement dépassées.
    Le fjord d’Ilulissat, d’où se serait détaché l’iceberg qui a coulé le Titanic, fond désormais trois fois plus vite qu’il y a dix ans. “Nous assistons à une accélération massive de la vitesse de déplacement de ces glaciers vers la mer. La glace se déplace à une allure de 2 mètres par heure sur un front de 5 kilomètres de long et 1 500 mètres de profondeur. Cela signifie que ce glacier déverse en un an assez d’eau douce dans la mer pour subvenir aux besoins d’une ville de la taille de Londres”, explique Robert Corell, président de l’Arctic Climate Impact Assessment (ACIA, Etude sur l’impact du climat dans l’Arctique).
    Le professeur Corell, directeur du programme sur le réchauffement climatique au centre Heinz à Washington, avance que les estimations de l’élévation du niveau de la mer, dans le rapport du GIEC, se fondaient sur des données vieilles de deux ans. Le groupe d’experts prévoyait une élévation du niveau des mers comprise entre 20 et 60 centimètres pour le siècle à venir. En réalité, les prévisions les plus pessimistes semblent être de mise, certains spécialistes avançant même le chiffre de 2 mètres, ce qui serait une véritable catastrophe pour les côtes européennes.
    Après avoir survolé le glacier d’Ilulissat, Robert Corell a déclaré avoir vu “de gigantesques trous à travers lesquels se déversent des quantités d’eau. La première fois que je suis venu sur ce glacier, dans les années 1960, il n’y en avait pas un seul. Aujourd’hui, ces trous, que nous appelons ‘moulins’, atteignent 10 à 15 mètres de diamètre et sont partout. Il y en a des centaines.” La glace fondue s’accumule sous le glacier, formant un grand lac de 500 mètres de profondeur, ce qui permet au glacier de “flotter au-dessus de la terre. Ces rivières de glace fondue agissent comme un lubrifiant sur le glacier, c’est comme enduire une surface d’huile et la faire glisser sur l’eau. L’accélération qui en résulte est très impressionnante et potentiellement catastrophique.” Le glacier se déplace actuellement au rythme de 15 kilomètres par an, avec quelques pointes de vitesse. Un jour, Corell a mesuré que le glacier avait parcouru 5 kilomètres en quatre-vingt-dix minutes, un évènement extraordinaire.
    Veli Kallio, un scientifique finlandais, explique que les secousses sont liées au détachement de blocs de glace soudés à la roche depuis des centaines d’années. Ces tremblements de terre sont de faible magnitude – de 1 à 3 sur l’échelle de Richter – mais ils étaient inconnus dans le nord-ouest du Groenland et pourraient faire s’effondrer l’ensemble de la calotte glaciaire. Selon le professeur Corell, “ces tremblements de terre ne sont pas dangereux en eux-mêmes mais leur existence démontre que le réchauffement climatique est beaucoup plus rapide que tout ce que nous avions pu prévoir”.
    rougemidi.org
    Et pendant ce temps nos cocomickeys nivernais ne rêvent que d’en remettre une louche pour que ça fonde plus vite…

  348. 347 DECIZE-INSOMNIAQUE 3 fév 2008 à 10:31

    le JDC (four à chaux ): « Il suffit de prolonger la route de 6 Km pour rejoindre la zone d’exploitation de l’hypothétique mine de charbon »
    Soit la zone d’exploitation s’est rapproché de Decize ou il y a erreur de distance
    Sur le site plans et itinéraires on peut lire :
    De
    Le Four à Chaux Decize (58300, France)
    A Cossaye (58300, France)
    Itinéraire : Express Distance : 14.0 km
    Bonjour les expropriations pour élargir la route
    Les ponts ?
    Qui paye ?

  349. 348 ESCARAVAGE 3 fév 2008 à 11:02

    CSC suite: L’entouthiasme semble en baisse…
    Le samedi 02 février 2008
    Piéger le CO2 pour réduire les GES

    Grâce à la captation et au stockage du carbone, le Canada pourrait diminuer ses émissions projetées de gaz à effet de serre (GES) de 40 %.
    Photothèque Le Soleil
    Éric Moreault
    Le Soleil
    Québec
    Un groupe de travail de l’industrie de l’énergie recommande aux gouvernements fédéral et provinciaux d’investir 2 milliards $ dans le développement de la captation et du stockage du carbone (CSC). Cette technologie encore expérimentale permettrait au Canada de diminuer ses émissions projetées de gaz à effet de serre (GES) de 40 % en 2050.
    S’il veut continuer à exploiter les très polluants sables bitumineux pour en extraire du pétrole et produire de l’électricité à partir des centrales de charbon, le Canada n’a pas le choix d’investir dans la séquestration du CO2, estime le groupe créé par les gouvernements canadien et albertain. Le CSC est un processus qui consiste à extraire le CO2 (un GES) des émanations industrielles et à le piéger dans de profondes formations géologiques.

    Dans son rapport préliminaire divulgué hier, ÉcoÉNERGIE soutient que le Canada doit développer de toute urgence les compétences et l’expertise nécessaires à l’implantation du CSC. Il pourrait non seulement réduire ses émissions, mais jouer un rôle de «chef de file» sur le plan mondial pour en exporter la technologie.

    En fait, le rapport est transparent, il s’agit surtout de protéger l’industrie du «risque» lié aux émissions de GES. Mais comme il s’agit d’un investissement «risqué», il recommande une contribution de 2 milliards $ des gouvernements, de concert avec l’industrie, pour implanter de trois à cinq projets de CSC d’ici 2015. Ceux-ci permettraient de réduire les GES de cinq mégatonnes par année (les émissions actuelles sont de 747 Mt/an).

    Le rapport met de l’avant deux autres recommandations. La première propose de dégager clairement l’industrie de l’énergie fossile de toute responsabilité à long terme et de transférer cette responsabilité aux gouvernements provinciaux. La deuxième propose que le CSC obtienne son propre système de crédits carbone et que les futurs régimes de réglementation des GES confèrent les mêmes avantages au CSC qu’à toute autre option reconnue de réduction des émissions de GES.

    Le rapport trace évidemment un lien entre la prospérité économique du Canada et le soutien à l’industrie. Il justifie aussi l’éventail de mesures en soulignant que l’Australie, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà commencé à investir de l’argent public.

    Explosion des coûts

    Le département américain de l’Énergie a toutefois annoncé cette semaine qu’il retirait son investissement de 1 milliard $ dans le projet FutureGen en raison de l’explosion des coûts. Celui-ci consistait en une centrale thermique au charbon misant sur le CSC.

    La technologie du CSC divise la communauté scientifique en raison de sa capacité limitée et des effets inconnus sur l’environnement à long terme, notamment les nappes d’eau souterraine. En fait, la technologie n’est pas encore au point, selon le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Et quand elle le sera, elle constituera une partie de la solution de la réduction de la pollution et non une panacée, fait-on valoir.

  350. 349 ESCARAVAGE 3 fév 2008 à 12:41

    Extrait d’un article de Terra economica :
    « Une armée de costumes-cravates D’après le commissaire européen Siim Kallas, la capitale européenne compte environ 15 000 lobbyistes, qui travaillent dans 200 cabinets de conseil en affaires publiques, et aussi au sein des 2 600 grands groupes d’intérêt installés à Bruxelles : fédérations professionnelles, ONG, etc. Des effectifs colossaux comparés aux 26 000 fonctionnaires de la Commission européenne. S’y ajoute une nuée de think tanks, groupes de réflexion sur les politiques européennes, comme l’European Policy Center ou le Transatlantic Institute. Le chiffre d’affaires annuel des lobbyistes atteindrait 60 à 90 millions d’euros dans la capitale européenne, une somme bien inférieure aux 2 milliards de dollars estimés pour leurs confrères exerçant à Washington ».

    Mais : « Les enfants à naître n’ont point de lobby ». (Hans Jonas).

    L’ADSN non plus, mais elle occupe le terrain et doit œuvrer à barrer la route aux nuisibles de tous poils qui voudraient s’en emparer.

  351. 350 Jean V..... 3 fév 2008 à 16:35

    SOURCE :
    Fondation Argentine d’Écologie Scientifique

    Responsable de la rédaction:
    Pierre Lutgen,
    docteur en sciences, Luxembourg

    Le charbon, source de contamination radioactive

    Les centrales thermiques au charbon contaminent beaucoup plus leurs alentours que les centrales nucléaires. Aux Etats-Unis ces centrales émettent un total de 48 tonnes de mercure dans l’air, une des substances les plus toxiques qui existent. Une centrale thermique de 1000 MW au charbon produit 4.8 millions de tonnes de CO2 par année et une montagne de cendres. Une centrale nucléaire de même capacité produit une tonne de déchet radioactif qui peut être enterré dans une galerie sous terre où il perd sa radioactivité au cours des années. Mais il est préférable qu’il soit recyclé et reconditionnée dans des surgénérateurs ou des installations comme celle de Sellafield. Il est vrai que cette usine émettait de l’eau radioactive vers la mer. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    Peu de gens savent que les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité. Le charbon contient en moyenne 1.3 ppm d’uranium et 3,2 ppm de thorium. En 1982 les centrales thermiques au charbon des Etats-Unis on émis dans l’air 801 tonnes d’uranium et 1907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais contenus dans des fûts ou dans du béton. L’uranium-238 émis par les centrales thermiques est transformé par le rayonnement solaire et cosmique en plutonium-239 qui est éminemment toxique par inhalation. Il est donc beaucoup plus dangereux de vivre dans le voisinage d’une centrale thermique au charbon que près d’une centrale nucléaire.
    Plusieurs centrales thermiques au charbon en Grande-Bretagne ont du fermer parce que leurs environs étaient devenus trop radioactifs. En plus les centrales au charbon émettent de grandes quantités de radon, gaz qu’il est difficile de capter par des filtres. Comme sont difficiles à capter les dioxines émises par les centrales thermiques. Les eaux usées des centrales au charbon sont également radioactives. L’Environmental Protection Ageny des Etats-Unis calcule que toutes les centrales au charbon du monde émettent chaque année 6 630 tonnes d’uranium (Chernobyl avait mis 5 tonnes de substances radioactives dans l’air) et 16 320 tonnes de thorium dans la biosphère, soit un demi kilo pour chaque habitant de la terre.

    Il est possible d’utiliser ces déchets d’uranium 238 et de plutonium dans des surgénérateurs. Le Superphénix en France qui ne produisait beaucoup moins de déchets qu’une centrale classique a été arrêté par le gouvernement Jospin sous la pression des mouvements écologistes.

    Etrange que Greenpeace veuille bloquer quelques conteneurs qui sont en route vers des centres de retraitement et ne s’intéresse pas à cette autre contamination radioactive massive due au charbon. Cette association n’est probablement pas au courant des études épidémiologiques faites autour des centres de retraitement des déchets au plutonium (Los Alamos, La Hague, Sellafield). A chaque nouvelle étude on trouve que pour les personnel et les riverains la mortalité est moindre et le nombre de cas de cancer inférieur à celui du reste de la population.

    Les Chinois commencent à s’inquiéter. L’essentiel de leur énergie provient du charbon et les cendres de ces centrales ont été utilisées pendant des années pour fabriquer du ciment. La radioactivité à intérieur de beaucoup de leurs maisons dépasse les normes.
    L’énergie nucléaire reste parmi les moins chères. Si on ajoute au coûts de production le coût des externalités (pollution de l’air, accidents, effet de serre, frais de recherche, déchets…) elle revient à 0,03 € par kWh contre 0,06 pour les centrales thermiques au charbon. Si on voulait remplacer les 19 centrales nucléaires d’Allemagne par des éoliennes il en faudrait selon les calculs du professeur Dörrscheidt implanter 460 000 sur les collines. Elle est également la plus sûre. C’est dans les centrales nucléaires qu’on a eu le moins d’accidents mortels au cours des dernières 20 années. Dans les centrales thermiques au charbon on comptabilise 300 morts par année et par TWatt, dans les centrales au gaz 80 et dans les centrales nucléaires 5. Et les Danois qui se disent champions sur le champ de bataille de Kyoto émettent néanmoins 17 fois plus de gaz carbonique pour un KWh que les Français.

    Pierre Lutgen
    Luxembourg
    Doctoeur en Sciencies

  352. 351 Jean V..... 3 fév 2008 à 16:52

    SOURCE :NatutaVox
    mercredi 27 juin 2007

    Energie et Business
    La dérégulation du marché de l’énergie ouvre la voie à de nouveaux investisseurs, « innovateurs » audacieux: quelles innovations? quelles audaces? pour qui? le respect de l’environnement est plus que jamais d’actualité

    Le Monde du 22 juin 2007 présente « un innovateur de rupture » selon ses propres termes, Charles Beigbeder, fondateur de « sa petite société » Poweo . Un chef d’entreprise qui prône l’innovation et la prise de risque : le propos est séduisant !
    Mais quelle innovation et quelle prise de risque ?
    Soyons rigoureux.
    Profitant de la dérégulation du marché de l’énergie, Poweo promet du « charbon propre » en présentant un projet de construction d’une centrale à charbon sur le territoire du port Autonome du Havre
    Or la population du Havre se mobilise contre ce projet : pourquoi ?
    Parallèlement à l’actuelle centrale EDF , première émettrice de poussières de Haute Normandie, première émettrice de NOX et troisième émettrice de SO2, les nouvelles centrales émettront effectivement moins de polluants à partir de 2015, en application de la loi, donc moins de poussières, de SO2, de NOX, etc.
    En revanche les émissions de CO2, redoutable gaz à effet de serre seront toujours effectives en 2011 ou 2012 ou même 2015 . Notre région, fortement industrialisée, est la première en émission de gaz à effet de serre par habitant.

    Le charbon propre n’existe pas. On ne sait ni capter le CO2 ni le stocker. Tous les experts présents au colloque « Charbon propre, mythe ou réalité ? », réunis au Havre récemment ont été d’accord pour affirmer que la capture et la séquestration du CO2 ne seront pas au point avant 15 ans minimum et qu’elles seront très coûteuses.

    Alors que le président de la République vient d’affirmer « le problème du réchauffement climatique devient une urgence », on construirait au Havre une centrale dont on sait qu’elle ne peut pas être performante.
    Où est l’innovation ?
    Par ailleurs, , interrogé sur un projet d’éoliennes en mer, et s’y opposant, Monsieur le Préfet faisait remarquer que « notre région développe déjà près de 10 000 mégawatts par ses sources classiques » c’est-à-dire que notre région qui correspond à 2,98% de la population française, participe à hauteur de 11 % à la production nationale, et n’en consomme que 4% selon les chiffres officiels.
    Donc, si l’on comprend bien, on s’oppose aux énergies renouvelables en Haute Normandie sous prétexte qu’on produit plus d’électricité que l’on n’en consomme et on autorise des centrales à charbon !

    Posons plutôt les vrais problèmes. Le dernier Ministre de l’Environnement affirmait : « Un urbanisme capable de concevoir des quartiers où tout concourt à préserver notre environnement, et des habitations à énergie positive, c’est-à-dire qui restituent autant ou plus d’énergie qu’elles n’en consomment, est possible… ». Un formidable chantier est ouvert aux vrais innovateurs d’un environnement respectueux de la planète : consommer autrement, en faisant appel aux économies d’énergie, à l‘efficacité énergétique et aux énergies renouvelables .

    Enfin , les Havrais refusent de prendre des risques supplémentaires pour leur santé ! Le Havre a le taux de cancers le plus élevé en Haute Normandie et en France (35,7% contre 31, 8). Avec 978,8 décès pour 100 000 habitants, le territoire havrais se place en troisième position des sept communautés d’agglomérations les plus touchées par la mortalité générale.
    En conclusion, le chef d’entreprise qui veut innover, doit tout d’abord convaincre ses concitoyens que ses projets tiennent compte des avancées de la science, et que, s’il prend des risques, il ne les fait courir ni aux hommes, ni à l’environnement : il respecte la vie et l’avenir de notre planète, pour nous et pour nos enfants.

    Car, ce qui freine l’innovation et la prise de risque, c’est qu’elles ne sont ni authentiques ni légitimes, c’est le soupçon de l’ enrichissement personnel à tout prix et de l’habileté politique.
    Comment interpréter autrement l’absence de débat citoyen, les décisions prises en catimini, sans concertation de la population, le mépris des conclusions des experts, le seul pouvoir d’un chef d’entreprise ?

    Où est l’éthique ?

    ISABELLE ROYER

  353. 352 EUREKA 4 fév 2008 à 18:53

    Article du Monde du 4/2/2008 : le réchauffement climatique encore plus rapide que prévu !!!

    Sur la terre ferme, les déserts se distinguent à l’oeil nu. En mer, le problème est tout autre : il faut l’aide d’un satellite capable de voir la « couleur » de l’océan. En utilisant les images de l’instrument SeaWIFs (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor), en orbite depuis 1997, des océanographes menés par Jeffrey Polovina (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) ont dressé la carte des grands déserts océaniques et, surtout, sont parvenus à en déterminer l’évolution depuis une
    la revue Geophysical Research Letters (GRL), montrent une progression rapide de ces zones biologiquement peu actives. Depuis 1998, ces « déserts » ont gagné environ 6,6 millions de km2, soit douze fois la superficie de la France métropolitaine. Sous l’influence du changement climatique en cours, l’accroissement des zones stériles de l’océan est prévu par la théorie. Mais la cadence observée est « considérablement supérieure aux prévisions des modèles récents », écrivent les chercheurs.
    En mer comme sur les terres émergées, le désert est un espace privé de végétaux photosynthétiques. Les chercheurs ont donc cartographié les zones où la quantité de chlorophylle – donc de micro-algues – est très faible. La superficie de ces zones augmente dans quatre bassins : Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud. L’Atlantique nord est le plus touché avec une croissance moyenne de ses déserts de 8,3 % par an. L’océan Indien, lui, semble relativement épargné.
    Comment s’explique le phénomène ? Les chercheurs sont parvenus à le mettre en relation avec la température des eaux de surface. Plus celle-ci s’accroît, moins l’activité photosynthétique y est forte : lorsque les couches supérieures de l’océan – celles qui bénéficient de la lumière du soleil – sont plus chaudes, elles tendent à moins se mélanger aux eaux des profondeurs, qui sont froides.
    Or ce mélange est nécessaire à la croissance du plancton végétal puisque ce sont les eaux profondes qui, poussées par les courants marins, amènent vers la surface les nutriments indispensables à la croissance du phytoplancton. D’autres phénomènes peuvent aussi être invoqués, comme le ralentissement des courants marins, dû à l’afflux d’eau douce aux latitudes moyennes et hautes.
    Les principales explications tiennent au changement climatique en cours. « Il est cependant impossible d’affirmer que la tendance que nous observons sur les dix dernières années est en intégralité due au réchauffement climatique, ni qu’elle va se poursuivre dans l’avenir », précise cependant Mélanie Abécassis (université d’Hawaï, Honolulu), coauteur de ces travaux. Les modèles simulant le réchauffement climatique prévoient une expansion des déserts océaniques « dix à vingt fois moins rapide que ce que montrent les observations », ajoute-t-elle.
    Deux conclusions sont donc possibles : soit les modèles sous-estiment considérablement les effets du changement climatique sur la biologie marine ; soit une part du phénomène résulte d’autres facteurs. Il est ainsi possible que l’expansion récente soit, en partie au moins, causée par des cycles décennaux non encore décrits par les scientifiques. Cependant, un indice plaide en faveur d’une solution principalement liée au réchauffement. « Les bassins sujets à un appauvrissement de leurs eaux sont tous les quatre soumis à des forçages (c’est-à-dire des contraintes externes) différents, pourtant ils semblent suivre la même tendance », observe ainsi Mélanie Abécassis.
    Parvenir à trancher la question revêt une importance certaine : la désertification des océans aura un impact sur les ressources halieutiques, mais aussi sur la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone (CO2). En prospérant, les micro-algues fixent en effet des quantités considérables de CO2 atmosphérique.
    Leur effondrement rapide pourrait donc conduire les climatologues à revoir à la hausse leurs prévisions d’augmentation de température moyenne pour la fin du siècle.

  354. 353 EXPOUR(le retour) 4 fév 2008 à 22:30

    LA SAGA DU CO2
    LE JDC DU 4 JANVIER 2008
    UNE REUNION PUBLIQUE SUR LE PROJET MINIER DE LUCENAY A EU LIEU A NEVERS JEUDI DERNIER
    « Toujours pour une exploitation propre du charbon »
    Quelques morceaux choisis
    « …Didier Bonijoly, coordonnateur des projets de stockage du CO2 au sein du BRGM, a rappelé les grands axes de son travail : identifier les ressources du sous-sol, déterminer la meilleure façon de les utiliser (notamment du point de vue économique) et placer-le tout dans un contexte optimum de sécurité pour les personnes et l’environnement. « Captage ou stockage, les techniques sont connues. Elles restent à parfaire. Les études actuelles portent sur les techniques à améliorer sur certaines phases dites critiques. »
    Notez que le volet économique est placé avant les considérations écologiques.
    Y aurait-il des risques ???
    « Nous maintenons aussi l’information auprès de la population »
    Quelle information ?
    Pas un mot sur les autres risques de pollution
    Le radon ?
    L’eau ?
    Les micro particules ?
    Et la garanti du stockage….décennale…trentenaire….millénaire…. ????
    Et le rapport SOFREMINES, toujours dans les cartons(enterré lui aussi)
    Le loobying du charbon propre vise surtout à récolter des fonds pour faire des expériences sous nos pieds que nos enfants auront à gérer sans l’avoir demander.
    Aujourd’hui nous avons le désamiantage, demain ils auront le CO2 à gérer et à traiter.
    Joli cadeau !
    Il est vrai que quand on ne sait pas ou que l’on ne veut pas savoir…..
    Pourtant il suffit de s’informer !

  355. 354 ESCARAVAGE 5 fév 2008 à 11:32

    Nimby sans complexes.
    Le lobby du « charbon propre » triomphe à Bruxelles.
    Dans les luxueux bureaux climatisés de La Défense, les « costumes-cravattes » sont prêts à partir à l’assaut des subventions européennes en élaborant la promotion de la captation-séquestration du CO2, solution illusoire au problème du changement climatique, mais combien efficace pour ajourner les salvatrices restrictions énergétiques dont ils redoutent l’impact négatif sur leurs dividendes.
    Ceux qui auraient vocation à nous défendre préfèrent la dissémination sauvage dans la nature des tonnes de radio-éléments émis par les centrales au charbon aux déchets de l’industrie nucléaire localisés et neutralisables si leur obstruction à Super Phoenix n’avait pas réussi.
    A moins de dix kilomètres de chez nous notre sort éveille bien peu d’intérêt. Que dire des milieux parisiens pour lesquels nous n’existons absolument pas. Il n’en serait pas de même si nos pollueurs allaient creuser dans le Lubéron.
    Ici-même les partisans de la mine, soutenus par le Conseil Général et le Conseil Départemental tentent d’investir nos mairies en usant de camouflages grossiers.
    Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour défendre notre cadre de vie et celui de nos enfants.

  356. 355 Jean V..... 5 fév 2008 à 17:19

    Petit rappel .
    Ou découverte pour ceux qui ne savent pas.

    Charte de l’environnement de 2004 (*)

    Le peuple français,
    Considérant :
    Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ;

    Que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ;

    Que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;

    Que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ;

    Que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles ;

    Que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;

    Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins,

    Proclame :
    Article 1er. – Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

    Article 2. – Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

    Article 3. – Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

    Article 4. – Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

    Article 5. – Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

    Article 6. – Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

    Article 7. – Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.

    Article 8. – L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.

    Article 9. – La recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.

    Article 10. – La présente Charte inspire l’action européenne et internationale de la France.

    * Loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 (JO du 2 mars 2005)

  357. 356 Jean V..... 5 fév 2008 à 21:58

    INFORMATION :

    News de l’Environnement
    Energies – Article publié le : 05/02/2008
    Vers un deuxième parc éolien offshore français au large du Calvados

    Après un premier parc éolien prévu au large de la Côte d’Albâtre en 2009, un second parc pourrait voir le jour au large du Calvados en 2011. Confronté à la réticence des pêcheurs, le promoteur s’est engagé à favoriser la concertation en amont. Pour atteindre le triple objectif fixé par l’Union européenne à savoir réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% à l’horizon 2020, gagner 20% en termes d’efficience énergétique et faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie à 20% d’ici à 2020, la France est contrainte à développer les énergies renouvelables : biomasse, solaire thermique, solaire photovoltaïque mais également l’éolien. Dans son arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité, la France prévoit de mettre en service 13.500 mégawatts (MW) d’éoliennes dont 1.000 MW en mer d’ici à 2010 et 17.000 MW d’ici à 2015 dont 4.000 MW en mer. Si l’éolien terrestre semble bien parti, propulsant la France au troisième rang européen derrière l’Allemagne et l’Espagne en termes de puissance installée en 2007, l’éolien offshore se développe en revanche plus modestement.

    ce parc, d’une capacité de 250 MW serait ambitieux car il pourrait ainsi contribuer à couvrir jusque 70% des besoins de la population du Calvados

    Un premier parc a été retenu suite à un appel d’offre du gouvernement passé en 2004. Le projet sera situé à environ 7 km au large de Veulettes sur mer en Seine-Maritime sur la Côte d’Albâtre. Avec une puissance totale de 105 MW, il sera capable de produire environ 300.000 mégawattheures (MWh) chaque année, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 150.000 habitants. Techniquement, 21 éoliennes seront implantées tous les 600 mètres en 3 lignes parallèles distantes de 1,6 kilomètres et ancrées à 23 mètres de profondeur en moyenne. Pour que ce projet d’éoliennes en mer soit définitif, il doit obtenir plusieurs autorisations administratives : une concernant la loi sur l’eau, une autre pour la concession d’utilisation du domaine public maritime et enfin le permis de construire. Ces autorisations sont délivrées à la suite d’une étude d’impact et d’une enquête publique. Cette dernière a d’ailleurs débuté le 28 janvier dernier et doit prendre fin le 29 février 2008 inclus. Selon l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie, les habitants semblent majoritairement favorables au projet contrairement aux pêcheurs locaux qui y voient une atteinte à leur zone de pêche.

    Des problématiques similaires sont actuellement rencontrées par le promoteur d’un futur parc éolien offshore. La société WPD-offshore France envisage d’implanter un parc de 50 éoliennes au large de Port-en-Bessin dans le Calvados. De 5 MW chacune, ces éoliennes seront espacées de 800 mètres les unes des autres mais le lieu précis de leur implantation n’a pas encore été décidé. Attiré par l’un des meilleurs gisements de vent, ainsi que de fonds marins propices à de solides fondations, le promoteur parle d’un parc ambitieux et réaliste : ce parc, d’une capacité de 250 MW serait ambitieux car il pourrait ainsi contribuer à couvrir jusque 70% des besoins de la population du Calvados. Il serait aussi réaliste car la surface délimitée par les éoliennes ne représenterait pas plus d’1% à 2% de la baie de Seine.
    A nouveau mal perçu par la communauté de pêcheurs qui y voit une cause supplémentaire à la réduction de leur zone de pêche, le projet n’est encore qu’à la phase de réflexion. Pour mettre toutes les chances de son côté et voir son projet accepté par les administrations locales, le promoteur déclare vouloir prendre toutes les précautions et le temps nécessaires. Pour décider de l’emplacement du parc, un groupe de travail composé de tous les acteurs et notamment des pêcheurs provenant des différents ports de la région a été mis en place. Nous sommes actuellement en pleine concertation du projet avec les pêcheurs qui ont antériorité sur la mer, explique le groupe dans un communiqué. Le groupe de travail a d’abord pour objectif de bien comprendre les implications d’un tel parc pour l’activité de pêche. Etant donné l’espacement entre les éoliennes, certains modes de pêche tels que les casiers, les filets fixes ou les lignes pourraient être autorisés dans le parc. D’autres aspects, tel que l’enrochement et les récifs artificiels que WPD se propose d’implanter au pied des éoliennes ont été plutôt bien perçus. L’autre tâche à laquelle s’est attelé le groupe de travail est de déterminer les zones à éviter et les zones plus favorables. Ainsi, les gisements principaux de coquille Saint Jacques ont d’ores et déjà été écartés, tout comme plusieurs zones bien connues où le chalutage est intense. Dans tous les cas, le promoteur assure d’installer le parc à plus de 8 km de la côte pour limiter l’atteinte au paysage : à 8 km, les conditions météorologiques le rendront le plus souvent invisible, explique WPD.
    Pour compenser la perte d’activité que pourrait représenter l’implantation du parc, il est prévu que le promoteur paie une taxe de 30.000 euros par an et par éoliennes qui alimenterait un fond maritime géré par le département soit un total de 60 millions d’euros sur 20 ans pour les communautés locales. Ce fonds permettrait de financer des projets locaux destinés à faciliter la pêche au quotidien. WPD devra également payer une taxe de 30.000 euros par an aux communes concernées.

    Dès que la zone la plus favorable sera confirmée, le travail de concertation avec les élus et les populations plus directement concernées reprendra afin de finaliser le positionnement, la forme du parc mais aussi afin de structurer la dynamique économique. Au final, l’objectif du groupe de travail et de WPD est de réaliser un véritable co-développement du parc qui pourra alors voir le jour en 2011.

    F.ROUSSEL

  358. 357 ESCARAVAGE 6 fév 2008 à 11:30

    Citations en désordre:

    Nous n’héritons pas la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.
    (Antoine de SAINT-EXUPERY.).

    A partir du moment où un savant s’est fait un nom grâce à ses travaux scientifiques il peut raconter à peu près n’importe quoi. Peut-être n’est-il pas toujours cru ; du moins bénéficie-t-il d’un préjugé favorable. Et plus ses arguments sont inintelligibles, moins il risque d’être contredit. (Pierre Thuillier.).

    Il faut déblayer la science. Car la science est souvent l’occasion de dire les plus fortes bêtises sans que le public s’en aperçoive. (Claude Bernard.).

    (Penser à Allègre.).

    Le « développement durable » est une arme sémantique pour éviter le gros mot «écologie »… Le développement durable n’a pour fonction que de maintenir les profits et d’éviter de changer des habitudes en modifiant, à peine, le cap. (H. Kempf : Comment les Riches détruisent la Planète.).

    Le mode de vie des classes riches les empêche de sentir ce qui les entoure. Dans les pays développés, la majorité de la population vit en ville, coupée de l’environnement où commencent à se manifester les craquements de la biosphère. Elle est d’ailleurs largement protégée de ces craquements par les structures de gestion collective élaborées dans le passé et qui parviennent à amortir les chocs quand ils ne sont pas trop violents. (Ibid.).

    Les élites dirigeantes sont incultes. Formées en économie, en ingénierie, en politique, elles sont souvent ignorantes en sciences et quasi toujours dépourvues de la moindre notion d’écologie. (Ibid.).

    (Que dire de nos politiciens locaux !!).

  359. 358 Contrelamine 6 fév 2008 à 19:53

    Sur le blog du jdc ce jour, intéressante comparaison de FASOLLA entre la mine de charbon et la mine d’or de Guyane dont le Président de la République vient de refuser l’ouverture. Effectivement, il y a déja beaucoup trop de similitudes pour que le scénario ne suive pas le même chemin. Après recherches, on peut noter aussi que ce ne sont pas les mêmes filiales qui interviennent dans les différentes phases, système des financiers qui permet de dire ensuite « Ce n’est pas nous qui avons promis ça », il faudra s’en souvenir pour la suite du dossier.

  360. 359 ESCARAVAGE 7 fév 2008 à 17:20

    Allons-nous franchir le point de non retour sans avoir réagi. Les avertissements se précipitent, telles les tornades survenues hors saison des tornades et qui viennent de faire 48 morts aux USA.

    Le mercredi 06 février 2008
    Une action insuffisante pour un changement climatique
    Gwynne Dyer
    Le Droit :
    Tout le monde parle du temps, mais personne ne bouge le petit doigt : aujourd’hui, cette vielle plaisanterie peut hélas s’appliquer au climat !

    Certes, ils en parlent, comme en témoigne encore la réunion d’Honolulu qui s’est tenue la semaine dernière. Ils ont évoqué des engagements obligatoires pour tous les pays du monde sur les émissions de gaz à effet de serre (même si la Russie et l’Inde ont refusé que ce point soit inscrit dans la déclaration finale). Au mois de décembre, à la conférence de Bali, la Chine a même laissé entendre qu’elle pourrait envisager de respecter des plafonds d’émissions contraignants à long terme. Pourtant, la notion d’urgence n’est pas là.

    En tout cas, pas une notion d’urgence suffisante pour prendre des mesures qui contrediraient les prévisions du dernier numéro de la revue Science. Cette dernière indique que le changement climatique pourrait coûter à l’Afrique du Sud plus de 30 % de son maïs (la première culture du pays) d’ici à 2030. Pas un pays en développement ne peut perdre définitivement un tiers de sa principale production agricole sans sombrer dans une situation de pauvreté et de violence extrêmes.

    Dans une telle situation, même certains pays développés connaîtraient de sérieux ennuis. L’Australie fait déjà figure d’exemple : les agriculteurs doivent faire face à ce qui pourrait être une diminution définitive de la capacité du pays à cultiver la terre. Heureusement, la richesse globale de l’Australie est suffisamment grande pour en atténuer les conséquences. Mais ailleurs, l’attitude qui consiste à penser que « ça ne peut pas arriver ici » est trop solidement ancrée.

    Des promesses

    Les deux candidats à l’investiture démocrate dans la course à la Maison-Blanche promettent 80 % de réduction des émissions d’ici à 2050. Côté républicain, John McCain promet 50 % de réduction à la même échéance. Personne ne fait remarquer que ces mesures sont insuffisantes car, appliquées à tous les pays du monde, la planète serait tout de même condamnée à un régime de températures globales supérieures d’au moins 3 à 4 degrés Celsius.

    Personne ne précise qu’il s’agit d’une moyenne des températures mondiales qui tient compte de l’air relativement frais résidant au-dessus des océans et que les températures dans les terres seraient e